A la poursuite des Derviches
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Post n°23
Auteur : LyzsZaalbar, qui réagissait aux actions de Trent, essaya de l’apaiser en usant du code jedi. Lyzs se remémorait la voix du chevalier Froome lui prononçant celui-ci mais, avant qu’elle ne puisse finir, Trent répondait déjà d’une tirade chargée d’émotion pour ensuite finir sur une véritable punchline. La détermination du soldat impressionnait la jeune fille, mais sa réponse l’inquiétait un peu. Les soldats ne se fiaient-ils vraiment qu’à leurs armes ?
Le groupe se posta pour attendre la venue du sensitif repéré. Celui-ci apparut à l’arrière du groupe. Lyzs se retourna calmement lorsque l’homme entra en scène. Le fait que le nouveau venu soit seul, et que Zaabar fasse partie du même ordre que lui, procurait un sentiment de sécurité à la chevalière. Le sursaut qu’elle aurait eu si elle avait été seule lorsque le jedi alluma son sabre ne se montra pas. Les soldats se positionnaient déjà pour une éventuelle riposte, le jedi était méfiant et ne voulait pas rester sans défense.
Après que Trent ait réussi à lui faire rengainer son sabre et qu’il lui ait soutiré quelques informations. Lyzs appuya sur le bras d’arme de Coy d’un air de lui dire de ne pas avoir l’air menaçant. L’invité -presque- surprise avait l’air un peu tendu, la vitesse avec laquelle il enchaînait les questions en persuadait la chevalière. Sans compter sur le fait qu’elle sentait l’homme agir dans la force, il n’avait toujours pas abandonné l’idée de se défendre si les choses tournaient au vinaigre. La menace de l’homme avait pourtant intrigué Lyzs : l’homme pensait-il réellement pouvoir venir à bout de tout le groupe ? En étant autant sur ses gardes ? Elle ne le sentait pas aussi sûr de lui que ce qu’il aurait aimé le montrer.
La chevalière profita de la tension ambiante et de sa lecture de la situation pour se démarquer. Elle soupira en lâchant le bras de son partenaire pour ensuite avancer en direction de Lethos. L’air las qu’elle se donnait masquait en fait une expiration servant à se calmer, à se poser. Son pas tranquille et féminin la faisait paraître comme étant au-dessus du danger : sa capacité à masquer son stress entrait en action. Elle passa à travers le rang de soldats en ne manquant pas d’appuyer sur le canon de l’un d’entre deux de sa main droite sans s’arrêter, pour lui faire baisser son arme. Elle imaginait le silence fendu du bruit de ses pas à son avantage, comme si celui-ci lui permettait de mieux se concentrer. Arrivée devant le jedi, elle le regarda comme si elle faisait la même taille que lui. D’un ton calme, elle s’adressa à lui.
— Il n’y a rien à craindre, Lethos.
Lyzs l’appela directement par son nom, comme pour insister sur le fait qu’elle lui portait de l’attention à lui et à ses mots. Elle regarda un instant en direction du sabre de l’homme, même si elle ne le voyait pas. Elle savait pertinemment qu’un sensitif n’avait besoin que d’une fraction de seconde pour dégainer. Il était peut-être même plus rassurant de le voir l’arme à la main, plutôt que de se demander d’où le coup allait venir. Elle le fixa à nouveau dans les yeux et analysa sa réaction face au silence. Il ne laissait rien paraître, le fait qu’il soit jedi y était sûrement pour quelque chose. Lyzs ne put s’empêcher de penser que si elle avait imaginé être dans cette situation un jour, cela l’aurait terrifié. A cette idée, elle arbora un léger sourire ironique avant de se remettre à parler.
— Pas de nous, en tous cas…
Après ces mots, elle fit demi-tour en exposant volontairement son dos au jedi. Il lui fallait prendre ce risque. Elle fit de petits va-et-vient des deux mains, paume face au sol, en regardant les soldats. Son geste était fait de façon à ce qu’il soit bien perceptible par Lethos, pour qu’il voie qu’elle demandait aux soldats de baisser leurs armes. Elle commença ensuite à avancer en direction de son groupe et expliqua un peu la situation sans porter plus d’attention à ce que faisait le jedi.
— Zaalbar et nous avons un objectif en commun. Ça ne m’étonnerait pas que votre venue ici ait quelque chose à voir avec celui-ci. C’est dommage, d'ailleurs, j’aurais aimé en savoir un peu plus sur votre mission. Quoi qu’il en soit, rester avec nous est sûrement votre meilleure option.
Une fois arrivée au niveau des soldats, elle ralentit pour tourner la tête vers Lethos et s’adresser à nouveau à lui, un petit sourire assuré appuya ses mots.
— Alors, en route ?
Après cela, elle reprit son rythme de marche normal. Elle regarda un instant le ciel en expirant longuement et silencieusement tout en avançant : elle relâchait discrètement la pression. Enfin, elle posa yeux sur son partenaire et haussa brièvement les sourcils en esquissant un fier sourire le temps d’une seconde. Seuls Trent et Coy furent en mesure de voir l'évacuation du stress et les petites expressions satisfaites de la jeune fille. -
Post n°24
Auteur : Coy SjanneurSi je devais décrire les jedis en un mot je dirais : exaspérant.
Entre la fleur bleu qui nous faisait un discours sur le coté obscure, la haine et tout le blablabla,
voilà qu'on en avait un deuxième qui aimait faire des entrés théâtrales et qui voulait en plus se la jouer mystérieux.
Encore heureux que Lyzs me tenait le bras pour m'empêcher de commettre un meurtre contre ma volonté,
il n'avait prononcé que deux ou trois phrases - mais je ne pouvais déjà plus le supporter.
On ne me racontait pas des mensonges lorsque l'on me décrivait les jedis comme des personnes suffisantes et arrogantes...
J'étais peut-être encore un novice dans la force mais je pouvais ressentir cette dernière, et remarquer que Lethos la concentrait au niveau de ses mains...
Se préparait-il à nous lancer un pousser de force en plus ?
Avant que je puisse prendre la parole afin de lui faire remarquer son "impolitesse",
Lyzs me relâcha le bras et s'avança en direction de ce "Lethos" d'une manière... "ULTRA-CLASSE".
S'avançant tel une Reine, elle toucha chaque personnes en l'invitant à rengainer leurs armes et de se calmer par la même occasion.
Ne voulant pas briser ce moment magique, je pris sur moi et rangeais "morsure", la chair de jedi n'était malheureusement pas pour aujourd'hui...
-Zaalbar et nous avons un objectif en commun. Ça ne m’étonnerait pas que votre venue ici ait quelque chose à voir avec celui-ci.
C’est dommage, d'ailleurs, j’aurais aimé en savoir un peu plus sur votre mission. Quoi qu’il en soit, rester avec nous est sûrement votre meilleure option.
-Ou sinon, si vous êtes si top-secret vous pouvez toujours partir de votre coté, monsieur le "Jedi"...
Ne manquez-vous pas de jugement "jeune homme " ? Je tiens à vous rappelé, Jedi, qu'il y a un chevalier de votre ordre dans notre groupe, qu'il coopère avec nous et que, comme vous pouvez le constaté,
il est tout sauf notre prisonnier... Disais-je d'un ton plus qu'agacé...
DONC, si le monsieur soldat vous pose gentiment une question répondez-y comme ça nous ne mettrons plus jamais les pieds sur ce SATANE cailloux ! hurlais-je en perdant le peu de sang-froid qu'il me restait.
Lyzs ne prit pas attention à ma petite accès de colère et partit en direction du temple en nous invitant à la suivre toute guillerette, nous obligeant à couper notre discussion.
Je me retournais alors et me mis à suivre la jeune fille tout en faisant unSpoiler : geste
à Lethos, lui informant que je l'avais à l'oeil.
Le petit groupe était maintenant à quelques mètres du temple derviche,
caché dans un petit bosquet qui était assez grand pour dissimuler le petit groupe qui allait,
avec joie, faire une dératisation totale des squatters et par la même occasion venger la mort des quatre soldats.
-Des idées Trenth ? disais-je finalement à sa grande surprise. -
Post n°25
Auteur : LethosDécidement cette planète attirait du beau monde, et de l'original. La jeune femme était...surprenante? Elle ne démontrait aucune tension, aucune émotion, juste un calme absolu. Elle ressemblait un peu à Lethos dans ce sens. Rester impassible, quelle que soit la situation, qu'importe le danger, rester impassible et ne rien dévoiler. Elle était douée, en peu de temps elle réussit à calmer la situation et à expliquer le pourquoi du comment au padawan. Ainsi Zaalbar était en mission avec eux... Sa confiance en elle impressionait Lethos, elle lui tournait le dos sans crainte alors qu'il lui suffisait de presser un bouton pour la transpercer instantanément... Oui elle était surprenante...Elle lui proposait de rester avec eux...Pourquoi pas? Quoique en voyant son compagnon, Lethos avait de sérieux doutes. L'opposé de la jeune fille. Une boule de nerf concentrée dans un tas de muscle. Lethos nota l'effort que fis l'homme pour éteindre son sabre, si la fille n'avait pas été là, il y aurait surement eu un combat, fatal. Le boucher lui fit une tirade simpliste à la phraséologie classique, primaire. La cohabitation serait dure... Quoique il s'y était attendu dès qu'il l'avait vu. Il ne répondit pas à la provocation. Du moins pas directement mais il répondit cependant directement dans l'esprit du primate. Provocateur Lethos? Un peu à vrai dire.
-Vous avez raison, je pourrais partir de mon coté, ce qui, vu votre amabilité et votre facilité à être suivi, serait surement plus sécuritaire pour moi, mais je m'en voudrais d'exposer mon dos à votre regard. Quand à mon jugement, je sais reconnaitre le symbole de l'empire quand je le vois, et même un jedi peut finir par trahir son ordre. Ne faites pas l'erreur de me sous estimer à cause de mon âge. Enfin vous remarquerez en réflechissant bien que j'ai répondu à TOUTES les questions de votre soldat, cependant vu votre état de fragilité émotionnelle je peux comprendre que cela vous ai échappé. Enfin...je suppose.
Lethos jouait avec le feu en provoquant le chevalier impérial de la sorte et il le savait, mais bon, à force de côtoyer son maitre, il avait fini par adopter l'ironie et le sarcasme de ce dernier, le genre de choses qu'il aurait été préférable d'ignorer, mais personne n'est parfait. Et puis avouons le, cet homme, en cherchant à l'intimider avait plutôt obtenu l'effet inverse. Le chevalier impérial lui fit signe qu'il le surveillait, après avoir haussé des épaules pour indiquer son manque d'interêt, il rejoignit la jeune femme et lui murmura à l'oreille.
- Vous dites que je n'ai rien à craindre de vous mais j'ai bien peur que votre compagnon ne soit pas d'accord. Vous êtes sur qu'il saura se contrôler? Je m'en voudrais de devoir me battre contre lui.
Le tout avait été dit avec un sourire en coin, après tout cette jeune femme avait été la seule à ne pas l'agresser, quoi de plus normal que d'être sympathique avec elle? Tout en parlant il jeta un regard plus bas, une bâtisse était visible, sans avoir à se concentrer Lethos distinguait comme une brume noire jaillissant du temple, le coté obscur émanait de cet endroit, bien plus que à l’intérieur de la grotte. Le plus dur était à venir...Il pouvait sentir désormais la présence de son maître, il était proche, très proche, mais cette présence était faible, où qu'il soit son maître était en danger de mort...Après avoir contemplé le batiment, il s'adressa à l'esprit de Zaalbar, il ne faisait pas confiance encore aux autres pour leur dire la teneur exacte de sa mission.
-Le conseil m'a envoyé retrouvé Maitre Cliv, apparemment il n'a plus fais signe de vie depuis quelques jours, je dois le retrouver lui et ce qu'il a rencontré sur cette planète.
Puis il continua à observer la sombre batisse, son regard se perdant au loin... -
Post n°26
Auteur : LyzsCoy s’énervait, Lyzs ne se sentit pas pour autant obligée de lui dire quoi que ce soit. Il était incontrôlable une fois dans cet état. Elle se contenta d’avancer en regardant si tout le monde suivait. En voyant que le nouveau venu suivait le pas, elle regarda devant elle et se mit à sourire.
*Médiatrice dans l’âme !*
Après seulement quelques pas elle sentit Coy bouillir intérieurement, quelque chose la dérangeait. Son partenaire semblait agacé par quelque chose, elle se concentra un instant et cru comprendre ce qui était en train de se passer. Elle se mit au niveau de Coy et lui donna un petit coup de coude avant de le regarder et de sourire.
— Ce qui n’est pas dit, n’est pas dit ! Il vaut mieux être alliés que de prendre des risques inutiles. lui dit-elle en chuchotant d’un air taquin.
Après un petit rire étouffé elle ralentit un peu pour laisser Coy ouvrir la marche, elle fut ensuite rejointe par Lethos qui était couvert des regards des soldats. Celui-ci venait lui murmurer quelque chose à l’oreille. Elle continua à avancer en regardant devant elle, sans se pencher pour mieux entendre. Elle souriait légèrement, comme persuadée du fait qu’elle avait gagné une certaine confiance auprès du jedi. Son pas était un peu plus sautillant qu’à son habitude, un léger optimisme naissait doucement.
— Vous dites que je n'ai rien à craindre de vous mais j'ai bien peur que votre compagnon ne soit pas d'accord. Vous êtes sur qu'il saura se contrôler? Je m'en voudrais de devoir me battre contre lui.
Lyzs étouffa le début d’un rire. Ce n’était pas la première fois que Coy jouait les durs. Elle leva les yeux au ciel pour trouver quoi répondre, elle fit sans s’en rendre compte un geste typiquement féminin : sa main gauche soutenait son coude droit pendant que son index vint glisser sur son cou pour venir soutenir son menton. Elle garda cette position pour répondre d’un air enjôlé, à voix basse mais sans pour autant chuchoter.
— Eh bien… il n’est pas foncièrement mauvais ! J’ai un peu de mal, aussi ! En fait, nous n’avons pas trop eu le temps de souffler depuis quelques temps. Il s’est passé beaucoup d’événements qui nous embrouillent l’esprit. Et puis, peut être que comme moi il se demande ce que nous deviendrons une fois de retour sur Coruscant. Après tout… avec la chute de l’empire et la république !... Qui sait ce que nous allons devenir ? Je me demande bien l’accueil qu’on nous réserve… Enfin, il n’a sûrement rien de particulier contre vous, il est sûrement un peu à cran.
Après ces mots, elle laissa ses bras balancer au rythme de sa marche. Depuis plusieurs minutes le sol était devenu plus solide, ce qui était particulièrement agréable. Après quelques pas silencieux, elle continua, comme pour apporter une précision à ce qu’elle venait de dire :
— Oui ! Nous comptons bien rentrer en vie !
Lyzs passa ensuite une bonne partie du trajet sans mot dire : elle était concentrée à se préparer psychologiquement aux évènements futurs. Elle évitait de penser à ce qu’elle avait dû faire pour arriver jusqu’ici, mais elle n’arrivait pas à s’empêcher d’imaginer le pire par la suite. Elle décida de souffler un coup, de se masser les tempes, de faire bonne mine et de se rapprocher des jedis qui s’étaient rapprochés pendant la marche. Avec un petit sourire en coin, elle s’adressa à Lethos.
— Bien, nous sommes presque arrivés. Si nous avons à nous battre, évitez de porter un coup à Coy par mégarde !
En prononçant le nom de son partenaire, elle sembla réaliser quelque chose. Son air innocent reprit le dessus un instant et elle s’exclama, presque dans une urgence.
— Oh ! Mais oui !
La jeune fille venait de se rendre compte que le jedi s’était présenté mais ne connaissait toujours pas les noms de ses nouveaux compagnons. Elle entreprit donc de donner le nom de chacun en les pointant discrètement du doigt, comme pour que le jedi soit le seul à le voir.
— Coy, Trent, les soldats aux matricules dont je ne me rappelle pas. C’est n’est d’ailleurs pas pour autant qu’ils n’ont pas ma sympathie. dit-elle en leur faisant innocemment signe de la main. Et Lyzs ! finit-elle en se pointant elle-même du pouce.
Quelques minutes plus tard, le groupe arrivait devant le repaire des derviches. Les choses sérieuses reprenaient. Lyzs se sentait oppressée par le pouvoir du bâtiment, elle secoua la tête comme pour se défaire d’une mauvaise sensation. Elle ne put s’empêcher de parler une nouvelle fois à Lethos. Elle lui accordait une attention particulière, elle ne voulait pas qu’il soit trop méfiant.
— Nous y voilà… Il semblerait que nous ayons atteint le repaire. A nous de finir le travail et… de libérer le potentiel prisonnier.
Elle regarda Lethos en d’une réaction, son instinct lui disait que sa présence n’était pas étrangère au fait qu’elle ait sentie quelque chose de lumineux au milieu de toute cette masse obscure. Elle regardait l’homme avec un petit sourire, comme si elle attendait quelque chose. Pendant ce temps, Coy demandait l’avis du Major. -
Post n°27
Auteur : LethosLa jeune femme était étrange, elle qui quelques instants plus tôt avait agis avec un sang froid exemplaire s'était transformé en une petite fille rieuse. Il en fallait plus pour briser le calme de Lethos mais le spectacle le perturba très légèrement. Elle agissait avec son compagnon comme...une soeur? Venant d'un chevalier impérial, le comportement était assez original. A l'entendre le boucher n'était pas méchant, juste fatigué. Oh il n'y a pas de quoi fouetter un chat, il est juste à bout et donc, sur une planète envahie par le coté obscur il risque de péter une durite, mais rien de bien grave. Pas difficile de deviner que c'était leur première fois sur Dagobah, si ils descendaient dans le batiment, ils connaitraient les joies de combattre le coté obscur, les visions et autres charmantes diableries... Il continua à marcher au rythme de la jeune femme, sa compagnie était assez plaisante, peut etre à cause de son apparente facilité à agir en petite fille innocente? Un peu taquine sur les bords, souriante, elle était sympathique.
— Bien, nous sommes presque arrivés. Si nous avons à nous battre, évitez de porter un coup à Coy par mégarde !
La plaisanterie fit sourire Lethos, avec un peu de chance il n'aurait même pas à combattre dans la même pièce que le tas de muscle. Donc le boucher s'appelait Coy, Lethos était sur d'oublier le nom dans l'heure qui suivrait. Il ne mémorisait que les détails important et le prénom de l'homme était actuellement le cadet de ses soucis. Tout son etre était tourné vers un seul objectif, la libération et le sauvetage de son maître. En revanche il était surpris d'apprendre que l'empire avait été renversé, il était temps qu'il se remette à l'actualité.
-Vous savez je pense que vous devriez lui dire la même chose, je n'aimerais pas qu'un "incident" arrive.
Il avait répondu avec un sourire en coin, répondre à l'humour par l'humour pouvait ouvrir des portes, et si ces portes pouvaient lui apporter des réponses, par exemple le reste des noms du groupe, ce serait parfait. Coïncidence amusante, la jeune femme lui dit s’appeler Lyzs, le chef d'escouade s'appelait Trent et le reste des soldats n'avait que des matricules pour les désigner. Ils observaient le batiment depuis quelques minutes Lyzs rompit le silence...et la sérénité de Lethos du même coup. Il y avait donc un prisonnier dans ce temple. C'était son maitre il en était sur!!! A cette seule pensée le masque de quiétude de Lethos se rompit et la détermination l'envahit à nouveau, son regard devint froid comme le métal, son poing se serra. Son coeur se chargea de haine, il commençait à sombrer dans le coté obscur. Si un des ravisseurs de son maitre était apparu à l'instant, Lethos le tuait dans la seconde. Soudain il sentit une pensée le contacter et la tension disparut de son corps, il lui sembla qu'il se réveillait d'un état second. C'est alors qu'il s'aperçut que son sabre était dans sa main. Il tomba aussitôt à genoux et se prit la tête entre ses mains, les émanations du coté obscurs étaient beaucoup plus puissantes que dans la grotte et il venait d'en faire les frais. Il transpirait, il était essouflé, ébranlé, en état de choc. Il fit le calme en lui et apaisa les battements de son coeur puis se releva adressant un sourire rassurant à Lyzs. Il tremblait encore un peu mais il était en paix, il s'asseya sur un rocher et entrepris de lui expliquer la raison de sa venue tout en méditant pour se remettre des ses émotions. Il sentit avec soulagement le calme l'envahir, la paix revenir, l'harmonie prendre le contrôle de son être. Il était de nouveau serein. Il ouvrit alors les yeux et commença à parler.
-J'ai été formé sur cette planète, quand je suis parti pour aller voir le conseil de l'ordre, mon maitre est resté ici car nous avions rencontré des siths. Il a décidé d’enquêter, de risquer sa vie pour trouver ce qui n'allait pas sur cette planète. Quelques jours plus tard nous avons perdu contact avec lui, le conseil m'a envoyé ici pour le retrouver. Je suis sur que c'est lui le prisonnier. Sa conscience est entré avec moi ce qui m'as permis d'échapper au coté obscur. Je dois me rendre dans ce temple, peu importe le prix.
Il réfléchit quelques instants puis reprit. Il y avait autre chose qu'il devait savoir de Lyzs.
-Dites moi Lyzs...avez vous une relation particulière avec la force? En sondant cette région la première fois je ne vous ai pas perçu, il n'y avait qu'un vide dans la force, chose sensée être impossible puisque la force est omniprésente. Pourriez vous m'expliquer? -
Post n°28
Auteur : ZaalbarSuites aux paroles aux paroles de Zaalbar, Trent s'énerva tout seul et le wookie le laissa cracher sa colère avec de la chance cela calmerait le soldat. Puis le groupe se remit en route, Lethos et Lyzs tenait une conversation, bien que le padawan est fait comprendre aux poilu, qu'il ne faisait pas confiance aux membres de l'empire. Et Lethos rajouta aussi, qu'il avait réalisé une partie de son apprentissage sur ce monde. Alors Zaalbar lança à son tour :
Nous avons tout les deux, réaliser une partie de notre enseignement sur cette planète. Lethos et moi avons l'avantage, d'être habitué au type de terrains, que propose Dagobah. Et ayant pour ma part, grandit sur Kashykk, je suis habitué au monde primitif.
Au cour de la marche, Zaalbar n'écoutait pas vraiment la discution, entre Lyzs et Lethos. Et après un certain temps de marche, Lethos annonça qu'on lui avait demandé de retrouver maitre Cliv. Puis Zaalbar répondit honnêtement au padawan de son ordre
Lethos pour ma part, on m'a demandé de m'occuper de m'occuper des derviches présent sur la planète et d'essayer de savoir la raison, de leur présence. Et major Trent, je ne remets pas vos capacité en doute. Si on vous a donné des hommes à commander, c'est que vous avez fait vos preuves auprès de vos superieurs. -
Post n°29
Auteur : Trent KithLe jedi avait obtempéré, et rangé son arme, cependant, sa répartie elle, il ne l’avait pas rengainée. Il mettait carrément en cause la capacité des soldats à simplement se battre. On pouvait le comprendre, 4 morts pour un affrontement simple, ce n’était guère brillant. Pas plus que le peu de discrétion dont ils avaient fait preuve, ça Trent était prêt à le reconnaître, mais en même temps, ils n’auraient pas pu s’attendre à ce qu’on les poursuive et à qu’on les embuscade au beau milieu d’un marais.
Cependant, la situation semblait tellement décalée, que Trent s’autorisa à glisser un sourire en coin derrière son casque. Ce sensitif là semblait avoir encore les pieds sur terre, et se comportait presque en tant que soldat, et ça Trent comprenait. Ce sourire ne resta pas longtemps sur le visage du major, car le dénommé Lethos semblait avide de connaissances. Les commandos ne desserrèrent pas leurs armes, toujours sous tension face aux questions presque inquisitrice du jedi. Il y avait quelque chose en préparation autour d’eux, et Trent suspecta que Lethos préparait quelque chose, à moins que ce ne soit qui ne commence à perdre les pédales, les derniers événements ayant été éprouvants.
Quelque chose calma le jeu, et Lyzs entra en scène, glissant dans les rangs des troopers, les faisant lentement baisser leurs armes. Elle se dirigea tranquillement vers Lethos, tandis que Trent faisait baisser les canons blaster des derniers commandos devant l’insistance de la chevalière. La tension sembla baisser d’un cran, et Lyzs finit par proposer de reprendre le chemin, gratifiant les alentours d’un sourire satisfait. Kith était simplement médusé, et ne parvenait toujours pas à bien comprendre comment elle avait fait pour désamorcer la situation et relancer la mission. Trent était d’accord sur toute la ligne avec la chevalière, et était plus que prêt à lever le camp, ne serait-ce que pour oublier quelques temps les 4 corps alignés un peu plus loin.
La remarque cinglante qu’émit juste après le chevalier Coy ramena son esprit martial sur la terre ferme. Une fois de plus l’atmosphère changea, et son mental se retrouva un peu plus confus. D’un côté il était heureux de poursuivre le chemin, de l’autre il ne voyait pas en quoi le jedi devait se joindre à leur groupe. En effet, ils se seraient croisés quelques jours plus tôt, et ils auraient été forcés de s’entretuer. Une sorte de rivalité s’engagea entre Lethos et Coy, et l’équipe de soldats ne savaient plus véritablement où se placer. Le canal commun à l’escouade s’ouvrit.
-Chef, on n’a pas besoin d’un autre jedi. C’est un de leur sabre qui m’a enlevé ma jambe, je peux pas faire confiance à un de ces sensitifs.
-Dalv, tu te rends compte qu’à nous 5 plus les deux chevaliers impériaux, on va pas aller loin contre ses raclures de sith.
-Parles pour toi 437, ce Lethos à l’air d’être un…
-Silence radio ! Jusqu’à preuve du contraire c’est moi qui dirige cette unité, et jusqu’à preuve du contraire, les chevaliers Lyzs et Coy sont nos supérieurs, donc vous ferez ce qu’un soldat fait. Vous obéirez aux ordres.
Trent soupira sous son casque. Malgré la ventilation de son armure, il pouvait sentir les gouttes de sueur glisser sur son front. Le groupe se remit en marche, Lethos finalement intégré, et la boue revint s’agglutiner sur les bottes salies des troopers. Le major aurait bien aimé retrouver son armure de scout, elle aurait été grandement utile sur ce terrain, cependant, ils n’avaient pas eu le choix. La complicité entre Lyzs et Lethos semblait être établie, mais Trent ne savait pas si la chevalière l’utilisait ainsi pour s’assurer la « docilité » du jedi ou si elle le faisait involontairement.
Il surprit un geste lourd de sens de la part de Coy envers le nouveau venu, mais ce geste était si étrange, que le commando ne put réprimer un léger gloussement sous son armure, espérant que personne ne l’ait entendu. Toujours est-il que la situation de l’équipe était plus que particulière et pouvait s’avérer dangereuse, Trent n’étant pas le moins du monde prêt à accorder sa confiance au jedi, et il était sûr que ce-dernier ressentait la même chose.
Alors que l’escouade se rapprochait du sanctuaire derviche, que la tension remontait, et que les crans de sûreté des armes se relevaient, ce-dernier rentra dans une sorte de transe, et faillit s’écrouler, son sabre à la main.
*Génial, en plus il est à la ramasse. C’est vraiment mal barré.*
Le soldat secoua la tête, et écouta le jedi présenter sa mission. Ainsi, il s’agissait d’une mission de sauvetage. Et encore une fois, les derviches y étaient liés, quelque chose ne tournait définitivement pas rond sur Dagobah. Alors que les combattants se positionnaient près des fourrés à côté de la cible. Kith posa un genou à terre, et ses hommes sa rassemblèrent autour de lui.
-Dalv et 557, vous prendrez le flanc gauche. 437 et 452, vous continuerez avec moi, vous ne me lâchez pas d’un cran.
Les commandos confirmèrent et vérifièrent leurs armes. Trent changea la cartouche de gaz de son DC, et se dirigea vers Coy, qui lui demanda son avis sur la situation.
-Et bien, les options tactiques sont assez limitées monsieur. Je propose de laisser les deux jedi s’occuper de sauver leur prisonnier, tandis que nous nous investiront les lieux. Je pense qu’avec deux hommes je pourrais m’occuper du côté droit de la cible ; la chevalière Lyzs et vous pourriez vous charger du flanc gauche avec deux soldats, Dalv et 557.
Trent désigna les deux commandos aux armures balafrés, stationnés avec le reste des soldats.
Le major s’approcha de Lethos, un peu à cran.
-Ecoutez jedi Lethos, je vais être franc. Je n’ai pas grand-chose à faire de votre maître, mais il se trouve que ceci nous donne un objectif commun. Pour accomplir cette mission, nous devons être en confiance des deux côtés, c’est pourquoi vous pouvez être certain que vous n’aurez rien à craindre de notre part, les derviches sont suffisamment contraignants comme ça. Je veux croire que vous pourrez nous assurer la même chose pour vous, et peut-être pourrons-nous quitter cette saleté de planète.
Kith retourna près de ses hommes après sa déclaration, et répartit ses hommes. Son groupe s’élança tout doucement vers la structure derviche, prenant soin de rester discret, même si Trent savait que les derviches pouvaient les sentir à travers la Force. Il se posta à la limite entre la végétation et le temple, accroupit, maîtrisant son souffle, et comme à chaque fois avant un combat, sa prothèse pesa le long de son bras. -
Post n°30
Auteur : LyzsLethos raconta plus en détails son histoire et sa relation avec Dagobah. Lyzs écoutait le jedi avec une attention particulière, elle était encore surprise de ce qui venait de se produire : le côté obscur semblait avoir exercé une pression considérable sur lui durant un instant. Même en expliquant que la conscience de son maître venait de le sortir d’affaire, la jeune chevalière restait sur ses gardes. Elle n’avait pas apprécié de voir le sabre de Lethos quitter sa ceinture. Elle était naïvement inquiète pour lui alors qu’elle ne le connaissait que depuis peu. Elle ne pouvait s’empêcher de se dire que cela la perdrait un jour. Elle avait envie de comprendre ce que venait de ressentir le jedi. Elle ne cernait pas l’ampleur de l’impact que pouvait avoir le côté obscur sur quelqu’un comme lui.
Sa passion pour la force lui donnait une curiosité sans pareille. Elle sentait effectivement quelque chose de mauvais dans l’air, quelque chose qui essayait de s’emparer de son optimisme. Elle avait du mal à accepter la différence que faisaient les utilisateurs de la force entre le côté obscur et le côté clair de celle-ci. Pour elle, la force était un tout. Et les sentiments transportés par celle-ci n’atteignaient pas réellement la jeune fille. Elle les observait. Elle sentait quelque chose de vraiment terrifiant, et cela la fascinait. La force pouvait donc avoir cette forme-ci aussi ? Il était vrai que l’envie de pleurer qu’elle réprimait depuis plusieurs jours était bien plus forte depuis quelques temps, mais elle avait compris que ces sentiments de venaient pas que d’elle-même. Cette conscience de la présence du côté obscur et son acceptation lui donnaient-ils assez de recul pour ne pas subir les mêmes effets que Lethos ? Elle ne comprenait pas vraiment. Ce qui était sûr, c’était qu’il allait falloir faire attention à ce que personne de plus sensible qu’elle ne cède à la folie. Elle ne tenait pas à se battre avec quelqu’un de son groupe.
Alors qu’elle écoutait le jedi parler, elle observait les lieux. Le bâtiment semblait en ruine, mais il tenait encore debout. Les murs semblaient taillés dans d’immenses pierres, comme si l’édifice avait lui-même été taillé d’un seul bloc. Les jointures étaient à peine visibles, elle nota les différences avec l’ancienne académie jedi qu’elle avait aussi eu l’occasion de voir. Le temple gris planté dans ce décor marécageux ne lui disait rien qui vaille. Elle dut stopper son observation : Lethos lui posa une question.
— Dites-moi Lyzs...avez-vous une relation particulière avec la force ? En sondant cette région la première fois je ne vous ai pas perçu, il n'y avait qu'un vide dans la force, chose sensée être impossible puisque la force est omniprésente. Pourriez-vous m'expliquer ?
Il lui demandait donc de détailler son lien avec la force. Un sourire prit place sur le visage de la jeune fille, mais celui-ci faisait finalement que contraste avec l’air mélancolique qu’elle avait désormais. La pointe d’ironie qui semblait soulever les coins de ses lèvres lui perça le cœur : le passé ne pouvait être oublié. Elle du fouiller sa mémoire pour donner une réponse appropriée, et cela ne lui plaisait guère. Les odeurs de l’air conditionné, du fer et du désinfectant lui agressèrent les narines comme si elle était encore au laboratoire. Elle se remémora la douleur des piqûres et la désagréable sensation qu’était le port d’un cathéter. Les micros chocs, les électrodes, la lumière blanche agressive… tout se bousculait dans sa mémoire. Penser à ses sauveurs maintenant morts, Yal et Anya, ne lui plaisait pas vraiment. Elle essayait à tous prix de penser à autre chose, de garder les lamentations pour les moments de solitude. La proximité du temple n’arrangeait rien à ces désagréables sensations et elle le savait bien. Plus gênant encore, elle avait l’impression que ses souvenirs venaient d’onduler dans la force. L’irrésistible envie de ne pas les voir s’échapper lui donnait le besoin de tendre le bras en avant, comme pour les empêcher de fuir, de se divulguer, de se diluer. Un léger spasme secoua son bras droit, elle n’exécuta finalement pas le mouvement tant sollicité : elle savait que cela ne mènerait à rien. Elle regarda tour à tour les utilisateurs de la force présents, elle espérait que ce qu’elle avait ressenti n’était qu’une illusion de son esprit. Après avoir discrètement mené son enquête, elle se calma en expirant doucement. Encore apeurée par l’idée que ses souvenirs aient pu lui échapper, ou pire, par le fait que certains risquaient de comprendre qu’elle était sur le point de laisser tomber une larme, elle répondit au jedi. Les mots sortirent avec plus de difficulté qu’elle ne l’aurait imaginé.
— Je… ne sais rien. Malgré beaucoup d’efforts… je ne sais rien.
Lyzs avait besoin de penser autre chose. Rien ici ne la mettait dans de bonnes conditions pour parler de tout ça. Son cœur battait plus vite qu’à son habitude, elle se calma doucement en regardant le sol. Heureusement pour elle, le major Kith commença à proposer une approche pour investir les lieux. Cela raccrocha la chevalière à la réalité : il fallait vivre l’instant présent, et celui-ci n’avait pas grand-chose d’attrayant. Lyzs n’aimait pas beaucoup l’idée de se retrouver avec Coy et deux soldats pendant que Trent ne serait accompagné que deux de ses camarades. Il espérait peut-être passer furtivement et agir lorsque l’ennemi aurait le dos tourné ? Elle n’en savait rien, mais si le soldat disait qu’il fallait faire comme ça, c’est qu’il devait avoir une idée derrière la tête. Elle ne contesta pas la dééécc. Il y avait plusieurs raisons à cela : premièrement, elle voulait faire confiance au major. Ensuite, elle ne croyait plus vraiment en ses propres décisions depuis que son dernier choix avait coûté la vie à quatre soldats. Elle se contenta d’acquiescer silencieusement. Elle n’avait par contre rien contre le fait de laisser les deux jedis ensemble : le wookie avait l’air fort et Lethos semblait savoir ce qu’il faisait.
Les soldats qui devaient les accompagner s’approchèrent des chevaliers. Lyzs allait leur demander de se positionner derrière Coy et elle. Elle voulait qu’ils gardent un œil sur les hauteurs. Elle s’apprêtait à leur expliquer tout cela quand elle se mit elle-même à regarder les hauteurs du bâtiment. Soudain, elle vit apparaître ce qui lui semblait être un pied. Quelqu’un entrait dans son champ de vision en marchant sur un fin chemin de ronde qui ornait les hauteurs du bâtiment. Sans réfléchir, elle décida d’intervenir avant que le derviche ne sonne l’alerte. Son instinct de préservation lui disait qu’il allait falloir faire du mal à cette personne, sinon tout le groupe en pâtirait. L’homme, à peine sortit de derrière son mur, fut projeté dans le vide par Lyzs. En voyant qu’il s’agissait bien d’un derviche, elle accompagna la gravité d’un geste sec pour l’écraser violemment sur le sol mou. Elle ne laissa pas de répit à l’homme et le fit glisser jusqu’à elle en utilisant à nouveau la force. Elle avait repéré l’arme du derviche : un sabre laser. Celui-ci se décrocha de sa ceinture pour arriver directement dans la main gauche de la jeune fille alors que son propriétaire était encore en train d’être trainé dans la boue. Une fois l’homme arrivé devant elle, Lyzs appuya de tout son poids sur son pied gauche qu’elle plaça sur le dos de l’ennemi, entre l’omoplate et la clavicule. Entre deux souffles courts, elle laissa s'échapper un petit :
— Surprise...
La chevalière s’attendait à une réplique violente, mais il n’en fut rien. Elle se pencha alors légèrement en avant pour observer sa victime : elle avait perdu conscience. C’était un coup de chance, elle avait neutralisé un ennemi sans faire trop de bruit. Celui-ci ne devait être qu’un garde lambda, un assassin plus aguerri se serait sûrement tiré d’affaire lors d’une telle chute. Doublement chanceuse, la jeune fille constata qu’elle n’avait pas vu que cette personne possédait un deuxième sabre. Elle regarda celle qu’elle lui avait arrachée, puis, dégoûtée d’avoir une arme au poing, la jeta dans la nature d’un geste sec.
*Bon, il va vraiment falloir faire attention…*
Retrouvant un peu confiance en elle, elle s’apprêtait à finalement demander à Trent de revoir sa stratégie. Mais elle fut coupée par un son parasite : un communicateur attaché au col du derviche était en transmission :
— Hé ! Oh ! Ça va ? Rien à signaler ?
Lyzs regarda Coy, son cœur battait encore à cent à l’heure à cause de ce qu’elle venait de faire et son souffle suivait son rythme. Son partenaire qui se tenait juste à côté d’elle ne pouvait faire autrement que de la regarder paniquer : elle fit un geste de croix puis pointa le dispositif du doigt. Elle fit à nouveau le même geste avec un air crispé.
*Pitié, fais quelque chose... dis quelque chose à ce type ! Mais fais le bien !* -
Post n°31
Auteur : Coy SjanneurLe groupe s'était finalement séparé, il ne restait plus que Lyzs, moi-même et les deux clones qui nous escortaient.
Lyzs était réactive... Une si jeune fille qui venait de mettre un derviche K.O technique avec pour seul aide : la force.
Tout aurait bien pu marcher si le garde n'avait pas un comlink... Lyzs m'adressa alors un regard plus que paniquer. Que faire ? Quoi faire ?
-Hé ! Oh ! Ça va ? Rien à signaler ?
Il fallait réfléchir vite et bien. Comment se faisait-il que les derviches n'étaient pas sur leurs gardes alors qu'ils n'avaient plus de contact avec le groupe d'embuscade qu'ils nous avaient envoyés ? Se fichait-il royalement de nous ?
De toute façon l'effet de surprise était gâché quoi qu'il arrivait donc, les prévenir de notre arriver nous n'étions plus vraiment plus à ça prêt. Ma main tendu sur le communicateur, j'utilisais alors la force pour m'en acquérir, profitant alors du moment, plus ou moins, de quiétude pour m'exercer à déplacer des objets à travers la force. Les déplacer violement n'était maintenant plus vraiment un problème, mais avec finesse et doigté était une sinécure et me demandait quand même beaucoup plus de concentration. L'objet enfin dans ma main je pris la parole :
-Bonjour Monsieur, nous sommes les dératiseurs envoyé par la république !
Nous sommes ici pour nettoyer la vermine qui se trouve sur Dagobah, avez-vous rencontré des Derviches ? A vous !
Un blanc pesant se fit sentir, le visage de Lyzs se décomposait tandis que le derviche inconscient reprenait doucement connaissance.
Ecartant alors gentiment le pied de Lyzs, je pris le relais et le posait aussi violement que possible sur le dos du pauvre "Homme". Je repris alors mon monologue :
-Nous en avons capturé un ! Comment t'appelles tu ? disais-je au Derviche en tendant le comlink vers sa bouche.
Celui-ci se contenta de lâcher un espèce de cris d'avertissement tout en montrant sa dentition d'une manière agressive en essayant temps bien que mal de se dégager. Appuyant toujours sur le dos du derviche je repris alors ma posture habituel et agrippais alors mon sabre laser.
-Mais c'est qu'il est mal élevé le bougre ! Disais-je au derviche.
Dis moi tu veux savoir comment j'ai eu mes cicatrices ? Attends je vais lui montrer. Disais-je cette fois-ci au comlink tout en affichant un sourire sadique.
J'allumais finalement mon arme, pointe diriger vers la tête du malheureux. Dans un élan de bonté, je jetais alors comlink à coté du visage couvert de boue du derviche, histoire de faire profiter son compatriote. Le derviche s'agita et attrapa finalement son sabre laser, dans un moment de panique mon sabre lâcha son crane et découpa net le bras qui avait une arme potentiellement dangereuse, la réaction fut presque instantané et le derviche hurla de douleur en direction du comlink.
-Tu tu tu ! disais-je en agitant mon index qui lui faisait un signe de "non".
Toujours aucune réaction de leur coté. Intéressant me disais-je sarcastiquement. Mon sabre reprit alors le crane du derviche pour cible, et s'enfonça délicatement, lentement dans ce dernier. Il poussa un dernier cris de douleur avant de rendre l'âme. Je pouvais même sentir le regard désapprobateur de ma coéquipière
-Vous allez le payer cher, Enfoiré !
Enfin une réaction, ma petite provocation avait marché, j'utilisais finalement la force pour rattraper une dernière fois le comlink, et un sourire remplit de haine et de violence se dessina finalement sur mon visage.
-J'ai hâte que tu me montres tout ça vermine. Vous avez entendu messieurs ? déclarais-je tout excité. J'ai un rencard ! On y va ? On y va ? On y va ?
Le groupe se contenta de me dévisager tel un monstre de foire. Qu'importait, il fallait que quelqu'un payait pour mes cicatrices. -
Post n°32
Auteur : LethosAlors qu’il attendait la réponse de Lyzs, Lethos sentit la jeune chevalière un peu…déstabilisée ? Le mot convenait, un sourire éclaira le visage de Lyzs puis son visage s’assombrit, le sourire était toujours là mais il ne trompait pas Lethos, il venait de donner un coup de pied dans une fourmilière, une grosse fourmilière, du genre que tu regrettes aussitôt de déranger. La chevalière semblait perdue dans ses pensées, Lethos n’avait même pas besoin de la force pour voir qu’elle se remémorait des instants déplaisants. Un spasme agita son bras droit tandis que Lethos percevait comme un cri de douleur dans la force. Il se concentra immédiatement mais le cri avait disparu aussitôt qu’il était apparu. Il fixa Lyzs, le regard rempli d’incompréhension mais aussi de compassion quoique ce soit la chevalière trainait derrière elle quelque chose de très lourd. Elle le fixa quelques instants, un regard profondément triste puis elle fixa tour à tour Coy et Zaalbar. Ses yeux tremblèrent alors qu’elle soufflait.
-Je… ne sais rien. Malgré beaucoup d’effort… je ne sais rien.
Lethos hocha la tête, compréhensif, parler d’un passé difficile n’était pas une chose aisée et il n’allait pas la forcer à s’ouvrir à elle. Il n’espérait qu’une chose, que les manifestations du côté obscur n’allaient pas se servir de ce passé pour la tourmenter…auquel cas cela pourrait être fatal à la chevalière. Pendant ce temps, Trent faisait une petite réunion stratégique avec ses hommes. Puis il se dirigea vers Lethos pour lui expliquer le déroulement de l’assaut. Lethos sentait la méfiance jaillir de ce soldat à son égard, mais il ne lui en voulait pas. C’était un homme qui croyait en ses idéaux, et Lethos respectait cela.
-Ecoutez Jedi Lethos, je vais être franc. Je n’ai pas grand-chose à faired e votre maître, mais il se trouve que ceci nous donne un objectif commun. Pour accomplir cette mission, nous devons être en confiance des deux côtés, c’est pourquoi vous êtes certains que vous n’aurez rien à craindre de notre part, les derviches sont suffisamment contraignants comme ça. Je veux croire que vous pourrez nous assurer la même chose pour vous, et peut être pourrons nous quitter cette saleté de planète.
Lethos sourit en écoutant le soldat, il le trouvait sympathique, peut-être un peu borné dans son rôle de soldat mais sympathique. Il se releva et observa le major.
-Je comprends, sachez que vous n’avez rien à craindre de moi, je vous vois comme des alliés depuis le moment ou j’ai choisi de me montrer à vous sinon il m’aurait été facile de vous tuer par surprise. Cependant Major, je tiens à vous demander une chose, prenez soin de vos hommes, votre équipe a payé un trop lourd tribut en arrivant sur cette planète. Assurez-vous que ce groupe n'essuies pas de nouvelles pertes.
Pendant qu’il parlait il observa les autres clones, il pouvait sentir une profonde lassitude en eux, une nuit de repos ne leur aurait pas fait de mal. Puis il se tourna de nouveau vers le major.
-Nos intérêts coïncident mais nos chemins se séparent, seul j’aurais de bien meilleure chance de m’introduire dans le temple, d’autant plus que les derviches ne m’ont pas encore repérés auquel cas je ne vous aurais jamais rejoint. Bonne chance major.
Puis il se tourna vers Zaalbar, il était heureux de revoir le wookie. Mais cette fois ci ils ne feraient pas route ensemble.
-Zaalbar ça me fait plaisir de vous revoir, pour ce qui est du temple, laissez-moi y aller seul, vous devez les aider, c'est votre mission, moi vous me connaissez je suis du genre furtif et si jamais ils me repèrent…eh bien vous savez à quel point je suis dur à avoir.
Tout avait été dit avec un grand sourire mais le message était clair, il irait seul sauver son maitre, c’était sa mission et nul autre que lui n’irait le sauver, si il se faisait prendre il serait le seul responsable et en paierai le prix. Après avoir tapoté l’épaule du wookie il observa Lyzs. Elle n’avait pas l’air mieux, un peu diminuée, elle semblait encore perdue dans ses pensées. Lethos lui adressa un sourire puis il observa la clairière et le temple. La forêt le longeait et en faisait le tour, il ne serait pas difficile de s’y introduire, le plus dur serait à l’intérieur. Après avoir adressé un signe de la main au wookie, Lethos bondit dans un arbre sous les yeux des chevaliers avant de disparaitre dans le feuillage.
Il évolua rapidement contournant petit à petit le temple. A un moment il lui sembla voir un garde projeté hors du mur, surement un coup de zaalbar ou de coy, les deux avaient le sang chaud, ça présageaient un joli chantier dans le temple. Il continuait à longer le temple lorsqu’il perçut des voix plus loin encore loin mais proches tout de même. Il s’arrêta aussitôt pour essayer de percevoir de quoi il était question dans la discussion. Il semblait y avoir deux individus, tachant d’être le plus discret possible Lethos s’avança sur sa branche jusqu’à arriver au-dessus des deux personnes. A la tenue qu’ils portaient Lethos su que c’était des derviches. Il semblait discuter de tout et de rien en marchant lentement quand une troisième voix s’éleva. Lethos tourna la tète à droite à gauche pour essayer de trouver la source de cette voix quand le derviche répondit.
-Ici le groupe de patrouille B, on revient au temple, on n’a pas trouvé de traces des proies. Groupe de patrouille B terminé.
Ainsi donc le derviche parlait à un canal de surveillance. Au moins il ne l’utiliserait plus avant un bon moment. Soudain le canal se mit à émettre des cracks et des bribes de voix, Lethos reconnut celle de Coy, il espérait que le primate allait pour une fois faire preuve d’intelligence. Manifestement Coy ne disait pas des choses gentilles (étonnant n’est ce pas) car le visage du derviche était déformé par la haine. Il lâcha une menace au comlink tandis que son voisin utilisait le sien pour donner l’alerte.
-Ici le groupe de patrouille B, on a de la visite, je répète on a de la visite par le côté nord nord-est, alerte générale Groupe de patrouille B terminé !
Lethos jura intérieurement et tout en dégainant son sabre bondit sur le derviche pour lui atterrir sur les épaules, ce dernier heurta violemment le sol et resta allongé. Lethos se releva rapidement et alluma son sabre laser. La lumière verte se répandit sur le chemin tandis que le derviche restant sortait son sabre et l’allumait. La lumière rouge vint se mélanger à la lumière verte, signe que le combat allait commencer. Ils se fixaient l’un l’autre et marchaient vers la droite, tournant en rond en cherchant une faille chez l’adversaire. Lethos sentait le côté obscur émaner du derviche, en moindre proportion que chez l’apprenti sith qu’il avait combattu mais il émanait tout de même. Ce devait être un sous fifre, drôle d’idée de laisser la surveillance à des novices…
Le derviche le coupa dans sa réflexion en le chargeant, effectuant un coup transversal avec son arme, Lethos évita sans problème l’attaque et profita de l’ouverture pour placer son genoux dans l’estomac de son adversaire. Puis il le saisit par les épaules et le poussa vers l’arbre le plus proche. Le derviche s’y cogna en jurant et se retourna, plus furieux que jamais, il fit pleuvoir une grêle de coup sur le padawan qui les bloqua l’un après l’autre puis leva son arme au-dessus de lui pour porter un coup plus puissant. Lethos effectua un tour sur lui-même en pivotant sur le coté, passant à côté de la lame meurtrière et profita de l’élan pour frapper son adversaire au côté, le sabre s’enfonça sans difficulté dans l’aine de l’adversaire. Celui-ci resta figé dans sa position fixant Lethos dans les yeux. Puis Lethos désactiva son sabre et son adversaire s’écroula, il ramassa le comlink et l’examina, le fonctionnement n’avait pas l’air très compliqué. Il l’alluma et s’adressa à Coy.
-Je vois que pour la discrétion vous avez encore décidé de laisser ça de côté. Ils viennent de donner l’alerte, vous allez avoir de la visite. Bonne chance pour la suite.
Il accrocha le comlink à sa ceinture et s’accroupit dans les broussailles, observant le temple, guettant le moindre signe d’activité. Un râle le tira de ses pensées, le derviche qui avait amorti son saut était en train de reprendre ses esprits. Sans hésiter Lethos le plaqua contre un arbre avec la force et alluma son sabre laser.
-Dans quelle partie du temple se trouve le prisonnier?
Le derviche ricanna, lui cracha au visage puis fit un bruit bizarre avec sa machoire, il commença à hoqueter, ses yeux se révulsèrent et son corps affaissa, il était mort. Lethos lacha le corps, essuya la bave de son visage et rengaina son sabre. Au moins il n'avait pas eu à le tuer. Puis il contemplaa le temple. Il devait s'y infiltrer mais comment? -
Post n°33
Auteur : LyzsLyzs savait que Coy n’avait aucun mal à achever ses ennemis. Tuer ne semblait pas le gêner, comme s’il ne se posait jamais de questions à ce sujet. Elle se disait jusque-là, qu’il avait de fortes convictions. Qu’il ne se permettait pas de laisser quiconque l’entraver lors de ses missions. Mais il en fut tout autrement pour cette fois-ci. Alors que son taux d’adrénaline retombait déjà, Coy coupa un bras du derviche pour l’empêcher de se défendre. Lyzs sursauta. Coy agissait comme un monstre, il se moqua même de sa victime avant de l’achever avec un sadisme des plus désemparant. La jeune chevalière fit un petit pas en arrière, elle s’éloignait de Coy avec difficulté. Elle tremblait, se second pas fut plus difficile que le premier. Le troisième l’était encore plus, sa vision se brouillait : des larmes commençaient à perler aux coins de ses yeux.
Achever un ennemi... Même si elle avait beaucoup de mal avec cette idée, elle s’y faisait doucement. Cependant, procéder d’une telle façon relevait de la cruauté pure et simple. Alors que Coy s’excitait en utilisant une métaphore des plus mal venues, Lyzs se cachait le visage de ses yeux mains pour sanglotter silencieusement. Sa tête tournait, son corps tremblait et elle avait envie de vomir à cause du choc. L’image qu’elle avait de Coy venait de se briser d’un coup d’un seul. Elle le voyait comme quelqu’un de protecteur et de sympathique, même s’il était parfois trop impulsif. Et maintenant, elle se retrouvait face à quelqu’un de si enthousiaste à l’idée de tuer qu’elle en perdait ses sens.
Lyzs aurait tant souhaité avoir une vie normale. Si les utilisateurs de la force n’étaient pas exploités qu’à des fins militaires, c’aurait été le bonheur. Mais non, sa route l’avait tout bonnement condamnée à supporter la mort, à marcher à ses côtés. N’y avait-il pas assez de vies à ôter sans qu’en plus il faille le faire le sourire aux lèvres ? Comment apprécier le fait de mettre fin aux jours de quelqu'un ? Pourquoi son partenaire lui semblait-il maintenant si différent ? Le visage toujours caché par ses mains trempées par les larmes, la jeune fille s’approcha de Coy. Elle avait attendu que celui-ci eut éteint son sabre avant d'oser faire quoi que ce soit. Sa voix était d'abord faible et tremblante, mais son ton monta au fur et à mesure que les mots sortaient.
— Tu vas devenir comme eux, Coy… COMME EUX !
Une fois arrivée devant lui, ses mains quittèrent son visage rougit par la tristesse et la colère. Elle attrapa le col du chevalier et serra les dents. Le visage toujours froissé par les sentiments négatifs, elle semblait se retenir.
— Si tu dois tuer, tue dignement !
Le peu de retenue qu’elle avait disparu d’un seul coup. Soudainement, elle se mit à secouer Coy de toutes ses forces en hurlant.
— TU N’ES PAS COY ! REND MOI MON PARTENAIRE ! REND MOI COY ! REND-LE-MOI !
Essoufflée, elle laissa son front se reposer contre l’armure du chevalier, toujours en le tenant par le col. Elle inspira dans un sanglot avant de continuer, sans changer de position. Elle regardait ses larmes tomber au sol en parlant.
— Tu n’es pas ce genre de sadique… Tu n’es pas ce monstre !
Elle poussa sur ses deux mains pour se dégager elle-même, elle poussa un peu Coy dans le même mouvement. Le regard courroucé de Lyzs dévisageait son partenaire. Elle était toujours hors d’elle.
— Sois humain ! Ou ne sois rien !
Ses yeux se posèrent sur le cadavre, elle n’en pouvait plus de le voir là. Sa présence, s'il n'avait jamais existé... rien de tout ça n'aurait eu lieu. Dans sa rage, elle usa de la force pour lui reprendre le comlink et propulsa le corps d’un geste sec dans la forêt. Celui-ci fut envoyé si violemment que plusieurs petits arbres se cassèrent sous le choc. Un violent courant d’air provoqué par colère de Lyzs accompagna le défunt à travers les branches. Alors que l’air agité meurtrissait un peu plus la flore avant de disparaître calmement. Lyzs se tourna vers les deux soldats, elle avait honte et elle n’était toujours pas calmée. Elle les pointa du doigt, son visage était menaçant.
— Pas un mot de tout ça aux autres.
Elle remarque que le bras qu’elle tendait vers les deux hommes tremblait, elle était à bout. La chevalière réalisait peu à peu tout ce qu’elle venait de faire. Elle se tourna de façon à n’avoir personne dans son champ de vision. Elle essuya ses larmes sur ses gants déjà humides et regarda le sol. Il allait falloir se reprendre, il y avait une mission à accomplir.
*Je veux en finir, je veux quitter cette planète... être tranquille...* -
Post n°34
Auteur : ZaalbarAlors que le groupe se déplaçait, ces membres finirent par arriver en vus d'une sorte de temple. Le padawan de maitre Cliv, annonça au wookie, qu'il pouvait faire sa mission en solo désormais. Zaalbar le laissa partir en solo, et pensa, qu'effectivement lethos avait le sérieux requis, pour s'en sortir seul. Le Wookie décida même d'aider l'infiltration du Padawan en tentant d'attirer des Derviches sur lui. Le Wookie activa son sabre et arriva au temple de face, il n'hésiterait pas à terminer l'existence des êtres obcur, qui lui ferait face. Cela pouvait paraitre obscur comme raisonnement, mais pour Zaalbar cela sauvera de nombreuses vies futur. Car tous les derviches, que Zaalbar tuera ne pourront plus prendre de vie. Puis le jedi annonça à Trent et ces hommes, qu'il allait pénétrer dans le temple en attirant les Derviche sur lui. Et il rajouta :
Si vous voulez m'aider et participer au combat, vous serez les bien venu.
Puis immédiatement Zaalbar lança son attaque sur le temple et les derviches, en espérant que cela ne causerait pas la mort de Maitre Cliv. Le chevalier se trouvait dans la mêlée et entre son sabre laser et sa condition de Wookie, Zaalbar n'avait besoin de s'acharner, sur ces cibles. Il avançait même de façon régulière, mais il y avait des chances que le chevalier finisse par fatiguer, si les ennemies présent dans le temple. Mais Zaalbar avait l'avantage de la force. -
Post n°35
Auteur : Coy SjanneurVoir Lyzs s'emporter et pleurer eût un effet d'électrochoc sur ma personne ! Etais-je devenu si repoussant et violent... Un monstre sans cœur ? Le coté obscure avait-il cet effet là ? Qu'allait-"Elle" penser de moi si elle me voyait dans cet état là.
Plongé dans mes pensées, l'espace et le temps se figea, j'avais l'impression qu'une seconde devenait une éternité.
L'heure était à une profonde remise en question !
Devais-je continuer dans cette voie là ? Ma respiration ralentissait et se stoppa net, Lyzs qui avançait comme une furie s'était arrêtée, plus rien ne bougeait, c'était comme si mon esprit était sortie de mon corps; je ne saurais l'explique : c'était comme si en l'espace d'un instant j'avais mit un film Holonet sur pause.
Je pouvais me voir de la tête au pied comme si je me voyais à travers un miroir, amusant d'ailleurs puisque j'avais toujours mon sabre laser allumé, je pouvais également voir les soldats qui, eux, fixaient le cadavre du Derviche. Le temps toujours figé, mon corps ne bougeait pas d'un yota mais mon esprit, lui, semblait défier l'espace et le temps et pouvait se déplacer aisément, j'en profitais alors pour allez observer Lyzs d'un peu plus près et c'était avec le cœur brisé que je pouvais voir la jeune fille réprimer ses larmes.
En voyant cela, l'espace se changea et un autre décor prit place, j'étais d'un coup revenu sur Coruscant très loin de Dagobah et sa forêt luxuriante...
"Je suis...chez moi ? Que se passe t'il ?" me disais-je d'un air plus qu'inquiet.
En observant attentivement ce qui m'entourait, j'étais allongé dans mon lit, et je pouvais sentir "quelque" chose qui se blottissait en mon sein. C'était "Celle" que je recherchais depuis maintenant plusieurs mois et qui était maintenant dans mes bras...
-Je.. mais ?
-Chuuuuut ! me disait-elle en posant son index sur ma bouche.
Le décor rechangea, j'étais maintenant en train de revivre tous mes souvenirs mais d'un point de vue extérieur, "Elle" était en train de me reparler de son rêve d'apporter la paix dans la galaxie, de "préserver" la vie ; une espèce de jedi en somme. Et puis d'un certain point de vue c'était ce que j'étais en train de faire en éradiquant les Derviches : préserver la vie.
Soudain, une ombre apparut dans mon dos et me chuchota :
-Non, tu répands la mort !
Je me retournais alors brusquement pour savoir de qui provenait cette réponse. Le temps de me retourner que le décor se changea, et je me vis, sabre à la main dans la soute du vaisseau, transperçant le cœur du garde impérial qui en voulait à ma vie. Une seconde plus tard j'étais sur l'une des lunes de Yavin revoyant ma coéquipière et moi-même tenter de survivre en tuant ces espèces de pieuvres, puis j'observais mon propre combat contre ce derviche qui me défigura mais qui paya son acte en perdant sa tête pour finalement me voir découper avec un grand sadisme le Derviche. A ma grande surprise, j'avais l'impression de prendre tout ça à la légère, comme si ce n'était qu'un jeu, sauf que là je n'avais qu'une vie !
Temporairement parlant, il ne s'était passé qu'une seconde mais c'était plusieurs mois de ma vie qui venait de s'écouler devant mes yeux. Le retour sur Dagobah fut à la fois pénible et violent, mais le temps semblait toujours arrêté.
L'ombre réapparu devant moi, et c'était avec stupeur que je m'aperçu que cette personne n'était autre que moi-même... Sauf que cet autre moi était différent, plus sombre et dégageait une aura malfaisante. Ma main droite se colla alors contre mon front, je perdais pied - ce n'était pas possible autrement.
-Non tu ne perds pas pied Coy : je suis Toi.
Et c'est moi, qui par caprice t'ai fais revivre tout ça...
Certaines différences étaient quand même notable, d'abord il n'avait pas la même couleurs des yeux que moi, les siens étaient jaune, sa peau était presque aussi blanche qu'un cadavre, il avait plusieurs cicatrices sur le visage, mais je pu quand même reconnaitre ceux que m'avaient infligés le derviche. Après ma petite inspection, il reprit :
-Ne te surcharges pas de poids mort inutile, arrête ta quête futile à rechercher cette fille,
tue la jeune fille qui t'accompagne, empreigne toi de la puissance que je te propose, répands la paix d'une main de fer. Fait toi du bien, fait moi du bien, pour notre avenir à nous, Coy...
Notre avenir... disait mon double en tendant ses bras dans ma direction.
-...
Ma propre voix résonnait dans ma tête, quête futile ? L'abandonner ? Tuer Lyzs ? Mon double était-il sérieux ? C'était avec colère que j'agrippais mon sabre laser imaginaire et donnait un coup dans la direction de mon double qui bloqua mon coup de sabre en dégainant sa lame rouge. Il me fixa droit dans les yeux en affichant le même sourire sadique que j'affichais lorsque j'avais mutiler ce pauvre derviche :
-Que tu le veuilles ou non, ton destin est déjà tracé Coy, ce n'est qu'une question de temps.
Tu tueras tout ce qui compte réellement pour toi : celle que tu aimes, cette soit disant "petite soeur", ce chevalier "Froome" !
Tu sombreras et à ce moment là, le Seigneur Kovarn te relèvera et je prendrais ta place !
-...
Mon double prenait l'ascendant sur notre face à face, je peinais pour le repousser, et il continua :
-Sans moi, tu n'es rien. C'est grâce à notre colère que jusqu'à maintenant tu survis !
GRACE AU COTE OBSCURE !
L A I S S E M O I T A P L A C E !
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Pris de frayeur mélanger de colère je tapais frénétiquement le sabre de mon adversaire qui perdit pied et s'écroula. Ce dernier me regarda une dernière fois, tout en disparaissant petit-à-petit. Juste avant de disparaitre il me lâcha une dernière phrase qui me glaça le sang :
-A chaque décision, je m'assurerais de t'indiquer celle qui te fera chavirer vers notre avenir.
Sois en sûr Coy ! Je ne te laisserais pas gâcher notre avenir !
-Je t'aime ! disait une autre ombre qui avait observé la scène mais qui disparut en même temps que mon double.
Mon combat intérieur était finit. J'avais fini ! Et le retour à la réalité se fit d'un coup.
-Monsieur ? On y va ? disait le soldat tout en secouant mon bras.
-Oui, oui ! répondis-je au soldat.
Quinze seconde, les quinzes les plus longues de ma vie !
Je me mis à rattraper Lyzs, lui tapotant la tête et lui affichant mon sourire le plus radieux tout en essuyant sa joue à l'aide de mon gant :
-Je te promets de ne pas recommencer. Disais-je en repensant à mon double. Croix de bois, croix de fer - si je mens je vais en enfer !
Objectivement, ma descente aux enfers commença ce jour là... -
Post n°36
Auteur : LyzsLa respiration de Lyzs se stoppa quand Coy se mit à la traiter comme une enfant. Celui-ci tapotait une fois de plus sur la tête de la jeune fille. Cette attitude commençait à l’agacer : ce n’était plus une gamine ! Et puis, il venait de faire quelque chose de grave. Comment pouvait-il réagir avec autant de légèreté ? Encore énervée, Lyzs entreprit de lui mettre une claque. Elle était poussée par son sens de la justice et frappée dans son égo par la réaction de son partenaire. Cependant, elle interrompit son geste à quelques centimètres de la joue de celui-ci. Quelque chose venait de changer dans le regard de Coy. Quelqu’un chose qui pouvait peut-être avoir un rapport avec l’étrange sensation qui flottait dans l’air un peu plus tôt. Elle ferma son poing et le laissa retomber mollement sur l’épaule de Coy. Elle soupira.
— Cette planète ne nous fait vraiment pas du bien… Finissons-en vite.
Lyzs pensait que, s’il y avait un chemin de ronde, celui-ci donnerai forcément accès à l’intérieur du repaire. Elle s’avança près du mur et regarda vers le haut. Elle se mit à sautiller de plus en plus haut, comme pour s’échauffer : elle cherchait en fait à retrouver une impression de puissance dans les jambes. C’était une sensation qu’elle avait éprouvé une fois auparavant, en cherchant à échapper au sith responsable de la mort de sa tante. Au bout de quelques sauts, elle savait qu’elle arriverait à atteindre son objectif. En fléchissant un peu plus les jambes, elle se donna assez d’élan pour sauter sur sa cible qui était dix mètres plus haut. La force était bien pratique, cette sensation proche du vol ne dura qu’un bref instant. Elle eut peur de mal calculer son saut, mais il n’en fut rien. Un peu rassurée de ne pas s’être ratée, elle jeta un coup d’œil en bas pour voir les autres.
— Je vais…
Elle fut interrompue, quelque chose lui serrait la gorge. La chevalière ne comprenait pas, personne n’était à côté d’elle. Du coin de l’œil elle voyait un derviche se concentrer, les mains tendues vers elle. Elle comprit alors qu’elle était victime d’un étranglement par la force. Les pieds de la jeune fille commençaient à quitter le sol, elle était impuissante, quand soudain un tir de blaster se fit entendre. Elle retomba net et se stabilisa : un des soldats venait de tirer sur le derviche qui n’était finalement pas seul. L’assassin dut renoncer à l’étouffement pour se mettre à couvert. Il alluma son sabre, Lyzs répondit en lui rendant la monnaie de sa pièce : elle l’étrangla à son tour. Elle respirait fortement, comme dépassée par son pouvoir. Si elle continuait, elle tuerait cet homme. Que faire ?
La question fut vite réglée : elle dut à son tour s’arrêter. Le deuxième derviche attaquait à son tour avec des éclairs de force. Lyzs dressa son bouclier juste à temps, les éclairs heurtaient celui-ci en produisant un son métallique. La bulle de force était parfaitement visible à cause des chocs électriques la parcourant, mais la jeune fille n’était pourtant pas tranquille derrière sa protection. Le premier derviche avançait sur elle, il utilisait son sabre pour dévier les tirs des deux soldats qui se mirent à l’attaquer lorsqu’il fut à découvert, le deuxième était presque accroupit pour éviter de se montrer. Elle dut supporter deux coups de sabre dans sa protection immédiatement après que les éclairs eurent cessés. Lyzs fit éclater son bouclier, ce qui propulsa l’assaillant au niveau de Coy et des deux soldats. Ceux-ci concentrèrent les tirs sur la cible qui se releva aussitôt, il parait les coups de son sabre rouge en se ruant avec rage sur le chevalier.
De son côté Lyzs, faisait face à un derviche maintenant libéré de la menace du feu des soldats. Celui-ci alluma ses deux sabres et se mit en garde. La chevalière hésitait, elle n’avait pas vraiment envie de se battre à mort avec quelqu’un une fois de plus. Sa main allait attraper son sabre, puis elle renonça. L’assassin sourit et profita de ce léger trouble pour foncer, c’était sans compter sur la poussée de force que la jeune fille. L’homme glissa sur quelques mètres, soulevant par la même occasion la poussière qui s’était accumulée dans l’endroit. Il chargea une nouvelle fois, Lyzs tenta de l’étrangler mais le derviche sembla refuser de se laisser avoir par ce tour : il se libéra directement de l’étreinte d’un geste des deux bras. Tout en avançant, en marchant cette fois, il nargua la jeune fille :
— Trop faible ! Sors ton arme et bas toi. Meurs ! Meurs ! Meurs ! Ah, c’est si triste… ils nous envoient des enfants ! Ah ah ah !
Lyzs ne répondit pas, elle se contenta d’esquiver les trois coups que le derviche lui porta. Elle sauta en arrière et poussa toute la poussière présente sur le chemin de ronde d’un geste des deux mains. C'étaient les particules qui flottaient encore paisiblement dans l'air à cause de sa poussée de force qui lui donnèrent cette idée. Elle visait les yeux de son ennemi, celui-ci dut croiser les bras devant sa tête pour se protéger. Une fois le nuage passé, la chevalière était déjà en position et en train de lui asséner un coup de pied meurtrier dans les parties sensibles. Sur le coup, l’homme tomba à genoux. Ironiquement, ses sabres s’éteignirent et Lyzs l’assomma d’un grand coup de coude. Sans attendre, elle sortit un câble de se ceinture utilitaire et s’en servit pour attacher les mains de l’homme entre-elles. Elle fit de même pour les pieds. De peur, elle serra si fort que c’en était presque de la torture, mais elle ne s’en rendit pas compte et le derviche non plus. Cela pourrait s’avérer être utile d’avoir un des leurs en vie. C’était une manière de garder un derviche sous la main des fois que tous les autres barbares les massacrent entièrement. Un étrange optimisme commençait à l’envahir, l’adrénaline du combat mêlée à la victoire n’avait pas un goût désagréable. Et cette fois, elle n’avait tué personne. Du moins, pas directement : il était temps de voir comment s’en sortaient ses camarades un peu plus bas. Tout en regardant, elle entendait un combat se dérouler à l’intérieur. Il y avait donc bien une entrée par le chemin de ronde, des cris typiques des habitants de kashyyyk résonnaient à l’intérieur. Zaalbar était en action. Sans quitter ses alliés des yeux, elle sortit le comlink qu’elle avait arraché au cadavre un peu plus tôt. Elle l’activa.
— Lethos ? Vous en êtes où ?
Pendant ce temps, dans la salle principale du temple les têtes pensantes se concertaient. L’inquiétude et la rage commençaient à supplanter l’assurance dont les maîtres des lieux faisaient d’habitude preuve.
— Les groupes A, B et D ne répondent plus !
— Mais c’est incroyable, ils nous envoient un wookie de front ! Ils se foutent de nous !
— Oui, mais il tient bon le salopard !
— Combien d’hommes sont sur lui ?
— Euh… beaucoup ?
Assez contrarié, le chef des lieux usa de la force pour étrangler le malheureux. Celui-ci se débattait pitoyablement en frappant l’air de ses jambes. Il essayait de parler entre deux bouffées d'air prises avec difficulté.
— Je… je sais pas ! Je… sais pas… laissez-moi…
Tout en soupirant, le puissant derviche relâcha son étreinte. Extrêmement remonté à l’idée de se faire attaquer de tous les côtés, le derviche se mit à parler d’une voix pleine de rage.
— Je vous ordonne de tendre une embuscade à ces intrus… Et vous me collez les trois quarts de l’effectif à la surveillance ! Vous n’êtes que des moins que rien ! On n’est décidément jamais mieux servi que par soi-même.
Il marqua une pause et se tourna vers une immense stèle noire plantée au centre de la grande pièce. Il leva les bras en inspirant, comme pour s’imprégner des émanations obscures qui en sortaient. Les autres derviches présents furent secoués par le charisme de leur leader, ils le respectaient bien que certains sentaient un frisson chatouiller leur échine.
— Ramenez tous ceux qui ne se battent pas déjà ici. Nous nous occuperons d’eux en ces lieux.
Il se tourna alors vers le maître jedi maintenu prisonnier dans cette même salle, il était attaché par tous les membres à une table verticale et semblait très mal en point.
— J’aurais eu mieux fait de vite en finir avec toi…
Il accompagna ses paroles d’une salve d’éclairs de force. Sa victime convulsa un moment avant de commencer à respirer difficilement. Le vieil homme ne passait vraiment pas un bon quart d’heure. -
Post n°37
Auteur : Trent KithTrent sprinta à découvert, avant de rencontrer violement le mur de pierres abîmées avec son dos. Les plaques d’armures, dont le marquage régimentaire s’écaillait de plus en plus, s’entrechoquèrent et le soldat émit un léger grognement. Les deux autres trooper se postèrent juste à côté de lui, couvrant le major. Kith réactiva le scan à courte portée et confirma les emplacements des signatures thermiques qu’ils avaient relevées quelques instants plus tôt.
Il baissa son blaster le long de son torse et se plaqua complètement le long du mur d’une des ailes du temple, et pencha lentement son casque pour observer le reste du bâtiment. Il remarqua un petit groupe de gardes trottinant près d’une des entrées, mais rien de particulier n’attira son attention.
Alors qu’il s’apprêtait à dire à ses hommes de s’élancer vers le couvert suivant, plusieurs bruits indistincts résonnèrent dans la flore luxuriante de Dagobah. Et le silence suivit, un silence qui fit que Trent se crispa sur lui-même, agrippant son DC de toutes ses forces. Il espéra de toutes ses forces que son comlink ne s’activerait pas, mais la fréquence utilisée par le 31ème régiment s’afficha sur son ATH.
- Chef, on a eu un problème, c’est fichu pour la discrétion.
- Bon sang ! Qu’est ce qu’il s’est passé Dalv ? Vous deviez infiltrer silencieusement l’objectif !
- Heu… Nous sommes tombés sur une sentinelle et…
- Bon, je m’en fiche, tant pis pour la discrétion. Ne lâchez surtout pas les chevaliers, j’ai l’impression qu’ils attirent souvent les ennuis sur eux. Terminé.Trent serra les dents sous son casque et inspecta nerveusement son blaster. C’est alors que le chevalier jedi Zaalbar l’avertit de son assaut solitaire qu’il allait mener. Avant que Trent ne puisse dire quoi que ce soit, le wookie s’élança vers les gardes de l’entrée juste en face d’eux, et engagea un combat épique.
C’en était presque fascinant de voir le colosse poilu parer les coups ennemis, et progresser à son rythme sur le sol envahit par la végétation, comme si tout ceci était naturel pour lui.
La fascination laissa place à la peur, le jedi ressemblait presque à une machine à tuer, sa technique de combat rôdé était dévastatrice et plusieurs corps sans vies rejoignaient déjà le sol, les membres tranchés, de la fumée s’élevant légèrement de leurs plaies.
Le major s’appuya contre le mur en soupirant, la situation dégénérait plus vite qu’il ne l’aurait pensé. Des tirs reconnaissables de DC se firent entendre, depuis une position que Trent estimait être celle du deuxième groupe. Ainsi eux aussi avait engagé le combat, de manière brutale. Il rit à gorge déployé à travers les haut-parleurs de son casque, en posant sa main gauche sur le haut de son casque.
*Toujours quelque chose pour t’enfoncer un peu plus, hein ?*Inspirant un grand coup il se tourna vers ses deux soldats, et leur fit une série de signes rapides, indiquant qu’ils devaient progresser lentement vers leurs couverts, tout en couvrant du mieux que possible le jedi qui s’était littéralement jeté sur l’ennemi. Les trooper confirmèrent et Kith s’élança vers la porte principale.
Il glissa légèrement sur du lychen, et se stabilisa, il devait absolument se calmer pour bien viser. Il releva son DC-15s et aligna la première cible, un derviche sprintant vers Zaalbar. Il décocha une petite rafale et faucha l’adversaire. Trent s’arrêta et mit un genou à terre, puis cibla sa prochaine victime.
Un tireur embusqué sur le toit du bâtiment voisin. Plusieurs lasers bleus touchèrent de plein fouet l’ombre de son poste en hauteur. Le cadavre de l’assassin chuta lourdement sur le sol. Les deux autres trooper vinrent se joindre à lui, et les soldats commencèrent à avancer vers la porte, couvrant la zone de traits bleutés glissant dans les airs, frappant des ombres et des silhouettes noires, les éclairant à l’impact. A mesure que le major appuyait sur la détente, il sentait la douleur de son bras gauche disparaître, et étrangement le stress ne l’encombrait pas spécialement, il se sentait très calme pour une fois sur le champ de bataille.Les tirs combinés des commandos et les coups de sabre de Zaalbar vinrent à bout du groupe de gardes derviches, et Trent se posta devant la volée de marches menant à la première salle du temple. Les deux autres combattants se postèrent le long de l’allée principale de façon à couvrir les angles de contre-attaques possibles. Le major balaya les alentours avec ses senseurs, puis vérifia la cartouche de gaz et les réserves dont il disposait. Il inspecta ensuite les cadavres de leurs ennemis, et observa leur tatouage et scarification qu’il trouva purement ridicule. Il compta les cadavres et se retourna vers la jungle de Dagobah. Il se sentait un peu plus apaisé que
* Pas assez pour vous venger les gars, vous valiez plus que ça. Encore une petite dizaine et ça devrait être bon.*
Trent se tourna vers le wookie.- Zaalbar, vous êtes vraiment un combattant puissant… J’aurais préféré une autre approche que celle-ci, mais je reconnais qu’elle a été efficace. Cependant, je ne peux pas continuer plus loin, il faut que j’attende le reste du groupe, pour que nous puissions sécuriser les lieux. Je vous déconseillerais d’y aller tout seul là-dedans, mais vous êtes libre, et ce n’est pas moi qui vais vous empêcher de faire quoi que ce soit.
Kith observa encore une fois les environs et tenta d’ouvrir le canal radio, mais une avalanche de parasites et de bruits statiques résonna dans ses oreilles. Surmontant leur désagréable apparition, il continua l’émission.
- Dalv, je sais pas si tu me reçois, mais si jamais, transmet aux chevaliers qu’on est prêt de l’entrée principale et que le périmètre semble sécurisé. On reste en stand by sur les lieux en vous attendant. Terminé.Trent s’agenouilla et observa la structure. Maintenant que l’affrontement était terminé, il lui semblait que quelque chose glissait autour d’eux et surtout que cette chose tentait de communiquer avec lui. Il resta sans bouger un moment, et fini par ressentir ce qu’il avait vécu dans l’académie abandonnée de Dantooine. Une force étrangère essayait de rentrer dans son armure, et plus le temps passait, plus elle voulait le faire avec violence.
Il secoua sa tête et frissonna soudainement. Il doutait de ce qui lui arrivait, lui qui ne croyait qu’en des faits concrets et scientifiques, quelque chose au-delà de son raisonnement existait bel et bien ici, et son instinct lui disait que cette chose n’était sûrement pas bienveillante. Un des soldats s’assit brutalement en grognant, comme si ses jambes s’étaient dérobées sous lui, puis se releva lentement et se repositionna.
Le major resserra sa prise sur son arme et s’installa près d’un rebord, une bonne couverture. Il allait falloir faire preuve d’une volonté de fer s’il ne voulait pas devenir fou.
