A la poursuite des Derviches
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Post n°46
Auteur : Trent KithLes décorations et l’architecture n’était pas vraiment du goût de Trent. Les fresques murales et autres sculptures antiques n’évoquaient que peu de choses, si ce n’est un grand vide et des formes étranges, vaguement animales. Tandis qu’il réfléchissait au moyen de trouver une tactique capable de supprimer l’avantage numérique des Derviches, quelqu’un d’autre semblait ne pas apprécier l’architecture non plus.
Il y eut une secousse, et un grand courant d’air. Le major se retourna lentement, au moment où la porte grinçait de plus en plus. Juste en face du groupe, Coy, campé sur ses deux jambes, levait ses bras vers les portes.Kith connaissait depuis longtemps les pouvoirs de la Force, ne serait-ce que parce que son premier commandant était un ancien jedi. Il savait quels étaient les pouvoirs des sensitifs, bien qu’il fût à chaque fois impressionné par l’ampleur de leur puissance. C’est pourquoi son esprit ne fit qu’un tour. Son cerveau se mit en alerte rouge, et maudit assez fortement le chevalier, mais il n’avait pas le temps pour ça.
Trent leva son bras gauche et indiqua rapidement différentes positions, tout en activant son comlink.
- Escouade, en position, trois à droite, deux à gauche, position d’assaut, maintenant !L’air sembla se déchirer, et Trent serra les dents, peu ravit d’avoir eu raison. Au moment où les troopers prenaient position, la porte s’écroula lourdement dans un fracas assourdissant, soulevant un nuage de poussière. Il y eut quelques cris étouffés, et le major crut avoir une hallucination en voyant une forêt de sabres lasers rouges se lever et foncer vers eux.
*Ho merd* merd* meeerrrd* !*
Kith se courba et épaula fortement son DC. Il jeta un dernier regard vers ses hommes, et le groupe, puis plaça rapidement l’arme dans l’axe de tir.
- Abattez-les !Les commandos firent pleuvoir les lasers bleus vers leurs ennemis, qui progressaient dans la poussière ambiante. Les rayons sifflèrent dans les airs, glissant sur les corps, les capes, heurtant les silhouettes sombres. Plusieurs derviches s’effondrèrent, certains décollèrent même du sol, à cette distance un tir de blaster était terriblement violent.
Trent appuyait nerveusement sur sa gâchette, ciblant un Derviche, observant distraitement les traînées bleues parcourir la pièce. La poussière était incroyablement dense, et les senseurs optiques d’assistance avaient du mal à la percer.
Un derviche se matérialisa sur sa droite, brandissant un sabre au dessus de sa capuche, et courant vers lui, en hurlant des choses que Trent préférait ne pas comprendre. Avant que l’assassin ait le temps d’abattre son arme, le major recula en arrière, esquivant le coureur, puis il lui décocha deux tirs dans le dos.
Il se retourna à temps pour exécuter une roulade sur sa droite, et éviter un revers qui l’aurait frappé au torse. Il agrippa le bras de son adversaire, alors que celui-ci tentait de reprendre sa garde, et utilisa la force de sa prothèse pour fracturer l’os. Le derviche hurla et se contorsionna. Trent ne prit aucun risque inutile, et colla son blaster sur le pectoral gauche de son ennemi, puis appuya rageusement une dizaine de fois sur la détente.
Il lâcha sa victime, dont le corps tomba lentement sur le sol, et se concentra sur la bataille autour de lui.Coy venait d’exécuter deux derviches mais semblait en difficulté.
Un assassin paraît des tirs sur la droite de Trent, et le major focalisa son attention sur la tête du derviche. Le trooper qui lui tirait dessus fit cracher une rafale de plus à soon DC, et Trent en profita pour arroser le derviche d’une pluie mortelle. L’ombre s’effondra en gémissant. Le trooper à côté, 557, leva un pouce approbateur vers Trent.
Ce dernier sourit derrière son casque, enfin quelque chose de plutôt positif.
- Pas de quoi, Trent observa Coy en plein combat, va aider le chevalier, je pense qu’il risque d’en avoir besoin.
- Reçu.
557 sprinta vers les deux combattants, et logea deux tirs dans le derviche. Rassuré, le major se posta à genoux et continua ses tirs, aidé par ses soldats.Il vérifia rapidement sa cartouche de gaz, et son ATH signala un énorme objet en mouvement. Complètement abasourdis, Trent vit un morceau de la porte revenir en arrière, porté dans les airs. La porte allait écraser Lyzs, Dalv et 437, d’une manière totalement anormale. Il ferma légèrement les yeux, conscient qu’il ne pouvait plus faire quoi que ce soit pour eux. Les sons de la bataille lui parvenaient toujours, mais aucun bruit notable.
Il rouvrit les yeux, et eut un mouvement de recul. La porte restait suspendue en l’air, juste au dessus des trois individus. Pendant un instant, Trent crut que le temps s’était figé, mais de tous côtés, les troopers abattaient leurs cibles. Lyzs hurla, et les troopers s’écartèrent rapidement, et au dernier moment, le major vit Dalv agripper assez brutalement la chevalière, et l’entraîner avec lui.La porte s’écroula une nouvelle fois, provoquant encore plus de poussière et de fumée. Trent se releva et commença à avancer vers eux, mais un autre groupe de derviches venait de sortir de la fumée, forçant les soldats à recentrer leurs tirs. Kith sentit son arme se cabrer dans ses mains, alors qu’il mitraillait leurs assaillants.
Il se retourna pour apercevoir Dalv se faire trancher sa prothèse droite et s’effondrer en criant. Dalv avait tout son bras remplacé, et Trent comprit la douleur qui devait le submerger. Une explosion retentit, et la poussière remplit une fois de plus tout l’espace, annulant toute visibilité, ce qui eut pour conséquence de faire baisser la fréquence des tirs. Quelques éclats bleus illuminaient la pièce, mais ils firent très rares.
Evidemment, plusieurs derviches éteignirent leurs lames pour se fondre totalement dans le décor. Profitant de se répit inattendu, le major s’accroupit près de Dalv, adossé à un morceau de colonne. Trent fouilla l’équipement du soldat, et en sortit une petite dose de pseudo-morphine, qu’il injecta au niveau de l’épaule de Dalv.
- Où est ta commande d’activation ?
- Près du… mince, c’était sous le poignet, je crois…
- J’ai besoin que tu te concentres encore un peu. Tu dois bien avoir un accès, avec la prothèse que t’as.
- Ouais. A côté du biceps.La tête de Dalv ballotait de plus ne plus, à mesure que la morphine faisait son effet. Trent enleva le reste d’armure du bras de Dalv, en évitant de regarder la rupture du métal causé par le sabre, et examina le reste de la prothèse.
Il trouva une petite rainure, le long du biceps, et utilisa sa dextérité pour ouvrir un clapet d’acier. Plusieurs fils et pistons se trouvaient à l’intérieur du bras, et le major resta interdit devant eux. Il laissa le hasard guider son bras et arracha une poignée de fils noirs.
Dalv eut quelques spasmes puis se calma, Trent venait de couper les terminaisons nerveuses artificielles, car les informations de douleurs envoyées au cerveau risquaient de saturer le système nerveux, et de tuer le soldat de douleur, un sort plutôt horrible il faut l’avouer.
Trent ramassa son DC et ordonna à ses hommes d’activer tous les assistants de visée de leurs casques, ce qu’il fit à son tour. Les divers écrans, segments et points s’affichèrent sur son ATH, agressant ses yeux abîmés, ce qui lui rappela nostalgiquement son premier casque militaire, dont les senseurs n’avaient pas été réajustés, lui endommageant indéfiniment ses yeux gris.Les volutes de poussières glissaient autour d’eux, et les troopers se redressèrent, leurs armes proches d’eux, et contemplèrent le spectacle. Leurs scans restaient assez aveugles, de temps en temps un commando arrosait une position, mais ils ne parvenaient pas avoir de confirmation.
Cette sensation d’aveuglement et de faiblesse les mettait sur les nerfs, et agaçait au plus haut point le major. Il resta debout, son arme tenue par une main, le long de sa jambe droite, sa tête tournant lentement de gauche à droite, balayant tout l’espace. Dalv avait reprit conscience, et indiqua la position de Lyzs ainsi que celle de Coy sur leurs senseurs. Le calme planait sur la salle, créant une atmosphère surréaliste, qui permit aux commandos d’observer la jeune chevalière passer à l’action.
Trent l’observa, bouche bée derrière sa visière, massacrer silencieusement et rapidement une demi douzaine de derviches complètement désemparés.
Kith était littéralement fasciné, de façon morbide, par l’espèce de danse macabre de Lyzs. Coy était impulsif, brutal, mais la technique de combat de Lyzs était presque effrayante, parce que venant de la part d’une personne que Trent avait identifiée comme étant pacifique voire faible.
- Major… cette gamine… Il y a quelque chose qui cloche.
- Restez concentrés soldats, restez concentrés… Sur vos gardes.Pour sûr que quelque chose n’allait pas normalement avec la « gamine », quelque chose qui commençait à faire peur aux troopers, et Trent savait qu’il en fallait quand même beaucoup pour véritablement effrayer des vétérans. Pourtant son esprit martial se cantonna à la reconsidérer comme une alliée plus qu’efficace. Une ombre courra sur sa gauche, et le major déchargea le reste de sa cartouche dessus, rejoint par deux soldats.
La silhouette trébucha et s’effondra sur les dalles sales de la salle. Au loin, deux lames rouges apparurent, et l’air commença à circuler dans la pièce. La poussière glissa vers la sorties, grattant les armures des commandos.
Quelque chose émanait encore plus en direction du nouvel arrivant. Les troopers firent mine de le mettre en joue, mais Trent leva horizontalement son bras, leur faisant signe de rester sur leurs gardes. Leur dernier opposant était quelqu’un de haut placé d’après ses vêtements, et son arme particulière que le major n’avait jamais vu.
Soudainement, Trent se rappela de son ordre de mission, donné par le BSI avant de quitter Coruscant. Il activa son haut parleur et se plaça dans l’axe du derviche.
- Je suis le major Kith du 31ème régiment mécanisé, envoyé par le BSI. Vous êtes sous un mandat d’arrêt du gouvernement de transition de l’Empire. Déposez votre arme, ou vous serrez abattu.Trent savait que l’injonction était ridicule, mais au moins ses officiers supérieurs ne lui reprocheraient pas de ne pas avoir fait le maximum pour récupérer des prisonniers. Cependant, le derviche semblait se fendre d’un sourire, et n’allait sûrement pas gentiment obtempérer comme demandé.
Le major épaula son arme et fixa nerveusement le derviche. L’air sembla se figer un instant, et dans la seconde suivante, Trent crut qu’un mur de béton l’avait percuté de plein fouet. Le major sentit que son corps quittait le sol, et il fut propulsé sur une colonne. Il atterrit lourdement en grognant, et respira fortement. Il se mit à genoux, terriblement sonné, et observa que ses hommes étaient aussi au sol, et gigotait en tentant de se relever. Kith sentait la douleur remonter dans tout son corps, chaque os était douloureux et ses forces considérablement diminuées.
Il leva son DC-15s d’une main et lâcha quelques tirs vers le Derviche. Celui-ci en para deux, et le dernier revint directement vers son expéditeur, puis frappa le coin gauche de la visière du major. Avec un « Herk ! » plus qu’audible, Trent tomba à la renverse devant le choc de son propre tir. Sa visière se brouilla et le système de visée cessa de fonctionner, puis des centaines d’informations non pertinentes et erronées s’affichèrent sur l’ATH qui fonctionnait de plus en plus chaotiquement.
Le major se retourna sur le ventre, et tenta de se relever en grognant, mais parvint tout juste à tenir en appuis sur ses coudes, avant que sa tête ne bascule en avant et rencontre le sol, et n’achève de l’assommer. -
Post n°47
Auteur : LyzsSpoiler : HRP
Le corps de Lyzs était animé par une respiration lourde, ses épaulières lacérées allaient et venaient en touchant de temps à autre le dos de son partenaire. Celui-ci, qui ne s’attendait pas à voir la jeune fille à cet endroit, à ce moment, se retourna pour faire face à l’ennemi le plus puissant qu’ils aient eu à affronter jusque-là. Le chevalier pouvait alors poser le regard sur les quelques cadavres de derviches avec qui il n’avait pas eu affaire. Il pouvait en déduire assez aisément que Lyzs n’était pas étrangère à leur présence. La chevalière, elle, regardait le chef des derviches à travers ses cheveux. Elle profitait d’un léger temps mort pour essayer de se remettre, mais son état d’esprit ne changeait pas. Sur son visage, le sang mêlé à la poussière commençait à sécher tandis que quelques larmes finissaient de nettoyer ses yeux encore cernés de rouge.Intérieurement, Lyzs maudissait Froome, les derviches, la planète et enfin elle-même. Si elle avait été plus professionnelle, elle aurait évité la perte de plusieurs hommes. Si elle avait été plus forte, elle aurait pu sauver tout le monde. Si elle n’avait pas été sensitive, elle n’aurait jamais eu à souffrir autant. Tant de « si » pour si peu de « mais », la chevalière était emplie d’une profonde lassitude. Elle avait envie de tout laisser tomber, d’abandonner, de poser les genoux au sol pour pleurer pendant quelques dernières secondes. La seule chose qui la faisait encore tenir sur ses deux jambes à cet instant était son désir de vaincre. La victoire sur son adversaire, mais aussi sur la vie. Sur cette malédiction qui ne lui avait donné l’occasion de voir le jour pour uniquement la faire souffrir.
Le regard de la jeune fille était déterminé, elle comptait montrer qu’elle n’allait pas se laisser tuer aussi facilement. Il allait falloir que le sort continue à s’acharner s’il voulait un jour voir la chevalière avouer sa défaite. Son armure lui semblait peser une tonne, elle avait du mal à respirer l’air qui lui semblait soudainement trop chaud et son cœur lui criait qu’il fallait arrêter les frais. Malgré la fatigue, Lyzs serra son poing sur son sabre. Allant à l’encontre de tout ce que son corps lui disait, elle se mit en marche. Lentement, elle avançait un pied devant l’autre tout en caressant de l’index son arme toujours éteinte. Elle allait se battre, même si c’était pour perdre : elle refusait de se laisser tuer sans riposter. Sa mince enveloppe charnelle devait faire un dernier effort avant d’avoir droit au repos de quelque manière que ce soit.
Alors qu’elle avançait sans regarder directement ses coéquipiers, les derviches se préparaient. C’était le dernier assaut, et tous ici le savaient. Le maître des assassins attendait patiemment que les intrus engagent le combat. Sur son visage, la colère se mélangeait à une certaine forme d’impatience. Il allait pouvoir venger ses hommes, et peut-être utiliser ces sensitifs qui l’attaquaient… afin de mener à bien ses plans, probablement. Il n’était pas sans se douter du potentiel de Lethos, de Zaalbar, de Coy et de Lyzs. Enfin, il prendrait un malin plaisir à torturer les soldats si l’occasion se présentait. C’était le genre d’homme qui ne gaspillait rien. Il faisait faire quelques rotations à son arme, en observant la petite troupe se mettre en marche.
Lyzs sentait que ses alliés étaient aussi en mouvement. Ironiquement, elle esquissa un léger sourire en voyant la réaction des derviches lorsque le wookie fit un énorme bond pour leur atterrir dessus. Zaalbar, couvert par les trois soldats encore en état de se battre, décida d’occuper les hommes en noir afin de laisser le champ libre à Coy et à Lyzs pour combattre leur leader. La jeune fille marchait toujours et alluma son sabre une fois qu’elle fut dépassée par Coy qui, lui, s’était mis à courir pour engager le combat de façon violente. Le chevalier s’était lancé dans une ruée avant d’utiliser tout son élan pour sauter, allumer son sabre et atterrir sur la garde de sa cible. Il fut ensuite projeté par son puissant adversaire qui dut aussi bloquer une attaque latérale de Lyzs qui suivait de près son partenaire.
La chevalière et le derviche échangèrent quelques coups rapides pendant que Coy revenait à la charge. Avant qu’il ne soit face aux deux chevaliers en même temps, l’homme au double sabre propulsa Lyzs pour s’en débarrasser. Il n’aimait pas beaucoup la façon dont elle visait ses mains qui devaient rester pratiquement statiques au centre de son arme. La jeune fille roula sur elle-même pendant plusieurs mètres, son arme éteinte. L’armure absorba les chocs, elle mit un genou à terre pour se relever en secouant la tête. A peine redressée, elle tomba à nouveau, traînée par une attraction de force qui venait de l’un des sbires censé être contenus par ses quatre autres équipiers. Ceux-ci ne manquaient pas à leur tâche puisque l’empêcheur de tourner en rond reçu un tir de blaster directement dans l’épaule, puis dans le ventre. Lyzs, à nouveau libre de ses mouvements, fonça rejoindre Coy qui s’était lancé dans un bras de fer avec le maître des derviches. Sabre contre sabre, Coy peinait et l’adversaire affichait un sourire mauvais. La chevalière tenta de le repousser violemment avec la force, mais cela n’eut pour effet que de désengager l’épreuve de force entre les deux hommes.
Cette fois, il n’avait plus le choix : le derviche devrait faire face aux sabres des deux chevaliers simultanément. Une danse mortelle démarrait au milieu d’un son et lumière arrangé par quatre lumières émanant de trois sabres aux différentes couleurs. Un rythme étonnant avait pris place : l’ennemi ne faiblissait pas, Lyzs peinait pour tenir le choc, Coy s’énervait puisque ses attaques semblaient faiblardes face à la défense du sith. Se voyant en mauvaise posture, le derviche propulsa ses adversaires avec une vague de force et poursuivit en lançant des éclairs qui vinrent s’écraser sur le bouclier que la chevalière dressa pour se protéger elle et son camarade. A côté de ce que ce bouclier avait subi un peu plus tôt, ces éclairs n’étaient rien. Intérieurement, Lyzs était fière et voyait le bout du tunnel : ils allaient gagner.
De rage, le sith se précipita pour effacer l’espoir et la confiance qui commençaient à s’afficher sur le visage de la jeune fille. Il se mit à frapper le bouclier de toutes ses forces, en enchaînant les coups comme s’il répétait une série qu’il avait l’habitude de réaliser. Il jurait tout en remarquant qu’il ne brisait pas la barrière. Lyzs avait beaucoup de mal à rester concentrée et à tenir le choc, mais elle avait remarqué qu’elle avait réussi à perturber l’ennemi. Alors que celui-ci répétait la même série de mouvements, Coy attendait le moment où il pourrait passer à l’action. Lyzs fit éclater son bouclier après avoir analysé les gestes de l’attaquant. Il fut déséquilibré un instant et la lame noire de Coy sépara ses deux bras du reste de son corps en un instant. Dans la même geste, le chevalier allait trancher le tronc du sith en deux, mais son sabre rencontra la lame blanche de Silence qui l’empêcha de finir son mouvement. Lyzs tenait son arme verticalement, comme pour ramener l’arme de Coy vers elle.
— Vivant.
— Mais... m-bon, d’accord…
Coy comprit alors : la lame de Morsure disparut. L’arme lui servit quand même à asséner un grand coup de pommeau sur le crâne du derviche qui était tombé à genoux pour regarder ses deux plaies fumantes. Il dut s’y reprendre à deux fois avant de l’assommer enfin. L’homme était coriace, mais vaincu.
Lyzs se détendit enfin en voyant que le reste des derviches avait été maîtrisé. Les soldats eurent la bonne idée de faire quelques prisonniers. Il était temps de distribuer quelques entraves. Il leur aurait fallu des menottes convenables, mais personne n’en avait. Quelque part, c’était un pari osé de prendre des prisonniers dans de telles conditions, mais le wookie s’était chargé de réduire les risques en les privant de quelques membres pendant le combat. Lyzs resta assise, à regarder Coy saucissonner le cerveau de l’affaire. Au moins, lui, il serait jugé convenablement. Elle se reposa un instant avant de se relever quand un soldat fit signe que le dernier des derviches était attaché. Pendant ce temps, un autre soldat essayait de réveiller le major avec quelques petites baffes.
Il fallait maintenant comprendre à quoi servait cette grande stèle. Lyzs sentait une grande concentration de force obscure en elle. C’était quelque chose d’anormal, la chevalière n’imaginait pas que l’on puisse emmagasiner ce genre de pouvoirs dans un objet. Elle s’approcha pour l’observer de plus près. Des illustrations macabres et des écrits qu’elle ne comprenait pas ornaient les grandes faces noires de la pierre. Lyzs, hésitante, approcha sa main pour toucher l’un des reliefs. La pierre était étrangement attractive, c’était comme si elle l’appelait. Alors que ses doigts s’apprêtaient à effleurer le dessin, elle fut stoppée par une étrange sensation.
D’abord le vide, comme si tout son environnement avait disparu. Plus d’image, plus de son, plus de sensations. Puis des voix, des dizaines de voix agitées qui allaient du chuchotement au hurlement. Lyzs ne comprenait pas la plupart de ces mots, mais certains d’entre eux sortaient du lot.
*Bientôt… bientôt…* *Non ! Non !* *Rejoins-nous.* *Je reviendrai !* *Tue nous ! Tuez nous !* *Pour le maître… pour lui !* *Si proche…*
Lyzs sentit un tremblement, le genre de secousses que l’on ressent quand on se réveille brutalement à cause d’un cauchemar. Le genre de mauvais rêve qui force à se réveiller avant d’affronter la mort dans son sommeil. La chevalière jeta un œil autour d’elle en se demandant si tout allait bien, si elle n’était pas restée dans ce terrifiant état trop longtemps. Sa main n’avait toujours pas goûté à la froideur de la pierre sombre, elle la retira immédiatement avant de faire l’erreur.
Elle vit Coy en train de s’approcher de l’objet sans se poser de question. Il avait l’air de vouloir toucher aussi, par curiosité. Lyzs s’empressa alors de lui attraper le bras, des deux mains.
— Non ! Non, non ! Il ne faut surtout pas toucher ça. Il faut le détruire ! J’ai failli…
La jeune fille marqua un temps de pose en lâchant le bras du chevalier qui la regardait avec un air interrogateur. Elle se rendait compte que son cœur battait à cent à l’heure à cause de l’expérience qu’elle venait de vivre. Elle jeta un bref coup d’œil à la stèle avant de poursuivre, elle sentait quelque chose de plus et s’empressa de raconter ce dont il s’agissait...
— C’est chargé de puissance obscure… je crois qu’ils cherchent à ressusciter quelqu’un. Ca draine la force, le pouvoir obscur de chacun est attiré par cette chose. Je crois que ça explique notre victoire sur autant de derviches… Je n’y croyais pas, en fait. Plus important : j’ai entendu des voix, je…
Lyzs avait peut d’avoir l’air folle en disant tout ça. C’était assez bête de justifier ses actions par des choses qu’elle avait été la seule à percevoir, mais elle avait trop peur de laisser Coy toucher l’objet. Il avait déjà été étrangement secoué par des pulsions obscures un peu plus tôt, la planète n’arrangeait pas son état. C’était trop risqué de le laisser voir de lui-même. Lyzs s’éclaircit la gorge avant de reprendre, hésitante.
— Des… sensitifs. Il y a de nombreuses consciences, là-dedans. Ils disaient tous des choses contradictoires, mais j’ai compris quelque chose sur le retour d’un maître grâce à cette pierre. Sûrement un seigneur noir, on ne peut pas laisser ça arriver. Il faut détruire cette chose. Certains d’entre eux me le demandaient ! Et ils n’avaient pas tous l’air d’être des siths.
Coy resta un instant sans rien dire, puis il acquiesça en hochant brièvement la tête. Lyzs n’eut pas le temps de réfléchir à la façon dont ils allaient détruire ce grand bloc noir : Coy y enfonçait déjà la lame de son sabre. Il usa de toute sa force pour parvenir à percer, ses muscles contractés, presque à crier pour se donner de la puissance. Le chevalier réussit enfin sa manœuvre et allait commencer à tronçonner, mais la pièce fut secouée d’un tremblement. Coy s’arrêta et se recula en retirant son sabre. La pierre se décomposait doucement en une sorte de fumée noire que même les soldats purent percevoir. D’un coup, un grand claquement raisonna dans le temple : l’objet éclata en un torrent d’énergie qui fila vers le ciel en emportant une partie du toit. Lyzs, qui s’était reculée vers les soldats, s’avança à l’emplacement de la pierre pour regarder la fumée se disperser à travers les nuages. Coy fit de même, et questionna sa partenaire.
— Tu crois qu’on vient de relâcher un truc ?
Lyzs se concentrait déjà pour suivre le flux, elle le sentait se disperser lentement comme s’il s’évaporait dans l’atmosphère.
— Non, justement. Je pense qu’on vient d’arrêter quelque chose, ou quelqu’un... de dangereux.
Les deux sensitifs restèrent un instant à regarder en l’air, au milieu des petits débris qui tombaient du toit percé. Puis, soudain, Lyzs fut frappée par un souvenir.
— Lethos !
Elle se tourna, presque dans l’urgence, pour voir le jedi en question arriver en boitant. Il était accompagné du wookie. Le major était en train de reprendre conscience quand l’un de ses hommes appelait le pilote pour qu’il vienne les récupérer. Lyzs souffla doucement, rassurée. Il était enfin temps de quitter cet enfer.
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Post n°48
Auteur : LethosA force de hurler la voix de Lethos s'était éteinte, son corps le faisait horriblement souffrir, les brûlures dues aux éclairs du derviches le lançaient continuellement, les blessures que lui avait infligé le derviche continuait de le faire souffrir, ses liens lui entamaient le chair...mais tout cela n'était rien par rapport à la douleur psychique qu'il ressentait. Il revoyait continuellement son maître se faire torturer, il voyait le derviche l’électrocuter, l'entailler, le cogner et le laisser agoniser. Lethos ne savait depuis combien de temps il regardait cette video morbide, était ce seulement quelques minutes, quelques heures ou plusieurs jours? Ajouté au fait que le derviche avait préparé un piège à ses amis, tout cela l'avait profondément affaibli mentalement. l n'arrivait plus à se concentrer, ni à utiliser la force. Il sentait la colère monter en lui, il luttait pour ne pas la laisser le submerger mais cela était de plus en plus dur.. Le seigneur derviche avait bien fait son travail, le jedi ne mettrait pas longtemps à basculer du coté obscur de la force. Les yeux fermés il regardait impuissant la mort de son maitre. Dans un sursaut d'énergie il cria vers les derviches, vers quelqu'un qui pourrait l'entendre:
-Jamais je n'abandonnerais!!! Je rejoindrai mon maître plutôt que de vous satisfaire!!!
Il allait refermer les yeux lorsqu'il vit une silhouette avancer dans le couloir, il n'arrivait pas à la distinguer, de la lumière émanait d'elle, il percevait les contours de la silhouette, elle lui était familière... Mais c'était impossible, cela ne pouvait pas être cette personne. Était-ce la fatigue qui lui jouait des tours? Était-ce une illusion? Il préféra fermer les yeux pour ne plus être tourmenté mais une voix qu'il connaissait bien lui fit ouvrir des yeux ébahis.
-Eh bien dis donc ils t'ont pas mal amoché mon garçon...
Son maître se tenait devant lui, nimbé de lumière, le même sourire sarcastique sur les lèvres. Était-il en train de délirer? Était-ce la douleur qui le rendait fou? Mais il ne rêvait pas...son maître était là devant lui, bien réel.
-Vous..Vous êtes vivant maître?
-Oulah pas de conclusions hâtives Lethos, c'est bien mon corps...ou ce qu'il en reste qui est allongé à tes pieds, je suis bel et bien mort, torturé par ce derviche. Mais vois tu, un jedi qui a réussi à créer un lien très puissant avec la force pourra, après sa mort, se maintenir sous former de spectre dans votre monde pendant quelques temps. Je m'en serais voulu de quitter ce monde sans te revoir une dernière fois. Tu as grandi Lethos que ce soit physiquement ou intérieurement. Tu as désormais un sabre, tu sais te défendre, tu as hérité de mon défaut à trop parler ou plutôt à faire tourner en bourrique les autres, j'aurais été immensément fier de toi mais pourtant tout à l'heure quand j'ai effleuré ta conscience, tu basculais dans le coté obscur. Tu était en train de faire une immense erreur, et tu t'apprêtes à la refaire une seconde fois.
-Mais...je dois vous venger!!
-Non!!! La force l'a voulue, c'est elle qui gère ce monde et qui décide de nos destinée, elle m'a fait rester sur ce monde et m'y a fait mourir et c'est ainsi. Qui suis je pour remettre en question sa volonté? De plus nous savons tous les deux désormais pourquoi elle m'a fait rester ici. Pour te remettre dans le droit chemin. Maintenant écoute moi: Ton groupe est en train de venir te libérer, au moment ou je te parles ils combattent le seigneur derviche. Ils vont te libérer, ensuite tu retourneras sur endor pour ton rapport, ils te confieront une autre mission, tu l'exectuteras. Mais un jour tu reviendras ici pour parfaire ta formation. Pour commencer tu me feras des funérailles jedi, ensuite tu vivras sur ce monde jusqu'à ce que je te juges prêt à partir. Tu vas apprendre, tu vas t'endurcir pour devenir un grand jedi. Tu as un potentiel inexploré en toi, ne le gâche surtout pas. Je vais maintenant te laisser, nous nous reverrons Lethos, que la force soit avec toi.
-Non maitre!! Restez!!
Tandis que le spectre se dissipait, Lethos referma les yeux, épuisé. Quelques minutes plus tard il sentit des mains lui retirer lentement le casque, les visions cauchemardesque s'arrêtèrent enfin. Les mêmes mains le détachèrent avec une extrême douceur, puis le soulèverent et l'aidèrent à marcher. Il s'"écroula la première fois puis petit à petit il réussit à marcher. Quand il ouvrit les yeux il reconnut zaalbar. Restant silencieux il le laissa l'aider à marcher jusqu'à un long couloir où se tenaient Lyzs, Coy et les clones. Ayant utilisé toutes ses forces il se laissa tomber à terre pour s'appuyer contre le mur. L'un des soldats lui injecta du bacta tandis qu'on le redressait. Il sentit la fatigue s'évanouir petit à petit tandis qu'il réfléchissait. Il devait rentrer sur Endor pour donner son rapport au conseil, ensuite si le conseil avait encore des ordres pour lui il les suivraient mais ensuite il reviendrait sur Dagobah pour terminer sa formation avec son maitre. A cette pensée une détermination sans faille l'envahit, une fois de retour sur Dagobah il ne repartirait pas de cette planète tant que son maître ne le lui aurait pas dit. Il ne décevrait pas son maître une nouvelle fois.Spoiler : HRP
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Post n°49
Auteur : Trent Kith- Debout TK !
Trent ouvrit brusquement les yeux, tandis qu’un soldat en armure blanche et grise le relevait des débris sur lesquels il se trouvait. Les lasers voltigeaient autour d’eux, dans un vacarme assourdissant, un vacarme de combats. Trent s’appuya sur un débris de colonne et observa les alentours. Autour de lui s’étendaient les divers étages de Carross, la cité-capitale de Togoria, enveloppés de fumée, parcourue de traits de laser et de flashs d’explosion.
A sa gauche deux trooper étaient recroquevillés près d’un speeder en feu, leurs DC-15 pointés vers le bas. Plusieurs lasers frappèrent le sol près de Trent, avant qu’un soldat ne sprinte devant lui pour se placer près d’un parpaing, et se mette à mitrailler l’horizon, qui se trouvait être une avenue verrouillée par des barricades de bric et de broc. Quelque chose vibra fortement, et des flashs rapides illuminèrent les bâtiments détruits aux alentours.
Trent recalibra sa visière qui lui brûlait les yeux, mais les senseurs refusèrent de baisser d’intensité. Dépassant la douleur, le jeune trooper s’élança vers un abri bus endommagé et aperçut enfin d’où venaient les flashs. Deux silhouettes élancées glissaient sur le sol agilement, et échangeaient des coups de sabre laser avec une telle rapidité que Trent avait du mal à les suivre. Il reconnut l’une d’entre elles, le commandant Irrhus, ancien jedi resté au côté de l’Empire à son avènement.
- Crève ordure d’impérial !Un énorme lion blanc sur deux pattes se jeta sur lui, et tenta de le poignarder. Trent serra les dents tandis qu’il luttait contre les puissants bras musclés de l’autochtone, espérant que son armure pourrait résister aux assauts de la vibro lame. Il éructa sous son casque et parvint à repousser le Togorien, avant de lui loger une rafale dans le torse. Un rebelle de moins, Trent se souvenait maintenant pourquoi il était là. Les rebelles républicains avaient lancé une insurrection sur la planète, et le détachement de la 103ème légion s’était soudainement trouvé sous le feu de l’ennemi.
Une armure aux marquages verts de sergent passa devant lui, et se laissa tomber à genoux avant de viser les deux combattants, en cherchant un angle de tir pour abattre l’ennemi du commandant. Trent s’agenouilla et l’imita, essayant d’avoir une bonne fenêtre de tir, pour éviter de blesser le commandant. Ce dernier stoppa son combat, et renvoya quelques lasers vers les insurgés Togoriens. Il fixa son ennemi, ce qui laissa le temps à Trent de placer celui-ci dans son viseur. Le commandant Irrhus se retourna soudainement et hurla.
- Maître !
Trent appuya sur la détente et lâcha deux tirs. Le premier dévia vers le reste de la ville, tandis que le second revint vers le soldat, et heurta le haut de son casque. Avant que Kith ne puisse faire quoi que ce soit, la lame bleutée du commandant Irrhus vola et trancha son bras. Le soldat hurla et s’effondra au milieu des cadavres des combattants impériaux.
[…]Trent ouvrit brusquement une seconde fois les yeux. 557 était penché vers lui, et tentait d’agripper son bras. Le major le lui donna et se releva grâce au clone, puis tenta de régler son casque. Il pouvait voir l’impact de verre brisé sur sa visière, et son ATH ne fonctionnait pratiquement plus, lui embrouillant plus la vision qu’autre chose.
Il grogna, sentant la douleur augmenter dans on corps à mesure qu’il retirait lentement le casque, dévoilant un visage fatigué et dont l’arcade sourcilière gauche était en sang. Trent cligna des yeux, en voyant le massacre de la pièce, à mesure que la fumée se dissipait, et remarqua une étrange stèle fracturée en plusieurs morceaux. Kith sortit une compresse désinfectante et la posa négligemment sur sa tête tandis qu’il avançait dans la pièce, le casque à la main. Il observa avec détachement le petit groupe de prisonnier et surtout celui qui semblait être le chef de cellule, allongé sur le sol, les bras coupés, et plongé dans le coma artificiel par le médecin de l’équipe.
Alors c’est bon hein…
Trent aperçut de loin les deux chevaliers auprès de Zaalbar, qui semblait porter Lethos. Trent était encore sonné, et mit un peu de temps avant de réaliser que le jeune jedi était sacrément mal en point. Il posa son casque et sa compresse, puis se tourna vers 557.
- Vode, il me faut une radio.
Le soldat hocha la tête et retira à son tour le casque pour le donner au major. Kith mit un petit temps à s’habituer à un casque qui n’était pas le sien, puis ouvrit une communication à destination de leur navette.
- Data 89, ici Python 23/3, demande d’évacuation, à vous.
- Ici Data 89, bien reçu 23/3, nous nous dirigeons vers le point de rendez-vous.
- Négatif Data 89, la ZE a changé, je vous transmets les nouvelles coordonnées, nous avons une piste d’atterrissage sécurisé.
- Compris 23/3, nous modifions notre trajectoire.
- Est-ce que vous pourriez aussi contacter une navette médicale, transmettez lui les mêmes coordonnées.
- Bien reçu 23/3, nous transmettons, terminé.
Le major Kith retira rapidement le casque et le rendit à 557. Il marcha jusqu’à Dalv qui semblait toujours être un peu sonné par la dose de pseudo-morphine, et examina son bras. Il en conclut qu’il faudrait que le soldat de Metellos ait recours de nouveau à une opération, ce qui n’enthousiasma pas trop l’intéressé. Trent repartit vers les chevaliers et les jaugea. Ils avaient l'air éreinté, et plus particulièrement la chevalière Lyzs, qui semblait plus que tout prête s'évanouir à n'importe quel moment. Le major donna ses ordres à l'escouade et se tourna vers les chevaliers.
- La navette est en approche, on va se tirer d'ici le plus vite possible.
Les soldats escortèrent les prisonniers jusqu’à la piste d’atterrissage tandis que Trent et Dalv restait, surveillant le seigneur derviche toujours en plein coma. Un bruit significatif d’engin descendant l’atmosphère se fit entendre, et Kith se représenta mentalement la scène, voyant presque la navette Lambda se poser sur la piste d’atterrissage aménagée par les derviches. Juste après un bruit similaire se fit entendre, que le major identifia comme étant celui de la navette médicale, destinée à accompagner Zaalbar et Lethos vers la destination de leur choix.
Quelques instants plus tard, deux troopers apparurent avec un brancard, dans lequel ils chargèrent le derviche aux membres coupés.
Avant d’entrer dans la navette, Trent embrassa du regard le paysage une dernière fois, et se jura de revenir chercher les cadavres des autres soldats morts. La navette décolla dans un rugissement de ses moteurs, accompagnant la navette civile vers l’espace.
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