A la poursuite des Derviches
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Post n°31
Auteur : Coy SjanneurLe groupe s'était finalement séparé, il ne restait plus que Lyzs, moi-même et les deux clones qui nous escortaient.
Lyzs était réactive... Une si jeune fille qui venait de mettre un derviche K.O technique avec pour seul aide : la force.
Tout aurait bien pu marcher si le garde n'avait pas un comlink... Lyzs m'adressa alors un regard plus que paniquer. Que faire ? Quoi faire ?
-Hé ! Oh ! Ça va ? Rien à signaler ?
Il fallait réfléchir vite et bien. Comment se faisait-il que les derviches n'étaient pas sur leurs gardes alors qu'ils n'avaient plus de contact avec le groupe d'embuscade qu'ils nous avaient envoyés ? Se fichait-il royalement de nous ?
De toute façon l'effet de surprise était gâché quoi qu'il arrivait donc, les prévenir de notre arriver nous n'étions plus vraiment plus à ça prêt. Ma main tendu sur le communicateur, j'utilisais alors la force pour m'en acquérir, profitant alors du moment, plus ou moins, de quiétude pour m'exercer à déplacer des objets à travers la force. Les déplacer violement n'était maintenant plus vraiment un problème, mais avec finesse et doigté était une sinécure et me demandait quand même beaucoup plus de concentration. L'objet enfin dans ma main je pris la parole :
-Bonjour Monsieur, nous sommes les dératiseurs envoyé par la république !
Nous sommes ici pour nettoyer la vermine qui se trouve sur Dagobah, avez-vous rencontré des Derviches ? A vous !
Un blanc pesant se fit sentir, le visage de Lyzs se décomposait tandis que le derviche inconscient reprenait doucement connaissance.
Ecartant alors gentiment le pied de Lyzs, je pris le relais et le posait aussi violement que possible sur le dos du pauvre "Homme". Je repris alors mon monologue :
-Nous en avons capturé un ! Comment t'appelles tu ? disais-je au Derviche en tendant le comlink vers sa bouche.
Celui-ci se contenta de lâcher un espèce de cris d'avertissement tout en montrant sa dentition d'une manière agressive en essayant temps bien que mal de se dégager. Appuyant toujours sur le dos du derviche je repris alors ma posture habituel et agrippais alors mon sabre laser.
-Mais c'est qu'il est mal élevé le bougre ! Disais-je au derviche.
Dis moi tu veux savoir comment j'ai eu mes cicatrices ? Attends je vais lui montrer. Disais-je cette fois-ci au comlink tout en affichant un sourire sadique.
J'allumais finalement mon arme, pointe diriger vers la tête du malheureux. Dans un élan de bonté, je jetais alors comlink à coté du visage couvert de boue du derviche, histoire de faire profiter son compatriote. Le derviche s'agita et attrapa finalement son sabre laser, dans un moment de panique mon sabre lâcha son crane et découpa net le bras qui avait une arme potentiellement dangereuse, la réaction fut presque instantané et le derviche hurla de douleur en direction du comlink.
-Tu tu tu ! disais-je en agitant mon index qui lui faisait un signe de "non".
Toujours aucune réaction de leur coté. Intéressant me disais-je sarcastiquement. Mon sabre reprit alors le crane du derviche pour cible, et s'enfonça délicatement, lentement dans ce dernier. Il poussa un dernier cris de douleur avant de rendre l'âme. Je pouvais même sentir le regard désapprobateur de ma coéquipière
-Vous allez le payer cher, Enfoiré !
Enfin une réaction, ma petite provocation avait marché, j'utilisais finalement la force pour rattraper une dernière fois le comlink, et un sourire remplit de haine et de violence se dessina finalement sur mon visage.
-J'ai hâte que tu me montres tout ça vermine. Vous avez entendu messieurs ? déclarais-je tout excité. J'ai un rencard ! On y va ? On y va ? On y va ?
Le groupe se contenta de me dévisager tel un monstre de foire. Qu'importait, il fallait que quelqu'un payait pour mes cicatrices. -
Post n°32
Auteur : LethosAlors qu’il attendait la réponse de Lyzs, Lethos sentit la jeune chevalière un peu…déstabilisée ? Le mot convenait, un sourire éclaira le visage de Lyzs puis son visage s’assombrit, le sourire était toujours là mais il ne trompait pas Lethos, il venait de donner un coup de pied dans une fourmilière, une grosse fourmilière, du genre que tu regrettes aussitôt de déranger. La chevalière semblait perdue dans ses pensées, Lethos n’avait même pas besoin de la force pour voir qu’elle se remémorait des instants déplaisants. Un spasme agita son bras droit tandis que Lethos percevait comme un cri de douleur dans la force. Il se concentra immédiatement mais le cri avait disparu aussitôt qu’il était apparu. Il fixa Lyzs, le regard rempli d’incompréhension mais aussi de compassion quoique ce soit la chevalière trainait derrière elle quelque chose de très lourd. Elle le fixa quelques instants, un regard profondément triste puis elle fixa tour à tour Coy et Zaalbar. Ses yeux tremblèrent alors qu’elle soufflait.
-Je… ne sais rien. Malgré beaucoup d’effort… je ne sais rien.
Lethos hocha la tête, compréhensif, parler d’un passé difficile n’était pas une chose aisée et il n’allait pas la forcer à s’ouvrir à elle. Il n’espérait qu’une chose, que les manifestations du côté obscur n’allaient pas se servir de ce passé pour la tourmenter…auquel cas cela pourrait être fatal à la chevalière. Pendant ce temps, Trent faisait une petite réunion stratégique avec ses hommes. Puis il se dirigea vers Lethos pour lui expliquer le déroulement de l’assaut. Lethos sentait la méfiance jaillir de ce soldat à son égard, mais il ne lui en voulait pas. C’était un homme qui croyait en ses idéaux, et Lethos respectait cela.
-Ecoutez Jedi Lethos, je vais être franc. Je n’ai pas grand-chose à faired e votre maître, mais il se trouve que ceci nous donne un objectif commun. Pour accomplir cette mission, nous devons être en confiance des deux côtés, c’est pourquoi vous êtes certains que vous n’aurez rien à craindre de notre part, les derviches sont suffisamment contraignants comme ça. Je veux croire que vous pourrez nous assurer la même chose pour vous, et peut être pourrons nous quitter cette saleté de planète.
Lethos sourit en écoutant le soldat, il le trouvait sympathique, peut-être un peu borné dans son rôle de soldat mais sympathique. Il se releva et observa le major.
-Je comprends, sachez que vous n’avez rien à craindre de moi, je vous vois comme des alliés depuis le moment ou j’ai choisi de me montrer à vous sinon il m’aurait été facile de vous tuer par surprise. Cependant Major, je tiens à vous demander une chose, prenez soin de vos hommes, votre équipe a payé un trop lourd tribut en arrivant sur cette planète. Assurez-vous que ce groupe n'essuies pas de nouvelles pertes.
Pendant qu’il parlait il observa les autres clones, il pouvait sentir une profonde lassitude en eux, une nuit de repos ne leur aurait pas fait de mal. Puis il se tourna de nouveau vers le major.
-Nos intérêts coïncident mais nos chemins se séparent, seul j’aurais de bien meilleure chance de m’introduire dans le temple, d’autant plus que les derviches ne m’ont pas encore repérés auquel cas je ne vous aurais jamais rejoint. Bonne chance major.
Puis il se tourna vers Zaalbar, il était heureux de revoir le wookie. Mais cette fois ci ils ne feraient pas route ensemble.
-Zaalbar ça me fait plaisir de vous revoir, pour ce qui est du temple, laissez-moi y aller seul, vous devez les aider, c'est votre mission, moi vous me connaissez je suis du genre furtif et si jamais ils me repèrent…eh bien vous savez à quel point je suis dur à avoir.
Tout avait été dit avec un grand sourire mais le message était clair, il irait seul sauver son maitre, c’était sa mission et nul autre que lui n’irait le sauver, si il se faisait prendre il serait le seul responsable et en paierai le prix. Après avoir tapoté l’épaule du wookie il observa Lyzs. Elle n’avait pas l’air mieux, un peu diminuée, elle semblait encore perdue dans ses pensées. Lethos lui adressa un sourire puis il observa la clairière et le temple. La forêt le longeait et en faisait le tour, il ne serait pas difficile de s’y introduire, le plus dur serait à l’intérieur. Après avoir adressé un signe de la main au wookie, Lethos bondit dans un arbre sous les yeux des chevaliers avant de disparaitre dans le feuillage.
Il évolua rapidement contournant petit à petit le temple. A un moment il lui sembla voir un garde projeté hors du mur, surement un coup de zaalbar ou de coy, les deux avaient le sang chaud, ça présageaient un joli chantier dans le temple. Il continuait à longer le temple lorsqu’il perçut des voix plus loin encore loin mais proches tout de même. Il s’arrêta aussitôt pour essayer de percevoir de quoi il était question dans la discussion. Il semblait y avoir deux individus, tachant d’être le plus discret possible Lethos s’avança sur sa branche jusqu’à arriver au-dessus des deux personnes. A la tenue qu’ils portaient Lethos su que c’était des derviches. Il semblait discuter de tout et de rien en marchant lentement quand une troisième voix s’éleva. Lethos tourna la tète à droite à gauche pour essayer de trouver la source de cette voix quand le derviche répondit.
-Ici le groupe de patrouille B, on revient au temple, on n’a pas trouvé de traces des proies. Groupe de patrouille B terminé.
Ainsi donc le derviche parlait à un canal de surveillance. Au moins il ne l’utiliserait plus avant un bon moment. Soudain le canal se mit à émettre des cracks et des bribes de voix, Lethos reconnut celle de Coy, il espérait que le primate allait pour une fois faire preuve d’intelligence. Manifestement Coy ne disait pas des choses gentilles (étonnant n’est ce pas) car le visage du derviche était déformé par la haine. Il lâcha une menace au comlink tandis que son voisin utilisait le sien pour donner l’alerte.
-Ici le groupe de patrouille B, on a de la visite, je répète on a de la visite par le côté nord nord-est, alerte générale Groupe de patrouille B terminé !
Lethos jura intérieurement et tout en dégainant son sabre bondit sur le derviche pour lui atterrir sur les épaules, ce dernier heurta violemment le sol et resta allongé. Lethos se releva rapidement et alluma son sabre laser. La lumière verte se répandit sur le chemin tandis que le derviche restant sortait son sabre et l’allumait. La lumière rouge vint se mélanger à la lumière verte, signe que le combat allait commencer. Ils se fixaient l’un l’autre et marchaient vers la droite, tournant en rond en cherchant une faille chez l’adversaire. Lethos sentait le côté obscur émaner du derviche, en moindre proportion que chez l’apprenti sith qu’il avait combattu mais il émanait tout de même. Ce devait être un sous fifre, drôle d’idée de laisser la surveillance à des novices…
Le derviche le coupa dans sa réflexion en le chargeant, effectuant un coup transversal avec son arme, Lethos évita sans problème l’attaque et profita de l’ouverture pour placer son genoux dans l’estomac de son adversaire. Puis il le saisit par les épaules et le poussa vers l’arbre le plus proche. Le derviche s’y cogna en jurant et se retourna, plus furieux que jamais, il fit pleuvoir une grêle de coup sur le padawan qui les bloqua l’un après l’autre puis leva son arme au-dessus de lui pour porter un coup plus puissant. Lethos effectua un tour sur lui-même en pivotant sur le coté, passant à côté de la lame meurtrière et profita de l’élan pour frapper son adversaire au côté, le sabre s’enfonça sans difficulté dans l’aine de l’adversaire. Celui-ci resta figé dans sa position fixant Lethos dans les yeux. Puis Lethos désactiva son sabre et son adversaire s’écroula, il ramassa le comlink et l’examina, le fonctionnement n’avait pas l’air très compliqué. Il l’alluma et s’adressa à Coy.
-Je vois que pour la discrétion vous avez encore décidé de laisser ça de côté. Ils viennent de donner l’alerte, vous allez avoir de la visite. Bonne chance pour la suite.
Il accrocha le comlink à sa ceinture et s’accroupit dans les broussailles, observant le temple, guettant le moindre signe d’activité. Un râle le tira de ses pensées, le derviche qui avait amorti son saut était en train de reprendre ses esprits. Sans hésiter Lethos le plaqua contre un arbre avec la force et alluma son sabre laser.
-Dans quelle partie du temple se trouve le prisonnier?
Le derviche ricanna, lui cracha au visage puis fit un bruit bizarre avec sa machoire, il commença à hoqueter, ses yeux se révulsèrent et son corps affaissa, il était mort. Lethos lacha le corps, essuya la bave de son visage et rengaina son sabre. Au moins il n'avait pas eu à le tuer. Puis il contemplaa le temple. Il devait s'y infiltrer mais comment? -
Post n°33
Auteur : LyzsLyzs savait que Coy n’avait aucun mal à achever ses ennemis. Tuer ne semblait pas le gêner, comme s’il ne se posait jamais de questions à ce sujet. Elle se disait jusque-là, qu’il avait de fortes convictions. Qu’il ne se permettait pas de laisser quiconque l’entraver lors de ses missions. Mais il en fut tout autrement pour cette fois-ci. Alors que son taux d’adrénaline retombait déjà, Coy coupa un bras du derviche pour l’empêcher de se défendre. Lyzs sursauta. Coy agissait comme un monstre, il se moqua même de sa victime avant de l’achever avec un sadisme des plus désemparant. La jeune chevalière fit un petit pas en arrière, elle s’éloignait de Coy avec difficulté. Elle tremblait, se second pas fut plus difficile que le premier. Le troisième l’était encore plus, sa vision se brouillait : des larmes commençaient à perler aux coins de ses yeux.
Achever un ennemi... Même si elle avait beaucoup de mal avec cette idée, elle s’y faisait doucement. Cependant, procéder d’une telle façon relevait de la cruauté pure et simple. Alors que Coy s’excitait en utilisant une métaphore des plus mal venues, Lyzs se cachait le visage de ses yeux mains pour sanglotter silencieusement. Sa tête tournait, son corps tremblait et elle avait envie de vomir à cause du choc. L’image qu’elle avait de Coy venait de se briser d’un coup d’un seul. Elle le voyait comme quelqu’un de protecteur et de sympathique, même s’il était parfois trop impulsif. Et maintenant, elle se retrouvait face à quelqu’un de si enthousiaste à l’idée de tuer qu’elle en perdait ses sens.
Lyzs aurait tant souhaité avoir une vie normale. Si les utilisateurs de la force n’étaient pas exploités qu’à des fins militaires, c’aurait été le bonheur. Mais non, sa route l’avait tout bonnement condamnée à supporter la mort, à marcher à ses côtés. N’y avait-il pas assez de vies à ôter sans qu’en plus il faille le faire le sourire aux lèvres ? Comment apprécier le fait de mettre fin aux jours de quelqu'un ? Pourquoi son partenaire lui semblait-il maintenant si différent ? Le visage toujours caché par ses mains trempées par les larmes, la jeune fille s’approcha de Coy. Elle avait attendu que celui-ci eut éteint son sabre avant d'oser faire quoi que ce soit. Sa voix était d'abord faible et tremblante, mais son ton monta au fur et à mesure que les mots sortaient.
— Tu vas devenir comme eux, Coy… COMME EUX !
Une fois arrivée devant lui, ses mains quittèrent son visage rougit par la tristesse et la colère. Elle attrapa le col du chevalier et serra les dents. Le visage toujours froissé par les sentiments négatifs, elle semblait se retenir.
— Si tu dois tuer, tue dignement !
Le peu de retenue qu’elle avait disparu d’un seul coup. Soudainement, elle se mit à secouer Coy de toutes ses forces en hurlant.
— TU N’ES PAS COY ! REND MOI MON PARTENAIRE ! REND MOI COY ! REND-LE-MOI !
Essoufflée, elle laissa son front se reposer contre l’armure du chevalier, toujours en le tenant par le col. Elle inspira dans un sanglot avant de continuer, sans changer de position. Elle regardait ses larmes tomber au sol en parlant.
— Tu n’es pas ce genre de sadique… Tu n’es pas ce monstre !
Elle poussa sur ses deux mains pour se dégager elle-même, elle poussa un peu Coy dans le même mouvement. Le regard courroucé de Lyzs dévisageait son partenaire. Elle était toujours hors d’elle.
— Sois humain ! Ou ne sois rien !
Ses yeux se posèrent sur le cadavre, elle n’en pouvait plus de le voir là. Sa présence, s'il n'avait jamais existé... rien de tout ça n'aurait eu lieu. Dans sa rage, elle usa de la force pour lui reprendre le comlink et propulsa le corps d’un geste sec dans la forêt. Celui-ci fut envoyé si violemment que plusieurs petits arbres se cassèrent sous le choc. Un violent courant d’air provoqué par colère de Lyzs accompagna le défunt à travers les branches. Alors que l’air agité meurtrissait un peu plus la flore avant de disparaître calmement. Lyzs se tourna vers les deux soldats, elle avait honte et elle n’était toujours pas calmée. Elle les pointa du doigt, son visage était menaçant.
— Pas un mot de tout ça aux autres.
Elle remarque que le bras qu’elle tendait vers les deux hommes tremblait, elle était à bout. La chevalière réalisait peu à peu tout ce qu’elle venait de faire. Elle se tourna de façon à n’avoir personne dans son champ de vision. Elle essuya ses larmes sur ses gants déjà humides et regarda le sol. Il allait falloir se reprendre, il y avait une mission à accomplir.
*Je veux en finir, je veux quitter cette planète... être tranquille...* -
Post n°34
Auteur : ZaalbarAlors que le groupe se déplaçait, ces membres finirent par arriver en vus d'une sorte de temple. Le padawan de maitre Cliv, annonça au wookie, qu'il pouvait faire sa mission en solo désormais. Zaalbar le laissa partir en solo, et pensa, qu'effectivement lethos avait le sérieux requis, pour s'en sortir seul. Le Wookie décida même d'aider l'infiltration du Padawan en tentant d'attirer des Derviches sur lui. Le Wookie activa son sabre et arriva au temple de face, il n'hésiterait pas à terminer l'existence des êtres obcur, qui lui ferait face. Cela pouvait paraitre obscur comme raisonnement, mais pour Zaalbar cela sauvera de nombreuses vies futur. Car tous les derviches, que Zaalbar tuera ne pourront plus prendre de vie. Puis le jedi annonça à Trent et ces hommes, qu'il allait pénétrer dans le temple en attirant les Derviche sur lui. Et il rajouta :
Si vous voulez m'aider et participer au combat, vous serez les bien venu.
Puis immédiatement Zaalbar lança son attaque sur le temple et les derviches, en espérant que cela ne causerait pas la mort de Maitre Cliv. Le chevalier se trouvait dans la mêlée et entre son sabre laser et sa condition de Wookie, Zaalbar n'avait besoin de s'acharner, sur ces cibles. Il avançait même de façon régulière, mais il y avait des chances que le chevalier finisse par fatiguer, si les ennemies présent dans le temple. Mais Zaalbar avait l'avantage de la force. -
Post n°35
Auteur : Coy SjanneurVoir Lyzs s'emporter et pleurer eût un effet d'électrochoc sur ma personne ! Etais-je devenu si repoussant et violent... Un monstre sans cœur ? Le coté obscure avait-il cet effet là ? Qu'allait-"Elle" penser de moi si elle me voyait dans cet état là.
Plongé dans mes pensées, l'espace et le temps se figea, j'avais l'impression qu'une seconde devenait une éternité.
L'heure était à une profonde remise en question !
Devais-je continuer dans cette voie là ? Ma respiration ralentissait et se stoppa net, Lyzs qui avançait comme une furie s'était arrêtée, plus rien ne bougeait, c'était comme si mon esprit était sortie de mon corps; je ne saurais l'explique : c'était comme si en l'espace d'un instant j'avais mit un film Holonet sur pause.
Je pouvais me voir de la tête au pied comme si je me voyais à travers un miroir, amusant d'ailleurs puisque j'avais toujours mon sabre laser allumé, je pouvais également voir les soldats qui, eux, fixaient le cadavre du Derviche. Le temps toujours figé, mon corps ne bougeait pas d'un yota mais mon esprit, lui, semblait défier l'espace et le temps et pouvait se déplacer aisément, j'en profitais alors pour allez observer Lyzs d'un peu plus près et c'était avec le cœur brisé que je pouvais voir la jeune fille réprimer ses larmes.
En voyant cela, l'espace se changea et un autre décor prit place, j'étais d'un coup revenu sur Coruscant très loin de Dagobah et sa forêt luxuriante...
"Je suis...chez moi ? Que se passe t'il ?" me disais-je d'un air plus qu'inquiet.
En observant attentivement ce qui m'entourait, j'étais allongé dans mon lit, et je pouvais sentir "quelque" chose qui se blottissait en mon sein. C'était "Celle" que je recherchais depuis maintenant plusieurs mois et qui était maintenant dans mes bras...
-Je.. mais ?
-Chuuuuut ! me disait-elle en posant son index sur ma bouche.
Le décor rechangea, j'étais maintenant en train de revivre tous mes souvenirs mais d'un point de vue extérieur, "Elle" était en train de me reparler de son rêve d'apporter la paix dans la galaxie, de "préserver" la vie ; une espèce de jedi en somme. Et puis d'un certain point de vue c'était ce que j'étais en train de faire en éradiquant les Derviches : préserver la vie.
Soudain, une ombre apparut dans mon dos et me chuchota :
-Non, tu répands la mort !
Je me retournais alors brusquement pour savoir de qui provenait cette réponse. Le temps de me retourner que le décor se changea, et je me vis, sabre à la main dans la soute du vaisseau, transperçant le cœur du garde impérial qui en voulait à ma vie. Une seconde plus tard j'étais sur l'une des lunes de Yavin revoyant ma coéquipière et moi-même tenter de survivre en tuant ces espèces de pieuvres, puis j'observais mon propre combat contre ce derviche qui me défigura mais qui paya son acte en perdant sa tête pour finalement me voir découper avec un grand sadisme le Derviche. A ma grande surprise, j'avais l'impression de prendre tout ça à la légère, comme si ce n'était qu'un jeu, sauf que là je n'avais qu'une vie !
Temporairement parlant, il ne s'était passé qu'une seconde mais c'était plusieurs mois de ma vie qui venait de s'écouler devant mes yeux. Le retour sur Dagobah fut à la fois pénible et violent, mais le temps semblait toujours arrêté.
L'ombre réapparu devant moi, et c'était avec stupeur que je m'aperçu que cette personne n'était autre que moi-même... Sauf que cet autre moi était différent, plus sombre et dégageait une aura malfaisante. Ma main droite se colla alors contre mon front, je perdais pied - ce n'était pas possible autrement.
-Non tu ne perds pas pied Coy : je suis Toi.
Et c'est moi, qui par caprice t'ai fais revivre tout ça...
Certaines différences étaient quand même notable, d'abord il n'avait pas la même couleurs des yeux que moi, les siens étaient jaune, sa peau était presque aussi blanche qu'un cadavre, il avait plusieurs cicatrices sur le visage, mais je pu quand même reconnaitre ceux que m'avaient infligés le derviche. Après ma petite inspection, il reprit :
-Ne te surcharges pas de poids mort inutile, arrête ta quête futile à rechercher cette fille,
tue la jeune fille qui t'accompagne, empreigne toi de la puissance que je te propose, répands la paix d'une main de fer. Fait toi du bien, fait moi du bien, pour notre avenir à nous, Coy...
Notre avenir... disait mon double en tendant ses bras dans ma direction.
-...
Ma propre voix résonnait dans ma tête, quête futile ? L'abandonner ? Tuer Lyzs ? Mon double était-il sérieux ? C'était avec colère que j'agrippais mon sabre laser imaginaire et donnait un coup dans la direction de mon double qui bloqua mon coup de sabre en dégainant sa lame rouge. Il me fixa droit dans les yeux en affichant le même sourire sadique que j'affichais lorsque j'avais mutiler ce pauvre derviche :
-Que tu le veuilles ou non, ton destin est déjà tracé Coy, ce n'est qu'une question de temps.
Tu tueras tout ce qui compte réellement pour toi : celle que tu aimes, cette soit disant "petite soeur", ce chevalier "Froome" !
Tu sombreras et à ce moment là, le Seigneur Kovarn te relèvera et je prendrais ta place !
-...
Mon double prenait l'ascendant sur notre face à face, je peinais pour le repousser, et il continua :
-Sans moi, tu n'es rien. C'est grâce à notre colère que jusqu'à maintenant tu survis !
GRACE AU COTE OBSCURE !
L A I S S E M O I T A P L A C E !
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Pris de frayeur mélanger de colère je tapais frénétiquement le sabre de mon adversaire qui perdit pied et s'écroula. Ce dernier me regarda une dernière fois, tout en disparaissant petit-à-petit. Juste avant de disparaitre il me lâcha une dernière phrase qui me glaça le sang :
-A chaque décision, je m'assurerais de t'indiquer celle qui te fera chavirer vers notre avenir.
Sois en sûr Coy ! Je ne te laisserais pas gâcher notre avenir !
-Je t'aime ! disait une autre ombre qui avait observé la scène mais qui disparut en même temps que mon double.
Mon combat intérieur était finit. J'avais fini ! Et le retour à la réalité se fit d'un coup.
-Monsieur ? On y va ? disait le soldat tout en secouant mon bras.
-Oui, oui ! répondis-je au soldat.
Quinze seconde, les quinzes les plus longues de ma vie !
Je me mis à rattraper Lyzs, lui tapotant la tête et lui affichant mon sourire le plus radieux tout en essuyant sa joue à l'aide de mon gant :
-Je te promets de ne pas recommencer. Disais-je en repensant à mon double. Croix de bois, croix de fer - si je mens je vais en enfer !
Objectivement, ma descente aux enfers commença ce jour là... -
Post n°36
Auteur : LyzsLa respiration de Lyzs se stoppa quand Coy se mit à la traiter comme une enfant. Celui-ci tapotait une fois de plus sur la tête de la jeune fille. Cette attitude commençait à l’agacer : ce n’était plus une gamine ! Et puis, il venait de faire quelque chose de grave. Comment pouvait-il réagir avec autant de légèreté ? Encore énervée, Lyzs entreprit de lui mettre une claque. Elle était poussée par son sens de la justice et frappée dans son égo par la réaction de son partenaire. Cependant, elle interrompit son geste à quelques centimètres de la joue de celui-ci. Quelque chose venait de changer dans le regard de Coy. Quelqu’un chose qui pouvait peut-être avoir un rapport avec l’étrange sensation qui flottait dans l’air un peu plus tôt. Elle ferma son poing et le laissa retomber mollement sur l’épaule de Coy. Elle soupira.
— Cette planète ne nous fait vraiment pas du bien… Finissons-en vite.
Lyzs pensait que, s’il y avait un chemin de ronde, celui-ci donnerai forcément accès à l’intérieur du repaire. Elle s’avança près du mur et regarda vers le haut. Elle se mit à sautiller de plus en plus haut, comme pour s’échauffer : elle cherchait en fait à retrouver une impression de puissance dans les jambes. C’était une sensation qu’elle avait éprouvé une fois auparavant, en cherchant à échapper au sith responsable de la mort de sa tante. Au bout de quelques sauts, elle savait qu’elle arriverait à atteindre son objectif. En fléchissant un peu plus les jambes, elle se donna assez d’élan pour sauter sur sa cible qui était dix mètres plus haut. La force était bien pratique, cette sensation proche du vol ne dura qu’un bref instant. Elle eut peur de mal calculer son saut, mais il n’en fut rien. Un peu rassurée de ne pas s’être ratée, elle jeta un coup d’œil en bas pour voir les autres.
— Je vais…
Elle fut interrompue, quelque chose lui serrait la gorge. La chevalière ne comprenait pas, personne n’était à côté d’elle. Du coin de l’œil elle voyait un derviche se concentrer, les mains tendues vers elle. Elle comprit alors qu’elle était victime d’un étranglement par la force. Les pieds de la jeune fille commençaient à quitter le sol, elle était impuissante, quand soudain un tir de blaster se fit entendre. Elle retomba net et se stabilisa : un des soldats venait de tirer sur le derviche qui n’était finalement pas seul. L’assassin dut renoncer à l’étouffement pour se mettre à couvert. Il alluma son sabre, Lyzs répondit en lui rendant la monnaie de sa pièce : elle l’étrangla à son tour. Elle respirait fortement, comme dépassée par son pouvoir. Si elle continuait, elle tuerait cet homme. Que faire ?
La question fut vite réglée : elle dut à son tour s’arrêter. Le deuxième derviche attaquait à son tour avec des éclairs de force. Lyzs dressa son bouclier juste à temps, les éclairs heurtaient celui-ci en produisant un son métallique. La bulle de force était parfaitement visible à cause des chocs électriques la parcourant, mais la jeune fille n’était pourtant pas tranquille derrière sa protection. Le premier derviche avançait sur elle, il utilisait son sabre pour dévier les tirs des deux soldats qui se mirent à l’attaquer lorsqu’il fut à découvert, le deuxième était presque accroupit pour éviter de se montrer. Elle dut supporter deux coups de sabre dans sa protection immédiatement après que les éclairs eurent cessés. Lyzs fit éclater son bouclier, ce qui propulsa l’assaillant au niveau de Coy et des deux soldats. Ceux-ci concentrèrent les tirs sur la cible qui se releva aussitôt, il parait les coups de son sabre rouge en se ruant avec rage sur le chevalier.
De son côté Lyzs, faisait face à un derviche maintenant libéré de la menace du feu des soldats. Celui-ci alluma ses deux sabres et se mit en garde. La chevalière hésitait, elle n’avait pas vraiment envie de se battre à mort avec quelqu’un une fois de plus. Sa main allait attraper son sabre, puis elle renonça. L’assassin sourit et profita de ce léger trouble pour foncer, c’était sans compter sur la poussée de force que la jeune fille. L’homme glissa sur quelques mètres, soulevant par la même occasion la poussière qui s’était accumulée dans l’endroit. Il chargea une nouvelle fois, Lyzs tenta de l’étrangler mais le derviche sembla refuser de se laisser avoir par ce tour : il se libéra directement de l’étreinte d’un geste des deux bras. Tout en avançant, en marchant cette fois, il nargua la jeune fille :
— Trop faible ! Sors ton arme et bas toi. Meurs ! Meurs ! Meurs ! Ah, c’est si triste… ils nous envoient des enfants ! Ah ah ah !
Lyzs ne répondit pas, elle se contenta d’esquiver les trois coups que le derviche lui porta. Elle sauta en arrière et poussa toute la poussière présente sur le chemin de ronde d’un geste des deux mains. C'étaient les particules qui flottaient encore paisiblement dans l'air à cause de sa poussée de force qui lui donnèrent cette idée. Elle visait les yeux de son ennemi, celui-ci dut croiser les bras devant sa tête pour se protéger. Une fois le nuage passé, la chevalière était déjà en position et en train de lui asséner un coup de pied meurtrier dans les parties sensibles. Sur le coup, l’homme tomba à genoux. Ironiquement, ses sabres s’éteignirent et Lyzs l’assomma d’un grand coup de coude. Sans attendre, elle sortit un câble de se ceinture utilitaire et s’en servit pour attacher les mains de l’homme entre-elles. Elle fit de même pour les pieds. De peur, elle serra si fort que c’en était presque de la torture, mais elle ne s’en rendit pas compte et le derviche non plus. Cela pourrait s’avérer être utile d’avoir un des leurs en vie. C’était une manière de garder un derviche sous la main des fois que tous les autres barbares les massacrent entièrement. Un étrange optimisme commençait à l’envahir, l’adrénaline du combat mêlée à la victoire n’avait pas un goût désagréable. Et cette fois, elle n’avait tué personne. Du moins, pas directement : il était temps de voir comment s’en sortaient ses camarades un peu plus bas. Tout en regardant, elle entendait un combat se dérouler à l’intérieur. Il y avait donc bien une entrée par le chemin de ronde, des cris typiques des habitants de kashyyyk résonnaient à l’intérieur. Zaalbar était en action. Sans quitter ses alliés des yeux, elle sortit le comlink qu’elle avait arraché au cadavre un peu plus tôt. Elle l’activa.
— Lethos ? Vous en êtes où ?
Pendant ce temps, dans la salle principale du temple les têtes pensantes se concertaient. L’inquiétude et la rage commençaient à supplanter l’assurance dont les maîtres des lieux faisaient d’habitude preuve.
— Les groupes A, B et D ne répondent plus !
— Mais c’est incroyable, ils nous envoient un wookie de front ! Ils se foutent de nous !
— Oui, mais il tient bon le salopard !
— Combien d’hommes sont sur lui ?
— Euh… beaucoup ?
Assez contrarié, le chef des lieux usa de la force pour étrangler le malheureux. Celui-ci se débattait pitoyablement en frappant l’air de ses jambes. Il essayait de parler entre deux bouffées d'air prises avec difficulté.
— Je… je sais pas ! Je… sais pas… laissez-moi…
Tout en soupirant, le puissant derviche relâcha son étreinte. Extrêmement remonté à l’idée de se faire attaquer de tous les côtés, le derviche se mit à parler d’une voix pleine de rage.
— Je vous ordonne de tendre une embuscade à ces intrus… Et vous me collez les trois quarts de l’effectif à la surveillance ! Vous n’êtes que des moins que rien ! On n’est décidément jamais mieux servi que par soi-même.
Il marqua une pause et se tourna vers une immense stèle noire plantée au centre de la grande pièce. Il leva les bras en inspirant, comme pour s’imprégner des émanations obscures qui en sortaient. Les autres derviches présents furent secoués par le charisme de leur leader, ils le respectaient bien que certains sentaient un frisson chatouiller leur échine.
— Ramenez tous ceux qui ne se battent pas déjà ici. Nous nous occuperons d’eux en ces lieux.
Il se tourna alors vers le maître jedi maintenu prisonnier dans cette même salle, il était attaché par tous les membres à une table verticale et semblait très mal en point.
— J’aurais eu mieux fait de vite en finir avec toi…
Il accompagna ses paroles d’une salve d’éclairs de force. Sa victime convulsa un moment avant de commencer à respirer difficilement. Le vieil homme ne passait vraiment pas un bon quart d’heure. -
Post n°37
Auteur : Trent KithTrent sprinta à découvert, avant de rencontrer violement le mur de pierres abîmées avec son dos. Les plaques d’armures, dont le marquage régimentaire s’écaillait de plus en plus, s’entrechoquèrent et le soldat émit un léger grognement. Les deux autres trooper se postèrent juste à côté de lui, couvrant le major. Kith réactiva le scan à courte portée et confirma les emplacements des signatures thermiques qu’ils avaient relevées quelques instants plus tôt.
Il baissa son blaster le long de son torse et se plaqua complètement le long du mur d’une des ailes du temple, et pencha lentement son casque pour observer le reste du bâtiment. Il remarqua un petit groupe de gardes trottinant près d’une des entrées, mais rien de particulier n’attira son attention.
Alors qu’il s’apprêtait à dire à ses hommes de s’élancer vers le couvert suivant, plusieurs bruits indistincts résonnèrent dans la flore luxuriante de Dagobah. Et le silence suivit, un silence qui fit que Trent se crispa sur lui-même, agrippant son DC de toutes ses forces. Il espéra de toutes ses forces que son comlink ne s’activerait pas, mais la fréquence utilisée par le 31ème régiment s’afficha sur son ATH.
- Chef, on a eu un problème, c’est fichu pour la discrétion.
- Bon sang ! Qu’est ce qu’il s’est passé Dalv ? Vous deviez infiltrer silencieusement l’objectif !
- Heu… Nous sommes tombés sur une sentinelle et…
- Bon, je m’en fiche, tant pis pour la discrétion. Ne lâchez surtout pas les chevaliers, j’ai l’impression qu’ils attirent souvent les ennuis sur eux. Terminé.Trent serra les dents sous son casque et inspecta nerveusement son blaster. C’est alors que le chevalier jedi Zaalbar l’avertit de son assaut solitaire qu’il allait mener. Avant que Trent ne puisse dire quoi que ce soit, le wookie s’élança vers les gardes de l’entrée juste en face d’eux, et engagea un combat épique.
C’en était presque fascinant de voir le colosse poilu parer les coups ennemis, et progresser à son rythme sur le sol envahit par la végétation, comme si tout ceci était naturel pour lui.
La fascination laissa place à la peur, le jedi ressemblait presque à une machine à tuer, sa technique de combat rôdé était dévastatrice et plusieurs corps sans vies rejoignaient déjà le sol, les membres tranchés, de la fumée s’élevant légèrement de leurs plaies.
Le major s’appuya contre le mur en soupirant, la situation dégénérait plus vite qu’il ne l’aurait pensé. Des tirs reconnaissables de DC se firent entendre, depuis une position que Trent estimait être celle du deuxième groupe. Ainsi eux aussi avait engagé le combat, de manière brutale. Il rit à gorge déployé à travers les haut-parleurs de son casque, en posant sa main gauche sur le haut de son casque.
*Toujours quelque chose pour t’enfoncer un peu plus, hein ?*Inspirant un grand coup il se tourna vers ses deux soldats, et leur fit une série de signes rapides, indiquant qu’ils devaient progresser lentement vers leurs couverts, tout en couvrant du mieux que possible le jedi qui s’était littéralement jeté sur l’ennemi. Les trooper confirmèrent et Kith s’élança vers la porte principale.
Il glissa légèrement sur du lychen, et se stabilisa, il devait absolument se calmer pour bien viser. Il releva son DC-15s et aligna la première cible, un derviche sprintant vers Zaalbar. Il décocha une petite rafale et faucha l’adversaire. Trent s’arrêta et mit un genou à terre, puis cibla sa prochaine victime.
Un tireur embusqué sur le toit du bâtiment voisin. Plusieurs lasers bleus touchèrent de plein fouet l’ombre de son poste en hauteur. Le cadavre de l’assassin chuta lourdement sur le sol. Les deux autres trooper vinrent se joindre à lui, et les soldats commencèrent à avancer vers la porte, couvrant la zone de traits bleutés glissant dans les airs, frappant des ombres et des silhouettes noires, les éclairant à l’impact. A mesure que le major appuyait sur la détente, il sentait la douleur de son bras gauche disparaître, et étrangement le stress ne l’encombrait pas spécialement, il se sentait très calme pour une fois sur le champ de bataille.Les tirs combinés des commandos et les coups de sabre de Zaalbar vinrent à bout du groupe de gardes derviches, et Trent se posta devant la volée de marches menant à la première salle du temple. Les deux autres combattants se postèrent le long de l’allée principale de façon à couvrir les angles de contre-attaques possibles. Le major balaya les alentours avec ses senseurs, puis vérifia la cartouche de gaz et les réserves dont il disposait. Il inspecta ensuite les cadavres de leurs ennemis, et observa leur tatouage et scarification qu’il trouva purement ridicule. Il compta les cadavres et se retourna vers la jungle de Dagobah. Il se sentait un peu plus apaisé que
* Pas assez pour vous venger les gars, vous valiez plus que ça. Encore une petite dizaine et ça devrait être bon.*
Trent se tourna vers le wookie.- Zaalbar, vous êtes vraiment un combattant puissant… J’aurais préféré une autre approche que celle-ci, mais je reconnais qu’elle a été efficace. Cependant, je ne peux pas continuer plus loin, il faut que j’attende le reste du groupe, pour que nous puissions sécuriser les lieux. Je vous déconseillerais d’y aller tout seul là-dedans, mais vous êtes libre, et ce n’est pas moi qui vais vous empêcher de faire quoi que ce soit.
Kith observa encore une fois les environs et tenta d’ouvrir le canal radio, mais une avalanche de parasites et de bruits statiques résonna dans ses oreilles. Surmontant leur désagréable apparition, il continua l’émission.
- Dalv, je sais pas si tu me reçois, mais si jamais, transmet aux chevaliers qu’on est prêt de l’entrée principale et que le périmètre semble sécurisé. On reste en stand by sur les lieux en vous attendant. Terminé.Trent s’agenouilla et observa la structure. Maintenant que l’affrontement était terminé, il lui semblait que quelque chose glissait autour d’eux et surtout que cette chose tentait de communiquer avec lui. Il resta sans bouger un moment, et fini par ressentir ce qu’il avait vécu dans l’académie abandonnée de Dantooine. Une force étrangère essayait de rentrer dans son armure, et plus le temps passait, plus elle voulait le faire avec violence.
Il secoua sa tête et frissonna soudainement. Il doutait de ce qui lui arrivait, lui qui ne croyait qu’en des faits concrets et scientifiques, quelque chose au-delà de son raisonnement existait bel et bien ici, et son instinct lui disait que cette chose n’était sûrement pas bienveillante. Un des soldats s’assit brutalement en grognant, comme si ses jambes s’étaient dérobées sous lui, puis se releva lentement et se repositionna.
Le major resserra sa prise sur son arme et s’installa près d’un rebord, une bonne couverture. Il allait falloir faire preuve d’une volonté de fer s’il ne voulait pas devenir fou. -
Post n°38
Auteur : LethosLethos observait le temple derviche depuis plusieurs minutes quand il sentit une perturbation dans la force. Il sentit Coy subir de plein fouet les émanations obscures du temple et basculer du côté obscur de la Force. Il sentait la haine envahir le chevalier. Il entra aussitôt en méditation et se focalisa sur le groupe des chevaliers. Il localisa facilement Coy, Lyzs devait être dans les parages. Coy venait manifestement d’achever de manière horrible un adversaire, Lethos pouvait sentir le trouble chez les clones, pendant ce temps-là des présences obscures se rapprochaient de leur position. Avant que Lethos n’ai le temps d’allumer le comlink les derviches étaient déjà sur eux. Il rompit sa méditation, il avait confiance dans les capacités des deux chevaliers et des clones qui les accompagnaient. Il se focalisa ensuite sur Zaalbar, le wookie se précipitait sur un groupe de derviche, à travers la force cela ressemblait à une boule lumineuse qui fonçait vers un nuage noir. Mais là encore il ne se faisait pas de soucis, le wookie était un dur à cuir et un chevalier jedi, il était assez puissant pour s’en sortir. Alors qu’il rompait la méditation il sentit la conscience de son maitre se fixer sur lui, comme si un lien s’était créé entre eux, il sentait son maître souffrir, sa vitalité diminuait petit à petit, si il ne se dépêchait pas le nautolan finirait par mourir.
Lethos se releva et s’approcha de la lisière de la forêt, à quelques mètres devant lui se trouvait le mur de garde et au-delà, le bâtiment principal du temple, pas de traces de derviches, il en restait certainement à l’intérieur mais le plus gros des troupes devait être en train de combattre. Se rappelant sa course dans les grottes de Dagobah, il concentra la force dans ses jambes et se mit à courir, vite, de plus en plus vite, en quelques secondes il avait atteint le mur, sans ralentir il bondit pour atterrir de l’autre côté. Il était à présent dans une sorte de jardin, des fontaines étaient disposés çà et là mais aucune eau ne s’écoulait, le jardin était mort, abandonné. Devant lui se trouvait une entrée, baignant dans l’ombre, il se précipita dessus…pour être renvoyé avec une force inouïe. Il atterrit brutalement sur le sol et glissa sur quelques mètres tandis qu’une silhouette s’extirpait de la zone d’ombre.
-Tiens tiens, un rat tente de s’introduire chez le maitre ? Qui es-tu ? Tu ne fais pas partie du groupe que nous avions repéré…
-Que voulez-vous…J’adore faire des surprises. Répondit Lethos en souriant.
La silhouette s’avança dans la lumière, c’était un humain d’une trentaine d’année, de très haute taille, le teint pâle, le torse nu et recouvert de tatouages sith. Il posa la main à sa ceinture et dégaina son sabre laser. Une lame démesurée sortit du manche tandis que le sith bondissait sur Lethos, celui-ci esquiva l’attaque mais ne put empêcher la lame de lui entailler légèrement le front, il avait sous-estimé l’allonge du derviche couplée à la longueur inhabituelle du sabre. Ça tombait bien son sabre aussi était plus long que la moyenne. Allumant son sabre il bondit en arrière et prit appui sur le mur pour tenter une attaque par le haut, le derviche esquiva aisément et répliqua avec une poussée de force, frappé de plein fouet Lethos se releva dans une sorte d’abris triangulaire, le toit soutenu par trois piliers.
Le derviche s’avança lentement, savourant sa victoire proche. Lethos savait pertinemment qu’il n’avait aucune chance en combat loyal, il allait devoir ruser. Il commença à pivoter sur le côté et se mit dos à un pilier. Le derviche accourut sur lui et tenta de le décapiter, Lethos fit une roulade et esquiva l’attaque, se retrouvant contre le corps de son adversaire, il enchaina aussitôt avec un coup de crâne dans l’estomac associé avec un coup de pied qui fit légèrement reculer le derviche. Celui-ci répliqua avec un coup aveugle, la douleur faussant sa perception. Pendant ce temps Lethos recula puis effectua une poussée de force sur le pilier endommagé. Ce dernier s’effondra, tandis que le toit vacillait lentement, le derviche commençait à reprendre ses sens quand Lethos bondit sur la partie instable du toit qui bascula sur le derviche. L’abri s’effondra totalement, créant un nuage de poussière. Lorsque le nuage se dissipa, Lethos put apercevoir le bras de son adversaire, dépassant de dessous ce qui avait été l’abri. Essoufflé il s’assit quelques secondes pour reprendre son souffle puis pénétra dans le bâtiment principal, l’intérieur du temple était orné de symboles inconnus et de stèle, c’était comme un tombeau. Lethos allait entrer dans ce qui semblait être une salle à manger quand le comlink s’activa bruyamment.
-Lethos ? Vous en êtes où ?
Tout en jurant intérieurement Lethos se précipita dans un coin et porta le comlink à sa bouche.
-Ma foi je vais bien merci de me le demander, je viens de m’introduire dans le temple et d’ici quelques minutes je serais dans le bâtiment principal. Vous avez réussi à vous défaire de vos agresseurs ? Normalement si tout va bien je ne tarderais pas à vous rejoindre.
Malgré le danger évident de sa situation il ne put s’empêcher de répondre avec le sourire et avec humour, grâce à cela la pression qui s’exerçait sur son corps diminua un peu. Il attendait la réponse de Lyzs quand une voix s’éleva ainsi que le bruit caractéristique de sabres laser que l’on allume.
-Qui est là ??
Sans réfléchir Lethos écrasa le comlink avec son pied et se retira de sa cachette, tant pis pour la discrétion, il aurait fini par être repéré de toute façon. Devant lui trois derviches se tenaient dans l’entrée de la cantine, leurs armes allumées, leur position indiquaient clairement que ce n’étaient pas des novices, il ne s’en sortirai pas aussi bien que dans la jungle.
-C’est moi !! Répondit–il avec un sourire. Voyez-vous j’avais un p’tit creux et je n’ai pas pu m’empêcher de venir ici dans l’espoir de me mettre quelque chose sous la dent.
-Très drôle !! Ne bouge pas, rends toi et tu auras la vie sauve…pour l’instant.
Mais bon sang pourquoi se moquait-il d’eux comme ça ? Il fallait croire que malgré le peu de temps qu’ils avaient passés ensemble la personnalité de son maître avait déteint sur lui. Que pouvait-il faire ? Continuer à les baratiner ? Stupide. Combattre ? Il ne s’en sortirait jamais vainqueur, se rendre ? C’était tout aussi stupide…ou alors…temporairement. Il y avait une bonne vingtaine de mètres entre eux et les derviches progressaient très lentement, par prudence. Il tenta alors le tout pour le tout. Il se concentra comme il ne l’avait jamais fait pour essayer de localiser Lyzs, la dernière fois il avait failli y arriver. Maintenant qu’il la connaissait un peu plus il était sûr qu’il pouvait y arriver. Il localisa facilement Coy, Lyzs ne devait pas être loin. Il s’agissait maintenant localiser précisément la chevalière pour ensuite instaurer un contact télépathique. Il lutta quelques minutes, du sang commença à couler de son nez sous l’effort, son corps commença, il allait forcément y arriver. Mais rien à faire, elle restait obstinément invisible, pas très pratique pour rester en contact… Lethos commença à rager intérieurement, il n’avait plus le temps de chercher Zaalbar il allait devoir faire confiance au boucher primate. A grand regret il se connecta au chevalier et entreprit de lui expliquer la situation.
-Salut mon grand!! Je n’ai pas beaucoup de temps donc écoutes-moi et tais-toi. Je suis en face de trois derviches, nous sommes dans l’aile est du temple. Je vais me laissez capturer temporairement pour accaparer l’attention de l’ennemi. Profitez-en pour vous infiltrer dans le bâtiment principal. J’essaierai de vous recontacter plus tard pour vous dire où ils m’ont emmenés.
Puis il rompit la télépathie, épuisé, il faudrait vraiment qu’il parle à Lyzs de cette invisibilité qui l’isolait de la Force, pas que ç’était gênant mais un peu quand même. Quand à Coy il n'y avait plus qu'a espérer qu'il avait bien compris le message. Puis il se préoccupa à nouveau des derviches et leva les mains en signe de soumissions, le geste sembla rassurer les derviches, le premier d’entre eux asséna un coup de poing dans le ventre de Lethos et lui attacha les mains dans le dos. Puis ils le trainèrent hors de la pièce, ils parcoururent des couloirs, traversèrent des pièces, durant tout le trajet Lethos tenta de se situer mentalement par rapport à la cantine. Finalement ils l’escortèrent jusqu’à une salle sombre, au centre trônait une stèle noire. Devant la stèle se tenait un derviche qui lui tournait le dos, instinctivement Lethos sut qu’il était bien plus puissant que les autres derviches, celui-ci dégageait une aura noire, bien plus concentrée que ce qu’il avait pu observer jusqu’ici. Le derviche se retourna et adressa un sourire sinistre au padawan.
-Cher ami !! Vous tombez bien, mon dernier invité vient tout juste de nous quitter.
Tout en parlant il se décala pour dévoiler à Lethos le corps de Cliv Tolon, Instinctivement Lethos propulsa sa conscience vers le nautolan pour essayer de lui parler…mais plus rien n’émanait du corps, aucune pensée, aucune aura de lumière, ce n’était plus qu’un corps sans vie, le maitre jedi Cliv Tolon était mort… -
Post n°39
Auteur : ZaalbarLe combat avait été engagé contre les derviches et était déjà fini, il fallait reconnaitre que l'union de cinq trooper et d'un chevalier Jedi, faisait de gros dégâts. Les cibles que Zaalbar ne pouvait pas atteindre, étaient abattu par Trent ou l'un de ces hommes. Cette fois si, le combat avait tourné en l'avantage du petit groupe de Trent, quand ils n'étaient pas pris en surnombre, les troopers étaient redoutable. Le major reconnu même que Zaalbar était un puissant combattant, mais ajouta qu'il aurait préféré une approche plus discrète et qu'il devait sécurisé les lieux, avant de continuer l'avancée dans le temple. Trent rajouta aussi, au Wookie, qu'il devrait éviter de s'avancer seul dans le temple. Après ils ignoraient, combien, il pouvait rester dans le bâtiment. Après un tel combat, le jedi profita de la présence des trooper, pour méditer et surtout se calmer. Il lança tout même ceci à Trent :
Ne vous inquiétez pas, major. Je suis peut être fort, mais pas suicidaire. Pour l'entrée fracasante, c'est parce que vous étiez la, avec vos homme, que je me la suis permise.
Puis Zaalbar s'agenouilla et commença sa méditation, il ouvrit son esprit. Cela lui permis de percevoir, qu'il restait encore encore pas mal de derviches et de mercenaire sous leurs ordres. Puis Zaalbar se mit à ressentir un fort remous dans la force, au point qu'il se stoppa quelques secondes. Ne sachant pas d'ou sa venait, il espérait que personne ne se soit fait tuer. -
Post n°40
Auteur : Coy SjanneurDix mètres... Lyzs venait de faire un bond de dix mètres...
Le double maléfique et maintenant voir Lyzs joué au super-héro. Etait-ce encore une hallucination ? Je venais de rentrer dans un monde qui m'étais complètement inconnu. Lyzs avait confiance en ses moyens, et pouvait rivaliser contre les deux derviches qui souhaitaient sa mort. Je fus surpris de constater que le derviche pouvait sortir des éclaires à travers ses mains ou encore l'étrangler à distance. Etais-je moi aussi capable d'un tel exploit ? Déjà que monter sur le muret me paraissais impossible. Je me préparais à rejoindre Lyzs jusqu'à ce que la jeune fille m'envoya, en colis express, un derviche qui s'écrasa à mes pieds, face contre le sol boueux.
Sur le moment je fus surpris du spectacle que je venais de voir. Le derviche se releva, la face couvert de boue, son sabre à la main, il l'alluma et fonça sur le premier adversaire qui lui semblait le plus proche. Il me prit pour cible et fonça tête baissé, on aurait dit une de mes subtiles manœuvres ! Les soldats avaient percutés et déchargeaient leurs munitions sur l'ennemi qui les repoussait avec une aisance déconcertante !
Mon sabre s'alluma et se plaça entre la lame du derviche et moi-même. Un tir toucha le derviche, il répliqua en utilisant la force pour soulever les soldats et les projeta tous deux violemment contre le mur.
-Il est hors de question que l'on ait plus de mort dans notre camp aujourd'hui ! chuchotais-je.
-Quoi ? me disait-il en me dévisageant.
Je repoussais alors sa lame d'un geste brusque vers l'avant ce qui le déséquilibra, puis enchaîna une passe d'arme avec ce dernier. Il avait plus d'expérience que moi en matière de combat au sabre et je savais que faire durer le duel risquait de me coûter la vie. Certes d'un coté il avait l'expérience, mais moi j'avais la jeunesse combiner à la force, sans compter qu'il avait une blessure infligé par l'un de mes compagnons républicain, attendre l'ouverture était ma seule option.
-Là ! disais-je en utilisant une attraction de force qui visait le sabre de mon adversaire.
Surpris et désarmé, le derviche était maintenant à ma merci, un rictus se forma sur mon visage. Mon coté sadique, assoiffé de sang ainsi que de pouvoir reprenait le dessus, repenser à Lyzs et du savon qu'elle m'avait passé me fit revenir très vite dans le droit chemin. Le derviche souriait de toute ses dents, il avait lu en moi comme dans un livre, comme s'il savait quelque chose que j'ignorais. A genoux, face à moi, il me fixait - comme s'il me jetait un ultime défis, celui de lui ôter la vie. Sur le moment j'eus une hésitation.
-Alors petit ? As-tu peur ? La peur mène à la colère... La hummmpf
Le trooper lui assainit deux tirs, un dans la tête et l'autre dans le cœur, il posa ensuite sa main sur mon épaule avant de rajouter :
-Si vous hésitez trop, c'est vous qui risquez d'y passer Monsieur ! disait-il en lâchant mon épaule.
Le Major Trent nous informe qu'ils sont entrés dans le tem... Monsieur ?
Ne pas prendre de plaisir en tuant, ne pas prendre plaisir en tuant, ne pas prendre plaisir en tuant.
Cette phrase tourna en boucle dans ma tête laissant le temps pour les deux soldats de rejoindre Lyzs à l'aide de leurs grappins, me laissant pour seul compagnie : le derviche décédé. Voyant mon retard par rapport au groupe, je m'activais alors pour les rejoindre jetant le sabre du derviche aussi loin que je pouvais, puis observais le muret en me disant qu'il y avait un problème...
Comment on fait pour monter ? me disais-je en affichant un sourire béat.
-Comparé à toi, je joue avec mes crottes de nez, Lyzsounette... marmonnais-je dans ma barbe, bouillant de honte et de colère envers mon incompétence plus que flagrante.
Je me mis alors à singer Lyzs, et sautillait comme un idiot en espérant un miracle ! Je sautais finalement de toute mes forces, espérant atteindre moi aussi le haut muret et contre toute attente : je fis un bond normal. Malgré les dix mètres qui nous séparait je pouvais bien voir qu'elle aussi était morte de honte, et se tenait le visage dépité. Heureusement pour moi que le ridicule ne tuait pas.
Mon esprit s'échappa une petite seconde le temps de trouver un moyen de mieux comprendre la force.
Pour utiliser la pousser de force il faut que je concentre cette dernière dans mes mains, et si je faisais pareil mais en la concentrant au niveau de mes pieds ?
Je repris alors connaissance et pris mon élan pour mon deuxième essaie, je concentrais le maximum de force que je pouvais au niveau de mes pieds et une fois que je me sentis prêt, je me lança dans les airs. J'avais réussit !
OU PAS ! J'avais, peut-être, un peu... mal dosé !
J'étais dix mètres au dessus du groupe, bon... J'avais une belle vue, mais mon objectif était de rejoindre le groupe; pas de jouer au touriste ! Je redescendais aussi vite que j'étais monté.
-Wouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
Sur le moment j'avais eut la présence d'esprit d'utiliser une poussée de force pour contrebalancer la force de gravité.
Mon atterrissage fut tout de même lourd et le bruit de mon armure claqua contre le sol. Le groupe, et surtout Lyzs me dévisageait, comme s'ils venaient de voir un fantôme bizarre.
-Z'avez jamais vu, un Coy-volant ?
Bref ! Allons-y ! disais je en ouvrant la marche.
Le chemin de ronde débouchait sur un tunnel lugubre, j'ouvrais la marche comme à mon habitude, en m'assurant que ma coéquipière était bien entre moi et les soldats.
Tout à coup une voix plus que désagréable se mit à raisonner dans ma tête, c'était Lethos ?
( -Salut mon grand!! Je n’ai pas beaucoup de temps donc écoutes-moi et tais-toi. Je suis en face de trois derviches, nous sommes dans l’aile est du temple. Je vais me laissez capturer temporairement pour accaparer l’attention de l’ennemi. Profitez-en pour vous infiltrer dans le bâtiment principal. J’essaierai de vous recontacter plus tard pour vous dire où ils m’ont emmenés. )
Je me retournais brusquement vers Lyzs, d'un air inquiet :
-C'est quoi ce délire ? J'entends des voix ! J'entends des voix ?! J'entends le jedi Lethos ?
hurlais-je inconscient du danger qui nous guettais.
Trois derviches nous fixaient au loin, et nous attendait sabres allumés.
ça tombait bien, j'avais besoin de me défouler et de me changer les idées ! J'utilisais alors ma meilleure tactique pour surprendre les derviches :
je fonçais têtes baissé contre eux en espérant que le groupe me suivait de près.Spoiler : HRP
intérieur avec mon double dans la force ou des messages télépathiques avec d'autre PJ ou PnJ. -
Post n°41
Auteur : LyzsLyzs avait un peu honte des performances acrobatiques de Coy, mais elle était quand même satisfaite de retrouver son partenaire habituel. Un petit sourire vint défaire l’expression d’embarras qu’elle masquait derrière ses deux mains. Elle aurait même pu en rire si la situation n’était pas aussi grave, mais la mort planant dans l’air empêchait la chevalière d’être aussi souriante trop longtemps.
Assez satisfaite de voir que son coéquipier était revenu à la normale, elle le suivit dans l’entrée dont elle avait deviné la position. Finalement, elle n’était pas aussi inutile que ce qu’elle ne le pensait. Elle commençait à avancer quand soudain elle se souvint d’avoir entendu quelque chose de plutôt important. Elle se tourna vers l’un des soldats, et lui demanda tout naturellement :
— Vous avez bien informé le major du fait que nous avons trouvé une autre entrée ?
— Oui, bien sûr.
— Bien, on dirait que les derviches se réunissent au même endroit. Ils devraient pouvoir progresser tranquillement. Informez en le aussi. On ne devrait d’ailleurs pas tarder à…
Avant que Lyzs puisse finir d’expliquer la situation, Coy se mit à hurler. Il avait l’air inquiet, paniqué. La jeune fille craignait le pire, jusqu’à entendre la fin de ses propos.
— C’est quoi ce délire ? J’entends des voix ! J’entends des voix ?! J’entends le jedi Lethos ?
— Euh… et qu’est-ce qu’il… dit ?
C’était vraiment dommage : la jeune chevalière qui s’habituait très bien à la perception de force n’eut pas le temps de dire à Coy qu’ils allaient être attendus, ni de lui demander ce que Lethos lui avait dit puisqu’il partit en courant avant la fin de sa question. Etrangement, son partenaire ne semblait pas comprendre que Lethos pouvait communiquer par télépathie. Lyzs l’avait pourtant réalisé un peu plus tôt dans la journée alors qu’elle n’avait même pas été la cible du jedi. Coy n’avait pas du comprendre qu’il avait, à un moment, été le seul à entendre Lethos lui parler. Enfin… il saisirait la chose plus tard. Parce qu’au moment de cette réflexion le partenaire un peu trop téméraire fonçait déjà sur trois assassins qui les attendaient de pied ferme.
Les trois armes des derviches éclairaient le couloir qui commençait à manquer cruellement de lumière. La lueur rouge se rapprochait de plus en plus : ils avançaient. Lyzs décolla sa main droite du mur humide qu’elle tâtait depuis plusieurs mètres pour réaliser que Coy se jetait tête baissée sur trois ennemis dont il ignorait les capacités de combat. Les trois hommes marchaient de concert, chacun présentant une bonne garde, tandis que Coy courait vers eux. Selon Lyzs, c’était clairement le signe d’une mort prématurée pour son camarade. Elle utilisa les seules quelques secondes dont elle disposait pour trouver un moyen d’assister son partenaire. Soudain, une idée farfelue lui traversa l’esprit.
— Coy ! A terre !
Lyzs amorçait déjà le mouvement d’une grande poussée de force alors que le téméraire était encore en train de se laisser tomber au sol, mais elle stoppa son geste en remarquant que les trois derviches faisaient la même chose. Eux, ce n’étaient pas des rigolos : maintenant une poussée de force serait inutile. Lyzs changea de plan et commença un mouvement de traction en visant le plafond. Il y avait tout juste assez de lumière rouge pour qu’elle puisse deviner la forme des parois. Elle se servit de ceci pour décrocher violemment les supports au-dessus des têtes des derviches. L’effort était grand, mais il en valait la peine. Les lourdes pierres tombèrent sur les trois hommes en noir, mais deux d’entre eux réussirent à s’échapper de l’attaque en fuyant juste à temps. Le troisième, se sachant perdu d’avance, jeta son sabre en direction de Coy. Le laser rouge tournoya à toute allure à ras le sol, il soulevait la poussière en émettant un bourdonnement déformé par sa rotation rapide. Le projectile était suivit de près par les morceaux de plafonds qui s’entraînaient les uns les autres dans leur chute. Coy sembla réussir à bloquer le sabre et fut dans l’obligation de courir pour fuir l’effondrement. L’endroit baignait de plus en plus dans la lumière à mesure que le plafond se déchirait. Lyzs et les soldats reculaient doucement depuis déjà plusieurs secondes en observant Coy, la chevalière s’attendait au pire. Elle n’eut cependant pas à s’inquiéter trop longtemps : avec ses yeux à moitié fermés cachés sous son bras à cause du regain de luminosité, elle vit que les pierres cessaient de tomber une fois qu’elles eurent échoué à entraîner une nouvelle poutre porteuse. Le temple cessait enfin de trembler. Elle souffla, rassurée.
Par sa seule action, le bâtiment se retrouvait entaillé sur une bonne vingtaine de mètres. Lyzs sentait son cœur prêt à se déchirer. C’en était un peu trop pour elle, toute cette action. Elle avait l’impression de ne jamais pouvoir marquer de pause : il fallait avancer à nouveau. Le petit groupe reprit la marche en progressant péniblement sur les décombres. Lorsque Lyzs arriva au niveau du derviche enseveli elle se tortura l’esprit avec ses questions de morale habituelle. Elle avait pourtant sur son visage un air décidé : il allait encore falloir se battre bientôt. Cette mission d’infiltration s’était transformée en une attaque de front. La peur et la terreur qui se mélangeaient en elle luttaient contre sa volonté d’en finir. Elle avait envie de survivre, de s’en aller et de ne plus voir personne mourir. Mais tout ce qu’elle avait accompli jusqu’ici, tout ce pouvoir qu’elle avait gagné, c’était grâce à la chevalerie. Elle ne devait pas fuir, elle ne pouvait pas fuir. D’une oreille, elle entendait les deux soldats faire des remarques sur ce qui venait de se passer tandis que le vent secouait ses cheveux.
— Ca ne plaisante pas…
— Comme tu dis.
Les deux hommes de Trent n’avaient pas pu faire grand-chose à part regarder tout ce qui venait de se passer, ils se sentaient un peu derrière. Après avoir atteint la seconde partie du chemin, les deux chevaliers et les soldats avancèrent jusqu’à rejoindre une sorte de grand hall. Le tunnel les avait menés sur une corniche qui encerclait la pièce. Lyzs jeta un œil en bas. A gauche, un grand couloir d’où elle entendait des bruits de pas. A droite, une porte qui semblait donner sur la pièce centrale de l’édifice. Lyzs en était sûre : tout le monde attendait là-dedans.
La jeune fille évalua la hauteur et sauta pour rejoindre de rez-de-chaussée. La force l’accompagnant dans son atterrissage, elle ne fléchit que peu les genoux en touchant le sol. Puis, elle se tourna en direction des bruits de pas. Elle aperçut le jedi Zaalbar, Trent Kith et les deux soldats qui l’accompagnaient. Elle ne dit rien, elle se contenta de se tourner et de regarder la porte qui séparait les assaillants des assaillis. Elle s’attacha les cheveux, comme pour dire que c’était maintenant que ça allait vraiment chauffer. La chevalière sentait ses doigts trembler entre ses mèches, heureusement cela ne se voyait pas. Elle était sous pression, ce bref calme avant la bataille la paniquait un peu. Elle contempla ensuite les rais de lumière qui perçaient à travers les murs et le plafond du temple en écoutant les pas des uns et les grappins des autres. Elle serra les poings, pensive. -
Post n°42
Auteur : LethosLethos était désormais attaché à la verticale contre la stèle par de lourdes chaînes. Les chaînes trop serrées lui écorchait les poignets et empêchaient le sang de circuler complètement, sa bure et son sabre laser étaient par terre dans un coin de la stèle. Il était torse nu contre la pierre froide, il avait du mal à respirer et ses membres s’engourdissaient. Au pied de la stèle, le cadavre de son maître…Il lui semblait qu’il l’avait quitté la veille, et maintenant il n’entendrait plus les longs discours du nautolan. Une partie de sa vie s’était écroulée, il avait le regard vide, il ne disait rien, il ne pensait plus à rien, il se moquait éperdument de son sort, des derviches et de ses compagnons de missions, la mort de son maître et la destruction du lien qui les unissaient l’avait bouleversé.
Le seigneur derviche l’observait, l’état de choc de Lethos ne semblait pas lui convenir. Finalement il leva les mains et une gerbe d’éclairs frappa Lethos. La douleur envahit son corps quelques secondes puis disparut immédiatement. Sous la douleur Lethos hurla, son corps s’arqua puis se relâcha. Cependant la douleur ne suffit pas à le tirer de ses pensées. D’autres décharges suivirent, d’autres hurlements jaillirent de la bouche de Lethos, son torse commençait à présenter de vilaines brûlures, la chair était à vif à de nombreux endroits. Manifestement agacé le seigneur derviche alluma son sabre laser et fit une légère entaille qui se cautérisa instantanément, puis une autre puis encore une autre. Le seigneur derviche chantonnait tout en effectuant sa besogne comme si il était en train de passer un bon moment. Lethos tentait de ne pas crier mais la douleur était insupportable. Mais peu à peu, la douleur l'arrachait au choc, peu à peu il reprenait conscience. Soudain un bruit d’éboulement retentit, arrachant le derviche à son divertissement. Quand il se tourna de nouveau vers Lethos, ce dernier avait relevé la tête.
-On a repris ses esprits ? On est plus en état de choc ? Demanda-t-il avec un air faussement amical.
-Eh oui que voulez-vous, votre petit traitement à base d’électrochoc m’a changé un peu les idées, et maintenant mon cerveau fonctionne à nouveau à pleine allure. Votre traitement est vraiment efficace, vous devriez le faire brevetter. Répondit Lethos avec un sourire forcé.
Cette petite pointe d’humour lui valut une décharge plus longue puis le derviche l’empoigna violemment au niveau de la mâchoire.
-Tu penses vraiment que ta pathétique équipe réussira à arriver jusqu’ici ? Tu penses sincèrement qu’ils vont réussir à nous massacrer ?
-Ma foi c’est un bon résumé, bon pour ce qui est de me sauver j’ai des doutes mais je sais que je peux compter sur eux pour vous botter l’arrière train. Si vous tenez à m’électrocuter encore une fois vous pouvez le faire un peu plus à gauche s’il vous plait ? Je dois avouer que…
Il fut interrompu par un coup de poing dans la mâchoire puis le derviche leva les mains et lui projeta deux salves d’éclairs en rugissant. Manifestement il n’aimait pas l’humour…
-Mettons les choses au clair jedi. Vous êtes arrivés ici parce que je l'ai permis. Tu as surement remarqué le faible niveau des derviches que tu as croisés jusqu'ici. Ce sont tous des novices, mes véritables derviches tomberont sur tes amis et les anéantiront sans aucune forme de pitié.
Lethos ne tenta pas de le provoquer à nouveau, le derviche pourrait bien le tuer dans un accès de colère et ce n’est pas ce qu’il recherchait. Le derviche se détourna de lui et se dirigea vers une salle annexe. Profitant de ce répit Lethos ferma les yeux et commença à se calmer, la perte de son maitre le tourmentait encore mais il se devait de se rendre utile pour la mission. Petit à petit il réussit à faire disparaitre sa tristesse. Enfin il ne la fit pas disparaitre, il l’enfouit au plus profond de son être, il la ferait ressurgir plus tard. Il fit le vide en lui et commença à rentrer en méditation, la position n’était pas la meilleure mais il arrivait tant bien que mal à se maintenir dans cet état. Il projeta sa conscience en direction de l’origine du bruit d’éboulement. Tant bien que mal il réussit à visualiser le groupe qui s’était rassemblé. Sans perdre de temps il envoya un message télépathique à tous ceux qui pouvaient le recevoir, soit tout le groupe exceptée Lyzs qui restait invisible. Dans son état il fut incapable de masquer ses émotions, le groupe recevrait le message brut chargé de lassitude, de tristesse et de douleur.
-C’est Lethos , je n’ai pas beaucoup de temps, je suis dans l’aile est du temple dans une grande salle sphérique, le seigneur derviche est dans une salle à côté de la mienne au nord… La plupart des derviches sont rassemblés prêt de ma position. Au vu de votre situation vous devriez me rejoindre d’ici dix minutes. Faites attention il ne vous a envoyé que des novices, à partir de maintenant ce sera beaucoup moins facile. Que la force soit avec vous.
Incapable de continuer plus longtemps il rompit le contact mental, il était épuisé, il avait besoin de dormir… Lentement ses yeux se fermèrent, il n’avait plus la force de lutter contre la fatigue. Peu à peu ses paupières se refermaient. Malheureusement le derviche revint. Un sourire carnassier s'étalait sur son visage.
-Ne t'endors pas, je commence seulement à m'occuper de toi... Vois tu ton cas m'intéresse, tu as réussit à t'introduire dans mon temple sans te faire remarquer ou presque. Jusqu'à tout à l'heure j'ignorais ta présence sur cette planète. De plus je ressens un grand potentiel en toi, que ce passerait-il si j'arrivais à t'attirer vers le coté obscur?
-Bah écoutez si ça peut vous faire plaisir vous pouvez toujours essayer mais je n'aimerais pas vous décevoir en vous faisant lamentablement échouer...
Le derviche recommença à l'électrocuter, soudain son regard s'illumina d'une lueur mauvaise.
-Je viens d'avoir une excellente idée, manifestement tu étais proche de ce nautolan... que dirais tu d'assister à ses derniers instants sur cette planète?
Le derviche venait de toucher juste, le rythme cardiaque de Lethos s'accéléra, ses yeux s’agrandirent et la crainte commença à l'envahir. Le derviche alla vers un bureau et revint avec une sorte de casque. Il le fixa brutalement sur le crâne de Lethos et l'alluma. Il inséra une carte dans un support du casque et Lethos commença à voir la même salle dans laquelle il se trouvait. Sauf que ce n'était plus lui sur la stèle mais son maître. Lethos se débattit pour se libérer, pour retirer ce casque mais il n'y parvenait pas. Les images arrivaient directement dans sa tête, il ne pouvait pas s’empêcher de les voir. La voix du derviche perça la vidéo pour le plonger dans un plus grand désarroi.
-Ne t'inquiète pas pour tes amis, ils ont parfaitement reçu ton message télépathique et devrait bientôt arriver... Je te pries de m'excuser mais je dois leur préparer un accueil digne de ce nom.
Puis il quitta la pièce tandis que Lethos hurlait son désespoir. -
Post n°43
Auteur : Trent KithUn laser bleu se logea une fois de plus dans la capuche du rodien qui essayait de s’échapper. Deux mercenaires derviches avaient tenté de fuir le temple, depuis que le petit groupe s’était posté devant l’une des entrées principales. Et deux cadavres se trouvaient étendus, sur le sol mangé par la végétation. Le trooper qui les avait abattu se releva et se chargea de les fouiller ; il ne récupéra qu’un datapad, fournissant quelques informations sur l’un des mercenaires. Trent le récupéra, toutes les données qu’ils pourraient récupérer étaient bonnes à prendre. Alors qu’il scannait les environs très proches, le canal s’ouvrit.
- Chef, ici Dalv, on a bien reçu votre message, les deux chevaliers ont trouvé une autre entrée, on s’y dirige en ce moment.
- Enregistré, vous avez eu des problèmes ?
- Quelques accrochages, mais on continue. Les derviches semblent se replier vers un point central, la zone devrait être dégagée pour vous.
- Bien, merci de l’info, terminé.Le major releva la tête et se redressa de toute sa taille. Le ciel devenait de plus en plus gris, et l’atmosphère se rafraîchissait, la mission commençait à peser sur le soldat. A quand remontait la dernière fois qu’il avait dormit ? Sa condition physique lui permettait de continuer, mais jusqu’à quel point ? Il soupesa son blaster et observa son bras gauche.
Sa prothèse était encore mal calibrée, les sensations nerveuses n’étaient pas encore totalement au point, et il se demanda un instant si jamais un jour il parviendrait à oublier ce corps étranger en lui. Il se ressaisit en pensant à son commandant, Sar, qui lui avait carrément tout son torse de changé, à la manière d’une boîte de conserve. Où s’arrêtait la limite entre humain et droïde ?
CT-437 vint lui secouer l’épaule pour lui indiquer que l’entrée semblait dégagée. Si l’autre groupe continuait d’avancer pourquoi ne pas en faire autant. Trent se tourna vers Zaalbar.
- Rectification sur ce que j’ai dit, les autres sont en mouvement, je pense que ce serait mieux si on bougeait aussi, on pourrait les rejoindre et nettoyer la zone ensemble.Trent déverrouilla son arme et fit signe à ses hommes d’avancer. Le petit groupe, composé de trois armures blanches balafrées et d’un wookie imposant, avança dans l’édifice obscur, balayant chaque recoin d’ombre. La peur d’une attaque surprise grimpait dans l’esprit des soldats, ainsi que la tension qui les faisait frémir sous leurs armures. Ils étaient des soldats, ils pouvaient se battre contre un ennemi physique, lui loger un tir précis dans le torse, mais lutter contre des sensations et une atmosphère, ça ils avaient du mal, malgré leur entraînement et leur expérience du combat.
Le bâtiment vibra soudainement, et les troopers se cramponnèrent, aux aguets, les nerfs à vif. L’étrange événement s’arrêta, et les commandos reprirent leur chemin, plus lentement, et plus excités que jamais.
Ca craint, ça craint un max… Cette mission est une plaie.Alors que Trent s'apprêtait à reprendre la tête du groupe, il sentit quelque chose foncer vers lui, à la vitesse d'un tir de sniper. Le major se retourna brutalement et le tir fractura son crâne et résonna dans ses oreilles et son cerveau, la voix du jedi Lethos emplie tout son corps tandis qu'un message lui était transmis. Trent était complètement paralysé, la voix vrillait son crâne, et au même moment les informations s'inscrivaient brutalement dans son esprit.
Il était question d'une aile Est, d'un seigneur, de novices, et c'est à ce moment que le trooper agrippa sa tête des deux mains avant de tomber à genoux. Il y avait un tel sentiment de souffrance et de désespoir dans ce tir, impossible à supporter pour le soldat, et avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit d'autre, Trent retira son casque, et régurgita le peu de rations qu'il avait pris, sur le sol inégal du temple. Le souffle court, le major resta un genou au sol un petit instant avant d'observer ses hommes.
437 s'était appuyé contre le mur, dans une position assez étrange et ne semblait pas vouloir en changer, tandis que 452 avait lui aussi enlevé son casque, révélant un visage de clone marqué et dont le sang coulait abondamment du nez et un peu des oreilles. Trent toussa brutalement et se releva, puis enfila son casque avant d'aider 452 à se relever.
- Okay, ça... C'était nouveau. Je pense que c'était notre cher ami Lethos, qui...
- J'vous l'avais dit, ce type... Il est vraiment pas clean. J'ai pratiquement rien compris.
- J'ai cru percevoir qu'il nous disait qu'il était prisonnier quelque part à l'Est, il a aussi parlé d'un seigneur derviche, j'en conclus qu'il l'a rencontré, ou au moins vu. Il aussi parlé de novices, mais là je n'ai aucun autre souvenir.
452 aida 437 à se redresser et le secoua un peu pour savoir qu'elle était la situation du soldat. Trent balaya les alentours au scanner et se retourna vers ses troopers. 437 semblait aller mieux, aussi reprirent-ils la marche.Le petit groupe pénétra dans une salle plutôt spacieuse, juste en face d’eux se trouvait une porte, et d’après la représentation tri dimensionnelle des lieux que lui affichait son ATH, Trent conclut qu’il s’agissait là de la salle principale de la structure derviche. 452 recula brusquement en braquant son arme près d’une corniche, imité par les deux autres commandos, avant que Trent ne se rende compte qu’il s’agissait de Lyzs.Un immense pointe d’optimisme et de joie gonfla le torse du trooper, revoir un visage allié après un temps qui lui avait semblé être une infinité lui remonta le moral, comme si l’espèce de sensation obscure était aspiré par la simple présence de la chevalière. Il observa les deux autres commandos descendre en rappel par leurs câbles comme à l’exercice, et il aperçut même le chevalier Coy. Rapidement Trent se rapprocha du soldat Dalv, et communiqua sur un canal privé.
- Bon, il ne s’est rien passé de …
- Hum, à part cet appel de la part du jedi, le chevalier Coy, et puis la chevalière aussi, et bien, disons qu’apparemment cet endroit leur tape sur le système quoi.
- Rien qui nécessite une attention particulière ? J’ai pas envie de perdre un deuxième bras.
- Sincèrement, je ne pense pas non, ils ont résolu leurs problèmes de leur côté et y a pas eu d’accident majeur.
Trent hocha la tête et se rapprocha de Lyzs, qui manifestement était déterminée à passer la porte, et prit la parole en attendant que Coy les rejoigne.
- D’après vos observations et les miennes, les derviches se sont rassemblés là derrière, et à mon avis ça ressemble très peu à un dernier carré défensif. Ils sont encore en pleine possession de leurs moyens, et très dangereux. De plus je n’ai pas d’explosifs pour faire sauter cette porte, l’armée n’est plus vraiment ce qu’elle était il faut croire. Il va falloir qu’on trouve un moyen de les exposer à plusieurs angles d’assauts, pour briser leur avantage du nombre.Trent observa les alentours et se concentra sur la porte, se maudissant de ne pas avoir de détonateur thermique sous la main, au sens figuré.
- Je viens d'avoir ma première expérience télépathique, et je ne sais pas comment vous sensitifs faites pour apprécier ça... Toujours est-il que le jedi Lethos a tenté d'entrer en contact avec nous, et d'après ce que j'ai compris il est retenu prisonnier dans l'aile Est par le seigneur de ces derviches. J'avoue n'avoir rien compris au reste du message, mais au moins nous savons où se trouve le jedi...Le major attendait la réponse de Lyzs ou même de Zaalbar, peut-être moins de Coy, car le chevalier semblait avoir du mal à s’habituer à ses pouvoirs. Comme Trent avait du mal à gérer sa prothèse, chacun son fardeau. -
Post n°44
Auteur : Coy SjanneurLe groupe avait entendu le message de Lethos, ce qui me rassura. L'ambiance malsaine de la planète ne m'avait pas rendu fou en fin de compte.
Le major indiqua une immense porte, en précisant que les ennemis étaient surement derrière à nous attendre de plus il semblait être contrarié de ne pas avoir de quoi la faire sauté, mais c'était sans compter sur nos capacités.
Pendant que le groupe exposait toutes les possibilités pour accéder à la pièce suivante, je me mis face à la porte à deux mètres de distance. Le bras tendu en direction de la porte, j'usais d'une poussé de force contre celle-ci afin de tester sa solidité et comme prévu elle ne bougea pas.
Je baissais mon bras puis fermais alors les yeux pour faire abstraction de l'environnement qui m'entourait, et me concentrais uniquement sur la force, laissant le groupe protéger mon corps sans défense.
Ressentir la force ne me demandait plus beaucoup d'effort comparé à mes débuts, par contre le stocker pour ensuite l'utiliser me demandait une concentration extrême, j'étais comme écrasé par une énorme masse ! Le poids devenait insupportable, je retendis ma main en urgence en direction de la porte et déchargeais tout ce que j'avais accumulé en utilisant la poussé de force.
La porte commençait à céder, petit à petit. Le groupe se contenta de me regarder, abasourdit par le bruit qu'engendrait mon action.
Je tendis mon autre main libre, et souriait lorsque la porte en pierre céda et s'écroula sur quelques derviches peu prévoyants laissant place à une épaisse fumée de poussière blanche illuminé en rouge à quelques endroits.
-Toc ! Toc ! Toc !
Les dératisateurs sont là ! disais-je d'un ton provocateur.
Entre temps le groupe était prêt à en découdre, nous avions des morts à venger de toute façon. Je jetais un regard en direction de Lyzs, lui faisant comprendre de faire attention, elle n'avait pas le droit de mourir, pas maintenant. Les soldats déchargeaient déjà leurs blasters vers les petites lueurs rouges qui indiquaient la position des derviches qui avançait bêtement sabre à la main. La poussière était désagréable et envahissait doucement la pièce où nous nous trouvions, masquant ainsi le futur champs de bataille, le bruit des combats venaient de commencé. Ma main décrocha alors mon sabre laser qui était sur ma ceinture et allumait mon sabre laser en faisant un petit tour du poignet.
Ma curiosité concernant ma compréhension de la force avait besoin d'être satisfaite, et l'utilisé en combat pouvait-elle me rendre "invincible" ? Finalement Froome n'était pas un acrobate née, mais il utilisait simplement la force lorsqu'il nous avait botté les fesses avec Lyzs lors de notre entraînement.
Imité la forme de combat de Froome m'était venu à l'idée, sabre toujours en main, comme à mon habitude je fonçais tête baissé en direction du premier adversaire visible. Une ombre rouge accompagné par une lame se dirigeait à pleine vitesse vers mon visage, j'interposais alors mon sabre pour parer l'attaque frontale. Le derviche sortit du nuage de poussière et présenta son ignoble visage devant mes yeux écarquillés.
Repoussant le derviche d'un geste vers l'avant, je me mis à imiter tant bien que mal les mouvement que Froome avait utilisé lors de notre entraînement :
pour me rapprocher de mon adversaire, je concentrais un chouïa de force dans mes jambes et effectuait une cabriole vers l'avant, une fois à son niveau, la passe d'arme commença, j'essayais d'en finir vite avec le derviche, j'utilisais des coups vifs et les alternaient avec des coups amples et puissants afin de briser la défense de mon ennemi et accessoirement le surprendre. j'étais conscient que le combat ne devait pas durer sinon mes chances de m'en sortir approchait de zéro.
Le derviche réussit à me caler un coup de pommeau de sabre dans ma mâchoire, et prenait doucement l'ascendant sur notre combat.
Hors de question d'y rester, il me fallait être plus physique, plus agressif.
Je déferlais une grêle de coup dans la défense du derviche, alternant des coups de sabre laser, des coups de poing et de pieds, mes attaques étaient tellement chaotiques que le derviche avaient du mal à anticiper.
Mon adversaire réussit à s'extirper et trouver un moment de répit mais semblait agacer.
Son manque de jugement lui couta la vie et il fonça sabre laser vers l'avant, j'esquivais sur le coté, trancha son bras, puis sa tête d'un mouvement fluide comme si j'avais l'habitude de faire cet enchaînement.
-Moins un !
disais-je d'un ton désinvolte.
Inquiet, je me retournais pour retrouver des visages familiers, cependant la poussière était tellement dense qu'on aurait dit une tempête de sable.
Je pouvais quand même distinguer une petite lueur blanche.
Voulant m'assurer de la sécurité de la jeune fille, je me rapprochais d'elle d'un pas pressé, mais plusieurs ennemis me barrait la route et souhaitaient vivement en découdre.
-Désolé Lyzs,
tu vas devoir attendre.
Le trois ennemis m'encerclèrent alors et tournèrent autour de moi, me coupant toute retraite possible. J'agrippais fermement mon sabre qui devint à cet instant mon meilleur ami. Le derviche amorça l'attaque et fonça vers moi en laissant son sabre trainer sur le sol, faisant ainsi de petites étincelles. Malheureusement pour lui j'étais prêt et je n'attendais que ça ! Main tendu dans sa direction, je lui envoyais une poussé de force en plein sa figure, il vola à travers la pièce, le deuxième derviche fonça à son tour, mais cette fois-ci, s'attendait à ma contre-attaque et esquiva en bloquant ma mains qui tenait mon sabre et me désarma d'une facilitée déconcertante. Mon sabre au sol, je me mis à paniquer, et de ma main libre je tentais d'attraper l'arme du derviche. Nous étions tous les deux bloqués, en train de nous disputer son arme. Le troisième derviche entra alors dans la danse et nous sépara à l'aide de son sabre. Sans réfléchir, il fit un grand geste et tenta de découper nos membres respectifs. Voyant déjà le résultat venir, je lâcha prise, laissant finalement le sabre du derviche tranquille. Ne pouvant arrêter son geste, il découpa les mains de son allier, et celui-ci hurla à la mort en rapprochant ses mains invisibles prêt de son visage, comme s'il voulait mieux admirer la "pédicure" que son ami venait de lui faire. Voyant l'erreur qu'il avait commise, le derviche perdit toute sa combativité et s'empressait de s'excuser, venant d'un sith c'était une scène assez curieuse à observer. Etait-il des gens bien en fin de compte ?
Qu'importait, nous devions faire notre devoir et les éradiquer. Ca tombait bien, j'avais besoin d'un cobaye pour essayer une nouvelle capacité que j'avais vu un peu plus tôt. A l'aide de la force j'attrapais mon sabre avec ma main droite, et de ma main gauche j'essayais d'attraper le cou du derviche. A mon grand étonnement, le derviche quitta le sol de quelques centimètres, et s'étouffait lentement. Je ne pouvais pas tester un peu plus, sinon Lyzs m'aurait passer un savon et je ne voulais pas que mon coté sombre puisse prenne le dessus, je concentrais alors juste assez de force pour briser la nuque du derviche. Le derviche sans mains perdus, entre temps, connaissance. Je pris mon sabre laser et le lui enfonça en plein cœur. Trop occuper à achever mon adversaire, que j'en avais oublié un, celui que j'avais envoyé valsé plus loin, et celui là revenait à toute vitesse sabre à la main et dans mon dos.
Qu'avais je le temps de faire ?
Prendre mon sabre et paré ? Sauter ? Utiliser la Force ? Esquiver ?
Quoi que j'aurais entrepris, j'aurais finit empaler sur son sabre. Mais c'était sans compter sur la providence, l'un des soldats du Major colla deux tirs bien placé et le derviche s'écroula de tout son poids sur moi.
Il courut pour m'aider à me dégager de ma "couverture" avant de me dire ironiquement :
-Nous avons déjà eut assez de perte, Monsieur !
-En effet Soldat, j'vous en doit une ! disais-je en lui montrant toute mes dents.
C'est un rencard, sur Coruscant j'vous paye à boire !
Enfin si on s'en sort !
Rien de tel que des alliés sur qui compter, mon envie de quitter cette planète vivant était un objectif faisable en fin de compte.... -
Post n°45
Auteur : LyzsSpoiler : HRP
Alors que tout le monde se rassemblait, Lyzs réfléchissait. Elle afficha un air surpris lorsque Trent énonça que Lethos était retenu prisonnier. Elle ne s’attendait pas à voir ce jedi, qui lui avait pourtant semblé être si sûr de lui, se faire avoir. Elle ne s’attarda pas sur le sujet, tout ce qu’elle comprit était qu’il allait falloir se débrouiller pour récupérer Lethos. Alors qu’elle cogitait encore, comme absente du monde réel, elle fut secouée par une onde de choc : Coy tentait de défoncer la porte en utilisant la force.
La chevalière comprit directement que l’obstacle ne cèderait pas avec si peu de puissance, elle conclut que cette tentative n’était qu’un effort inutile. Ou alors… c’était peut-être d’un coup pour jauger la résistance de la porte ? Elle remit sa réflexion en question lorsqu’elle comprit que son partenaire se concentrait. Elle sentait la force se condenser, se rassembler autour de Coy. Elle commençait à envisager la réussite de cette action, tout en doutant de sa qualité stratégique. La jeune fille sursauta. Non pas à cause du bruit, mais à cause de la sensation qu’elle ressentit lorsque Coy propulsa toute sa puissance contre les pierres. Le torrent de force, presque continu, s’écrasait violemment contre la défense des derviches. Lyzs n’en revenait pas : Coy avait vraiment beaucoup progressé.
La porte céda finalement dans un immense fracas pour donner naissance à un grand nuage de poussière. A partir de cet instant, tous savaient qu’une attaque de front restait sa seule option. Le groupe entier n’avait d’autre choix que de s’engager dans une bataille qu’ils devaient mener en sous nombre. Les bras de Lyzs se détendirent, comme s’ils venaient de perdre toutes leurs forces. Pour elle, tout allait au ralentit : les décombres tombaient lentement, la poussière commençait à se soulever, les derviches chargeaient et Coy les attendait de pied ferme. La jeune chevalière sentait quelque chose s’écrouler en elle. Son destin cherchait-il à la malmener ? Pourquoi devait-elle risquer sa vie ici, alors qu’elle avait toujours souhaité être une fille normale ? Elle se sentait abusée par la vie, comme si tout était contre elle. Pendant sa réflexion qui lui semblait être une éternité de solitude, deux soldats prirent position à sa gauche pour ouvrir le feu.
Trois secondes, trois malheureuses secondes s’étaient écoulées et les armes hurlaient déjà à la mort dans un fracas désordonné mêlant le son des sabres à celui des blasters. L’horrible cacophonie de la bataille secoua les tympans de la jeune fille qui se reprenait en s’accrochant à une simple pensée :
*La force ne me dirige pas, elle me guide.*
La chevalière inspira et s’appuya sur la force pour y voir plus clair. Elle était de retour dans le monde de la bataille et sentait deux sabres arriver à toute allure. Ceux-ci remontaient jusqu’à la source des lasers qui agressaient leurs détenteurs. Lyzs fit un pas en avant et attrapa l’une des deux armes tout en repoussant l’autre d’une poussée de force. Son visage n’avait aucune expression, elle n’avait d’autre objectif que sa survie et celle de son groupe.
Elle ne leva pas la tête, mais elle vit arriver des projectiles : les derviches leur envoyaient des morceaux de leur porte brisée. Lyzs protégea les deux soldats qu’elle venait déjà de sauver des sabres leur arrivant dessus. Elle dressa son bouclier de façon à la couvrir elle et ses deux protégés. Sa défense tenait aisément contre les divers débris qui s’écrasaient contre celle-ci, mais ce qu’elle voyait venir la fit presque paniquer. C’était quasiment la moitié de la porte qu’on lui envoyait, d’un seul bloc. Quelqu’un d’assez puissant pour envoyer quelque chose d’aussi lourd était dans les rangs ennemis. Cela la terrifiait, mais pas autant que l’immense masse rocheuse qui tombait de tout son poids sur elle et les deux soldats. Les deux hommes, qui avaient compris qu’il fallait cesser le feu une fois couverts par le dôme de force, ne savaient pas trop comment réagir. Même sans être retenus par la protection de Lyzs, la fuite aurait été inutile dans cette situation. Dans leurs esprits, ils étaient déjà finis.
Un craquement sourd se fit entendre lors de la rencontre entre le débris et le bouclier, mais ce n’était pas le projectile qui se brisait. Lyzs était poussée dans ses derniers retranchements : le son venait de sa défense qui atteignait ses limites. Des limites qui étaient soulignées par un terrible hurlement de douleur. La chevalière souffrait et peinait atrocement. Les deux bras levés comme pour porter tout le poids du monde, elle serrait le sabre éteint qu’elle avait attrapé plus tôt comme s’il s’agissait d’une ceinture qu’on mordrait pour oublier la douleur. Le poids insoutenable de la porte la faisait glisser sur le dôme. Ou plutôt, la faisait racler sur celui-ci, entraînée par sa propre lourdeur. Lyzs n’en pouvait plus : elle donnait tout pour faire vivre ces deux soldats. Alors qu’elle souffrait, elle oubliait qu’elle était humaine, elle oubliait son existence. Elle était le bouclier qui protégeait ces hommes. Si bien que pour elle, la masse écrasante semblait lui arracher la peau. C’était sa carapace qu’on lui brisait avec acharnement, en ignorant toute résistance. On lui déchirait une extension de son corps, elle grognait pour finalement se mettre à hurler quand ses yeux commencèrent à saigner.
C’en était trop, c’en était fini : elle ne s’en échapperait pas. La porte n’avait pas fini sa course vers le sol, et elle n’en pouvait plus. Lyzs tremblait comme si chacun de ses os allaient se briser. Elle usa du dernier instant que lui accordait son bouclier pour donner un ultime ordre aux deux hommes qui pouvaient encore s’en sortir.
— FUYEZ ! MAINTENANT ! hurla-t-elle à plein poumons.
Elle relâcha son emprise sur la force et observa l’immense pierre apporter son ombre sur elle pendant que ses muscles se relâchaient. Elle se sentait tomber, mais la sensation de chute qui suivait l’abandon de ses forces semblait lui jouer des tours. La gravité pouvait-elle sembler si étrange ? Elle sentait quelque chose lui serrer la gorge, mais elle ne comprenait pas ce que c’était.
Un nouveau fracas raisonna au cœur de la bataille : la pierre avait fini sa chute. Anesthésiée par l’adrénaline et la peur, Lyzs ne comprenait pas ce qu’il se passait. Elle était encore en vie, mais pourquoi ? Comment ? Une sensation de douleur commençait à la tirer de sa courte torpeur. Sa gorge souffrait et, par-dessus le voile rouge que formait son propre sang qui bordait ses yeux, elle aperçut l'un des soldats la traîner par le col. Il courrait encore en la traînant, il n’avait pas le temps de s’arrêter pour s’occuper d’elle autrement. Lyzs sentait ses talons frotter sur le sol, pour finalement s’écraser de tout son poids sur les dalles poussiéreuses. Son cou fut secoué par des picotements et ses oreilles perturbées par un son de dépressurisation tout proche. L’un des hommes venait de lui administrer une dose de bacta, alors que l’autre repartait déjà assister les autres.
Son sauveur lui tapota la joue, Lyzs ne réalisait toujours pas. Le soldat posa un genoux au sol et envoya une rafale avant de se concentrer à nouveau sur la jeune fille.
— Allez ! Allez ! Debout !
Ses doigts se crispèrent, elle serra les dents avant de se tourner pour cracher du sang. Puis, elle inspira bruyamment, en se forçant. Elle était vivante, mais pas tirée d’affaire. Le médicament miracle faisait effet, mais elle ne se releva pas aussi vite que l’éclair. Elle força pour se tenir sur ses jambes avant de se redresser en douleur, vertèbre par vertèbre. Mauvais spectacle en vue : l’un de ses camarades venait de se faire découper un membre. Heureusement pour lui, il était métallique. Alors que le derviche allait porter le coup fatal, Lyzs arracha du sol la dalle qui se trouvait sous son pied, pour ensuite l’emporter au loin avec le poids de celle-ci. Le soldat criait, il devait y avoir des sortes de nerfs là-dedans. Mais ce n’était sûrement rien à côté de ce qu’elle venait de vivre. D’un revers du bras, elle essuya le sang qui avait commencé à couler sur ses joues afin se dégager la vue. Le liquide rouge laissa une longue trace sur l’armure de la jeune fille, mais elle n’y prêta pas attention. Elle amena ses yeux sur le sabre de l’assassin qu’elle tenait encore dans les mains depuis tout le temps. Un petit craquement se fit entendre, puis un autre, puis un plus grand. Le cylindre métallique se compressait sur lui-même à mesure que son mécanisme se faisait écraser par la force. Puis, brutalement, le sabre partit en morceaux dans un dernier éclat.
Lyzs laissa lentement glisser les derniers composants de celui-ci entre ses doigts. Elle avait un regard décidé, vide de toute innocence. Son expression aurait pu être qualifiée de mauvaise, mais ce n’était pas le cas. Il était temps de devenir cet outil que la république souhaitait tant possèder. Les derviches ne plaisantaient pas, et l’incroyable douleur qui secouait encore les nerfs de la jeune fille bridait sa compassion... les armes allaient s'exprimer.
Silence sauta de sa ceinture pour rejoindre les doigts fins de Lyzs. Et, de sa main gauche, elle fit signe au soldat de reprendre le combat alors qu’il était resté là à l’observer. Ensuite, des deux bras, elle leva plus de poussière que ce qu’il n’y en avait déjà. Alliés comme ennemis, tous devaient trouver un nouveau moyen pour se repérer dans le brouillard de pierre brisée. Certains devaient user de leurs équipements, d’autres de la force. C’est ce que faisait la chevalière. D’un pas sûr, elle avança vers un derviche qui allait s’attaquer à Coy. Puis, elle colla son sabre contre le dos de l’homme avant de faire jaillir sa lumière blanche et pure à travers son corps. Elle l’éteignit aussitôt. L’ennemi, surpris, s’exprima dans un dernier souffle.
— Mais… comment ? Qui ?
L'étincelle de la vie quitta ses yeux sans qu’ils ne perçoivent la cause de sa mort. Usant de la force afin de percevoir leur environnement et leurs adversaires, les derviches ne pouvaient sentir Lyzs qui avait une relation particulière avec ce type de pouvoir. Sans patienter, sans s’apitoyer, elle avançait vers sa prochaine victime, le visage livide et les sourcils froncés… peut-être à cause de la poussière. Elle s’apprêta à mettre fin à une nouvelle vie, mais elle comprit qu’elle avait été repérée à cause du bruit de ses pas quand elle vit sa proie se crisper et se retourner. Elle se contenta d’esquiver un coup mal donné sans allumer son sabre et s’en alla, en silence. Elle abandonna cette cible se dirigea vers quelqu’un d’autre qui ne la remarqua pas. A son grand malheur, un homme en noir fut perforé par la blancheur de Silence. Un autre derviche proche de celui qu’elle venait de tuer entendit le son du sabre de Lyzs et remarqua la lumière blanche émaner du cœur de son frère d’armes. Il tenta un coup de sabre dans sa direction, Lyzs dut parer le coup en tranchant à travers la chair de sa cible précédente. Cet acte la secoua un peu, comme si elle commettait un blasphème, mais elle ne se déconcentra pas. Elle dut guider vers son sabre une salve d’éclair qu’on lui envoyait, pour l’arrêter. Puis, elle éteignit son arme pour se repositionner et attaquer le derviche alerté. Elle profita de son déplacement pour secouer à nouveau la poussière des deux mains. Elle avait créé un voile opaque sur lequel les lumières perçant le plafond venaient dessiner des dégradés lumineux secoués par le mouvement des combattants.
Elle s’approcha de celui qui lui avait envoyé les éclairs. Il avait compris que l'ennemi qu'il affrontait était invisible dans la force. Il profita de son léger répit pour expliquer sa situation aux autres. Lyzs ne le laissa pas finir : elle lui trancha une jambe qui était à portée en espérant le faire taire et dut finalement enfoncer la pointe de son arme dans la gorge de l’ennemi pour sceller sa pensée à tout jamais.
— Je… il y en a un… AAAAAAAAARRRH ! cria-t-il en se faisait ôter la jambe d’un coup net. On le ne voit pas ! ON NE LERRRGH...
Lyzs éteignit son arme, la pointe quitta le corps de l’homme avant de disparaître. La jeune fille, toujours secouée par la douleur et dépourvue de compassion, eut le temps de porter quatre coups létaux. Le soldat qui l’avait relevée suivait ses actions grâce à son équipement. Il ne put s’empêcher de s’adresser à son major en remarquant ses mouvements calmes, calculés, précis, et surtout ne suscitant aucunes réactions chez ses cibles autres que le décès.
— Major… cette gamine… Il y a quelque chose qui cloche.
Pendant ce temps, un adversaire plus puissant arriva. Celui-là, elle le sentait par-dessus tous les autres. Le côté obscur semblait tournoyer autour de lui, comme s’il était dompté. Elle fit quelques pas en arrière et colla ses omoplates sous celles de Coy. A la crispation de son partenaire, elle comprit qu’il ne s’attendait pas à la voir ici. Elle s’annonça directement pour éviter toute attaque réflexe.
— C’est moi…
A peine ces mots prononcés que la poussière se dissipait, le vent frappait le visage de la chevalière et secouait ses cheveux. L’homme qu’elle avait remarqué venait de ventiler la zone d’une poussée de force savamment effectuée. Il alluma un double sabre rouge avant de commencer à s’avancer. Lyzs profita du regain de visibilité pour chercher du regard les six hommes qu’elle venait de tuer, mais elle ne réagissait pas. Il allait falloir affronter le maître du côté obscur, et tous ceux qui étaient encore debout. Dans le groupe, tout le monde avait fait sa part du travail. Beaucoup d’hommes en noir jonchaient le sol froid et humide un peu partout dans les deux pièces. Un véritable massacre, un vrai carnage…