Deux vieillards, des Sith, une Retrouvaille...[Thule]
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Post n°3
Auteur : Vimki EdstUn autochtone… Un autochtone vindicatif qui plus est… Sans raison par ailleurs. Pourquoi cet homme était-il si vulgaire et agressif ? Il rappelait à Vimki certains des habitants de sa chère forêt toxique… Ou bien la Cathar qu’il avait rencontré sur Endor, aucune manière ni civilité. Directement, cet inconnu l’invectivait, puis crachait son venin par terre. Un accueil probablement mérité, l’expiation de ses fautes d’ancien jedi en un sens. Lui qui n’était plus chevalier, d’une certaine façon, ne méritait pas mieux. Mais, comment eut-il pu s’attendre un accueil aussi glacial ? Ni bonjour, ni cérémonie, juste de la menace. Vrai, pas mieux que la Cathare l’accueil sur cette planète Sith. Mais soit, Vimki savait faire dans la diplomatie. N’avait-il pas appris à éconduire de nombreux jedi en recherche de savoir qui auraient pu les détourner des sages voies de l’Ordre ? N’avait-il pas, sur Korrunai, trouver le moyen d’apaiser un conflit séculaire et qui déchirait les peuplades de la planète ? S’occuper d’un paysan ne serait que bien peu, cependant il n’aurait pas le temps de déplier son rôle de diplomate et serait très probablement prompte à lui aussi se servir de menace. Lui était certes plus vieux, du moins en apparence, mais il avait des combats qu’un tel ignare ne pouvait imaginer derrière lui. Bien sur, ce ne serait que l’option 2, le au cas où. Mais un tel accueil, du moins, une telle façon de recevoir, cette hostilité visible, tout portait à un futur combat. C’était acté dès qu’il avait franchi l’atmosphère de cette planète. Il n’y avait que les savoirs qui l’intéressaient sur ce caillou miteux et inhospitalier… Et Bador son ancien maître, qu’il se sentait de plus en plus pressé de revoir. En effet, n’était pas aussi un signe du destin, le fait que dès la première action faite pour l’ordre, il reprenne son statut d’apprenti devant le Besalisk monumental qu’était Bador? La force était avec lui, il en était sûr et c’est pourquoi il dit joyeusement, son rire habituel précédant sa logorrhée :
« Bien le bonjour Habitant de Thule ! Un ciel bleu et sans orage au dessus de nos têtes présage une amitié future ! Je suis un voyageur à la recherche d’un gigantesque Besalisk qui me doit quelques crédits et qui m’a donné rendez-vous près d’ici... L’auriez-vous vu, par hasard ? »
Fit-il souriant et calme, tenant son bâton de la main droite, réfléchissant à ce qui allait advenir après ses quelques phrases. Et repensant à Debonerr restait sur Endor, et qui devait profiter de l’hospitalité des Jedi… Tout à son contraire, me direz-vous… Et vous auriez raison… Il y a de ça quelques années, Vimki aurait simplement sondé l’esprit de cet homme hostile marqué par la torture d’un labeur infini qui expliquait peut-être la rudesse de ses mœurs. Il aurait su tantôt si l’homme était dangereux… Vrai, il ne savait exactement à quoi s’attendre sur cette planète. Puis attendant toujours la réponse, il porta son regard sur les monticules de pierres qui apparaissaient maintenant noirs sous le ciel… Des ruines, sensiblement… Il en avait vu de semblables dans les holocrons qu’il avait parcouru à Coruscant… Des ruines sith, très probable. D’une certaine manière, il n’avait pas vraiment besoin de la réponse de l’habitant, mais il serait plus prudent de s’en faire un ami avant de laisser son chasseur sans surveillance. Bador ne devait pas être loin, alors autant sécuriser l’endroit, prendre ses précautions, et peut-être casser la gueule à ce fieffé malotru… Dans quel ordre ? Cela restait encore à déterminer…
« Dites-moi, ajouta Vimki innocemment, ces pierres qui se dressent entre ces deux montagnes, non loin, à quoi servent-elles ? »
Puis il attendit, et fit semblant se s’appuyer des deux mains sur son bâton, alors qu’il pensait en réalité à partir de quel angle il pourrait au mieux assommer ce fermier antipathique... -
Post n°4
Auteur : Super PNJBorrk dévisagea le nouvel arrivant avec des yeux ronds. Il venait d’obtenir confirmation que le vieux était fou. Le gars parlait comme dans les anciens livres. Enfin, c’est ce que Borrk s’imaginait trouver dans un ancien livre : il ne savait pas lire. Mais le fermier afficha un air mauvais en entendant les paroles du vieillard. Tout n’était pas clair, mais il comprenait suffisamment de choses pour savoir que le visiteur avait besoin de renseignements. Or, tout pouvait se monneyer. Ici, le commerce ne fonctionnait pas trop avec les crédits. On préférait les denrées, le palpable. Quelque chose qu’on pouvait utiliser, dont on pouvait estimer la valeur facilement. Borrk ne savait pas encore ce qu’il allait quémander, mais nul doute que le voyageur avait de quoi payer. Après tout, il arrivait tout juste en vaisseau. Le fermier trouverait bien quelque chose à marchander.
-T’as trois demandes, ça fait trois objets, maugréa-t-il.
Borrk marqua une pause, le temps de laisser un sourire mauvais illuminer son visage. Puis il expliqua le fond de sa pensée :
-Oui, trois. Tu n'aimerais pas que ta carlingue s'retrouve en pièces détachées !
Les yeux de Borrk étincelèrent de cupidité lorsque son regard se posa sur le renfoncement d’une des poches de Vimki. Il ignorait ce que ce pouvait être, mais le gaillard paraissait porter avec lui des objets de grande valeur. D’un geste du menton, le fermier désigna le renfoncement et dit d’un ton lubrique :
- Et j’veux pas d’la babiole, ha !
Borrk détourna subitement la tête. Son oeil avait été attiré par quelque chose dans le ciel. Oui, c’était bien un nuage qu’il semblait voir au loin. Il émit un grognement de satisfaction : c’était un bon présage. Aujourd’hui, il allait faire des affaires !Spoiler : HRP
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Post n°5
Auteur : Vimki EdstCe paysan était particulièrement amusant, c’était une forme de vie sensible pleine de grogne et de frustration. Vimki avait rarement rencontré des gens d’une telle facture et qui en plus d’être malheureux, d’être sur une planète où la force était sensiblement à l’oeuvre, ne cherchait qu’à acquérir de nouvelles choses pour sortir de l’ordinaire monotone d’une vie répétitive. Lorsque le paysan lui proposa un marché, quelque peu désavantageux, Vimki éclata de rire, toujours le même rire nasillard qui insupportait certains, mais cette fois, complètement déployé, entièrement, sincèrement hilare, il mit du temps à s’arrêter. Puis, il reprit son sérieux. Dans sa tête, les choses allèrent vite, il tendit sa main vers sa besace qui pendait sur l’un de ses côtés. Il en tira trois gourdes taillées dans l’écorce des arbres de Korun’( les trois gourdes ne contenaient pas les mêmes solutions chimiques).
« Voici des décoctions venues de Korunnai, ce sont des fortifiants qui vous permettront de faire des économies. Ils marchent sur les plantes aussi. Si vous en buvez, vous n’aurez pas faim pendant trois jours, si vous les versez sur une pouce, elle grandira sensiblement plus vite… Voyez… ( il boit une gorgée, en portant la gourde à quelques centimètres au dessus de sa bouche pour ne pas en toucher le seuil) Vous voulez sentir ? Elle n’ont pas la meilleure des odeurs, mais elles ont très bon goût. Vous pourrez probablement, ici, vu leur rareté, en tirer un très bon prix. »
Et il lui tendit la gourde ouverte avec un petit sourire. Malheureusement pour le paysan, Vimki avait omis de dire que quelqu’un qui n’était pas entraîné à la façon des Jedis aurait, au moins du mal à digérer et resterait plusieurs heures sur le pot, ou bien dès la première effluves tomberait dans les pommes jusqu’au soir. Il s’attendait à ce que l’homme ne lui fasse pas confiance, et même si il l’appréciait pour son audace, il avait peu apprécié la menace de toute à l’heure. Si l’homme était résistant et ne tombait pas dans les pommes, et qu’il allait jusqu’à boire le breuvage, celui-ci agirait comme un puissant laxatif et Vimki serait débarrassé. Peut-être, aussi, cracherait-il le liquide, seulement, une fois dans sa bouche, se collant aux parois de sa bouche impie, il chierait tout son contenant. Vimki attendit, souriant, sa réponse. -
Post n°6
Auteur : Super PNJBorrk ne pouvait pas piffer le gars. Et ça, ça méritait bien un coup de savate dans le pif ! Mais il allait attendre. Car le loubard ne se privait jamais d’une belle affaire ! Et il le voyait venir, le pépère, avec son air supérieur et son langage d’aristocrate ! Pour un gars comme Borrk, c’était du pain béni. Il allait lui dérober tout ce qu’il pouvait en un rien de temps. Les pigeons pareil, ça ne courrait pas les rues. Mais quand on tombait sur l’un d’entre eux, ça faisait toujours plaisir ! Du moment qu’on n’y perdait pas les plumes. Borrk dut donc faire un effort surhumain pour pas éclater la tête du papy, lorsque celui-ci était trop occupé à rire. Il attendit dans un grognement agacé la proposition qu’il allait lui faire.
D’un air cupide, le fermier s’empara de la gourde que lui tendait Vimki. Fidèle à son caractère méfiant, il porta l'objet à son nez pour en renifler le contenu. En effet, ça puait la mort, ce machin-là ! L’odeur était tellement infecte que Borrk eut un mouvement de recul. Il en avait même eu la tête qui tournait. D’un geste violent, il jeta la gourde au loin, dont une partie du contenu se renversa par terre. Hors de question de boire ça ! Le pauvre bougre allait se retourner vers le vieillard, cette fois prêt à le frapper. Mais il interrompit son mouvement, surpris par ce qu’il venait de voir par terre. À l’endroit où le liquide s’était renversé, la terre sèche s’était humidifiée. Et, à un endroit très précis, une tout petit brin d’herbe semblait avoir fait son apparition. Le vieux sorcier disait-il vrai ? C’était impossible !
Avec avidité, Borrk se précipita sur la gourde et en renversa quelques gouttes un peu plus loin. Il scruta le sol, plein d’espoir. Le liquide s’engouffra dans la terre, mais rien n’en émergea. Frustré, Borrk versa une bonne rasade. Il attendit encore et, à sa grande surprise, un brin d’herbe sembla émerger timidement. C’était fantastique ! Avec ça, il allait avoir plus de récoltes qu’il n’en fallait pour le dire ! Afin de montrer sa satisfaction, il s’autorisa à partir dans un rire mauvais. Puis il se tourna de nouveau vers Vimki. Il plongea dans ses yeux son regard malsain. Allait-il tenir sa part du contrat ?
- Ça fait un objet ! Où sont les autres ?
Le sourire édenté de Borrk révélait tout le mauvais esprit dont il faisait preuve. Et puis, c’était un petit malin. Il sentait qu’il pouvait arriver à ses fins tout en bernant le gars. Son esprit sordide était en train d’élaborer un plan pour tirer profit de cette rencontre inattendue. Papy voulait se renseigner sur les ruines derrière lui ? Il suffisait de lui donner satisfaction. Après tout, ce lieu maudit pourrait bel et bien se charger de lui. Borrk n’aurait qu’à récupérer son dû -les deux autres brevages- après coup.
- OK, tu as le droit à une réponse. Les ruines, derrière-moi, ce sont... des ruines ! Pas bon d’y aller. Ensuite, est-ce que j’ai vu ton pote le Basilisk ? Ça, c’est une autre histoire !
De nouveau, Borrk affichait son sourire édenté -une habitude rare, chez lui. De toute évidence, il était satisfait de cette rencontre et espérait en obtenir davantage encore.Spoiler : Pour la suite
Spoiler : HRP
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Post n°7
Auteur : Vimki EdstCet homme, dont les dents cariées, manquantes et fragiles, au visage sali par la terre, bruni par de long travaux, inspiraient la confiance, était tout à fait charmant! Sa réaction a priori lorsqu’il sentit le breuvage était celle d’un animal étonné. Cet homme, sous les yeux du vieillard, venait de résister à un breuvage extrêmement puissant; il devait donc avoir de longues années d’ivrognerie derrière lui. Normal, me direz-vous, sur une planète pareille où le mal, comme le vent, soufflait et parcourait la surface.
Puis, il fit quelque chose qui énerva Vimki, il jeta sa précieuse potion par terre. La main de Vimki se resserra sur son bâton, prête à frapper, mais tout comme son interlocuteur s’était retenu pendant sa crise d’hilarité (Vimki avait senti un légère hostilité mais n'avait pas fait attention), il s’arrêta pour observer. La gourde, par terre, déversa un peu de son contenu et comme prévu, puissant engrais, des germes apparurent. Enfin, comme prévu. D’habitude, il fallait quelques heures avant que le germe n’apparaisse, mais ici, quelques secondes, ce qui rejetait vimki dans quelques réflexions saugrenues. Il frotta sa barbe,en réfléchissant, oubliant pendant quelques secondes le paysan , celui-ci s’affairait à réitérer l’expérience. Était-ce la sédimentation du sol qui provoquait une telle réaction ? Ou bien la forte présence de la force, et plus particulièrement du côté obscur ? Peut-être que la flore de Korun’ serait propice à l’agriculture de cette planète, peut-être même qu’un lien spécial liait les formes qu’avait prises la vie sur ces deux planètes. Intéressant, pensa-t-il, il digressa rapidement à Tano, le chevalier herboriste qu’il n’avait pas eu le plaisir de revoir. Avec lui, il pourrait expérimenter sur cette planète et résoudre ce mystère étrange. Mais là n’était pas la raison de la venue de Vimki. Il devait chercher Yulin.
Le Paysan se mit à rire et revint ensuite vers lui, plein d’enthousiasme, Vimki avait bien illuminé sa journée. Pourtant, dans son regard, persistait un éclat étrange de ténèbres que Vimki attribuait à sa fréquentation prolongée, sa promiscuité avec l’héritage
Sith. Cet homme, pathétique au premier sens du terme, lui offrit donc une réponse. Au premier abord la réponse ne lui servait à rien, et quelqu’un d’autre aurait cédé à la colère, l’aurait agrippé par le col, terrassé, dépouillé pour avoir le reste des informations. Vimki n’était pas de cette race là, son esprit fonctionnait différemment devant le superflu, la lumière des holocrons, hein… Il avait appris à tirer le maximum d’une phrase même la plus évasive. Mais cet homme sympathique ajouta une information très importante… Pour lui, le paysan, il vaudrait mieux ne pas y aller. Les ruines devaient donc être dangereuses. Vimki sourit au bonhomme mesquin, plissa presque imperceptiblement les yeux, plongea lentement, minutieusement, sa main dans sa besace lorsque son interlocuteur lui demandait d’autres objets. Vimki avait un autre projet pour cet homme. Un projet de grande envergure.
Il lui tendit une autre décoction, celle-ci contenait un fortifiant légèrement différent, contrairement au premier il n’avait pas la faculté de faire pousser les plantes, mais permettait de rester éveiller plusieurs jours d’affilés. Peut-être, permettrait-elle à ce paysan de faire tenir ses plantes face aux intempéries et au climat hostile.. . ?
« Merci cher monsieur, pour votre coopération… Les informations que vous m’avez données sont précieuses... et dès que j’aurais retrouvé mon ami je reviendrai vous voir pour que nous trouvions un moyen de faire pousser vos plantes plus rapidement. Ne serait-ce pas intéressant d’avoir un accès illimité à ce qui semble être un engrais ? Vous auriez dû y goûter, vous en auriez ressenti toutes les propriétés. Je vais maintenant vous offrir cette deuxième décoction qui n’aura pas les mêmes effets sur vos précieuses denrées, mais qui je pense, vu la réaction du sol, permettront peut-être de les rendre plus résistante. En fait, je pense que quelqu’un comme vous, en la buvant, pourrait resister à un coup de blaster avec une grave brûlure, mais pas une blessure mortelle… Tenez, prenez, en gage de notre amitié et de notre futur accord ! Allez, au revoir ! »
A peine avait-il dit ces mots qu’il lui tournait le dos, attentif à tous bruits qui pourraient approcher de derrière. Il n’attendit ni réponses ni remerciements et marcha jusqu’aux « ruines » ce qui lui prit quelques minutes. Il omit, mais cette fois involontairement, que le breuvage pouvait provoquer une crise de foie violente, suivi de vomissement bileux... Le temps ne changea guère durant ce laps de temps, quelques nuages peut-être mais rien de remarquable, ce fut le sol qui changea. D’abord sablonneux et sec, il devint rocailleux et glissant. A mesure qu’il approchait des ruines, creusées dans la montagne de pierres rouges, l’humidité se faisait plus présente et l’air devenait plus oppressant. Les Siths ? Non... au moins leur souvenir. Durant la bataille de la forge, la présence du côté obscur ne l’avait pas empêché d’agir, mais ici, maintenant, elle le ralentissait clairement. Son dos commençait à lui faire mal, alors qu’il n’avait marché que quelques kilomètres. Sa poitrine était oppressée. Yulin serait vraiment entrer dans un tel endroit ?
Enfin, il arriva aux portes des ruines, celles-ci, couvertes de symboles et de glyphes étranges, construites en pierres si noires qu’elles semblaient aspirer le soleil, exhalaient une énergie maléfique indéniable. Danger ? Oui… Y aller ? Oui… Mais doucement... Il commença à observer l’architecture du site, les pierres qui ,avant l’entrée, s’élevaient du sol, tels des monolithes propitiatoires indiquaient un lieu de rituel. Peut-être, les propriétés du sol du fermier et ce site étaient liées ? C’est une question à laquelle Bador, sensible à la force et très probablement conscient des forces vitales de la planète, aurait voulu répondre. Donc, il y avait au moins une chance qu’il se trouvât dans ce lieu. Alors que faire ?
Des initiés du côté obscur pouvaient très bien avoir élu domicile dans le lieu et sentiraient probablement sa présence à lui, un vieillard inoffensif… Ou bien, la faune de cette planète, ayant muté à cause des forces maléfiques pourraient s’en prendre à lui. Beaucoup d’option pour mourir. Vimki rit dans sa barbe et pensa à Elta.
Il entra discrètement. Longeant les parois en essayant de faire le moins de bruit possible, s’enfonçant dans l’obscurité, éveillant ses autres sens à la façon dont tant de fois il s’était entraîné à le faire. Il sentit comme un picotement lui parcourir le crâne. Comme si la force l’entourant commençait à se faire sentir. Son lien ? Des échos dispersés ? Beaucoup de questions auxquelles seul un nouveau pas pouvait répondre. -
Post n°8
Auteur : Super PNJL’ombre du colosse se dessinait dans l’entrée obscure du temple. La pluie battante transformait les habits de la silhouette encapuchonnée en un amas de tissu lourd et froid. Mais le Besalisk n’était pas gêné pour autant : il se trouvait enfin au pied de l’objet de ses recherches. Ce temple Sith de Thule cachait l’objet de ses convoitises. De son pas lourd, il pénétra l’entrée du temple, se mettant à l’abri de la pluie et faisant un pas de plus vers les pièges qui l’attendaient. Obtiendrait-il ce qu'il était venu chercher ?
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L’entrée dégageait une atmosphère froide. Les pierres noires de jais ne reflétaient aucunement le soleil haut dans le ciel. Très rapidement, un voile de ténèbres recouvrait l’intérieur et il devenait difficile d’y progresser. Le voyageur imprudent capable de pourfendre ce rideau d’obscurité serait en mesure de découvrir des filaments blanchâtres. D’abord éparses, ils finissaient par se réunir en différents conglomérats, jusqu’à former de véritables toiles d’araignées. Étonnamment abandonné depuis des années, ce temple Sith avait laissé place à une nature corrompue. Les créatures qui hantaient les lieux n’avaient plus rien de vivant : à la croisée entre l’état sauvage et l’alchimie Sith, elles avaient proliféré dans l’ombre du Côté Obscur.
Alors que Vimki faisait ses premiers pas dans le temple, une entité endormie s’éveilla. Toute recroquevillée, dans les profondeurs d’une allée abandonnée, la monstruosité allongea ses longues pattes velues. L’écho des pas du Jedi résonnait dans son être, telle une perturbation à laquelle elle devait mettre fin. Une mise à mort qui la nourrirait sans doute. Tapie dans l’ombre, l’araignée géante sortait de son sommeil.Spoiler : Pour la suite
Spoiler : HRP
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Post n°9
Auteur : Vimki EdstLe couloir dans lequel Vimki s’était engouffré était… Sombre… Sombre et humide. Il fallut bientôt que Vimki allumât sa vieille lampe torche pour qu’il puisse voir à quelques mètres devant lui. Mais ce n’était pas l’obscurité qui était la plus dérangeante, c’était cette sensation désagréable d’être touché par des fils collants, fragiles au début, mais si nombreux qu’ils en finissaient par devenir assez résistants, embêtants, et il devenait de plus en plus difficile d’y progresser. Ils n’étaient pas difficiles à reconnaître, c’était vraisemblablement de la toile d’araignée, ce qui était inquiétant, au contraire, c’était leur nombre et leur taille. En effet, tous ont vu des toiles d’araignée pendre d’un coin du plafond, déjà brisée par le vent, minuscule et reflétant d’une lumière argentée le soleil qui y passe. Ce genre de toile est fortuite, presque domestique et ne signale aucun danger. Ici, leur nombre et leur taille indiquaient que des ou une créature de taille gigantesque arpentaient ce lieu. La première réflexion que se fit Vimki fut qu’en entrant dans ce lieu où l’obscurité se mêlait au côté obscur, en touchant l’une de ces toiles, il avait obligatoirement réveillé quelque chose, à la façon dont une mouche s’empêtrant dans une toile, active un réseau de communications spécieuses débouchant presque toujours sur l’alerte de son propriétaire. Ainsi, il se savait en danger. Il savait que d’une manière ou d’une autre, quelque chose l’observait. D’une part, le froid qui régnait en ce lieu signalait que le côté obscur qui y habitait était endormi, en repos, latent… Il aurait donc affaire à des créatures qui pouvaient vivre longtemps sans se sustenter, probablement génétiquement modifié. Il savait, de par les livres, que le froid obscur d’une bâtisse, interrogeait presque toujours l’existence d’une relique, ce qui expliquerait l’endormissement du lieu. Selon certains ouvrages d’érudits Sith, la présence du côté obscur se manifesterait de façon différente selon qu’il y ait des utilisateurs de la force des ténèbres ou non. Donc, le froid serait une manifestation du côté obscur, mais endormi, latent, comme dit plus haut. Au contraire, si un utilisateur puissant de la Force serait entrain de traficoter quelque chose, le lieu serait empli d’une chaleur redoutable, presque insupportable pour quelqu’un qui n’aurait pas d’entraînement adéquat. Bien sûr, ce genre d’affirmation ne sont qu’hypothétique et l’on peut retrouver des différences notables dans la réalité. Un lieu qui renferme un fantôme de la Force peut être froid, un lieu qui renferme un fantôme de la Force peut être chaud ; un lieu où un utilisateur trafique des saloperies peut-être glaciale ou brûlant selon ses intentions. Cette fois, Vimki se persuadait qu’il n’y avait pas de formes intelligente dans les lieux, autant pour se rassurer que se rappelant les livres qu’il avait lu. C’était en somme une double manière de se galvaniser.
En même temps, essayant de percevoir les échos qui traversaient les lieux, il laissait sa main aller sur les parois au fur et à mesure qu’il avançait, espérant ainsi repérer tous dangers approchant. Seulement, comme dans tous lieux creusés dans la terre, toutes ruines, toutes excavations sinistres, il fallait étudier le contraste d’une structure presque vivante, mouvante et aléatoire. N’est-il pas, en certains endroits, cette étrange mouvement continuel de la roche qui s’effrite, s’émousse et danse, presque, au rythme des plaques tectoniques, elles-mêmes, se déplaçant dans des sens contradictoires aux conséquences délétères, millimètres par millimètres? Il fallait donc qu’il concentre ses capacités tactiles avec suffisamment d’acuité pour distinguer l’éboulement qui se jouait dans un couloir voisin, de la goutte d’eau qui se brise en mille éclats sombres sur le sol, de la poussière exhalait du frottement de deux faluns millénaires, de la créature qu’il avait effectivement réveillée. Et sans la Force c’était un exercice d’autant plus difficile.
Le couloir dans lequel il s’était engouffré, dont les murs étaient recouverts d’inscriptions dans une langue qu’il reconnaissait comme étant du vieux Sith, était imbibé d’obscurité, glacé comme la mort et vraisemblablement très long. Il avait décidé de garder le cap, d’aller tout droit, bien qu’il passait à côté de plusieurs bifurcations, il savait, sentait au fond de lui même, qu’il ne pouvait partir dans une explorations à l’aveuglette. Seul problème, bien que le couloir continuât droit, il sentait qu’il tournait de plus en plus, comme dans un subtil tourbillon. Et plus il avançait plus les inscriptions étaient dérangeantes, accompagnées de figures et de bas-reliefs exprimant la cruauté des Sith. Ces fervents suppôts du côté obscur, toujours prêts à détruire la bonté et la compassion qui lie les individus entre eux. Il se mit à penser à son maître, perdant un instant sa concentration sur les bruits alentours, il réfléchit au rapport que celui-ci avait dû former depuis son départ, son rapport à son ancien élève, Vimki, et les Sith, qu’il devait tenir responsable de sa disparition, de sa mort, que sais-je ? Mais, la réalité, c’était que son maître allait peut-être comprendre que Vimki l’avait laissé pour mort durant la bataille de la Forge. Vimki allait au devant d’une terrible confrontation ou de retrouvailles touchantes… Vimki ne savait quoi penser. Serait-il en colère ? Un besalisk aussi vieux que Yulin ? Un tel sage dans un tel corps de géant l’écraserait sans hésiter en voulant simplement lui exprimer son affection. Il pensait à des conjectures irréelles, essayait de se projeter dans un proche avenir où il retrouverait son maître et l’aiderait dans ses recherches… Tout ça était… Particulièrement stimulant ! Il allait retrouver son vieux maître, reprendre son entraînement au début et aider la galaxie plutôt que de rester enfermer dans les archives. Tout un programme !
Brusquement… Une série de bruits fugaces, si légers qu’ils étaient presque imperceptibles, retint son attention. Il ne fut pas sûr, et comprit rapidement qu’il n’aurait pas dû s’avancer trop loin dans le dédale obscur, ne pas laisser derrière lui de couloir non exploré ; il avait vraisemblablement laisser la porte ouverte à une attaque surprise. Il se tourna vivement. Rien ! Les bruits étaient encore loin, croyait-il. Ce qu’il ne savait pas, c’est que la créature trônait déjà au dessus de lui, prête à lui fondre dessus à la moindre baisse de concentration. Il avouait que son rythme cardiaque commençait à s’accélérer. Quelque chose comme l’instinct lui disait que quelque chose était tout proche. Un danger relatif, un danger tout de même. Il continua pendant 5 bonnes minutes, ressentant toujours la même angoisse, une sorte de présence qui se reliait à son intériorité sous la forme d’une boule dans l’estomac… Il finit par s’arrêter complètement. Il passa sa main dans sa barbe, lentement, il venait de comprendre. Pourquoi un prédateur l’attaquerait frontalement ? Surtout une araignée… Mais alors, pourquoi ne l’avait-elle pas déjà attaqué et dévoré ? Quelque chose clochait. Quelque chose à propos du prédateur en question… Sortait-il de son sommeil et attendait d’avoir retrouver plein usage de ses sens avant d’attaquer ? Non, c’était trop intelligent pour une simple araignée… et pour une créature du côté obscur, qu’il savait, la plupart du temps, très fourbe, c’était trop attendre. Complètement immobile, il se retint le souffle. Et c’est là qu’il sentit la créature, au dessus de lui, l’observant de ses sept yeux ténébreux. Tous deux immobiles, Vimki de dos, la créature retournée sur le plafond, se jaugeaient. Un vague frisson lui parcourut l’estomac, et il eut comme la conviction qu’il ne restait plus qu’une seconde avant que le combat ne s’engageât. Il n’avait jamais eu ce genre de sensation, jamais durant sa vie de Jedi. C’était autre chose… Mais… C’était la force. Cette sensation étrange sembla sortir de son corps pour rebondir sur les murs, dans tous les sens, à la façon des cris d’une chauve souris qui essaye de se repérer. La Force, vraiment ?
La seconde passa… Il sauta sur le côté et la créature maléfique bondit dans le vent, cette fois à l’endroit, poussant comme une sorte de crissement aiguë. Elle souffrait… Elle boitait, voilà pourquoi elle avait tant attendu ! Si cette sensation ne l’avait pas pris au ventre, Vimki serait tombé directement dans un piège. La sensation revint, plus forte encore ! Mais cette fois, il n’eût le temps de se convaincre de l’issue possible d’une telle manifestation corporelle de la Force. Ainsi donc, il n’eût fallu que se pousser dans ses propres retranchements pour que son lien à la Force se manifeste à nouveau, d’une manière complètement différente. Comme dit, il n’eut le temps de comprendre ce qui allait arriver… La créature cracha une boule de toile qui fila dans les airs à une vitesse prodigieuse, et Vimki la vit s’écraser sur son visage au ralenti. Sa lampe de poche tomba en résonnant sur le sol rocailleux de la ruine. L’obscurité complète et une forte douleur aux yeux lui fit prendre conscience que même si la bête était blessée, elle n’en était pas moins dangereuse. En fait, il n’existe peut-être pas, au sens émotionnel, de chose plus dangereuse qu’une bête blessée. Quelle chance ! Une bête en colère. Le plus vite qu’il put, serrant son bâton dans l’autre main, se sentant chanceler, il se tint contre un mur, et de sa main droite tenta de retirer la toile visqueuse… Mais la matière était d’une résistance hallucinante. La bête bondit sur lui, il se sentit tomber en arrière sous son poids écrasant… Il était à la merci de cette cruelle créature, et si il n’eut le temps de retirer la toile de son visage à temps, elle eût le temps de plonger ses crocs dans son coups. Il arrêta sa gueule dentée avec le bout à gueule de serpent de son bâton et tenta de se débattre. Il parvint à coller son pied droit sur le thorax de la créature et à pousser si fort, qu’elle recula de quelques pas. Il se tortilla vers l’arrière de façon à l’avoir toujours en vue et de mettre de la distance entre eux. Mais la bête ne s’arrêtait pas. Elle bondit à nouveau, du coup, Vimki roula sur le côté pour l’esquiver et toucha le mur avec sa hanche. S’appuyant sur le mur pour se relever, il en profitait pour asséner un coup de bâton droit sur la tête de l’insecte immonde. Puis il observa ses réactions, elle était sonnée mais toujours vivante. La prochaine fois qu’elle sauterait il utiliserait le bout pointu, l’arrière de son bâton pour la transpercer, mais peut-être le combat était-il déjà terminé… A demi éclairé par la lampe sur le sol, la créature bougeait encore, et préparait soit sa fuite soit une prochaine attaque... -
Post n°10
Auteur : Super PNJLa lueur de quatre sabre-lasers éclairait la gueule béante de la créature. Se détâchant des ténèbres du temple, l’araignée avait fondu sur le Besalisk. Mais nul ne pouvait être surpris, lorsque l’on était allié à la Force. Le maître Jedi avait promptement réagi à la menace ! Dégainant ses armes, il avait paré les assauts du monstre. Et il n’en avait fait qu’une bouchée ! Cependant, il avait senti que ce n’était qu’un avant-goût de ce qu’il attendait. Tuez-en un et d’autres arriveront. L’odeur du sang, même cautérisée, n’allait pas tarder à rameuter ses congénères. La vermine du Côté Obscur se mettait rapidement en mouvement, dès lors qu’il s’agissait de tuer.
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POUM.
Voilà que le temps paraissait en suspend. L’araignée n’avait pas pu faire de Vimki son repas : le vieillard lui avait donné du fil à retordre. La créature n'avait pas apprécié la résistance de son plat, aussi avait-il décidé de prendre un peu de recul. Dans un mouvement de repli, il était difficile de déterminer quelle serait sa prochaine action. Allait-elle reprendre l’assaut de plus belle, ou s’avouer vaincue ? Impossible à savoir. Sans prévenir, le temps reprit son cours et l’araignée s’élança... par-dessus Vimki, avant de disparaître dans les méandres du temple. Était-ce réellement un soulagement ? Ou était-ce une ruse, pour tomber sur le Jedi dès lors qu'il se penserait en sécurité ? Impossible à savoir. Seul un habitué de la noirceur de pareil lieux, ou quelqu’un de suffisamment sensible à la Force, pouvait se faire une idée.
POUM.
Soudain, une série de petits crépitements commença à se faire entendre sur les parois du temple. À bien y regarder, il était possible de déceler de minuscules araignées. Elles s’échappaient des fissures des murs et leur nombre grandissait à vue d'oeil. Cela ne présageait rien de bon ! Rapidement, le Jedi fut entouré de nuisibles : sur le sol, les parois et certainement le plafond. Les créatures se déplaçaient en nuée, le long de lignes imaginaires. À bien y regarder, il était possible de distinguer un schéma, comme si ces lignes vivantes s'inscrivaient dans un dessin géant, aux proportions plus importantes. Ces araignées formaient les filaments d’une même toile imaginaire. Car toutes ces nuées semblaient mener en un point lointain, hors-de-portée de Vimki. Était-ce une invitation à progresser dans ce couloir, en direction de l’endroit où l’araignée géante s’était réfugiée ?
Le choix de Vimki n’était pas évident. D’autant plus que dans son dos, depuis l’endroit où il venait, des bruits sourds avaient commencé à raisonner.
POUM.
Quelque chose approchait. Quelque chose de grand, de massif. Un prédateur qui, assurément, avait fait fuir l'araignée géante. Une menace des tréfonds de Thule qu'il ne fallait jamais réveiller. Et qui, pourtant, était là.
Vimki était donc confronté à un choix délicat. Avancer, c'était suivre les araignées et atterrir dans leur nid. Reculer, c'était aller au devant d'une menace inconnue. Seul dans l'Obscurité, il ne pouvait compter que sur son instinct. Et la Force. Au vu de l’atmosphère qui devenait de plus en plus électrique, une chose était sûre : où qu’il aille, Vimki devrait s’y rendre rapidement.
POUM.Spoiler : Pour la suite
Spoiler : HRP
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Post n°11
Auteur : Vimki EdstL’araignée semblait sonnée mais toujours en alerte. Elle avait encaissée le coup de plein fouet et pourtant était toujours mouvante. La force de Vimki avait bien diminué… Ou peut-être était-ce le fait que ce n’était pas un coup de sabre laser. Vimki dans l’expectative se revit pendant une fraction de seconde jetant son sabre dans le marais près de son arbre-abris. Quelle riche idée pensa-t-il en souriant pendant une autre fraction de seconde.. L’araignée piétina le sol sur place et fit un demi tour, puis un autre, dans ce bruit caractéristique et irritant de pattes velues qui n’existe qu’à cause de leurs dimensions peu naturelles, avant de faire face au vieux Jedi ce qui contracta tous ses muscles. Il semblait qu’elle hésitât à attaquer à nouveau. Vimki l’observait, son bâton fermement serré dans ses mains, prêt à frapper à nouveau, esquiver s’il le fallait, s’enfuir si toutes autres options étaient compromises.
Elle bougeait presque imperceptiblement, du fait de son étrange respiration. C’était, pour le vieil archiviste, un spécimen délicat très important à observer. Si il avait pu, il l’aurait capturé vivante et aurait appris bien des choses sur ce type de créature. Mais, ô grand mais, il fallait d’abord survivre. Arf ! Comment ne pas l’observer une seconde de plus, profiter de cette expérience si impromptue une seconde de plus ? Observer, observer tous les plis, ces poils immenses et qui devaient si bien coller qu’une fois entre ses griffes il faudrait la force de deux hommes pour s’en défaire sans intervention extérieure; observer cette gueule à mandibules tranchantes, suintant l’infamie de millénaires accumulées de savoirs obscurs. Force ! Quelle vision ! Le coeur de Vimki palpitait à s’en rompre, il savait le danger, mais était comme pétrifié par l’idée que peut-être, une seconde, une minute de plus, suffirait à percer les secrets de cet animal. Lorsqu’elle l’avait pris en prédation, elle avait fait preuve d’une intelligence qui n’avait rien de naturelle, presque hors du monde animal, et maintenant que Vimki pouvait la voir, enfin la voir, l’entrapercevoir dans la clarté de sa lampe sur le sol, il ne pensait plus qu’à ça. C’était sa nature à lui, son côté malsain, casse-cou de la connaissance… A mesure qu’il l’observait, ses muscles se détendaient, s’allégeaient, de la même manière que sur Korunnai, durant les rixes et les escarmouches où il prenait le temps de faire abstraction. Seulement, cette fois, pas d’écho, pas de prescience, juste cette espèce de sensation dans l’estomac, qui l’avait formidablement aidé à esquiver tout à l’heure. Elle bougea, une patte, puis une autre, à une vitesse extraordinaire, elle se plia de tout son long. Elle sautait ! Il en était sûr, mais pourquoi autant de temps entre le bruit de ses pattes et la projection ? Vimki voyait-il au ralenti ? Non, elle sautait, mais se préparait, visait, calculait, prenait son temps… S’amusait-elle avec lui ? Malgré sa blessure ? Elle sauta tout à coup, et Vimki sentit l’air qu’elle déplaça au dessus de sa tête ; elle venait de sauter au dessus de lui, sur le mur, comme si elle ne l’avait jamais visé. Durant la période de réflexion de la créature, elle avait dû évaluer Vimki et juger qu’il n’était pas nourriture suffisante. Maintenant au dessus de lui, la créature, toujours dans son bruit caractéristique, s’enfuyait ou feintait (à choisir), Vimki pouvait donc être fier de l’avoir ainsi réprimer dans ses instincts. Du moins c’était son interprétation. Il y eut un énorme bruit, semblable à une pierre qui tombe non loin, et qui provoqua une réaction en chaîne. Tout d’abord , Vimki crut à un éboulement.
Il observa le plafond quelques secondes, vit que l’araignée était déjà loin, et regarda au sol, se plia pour récupérer sa lampe torche, et… Vit une myriade de minuscules araignées allait en tout sens, désordonnées à première vue. Elles bougeaient dans une sorte de crépitement de plus en plus bruyant. Les éclairant, il comprit vite qu’elles suivaient un schéma ordonné, naturel, logique. Un schéma qui lui rappela un passage sur les comportements arachnoïdes que l’érudit zoologiste Tobin Kartos avait recensé dans un holocron aux archives de Coruscant. En fait, elles fuyaient en groupe, c’est ce que déduit Vimki, elles suivaient leur instinct de conservation, sinon, elles n’iraient pas dans un tel empressement.. Puis il y eut un autre bruit, un bruit similaire mais d’une octave légèrement plus faible. Cela ressemblait à un pas… le boitillement d’une créature gigantesque. Au moins assez lourde pour faire trembler tout l’édifice.
Il ne faut pas chercher de logique au raisonnement de Vimki, raisonnement qui vous l’avouerez, manquait de logique. Il crut pendant quelques minutes, s’approchant à pas feutrés du bruit en question, qu’il allait tomber nez à nez sur Yulin Bador, chargé de quelques reliques que seul il pourrait porter et qui expliqueraient le retentissement d’un tel vacarme. C’était omettre de l’équation une conjonction de circonstances hasardeuses et tristement cyniques qui allaient le placer, encore une fois, dans une situation périlleuse, et dans laquelle, il s’engouffrerait de manière si absurde que les livres d’histoire, fusse-t-il un témoin scribe de sa mésaventure, en garderaient une trace indélébile. Il avança donc, mais prudemment, longeant les murs et se rapprochant des pas qui peu à peu s’amplifiaient. Sa lampe de poche éclairait le chemin et de temps à autres les murs, constatant la fuite, puis l’absence des araignées. Quelque chose se passa en lui, quelque chose d’extraordinaire qu’il n’avait vécu que sur la Forge ou sur Korunnai, lorsque des êtres sensibles à la Force avait délibérément utilisé le côté obscur. Il eut froid et chaud en même temps. Comme si toutes les théories qu’il avait accumulées dans son esprit, aujourd’hui, culminaient dans cette expérience. A mesure qu’il progressait la sensation devenait à la fois plus paralysante et plus suffocante, c’était une contradiction exceptionnelle dans les lois de la Nature, et d’un certain point de vue, il était heureux de vivre une telle chose. Car, même si elle était obscure, la Force était là, présente autour de lui, vivace et inépuisable. En lui, au contraire, lui qui se sentait réceptacle, il y avait comme un gouffre… Une abîme étrange de sensations mêlées et inexplicables. Pour l’instant.
Les pas qu’il entendait commencèrent à s’accélérer fébrilement. Il était tout proche. Yulin ? Il eût voulu prononcer son nom à voix haute, mais ses lèvres restèrent clauses, comme scellées par l’angoisse. Une angoisse qu’il ne voulait pas attribuer à la peur de voir son ancien maître. C’était autre chose. La chaleur, tout à coup, devint presque insupportable, et si le couloir n’avait pas été circulaire, il serait probablement mort.
C’est qu’il la vit, l’éclairant pendant quelques secondes avec sa lampe torche qui ne fut qu’un petit rond dans son dos. Une créature encore plus gigantesque que l’araignée. Musculeuse, retournée, à l’affût, recouverte d’une carapace brunâtre surplombée d’innombrables piques, sa tête impure se rapprochait du reptile mais était plus aiguë, plus grosse aussi et couronnée de cornes immenses et menaçante, son torse avait la circonférence d’un homme couché, ses pattes comme incurvées sur l’arrière étaient sensiblement fait pour les courses de longue distance et les charges. Tout autour d’elle, Vimki eut l’impression de la voir, il y avait comme une aura de mal. Cette créature était issu d’innombrable manipulations génétiques, une prouesse de l’alchimie Sith ou une abomination. Vimki reconnut ses traits qu’il avait vu dans les légendes de l’ancien ordre Jedi.
« Un… Un… Ter...Terentatek ? »
Chuchota-t-il pour lui même. Il n’en avait jamais vu et comme pour l’araignée...Il s’arrêta longuement pour l’observer en silence, à la fois excité par une telle vision et paralysé par la peur. Une peur immense de ne jamais plus pouvoir l’observer. Il voulait tout comprendre de sa morphologie monstrueuse et se fit très rapidement la réflexion qu’il était en danger de mort. Mais sa curiosité malsaine l’obligeait à rester là tant que la créature ne l’avait pas remarqué. Celle-ci respirait fort, humait l’air, déplaçant à chaque fois la totalité de son thorax dantesque. Ces dimensions surnaturelles rendaient le spectacle grandiose aux yeux d’un érudit. Puis… Vimki entra dans l’absurde. Il avait compris qu’elle ne l’avait pas vu, sachant que ce type de créature chasse les êtres sensibles à la Force, s’en nourrit, Vimki devait avoir un lien si ténu qu’il n’était pas visible pour le terentatek. la créature se retourna sur lui vivement. Elle le vit et hurla d’un cri guttural et caverneux si profond, si dense, projetant des postillons de baves de la taille d’un poings sur la gueule du vieillard ? que ses cheveux étaient ébouriffés par le vent déplacé. Il put contempler toute la splendeur du Terentatek, ses dents puissantes et sa férocité. Le cri le sortit de sa contemplation d’érudit…Alors, il poussa l’audace jusqu’à s’approcher, le plus silencieusement du monde, et tapota sur le dos du monstre avec son bâton. La bête était comme cuirassée et sa peau extrêmement résistante ne céderait que sous plusieurs coups véhéments et précis de sabre laser. Il était donc parfaitement inoffensif.
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« YUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUULIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! BOOORDEEEl !!!!!!! »
Hurlait Vimki en courant comme un dératé droit sur le couloir vers lequel était parti les Araignées. A grandes enjambées, il sentait mourir sous ses pieds les innombrables araignées qui fuyaient dans le même sens. Le terentatek était sur ses talons, affamé, féroce. Si Yulin n’apparaissait pas dans peu de temps, Vimki allait y rester. Mais quel honneur de mourir des mains d’un monstre légendaire. Vimki arriva dans une succursale infesté d’araignées qui se mirent à fuir à sa vue, ou plutôt celle du monstre...
Désolé, pas très inspiré et plutôt absurde comme post. Tu me dis si ça marche pas =/! -
Post n°12
Auteur : Super PNJLui aussi était blessé. À peine était-il entré dans le temple qu’il avait du se confronter à de nombreux périls. Tout d’abord, cette araignée géante qui lui était tombée dessus, sortant de nulle part. L’atmosphère étouffante masquait ses sens et sa perception de la Force. Le Basilisk devait l’admettre : il avait été pris au dépourvu. Pour autant, il s’en était quand-même sorti avec brio. Il était parvenu à blesser son adversaire, avant de s’enfoncer plus en profondeur dans les entrailles du temple. À chaque pas, il ressentait la noirceur du lieu., tel un étau pesant venant comprimer sa poitrine et peser sur ses épaules. Mais il le savait : c’était le prix à payer pour atteindre ce qu’il recherchait.
Voilà qu’il devait faire face à une nouvelle épreuve. Enfin, si l’on pouvait réellement parler de nouveauté. Guidé par la Force -l’espérait-il- et l’architecture très contraignante des lieux, voilà que le Besalkisk venait de déboucher dans ce qui ressemblait à… un nid ! Une immense salle couverte de toiles d’araignées gluantes s’ouvrait face à lui. Des oeufs et des immondices -des araignées- recouvraient chaque paroi, chaque millimètre de l’espace. Une odeur plus que nauséabonde s’insinuait dans ses narines : c’était répugnant ! Le dégout qu’il ne put s’empêcher d’exprimer à travers une grimace ne le détourna aucunement du danger imminent. Au coeur de la tanière, voilà qu’il avait affaire à la Reine Araignée... et à toute sa cour. Le Besalisk ne perdit pas un instant et, aussitôt, alluma ses quatre sabres-lasers.
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Voilà qu’il faisait face à un obstacle de taille. Un cri horrible sortit des lèvres du Terentatek, lorsqu’il réalisa son impuissance. Son corps doté d’une musculature impressionnante ne lui était d’aucune aide. Sa proie venait tout juste de se faufiler dans une ouverture trop étroite pour lui permettre, à lui, de passer. D’un mouvement de rage, le Terentatek tenta de passer le museau dans le trou, mais il se cogna violemment. Dans un nouveau cri énervé, il voulut déplacer la paroi rocheuse, mais n’obtint aucun résultat satisfaisant. La proie venait de lui échapper... pour l’instant.
Une odeur âcre occupait la salle dans laquelle venait d’entrer Vimki. Elle était composée de différents parfums qu’un ermite n’aurait aucun mal à reconnaître. Tout d’abord, celle à laquelle n’importe quel visiteur qui pénétrait cette pièce devait déjà être habituée : celle de l’atmosphère du temple. Une odeur de renfermée qui marquait la faible fréquentation du lieu, à laquelle pouvait venir s’ajouter les notes d’obscurité propres à l’atmosphère de la planète -si tant est que le Côté Obscur avait une odeur. À celle-ci venait s’ajouter une autre, très désagréable : celle de la vermine. Les araignées, surtout lorsqu’elles étaient nombreuses, avaient cette senteur immonde. Mais l’odeur la plus forte n’était pas celle-là. Par-dessus toutes les autres, il y en avait une qui revenait en tout endroit de la pièce. L’odeur de brûlé. Celle des chairs consumées, des filaments réduits en cendres, des roches carbonisées. Vimki venait d’atterrir dans ce qui avait été autrefois un nid d’insectes mais qui, aujourd’hui, n’était plus que les restes d’un feu de joie. Était-ce un bon ou un mauvais présage ?
Les petites araignées qui l’avaient conduit jusqu’ici se rassemblaient à l’autre bout de la pièce, au niveau du cadavre carbonisé d’une araignée plus grande que les autres. En observant la créature monstrueuse, il était possible de constater qu’elle n’était pas une araignée normale. Elle était bien plus imposante que les autres -déjà démesurées- et disposait d’une troisième mandibule. On aurait d’abord pu croire à une déformation dûe à la pauvre condition de son cadavre -recouvert, soit dit en passant, de centaines d’araignées minuscules, en mouvement. Autant dire que le spectacle n’était pas beau à voir ! Ceci dit, cette troisième mandibule n’en était pas une. En se rapprochant d’elle, il était possible de voir qu’il s’agissait de tout autre chose. Dans la gueule de la monstruosité se trouvait le bras d’un Besalisk, tenant fermement le manche d’un sabre-laser.
À bien y regarder, le cadavre se trouvait devant une autre entrée -qui, prise dans ce sens, était certainement une sortie- menant vers un couloir tout aussi obscur que le reste du temple. Une chose était certaine : quelqu’un avait débarrassé Vimki d’une épreuve à surmonter. Au péril de sa vie ? Aussi étrange que cela paraisse, Vimki n’avait qu’à traverser la salle pour se rendre de l’autre côté. Derrière lui, le Terentatek continuait de s’attaquer à l’ouverture, espérant pouvoir s’y faufiler.Spoiler : Pour la suite
Spoiler : HRP
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Post n°13
Auteur : Vimki EdstLe Terentatek était sur ses talons, Vimki courrait à toutes allures, la bête hurlait à tue tête, comme disant : « je vais te bousiller la tronche et festoyer sur ton corps sans vie !». Le vieux corps de Vimki à mesure qu’il avançait était de plus en plus douloureux, sa sciatique au dos s’était réveillée lorsqu’il était entré dans les ténèbres, alors un tel effort n’arrangeait rien. Il bifurqua d’un coup dans un couloir plus exigu plus par reflex que par réflexion. Il voyait sur le sol, les araignées allaient dans le même sens. Il savait qu’il tomberait bientôt sur leur nid, ou sur quelque chose d’approchant, jamais il n’aurait eu l’idée de sur ce quoi il allait véritablement tomber. Il entendit derrière lui les cris se faire moins puissant… Il le distançait ! Il n’avait pas le temps de réfléchir à la raison, car il courrait toujours, mais pouvait déjà se contenter d’une telle prouesse. En effet, les pattes musculeuses de la bête auraient dû le rattraper en deux temps trois mouvements. Mais ce n’était pas le cas ô bénédiction ! Il se mit à rire tout seul, comme à son habitude : « krkrkrkrkr ». Il ralentit, progressivement, mais garda tout de même une bonne foulée. Il pouvait mieux éclairer devant lui, maintenant que la lampe n’était plus bringuebalée en tous sens. Le couloir semblait débouché sur une succursale, ou quelque chose de plus grand… La ténèbre et la chaleur qu’avaient ressenti Vimki à l’approche de la bête, à présent s’apaisaient. Mais elles étaient peu à peu remplacée par un mélange entêtant d’odeur que Vimki ne connaissait que trop bien. C’était l’odeur d’une bataille au sabre. L’odeur de la chair brûlée mêlée à la carbonisation des poils. Comme après les rixes sur Korunnai, l’odeur du massacre… Il y avait aussi, en fond, l’odeur très particulière de ce lieu...Cause de la moisissure et du manque de vent. C’était déjà suffisant pour en apprendre plus sur la passage de Bador. Alors Vimki s’époumona à crier son nom :
« Yulin ! Sale bête ! Ramène toi ! »
Mais aucune réponse. Il entra dans la salle et contempla l’hécatombe. Des cadavres d’araignées, rassemblés en tas au milieu de la salle, pour la propagation des flammes, étaient la cause de ces odeurs. Une volute rendait la vision difficile. Les toiles qu’elles avaient tissées, sur tous les murs, ou brûlaient ou avaient été déchirées avec force courroux. Des œufs blanchâtres parcourut de stries rouges dans chaque coins avaient sensiblement été brisés, volontairement, il semblerait... C’était tout lui… Jamais dans la finesse… L’un des cadavres d’araignées avait des dimensions impressionnantes… L’araignée était gigantesque et avait dû donner bien du fil à retordre. Vimki balaya la salle avec sa lampe et constata que les minuscules araignées se rassemblaient au fond. Elles étaient paniquées, on venait de tuer leur mère, il semblerait… Un tel gâchis… ! Risquant de se faire mordre… Vimki ramassa une des araignées sur laquelle il appliqua une goutte de sa dernière gourde… Elle dormirait longtemps, il décida donc de la mettre dans une petite boîte dans laquelle il gardait une holophoto d’Elta, Bador et lui… Il ne savait pas si elle survivrait, cette petite araignée, la substance qu’elle venait de respirer était si forte qu’elle pouvait, vue la dose, la mettre dans un état de léthargie proche de la mort. Si elle mourrait, et bien l’érudit étudierait son ADN, si elle vivait… Eh bien ! L’avenir nous dirait ce que ce vieux fou lui réserverait. Il remit la boîte dans sa besace.
Puis, il observa à nouveau la reine… L’entité obscure qu’avait tué Yulin. Il s’approcha pour mieux l’observer. Comme les autres, bien que la plupart de ses pattes soient sectionnées et qu’on retrouvât ses membres un peu partout dans la pièce, sa physionomie était velue, noire et ses tendons saillants… Ses yeux fermés par la mort, recouvraient aussi bien sa tête que son dos qui se terminait en une boule géantes d’où devait sortir la toile. Lorsque enfin, il fut près de sa tête, il remarqua qu’à l’inverse des autres, sa gueule comportait une mandibule en trop. Quelle découverte ! L’évolution de l’alchimie Sith donnait donc de telles propriétés ? Il tendit la main pour en constater la texture. Ce n’était pas dur comme un os, comme les autres, c’était plutôt mou, malgré la rigidité cadavérique. Il comprit… C’était un bras de Yulin… ! Elle avait donc véritablement était un bon adversaire et Yulin, blessé, avait continué son chemin…
« Yulin ! »
Hurla-t-il à nouveau, pressé par le constat sinistre. Son cœur s’emballait. Il s’inquiétait… La passion, l’attachement… L’amitié... Il devait vite le retrouver, le soigner, lui donner au moins de ce baume qu’il lui restait de manière à réduire l’écoulement du sang. Il savait que Yulin en bon vétéran, avait déjà dû cautériser la plaie, mais, même s’il l’avait avec son sabre, il resterait quelques traces de saignement… Puis… alors qu’il s’apprêtait à arracher une mandibule de la gigantesque créature pour l’étudier plus tard, une voix familière se fit entendre dans son dos. Il pensa tout de suite « Yulin », mais cette voix que semblaient déformer l’obscurité et l’écho, comme transformée par la promiscuité des murs et la présence du mal, était féminine. Il eut d’abord un frisson qui traversa son crâne comme un fourmillement succinct avant de plonger dans ses entrailles et dans son dos, juste là où il avait mal... Il se tourna lentement, trop conscient de ce qui l’attendait, les yeux écarquillés, car il connaissait la voix. Il ne la connaissait que trop bien. Il balbutia le nom de sa propriétaire. Son cœur qui déjà battait vite, se mit à tout rompre, et lui fit même mal dans la poitrine, une pique glaciale venait de le transpercer, métaphoriquement… Il eut du mal à respirer, car ce qu’il avait sous les yeux était sa plus grande peine, sa plus grande déchirure, la plaie la plus purulente qu’ait affecté son être au fil des années. Elle le regardait, ses yeux irradiant d’une lumière ténébreuse, d’un jaune surnaturel. Ses contours, ses formes voluptueuses étaient comme poussées à l’exclusion optique, lui donnant cette allure fantomatique si particulière. Il ne l’avait jamais vu habillée d’une telle manière. Une robe noire, en haillon, était striée à la taille par deux lignes grisonnantes, et autour de ses épaules, des cercles de métal, comme préfiguration de la souffrance du vieillard, ceignaient ses pourtours. Son visage sur lequel quelques rides mignonnes amplifiaient son ancienne candeur, d’ordinaire si beau et si paisible, n’exprimant que paix et beauté, était comme comprimé de haine, déformé de tristesse ; et son teint jaunâtre n’avait rien avoir avec la couleur verte de sa peau habituelle. Ses lekkus semblaient avoir grandis de plusieurs mètres, traînant presque sur le sol, virevolant au rythme d’effluves invisibles. Elle était donc là, face à lui, revenante… Vous commencez à connaître la psyché de Vimki et vous seriez probablement tenter de croire que le vieillard aurait cherché une explication à ce phénomène étrange, cette apparition tragique de la Force… Mais, vous devriez prendre en compte, en plus de la psyché de cet extravagant personnage, son cœur, vieux et las, tristement sensible. Le frisson qui l’avait parcouru se mua en tremblement. Sur la face du vieil homme, il n’y avait qu’une émotion : la tristesse. Comme d’une conséquence naturelle, ses yeux s’humectèrent de larmes qui bientôt coulèrent abondamment le long de ses joues, mouillant sa barbe au point de rouler sur le sol de dalles. Sa respiration fébrile se mit à saccader provoquant sur ses lèvres une vibration patente. Il tomba à genou, les mains écartées comme lors d’une crucifixion. Il souffla presque imperceptiblement, suffoqué de douleur et étouffé par sa barbe blanche :
« Elta… ? »
Rien que prononcer ce nom… Rien que… La douleur était trop vive, trop réelle… N’avait-il donc pas fait le deuil de cet être cher ? 5 ans dans la forêt et… Eh bien… Rien n’avait changé… Il était toujours en proie à ses sentiments, en proie à ce tourment qu’on appelle souvenir. Mais là, c’était bien plus. Il savait qu’elle n’était pas réelle, mais, n’est-il pas, que lorsqu’on souffre, on a bien du mal à différencier le vrai du faux, l’illusion de la matérialité. Elle leva le bras vers lui, et c’était comme un signe qu’il fallait l’attraper, qu’il fallait l’embrasser pour lui faire oublier sa peine. Seulement, Vimki était incapable de bouger, c’était trop lui demander. Il se mit à sangloter doucement… La perte d’un être cher est, bien souvent, un sentiment précieux, surtout pour quelqu’un qui essaye de les réprimer. La perte est aussi, bien souvent, une matrice par laquelle, au bout d’un long cheminement, l’on parvient à se définir, car, du manque objectif, provient une nouvelle individualité, parce qu’il y a dépassement. Mais il n’avait rien dépassé… Lui, qui s’était présenté courageusement devant le conseil pour lui apporter son aide, l’invectivant sur ses erreurs passées, l’accusant d’être la cause de sa douleur, allait être confronté à la réalité.
« Mon amour… ! Que ne m’as-tu sauvée... ? Si… Si… Tu n’étais pas arrivé ce jour-là, si tu nous avais laissé nous battre, Yulin et moi, je ne serais pas morte… Tu étais un grand chevalier, un grand archiviste, mais tu n’étais pas un bon jedi, à cause de notre amour… Mon aimée, t’en souvient-il, notre baiser sur Hoth, entouré par mille piques de glace… Vimki… Edst, pourquoi m’as-tu tué ?»
Souffla-t-elle d’abord, comme sortie d’une peine irréelle que Vimki ressentait dans sa chair. Ses larmes coulaient toujours, comme un flot tranquille et son souffle suffoqué, subjugué de tristesse, commençait à produire un bruit grave, comme un grognement qui s’amplifiait à chacune de ses expirations. Elta, la twilek au grand coeur, était morte, et pourtant, à présent devant lui, elle marchait, s’approchait de lui, augmentant sa douleur au rythme de ses pas. Puis d’une voix tonitruante et double, à la fois sienne et portée par l’obscurité infâme de ce lieu de malheur, elle continua accompagnant ses mots de gestes accusateurs:
« Tu nous as abandonné ! Vieux lâche ! C’est toujours dans l’inaction que tu te complais ! A cause de toi, mille sont morts ! Par toi, j’ai tout perdu, mon honneur et ma vie ! Et à présent, après l’avoir, en plus, laissé pour mort, tu reviens vers Bador, pour recommencer ? ! Avoue le ! Tu vas lui mentir ! Insecte ! Imbécile hirsute ! Ils ont eu raison de t’ôter ton vieux titre clinquant de chevalier, car tu n’es plus que l’ombre d’un jedi ! Et comme si dans ta chute tu voulais m’emporter, regarde la manière dont tu m’as enterrée ! Sans cérémonie, quel affront ! N’as-tu pas honte, vieux fou ! Ah que tu étais beau sur Korunnai, magnifique à Coruscant, resplendissant sur Hoth, à présent, tu n’es plus rien ! Comme tu étais ridicule, les yeux pleins de larmes, lentement vomissant tes fatigues d’homme, exilé, enfoncé dans la forêt du marais ! Je te hais Vimki ! De toute mon âme ! »
Termina-t-elle en allumant son sabre. Sa lueur jaunâtre était étouffée par les ténèbres, mais la menace était intacte. Vimki à genou, la regardait avec effroi, coi, paralysé. Elle leva son sabre haut dans les airs, mais dans son regard plein de haine perçait une flamme triste, comme une bougie protégée de l’hiver. Il allait accepter ce coup fatal, baissa la tête. Alors qu’il regardait ses genoux tremblants à même le sol, alors qu’il avait abandonné tout espoir et qu’il s’affaissait dans la culpabilité de ses actes passés, l’image d’un Sith pourfendant de jeunes Jedi passa devant ses yeux embués. Dans ses oreilles, la voix lointaine d’Elta, résonnait comme un souvenir lui dictant de se défendre. La lueur jaune de la lame d’Elta vira au rouge sanguin, elle se mit à rire, d’un rire démoniaque et sardonique, avant d’abattre son sabre, elle dit doucement, sadiquement :
« Regarde ! Même en sachant qu’ils vont mourir, tu es incapable de bouger ! Tu ne bouges que pour rompre le code et tes vœux de Jedi. »
La couleur rouge de son sabre illumina la salle dans son geste. Déformée par la force et la vitesse, on eut dit un feu follet fuyant mais lorsqu’elle allait atteindre le coup du vieillard, la lame fut arrêtée par son bâton. Il la regarda, les yeux pleins de larmes contradictoires. Il avait fait tout ce chemin dans un but précis ; protéger les Jedi du retour des Sith. Et pour cela, il devait garder la vie, encore un peu.
« Pardonne-moi tout... »
Souffla-t-il presque imperceptiblement alors qu’une main il agrippait l’avant bras armé du fantôme, se retournait de l’autre et lui assénait un coup de coude au visage, du même mouvement, il la désarmait. Une fraction de seconde de plus et la lame transperçait son aimée. Le fantôme s’évaporait dans un cri de douleur redoutable et Vimki, blanc comme la mort, continuait son chemin à la recherche de Yulin. -
Post n°14
Auteur : Super PNJÇa faisait un mal de bantha. Et le Besalisk n’aimait pas ça. Ni les banthas, ni la douleur. Même lui, même en ce lieu, il connaissait des limites. Des limites qu’il aurait aimé ne pas éprouver en ce jour. Il le savait : chaque erreur pouvait lui être fatale. Il ne faisait pas bon de s’éterniser dans un temple Sith. Encore moins sur une planète pareille. Mais il était investi d’une mission ô combien importante ! Enfin, c’était surtout ce qu’il se disait pour se rassurer en cet instant. Sur quoi s’appuyait sa présence ici, si ce n’était un quelconque ressenti, mêlé à une culpabilité malsaine ? Le Jedi s’était déjà posé beaucoup de questions au cour de sa longue vie. Et maintenant n’était certainement pas le moment de s’interroger davantage. Cependant, il ne put empêcher à une énième question de s’immiscer dans son esprit : était-ce le propre des personnes au seuil de la mort de s'interroger autant ?
Foi de Jedi, sa dernière heure n’était pas encore venue ! Le Besalisk était simplement... dans une situation délicate. Démembré -il venait de perdre un bras face à ces fichues araignées géantes ; heureusement qu’il leur avait foutu le feu pour dégager le plancher ! - il était à présent tombé dans un nouveau piège. Et s’il n’en sortait pas rapidement, alors autant dire que ses jours étaient comptés. Dommage, c’était vraiment un lieu hideux pour finir sa vie.
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La Force n’oublie jamais. Vimki venait d’en faire l’expérience. Seul dans un dédale créé dans des temps immémoriaux, en navigant dans les méandres du Côté Obscur, le vieil archiviste avait été confronté à l’un des maléfices les plus anciens. La Force l’avais mis à l’épreuve, sous les traits d’Eltra. Une rencontre redoutable entre le Jedi et le Côté Obscur. Bien qu’il soit parvenu à défaire l’esprit, Vimki en était-il sorti victorieux ? Sur l’instant, impossible de juger. Seul l’accomplissement de sa quête permettrait d’y voir plus clair. Car il devait toujours remettre un pli du Conseil Jedi à son ancien maître ! S’il parvenait à le retrouver...
Après avoir parcouru un long couloir sinueux, plongé dans l’obscurité la plus totale, le Jedi déboucha dans une nouvelle caverne. À la différence de la précédente, elle était beaucoup plus large. Vimki ne pouvait en voir les limites, mais la baisse soudaine de température pouvait le mettre sur la voie. Quel que soit le lieu dans lequel il pénétrait, voilà qu’il existait certainement depuis des millénaire. Une aura mystique s’en dégageait, comme s’il s’agissait d’un endroit qui avait abrité des événements de toutes sortes, des plus glorieux aux plus macabres.
- Vimki… ?
Cette voix sortait d’outre-tombe. Il était impossible d’en distinguer l’origine. Elle pénétra l’espace telle une bourrasque, avant de disparaître aussitôt. Était-elle réelle, ou s'était-elle immiscée dans l’imagination du vieux Jedi ? Venait-elle de loin, ou était-elle toute proche ?
Soudain, les ténèbres se dégagèrent à une centaine de mètres de l’entrée. Dans le lointain, une forme se détacha. Son mouvement régulier avait de quoi attirer l’oeil du voyageur. Il était difficile d’en distinguer la silhouette. Tel un balancier, la forme effectuait des va-et-viens. Quiconque se rapprochait pouvait y discerner la réalité macabre. Il s’agissait d’une cage suspendue dans le vide. Elle n’était pas bien grande -ou, du moins, exagérément étroite pour la lourde créature qui s’y trouvait. Elle était rattachée par un crochet à une tige métallique qui allait se perdre dans les ténèbres. Derrière les barreaux, l’immense masse d’un Besalisk était avachie. La silhouette sembla remuer à la vue du Jedi.
- C’est impossible…
Dans la pénombre ambiante, il était difficile de contempler le captif. Sa voix éraillée ne laissait présager rien de bon quant à sa condition physique. La lourde carcasse tenta de remuer, bousculant la course régulière de la cage. Le Besalisk s’interrompit brutalement, constatant que le moindre mouvement menaçait de le faire sombrer dans le vide -chose qui, reconnaissons-le, ne le tentait pas vraiment. Il se figea donc dans une posture inconfortable, tout en laissant échapper un grognement sourd. Il souhaitait examiner le nouvel arrivant, mais ne le pouvait pas. De toute manière, il se trouvait bien trop loin pour se faire une idée précise de la personne qui venait d’entrer. Peut-être que sa vue le trompait. Une chose était certaine, en revanche. La peau du Besalisk n’avait pas vu le soleil depuis des jours, son corps s’était considérablement affaibli. Enfermé ici depuis un temps indéfini, il luttait éternellement contre le Côté Obscur, se sentant faiblir à chaque instant. Alors, ce qu’il voyait ici était-il réel, ou était-ce une énième épreuve à surmonter?
Le prisonnier n'eut pas le temps de se poser la question, car un grincement strident interrompit le cours de ses pensées. La cage, qu'il avait maladroitement agitée, parut s'alourdir soudainement ! La tige qui la retenait se ploya comme si une masse invisible venait de se poser sur la cage. Le précédent mouvement de la créature avait déstabilisé l'équilibre fragile de toute la structure. Sans crier gare, la cage chuta brusquement de plusieurs mètres, avant de s'immobiliser, toujours au-dessus du vide ! Sous l'effet violent de la courte chute, elle se mit à basculer dans un mouvement frénétique, accentué par le poids colossal du Besalisk. De toute évidence, la structure toute entière était sur le point de s'effondrer. Le captif sembla s'en rendre compte : dans un réflexe de survie, il s'agita, cherchant à se libérer. Mais même sa force ne pouvait rien face à cette ancienne prison. Il avait beau se débattre, les barreaux résistaient. Malheureusement, son agitation n’eut qu’un seul effet : augmenter le balancement de la cage. La tige, déjà abîmée, rendit l’âme aussitôt et le mécanisme porteur de scinda en deux. Le temps s'interrompit. Dans un moment suspendu, le Besalisk écarquilla grandement les yeux, alors qu'il comprenait le sort qui l'attendait. Son regard interdit se posa sur Vimki. Voulant crier son impuissance, il écarta les lèvres, mais aucun son ne sortit de sa bouche sèche.
L’instant d’après, la cage sombrait dans le vide.Spoiler : HRP
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Post n°15
Auteur : Vimki EdstElta… Ce nom résonnait dans sa tête comme si une voix saugrenue et tyrannique ne pouvait s’empêcher de le répéter. Cette voix était l’immense culpabilité qui faisait courber le front ridé du vieillard vers le sol. Il n’était plus très attentif au chemin qu’il parcourait, mais, il faut dire, qu’il n’y avait pas grand chose à voir dans l’obscurité qui régnait dans ces lieux. Il marchait, éperdu, tentant avec une certaine violence d’effacer le souvenir de sa malencontreuse rencontre avec un fantôme du côté obscur, dont le sadisme n’avait pas eu de pitié pour son esprit chargé de rancœur et de remord. Il marchait, tout de même, son teint livide semblait être un blasphème. La seule raison qui l’avait fait survivre c’était l’idée de revoir Yulin, mais maintenant, maintenant qu’il avait revu Elta, il n’était plus sûr de rien. Bien sûr, il avait su se défaire du fantôme, mais l’on ne se défait pas du remord facilement. Des sages disent que le remord, comme la morsure d’un chien sur un pierre, sont inutile. Mais la galaxie a vu naître des créatures, cousin du chien, dont la morsure pouvait détruire une pierre. La question, en suspens, c’est de savoir si Vimki avait les mâchoires suffisamment fortes pour broyer son remord, et plus encore, si il avait l’estomac assez solide pour le digérer. En somme, après avoir vu un fantôme, son esprit s’était rapproché dangereusement de la substance volatile du spectre. Et il ne pouvait, en fait, que marcher dans les nuages et les dédales de ses souvenirs.
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« J’irai, avec ou sans ton consentement... » Avait-elle soufflé cette nuit là, recouvrant avec le drap son corps nu dont le teint vert, éclairé par lueur mordorée d’une lampe de chevet, se découpait dans l’obscurité environnante. La chambre était décorée sommairement de vulgaires étagères tout remplies de livres, à chaque coin de cette pièce carré. C’était la chambre de Vimki. Un tapis tissé sur Korun’ et qui profitait quelque peu de la faible lueur laissait voir les formes géométriques dont le korunnai avait recouvert la plupart de leurs temples et qu’ils affectionnaient tant. Le lit, à quelques pas, dont le sommier n’était qu’un rectangle inconfortable de bois, transpirait encore de leur étreinte. Une fenêtre, sans verre, ouverte sur la forêt et ses bruits nocturnes, à quelques mètres au dessus du lit. Il la regardait avec colère, mais sa bouche ne dessinait qu’une moue contrariée. Elle le regardait avec défi et ses lèvres satisfaites s’étendaient légèrement en un fin sourire. Il y avait désaccord. Après cette nuit, ils revirent que pour se dire adieu. Vimki ne dit rien, il avait l’aval du conseil qui lui avait promis que seul Yulin partirait pour la Forge. Même si elle le voulait, elle ne pourrait pas combattre, ni se mettre en danger. Pourtant, malgré ses certitudes, l’homme plutôt frisque qu’il était, ne pouvait s’empêcher de sentir le regard désapprobateur et symbolique de son maître dans son dos. Il avait honte, honte de ne pouvoir empêcher cette bataille et les massacres qui se profilaient. Il soupira bruyamment, longuement et retourna poser un baiser sur ses lèvres, éteignit la lumière et passa la nuit, les yeux fixés sur les ténèbres qui dansaient au plafond.
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Un grand froid, une chute de température dantesque le tira de sa rêverie. Le couloir qu’il avait emprunté débouchait sur une gigantesque excavation caverneuse. Les sith avaient dû creusé cet endroit il y a bien longtemps. Trop longtemps, pour que cet endroit, comme partout dans ce temple, ne soit hostile à quiconque oserait en parcourir les empans. Il fallait donc redoubler de prudence, pensa-t-il, imaginant tout de suite pièges et trous dangereux. La pauvre et piètre lumière qui lui servait de lampe torche n’éclairait qu’un petit rayon devant lui, et la projetant au dessus de lui pour contempler le plafond, il ne put que porter jour sur plus de nuit. L’obscurité du lieu était telle, et sa taille si vaste, son ambiance si humide et froide, qu’il eut l’impression d’être un ridicule grain de sable. Une force émanait alentour, obscure et bien plus prégnante qu’auparavant, la seule chose à laquelle il eût pu le comparer était directement le terentatek. Mais une chose le rassurait quant à son hypothétique survie, il ressentait ce lieu comme si la Force en lui avait repris peu à peu de sa vitalité passée. Il était à la fois terrifié par l’espace et le côté obscure, mais aussi, fasciné et au bord de l’extase. Il était donc passé du plus déprimant des état à un état d’excitation, à l’idée de découvrir plus sur l’architecture sith. Comment, dans leur conception erronée de la Force, avaient-ils pu laisser comme ça, en l’état, une telle caverne ? Je m’explique. Vimki était habitué, de par les livres qu’il avait lu sur ses ennemis, à un exces de maîtrise et de domination de la matière. En un sens, l’architecture Sith était toujours ciselé, toujours dans la fioriture et l’ornement, jamais, contrairement au Jedi qui cherchaient l’harmonie, ne laissaient-ils de choses au hasard, et encore moins dans un lieu de culte. Leur esprit conquérant, s’attaquant toujours à la pierre, était réputé pour avoir toujours une prise exagéré sur le réel. Or, ici, c’était tout l’inverse, on sentait comme une volonté de laisser libre cours à la nature, à sa forme primitive… Comme si l’obscurité qui régnait dans ce lieu était… antérieure au gouvernement des Sith qui s’étaient succédé sur la planète. Il passa ses doigts dans sa barbe et l’effilocha comme à son habitude. Il avait tout bonnement l’impression d’être tombé sur une trace du côté obscure plus ancienne que les Sith. Rester dans un tel lieu devait être dangereux, il décida donc de continuer sa route, de s’enfoncer plus avant dans la caverne à la recherche de son ancien maître. L’obscurité ne lui permettait pas d’étudier plus cet endroit, et, la dernière fois qu’il avait satisfait sa curiosité malsaine, il s’était trouvé bien aise face à un fantôme. Il n’avait aucune envie de réitérer l’expérience…
Il avança donc, à tâtons, pas après pas, vérifiant bien qu’il n’y avait pas de précipice. Eh bien ! Un précipice ! Quelle surprise ! Peut-être était la rudesse du lieu qui avait empéché les Sith de lui appliquer leur mauvais goût en matière d’art et d’architecture, et… Un bruit… Métallique et grinçant, un crissement d’acier rouillé. Quelque chose, suspendu au milieu du vide, se balançait dans un bruit particulièrement intense à ses oreilles, comme si l’objet revêtait une importance instinctive dans son être. La chaleur dans son estomac, dont nous avons parlé plusieurs fois, se fit plus grande encore. Un bouillonnement impétueux secoua son ventre, était-ce donc son lien avec la Force qui lui signalait quelque chose. C’est alors qu’il éclaira l’objet, et qu’il le vit. Yulin, enfermé dans une cage. C’est du moins ce qu’il aperçut au premier balancement. Le vieux maître appela son nom, d’une voix fatiguée et pleine, néanmoins, de surprise.
« Yulin ...? »
Répondit Vimki à demi mot. Il s’attendait à le revoir… Mais pas dans une telle situation. Il avait dû cautériser la plaie, mais la douleur avait dû l’empêcher de voir qu’il tombait dans un piège. Qu’était-il arrivé ? Que devait faire Vimki, là, devant un tel danger ? Une foule de pensée se bousculait dans sa tête, et son cœur se mit à battre à tout rompre.
L’espèce de pendule qui se balançait et qui contenait son vieux maître, lorsque celui-ci bougea dans sa surprise, fit un bruit étrange et inquiétant, comme du métal qui se frotte dangereusement à une roche. Ce mouvement de balancier avait dû être un calvaire et avait dû éroder la roche sur laquelle était fixé le mécanisme de torture. On l’avait laissé là, pendu à la mort, avec pour seuls compagnons le vide et la solitude. Au moment du second mouvement de balancier, la structure pencha encore plus et le bruit qui venait de se faire entendre, se répéta, plongeant Vimki dans une vive inquiétude. Il fit d’abord un pas vers le précipice, les yeux écarquillés, tout était placé pour que dans cette histoire navrante, les choses se passent abominablement mal. D’abord le paysan vicieux, car, oui, Vimki l’avait bien évidemment percé à jour et avait feint la naïveté. Puis l’araignée blessée… cette immonde créature sortie des enfers qui n’avait eu d’autre but que de le tuer, tout bonnement. Puis le terentatek et enfin le fantôme. Cette histoire commençait à aller trop loin pour ce vieux coeur. Voir son maître dans un tel état, et au bord de la mort, d’abord au sens physiologique mais aussi au sens littéral…
Vimki tendit la main, répondant à celle qu’il voyait tendue par son maître. Le besalisk affaibli, les yeux livides et mornes, ne supportait même plus la lumière d’une aussi faible lueur que celle de Vimki. Qui avait pu faire ça ? Le mettre dans un tel état ?
Il n’eut fallu que quelques centimètres de plus pour que leurs mains s’attachent et s’accordent dans la salvation. Quoique Vimki eût été emporté dans le vide avec son maître. Mais c’était sans compter l’innommable destin qui était le leur. Il fallait que dans un coin de la galaxie, un drame se joue à nouveau pour le vieillard. Le mouvement de balancier reprit, et le maître fut happé vers l’arrière, il se mit à bouger vivement, l’énergie du désespoir ? Sûrement, mais même un être aussi puissant que lui, dans un tel état d’affaiblissement, ne pouvait faire céder les barreaux de sa cage qui n’était que le symbole, en somme, de sa culpabilité. Le mouvement de balancier s’accentua avec les mouvements du vieux maître excédé, mais la corde ne supporta pas ces nouvelles secousses. La structure qui le maintenait au dessus du vide, la corde rouillée, les mouvements de Yulin, tout conspirait à ce qui devait suivre. Il fallait que dans un coin de la galaxie, Vimki expérimente le drame à nouveau, que son coeur saigne un instant de plus. Les mains allaient à nouveau se toucher. Elles allaient se toucher et s’étreindre, amies. La corde céda. Et Vimki, pendant une fraction de seconde, sentit quelque chose se brisait en lui. Le besalisk voulut crier mais aucun son ne sortit de sa bouche aride.
Vimki se jeta jusqu’au bord du précipice, couché, manquant de tomber lui-même, tandis qu’il voyait, comme au ralenti, le maître chuter dans l’obscurité, dans un silence de mort recouvert par des bruits de métal déchiré, broyé, contrit. Sa main tendue vers le besalisk qui tombait était grande ouverte, ses doigts écartés vibrant de peur et de tristesse à l’idée de perdre un autre être cher, encore une fois par sa faute, pas celle du conseil, la sienne, à lui seul. Quelque chose se briser en lui. Comme un mur. Une enveloppe dans laquelle Vimki était prisonnier. Quelque chose en lui céda, et il se mit à hurler pour Yulin et pour lui. Son cri fut long comme un râle. Et tout s’arrêta. La chute, le cri, Yulin dans les airs. Suspendu par la Force ! Vimki n’en croyait pas ses yeux. Lui qui n’avait plus utilisé la Force depuis 5 ans et des poussières, dans une situation aussi désespérée, ressortait ses pouvoirs d’antan. Oh ! Bien évidemment, l’équilibre était fragile, et une vive douleur le lançait dans le dos, mais la cage était bien arrêtée dans les airs. Vimki ferma les yeux, et se concentra plus encore. Frottant contre la parois du précipice, la cage, peu à peu, remontait.
Mais l’objet était lourd, et plus encore avec Yulin dedans. Vimki rouvrit les yeux, la cage se remit à glisser vers l’obscurité. Apparemment, il ne parvenait plus comme dans le passé, à se concentrer de la même manière. A une époque, un tel exercice aurait pour Vimki en tous cas, un jeu d’enfant. Il ferma les yeux à nouveau et le bruit caractéristique du fer contre la roche reprit. Il y arrivait. Lentement. Mais c’était trop lourd ! Beaucoup trop lourd ! Vimki rouvrit les yeux et poussa un cri caverneux que seul Yulin reconnaissait. Le cri qu’il poussait durant l’effort guerrier. Yulin lui même aida en entrant vaguement dans l’esprit de Vimki, on sait à quel point ce genre de phénomène est difficile pour le Besalisk, alors blessé et affamé, cela revenait à un effort surhumain, quoi qu’il fasse dire que dans certaines parties de la galaxie, certaines obédiences considèrent que la mortification du corps, le jeûne et l’ascétisme sont des voies rapides pour construire un lien solide avec la force. Bientôt la cage bringuebalée arrivait au niveau de leurs mains alliées. Elles s’étreignirent et s’aidant mutuellement, comme ils l’avaient fait pendant des années, à travers la Force et la guerre, ils parvinrent à surmonter la distance qu’il restait entre la cage dans le vide et le bord du précipice.
Enfin la cage était posée sur le sol humide de la caverne. Vimki avait reprit contact avec la Force dans un moment désespéré.
Seulement, il restait à ouvrir la cage et à savoir qui l’avait enfermé. Vimki était couché sur le sol, sur le dos, exsangue d’un effort aussi énorme de l’esprit, respirant bruyamment. Yulin, lui devait vivre une expérience étrange et singulière, celle d’avoir échappé à la mort. Sauver une nouvelle fois par son vieil élève. Vimki tourna la tête vers son maître et leurs regards, comme auparavant leurs mains, se croisèrent en silence...
HRP :
Mp moi si c'est trop powerfull à ton gout x)! -
Post n°16
Auteur : Super PNJ
Sapristi ! De sa longue existence, Yulin ne cessait d’être surpris par les tours que pouvaient lui jouer la Force. Cette fois-ci, il avait bien cru qu’il allait y passer. En voyant se dessiner la silhouette de Vimki, le Besalisk avait d’abord cru à un maléfice du Côté Obscur. Ce maudit temple en était imprégné : les nombreux obstacles dont il avait du s’affranchir en étaient la preuve. Mais le sauvetage salutaire de son ancien apprenti lui avait démontré que Vimki était bel et bien réel. Et vivant.
Leurs mains s’étaient jointes, Yulin n’avait aucun doute là-dessus. Dans la Force, il avait senti la présence de son vieil ami. Celui-ci s’était ouvert, laissant un ouragan de Force s’éveiller en lui. Plein de mystères entouraient bien évidemment ce qui s’était passé, mais Yulin n’avait pas encore la tête à ces questions : il était blessé, épuisé et en danger.
Palpant certaines parties de son corps pour vérifier qu’il était intact, le Besalisk voulut se redresser. Le bruit creux de sa tête se cognant contre l’un des barreaux de la cage le rappela à la dure réalité : il n’était pas encore sorti d’affaire. Le maître Jedi laissa échapper un grognement de frustration. Au moins, n’était-il plus en train de se balancer au-dessus du vide. Cela lui permettait de réfléchir plus posément à la situation. Les yeux du Jedi se posèrent sur le visage de Vimki. Il n’en revenait pas de revoir ainsi son ancien padawan. Il était plus maigre que dans ses souvenirs. Sa barbe blanche continuait de lui dévorer une partie du visage et ses yeux, autrefois rieurs, avaient l’air las. C’était comme si les cinq dernières années avaient affublé Vimki d’un lourd fardeau à porter :
- Vimki, mon ami...
La voix de Yulin était enrouée. Il se remettait à peine des récents événements :
- Il faut la clef. Trouve la clef.
Yulin Bador avait toujours été réputé pour aller droit au but et il ne comptait pas faire exception aujourd’hui. De l’un de ses trois bras, il désigna une lumière au loin. On pouvait y distinguer une sorte d’autel. L’endroit paraissait inaccessible, car la distance qui séparait l’autel du bord du ravin sur lequel se trouvaient les deux compères était plongé dans l’obscurité la plus totale.
- Sois prudent, ajouta-t-il.
Vimki n’était pas au bout de ses peines. Même s’il venait de préserver son ancien maître d’une mort certaine, il devait encore trouver le moyen de le libérer et de sortir d’ici.Spoiler : HRP
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Post n°17
Auteur : Vimki EdstIl était là… A quelques centimètres de lui, et pourtant, inatteignable...Vimki, toujours pâle comme la mort, tressaillait dans ses tréfonds. Il regardait son vieux maître, rachitique, démembré, exténué par le côté obscur. Un vif mouvement d’indignation bousculait son âme, en même temps qu’une joie sans pareille. Et vaguement, ce sentiment proche de la colère, se muait à mesure qu’il l’observait, en une sorte de profonde tristesse. Qu’avait-il vécu, le vieux maître, durant ces 5 pauvres années. Vimki se revoyait, les cheveux ébouriffés, la barbe filasse, proche des marécages de Korunn’ qui protégeaient son arbre, et il ne pouvait que se jeter la pierre devant la souffrance de son ami et maître. N’avait-il pas fait preuve d’irresponsabilité ? Ne l’avait-il pas abandonné ? N’avait-il pas provoqué tout son mal?
Les voies de la Force sont impénétrables. Obscures et lumineuses à la fois. D’un acte irresponsable advient toujours des conséquences néfastes. Le jedi le sait. C’est pourquoi, il se doit toujours de peser le pour et le contre, il se doit toujours d’observer avant d’agir et ne pas céder à la précipitation. Dans certaines situations, pourtant, et ils étaient dans l’une d’elles, il faut bien agir vite.
Vimki sourit, mais ne dit rien, il préférait laisser à son vieux maître le peu d’énergie qui lui restait, il lui tendit une maigre ration rancie qu’il gardait de son ermitage sur Korunn’. Aussitôt, il retira son long manteau. Se tourna vers le précipice. Jaugea les distances, observa l’ensemble du trou, qui ne semblait avoir de fond. Il n’avait certes pas de fin vers le bas, cependant, sur les côtés, des parois rocailleuses, bien que discontinues, faisaient le lien entre les deux bords de l’endroit, preuve qu’avant ce précipice, il y avait bien une route ciselée jusqu’à ce que cachait ce temple. Ni une ni deux, il se mit à escalader, de côté, les parois, le manteau solidement attaché autour des hanches. Les pierres n’étaient pas glissantes, au contraire, des aspérités les rendaient plus facilement praticables. Cependant, elles étaient parfois friables et lorsqu’il se trouva au dessus du vide, l’une d'elles céda sous son poids. Dans un bruit sourd et qui se répète, la pierre sombra dans les profondeurs, en heurtant plusieurs choses invisibles dans sa chute, comme pour figurer ce qu’il adviendrait du vieillard si par malheur il venait à glisser. Vous pouvez certes imaginer l’état de tension dans lequel se trouvait Vimki, non dû à sa position périlleuse au dessus du vide, mais dû à toutes les aventures qui s’enchaînaient sans lui laisser une minute de répit. Il vacilla, en cherchant du doigt la prochaine pierre, pendant quelques instants tout son poids balança dans le vide, mais tint bon, on ne sait comment. Quelques mètres plus loin, tout son corps partit vers l’arrière et il manqua bien de tomber, encore une fois. Pourtant, quelque chose le raccrochait aux parois, comme une force invisible et désespérée venue des tréfonds de son âme, peut-être même de toutes les âmes défuntes qui occupaient son esprit. Quelque chose ou quelqu’un conspirait à ce qu’il traverse ce précipice. Il n’était sûr que d’une chose, il ne laisserait pas son vieux maître mourir encore une fois.
Il devait être à quelques mètres de l’autre côté, quand la parois qu’il pratiquait prit fin. Un renfoncement dans le mur de pierre s’était vraisemblablement lui aussi en aller vers les profondeurs, de sorte que, dans ce creux de mur, toute une autre galerie s’épandait. Il n’avait le temps de faire le tour, ou du moins, Yulin ne l’avait pas. D’une main, raccrochée à la parois, de l’autre il détacha son manteau et tenta vainement d’atteindre l’autre côté. Mais c’était peine perdue. Trop loin, rien pour s’y accrocher, rien pour l’aider dans sa misère. Encore une fois.
Alors, il partit vers la direction opposée, du moins avec les hanches, pour prendre de l’élan. Sans même considérer les risques, il sauta vers l’autre côté. Un humain normal, n’ayant pas la Force en lui, n’aurait pu accomplir un tel exploit, mais la Force était présente en lui, bien là, revenue d’ une longue rupture.
Il atterrit lourdement de l’autre côté et une poussière millénaire s’ébroua dans les airs sous ses pieds. Il rattacha son manteau autour de ses hanches et éclaira devant lui. L’immensité de la salle dans laquelle il se trouvait était telle que la pauvre lampe qu’il utilisait n’éclairait qu’une parcelle du lieu. Sur la surface des pierres devant lui, en quelques endroits une fine couche résineuse et blanche réverbérait la lumière, et si ce n’était des résidus de toiles d’araignée, alors ce devait être quelque autre danger. Puis, enfin, il remarqua une entrée dans la roche, à taille humaine, qui signalait sûrement un couloir, dans lequel il s’engouffra sans y réfléchir. Puis...!
