Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #23

    Post n°23
    Auteur : Kalith Shan

    Après m'être changée tant bien que mal (j'avais encore l'esprit un peu embrumé et mes mouvements restaient quelque peu incohérents) et avoir enfilé une tenue de cuir rouge, j'avais eu tôt fait d'empalmer le sabre dérobé à Fidèle dans le creux de ma manche gauche, faisant bien attention à dissimuler la bosse occasionnée par le manche du sabre derrière ma cuisse en tenant mon poignet gauche de la main droite et inversement alors que la guérisseuse était partie. J'avais un sabre. Il était presque invisible, sous tous les angles. Et il n'était pas question que je le laisse, ni que je le laisse trop voir tant que je n'avais pas l'occasion de le poser dans la main de Dark Oblivius ou de le passer en travers du corps de Fidèle. Je rejoignais la Soeur dans la cour et repris la posture initiée dans la hutte pour cacher mon arme, qui se révéla s'emboiter à la perfection dans le creux de ma hanche maintenant que le cuir s'était un peu plié. Invisible.

    - Oui, je m'appelle Kalith...Kalith Serylroe Nova, de la famille Shan...Mais en général, on m'appelle Kal' ou Saphos...c'est une longue histoire, concernant le second surnom


    Quelques secondes furent nécessaire pour que je sois capable d'articuler correctement avant de répondre. Les choses sérieuses ne faisaient que commencer, elle l'avait bien dit et j'en étais persuadée, ''la route de ton initiation va être longue''...elle avait raison c'était une certitude. Je ne me privais pas de prendre un instant


    - Je suis née sur une planète un peu...hostile. Mes parents sont ingénieurs, ils allaient chercher les plans d'un nouveau vaisseau de transport léger sur Tiss'Shar et...Je suis née deux semaines avant la date prévue, et élevée de fait par les autochtones...Les Tiss'Shar sont un peuple bien à part, leur petite planète est à côté de Korriban...J'aimerais bien y retourner un jour, je suis certaine que se former avec leurs guerriers serait un atout non négligeable...


    Repenser au temps que j'ai eu vécu sur Tiss-Shar (huit ans, pour être précise, précédant les sept années sur Kuat) ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps. J'y avait appris les mœurs de l'endroit, principalement axés sur la loi du plus fort, et la langue locale quoi que mon organisme humain (et notamment mon appendice buccal) ne me permette pas de la parler à la perfection. C'était là bas que j'avais appris la mort avant d'apprendre la vie.

    Les rituels des Tiss-Sharl, nombreux et guerriers, avaient toujours un rapport particulier à la mort et à la confrontation physique. Leur philosophie ressemblait quelque peu à celle de certaines tribus trandoshans, c'était là une chose interessante à observer.

    - Les cinq premières années de ma vie, je n'ai pas vu mes parents plus de deux heures si l'on exclut l'accouchement. Ce sont deux Isk-ar qui m'ont élevés, Uul-Rha-Sahd et Ka-Vi-Ruë...Ils ont des écailles qui ressemblent à la pierre de lune...Ces créatures sont des chefs-d’œuvre de la nature, tant dans leur apparence que dans la synthétisation de leurs mœurs. Ensuite, nous sommes partis sur Kuat, mes vieux ont repris leur travail et je venais à peine de découvrir mon affinité avec la Force sous la tutelle d'Uul-Rha et Ka-Vi. Ils étaient ingénieurs en mécanique, spécialisés dans la technologie militaire de pointe, des gens incroyables. Ils m'ont appris ce qu'ils savaient de la Force. Quelques Siths s'étaient arrêtés sur Tiss-Sharl peu de temps avant dans le cadre d'une opération de reconnaîssance, mais les Tiss-Shar ne s'étaient pas montrés très sensibles à la Force. Ils compensaient par leur instinct.

    Parler des Tiss-Shar qui avaient fait mon éducation durant les premières années de ma vie n'était pas chose aisée...Ma mémoire était quelque peu défaillante quand à cette période, il faut dire que les choses s'étaient vite enchaînées, à cette époque là, et je ne comptais pas y passer des heures. Je n'avais aucunement parlé de ma famille ''ancienne'', et je ne comptais pas le faire tout de suite.


    - Sur Kuat...J'ai fait dépenser des sommes astronomiques à mes parents. Ils ont toujours soutenu les Siths...financièrement parlant, mais ce sont des couards de première. Faire plus qu'envoyer quelques crédits, ils avaient du mal. Ils avaient peur des Sith. Alors il a fallu que je trouve un moyen de me tirer de là...J'ai pris le blaster de secours de mon père, descendu deux droïdes de garde en vidant la moitié des cellules énergétiques et volé un vaisseau après avoir surpris une conversation entre Fidèle, puisque c'est son nom, et un contrebandier, et il a dit venir ici. J'ai rentré les coordonnées de Dathomir dans le vaisseau, et je me suis...crashé ici de belle manière. Puis j'ai trouvé le maraudeur que je cherchais et la suite...Vous la connaissez. Un jour, ce sera lui qui sera suspendu de les airs en train d'étouffer. Et ce sera lui qui s'écrasera sur le sol, mais personne ne viendra à son secours...



    Le temps était sûrement venu de passer au degré de conversation supérieur, et d'attaquer les choses sérieuses de belle manière. Trente secondes passèrent dans le silence le plus complet, un petit sourire mesquin se dessina sur mes lèvres et disparut quand ma pensée se clarifia quelque peu. Je repris la parole pour annoncer le gros dossier.


    - Je suis la descendante de Revan et de Bastila Shan. Dark Revan portait ce cristal dans sa première lame. C'est un Jenruax ou un Damind, d'après les quelques personnes aptes à en juger à qui je l'ai montré. Et ce sera le cristal de mon sabre quand j'en aurais enfin un à moi...


    Ce n'était qu'un demi-mensonge, après tout. Il s'agissait du sabre de Fidèle que je gardais à la main. Notre ascension se faisait de plus en plus précise au fur et à mesure que je parlais, concentrée sur mes mots pour ne pas ressentir un restant de fatigue physique. Si confrontation il y avait durant notre périple, je ne serais pas la jeune femme éreintée qui avait combattu un maraudeur Sith. J'étais autrement plus apte et reposée. Je ne connaissais toujours pas le nom de mon interlocutrice, mais il me faudrait bien l'apprendre à un moment ou à un autre.


    - Je ne vous ai pas demandé...Comment...vous appelez-vous, si ce n'est pas indiscret ?..Ou...comment dois-je vous nommer, si votre nom de moi ne mérite pas d'être connu, je comprendrais, je ne suis qu'une Novice...

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      #24

      Post n°24
      Auteur : Dark Oblivius

      Dathomir était une planète bien particulière, les saisons changeaient très peu, un climat plutôt doux et humide dans les régions boisés et plus aride au niveau des montagnes et déserts. Cette planète avait donc la particularité de ne pas changer, un peu comme Coruscant bien que là ce soit tout à fait naturel. La faune était présente depuis des millénaire avec en haut du tableau les terrible Rancor. Les clans, pourtant différent des utilisatrice tu côté obscur avait compris ce caractère bien particulier et elle faisaient tout leur possible pour que cela reste. C'était une des raison pour laquelle Dathomir vivait assez recluse, ça et le peu d'intérêt économique de la chose et toutes ses légendes sur des Femmes tueuse. A la galaxie...

      Soeur Karry, tout en continuant à marcher à travers la flore locale écouta attentivement le discours de Kalith sondant au passage son corps pour essayer de déceler un mensonge. Tout semblait normal et son histoire avait l'air de tenir debout.


      - Je m'appel soeur Karry, guérisseuse du clan des soeurs de la nuit. Tu as l'air très soucieuse de ton statut Kalith, pourtant l'initiation est nécessaire, longue et irritante, mais absolument nécessaire. Je sais bien que la voie des Soeurs de la nuit n'est pas ton objectif, mais notre entraînement pour le moment te sera utile pour ta condition physique et ta compréhension des choses.

      Le sommet était encore à quelques heures, de son point le plus haut, une source d'eau en découlait et dévalée les dizaines de kilomètres pour se déverser dans un lac. Ce lac avait une signification pour chaque Soeur de la nuit, mais une signification différente pour chacune d'entre elle. Les eaux du lac avait la réputation lorsqu'un corps était entièrement immergé de provoquer diverse sensation qui mettait le point sur les facultés et la nature de la personne. Karry s'arrêta à son bord caressant l'eau avec sa main.

      - Ce lac est sacré pour nous. Tu viens de me compter une histoire intéressante, jeune Novice, mais maintenant ce sera au lac de te tester. A et... Aucun vêtements ne doit être présent sur toi lors de ce rituel...

      Karry posa les baluchons sur le sol et prit une niche de pain en attendant que Kalith soit prête. Elle se positionna en tailleurs.

      - Tu vois le rocher la bas prêt de la cascade ? C'est par là bas que tu dois pénétrer dans le lac, bon courage Kalith.

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        #25

        Post n°25
        Auteur : Kalith Shan

        - Je m'appelle Soeur Karry, guérisseuse du clan des Soeurs de la Nuit. Tu as l'air très soucieuse de ton statut Kalith, pourtant l'initiation est nécessaire, longue et irritante, mais absolument nécessaire. Je sais bien que la voie des Soeurs de la nuit n'est pas ton objectif, mais notre entraînement pour le moment te sera utile pour ta condition physique et ta compréhension des choses.


        - Je suis soucieuse de ma puissance...Mon seul objectif, Sœur Karry, c'est d'apprendre. Et je ne doute pas un instant que l'enseignement des Sœurs de la nuit aura à m'enseigner. C'est un honneur pour moi de suivre votre apprentissage...J'ai juste une question avant d'entamer les hostilités… Si j'ai bien compris ce qu'il s'est passé sur la place, il y a fort à parier que je partirais avec cet homme... Lannister, je crois ?.. enfin...Pourrai-je revenir plus tard pour apprendre des Soeurs?..


        La question était sincère, tout comme mes propos précédents. Je me sentais investie de cette même ardeur qui m'avait envahie lorsque Fidèle m'avait appelée « Mon apprentie ». Je poursuivrais donc ma formation auprès des Soeurs avec un plaisir non dissimulé. Dans toutes les légendes, les Soeurs de la Nuit étaient les gardiennes d'une idéologie, d'un savoir antique qui se composait en partie de rituels anciens, et ça, ça m'intéressait tout particulièrement. Et à voir la puissance de la matriarche, que je n'avais pu percevoir qu'un instant avant de perdre tout repère, j'étais prête à parier que leur enseignement était des plus intéressants Mon parcours initiatique allait être long et semé d'embûches, mais je m'étais faite la promesse d'apprendre le plus possible, et je comptais bien la tenir. Karry ne répondit pas à ma question, et je compris le sens de son silence. Chaque chose en son temps.


        - Ce lac est sacré pour nous. Tu viens de me conter une histoire intéressante, jeune Novice, mais maintenant ce sera au lac de te tester. Ah, et... Aucun vêtement ne doit être présent sur toi lors de ce rituel...


        La nudité ne me gênait absolument pas, et dès lors qu'elle eut dit ''aucun vêtement'', je commençai à me déshabiller, prenant garde à ne pas laisser voir le sabre, et pliai le haut de la tenue de manière à ce qu'il se retrouve au cœur du vêtement sans en altérer le pliage. Fière du résultat, je retirai ensuite le bas de la combinaison de cuir rouge, me retrouvant uniquement vêtue d'une bande d'étoffe, noire, deux fois repliée sur mes seins et d'une culotte de tissu, noir également, devant la guérisseuse. Je sortai du premier de mes derniers remparts vestimentaires le cristal auquel je tenais tant et, laissant se relâcher l'étreinte du tissu, sans me préoccuper de la non-couverture de ma poitrine, j'enveloppai dans l'étoffe mon seul héritage et le posai doucement sur mes vêtements, vérifiant qu'il n'avait aucun moyen de tomber malencontreusement, et me tournai vers Karry avec un petit sourire amusé.


        - Là, il ne risque pas de tomber!


        -Tu vois le rocher la bas prêt de la cascade ? C'est par là bas que tu dois pénétrer dans le lac, bon courage Kalith.


        -Soit...Merci, sœur Karry.


        Je retirai mon ultime sous-vêtement et m'assis au bord de l'eau, sans la toucher. Je tentais de m'ouvrir à la Force, et pris quelques secondes pour m'y abandonner, nue, toute entière, me focaliser sur le rocher que je devais atteindre, celui qui de ressentir les possibles pièges de l'endroit. Je ne ressentais que les courants, dus à la cascade et à quelques rapides avant que le lac ne se forme des petits cours d'eau qui l'alimentaient, comme si la vie, autre que sous forme de plancton, n'existait pas dans cette eau.


        Pourtant je voyais de mes propres yeux les petits alevins qui nageaient dans l'eau claire. Inutile de s'étendre dix ans sur la question : je n'arriverais jamais à en attraper un à mains nues, mais la Force pouvait amplement me permettre de soulever quelque chose de cette taille...J'essayai sans résultat.


        -...hein?


        Pourtant, quelque chose bouillonnait au fond de...non, pas au fond de l'eau. L'eau bouillonnait dans la Force. Elle semblait être faite de Force pure, et pourtant, j'étais certaine de m'y pouvoir baigner sans mal…non, ce serait trop facile. Le peu de renseignements que j'avais sur ce genre de structures ne m'aiderait pas. Ce lac, j'aurais été prête à le parier, était un genre de point de Force, une espèce de ligne Ley ou de Nexus...Comprendre le phénomène était un acte bien trop loin de mes capacités pour que j'y puisse prétendre, savoir ce que me réservait cette traversée nautique également.


        Je n'avais pas peur, ce n'était pas le problème...Karry me fixait avec intérêt. Non pas parce que j'étais nue (quoi que, allez savoir!), du moins ne me semblait-il pas, mais elle percevait ce que je tentais de faire, sans aucun doute. A en croire ce que mes perceptions de Force me permettaient d'observer, elle souriait doucement et plissai les yeux, comme en attente de la suite des évènements.



        Elle fait partie des Soeurs, elle a déjà passé cette épreuve. Et si elle l'a passée, il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas pour moi.



        Plus facile à penser qu'a assimiler ! A la seule idée que la Force ne me sauverait pas la vie cette fois ci comme elle l'avait faite jusque là, j'étais dubitative. Je me relevai lentement.


        - J'imagine que ''aucun vêtement'' compte aussi comme ''aucune arme''… , maugréai-je entre mes dents en faisant entrer mon premier pied dans le voile translucide de l'eau claire du lac aux eaux d'argent.


        A peine mon pied avait-il touché l'eau que je me sentais étrangement vide. Vide de toute mémoire. Je n'avais plus que mon nom et ce que mon petit cerveau reptilien avait enregistré comme réflexes en stock pour me défendre. Kalith...Kalith Serylroe...Kalith Serylroe Novae… C'était bien comme ça que je m'appelais. C'était tout ce que j'avais. Plus rien, plus de souvenirs anciens. Plus de famille, plus d'amis, plus de bagage pour survivre...Il me fallut quelques secondes à sonder ce vide intersidéral qu'était ma mémoire pour me rendre compte qu'en réalité, j'étais dans mon esprit comme dans une pièce où tout aurait été poussé contre les murs et bâché. C'était l'image qui me revenait de manière récurrente, un vide presque complet, ou tout est caché, bâché, planqué...Et impossible de retirer les voiles sur les meubles de mon souvenir.


        Les yeux clos, debout dans l'eau, j'avais peur. Nager, je savais le faire, j'avais appris avec les Tiss-Shar, qui étaient aussi bons nageurs que marchands et assassins, et l'idée de plonger pour avancer me traversa l'esprit, mais je ne savais pourquoi, j'étais envahie autant d'un vide sidéral que d'un murmure inaudible mais que pourtant je comprenais. J'avais besoin de ce bagage pour poursuivre mon chemin jusqu'au rocher, c'était mon destin que de passer cette épreuve. Petit à petit, je regardais autour de moi, lentement, et mon regard se posa sur Karry.


        Qui était-elle ? Que faisait-elle là ? Ou étaient mes vêtements ? Qu'est-ce que c'étaient que ces vêtements en cuir à côté d'elle, ces baluchons, ce petit paquetage sur les habits...Tirée de ma torpeur interrogative par un coup de vent, je ne sais pourquoi, mais instantanément, je me sentis pleine d'une haine avide de sang du bout des ongles des pieds aux pointes des cheveux. Ce tourbillon me donna envie d'avancer, et je ne sais pas pourquoi, j'étais persuadée qu'il y aurait quelque chose à tuer sur ce rocher, exactement ce que j'attendais...Mais il ne fallait pas. Dans cette nouvelle mémoire, faite d'envie et de haine autant que de manque et de peine, j'avais le souvenir de cette petite réflexion que je venais d'avoir : j'avais besoin de ma mémoire pour avancer. Il ne fallait pas que j'avance sans.

        Je sondai l'eau du bout du pied et avançai d'un pas, un seul, et me sentis comme frappée de stupeur. Je reculai d'un pas, puis d'un second, sortant de l'eau le peu de mon corps qui y était entrée. La plante de mes pieds touchait encore l'onde claire, de quelques millimètres recouvrant le sol. La mémoire me revint à l'instant. Pas moyen de m'en protéger. L'idée qu'il me restait pour survivre était idiote mais...J'avais la certitude qu'elle pourrait marcher. Doucement, j'employai ma concentration à défaire le petit paquetage contenant le cristal rouge de Revan, et le déposai sur le tissu noir.

        En effet, cette fois, je progressai plus doucement, demi pas par demi pas, et jetai régulièrement un coup d'oeil au cristal. Le reste du bagage ne m'intéressait pas. Cristal de sabre-laser, sabre-laser de Jedi ou de Sith, Sith, donc initiation. Cette seule succession d'idées me permettait de ne pas perdre pied. La fureur m'envahit de nouveau. Progresser de manière assurée, oui, mais sans imprudence, fièrement, mais sans orgueil. Contre pareille entité de Force, il était inutile de tenter de lutter. La puissance que j'avais pu sentir chez Fidèle était si insignifiante à côté de ce que ce lac déployait...Le danger était plus grand. De l'épreuve, je retirerais plus de gloire. De la gloire, je tirerais une fierté. De cette fierté je ne voudrais jamais me séparer, alors il me faudrait oeuvrer pour la conserver. J'avais ainsi un cheminement cognitif qui me permit d'avancer un peu, jusqu'à avoir de l'eau à mi-cuisse. J'avais déjà traversé plus de la moitié du lac et pour le moment, tout se passait bien. Mais un pas de plus me fit regretter ma progression. Revan se tenait devant moi, en surplomb au dessus de l'eau. Il flottait dans les airs, irradiait de puissance, un sabre bleu à la main.


        - Tu devrais avoir honte d'être aussi faible. Le sang de mon sang vaut mieux que ta pitoyable existance.


        Ses mots furent pour moi comme un vent glacé qui paralysa mes membres alors que la lame de son sabre s'approchait de ma gorge relevée. J'étais sa marionnette. Et je ne pouvais rien faire pour me sauver. Il voulait me tuer. Le nom de Revanchiste n'était pas sien pour rien. Il avait fini Jedi, aux dernières nouvelles. Mais un jedi ne tuerait pas une apprentie sans défense. J'avais peur l'instant d'avant, mais depuis que cette réalité m'était apparue, je n'étais plus certaine que d'une chose : il ne me tuerait pas.


        - Un jedi ne frapperait pas une femme sans défense.


        La lame azurée rentra dans le sabre. Et une rouge en sortit, d'un rouge profond, bordeaux, avec un cœur sombre. Je ne la connaissais que trop bien. Il me fallut le prendre de vitesse dans les mots. Ce n'était pas chose aisée si l'on prend en compte le fait que je me tenais le crâne depuis son apparition. J'avais l'impression que le lac voulait lire, lire, et lire encore dans mon esprit, mais je bataillais encore et encore pour ne pas le laisser faire. Les mots passèrent mes lèvres après avoir réussi à percer entre mes dents serrées.


        - Dark Revan tuerait-il sa descendante de sang froid ? Pour se priver de la voir reprendre le flambeau ? Tu n'es qu'une ombre...ce cristal, il est LA BAS!


        Le hurlement était autant de douleur que de rage. Cette image de Revan n'était rien de plus qu'une représentation de mon imaginaire, une apparition que le Côté Obscur m'opposait à ce jour pour tester mes défenses...Mais je ne pus résister à la pression qui me tiraillait et finis un genou au sol tandis que sa main tendue vers moi appuyait sur mes épaules. Je sentis son sabre le long de mon cou, coupant une courte mèche de mes cheveux qui s'évanouit dans l'eau du lac.


        - Avance. Et grandis.


        -Je deviendrais la plus grande, Revan. Tu auras de quoi être fier de ton sang...


        L'image disparut mais je ne me relevai pas tout de suite. Un instant de réflexion me fut necessaire : qu'est-ce qui m'obligeait à empêcher le lac de me sonder ? J'ouvris mes défenses un instant et bien mal m'en prit. Le cri de douleur mentale qui passa mes lèvres fut tout à fait involontaire. C'est comme si une vrille de cristal glacée venait fouiller les moindres recoins de ma mémoire. Refermer cette ouverture béante dans ma muraille psychologique ne fut pas chose aisée, mais j'avais retenu la leçon : mon esprit n'appartenait qu'à moi.


        Lorsqu'enfin je parvins à refermer ce que j'avais moi-même laissé s'ouvrir, je fermai les yeux et me redressai. L'eau devenait plus profonde. Je grimaçai à l'idée de ce qui m'attendait et plongeait mon visage dans l'onde argentée. Il ne m'était pas possible de respirer, c'était bien de l'eau. Donc ce lac était bien un lac. Je ne savais nager que totalement immergée, c'était là le propre de la natation Tiss-Sharl. Le rocher, en réalité, était minuscule. Au niveau de la cascade, la profondeur était ridicule, mais pour y accéder, il me faudrait traverser une tranchée insondable. Je tentais de pousser l'eau à l'aide de la Force, puisque j'avais encore pied à l'endroit où j'étais. Je constatai avec plaisir que je ne pouvais pas interagir avec ce qui se trouvait dans l'eau, mais avec l'eau elle-même, c'était chose possible.


        J'avais à peine passé la frontière entre l'endroit où j'avais pied et l'insondable pronfondeur faisant douve autour de mon objectif que je me sentis attirée vers le fond, d'un coup. L'air s'échappait de mes poumons petit à petit, j'avais beau pousser vers le bas, impossible de remonter. En regardant en bas, je n'eus guère plus de réponse quand à ce qui m'agressait qu'en regardant en haut. J'avais l'impression d'être pris dans les tentacules d'un Sarlaac...aquatique. C'était une espèce typiquement terrestre pourtant...Je ne pouvais rien voir, mais petit à petit, je me sentais suffoquer, de plus en plus loin de la surface…


        Il ne me semblait plus qu'une chose. Il me semblait que j'avais failli. J'allais mourir ici, au fond de l'eau, sans personne pour pouvoir m'aider. Karry était loin, sur la berge, et de toute façon, l'enseignement Sith, et celui des Soeurs certainement, étaient basé sur la survie du plus apte. Par conséquent, si je mourrais, c'était que je ne valais pas plus que n'importe quel imbécile, et ma destinée cesserait là. NON ! J'avais mis en échec un maraudeur Sith, combien de Novices pouvaient donc y prétendre ? Bien peu. J'étais la descendante de deux manipulateurs puissants de la Force ET du Côté Obscur, combien de Novices pouvaient donc y prétendre ? Bien peu. J'étais bien au dessus d'eux.


        Petit à petit, alors que je sentais mon corps céder à la pression des profondeurs, mon esprit se recroqueviller, comme quelques heures ou jours auparavant lorsque s'acheva mon combat contre Fidèle...Il voulait rejoindre la Force...Ma pensée se refermait sur l'instinct de survie et la haîne de ceux qui m'avaient envoyée ici... Karry ne m'avait rien dit... Fidèle ne m'avait rien dit... La Matriarche ne m'avait rien dit, et Lannister ?.. Il ne m'avait rien dit non plus ! Il me faudrait des décennies avant de pouvoir le leur rendre, mais je resterais en vie assez longtemps pour me venger, c'était un désir certain, une certitude désirée. Le déploiement de Force qui s'ensuivit, difficile de le comprendre. Il ne venait pas de moi, mais m'avait propulsée jusqu'à la surface de l'eau...Et je me rendis compte que cette douve subaquatique n'avait jamais existé. Et que j'avais la main sur mon objectif. Je m'assis sur le rocher, lentement, et croisai les jambes, les mains posées entre mes jambes pour cacher mon intimité, et je fermai les yeux, comme pour commencer à méditer tout en affichant un minimum de pudeur.


        Malgré la douleur, malgré la peine et J'avais atteint le rocher. J'étais sortie de l'eau. J'avais survécu. Je pouvais passer à la suite. Je pouvais m'endurcir encore.


        * Même Revan n'a pas su m'arrêter... *


        Je reprenais mon souffle doucement en repensant à ce qui venait de se passer, événement après évènement. Le phénomène de Force qu'était ce lac me dépassait, et je ne doute pas qu'il dépassât jusqu’à la plupart des Siths confirmés. Mais si le mystère restait entier, une certitude y était encore.


        - J'y suis enfin...Soeur Karry...Que... dois-je faire ?..

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          Post n°26
          Auteur : Dark Oblivius

          - Tu es encore jeune, tu viens de découvrir un tout nouveau monde, comprend bien que les choses vont changer d'ici peu, et il te faudra être prête Kalith. Le dessin de Dark Oblivius parait clair aux premiers abords, mais il est beaucoup plus subtil. Tu n'es pas sans savoir que les Sith se revendique seul Maître véritable du côté obscur, méprisant toute autres utilisateurs, mais pour la première fois depuis des siècles un consortium semble possible, nous sommes tous connectés d'une certaines manière à la force. Nous avons tous à apprendre de chacun.

          Pour la première fois je vois un avenir pour tous, ta soif de connaissance est déjà un bon point. Ta détermination face à un adversaire plus fort que toi est un bon point. Ton affinité avec la force est un bon point. Tu as tout les éléments pour devenir un grand seigneur Sith. Maintenant il te faut croire en toi et en le côté obscur.

          L'arrivée de Lannister n'est pas une coïncidence, dans son message adressé à son bras droit juste avant de perdre contact, il a indiqué qu'il avait senti quelque chose sur Dathomir, à savoir si c'était le Maraudeur, ou bien toi. Si il a pu te sentir, alors toi aussi. Qu'a tu ressentie à son contact exactement ?



          La était l'énigme. Si le terme menace n'était pas très adéquate, il restait cette question que seul Kalith pouvait éclaircir. Qui avait pu attirer l'attention du Seigneur Sith au point que son bras droit ne se déplace en pleine opération ? De plus la mission de la matriarche était assez curieuse, pourquoi ne pas simplement attendre l'arrivée de Dark Oblivius ? Karry s'embourba dans toutes ses pensés, mais cette porte de sortie semblait être cette jeune Humaine encore innocente du côté obscur. Qu'avait-elle de si important ? Est-ce lié à sa lignée ? Tant de réponse et pour seul aide ce voyage initiatique. La soeur de la nuit le savait, il faudrait qu'elle soit attentive.

          Elle observa la jeune Novice entrer dans l'eau, le regard attentif au moindre signe passant au peigne fin l'ensemble de son corps nue pour y déceler un signe, quelque chose. Alors que Kalith s'enfonçait petit à petit dans cette transe Karry repensa à son pendentif. Il semblait d'une importance capitale pour elle. L'attachement... Voie de la rédemption pour certain, pour d'autre elle n'est que le reflet du côté Obscur et de son envie de posséder chaque chose. D'une simple utilisation de la force elle attira le cristal jusqu'à elle. La voix de Kalith la tira de ses pensées. La jeune Humaine avait réussi. Encore un test passé avec succès.


          - Tu as réussi, le lac t'a sondée dans tes moindres retranchements. Pourtant il y a encore quelque chose, ton attachement à ce collier. Karry laissa glisser la chaîne faisant apparaître une partie du collier. Tu as tout abandonné, même ta famille et pourtant tu as gardé ce cristal, bien acquis au fil des génération, héritage de tes ancêtres. Que ferais-tu pour lui ?

          La main de Karry se balança dans la direction de Kalith. Le cristal se balança dans les air volant au dessus des eaux claires du lac avant de plonger dans l'eau à quelques mètres de Kalith.

          - Lorsque tu auras compris les risques de l'attachement, retrouve moi.

          Karry posa un petit bol sur le sol et y versa quelques poignets de poudres et quelques feuilles qu'elle brûla à l'intérieur. Après quelques minutes, la jeune Humaine se rapprocha de la soeur de la nuit, elle pouvait sentir sa colère, mais ce test était le dernier, du moins pour aujourd'hui, l'heure était à l'étude.

          - Tu peux te rhabiller, je vais t'apprendre à maîtriser les essences afin de pouvoir t'en servir pour diverses raisons. Comme je te l'avais déjà dis, on m'a appris à utiliser les herbes dans le but de guérir. Si ça semble si facile, il n'en ai rien car les plantes ne sont rien sans le pouvoir qu'on lui inculque. Ce ne sont que des connexions pour te permettre d'utiliser tel ou tel pouvoir sur un corps.

          De cette recette tu vas en récolter un léger liquide verdâtre. Il te faudra le verser alors sur le feu et te concentrer dans le seul et unique but de guérir.

          Le léger liquide était prêt, ainsi que le tout premier cobaye de Kalith, une jeune oisillon blessé. Nul doute que la jeune élève savait quoi faire.

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            #27

            Post n°27
            Auteur : Kalith Shan

            - J'étais en train d'essayer de ne pas mourir, à ce moment là, et croyez-moi, ça n'aide pas à se concentrer sur une manifestation quelconque...Mais j'ai eu l'impression d'avoir comme un contact de Force avec lui, mais étrangement, alors que je sais que je n'ai jamais ressenti quoi que ce soit auparavant qui y ressemble approximativement, j'avais l'impression que c'était une chose que j'avais déjà vécue...Et ça sentait le charnier, aussi. C'est bizarre. Mais ça sentait le charnier...à croire que Lannister passe son temps à tailler des morceaux de viande.


            Dit comme ça, ça pouvait ne pas paraître sérieux, mais c'était exactement ce que j'avais ressenti et pensé quand j'avais rencontré l'espèce de golgoth qui disait être là à cause de ma confrontation avec le maraudeur Sith. Je me retins fortement de sourire quand Karry m'annonça que j'avais le potentiel pour devenir un grand seigneur Sith. Je ne comptais pas être moins que ça, de toute façon. Les choses se corsèrent quand j'aperçus que le cristal n'était plus sur le tissu. Ni lui, ni la chaîne qui le retenait. Il était dans la main de Karry. Elle avait pris MON cristal. Elle avait pris ma dernière réelle possession. Elle avait franchi la limite entre ce qu'elle avait le droit de faire et ce qu'elle ne pouvait faire qu'en en payant le lourd tribut de la haine.


            Mais alors que j'étais perdue dans ma haine vagabonde à l'objectif bien défini cette fois, elle le jeta. Dans le lac. Je m'étais redressée, nue, debout sur le rocher, la pudeur n'importait plus le moins du monde dans la balance de mes actes et pas guère plus dans celle de mes pensées. Je tentai de l'attraper au vol par la Force, mais il était trop loin pour mes capacités, et pour ma stabilité, je préférais éviter le contact de cette foutue flotte, je préférais ne pas finir trempée pour revenir dans ma tenue de novice. Karry n'avais pas emporté de serviettes pour se sécher.


            J'arrivais à peine à dévier la trajectoire du collier pour le faire tomber plus près de moi et le faire entrer das l'eau de manière plus douce, mais dès qu''il entra en contact avec ce que les collet-montés de la science appelaient du monoxyde de dihydrogène (la flotte, en somme. Ca peut toujours servir si quelqu'un veut pouvoir faire le malin en cours de chimie), le cristal se désolidarisa de son pendentif, et je n'eus d'autre choix que de plonger, sachant désormais que je risquer d'affronter pire que ce qui m'était arrivé quelques minutes avant. En ce qui concerne le collier, la chaînette d'or était facile à repérer, elle brillait sans discontinuer a la seule lueur d'un soleil de soir d'automne, mais pour la pierre, c'était une toute autre histoire.


            Etrangement, la chaîne fut facile à récupérer. Je sentais le lac autour de moi, mais aucune vision, aucune traction, pas une once de harcèlement mental, comme si le lac avait eu son compte au premier tour. Confiante, et non sans avoir pris le temps de nouer le collier autour de mes doigts de sorte qu'il ne puisse en tomber, je replongeais pour récupérer le cristal en lui-même...mais les choses se corsèrent atrocement, j'avais l'impression de nager dans de la gelée. Les membres englués, ralentis, je n'arrivais plus à progresser aussi vite tandis que l'eau, devenue du miel ou je ne sais quelle substance étrange, se refermait sur mon dos et appuyait sur mes côtes à m'en faire mal. Je grimaçai à peine, mais ce mouvement des muscles faciaux me demanda un effort plus que considérable, ce qui ne manqua pas de titiller mon sens du challenge au point de me faire entrer dans une forme de transe "volcanique". La montagne calme n'est que le revêtement d'une chambre de magma en ébullition. La colère qui s'était emparée de moi était purement matérialiste. Le cristal de Revan pouvait être trouvé par n'importe quelle Sœur à venir si je ne le trouvais pas. Auquel cas quelqu'un d'autre l'aurait que sa descendante légitime, il n'y avait que difficilement moyen pour moi d'accepter cette idée (ce que je ne fis absolument pas, ruminant de seconde en seconde sur sa perte temporaire).


            Je parvins à grand peine à sortir la tête de l'eau et à reprendre une inspiration. Au contact de l'air, cette espèce de caramel aquatique redevint de l'eau, libérant mes cheveux et ma peau de la masse gluante qui les recouvrait l'instant d'avant. Je ne pouvais pas déployer physiquement assez de force ni d'endurance pour atteindre le fond de l'eau, mais mon bien y était sûrement déjà depuis de nombreuses secondes. J'espérai que le courant ne l'emporterait pas, mais il semblait que le fond de l'eau était stagnante. Je pris une grande inspiration et plongeais à nouveau en maudissant la guérisseuse (intérieurement, bien sur, l'air est précieux quand on nage dans de la confiture bien coagulée). L'eau-mélasse était toujours aussi gluante, il était toujours aussi difficile de progresser dans cet environnement, mais je ne comptais pas lâcher l'affaire, et je me sentais plus irritée que jamais à l'idée de ne pas parvenir à récupérer mon bien, car il était à moi, et seulement à moi. L'idée, d'ailleurs, de constituer une collection de cristaux de sabre vint poindre dans mon esprit. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne devienne une réalité. Et gare à celui qui voudrait m'en subtiliser un!


            La Force refusait d'agir sur l'eau, ou d'être projetée contre ce que celle-ci contient depuis l'extérieur, mais m'aider du Côté Obscur pour forcer un peu moins sur mes bras et progresser plus vite était possible. J'atteignais le fond, la rage au ventre, le sang criant vengeance, la tête bourdonnante de visions, d'horreur pour certains, de délices pour d'autres, un peu sur tous les plans, des visions de vengeances possible. Et le désir de retrouver ce qui m'appartenait. A cet instant, ce n'était pas le lac qui m'avait pris mon identité, c'était elle. Et elle l'avait renvoyée au fond de l'eau pour m'envoyer à la recherche de moi-même et faire mes preuves une fois de plus, contre ma propre avidité cette fois…


            C'est en comprenant cela que je poursuivis ma progression. Moins je forçais sur la matière, plus mes mouvements étaient fluides, plus je progressais aisément. Cette gelée transparente était difficilement compressible, et il fallait le temps pour la matière de prendre forme avant de permettre un autre mouvement. L'exercice consistait donc à jouer les volcans. Un visage et un corps calme entourant un esprit bouillonnant comme de l'acier en fusion. Je posai les pieds au fond de l'eau collante et sirupeuse en prenant garde à ne pas piétiner mon cristal. Il n'était pas à côté du point de chute de la chaîne, que j'avais pu attraper entre deux orteils en quelques secondes. Il me faudrait chercher.


            Le relief du lac, les jeux d'ombres et lumière sur les galets en tapissant le fond, le soir naissant rendaient difficile l'observation, et il me fallut à deux reprises remonter à la surface pour respirer sous peine de sentir mes poumons (qui me brûlaient déjà) éclater.
            La troisième fut la bonne, mais m'étonna particulièrement. Un petit crabe avait attrapé mon héritage et commençait à se faire la malle avec. Je l'attrapai précautionneusement sur les côtés de la coquille pour éviter de me faire pincer, et tentai de reprendre mon bien, mais il tenait bon. Il compensait ma traction avec une aisance étonnante pour une bestiole de vingt centimètres de long. Je n'étais pas très forte, certes, mais enfin...une fois la pince arrachée sans le moindre remord et le crabe éclaté contre un rocher, je sentais déjà la pression augmenter et chaque brasse ressemblait à un exploit d'escaladeur.


            Jamais je n'aurais pensé que nager sur trois mètres pouvait être aussi éprouvant pour un corps humain, mais si il ne s'agissait que de remonter jusqu'à la surface, les choses auraient été facile. J'avais gardé le cristal dans mon poing droit fermé, mes doigts entrelacés avec la chaîne d'argent, et lorsque je m'apprétais enfin à crier victoire en levant celle-ci pour célébrer le fait de ne pas m'être noyée, je rencontrai une étonnante résistance. Comme une couche de glace épaisse qui m'empêchait de sortir la tête hors de l'eau. Un seul trou, de la taille d'une petite balle, permettait de voir l'air libre directement.


            J'y collais mes lèvres en me pinçant le nez de la main gauche pour éviter que l'eau n'y rentre et pris une profonde inspiration. Je la soufflai dans la foulée, et recommençai trois ou quatre fois. Ça faisait du bien de respirer. Restait à trouver comment sortir… une idée me vint, et je sortis de l'eau, du bout des doigts, le collier et la pierre. Celle-ci se raccrocha sans mal dans le chas qui lui était destiné, et je lançai le bijou du bout des doigts. Il atterrit sur la glace alors que je nageais vers le bord du lac en longeant la glace et en faisant usage de la Force pour que le collier traverse, sur la glace, la même distance que moi dessous, et enfin j'arrivais à un nouveau trou où je pouvais respirer dans la gangue gelée.


            L'eau n'était pas froide pourtant, mais la progression demandait cette fois de forcer sur la musculature au maximum, et j'étais loin d'être habituée à ce genre de choses sur des durées aussi étendues. Il me faudra encore quatre minutes d'exploration subaquatique, deux bosses en cognant mon crâne contre la glace (qui n'était évidemment qu'une vision que la Force m'obligeait à croire) et une perte temporaire mais enrageante de mon pendentif quand je sortis enfin de là-dessous pour admirer la lisse étendue d'eau devant moi, sans la moindre once de glace. Je remis mon collier, pris quelques minutes pour me sécher au soleil et enfilai de nouveau ma combinaison, gardant le sabre bien caché, et le cristal contre ma poitrine.


            - Ne vous avisez JAMAIS de retoucher à ce cristal. Vous n'imaginez pas le mal que j'ai eu à le localiser, à le faire récupérer par ceux qui en avaient les moyens et me le faire assigner comme héritage. Le travail, la souffrance et l'acharnement sont des amis de longue date. Mais ce cristal est à MOI.


            C'était peut-être un poil de l'insubordination, certes, mais j'ai toujours eu un caractère certain et des abords de glace (je commençais à comprendre pourquoi ce lac m'avait tant fait galérer) pour toute personne ne rentrant pas dès la première seconde de notre rencontre dans le moule de mes différentes attentes. Je repris un ton plus humble en saisissant mes poignets de la main opposer derrière mon dos.


            - ...Excusez-moi, Soeur Karry, j'ai eu un peu de mal avec le lac et je ne suis pas tout à fait revenue à moi.


            J'admets que l'excuse était foireuse, je pensais le moindre de mes mots. Cependant, ce n'en était pas moins vrai : j'étais encore sous l'emprise du Côté Obscur, et ce de belle mais insidieuse manière. Trêve de simagrées, il était temps de se remettre au travail. J'écoutais les instructions de ma professeur du moment, et me concentrai comme indiqué. L'oisillon devait guérir. Si dans un premier temps je commençais par me demander


            * pourquoi ? Pourquoi je ne le laisserais pas crever ? Je ne vis pas pour les autres. Une Sith herboriste...Tsss...*


            Mais bien vite je compris que d'une part, ce savoir pouvait m'être utile, d'autre part, la grande majorité des Siths n'avait probablement jamais bénéficié d'un enseignement à ce sujet (ce qui m'amenait à pouvoir me considérer comme une privilégiée et avoir un atout en réserve), et pour terminer, je venais déjà d'ouvrir un peu grand ma bouche pour une novice en menaçant mon instructrice, alors si je devais en plus refuser un exercice voire y échouer...ce serait probablement mauvais pour la suite des événements.


            Cependant, se plier à l'exercice était une chose, l'appliquer en était une autre. L'idée de guérir était bien là, mais si cet oisillon était blessé, c'est bien qu'il y avait une raison. Le liquide n'avait pas encore fini de réduire, je me concentrai sur la blessure. Elle avait été infligée à l'aile par quelque chose de coupant, mais de peu affûté, comme une griffe, le genre de chose qui déchiquète plus que ça ne tranche. Ce n'était pas une chute, la plaie était trop propre pour cela, il ne pouvait s'agir que d'un ''accident de la vie sauvage''. Et il aurait probablement peur toute sa vie du genre d'ennemis qui lui avaient infligé cette blessure.


            L'idée me traversa l'esprit de l'achever plutôt que d'en faire un être faible, mais une bien plus retorse m'occupait la tête. Il était grand temps de faire joujou avec la Force. Si quelques instants plus tôt je crachai intérieurement sur l'art de la guérison par la Force, il me semblait bien plus intéressant de considérer les plantes comme un catalyseur de la volonté, un vecteur de transmission et de réalisation d'un acte de Force. L'oisillon guérirait sans doute, si la mixture qu'avait préparée Karry ne s'avérait pas faussement salvatrice. Mais en plus de guérir, il deviendrait rancunier. Au point de vouloir faire payer à celui qui l'avait blessé de l'avoir envoyé si bas. Il lui faudrait peut-être des jours, peut-être des années, mais la vengeance était un plat qui se mangeait froid. Je versai le liquide sur les flammes en saisissant le cobaye que Karry me présentait pour lui faire respirer les vapeurs du liquide crépitant prenant feu en dégageant une aura verte parcourue de zébrures noires. Soit, on pouvait voir exactement ce que je venais de faire juste en regardant l'aura, ça, ce n'était pas au programme. Avec un peu de chance, ce serait un point bonus ? Si l'oiseau ne me claquait pas dans les doigts et si il était plus complexe d'instiguer plusieurs volontés au lieu d'une seule dans le mélange...Le cas échéant, il faudrait recommencer, probablement..



            - Il s'apaise peu à peu, son cœur bat normalement...Que dois-je faire de plus, sœur Karry ?.. Est-ce que...j'ai réussi ?..

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              #28

              Post n°28
              Auteur : Dark Oblivius

              Le lac était toujours aussi passionnant, tellement différent à chaque passage. Karry se souvient de son passage dans les eaux argentés du lac. Elle avait du se battre contre des algues vivantes agrippant l'ensemble de son corps et la tirant vers le fond. C'est avec une rage sans borne qu'elle avait pu se dégager ramenant sur la berge une herbe violette. Encore aujourd'hui elle ne comprenait pas pourquoi cette feuille était apparu ? Peut-être est-ce lié à son talent d'herboriste qui sait ?

              - Si cette épreuve était si simple, ce ne serait pas vraiment une épreuve. Souviens toi de ton passage, de toutes les sensations que tu as ressentie, elles sont parfois révélatrice de son destin et de nos propres capacités.

              Comme prévu la jeune Femme se jeta dans l'eau afin de récupérer son cristal, bien que laborieusement elle passa le test utilisant le côté obscur dans sa forme la plus pure.


              - L'importance qu'à ce cristal pour toi reflète aussi la faiblesse qu'il t'apporte. Aurais-tu eue la même réaction sur un champ de bataille ? Quitter des yeux ton objectif pour récupérer ton cristal ? Comprend bien que ce n'était ni plus ni moins qu'un test. Le lac a vu l'importance qu'il avait pour toi jeune Fille et ta mis à l'épreuve. La possession se transforme en jalousie, et de cette jalousie se reflétera une peur viscéral. Tu dois comprendre toi aussi que ton passé et ton futur ne t'appartienne plus, tu es lié maintenant au côté Obscur et il sera ta seule possession, ce cristal est juste un vestige. Le moment venu tu devras faire un choix. Ta lignée ? Ou la voie des Sith comme l'a fait ton ancêtre avant toi ?

              Karry le savait que trop bien, un objet, même aussi petit et innocent que ce cristal peut causer des dégâts substantiel à l'Ordre. Peut-être que Kalith ne le comprenait pas encore.

              Le rituel commença, Karry se contenta d'observer la jeune Novice. Le rituel n'était pas simple, le temps d'apprentissage des herbes était de plusieurs années pour être parfaitement apte. La jeune Novice ne semblait pas pleinement impliqué par cette entraînement. Pourtant elle s'y affréta essayant de guérir la plaie de l'oiseau. La soeur de la nuit passa sa main dans son sac sortant une petite boîte légèrement agitée. A l'intérieur un petit félin d'une dizaine de centimètres affamé. Karry indiqua à Kalith de lâcher le petit être qui essaya de s'envoler sans succès. Il tomba sur le sol encore souffrant. Ses ailes battirent encore et encore sans le moindre succès d'envol. La main blanche de l'Humaine libéra le petit félin qui repéra facilement le petit oisillon. Il sauta dessus le tuant en quelques secondes et dévorant petit à petit le peu de chaire présent sur l'oiseau.


              - Il semblerait que non. Sache que même si les guerriers Sith sont puissants, une blessure reste une blessure. L'art de la guérison est un élément essentiel au même titre que l'art de la mort jeune Novice. Si nous n'avions pas ce secret, tu n'aurais même pas pu te lever, ta blessure à la jambe et ta fatigue t'aurais cloué pour plusieurs jours dans ce lit. Si tu avais pu guérir correctement ce petit oiseau, alors il aurait pu s'envoler et avoir un destin différent.

              Faisons l'exercice à l'inverse. Karry mélangea plusieurs substance à une vitesse déconcertante à force de pratique. Un liquide légèrement violet s'en sorti. Ce petit Félin est notre repas, concentre toi et par ta seule volonté et avec ses essences tue cet animal.

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                #29

                Post n°29
                Auteur : Kalith Shan

                Si je ne présentais aucune prédisposition à l'art de la guérison, celui de donner la mort, en revanche, me posa beaucoup moins de problème. Puiser dans la fureur pour récupérer des forces par soi-même était une chose faisable, mais puiser dans sa propre haine pour guérir un être extérieur était bien plus complexe...Cependant, quand il s'agissait de tuer, un grain de désespoir pouvait vite devenir une tempête de courroux, un torrent de fureur autrement plus puissant et enivrant que ce que j'avais pu ressentir lors de l'expérience précédente. D'un autre côté, quelle idée de me donner un piaf à soigner, j'étais sensée devenir apprentie Sith, pas vétérinaire !



                Le félidé subit un sort semblable à celui du volatile, à ceci près que je ne tentais pas de le soigner. Petit à petit, son cœur, à peine de la taille d'un œil de Gungan, subit une telle surcharge émotionnelle à cause des émanations de la mixture qu'il en battit un peu trop fort et un peu trop vite, et même de l'extérieur, je sentais son cerveau se congestionner, baignant dans le fluide rouge que la pompe naturelle envoyait dans ses veines lui balançait à si vive allure que ses connexions neuronales finirent par se noyer une à une, à une vitesse hallucinante, et il s'écroula lamentablement sur le flanc tandis que je sortais de ma torpeur en secouant la tête pour retrouver mes esprits.



                Certes, l'exercice était une réussite, mais il y avait bien à mes yeux une chose de plus à en tirer que la satisfaction du travail accompli : la Force puisait dans mes réserves d'énergie autant que je puisais dans celles qu'elle m'offrait. Le Côté Obscur était d'une puissance inimaginable, mais il faudrait à mon corps quelques minutes pour reprendre ses moyens alors que je tentais, quoi qu'avec peu de succès, de décrisper ma mâchoire inférieure et de retirer l'immatériel voile de rage cramoisi qui recouvrait mes yeux verts. Oh, bien sûr, c'était une image, je n'avais pas de cataracte couleur hémoglobine devant les pupilles, mais il faut bien reconnaître que ma perception des choses était bien altérée lorsque j'entrai dans pareil état de transe furieuse.



                Les propos de Karry quand à la nécessité de l'art de la guérison résonnaient dans mon esprit. J'avais encore énormément à apprendre si je voulais être capable d'exploiter au mieux les capacités destructrices du Côté Obscur, et encore plus pour en apprendre le pendant constructif. Dépitée par mon échec en ce qui concernait la guérison de l'emplumé, j'avais reporté mon dépit et ma colère de ne pas avoir réussi sur le petit félin qui avait englouti mon petit patient duveteux. Il aurait sûrement retrouvé ses forces en quelques heures, mais c'était bien trop lent pour lui permettre de survivre. Tant pis. Le petit félin n'avait mis que quelques secondes pour passer de vie à trépas dans des souffrances qui avaient du lui paraître interminables…




                ~ Tsss...Bien fait pour sa gueule...foutu greffier. ~



                Je crachai par terre pour évacuer le peu de bile qui était remonté dans ma bouche sous le coup de l'effort tout en retrouvant mon souffle petit à petit, revenant à des perceptions plus...normales de mon environnement. Karry semblait à peu près satisfaite. J'aurais pu le tuer plus vite, là n'était pas la question, saturer son rythme cardiaque ou le forcer à respirer la mixture à s'en détruire tous les organes internes n'aurait pas été réellement difficile sur un être d'une si faible complexité cérébrale, mais...en aurai-je été capable sur un être humanoïde, ou tout du moins d'intelligence approximativement humaine ? Oui, certainement. J'en serais ressortie dans un état psychologique catastrophique, qui m'aurait à coup sur obligé à me reposer quelques jours durant, mais là n'était pas la question.



                Au moins, j'avais réussi l'exercice, et moi qui mourrais de faim quelques minutes avant, j'allais enfin pouvoir manger quelque chose. Mais alors que cette pensée traversait mon esprit, je me rendis compte de bien plus important. La faim était devenue secondaire. La soif l'avait devancée. La soif de connaissances. Par mesure de sureté, je m'assurai que le cœur de l'animal ne battait plus, et esquissai un petit sourire en me rendant compte qu'il était mort et bien mort. Karry n'avait pas besoin de le toucher pour vérifier si il était vivant ou trépassé. Attrapant sa tête dans ma main gauche, je lui brisai les cervicales, juste pour le plaisir de les entendre craquer.



                - Désolée...petite satisfaction personnelle. Quand pourrai-je réessayer l'exercice précédent ? Je veux m'y atteler jusqu'à y parvenir. Ou apprendre autre chose, et revenir sur ce point ensuite. Je ne resterai pas sur un échec. Jamais... Le repas ne peut-il pas attendre ?..



                La jeune Sœur de la Nuit ne semblait pas de mon avis. Mon corps non plus, d'ailleurs, il fallait le reconnaître, mais je ne comptais pas me laisser abattre comme ça. Et surtout, plus j'en apprendrais, plus je deviendrais puissante, la logique était imparable sur ce point...Et si j'avais réussi à blesser Fidèle grâce à de vieilles ruses de coupe-jarrets appliquées à l'aide de la Force, qu'en serait-il lors de notre prochaine confrontation ? La question ne se posait pas. Je lui planterais son sabre en travers du corps avant de le trancher en deux, voire en quatre, pour le plaisir de détruire toute trace d'humanité en lui. Il ne serait plus qu'un amas de viande que je laisserais derrière moi. J'étais concentrée sur ma formation, et le resterais aussi longtemps que necessaire, mais je n'oubliais pas le maraudeur. Je n'aurais de cesse que de l'abattre à moins que le seigneur Oblivius ne m'en donne l'ordre contraire.



                Mais pour l'instant, Oblivius n'était pas là, et Fidèle avait désobéi à ses ordres. Ce n'était pas au géant Sith que j'avais vu avant de m'évanouir de régler ce problème. Fidèle était à moi. Et comme je serais l'apprentie de celui qui donnait les ordres à cette petite pourriture qui avait voulu me tuer, rendre justice était une tâche qui m'en incombait. Je l'avais dit au maraudeur. Il avait ma parole. Je le tuerais de mes propres mains. Mais avant cela, je devais devenir plus forte, et seule Soeur Karry pouvait m'y aider pour le moment. Je devais apprendre d'elle tout ce qu'elle pourrait m'enseigner, et ne jamais m'arrêter sur un échec, je ressentais clairement le besoin de réussir. Il en allait de la qualité de ma formation, et de la puissance que je pourrais acquérir. Sans les bases, inutile d'espérer rester en vie lorsque je serais présentée à Dark Oblivius. Alors quels que soient les efforts nécessaires, ces bases me rentreraient dans le crâne à force de travail acharné, et ça tombait bien : j'avais bien l'intention de travailler d'arrache-pied pour dépasser toutes les espérances du Seigneur Sith.



                Cependant, la désapprobation de mon enthousiasme était visible sur le visage de mon instructrice du moment. Je brûlais évidemment de la fougue de la jeunesse, en plus de honnir le retard que j'avais certainement sur d'autres apprentis, mais...J'avais la chance de pouvoir, comme l'avait dit le maraudeur, peut-être entrer au service d'un des plus grands Seigneurs Siths que connaissait actuellement la Galaxie. Inutile d'être un génie pour deviner que ses exigences seraient grandes et que j'allais en baver pour les années ou les décennies à venir. Ça tombait bien, c'est exactement ce que la jeune femme impatiente que j'étais attendait.



                Les traitements de faveur étaient bons pour les faibles, et les Siths n'en faisaient pas. Cependant, il me fallait garder les pieds sur Dathomir : Soeur Karry était actuellement mon maître, celle à qui je devais le respect, l'obéissance, et qui allait me préparer à l'arrivée d'Oblivius. Je baissai la tête en veillant bien à ce que le sabre de Fidèle reste dissimulé, comme tout du long de l'exercice, par les plis du vêtement, dans ma manche gauche, derrière mon avant-bras. Peut-être Karry l'avait-elle ressenti dans la Force, je n'en avais aucune idée, et j'espérais que non. C'était désormais mon bien, jusqu'à ce que je le restitue à son propriétaire. Probablement lame allumée, en travers de la gueule, mais je le lui restituerai à ma manière. Au reste, il me fallait faire preuve d'humilité et d'obéissance, et c'est ce que je fis après cette seconde incartade. Le cristal de Revan, lui, était toujours à sa place contre ma poitrine, et j'osai espérer qu'il y restât.




                - Hm...Je m'emporte...J'ai du mal à revenir à moi après une transe de ce genre...Ce n'est pas à moi de décider de la suite des événements, je vous prie de m'excuser, j'ai juste une crainte certaine de ne pas être prête pour le grand jour. Et c'est une pensée que j'abhorre. Que dois-je faire, maintenant, Sœur Karry?

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                  Auteur : Kalith Shan

                  La jeune sensitive montrait une obstination certaine, une persévérance que peu de jeunes Sith montraient en général, du moins sous l'ère d'Oméga. La Matriarche leur en avait souvent parlé, Oblivius n'était pas de l'engeance qui menait l'Oméga, sinon les Soeurs de la Nuit n'auraient jamais accepté de le soutenir, quoi que certaines obédiences soient hostiles à sa présence. Kalith commençait à peine à découvrir comment se servir du Côté Obscur mais ses connaîssances théoriques sur les sujet lui permettaient d'assimiler à une vitesse impressionnante les enseignements que celui-ci avait à lui offrir. Une preuve flagrante en était son rétablissement après le combat contre le maraudeur...et le combat en lui-même ! Karry y avait assisté de loin, et elle avait pu constater que malgré son manque de puissance, Kalith et les états d'âmes n'étaient pas des amis de longue date. Rusée, quoi qu'un peu malhabile, la jeune humaine saurait probablement se montrer une adversaire redoutable à l'avenir. Sans avoir entendu les mots de Fidèle (qui, ironiquement, ne l'était pas tant que ça), elle se doutait de ce qui avait poussé le marudeur à tenter de tuer celle qu'il entraînait. Elle était capable de se laisser envahir par le Côté Obscur au point de perdre tout contrôle, une chose qui, pour une novice découvrant à peine les applications de celui-ci, était étonnant.

                  Kalith, donc, se plia de nouveau a l'exercice de la guérison, et la deuxieme fois fut la bonne. La troisième, la quatrième et la cinquième aussi, n'en déplaise au pauvre petit saurien qui se fit briser quatre fois les pattes arrières pour l'entraînement de la petite furie rousse, car elle voulait être certaine d'avoir bien compris le principe de l'emploi des essences. La dernière tentative fut couronnée de succès en un temps impressionnant, Karry dut bien se l'avouer, car en général les herboristes mettaient un temps certain à assimiler le principe du mélange entre la Force comme catalyseur et les herbes comme agent actif...mais enfin, au moins leur premier essai était rarement aussi infructueux que celui de Kalith. Le repas, quand à lui, se passa sans encombre. La future apprentie potentielle de Dark Oblivius ne s'embarassa même pas de la cuisson de sa viande, le dépeçant a l'aide d'une pierre taillée en biseau pour obtenir un tranchant correct, éveillant la curiosité de la Soeur de la Nuit, qui faisait cuire sa viande sur une broche improvisée.

                  - Je comprends mieux que tu aies survécu si longtemps sur Dathomir...tu as de la ressource.

                  - Tiss-Sharl n'est recouverte que de jungle et de villes ultra-modernes...alors quand on sort de l'enceinte de la ville, il n'est pas question de promenades, mais de survie. Mes parents adoptifs ont toujours été d'excellents professeurs.

                  -Interessant...que t'ont-ils appris d'autre?

                  - La langue des Tiss-Shar, l'observation, les bases du combat, des exercices pour renforcer son corps et son esprit...et les bases de l'assassinat. Kha-Vi répétait toujours que la chasse et l'assassinat n'avaient de différent que le premier, c'était tuer pour se nourrir, et le second, se nourrir du fait de tuer.

                  - La chasse, vraiment? répondit Karry avec un sourire amusé.

                  - Je n'ai rien perdu de mes qualités dans le domaine, je puis vous l'assurer, sœur Karry. avança Kalith calmement avant d'arracher avec les dents un autre morceau de viande sanguinolente du morceau qu'elle tenait dans la main.

                  Karry s'amusait d'avance de savoir comment la suite des évènements se passerait, et c'est à l'issue du repas qu'elle ramena Kalith jusqu'au Temple. La marche fut longue, mais une fois arrivée, Kalith put enfin se reposer. On lui avait alloué une chambre pour le moins spacieuse, mais le sommeil, malheureusement, n'était pas pour elle la priorité. Elle s'était pourtant couchée, mais elle ne sentait pas venir l'habituelle vague d'épuisement qui la faisait doucement glisser dans une petite mort jusqu'à renaître au matin, revigorée et prête à entamer une journée difficile. Il lui faudrait donc s'épuiser pour trouver le sommeil, et elle savait parfaitement comment faire. Dans sa combinaison rouge et noire, elle était tout à fait libre de ses mouvements. Elle sortit, se plaçant juste devant la porte de sa chambre, après avoir vérifié que toutes ses affaires étaient sur elle (sauf ses vêtements précédents, qui, lavés, avaient atterri dans le coffre de bois dans sa chambre), et attendit qu'une des Soeurs passent. Elle reconnut les traits d'une de celles qui l'avait portée jusqu'au lieu ou Karry l'avait soignée quand Lannister était venu demander des comptes : Soeur Akena.





                  Soeur Akena



                  - Heureuse de te voir apte à te lever, tu étais dans un bien piètre état la dernière fois que je t'ai aperçue!

                  - A croire que mon heure n'a pas encore sonné. Ce n'était pas l'heure de mourir et pas non plus la manière alors...me revoilà debout et prête à rattraper mon retard. A ce propos, sauriez-vous si une salle est disponible, pour s'entraîner , Soeur...pardonnez-moi, je ne connais pas votre nom..

                  - Tout dépend ce à quoi tu veux t'entraîner, jeune fille. Je suis Akena! répondit-elle avec un air enjoué

                  -Enchanté, Soeur Akena. Eh bien...comment dire...J'aimerais me rendre dans une salle plutôt grande et le plus vide possible.

                  - Hmmm...Ca reste entre nous?

                  - Bien évidemment ! J'aimerais ne pas me faire étriper par la Matriarche ou par Soeur Karry...

                  - Moi non plus, pour tout te dire ! Allez, viens!

                  Akena était bien différente de Karry, bien plus joviale, bien plus vivante, et sans peur de braver l'interdit en dérogeant à sa tâche, elle emmena Kalith dans le dédale de couloirs, prenant des chemins de traverse pour enfin arriver au sous-sol, non loin des salles d'entraînement, et d'ouvrir une des portes ouvragées sur le mur droit du couloir. La salle, en effet, était spacieuse et quasiment vide, seuls deux bancs et des coffrets de bois, dans des niches sur les murs, venaient en ternir l'absence d'objets.

                  - Allez, dis-moi tout, a quoi voulais-tu t'entraîner?

                  - Ma maîtrise du Côté Obscur est une véritable catastrophe et je n'arrive pas à dormir alors...quitte à trouver les exercices au dernier moment, il fallait que je me dépense un peu, en joignant l'utile à l'agréable…

                  - Tu peux arrêter de cacher ce sabre, tu sais. Karry n'est pas guère observatrice, ce n'est pas le cas de tout le monde. D'ailleurs, t'entraîner avec te fera le plus grand bien, si tu veux gagner en temps et en maîtrise du Côté Obscur. Non pas que je sois une sabreuse hors-pair mais...Il est toujours appréciable de savoir se battre.

                  - Vous...m'apprendriez ?...

                  - Les bases seulement, mais il te faudra choisir ta voie. Chii Cho, Soresu ou Shien?

                  [i]Kalith hésita un moment, pendant qu'Akena et dut puiser dans sa mémoire pour se souvenir des caractéristiques, autrefois connues sur le bout des doigts, de chacun des styles, et commença à calculer différentes possibilités, et dut se faire violence pour abandonner l'idée d'apprendre le Shien, demandant simplement à la Soeur face à elle de lui en montrer la posture de base et quelques mouvements simples, elle s'entraînerait à les répéter seule plus tard...Mais pour l'heure, elle fit un choix plus avisé pour une débutante, et après avoir mémorisé la posture de base du Shien, deux déplacements, et deux techniques offensives, une contre-attaque et deux manières de se défendre que Kalith grava dans sa mémoire à force de les exécuter dans le vide, la Soeur de la nuit tenant à la main un sabre béni par ses soins capable de résister aisément au tranchant de la lame du sabre de Fidèle. Kalith le trouvait trop court, mais qu'importait, l'attitude du corps et les mouvements seraient bien sensiblement les mêmes avec une garde plus longue, dusse-t-elle employer ses deux mains pour manier sa future arme (car elle savait déjà comment elle la construirait, et où trouver les différents matériaux...Kuat regorgeait de revendeurs d'objets hétéroclites.), et durant trois heures, Akena montra à Kalith les différentes postures et les différents mouvements du Soresu, en lui précisant bien qu'il lui faudrait également apprendre (car c'était bien pour ça qu'avait été créé ce style) à parer les tirs de blasters, mais que cette leçon serait certainement pour plus tard, et c'est ainsi que Kalith, heureuse mais épuisée, retourna se coucher en faisant bien attention à ne pas eroiser de Soeur. Un sourire de plaisir était figé sur son visage lorsqu'elle finit par s'endormir. Il faut dire que Karry et elle avaient mangé très tôt, il lui restait encore huit bonnes heures de sommeil...avant une dure, très dure journée. Mais elle se sentait prête à soulever des montagnes pour servir auprès de Dark Oblivius.

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                    Auteur : Dark Oblivius

                    Quelques jours avant l'arrivée de la jeune Kalith au village des soeurs de la nuit.



                    A quelques dizaines de kilomètres du village des soeurs de la nuit, un autre village, similaire bien que la population soit plus restreinte et les conditions climatique aussi. En effet le village Kalah était perché en haut d'une des grandes montagnes peuplant Dathomir. Au coeur du cratère l'obscurité seulement perturbé par les torches allumés par-ci par là. A l'intérieur d'une immense batisse faite de bois et de feuillage. A l'intérieur la Matriarche du village Kalah, Zimun. La matriarche du village Tulum, Ellah, situé à une centaine de kilomètres dans les vastes forêts de l'autre côté de la montagne et la Matriarche Vanosh du village Uaoh, un village situé non loin de Tulum. Dans le coin à l'écart de tous une silhouette assise sur une chaise. Une table au centre marquant le village ayant porté allégeance à Dark Oblivius. Mère Zimun allumea une baguette qui diffusa un léger parfum, regarda la flamme disparaître pour laisser place à une légère fumée. Elle regarda une à une les deux Matriarche à ses côtés sans prêter attention à la personne de l'autre côté de la pièce tapis dans l'ombre.



                    - Matriarches... Vous n'êtes pas sans savoir que la tranquillité de Dathomir est mise en danger, il y a peu un Sith a atterrit sur notre planète non loin du village de la Matriarche Mila. Seul face à tout un village. Pourtant contre toutes attentes il s'est avéré qu'une alliance c'est forgé entre ce Sith et Mila. Cette alliance est un danger pour notre monde et notre culture. Les grands régimes n'ont que faire de nous, mais que feront-ils s'ils apprenaient que nous, soeur de la nuit cachions un de ces forceux ? Je n'ai pas envie de voir des immenses vaisseaux venir détruire tout ce que nous avons mis tant de temps à construire. Cette alliance doit cesser tout de suite. C'est pour cela que je vous aie convoqué ici. Nous devons faire entendre raison à mère Mila et faire en sorte que ces étrangers partent. C'est pour cela que nous devons unir nos forces et marcher sur le village de Calihacula. Nous savons ce dont sont capables les Sith, nous devons être prêt à toutes éventualités.



                    - Si vos dires sont exact Mère Zimun, nous devrions nous pas savoir les raisons de cette alliance ? Vous savez que je ne dis jamais non lorsqu'il s'agit de tuer, mais là nous parlons de nos filles, de notre peuple. Si les Sith sont si imprévisibles que ça, arriver avec une armée ne fera que renforcer leurs méfiances. Convoquons Mère Mila pour savoir de quoi il en ressort. Si ce Sith la tient pas la Force alors nous déclencherons toute notre puissance contre ses adeptes du côté Obscur. Je m'y engage.



                    - Mère Ellah, je peux comprendre votre inquiétude, mais je ne peux prendre le risque, si cette alliance est faite sous la contrainte, alors nos soeurs se joindrons à nous lors du combat nous assurant la victoire ! Le temps n'est plus à la parole, mais à la guerre !



                    - Je suis d'accord avec Mère Zimun, prenons le sentier de la guerre sur le champ ! Ayant eu vent des raisons de notre présence ici, j'ai pris le soin de faire venir du Nord un clan de guerrier Zabrack qui déverserons leurs rages sur ce Sith. Notre avantage est indéniable ! Tuons le avant que son Ordre ne se renforce.



                    - Je ne peux croire que Mère Mila ai pu ignorer nos lois sans raisons, mais je ne peux refuser de me joindre à vous car en cas d'échec, c'est l'ensemble des clans de Dathomir qui en aurait à répondre et ça je me le refuse.


                    Sans un mot elles le savaient, elles savaient qu'elle marcheraient ensemble sur l'organisation de Dark Oblivius.

                    Le soleil commençait à se lever. L'aurore était le signe de départ. Une armée importante comportant plus de 1.400 soeurs de la nuit et pas moins de 300 Zabrak, bien que armée pour la plupart d'épée et de lance. Les soeurs de la nuit elles n'était guère mieux équipées, mis à part les terrible arc laser, loin de rivaliser avec la cadence des blaster, mais le dégâts à l'impact étaient tout aussi important. A travers les sentiers de montagnes, l'armée composée de plusieurs clan était en marche bien déterminer à en découdre.

                    ***



                    2 jours de voyages avaient été nécessaire à la coalition pour descendre tout en bas de la montagne. Pour être sur d'une arrivée totalement surprise un groupe d'éclaireur était parti en reconnaissance. 3 sorcières de la nuit étaient donc bien en avance sur le reste des troupes quand elle tombèrent sur un spectacle étonnant. Tapis dans les feuillages à quelques dizaines de mètres. Soeur Karry, très connues pour ses talents de guérisseuse hors paires, elle avait par exemple sauvé Mère Ellah qui avait réussie à triomphé d'un Rancor au prix de lourdes blessures. A ses côtés une jeune fille qui semblait être soumise au rite de passage des soeurs de la nuit. Pourtant rien ne laissait penser à une appartenance quelconque au clan des soeurs de la nuit. L'une des éclaireuse retourna vers l'armée tandis que les deux autres continuèrent d'observer sans bouger. Lorsque que Karry et Kalith rebroussèrent chemin pour retourner au village. Elles ne savaient probablement pas qu'elles venaient d'échapper à une mort certaine puisque les premier Zabrak accompagné de 3 chevaucheur de Rancor débarquèrent prêt du lac. Les éclaireuses quand à elles avaient continuées à suivre discrètement les deux Femmes pour arriver à la lisière de la forêt, s'avancer d'avantage risquerait d'alerter les gardes de leurs présences.

                    La nuit été tombée depuis quelques heures quand sans le savoir une armée était toute proche. Il fallait tout d'abord tester les défenses des étrangers avant d'y envoyer toutes les Forces. Au milieu de Zabrak, la même silhouette monta sur un rocher face à son peuple. Les flammes de sa torches illuminant un visage rouge arborant des cornes. Il s'agissait de Karak surnommé le sanguinaire par ses compagnons.




                    - Mes frères ! Ce soir le sang coulera, ce sang sera celui de nos ennemis ! En avant !


                    200 Zabrak une cinquantaine de soeur de la nuit le suivirent accompagner de 3 chevaucheur de Rancor. La petite armée parcouru dans un silence de mort la centaine de mètre les séparant du village. Les gardes en postes remarquèrent très vite leurs arrivés, mais pas assez pour donner l'alerte, les flèches laser ayant eu raison d'eux. Leur progression été rapide, arrivé aux premières baraques les guerrier à cornes rentrèrent à l'intérieur égorgeant sans pitié les hommes endormis. Mais alors que le massacre continuait, un clone, sorti de son sommeil par une envie présente tomba nez à nez avec un zabrak qui se jeta littéralement sur lui, les années d'entraînement eurent raison du guerrier transpercé par un tir de blaster au niveau du thorax. La décharge réveilla une bonne partie du camp avant que les cris des hommesne finissent de réveiller l'ensemble des soldats d'Oblivius. Les cris raisonnèrent aussi jusqu'au village où plusieurs soeurs de la nuit alerté foncèrent pour voir ce qu'il se passait. C'est là que les Rancor entrèrent en action. Les troupes tentèrent tant bien que mal de s'organiser, mais nul n'aurait imaginé une attaque aussi soudaine et surtout terrestre. De plus les Zabrak malgré un équipement primitif firent de nombreux morts avant que les blasters ne viennent rééquilibrer le combat. Le camp n'était pas l'endroit idéal pour une escarmouche. Le commandant Beck ordonna aux survivants de se rendre vers le village. La retraite fut rapide, mais promptement coupé par l'arrivée des Rancor qui les prirent à revers, pour en rajouter une couche les tirs des arc laser venait aussi couper toute retraite, les hommes étant pratiquement encerclé obligés de se battre à des distances proches, trop proches face à ces guerriers.

                    Lannister lui résidait dans le village en lui même et fut lui aussi tiré de son sommeil par les cris de ses hommes. Il se leva enfilant juste son plastron et prit son glaive. Le spectacle était sanglant, les Zabrak abattu à bout portant contrastait avec les soldats dévorés par les Rancors, égorgés par les Zabrak et transpercés par les flèches laser des soeur de la nuit. Beck face à cette horreur saisi l'une de ses grenades et se jeta sur le rancor qui l'attrapa avec ses immenses griffes et le coupant en deux à l'aide de sa mâchoire, manque de bol pour lui la digestion ne fut pas au rendez vous et l'explosion de la grenade thermique à l'intérieur de son estomac le pulvérisa créant une vague de projection qui perturba le combat laissant aux hommes le soin de reculer.

                    La Matriarche Mila sortie elle aussi de son appartement contemplant avec une certaine incompréhension l'attaque. Elle reconnaissait les soeurs de la nuit qui essayait de tuer ses hôtes. Karrie se pressa à ses côtés.



                    -Mère ! Mais que se passe t-il ?!




                    - Il semblerait que Mère Zimun ne soit pas d'accord avec notre alliance. Mais je n'aurais jamais pensée qu'elle oserait nous attaquer.



                    - Et vous allez laisser ces hommes se faire massacrer ?



                    - Non, j'ai foie en la vision de Dark Oblivius, il est temps de prouver notre vraie valeur ma fille. Repoussez ces intrus !


                    Karrie se retira sans attendre se ruant de sa chambre prenant son épée et rejoignant Lannister en proie à plusieurs guerrier Zabrak, mais malgré la sauvagerie dontt-ils sont capable, le géant coygnite n'en fit qu'une bouchée à base de coup puissant et déplacement habile. La lame du général d'Oblivius se retira du thorax sans vie d'un de ses assaillant. Il fixa Karrie un instant, mais les déplacement des filles de la mère Mila le convainquit qu'elle n'avait rien à voir là dedans. Marrek lui essayait tant bien que mal de distraire les deux derniers chevaucheurs de Rancor afin que les soldats puissent reculer. Les pertes étaient lourdes, mais ils n'étaient pas battu pour autant. Les tirs de blaster tuèrent plusieurs soeur de la nuit qui commençait à grimper sur les paillasses harcelants de flèches laser leurs ennemis. Mais le rapport de force se déséquilibra quand les guerrières de Karrie renforcèrent les rangs des Soldats Sith. Lannister à la tête d'une petite troupe firent des ravages tandis que Marrek avait suffisamment distrait les Rancor pour qu'ils soient prit à revers par des tirs de blaster et canon blaster.

                    Karrak remarqua le sanyssan et fonça sur lui. Un peu prit au dépourvu il para de justesse l'épée du Zabrak avant qu'un uppercut ne le fasse tomber à terre. Le sanguinaire aurait pu le tuer, mais c'était sans compter la reprise de terrain des soldats obscur et sous la pluie de laser les derniers guerriers furent soit tués, soit mit en fuite. Karrak lui disparut dans les passages dérobés du village.

                    Lannister fini d'achever les Zabrak blessé tendis que les Soeur de la nuit encore en vie furent mis au cachot à l'abris de la vengeance de l'armée noire. Soudain un cor au loin retentit. Mère Zimum à la tête de trois armées allait bientôt fondre sur le village déjà en proie à la douleur et à la mort...
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                      Auteur : Kalith Shan

                      De l'intérieur de ma chambre aux murs épais, je ne voyais absolument pas ce qu'il se passait, et ce n'est qu'en entendant une explosion que je me levais, attrapant au passage le sabre-laser de Fidèle, et passant autour de mon cou la chaîne de Cortosis retenant le cristal du Revanchiste. je pouvais bien tout perdre, mais ce cristal était mon seul héritage...et ma seule manière de montrer que je n'étais pas sans ressource. Je savais que je prenais un aussi grand risque à l'emporter qu'à le laisser dans ma chambre, cependant, je préférais malgré tout le savoir en sécurité autour de mon cou plutôt que perdu entre deux morceaux de tissus, et c'est donc avec mon collier pour seul vêtement que je sortis dans le couloir. Akena était là, armée de deux sabres de métal. Elle m'attendait. Fière de mes résultats du soir, elle n'en était pas moins inquiète. Quatre heures de sommeil m'avaient suffi à recouvrer mes forces, précédées d'une méditation, je n'étais pas la jeune femme la plus reposée du monde, mais je gardais l'esprit lucide et le corps en fonctionnement.

                      -Kalith...tu aurais pu t'habiller...

                      - Je n'ai pas d'armure. Inutile. Qu'est-ce qu'il se passe?

                      - Les Matriarches voisines veulent notre peau. Et la tienne. Des Zabrak les accompagnent. Mets-toi à l'abri, nous allons faire le necessaire.

                      - Sauf votre respect, Soeur Akena, je ne laisserais pas tout le monde se faire massacrer, à plus forte raison si c'est moi qu'ils veulent.

                      - Si tu veux mourir, c'est ton ch...

                      Une flèche laser toucha l'épaule d'Akena, qui lacha son arme en s'effondrant à genoux dans un cri de douleur. Je ne sais absolument pas quelle mouche m'a piquée, toujours est-il que j'ai allumé la lame du sabre de Fidèle en me plaçant devant la Soeur blessée. La seconde flèche m'était destinée, mais elle rencontra la lame du sabre et atterrit dans un mur. La troisième aussi. La quatrième passa à côté de moi alors que je me fendais vers la droite en poussant Soeur Akena contre l'autre mur, avant de revenir devant elle. Les deux sœurs et le zabrak armaient déjà une nouvelle flèche quand je commençai à progresser vers eux en ayant ramassé le sabre a terre d'Akena. La volée manqua de peu de toucher mon sein droit alors que, dans une poussée d'adrénaline, je croisai les deux sabres, parant une des flèches, en tournant sur moi-même, esquivant les deux suivantes, tout en avançant encore. Le zabrak tira un sabre de son fourreau, et fit un pas en avant, arrêté par la lame de métal que je venais de jeter vers lui par la pointe et qui le transperça de part en part. Akena s'était relevée, et d'une projection de Force, envoya une des deux assaillantes valser dans le couloir, la seconde voyant son arc tranché en deux d'un coup de sabre laser, le coup suivant lui ouvrant la trachée de belle manière. Je n'eus pas le temps d'esquisser un pas de plus que la Soeur de la Nuit avait bondi sur la sorcière à terre pour la décapiter purement et simplement.

                      - Ils ne plaisantent pas.

                      - Moi non plus. lachaî-je en plongeant mes doigts dans le trou béant dans la gorge de la sorcière défunte, dont seule la colonne vertébrale et la peau de la nuque retenaient le crâne attaché au reste du corps.


                      Dans un élan de rage malsaine, je laissai sur le sol les corps inertes, repoussant celui ayant subi une trachéotomie radicale en vue de le laisser s'écraser sur le pavé, et dessinai sur mes joues deux traits sous chacun de mes yeux, un partant du coin extérieur et revenant vers la commissure des lèvres, l'autre, vertical, descendant jusqu'au milieu de la pommette, et deux parallèles descendant de ma lèvre inférieure jusqu'au menton. Il n'était plus temps de jouer. Prenant Akena par l'épaule valide, je l'amenais jusqu'à la salle où nous nous étions entraînés la veille. Personne ne nous barra le chemin malgré l'afflux de Soeurs sortant du temple pour défendre le village, mais les bruits de combat résonnaient dans les couloirs, entre chair tranchée, métal contre métal et flèches-laser, les cris d'agonie et de douleur se faisaient entendre sans que leur origine ne puisse être identifiée. Je sentais dans la Force les vies s'éteindre, parfois une par une, parfois dix par dix...mais surtout, je sentais quelque chose se rapprocher inexorablement, une présence forte, qui détonnait avec celle des Soeurs, comme si le cœur de ce qui s'approchait était empli d'une furie meurtrière grondant comme un torrent. Qu'il vienne. La seule idée d'avoir à affronter un adversaire puissant et potentiellement aussi dangereux m'excitait étrangement. C'était l'occasion de prouver ma valeur, de montrer ce dont j'étais capable, et de ramener sa tête à Oblivius. L'occasion de me lâcher enfin, encore plus que contre Fidèle. Il s'agissait là d'un jeu dangereux. Très dangereux. Mais j'en connaissais les règles, et le perdant n'aurait pas de second essai. Lorsqu'il défonça la porte, son incapacité à se servir de la Force fut confirmé, rien qu'à entendre les coups de pied contre la porte en bois. Il la fit sans mal sortir de ses vieux gonds, et entra dans la salle en projetant contre Akena une petite dague recourbée à une vitesse impressionnante. Trop impressionnante pour la Soeur de la nuit, qui tomba à la renverse, la lame plantée dans la poitrine, alors qu'il dégainait sa lame avec un sourire mauvais.

                      - C'est un joli sabre que tu as là...j'espère pour toi que tu sais t'en servir!

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                      Musique d'ambiance


                      Une haine soudaine du guerrier Zabrak m'envahit. Il venait d'abattre devant moi celle qui m'avait appris les rudiments du sabre. Et la menace était encore plus sérieuse que celle à laquelle j'avais eu affaire lorsque Fidèle avait essayé de me tuer. Parce que cette fois, j'étais seule. Face à un guerrier expérimenté et armé. Plus question de lutte à mains nues. Cette fois-ci, je ne pouvais plus compter que sur moi-même, et non sur la chance. Alors pour la première fois de ma vie, je me suis vraiment sentie prête à quitter ce monde. A la seule condition que j'emporte ce fils de chienne dans ma tombe. Petit à petit, le moindre de mes muscles se tendit au point de m'en faire mal, et je me sentis ''tomber'' d'un coup. Sombrer sans prévenir dans la rage la plus profonde que je n'aie jamais ressentie. Lorsqu'il amorça sa course, comme quelques jours auparavant, j'eus l'impression de voir son mouvement au ralenti, et mon bras, de lui-même, se leva en tendant le sabre vers lui, dans la posture offensive du Shien, parant son premier assaut avec une facilité déconcertante. J'avais pris quelques coups, la veille au soir, mais à cet instant, j'étais plus décidée que jamais à ne laisser de mon adversaire qu'une tête sanguinolente à ramener en guise de trophée. Je me fendis sur le côté, donnant à mon poignet une vive impulsion, sautant par-dessus le corps inanimé d'Akena dont la seule vue sembla décupler ma rage de vaincre. Je devais le tuer pour progresser. Et le tuer pour la venger. J'avais l'intime certitude qu'il ne réchapperait pas de ce combat.

                      Trop petite en taille pour que mon allonge me permette de lui sectionner l'ongle du pouce de mon coup en balancier, ma lame heurta la sienne, et voyant son épaule préparer un coup visant ma jugulaire je basculai sur la garde près du corps, sabre à la verticale, du Soresu, tournant autour de lui sans lui céder le moindre pouce de terrain. Les coups pleuvaient, d'un côté comme de l'autre, et l'impérieux courroux qui m'animait semblait vouloir le mettre à genoux pour le voir implorer la pitié d'une gamine nue au visage couvert de sang. Le seul ornement que je m'étais permis était le symbole de mon passé, ma nudité, celui de ma renaissance. La petite Kalith Shan était morte depuis quelques jours déjà, et alors que j'esquivai un de ses coups en pirouettant au dessus d'un banc, je repris l'attitude agressive du Shien. Il semblait préoccupé, et énervé de ne pas arriver à défaire en quelques assauts une jeune femme sans expérience, et un sourire carnassier naquit sur mes lèvres rouges tandis que ma crinière rousse tombait en cascade sur mes épaules blanches.


                      - Ta faiblesse m'étonne, zabrak. Mais tu tomberas avec les honneurs, puisque je serais celle qui mettra fin à tes jours.

                      - Tu penses pouvoir me surpasser ? Karak le sanguinaire n'a pas d'égal sur cette planète.[/b]

                      Sans attendre la fin de sa tirade, j'enchaînais des assauts de duellistes, des estocs rapides et ciblés en direction de son bras armé et de son torse, et quelques attaques de taille, courtes, précises, bien décidée à le faire reculer comme il se devait, et me fendis de nouveau vers la droite pour porter un coup ample et puissant qui rencontra sa lame en la faisant se relever alors qu'il esquivait l'estoc qui suivit et que pencher la tête me sauva de son offensive suivante, à laquelle je répondis par un direct au plexus et un coup de coude au visage. Malheureusement, je fus trop lente pour abattre sur son crâne rouge et noir la lame vrombissante de mon arme, mais c'eut le mérite de le faire reculer, le nez en sang et le souffle court.

                      - Je n'ai jamais parlé d'être ton égale. Je te suis supérieure. Et à la fin de ce combat, si tu survis, on t'appellera au moins Karak le sans-narines.

                      Pirouettant encore autour de lui à la manière des Tiss-Shar, comme me l'avait autrefois montré Kha-Vi-Ruë, assassin de son état, je frappai encore et encore, ne lui laissant aucun répit tandis que la rage obscure et l'envie de voir sa tête rouler à mes pieds s'amplifiaient à chaque fois que je sentais la résistance de sa lame courbe contre celle, droite, de mon sabre. Fidèle n'en aurait plus l'utilité, tant qu'il était dans son cachot, mais peu m'importait en cet instant. Karak était donc son nom ? Il ne le garderait plus très longtemps. Je parai un estoc d'un mouvement du poignet en m'accroupissant, jambe tendue dans un sens, le sabre frappant de l'autre, et la manœuvre ne manqua pas son objectif : concentré sur la lame rouge tentant d'entamer sa jambe d'appui, il avait sauté en arrière, se ramassant lamentablement sur mon genou, son dos heurtant un banc de pierre alors que je me reculais d'une roulade latérale pour esquiver un coup de sabre qu'il tenta de me porter dans sa chute. Ses coups n'étaient jamais loin de m'atteindre, et mon nez se fronça légèrement lorsque mes lèvres découvrirent mes dents blanches dans une attitude de rage non contenue. Ma main libre au niveau de ma tête partit dans sa direction en même temps qu'un cri de furie filtrait d'entre mes lèvres, et la poussée de Force ramena son crâne sur le banc, qu'il percuta avec violence, tandis que mon pied se posait sur son bras armé. Sonné par l'impact, il se saisit fermement de ma jambe par sa main libre, et alors que je glissai, choyant sans pouvoir rien y faire , j'imposai à ma main gauche, tenant le sabre, un mouvement circulaire et mon coude libre vint percuter son thorax et le maintenir contre le banc de pierre alors que la roche contre sa nuque fit office de billot.


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                      Musique d'ambiance 2



                      Le crâne tatoué roula sur le sol, loin du corps, tordu dans une position étrange à cause de sa chute, dont j'avais enfoncé la cage thoracique sur trois bons centimètres en mettant tout mon poids sur mon coude, le banc faisant office d'enclume. Haletante, les yeux injectés de cette furie meurtrière et vengeresse, je me redressai lentement alors que dans un dernier soubresaut, sa main laissa tomber l'arme métallique. Lorsqu'elle eut fini de tinter sur le sol, seul le bruit de son sang sortant de sa gorge en un gargouillement glaireux, par petits jets, ses artères spongieuses se rétractant et s'ouvrant aux derniers battements de son cœur. Lentement, je m'approchai du cadavre de Soeur Akena, rabaissant sur ses yeux vides de toute vie ses paupières grises, retirant la lame de son crâne en faisant attention à ne pas causer plus de dégâts à son cadavre paisiblement allongé.

                      - Il a payé le tribut de la vengeance de son propre sang. Puisse-t-il pourrir ici comme un chien...je veillerais à ce que vous soyez enterrée dignement, Soeur Akena.

                      Je retournai vers le corps du zabrak, et donnai libre cours à ma haine, dénudant sa poitrine pour planter à quarante-huit reprises sa propre dague dans son poitrail, le maculant de son sang épais, avant de dégainer mon sabre pour lui trancher bras, jambes et attributs et scarifier sa poitrine de la rune Tiss-Sharl signifiant ''déchéance''. Je me vêtis de son sang. Et ce n'est que lorsque j'eus terminé cette tâche que je passai ma main sur ma joue ensanglantée. Il ne s'agissait cette fois pas de son sang, ni de celui de Karry. Mon arcade sourcilière droite et ma pommette étaient ouvertes sur trois millimètres de profondeur, pour un trait d'une huitaine de centimètres. ''Ma première blessure de guerre'', songeai-je en souriant. J'essuyai la plaie que je n'avais pas sentie, aveuglée par la haine de ce quart d'heure d'affrontement, reprenant doucement mon souffle afin d'aller aider les autres, et traçai sur mon corps divers signes tribaux des Isk-Ar durant leur rite de passage à l'âge adulte dans le sang de mon adversaire défunt. La pratique me plaisait autant que la mise à mort. J'aimais le goût du sang, sa texture, le tiraillement sur la peau lorsqu'il séchait au vent, et m'habiller de celui d'un ennemi défunt me procurait une sensation de plaisir certes malsain, mais d'une puissance extraordinaire. Pour la délectation que je prendrais à recommencer, j'aurais tué de sang froid quiconque aurait voulu me défier. J'avais abattu un guerrier au titre évocateur. Il était grand temps d'aller tailler dans la masse le nom qui résonnerait désormais aux oreilles de tous comme celui d'une guerrière, et non plus comme celui d'une adolescente armée. Kalith Ser-Il-Roë Nova Shan. Mon nom jusqu'au jour ou il faudrait qu'il change pour un autre. Le jour où je deviendrais un Sith à part entière.

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                      Musique d'ambiance 3


                      Je marchais rapidement dans les couloirs, la tête du zabrak dans une main, mes doigts resserrés sur l'occiput, laissant pendre pitoyablement le fragment d'épine dorsale qui restait accroché sous le crâne. La sérénité qui m'envahissait n'était que le calme avant la tempête alors qu'au détour des couloirs, mon sabre s'abattait impitoyablement sur les quelques assaillants que je croisais, laissant dans mon sillage, en quelques mouvements de poignet rapides et ajustés, une quinzaine de cadavres depuis la salle d'entraînement jusqu'à la porte : deux zabraks et douze sorcières humanoïdes, plus une de race non-identifiée par ma petite personne. Le sourire malsain qui étirait mes lèvres semblait ne plus vouloir s'en retirer tandis que mes mains pleines de sang portaient d'un côté mon trophée de guerre, et de l'autre, l'arme qui m'avait servi à l'arracher à son propriétaire. Le géant Coynite qui était arrivé peu après l'humiliation que m'avait fait subir Fidèle était là, à côté d'un homme que je n'avais jamais vu, et je leur adressai un signe de tête respectueux en levant bien haut le crâne aux pupilles inertes, remontées vers le dessus du crâne au point de n'être que de petits arcs à peine visible de face. Un hurlement de rage et de satisfaction franchit mes lèvres alors que le combat faisait rage, et après m'être assurée que les Zabrak proches avaient bien vu la tête de leur compatriote, je jetais par terre l'appendice capital du guerrier défait, l'écrasant de mon pied nu contre le sol de pierre en rallumant la lame écarlate. Mes lèvres révélèrent de nouveau mes dents dans un sourire carnassier, mes yeux luisants d'une rage sourde, d'une folle envie de tuer.

                      - Karak le sanguinaire s'appellera désormais Karak le sans-cervelle! D'autres candidats à la décapitation sans sommation?

                      Deux Zabraks se précipitèrent sur moi, et je parai la lame du premier en envoyant dans le genou droit de son camarade une poussée de Force qui le déséquilibra tandis que mon bras armé volait pour séparer le bas de son visage du haut, laissant tomber un demi-cerveau par la plaie béante, l'autre moitié gardant le haut du crâne comme réceptacle alors que je ne cédai à l'autre aucun centimètre de terrain, mon sabre formant autour de moi comme une bulle de protection, parant une flèche laser, un coup de sabre, une autre flèche, et après quatre passes d'armes que j'esquivai avec la grâce d'une danseuse, poussant sur mes jambes grâce à la Force pour me déplacer plus vite, j'attaquai d'estoc, et il para d'un mouvement circulaire...qui faucha le vide lorsque la lame se rétracta pour se rallumer aussitôt et transperça sa poitrine de la pointe à la garde. Mon front percuta son visage avec violence et l'impact suffit à le faire tomber en arrière, le haut de corps séparé en deux par la lame énergétique sans que j'aie à esquisser le moindre mouvement. Je ne tardai pas à éteindre le sabre, une main tendue vers mes adversaires suivants, me décalant légèrement sur le côté dans une attitude défensive, alors que de nouveaux assaillants se dirigeaient vers moi en demi-cercle, le temple derrière moi les empêchant de me prendre à revers.


                      Prenant deux pas d'élan, je bondis en faisant un tour sur moi-même, comme pour franchir un obstacle, et allumai mon sabre en l'abattant sur le crâne d'une des sorcières autour de moi, avant de reculer d'un bond pour être à nouveau dans ma position précédente, d'où je voyais l'ensemble des belligérants proches. La Force guidait mon bras, le Côté Obscur me donnait l'énergie nécessaire pour tenir les six adversaires restants à distance par des mouvements amples mais mesurés, et alors que je commençais à faiblir, mon corps entier fut agité d'un hoquet, et c'est le moment que mes adversaires choisirent pour attaquer. Bien mal leur en prit. Dans mes veines bouillonnait la rage de vaincre, ma peau ruisselait de sueur et de sang des défunts, et dans un hurlement encore plus puissant que les précédents, toute l'énergie que je sentais bouillonner en moi se relâcha en une onde de choc puissante qui envoya paître mes assaillants, et bientôt, un détachement de Soeurs de la Nuit vint me porter secours alors que je dus m'appuyer contre le mur pour ne pas tomber d'épuisement. J'étais encore consciente, et je comptais bien le rester. L'une d'entre elles me tendit une gourde d'eau que je vidais dans sa totalité, les trois quarts pour ma gorge, le quart restant sur mon visage. Le contact froid me tira de ma torpeur, et je repris mon souffle en sentant décuplé le besoin de prendre des vies pour me prouver à moi-même que rien ni personne ne pourrait se mettre en travers de mon chemin vers la puissance. Lannister s'approcha de moi alors que je rallumai mon sabre à nouveau, prête malgré mes muscles qui me tiraillaient, à retourner au combat.


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                      une dernière pour la route? ;)

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                        Post n°33
                        Auteur : Dark Oblivius

                        Morceau, charpie, sang. En l'espace de quelques minutes, une nuit tranquille s'était transformée en une nuit sanglante. La Force en avait voulu ainsi. Lannister était aux côtés de Karry. Regardant les soeur de la nuit porter secours à des soldats en piteux état. Il fallait dire que les Zabrak avaient laissés parler leur violence et malgré les années d'entraînements et quelque fois le talent, rien n'avait pu les protéger face à un tel déferlement de haine et de rage. Si Karry n'avait pas l'habitude de ce genre de spectacle, Lannister lui était largement habitué. Il savait aussi que la seconde attaque n'allait pas tarder et il fallait organiser les défenses.

                        Karry se retourna vers Kalith, un large sourire aux lèvres et malgré la situation elle était contente de la revoir. Elle s'empara d'un draps et entoura la jeune Sith. Si le sang couvrait la plupart de son corps, mais la jeune soeur de la nuit n'aimait pas la voir se promener au milieu de tout sa complètement nue. Elle posa sa main contre le dos de Kalith et la rapprocha de Lannister.



                        - Bien, nous avons réussi à repousser la première attaque, mais il faut s'attendre à un second tour et dans les heures qui suivent, peut-être même avant. Le terrain ne joue pas en notre faveur, le seul point sécurisé est le temple. Il n'offre à nos assaillants qu'un seul point d'attaque. Regroupons nous à cet endroit là. Le troisième corps d'artillerie a réussi à s'en sortir et sauver les canons blaster, ils les disposeront à droite et à gauche de l'entrée, le dernier lui sera dans le temple face à l'entrée principale. Nous somme probablement en infériorité numérique, utilisons notre technologie au maximum de ces capacités et rétablissons l'équilibre. Les blessés seront transporter au coeur même du temple. Marrek avec quelques guerriers vous devrez bloquer l'accès en contrebas au cas ou les Zabrak arriverait à passer à travers les mailles du filet.

                        Kalith c'est bien ça ? Tu as prouvée ta valeur lors de cette première attaque, les hommes de Tarak t'on vu avec sa tête dans la main, servons nous de cet avantage. Une simple adolescente capable à l'aide du côté obscur de vaincre leur chef, ça devrait les refroidir ou bien attirer l'attention sur toi. Tu seras donc aux côtés de Marrek.

                        Karry, vos archères se placeront sur le toit du temple. Si il y a d'autre chevaucheur de Rancor votre priorité sera d'abattre les maître sans attendre. Même si ces bêtes sont réduite en esclavage depuis longtemps, il est possible de réveiller sa bestialité au milieu des rangs ennemis. C'est une chose importante, si ces bêtes arrivent jusqu'aux portes du temple, je doute que nos défenses tiendrons.


                        Le temps n'était plus aux discussions, les Hommes encore valides se chargeaient de transporter des caisses et autres débris afin de bloquer l'accès du temple. Les chargeurs et armes disposer de façon à ce que tous puissent y avoir accès. Les trois canons blasters furent installés. Les blessés furent fini d'être évacués quelques heures avant le début de l'aurore. Pour ce qui était des cadavres, Lannister avait réservé une surprise à ses futurs hôtes. Tandis que Marrek lui changeait la lame de son bras artificiel avant de s'équiper d'un bouclier à l'aspect rudimentaire, mais d'une résistance à toute épreuve. Placé juste devant la barricade il faisait office de premier rempart.

                        Les premières lueurs du soleil commencèrent à frapper l'atmosphère de la planète levant peu à peu le voile d'obscurité offrant plus clairement le spectacle sanglant de la veille. Tâche de sang, morceau de chaire, bout de membre et au loin sur un pique la tête de Tarak planté par Marrek 100 mètres devant l'entrée du sanctuaire. Lannister n'aimait pas ce genre de comportement, mais il fallait avouer que Marrek n'avait pas eu une mauvaise idée. En effet cette provocation devrait faire en sorte de désorganiser l'armée de la coalition.

                        Un cor sonna une nouvelle fois suivi de hurlement de toutes parts. Les Hommes tenant leurs positions attendant, attendant le premier signe, le premier ennemis à abattre. Quelques secondes s'écoulèrent quand la première ligne composé pour la plupart de Zabrak s'arrêta en vu du sanctuaire. Mère Zimun n'était pas loin entourée de 4 chevaucheurs de Rancor. Elle observa quelque seconde la fortification qui la rassura dans son idée que son armée était supérieure à celle de Mère Mila. Pourtant l'une des trois matriarche, Ellah n'était toujours pas convaincue des raisons de cette attaque et voyant les sorcières combattre aux côtés des Sith n'arrangeait pas la chose. Cela prouvait que les dires de Zimun n'étaient pas la réalité et que cette guerre n'avait pas de raison.



                        - Il est encore temps de faire demi-tour Mère Zimun. La nuit a déjà été lourde en mort.



                        - Non ! Pas temps que ce village n'aura été débarrasser de ces Sith et de leurs alliés ! Je pensais que votre soutient serait plus important que ça Mère Ellah.



                        - Mon soutient est à l'image de vos explications et vos fausses raisons, bancale. Je ne suis plus totalement certaines de vos intention. Il me semblait que le but premier était de délivrer nos soeurs d'une soit disant alliance forcée, mais je vois que vos plan ont changés ! Je me refuse d'envoyer mes filles à la mort pour votre profit Mère Zimun.


                        La tension montait d'un cran entre les deux matriarches, Zimun offensé du retournement de veste de son allié et Ellah perdue dans les mensonges de Zimun. Les deux matriarches se fixèrent sans un mot, mais un cri de guerre coupa court à cette situation. En effet les Zabrak remarquèrent la tête sur la pique, fou de rage les guerriers des montagnes se mirent à courir sans attendre l'ordre de la coalition. Dans ce mouvement provoqué par les guerrier l'ensemble de l'armée se jeta sur le sanctuaire....

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                          Post n°34
                          Auteur : Kalith Shan

                          Spoiler
                          P'tite musique d'ambiance!



                          Sans hésitation aucune, je laissai retomber le drap de mes épaules en entendant le cri de guerre des Zabrak. Ressembler à une chrysalide sur le champ de bataille? Très peu pour moi. en première ligne, sabre à la main, j'étais prête à en découdre, mais il faut bien avouer, avec un peu de recul, que j'aurais pu finir sur le carreau dans une marre de sang un nombre incalculable de fois ce jour-là. Le second assaut se fit sous la direction de Lannister, et à peine les chevaucheuses de Rancorr s'approchèrent qu'une pluie de flèches fit obstacle à leur progression, laissant la plupart des chevaucheuses inertes tomber mollement sur le sol. Deux rancorr tombèrent également, et un d'entre eux entra dans une furie telle lorsqu'une flèche lui perfora le globe oculaire droit qu'il commença à boulotter tout ce qui lui passait à portée -conductrice comprise, puisque la demoiselle s'était vue ceinte d'un diadème de traits et son cadavre pendait sur le côté lorsqu'il se saisit de son thorax pour s'en empiffrer sans ménagement- . Il n'avait pas l'air particulièrement content, et les Zabraks s'en doutèrent puisqu'ils évitèrent soigneusement l'entourage de l'animal, qui avait commencé à faire du ravage dans ses propres rangs sans comprendre que ce qui venait de lui rentrer dans l'oeil ne venait pas de ce côté-là. J'ai toujours trouvé ça débile, un rancorr, mais celui-là, il atteignait des sommets. La première vague de guerriers à la peau rouge fut accueillie par les tirs des hommes valides de Lannister et Marrek, ce dernier feraillant même avec l'un d'entre eux quelques secondes durant.


                          Très sincèrement, pendant une bonne trentaine de secondes, je me demandai ce que je faisais au coeur de la mêlée, sans adversaire. Heureusement, l'un d'entre eux finit par s'intéresser à la lame rouge qui venait de se déployer dans ma main, et dont la blessure au cou du grand Zarak le sans-cervelle était caractéristique. Dommage qu'il n'aie pas eu les capacités au combat de son ancien meneur. La Force guidait mon bras, parrant sans trop de difficulté les assauts de sa lance jusqu'à ce que celle-ci s'arme par-dessus son épaule pour tenter de cibler mon thorax. Un pas latéral, une rapide pirouette et un coup de taille eurent raison de son bras. Et du quart de son buste, puisque la tête, encore attachée aux épaules, tomba sur le sol avant que le corps ne s'effondre, le cœur et les poumons séparés chacun en deux parties entre la partie haute et la partie basse de son petit cadavre sans importance. Les canons blaster pilonnaient joyeusement la foule qui s'approchait, mais quelque chose semblait étrange. Je n'ai jamais été une spécialiste des tatouages ni du maquillage, mais bizarrement, certaines sorcières arborant sur le visage des espèces d'éclair en guise de signe de clan semblaient désorientées dans ce combat de base déséquilibré. Mon intérêt crut quand j'en vis quelques unes se mettre à l'écart du champ de bataille, et c'est à tours de bras et sans aucun ménagement que je me taillai un passage dans la masse qui s'offrait devant moi.


                          Il me fallut une bonne dizaine de minutes, ferraillant plus sérieusement ci-et-là avec quelques guerriers se concentrant plus sur ma petite personne que sur les clones armés de blaster, mais quoi que je manquai plus d'une fois de me faire empaler ou trancher en deux, la puissance du Côté Obscur me paraissait sans bornes. Dire que la chose fut aisée n'en serait pas vrai pour autant, mais mon bras, guidé par la Force, semblait aussi avide de sang que rapide, précis et puissant. Au détour d'une des colonnes bordant le temple, j'en vins même à éliminer quatre zabraks et une sorcière armée d'une vibrolame en quelques secondes après avoir réglé son compte à l'un de ceux pour qui l'assaut du temple était moins important que la vengeance de la mort de son chef. La satisfaction de me retrouver au milieu de ce carnage pouvait aisément se lire dans mes yeux et mon sourire, et lorsque je m'approchai enfin du rocher derrière lequel les sorcières avaient trouvé refuge, une d'entre elle se mit en position défensive (la plus proche de moi) tandis que ses consœurs reculèrent.



                          - Nous ne nous battons plus ! Laissez-nous!

                          - Heureuse de le savoir. La question est...pourquoi?

                          - Nous étions sur le côté de l'armée, et nous avons entendu Mère Ellah parler à Mère Zimum. Notre matriarche ne pense pas que ce combat soit juste, et les pertes se font plus lourdes chaque seconde. Nous voulions rassembler nos sœurs et partir mais...ce combat est déjà trop engagé, à ce rythme là, quand bien même la coallition gagnerait la bataille, nous ne serions plus que quelques dizaines...

                          - Si l'une d'entre vous veut aller faire chercher Mère Ellah, il y a des pagodes sur le côté droit du temple. Je vous retrouverais la bas. J'ai à lui parler. Mais pour le moment...Ces Zabraks commencent sérieusement à me taper sur les n...

                          - Derrière!


                          J'eus à peine le temps de me retourner que deux guerriers à la peau rouge étaient en train d'armer leur coup. Je déviai celui du premier de ma lame, m'écartant de la trajectoire de celle du second avant de me remettre en position de combat. Deux contre une, le combat n'était pas gagné d'avance, mais lorsque je vis un de ces guerriers convulser sous le coup de trois éclairs conjoints sortis des mains des sorcières abritées derrière le rocher, l'envie de massacrer purement et simplement mon seul vis-à-vis restant se fit de plus en plus pressante. Je ne m'en fis d'ailleurs pas prier, frappant d'estoc et de taille, avec toujours plus de puissance, le forçant à reculer pour ne pas être touchée par la redoutable lame vermeille, jusqu'à ce qu'arrive fatalement ce qui devait arriver : il n'eut pas le temps de regarder derrière lui et se prit les pieds sur une caillasse en plein milieu de son passage. Immédiatement, le sabre-laser s'enfonça dans ses genoux sur un coup de taille qui les laissa retenus à la jambe par la moitié de la rotule, quelques nerfs et quelques muscles tandis qu'il s'effondrait pour mieux subir les assauts destructeurs de mon bras emporté par l'envie de tuer. Il était à peine reconnaissable après le quatrième coup, et j'achevai le travail en tranchant ses membres supérieurs avant de faire sauter sa tête d'un coup de poignet. Au regard des sorcières, elles avaient compris l'erreur de Zimum. Si une gamine de quinze ans était capables d'atrocité de ce genre (et en y prenant un pied non dissimulé!), de quoi pourrait être capable Oblivius lorsqu'il reviendrait sur le sol de Dathomir ?


                          Le premier canon tomba tandis que je me précipitais de nouveau dans la mêlée. J'en voulais plus. Plus de douleur, de sang, de râles d'agonie et de cadavres gisant au sol. Épaulée par Marrek et sa prothèse-lame, par Lannister et ses tirs de blasters, je ne pus que perpétrer un massacre, et ne m'en fis pas prier. Les zabraks avaient déjà subi de sacrées pertes au premier assaut, mais quoi qu'un de nos canons soit tombé sous les coups des guerriers, nous eûmes le temps de les repousser avant qu'ils ne pénètrent dans le temple, regagnant du terrain par la même occasion. Leur nouvelle charge fut encore plus destructrice, et j'entendis les corps de certaines sœurs sur le toit s'effondrer contre la pierre, d'autres chutant-même pour venir s'écraser au sol après une descente à pic de presque cinq mètres. Je ne me permis même pas un regard pour ces cadavres et pour le toit du bâtiment, inapte à prédire mon propre comportement si je voyais dans les cadavres celui de Soeur Karry.


                          Le combat se prolongeait, l'armée de la coalition s'organisait peu à peu a la suite de l'assaut des Zabraks. Les choses se corsaient. Je cherchai des yeux les sorcières que j'avais vues quelques minutes plus tôt, et n'en vis plus aucune derrière le rocher. Je me rapprochai de Marrek tant bien que mal et dégageai son flanc gauche d'un coup ample tandis qu'il ferraillait à droite, et dans une posture agressive, je m'accordai un sourire mauvais, soulevant par la Force un pavé du sol pour le projeter au visage d'un Zabrak, qui, parant le coup, ouvrit sa garde au niveau de l'abdomen, perdant par le même coup la moitié de ses tripes sur le sol quand le sabre sectionna ses abdominaux et une bonne partie de son système digestif, alors que je me replaçai pour faire face aux autres adversaires, dos à dos avec Marrek tandis que de nouvelles Soeurs de la Nuit sortirent du temple pour nous prêter main-forte.



                          - Un des clans est moins assuré du bien-fondé du combat que les autres... j'ai une petite idée. Tenez le temple, je ne serais pas longue!


                          D'un bond, je passai par dessus de Marrek et repris mon voyage vers les habitations des sœurs, me précipitant entre les cadavres et les quelques guerriers et guerrières encore en vie qui tentaient de rejoindre le rang ( tout en tranchant un en deux au niveau de la ceinture au passage, pour le plaisir) en vue de retrouver les quelques sorcières que je vis pénétrer dans une pagode de petite taille. La lame rouge en guise de patte blanche, je m'approchai de l'entrée et me glissai dans l'habitation ou mes nouvelles connaissances attendaient en nombre restreint. Cinq précédemment, elles n'étaient plus que trois, accompagnées d'une autre sorcière mieux vêtue et maquillée qu'elles. Comme elles étaient encore armées, je ne lâchai pas mon sabre, m'enhardissant à écourter les politesses et présentations.



                          - Mère Ellah, je présume ? Je suis Kalith. Nous n'avons que peu de temps, alors parlons vite et bien. Pourquoi Mère Zimum a-t-elle monté cette coalition ? Oblivius comptait simplement s'allier aux sorcières de Dathomir, et certaines matriarches semblent vouloir se retourner contre lui. Imaginez la rage qui va l'investir quand il va apprendre cette tentative de massacre. Parce que ce n'est qu'une tentative, les zabraks ne sont même plus cent cinquante, et vos clans subissent de lourdes pertes chaque minute là où le clan de . Je ne vais pas tourner autour du pot. Joignez-vous à nous, et le temple vous accordera la protection dont votre ordre à besoin pour survivre. Si la bataille continue, les généraux d'Oblivius vous massacreront jusqu'à la dernière, et ce n'est visiblement pas votre souhait.


                          La matriarche semblait quelque peu perdue par cette proposition soudaine. L'armée de Zimum était plus grande que celle de Mila, les zabraks étaient de grands guerriers...Mais elle devait se rendre à l'évidence, pensai-je : ses filles se faisaient massacrer, et si il fallait ramener une tête de matriarche à Oblivius pour montrer mes capacités, je n'en aurais pas pour bien longtemps pour nettoyer cette tente, si la chance était avec moi. Et elle était une alliée de longue date. Je souris calmement en m'écartant de l'entrée de la porte pour éviter un coup par derrière. Un coup de canon fut suivi du bruit d'un rancorr écrasant quelques uns de ses camarades de combat dans sa chute.


                          - Vous n'avez pas beaucoup de temps. Bientôt il me faudra retourner au combat, et ma proposition ne tiendra plus. Sans vous pour les rassembler et moi pour vous ouvrir les portes, vos
                          filles ne rentreront jamais dans le temple.



                          Il était peu probable que Lannister accepte cette idée, mais une matriarche et toutes ses guerrières en moins pour l'armée des clans conjoints seraient une lourde perte, que nous pourrions rentabiliser en vitesse pour nos propres rangs, ou tout simplement garder comme annonciatrice de la bonté salvatrice des Sith. J'en souriais intérieurement, mais si il nous fallait réunifier les clans de Soeurs, prouver que les Sith n'avaient aucune envie de toutes les massacrer en faisant preuve de magnanimité n'était pas une bien mauvaise idée, me sembla-t-il. Mais au vu de l'intensité du combat, j'osais malgré tout espérer que Dark Oblivius arriverait avant la fin de la nuit. Le surnombre des sœurs et des zabrak était malgré tout confirmé, les pertes de notre côté, quoi que bien moindres que du côté de l'alliance de sœurs et de Zabraks, restaient en proportions énormes, et il était temps de changer la donne, de trouver un moyen de faire changer le cours de la bataille. Et si Ellah changeait de camp avec ses filles, ce serait un excellent moyen de gagner du temps et d'affaiblir l'armée adverse. Un peu de manipulation ne faisait jamais de mal...Ne restait plus qu'à espérer qu'elle accepte. Je n'avais plus le choix. Il fallait que j'arrive à les faire accepter une violation de leur traité d'alliance.
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                            Auteur : Dark Oblivius

                            Les minutes passèrent, lentement. Tombant à chaque seconde plus de sang, le sol pourtant pourpre semblait totalement submergé par ce liquide si vital. Les puissants Zabrack venant au contact des soldats repoussant leurs armes primitives à l'aide de leurs blasters. L'avant garde bien que ravageuse n'arrivait pas à venir à bout de ce flot incessant de soldats. La mort du sanguinaire s'était très vite répandu. Les petits clans environnant voyant leur "héro" simplement décapité avait provoqué une rage sans borne.

                            Marrek, puissant guerrier arrivait à tenir le coup, mais fasse à de nombreux assauts, la fatigue s'installa peu à peu.

                            Au loin, une rencontre pour le moins inattendue, mais qui pouvait avoir de grande répercutions sur l'issue de la bataille. Ellah


                            - J'aurais du savoir que cette attaque n'était qu'une tentative pour mère Zimun de gagner en influence... On nous a fait croire à une prise en otage massive du village. Mais quand les Hommes qui soit disant retenait en otage nos soeurs ont accourus vers elle afin d'avoir leur protection, j'ai compris que j'avais fais une erreur. Je savais qu'il y avait une raison à votre présence ici.

                            Mes filles et moi passeront sur le flanc gauche et nous nous placeront devant l'entrée afin de couper leurs assauts. Donnez moi quelques minutes.

                            Mère Ellah se retira dans la salle de réunion improvisé, elle indiqua à ses suivantes de faire passer le mot, mais au milieu de ce carnage, il ne fallait en aucun cas que mère Zimun ne se doute de quoi que ce soit sinon ses propres filles se retrouveraient encerclés et à la merci de celle-ci.

                            L'armée de Ellah n'était pas la plus grande, seulement 200 filles et la début de la bataille n'avait pas épargné son armée qui fut réduite d'un quart. Une fois la plupart réunie le groupe venant de la gauche s'infiltra dans les rangs venant prêter directement main forte à Marrek en grande difficulté.

                            Le combat s'intensifia de plus belle les Zabrak plus en colère que jamais laissait de nombreux de cadavres sur leur sillage avant de tomber à leurs tours. Karry lasse de s'occuper des blessés et après avoir appris le renfort de mère Ellah traversa le temple et se joins à la mêlée. Elle contempla dans un premier temps le carnage avant de la retrouver du regard. Epée à la main elle se fraya un chemin à travers le fer et le laser. La chaire et le sang. Même si cela ne lui procurait aucun plaisir, elle se devait de prendre la vie de ses ennemis. L'avenir de son camp en dépendait. Sa lame perfora donc plusieurs thorax, trancha la chaire éclaboussant son visage impassible de ce liquide rougeâtre.

                            Mère Zimun envoya ses dernières forces submergeant les défenseurs. Une fois la jeune guérisseuse arrivée au niveau de Mère Ellah, elle remarqua que celle-ci était en prise avec un Zabrak jaune immense armée d'une hache. Le combat était rude et la femme de Dathomir reçu un coup de manche que l'envoya au sol laissant au passage une gerbe de sang s'expulser de sa bouche. Sonné, mais encore consciente elle leva les yeux voyant l'immense guerrier lever sa hache aussi haut que possible. Mais avant même d'avoir commencé à abattre son arme, Karry se jeta sur lui plantant sa lame dans son flanc gauche. Il hurla de douleur et réagi en lui envoyant un coup de tête puissant. La jeune guerrière tomba elle aussi au sol.




                            ***


                            Le métal froid se plia, les lampes scintillèrent, les objets volèrent dans tout les sens s'écrasant avec puissance. Pourquoi tant de vacarme ? Le fiasco de Munnilinst m'avais laissé un goût plus qu'amer et la pièce subissait le courroux du côté obscur. Le tremblement s'arrêta lorsque toutes les lumières éclatèrent sous la pression. Ez était resté sur le pont du destroyer victoire, loin de tout ce bruit.

                            Une fois mon esprit calmé je me présentais moi aussi sur le pont. Jo prenait le rôle de commandant en mon absence. Mon arrivée au poste de pilotage se fit sans un bruit. Le commandant fixant la baie vitrée. Je me plaçais à ces côtés fixant moi aussi à travers la vitre le bleu dégagé de notre vitesse supra luminique.


                            -" On sait ce qu'il se passe exactement ? "-

                            - Non, le dernier rapport nous indique une escarmouche, déclaration de plusieurs pertes, puis plus rien depuis 5 heures. C'est arrivé 5 minutes avant votre arrivé, j'ai directement entré les coordonnés de Dathomir.

                            -" Tu as bien fais Jo. Que les pilotes se rendent aux hangars. Les hommes aussi. On passe en alerte maximale. "-

                            Si la défaite sur Munnilinst pouvait être compréhensible vu la puissance de la CSI, une attaque sur Dathomir était plus surprenant. Et il me fallait mettre cette histoire au clair le plus rapidement possible. Je ne pouvais me permettre d'échouer. Tout un ordre comptait sur moi. Les Sith avaient besoin de moi. Restait à ce que tous le saches.

                            Dans le ciel de Dathomir, le soleil caché par d'épais nuage. Ces épais nuages noirs se formant à une vitesse ahurissante presque de façon surnaturelle. Et pour cause. Les tonnerre se mit à gronder, les éclairs illuminant le champ de bataille plongé dans une semi obscurité. Le phénomène ne passa pas inaperçu tant il pouvait être fascinant. Mais au milieu de grondement de l'orage. Des bruits sourds se firent entendre au loin. Traversant la masse nuageuse plusieurs chasseurs TIE puis vint un bruit, ou du moins une multitude de bruit sourd. Le nuage au dessus du village se mit à s'illuminer avant de laisser apparaitre le gigantesque Destroyer Victoire.

                            Les chasseurs lancés à pleine vitesse commencèrent à décharger leur fureur sur l'arrière garde de la coalition. Les tirs au contact du sol libérèrent une forte déflagration déchiquetant tout sur son passage. Je me tenais à bord du hangar contemplant la bataille alors que le vaisseau continuait sa descente. Ez et Pavashko était montés dans un des infiltrateurs Sith prêt à décollé. Descendant à la limite du raisonnable pour un appareil de cet envergure je me laissais tomber depuis le haut de hangar effectuant plusieurs salto avant de toucher le sol au milieu des guerriers Zabrak. L'impact influencé par la Force créa un trou au milieu de moi repoussant tout.

                            La stupeur laissant place au jugement, le jugement à l'attaque. Pour un être "normal" ce genre d'action aurait été un suicide pur et simple, mais n'étais-je pas celui qui devait tous les réunir ? Repensant à l'action sur Munnilinst lors de l'explosion, je me demandais si je pouvais reproduire l'expérience, mais d'une façon bien différente. Les immenses torches pouvaient être utiles.

                            Mes bras se levèrent en direction des flammes. Influençant son agitation grâce au côté obscur pour l'attirer droit sur moi. Tandis que mon cercle d'ennemi se jeta littéralement sur moi les flammes frappèrent mon corps s'étalant le long de mon épiderme enflamment mon organisme sans retenue. Prêt à me sauter dessus je frappais de toute mes forces le sol libérant par ce seul point toute l'énergie accumulée qui se libéra créant une mini-déflagration tuant sur le coup les plus proches et projetant les autres brûlant au passage une partie de leurs épidermes.

                            Il voulait la guerre ? Qui étais-je pour leur refuser ? Mon sabre s'activa la seconde qui suivie. Le trou dans les rangs ennemis laissèrent le temps a l'infiltrateurs Sith de laisser les hommes sortir. Ez en sorti sabre à la main déjà activé et Pavashko ne contenta d'une hache trouvé sur le corps d'un Zabrak, la lame rougi par le sang et noircie par les flammes. Les transporteurs laissèrent débarquer les trous prenant la coalition en tenaille. Le combat fut acharné, et la débauche d'énergie utilisé pour carboniser mes ennemis m'avais plus affaibli que ce que je ne l'aurais imaginé, mais ce n'étais pas le temps d'écouter mon corps, mais bel et bien de laisser le côté obscur m'enivrer au plus haut point. Ma rage était sans borne, mais coup puissant et sans pitié. Les Zabrak n'avaient aucune technique ce contenta de se jeter sur moi sans réfléchir. D'un habile mouvement du poignet je sectionnait les avants bras du premier guerrier, tournant autour de lui l'envoyant un sol avec un coup de pied arrière avant d'enfoncer ma lame horizontalement au niveau de la gorge d'un autre. Je plongeai mon regard dans le siens tandis que la vie le quittait petit à petit. Ne tenant plus sur ses jambes il tomba sur les genoux laissant la lame finir sa course au sommet du crâne.

                            Au milieu de la mêlée, un chevaucheur de Rancor faisant encore des ravages dans nos camps. Il était à noter cependant la prouesse de pouvoir dompter de telles bêtes. Leurs dangerosités n'étaient plus à prouver. Mon pas s'accéléra pour se transformer en course puis en sprint, mon sabre bloquant les attaques sur mon chemin. Je pris appuis sur un Zabrak frappé de plein fouet par un tir de blaster et m'envola en direction du chevaucheur, mais sa réactivité eu raison de mon attaque. Son sabre me percuta de plein fouet m'envoyant voler à quelques mètres. Le Rancor se rapprocha de moi en me saisissant à l'aide de ses longues griffes. Le sang commençait à couler au fur et à mesure de la pression, mon buste se rapprochant dangereusement de sa bouche. Heureusement mon sabre était encore dans ma main et un coup de lame au niveau du nez l'obligea à me lâcher en même temps qu'un hurlement féroce. Je me retournai toujours arme en main. Je pouvais les sentir, je pouvais sentir leur lien. Un lien puissant, mais pas assez. Grâce au cavalier noir j'avais compris comment utiliser le côté obscur pour influencer n'importe quelle créature. Ma main se leva alors que la gigantesque bête tentait en vain de repousser mon intrusion mentale. Sous la pression du côté Obscur sa volonté se brisa. D'un simple geste de la main le Rancor se retourna contre son maître l'attrapant sans prévenir et le déchiquetant sans la moindre pitié. D'un bond je me retrouvai sur son dos. Les tirs des arcs laser repoussé par la lame de mon sabre frappant d'autre cible dans la mêlée. La percée fut fulgurante l'armée de mère Zimun totalement encerclé alors que les sorcières avaient finie de repousser les assauts. Les rangs se formèrent derrière moi tandis que les griffes du rancor combiné à mes éclairs de la Force décimait les dernières poches de résistance.

                            Ma bête s'arrêta non loin de la mère insurgée. Vanosh quand a elle tenta le tout pour le tout en se jetant sur moi, mais avant même d'avoir pu lever le petit doigt, Lannister à l'aide de son épée la scinda en deux. Le corps s'écrasant quelques mètres plus loin. La bataille avait largement tournée en notre faveur et les combats s'étaient pratiquement arrêtés. On pouvait entre par-ci par là des hurlements. Les blessés sur le champ de bataille essayant d'échapper à une exécution pourtant bien mérité. On n'attaquait par l'Ordre Sith sans en assumer les représailles. Je quittai ma monture me rapprochant de Mère Zimun qui tenta de me repousser à l'aide d'éclairs de la Force, bien moins puissant que ceux d'un Sith. Mon bouclier de Force me permis de continuer mon avancé, les arcs électriques s'intensifièrent au fur et à mesure jusqu'à ce que ma lame lui ôte ses extrémités. La vieille femme se mit à hurler de plus belle.


                            -" Vous pensiez sincèrement avoir une chance contre moi ? Que votre pathétique armée puisse venir à bout du puissant Ordre Sith ? Vous osez nous attaquer alors que nous proposons à votre peuple une alliance plus que généreuse ? Votre aveuglement à coûté de nombreuses vies aujourd'hui, des morts que nous aurions pu éviter. "-


                            - Vous n'allez apporter que mort... et destruction sur notre planète ! Les Sith sont des êtres sans coeur ! Vous n'avez que faire de notre culture, nous somme juste un moyen et jamais vous ne nous considérerait comme vos égaux !


                            -" La seule qui a apporté la mort et la destruction ici est vous Matriarche, vous qui avez décidé de me défier. Vous avez en face de vous le nouveau Seigneur Noir des Sith ! Celui qui ramènera sous la même bannière tous les utilisateurs du côté Obscur ! L'Ordre Sith est mort en même temps que l'Empire. Le nouvel Ordre Sith est né ! Et toi... Toi tu n'es plus rien. "-

                            La lame noire frappa net, une trajectoire parfaite envoyant valser en l'air la tête de cette pauvre sot. Le laser se rétracta laissant place à quelques secondes de silence puis suivi d'un cri de victoire unanime de mon armée, je pouvais même entendre dans mon dos mon nom prononcé. Les morts pouvaient se compter en centaine, mais nous avions notre première victoire, la première d'une longue série.

                            Malgré cette victoire, je ne pouvais m'empêcher de rester fixer sur la tête sans vie de la matriarche. Si celle-ci avait été défais sans trop de mal, combien continuerait à me barrer encore la route ? Remettant en doute mes capacités et mes ambitions ? Quoi qu'il en soit, l'empreinte du côté Obscur sera plus puissant que jamais sur Dathomir après cette bataille. La perturbation à travers la Force était puissante, je sentais les vies rejoindre la Force, ni le côté obscur, ni le côté lumineux, mais juste la Force. Je remis mon sabre à la ceinture me retournant vers Lannister qui se mit à genou devant moi. Ma main se leva une fraction de seconde lui indiquant de se relever.


                            - Je doute que nous aurions résisté encore longtemps sans votre arrivé Seigneur Oblivius. Nous avions peur que les événements sur Munnilinst ne tournent pas en votre faveur.


                            -" Oui, preuve que notre organisation doit encore progresser, mais aujourd'hui nous nous sommes assuré l'allégeance de Dathomir et de ses habitants. Ce n'est pas à négliger. Pour ce qui est de Munnilinst nous en parlerons plus tard, ce n'est pas le moment."-

                            - L'absence de Ra's et du Jedi noir à tes côtés n'est pas forcément de bonne augure je suppose. Mais j'ai quelque chose qui devrait vous intéressé Maître.

                            -" Non effectivement Lannister. La CSI n'est pas un adversaire à prendre à la légère. Quelque chose pour moi ? "-

                            Lannister se retourna faisant signe à la jeune rouquine de s'avancer. Les hommes s'écartèrent laissant passé cette fillette en lui tapant sur l'épaule félicitant ses "exploits". Elle était recouverte de sang un sabre à la ceinture. Une fois arrivée à la hauteur de Lannister elle s'inclina elle aussi devant moi, mais cette fois-ci aucun signe ne lui indiquait de se relever.

                            - Durant votre absence, un humain est venu sur Dathomir prétendant vous rechercher, Mère Mila l'a hébergé le temps de votre retour. Quelques jours plus tard c'est cette jeune fille qui a débarqué complètement épuisée. Fidèle, l'humain arrivé quelque temps avant elle s'est mit en tête de la former pour vous l'offrir, mais lors d'un duel, j'ai du intervenir pour empêcher ce Maraudeur de l'achever, depuis Soeur Karry s'en est occupée. Elle est... Intrigante.


                            -" Il semblerait que le retour d'un Seigneur Noir ne soit plus un secret. Je restais focalisé sur cette jeune fille, son lien avec la Force était puissant, et bien que son visage ne me disait rien, son aura ne me laissait pas indifférent, je l'avais déjà ressenti. Il semblerait que tu ai réussi à "impressionner" Lannister. Il n'est peut-être pas expert dans l'usage de la Force, mais il sait reconnaitre un bon guerrier. La question que je vais te poser pourrait te paraître d'une simplicité grossière, mais fait attention aux mots que tu vas employer. Qui suis-je à tes yeux jeune étrangère ? "-

                            Les chasseurs continuait leurs courses dans le ciel tournoyant autour de l'immense Destroyer trônant fièrement au dessus de la montagne juste derrière moi. Le premier pavé de l'Ordre Noir venait d'être posé et nul doute que les autres allaient suivre

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                              Auteur : Kalith Shan

                              La première chose qui me fut donnée à voir une fois que je fus retournée dans la mêlée, couverte de sang et de poussière (sensation fort agréable s'il en est), fut la tête d'un Zabrak qui venait de faire connaissance avec les lames de Marrek. Je lui exposai brièvement la situation et suivais Soeur Karry du regard après m'être frayé, à grands renfort de coups de sabre, un chemin dans la masse des assaillants. Combien de fois manquai-je de me ramasser un coup dans le dos ? Aucune idée. Je sais simplement qu'une fois retournée dans le gros des troupes, le plaisir de faire souffrir et de donner la mort dépassait toutes mes espérances. Le Côté Obscur chargeait mes veines d'énergie, me donnait force, vitesse et agilité, mais également un je-ne-sais-quoi qui décalait ma lame sans que ma volonté n'y soit pour quoi que ce soit pour parer une flèche laser ou un coup de hache, de lance, ou de tout autre objet dangereux qui manquait de me refaire le portrait façon steak haché, puzzle, ou parmentier coupé fin. Je me délectai du son de la lame rouge mordant dans les chairs, de la sensation que cela procurait que de regarder dans les yeux un visage qui passait de furieux à suppliant lorsque le corps sur lequel il était posé s'effondrait, perforé de part en part. Si de réputation, les rousses n'ont pas d'âme, eh bien tant pis, puisque je prenais celle des autres !

                              Combien d'esprit sentis-je rejoindre la Force ? Combien de membres tombèrent au sol sous la morsure brûlante de ma lame grésillante ? Combien de têtes volaient, combien de corps s'effondraient sur le passage que je me créais, assisté par des Soeurs de mère Mila et de Mère Ellah ? Leur renfort du côté de Marrek fut le bienvenu, mais une scène attira mon regard alors que je me retranchais dans nos rangs sous une pluie de flèches qui abimèrent le parapet du temple et fauchèrent un petit nombre des nôtres. L'une d'entre elle me frôla le sein gauche, laissant une impression de chaleur qui se traduisit par une petite trace rouge sur ma chair. Elle s'en irait bien vite, ce n'était pas un problème, et je n'avais pas été brûlée, mais le simple fait de voir qu'à dix centimètres près mon cœur y passait me mit hors de moi.

                              ~ Celle là, vous allez me la payer...~

                              Quoi qu'il ne fut pas le tireur, ce « vous » s'adressait à un Zabrak de belle taille, un bestiau aussi grand que large...qui mettait en difficulté Ellah et Karry. Je ne pouvais me permettre de laisser la Matriarche y passer aussi facilement, a plus forte raison parce qu'elle me faisait confiance, et je ne pouvais pas laisser Karry se faire dessouder non plus par respect pour elle qui avait été ma tutrice. Je retirai mon collier de mon cou et le plaçai dans ma bouche, sous ma langue. La chaîne était très fine, et loin d'être gênante, mais je ne voulais pas risquer de le perdre en un contre un, là où un adversaire de mêlée cherchait à vous envoyer au sol gravement blessé pour vous piétiner et vous laisser mourir ensuite, un adversaire individuel cherchait à donner la mort, et risquait plus probablement de viser le cou. Je ramassai une lance et chargeai vers le zabrak en lâchant une floppée de jurons plus que fleuris tandis qu'un fracas de metal commençait à se faire entendre derrière moi. Inutile de me retourner pour savoir ce dont il s'agissait, je vivais sur une planète consistant en une surface habitée par des ingénieurs qui fabriquaient des vaisseaux de plus ou moins grande taille, et ça, c'était le bruit typique d'un destroyer stellaire entrant dans l'athmosphère…avec une ou deux escadrilles de chasseurs. Il était plus que probable que cette fois-ci, le patron soit dans la place, mais ma préoccupation principale n'était pas là. Mon cœur en battait certes à cent à l'heure, oui, j'allais probablement me présenter dans le plus simple appareil devant le nouveau Seigneur Noir des Siths, mais avant, j'avais un adversaire à dessouder joyeusement.

                              Le Zabrak se tourna, apparemment heureux de voir l'assassin de son chef de guerre se pointer devant lui, servie sur un plateau d'argent, et se mit face à moi en position de combat. La lance que je lui envoyai ne le fit que se décaler, avant d'aller se planter derrière lui, non loin de Soeur Karry. Ça, c'était pas prévu...Mais elle n'était pas blessée, donc tout allait bien. Je pris sa place précédente, en protection devant les deux blessées, et laissai m'envahir l'envie de destruction qui courrait déjà dans mes veines depuis un moment. Je commençais à fatiguer, mais l'adrénaline et le Côté Obscur n'étaient pas en reste pour me soutenir.

                              - Tu ferais mieux de t'en aller tout de suite si tu ne veux pas subir le même sort que ton petit héros national.

                              La réponse ne tarda pas à venir sous la forme d'un coup de hache en direction de mon visage. Moi qui avait pris un soin certain à compléter mes tâches de rousseur pas des tâches d'hémoglobine, je me serais vue désespérée si en plus des petits cercles bruns et de leurs nouveaux homologues rouges venait s'inviter une balafre en ligne droite, aussi me fendis-je sur le côté, esquivant le coup sans trop de mal pour mieux riposter d'un revers de poignet, mais dus rapidement me rendre à l'évidence : sa hache avait plus d'allonge que mon sabre. Il allait encore me falloir ruser pour vaincre (et le premier qui me sort ''comme un renard ?'' par rapport à mes cheveux, je lui offre un aller simple de mon sabre dans un endroit que la décence et l'honnêteté m'interdisent de nommer…) mais ce ne serait probablement pas de tout repos. Entraîné, habitué au combat, musclé et apparemment préparé à la bataille par une nuit correcte, mon adversaire n'était pas à prendre à la légère. Karry ne se relevait toujours pas, Ellah semblait trop sonnée pour prendre la relève, Marrek était aux prises avec d'autres belligérants, quand à Lannister...difficile de rater quelqu'un de sa taille dans la mêlée, mais mon rapide coup d'oeil latéral ne me permit pas de le distinguer.

                              - Alors c'est toi qui a abattu Karak? Une gamine avec un sabre ? Ssss...La fourberie des femmes est sans limite...
                              - Si par fourberie tu entends un duel à lame contre lame au terme duquel je lui ai tranché les jambes avant de le décapiter, alors c'est bien ça. Mais tu ne le vengeras pas, crois-moi...tu vas aller le rejoindre!

                              La finesse du duelliste et la délicatesse d'une botte bien placée sous la garde adverse étaient des concepts que mon cerveau se refusait catégoriquement à imposer à mon bras alors que j'abattais impitoyablement la lame écarlate sur mon adversaire, qui paraît, encore et encore, sans réussir à me toucher au contre. J'étais bien plus menue et agile que lui, et c'était bien ma chance, en matière de force brute, je n'aurais pas fait le poids longtemps. Mais il fallait croire que la Force ne voulait pas encore de mon âme en son sein. Mes cheveux fouettaient mes épaules nues alors que je pirouettais pour mieux esquiver et frapper ensuite, et il me sembla un instant le surprendre à lorgner sans gène aucune sur mon corps. Certes, une jeune femme nue au milieu d'un champ de bataille n'était pas chose courante (si l'on excluait le cas d'une fuyarde n'ayant pas eu le temps de s'habiller), mais nous étions là pour nous battre, et certainement pas pour se rincer l’œil !

                              A cette seule pensée, j'étais repartie pour attaquer de plus belle. J'avais toujours aimé le travail bien fait, et cet écart à notre duel n'était pas sans m'énerver clairement. La proximité du danger, sa vibro-hache frôlant mon visage a chaque esquive, et ma rage de démontrer que j'étais tout à fait capable de survivre sur un champ de bataille en profitant de l'occasion pour perpétrer mon petit massacre personnel faisaient bouillir en moi une nouvelle forme de haine pour ces êtres envers lesquels je n'avais encore la veille aucune rancoeur. Ô combien j'aimais sentir dans mes veines se déverser ce torrent de violence et de rage, et ô combien je voulais marquer de ma présence les esprits des autres combattants...surtout depuis que le destroyer stellaire était dans l'espace aérien de l'endroit. Le fracas des armes alentour ne me le cachaient en rien, ''il'' était là, à quelques dizaines de mètres, celui que j'attendais depuis que les Soeurs avaient pris en charge mon éducation. Je ressentais cet ouragan de puissance et de haine qui se déversait sur les troupes ennemies, nettoyant radicalement les rangs de celles-ci, et mon opposant eut tôt fait de distinguer également une gerbe de flammes qui n'avait pas grand-chose de naturel et nous envoya quelques relents de chair brûlée.

                              Du côté du zabrak, cela ne fit qu'amplifier sa rage à l'égard de ceux qui massacraient ses frères d'armes, dont la petite guerrière qui faisait des moulinets de son sabre en attendant le moindre de ses gestes offensifs. De mon côté, c'était la fierté et le désir de prouver encore ma valeur qui prédominait. Je sentais, sans en avoir, le goût du sang dans ma bouche, sa texture sur mes lèvres, et l'envie d'en répendre plus, de déployer tout ce que le Côté Obscur me permettrait de donner pour montrer à quiconque avait aperçu l'éclat vermeil du tranchant de mon arme que je n'étais pas un adversaire à prendre à la légère. Je sentais sur ma peau comme un grésillement, une tension comme électrique, palpable, une aura de fureur qui se matérialisait alors que mes coups pleuvaient à une vitesse dont je ne me serais pas crue capable encore une heure auparavant. Mais il paraît, encore et toujours, contrait, esquivait mes coups. Je ne sais si c'était pour lui un exercice facile ou non, vu que les zabraks ont toujours l'air d'être constipés pendant un combat, cela ne laissait pas de place à une lecture quelconque des expressions faciales. Mais c'est alors que je me rendis compte d'où nous nous trouvions. Un sourire sadique étira mes lèvres alors que je tendais ma main droite vers mon adversaire, et l'abattis d'un coup vers le vide. Une fois de plus, sur le sol de pierre, là où j'avais failli mourir une fois, un nuage de poussière vint obstruer la vue de mon opposant. En deux sauts, j'étais à côté de lui. Le troisième me fit esquiver sa hache et me retrouver dans son dos. L'instant suivant, un gargouillement glaireux sortit de sa gorge, alors que dans ma main gauche, la poignée du sabre, à l'envers, voyait sa lame rentrer sagement après avoir perforé cœur et poumons. Je me retournais d'un bloc en rallumant mon arme, alors que mon adversaire portait à sa plaie béante une de ses grandes mains calleuses en tentant de retenir l'air et le sang qui s'échappaient de mon corps, et lui désolidarisai la tête du tronc d'un mouvement net et précis.


                              La bataille touchait à son terme. Je trouvais étrangement amusant le fait qu'un Sith puisse être un pacificateur mais n'en dis rien alors qu'un des hommes de Lannister venait me chercher. Je venais de finir d'aider mère Ellah à se relever, et nous avions porté Karry jusque contre une roche plate à laquelle elle pouvait s'adosser, le coup de tête qu'elle s'était ramassée l'avait sûrement mise hors-combat pour encore quelques heures. Le soldat, blaster en main, se retint de faire la même erreur que le zabrak, et se tint droit pour que sa visière lui cache tout ce qui se trouvait en dessous de ma gorge. Le sabre allumé ne lui inspirait probablement pas confiance, qui savait ? Je le suivis sans un mot, adressant un salut silencieux à mère Ellah, dont le retournement nous avait aidé à gagner du temps et la bataille, qui me répondit par le même signe de tête discret, un sourire entendu sur les lèvres. Elle allait s'occuper de Karry et discuter avec mère Mila. Je ne remarquai que quelques secondes plus tard que le soldat à mes côtés ne portait pas exactement le même insigne que les hommes du Coynite. Je restai sur mes gardes jusqu'à voir celui qui m'interessait le plus dans la petite assemblée qui se constituait non loin. Lannister me fit signe d'avancer alors que le garde se tenait à distance respectable de ses supérieurs.

                              -Durant votre absence, un humain est venu sur Dathomir prétendant vous rechercher, Mère Mila l'a hébergé le temps de votre retour. Quelques jours plus tard c'est cette jeune fille qui a débarqué complètement épuisée. Fidèle, l'humain arrivé quelque temps avant elle s'est mit en tête de la former pour vous l'offrir, mais lors d'un duel, j'ai du intervenir pour empêcher ce Maraudeur de l'achever, depuis Soeur Karry s'en est occupée. Elle est... Intrigante.

                              Durant les quelques mètres qui me séparaient de Lannister et d'Oblivius, car il ne pouvait s'agir que de lui, je n'eus pas droit à un sifflement ou une invitation grivoise, mais à des tapes amicales des soldats et des félicitations pour mes exploits du jour. Je portais un genou au sol en éteignant la lame du sabre de Fidèle sans demander mon reste, respirant bruyamment, me remettant à peine de l'effort physique passé. Une chose était sûre, j'avais fait bonne impression. J'aperçus même le sergent à qui j'avais mis une petite peignée sur ordre du maraudeur un peu plus tôt qui saluait ma performance sur le champ de bataille. Un point pour la rouquine !

                              - -" Il semblerait que le retour d'un Seigneur Noir ne soit plus un secret. Il semblerait que tu ai réussi à "impressionner" Lannister. Il n'est peut-être pas expert dans l'usage de la Force, mais il sait reconnaître un bon guerrier. La question que je vais te poser pourrait te paraître d'une simplicité grossière, mais fait attention aux mots que tu vas employer. Qui suis-je à tes yeux jeune étrangère ?

                              La question était effectivement déconcertante de simplicité, mais se laisser piéger n'était pas une option. Effectivement, il attendait une réponse précise, et je n'avais pas quinze mille ans pour la deviner, ni plusieurs essais. Et il était, de mémoire, vivement déconseillé de faire attendre ou d'exaspérer un Sith quand on veut garder la tête sur les épaules. Je n'eus d'autre choix que de cogiter à toute allure en espérant que je ne serais pas dans le faux. Inutile d'espérer lire dans ses pensées. Je savais que certains Jedis et Sith en étaient capables, mais c'était hors de ma portée. Il faudrait donc improviser en espérant ne pas finir décapitée dans les secondes à venir… Génial, je venais de passer entre les griffes de la mort une bonne quarantaine de fois en deux heures sur un champ de bataille, et voila que je risquais de crever sur une mauvaise réponse devant tout le monde...Rhalala, décidément, les situations désespérées et moi sommes des amis inséparables...

                              - Ma réponse sera en plusieurs parties. La première sera : Quelqu'un à qui je dois la vie.

                              Le raisonnement logique était peut-être quelque peu capillotracté, mais si Fidèle était à la recherche d'Oblivius, il avait manqué de me tuer, or Oblivius a envoyé Lannister sur place, et Lannister m'a sauvé, donc par conséquent, Oblivius m'avait sauvé, et je lui devais la vie. Logique de base.

                              - Vous venez de pacifier l'endroit en quelques minutes alors que nous nous évertuions à le tenir face à cette marée d'adversaire. La seconde partie sera donc : quelqu'un de puissant, qui sait se faire respecter.

                              Un petit sourire en coin apparut sur mes lèvres, caché par mes cheveux. Il fallait reconnaître que sa délicatesse naturelle sur le champ de bataille avait eu un effet radical sur l'armée adverse. Combien avaient fini en charpie depuis son arrivée ? Aucune idée, mais le nombre devait être considérable...Et si l'on comptait ceux qui avaient sagement fait le choix de la reddition, on ne devait pas être loin du total du gros des troupes de l'alliance de Zimum, dont la tête semblait à sa place dans la fange quelques mètres plus loin.

                              - Je joue ma vie sur la dernière partie de ma réponse, mais un mensonge serait la garantie de la perdre. Vous êtes dans le doute de l'avenir de l'Ordre Sith parce que si des adversaires aussi insignifiants pour vous s'échinent à se dresser sur votre passage, les plus puissants le feront aussi. Mais si j'en crois mes yeux et mon instinct...Vous pourrez rapidement devenir un grand Seigneur Noir si tant est que vous raffermissiez votre pouvoir, votre influence et que vous sachiez vous entourer. La guerre ne se gagne pas que sur le champ de bataille...Mais je ne prétends pas vous l'apprendre, Seigneur Oblivius.


                              Je n'avais clairement aucune foutue idée de ce qui m'était passé par la tête pour que je commence à lui faire une analyse de ses faits, gestes, et de l'environnement politique actuel, mais je l'avais fait quand même. Des murmures se firent entendre dans les rangs des soldats, et apparemment, ils soulignaient, de ce que j'en comprenais, le fait que je sois en train de faire la morale à un Seigneur Sith. Certains semblaient trouver ça aussi juste qu'osé, d'autres pensaient que j'avais pris un mauvais coup sur le crane dans la nuit, mais quoi qu'il en soit, en me rendant compte de ce que je venais de dire, ma mâchoire se crispa à cette idée, qui n'avait sans doute pas été la plus grande de ma vie. Je ne lui avais au moins pas fait l'affront de lui indiquer que l'intention du maraudeur de faire de moi son apprentie m'était particulièrement plaisante et qu'il pourrait y réfléchir, j'étais peut-être un peu téméraire mais pas profondément débile, d'autant que Lannister avait déjà survolé ce point et qu'Oblivius n'avait même pas tiqué. C'était mal parti, mais il m'avait semblé déceler dans sa voix un trouble d'une fraction de seconde. Enfin, j'emploie un bien grand mot. Disons simplement qu'en ressentant mon empreinte dans la Force, il avait perçu quelque chose qui l'avait fait réagir un instant durant. Ou alors il avait tout simplement une petite trachéite, mais ça me paraissait peu plausible. J'attendais qu'il me fasse un signe quelconque, qu'il m'ordonne de me relever, ou peut-être qu'il tourne les talons, qu'en savais-je ? Ce n'était pas à moi d'en décider, j'espérais simplement garder la tête sur les épaules encore quelques temps...si tant est qu'il en décide ainsi.

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                                Auteur : Dark Oblivius

                                C'était une première pour moi, l'agitation à travers le Force s'était peu à peu dissipée, et pour la première fois mes sensations changèrent à la fin de cette bataille. Si un Jedi ne voit que désolation et massacre, mes yeux ne s'emplissent pas de tristesse non, le côté Obscur me permet de goûter à cette victoire plus que jamais. La douleur et la mort durant ce combat était maintenant pour moi des sensations si... Délectable. Je me retournai cependant une seconde tournant le dos à l'ensemble des membres de l'Ordre noir. Il était surprenant qu'en tournant notre regard de 180° les choses étaient tellement différentes. Mes yeux se perdirent quelques secondes.

                                -" Oui... Les puissants viendrons...Je me retournai lentement adressant mon regard à tous. Homme, Zabrack, Soeur de la nuit, Sith. Tous avaient aujourd'hui mérités après cette bataille leur place. Hier nous étions un Ordre qui part sa puissance avait tout une galaxie à sa merci. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui quelques centaines d'Hommes suffi à notre mettre en danger. Cet Ordre tout puissant n'est plus. L'Ordre Sith tel que nous le connaissons a disparut ! Parti en fumé en même temps que son leader l'Oméga. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui c'est un nouvel Ordre Sith ! Cependant bien différent de l'ancien... Si mes prédécesseurs on conduit cet Ordre à la ruine, ce n'est que pour une seule raison. Ils se croyaient tout puissant unique héritier des pouvoirs du côté Obscur. Cette vanité ! C'est ça qui a tué l'ancien Ordre Sith ! Je sais maintenant que nous ne sommes pas seuls, qu'il y a encore tant d'autres facettes du côté Obscur à découvrir. Et bien plus puissant... Rogue 1, exécution. Un des chasseurs TIE rompit sa formation et prit ma direction. Un tir s'échappa de son canon laser et s'écrasa à quelques mètres de moi. Un bouclier de Force me protégea de l'impact laissant les flammes recouvrir mon corps. Le nuage créé par le tir se dissipa peu à peu me dévoilant à l'ensemble des personnes présentent.Tu as raison jeune Shan. Beaucoup viendrons essayer de nous arrêter, mais maintenant le nouvel Ordre Sith n'est plus seul. Nous avons aujourd'hui le soutien de l'ensemble des Soeur de la nuit. J'ai aussi découvert durant cette mission la présence des illustres prophètes du côté Obscur et des Sith exilés. Nous ne sommes pas seuls. Et avec le temps... La galaxie apprendra à nous craindre de nouveau !

                                Le cri de guerre de centaines d'Hommes. Voilà une nouvelle chose que je découvre, mais je ne suis pas effrayé non, j'aime cette sensation. Je prend enfin conscience que de ma puissance et de mes actes va dépendre la vie de milliers de personnes et d'un peu plus chaque jour. Les flammes se dissipèrent alors que rejoignait le temple afin de rejoindre la matriarche du village. Lannister emboîta le pas suivi par la jeune rouquine. A l'approche du temple je fis signe à l'humaine de se rapprocher.

                                -" Tu es intelligente, ou du moins assez rusée pour t'en sortir, mais il te faudra bien plus si tu veux espérer rester à mes côtés. Si ce Fidèle pensait au début que tu serais la candidate idéale pour être mon apprentie, si j'ai bien compris il a essayé par la suite de te tuer. Il y a deux raisons possibles: La première est qu'il ai fait une erreur et que tu ne sois pas à la hauteur. La deuxième est qu'il t'avait sous estimé. Les maraudeurs n'aimant pas une certaine concurrence. En vu des circonstances, je pencherais plus pour la deuxième option, mais comme tu l'as si bien dis. Je dois savoir m'entourer, et ce n'est pas une simple bataille qui te garantira une place à mes côtés. Disons qu'elle t'ouvre une porte. Maintenant observe attentivement. "-


                                La bataille avait laissée des marques. Les impacts si particuliers des flèches lasers. Le temple servait maintenant d'armurerie. Les soeurs de la nuit s'occupant des soldats blessés. Les légendes sur les étranges pouvoirs de guérissons des sorcières étaient nombreuses. C'était l'occasion de les vérifier, mais pour le moment. Ma tâche n'était plus militaire mais bel et bien politique. Un exercice que je n'avais pas forcément l'habitude de pratiquer. Quoi qu'il en soit il fallait profiter de cette victoire afin qu'une alliance définitive avec l'ensemble des clans soit acté. Mère Ellah avait été remis sur pied.


                                Matriarches. Je sais que l'heure est plus aux soins, mais il me faut agir vite. Convoquez l'ensemble des Matriarches des clans de Dathomir ainsi que les Zabrack du sud. Dathomir doit être unifier une fois pour toute. Les infiltrateurs Siths sont mis à votre disposition pour facilité les déplacements.

                                Mila inclina la tête tendis que mère Ellah semblait encore un peu perplexe, qu'importe si ses guerrières avaient rejoins nos rangs sa loyauté à mon Ordre ne tarderait pas. J'indiquai à Kalith de rejoindre Soeur Karry afin de l'aider à guérir les blessés. Ellah quand à elle quitta elle aussi la pièce afin de se rendre auprès de ses filles. Nous n'étions désormais plus que 3 dans la petite salle du temple à l'écart des autres.



                                - Vous devez bien vous douter que les Zabrak du sud ne vous suivront pas, vous avez tué le fils du chef de clan et le frère du chef des armes. Enfin, la petite la tué et utilisa sa tête comme appât. Si sur le moment de l'action cela semblait justifié, avec le recul je ne pense pas que la provocation soit une bonne chose. Comme vous l'avez dit votre Ordre est jeune et je n'ai pas assez de ressources pour vous abriter. Mais vous pouvez compter sur notre alliance Seigneur Oblivius je vous l'assure.


                                -" Il faut avouer qu'elle est assez surprenante, mais vous avez raison, mon objectif n'est pas de les rallier à moi, ils me seront toujours hostile. Non j'aimerais en faire d'eux les premiers gardes prétoriaux. Je connais la puissance de votre magie noire et ensemble je suis sur que nous pouvons les contrôler. "-



                                - Ce sont d'anciennes pratiques, très risqué pour les cobayes. Mais oui je pense pouvoir le faire avec votre assistance. Cependant comment allez-vous justifier cette action devant l'ensemble des camps ? Je doute qu'un allié usant de magie noire pour contrôler ses ennemis ne soit bien vu.


                                -" Comme vous l'avez dit, jamais ils n’accepteront, et avec assez de persuasion les poussés à attaquer les premiers. Voilà la raison, mais il y a peut-être un autre moyen, plus risqué, mais envisageable. "-

                                Les heures passèrent, le transporteur arrivant déposant les différentes "délégations" jusqu'à ce que le destroyer Victoire dépose l'escorte Zabrak comme je pouvais l'espérer, trop méfiant pour n'envoyer qu'un ou deux guerriers. Nous s'était un contingent de 10 guerriers. Les corps avaient été enlevés le plus rapidement possible, mais les marques étaient encore bien visibles malgré tout, traces de sang, bout de chaire. Les plus hautes personnalités de cette planète isolés.




                                Ganna/ Man/ Rheia/ Gurpen/ Daprem


                                Les murmures se stoppèrent à mon arrivé. Tous me regardèrent, je pouvais sentir la haine des Zabrak à mon égard, mais quoi qu'il en soit tous avaient répondu à mon invitation. Mère Mila accompagné de mère Ellah partirent à la rencontre de leurs égales. Les zabrak quand à eux continuait à rester légèrement en retrait.

                                - Mère Mila nous venons d'apprendre pour cette bataille. Nous étions justement entrain d'en parler. Qui est-il ? Et pourquoi nous as t-il demandé de venir ici ?

                                - Son nom n'est pas encore connu, mais derrière moi se trouve le nouveau Seigneur Sith Dark Oblivius, et comme à moi il a une proposition à vous faire. Il serait sage d'écouter ce qu'il a à nous dire.

                                - Un Sith ? Depuis quand les Sith s'intéresse à nous ?

                                -" Les récents événements m'ont fait changer de vision, nous ne pouvons nous prétendre seul héritier du côté Obscur, de nombreux autres cultes sont à découvrir. Cette vanité qu'on eu mes prédécesseurs n'a plus lieu d'être, au contraire vous êtes aussi important que nous.

                                Ma proposition est simple... Sous l'impulsion du nouvel Ordre Sith et de Mère Mila, un Ordre est née. Un ordre composé des tout les cultes du côté Obscur. C'est sous cette bannière que nous devons nous étendre et agrandir notre Empire ! Sous la bannière de l'Ordre Noir.

                                Vous êtes restés dans l'Ombre trop longtemps mes soeurs...


                                Notre clan est présent depuis des siècles, notre isolement est nécessaire afin que nos coutumes soient préservés. Nous exposé à la galaxie c'est prendre le risque de disparaître.

                                - Mère Man, je comprend votre inquiétude, mais combien de temps pourrons nous survivre en autarcie ? Notre peuple va se mourir petit à petit au fil des siècles et qu'aurons nous laissé ? Rien. Rentrer pleinement dans l'Ordre Noir c'est nous assurer un rayonnement culturel plus fort, les fidèles désirant et capable de nous rejoindre affluerons des 4 coins de l'Empire. Ce n'est pas à négliger.


                                - L'unification de Dathomir serait une première, mais quels seraient véritablement nos engagements envers cet Ordre ?

                                -" Chaque cultes devras obéissance aux directives du conseil Obscur qui aura pour membre différentes personnes parmi les plus puissantes de son culte. Le but étant que ce consortium prennent ensemble les décisions à venir. Aucun culte n'aura l'ascendant sur un autre. Notre lien avec la Force et le côté Obscur fait de nous des frères et soeurs par défaut. Il serait temps de nous en rendre compte.

                                - Seigneur Oblivius, vous me semblez bien naïf, les Sith n'ont fait que mépriser les autres utilisateurs du côté Obscur, allant même jusqu'à tuer et vous pensez vraiment que je vais crois ces belles paroles ?

                                -" Mère Ganna, cet Ordre qui s'est autoproclamé unique culte du côté Obscur est mort. Et avec, tout ses idéaux raciaux. Vous avez devant vous le seigneur du Nouvel Ordre Sith ! Ma vision vous parait naïve, mais aujourd'hui la Force nous a permit de repousser nos premiers détracteurs ! Par notre volonté et notre puissance cette vision se réalisera. Mais pour cela j'ai besoin de vous Matriarche, j'ai besoin d'une planète unie, une première pierre à l'édifice pour qu'un message fort soit envoyé à tout les cultes du côté Obscur.

                                Un léger silence s'installa, Mère Ganna continuait à me fixer, son regard plongeant dans le mien.

                                - Mère Ganna, Mère Man, Mère Rheia. Un profond respect à toujours existé entre nous, mon alliance à Dark Oblivius devrait vous suffira à vous convaincre que cette cause est juste.

                                - Cette victoire comme vous dîtes m'a coûté la vie de mon fils ! Votre Nouvel Ordre n'est pas différent de l'ancien en vu des innombrables morts.

                                - Gulden, c'est votre fils qui nous a attaqué, tuant des soeurs de la nuit tout autant que les soldats de Dark Oblivius.

                                Je pouvais sentir leur rage, leurs regards portés sur moi avec une rare intensité. Je me nourrissais de cette haine et je pu l'amplifier sans trop de difficulté. Daprem le jeune fils était très réceptif et à l'aide d'un obscur pouvoir appris de la mort du premier cavalier noir, je pu introduire les images de la tête de son défunt grand frère sur une pique. Il n'en fallu pas plus pour que le tempétueux Zabrak argenté ne bouillonne.

                                - Vous avez déshonorer le corps de mon Frère et utiliser sa tête comme provocation ! Cet Homme ne mérite que la mort !

                                S'élançant d'un seul trait il dégaina sa vibro hache et se jeta dans ma direction. Pensait-il vraiment qu'il arriverait à ses fins ? Lannister sans attendre mon Ordre passa devant moi dévalant les quelques marches, les matriarches s'écartèrent et on pu appercevoir la puissant colossale des Coygnite lorsque avec un coup de poing surpuissant au niveau du thorax de Daprem, le zabrak fut littéralement projeté en arrière au pied de son père. Je m'avançai retirant ma bure, le tissu se déposant sur le sol. Je retirai ma ceinture et la tendis à Lannister et je récupéra grâce à la Force la vibrohache.



                                -"Mon ancien mentor connaissait bien votre espèce, fasciné par votre force légendaire et votre sens de l'honneur sans faille. Il m'a aussi parlé que lorsque deux chef de clan sont en guerre, l'issu du combat peut-être déterminé par un affrontement entre les deux chefs, par la soumission ou par la mort. Gulden, je vous lance ce défis, de chef de clan à chef de clan. "-

                                - Tu oses Humain exigé un combat ? Ce rituel n'est réservé qu'aux membres de notre race !

                                -" Je parle au nom de Dark Lynx, un Zabrak de votre clan qui a sacrifié sa vie pour que je puisse partir de Munnilinst. J'ai donc tout les droits pour vous affronter... A moins que vous n'ayez peur de perdre. Je ne me battrais pas comme un Sith, mais comme un Homme vous avez ma parole. "-

                                J'avais appris de mère Mila que Dark Lynx était le neveu de Gulden, après la mort de son père il fut offert à des mystérieux Sith. La famille de Gulden était étrangement lié au côté Obscur. Il dégaina sans attendre son épée tandis que la plupart des personnes présentent s'écartèrent afin de faire un cercle autour de nous. Je n'avais pas spécialement l'habitude de combattre avec une hache et sans mes pouvoirs. Mais il fallait qu'il vénère l'Homme tout autant que le Sith. Pointant le bout de la hache vers lui il se jeta sur moi. Le manche reprenant une posture horizontale pour bloquer le coup. Prenant appuis sur ma jambe je soulevai sa lame lui envoyant un coup de genou au niveau des côtés avant de pivoter sur moi même pour l'atteindre au niveau de la joue gauche. Le pied percutant sa mâchoire. Il tomba à la renverse mais loin d'être vaincu. Il tenta un coup horizontale au niveau de mes genoux. Ma hache se planta dans le sol bloque sa lame au sol. Elle se brisa même sous la torsion exercé. Il se dégagea reprenant un peu de distance alors que je lâchai le manche de la hache. Il serra ses poings et se jeta littéralement sur moi. Juste avec l'impact je me tournai légèrement afin de le prendre au niveau de l'épaule tout en me baissant. A l'impact il bascula au dessus de moi et projeté en arrière lorsque je me redressai. Il s'écrasa lourdement au sol, essayant de se relever, mais fut vite arrêté par puissant cout de pied dans les côtes. Il bascula sur le côté incapable de se relever.

                                -" Vous n'êtes pas les seuls à apprendre à vous battre depuis votre enfance. Nous avons beaucoup plus en commun que vous ne le pensais. Saisissez votre destin ! Que votre race soit crains de tous ! Comme votre Neveu Dark Lynx qui n'avait de cesse d'inspirer la peur à ses ennemis. Rejoignez Gulden ! "-

                                Gulden cracha une large gerbe de sang avant de prendre appuis sur sa main, mais pas pour se relever pour me faire front de nouveau non... Il laissa un genou à terre relevant légèrement l'autre inclinant la tête.

                                - Les Zabrak de Dathomir vous portes désormais allégeance Dark Oblivius Seigneur Noir du Nouvel Ordre Sith. Et par conséquence notre loyauté va aussi envers tous les représentant du l'Ordre Noir. Par ce serment nous jurons de nous battre jusqu'à la mort pour vous comme nous l'ordonne notre code.



                                -Moi Ganna, Matriarches du clan de la montagne et je parle au nom de toutes mes soeurs ici, nous nous joignons aussi à ce Nouvel Ordre Sith et portons allégeance au Seigneur Oblivius.

                                Ses paroles ne seront pas oubliés... Aujourd'hui est un grand jour pour nous tous ! Aujourd'hui mes frères et soeurs ! Aujourd'hui est né un Ordre. L'Ordre Noir ! Et soyez en surs. Bientôt... Bientôt la Galaxie va nous connaitre !

                                Blaster, épée, sabre, bâton... Durant ce long moment de silence toutes les armes étaient pointés vers le ciel, vers cette Galaxie si méprisante envers les utilisateurs de la Force, ceux qui seront toujours nos ennemis car ils ne nous connaissent pas, ils ne savent pas ce que nous sommes, notre rôle si important et pourtant si craint, nous sommes les garants de cet équilibre, mais aujourd'hui cet équilibre est rompu.


                                ***


                                La fête avait été de mise ce soir là, les soldats se détendant un peu après cette rude bataille. Pour ma part j'avais très vite quitté cette fête improvisé pour revenir au temple. Cela faisait déjà plusieurs jours que j'utilisai de manière intensive le côté Obscur et il me fallait du repos. D'autres épreuves étaient à venir et je devais profiter de chaque accalmie afin de reprendre des forces. Assis en tailleur prêt du feu, yeux clos, je me laissais porter par la Forces explorant l'Univers. Mais je fus vite tiré de cette transe quand une présence s'invita non loin de moi. Mes yeux s'ouvrirent alors fixant les flammes juste en face de moi. C'était Ez, il venait m'indiquer une bonne nouvelle. Dromund Kass était au courant maintenant de ma présence et le culte de Krath avait envoyé un émissaire afin de me rencontrer. Une autre avancé dans la montée possible en puissance de l'Ordre Noir. Une organisation capable d'envoyer des recruteurs étaient sans doute assez puissante. Je devais rester vigilant, d'après l'assassin Sith, des Sith sont aussi présents et tous ne verrons peut-être pas d'un bon oeil la refonte de l'idéologie Sith et la création d'un Nouvel Ordre. Quoi qu'il en soit mon attention devait être focalisé sur la jeune Shan. J'ouvris mon esprit recherchant celui de la jeune Humaine. Son aura si particulière n'était pas difficile à trouver. Ma présence entoura cette aura et s'agita de façon à ce qu'elle soit attirée vers moi.

                                Quelques minutes plus tard sa fine silhouette se dessina au loin. Le feu étant la seule source de lumière ici. Elle se positionna en face de moi de l'autre côté des flammes.


                                -" Tu as montrée tes qualités de guerrière, mais si tu aspire à devenir un puissant Sith, ton esprit doit être à la hauteur de ton physique et plus encore. Ton corps ne dois être qu'un instrument, il ne doit en aucun cas limité le pouvoir de ton esprit. C'est ton esprit que je vais découvrir maintenant. Mère Mila a confectionner ceci. Bois le. Et prépare toi. "-

                                Je pris possession d'un bol moi aussi le buvant d'un seul trait. Etrangement la substance violette ne laissait aucun goût. Mon attention se focalisa sur Kalith à travers les flammes. Une certaine ombre commençait à se propager faisant crépiter le feu de camp qui perdait en intensité. Les structures autour de nous tombèrent, le sol se déroba, mais nous restions là assis à nous fixer sans le moindre danger pour le moment.

                                Soudain nos deux corps se séparèrent sur une vaste plaine désolé. De mon côté une gigantesque armée et arme de siège et de l'autre côté là où se trouve Kalith une immense forteresse apparaît prise déjà d'assaut. Nous étions revenus à une époque si lointaine que son existence fait maintenant partie des légendes de cette galaxie. Je m'avançai vers elle sans craintes de cette bataille plus représentative de mon assaut mentale sur son esprit qu'autre chose. Je m'arrêtai devant elle qui était juste devant cette immense porte.


                                - Si tu veux être mon apprentie, tu vas le mériter ! Montre moi ce que tu sais faire.

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