Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Quand la vie se corse

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #3

    Post n°3
    Auteur : Kalith Shan

    - Je tâcherais de le retenir... Je serais venue vous retrouver plus tôt si j'en avais eu la possibilité.

    Je me concentrai sur l'espace entre deux pavés, dans lequel deux petits insectes se battaient pour un morceau de nourriture, tout du moins, de la nourriture à leurs yeux. Je n'aurais pas aimé avoir à goûter cette moisissure grisâtre qui s'insinuait entre les pierres par petites tâches rondes et qui me semblait déjà peu-appetissante, même pour des insectes. Le premier avait quatre yeux et une carapace jaune à points noirs. Deux grosses mandibules ornaient sa bouche, qui menaçait l'espèce de charançon à cornes pourpres qui lui faisait face sans crainte.


    Ce spectacle, aussi futile fut-il, me permit de capter autre chose que l'oppressant regard du Sith, et de reprendre ma phrase, un peu moins perturbée qu'auparavant, en espérant que ce petit temps d'attente de deux ou trois secondes ne l'avait pas exaspéré. De mémoire, il était fortement déconseillé d'énerver un manipulateur de la Force, et encore moins un Sith. Je ne voyais que ses bottes, au mieux, des bottes de cuir noir, ferrées à première vue, sales de la terre de l'endroit, mais d'excellente facture à première vue. Des objets d'une valeur certaine. Et en ce monde, qui disait argent disait puissance. Il me faudrait des amis puissants pour vivre . Il me faudrait vivre pour prolonger l'héritage du Revanchiste.


    - La mémoire de la famille ne s'éteint jamais... Je suis la descendante du Paladin Prodige... Celui que les vôtres ont connu dans leurs rangs comme étant Dark Revan.

    Je ne savais que faire. Les yeux des gardes me fixaient, là où les sœurs ne me regardaient même pas. Il n'y avait personne pour me porter secours, personne pour me dire que faire. J'étais lâchée au dessus du vide, sans filet, avec le seul espoir de trouver une bien maigre racine qui supporterait mon bien maigre poids. Rectification : j'avais sauté dans le vide, sans filet, en espérant que la Force et le nom de Shan, ainsi que tous ceux auxquels il était lié, en particulier celui du Revanchiste, me sauvent la mise. C'était là une façon bien sotte de penser que ma vie se ferait. Revan avait retourné sa veste. Mais il avait été un Sith impitoyable, un tacticien de génie, et un bretteur exceptionnel. Je ne revendiquais pas sa seule mémoire. Je revendiquais cet héritage. Un bien piètre présent au bénéfice d'un immense doute.

    Je ne savais rien du Sith face à moi. Ni son nom, ni son histoire, ni sa mission (car s'il était ici seul, c'était certainement pour une excellente raison), ni sa puissance. Et ignorer tout cela me mettait dans une situation délicate. Quelle était sa position vis à vis des Sith du passé ? Etait-il un homme de l'Imperium, ou un de leurs ennemis ? Pourrait-il m'enseigner ce que je souhaitais apprendre et plus encore, ou m'abandonnerait-il ici ? Foutu pour foutu, de toute façon…


    - Je ne sais rien mais je veux apprendre. J'étais sur Kuat quand vous avez vendu ce vaisseau. Et quand vous avez annoncé que vous viendriez ici. Si j'attendais plus longtemps sur ce tas de ferraille ambulant, je ne pourrais jamais exploiter l'affinité que j'ai toujours montré pour la Force. J'en ai appris ce que je pouvais. J'ai volé un vaisseau, recherché les coordonnées de cette planète, les ai entrées dans le pilote automatique, et j'ai prié pour ne pas me retrouver de l'autre côté de Dathomir. L'atterrissage de fortune...non, le crash en bonne et due forme m'a mise hors-course, je me suis remis sur pieds. Je vous ai cherché longtemps. Vous n'étiez pas arrivé. Puis nous nous sommes rencontrés...et vous connaissez la suite. Je veux rejoindre vos rangs.

    Si j'avais eu maîtrisé la Force de plus belle manière que les pitoyables résultats auxquels j'arrivais, j'aurais su lire dans ses pensées, le jauger, le comprendre, le séduire en m'accordant avec ses ambitions...Mais alors que lui pouvait parfaitement le faire avec moi, nous ne luttions pas à armes égales. Tout ce que j'avais à défendre, c'était la soif d'apprendre et de redorer un blason presque tombé dans l'oubli. Peut-être que le nom de Revan ne disait plus rien à personne à présent. Peut-être que ce Sith avait reçu l'enseignement d'un maître qui ne supportait pas mon ancêtre.Qui pourrait le dire, à ma place, et avec mes actuelles capacités ? Personne, je pense. Alors étaler le peu que je pouvais pour essayer de lui faire comprendre que c'était une nécessité pour moi que de devenir une Sith était mon dernier recours.

    J'aurais aimé avoir la possibilité de le lui prouver autrement que par un profond respect et le discours, mais je n'avais guère plus à déployer. Le charme ? On m'a souvent fait des commentaires salaces et des invitations vis à vis de mon corps, mais c'était la dernière chose qui me serait venue à l'esprit du haut de mes quinze ans, surtout vis à vis d'un être aussi puissant. Lever les yeux vers lui ne me semblait pas non plus une bonne option. Il ne m'en avait pas donné l'autorisation. Et si il me fallait mourir ce jour là, j'eus préféré que ce soit vite fait plutôt qu'entre les mains d'un Sith. Un garde fit un pas vers moi, blaster au poing, tournant la tête vers le Sith qui m'avait amené ici, et sa voix, à travers le filtre vocal de son casque, se fit entendre, grave, rocailleuse comme celle d'un fumeur de longue date. Un fumeur gradé, en l'occurrence, à en juger par son épaulette colorée.

    - Elle vous ennuie, monsieur?

    Il ne pointait pas son arme vers moi, mais le silence de mon interlocuteur avait du l'interpeller. Inutile d'espérer utiliser la Force, je n'avais ni le niveau d'instruction, ni l'état de tension nécessaire pour le faire d'instinct. Si il ne me prenait pas avec lui, je ne donnais pas cher de ma peau. Je doute qu'il eut fallut plus de quelques secondes aux bestioles de cette planète pour récurer mes os et les laisser bien blancs et vides de toute moelle. Si il me prenait avec lui, je pourrais survivre, alors seulement j'aurais quelque chose à perdre. Je n'ai du voir mes parents que l'équivalent de six mois dans ma vie, et mon frère était trop jeune pour comprendre l'enjeu qui m'avait menée jusqu'à cette planète. Inutile de dire que les attaches familiales, outre le sang qui coulait dans mes veines n'étaient pas ma préoccupation principale. Alors que craindre ? La mort venait un jour ou l'autre, et l'éviter signifie bien que ce n'est pas notre heure. Mais quand elle venait, impossible de s'esquiver. Ces gens, sûrement grâce à cet homme au sabre, m'avaient accueilli le temps que j'étais inconsciente, et personne ne semblait se préoccuper en mal de ma présence, pourquoi ce garde me tuerait-il maintenant ? De toute façon, ce n'était pas lui qui m'intéressait. Pourquoi regarderai-je un sous-fifre au garde-à-vous avec pour seule idée de la Force qu'il s'agit d'un genre de pouvoir magique et rien de plus ? Le Sith m'intéressait bien plus. C'était à lui que je devais parler. Et si il fallait envoyer un garde ad patres, je ne me dérangerait certainement pas. Mais faire une erreur grossière en se sentant agressée sans réelle raison pouvait aussi ruiner toutes mes chances. J'attendrais donc sa réaction.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #4

      Post n°4
      Auteur : Dark Oblivius

      Une descendante d'une longue ligné de manipulateur de la force. Fidèle se gratta sa légère barbe. Cette jeune fille se montrait des plus intéressante. Même si le nom de Revan n'était pas très familier à ses oreilles. Il est vrai que l'Oméga n'était pas vraiment doué pour raconter le passé des anciens seigneurs Sith.

      Le Natif de Coruscant se rapprocha de la jeune demoiselle continuant à sonder son esprit. Même si il savait l'effet que ça pouvait faire si la personne s'en rendait compte, mais pouvait elle déjà s'en rendre compte ? Son esprit n'était pas si simple que ça à lire. Mes Fidèle décerna dans tout ce brouhaha de pensée un sentiment puissant. Une détermination sans faille.

      Alors qu'un nouveau silence se faisait sentir, un des soldats vint à notre rencontre, peut-être attiré par la descendante Revanchiste. Il fixa l'officié sans un bruit posant sa main sur l'épaule de sa nouvelle découverte.


      - Pensez-vous qu'elle serez une menace sérieuse pour le camp ? Peut-être avez vous peur qu'elle soit capable de vous terrasser sergent ?

      - Cette gamine ? Ahah ! Un jawa me ferait plus peur.

      - Ah oui ? Et toi qu'en penses tu mon apprentie ? Est tu capables de le battre sans arme avec seulement la Force avec toi ?

      Grandre lignée ou pas, Fidèle voulait voir comment s'en sortirait la jeune fille dans un combat que n'est pas en sa faveur...

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        #5

        Post n°5
        Auteur : Kalith Shan

        - La Force est une arme plus puissante que tous les blasters qu'il aura à m'opposer, maître.

        ''Mon apprentie''. Lentement, je me redressai. Ma cape tomba de sur mes épaules quand je les fils rouler pour en faire jouer un peu l'articulation, me laissant le champ libre pour tous les mouvements. Pour tout vous dire, je n'avais clairement aucune idée de ce que j'étais en train de faire. ''Mon apprentie''. Pouvait-il seulement concevoir ce que cette manière de m'appeler avait pu faire naître en moi ? Je ne pense pas. Ou peut-être m'a-t-il sondée entièrement. J'ai tenté, en le sentant s'insinuer dans mon esprit, de noyer cette vrille froide qui me traversait la cervelle dans un flot de pensées innombrables, d'abord apeurée qu'il y découvre l'admiration sans borne que je vouais au Revanchiste, ou qu'il m'efface quelque chose, des souvenirs forts, auxquels je tenais. Puis j'ai compris. J'ai compris que j'étais trop faible, encore. Que son offensive finirait par percer mes défenses et que je perdrais un temps précieux à lui résister. Je me concentrai sur un point et un seul : ma volonté. Tout ce que je voulais. Ce à quoi j'aspirais. Tout ce dont je me sentais capable. Je l'ai senti observer derrière cette pensée, et pour être franche, je ne sais pas ce qu'il y a vu. Mais quand il a cessé sa recherche mentale, c'est bien ainsi qu'il m'a appelée.

        ''Mon apprentie''. Jamais je n'aurais cru cet instant possible, pas même quelques instants auparavant. J'étais plutôt persuadée que j'allais crever ici, ma tête cognant contre le pavé, travresée de part en part par un tir de blaster si j'avais de la chance, détachée des épaules d'un coup de sabre si j'en avais moins. Et voila que j'avais enfin réussi. J'étais enfin passée à la marche supérieure. A la vitesse supérieure aussi. Je sentais dans mon corps une étrange vague de chaleur, une énergie nouvelle, un appétit nouveau, une détermination nouvelle, plus forte qu'avant, plus ancrée en moi, encore, mais surtout, j'étais comme furieuse. La colère, que dis-je, la haine qui m'habitait se dirigea vers ce garde, ce salaud qui avait osé interférer dans une discussion entre mon maître et moi, et indirectement menacé de me faire partir ! C'était un soldat de métier, moi, je n'étais qu'une gamine entraînée à cogner sur des petites racailles dans les bas-fonds de Kuat. Mais je savais cogner, c'était une certitude !


        Quoi que, à côté d'un soldat, à première vue, j'étais prête à devenir un quart de portion de pâtée pour rancor anorexique. Seulement, j'avais avec moi une arme bien plus puissante que mes poings à lui opposer. Je reculai d'un pas, jambe gauche en arrière, le pied à l'horizontale, jambe droite en avant, le pied pointant mon adversaire, les bras relevés en une garde médiane. L'avantage d'être parmi les jolies gamines dans les tavernes, c'est que vous en trouvez toujours un pour vous mater le derrière et avoir la langue trop bien pendue. C'était un mandalorien, un ancien de la garde, qui m'avait montré cette posture de défense adaptée pour des coups au foie, à la mâchoire, au plexus et aux côtes flottantes...Contre un humanoïde, tout du moins. Mes pseudo-talents pour la bagarre ne me serviraient pas cette fois, mais la Force...La haîne...Ce sentiment enivrant de se laisser envahir par la rage et la fureur la plus pure...Le Côté Obscur de la Force était d'une puissance infinie. Le maîtriser offrait cette puissance. Et y être sensible permettait d'y goûter.

        Ô combien je remercie ce don ! Et combien je l'ai remercié ce jour là ! Mon corps, quelques minutes plus tôt fatigué par le manque de nourriture et d'eau, la fatigue et les conditions de vie à la dure sur une planète hostile (c'était un miracle que je sois restée en vie aussi longtemps, apprendrai-je plus tard, d'autres n'avaient pas passé la journée), était comme de nouveau totalement opérationnel, et prêt à donner de son mieux. Le mental suivait. J'étais dans un état de rage folle. Je pense que je l'aurais tué, si j'avais pu. Enfin, j'ai pu, mais sur le coup, l'objectif était de faire mal. Le combat a duré, mais je m'égare, le récit en vient juste après. Je l'ai regardé, lui et sa tenue de mariolle, son armure blanche de stormtrooper et sa voix dégueulasse dans son casque cradoque, j'avais juste envie de lui faire bouffer son filtre vocal et de lui exploser les dents.


        - Enlève ton casque. Que je voie à qui j'aie affaire avant de ne plus pouvoir te reconnaître.

        Il se marrait. Il faut bien dire aussi qu'une gamine de quinze piges qui te dit qu'elle va t'exploser la face, quand tu as servi dans une armée aussi importante et entraînée que l'Empire, c'est sur que ça ne doit pas t'impressionner des masses. Surtout quand elle est carrée comme moi. J'ai eu un instant l'impression de passer pour une imbécile, mais ça n'avait fait que rajouter à ma colère. D'autant qu'il se foutait de moi. Et ça, c'était inconcevable. Tout ce que je savais faire avec la force, c'était faire bouger des objets de poids moyen à moins de deux mètres sans les toucher. Pas très impressionnant, il fallait bien l'avouer, mais cette fois, c'était différent. J'avais l'impression que la Force coulait dans mes veines à la place de mon sang. ''Mon apprentie''. Il voulait me tester, voir si il avait ou non fait une erreur en prononçant ces mots, et il était totalement inconcevable qu'un homme chauve d'une cinquantaine d'années, avec les yeux vitreux et la bouche en vrac vienne se caler en travers de mon chemin. J'allais l'en déloger et vite ! Il avait posé son casque sur un rocher, et fait un moulinet des épaules avant de faire craquer ses cervicales. Le fluide dont les bulles éclatait aux abords de ses tendons faisait du bruit, d'accord, et alors ? C'est le principe de se faire craquer les articulations. Si il pensait faire le dur avec ça, c'était raté.

        Le coup de poing me prit de court, je ne le vis même pas l'amorcer. Remonter les bras puis les ramener en garde directement me fit dévier le premier, et prendre le second sur l'avant-bras. Soit, j'aurais un bleu. Le mien partit vers son nez. Il l'évita sans peine. Le second eut la même trajectoire, il le para sans aucune difficulté et manqua de me chopper le plexus, je me décalai au dernier instant. Je peux vous assurer que j'ai senti son poing frôler mes côtes. Mais c'était trop tard, il m'avait attrapé au niveau de la nuque, calant ma tête contre son épaule. Enlever ses mains de là aurait été mon premier réflexe en temps normal, mais je l'ai saisi de la même manière. Si un tombait, les deux tombaient. C'était à qui serait dessus. Il commença à me pousser sur le côté droit, puis gauche, puis droit...il alterna les deux pour me déséquilibrer, et il manqua de peu d'y arriver avant que mon genou vienne cogner ses côtes flottantes. Je me dégageai en poussant ses épaules et m'écartai de lui de trois bons mètres. J'avais été à deux doigts de perdre ce combat sans aucune solution de rechange. Je n'arriverais jamais à le soulever grâce à la Force grâce à mes connaissances actuelles. Je passai ma main dans mes cheveux pour les écarter de devant mes yeux et pendant qu'il se relevait, je prenais autour de mon poignet le petit bracelet de cuir qui me servait à attacher ma chevelure et le resserrai sur une queue-de-cheval bien plus adaptée à la situation.

        - Pas mal. C'est tout ce que tu sais faire, petite?

        Il n'avait eu mal que parce que l'armure avait tapé d'abord et mon genou ensuite, bousculée par l'impact, il en avait pris deux en une. Je redressai mon dos et montai ma garde avec un petit sourire en coin. Un à zéro pour la gamine affamée. Qui devint vite un à un quand il m'envoya son pied dans la tronche. Amortir un peu le coup, ça, c'était dans mes cordes. Mais en prenant mon propre bras dans le crâne, la paume de la main contre la tempe, je m'étais joyeusement sonnée. Je l'ai vu se rapprocher pour me plaquer au sol, penché en avant, et un réflexe venu de je ne sais où me fit m'appuyer d'une main sur son épaule et lancer ma hanche opposée pour passer par dessus lui comme nous le faisions souvent avec Erik et Nal sur Kuat. La planète ne me manquait pas. Mes ces deux bandits de grand chemin en culotte courte m'avaient appris un paquet de petits trucs utiles. En général, on se servait de ce mouvement pour passer au dessus d'un obstacle imprévu dans une course, cette fois ci, c'était l'obstacle qui passait au dessus du coureur. Je le regardai ralentir trois mètres plus loin et lâchais un seul mot, sur un ton plus désinvolte qu'autre chose.

        - Raté.

        Ça n'avait pas du lui plaire, pour tout vous dire. Et pour preuve, j'en ai le déluge de coups que mon côté droit a eu a essuyer. Certes, j'ai pu, fort heureusement, adapter ma garde, mais j'avais les bras à moitié anesthésié avec tout ça, et le côté gauche venait de s'écraser contre le pavé alors qu'il me tournait autour en souriant, amusé.

        - Touché.

        Je me relevai , contusionnée, et commençai à penser autrement. Il était plus rapide. Plus fort. Plus endurant. Nous nous sommes tournés autour pendant quinze bonnes secondes sans rien faire. Puis j'ai évité un coup, il en a évité quatre, il m'a touché à la jambe une fois, puis ramassé un uppercut et un crochet dans la foulée. Ma cuisse me faisait un mal de chien, ces bottes étaient sacrément plus solides que je ne le pensais. Foutus Troopers. Il saignait de la lèvre et du nez, moi, j'avais des bleus partout. Mes bottes de voyage avaient des semelles épaisses, mais à ce moment là, essayer de lui en coller une dans la face aurait été un excellent moyen de finir avec une jambe brisée. Il s'est rapproché, un bon mètre cinquante nous séparait. Je me suis avancé, il a reculé, puis avancé, et je suis passé sous son poing pour finir à sa place précédente, et lui à la mienne. Et j'ai eu une illumination.

        A mesure qu' il bougeait, je pouvais voir les articulations de son armure. Les plaques étaient résistantes mais légères. Il y avait moyen de laisser libre cours à une créativité certaine. Il s'approcha encore. Un mètre. Et il ne frappait pas, il attendait que je lui en colle une. J'en amorçai deux ou trois pour voir sa réaction, il ne bronchait pas. Si je lui portais un coup, c'était fini. Je baissai ma garde en me baissant un peu, sur mes jambes et en me pliant en avant, puis je me suis mise en appui sur mes jambes, de manière à pouvoir me déplacer plus rapidement. Et je lui ai foncé dessus tête basse. Il s'attendait à un coup en hauteur (il faut dire que le seul endroit logique ou je pouvais le toucher et lui faire mal, c'était la tête), et baissa sa garde assez tôt pour me saisir comme la première fois, mais il avait été obligé de se mettre en appui. Il rectifia la position de ses jambes en un mouvement rapide, mais en deux temps, et je n'ai pas eu besoin de qui que ce soit pour comprendre que c'était le moment. Je tendis mes paumes vers lui, et tirai vers moi ce que l'on pourrait communément et joliment appeler l'usine à gamètes. Les deux plaques de l'armure se refermèrent dessus en accéléré, la Force les rapprochant violemment, facteur de douleur supplémentaire avec son poids et la vitesse de base du mouvement qui amorçait probablement une espèce de suplex ou j'aurais fini la gueule encastrée dans le pavé, c'était lui qui morflait, la pression lui arrachant un gémissement alors que j'amorçai un uppercut absolument royal, qui lui atterrit en plein menton, le faisant se mordre la langue au passage. Combo. Mon coude revint lui chopper le nez en retour de coup, de haut en bas, et je le fauchai derrière la jambe d'appui, fragilisée par le rapprochement tectonique ayant pris en tenaille une de ses chambres magmatiques, l'entraînant dans un vol plané par dessus mon genou droit avant de le chopper au col de son armure et de lui envoyer quelques pralines en pleine poire. La cloison nasale était dans un sale état quand j'appuyai mon genou sur sa gorge.


        - Même un Ewok t'aurait flanqué une raclée.

        Une petite supplémentaire en pleine pommette, rebelote sur les valseuses, et j'appuyai plus fermement ma jambe sur sa gorge. Sa main tapa le sol quatre fois en signe de rémission. Je tournai le visage vers mon maître, prêt à passer au degré supérieur. Il le sentait. Le garde le sentait. Principalement parce que je l'étranglais déjà à moitié, mais il le sentait. Si il me fallait laisser des cadavres sur mon passage, il y en aurait autant que nécessaire. J'avais vu trop de gens mourir pour quelques crédits, dans une ruelle, une vibrolame dans un poumon ou la gorge ouverte pour faire dans le sentimental. On mourrait tous un jour. De la décision de celui qui m'avait prise sous son aile dépendrait l'heure de la mort de mon adversaire. En toute sincérité, je n'avais rien à faire de sa petite vie insignifiante. C'était un obstacle. Un moucheron. Un micro-obstacle qui risquait de disparaître. Je ne baissai pas mon regard devant le Sith. ''Mon apprentie''. Il ne serait pas déçue.

        - Et maintenant, mon maître?

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        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
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          #6

          Post n°6
          Auteur : Dark Oblivius

          Surprenante en effet. Il semblerait que cette petite soit bien plus précieuse que ne laisse deviner son faible gabarie. Fidèle décroisa les bras observant le combat avec sérieux, analysant les moindres gestes de son "cadeau" à Dark Oblivius. Si beaucoup se serait attardé sur sa manière de se battre, Fidèle se focalisa d'abord sur sa manière d'encaisser. Un vrai combattant du côté obscur se devait de résister à une importante douleur sans qu'il ne soit gêné par celle-ci, mais qu'il s'en nourrisse, car de la douleur vient notre puissance. Souffrir et s'offrir au côté obscur de la Force.

          Sa technique relevait plus d'une envie de faire ses preuves qu'autre chose, bien que quelques prisent avaient du être appris durant son enfance. Le combat se solda donc par l'abandon du soldat qui tapa plusieurs fois au sol sous la pression de Kalith. Elle posa son regard encore innocent sur le mien, je pouvais sentir sa détermination quitte à tuer de sang froid cet Homme. Un vrai maître lui aurait dît de le faire, mais étant encore de simple invité Fidèle leva la main.


          - Je pense que son humiliation suffira comme leçon. Ne sous estime jamais ton adversaire apprentie, qu'il fasse 10 centimètre ou 5 mètres un adepte de la force est un adversaire redoutable tu viens de le démontrer.

          Fidèle recroisa ses bras observant la jeune fille. Il désigna du doigt sa "hutte"

          - Viens avec moi, le côté obscur t'a peut-être permis de retrouver des forces, mais son effet s'estompera au fur et à mesure que ta faiblesse prendra le dessus.

          Le soldat se releva crachant le sang qui parcourait sa bouche et fixa la jeune fille d'un regard noir. Une bonne bouteille de Whisky Corrélien suffira à lui faire oublier cet affront. Marchant aux côté de son apprentie, ils rentrèrent tout les deux dans la hutte. L'ancien Coruscanti se mit en tailleur et invita sa nouvelle recrue à faire de même. Il lui fit parvenir par la force une petite assiette en bois rempli de fruit et de différent bout de viande sécher. Il l'observa encore quelques minutes avant de fermer les yeux.

          - Tu as fais preuve de rage dans le combat, mais ta force doit être aussi mentale, la méditation obscur t'aidera à t'ouvrir à la force et au côté obscur. Ferme les yeux, entoure toi des tes sentiments les plus négatif et dit moi, dit moi ce que tu ressens.

          Le maraudeur Sith se focalisa sur sa jeune apprentie afin de ressentir ce qu'elle même pouvait ressentir...

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            a écrit sur dernière édition par
            #7

            Post n°7
            Auteur : Kalith Shan

            -- Je pense que son humiliation suffira comme leçon. Ne sous estime jamais ton adversaire apprentie, qu'il fasse 10 centimètre ou 5 mètres un adepte de la force est un adversaire redoutable tu viens de le démontrer.


            J’acquiesçai d'un signe de tête. Je n'avais jamais été très bavarde. Je n'avais jamais vu quelqu'un faire réellement usage de la Force devant moi, de mémoire. Ce n'était rien, l'utilisation d'un point faible contre son adversaire, et l'effort n'avait pas été intense pour clore le combat, mais j'étais éreintée en même temps que j'étais fière de ce que je venais d'accomplir. Peu de gens de mon âge pouvaient prétendre avoir démonté un ex-officier de l'armée impériale sans avoir perdu des morceaux, à mon avis. Peu avaient du s'y essayer, remarquez, je doute que les apprentis obscurs aient souvent l'occasion de cogner sur des troopers. Mais certains en seraient surement capables. Et j'avais du retard. Les apprentis étaient formés bien plus jeunes normalement... C'était une avance en maturité pour commencer ma formation mais une lacune d'entraînement grave. Il me faudrait la combler au plus vite. Et je ne reculerais devant rien pour rattraper ce retard.


            Les coups bas deviendront probablement une spécialité dans peu de temps, me dis-je, amusée.



            La voix de mon maître, car il convenait désormais de l'appeler ainsi, me tira de mon songe, alors qu'il m'invitait à le suivre vers une hutte qui semblait être la sienne. Il avait raison. Ses mots étaient parfaitement justes. Je sentais déjà la fatigue me gagner, s'emparer petit à petit de mes muscles redevenus douloureux sous la baisse d'adrénaline. J'étais déçu de ne pas avoir pu tuer cet abruti. Il n'était certainement pas débile au dernier degré, et son invective à mon égard était parfaitement justifiée. Je devais avoir l'air d'un cadavre ambulant. Un Jawa aurait été difficile à défaire, comparé à moi, si je n'avais pas manié la Force. Je n'avais fait que ce que j'avais pu, et mes moyens étaient maigres, mais ça avait marché. Le combat était loin d'être gagné, surtout avec ma lamentable maîtrise de la Force. Il m'aurait appelé ''petite'', ''gamine'' ou ''Kalith'', cette petite rixe aurait été perdue d'avance. Mais il avait fait un autre choix. ''Mon apprentie''. Je m'étais sentie tellement puissante...La vague ne redescendait pas, c'était la seule chose qui me permettait de tenir. Je m'étais déjà effondré une fois devant lui, il n'était pas question que ça se reproduise. J'étais son apprentie. Et ça valait tous les produits dopants de la galaxie.


            - - Viens avec moi, le côté obscur t'a peut-être permis de retrouver des forces, mais son effet s'estompera au fur et à mesure que ta faiblesse prendra le dessus.

            Je le suivis sans un mot jusqu'à sa hutte. L'endroit était simple, dépourvu d'ornements ou d'objets divers, il ne vivait donc pas ici. Il avait réussi à négocier avec le sergent qu'il ne me colle pas un tir de blaster dans le dos pour faire passer la pilule. Se faire broyer les parties par une gamine de quinze ans avant de se faire fracasser le nez et se manger une désagréable strangulation était en effet une sacrée déculottée devant ses hommes. Le Sith dont je ne connaissais toujours pas le nom s'assit en tailleur et m'invita à en faire autant. J'obéis sans discuter. Les choses sérieuses avaient commencé dix minutes plus tôt, lorsqu'il avait fait ce choix. Je n'en revenais toujours pas. ''Mon apprentie''. Il prit de nouveau la parole tandis que je me jetais sur la nourriture qu'il m'offrait. Il me tendait l'assiette par le biais de la Force. En même temps que je mangeais, je me désolais sur mon sort. J'étais incapable de maintenir un objet en l'air de manière aussi stable et longue quoi qu'il ne fallut que quatre ou cinq secondes pour qu'elle n'arrive sur mes jambes...J'aurais tout renversé si j'avais du le faire, même dans un moment de pleine forme.

            A côté de ce que j'avais pu manger les trente derniers jours, la viande séchée et les fruits étaient une véritable renaîssance gustative. Ces baies étaient vraiment dégueulasses, heureusement il n'y en avait pas dans l'assiette. Un repas de plus comme ça et mon estomac agonisait dans d'atroces souffrances. Combien de fois ai-je régurgité ces saloperies pour m'être gavée après une longue journée d'errance ? Huit ? Dix ? Enfin, je mangeais quelque chose avec un goût moins désagréable que celui de l'huile de moteur ! Il m'observa manger pendant deux bonnes minutes alors que ma gorge redécouvrait l'essence-même de ce verbe commun mais qui avait été remplacé par ''avaler au minimum une ration de baies au goût de dégueulis de Bantha par jour''. Je le remerciai d'un signe de tête poli en essuyant mes lèvres du bout du pouce, puis je le vis fermer les yeux. J'imaginais déjà qu'il me faudrait faire de même, et je visais juste, à l'entendre.


            - Tu as fais preuve de rage dans le combat, mais ta force doit être aussi mentale, la méditation obscur t'aidera à t'ouvrir à la force et au côté obscur. Ferme les yeux, entoure toi des tes sentiments les plus négatif et dit moi, dit moi ce que tu ressens.
            - Bien, maître.

            Il me fallait puiser en moi les ressources nécessaires pour arriver à entrer en méditation. Une méditation psychologique était de mon ressort, certes, j'avais eu des cours de relaxation pendant deux ans, enfant, pour calmer des accès de colère plutôt intenses. J'avais éventré une de mes peluches avec les dents, un jour. C'était une de mes peluches préférées mais il m'avait fallu passer mes nerfs. Trois jours à chialer pour qu'on me la recouse, j'avais l'air maline...Certes, j'avais cinq ans, mais tout de même. Il y avait aussi la fois ou un garçon avait coupé une mèche de mes cheveux...Nom d'un Rancor, question enfance pourrie et inintéressante, on ne pouvait pas faire mieux ! Il me fallait quelque chose de plus fort. Quelque chose qui fasse appel à la Force, au Côté Obscur. Cet instant où j'aurais pu tuer ce soldat...C'était tellement jouissif de le voir s'étouffer petit à petit, ses parois pulmonaires se resserrant à cause du manque d'air...j'aurais adoré le voir expirer son dernier souffle sous ma jambe. Le sergent à trente ans d'expérience abattu par une enfant de quinze ans en fugue lors d'un combat à la loyale. Ça aurait fait jaser, je pense, mais qu'est-ce que ça aurait été drôle.

            Petit à petit, je me plongeais dans ce sentiment de vice infini, de sadisme, de désir de revanche...mes motivations, mon idole, ce besoin de l'égaler, cette volonté implacable, cette détermination sans limites, Dark Revan...A cette seule pensée, il me sembla que le cristal contre mon cœur se réchauffait. Je doute que ce soit plus qu'une impression, avec un peu de recul, mais à ce moment là, j'avais considéré cette perception comme un signe, et petit à petit, avec un calme extérieur parfait, une sérénité comme jamais je n'en avais atteinte, je plongeais, encore et encore dans ce tourbillon de sentiments, la haine, la peur, la tristesse, la colère, la violence, le vice...je descendais dans un puits infini, quelque chose dont je ne pourrais jamais explorer le cœur avec ma maîtrise actuelle de la Force. Mais ça ne fit que renforcer ma détermination. Je n'allais pas laisser tomber. Je concentrai toute mon énergie dans cette lente et volontaire descente aux enfers, tombant dans les tréfonds de la haine et du vice, de la rage et du dédain. Je comprenais maintenant pourquoi les Siths revenaient toujours quand ils étaient défaits. Parce qu'ils étaient guidés par cette rage, cette lumière rouge rubis qui les transportait dans des états seconds de furie et de haine aux tréfonds insondables...Toute cette puissance réunie en de ''simples'' émotions...J'en avais la tête qui tournait, mais j'en voulais plus, toujours plus...alors une fois que je fus réellement plongée dans cet océan de maux, que mon corps ne me tiraillait plus parce que je suivais le cours de mes pensées sans m'occuper de lui, je commençai à raconter mon voyage intérieur dans la Force à haute voix. Je ne sais plus si je l'ai vraiment fait de mon plein gré ou si j'ai articulé mes phrases inconsciemment, je ne me souviens que d'avoir parlé, enfermée dans une bulle d'agressivité, de haîne et de désir de tuer. Une soif de sang couplée à une détermination sans failles. Tuer, oui, mais pour arriver à mes fins.


            - C'est...comme une armure...hérissée de pointes, à l'intérieur comme à l'extérieur...Mais d'un côté elle blesse pour la douleur...de l'autre...elle blesse pour augmenter la rage de son porteur...Je ne sais pas comment le décrire exactement...j'ai l'impression que l'intérieur de mon corps est en ébullition et que ma peau reste froide...J'ai...des images...des sons qui me viennent à l'esprit...Des cris...des pleurs...Il y a des larmes et du sang...Une odeur de chair cramée...Et...C'est...un sabre...par terre...coupé en deux...il a un cristal bleu monté à l'intérieur, complètement éclaté...Et son propriétaire est scindé en six morceaux...sa tête est plantée sur un pieu en bois...Il devait mourir...Ils se mettront tous sur ma route...Je les hais ! Tous ! Ces menteurs, ces raclures de la Force qui ne ramassent que les débris de leur code moral inutile et restrictif...Ils sont tous si pitoyables…


            Le Revanchiste dans ses plus noires années. L'imaginer ainsi me donnait des frissons, à la fois d'imaginer sa puissance et ses faits d'armes. C'était un tacticien de génie, et je n'aspirais pas à être un cran en dessous de lui. Toute sa rage, toute la haine qu'il avait accumulée contre les faibles...Il me détesterait, si il me voyait. Mais jamais au grand jamais je ne le laisserais me trouver faible, peu importe où il soit. Ce désir de compétition, cette avidité, cette envie de surpasser les plus grands...Je les ressentais aussi fortement que l'envie de faire du mal. Tuer. Torturer. Mentir. Blesser. Je riais intérieurement. Je n'étais pas de la famille du seigneur Sith Dark Revan pour rien. Sa vie avait été une alternance entre le Côté Obscur et le Côté Lumineux de la Force, mais de ce que j'avais pu en voir dans les documents que j'avais à disposition sur Kuat, jamais ce second n'aurait la puissance du premier. Ils étaient les deux faces d'une même pièce, mais que pouvait faire un Jedi et que ne pouvait pas faire un Sith ? Leur utilisation de la Force était restreinte. Ils étaient faibles. Les faibles ne m'intéressaient pas, et ne m'intéressent toujours pas. C'était le rang de Seigneur Sith que je visais. Et je l'aurais. Quoi qui doive se dresser sur mon passage. Et je continuais à descendre dans cette Force brûlante d'ardeur et de rage, qui m'envahissait toujours un peu plus à chaque instant, à chaque inspiration, à chaque expiration. J'avais l'impression de me fondre petit à petit dans les arcanes de la Force. Que j'aurais aimé avoir un potentiel plus grand ! Ce que j'appelais les arcanes, ce n'en était que l'abord, je le savais, mais jamais je n'avais su me plonger aussi profondément dans ce flux brulant auparavant...Mais j'aimais ça plus que tout ce que j'avais pu vivre.


            -Il y a autre chose, maître...Je sens...mon corps...il se tend...c'est comme si j'étais en train de me réveiller physiquement d'une nuit mais...que je dormais toujours...Et mes rêves...ce sont des nuances de rouges...de différentes textures...de différentes teintes...Le sang appelle le sang...C'est comme si...Menacer était devenu...un besoin vital...Faire trembler d'effroi et menacer...Tortuer...Tuer...Je ne l'ai jamais fait...Mais je sais que j'y prendrais du plaisir. Un plaisir monstrueux. Mais qu'est-ce qu'un monstre sinon quelqu'un qui sait faire le nécessaire pour arriver à ses fins ?..Je commence à comprendre...A comprendre vraiment...C'est étrange...Mais c'est une expérience agréable que de flotter dans ce mal-être...C'est un plaisir douloureux...Mais un plaisir tout de même...Je veux apprendre à maîtriser ce torrent de puissance pure…Dois-je continuer à vous raconter...ce que je vois et ressens, maître ?..

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              Auteur : Dark Oblivius

              Fidèle pouvait sentir son premier vrai contact avec le côté obscur, c'était souvent ce premier contact qui déterminé la vrai puissance et la nature d'un Sith. A travers la méditation l'ancien Coruscanti pouvait voir sa jeune Novice, une ombre commença à l'entourer petit à petit. Il ne serait pas aisé pour un Jedi de forcer son esprit à présent, mais elle restait encore vulnérable face aux seigneurs Sith. Il fallait que la forme le plus vite possible avant le retour d'Oblivius. Fidèle ne le connaissait pas, jamais ce titre de Dark n'avait été prononcé du temps de l'Empire. Oblivius... Oubli... Quel sith pourrait arborer un tel nom ?

              La méditation était à son paroxysme quand une perturbation se fit ressentir, c'est comme-ci le côté obscur avait ouvert une balise. Propulsé à des années lumières de Dathomir l'esprit du jeune Maraudeur parcouru les méandre du côté obscur jusqu'à ce point bien précis où une salle... Non un long corridor se dessina au fur et à mesure que le brouillard se dissipait. Deux hommes étaient présent, avec plusieurs "cadavres" de droïde. Au loin on pouvait voir un Zabrack entouré de la même ombre que la jeune apprenti. De dos, un .. Homme ? Avec une capuche. L'ombre qu'il dégageait à ce moment là était la plus grande et la plus intense qu'il avait vu jusque là. Elle se déploya à travers tout le corridor détruisant tout sur son passage. C'était lui. Dark Oblivius. Comment était-ce possible ? Fidèle commençait à sentir sa présence dans son esprit, une douleur vive s'installa progressivement, mais alors qu'il comptait rompre le lien par peur d'être brisé il se rendit compte que dans son voyage obscur, il n'avait en rien rompu le lien avec sa jeune Novice qui s'engouffra elle aussi sans le savoir dans cette balise de la Force. Il la sentait lutter. C'était loin d'être un exercice facile, mais contre toute attente elle résistait, son esprit ne se brisa pas en milliers de morceaux. Non, c'était comme-ci elle se connectait à lui. Fidèle n'avait jamais vu ça avant, même si il est vrai qu'il était plus à l'aise avec un sabre qu'avec de longue méditation. Les secondes passèrent et le danger grandissait, il fallait rompre le lien... Il invoqua la force et puisa dans ses forces vives pour accrocher Kalith et revenir sur Dathomir en quelque sorte, mais avant que le lien soit rompit les paroles d'Oblivius raisonnèrent dans nos esprit. " Indigne du côté obscur... JE SUIS LE COTE OBSCUR ! " Nos yeux s'ouvrirent en même temps. Fidèle se contenta de la fixer dans un premier temps encore un peu essoufflé.



              - Etrange... Commençons par tes visions avant de parler de... ça.

              Fidèle repris une longue inspiration abaissant sa capuche.

              - La force fut tout d'abord découvert par les ancêtres des Jedi qui l'utilisèrent à des fins altruistes, mais très vite plusieurs "jedi" firent appel à la force à des fins plus... personnelle et là naquit l'ordre Sith. Ta haine envers eux est justifié Kalith, ils sont nos opposés, mais comme les deux facettes d'une pièce qui ne cesserons de se tourner le dos. Le paradoxe est que les Jedi sont autant nos ennemis que nos frère car ils ont eux aussi un lien avec la force. Mais ils se brident n'utilise pas l'ensemble de leur potentiel c'est pour ça que nous ne les aimons pas. Ce ne sont que des hypocrites qui ne cesse de nous traiter de monstre alors que nous sommes tout simplement au service de la Force tout comme eux, sauf que le côté obscur augmente considérablement notre pouvoir et ça il ne le tolère pas alors ils ne cesseront jamais de nous haïr et trouveront tout les moyens possible pour nous détruire, mais comme la lumière ne peut exister sans obscurité, l'obscurité ne peut vivre sans la lumière. Mais ne te trompe pas, si tu croises un Jedi il essayera de te tuer et par conséquent tu devras le tuer. Ce ne sont que des jaloux...

              Cette envie de tuer, du faire du mal autour de toi ne cessera de grandir, nous n'avons pas de limite à part celle imposé par le côté obscur lui même. Puise dans cette rage, dans cette douleur ! Et ainsi tu deviendras forte. Ta vision de l'armure à double pointe est juste. Par notre douleur ne devenons plus fort et infligeons cette douleur au centuple. Peu de chose peuvent arrêter un sensitif du côté obscur sache le.

              Maintenant venons-en au fait majeur. Sait-tu ce qui vient réellement de se passer ? Sait tu vraiment ce que tu as vu jeune Apprentie ? A vrai dire non tu ne le sais pas, même si maintenant tu dois le deviner. Si je ne me suis pas encore annoncé c'est que je n'ai pas reçu le titre de Dark, c'est une chose qui m'empêche dans un sens toute formation. Si d'autre seigneur Sith apprenait que ta formation venait d'un simple maraudeur Sith tu serais déchu et probablement tuer pour mon erreur. En réalité tu es en phase de préparation, ta formation a commencé ne te fais pas de doutes, mais l'Homme qui doit te former... L'Homme avec qui tu as eu cette connexion que jamais je n'avais vu auparavant durant cette vision est ton vrai Maître. Il est connus sous le nom de Dark Oblivius. Je dois t'avouer que je sais très peu de chose sur lui d'où ma présence ici. Il est le nouveau guide de l'Ordre. Je dois dire que je t'envie jeune Revanchiste, tu vas avoir un des plus grands seigneurs Sith que cette galaxie ai connu comme Maître. Mais avant de le rencontrer nous devons rattraper ton retard si tu veux être à la hauteur...

              L'humain croisa de nouveau les bras fixant son élève.

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                Post n°9
                Auteur : Kalith Shan

                D'abord l'aspiration, la sortie de mon corps, la douleur, encore plus vive, plus profonde...Et plus puissante. C'était une douleur physique et mentale, une offensive d'une puissance gigantesque, un déploiement de la Force violent, une forme de Force brute, puissante enivrante...C'était ce genre d'éruption de Force que j'avais ressenti la première fois que j'avais touché ce cristal de sabre...Celui que je portais à la poitrine. Une manifestation venant d'un Seigneur Sith, ça ne pouvait rien être d'autre. Seulement l'oeuvre d'un Seigneur Sith. Quel pouvait être son nom ? Il était entré dans mon esprit, lentement, sans la violence qui aurait pu l'envahir si il l'avait souhaité. Tout ce que j'avais eu à faire, c'était d'abattre toutes mes défenses. De laisser tomber toute tentative de me protéger de son esprit puissant. Dark Oblivious...C'était la seule chose qui me venait à l'esprit...Puis un cri dont je ne compris pas la teneur verbale, comme s'il avait volontairement été brouillé par le Sith , comme si elle avait eu la tête sous l'eau quand il hurlait.

                Puis nous sommes revenus. Brutalement. J'avais l'impression de m'être ramassé un seau d'eau glacée sur la gueule. Sauf que c'était un seau de Force glacée. Le genre méchant. Très méchant. Le genre qui vous laisse sonné pendant un moment. Je n'ai pas bien entendu ce que disait le Sith qui m'avait pris sous son aile au début, puis j'ai compris qu'il parlait de la Force. Il me faisait un résumé de ce que je savais déjà. L'inutilité la plus totale...Mais il n'avait sûrement pas eu le temps de passer au crible toutes mes connaissances. Je l'écoutais par respect pour lui, et parce que c'était bien la moindre des choses d'écouter quelqu'un qui parle. Si on ne m'avait pas appris le respect de tout, j'avais au moins celui des puissants. Mais ce qui m'intrigua, c'est quand il m'apprit qu'il ne serait pas mon instructeur. J'aurais donc pour supérieur un espèce de malade obsédé uniquement par la puissance, et non par ce qu'elle permettait d'accomplir, c'était bien parti, ces petites vacances loin de Kuat.

                -Donc si je résume bien, c'est ce Sith qui va me montrer la voie, parce que vous n'avez pas le grade suffisant pour me faire suivre un entraînement que vous connaissez sûrement sur le bout des doigts...Drole de logique, mais soit. Et je suis à la ramasse face à tous les apprentis de mon âge, donc y a du boulot. Beaucoup de boulot. On attaque les hostilités dès que vous êtes prêt...maître.

                En une petite roue latérale, j'étais debout. Prête à encaisser. Mes contusions me faisaient mal, ça, je ne pouvais pas le nier. Mais j'avais intérêt à me bouger, à savoir encaisser. J'avais mal ? Tant mieux. Ça faisait monter l'adrénaline. Ça aiderait à tenir. La méditation, malgré le choc final, m'avait permis de rattraper un peu de ma fatigue physique, et la petite collation était exactement ce qu'il fallait à mon corps pour récupérer quelques calories bien nécessaires pour une petite remise en forme. J'étais prête à attaquer l'entraînement. A passer aux choses sérieuses. Et à rattrapper plus qu'un peu de forme physique. J'allais devoir rattraper en quelques semaines maximum l'entraînement de plusieurs années. Ça n'allait pas être facile. Mais j'attendais ça depuis longtemps. J'étais prête.

                Le Revanchiste appartient au passé, malheureusement. Mais La Revanchiste voit son histoire s'écrire. Bientôt, Revan, tu auras une homonyme...de ton sang.

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                  Auteur : Dark Oblivius

                  Même si la jeune apprentie avait raison, il y avait des règles. Et il fallait les respecter, les Sith n'avait pas pour coutume de pardonner les affronts et Fidèle le savait. Il se leva sortant de la hutte et commença à marcher en direction de la forêt.

                  - Ne soit pas si désinvolte, même si la patience n'est pas notre maître mot, tu apprendras que les Sith les plus puissants, et par ce fait les plus dangereux impose par leur lien puissant avec le côté obscur un respect. Ne tourne jamais le dos à un seigneur Sith. Tu a peut-être du mal à comprendre à l'heure actuelle, mais lorsque tu verras ce qu'ils sont capable de faire, tu n'auras qu'une obsession, c'est d'arriver à leur niveau. Je pourrais t'apprendre les bases, je vais te les apprendre, mais si tu veux un entraînement qui te permet d'exploiter au maximum ton potentiel, il te faut un seigneur Sith.

                  Maintenant ta première leçon de combat sera la survie. Savoir se battre ne sert à rien sans apprendre à se défendre. Tu as montrés une capacité d'encaissement, maintenant c'est l'esquive que tu vas apprendre. Ouvre ton esprit, ressens le côté obscur, ressens les choses et de se fait tu pourras prévoir et anticiper les coups.

                  La lame rouge du Maraudeur s'étira de tout son long et se positionna prêt du visage de la jeune humaine. Il leva les bras afin de faire abattre le sabre verticalement. Il était temps de savoir ce Kalith valait face à un vrai sensitif.

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                    Post n°11
                    Auteur : Kalith Shan

                    Le coup de sabre me prit un peu de court, mais j'étais déterminée, et finir tranchée en deux à l'entraînement ne serait pas avantageux pour grand monde. L'idée d'utiliser la Force pour le dévier aurait été intéressante s'il ne me fallait pas une bonne seconde pour me concentrer afin d'en faire usage. J'étais déjà concentrée, à vrai dire, mais pas sur un usage de la Force agissant sur lui. Il en avait une trop grande maîtrise pour que je puisse y prétendre, et l'objectif était d'esquiver, pas de parer. J'étais concentrée sur mes pieds, en fait. Sur leur position, leurs appuis. Et ça me sauva un peu la mise. Je me fendis sur le côté droit, esquivant de peu la lame d'un rouge clair.

                    Un variateur n'aurait pas été de trop si jamais je me vautre... Je doute qu'un Sith manchot ou décapité, ça aie la moindre chance de survie.

                    Le coup suivant m'obligea à reculer sur la place devant le temple. Le troisième me fit me baisser et manqua de peu de déchirer l'attache de ma cape. Et ma gorge, par la même occasion. Je ne compte pas les coups après le quatrième. Il n'est pas à fond, il fait des mouvements assez rapides pour être dangereux, mais assez lents pour être esquivés. Par chance, je commençais à comprendre une chose fort intéressante passé ce quatrième coup. Faire usage de la Force pour augmenter l'impulsion pour un saut ou un pas chassé permettait d'en accélérer grandement la vitesse, sans impacter trop fortement sur la distance. Je me fatiguais bien moins que si je tentais de forcer autant sur mes muscles, et si quelques coups manquèrent de peu de m'avoir et qu'un me brûla sur un demi-centimètre au niveau de mon muscle sterno-cléido-mastoïdien en m'arrachant un court cri de douleur, alors que le sabre frappait d'estoc sans me laisser de répit. J'eus juste le temps d'esquiver le coup qu'un suivant, de taille, me manqua la hanche de peu. Ma cape de voyage venait de subir une ablation d'un pan. Elle devenait gênante. Je la défis par la Force, trop occupée à équilibrer mon corps avec mes bras. La lame était trop dangereuse pour qu'une erreur de manœuvre à cause d'un léger déséquilibre ne me soit permise.

                    Mais j'agissais trop d'instinct pour être capable de me donner à fond, et il accélérait le rythme graduellement, imperceptiblement au début, mais je le ressentais parfaitement en voyant à chaque fois la lame se rapprocher un peu plus. Il m'avait dit de ressentir le côté obscur. Je ne savais qu'en penser. Mais je compris en me rappelant un holocron montrant le Revanchiste s'entraîner à l'académie Sith, un cadeau de valeur que j'avais eu pour mes douze ans. Il était resté sur Kuat et il y resterait. Au début, Revan évitait les coups, paraît les plus dangereux, mais petit à petit, il s'approchait plus d'une esquive anticipative, et non intuitive. Et il concentrait sa haine sur son adversaire, sa haine et sa soif de vengeance, car sans arme face à un sabre laser, il était impossible de gagner, à moins d'avoir une maîtrise de la Force suffisamment supérieure à celle de l'adversaire, mais dans le cas présent...Sans commentaires. Il me fallait me dire que je lui ferais payer chaque plaie qu'il m'avait infligée, chaque épreuve qui m'avait été difficile, chaque faux pas qui m'aurait coûté cher, mais pour cela il me fallait rester en vie et devenir plus puissante. Et de nouveau, j'eus l'impression de sentir cette énergie qui faisait de mon sang un fluide brûlant qui me mettait littéralement le corps ''à feu et à sang''. Elle se faufilait dans la moindre fibre de mes muscles, dans le moindre fragment de tendon ou de nerfs, et jusqu'au plus profond de ma rétine.

                    Ma respiration avait changé. Ma vision aussi. J'entendais mon souffle profond et les battements de mon cœur jusque dans mes tympans, le moindre son était plus mat, plus frappant, et tout me semblait...Différent. C'est difficile à concevoir, comme si tout était plus lent, sans être moins rapide pour autant. Nous avons là un concept auquel il me faudra donner un nom. Mais là n'était pas le sujet de l'instant. Je voyais ses muscles se tendre, et à cet instant précis, j'avais idée de s'il allait feinter ou non, et de quel côté il me faudrait esquiver, comme si j'étais capable de lire ses mouvements. Les anticiper n'était pas la formule qui convenait, puisqu'il les avait déjà amorcés quand je commençais à comprendre, mais le flux qui agitait mon corps et le faisait brûler d'une rage sourde s'accentuait à chaque instant, et je m'enhardis jusqu'à éviter un coup aux jambes par une rondache qui me fit gagner un peu de répit par la distance qu'elle avait instaurée entre le Sith et moi. Le goût de la trahison n'avait pas été mien jusqu'à lors, mais dès que j'eus goûté à la Force, et à l'influence d'une telle pensée sur la puissance que le Côté Obscur me permettait à moi, petite apprentie, pouvait déployer. Il était loin d'être au maximum de sa vitesse et de sa puissance et de sa vitesse là où je me sentais approcher de mes limites, et si je tins encore assez longtemps pour pouvoir parvenir enfin à anticiper ses mouvements suffisamment pour être vraiment en sécurité et me permettre d'écarter son bras de sa trajectoire quand l'écart entre nous était assez réduit, je ne pus réellement tenir bien plus longtemps. Nous avions du ainsi nous affronter pendant peut-être douze ou quinze minutes, et le côté Obscur m'appelait à continuer, à lutter, quand bien même sa lame menaçait directement ma gorge...ce fut la dernière sortie de situation-catastrophe que je puis me permettre. Il me tenait contre un mur avec sa lame à deux centimètres de ma glotte, mais il n'était pas bien loin. Aussi fort que je pus le faire, je poussai son bras vers la droite grâce à la Force, et je me laissai tomber en me retournant, en rapprochant mes jambes de mon torse, et en les lui balançant dans les genoux avant de rouler sur le côté, le faisant trébucher vers l'avant tandis que je m'écartai du mur auquel il m'avait acculée. Enfin. Ça ne dura pas bien longtemps. Il feinta, et, concentrée sur le sabre, j'esquivai la lame...Mais pas sa jambe tendue vers moi, et une fois à terre avec un sabre laser à ras la gorge, croyez-moi, ça vous ôte toute volonté de continuer.

                    Je ne savais pas si je l'avais satisfait ou déçu. Il allait vite, mais j'étais encore inexpérimentée dans la maîtrise de la Force, et si j'étais capable de quelques acrobaties, j'étais loin d'être d'une endurance ou d'une vitesse hors-norme, et à mon âge, je ne savais pas à quoi équivalait la maîtrise de la Force ou la condition physique d'un apprenti Sith entraîné dès qu'il en fut en âge. Mais j'étais enragée. A la fois par le dépit de m'être faite avoir si grossièrement, et par la réaction à mon désir d'inscrire mon nom dans l'Histoire avec un grand H : j'étais plus que jamais déterminée, et s'il voulait reprendre et me laisser me relever, j'étais volontaire pour faire mieux encore, et ce autant de fois qu'il le faudra pour que je puisse prétendre à assimiler correctement cette façon d'employer la Force pour doper les perceptions. Mais ce n'était pas à moi d'en décider. Je fixai sa main du regard, prêt à réitérer la poussée de Force pour reprendre la série s'il attendait que je réagisse. Le cas échéant, j'étais de toute façon vaincue, mise en échec deux fois, mais face à un adversaire comme lui (et ce, même à l'entraînement), je n'avais clairement aucune chance. D'où l'absolue nécessité de m'entraîner d'autant plus durement.


                    -Celle-là, je ne l'ai pas vue venir...lâchai-je piteusement.

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                      #12

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                      Auteur : Dark Oblivius

                      - Tu n'étais pas assez attentive jeune apprentie, tu dois t'ouvrir à la Force, ressens là. Elle te rendra plus puissante et moins prévisible. J'aurais pu te tuer depuis le premier coup si je l'avais voulu. Mais tu montres des ressources intéressante pour une Novice. Maintenant, tu vas devoir me montrer ce dont tu es capable. Prend mon sabre. Ressens le dans la force. Ferme les yeux et essaye de visualiser à travers la force ton environnement.

                      Fidèle lui fis parvenir son sabre par le biais de la force et attira à lui un long bout de bois. Il le fit tournoyer plusieurs fois et le leva au dessus de ça tête. Il fixa sa jeune apprentie le temps qu'elle se prépare...

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                        Auteur : Kalith Shan

                        - Tu n'étais pas assez attentive jeune apprentie, tu dois t'ouvrir à la Force, ressens là. Elle te rendra plus puissante et moins prévisible. J'aurais pu te tuer depuis le premier coup si je l'avais voulu. Mais tu montres des ressources intéressante pour une Novice. Maintenant, tu vas devoir me montrer ce dont tu es capable. Prend mon sabre. Ressens le dans la force. Ferme les yeux et essaye de visualiser à travers la force ton environnement.

                        -...Bien, maître.

                        Génial. Maintenant, ça allait être à moi d'attaquer. A croire qu'il comptait me ridiculiser comme il venait de le faire. En fait, non, pas ''à croire que'', il voulait me ridiculiser. M'énerver. Me faire entrer dans un état de rage intense combiné à des perceptions de Force. Et le simple fait de savoir que j'allais encore me ramasser une peignée me mettait en rogne à un point difficilement concevable. Je fermai les yeux comme il me l'avait ordonné, et tentai de rejoindre l'état de méditation dans lequel nous étions entrés précédemment. Cette fois-ci, pas d'entité surpuissante pour me happer dans un maelström de furie, mais simplement ma rage, mon envie d'en découdre et de lui infliger au moins une estafilade. Mais dès le premier coup, j'ai compris que c'était très loin d'être gagné. Je tentai une feinte, prenant le sabre à une main, décalant sur l'épaule gauche pour frapper la jambe droite. Je venais de rouvrir les yeux en lançant mon offensive, et quoi que j'eus pourtant anticipé sa réponse physique, le bâton me heurta la cuisse juste au dessus du genou.

                        J'étais trop lente. Trop maladroite. La Force guidait mon bras, mais mes limites physiques empêchaient mes mouvements d'être aussi fluide que ce que je souhaitais. Pointe vers le sol, le sabre légèrement tendu vers mon opposant de l'instant, le sabre-laser était prêt à partir en un coup vif au moindre mouvement ''ennemi''...Mais il n'y avait PAS de mouvement ennemi. Il se contenterait de me montrer où était la faiblesse de mon coup pour la corriger, et il me fallut encore quelques coups de bâton pour le comprendre. Il n'y allait pas de main morte. Mais la Force semblait désirer que je prenne ces quelques coups. J'étais pourtant concentré, je laissai mon bras se faire guider par la Force, par la moindre perturbation que je pouvais ressentir dans le Côté Obscur...Et chaque coup que je prenais, je sentais ce flux incessant augmenter encore, sous la colère, la haîne d'un ennemi encore inconnu, mais dont je projetais la teneur sur le maraudeur Sith. Petit à petit, je sentais mon corps plus à l'écoute du côté obscur, j'avais même l'impression d'entendre le sabre me parler. Pas d'une voix compréhensible, pas avec des mots, mais je sentais que chacun de ses mouvements m'avertissait du suivant, et si je continuais encore parfois à prendre un coup ou deux, plus je portais de coup, plus il me semblait facile de toucher, les mouvements devenaient plus complexes.

                        Ils s'articulaient autour d'une logique, celle de noyer l'adversaire sous un afflux de coups rotatifs partant de toutes les directions en prenant la garde du sabre en main, la lame pointant vers l'épaule. En quarte comme en sixte, je manquais de le toucher à chaque passage de très peu. Je jubilais intérieurement à l'idée de le blesser avec son propre sabre, de pouvoir le dominer ne serait-ce qu'un simple instant, et je crois que c'est ce désir ardent qui m'a poussé à devenir plus agressive. Beaucoup plus agressive. Le sabre était léger, j'aurais préféré pouvoir le prendre à deux mains, ou près de la lame sans risquer de le lâcher, mais il fallait s'y faire pour porter quelques coups amples, et surtout, réussir à devenir réellement un danger pour l'adversaire, en changeant les angles d'attaque, en multipliant les feintes. Pendant une bonne minute, il esquivait mes coups, parfois, certains le frôlant de près, sans avoir ni le temps ni la possibilité de me toucher avec son bâton sans que celui-ci ne perde fortement de sa longueur. Il semblait à la fois satisfait et narquois, mais la rage qui guidait mon bras, et l'intégralité de mon corps pendant mes offensives comptait bien le lui faire ravaler.

                        Sur un coup un peu trop court ouvrant légèrement ma garde côté droit, il me toucha à la hanche, sans me faire assez mal pour m'empêcher de continuer à frapper, mais cependant suffisamment pour que je gagne encore un cran de colère supplémentaire. Cette souffrance, cette haine, toutes deux mêlées en un torrent inexplicable de puissance à l'état pur...Les ressentir dans les muscles, percevoir la prise de contrôle qu'elles effectuent peu à peu sur le corps entier...c'était un plaisir à nul autre pareil, auquel je m'abandonnais totalement en laissant les perceptions inconscientes que j'en avais prendre le dessus sur ma volonté propre d'agir. Si il avait été équipé d'un sabre laser, je ne doute pas un instant qu'il n'aurait pas eu à se forcer pour me mettre en échec, mais son bâton était un tout autre type d'arme, et je ne m'en sortais semblait-il pas si mal pour une première. Et nous avons continué ainsi jusqu'à ce qu'il en décide. J'en suais tant que je pouvais, essoufflée mais toujours battante, la pompe à sang principale pulsant à un rythme plus que soutenu, j'entendais mon fluide vital cogner dans mes tempes, mais c'était grisant, enivrant, de se sentir guerrière, dangereuse, furieuse dans cet appel à la guerre qu'entraînaient tous ces sentiments qui naissaient et fleurissaient dans mon esprit. J'éteignis le sabre et le lui rendit comme il me l'avait fait passer. Il vascillait légèrement dans son vol en direction de la main du Sith, mais il y finit sans problème et sans que je n'en tombe à la renverse. Voilà un bon point, au moins. J'attendais son commentaire en reprenant petit à petit un rythme cardiaque et respiratoire à peu près normal, les mains posées sur les genoux, je passais ma langue sur mes lèvres sèches toutes les vingt secondes environ. Je devais avoir l'air maline. Cependant je n'étais pas déçue de ce que j'avais accompli avec cette arme, et il ne me faudrait pas attendre longtemps pour découvrir ce que le Sith en avait pensé.

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                          #14

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                          Auteur : Dark Oblivius

                          Il était certain qu'elle avait encore bon nombre de chose à apprendre. Mais si tout les seigneurs Sith ont un point commun, c'est bien leur formation. Tous ont du plié le genou devant leurs Maître avant qu'eux même ne deviennent des légendes du côté obscur. Fidèle lui même se prenait à rêver de devenir une de ses légendes.

                          La jeune Humaine une fois le duel terminé utilisa la force pour rendre le sabre à l'ancien Coruscanti qui le capta d'un seul trait. Elle avait fait du progrès, elle n'était pas tombée dans les pommes. Il rangea le sabre à sa ceinture et commença à tourner autour de Kalith l'observant de bas en haut. Son bâton tapant le sol à chacun de ses pas.


                          - Tu es agiles, je te le concède, mais tu ne t'ouvres pas encore assez à la force, tu cherches le côté obscur sans parvenir à le trouver. Ton corps s'affaiblie et te rend faible. Je vais t'apprendre jeune apprentie...

                          Son bâton se leva aussitôt percutant l'abdomen de la jeune demoiselle qui se plia presque immédiatement. Son poing percuta son visage avant que Fidèle n'invoque la force pour la projeter quelques mètres plus loin. Le but n'était pas de l'handicaper, mais de lui faire sentir la douleur. Fidèle activa son sabre laser, la lame rouge refléta le jaune vif de ses yeux. Implorant la force il bondit sur sa jeune apprentie...

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                            Auteur : Kalith Shan

                            -- Tu es agile, je te le concède, mais tu ne t'ouvres pas encore assez à la Force, tu cherches le Côté Obscur sans parvenir à le trouver. Ton corps s'affaiblit, te rend faible. Je vais t'apprendre jeune apprentie...



                            Quand bien même je pensais être prête à toute éventualité, celle-ci me percuta violemment l'abdomen. Autant dire que j'avais raté le coche, j'avais à peine vu le bâton bouger que j'en avais pris un sacré coup en plein sur le plexus solaire. Et puis bon, ce n'était pas comme si un garde venait de me cogner sur la tronche une heure plus tôt, je commençais à être habituée! Mais non, pas encore assez au vu du grondement étouffé que m'arracha la douleur d'un coup de poing en pleine mâchoire. Celle là non plus je ne l'avais pas vue venir. Mais elle faisait sacrément mal! Il avait bien du me faire un hématome de la taille d'un détonateur thermique, ce salaud...Et plus j'enrageais, comme sentant mes mouvements et ma perception ralenties, comme si tout était ralenti autour de moi mais que j'étais capable de compter les secondes à la même vitesse que d'habitude, à réfléchir à la même vitesse que d'habitude malgré le ralentissement ambiant. Bien évidemment, vous l'aurez compris au vu du lot de questions qui me taraudent, que mon cerveau est en ébullition permanente et que ma pensée va souvent bien plus vite que vous ne le pourriez croire. Alors ça me laissait le temps d'assimiler cette douleur, pas de la soulager, mais de la sentir exacerber la montée d'adrénaline qui s'emparait de mon corps alors que j'apercevais, toujours au ralenti, et que j'entendais, toujours au ralenti, cette lame rouge clair qui se dressait peu à peu de la poignée argentée et noire du sabre du Sith. Puis la peur m'envahit quand j'aperçus son premier mouvement, se mettre en appui. Il allait courir. Il allait courir vers moi. Oui, il allait courir vers moi avec un objet potentiellement plus létal que quatre vingt dix pour cent des trucs déjà vénéneux, venimeux, dangereux, assassins, trompeurs et carnassiers que cette planète pouvait recenser. Autant vous dire que la liste était longue et que les capacités meurtrières de certaines ne sont plus à vérifier. Je me sentais embarquée dans un effroi surnaturel, dans un abîme noir aux tréfonds insondables, une peur qui vous glace et vous fait ressentir la haine du meilleur et le désir du pire, les tréfonds abyssaux où s'épanche la soif d'une entité sans chair que l'on appelle communément "la mort". Mais ce n'était pas ma mort qui ressortait alors que je comprenais, instant après instant, qu'il ne s'agissait plus le moins du monde d'effroi, mais de sadisme et de masochisme mêlés dans un délicat ballet plus destructeur que tout ce qui était en mesure d'exploser dans cette galaxie.



                            * Ce n'est pas un chiot apeuré qui tremble devant son maître qui m'ôtera mes chances de prendre la place qui me revient. Et celle ci n'est pas annoncée pour ceux qui passent l'arme à gauche.*



                            J'aurais aimé pouvoir décrire en détail cette sensation si enivrante, cette impression de perdre le contrôle de son corps et de son esprit et de profiter, d'être extérieure aux faits, le spectacle exact que l'on avait rêvé quelques secondes avant de faire le choix terrible que de s'abandonner à la haine de l'autre et aux ardeurs et aux pulsions les plus enfouies et dangereuses qu'un esprit complexe puisse créer. C'était dans ces moments là que l'on comprenait ce qui avait pris chaque personne proférant un génocide. C'était dans ces moments là que l'on se sentait tourner comme une danseuse de Mos Esley, avec en plus la grâce, la puissance, le désir de destruction et de mort du prochain qui se propageaient dans le moindre recoin du corps et de l'esprit. C'était le début d'une danse macabre, une danse de marionnettes dont le Côté Obscur était le manipulateur. Y avait-il meilleur conseiller que lui? Je ne crois pas. Rien ne pouvait sauver ma vie si ce n'était le Côté Obscur. Et je me fiais entièrement à lui. J'avais l'impression d'irradier, mais que ma peau était glacée, une glace qui ne demandait qu'à fondre et se craqueler sous des mouvements agressifs. Son bâton dans une main, son sabre dans l'autre, il n'était plus qu'à trois mètres de moi, environ, peut-être un peu plus, peut-être un peu moins, je ne sais plus, mais surtout, il était prêt à me planter son arme en travers du corps. Ou à me trancher en deux, il n'avait pas amorcé son mouvement offensif. J'étais donc là, gisante, appuyée sur les coudes pour tenter de me relever, et lui qui arrivait par le côté. J'eus un instant l'impression que la Force créait une bulle autour de moi, une bulle protectrice, chaude, calme...Mais le calme n'était que le battement que mon cœur venait de rater en comprenant que ce n'était rien de plus qu'une canalisation. Je m'appuyais sur mon coude gauche, tournant le visage vers lui, un sourire cruel sur le visage, et je lançai mon bras dans la direction de son torse. Le cri franchit mes lèvres sans que je n'aie réellement voulu le pousser, mais il faut bien dire que dans ma pensée du moment, c'était tout à fait cohérent.



                            - CRÈVE !



                            Toute cette énergie pure qui m'entourait une seconde avant sembla, invisible et implacable, traverser chaque fibre de mon bras, chaque os de l'épaule jusqu'au bout des phalanges et au creux de la paume pour finir par jaillir comme un Geyser immatériel et frapper le Sith en pleine cage thoracique. J'étais furieuse, prête à gagner un combat perdue d'avance. En avais-je le potentiel? C'était une question que je ne me posais même pas, la réponse était évidente : le potentiel, peut être, le talent, absolument pas. Quand à la chance, je n'y ai jamais réellement cru. Le hasard peut être clément comme cruel. Et cette fois-ci, c'est pour mon maître par intérim qu'il se refusait à la clémence. Je le vis, déséquilibré en plein saut (il me semble que je puis avancer sans trop me tromper qu'il s'agissait probablement d'une tentative pour me couper en deux des épaules au bassin en diagonale, que ce soit dit pour les curieux), s'étaler quelques mètres plus loin dans un petit nuage de poussière. Évidemment, sur une planète hostile dans le genre de Dathomir, on ne pouvait guère reprocher à qui que ce soit que son perron soit poussiéreux, on pouvait voir le sol se griser à l’œil nu. Je m'étais relevée, la douleur me tiraillant toujours à l'abdomen comme à la pommette, et le fait de crier n'ayant pas amélioré les choses, je ne pouvais que lui en vouloir d'autant plus. Je tentais de toutes mes forces, en laissant ce torrent d'énergie infinie se propager dans chaque atome de mon corps, d'arracher de sa main le sabre qu'il tenait, et qu'il tenait fermement pour opposer une farouche résistance à ma tentative de traction par la Force. Mais il ne pouvait m'attaquer pendant ce temps, et c'était là une excellente chose. Je ne le lâchais pas des yeux, sans m'avancer, assez loin de lui pour éviter un coup même ample mais assez proche pour pouvoir faire usage de la Force. Je voulais son sabre. Je ne le lâcherais pas avant d'être certaine que je ne peux pas l'obtenir même en y mettant toute mon énergie. Je sentais mes traits se tendre en un sourire mauvais, j'avais l'impression que mes yeux semblaient vouloir faire une balance des blancs sur un invisible filtre couleur cyan, m'offrant un joli voile rouge sur le regard. Je me rendrais compte plus tard que j'étais tellement tendue quand j'atteignais ces stades de rage intense que les vaisseaux sanguins de mes yeux se gonflaient à bloc pour éviter que ma vision ne se déforme.



                            - Donne-moi ça...Que je te le plante en travers du crâne!



                            Oh si seulement il avait lu dans mon esprit à ce moment précis...Peut-être l'avait-il fait, je ne sais pas, mais si c'est le cas, il y a pu voir tant de choses de ma vie et de ma pensée que si peu d'autres avaient eu le privilège d'entrapercevoir quand l'envie s'en faisait sentir d'en parler avec un ou deux privilégiés. Il y a pu voir toutes mes peines, toutes mes douleurs, tout le souvenir physique et mental de ces épisodes de mon passé et de l'instant présent. Il devait pouvoir y voir également toute l'avidité, l'ambition et la détermination qui ne me faisaient jamais défaut, et qui aujourd'hui encore continuent à le faire. Je sentais le calme froid du désir de vengeance renfermer toute la haine, le courroux, la douleur, la peine et le sadisme en ébullition comme dans une bille de verre imaginaire de la taille d'un crâne de Rancorr, et il était prêt à éclater. Et si cette bille éclatait, il mourrait. Je le tuerais. J'attendrais seule le retour du maître des lieux, je demanderais aux soeurs de m'amener à lui, et j'aurais un beau trophée à lui apporter, en même temps qu'un poste vacant au grade supplémentaire...Il me suffisait juste de le tuer...Ah...Si seulement...oui, si seulement...

                            Si seulement j'arrivais à lui prendre son foutu sabre...

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                              Auteur : Dark Oblivius

                              Fidèle avait réussi à faire sombrer la jeune femme sous l'emprise totale du côté obscur. Il pouvait sentir sa rage grandissante. Les premières fois ou Fidèle invoqua le côté obscur, il fut lui aussi totalement submergé et incapable de reprendre réellement le contrôle perdu dans ce flot de pensées incontrôlable. Et cette envie de tuer omnisciente qui parcours chaque fibre de son être.

                              Sous l'influence du côté sombre de la force, la jeune novice arrivait à décupler son lien avec la force et à utiliser une vague de force qui déséquilibra le Maraudeur. Son sabre fut attiré par la jeune humaine qui utilisa toutes ses ressources pour pouvoir s'en emparer. Joueur Fidèle lâcha prise laissant le sabre venir jusqu'à Kalith. Il recula légèrement.


                              - Tu veux ma mort jeune Novice ? Crois tu vraiment que ce sabre t'aidera à me terrasser ? Le côté obscur sera mon arme. Viens, fait face à ton destin !

                              A l'aide de la force l'ancien Coruscanti souleva plusieurs rocher qu'il propulsa sur la jeune humaine. Il n'y avait plus aucune retenue à présent...

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                                Auteur : Kalith Shan

                                - Tu veux ma mort jeune Novice ? Crois tu vraiment que ce sabre t'aidera à me terrasser ? Le côté obscur sera mon arme. Viens, fait face à ton destin !


                                - Ta mort ne sera que le premier pas vers ce destin, et je t'humilierais avec ta propre arme, simplement pour le déshonneur que tu en retireras. Je te tuerais avec les dents si c'est ainsi qu'il me faut te déchirer la carotide.



                                Furieuse, je ne voulais que sa mort. Le faire souffrir, avant, l'éprouver, l'épuiser, j'avais presque l'impression d'être alimentée par une source d'énergie illimitée, de n'être plus mortelle. De dépasser toutes les limites que la connaissance théorique imposait à l'homme. Mes limites? Je n'en avais plus. Je saurais trouver les siennes. Tournant l'un autour de l'autre comme des gladiateurs prêts à l'assaut, les yeux dans les yeux, lui comme moi, nous savions que la confrontation était inévitable, et ça m'allait parfaitement. L'abandon de soi à la douleur et à la haine, au goût du sang, à la nécessité de le faire couler par litres sur le sol de pierre... La lame rouge dans la main, je ne pus que constater la lévitation des rochers autour de moi. Il allait me les envoyer sur la trogne, et ça, c'était mauvais pour mon matricule...je veux dire, inutile d'être un grand sage pour savoir que jamais je ne pourrais compenser la traction de Force qu'il exerçait sur un seul de ces rochers. Il me faudrait les éviter.


                                Je n'en fis pas moins,mon corps mu par une pensée qui n'était plus la mienne, et je sentais qu'en évitant les blocs de pierre, acrobatie après acrobatie, je me rapprochais de lui. Il pourrait me pousser de son chemin sans mal aucun. Il me faudrait donc ruser si je voulais l'approcher et me mettre dans une position plus dangereuse pour lui.




                                - Tu n'as même pas de nom que tu aies porté à ma connaissance. Déblayer un fantôme de mon chemin ne sera pas un problème.



                                Il fallait que je rentre dans son jeu. Je voulais le pousser à bout à mon tour. Voir jusqu'à quel déploiement de puissance je pourrais le tenir en échec. Je ne pouvais le faire indéfiniment, il était, sans doute aucun, bien plus puissant que moi. Je voulais le forcer à me laisser me mesurer à lui dans son plus grand déploiement de puissance, me faire une idée du décalage entre lui et moi. Ou le vaincre, si j'y parvenais. Ce serait la meilleure chose que je puisse faire pour mon ascension parmi les Sith. Ce serait un bon début. Mais malheureusement, il était encore trop puissant. Lancer son sabre pour le récupérer par la Force aboutirait forcément à la perte de l'objet pour moi, et sa récupération par mon adversaire. Les gardes de tout à l'heure observaient le petit manège que nous nous imposions en tachant d'éviter les coups perdus.


                                Il pouvait percevoir, à quelques mètres près, ma présence, grâce à la Force. Il n'avait même pas à garder les yeux ouverts. Mais sa perception était imparfaite. Les rochers n'étaient pas loin de pleuvoir à proximité de moi, j'en arrivais à me demander si les scinder en deux ne me sauverait pas la vie, mais le sabre les traverserait sans dévier les morceaux. J'allais probablement prendre un certain nombre d'éclats dans le visage si je venais à tenter le coup. Je me contentais donc d'éviter, et de choisir un caillou de taille moyenne, que j'attrapai en faisant une roulade pour éviter un rocher, et l'envoyai le plus fort que je le pouvais, tout en ajoutant au lancer une poussée de Force pour en accélérer la vitesse, vers la jambe du Sith, sur l'intérieur de la jambe, au niveau du nerf au dessus du genou, et je laissai les rochers s'écraser successivement derrière moi en continuant à les éviter.


                                Je me moquais de savoir si mon projectile avait atteint sa cible, le sol pierreux et poussiéreux me permettait de déraper sur quelques dizaines de centiimètres pour éviter les rochers, mais surtout, il me permettait de continuer à lui tourner autour.


                                Armée, un petit sourire en coin sur le visage, je balançais, aux pieds de mon adversaire, une poussée de force verticale en direction du sol. La dépression créée par la pulsion vers le bas attira la poussière soulevée, en formant un écran difficilement traversable par le regard humain et agressif pour les yeux. Le Côté Obscur guidait le moindre de mes mouvements, je ne contrôlais en vérité plus rien. Je pourrais parler de moi à la troisième personne, tant la dissociation entre mon corps et mon esprit était puissante. Qu'attendre de plus d'un déploiement d'énergie aussi puissant que le torrent de rage qui m'animait. Je l'aurais tué si j'en avais eu l'occasion sur cet assaut.


                                Poussant sur mes jambes, aidée par la Force, je me décalai sur la gauche à une vitesse que je n'aurais pas crue possible la veille au soir, pour éviter une offensive sur ma précision précédente et me préparer à frapper, éteignant le sabre pour ne pas laisser filtrer la lumière vive à travers la poussière autour de lui. Lorsque je rallumai le sabre en portant un coup horizontal au passage, je sentis le sabre entamer quelque chose. Son bras ? Sa hanche ? Sa tête ? Sa cape ? Un obstacle quelconque ? Je n'en avais aucune idée, mais avant que je n'aie le temps de bouger du nuage de poussière que je venais de soulever, une poussée de Force m'envoya valser deux bons mètres plus loin en dissipant les particules amassées au passage.


                                Je fermais les yeux un instant durant, pour éviter de me ramasser la poussière dans les yeux, et m'écrasai lourdement contre le sol de pierre. Je me relevais, le dos m'élançant du bassin à la nuque, et me mis en garde, le discernant clairement face à moi. Il m'avait blessé, ce salaud, une fois de plus. Et je comptais bien le lui faire payer.


                                - Les choses ne font que commencer, sans-nom. J'vais t'broyer.

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