Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Deux vieillards, des Sith, une Retrouvaille...[Thule]

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #7

    Post n°7
    Auteur : Vimki Edst

    Cet homme, dont les dents cariées, manquantes et fragiles, au visage sali par la terre, bruni par de long travaux, inspiraient la confiance, était tout à fait charmant! Sa réaction a priori lorsqu’il sentit le breuvage était celle d’un animal étonné. Cet homme, sous les yeux du vieillard, venait de résister à un breuvage extrêmement puissant; il devait donc avoir de longues années d’ivrognerie derrière lui. Normal, me direz-vous, sur une planète pareille où le mal, comme le vent, soufflait et parcourait la surface.
    Puis, il fit quelque chose qui énerva Vimki, il jeta sa précieuse potion par terre. La main de Vimki se resserra sur son bâton, prête à frapper, mais tout comme son interlocuteur s’était retenu pendant sa crise d’hilarité (Vimki avait senti un légère hostilité mais n'avait pas fait attention), il s’arrêta pour observer. La gourde, par terre, déversa un peu de son contenu et comme prévu, puissant engrais, des germes apparurent. Enfin, comme prévu. D’habitude, il fallait quelques heures avant que le germe n’apparaisse, mais ici, quelques secondes, ce qui rejetait vimki dans quelques réflexions saugrenues. Il frotta sa barbe,en réfléchissant, oubliant pendant quelques secondes le paysan , celui-ci s’affairait à réitérer l’expérience. Était-ce la sédimentation du sol qui provoquait une telle réaction ? Ou bien la forte présence de la force, et plus particulièrement du côté obscur ? Peut-être que la flore de Korun’ serait propice à l’agriculture de cette planète, peut-être même qu’un lien spécial liait les formes qu’avait prises la vie sur ces deux planètes. Intéressant, pensa-t-il, il digressa rapidement à Tano, le chevalier herboriste qu’il n’avait pas eu le plaisir de revoir. Avec lui, il pourrait expérimenter sur cette planète et résoudre ce mystère étrange. Mais là n’était pas la raison de la venue de Vimki. Il devait chercher Yulin.
    Le Paysan se mit à rire et revint ensuite vers lui, plein d’enthousiasme, Vimki avait bien illuminé sa journée. Pourtant, dans son regard, persistait un éclat étrange de ténèbres que Vimki attribuait à sa fréquentation prolongée, sa promiscuité avec l’héritage
    Sith. Cet homme, pathétique au premier sens du terme, lui offrit donc une réponse. Au premier abord la réponse ne lui servait à rien, et quelqu’un d’autre aurait cédé à la colère, l’aurait agrippé par le col, terrassé, dépouillé pour avoir le reste des informations. Vimki n’était pas de cette race là, son esprit fonctionnait différemment devant le superflu, la lumière des holocrons, hein… Il avait appris à tirer le maximum d’une phrase même la plus évasive. Mais cet homme sympathique ajouta une information très importante… Pour lui, le paysan, il vaudrait mieux ne pas y aller. Les ruines devaient donc être dangereuses. Vimki sourit au bonhomme mesquin, plissa presque imperceptiblement les yeux, plongea lentement, minutieusement, sa main dans sa besace lorsque son interlocuteur lui demandait d’autres objets. Vimki avait un autre projet pour cet homme. Un projet de grande envergure.
    Il lui tendit une autre décoction, celle-ci contenait un fortifiant légèrement différent, contrairement au premier il n’avait pas la faculté de faire pousser les plantes, mais permettait de rester éveiller plusieurs jours d’affilés. Peut-être, permettrait-elle à ce paysan de faire tenir ses plantes face aux intempéries et au climat hostile.. . ?


    « Merci cher monsieur, pour votre coopération… Les informations que vous m’avez données sont précieuses... et dès que j’aurais retrouvé mon ami je reviendrai vous voir pour que nous trouvions un moyen de faire pousser vos plantes plus rapidement. Ne serait-ce pas intéressant d’avoir un accès illimité à ce qui semble être un engrais ? Vous auriez dû y goûter, vous en auriez ressenti toutes les propriétés. Je vais maintenant vous offrir cette deuxième décoction qui n’aura pas les mêmes effets sur vos précieuses denrées, mais qui je pense, vu la réaction du sol, permettront peut-être de les rendre plus résistante. En fait, je pense que quelqu’un comme vous, en la buvant, pourrait resister à un coup de blaster avec une grave brûlure, mais pas une blessure mortelle… Tenez, prenez, en gage de notre amitié et de notre futur accord ! Allez, au revoir ! »

    A peine avait-il dit ces mots qu’il lui tournait le dos, attentif à tous bruits qui pourraient approcher de derrière. Il n’attendit ni réponses ni remerciements et marcha jusqu’aux « ruines » ce qui lui prit quelques minutes. Il omit, mais cette fois involontairement, que le breuvage pouvait provoquer une crise de foie violente, suivi de vomissement bileux... Le temps ne changea guère durant ce laps de temps, quelques nuages peut-être mais rien de remarquable, ce fut le sol qui changea. D’abord sablonneux et sec, il devint rocailleux et glissant. A mesure qu’il approchait des ruines, creusées dans la montagne de pierres rouges, l’humidité se faisait plus présente et l’air devenait plus oppressant. Les Siths ? Non... au moins leur souvenir. Durant la bataille de la forge, la présence du côté obscur ne l’avait pas empêché d’agir, mais ici, maintenant, elle le ralentissait clairement. Son dos commençait à lui faire mal, alors qu’il n’avait marché que quelques kilomètres. Sa poitrine était oppressée. Yulin serait vraiment entrer dans un tel endroit ?
    Enfin, il arriva aux portes des ruines, celles-ci, couvertes de symboles et de glyphes étranges, construites en pierres si noires qu’elles semblaient aspirer le soleil, exhalaient une énergie maléfique indéniable. Danger ? Oui… Y aller ? Oui… Mais doucement... Il commença à observer l’architecture du site, les pierres qui ,avant l’entrée, s’élevaient du sol, tels des monolithes propitiatoires indiquaient un lieu de rituel. Peut-être, les propriétés du sol du fermier et ce site étaient liées ? C’est une question à laquelle Bador, sensible à la force et très probablement conscient des forces vitales de la planète, aurait voulu répondre. Donc, il y avait au moins une chance qu’il se trouvât dans ce lieu. Alors que faire ?
    Des initiés du côté obscur pouvaient très bien avoir élu domicile dans le lieu et sentiraient probablement sa présence à lui, un vieillard inoffensif… Ou bien, la faune de cette planète, ayant muté à cause des forces maléfiques pourraient s’en prendre à lui. Beaucoup d’option pour mourir. Vimki rit dans sa barbe et pensa à Elta.
    Il entra discrètement. Longeant les parois en essayant de faire le moins de bruit possible, s’enfonçant dans l’obscurité, éveillant ses autres sens à la façon dont tant de fois il s’était entraîné à le faire. Il sentit comme un picotement lui parcourir le crâne. Comme si la force l’entourant commençait à se faire sentir. Son lien ? Des échos dispersés ? Beaucoup de questions auxquelles seul un nouveau pas pouvait répondre.
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      #8

      Post n°8
      Auteur : Super PNJ

      L’ombre du colosse se dessinait dans l’entrée obscure du temple. La pluie battante transformait les habits de la silhouette encapuchonnée en un amas de tissu lourd et froid. Mais le Besalisk n’était pas gêné pour autant : il se trouvait enfin au pied de l’objet de ses recherches. Ce temple Sith de Thule cachait l’objet de ses convoitises. De son pas lourd, il pénétra l’entrée du temple, se mettant à l’abri de la pluie et faisant un pas de plus vers les pièges qui l’attendaient. Obtiendrait-il ce qu'il était venu chercher ?


      *

      L’entrée dégageait une atmosphère froide. Les pierres noires de jais ne reflétaient aucunement le soleil haut dans le ciel. Très rapidement, un voile de ténèbres recouvrait l’intérieur et il devenait difficile d’y progresser. Le voyageur imprudent capable de pourfendre ce rideau d’obscurité serait en mesure de découvrir des filaments blanchâtres. D’abord éparses, ils finissaient par se réunir en différents conglomérats, jusqu’à former de véritables toiles d’araignées. Étonnamment abandonné depuis des années, ce temple Sith avait laissé place à une nature corrompue. Les créatures qui hantaient les lieux n’avaient plus rien de vivant : à la croisée entre l’état sauvage et l’alchimie Sith, elles avaient proliféré dans l’ombre du Côté Obscur.

      Alors que Vimki faisait ses premiers pas dans le temple, une entité endormie s’éveilla. Toute recroquevillée, dans les profondeurs d’une allée abandonnée, la monstruosité allongea ses longues pattes velues. L’écho des pas du Jedi résonnait dans son être, telle une perturbation à laquelle elle devait mettre fin. Une mise à mort qui la nourrirait sans doute. Tapie dans l’ombre, l’araignée géante sortait de son sommeil.


      Spoiler : Pour la suite
      Tu fais face à une araignée blessée. Que la Force soit avec toi !


      Spoiler : HRP
      Pete Jeabro

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        #9

        Post n°9
        Auteur : Vimki Edst

        Le couloir dans lequel Vimki s’était engouffré était… Sombre… Sombre et humide. Il fallut bientôt que Vimki allumât sa vieille lampe torche pour qu’il puisse voir à quelques mètres devant lui. Mais ce n’était pas l’obscurité qui était la plus dérangeante, c’était cette sensation désagréable d’être touché par des fils collants, fragiles au début, mais si nombreux qu’ils en finissaient par devenir assez résistants, embêtants, et il devenait de plus en plus difficile d’y progresser. Ils n’étaient pas difficiles à reconnaître, c’était vraisemblablement de la toile d’araignée, ce qui était inquiétant, au contraire, c’était leur nombre et leur taille. En effet, tous ont vu des toiles d’araignée pendre d’un coin du plafond, déjà brisée par le vent, minuscule et reflétant d’une lumière argentée le soleil qui y passe. Ce genre de toile est fortuite, presque domestique et ne signale aucun danger. Ici, leur nombre et leur taille indiquaient que des ou une créature de taille gigantesque arpentaient ce lieu. La première réflexion que se fit Vimki fut qu’en entrant dans ce lieu où l’obscurité se mêlait au côté obscur, en touchant l’une de ces toiles, il avait obligatoirement réveillé quelque chose, à la façon dont une mouche s’empêtrant dans une toile, active un réseau de communications spécieuses débouchant presque toujours sur l’alerte de son propriétaire. Ainsi, il se savait en danger. Il savait que d’une manière ou d’une autre, quelque chose l’observait. D’une part, le froid qui régnait en ce lieu signalait que le côté obscur qui y habitait était endormi, en repos, latent… Il aurait donc affaire à des créatures qui pouvaient vivre longtemps sans se sustenter, probablement génétiquement modifié. Il savait, de par les livres, que le froid obscur d’une bâtisse, interrogeait presque toujours l’existence d’une relique, ce qui expliquerait l’endormissement du lieu. Selon certains ouvrages d’érudits Sith, la présence du côté obscur se manifesterait de façon différente selon qu’il y ait des utilisateurs de la force des ténèbres ou non. Donc, le froid serait une manifestation du côté obscur, mais endormi, latent, comme dit plus haut. Au contraire, si un utilisateur puissant de la Force serait entrain de traficoter quelque chose, le lieu serait empli d’une chaleur redoutable, presque insupportable pour quelqu’un qui n’aurait pas d’entraînement adéquat. Bien sûr, ce genre d’affirmation ne sont qu’hypothétique et l’on peut retrouver des différences notables dans la réalité. Un lieu qui renferme un fantôme de la Force peut être froid, un lieu qui renferme un fantôme de la Force peut être chaud ; un lieu où un utilisateur trafique des saloperies peut-être glaciale ou brûlant selon ses intentions. Cette fois, Vimki se persuadait qu’il n’y avait pas de formes intelligente dans les lieux, autant pour se rassurer que se rappelant les livres qu’il avait lu. C’était en somme une double manière de se galvaniser.
        En même temps, essayant de percevoir les échos qui traversaient les lieux, il laissait sa main aller sur les parois au fur et à mesure qu’il avançait, espérant ainsi repérer tous dangers approchant. Seulement, comme dans tous lieux creusés dans la terre, toutes ruines, toutes excavations sinistres, il fallait étudier le contraste d’une structure presque vivante, mouvante et aléatoire. N’est-il pas, en certains endroits, cette étrange mouvement continuel de la roche qui s’effrite, s’émousse et danse, presque, au rythme des plaques tectoniques, elles-mêmes, se déplaçant dans des sens contradictoires aux conséquences délétères, millimètres par millimètres? Il fallait donc qu’il concentre ses capacités tactiles avec suffisamment d’acuité pour distinguer l’éboulement qui se jouait dans un couloir voisin, de la goutte d’eau qui se brise en mille éclats sombres sur le sol, de la poussière exhalait du frottement de deux faluns millénaires, de la créature qu’il avait effectivement réveillée. Et sans la Force c’était un exercice d’autant plus difficile.
        Le couloir dans lequel il s’était engouffré, dont les murs étaient recouverts d’inscriptions dans une langue qu’il reconnaissait comme étant du vieux Sith, était imbibé d’obscurité, glacé comme la mort et vraisemblablement très long. Il avait décidé de garder le cap, d’aller tout droit, bien qu’il passait à côté de plusieurs bifurcations, il savait, sentait au fond de lui même, qu’il ne pouvait partir dans une explorations à l’aveuglette. Seul problème, bien que le couloir continuât droit, il sentait qu’il tournait de plus en plus, comme dans un subtil tourbillon. Et plus il avançait plus les inscriptions étaient dérangeantes, accompagnées de figures et de bas-reliefs exprimant la cruauté des Sith. Ces fervents suppôts du côté obscur, toujours prêts à détruire la bonté et la compassion qui lie les individus entre eux. Il se mit à penser à son maître, perdant un instant sa concentration sur les bruits alentours, il réfléchit au rapport que celui-ci avait dû former depuis son départ, son rapport à son ancien élève, Vimki, et les Sith, qu’il devait tenir responsable de sa disparition, de sa mort, que sais-je ? Mais, la réalité, c’était que son maître allait peut-être comprendre que Vimki l’avait laissé pour mort durant la bataille de la Forge. Vimki allait au devant d’une terrible confrontation ou de retrouvailles touchantes… Vimki ne savait quoi penser. Serait-il en colère ? Un besalisk aussi vieux que Yulin ? Un tel sage dans un tel corps de géant l’écraserait sans hésiter en voulant simplement lui exprimer son affection. Il pensait à des conjectures irréelles, essayait de se projeter dans un proche avenir où il retrouverait son maître et l’aiderait dans ses recherches… Tout ça était… Particulièrement stimulant ! Il allait retrouver son vieux maître, reprendre son entraînement au début et aider la galaxie plutôt que de rester enfermer dans les archives. Tout un programme !


        Brusquement… Une série de bruits fugaces, si légers qu’ils étaient presque imperceptibles, retint son attention. Il ne fut pas sûr, et comprit rapidement qu’il n’aurait pas dû s’avancer trop loin dans le dédale obscur, ne pas laisser derrière lui de couloir non exploré ; il avait vraisemblablement laisser la porte ouverte à une attaque surprise. Il se tourna vivement. Rien ! Les bruits étaient encore loin, croyait-il. Ce qu’il ne savait pas, c’est que la créature trônait déjà au dessus de lui, prête à lui fondre dessus à la moindre baisse de concentration. Il avouait que son rythme cardiaque commençait à s’accélérer. Quelque chose comme l’instinct lui disait que quelque chose était tout proche. Un danger relatif, un danger tout de même. Il continua pendant 5 bonnes minutes, ressentant toujours la même angoisse, une sorte de présence qui se reliait à son intériorité sous la forme d’une boule dans l’estomac… Il finit par s’arrêter complètement. Il passa sa main dans sa barbe, lentement, il venait de comprendre. Pourquoi un prédateur l’attaquerait frontalement ? Surtout une araignée… Mais alors, pourquoi ne l’avait-elle pas déjà attaqué et dévoré ? Quelque chose clochait. Quelque chose à propos du prédateur en question… Sortait-il de son sommeil et attendait d’avoir retrouver plein usage de ses sens avant d’attaquer ? Non, c’était trop intelligent pour une simple araignée… et pour une créature du côté obscur, qu’il savait, la plupart du temps, très fourbe, c’était trop attendre. Complètement immobile, il se retint le souffle. Et c’est là qu’il sentit la créature, au dessus de lui, l’observant de ses sept yeux ténébreux. Tous deux immobiles, Vimki de dos, la créature retournée sur le plafond, se jaugeaient. Un vague frisson lui parcourut l’estomac, et il eut comme la conviction qu’il ne restait plus qu’une seconde avant que le combat ne s’engageât. Il n’avait jamais eu ce genre de sensation, jamais durant sa vie de Jedi. C’était autre chose… Mais… C’était la force. Cette sensation étrange sembla sortir de son corps pour rebondir sur les murs, dans tous les sens, à la façon des cris d’une chauve souris qui essaye de se repérer. La Force, vraiment ?
        La seconde passa… Il sauta sur le côté et la créature maléfique bondit dans le vent, cette fois à l’endroit, poussant comme une sorte de crissement aiguë. Elle souffrait… Elle boitait, voilà pourquoi elle avait tant attendu ! Si cette sensation ne l’avait pas pris au ventre, Vimki serait tombé directement dans un piège. La sensation revint, plus forte encore ! Mais cette fois, il n’eût le temps de se convaincre de l’issue possible d’une telle manifestation corporelle de la Force. Ainsi donc, il n’eût fallu que se pousser dans ses propres retranchements pour que son lien à la Force se manifeste à nouveau, d’une manière complètement différente. Comme dit, il n’eut le temps de comprendre ce qui allait arriver… La créature cracha une boule de toile qui fila dans les airs à une vitesse prodigieuse, et Vimki la vit s’écraser sur son visage au ralenti. Sa lampe de poche tomba en résonnant sur le sol rocailleux de la ruine. L’obscurité complète et une forte douleur aux yeux lui fit prendre conscience que même si la bête était blessée, elle n’en était pas moins dangereuse. En fait, il n’existe peut-être pas, au sens émotionnel, de chose plus dangereuse qu’une bête blessée. Quelle chance ! Une bête en colère. Le plus vite qu’il put, serrant son bâton dans l’autre main, se sentant chanceler, il se tint contre un mur, et de sa main droite tenta de retirer la toile visqueuse… Mais la matière était d’une résistance hallucinante. La bête bondit sur lui, il se sentit tomber en arrière sous son poids écrasant… Il était à la merci de cette cruelle créature, et si il n’eut le temps de retirer la toile de son visage à temps, elle eût le temps de plonger ses crocs dans son coups. Il arrêta sa gueule dentée avec le bout à gueule de serpent de son bâton et tenta de se débattre. Il parvint à coller son pied droit sur le thorax de la créature et à pousser si fort, qu’elle recula de quelques pas. Il se tortilla vers l’arrière de façon à l’avoir toujours en vue et de mettre de la distance entre eux.  Mais la bête ne s’arrêtait pas. Elle bondit à nouveau, du coup, Vimki roula sur le côté pour l’esquiver et toucha le mur avec sa hanche. S’appuyant sur le mur pour se relever, il en profitait pour asséner un coup de bâton droit sur la tête de l’insecte immonde. Puis il observa ses réactions, elle était sonnée mais toujours vivante. La prochaine fois qu’elle sauterait il utiliserait le bout pointu, l’arrière de son bâton pour la transpercer, mais peut-être le combat était-il déjà terminé… A demi éclairé par la lampe sur le sol, la créature bougeait encore, et préparait soit sa fuite soit une prochaine attaque...

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          #10

          Post n°10
          Auteur : Super PNJ

          La lueur de quatre sabre-lasers éclairait la gueule béante de la créature. Se détâchant des ténèbres du temple, l’araignée avait fondu sur le Besalisk. Mais nul ne pouvait être surpris, lorsque l’on était allié à la Force. Le maître Jedi avait promptement réagi à la menace ! Dégainant ses armes, il avait paré les assauts du monstre. Et il n’en avait fait qu’une bouchée ! Cependant, il avait senti que ce n’était qu’un avant-goût de ce qu’il attendait. Tuez-en un et d’autres arriveront. L’odeur du sang, même cautérisée, n’allait pas tarder à rameuter ses congénères. La vermine du Côté Obscur se mettait rapidement en mouvement, dès lors qu’il s’agissait de tuer.


          *

          POUM. 



          Voilà que le temps paraissait en suspend. L’araignée n’avait pas pu faire de Vimki son repas : le vieillard lui avait donné du fil à retordre. La créature n'avait pas apprécié la résistance de son plat, aussi avait-il décidé de prendre un peu de recul. Dans un mouvement de repli, il était difficile de déterminer quelle serait sa prochaine action. Allait-elle reprendre l’assaut de plus belle, ou s’avouer vaincue ? Impossible à savoir. Sans prévenir, le temps reprit son cours et l’araignée s’élança... par-dessus Vimki, avant de disparaître dans les méandres du temple. Était-ce réellement un soulagement ? Ou était-ce une ruse, pour tomber sur le Jedi dès lors qu'il se penserait en sécurité ? Impossible à savoir. Seul un habitué de la noirceur de pareil lieux, ou quelqu’un de suffisamment sensible à la Force, pouvait se faire une idée.

          POUM.

          Soudain, une série de petits crépitements commença à se faire entendre sur les parois du temple. À bien y regarder, il était possible de déceler de minuscules araignées. Elles s’échappaient des fissures des murs et leur nombre grandissait à vue d'oeil. Cela ne présageait rien de bon ! Rapidement, le Jedi fut entouré de nuisibles : sur le sol, les parois et certainement le plafond. Les créatures se déplaçaient en nuée, le long de lignes imaginaires. À bien y regarder, il était possible de distinguer un schéma, comme si ces lignes vivantes s'inscrivaient dans un dessin géant, aux proportions plus importantes. Ces araignées formaient les filaments d’une même toile imaginaire. Car toutes ces nuées semblaient mener en un point lointain, hors-de-portée de Vimki. Était-ce une invitation à progresser dans ce couloir, en direction de l’endroit où l’araignée géante s’était réfugiée ?

          Le choix de Vimki n’était pas évident. D’autant plus que dans son dos, depuis l’endroit où il venait, des bruits sourds avaient commencé à raisonner.

          POUM.

          Quelque chose approchait. Quelque chose de grand, de massif. Un prédateur qui, assurément, avait fait fuir l'araignée géante. Une menace des tréfonds de Thule qu'il ne fallait jamais réveiller. Et qui, pourtant, était là.

          Vimki était donc confronté à un choix délicat. Avancer, c'était suivre les araignées et atterrir dans leur nid. Reculer, c'était aller au devant d'une menace inconnue. Seul dans l'Obscurité, il ne pouvait compter que sur son instinct. Et la Force. Au vu de l’atmosphère qui devenait de plus en plus électrique, une chose était sûre : où qu’il aille, Vimki devrait s’y rendre rapidement.


          POUM.

          Spoiler : Pour la suite
          Indique-moi par MP où tu vas, je te dirai sur quoi tu tombes. ;)


          Spoiler : HRP
          Pete Jeabro

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            #11

            Post n°11
            Auteur : Vimki Edst

            L’araignée semblait sonnée mais toujours en alerte. Elle avait encaissée le coup de plein fouet et pourtant était toujours mouvante. La force de Vimki avait bien diminué… Ou peut-être était-ce le fait que ce n’était pas un coup de sabre laser. Vimki dans l’expectative se revit pendant une fraction de seconde jetant son sabre dans le marais près de son arbre-abris. Quelle riche idée pensa-t-il en souriant pendant une autre fraction de seconde.. L’araignée piétina le sol sur place et fit un demi tour, puis un autre, dans ce bruit caractéristique et irritant de pattes velues qui n’existe qu’à cause de leurs dimensions peu naturelles, avant de faire face au vieux Jedi ce qui contracta tous ses muscles. Il semblait qu’elle hésitât à attaquer à nouveau. Vimki l’observait, son bâton fermement serré dans ses mains, prêt à frapper à nouveau, esquiver s’il le fallait, s’enfuir si toutes autres options étaient compromises.
            Elle bougeait presque imperceptiblement, du fait de son étrange respiration. C’était, pour le vieil archiviste, un spécimen délicat très important à observer. Si il avait pu, il l’aurait capturé vivante et aurait appris bien des choses sur ce type de créature. Mais, ô grand mais, il fallait d’abord survivre. Arf ! Comment ne pas l’observer une seconde de plus, profiter de cette expérience si impromptue une seconde de plus ? Observer, observer tous les plis, ces poils immenses et qui devaient si bien coller qu’une fois entre ses griffes il faudrait la force de deux hommes pour s’en défaire sans intervention extérieure; observer cette gueule à mandibules tranchantes, suintant l’infamie de millénaires accumulées de savoirs obscurs. Force ! Quelle vision ! Le coeur de Vimki palpitait à s’en rompre, il savait le danger, mais était comme pétrifié par l’idée que peut-être, une seconde, une minute de plus, suffirait à percer les secrets de cet animal. Lorsqu’elle l’avait pris en prédation, elle avait fait preuve d’une intelligence qui n’avait rien de naturelle, presque hors du monde animal, et maintenant que Vimki pouvait la voir, enfin la voir, l’entrapercevoir dans la clarté de sa lampe sur le sol, il ne pensait plus qu’à ça. C’était sa nature à lui, son côté malsain, casse-cou de la connaissance… A mesure qu’il l’observait, ses muscles se détendaient, s’allégeaient, de la même manière que sur Korunnai, durant les rixes et les escarmouches où il prenait le temps de faire abstraction. Seulement, cette fois, pas d’écho, pas de prescience, juste cette espèce de sensation dans l’estomac, qui l’avait formidablement aidé à esquiver tout à l’heure. Elle bougea, une patte, puis une autre, à une vitesse extraordinaire, elle se plia de tout son long. Elle sautait ! Il en était sûr, mais pourquoi autant de temps entre le bruit de ses pattes et la projection ? Vimki voyait-il au ralenti ? Non, elle sautait, mais se préparait, visait, calculait, prenait son temps… S’amusait-elle avec lui ? Malgré sa blessure ? Elle sauta tout à coup, et Vimki sentit l’air qu’elle déplaça au dessus de sa tête ; elle venait de sauter au dessus de lui, sur le mur, comme si elle ne l’avait jamais visé. Durant la période de réflexion de la créature, elle avait dû évaluer Vimki et juger qu’il n’était pas nourriture suffisante. Maintenant au dessus de lui, la créature, toujours dans son bruit caractéristique, s’enfuyait ou feintait (à choisir), Vimki pouvait donc être fier de l’avoir ainsi réprimer dans ses instincts. Du moins c’était son interprétation. Il y eut un énorme bruit, semblable à une pierre qui tombe non loin, et qui provoqua une réaction en chaîne. Tout d’abord , Vimki crut à un éboulement.
            Il observa le plafond quelques secondes, vit que l’araignée était déjà loin, et regarda au sol, se plia pour récupérer sa lampe torche, et… Vit une myriade de minuscules araignées allait en tout sens, désordonnées à première vue. Elles bougeaient dans une sorte de crépitement de plus en plus bruyant. Les éclairant, il comprit vite qu’elles suivaient un schéma ordonné, naturel, logique. Un schéma qui lui rappela un passage sur les comportements arachnoïdes que l’érudit zoologiste Tobin Kartos avait recensé dans un holocron aux archives de Coruscant. En fait, elles fuyaient en groupe, c’est ce que déduit Vimki, elles suivaient leur instinct de conservation, sinon, elles n’iraient pas dans un tel empressement.. Puis il y eut un autre bruit, un bruit similaire mais d’une octave légèrement plus faible. Cela ressemblait à un pas… le boitillement d’une créature gigantesque. Au moins assez lourde pour faire trembler tout l’édifice.
            Il ne faut pas chercher de logique au raisonnement de Vimki, raisonnement qui vous l’avouerez, manquait de logique. Il crut pendant quelques minutes, s’approchant à pas feutrés du bruit en question, qu’il allait tomber nez à nez sur Yulin Bador, chargé de quelques reliques que seul il pourrait porter et qui expliqueraient le retentissement d’un tel vacarme. C’était omettre de l’équation une conjonction de circonstances hasardeuses et tristement cyniques qui allaient le placer, encore une fois, dans une situation périlleuse, et dans laquelle, il s’engouffrerait de manière si absurde que les livres d’histoire, fusse-t-il un témoin scribe de sa mésaventure, en garderaient une trace indélébile. Il avança donc, mais prudemment, longeant les murs et se rapprochant des pas qui peu à peu s’amplifiaient. Sa lampe de poche éclairait le chemin et de temps à autres les murs, constatant la fuite, puis l’absence des araignées. Quelque chose se passa en lui, quelque chose d’extraordinaire qu’il n’avait vécu que sur la Forge ou sur Korunnai, lorsque des êtres sensibles à la Force avait délibérément utilisé le côté obscur. Il eut froid et chaud en même temps. Comme si toutes les théories qu’il avait accumulées dans son esprit, aujourd’hui, culminaient dans cette expérience. A mesure qu’il progressait la sensation devenait à la fois plus paralysante et plus suffocante, c’était une contradiction exceptionnelle dans les lois de la Nature, et d’un certain point de vue, il était heureux de vivre une telle chose. Car, même si elle était obscure, la Force était là, présente autour de lui, vivace et inépuisable. En lui, au contraire, lui qui se sentait réceptacle, il y avait comme un gouffre… Une abîme étrange de sensations mêlées et inexplicables. Pour l’instant.
            Les pas qu’il entendait commencèrent à s’accélérer fébrilement. Il était tout proche. Yulin ? Il eût voulu prononcer son nom à voix haute, mais ses lèvres restèrent clauses, comme scellées par l’angoisse. Une angoisse qu’il ne voulait pas attribuer à la peur de voir son ancien maître. C’était autre chose. La chaleur, tout à coup, devint presque insupportable, et si le couloir n’avait pas été circulaire, il serait probablement mort.
            C’est qu’il la vit, l’éclairant pendant quelques secondes avec sa lampe torche qui ne fut qu’un petit rond dans son dos. Une créature encore plus gigantesque que l’araignée. Musculeuse, retournée, à l’affût, recouverte d’une carapace brunâtre surplombée d’innombrables piques, sa tête impure se rapprochait du reptile mais était plus aiguë, plus grosse aussi et couronnée de cornes immenses et menaçante, son torse avait la circonférence d’un homme couché, ses pattes comme incurvées sur l’arrière étaient sensiblement fait pour les courses de longue distance et les charges. Tout autour d’elle, Vimki eut l’impression de la voir, il y avait comme une aura de mal. Cette créature était issu d’innombrable manipulations génétiques, une prouesse de l’alchimie Sith ou une abomination. Vimki reconnut ses traits qu’il avait vu dans les légendes de l’ancien ordre Jedi.

            « Un… Un… Ter...Terentatek ? »

            Chuchota-t-il pour lui même. Il n’en avait jamais vu et comme pour l’araignée...Il s’arrêta longuement pour l’observer en silence, à la fois excité par une telle vision et paralysé par la peur. Une peur immense de ne jamais plus pouvoir l’observer. Il voulait tout comprendre de sa morphologie monstrueuse et se fit très rapidement la réflexion qu’il était en danger de mort. Mais sa curiosité malsaine l’obligeait à rester là tant que la créature ne l’avait pas remarqué. Celle-ci respirait fort, humait l’air, déplaçant à chaque fois la totalité de son thorax dantesque. Ces dimensions surnaturelles rendaient le spectacle grandiose aux yeux d’un érudit. Puis… Vimki entra dans l’absurde. Il avait compris qu’elle ne l’avait pas vu, sachant que ce type de créature chasse les êtres sensibles à la Force, s’en nourrit, Vimki devait avoir un lien si ténu qu’il n’était pas visible pour le terentatek. la créature se retourna sur lui vivement. Elle le vit et hurla d’un cri guttural et caverneux si profond, si dense, projetant des postillons de baves de la taille d’un poings sur la gueule du vieillard ? que ses cheveux étaient ébouriffés par le vent déplacé. Il put contempler toute la splendeur du Terentatek, ses dents puissantes et sa férocité. Le cri le sortit de sa contemplation d’érudit…Alors, il poussa l’audace jusqu’à s’approcher, le plus silencieusement du monde, et tapota sur le dos du monstre avec son bâton. La bête était comme cuirassée et sa peau extrêmement résistante ne céderait que sous plusieurs coups véhéments et précis de sabre laser. Il était donc parfaitement inoffensif.


            ------



            « YUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUULIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! BOOORDEEEl !!!!!!! »


            Hurlait Vimki en courant comme un dératé droit sur le couloir vers lequel était parti les Araignées. A grandes enjambées, il sentait mourir sous ses pieds les innombrables araignées qui fuyaient dans le même sens. Le terentatek était sur ses talons, affamé, féroce. Si Yulin n’apparaissait pas dans peu de temps, Vimki allait y rester. Mais quel honneur de mourir des mains d’un monstre légendaire. Vimki arriva dans une succursale infesté d’araignées qui se mirent à fuir à sa vue, ou plutôt celle du monstre...




            Désolé, pas très inspiré et plutôt absurde comme post. Tu me dis si ça marche pas =/!
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              Auteur : Super PNJ

              Lui aussi était blessé. À peine était-il entré dans le temple qu’il avait du se confronter à de nombreux périls. Tout d’abord, cette araignée géante qui lui était tombée dessus, sortant de nulle part. L’atmosphère étouffante masquait ses sens et sa perception de la Force. Le Basilisk devait l’admettre : il avait été pris au dépourvu. Pour autant, il s’en était quand-même sorti avec brio. Il était parvenu à blesser son adversaire, avant de s’enfoncer plus en profondeur dans les entrailles du temple. À chaque pas, il ressentait la noirceur du lieu., tel un étau pesant venant comprimer sa poitrine et peser sur ses épaules. Mais il le savait : c’était le prix à payer pour atteindre ce qu’il recherchait.

              Voilà qu’il devait faire face à une nouvelle épreuve. Enfin, si l’on pouvait réellement parler de nouveauté. Guidé par la Force -l’espérait-il- et l’architecture très contraignante des lieux, voilà que le Besalkisk venait de déboucher dans ce qui ressemblait à… un nid ! Une immense salle couverte de toiles d’araignées gluantes s’ouvrait face à lui. Des oeufs et des immondices -des araignées- recouvraient chaque paroi, chaque millimètre de l’espace. Une odeur plus que nauséabonde s’insinuait dans ses narines : c’était répugnant ! Le dégout qu’il ne put s’empêcher d’exprimer à travers une grimace ne le détourna aucunement du danger imminent. Au coeur de la tanière, voilà qu’il avait affaire à la Reine Araignée... et à toute sa cour. Le Besalisk ne perdit pas un instant et, aussitôt, alluma ses quatre sabres-lasers.



              *


              Voilà qu’il faisait face à un obstacle de taille. Un cri horrible sortit des lèvres du Terentatek, lorsqu’il réalisa son impuissance. Son corps doté d’une musculature impressionnante ne lui était d’aucune aide. Sa proie venait tout juste de se faufiler dans une ouverture trop étroite pour lui permettre, à lui, de passer. D’un mouvement de rage, le Terentatek tenta de passer le museau dans le trou, mais il se cogna violemment. Dans un nouveau cri énervé, il voulut déplacer la paroi rocheuse, mais n’obtint aucun résultat satisfaisant. La proie venait de lui échapper... pour l’instant.

              Une odeur âcre occupait la salle dans laquelle venait d’entrer Vimki. Elle était composée de différents parfums qu’un ermite n’aurait aucun mal à reconnaître. Tout d’abord, celle à laquelle n’importe quel visiteur qui pénétrait cette pièce devait déjà être habituée : celle de l’atmosphère du temple. Une odeur de renfermée qui marquait la faible fréquentation du lieu, à laquelle pouvait venir s’ajouter les notes d’obscurité propres à l’atmosphère de la planète -si tant est que le Côté Obscur avait une odeur. À celle-ci venait s’ajouter une autre, très désagréable : celle de la vermine. Les araignées, surtout lorsqu’elles étaient nombreuses, avaient cette senteur immonde. Mais l’odeur la plus forte n’était pas celle-là. Par-dessus toutes les autres, il y en avait une qui revenait en tout endroit de la pièce. L’odeur de brûlé. Celle des chairs consumées, des filaments réduits en cendres, des roches carbonisées. Vimki venait d’atterrir dans ce qui avait été autrefois un nid d’insectes mais qui, aujourd’hui, n’était plus que les restes d’un feu de joie. Était-ce un bon ou un mauvais présage ?

              Les petites araignées qui l’avaient conduit jusqu’ici se rassemblaient à l’autre bout de la pièce, au niveau du cadavre carbonisé d’une araignée plus grande que les autres. En observant la créature monstrueuse, il était possible de constater qu’elle n’était pas une araignée normale. Elle était bien plus imposante que les autres -déjà démesurées- et disposait d’une troisième mandibule. On aurait d’abord pu croire à une déformation dûe à la pauvre condition de son cadavre -recouvert, soit dit en passant, de centaines d’araignées minuscules, en mouvement. Autant dire que le spectacle n’était pas beau à voir ! Ceci dit, cette troisième mandibule n’en était pas une. En se rapprochant d’elle, il était possible de voir qu’il s’agissait de tout autre chose. Dans la gueule de la monstruosité se trouvait le bras d’un Besalisk, tenant fermement le manche d’un sabre-laser.

              À bien y regarder, le cadavre se trouvait devant une autre entrée -qui, prise dans ce sens, était certainement une sortie- menant vers un couloir tout aussi obscur que le reste du temple. Une chose était certaine : quelqu’un avait débarrassé Vimki d’une épreuve à surmonter. Au péril de sa vie ? Aussi étrange que cela paraisse, Vimki n’avait qu’à traverser la salle pour se rendre de l’autre côté. Derrière lui, le Terentatek continuait de s’attaquer à l’ouverture, espérant pouvoir s’y faufiler.


              Spoiler : Pour la suite
              Une fois au coeur de la salle, tu feras face à ta plus grande peur. MP si tu as des questions !


              Spoiler : HRP
              Pete Jeabro

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                Post n°13
                Auteur : Vimki Edst

                Le Terentatek était sur ses talons, Vimki courrait à toutes allures, la bête hurlait à tue tête, comme disant : «  je vais te bousiller la tronche et festoyer sur ton corps sans vie !». Le vieux corps de Vimki à mesure qu’il avançait était de plus en plus douloureux, sa sciatique au dos s’était réveillée lorsqu’il était entré dans les ténèbres, alors un tel effort n’arrangeait rien. Il bifurqua d’un coup dans un couloir plus exigu plus par reflex que par réflexion. Il voyait sur le sol, les araignées allaient dans le même sens. Il savait qu’il tomberait bientôt sur leur nid, ou sur quelque chose d’approchant, jamais il n’aurait eu l’idée de sur ce quoi il allait véritablement tomber. Il entendit derrière lui les cris se faire moins puissant… Il le distançait ! Il n’avait pas le temps de réfléchir à la raison, car il courrait toujours, mais pouvait déjà se contenter d’une telle prouesse. En effet, les pattes musculeuses de la bête auraient dû le rattraper en deux temps trois mouvements. Mais ce n’était pas le cas ô bénédiction ! Il se mit à rire tout seul, comme à son habitude : «  krkrkrkrkr ». Il ralentit, progressivement, mais garda tout de même une bonne foulée. Il pouvait mieux éclairer devant lui, maintenant que la lampe n’était plus bringuebalée en tous sens. Le couloir semblait débouché sur une succursale, ou quelque chose de plus grand… La ténèbre et la chaleur qu’avaient ressenti Vimki à l’approche de la bête, à présent s’apaisaient. Mais elles étaient peu à peu remplacée par un mélange entêtant d’odeur que Vimki ne connaissait que trop bien. C’était l’odeur d’une bataille au sabre. L’odeur de la chair brûlée mêlée à la carbonisation des poils. Comme après les rixes sur Korunnai, l’odeur du massacre… Il y avait aussi, en fond, l’odeur très particulière de ce lieu...Cause de la moisissure et du manque de vent. C’était déjà suffisant pour en apprendre plus sur la passage de Bador. Alors Vimki s’époumona à crier son nom :

                « Yulin ! Sale bête ! Ramène toi ! »

                Mais aucune réponse. Il entra dans la salle et contempla l’hécatombe. Des cadavres d’araignées, rassemblés en tas au milieu de la salle, pour la propagation des flammes, étaient la cause de ces odeurs. Une volute rendait la vision difficile. Les toiles qu’elles avaient tissées, sur tous les murs, ou brûlaient ou avaient été déchirées avec force courroux. Des œufs blanchâtres parcourut de stries rouges dans chaque coins avaient sensiblement été brisés, volontairement, il semblerait... C’était tout lui… Jamais dans la finesse… L’un des cadavres d’araignées avait des dimensions impressionnantes… L’araignée était gigantesque et avait dû donner bien du fil à retordre. Vimki balaya la salle avec sa lampe et constata que les minuscules araignées se rassemblaient au fond. Elles étaient paniquées, on venait de tuer leur mère, il semblerait… Un tel gâchis… ! Risquant de se faire mordre… Vimki ramassa une des araignées sur laquelle il appliqua une goutte de sa dernière gourde… Elle dormirait longtemps, il décida donc de la mettre dans une petite boîte dans laquelle il gardait une holophoto d’Elta, Bador et lui… Il ne savait pas si elle survivrait, cette petite araignée, la substance qu’elle venait de respirer était si forte qu’elle pouvait, vue la dose, la mettre dans un état de léthargie proche de la mort. Si elle mourrait, et bien l’érudit étudierait son ADN, si elle vivait… Eh bien ! L’avenir nous dirait ce que ce vieux fou lui réserverait. Il remit la boîte dans sa besace.
                Puis, il observa à nouveau la reine… L’entité obscure qu’avait tué Yulin. Il s’approcha pour mieux l’observer. Comme les autres, bien que la plupart de ses pattes soient sectionnées et qu’on retrouvât ses membres un peu partout dans la pièce, sa physionomie était velue, noire et ses tendons saillants… Ses yeux fermés par la mort, recouvraient aussi bien sa tête que son dos qui se terminait en une boule géantes d’où devait sortir la toile. Lorsque enfin, il fut près de sa tête, il remarqua qu’à l’inverse des autres, sa gueule comportait une mandibule en trop. Quelle découverte ! L’évolution de l’alchimie Sith donnait donc de telles propriétés ? Il tendit la main pour en constater la texture. Ce n’était pas dur comme un os, comme les autres, c’était plutôt mou, malgré la rigidité cadavérique. Il comprit… C’était un bras de Yulin… ! Elle avait donc véritablement était un bon adversaire et Yulin, blessé, avait continué son chemin…

                « Yulin ! »

                Hurla-t-il à nouveau, pressé par le constat sinistre. Son cœur s’emballait. Il s’inquiétait… La passion, l’attachement… L’amitié... Il devait vite le retrouver, le soigner, lui donner au moins de ce baume qu’il lui restait de manière à réduire l’écoulement du sang. Il savait que Yulin en bon vétéran, avait déjà dû cautériser la plaie, mais, même s’il l’avait avec son sabre, il resterait quelques traces de saignement… Puis… alors qu’il s’apprêtait à arracher une mandibule de la gigantesque créature pour l’étudier plus tard, une voix familière se fit entendre dans son dos. Il pensa tout de suite « Yulin », mais cette voix que semblaient déformer l’obscurité et l’écho, comme transformée par la promiscuité des murs et la présence du mal, était féminine. Il eut d’abord un frisson qui traversa son crâne comme un fourmillement succinct avant de plonger dans ses entrailles et dans son dos, juste là où il avait mal... Il se tourna lentement, trop conscient de ce qui l’attendait, les yeux écarquillés, car il connaissait la voix. Il ne la connaissait que trop bien. Il balbutia le nom de sa propriétaire. Son cœur qui déjà battait vite, se mit à tout rompre, et lui fit même mal dans la poitrine, une pique glaciale venait de le transpercer, métaphoriquement… Il eut du mal à respirer, car ce qu’il avait sous les yeux était sa plus grande peine, sa plus grande déchirure, la plaie la plus purulente qu’ait affecté son être au fil des années. Elle le regardait, ses yeux irradiant d’une lumière ténébreuse, d’un jaune surnaturel. Ses contours, ses formes voluptueuses étaient comme poussées à l’exclusion optique, lui donnant cette allure fantomatique si particulière. Il ne l’avait jamais vu habillée d’une telle manière. Une robe noire, en haillon, était striée à la taille par deux lignes grisonnantes, et autour de ses épaules, des cercles de métal, comme préfiguration de la souffrance du vieillard, ceignaient ses pourtours. Son visage sur lequel quelques rides mignonnes amplifiaient son ancienne candeur, d’ordinaire si beau et si paisible, n’exprimant que paix et beauté, était comme comprimé de haine, déformé de tristesse ; et son teint jaunâtre n’avait rien avoir avec la couleur verte de sa peau habituelle. Ses lekkus semblaient avoir grandis de plusieurs mètres, traînant presque sur le sol, virevolant au rythme d’effluves invisibles. Elle était donc là, face à lui, revenante… Vous commencez à connaître la psyché de Vimki et vous seriez probablement tenter de croire que le vieillard aurait cherché une explication à ce phénomène étrange, cette apparition tragique de la Force… Mais, vous devriez prendre en compte, en plus de la psyché de cet extravagant personnage, son cœur, vieux et las, tristement sensible. Le frisson qui l’avait parcouru se mua en tremblement. Sur la face du vieil homme, il n’y avait qu’une émotion : la tristesse. Comme d’une conséquence naturelle, ses yeux s’humectèrent de larmes qui bientôt coulèrent abondamment le long de ses joues, mouillant sa barbe au point de rouler sur le sol de dalles. Sa respiration fébrile se mit à saccader provoquant sur ses lèvres une vibration patente. Il tomba à genou, les mains écartées comme lors d’une crucifixion. Il souffla presque imperceptiblement, suffoqué de douleur et étouffé par sa barbe blanche :

                « Elta… ? »

                Rien que prononcer ce nom… Rien que… La douleur était trop vive, trop réelle… N’avait-il donc pas fait le deuil de cet être cher ? 5 ans dans la forêt et… Eh bien… Rien n’avait changé… Il était toujours en proie à ses sentiments, en proie à ce tourment qu’on appelle souvenir. Mais là, c’était bien plus. Il savait qu’elle n’était pas réelle, mais, n’est-il pas, que lorsqu’on souffre, on a bien du mal à différencier le vrai du faux, l’illusion de la matérialité. Elle leva le bras vers lui, et c’était comme un signe qu’il fallait l’attraper, qu’il fallait l’embrasser pour lui faire oublier sa peine. Seulement, Vimki était incapable de bouger, c’était trop lui demander. Il se mit à sangloter doucement… La perte d’un être cher est, bien souvent, un sentiment précieux, surtout pour quelqu’un qui essaye de les réprimer. La perte est aussi, bien souvent, une matrice par laquelle, au bout d’un long cheminement, l’on parvient à se définir, car, du manque objectif, provient une nouvelle individualité, parce qu’il y a dépassement. Mais il n’avait rien dépassé… Lui, qui s’était présenté courageusement devant le conseil pour lui apporter son aide, l’invectivant sur ses erreurs passées, l’accusant d’être la cause de sa douleur, allait être confronté à la réalité.

                « Mon amour… ! Que ne m’as-tu sauvée... ?  Si… Si… Tu n’étais pas arrivé ce jour-là, si tu nous avais laissé nous battre, Yulin et moi, je ne serais pas morte… Tu étais un grand chevalier, un grand archiviste, mais tu n’étais pas un bon jedi, à cause de notre amour… Mon aimée, t’en souvient-il, notre baiser sur Hoth, entouré par mille piques de glace… Vimki… Edst, pourquoi m’as-tu tué ?»


                Souffla-t-elle d’abord, comme sortie d’une peine irréelle que Vimki ressentait dans sa chair. Ses larmes coulaient toujours, comme un flot tranquille et son souffle suffoqué, subjugué de tristesse, commençait à produire un bruit grave, comme un grognement qui s’amplifiait à chacune de ses expirations. Elta, la twilek au grand coeur, était morte, et pourtant, à présent devant lui, elle marchait, s’approchait de lui, augmentant sa douleur au rythme de ses pas. Puis d’une voix tonitruante et double, à la fois sienne et portée par l’obscurité infâme de ce lieu de malheur, elle continua accompagnant ses mots de gestes accusateurs:

                « Tu nous as abandonné ! Vieux lâche ! C’est toujours dans l’inaction que tu te complais ! A cause de toi, mille sont morts ! Par toi, j’ai tout perdu, mon honneur et ma vie ! Et à présent, après l’avoir, en plus, laissé pour mort, tu reviens vers Bador, pour recommencer ? ! Avoue  le ! Tu vas lui mentir ! Insecte ! Imbécile hirsute ! Ils ont eu raison de t’ôter ton vieux titre clinquant de chevalier, car tu n’es plus que l’ombre d’un jedi ! Et comme si dans ta chute tu voulais m’emporter, regarde la manière dont tu m’as enterrée ! Sans cérémonie, quel affront ! N’as-tu pas honte, vieux fou ! Ah que tu étais beau sur Korunnai, magnifique à Coruscant, resplendissant sur Hoth, à présent, tu n’es plus rien ! Comme tu étais ridicule, les yeux pleins de larmes, lentement vomissant tes fatigues d’homme, exilé, enfoncé dans la forêt du marais ! Je te hais Vimki ! De toute mon âme ! »

                Termina-t-elle en allumant son sabre. Sa lueur jaunâtre était étouffée par les ténèbres, mais la menace était intacte. Vimki à genou, la regardait avec effroi, coi, paralysé. Elle leva son sabre haut dans les airs, mais dans son regard plein de haine perçait une flamme triste, comme une bougie protégée de l’hiver. Il allait accepter ce coup fatal, baissa la tête. Alors qu’il regardait ses genoux tremblants à même le sol, alors qu’il avait abandonné tout espoir et qu’il s’affaissait dans la culpabilité de ses actes passés, l’image d’un Sith pourfendant de jeunes Jedi passa devant ses yeux embués. Dans ses oreilles, la voix lointaine d’Elta, résonnait comme un souvenir lui dictant de se défendre. La lueur jaune de la lame d’Elta vira au rouge sanguin, elle se mit à rire, d’un rire démoniaque et sardonique, avant d’abattre son sabre, elle dit doucement, sadiquement :

                « Regarde ! Même en sachant qu’ils vont mourir, tu es incapable de bouger ! Tu ne bouges que pour rompre le code et tes vœux de Jedi. »

                La couleur rouge de son sabre illumina la salle dans son geste. Déformée par la force et la vitesse, on eut dit un feu follet fuyant mais lorsqu’elle allait atteindre le coup du vieillard, la lame fut arrêtée par son bâton. Il la regarda, les yeux pleins de larmes contradictoires. Il avait fait tout ce chemin dans un but précis ; protéger les Jedi du retour des Sith. Et pour cela, il devait garder la vie, encore un peu.

                « Pardonne-moi tout... »

                Souffla-t-il presque imperceptiblement alors qu’une main il agrippait l’avant bras armé du fantôme, se retournait de l’autre et lui assénait un coup de coude au visage, du même mouvement, il la désarmait. Une fraction de seconde de plus et la lame transperçait son aimée. Le fantôme s’évaporait dans un cri de douleur redoutable et Vimki, blanc comme la mort, continuait son chemin à la recherche de Yulin.
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                  Auteur : Super PNJ

                  Ça faisait un mal de bantha. Et le Besalisk n’aimait pas ça. Ni les banthas, ni la douleur. Même lui, même en ce lieu, il connaissait des limites. Des limites qu’il aurait aimé ne pas éprouver en ce jour. Il le savait : chaque erreur pouvait lui être fatale. Il ne faisait pas bon de s’éterniser dans un temple Sith. Encore moins sur une planète pareille. Mais il était investi d’une mission ô combien importante ! Enfin, c’était surtout ce qu’il se disait pour se rassurer en cet instant. Sur quoi s’appuyait sa présence ici, si ce n’était un quelconque ressenti, mêlé à une culpabilité malsaine ? Le Jedi s’était déjà posé beaucoup de questions au cour de sa longue vie. Et maintenant n’était certainement pas le moment de s’interroger davantage. Cependant, il ne put empêcher à une énième question de s’immiscer dans son esprit : était-ce le propre des personnes au seuil de la mort de s'interroger autant ?

                  Foi de Jedi, sa dernière heure n’était pas encore venue ! Le Besalisk était simplement... dans une situation délicate. Démembré -il venait de perdre un bras face à ces fichues araignées géantes ; heureusement qu’il leur avait foutu le feu pour dégager le plancher ! - il était à présent tombé dans un nouveau piège. Et s’il n’en sortait pas rapidement, alors autant dire que ses jours étaient comptés. Dommage, c’était vraiment un lieu hideux pour finir sa vie.



                  *

                  La Force n’oublie jamais. Vimki venait d’en faire l’expérience. Seul dans un dédale créé dans des temps immémoriaux, en navigant dans les méandres du Côté Obscur, le vieil archiviste avait été confronté à l’un des maléfices les plus anciens. La Force l’avais mis à l’épreuve, sous les traits d’Eltra. Une rencontre redoutable entre le Jedi et le Côté Obscur. Bien qu’il soit parvenu à défaire l’esprit, Vimki en était-il sorti victorieux ? Sur l’instant, impossible de juger. Seul l’accomplissement de sa quête permettrait d’y voir plus clair. Car il devait toujours remettre un pli du Conseil Jedi à son ancien maître ! S’il parvenait à le retrouver...

                  Après avoir parcouru un long couloir sinueux, plongé dans l’obscurité la plus totale, le Jedi déboucha dans une nouvelle caverne. À la différence de la précédente, elle était beaucoup plus large. Vimki ne pouvait en voir les limites, mais la baisse soudaine de température pouvait le mettre sur la voie. Quel que soit le lieu dans lequel il pénétrait, voilà qu’il existait certainement depuis des millénaire. Une aura mystique s’en dégageait, comme s’il s’agissait d’un endroit qui avait abrité des événements de toutes sortes, des plus glorieux aux plus macabres.


                  - Vimki… ?

                  Cette voix sortait d’outre-tombe. Il était impossible d’en distinguer l’origine. Elle pénétra l’espace telle une bourrasque, avant de disparaître aussitôt. Était-elle réelle, ou s'était-elle immiscée dans l’imagination du vieux Jedi ? Venait-elle de loin, ou était-elle toute proche ?

                  Soudain, les ténèbres se dégagèrent à une centaine de mètres de l’entrée. Dans le lointain, une forme se détacha. Son mouvement régulier avait de quoi attirer l’oeil du voyageur. Il était difficile d’en distinguer la silhouette. Tel un balancier, la forme effectuait des va-et-viens. Quiconque se rapprochait pouvait y discerner la réalité macabre. Il s’agissait d’une cage suspendue dans le vide. Elle n’était pas bien grande -ou, du moins, exagérément étroite pour la lourde créature qui s’y trouvait. Elle était rattachée par un crochet à une tige métallique qui allait se perdre dans les ténèbres. Derrière les barreaux, l’immense masse d’un Besalisk était avachie. La silhouette sembla remuer à la vue du Jedi.


                  - C’est impossible…

                  Dans la pénombre ambiante, il était difficile de contempler le captif. Sa voix éraillée ne laissait présager rien de bon quant à sa condition physique. La lourde carcasse tenta de remuer, bousculant la course régulière de la cage. Le Besalisk s’interrompit brutalement, constatant que le moindre mouvement menaçait de le faire sombrer dans le vide -chose qui, reconnaissons-le, ne le tentait pas vraiment. Il se figea donc dans une posture inconfortable, tout en laissant échapper un grognement sourd. Il souhaitait examiner le nouvel arrivant, mais ne le pouvait pas. De toute manière, il se trouvait bien trop loin pour se faire une idée précise de la personne qui venait d’entrer. Peut-être que sa vue le trompait. Une chose était certaine, en revanche. La peau du Besalisk n’avait pas vu le soleil depuis des jours, son corps s’était considérablement affaibli. Enfermé ici depuis un temps indéfini, il luttait éternellement contre le Côté Obscur, se sentant faiblir à chaque instant. Alors, ce qu’il voyait ici était-il réel, ou était-ce une énième épreuve à surmonter?

                  Le prisonnier n'eut pas le temps de se poser la question, car un grincement strident interrompit le cours de ses pensées. La cage, qu'il avait maladroitement agitée, parut s'alourdir soudainement ! La tige qui la retenait se ploya comme si une masse invisible venait de se poser sur la cage. Le précédent mouvement de la créature avait déstabilisé l'équilibre fragile de toute la structure. Sans crier gare, la cage chuta brusquement de plusieurs mètres, avant de s'immobiliser, toujours au-dessus du vide ! Sous l'effet violent de la courte chute, elle se mit à basculer dans un mouvement frénétique, accentué par le poids colossal du Besalisk. De toute évidence, la structure toute entière était sur le point de s'effondrer. Le captif sembla s'en rendre compte : dans un réflexe de survie, il s'agita, cherchant à se libérer. Mais même sa force ne pouvait rien face à cette ancienne prison. Il avait beau se débattre, les barreaux résistaient. Malheureusement, son agitation n’eut qu’un seul effet : augmenter le balancement de la cage. La tige, déjà abîmée, rendit l’âme aussitôt et le mécanisme porteur de scinda en deux. Le temps s'interrompit. Dans un moment suspendu, le Besalisk écarquilla grandement les yeux, alors qu'il comprenait le sort qui l'attendait. Son regard interdit se posa sur Vimki. Voulant crier son impuissance, il écarta les lèvres, mais aucun son ne sortit de sa bouche sèche.

                  L’instant d’après, la cage sombrait dans le vide.


                  Spoiler : HRP
                  Pete Jeabro

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                    Auteur : Vimki Edst

                    Elta… Ce nom résonnait dans sa tête comme si une voix saugrenue et tyrannique ne pouvait s’empêcher de le répéter. Cette voix était l’immense culpabilité qui faisait courber le front ridé du vieillard vers le sol. Il n’était plus très attentif au chemin qu’il parcourait, mais, il faut dire, qu’il n’y avait pas grand chose à voir dans l’obscurité qui régnait dans ces lieux. Il marchait, éperdu, tentant avec une certaine violence d’effacer le souvenir de sa malencontreuse rencontre avec un fantôme du côté obscur, dont le sadisme n’avait pas eu de pitié pour son esprit chargé de rancœur et de remord. Il marchait, tout de même, son teint livide semblait être un blasphème. La seule raison qui l’avait fait survivre c’était l’idée de revoir Yulin, mais maintenant, maintenant qu’il avait revu Elta, il n’était plus sûr de rien. Bien sûr, il avait su se défaire du fantôme, mais l’on ne se défait pas du remord facilement. Des sages disent que le remord, comme la morsure d’un chien sur un pierre, sont inutile. Mais la galaxie a vu naître des créatures, cousin du chien, dont la morsure pouvait détruire une pierre. La question, en suspens, c’est de savoir si Vimki avait les mâchoires suffisamment fortes pour broyer son remord, et plus encore, si il avait l’estomac assez solide pour le digérer. En somme, après avoir vu un fantôme, son esprit s’était rapproché dangereusement de la substance volatile du spectre. Et il ne pouvait, en fait, que marcher dans les nuages et les dédales de ses souvenirs.


                    --------

                    « J’irai, avec ou sans ton consentement... » Avait-elle soufflé cette nuit là, recouvrant avec le drap son corps nu dont le teint vert, éclairé par lueur mordorée d’une lampe de chevet, se découpait dans l’obscurité environnante. La chambre était décorée sommairement de vulgaires étagères tout remplies de livres, à chaque coin de cette pièce carré. C’était la chambre de Vimki. Un tapis tissé sur Korun’ et qui profitait quelque peu de la faible lueur laissait voir les formes géométriques dont le korunnai avait recouvert la plupart de leurs temples et qu’ils affectionnaient tant. Le lit, à quelques pas, dont le sommier n’était qu’un rectangle inconfortable de bois, transpirait encore de leur étreinte. Une fenêtre, sans verre, ouverte sur la forêt et ses bruits nocturnes, à quelques mètres au dessus du lit. Il la regardait avec colère, mais sa bouche ne dessinait qu’une moue contrariée. Elle le regardait avec défi et ses lèvres satisfaites s’étendaient légèrement en un fin sourire. Il y avait désaccord. Après cette nuit, ils revirent que pour se dire adieu. Vimki ne dit rien, il avait l’aval du conseil qui lui avait promis que seul Yulin partirait pour la Forge. Même si elle le voulait, elle ne pourrait pas combattre, ni se mettre en danger. Pourtant, malgré ses certitudes, l’homme plutôt frisque qu’il était, ne pouvait s’empêcher de sentir le regard désapprobateur et symbolique de son maître dans son dos. Il avait honte, honte de ne pouvoir empêcher cette bataille et les massacres qui se profilaient. Il soupira bruyamment, longuement et retourna poser un baiser sur ses lèvres, éteignit la lumière et passa la nuit, les yeux fixés sur les ténèbres qui dansaient au plafond.
                    ----------

                    Un grand froid, une chute de température dantesque le tira de sa rêverie. Le couloir qu’il avait emprunté débouchait sur une gigantesque excavation caverneuse. Les sith avaient dû creusé cet endroit il y a bien longtemps. Trop longtemps, pour que cet endroit, comme partout dans ce temple, ne soit hostile à quiconque oserait en parcourir les empans. Il fallait donc redoubler de prudence, pensa-t-il, imaginant tout de suite pièges et trous dangereux. La pauvre et piètre lumière qui lui servait de lampe torche n’éclairait qu’un petit rayon devant lui, et la projetant au dessus de lui pour contempler le plafond, il ne put que porter jour sur plus de nuit. L’obscurité du lieu était telle, et sa taille si vaste, son ambiance si humide et froide, qu’il eut l’impression d’être un ridicule grain de sable. Une force émanait alentour, obscure et bien plus prégnante qu’auparavant, la seule chose à laquelle il eût pu le comparer était directement le terentatek. Mais une chose le rassurait quant à son hypothétique survie, il ressentait ce lieu comme si la Force en lui avait repris peu à peu de sa vitalité passée. Il était à la fois terrifié par l’espace et le côté obscure, mais aussi, fasciné et au bord de l’extase. Il était donc passé du plus déprimant des état à un état d’excitation, à l’idée de découvrir plus sur l’architecture sith. Comment, dans leur conception erronée de la Force, avaient-ils pu laisser comme ça, en l’état, une telle caverne ? Je m’explique. Vimki était habitué, de par les livres qu’il avait lu sur ses ennemis, à un exces de maîtrise et de domination de la matière. En un sens, l’architecture Sith était toujours ciselé, toujours dans la fioriture et l’ornement, jamais, contrairement au Jedi qui cherchaient l’harmonie, ne laissaient-ils de choses au hasard, et encore moins dans un lieu de culte. Leur esprit conquérant, s’attaquant toujours à la pierre, était réputé pour avoir toujours une prise exagéré sur le réel. Or, ici, c’était tout l’inverse, on sentait comme une volonté de laisser libre cours à la nature, à sa forme primitive… Comme si l’obscurité qui régnait dans ce lieu était… antérieure au gouvernement des Sith qui s’étaient succédé sur la planète. Il passa ses doigts dans sa barbe et l’effilocha comme à son habitude. Il avait tout bonnement l’impression d’être tombé sur une trace du côté obscure plus ancienne que les Sith. Rester dans un tel lieu devait être dangereux, il décida donc de continuer sa route, de s’enfoncer plus avant dans la caverne à la recherche de son ancien maître. L’obscurité ne lui permettait pas d’étudier plus cet endroit, et, la dernière fois qu’il avait satisfait sa curiosité malsaine, il s’était trouvé bien aise face à un fantôme. Il n’avait aucune envie de réitérer l’expérience…
                    Il avança donc, à tâtons, pas après pas, vérifiant bien qu’il n’y avait pas de précipice. Eh bien ! Un précipice ! Quelle surprise ! Peut-être était la rudesse du lieu qui avait empéché les Sith de lui appliquer leur mauvais goût en matière d’art et d’architecture, et… Un bruit… Métallique et grinçant, un crissement d’acier rouillé. Quelque chose, suspendu au milieu du vide, se balançait dans un bruit particulièrement intense à ses oreilles, comme si l’objet revêtait une importance instinctive dans son être. La chaleur dans son estomac, dont nous avons parlé plusieurs fois, se fit plus grande encore. Un bouillonnement impétueux secoua son ventre, était-ce donc son lien avec la Force qui lui signalait quelque chose. C’est alors qu’il éclaira l’objet, et qu’il le vit. Yulin, enfermé dans une cage. C’est du moins ce qu’il aperçut au premier balancement. Le vieux maître appela son nom, d’une voix fatiguée et pleine, néanmoins, de surprise.

                    « Yulin ...? »

                    Répondit Vimki à demi mot. Il s’attendait à le revoir… Mais pas dans une telle situation. Il avait dû cautériser la plaie, mais la douleur avait dû l’empêcher de voir qu’il tombait dans un piège. Qu’était-il arrivé ? Que devait faire Vimki, là, devant un tel danger ? Une foule de pensée se bousculait dans sa tête, et son cœur se mit à battre à tout rompre.
                    L’espèce de pendule qui se balançait et qui contenait son vieux maître, lorsque celui-ci bougea dans sa surprise, fit un bruit étrange et inquiétant, comme du métal qui se frotte dangereusement à une roche. Ce mouvement de balancier avait dû être un calvaire et avait dû éroder la roche sur laquelle était fixé le mécanisme de torture. On l’avait laissé là, pendu à la mort, avec pour seuls compagnons le vide et la solitude. Au moment du second mouvement de balancier, la structure pencha encore plus et le bruit qui venait de se faire entendre, se répéta, plongeant Vimki dans une vive inquiétude. Il fit d’abord un pas vers le précipice, les yeux écarquillés, tout était placé pour que dans cette histoire navrante, les choses se passent abominablement mal. D’abord le paysan vicieux, car, oui, Vimki l’avait bien évidemment percé à jour et avait feint la naïveté. Puis l’araignée blessée… cette immonde créature sortie des enfers qui n’avait eu d’autre but que de le tuer, tout bonnement. Puis le terentatek et enfin le fantôme. Cette histoire commençait à aller trop loin pour ce vieux coeur. Voir son maître dans un tel état, et au bord de la mort, d’abord au sens physiologique mais aussi au sens littéral…
                    Vimki tendit la main, répondant à celle qu’il voyait tendue par son maître. Le besalisk affaibli, les yeux livides et mornes, ne supportait même plus la lumière d’une aussi faible lueur que celle de Vimki. Qui avait pu faire ça ? Le mettre dans un tel état ?
                    Il n’eut fallu que quelques centimètres de plus pour que leurs mains s’attachent et s’accordent dans la salvation. Quoique Vimki eût été emporté dans le vide avec son maître. Mais c’était sans compter l’innommable destin qui était le leur. Il fallait que dans un coin de la galaxie, un drame se joue à nouveau pour le vieillard. Le mouvement de balancier reprit, et le maître fut happé vers l’arrière, il se mit à bouger vivement, l’énergie du désespoir ? Sûrement, mais même un être aussi puissant que lui, dans un tel état d’affaiblissement, ne pouvait faire céder les barreaux de sa cage qui n’était que le symbole, en somme, de sa culpabilité. Le mouvement de balancier s’accentua avec les mouvements du vieux maître excédé, mais la corde ne supporta pas ces nouvelles secousses. La structure qui le maintenait au dessus du vide, la corde rouillée, les mouvements de Yulin, tout conspirait à ce qui devait suivre. Il fallait que dans un coin de la galaxie, Vimki expérimente le drame à nouveau, que son coeur saigne un instant de plus. Les mains allaient à nouveau se toucher. Elles allaient se toucher et s’étreindre, amies. La corde céda. Et Vimki, pendant une fraction de seconde, sentit quelque chose se brisait en lui. Le besalisk voulut crier mais aucun son ne sortit de sa bouche aride.
                    Vimki se jeta jusqu’au bord du précipice, couché, manquant de tomber lui-même, tandis qu’il voyait, comme au ralenti, le maître chuter dans l’obscurité, dans un silence de mort recouvert par des bruits de métal déchiré, broyé, contrit. Sa main tendue vers le besalisk qui tombait était grande ouverte, ses doigts écartés vibrant de peur et de tristesse à l’idée de perdre un autre être cher, encore une fois par sa faute, pas celle du conseil, la sienne, à lui seul. Quelque chose se briser en lui. Comme un mur. Une enveloppe dans laquelle Vimki était prisonnier. Quelque chose en lui céda, et il se mit à hurler pour Yulin et pour lui. Son cri fut long comme un râle. Et tout s’arrêta. La chute, le cri, Yulin dans les airs. Suspendu par la Force ! Vimki n’en croyait pas ses yeux. Lui qui n’avait plus utilisé la Force depuis 5 ans et des poussières, dans une situation aussi désespérée, ressortait ses pouvoirs d’antan. Oh ! Bien évidemment, l’équilibre était fragile, et une vive douleur le lançait dans le dos, mais la cage était bien arrêtée dans les airs. Vimki ferma les yeux, et se concentra plus encore. Frottant contre la parois du précipice, la cage, peu à peu, remontait.
                    Mais l’objet était lourd, et plus encore avec Yulin dedans. Vimki rouvrit les yeux, la cage se remit à glisser vers l’obscurité. Apparemment, il ne parvenait plus comme dans le passé, à se concentrer de la même manière. A une époque, un tel exercice aurait pour Vimki en tous cas, un jeu d’enfant.  Il ferma les yeux à nouveau et le bruit caractéristique du fer contre la roche reprit. Il y arrivait. Lentement. Mais c’était trop lourd ! Beaucoup trop lourd ! Vimki rouvrit les yeux et poussa un cri caverneux que seul Yulin reconnaissait. Le cri qu’il poussait durant l’effort guerrier. Yulin lui même aida en entrant vaguement dans l’esprit de Vimki, on sait à quel point ce genre de phénomène est difficile pour le Besalisk, alors blessé et affamé, cela revenait à un effort surhumain, quoi qu’il fasse dire que dans certaines parties de la galaxie, certaines obédiences considèrent que la mortification du corps, le jeûne et l’ascétisme sont des voies rapides pour construire un lien solide avec la force. Bientôt la cage bringuebalée arrivait au niveau de leurs mains alliées. Elles s’étreignirent et s’aidant mutuellement, comme ils l’avaient fait pendant des années, à travers la Force et la guerre, ils parvinrent à surmonter la distance qu’il restait entre la cage dans le vide et le bord du précipice.
                    Enfin la cage était posée sur le sol humide de la caverne. Vimki avait reprit contact avec la Force dans un moment désespéré.
                    Seulement, il restait à ouvrir la cage et à savoir qui l’avait enfermé. Vimki était couché sur le sol, sur le dos, exsangue d’un effort aussi énorme de l’esprit, respirant bruyamment. Yulin, lui devait vivre une expérience étrange et singulière, celle d’avoir échappé à la mort. Sauver une nouvelle fois par son vieil élève. Vimki tourna la tête vers son maître et leurs regards, comme auparavant leurs mains, se croisèrent en silence...


                    HRP :
                    Mp moi si c'est trop powerfull à ton gout x)!
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                      Auteur : Super PNJ


                      Yulin Bador
                      Maître Jedi

                      Sapristi ! De sa longue existence, Yulin ne cessait d’être surpris par les tours que pouvaient lui jouer la Force. Cette fois-ci, il avait bien cru qu’il allait y passer. En voyant se dessiner la silhouette de Vimki, le Besalisk avait d’abord cru à un maléfice du Côté Obscur. Ce maudit temple en était imprégné : les nombreux obstacles dont il avait du s’affranchir en étaient la preuve. Mais le sauvetage salutaire de son ancien apprenti lui avait démontré que Vimki était bel et bien réel. Et vivant.

                      Leurs mains s’étaient jointes, Yulin n’avait aucun doute là-dessus. Dans la Force, il avait senti la présence de son vieil ami. Celui-ci s’était ouvert, laissant un ouragan de Force s’éveiller en lui. Plein de mystères entouraient bien évidemment ce qui s’était passé, mais Yulin n’avait pas encore la tête à ces questions : il était blessé, épuisé et en danger.

                      Palpant certaines parties de son corps pour vérifier qu’il était intact, le Besalisk voulut se redresser. Le bruit creux de sa tête se cognant contre l’un des barreaux de la cage le rappela à la dure réalité : il n’était pas encore sorti d’affaire. Le maître Jedi laissa échapper un grognement de frustration. Au moins, n’était-il plus en train de se balancer au-dessus du vide. Cela lui permettait de réfléchir plus posément à la situation. Les yeux du Jedi se posèrent sur le visage de Vimki. Il n’en revenait pas de revoir ainsi son ancien padawan. Il était plus maigre que dans ses souvenirs. Sa barbe blanche continuait de lui dévorer une partie du visage et ses yeux, autrefois rieurs, avaient l’air las. C’était comme si les cinq dernières années avaient affublé Vimki d’un lourd fardeau à porter :


                      - Vimki, mon ami...

                      La voix de Yulin était enrouée. Il se remettait à peine des récents événements :

                      - Il faut la clef. Trouve la clef.

                      Yulin Bador avait toujours été réputé pour aller droit au but et il ne comptait pas faire exception aujourd’hui. De l’un de ses trois bras, il désigna une lumière au loin. On pouvait y distinguer une sorte d’autel. L’endroit paraissait inaccessible, car la distance qui séparait l’autel du bord du ravin sur lequel se trouvaient les deux compères était plongé dans l’obscurité la plus totale.

                      - Sois prudent, ajouta-t-il.

                      Vimki n’était pas au bout de ses peines. Même s’il venait de préserver son ancien maître d’une mort certaine, il devait encore trouver le moyen de le libérer et de sortir d’ici.

                      Spoiler : HRP
                      Pete Jeabro
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                        Auteur : Vimki Edst

                        Il était là… A quelques centimètres de lui, et pourtant, inatteignable...Vimki, toujours pâle comme la mort, tressaillait dans ses tréfonds. Il regardait son vieux maître, rachitique, démembré, exténué par le côté obscur. Un vif mouvement d’indignation bousculait son âme, en même temps qu’une joie sans pareille. Et vaguement, ce sentiment proche de la colère, se muait à mesure qu’il l’observait, en une sorte de profonde tristesse. Qu’avait-il vécu, le vieux maître, durant ces 5 pauvres années. Vimki se revoyait, les cheveux ébouriffés, la barbe filasse, proche des marécages de Korunn’ qui protégeaient son arbre, et il ne pouvait que se jeter la pierre devant la souffrance de son ami et maître. N’avait-il pas fait preuve d’irresponsabilité ? Ne l’avait-il pas abandonné ? N’avait-il pas provoqué tout son mal?
                        Les voies de la Force sont impénétrables. Obscures et lumineuses à la fois. D’un acte irresponsable advient toujours des conséquences néfastes. Le jedi le sait. C’est pourquoi, il se doit toujours de peser le pour et le contre, il se doit toujours d’observer avant d’agir et ne pas céder à la précipitation. Dans certaines situations, pourtant, et ils étaient dans l’une d’elles, il faut bien agir vite.
                        Vimki sourit, mais ne dit rien, il préférait laisser à son vieux maître le peu d’énergie qui lui restait, il lui tendit une maigre ration rancie qu’il gardait de son ermitage sur Korunn’. Aussitôt, il retira son long manteau. Se tourna vers le précipice. Jaugea les distances, observa l’ensemble du trou, qui ne semblait avoir de fond. Il n’avait certes pas de fin vers le bas, cependant, sur les côtés, des parois rocailleuses, bien que discontinues, faisaient le lien entre les deux bords de l’endroit, preuve qu’avant ce précipice, il y avait bien une route ciselée jusqu’à ce que cachait ce temple. Ni une ni deux, il se mit à escalader, de côté, les parois, le manteau solidement attaché autour des hanches. Les pierres n’étaient pas glissantes, au contraire, des aspérités les rendaient plus facilement praticables. Cependant, elles étaient parfois friables et lorsqu’il se trouva au dessus du vide, l’une d'elles céda sous son poids. Dans un bruit sourd et qui se répète, la pierre sombra dans les profondeurs, en heurtant plusieurs choses invisibles dans sa chute, comme pour figurer ce qu’il adviendrait du vieillard si par malheur il venait à glisser. Vous pouvez certes imaginer l’état de tension dans lequel se trouvait Vimki, non dû à sa position périlleuse au dessus du vide, mais dû à toutes les aventures qui s’enchaînaient sans lui laisser une minute de répit. Il vacilla, en cherchant du doigt la prochaine pierre, pendant quelques instants tout son poids balança dans le vide, mais tint bon, on ne sait comment. Quelques mètres plus loin, tout son corps partit vers l’arrière et il manqua bien de tomber, encore une fois. Pourtant, quelque chose le raccrochait aux parois, comme une force invisible et désespérée venue des tréfonds de son âme, peut-être même de toutes les âmes défuntes qui occupaient son esprit. Quelque chose ou quelqu’un conspirait à ce qu’il traverse ce précipice. Il n’était sûr que d’une chose, il ne laisserait pas son vieux maître mourir encore une fois.
                        Il devait être à quelques mètres de l’autre côté, quand la parois qu’il pratiquait prit fin. Un renfoncement dans le mur de pierre s’était vraisemblablement lui aussi en aller vers les profondeurs, de sorte que, dans ce creux de mur, toute une autre galerie s’épandait. Il n’avait le temps de faire le tour, ou du moins, Yulin ne l’avait pas. D’une main, raccrochée à la parois, de l’autre il détacha son manteau et tenta vainement d’atteindre l’autre côté. Mais c’était peine perdue. Trop loin, rien pour s’y accrocher, rien pour l’aider dans sa misère. Encore une fois.
                        Alors, il partit vers la direction opposée, du moins avec les hanches, pour prendre de l’élan. Sans même considérer les risques, il sauta vers l’autre côté. Un humain normal, n’ayant pas la Force en lui, n’aurait pu accomplir un tel exploit, mais la Force était présente en lui, bien là, revenue d’ une longue rupture.
                        Il atterrit lourdement de l’autre côté et une poussière millénaire s’ébroua dans les airs sous ses pieds. Il rattacha son manteau autour de ses hanches et éclaira devant lui. L’immensité de la salle dans laquelle il se trouvait était telle que la pauvre lampe qu’il utilisait n’éclairait qu’une parcelle du lieu. Sur la surface des pierres devant lui, en quelques endroits une fine couche résineuse et blanche réverbérait la lumière, et si ce n’était des résidus de toiles d’araignée, alors ce devait être quelque autre danger. Puis, enfin, il remarqua une entrée dans la roche, à taille humaine, qui signalait sûrement un couloir, dans lequel il s’engouffra sans y réfléchir. Puis...!
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                          #18

                          Post n°18
                          Auteur : Super PNJ

                          Le couloir qu’avait suivi Vimki débouchait sur l’autel qu’il avait pu apercevoir un peu plus tôt. Construit dans la plus pure tradition Sith, il comprenait un nombre conséquent de fioritures, toutes plus monstrueuses les unes que les autres. Elles représentaient des silhouettes torturées, certainement des habitants du temple. Un bas relief en particulier désignait une silhouette encapuchonnée en train de pointer du doigt le sommet d’une montagne. À un autre endroit, on voyait des travailleurs attaquer la pierre. Certains d’entre eux, les plus éloignés du chantier, étaient frappés par la foudre. Une autre scène dépeignait le silhouette encapuchonnée assise sur un trône lugubre. Un ensemble de paraboles représentant la vie du temple et, très certainement, sa construction.

                          Sur l’autel trônait une dague blanche, posée sur un petit piédestal. Devant elle, deux coupelles s’opposaient : l’une sur la gauche, l’autre sur la droite. Chacune d’entre elle était sise sur une petite plaque. De toute évidence, il s’agissait d’un mécanisme. Mais quel pouvait être son fonctionnement ?

                          Ce n’était pas tout. Sur l’autel, à côté de la dague se trouvait une étrange console. Un texte semblait expliquer les règles d’un jeu macabre :


                          Que la personne au sang pur
                          Partage sa puissance
                          Gare à la mesure
                          Sous peine d’y perdre les sens


                          Puis le texte, tout énigmatique soit-il, s’effaça subitement pour laisser place à un enchevêtrement de runes étranges. Le signal clignotait sur l’écran de la console, comme si elle venait de se réveiller. Le rythme effréné la fit vrombir, jusqu’à ce qu’elle se déloge de l’écrin où elle se trouvait. L’objet parut s’animer, fit des soubresauts sur l’autel, avant de finalement s’immobiliser à côté de l’une des coupelles, au bord de la plaque. Celle-ci s’enfonça légèrement. Un petit cliquetis se fit entendre, alors qu’un jet de flammes surgit juste au-dessus de la tête de Vimki ! De toute évidence, les coupelles reposaient sur des balances et leur déséquilibre pouvait entraîner des conséquences fâcheuses... Peut-être que l’énigme n’était pas clair, mais la situation, elle, l’était : Vimki faisait face à une épreuve supplémentaire. Après le terentatek, la capture de son maître et le combat face aux tarentules, voilà qu’il tare en Thule !

                          Spoiler : HRP / Pour la suite
                          Les deux coupelles ont un poids différent. Pour équilibrer la machine, seul le sang d’un être intelligent peut être versé (tout autre élément ou celui d’une espèce animale disparaîtrait). Attention au dosage : des pièges (comme le jet de flammes) peuvent s’enclencher si le déséquilibre est trop important.
                          Une fois l’équilibre atteint, la cage de Yulin s’ouvrira.
                          Vimki peut partir avec la console, s’il le souhaite.
                          Si tu as des questions, je suis disponible en MP !


                          Spoiler : HRP
                          Pete Jeabro

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                            #19

                            Post n°19
                            Auteur : Vimki Edst

                            Puis vint l’immonde et majestueux autel Sith… Leur goût en matière d’architecture avait toujours fasciné Vimki. Déjà, leur philosophie, totalement sortie de la maladie mentale d’un être trop pressuré par l’avidité, les rendait quelques peu attachants aux yeux du vieillard. Mais leurs styles, leurs temples, leurs bâtisses, qu’est-ce à dire ? Ils étaient à ses yeux, des monuments abjectes et pourtant plein de sens, plein énigmes, souvent trop faciles à résoudre, mais toujours preuve d’un esprit quelque peu espiègle et joueur.
                            Face à lui, à ce vieux bonhommes éreinté, se dressait une sorte de mosaïque sculptée dans la pierre, devant laquelle, des statues et des monticules de pierres soutenaient deux coupes, de pierres également, qui entouraient une dague blanche d’une beauté maléfique indéniable. Sur les représentations scripturales et architectoniques de l’édifice l’on pouvait remarquer des scènes rejouant le passé. C’était là, le goût narcissique des Sith pour le culte de la personnalité. Le Sith, ou les Sith qui avaient ordonné la construction de ce temple ( ce qui était nettement exprimé par les personnages de la sculpture) n’avaient pu s’empêcher de rappeler leur présence sur cette planète. Ce qui frappait, ou qui du moins était très typique à l’architecture Sith, c’était la volonté d’effacer, par une capuche, le visage premier du Sith ayant ordonné la maturation de l’endroit. C’était comme dire, « eh, regardez ! J’ai fait ça mais par contre, je garde une marque d’humilité en cachant une partie de mon visage, mais bien sûr, ceux qui connaissent mon style, me reconnaîtront !»
                            Et vous ne savez que trop, l’urgence dans laquelle Vimki se trouvait, l’urgence de savoir à qui appartenait cette ruine ! A première vue, elle appartenait à l’un des premiers Sith à avoir foulé le sol de cette planète. Ou du moins, le premier à avoir eu la volonté de creuser ces galeries. Les personnages qui travaillaient autour de la superbe de cet être mégalomane étaient vraisemblablement les habitants de Thule. Chose étrange, à la vue du paysan, ils persistaient à croire que les Sith ne leur voulaient que du bien et à vivre dans le côté obscur, dans la malice et la méchanceté. C’était bien étrange que des êtres doués d’une raison et d’une sensibilité restent dans le même carcan de pensée, des millénaires après la présence de leur bourreau. Vimki avait vu sur Korunn’, avec quelle rapidité ses peuplades s’étaient rebellées contre les divers ennemis de la planète. Peut-être Thule était spéciale et conservait dans son noyau terrestre des traces du côté obscur, comme une pierre magnétique conserve l’empreinte électrique d’un pôle étranger. Ou peut-être même, et c’était l’hypothèse la plus plausible aux yeux du vieillard qui, aux moments de ces réflexions, scrutaient attentivement les bas-reliefs, peut-être les Sith étaient toujours présents sur la planète ? Des Sith qui n’auraient jamais rejoint l’empire, et qui formant une faction, une obédience indépendante survivraient en ponctionnant la vie des habitants de Korunn’ entrant dans leurs esprits et faisant d’eux, perpétuant l’héritage de ce bonhomme encapuchonné, leurs esclaves.
                            Enfin, Vimki tomba nez à nez sur une console holographique, presque… récente. Sur laquelle, lorsqu’il approcha, passa un texte en vers, poétique sith typique, qui semblait donner sens à la disposition des éléments de l’autel. Il semblait que l’énigme allait permettre de trouver la clef de la cage de Yulin, c’était ce que pensait Vimki, dès lors son instinct curieux d’apprendre de nouvelle chose et son besoin d’aider son vieux maître concordaient.
                            Si les choses n’étaient pas claires pour la plupart des gens qui avaient dû entrer en ces lieux, pour Vimki, cela ressemblait purement et simplement à un rituel Sith, dont il avait pris connaissance dans les holocrons du temple. Un rituel de sang. Il devrait, à l’aide de la dague, faire un plaie béante dans sa peau pour faire couler son sang dans les coupes. Le truc était de ne pas provoquer de déséquilibre, car les deux coupes n’étaient pas de même taille, il faudrait donc les remplir avec parcimonie. Sinon… ?
                            Un jet de flamme surgit tout à coup , comme pour répondre à sa question, frôlant de peu sa tignasse blanche de cheveux attaché. À la moindre erreur, il serait grièvement brûlé si ce n’est bruler vif. Dès lors, il devrait s’entailler les deux mains et verser goutte à goutte, en tout cas, ce fut la solution à laquelle il pensa le plus vite. Et pressé par le temps il se dirigea devant les deux coupes. Au moment où il allait s’entailler, il comprit que le goutte à goutte était bien trop dangereux. Il n’avait vu qu’un seul jet de flamme mais il devait y en avoir d’autres. Il fallait que deux flux de pareilles puissances s’écoulent dans les coupes et pour cela, les mêmes entailles, au millimètre près. Mais une dernière touche devait corroborer les choses. C’était un autel Sith, donc d’utilisateur de la Force. Et le seul moyen de faire s’écouler le flux sanguin au même rythme, dans les mêmes proportions, c’était d’utiliser la Force.
                            Bientôt, deux entailles sur ses paumes se dessinèrent, et avec parcimonie, avec une prudence zélée, il posa ses mains sur les coupes, agrippant les rebords de ses doigts décharnés. Le sang ne coulait pas, car il le retenait grâce à la force, et à deux garrots qu’il s’était taillés dans son manteau et qu’il avait solidement attachés autour de ses poignées. Bientôt, les yeux fermés, concentrés au possible, il laissa le sang couler en défaisant les garrots à la force de son esprit, prenant bien soin de contrôler les flux qui allaient s’écouler. L’opération dura une dizaine de minutes et on entendait résonner le sang qui perlait dans les coupes dans l'écho des galeries. Bientôt elles furent remplies à jusqu’aux rebords… L’une légèrement moins emplie que l’autre, essayant de garder un équilibre incertain. Un bruit sourd retentit dans son dos. Sensiblement, un mécanisme venait de s’actionner, indiquant qu’il avait passé cette autre épreuve.
                            Avant de retourner sur ses pas, il s’empara de la console et de la dague qu’il mit dans son sac, remit les haillons de son manteau sur ses hanches et fit l’exacte chemin inverse. Il lui fut encore plus périlleux de s’agripper aux parois du mur qui lui avait permis de traverser, mais il y parvint, tant bien que mal. Enfin, il arrivait vers Yulin pour constater si la cage s’était ouverte ou non et prononcer ses premières paroles après une si longue absence et si peu d’explications. Sinon il utiliserait la dague pour forcer la serrure.


                            "Alors, vieux bougre, comme ça on se met dans de beaux draps en traînant sur une planète Sith...? Le conseil m'a donné une missive pour toi. Tu m'expliqueras toutes tes découvertes quand nous serons en sécurité, pour l'instant, une petite créature nous attend à l'entrée du temple...

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                              #20

                              Post n°20
                              Auteur : Super PNJ

                              C’était du lait de bantha. Ce dont rêvait le plus Yulin Bador, sur l’instant, c’était du lait de bantha. Il aurait donné son royaume pour pouvoir en boire. Car cette journée n’en finissait plus et il jugeait avoir fait le plein d’émotions pour les cinq prochaines années. D’un geste aussi rouillé que les barreaux de sa cage, le mastodonte se dégagea de l’habitacle bien trop étroit.

                              - Le temps de la lecture sera pour une prochaine fois, répondit le Besalisk à la boutade de Vimki. Nous devons partir d’ici.

                              Le vieux maître n’oubliait pas les épreuves qu’il venait de traverser. Il n’oubliait pas que sa quête lui avait -littéralement- coûté un bras. Le vieillard était affaibli, assoiffé, affamé, épuisé. Il allait tellement mal qu’il se demandait s’il était encore en vie. Si c’était le cas, alors ça serait vraiment stupide de périr maintenant ! Ce temple ne lui disait plus rien qui vaille. Il était venu chercher des choses qu’il ne trouverait peut-être jamais. Ou alors venait-il précisément de les trouver. Son visage fatigué se posa sur Vimki -qui n’avait pas meilleure allure. Yulin n’avait pas bien vu ce qu’avait tramé son vieil apprenti sur l’autel, mais cela avait dû être éprouvant. Enfin, comme il venait de le dire lui-même, le temps actuel n’était propice qu’au retrait. Le duo réuni devrait trouver un moyen de sortir d’ici.

                              - Une créature, dis-tu ?, reprit Yulin. Qu’entends-tu par là, mon vieil ami ?

                              Un éclat de lumière perturba le maître Jedi. Au loin, une lueur s’approchait, sortant certainement d’un boyau invisible aux yeux des deux compagnons d’infortune, tant l’obscurité était forte en ce lieu. D’abord empli d’espoir à la vue de cette lumière, le maître fit signe à l’apprenti de le suivre en agitant vers lui l’un de ses bras. Mais il s’arrêta net, comme saisi par une intuition, un instinct de survie qui lui intimait de ne plus bouger. La lueur grossit, jusqu’à se transformer en une flamme au sommet d’une torche. Torche tenue par une silhouette encapuchonnée. De là où il se trouvait, Yulin ne pouvait voir le visage du nouvel arrivant. Il ne pouvait en distinguer que les contours. Mais il ne peut s'empêcher de se poser la question fatidique : touchait-il finalement au but ? Était-ce possible que cet étranger, ce soit... lui ?

                              - Tu as ce qui m’appartient, fit la silhouette, d’une voix lugubre.

                              Pour des retrouvailles, ça n'augurait rien de bon. Mais le nouveau venu ne s’était pas adressé au maître Jedi. Ses pupilles jaunes fixaient intensément Vimki. Sans même attendre une réaction de la part de l’intéressé, l’inconnu activa la lame d’un sabre-laser au rouge éclatant. Ses intentions étaient limpides ; le sort des Jedi : incertain.


                              Spoiler : HRP / Pour la suite
                              Si tu souhaites utiliser la dague, tu peux acheter une vibro-épée dans les utilitaires. Tu pourras ensuite la conserver en quittant le temple. Sinon, elle se désagrège lorsque Vimki souhaite s’en saisir.
                              Ton adversaire est un adepte du Côté Obscur. Que la Force soit avec vous.


                              Spoiler : HRP
                              Pete Jeabro

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                                #21

                                Post n°21
                                Auteur : Vimki Edst

                                La lueur rouge de son sabre jaillit dans l’obscurité, frappant longuement de sa couleur mauvaise, l’absence de lumière. Je sursautais, m’écartais de Yulin un instant. L’épaisse obscurité du lieu rendit son apparition encore plus surprenante, et si l’endroit n’avait pas déjà été imbibé par les ténèbres, j’aurais pu comprendre que cet adversaire nouveau, bien que peu expérimenté, était déjà travaillé, marqué par le mal. Mais sa présence, qui, maintenant que j’avais retrouvé mon lien à la Force, n’était pas évidente à remarquer.
                                Il fallut qu’il parle et qu’il allume son sabre pour que je puisse comprendre le danger, que je puisse comprendre que sur cette planète, dans ce temple, nous étions plus que pris au piège, nous étions mis à l’épreuve par la Force. Je me tournai vers lui, les yeux injectés de fatigue, de tristesse et de colère, car j’avais compris que c’était à cause de lui que mon ancien maître était dans cet état. Oui, très clairement, je ressentis une colère sourde, puissante et profonde qui allait m’accompagner dans les événements suivants. D’une certaine manière, j’aurais pu ressentir de la colère envers le conseil qui avait envoyé Yulin dans ces beaux draps, mais la réalité était tout autre et j’étais bien loin d’avoir le moindre ressentiment envers mes confrères à cet instant. Tout était projeté sur cet être obscur et malfaisant qui ne méritait que ma haine. Comme la plupart des Sith.
                                J’apprendrai par la suite, que certains d’entre eux ne sont pas obsédés par la puissance et le mal, mais sont tiraillés par un sens des responsabilités corrompu d’idées profondément morbides. Ce n’était pas son cas. Ce petit con, ce chien Kass, désolé pour eux, n’était qu’un sous fifre amoureux d’un passé révolu. Comme la plupart des Sith. Un passé glorieux qui ne méritait que notre haine.


                                « Ah ? Tu veux cette dague datant de l’ancienne République ? »

                                Je n’avais pas eu besoin de l’examiner longtemps. Je n’avais eu qu’à la soupeser un instant, à observer subrepticement lorsque je m’en emparai, pour comprendre d’où et de quand elle venait. Elle était un artefact puissant, probablement partie d’un système informatique ancestrale qui permettrait de découvrir des messages ou des codes cryptés par d’anciens seigneurs Sith. Ce que je me demandais, en lui posant cette question, c’est pourquoi il ne l’avait pas déjà prise, si elle était si importante à ses yeux. En fait, je me doutais un peu de la raison supposée. En fait, j’avais déjà raison lorsque je disais qu’il n’était qu’un sous fifre. Il tentait de préserver les vestiges d’un passé… De m’empêcher de m’emparer de leurs secrets…

                                Bien souvent, je passe pour un naïf. Parce qu’en un sens, je suis profondément pur, mais la réalité est tout autre. Vous allez comprendre pourquoi. Avec le fermier, j’ai joué le naïf, mais vous aviez surement senti que je me laissais plumer volontairement. Les êtres obscurément enfouis dans le mal, qui ne ressentent pas la Force, sont aisément manipulables. Ils sont flexibles en bien des points et ne savent pas véritablement, que même sans utiliser la Force, les Jedi sont des maîtres dans la communication. Cependant, ce n’était pas le cas de mon nouvel adversaire. Il ne serait pas manipulable de cette manière. Par de simples mots. Je serai obligé de rusé. Et j’allai agir très vite.

                                « Tu la veux ? Tiens, prends-la ! »

                                Fis-je en la lui jetant, si poliment, que la dague partait dans les airs, en cloche. Ses yeux que laissait voir un masque typique de Sith ne purent s’empêcher de la suivre dans sa course dans le vide de la pièce. La luminosité combinée de son sabre et de ma lampe torche firent qu’il n’eut aucun mal à le faire. Mais c’était mon plan. Alors qu’elle était à mi-chemin, j’attrapai des deux mains mon bâton et j’allai tester ses réflexes… J’avais bien senti son inexpérience… Il n’eut aucun moment de préscience. Ce fut mon corps tout entier qui partit dans ce mouvement délétère pour son pauvre orgueil. Au moment où il tendait la main pour attraper la dague, il recevait un coup bien senti, bien plat sur son masque, fendu sur le coup par le bois de mon arme de prédilection. Il tombait en arrière, je roulais toujours porté par l’inertie de mon geste pour me rapprocher de la dague qui rebondissait sur le sol rocailleux.
                                Le coup avait été déstabilisant mais pas assez pour l’assommer. Il ne suffit pas pour qu’il tombât. Il reculait d’un pas, puis d’un autre, et grognait de rage. A peine sa tête, basculée en arrière, revenait vers l’avant, son endroit naturel, qu’il essayait d’attraper la dague avant moi, grâce à la Force. Je la touchai du bout des doigts, sentis à nouveau la froideur de son manche incrusté de symboles. Je voyais la daguer filer vers sa main gauche, heureusement, je n’étais pas à portée de son sabre.
                                Il allait l’attraper, alors, je fis ce que par le passé je savais le mieux faire : utiliser la Force ! je lâchai la prise de ma main droite sur mon bâton et fis un signe que j’affectionnais auparavant. Un simple doigt levé vers ma cible. En esprit, je concentrai mon aura sur le bout de mon doigt, touchant sa gorge par la pensée. Aussitôt, l’adepte sentit la pression de mon esprit sur sa pomme d’Adam, auparavant il aurait eu le souffle coupé, mais avec mon lien renaissant, il ne sentit qu’une pression suffisante pour le déconcentrer, ce qui fit son effet tout de même.
                                Il lâcha prise dans la Force, la dague glissa sur le sol à quelques mètres de lui. Il la suivit encore des yeux, quel imbécile, il tourna même la tête ! je me ruai à sa suite vers la dague, mais ayant de l’avance, glissant lui-même sur le sol, la dague allait tomber dans le vide ! il l’atteignait enfin, accomplissant ce qui semblait être le rêve de toute une vie. Mais c’était sans compter un nouveau coup que je lui appliquai dans son dos à découvert, à la façon dont une vieille dame tabasse avec sa canne son agresseur carne qui se serait baissé pour ramasser son sac. Mais, malgré fatigue, j’avais plus de Force qu’une vieille dame. Il se tourna violemment et frappa mon bâton de son sabre. Vous savez que celui-ci était renforcé par nombre d’onguents, de lianes et d’écorces amères que j’avais trouvé sur Harunn’ lors de mon bref exil. Il résista aux vibrations chaudes du sabre, mais vous imaginez bien qu’il n’y eut pas d’étincelles.
                                Il fut tellement surpris qu’il s’arrêta pour observer mon bâton, qui presque perpendiculaire, avait arrêté son sabre, aidé de mes deux mains. Je me mis à rire à gorge déployée lorsque je vis l’éclair de stupéfaction passer dans ses yeux. J’avoue que rire en ce moment là n’était pas très adapté, mais vous commencez à me connaître, je crois, j’aime rire et j’aime provoquer la stupéfaction. Dans sa nouvelle colère, en plus de celle dans laquelle il baignait de frustration, il tenta à nouveau de me frapper, mais, aveuglé de ses sentiments, ne comprenant pas que je n’étais pas une cible d’entrainement, je bloquais à nouveau son coup, celui-ci estocade. Bien évidemment le bois renforcé d’Harunn’ Kal ne pourrait pas tenir longtemps, il faudrait le temps venu, le renforcer à nouveau, en changer, en faire un nouveau bâton, mais la lame glissa sur le bois cette fois-ci, l’entaillant légèrement, passant sur tout son long, me laissant à peine le temps de bouger ma tête pour ne pas être transpercé. Lorsque le coup fut esquivé, j’agis. Je tirai sur le manche du bâton et la boule à gueule de serpent qui servait de sceptre tira sur son sabre qui lui échappa des mains.

                                Désarmé, il tenta une estocade avec sa dague… Tandis que le sabre roulait sur le sol en s’éteignant… la dague aiguisée malgré le temps d’inutilisation vint déchirer mon côté gauche, qui se mit à pisser le sang abondamment. Je faisais un pas de côté, et ne riais plus et hurlai de douleur. Pour me venger et me défendre, je frappai du poing en plein sur son masque brisé. Il reculait mais tentait à nouveau de me suriner. Cette fois j’arrêtai avec mon bras le coup qui venait par le haut, juste à l’endroit où je pouvais en réchapper voyant la lame passait devant mes yeux et se stoppait juste avant. Là, de tout mon corps je le tirai en arrière et le faisait basculer à plat ventre en prenant bien soin de ne pas me blesser davantage. En tombant il lâcha la dague que j’attrapai aussitôt pour venir lui ciller le jarret comme l’on ferait d’un bœuf récalcitrant. Il tombait au sol incapable de bouger davantage. Je le terminai à grand coup de bâton sous les yeux de Yulin qui ne pouvait, dans sa fatigue, qu’approuvait. Je ne sais s’il était mort ou seulement assommé, cependant le calme pouvait revenir et l’obscurité totale également…
                                Je rallumai la lampe d’une main et me tenait le côté de l’autre. J’allai vers Yulin qui respirait comme un animal à l’agonie. Il me fallut faire un garrot de mon manteau qui allait faire le tour de ma hanche qui était mal en point mais sans parler, je pris tout son poids sur mon épaule, et il était lourd le vieux besalisk… Nous marchâmes nous tenant le côté, nous soutenant l’un l’autre, comme il était extraordinaire ce vieux, capable encore de m’aider dans la ténèbre. Seulement, il fallait que nous contournassions le Teratentek, chose qui n’était pas aisée, puisque dans le noir, et sans carte, il faudrait espérer qu’il y ait une autre sortie. Une chance résidait dans le fait que le Teratentek avait lui-même pris un dédale particulier pour arriver dans le couloir que j’avais moi-même emprunté. Je savais en un sens qu’il était bloqué et ne pouvait nous suivre directement, mais, maintenant que nous étions deux utilisateurs de la Force et que la créature connaissait mieux que nous le labyrinthe ; il fallait faire d’autant plus vite. Nous partîmes donc rapidement, laissant l’adepte du côté obscur comme mort, ou dans un profond sommeil bercé d’étoiles et de frustration.
                                J’avais embarqué la dague, celle-ci me servirait très certainement à l’avenir, et je l’accrochai à ce qui me servait de garrot autour de la hanche. Sa lame étrange, sculptée d’insignes en langue Sith, devait receler quelques secrets indéfinissables qui allaient nous porter plus loin, mais bien sûr, aucun plan ne figurait sur sa surface. Nous partîmes donc à l’aveuglette, sentant derrière nous les relents d’amertumes d’une bête affamée et monstrueuse, sentant sur nos côtés et au-dessus de nos têtes, passer d’innombrables vies insectoïdes qui n’attendaient qu’un faux pas pour nous mordre. Mais, notre amitié retrouvée, qu’avions-nous encore à craindre, maintenant que libres, nous cheminions dans les ténèbres ! Rien ! Je le dis, j’étais galvanisé par cette retrouvaille impromptue et sans conteste, d’ores et déjà inoubliables. Enfin… J’avais beau me répéter ce genre de choses, la faim commençait à me tirailler l’abdomen, et sentais que Yulin, s’il ne mangeait pas rapidement, pourrait partir sans me laisser le temps de nous retrouver.
                                Le premier jour de marche dans les ténèbres fut donc presque exclusivement recherche de nourriture. Rester immobile dans le noir, attendre patiemment qu’une araignée ou un truc du style s’attarde un peu trop, se décide à attaquer, voilà ! Avec une bête aussi grosse que Yulin comme appât, nous n’eûmes qu’à attendre deux heures et quelques… avant qu’une des araignées que nous avions croisées quelques heures avant ne tombe dans notre piège. Notre piège ? Un Yulin prêt à allumer ce qui restait de son sabre et moi à frapper en plein dans les yeux à l’aide de mon bâton. La bête tombait morte quelques secondes après…
                                Manger une araignée peut vous sembler quelque peu primitif et ragoutant, mais une fois les poils brulés, le venin extirpé des muqueuses et les parties grasses bien cuites à l’aide d’un feu de fortune que nous installâmes dans les catacombes, la viande de cet insecte carnivore avait un goût de chien kass cuit à la broche. Ce repas nous permit de faire le plein d’énergie, mais ce qui allait venir à manquer ce serait l’eau. Nous décidâmes donc de reprendre la marche…
                                Le second jour de marche fut particulièrement pénible, nous arrivions à la fin de la batterie de ma lampe et l’eau, appelée par nos gorges respectives, était toujours absente. Ce jour-là fut traversé, néanmoins, sans encombre.
                                Réveillé par un bruit indistinct à ses oreilles, inaudibles pour les miennes, Yulin m’indiqua qu’une source parallèle au couloir dans lequel nous avions établi notre petit campement, nous nous empressâmes de partir à sa recherche. La nuit avait été mouvementée pour ma part, des échos de souvenirs, des bribes de mémoires transitaient dans mon subconscient fatigué par le temps et les multiples péripéties qui nous étaient arrivées. A peine le temps de sortir du sommeil et de se mettre en marche, de parcourir quelques couloirs ténébreux illuminés par le sabre de mon ancien maître, que déjà, le bruit de l’eau se faisait entendre. Nos lèvres salivèrent à son annonce. Nos corps tout entier, exsangues, accelérèrent le pas avec la minutie de deux funambules ayant les yeux bandés.
                                L’eau, plus loin, passait entre deux trous que la roche n’avait su empêcher de retenir, preuve vétuste que la Nature d’une planète est parfois plus puissante, plus perséverante que les marques du côté obscur. Thule, ses plaques tectoniques, ses soubassements, ses nappes phréatiques reprenaient leurs droits. Il était temps. Nous bûmes donc à la source sans nous préoccuper le moins du monde des éléments qui pourraient faire partie de son cours. Nous étions persuadés, sans nous concerter d’ailleurs, qu’il n’y avait aucun risque à ce que nous nous empoisonnions en buvant cet eau limpide, mais noire du fait de l’obscurité. Nous nous trompions. Les réflexions plus haut, sur le côté obscur est la capacité d’une planète a en effacer les traces, n’étaient pas des réflexions sorties d’un cours ou d’un holocron, c’était mon propre ressenti, ma propre pensée qui avaient imaginer telle prouesse de la Nature. C’était sans compter la prééminence de la Force sur la réalité.

                                Ma gorge sustentée, me piqua légèrement. Yulin n’eut aucune répercussion physique ou mentale. Moi, je relevai la tête et tout d’un coup, la voix d’Elta se répercutait dans mon crâne velu :
                                « Tu n’as aucune prise sur le réel, Vimki ! »
                                Dit la voix de ma défunte bien aimée. Etait-ce encore un tour de l’obscurité visant à me déstabiliser ? Ou était-ce simplement, ce qu’on appelle en médecine moderne, un automatisme mental ? Je ne le sais mais durant les 2 jours suivants de marche à tâtons, des bruits, des cris du passé, revinrent me hanter. Toutefois, comme habitué aux tourments de mon esprit coupable, je ne fus pas le moins du monde touché par ces mots étranges et n’en fis même pas part à Yulin.

                                Nous errâmes ainsi une semaine… harcelés par les Araignées, guettant l’ennemi chaque nuit, prêts à nous défendre… marchant durant ce qui semblait être le jour… Une main posée sur la parois poisseuse des murs, l’autre soutenant l’autre… Une semaine de calme plat où nous ne mangeâmes guère, trop pressés de sortir de ce trou à rat… Mais la suite…

                                La suite, c’est le soleil et la lumière qui percent nos pupilles déshabituées. Les pupilles mortes de Yulin brulèrent tout de même face à ce contraste indécent des ténèbres à la lumière. La suite, c’est la chaleur d’un désert et des réjouissances ! Nous étions enfin sortis ! Enfin libre et bientôt sur Endor pour faire notre rapport au conseil ! Très bientôt ! Un soleil de plomb planait dans un ciel bleu et vert sans nuage. Les montagnes dans lesquelles avaient été taillées les galeries, d’un jaune rocailleux empourpré… Une végétation aride presque inexistante… Un vent sablonneux qui venait finir d’irriter nos yeux et notre peau… Le constat que notre habillement n’était plus adéquat à l’environnement… Le silence et la paix…

                                Il ne restait plus qu’à déterminer où se trouvait la sortie que nous venions d’emprunter rapport à l’entrée par laquelle nous étions entrés… Et à retrouver la petite maisonnée du Fermier que j’avais rencontré. De là, il ne resterait plus qu’à remonter dans le vaisseau et à quitter cette maudite planète. Je laissai Yulin se reposer un peu sous un arbre mort dont l’ombre, semblable aux dessins de plusieurs éclairs embrassés, suffisait pour qu’il n’attrape pas une insolation en plus des sévices qu’il avait subis. Avec difficultés, je m’acheminais jusqu’au sommet de la montagne du dédale profond… Comme lors de la traversée du précipice dans les catacombes, les roches, bien que moins friables, étaient escarpées et le sommet difficile d’accès, je pense que je mis bien une demi-heure à monter jusqu’en haut… C’est là que je compris, une autre réalité, frappé par le soleil, m’obligeant à me protéger les yeux, d’une œillade, je vis une statue gigantesque que j’avais à peine remarqué lors de mon atterrissage et qui était une macro de la statue de l’intérieur. Cachée à demi par le soleil, un personnage encapuchonné, taillé dans une pierre noirâtre semblable à un alliage de marbre et de métal ouvrait les bras, fièrement, juste dans l’axe du soleil autour duquel gravitait la planète… A sa hanche, un sabre renforcé, le même que… Celui d’EXAR KUN !

                                Le temple ou plutôt le sanctuaire était une excavation en l’honneur d’Exar Kun ! Voilà la réalité à laquelle je devais faire face, réalité qui devait déstabiliser mes connaissances approximatives au sujet de cette planète. Moi qui pensais que des Seigneurs sith avaient habité ce lieu ne m’imaginais pas le moins du monde qu’un personnage aussi important en avait creusé l’enclave. Alors… L’adepte d’il y a quelques jours, était un zélateur au service d’un culte en l’honneur de ce sombre personnage dont l’histoire, la puissance, continuent d’hanter les confins de la galaxie… Alors, nous étions encore plus en danger que je ne le pensais… Alors, il fallait quitter cette planète le plus vite possible, parce que les savoirs qui devaient être cachés sur cette terre, seraient sûrement d’une puissance incommensurable.
                                Ces idées me passaient dans la tête à la vitesse de la lumière, les conjectures les plus sordides et les possibilités les plus étranges rebondissaient dans mon crâne… Des éclairs de génies aussitôt remplacés par des tremblements psychiques de saloperies mégalomanes… Des saillies d’angoisses se succédaient à des élans d’euphories… Des famtômes du passé surgissaient sous mes yeux mentaux, des guerres sanglantes ayant aspiré d’innombrables âmes dans la ténébreuse ambition d’un seul homme… Le temps était expliqué sous mes yeux… Et cet adepte avait une justification d’existence… Il était un fervent defenseur de secret que l’ordre avait totalement oublié…

                                « EUREKA !!! » m’écriai-je, si fort, que j’entendis Yulin s’enquérir de mon cri d’un grognement sourd. Il avait souvent l’habitude de répondre à mes élans par ce procédé guttural. Je m’empressai de redescendre pour trouver mon maître, le visage sérieux, couvert de préoccupations que je ne lui avais pas vus sur la face auparavant…

                                « Tu l’as ouverte, n’est-ce pas ? »

                                Je retombais dans les tours. Mon enthousiasme à propos d’une découverte aussi énorme que la présence passée d’Exar Kun s’assombrissait dans une curiosité plus terre à terre… Eh oui ! Je l’avais presque oublié, la missive du conseil à l’adresse de mon ancien et surement nouveau maître…

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