A la poursuite des Derviches
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Post n°39
Auteur : ZaalbarLe combat avait été engagé contre les derviches et était déjà fini, il fallait reconnaitre que l'union de cinq trooper et d'un chevalier Jedi, faisait de gros dégâts. Les cibles que Zaalbar ne pouvait pas atteindre, étaient abattu par Trent ou l'un de ces hommes. Cette fois si, le combat avait tourné en l'avantage du petit groupe de Trent, quand ils n'étaient pas pris en surnombre, les troopers étaient redoutable. Le major reconnu même que Zaalbar était un puissant combattant, mais ajouta qu'il aurait préféré une approche plus discrète et qu'il devait sécurisé les lieux, avant de continuer l'avancée dans le temple. Trent rajouta aussi, au Wookie, qu'il devrait éviter de s'avancer seul dans le temple. Après ils ignoraient, combien, il pouvait rester dans le bâtiment. Après un tel combat, le jedi profita de la présence des trooper, pour méditer et surtout se calmer. Il lança tout même ceci à Trent :
Ne vous inquiétez pas, major. Je suis peut être fort, mais pas suicidaire. Pour l'entrée fracasante, c'est parce que vous étiez la, avec vos homme, que je me la suis permise.
Puis Zaalbar s'agenouilla et commença sa méditation, il ouvrit son esprit. Cela lui permis de percevoir, qu'il restait encore encore pas mal de derviches et de mercenaire sous leurs ordres. Puis Zaalbar se mit à ressentir un fort remous dans la force, au point qu'il se stoppa quelques secondes. Ne sachant pas d'ou sa venait, il espérait que personne ne se soit fait tuer. -
Post n°40
Auteur : Coy SjanneurDix mètres... Lyzs venait de faire un bond de dix mètres...
Le double maléfique et maintenant voir Lyzs joué au super-héro. Etait-ce encore une hallucination ? Je venais de rentrer dans un monde qui m'étais complètement inconnu. Lyzs avait confiance en ses moyens, et pouvait rivaliser contre les deux derviches qui souhaitaient sa mort. Je fus surpris de constater que le derviche pouvait sortir des éclaires à travers ses mains ou encore l'étrangler à distance. Etais-je moi aussi capable d'un tel exploit ? Déjà que monter sur le muret me paraissais impossible. Je me préparais à rejoindre Lyzs jusqu'à ce que la jeune fille m'envoya, en colis express, un derviche qui s'écrasa à mes pieds, face contre le sol boueux.
Sur le moment je fus surpris du spectacle que je venais de voir. Le derviche se releva, la face couvert de boue, son sabre à la main, il l'alluma et fonça sur le premier adversaire qui lui semblait le plus proche. Il me prit pour cible et fonça tête baissé, on aurait dit une de mes subtiles manœuvres ! Les soldats avaient percutés et déchargeaient leurs munitions sur l'ennemi qui les repoussait avec une aisance déconcertante !
Mon sabre s'alluma et se plaça entre la lame du derviche et moi-même. Un tir toucha le derviche, il répliqua en utilisant la force pour soulever les soldats et les projeta tous deux violemment contre le mur.
-Il est hors de question que l'on ait plus de mort dans notre camp aujourd'hui ! chuchotais-je.
-Quoi ? me disait-il en me dévisageant.
Je repoussais alors sa lame d'un geste brusque vers l'avant ce qui le déséquilibra, puis enchaîna une passe d'arme avec ce dernier. Il avait plus d'expérience que moi en matière de combat au sabre et je savais que faire durer le duel risquait de me coûter la vie. Certes d'un coté il avait l'expérience, mais moi j'avais la jeunesse combiner à la force, sans compter qu'il avait une blessure infligé par l'un de mes compagnons républicain, attendre l'ouverture était ma seule option.
-Là ! disais-je en utilisant une attraction de force qui visait le sabre de mon adversaire.
Surpris et désarmé, le derviche était maintenant à ma merci, un rictus se forma sur mon visage. Mon coté sadique, assoiffé de sang ainsi que de pouvoir reprenait le dessus, repenser à Lyzs et du savon qu'elle m'avait passé me fit revenir très vite dans le droit chemin. Le derviche souriait de toute ses dents, il avait lu en moi comme dans un livre, comme s'il savait quelque chose que j'ignorais. A genoux, face à moi, il me fixait - comme s'il me jetait un ultime défis, celui de lui ôter la vie. Sur le moment j'eus une hésitation.
-Alors petit ? As-tu peur ? La peur mène à la colère... La hummmpf
Le trooper lui assainit deux tirs, un dans la tête et l'autre dans le cœur, il posa ensuite sa main sur mon épaule avant de rajouter :
-Si vous hésitez trop, c'est vous qui risquez d'y passer Monsieur ! disait-il en lâchant mon épaule.
Le Major Trent nous informe qu'ils sont entrés dans le tem... Monsieur ?
Ne pas prendre de plaisir en tuant, ne pas prendre plaisir en tuant, ne pas prendre plaisir en tuant.
Cette phrase tourna en boucle dans ma tête laissant le temps pour les deux soldats de rejoindre Lyzs à l'aide de leurs grappins, me laissant pour seul compagnie : le derviche décédé. Voyant mon retard par rapport au groupe, je m'activais alors pour les rejoindre jetant le sabre du derviche aussi loin que je pouvais, puis observais le muret en me disant qu'il y avait un problème...
Comment on fait pour monter ? me disais-je en affichant un sourire béat.
-Comparé à toi, je joue avec mes crottes de nez, Lyzsounette... marmonnais-je dans ma barbe, bouillant de honte et de colère envers mon incompétence plus que flagrante.
Je me mis alors à singer Lyzs, et sautillait comme un idiot en espérant un miracle ! Je sautais finalement de toute mes forces, espérant atteindre moi aussi le haut muret et contre toute attente : je fis un bond normal. Malgré les dix mètres qui nous séparait je pouvais bien voir qu'elle aussi était morte de honte, et se tenait le visage dépité. Heureusement pour moi que le ridicule ne tuait pas.
Mon esprit s'échappa une petite seconde le temps de trouver un moyen de mieux comprendre la force.
Pour utiliser la pousser de force il faut que je concentre cette dernière dans mes mains, et si je faisais pareil mais en la concentrant au niveau de mes pieds ?
Je repris alors connaissance et pris mon élan pour mon deuxième essaie, je concentrais le maximum de force que je pouvais au niveau de mes pieds et une fois que je me sentis prêt, je me lança dans les airs. J'avais réussit !
OU PAS ! J'avais, peut-être, un peu... mal dosé !
J'étais dix mètres au dessus du groupe, bon... J'avais une belle vue, mais mon objectif était de rejoindre le groupe; pas de jouer au touriste ! Je redescendais aussi vite que j'étais monté.
-Wouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
Sur le moment j'avais eut la présence d'esprit d'utiliser une poussée de force pour contrebalancer la force de gravité.
Mon atterrissage fut tout de même lourd et le bruit de mon armure claqua contre le sol. Le groupe, et surtout Lyzs me dévisageait, comme s'ils venaient de voir un fantôme bizarre.
-Z'avez jamais vu, un Coy-volant ?
Bref ! Allons-y ! disais je en ouvrant la marche.
Le chemin de ronde débouchait sur un tunnel lugubre, j'ouvrais la marche comme à mon habitude, en m'assurant que ma coéquipière était bien entre moi et les soldats.
Tout à coup une voix plus que désagréable se mit à raisonner dans ma tête, c'était Lethos ?
( -Salut mon grand!! Je n’ai pas beaucoup de temps donc écoutes-moi et tais-toi. Je suis en face de trois derviches, nous sommes dans l’aile est du temple. Je vais me laissez capturer temporairement pour accaparer l’attention de l’ennemi. Profitez-en pour vous infiltrer dans le bâtiment principal. J’essaierai de vous recontacter plus tard pour vous dire où ils m’ont emmenés. )
Je me retournais brusquement vers Lyzs, d'un air inquiet :
-C'est quoi ce délire ? J'entends des voix ! J'entends des voix ?! J'entends le jedi Lethos ?
hurlais-je inconscient du danger qui nous guettais.
Trois derviches nous fixaient au loin, et nous attendait sabres allumés.
ça tombait bien, j'avais besoin de me défouler et de me changer les idées ! J'utilisais alors ma meilleure tactique pour surprendre les derviches :
je fonçais têtes baissé contre eux en espérant que le groupe me suivait de près.Spoiler : HRP
intérieur avec mon double dans la force ou des messages télépathiques avec d'autre PJ ou PnJ. -
Post n°41
Auteur : LyzsLyzs avait un peu honte des performances acrobatiques de Coy, mais elle était quand même satisfaite de retrouver son partenaire habituel. Un petit sourire vint défaire l’expression d’embarras qu’elle masquait derrière ses deux mains. Elle aurait même pu en rire si la situation n’était pas aussi grave, mais la mort planant dans l’air empêchait la chevalière d’être aussi souriante trop longtemps.
Assez satisfaite de voir que son coéquipier était revenu à la normale, elle le suivit dans l’entrée dont elle avait deviné la position. Finalement, elle n’était pas aussi inutile que ce qu’elle ne le pensait. Elle commençait à avancer quand soudain elle se souvint d’avoir entendu quelque chose de plutôt important. Elle se tourna vers l’un des soldats, et lui demanda tout naturellement :
— Vous avez bien informé le major du fait que nous avons trouvé une autre entrée ?
— Oui, bien sûr.
— Bien, on dirait que les derviches se réunissent au même endroit. Ils devraient pouvoir progresser tranquillement. Informez en le aussi. On ne devrait d’ailleurs pas tarder à…
Avant que Lyzs puisse finir d’expliquer la situation, Coy se mit à hurler. Il avait l’air inquiet, paniqué. La jeune fille craignait le pire, jusqu’à entendre la fin de ses propos.
— C’est quoi ce délire ? J’entends des voix ! J’entends des voix ?! J’entends le jedi Lethos ?
— Euh… et qu’est-ce qu’il… dit ?
C’était vraiment dommage : la jeune chevalière qui s’habituait très bien à la perception de force n’eut pas le temps de dire à Coy qu’ils allaient être attendus, ni de lui demander ce que Lethos lui avait dit puisqu’il partit en courant avant la fin de sa question. Etrangement, son partenaire ne semblait pas comprendre que Lethos pouvait communiquer par télépathie. Lyzs l’avait pourtant réalisé un peu plus tôt dans la journée alors qu’elle n’avait même pas été la cible du jedi. Coy n’avait pas du comprendre qu’il avait, à un moment, été le seul à entendre Lethos lui parler. Enfin… il saisirait la chose plus tard. Parce qu’au moment de cette réflexion le partenaire un peu trop téméraire fonçait déjà sur trois assassins qui les attendaient de pied ferme.
Les trois armes des derviches éclairaient le couloir qui commençait à manquer cruellement de lumière. La lueur rouge se rapprochait de plus en plus : ils avançaient. Lyzs décolla sa main droite du mur humide qu’elle tâtait depuis plusieurs mètres pour réaliser que Coy se jetait tête baissée sur trois ennemis dont il ignorait les capacités de combat. Les trois hommes marchaient de concert, chacun présentant une bonne garde, tandis que Coy courait vers eux. Selon Lyzs, c’était clairement le signe d’une mort prématurée pour son camarade. Elle utilisa les seules quelques secondes dont elle disposait pour trouver un moyen d’assister son partenaire. Soudain, une idée farfelue lui traversa l’esprit.
— Coy ! A terre !
Lyzs amorçait déjà le mouvement d’une grande poussée de force alors que le téméraire était encore en train de se laisser tomber au sol, mais elle stoppa son geste en remarquant que les trois derviches faisaient la même chose. Eux, ce n’étaient pas des rigolos : maintenant une poussée de force serait inutile. Lyzs changea de plan et commença un mouvement de traction en visant le plafond. Il y avait tout juste assez de lumière rouge pour qu’elle puisse deviner la forme des parois. Elle se servit de ceci pour décrocher violemment les supports au-dessus des têtes des derviches. L’effort était grand, mais il en valait la peine. Les lourdes pierres tombèrent sur les trois hommes en noir, mais deux d’entre eux réussirent à s’échapper de l’attaque en fuyant juste à temps. Le troisième, se sachant perdu d’avance, jeta son sabre en direction de Coy. Le laser rouge tournoya à toute allure à ras le sol, il soulevait la poussière en émettant un bourdonnement déformé par sa rotation rapide. Le projectile était suivit de près par les morceaux de plafonds qui s’entraînaient les uns les autres dans leur chute. Coy sembla réussir à bloquer le sabre et fut dans l’obligation de courir pour fuir l’effondrement. L’endroit baignait de plus en plus dans la lumière à mesure que le plafond se déchirait. Lyzs et les soldats reculaient doucement depuis déjà plusieurs secondes en observant Coy, la chevalière s’attendait au pire. Elle n’eut cependant pas à s’inquiéter trop longtemps : avec ses yeux à moitié fermés cachés sous son bras à cause du regain de luminosité, elle vit que les pierres cessaient de tomber une fois qu’elles eurent échoué à entraîner une nouvelle poutre porteuse. Le temple cessait enfin de trembler. Elle souffla, rassurée.
Par sa seule action, le bâtiment se retrouvait entaillé sur une bonne vingtaine de mètres. Lyzs sentait son cœur prêt à se déchirer. C’en était un peu trop pour elle, toute cette action. Elle avait l’impression de ne jamais pouvoir marquer de pause : il fallait avancer à nouveau. Le petit groupe reprit la marche en progressant péniblement sur les décombres. Lorsque Lyzs arriva au niveau du derviche enseveli elle se tortura l’esprit avec ses questions de morale habituelle. Elle avait pourtant sur son visage un air décidé : il allait encore falloir se battre bientôt. Cette mission d’infiltration s’était transformée en une attaque de front. La peur et la terreur qui se mélangeaient en elle luttaient contre sa volonté d’en finir. Elle avait envie de survivre, de s’en aller et de ne plus voir personne mourir. Mais tout ce qu’elle avait accompli jusqu’ici, tout ce pouvoir qu’elle avait gagné, c’était grâce à la chevalerie. Elle ne devait pas fuir, elle ne pouvait pas fuir. D’une oreille, elle entendait les deux soldats faire des remarques sur ce qui venait de se passer tandis que le vent secouait ses cheveux.
— Ca ne plaisante pas…
— Comme tu dis.
Les deux hommes de Trent n’avaient pas pu faire grand-chose à part regarder tout ce qui venait de se passer, ils se sentaient un peu derrière. Après avoir atteint la seconde partie du chemin, les deux chevaliers et les soldats avancèrent jusqu’à rejoindre une sorte de grand hall. Le tunnel les avait menés sur une corniche qui encerclait la pièce. Lyzs jeta un œil en bas. A gauche, un grand couloir d’où elle entendait des bruits de pas. A droite, une porte qui semblait donner sur la pièce centrale de l’édifice. Lyzs en était sûre : tout le monde attendait là-dedans.
La jeune fille évalua la hauteur et sauta pour rejoindre de rez-de-chaussée. La force l’accompagnant dans son atterrissage, elle ne fléchit que peu les genoux en touchant le sol. Puis, elle se tourna en direction des bruits de pas. Elle aperçut le jedi Zaalbar, Trent Kith et les deux soldats qui l’accompagnaient. Elle ne dit rien, elle se contenta de se tourner et de regarder la porte qui séparait les assaillants des assaillis. Elle s’attacha les cheveux, comme pour dire que c’était maintenant que ça allait vraiment chauffer. La chevalière sentait ses doigts trembler entre ses mèches, heureusement cela ne se voyait pas. Elle était sous pression, ce bref calme avant la bataille la paniquait un peu. Elle contempla ensuite les rais de lumière qui perçaient à travers les murs et le plafond du temple en écoutant les pas des uns et les grappins des autres. Elle serra les poings, pensive. -
Post n°42
Auteur : LethosLethos était désormais attaché à la verticale contre la stèle par de lourdes chaînes. Les chaînes trop serrées lui écorchait les poignets et empêchaient le sang de circuler complètement, sa bure et son sabre laser étaient par terre dans un coin de la stèle. Il était torse nu contre la pierre froide, il avait du mal à respirer et ses membres s’engourdissaient. Au pied de la stèle, le cadavre de son maître…Il lui semblait qu’il l’avait quitté la veille, et maintenant il n’entendrait plus les longs discours du nautolan. Une partie de sa vie s’était écroulée, il avait le regard vide, il ne disait rien, il ne pensait plus à rien, il se moquait éperdument de son sort, des derviches et de ses compagnons de missions, la mort de son maître et la destruction du lien qui les unissaient l’avait bouleversé.
Le seigneur derviche l’observait, l’état de choc de Lethos ne semblait pas lui convenir. Finalement il leva les mains et une gerbe d’éclairs frappa Lethos. La douleur envahit son corps quelques secondes puis disparut immédiatement. Sous la douleur Lethos hurla, son corps s’arqua puis se relâcha. Cependant la douleur ne suffit pas à le tirer de ses pensées. D’autres décharges suivirent, d’autres hurlements jaillirent de la bouche de Lethos, son torse commençait à présenter de vilaines brûlures, la chair était à vif à de nombreux endroits. Manifestement agacé le seigneur derviche alluma son sabre laser et fit une légère entaille qui se cautérisa instantanément, puis une autre puis encore une autre. Le seigneur derviche chantonnait tout en effectuant sa besogne comme si il était en train de passer un bon moment. Lethos tentait de ne pas crier mais la douleur était insupportable. Mais peu à peu, la douleur l'arrachait au choc, peu à peu il reprenait conscience. Soudain un bruit d’éboulement retentit, arrachant le derviche à son divertissement. Quand il se tourna de nouveau vers Lethos, ce dernier avait relevé la tête.
-On a repris ses esprits ? On est plus en état de choc ? Demanda-t-il avec un air faussement amical.
-Eh oui que voulez-vous, votre petit traitement à base d’électrochoc m’a changé un peu les idées, et maintenant mon cerveau fonctionne à nouveau à pleine allure. Votre traitement est vraiment efficace, vous devriez le faire brevetter. Répondit Lethos avec un sourire forcé.
Cette petite pointe d’humour lui valut une décharge plus longue puis le derviche l’empoigna violemment au niveau de la mâchoire.
-Tu penses vraiment que ta pathétique équipe réussira à arriver jusqu’ici ? Tu penses sincèrement qu’ils vont réussir à nous massacrer ?
-Ma foi c’est un bon résumé, bon pour ce qui est de me sauver j’ai des doutes mais je sais que je peux compter sur eux pour vous botter l’arrière train. Si vous tenez à m’électrocuter encore une fois vous pouvez le faire un peu plus à gauche s’il vous plait ? Je dois avouer que…
Il fut interrompu par un coup de poing dans la mâchoire puis le derviche leva les mains et lui projeta deux salves d’éclairs en rugissant. Manifestement il n’aimait pas l’humour…
-Mettons les choses au clair jedi. Vous êtes arrivés ici parce que je l'ai permis. Tu as surement remarqué le faible niveau des derviches que tu as croisés jusqu'ici. Ce sont tous des novices, mes véritables derviches tomberont sur tes amis et les anéantiront sans aucune forme de pitié.
Lethos ne tenta pas de le provoquer à nouveau, le derviche pourrait bien le tuer dans un accès de colère et ce n’est pas ce qu’il recherchait. Le derviche se détourna de lui et se dirigea vers une salle annexe. Profitant de ce répit Lethos ferma les yeux et commença à se calmer, la perte de son maitre le tourmentait encore mais il se devait de se rendre utile pour la mission. Petit à petit il réussit à faire disparaitre sa tristesse. Enfin il ne la fit pas disparaitre, il l’enfouit au plus profond de son être, il la ferait ressurgir plus tard. Il fit le vide en lui et commença à rentrer en méditation, la position n’était pas la meilleure mais il arrivait tant bien que mal à se maintenir dans cet état. Il projeta sa conscience en direction de l’origine du bruit d’éboulement. Tant bien que mal il réussit à visualiser le groupe qui s’était rassemblé. Sans perdre de temps il envoya un message télépathique à tous ceux qui pouvaient le recevoir, soit tout le groupe exceptée Lyzs qui restait invisible. Dans son état il fut incapable de masquer ses émotions, le groupe recevrait le message brut chargé de lassitude, de tristesse et de douleur.
-C’est Lethos , je n’ai pas beaucoup de temps, je suis dans l’aile est du temple dans une grande salle sphérique, le seigneur derviche est dans une salle à côté de la mienne au nord… La plupart des derviches sont rassemblés prêt de ma position. Au vu de votre situation vous devriez me rejoindre d’ici dix minutes. Faites attention il ne vous a envoyé que des novices, à partir de maintenant ce sera beaucoup moins facile. Que la force soit avec vous.
Incapable de continuer plus longtemps il rompit le contact mental, il était épuisé, il avait besoin de dormir… Lentement ses yeux se fermèrent, il n’avait plus la force de lutter contre la fatigue. Peu à peu ses paupières se refermaient. Malheureusement le derviche revint. Un sourire carnassier s'étalait sur son visage.
-Ne t'endors pas, je commence seulement à m'occuper de toi... Vois tu ton cas m'intéresse, tu as réussit à t'introduire dans mon temple sans te faire remarquer ou presque. Jusqu'à tout à l'heure j'ignorais ta présence sur cette planète. De plus je ressens un grand potentiel en toi, que ce passerait-il si j'arrivais à t'attirer vers le coté obscur?
-Bah écoutez si ça peut vous faire plaisir vous pouvez toujours essayer mais je n'aimerais pas vous décevoir en vous faisant lamentablement échouer...
Le derviche recommença à l'électrocuter, soudain son regard s'illumina d'une lueur mauvaise.
-Je viens d'avoir une excellente idée, manifestement tu étais proche de ce nautolan... que dirais tu d'assister à ses derniers instants sur cette planète?
Le derviche venait de toucher juste, le rythme cardiaque de Lethos s'accéléra, ses yeux s’agrandirent et la crainte commença à l'envahir. Le derviche alla vers un bureau et revint avec une sorte de casque. Il le fixa brutalement sur le crâne de Lethos et l'alluma. Il inséra une carte dans un support du casque et Lethos commença à voir la même salle dans laquelle il se trouvait. Sauf que ce n'était plus lui sur la stèle mais son maître. Lethos se débattit pour se libérer, pour retirer ce casque mais il n'y parvenait pas. Les images arrivaient directement dans sa tête, il ne pouvait pas s’empêcher de les voir. La voix du derviche perça la vidéo pour le plonger dans un plus grand désarroi.
-Ne t'inquiète pas pour tes amis, ils ont parfaitement reçu ton message télépathique et devrait bientôt arriver... Je te pries de m'excuser mais je dois leur préparer un accueil digne de ce nom.
Puis il quitta la pièce tandis que Lethos hurlait son désespoir. -
Post n°43
Auteur : Trent KithUn laser bleu se logea une fois de plus dans la capuche du rodien qui essayait de s’échapper. Deux mercenaires derviches avaient tenté de fuir le temple, depuis que le petit groupe s’était posté devant l’une des entrées principales. Et deux cadavres se trouvaient étendus, sur le sol mangé par la végétation. Le trooper qui les avait abattu se releva et se chargea de les fouiller ; il ne récupéra qu’un datapad, fournissant quelques informations sur l’un des mercenaires. Trent le récupéra, toutes les données qu’ils pourraient récupérer étaient bonnes à prendre. Alors qu’il scannait les environs très proches, le canal s’ouvrit.
- Chef, ici Dalv, on a bien reçu votre message, les deux chevaliers ont trouvé une autre entrée, on s’y dirige en ce moment.
- Enregistré, vous avez eu des problèmes ?
- Quelques accrochages, mais on continue. Les derviches semblent se replier vers un point central, la zone devrait être dégagée pour vous.
- Bien, merci de l’info, terminé.Le major releva la tête et se redressa de toute sa taille. Le ciel devenait de plus en plus gris, et l’atmosphère se rafraîchissait, la mission commençait à peser sur le soldat. A quand remontait la dernière fois qu’il avait dormit ? Sa condition physique lui permettait de continuer, mais jusqu’à quel point ? Il soupesa son blaster et observa son bras gauche.
Sa prothèse était encore mal calibrée, les sensations nerveuses n’étaient pas encore totalement au point, et il se demanda un instant si jamais un jour il parviendrait à oublier ce corps étranger en lui. Il se ressaisit en pensant à son commandant, Sar, qui lui avait carrément tout son torse de changé, à la manière d’une boîte de conserve. Où s’arrêtait la limite entre humain et droïde ?
CT-437 vint lui secouer l’épaule pour lui indiquer que l’entrée semblait dégagée. Si l’autre groupe continuait d’avancer pourquoi ne pas en faire autant. Trent se tourna vers Zaalbar.
- Rectification sur ce que j’ai dit, les autres sont en mouvement, je pense que ce serait mieux si on bougeait aussi, on pourrait les rejoindre et nettoyer la zone ensemble.Trent déverrouilla son arme et fit signe à ses hommes d’avancer. Le petit groupe, composé de trois armures blanches balafrées et d’un wookie imposant, avança dans l’édifice obscur, balayant chaque recoin d’ombre. La peur d’une attaque surprise grimpait dans l’esprit des soldats, ainsi que la tension qui les faisait frémir sous leurs armures. Ils étaient des soldats, ils pouvaient se battre contre un ennemi physique, lui loger un tir précis dans le torse, mais lutter contre des sensations et une atmosphère, ça ils avaient du mal, malgré leur entraînement et leur expérience du combat.
Le bâtiment vibra soudainement, et les troopers se cramponnèrent, aux aguets, les nerfs à vif. L’étrange événement s’arrêta, et les commandos reprirent leur chemin, plus lentement, et plus excités que jamais.
Ca craint, ça craint un max… Cette mission est une plaie.Alors que Trent s'apprêtait à reprendre la tête du groupe, il sentit quelque chose foncer vers lui, à la vitesse d'un tir de sniper. Le major se retourna brutalement et le tir fractura son crâne et résonna dans ses oreilles et son cerveau, la voix du jedi Lethos emplie tout son corps tandis qu'un message lui était transmis. Trent était complètement paralysé, la voix vrillait son crâne, et au même moment les informations s'inscrivaient brutalement dans son esprit.
Il était question d'une aile Est, d'un seigneur, de novices, et c'est à ce moment que le trooper agrippa sa tête des deux mains avant de tomber à genoux. Il y avait un tel sentiment de souffrance et de désespoir dans ce tir, impossible à supporter pour le soldat, et avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit d'autre, Trent retira son casque, et régurgita le peu de rations qu'il avait pris, sur le sol inégal du temple. Le souffle court, le major resta un genou au sol un petit instant avant d'observer ses hommes.
437 s'était appuyé contre le mur, dans une position assez étrange et ne semblait pas vouloir en changer, tandis que 452 avait lui aussi enlevé son casque, révélant un visage de clone marqué et dont le sang coulait abondamment du nez et un peu des oreilles. Trent toussa brutalement et se releva, puis enfila son casque avant d'aider 452 à se relever.
- Okay, ça... C'était nouveau. Je pense que c'était notre cher ami Lethos, qui...
- J'vous l'avais dit, ce type... Il est vraiment pas clean. J'ai pratiquement rien compris.
- J'ai cru percevoir qu'il nous disait qu'il était prisonnier quelque part à l'Est, il a aussi parlé d'un seigneur derviche, j'en conclus qu'il l'a rencontré, ou au moins vu. Il aussi parlé de novices, mais là je n'ai aucun autre souvenir.
452 aida 437 à se redresser et le secoua un peu pour savoir qu'elle était la situation du soldat. Trent balaya les alentours au scanner et se retourna vers ses troopers. 437 semblait aller mieux, aussi reprirent-ils la marche.Le petit groupe pénétra dans une salle plutôt spacieuse, juste en face d’eux se trouvait une porte, et d’après la représentation tri dimensionnelle des lieux que lui affichait son ATH, Trent conclut qu’il s’agissait là de la salle principale de la structure derviche. 452 recula brusquement en braquant son arme près d’une corniche, imité par les deux autres commandos, avant que Trent ne se rende compte qu’il s’agissait de Lyzs.Un immense pointe d’optimisme et de joie gonfla le torse du trooper, revoir un visage allié après un temps qui lui avait semblé être une infinité lui remonta le moral, comme si l’espèce de sensation obscure était aspiré par la simple présence de la chevalière. Il observa les deux autres commandos descendre en rappel par leurs câbles comme à l’exercice, et il aperçut même le chevalier Coy. Rapidement Trent se rapprocha du soldat Dalv, et communiqua sur un canal privé.
- Bon, il ne s’est rien passé de …
- Hum, à part cet appel de la part du jedi, le chevalier Coy, et puis la chevalière aussi, et bien, disons qu’apparemment cet endroit leur tape sur le système quoi.
- Rien qui nécessite une attention particulière ? J’ai pas envie de perdre un deuxième bras.
- Sincèrement, je ne pense pas non, ils ont résolu leurs problèmes de leur côté et y a pas eu d’accident majeur.
Trent hocha la tête et se rapprocha de Lyzs, qui manifestement était déterminée à passer la porte, et prit la parole en attendant que Coy les rejoigne.
- D’après vos observations et les miennes, les derviches se sont rassemblés là derrière, et à mon avis ça ressemble très peu à un dernier carré défensif. Ils sont encore en pleine possession de leurs moyens, et très dangereux. De plus je n’ai pas d’explosifs pour faire sauter cette porte, l’armée n’est plus vraiment ce qu’elle était il faut croire. Il va falloir qu’on trouve un moyen de les exposer à plusieurs angles d’assauts, pour briser leur avantage du nombre.Trent observa les alentours et se concentra sur la porte, se maudissant de ne pas avoir de détonateur thermique sous la main, au sens figuré.
- Je viens d'avoir ma première expérience télépathique, et je ne sais pas comment vous sensitifs faites pour apprécier ça... Toujours est-il que le jedi Lethos a tenté d'entrer en contact avec nous, et d'après ce que j'ai compris il est retenu prisonnier dans l'aile Est par le seigneur de ces derviches. J'avoue n'avoir rien compris au reste du message, mais au moins nous savons où se trouve le jedi...Le major attendait la réponse de Lyzs ou même de Zaalbar, peut-être moins de Coy, car le chevalier semblait avoir du mal à s’habituer à ses pouvoirs. Comme Trent avait du mal à gérer sa prothèse, chacun son fardeau. -
Post n°44
Auteur : Coy SjanneurLe groupe avait entendu le message de Lethos, ce qui me rassura. L'ambiance malsaine de la planète ne m'avait pas rendu fou en fin de compte.
Le major indiqua une immense porte, en précisant que les ennemis étaient surement derrière à nous attendre de plus il semblait être contrarié de ne pas avoir de quoi la faire sauté, mais c'était sans compter sur nos capacités.
Pendant que le groupe exposait toutes les possibilités pour accéder à la pièce suivante, je me mis face à la porte à deux mètres de distance. Le bras tendu en direction de la porte, j'usais d'une poussé de force contre celle-ci afin de tester sa solidité et comme prévu elle ne bougea pas.
Je baissais mon bras puis fermais alors les yeux pour faire abstraction de l'environnement qui m'entourait, et me concentrais uniquement sur la force, laissant le groupe protéger mon corps sans défense.
Ressentir la force ne me demandait plus beaucoup d'effort comparé à mes débuts, par contre le stocker pour ensuite l'utiliser me demandait une concentration extrême, j'étais comme écrasé par une énorme masse ! Le poids devenait insupportable, je retendis ma main en urgence en direction de la porte et déchargeais tout ce que j'avais accumulé en utilisant la poussé de force.
La porte commençait à céder, petit à petit. Le groupe se contenta de me regarder, abasourdit par le bruit qu'engendrait mon action.
Je tendis mon autre main libre, et souriait lorsque la porte en pierre céda et s'écroula sur quelques derviches peu prévoyants laissant place à une épaisse fumée de poussière blanche illuminé en rouge à quelques endroits.
-Toc ! Toc ! Toc !
Les dératisateurs sont là ! disais-je d'un ton provocateur.
Entre temps le groupe était prêt à en découdre, nous avions des morts à venger de toute façon. Je jetais un regard en direction de Lyzs, lui faisant comprendre de faire attention, elle n'avait pas le droit de mourir, pas maintenant. Les soldats déchargeaient déjà leurs blasters vers les petites lueurs rouges qui indiquaient la position des derviches qui avançait bêtement sabre à la main. La poussière était désagréable et envahissait doucement la pièce où nous nous trouvions, masquant ainsi le futur champs de bataille, le bruit des combats venaient de commencé. Ma main décrocha alors mon sabre laser qui était sur ma ceinture et allumait mon sabre laser en faisant un petit tour du poignet.
Ma curiosité concernant ma compréhension de la force avait besoin d'être satisfaite, et l'utilisé en combat pouvait-elle me rendre "invincible" ? Finalement Froome n'était pas un acrobate née, mais il utilisait simplement la force lorsqu'il nous avait botté les fesses avec Lyzs lors de notre entraînement.
Imité la forme de combat de Froome m'était venu à l'idée, sabre toujours en main, comme à mon habitude je fonçais tête baissé en direction du premier adversaire visible. Une ombre rouge accompagné par une lame se dirigeait à pleine vitesse vers mon visage, j'interposais alors mon sabre pour parer l'attaque frontale. Le derviche sortit du nuage de poussière et présenta son ignoble visage devant mes yeux écarquillés.
Repoussant le derviche d'un geste vers l'avant, je me mis à imiter tant bien que mal les mouvement que Froome avait utilisé lors de notre entraînement :
pour me rapprocher de mon adversaire, je concentrais un chouïa de force dans mes jambes et effectuait une cabriole vers l'avant, une fois à son niveau, la passe d'arme commença, j'essayais d'en finir vite avec le derviche, j'utilisais des coups vifs et les alternaient avec des coups amples et puissants afin de briser la défense de mon ennemi et accessoirement le surprendre. j'étais conscient que le combat ne devait pas durer sinon mes chances de m'en sortir approchait de zéro.
Le derviche réussit à me caler un coup de pommeau de sabre dans ma mâchoire, et prenait doucement l'ascendant sur notre combat.
Hors de question d'y rester, il me fallait être plus physique, plus agressif.
Je déferlais une grêle de coup dans la défense du derviche, alternant des coups de sabre laser, des coups de poing et de pieds, mes attaques étaient tellement chaotiques que le derviche avaient du mal à anticiper.
Mon adversaire réussit à s'extirper et trouver un moment de répit mais semblait agacer.
Son manque de jugement lui couta la vie et il fonça sabre laser vers l'avant, j'esquivais sur le coté, trancha son bras, puis sa tête d'un mouvement fluide comme si j'avais l'habitude de faire cet enchaînement.
-Moins un !
disais-je d'un ton désinvolte.
Inquiet, je me retournais pour retrouver des visages familiers, cependant la poussière était tellement dense qu'on aurait dit une tempête de sable.
Je pouvais quand même distinguer une petite lueur blanche.
Voulant m'assurer de la sécurité de la jeune fille, je me rapprochais d'elle d'un pas pressé, mais plusieurs ennemis me barrait la route et souhaitaient vivement en découdre.
-Désolé Lyzs,
tu vas devoir attendre.
Le trois ennemis m'encerclèrent alors et tournèrent autour de moi, me coupant toute retraite possible. J'agrippais fermement mon sabre qui devint à cet instant mon meilleur ami. Le derviche amorça l'attaque et fonça vers moi en laissant son sabre trainer sur le sol, faisant ainsi de petites étincelles. Malheureusement pour lui j'étais prêt et je n'attendais que ça ! Main tendu dans sa direction, je lui envoyais une poussé de force en plein sa figure, il vola à travers la pièce, le deuxième derviche fonça à son tour, mais cette fois-ci, s'attendait à ma contre-attaque et esquiva en bloquant ma mains qui tenait mon sabre et me désarma d'une facilitée déconcertante. Mon sabre au sol, je me mis à paniquer, et de ma main libre je tentais d'attraper l'arme du derviche. Nous étions tous les deux bloqués, en train de nous disputer son arme. Le troisième derviche entra alors dans la danse et nous sépara à l'aide de son sabre. Sans réfléchir, il fit un grand geste et tenta de découper nos membres respectifs. Voyant déjà le résultat venir, je lâcha prise, laissant finalement le sabre du derviche tranquille. Ne pouvant arrêter son geste, il découpa les mains de son allier, et celui-ci hurla à la mort en rapprochant ses mains invisibles prêt de son visage, comme s'il voulait mieux admirer la "pédicure" que son ami venait de lui faire. Voyant l'erreur qu'il avait commise, le derviche perdit toute sa combativité et s'empressait de s'excuser, venant d'un sith c'était une scène assez curieuse à observer. Etait-il des gens bien en fin de compte ?
Qu'importait, nous devions faire notre devoir et les éradiquer. Ca tombait bien, j'avais besoin d'un cobaye pour essayer une nouvelle capacité que j'avais vu un peu plus tôt. A l'aide de la force j'attrapais mon sabre avec ma main droite, et de ma main gauche j'essayais d'attraper le cou du derviche. A mon grand étonnement, le derviche quitta le sol de quelques centimètres, et s'étouffait lentement. Je ne pouvais pas tester un peu plus, sinon Lyzs m'aurait passer un savon et je ne voulais pas que mon coté sombre puisse prenne le dessus, je concentrais alors juste assez de force pour briser la nuque du derviche. Le derviche sans mains perdus, entre temps, connaissance. Je pris mon sabre laser et le lui enfonça en plein cœur. Trop occuper à achever mon adversaire, que j'en avais oublié un, celui que j'avais envoyé valsé plus loin, et celui là revenait à toute vitesse sabre à la main et dans mon dos.
Qu'avais je le temps de faire ?
Prendre mon sabre et paré ? Sauter ? Utiliser la Force ? Esquiver ?
Quoi que j'aurais entrepris, j'aurais finit empaler sur son sabre. Mais c'était sans compter sur la providence, l'un des soldats du Major colla deux tirs bien placé et le derviche s'écroula de tout son poids sur moi.
Il courut pour m'aider à me dégager de ma "couverture" avant de me dire ironiquement :
-Nous avons déjà eut assez de perte, Monsieur !
-En effet Soldat, j'vous en doit une ! disais-je en lui montrant toute mes dents.
C'est un rencard, sur Coruscant j'vous paye à boire !
Enfin si on s'en sort !
Rien de tel que des alliés sur qui compter, mon envie de quitter cette planète vivant était un objectif faisable en fin de compte.... -
Post n°45
Auteur : LyzsSpoiler : HRP
Alors que tout le monde se rassemblait, Lyzs réfléchissait. Elle afficha un air surpris lorsque Trent énonça que Lethos était retenu prisonnier. Elle ne s’attendait pas à voir ce jedi, qui lui avait pourtant semblé être si sûr de lui, se faire avoir. Elle ne s’attarda pas sur le sujet, tout ce qu’elle comprit était qu’il allait falloir se débrouiller pour récupérer Lethos. Alors qu’elle cogitait encore, comme absente du monde réel, elle fut secouée par une onde de choc : Coy tentait de défoncer la porte en utilisant la force.
La chevalière comprit directement que l’obstacle ne cèderait pas avec si peu de puissance, elle conclut que cette tentative n’était qu’un effort inutile. Ou alors… c’était peut-être d’un coup pour jauger la résistance de la porte ? Elle remit sa réflexion en question lorsqu’elle comprit que son partenaire se concentrait. Elle sentait la force se condenser, se rassembler autour de Coy. Elle commençait à envisager la réussite de cette action, tout en doutant de sa qualité stratégique. La jeune fille sursauta. Non pas à cause du bruit, mais à cause de la sensation qu’elle ressentit lorsque Coy propulsa toute sa puissance contre les pierres. Le torrent de force, presque continu, s’écrasait violemment contre la défense des derviches. Lyzs n’en revenait pas : Coy avait vraiment beaucoup progressé.
La porte céda finalement dans un immense fracas pour donner naissance à un grand nuage de poussière. A partir de cet instant, tous savaient qu’une attaque de front restait sa seule option. Le groupe entier n’avait d’autre choix que de s’engager dans une bataille qu’ils devaient mener en sous nombre. Les bras de Lyzs se détendirent, comme s’ils venaient de perdre toutes leurs forces. Pour elle, tout allait au ralentit : les décombres tombaient lentement, la poussière commençait à se soulever, les derviches chargeaient et Coy les attendait de pied ferme. La jeune chevalière sentait quelque chose s’écrouler en elle. Son destin cherchait-il à la malmener ? Pourquoi devait-elle risquer sa vie ici, alors qu’elle avait toujours souhaité être une fille normale ? Elle se sentait abusée par la vie, comme si tout était contre elle. Pendant sa réflexion qui lui semblait être une éternité de solitude, deux soldats prirent position à sa gauche pour ouvrir le feu.
Trois secondes, trois malheureuses secondes s’étaient écoulées et les armes hurlaient déjà à la mort dans un fracas désordonné mêlant le son des sabres à celui des blasters. L’horrible cacophonie de la bataille secoua les tympans de la jeune fille qui se reprenait en s’accrochant à une simple pensée :
*La force ne me dirige pas, elle me guide.*
La chevalière inspira et s’appuya sur la force pour y voir plus clair. Elle était de retour dans le monde de la bataille et sentait deux sabres arriver à toute allure. Ceux-ci remontaient jusqu’à la source des lasers qui agressaient leurs détenteurs. Lyzs fit un pas en avant et attrapa l’une des deux armes tout en repoussant l’autre d’une poussée de force. Son visage n’avait aucune expression, elle n’avait d’autre objectif que sa survie et celle de son groupe.
Elle ne leva pas la tête, mais elle vit arriver des projectiles : les derviches leur envoyaient des morceaux de leur porte brisée. Lyzs protégea les deux soldats qu’elle venait déjà de sauver des sabres leur arrivant dessus. Elle dressa son bouclier de façon à la couvrir elle et ses deux protégés. Sa défense tenait aisément contre les divers débris qui s’écrasaient contre celle-ci, mais ce qu’elle voyait venir la fit presque paniquer. C’était quasiment la moitié de la porte qu’on lui envoyait, d’un seul bloc. Quelqu’un d’assez puissant pour envoyer quelque chose d’aussi lourd était dans les rangs ennemis. Cela la terrifiait, mais pas autant que l’immense masse rocheuse qui tombait de tout son poids sur elle et les deux soldats. Les deux hommes, qui avaient compris qu’il fallait cesser le feu une fois couverts par le dôme de force, ne savaient pas trop comment réagir. Même sans être retenus par la protection de Lyzs, la fuite aurait été inutile dans cette situation. Dans leurs esprits, ils étaient déjà finis.
Un craquement sourd se fit entendre lors de la rencontre entre le débris et le bouclier, mais ce n’était pas le projectile qui se brisait. Lyzs était poussée dans ses derniers retranchements : le son venait de sa défense qui atteignait ses limites. Des limites qui étaient soulignées par un terrible hurlement de douleur. La chevalière souffrait et peinait atrocement. Les deux bras levés comme pour porter tout le poids du monde, elle serrait le sabre éteint qu’elle avait attrapé plus tôt comme s’il s’agissait d’une ceinture qu’on mordrait pour oublier la douleur. Le poids insoutenable de la porte la faisait glisser sur le dôme. Ou plutôt, la faisait racler sur celui-ci, entraînée par sa propre lourdeur. Lyzs n’en pouvait plus : elle donnait tout pour faire vivre ces deux soldats. Alors qu’elle souffrait, elle oubliait qu’elle était humaine, elle oubliait son existence. Elle était le bouclier qui protégeait ces hommes. Si bien que pour elle, la masse écrasante semblait lui arracher la peau. C’était sa carapace qu’on lui brisait avec acharnement, en ignorant toute résistance. On lui déchirait une extension de son corps, elle grognait pour finalement se mettre à hurler quand ses yeux commencèrent à saigner.
C’en était trop, c’en était fini : elle ne s’en échapperait pas. La porte n’avait pas fini sa course vers le sol, et elle n’en pouvait plus. Lyzs tremblait comme si chacun de ses os allaient se briser. Elle usa du dernier instant que lui accordait son bouclier pour donner un ultime ordre aux deux hommes qui pouvaient encore s’en sortir.
— FUYEZ ! MAINTENANT ! hurla-t-elle à plein poumons.
Elle relâcha son emprise sur la force et observa l’immense pierre apporter son ombre sur elle pendant que ses muscles se relâchaient. Elle se sentait tomber, mais la sensation de chute qui suivait l’abandon de ses forces semblait lui jouer des tours. La gravité pouvait-elle sembler si étrange ? Elle sentait quelque chose lui serrer la gorge, mais elle ne comprenait pas ce que c’était.
Un nouveau fracas raisonna au cœur de la bataille : la pierre avait fini sa chute. Anesthésiée par l’adrénaline et la peur, Lyzs ne comprenait pas ce qu’il se passait. Elle était encore en vie, mais pourquoi ? Comment ? Une sensation de douleur commençait à la tirer de sa courte torpeur. Sa gorge souffrait et, par-dessus le voile rouge que formait son propre sang qui bordait ses yeux, elle aperçut l'un des soldats la traîner par le col. Il courrait encore en la traînant, il n’avait pas le temps de s’arrêter pour s’occuper d’elle autrement. Lyzs sentait ses talons frotter sur le sol, pour finalement s’écraser de tout son poids sur les dalles poussiéreuses. Son cou fut secoué par des picotements et ses oreilles perturbées par un son de dépressurisation tout proche. L’un des hommes venait de lui administrer une dose de bacta, alors que l’autre repartait déjà assister les autres.
Son sauveur lui tapota la joue, Lyzs ne réalisait toujours pas. Le soldat posa un genoux au sol et envoya une rafale avant de se concentrer à nouveau sur la jeune fille.
— Allez ! Allez ! Debout !
Ses doigts se crispèrent, elle serra les dents avant de se tourner pour cracher du sang. Puis, elle inspira bruyamment, en se forçant. Elle était vivante, mais pas tirée d’affaire. Le médicament miracle faisait effet, mais elle ne se releva pas aussi vite que l’éclair. Elle força pour se tenir sur ses jambes avant de se redresser en douleur, vertèbre par vertèbre. Mauvais spectacle en vue : l’un de ses camarades venait de se faire découper un membre. Heureusement pour lui, il était métallique. Alors que le derviche allait porter le coup fatal, Lyzs arracha du sol la dalle qui se trouvait sous son pied, pour ensuite l’emporter au loin avec le poids de celle-ci. Le soldat criait, il devait y avoir des sortes de nerfs là-dedans. Mais ce n’était sûrement rien à côté de ce qu’elle venait de vivre. D’un revers du bras, elle essuya le sang qui avait commencé à couler sur ses joues afin se dégager la vue. Le liquide rouge laissa une longue trace sur l’armure de la jeune fille, mais elle n’y prêta pas attention. Elle amena ses yeux sur le sabre de l’assassin qu’elle tenait encore dans les mains depuis tout le temps. Un petit craquement se fit entendre, puis un autre, puis un plus grand. Le cylindre métallique se compressait sur lui-même à mesure que son mécanisme se faisait écraser par la force. Puis, brutalement, le sabre partit en morceaux dans un dernier éclat.
Lyzs laissa lentement glisser les derniers composants de celui-ci entre ses doigts. Elle avait un regard décidé, vide de toute innocence. Son expression aurait pu être qualifiée de mauvaise, mais ce n’était pas le cas. Il était temps de devenir cet outil que la république souhaitait tant possèder. Les derviches ne plaisantaient pas, et l’incroyable douleur qui secouait encore les nerfs de la jeune fille bridait sa compassion... les armes allaient s'exprimer.
Silence sauta de sa ceinture pour rejoindre les doigts fins de Lyzs. Et, de sa main gauche, elle fit signe au soldat de reprendre le combat alors qu’il était resté là à l’observer. Ensuite, des deux bras, elle leva plus de poussière que ce qu’il n’y en avait déjà. Alliés comme ennemis, tous devaient trouver un nouveau moyen pour se repérer dans le brouillard de pierre brisée. Certains devaient user de leurs équipements, d’autres de la force. C’est ce que faisait la chevalière. D’un pas sûr, elle avança vers un derviche qui allait s’attaquer à Coy. Puis, elle colla son sabre contre le dos de l’homme avant de faire jaillir sa lumière blanche et pure à travers son corps. Elle l’éteignit aussitôt. L’ennemi, surpris, s’exprima dans un dernier souffle.
— Mais… comment ? Qui ?
L'étincelle de la vie quitta ses yeux sans qu’ils ne perçoivent la cause de sa mort. Usant de la force afin de percevoir leur environnement et leurs adversaires, les derviches ne pouvaient sentir Lyzs qui avait une relation particulière avec ce type de pouvoir. Sans patienter, sans s’apitoyer, elle avançait vers sa prochaine victime, le visage livide et les sourcils froncés… peut-être à cause de la poussière. Elle s’apprêta à mettre fin à une nouvelle vie, mais elle comprit qu’elle avait été repérée à cause du bruit de ses pas quand elle vit sa proie se crisper et se retourner. Elle se contenta d’esquiver un coup mal donné sans allumer son sabre et s’en alla, en silence. Elle abandonna cette cible se dirigea vers quelqu’un d’autre qui ne la remarqua pas. A son grand malheur, un homme en noir fut perforé par la blancheur de Silence. Un autre derviche proche de celui qu’elle venait de tuer entendit le son du sabre de Lyzs et remarqua la lumière blanche émaner du cœur de son frère d’armes. Il tenta un coup de sabre dans sa direction, Lyzs dut parer le coup en tranchant à travers la chair de sa cible précédente. Cet acte la secoua un peu, comme si elle commettait un blasphème, mais elle ne se déconcentra pas. Elle dut guider vers son sabre une salve d’éclair qu’on lui envoyait, pour l’arrêter. Puis, elle éteignit son arme pour se repositionner et attaquer le derviche alerté. Elle profita de son déplacement pour secouer à nouveau la poussière des deux mains. Elle avait créé un voile opaque sur lequel les lumières perçant le plafond venaient dessiner des dégradés lumineux secoués par le mouvement des combattants.
Elle s’approcha de celui qui lui avait envoyé les éclairs. Il avait compris que l'ennemi qu'il affrontait était invisible dans la force. Il profita de son léger répit pour expliquer sa situation aux autres. Lyzs ne le laissa pas finir : elle lui trancha une jambe qui était à portée en espérant le faire taire et dut finalement enfoncer la pointe de son arme dans la gorge de l’ennemi pour sceller sa pensée à tout jamais.
— Je… il y en a un… AAAAAAAAARRRH ! cria-t-il en se faisait ôter la jambe d’un coup net. On le ne voit pas ! ON NE LERRRGH...
Lyzs éteignit son arme, la pointe quitta le corps de l’homme avant de disparaître. La jeune fille, toujours secouée par la douleur et dépourvue de compassion, eut le temps de porter quatre coups létaux. Le soldat qui l’avait relevée suivait ses actions grâce à son équipement. Il ne put s’empêcher de s’adresser à son major en remarquant ses mouvements calmes, calculés, précis, et surtout ne suscitant aucunes réactions chez ses cibles autres que le décès.
— Major… cette gamine… Il y a quelque chose qui cloche.
Pendant ce temps, un adversaire plus puissant arriva. Celui-là, elle le sentait par-dessus tous les autres. Le côté obscur semblait tournoyer autour de lui, comme s’il était dompté. Elle fit quelques pas en arrière et colla ses omoplates sous celles de Coy. A la crispation de son partenaire, elle comprit qu’il ne s’attendait pas à la voir ici. Elle s’annonça directement pour éviter toute attaque réflexe.
— C’est moi…
A peine ces mots prononcés que la poussière se dissipait, le vent frappait le visage de la chevalière et secouait ses cheveux. L’homme qu’elle avait remarqué venait de ventiler la zone d’une poussée de force savamment effectuée. Il alluma un double sabre rouge avant de commencer à s’avancer. Lyzs profita du regain de visibilité pour chercher du regard les six hommes qu’elle venait de tuer, mais elle ne réagissait pas. Il allait falloir affronter le maître du côté obscur, et tous ceux qui étaient encore debout. Dans le groupe, tout le monde avait fait sa part du travail. Beaucoup d’hommes en noir jonchaient le sol froid et humide un peu partout dans les deux pièces. Un véritable massacre, un vrai carnage… -
Post n°46
Auteur : Trent KithLes décorations et l’architecture n’était pas vraiment du goût de Trent. Les fresques murales et autres sculptures antiques n’évoquaient que peu de choses, si ce n’est un grand vide et des formes étranges, vaguement animales. Tandis qu’il réfléchissait au moyen de trouver une tactique capable de supprimer l’avantage numérique des Derviches, quelqu’un d’autre semblait ne pas apprécier l’architecture non plus.
Il y eut une secousse, et un grand courant d’air. Le major se retourna lentement, au moment où la porte grinçait de plus en plus. Juste en face du groupe, Coy, campé sur ses deux jambes, levait ses bras vers les portes.Kith connaissait depuis longtemps les pouvoirs de la Force, ne serait-ce que parce que son premier commandant était un ancien jedi. Il savait quels étaient les pouvoirs des sensitifs, bien qu’il fût à chaque fois impressionné par l’ampleur de leur puissance. C’est pourquoi son esprit ne fit qu’un tour. Son cerveau se mit en alerte rouge, et maudit assez fortement le chevalier, mais il n’avait pas le temps pour ça.
Trent leva son bras gauche et indiqua rapidement différentes positions, tout en activant son comlink.
- Escouade, en position, trois à droite, deux à gauche, position d’assaut, maintenant !L’air sembla se déchirer, et Trent serra les dents, peu ravit d’avoir eu raison. Au moment où les troopers prenaient position, la porte s’écroula lourdement dans un fracas assourdissant, soulevant un nuage de poussière. Il y eut quelques cris étouffés, et le major crut avoir une hallucination en voyant une forêt de sabres lasers rouges se lever et foncer vers eux.
*Ho merd* merd* meeerrrd* !*
Kith se courba et épaula fortement son DC. Il jeta un dernier regard vers ses hommes, et le groupe, puis plaça rapidement l’arme dans l’axe de tir.
- Abattez-les !Les commandos firent pleuvoir les lasers bleus vers leurs ennemis, qui progressaient dans la poussière ambiante. Les rayons sifflèrent dans les airs, glissant sur les corps, les capes, heurtant les silhouettes sombres. Plusieurs derviches s’effondrèrent, certains décollèrent même du sol, à cette distance un tir de blaster était terriblement violent.
Trent appuyait nerveusement sur sa gâchette, ciblant un Derviche, observant distraitement les traînées bleues parcourir la pièce. La poussière était incroyablement dense, et les senseurs optiques d’assistance avaient du mal à la percer.
Un derviche se matérialisa sur sa droite, brandissant un sabre au dessus de sa capuche, et courant vers lui, en hurlant des choses que Trent préférait ne pas comprendre. Avant que l’assassin ait le temps d’abattre son arme, le major recula en arrière, esquivant le coureur, puis il lui décocha deux tirs dans le dos.
Il se retourna à temps pour exécuter une roulade sur sa droite, et éviter un revers qui l’aurait frappé au torse. Il agrippa le bras de son adversaire, alors que celui-ci tentait de reprendre sa garde, et utilisa la force de sa prothèse pour fracturer l’os. Le derviche hurla et se contorsionna. Trent ne prit aucun risque inutile, et colla son blaster sur le pectoral gauche de son ennemi, puis appuya rageusement une dizaine de fois sur la détente.
Il lâcha sa victime, dont le corps tomba lentement sur le sol, et se concentra sur la bataille autour de lui.Coy venait d’exécuter deux derviches mais semblait en difficulté.
Un assassin paraît des tirs sur la droite de Trent, et le major focalisa son attention sur la tête du derviche. Le trooper qui lui tirait dessus fit cracher une rafale de plus à soon DC, et Trent en profita pour arroser le derviche d’une pluie mortelle. L’ombre s’effondra en gémissant. Le trooper à côté, 557, leva un pouce approbateur vers Trent.
Ce dernier sourit derrière son casque, enfin quelque chose de plutôt positif.
- Pas de quoi, Trent observa Coy en plein combat, va aider le chevalier, je pense qu’il risque d’en avoir besoin.
- Reçu.
557 sprinta vers les deux combattants, et logea deux tirs dans le derviche. Rassuré, le major se posta à genoux et continua ses tirs, aidé par ses soldats.Il vérifia rapidement sa cartouche de gaz, et son ATH signala un énorme objet en mouvement. Complètement abasourdis, Trent vit un morceau de la porte revenir en arrière, porté dans les airs. La porte allait écraser Lyzs, Dalv et 437, d’une manière totalement anormale. Il ferma légèrement les yeux, conscient qu’il ne pouvait plus faire quoi que ce soit pour eux. Les sons de la bataille lui parvenaient toujours, mais aucun bruit notable.
Il rouvrit les yeux, et eut un mouvement de recul. La porte restait suspendue en l’air, juste au dessus des trois individus. Pendant un instant, Trent crut que le temps s’était figé, mais de tous côtés, les troopers abattaient leurs cibles. Lyzs hurla, et les troopers s’écartèrent rapidement, et au dernier moment, le major vit Dalv agripper assez brutalement la chevalière, et l’entraîner avec lui.La porte s’écroula une nouvelle fois, provoquant encore plus de poussière et de fumée. Trent se releva et commença à avancer vers eux, mais un autre groupe de derviches venait de sortir de la fumée, forçant les soldats à recentrer leurs tirs. Kith sentit son arme se cabrer dans ses mains, alors qu’il mitraillait leurs assaillants.
Il se retourna pour apercevoir Dalv se faire trancher sa prothèse droite et s’effondrer en criant. Dalv avait tout son bras remplacé, et Trent comprit la douleur qui devait le submerger. Une explosion retentit, et la poussière remplit une fois de plus tout l’espace, annulant toute visibilité, ce qui eut pour conséquence de faire baisser la fréquence des tirs. Quelques éclats bleus illuminaient la pièce, mais ils firent très rares.
Evidemment, plusieurs derviches éteignirent leurs lames pour se fondre totalement dans le décor. Profitant de se répit inattendu, le major s’accroupit près de Dalv, adossé à un morceau de colonne. Trent fouilla l’équipement du soldat, et en sortit une petite dose de pseudo-morphine, qu’il injecta au niveau de l’épaule de Dalv.
- Où est ta commande d’activation ?
- Près du… mince, c’était sous le poignet, je crois…
- J’ai besoin que tu te concentres encore un peu. Tu dois bien avoir un accès, avec la prothèse que t’as.
- Ouais. A côté du biceps.La tête de Dalv ballotait de plus ne plus, à mesure que la morphine faisait son effet. Trent enleva le reste d’armure du bras de Dalv, en évitant de regarder la rupture du métal causé par le sabre, et examina le reste de la prothèse.
Il trouva une petite rainure, le long du biceps, et utilisa sa dextérité pour ouvrir un clapet d’acier. Plusieurs fils et pistons se trouvaient à l’intérieur du bras, et le major resta interdit devant eux. Il laissa le hasard guider son bras et arracha une poignée de fils noirs.
Dalv eut quelques spasmes puis se calma, Trent venait de couper les terminaisons nerveuses artificielles, car les informations de douleurs envoyées au cerveau risquaient de saturer le système nerveux, et de tuer le soldat de douleur, un sort plutôt horrible il faut l’avouer.
Trent ramassa son DC et ordonna à ses hommes d’activer tous les assistants de visée de leurs casques, ce qu’il fit à son tour. Les divers écrans, segments et points s’affichèrent sur son ATH, agressant ses yeux abîmés, ce qui lui rappela nostalgiquement son premier casque militaire, dont les senseurs n’avaient pas été réajustés, lui endommageant indéfiniment ses yeux gris.Les volutes de poussières glissaient autour d’eux, et les troopers se redressèrent, leurs armes proches d’eux, et contemplèrent le spectacle. Leurs scans restaient assez aveugles, de temps en temps un commando arrosait une position, mais ils ne parvenaient pas avoir de confirmation.
Cette sensation d’aveuglement et de faiblesse les mettait sur les nerfs, et agaçait au plus haut point le major. Il resta debout, son arme tenue par une main, le long de sa jambe droite, sa tête tournant lentement de gauche à droite, balayant tout l’espace. Dalv avait reprit conscience, et indiqua la position de Lyzs ainsi que celle de Coy sur leurs senseurs. Le calme planait sur la salle, créant une atmosphère surréaliste, qui permit aux commandos d’observer la jeune chevalière passer à l’action.
Trent l’observa, bouche bée derrière sa visière, massacrer silencieusement et rapidement une demi douzaine de derviches complètement désemparés.
Kith était littéralement fasciné, de façon morbide, par l’espèce de danse macabre de Lyzs. Coy était impulsif, brutal, mais la technique de combat de Lyzs était presque effrayante, parce que venant de la part d’une personne que Trent avait identifiée comme étant pacifique voire faible.
- Major… cette gamine… Il y a quelque chose qui cloche.
- Restez concentrés soldats, restez concentrés… Sur vos gardes.Pour sûr que quelque chose n’allait pas normalement avec la « gamine », quelque chose qui commençait à faire peur aux troopers, et Trent savait qu’il en fallait quand même beaucoup pour véritablement effrayer des vétérans. Pourtant son esprit martial se cantonna à la reconsidérer comme une alliée plus qu’efficace. Une ombre courra sur sa gauche, et le major déchargea le reste de sa cartouche dessus, rejoint par deux soldats.
La silhouette trébucha et s’effondra sur les dalles sales de la salle. Au loin, deux lames rouges apparurent, et l’air commença à circuler dans la pièce. La poussière glissa vers la sorties, grattant les armures des commandos.
Quelque chose émanait encore plus en direction du nouvel arrivant. Les troopers firent mine de le mettre en joue, mais Trent leva horizontalement son bras, leur faisant signe de rester sur leurs gardes. Leur dernier opposant était quelqu’un de haut placé d’après ses vêtements, et son arme particulière que le major n’avait jamais vu.
Soudainement, Trent se rappela de son ordre de mission, donné par le BSI avant de quitter Coruscant. Il activa son haut parleur et se plaça dans l’axe du derviche.
- Je suis le major Kith du 31ème régiment mécanisé, envoyé par le BSI. Vous êtes sous un mandat d’arrêt du gouvernement de transition de l’Empire. Déposez votre arme, ou vous serrez abattu.Trent savait que l’injonction était ridicule, mais au moins ses officiers supérieurs ne lui reprocheraient pas de ne pas avoir fait le maximum pour récupérer des prisonniers. Cependant, le derviche semblait se fendre d’un sourire, et n’allait sûrement pas gentiment obtempérer comme demandé.
Le major épaula son arme et fixa nerveusement le derviche. L’air sembla se figer un instant, et dans la seconde suivante, Trent crut qu’un mur de béton l’avait percuté de plein fouet. Le major sentit que son corps quittait le sol, et il fut propulsé sur une colonne. Il atterrit lourdement en grognant, et respira fortement. Il se mit à genoux, terriblement sonné, et observa que ses hommes étaient aussi au sol, et gigotait en tentant de se relever. Kith sentait la douleur remonter dans tout son corps, chaque os était douloureux et ses forces considérablement diminuées.
Il leva son DC-15s d’une main et lâcha quelques tirs vers le Derviche. Celui-ci en para deux, et le dernier revint directement vers son expéditeur, puis frappa le coin gauche de la visière du major. Avec un « Herk ! » plus qu’audible, Trent tomba à la renverse devant le choc de son propre tir. Sa visière se brouilla et le système de visée cessa de fonctionner, puis des centaines d’informations non pertinentes et erronées s’affichèrent sur l’ATH qui fonctionnait de plus en plus chaotiquement.
Le major se retourna sur le ventre, et tenta de se relever en grognant, mais parvint tout juste à tenir en appuis sur ses coudes, avant que sa tête ne bascule en avant et rencontre le sol, et n’achève de l’assommer. -
Post n°47
Auteur : LyzsSpoiler : HRP
Le corps de Lyzs était animé par une respiration lourde, ses épaulières lacérées allaient et venaient en touchant de temps à autre le dos de son partenaire. Celui-ci, qui ne s’attendait pas à voir la jeune fille à cet endroit, à ce moment, se retourna pour faire face à l’ennemi le plus puissant qu’ils aient eu à affronter jusque-là. Le chevalier pouvait alors poser le regard sur les quelques cadavres de derviches avec qui il n’avait pas eu affaire. Il pouvait en déduire assez aisément que Lyzs n’était pas étrangère à leur présence. La chevalière, elle, regardait le chef des derviches à travers ses cheveux. Elle profitait d’un léger temps mort pour essayer de se remettre, mais son état d’esprit ne changeait pas. Sur son visage, le sang mêlé à la poussière commençait à sécher tandis que quelques larmes finissaient de nettoyer ses yeux encore cernés de rouge.Intérieurement, Lyzs maudissait Froome, les derviches, la planète et enfin elle-même. Si elle avait été plus professionnelle, elle aurait évité la perte de plusieurs hommes. Si elle avait été plus forte, elle aurait pu sauver tout le monde. Si elle n’avait pas été sensitive, elle n’aurait jamais eu à souffrir autant. Tant de « si » pour si peu de « mais », la chevalière était emplie d’une profonde lassitude. Elle avait envie de tout laisser tomber, d’abandonner, de poser les genoux au sol pour pleurer pendant quelques dernières secondes. La seule chose qui la faisait encore tenir sur ses deux jambes à cet instant était son désir de vaincre. La victoire sur son adversaire, mais aussi sur la vie. Sur cette malédiction qui ne lui avait donné l’occasion de voir le jour pour uniquement la faire souffrir.
Le regard de la jeune fille était déterminé, elle comptait montrer qu’elle n’allait pas se laisser tuer aussi facilement. Il allait falloir que le sort continue à s’acharner s’il voulait un jour voir la chevalière avouer sa défaite. Son armure lui semblait peser une tonne, elle avait du mal à respirer l’air qui lui semblait soudainement trop chaud et son cœur lui criait qu’il fallait arrêter les frais. Malgré la fatigue, Lyzs serra son poing sur son sabre. Allant à l’encontre de tout ce que son corps lui disait, elle se mit en marche. Lentement, elle avançait un pied devant l’autre tout en caressant de l’index son arme toujours éteinte. Elle allait se battre, même si c’était pour perdre : elle refusait de se laisser tuer sans riposter. Sa mince enveloppe charnelle devait faire un dernier effort avant d’avoir droit au repos de quelque manière que ce soit.
Alors qu’elle avançait sans regarder directement ses coéquipiers, les derviches se préparaient. C’était le dernier assaut, et tous ici le savaient. Le maître des assassins attendait patiemment que les intrus engagent le combat. Sur son visage, la colère se mélangeait à une certaine forme d’impatience. Il allait pouvoir venger ses hommes, et peut-être utiliser ces sensitifs qui l’attaquaient… afin de mener à bien ses plans, probablement. Il n’était pas sans se douter du potentiel de Lethos, de Zaalbar, de Coy et de Lyzs. Enfin, il prendrait un malin plaisir à torturer les soldats si l’occasion se présentait. C’était le genre d’homme qui ne gaspillait rien. Il faisait faire quelques rotations à son arme, en observant la petite troupe se mettre en marche.
Lyzs sentait que ses alliés étaient aussi en mouvement. Ironiquement, elle esquissa un léger sourire en voyant la réaction des derviches lorsque le wookie fit un énorme bond pour leur atterrir dessus. Zaalbar, couvert par les trois soldats encore en état de se battre, décida d’occuper les hommes en noir afin de laisser le champ libre à Coy et à Lyzs pour combattre leur leader. La jeune fille marchait toujours et alluma son sabre une fois qu’elle fut dépassée par Coy qui, lui, s’était mis à courir pour engager le combat de façon violente. Le chevalier s’était lancé dans une ruée avant d’utiliser tout son élan pour sauter, allumer son sabre et atterrir sur la garde de sa cible. Il fut ensuite projeté par son puissant adversaire qui dut aussi bloquer une attaque latérale de Lyzs qui suivait de près son partenaire.
La chevalière et le derviche échangèrent quelques coups rapides pendant que Coy revenait à la charge. Avant qu’il ne soit face aux deux chevaliers en même temps, l’homme au double sabre propulsa Lyzs pour s’en débarrasser. Il n’aimait pas beaucoup la façon dont elle visait ses mains qui devaient rester pratiquement statiques au centre de son arme. La jeune fille roula sur elle-même pendant plusieurs mètres, son arme éteinte. L’armure absorba les chocs, elle mit un genou à terre pour se relever en secouant la tête. A peine redressée, elle tomba à nouveau, traînée par une attraction de force qui venait de l’un des sbires censé être contenus par ses quatre autres équipiers. Ceux-ci ne manquaient pas à leur tâche puisque l’empêcheur de tourner en rond reçu un tir de blaster directement dans l’épaule, puis dans le ventre. Lyzs, à nouveau libre de ses mouvements, fonça rejoindre Coy qui s’était lancé dans un bras de fer avec le maître des derviches. Sabre contre sabre, Coy peinait et l’adversaire affichait un sourire mauvais. La chevalière tenta de le repousser violemment avec la force, mais cela n’eut pour effet que de désengager l’épreuve de force entre les deux hommes.
Cette fois, il n’avait plus le choix : le derviche devrait faire face aux sabres des deux chevaliers simultanément. Une danse mortelle démarrait au milieu d’un son et lumière arrangé par quatre lumières émanant de trois sabres aux différentes couleurs. Un rythme étonnant avait pris place : l’ennemi ne faiblissait pas, Lyzs peinait pour tenir le choc, Coy s’énervait puisque ses attaques semblaient faiblardes face à la défense du sith. Se voyant en mauvaise posture, le derviche propulsa ses adversaires avec une vague de force et poursuivit en lançant des éclairs qui vinrent s’écraser sur le bouclier que la chevalière dressa pour se protéger elle et son camarade. A côté de ce que ce bouclier avait subi un peu plus tôt, ces éclairs n’étaient rien. Intérieurement, Lyzs était fière et voyait le bout du tunnel : ils allaient gagner.
De rage, le sith se précipita pour effacer l’espoir et la confiance qui commençaient à s’afficher sur le visage de la jeune fille. Il se mit à frapper le bouclier de toutes ses forces, en enchaînant les coups comme s’il répétait une série qu’il avait l’habitude de réaliser. Il jurait tout en remarquant qu’il ne brisait pas la barrière. Lyzs avait beaucoup de mal à rester concentrée et à tenir le choc, mais elle avait remarqué qu’elle avait réussi à perturber l’ennemi. Alors que celui-ci répétait la même série de mouvements, Coy attendait le moment où il pourrait passer à l’action. Lyzs fit éclater son bouclier après avoir analysé les gestes de l’attaquant. Il fut déséquilibré un instant et la lame noire de Coy sépara ses deux bras du reste de son corps en un instant. Dans la même geste, le chevalier allait trancher le tronc du sith en deux, mais son sabre rencontra la lame blanche de Silence qui l’empêcha de finir son mouvement. Lyzs tenait son arme verticalement, comme pour ramener l’arme de Coy vers elle.
— Vivant.
— Mais... m-bon, d’accord…
Coy comprit alors : la lame de Morsure disparut. L’arme lui servit quand même à asséner un grand coup de pommeau sur le crâne du derviche qui était tombé à genoux pour regarder ses deux plaies fumantes. Il dut s’y reprendre à deux fois avant de l’assommer enfin. L’homme était coriace, mais vaincu.
Lyzs se détendit enfin en voyant que le reste des derviches avait été maîtrisé. Les soldats eurent la bonne idée de faire quelques prisonniers. Il était temps de distribuer quelques entraves. Il leur aurait fallu des menottes convenables, mais personne n’en avait. Quelque part, c’était un pari osé de prendre des prisonniers dans de telles conditions, mais le wookie s’était chargé de réduire les risques en les privant de quelques membres pendant le combat. Lyzs resta assise, à regarder Coy saucissonner le cerveau de l’affaire. Au moins, lui, il serait jugé convenablement. Elle se reposa un instant avant de se relever quand un soldat fit signe que le dernier des derviches était attaché. Pendant ce temps, un autre soldat essayait de réveiller le major avec quelques petites baffes.
Il fallait maintenant comprendre à quoi servait cette grande stèle. Lyzs sentait une grande concentration de force obscure en elle. C’était quelque chose d’anormal, la chevalière n’imaginait pas que l’on puisse emmagasiner ce genre de pouvoirs dans un objet. Elle s’approcha pour l’observer de plus près. Des illustrations macabres et des écrits qu’elle ne comprenait pas ornaient les grandes faces noires de la pierre. Lyzs, hésitante, approcha sa main pour toucher l’un des reliefs. La pierre était étrangement attractive, c’était comme si elle l’appelait. Alors que ses doigts s’apprêtaient à effleurer le dessin, elle fut stoppée par une étrange sensation.
D’abord le vide, comme si tout son environnement avait disparu. Plus d’image, plus de son, plus de sensations. Puis des voix, des dizaines de voix agitées qui allaient du chuchotement au hurlement. Lyzs ne comprenait pas la plupart de ces mots, mais certains d’entre eux sortaient du lot.
*Bientôt… bientôt…* *Non ! Non !* *Rejoins-nous.* *Je reviendrai !* *Tue nous ! Tuez nous !* *Pour le maître… pour lui !* *Si proche…*
Lyzs sentit un tremblement, le genre de secousses que l’on ressent quand on se réveille brutalement à cause d’un cauchemar. Le genre de mauvais rêve qui force à se réveiller avant d’affronter la mort dans son sommeil. La chevalière jeta un œil autour d’elle en se demandant si tout allait bien, si elle n’était pas restée dans ce terrifiant état trop longtemps. Sa main n’avait toujours pas goûté à la froideur de la pierre sombre, elle la retira immédiatement avant de faire l’erreur.
Elle vit Coy en train de s’approcher de l’objet sans se poser de question. Il avait l’air de vouloir toucher aussi, par curiosité. Lyzs s’empressa alors de lui attraper le bras, des deux mains.
— Non ! Non, non ! Il ne faut surtout pas toucher ça. Il faut le détruire ! J’ai failli…
La jeune fille marqua un temps de pose en lâchant le bras du chevalier qui la regardait avec un air interrogateur. Elle se rendait compte que son cœur battait à cent à l’heure à cause de l’expérience qu’elle venait de vivre. Elle jeta un bref coup d’œil à la stèle avant de poursuivre, elle sentait quelque chose de plus et s’empressa de raconter ce dont il s’agissait...
— C’est chargé de puissance obscure… je crois qu’ils cherchent à ressusciter quelqu’un. Ca draine la force, le pouvoir obscur de chacun est attiré par cette chose. Je crois que ça explique notre victoire sur autant de derviches… Je n’y croyais pas, en fait. Plus important : j’ai entendu des voix, je…
Lyzs avait peut d’avoir l’air folle en disant tout ça. C’était assez bête de justifier ses actions par des choses qu’elle avait été la seule à percevoir, mais elle avait trop peur de laisser Coy toucher l’objet. Il avait déjà été étrangement secoué par des pulsions obscures un peu plus tôt, la planète n’arrangeait pas son état. C’était trop risqué de le laisser voir de lui-même. Lyzs s’éclaircit la gorge avant de reprendre, hésitante.
— Des… sensitifs. Il y a de nombreuses consciences, là-dedans. Ils disaient tous des choses contradictoires, mais j’ai compris quelque chose sur le retour d’un maître grâce à cette pierre. Sûrement un seigneur noir, on ne peut pas laisser ça arriver. Il faut détruire cette chose. Certains d’entre eux me le demandaient ! Et ils n’avaient pas tous l’air d’être des siths.
Coy resta un instant sans rien dire, puis il acquiesça en hochant brièvement la tête. Lyzs n’eut pas le temps de réfléchir à la façon dont ils allaient détruire ce grand bloc noir : Coy y enfonçait déjà la lame de son sabre. Il usa de toute sa force pour parvenir à percer, ses muscles contractés, presque à crier pour se donner de la puissance. Le chevalier réussit enfin sa manœuvre et allait commencer à tronçonner, mais la pièce fut secouée d’un tremblement. Coy s’arrêta et se recula en retirant son sabre. La pierre se décomposait doucement en une sorte de fumée noire que même les soldats purent percevoir. D’un coup, un grand claquement raisonna dans le temple : l’objet éclata en un torrent d’énergie qui fila vers le ciel en emportant une partie du toit. Lyzs, qui s’était reculée vers les soldats, s’avança à l’emplacement de la pierre pour regarder la fumée se disperser à travers les nuages. Coy fit de même, et questionna sa partenaire.
— Tu crois qu’on vient de relâcher un truc ?
Lyzs se concentrait déjà pour suivre le flux, elle le sentait se disperser lentement comme s’il s’évaporait dans l’atmosphère.
— Non, justement. Je pense qu’on vient d’arrêter quelque chose, ou quelqu’un... de dangereux.
Les deux sensitifs restèrent un instant à regarder en l’air, au milieu des petits débris qui tombaient du toit percé. Puis, soudain, Lyzs fut frappée par un souvenir.
— Lethos !
Elle se tourna, presque dans l’urgence, pour voir le jedi en question arriver en boitant. Il était accompagné du wookie. Le major était en train de reprendre conscience quand l’un de ses hommes appelait le pilote pour qu’il vienne les récupérer. Lyzs souffla doucement, rassurée. Il était enfin temps de quitter cet enfer.
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Post n°48
Auteur : LethosA force de hurler la voix de Lethos s'était éteinte, son corps le faisait horriblement souffrir, les brûlures dues aux éclairs du derviches le lançaient continuellement, les blessures que lui avait infligé le derviche continuait de le faire souffrir, ses liens lui entamaient le chair...mais tout cela n'était rien par rapport à la douleur psychique qu'il ressentait. Il revoyait continuellement son maître se faire torturer, il voyait le derviche l’électrocuter, l'entailler, le cogner et le laisser agoniser. Lethos ne savait depuis combien de temps il regardait cette video morbide, était ce seulement quelques minutes, quelques heures ou plusieurs jours? Ajouté au fait que le derviche avait préparé un piège à ses amis, tout cela l'avait profondément affaibli mentalement. l n'arrivait plus à se concentrer, ni à utiliser la force. Il sentait la colère monter en lui, il luttait pour ne pas la laisser le submerger mais cela était de plus en plus dur.. Le seigneur derviche avait bien fait son travail, le jedi ne mettrait pas longtemps à basculer du coté obscur de la force. Les yeux fermés il regardait impuissant la mort de son maitre. Dans un sursaut d'énergie il cria vers les derviches, vers quelqu'un qui pourrait l'entendre:
-Jamais je n'abandonnerais!!! Je rejoindrai mon maître plutôt que de vous satisfaire!!!
Il allait refermer les yeux lorsqu'il vit une silhouette avancer dans le couloir, il n'arrivait pas à la distinguer, de la lumière émanait d'elle, il percevait les contours de la silhouette, elle lui était familière... Mais c'était impossible, cela ne pouvait pas être cette personne. Était-ce la fatigue qui lui jouait des tours? Était-ce une illusion? Il préféra fermer les yeux pour ne plus être tourmenté mais une voix qu'il connaissait bien lui fit ouvrir des yeux ébahis.
-Eh bien dis donc ils t'ont pas mal amoché mon garçon...
Son maître se tenait devant lui, nimbé de lumière, le même sourire sarcastique sur les lèvres. Était-il en train de délirer? Était-ce la douleur qui le rendait fou? Mais il ne rêvait pas...son maître était là devant lui, bien réel.
-Vous..Vous êtes vivant maître?
-Oulah pas de conclusions hâtives Lethos, c'est bien mon corps...ou ce qu'il en reste qui est allongé à tes pieds, je suis bel et bien mort, torturé par ce derviche. Mais vois tu, un jedi qui a réussi à créer un lien très puissant avec la force pourra, après sa mort, se maintenir sous former de spectre dans votre monde pendant quelques temps. Je m'en serais voulu de quitter ce monde sans te revoir une dernière fois. Tu as grandi Lethos que ce soit physiquement ou intérieurement. Tu as désormais un sabre, tu sais te défendre, tu as hérité de mon défaut à trop parler ou plutôt à faire tourner en bourrique les autres, j'aurais été immensément fier de toi mais pourtant tout à l'heure quand j'ai effleuré ta conscience, tu basculais dans le coté obscur. Tu était en train de faire une immense erreur, et tu t'apprêtes à la refaire une seconde fois.
-Mais...je dois vous venger!!
-Non!!! La force l'a voulue, c'est elle qui gère ce monde et qui décide de nos destinée, elle m'a fait rester sur ce monde et m'y a fait mourir et c'est ainsi. Qui suis je pour remettre en question sa volonté? De plus nous savons tous les deux désormais pourquoi elle m'a fait rester ici. Pour te remettre dans le droit chemin. Maintenant écoute moi: Ton groupe est en train de venir te libérer, au moment ou je te parles ils combattent le seigneur derviche. Ils vont te libérer, ensuite tu retourneras sur endor pour ton rapport, ils te confieront une autre mission, tu l'exectuteras. Mais un jour tu reviendras ici pour parfaire ta formation. Pour commencer tu me feras des funérailles jedi, ensuite tu vivras sur ce monde jusqu'à ce que je te juges prêt à partir. Tu vas apprendre, tu vas t'endurcir pour devenir un grand jedi. Tu as un potentiel inexploré en toi, ne le gâche surtout pas. Je vais maintenant te laisser, nous nous reverrons Lethos, que la force soit avec toi.
-Non maitre!! Restez!!
Tandis que le spectre se dissipait, Lethos referma les yeux, épuisé. Quelques minutes plus tard il sentit des mains lui retirer lentement le casque, les visions cauchemardesque s'arrêtèrent enfin. Les mêmes mains le détachèrent avec une extrême douceur, puis le soulèverent et l'aidèrent à marcher. Il s'"écroula la première fois puis petit à petit il réussit à marcher. Quand il ouvrit les yeux il reconnut zaalbar. Restant silencieux il le laissa l'aider à marcher jusqu'à un long couloir où se tenaient Lyzs, Coy et les clones. Ayant utilisé toutes ses forces il se laissa tomber à terre pour s'appuyer contre le mur. L'un des soldats lui injecta du bacta tandis qu'on le redressait. Il sentit la fatigue s'évanouir petit à petit tandis qu'il réfléchissait. Il devait rentrer sur Endor pour donner son rapport au conseil, ensuite si le conseil avait encore des ordres pour lui il les suivraient mais ensuite il reviendrait sur Dagobah pour terminer sa formation avec son maitre. A cette pensée une détermination sans faille l'envahit, une fois de retour sur Dagobah il ne repartirait pas de cette planète tant que son maître ne le lui aurait pas dit. Il ne décevrait pas son maître une nouvelle fois.Spoiler : HRP
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Post n°49
Auteur : Trent Kith- Debout TK !
Trent ouvrit brusquement les yeux, tandis qu’un soldat en armure blanche et grise le relevait des débris sur lesquels il se trouvait. Les lasers voltigeaient autour d’eux, dans un vacarme assourdissant, un vacarme de combats. Trent s’appuya sur un débris de colonne et observa les alentours. Autour de lui s’étendaient les divers étages de Carross, la cité-capitale de Togoria, enveloppés de fumée, parcourue de traits de laser et de flashs d’explosion.
A sa gauche deux trooper étaient recroquevillés près d’un speeder en feu, leurs DC-15 pointés vers le bas. Plusieurs lasers frappèrent le sol près de Trent, avant qu’un soldat ne sprinte devant lui pour se placer près d’un parpaing, et se mette à mitrailler l’horizon, qui se trouvait être une avenue verrouillée par des barricades de bric et de broc. Quelque chose vibra fortement, et des flashs rapides illuminèrent les bâtiments détruits aux alentours.
Trent recalibra sa visière qui lui brûlait les yeux, mais les senseurs refusèrent de baisser d’intensité. Dépassant la douleur, le jeune trooper s’élança vers un abri bus endommagé et aperçut enfin d’où venaient les flashs. Deux silhouettes élancées glissaient sur le sol agilement, et échangeaient des coups de sabre laser avec une telle rapidité que Trent avait du mal à les suivre. Il reconnut l’une d’entre elles, le commandant Irrhus, ancien jedi resté au côté de l’Empire à son avènement.
- Crève ordure d’impérial !Un énorme lion blanc sur deux pattes se jeta sur lui, et tenta de le poignarder. Trent serra les dents tandis qu’il luttait contre les puissants bras musclés de l’autochtone, espérant que son armure pourrait résister aux assauts de la vibro lame. Il éructa sous son casque et parvint à repousser le Togorien, avant de lui loger une rafale dans le torse. Un rebelle de moins, Trent se souvenait maintenant pourquoi il était là. Les rebelles républicains avaient lancé une insurrection sur la planète, et le détachement de la 103ème légion s’était soudainement trouvé sous le feu de l’ennemi.
Une armure aux marquages verts de sergent passa devant lui, et se laissa tomber à genoux avant de viser les deux combattants, en cherchant un angle de tir pour abattre l’ennemi du commandant. Trent s’agenouilla et l’imita, essayant d’avoir une bonne fenêtre de tir, pour éviter de blesser le commandant. Ce dernier stoppa son combat, et renvoya quelques lasers vers les insurgés Togoriens. Il fixa son ennemi, ce qui laissa le temps à Trent de placer celui-ci dans son viseur. Le commandant Irrhus se retourna soudainement et hurla.
- Maître !
Trent appuya sur la détente et lâcha deux tirs. Le premier dévia vers le reste de la ville, tandis que le second revint vers le soldat, et heurta le haut de son casque. Avant que Kith ne puisse faire quoi que ce soit, la lame bleutée du commandant Irrhus vola et trancha son bras. Le soldat hurla et s’effondra au milieu des cadavres des combattants impériaux.
[…]Trent ouvrit brusquement une seconde fois les yeux. 557 était penché vers lui, et tentait d’agripper son bras. Le major le lui donna et se releva grâce au clone, puis tenta de régler son casque. Il pouvait voir l’impact de verre brisé sur sa visière, et son ATH ne fonctionnait pratiquement plus, lui embrouillant plus la vision qu’autre chose.
Il grogna, sentant la douleur augmenter dans on corps à mesure qu’il retirait lentement le casque, dévoilant un visage fatigué et dont l’arcade sourcilière gauche était en sang. Trent cligna des yeux, en voyant le massacre de la pièce, à mesure que la fumée se dissipait, et remarqua une étrange stèle fracturée en plusieurs morceaux. Kith sortit une compresse désinfectante et la posa négligemment sur sa tête tandis qu’il avançait dans la pièce, le casque à la main. Il observa avec détachement le petit groupe de prisonnier et surtout celui qui semblait être le chef de cellule, allongé sur le sol, les bras coupés, et plongé dans le coma artificiel par le médecin de l’équipe.
Alors c’est bon hein…
Trent aperçut de loin les deux chevaliers auprès de Zaalbar, qui semblait porter Lethos. Trent était encore sonné, et mit un peu de temps avant de réaliser que le jeune jedi était sacrément mal en point. Il posa son casque et sa compresse, puis se tourna vers 557.
- Vode, il me faut une radio.
Le soldat hocha la tête et retira à son tour le casque pour le donner au major. Kith mit un petit temps à s’habituer à un casque qui n’était pas le sien, puis ouvrit une communication à destination de leur navette.
- Data 89, ici Python 23/3, demande d’évacuation, à vous.
- Ici Data 89, bien reçu 23/3, nous nous dirigeons vers le point de rendez-vous.
- Négatif Data 89, la ZE a changé, je vous transmets les nouvelles coordonnées, nous avons une piste d’atterrissage sécurisé.
- Compris 23/3, nous modifions notre trajectoire.
- Est-ce que vous pourriez aussi contacter une navette médicale, transmettez lui les mêmes coordonnées.
- Bien reçu 23/3, nous transmettons, terminé.
Le major Kith retira rapidement le casque et le rendit à 557. Il marcha jusqu’à Dalv qui semblait toujours être un peu sonné par la dose de pseudo-morphine, et examina son bras. Il en conclut qu’il faudrait que le soldat de Metellos ait recours de nouveau à une opération, ce qui n’enthousiasma pas trop l’intéressé. Trent repartit vers les chevaliers et les jaugea. Ils avaient l'air éreinté, et plus particulièrement la chevalière Lyzs, qui semblait plus que tout prête s'évanouir à n'importe quel moment. Le major donna ses ordres à l'escouade et se tourna vers les chevaliers.
- La navette est en approche, on va se tirer d'ici le plus vite possible.
Les soldats escortèrent les prisonniers jusqu’à la piste d’atterrissage tandis que Trent et Dalv restait, surveillant le seigneur derviche toujours en plein coma. Un bruit significatif d’engin descendant l’atmosphère se fit entendre, et Kith se représenta mentalement la scène, voyant presque la navette Lambda se poser sur la piste d’atterrissage aménagée par les derviches. Juste après un bruit similaire se fit entendre, que le major identifia comme étant celui de la navette médicale, destinée à accompagner Zaalbar et Lethos vers la destination de leur choix.
Quelques instants plus tard, deux troopers apparurent avec un brancard, dans lequel ils chargèrent le derviche aux membres coupés.
Avant d’entrer dans la navette, Trent embrassa du regard le paysage une dernière fois, et se jura de revenir chercher les cadavres des autres soldats morts. La navette décolla dans un rugissement de ses moteurs, accompagnant la navette civile vers l’espace.
http://star-wars-rpg.soforums.com/t4883-Commission-a-l-Arm-e.htm