Shine bright like a diamond
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Post n°1
Auteur : Darth Malraas

Sur le toit d'une des tours du Spatioport, le Nécro Sith contemple le fourmillement d'individus en contrebas. De ce qu'il sait, les familles Road, Oggurobb et Szjahek expulsent les indésirables et renvoient les vaisseaux spatiaux vers les Spatioports secondaires. Beaucoup d'engins restent prisonniers de sabots magnétiques et les cargaisons contrôlées par des individus douteux sont parfois raflées sous un prétexte obscur. Les sbires des plus puissants Kajidics du Cartel des Hutts, font la loi, au nom des Maîtres incontestés de Nar Shaddaa. Un système stellaire aux mœurs aberrants qui devrait pourtant bénéficier de la vénérable structure de Ravage, la civilisée. La quête de cette lune échappe au Nécro Sith qui pourtant, ne peut s'empêcher de croire qu'elle fait bénéficier au Nouvel Ordre, de vagues bienfaits. Pour l'heure, ses pensées sont rangées dans un recoin de son esprit et c'est avec attention qu'il étend ses sens dans la Force à la recherche d'émotions néfastes, provenant de cette grouillante populace. Il trouve non sans mal la marque d'un agacement et finalement, la peste prête à détoner. Redescendant avec aisance de son perchoir, l'Apprenti de Darth Malraas se réfugie dans les ombres pour se mouvoir tel un spectre, entre les bâtiments. Il s'approche de sa cible, un groupe de gardes Chistori en proie aux insultes de plusieurs équipages hétéroclites. Il semble être question de l'interdiction et de restriction de vols, largement de quoi embêter des convoyeurs de cargaisons illégales et de pseudos honnêtes, marchands itinérants. Le Sith en position accroupie, dégaine une grenade C-25 et l'arme pour la lancer aussitôt sur les engins, tout juste derrière leurs propriétaires. Grâce à l'application de la Force, l'engin explosif converge vers la partie des réacteurs, au plus proche du carburant. L'explosion est telle, qu'elle propulse l'attroupement sur plusieurs mètres. Dans son sillage, elle projette des morceaux de duraciers dans tous les sens, habillement pressés contre d'autres appareils qui subissent des dommages irréparables. Les bons capitaines loin de s'imaginer que les Hutts puissent mâter de simples injures face aux mesures prises par Nar Shaddaa, se groupent, se pressent et dégainent leurs armes. Ils obtiendront la libération de leurs biens par tous les moyens ! Les Chistori se précipitent derrière des débris ou des caisses de chargement et ripostent avec la rage nécessaire pour se défendre. Le Nécro Sith déploie une dernière grenade C-25 et assouvit le fantasme des propriétaires, en libérant la voie dans une dernier jet explosif. Les alarmes se mettent à retentir et les droïdes de sécurité à s'activer, mais la brèche est là et des troupeaux d'équipages investissent le spatioport à la recherche de leurs précieux vaisseaux. Dans ce capharnaüm, la silhouette noire du Sith, disparaît entre les volutes d'épaisses fumées, les cris et les rayons laser.


Depuis plusieurs mois, la gérance de la Lune de Nar Shaddaa est cédée à la Ministre des Affaires Extérieures, Mélissandre. Celle-ci ayant fait carrière dans l'Armée des Ravageurs, se retrouva à plusieurs reprises démunie, face à de nombreuses applications de la politique. Les Hutts en tirèrent alors quelques bienfaits, s'octroyant des pouvoirs qu'ils ne possèdent pourtant pas. Mais c'est aux Ravageurs que la Gouvernante par intérim, doit tous les maux. Une tentative d'assassinat écartée, un règlement de compte entre utilisateurs de la Force, une fuite mystérieuse d'une dame qui l'est tout autant, en passant par la prise de plusieurs Canonnières Vanguard au nom de l'expansion des territoires. Mélissandre cette fois ne joue plus aux soubrettes. Terminés le nettoyage des actions sanglantes et les répercutions politiques. Finis les courbettes, les entourloupes et les mensonges mal déguisés ! Nar Shaddaa aussi indomptable soit-elle, ne peut continuer de prospérer sous l'autorité d'un Seigneur de la Guerre bien peu inquiet du sort de la population. Cette façade est d'une hypocrisie insultante, même pour un monde Hutt. La Ministre se tient prête, devant cette table donnant sur la porte d'entrée, à faire valoir le droit de Nar Shaddaa, d'avoir pour seul et unique Gouverneur une femme forte et déterminé à faire appliquer la justice.
Pourtant lorsque le Gouverneur Gelmir apparaît, sa motivation s'estompe au profit d'une inquiétude grandissante. Habitué à foudroyer de son regard pesant la Ministre, le Gouverneur cette fois semble réfléchir tout en marchant jusqu'au siège principal. Les salutations sont d'ailleurs oubliées, ne manquant pas de renforcer la théorie de la dame brune. Si cette réunion est si spéciale selon les dires, c'est bel et bien pour un autre motif. Dans le sillage du maître des lieux, le Ministre de la défense Bendoli Alii, le Ministre de l'économie et des finances Cencie Tlachitl et le Ministre de la culture et des sports Barlo Medoliiskin, apparaissent et prennent aussitôt place. Ce bien petit gouvernement pour une si une grande lune, au complet, la séance est débutée par un raclement de gorge du Hutt.
-Gouverneur, c'est un plaisir de vous revoir. Se précipite-t-il à dire, un cigare entre les lèvres.
L'intéressé lève son casque vers la créature larvaire et presse le bouton de commande sans dire un mot. Une page holographique surgit de la lentille émettrice, dessus y figure des chiffres plutôt complets, sur des dépenses exorbitantes. Un dossier est ouvert lui aussi et transmet un diagramme bien plus précis. Les statistiques démontrent une harmonie malsaine entre les crédits dépensés et des achats de matériels militaires -vaisseaux, tenues, équipement en tout genre-. Le Gouverneur presse ses doigts les uns contre les autres.
-Ces dépenses sont à revoir. Lâche-t-il d'une voix ferme. Sans parler du partenariat exclusif avec Kessel, sur la création de l'entreprise de sécurité, Kessel and Security qui a été bien sûr totalement subventionnée par Nar Shaddaa. Ajoutons aussi les droïdes et les véhicules qui vont avec et oublions les tenues, les armes, l'équipement en général.
-Gouverneur. Mélissandre sourit poliment et fait face au casque froid de son interlocuteur. La Directrice Ejdel Kalanis nous a transmis ces dépenses avant son intégration. Dépenses que nous, Ministres et en votre absence, avons acceptés. L'intervention de la République Fédérale dans le Système de Kessel ainsi que le retrait de vos troupes de Ravageurs, couplant à cela l'indifférence plutôt flagrante de votre Amirale Zeltronne... Conduisent à ces dépenses. Elle se racle la gorge et cherche le témoignage de l'un de ses camarades, du regard.
-J'étais contre, Monsieur le Gouverneur. Plaide la Nautolan, responsable de l'économie, foudroyée de ce fait, par ses pairs.
-Mais tous, avons réalisés un accord pour que Nar Shaddaa soit remboursée de ces crédits prêtés. Précise Bendoli Alii. D'ailleurs pour certains véhicules nous parlons d'une location. Rassurez-vous donc Monsieur le Gouverneur, Kessel paiera.
-Une cargaison de diamants sera le paiement tout à fait adéquat, en guise de premier versement. Gelmir glisse son doigt sur la projection holographique, passant cette fois aux informations sur l'armée nationale. Parlons de nos projets militaires...

Lorsque les sirènes du Spatioport crient à l'aide, le Nécro Sith est déjà bien loin. Désormais à une distance de cinq cents mètres du Palais du Gouvernement, il développe son aura autour de lui pour palper dans la Force et trouver le Seigneur Malraas. Comme convenu, il est présent. L'Apprenti juge la distance entre lui et le gratte-ciel le plus proche. Il recule de quelques pas et se décide à bondir en usant de ses compétences. L'enjambée est titanesque, mais pour un utilisateur de la Force, une semble formalité. Il enchaîne la même action sur plusieurs autres mètres encore, avant de patienter, le bras gauche enroulé autour d'une antenne de communication. Comme le supposait son maître, les militaires de la caserne du Quadrant Populaire 3 (QP3) déploient leurs véhicules pour appuyer les familles hutts du Spatioport. Une chasse d'Intercepteur K-222 fusent à travers le ciel, suivie par des modestes canonnières, probablement bondés de soldats de Nar Shaddaa. Les Intercepteurs ne tardent pas à user de leurs missiles à concussions sur les vaisseaux fuyards, donnant au ciel de la lune, une aura rougeoyante tout à fait délicieuse.
L'Apprenti souffle, tient sa respiration en contrôle et rejette le taux d'adrénaline bien trop important. L'excitation est une démesure pour une mission d'infiltration. Appréciant le vide entre le Palais et sa position, le Nécro Sith tire ses traits par dégoût, il devra faire une partie du voyage au sol s'il ne trouve pas une solution plus adéquate. L'idée lui vient à l'instant même ou un Koro-2 plus luxueux que la coutume le voudrait, traverse devant ses yeux. Il bondit et profite de la Force pour réaliser une traction jusqu'à l'appareil. Le propriétaire et pilote, un Toong à grosse tête, bat des bras totalement apeuré. La terrifiante découverte d'un abruti vêtu de noir, sur la verrière de son cockpit lui fait perdre la raison. Ses réflexes sont quadruplés, il se jette sur les commandes et entame une vrille mortelle, supposant instinctivement que le clandestin finira au fond du gouffre de la circulation. Mais le sabre laser de l'Apprenti perce la verrière et se plante à l'endroit clé où les commandes se situent. Après un sursaut au cri grotesque, le Toong comprend que l'espoir de survivre à une telle rencontre est infime. Il se souvient alors que tous ses amis se sont cautisés pour lui offrir un appareil hors norme et hors de prix. Avant que le Sith ne comprenne, la grosse tête aux petits yeux tire la commande sur le côté de l'habitacle. En un instant les gonds de la verrière explosent. Le natif de Toong'L, son siège et le clandestin, se trouvent dès lors en dehors de la carcasse du Koro-2. Le système incorporé se met en éveille et d'une seule fraction de seconde, le siège éjectable devient un grossier jetpack de secours. Des propulseurs sur les flans émettent des crachats continus pour amortir la chute, tandis que l'informatique calcule une trajectoire verticale la plus adaptée. Bien entendu, à cause de toute cette agitation, le Toong a perdu connaissance, dans l'horreur de tous ces événements. Il ne remarquera donc pas que la silhouette de l'inconnu se tient tout juste en dessous de son siège et observe le Palais se rapprocher. -
Post n°2
Auteur : Darth Malraas


La longue et interminable discussion fut achevée.
Les dispositions prises, pour l'armée nationale, se tourneront vers l'ouverture d'une académie militaire, d'une caserne centrale -zone névralgique du "pouvoir militaire"- ainsi que l'organisation et la structuration d'un Etat-Major et de toutes ses branches rattachées. Dans le même élan, un service national de deux ans -reconductible- permettra aux jeunes de Nar Shaddaa d'accomplir un devoir de conscrit au sein de l'armée et ainsi, inciter la jeunesse à s'émanciper pour quelques temps, des conditions difficiles du monde Hutt.
La réunion fut donc levée sur les derniers mots du Gouverneur de Nar Shaddaa. Mais une seule personne eut l'honneur de rester, sous prétexte d'une entrevue.
-La cargaison de diamant doit être interceptée par des pirates. l'ancien Général Confédéré toise la Ministre à l'autre bout de la table. Nous avons besoin et cela rapidement, d'un moyen de paiement pour favoriser l'expansion de notre nouvelle conquête.
Dans la Force, le Seigneur Noir sent l'hésitation de la belle, mesurant probablement la gravité de cette affirmation. Il semblerait d'ailleurs, qu'elle soit contrariée à l'idée de rafler une cargaison de ce type, pour le compte du Nouvel Ordre.
-Vous semblez ne pas être en accord avec cet ordre, Caporale.
-Gouverneur, avec tout le respect que je vous dois, cette idée n'est pas du tout adaptée à la future économie de la planète. Débute-t-elle avec peu d'aisance. Nar Shaddaa n'est pas endettée, mais cette première cargaison permettra une avance confortable sur les futures infrastructures prévues. Mélissandre dépose la pile de documents sur la table, afin d'avoir les mains libres pour la suite. Une cargaison de diamants correspondrait à pas moins d'un demi millions de crédits. De quoi subventionner une large partie de notre projet.
-De quoi subventionner la construction de notre monde. Le Seigneur Noir croise les bras sur son torse. Nar Shaddaa aura la prochaine livraison. Nous mettrons notre flotte au service de la sécurité des prochains convois. Les épices et les diamants.
-Et le Coaxium. Souligne la Ministre.
-L'hypercarburant sera pour le Protectorat, pas pour les Hutts.
-L'hypermatière peut générer des profits bien plus important que la vente de diamants venus de simples astéroïdes. La demoiselle imite son interlocuteur, comme pour signifier qu'elle ne lâchera pas cette idée. Des millions de systèmes s'arracheraient cette ressource galactique. Les accords de Shaddaa et de Kessel ne tiennent pas comptes des Ravageurs, Gouverneur. Le Cartel voudra bénéficier d'un pourcentage.
-Le Cartel des Hutts vendait le Coaxium à travers la Galaxie, mais ils ne le raffinaient pas. Nous avons mis des cadenas aux portes des filons d'hypercarburant, désormais, nous, Les Ravageurs, vendons le Coaxium pur et nous le vendrons, aussi, après raffinage. Gelmir plaque ses poings contre le bois de la gigantesque table. -Je n'ai pas pris Kessel pour le bon plaisir financier de Nar Shaddaa. Si cette planète devait voler en éclat, cela m'importerait peu.
-Et c'est pour cela que je me présenterais aux élections prochaines. Lâche simplement la brune, elle-même étonnée.
Le Seigneur Noir éclate de rire en baissant la tête.
-Vous êtes caporale de l'Armée des Ravageurs, vous n'avez aucun droit à la politique. Explique-t-il après un autre ricanement.
-Je vous donnerais ma démission dans ce cas.
-Refusée.
-L'Etat-Major aura ma lettre.
-Et elle sera refusée.
-Devenir Gouverneuse de Nar Shaddaa serait une embauche définitive dans le système politique Hutt. De ce fait le contrat militaire avec les Ravageurs, qui ne sont ni plus ni moins, aux yeux de la Galaxie, qu'une armée privé sous l'autorité d'un Seigneur de Guerre, serait obligatoirement rompu. Un petit rictus se dessine sur son visage angélique. Je suis certaine que vous accepterez cette démission. Nous combattrons alors avec les armes politiques, plutôt que de devoir retrouver ma liberté en usant de supercherie ou de chantages.
Gelmir reprend de la hauteur en se redressant.
Son esprit s'agite quelques instants avant de reprendre conscience.
-Tyria Ridinia s'est chargée autrefois de me discréditer aux yeux de la population galactique, lors de mon élection et elle en est morte.
-Elle était malade, ne me faites pas croire que vous avez quelque chose à voir avec son décès. La belle brune reprend ses dossiers. Plaquées contre sa poitrine, les feuilles émergent ci et là des morceaux de cartons fins, comme pour se moquer du Gouverneur. Je vais régler les détails de ma démission et je discuterais avec certains Hutts, de ma présentation aux élections.
Derrière l'épaisse couche de gants, la Force s'éveille et crépite.
Le Seigneur Gelmir respire profondément et hoche la tête.
-Préparez votre lettre immédiatement, je vous rendrais visite dans quelques minutes... A votre bureau.
La Ministre des Affaires extérieures baisse la tête, pour saluer la décision de son supérieur.
En sentant son aura se dissiper derrière la porte de sortie, le Seigneur Noir active son communicateur personnel.
-Apprenti, tu as une seconde tâche à accomplir. -
Post n°3
Auteur : Darth Malraas


En dessous du siège éjectable de la créature à la tête dodue, le Nécro Sith use de la Force pour parvenir jusqu'au toit du Palais du Gouvernement. Préférant l'agilité du moment à la tranquille descente bruyante, jusqu'à sa cible, il se balance d'avant en arrière et se jete en avant à l'instant clé. Le siège du Toong recalcule les trajectoires en un éclair et définit la zone idéale pour se poser, il disparaît alors dans les entrailles de Nar Shaddaa, crachotant ses dernières volutes de fumées. Une fois sur le dôme, l'apprenti de Darth Malraas reçoit une communication. En déverrouillant le cran de sécurité sur son poignet, des codes défilent sous ses yeux et se rassemblent dans sa tête, le Seigneur Malraas souhaite lui parler.
-Apprenti, tu as une seconde tâche à accomplir. Affirme la voix de son Maître.
-Laquelle ? Demande-t-il alors, interloqué par ce changement soudain.
-La Ministre approche de son bureau. La voix du Maître est calme, agrémentée cependant d'une certaine colère. Tu es à l'intérieur ?
-Pas encore, mais je suis au-dessus du bureau. Le Sith vérifie son affirmation en penchant sa tête vers le vide afin d'apercevoir un creux dans la structure, un renfoncement pour une baie vitrée. Un pas et j'y suis.
-Rentres.
De l'autre côté du comlink, le Général Gelmir assiste à un manège auditif. Une vitre que l'on éclate retentit, puis l'assourdissant vacarme de morceaux de verre sur le sol. En se projetant en trois dimension, dans son esprit, le Seigneur guide son initié.
-Maintenant à toi de faire vite. Compris. Sur ta gauche il y a un boiter à côté de la grande porte, ouvres le. Des pas rapides et des mouvements plus tard. J'y suis. C'est une commande programmée, arraches la première partie soudée sur une plaque couleur argent. Des parasites s'élèvent péniblement de l'autre côté. Je vois des fils, des composants. Coupe celui le plus à droite, à côté de ce qui ressemble à un cristal, il est arqué au dessus d'un autre.C'est fait. Refermes tout. Le Sith paraît obéir dans la hâte. La porte s'ouvrira désormais de l'extérieur, pas de l'intérieur. Et maintenant ? Poursuis ta tâche, insère la clé et attend. Si la Ministre arrive, elle sera coincée avec toi. Je suis en route.


Les ordres sont fournis au fur et à mesure que ses pas martèlent le sol du Palais Gouvernemental. Le Gouverneur décide de ratrapper son retard et lorsqu'il coupe la communication, croise un turboascenseur dans son ascension. Profitant de ses talents dans la Force pour presser la touche d'appel, Gelmir ne cesse sa marche qu'au moment où ses épaules écrasent celles des autres occupants.
-Gouverneur.
-Gouverneur.
-Bonjour.
-Gouverneur.
Les passagers forcent le sourire et la politesse de rigueur, mais une fois que les portes s'ouvrent à nouveau, toutes ces petites têtes hypocrites se déversent vers l'extérieur comme du gibier pris en chasse par un carnivore. Gelmir s’impatiente dans la cabine, le temps de la montée. L'Iridium en orbite, transmet une communication de l'extérieure. Lorsque le leader des Ravageurs réclame la provenance, la réponse "de très très loin" lui est soufflée comme un indice. Bélériand essaie d'entrer en contact directement avec lui.
-Général Gelmir. Grésille une voix fragmentée par la distance.
-Général Hamer, que se passe-t-il ? Répond prestement le passager du turboascenseur.
Le Seigneur Noir comprend que si son subordonné ne passe pas par les canaux habitules, la situation est soit très grave, soit totalement désepérée.
-Nous avons découvert que Darth Eldel se joue de vous. Elle n'a pas été raflée sur Corellia, elle est à l'origine de votre apprenti, des autres Darth et probablement de beaucoup d'autres choses. Les Sith de Bélériand sont mis aux arrêts, les Ombres clouées au sol. La rapidité des mots, surprend son interlocuteur, Hamer en ayant conscience, préfère continuer. Nous pensons que la Capitaine Onn et tout le personnel de l'Iridium sont sous le contrôle de Darth Eldel, ainsi d'ailleurs... Que les Sith décédés officiellement sur Shinbone. Nos territoires sont interdits jusqu'à ce que les choses soient réglées de votre côté.
-Darth Eldel n'est effectivement pas originaire de Corellia. Un raclement de gorge de l'autre côté, correspond à une tentative de réponse immédiate. Mais d'un autre monde, en réalité elle et El'Kerial ont été récupérées sur Koru Neimoidia en même temps que la flotte sous votre commandement, au moment de la prise de Kessel.
-Le Chantier Naval de l'Espace Sauvage, est-il réel ?
-Non. La réponse est sec, percée d'un agacement audible. Mais il faut laisser cette idée dans l'esprit de tout le monde
-Je suis désolé mon Général, mais... Je ne comprends pas ces mensonges.
-La seule chose que je sais, c'est que Darth Eldel est arrivée sur Koru Neimoidia pour me rencontrer, bien avant que je ne décide de quitter la Confédération. Elle a vu l'avenir, un avenir qui se joue actuellement et qui prend désormais tout son sens.
-Qu'a-t-elle vu mon Général ?
-Qu'un Holocron serait la cause de tous les maux de notre propre peuple. Il vérifie l'écran digitale, là où défilent les chiffres numériques de la montée de l'appareil. Je possède l'Holocron de Darth Brass, Darth Aequum est au service de Darth Brass... Si vous pensez que quelqu'un cherche à fragmenter notre civilisation, cherchez de son côté et de tous ses acolytes. Aequum n'est pas dupe, il sait que l'Holocron est une coquille, s'il s'est rendu aussi vite à la fin de Prakith, c'est qu'il a senti l'appel de son Maître.
A l'autre bout de la Galaxie, un grincement de bois révèle que le Général Hamer reconsidère toute l'histoire, confortablement installé dans son siège.
-Vous insinuez donc que l'ennemi n'est pas Eldel mais Aequum ? Préfère-t-il questionner, afin de s'assurer de la réponse.
-Oui. Eldel sait qu'Aequum dispose d'un très grand pouvoir et qu'il cherchera à influencer ceux qui l'entourent, pour décimer les nôtres et nos mondes.
-Avec tout le respect que je vous dois Général, je ne peux pas vous faire confiance. Si vous êtes pris par Darth Eldel comme je le pense, tout le personnel de l'Iridium et vous-même, êtes des dangers pour la sécurité des territoires du Protectorat. Dans son bureau, Wulf serre la mâchoire, conscient qu'il vient d'annoncer à son supérieur, qu'il ne peut revenir sur son propre monde.
-Nous croyons que c'est Aequum, vous croyez que c'est Eldel, nous sommes dans une impasse, Hamer. En disant ces mots, le grand guerrier galactique sent... le doute.
-Vous devriez pour écarter de cette Darth, jusqu'à ce que la vérité soit révélée. Propose le Général des Armées. Et sans revenir sur Bélériand, si vous dites vrai, Aequum est aussi une menace. Shinbone peut-être ? Kessel ?
-Si l'un des nôtres doit me traquer, il chercherait là bas. J'achève les projets de Nar Shaddaa et je pars aussitôt. Poursuivez vos objectifs Général, veillez à la sécurité de notre peuple, assurez-vous par tous les moyens, que les Sith ne soient pas une menace.
-Puis-je savoir où vous irez ?
-Vous vous doutez bien que non... Des Ombre j'obtiendrais la vérité. En levant son index pour couper la communication en pressant le bouton sur son casque, le Seigneur Gelmir salue les dieux de lui avoir fournis un si bon élément.
Profitant d'un moment de solitude dans la cabine du turboascenseur, Gelmir retire son casque et d'un geste habile, arrache le comlink et écrase le petit appareil, dans le creux de son poing. Les portes s'ouvrent sur l'étage du bureau et le visage de Mélissandre, la Ministre des Affaires Extérieures. Arrêtée par le retentissement allant de pair avec l'ouverture des portes, elle sourit amusée par la situation.
-Je revenais justement du service administratif. Souligne-t-elle en relevant légèrement le bras gauche pour montrer ses documents. vous avez un timing parfait.
-Oh ça, vous n'avez pas idée. Réplique le Seigneur Noir, laissant tomber son communicateur en morceau, sur le sol.


La porte automatique s'ouvre sur la Ministre au visage angélique.
La surprise s'élève de ses cordes vocales, lorsqu'elle découvre, horrifiée, l'état dans lequel se trouve son bureau. La baie vitrée, totalement saccagée, inonde de ses morceaux de verre, le sol bien trop parfait de l'endroit. Instinctivement ses pas la conduisent en marche arrière, jusqu'à ce que son dos soit contre la porte en duracier. Épouvantée, elle pilonne le matière de ses poings menus, criant qu'on lui ouvre. La porte répond favorablement à la demande brutale et s'ouvre sur le torse du Gouverneur du monde Hutt, le masque de son casque totalement impassible. Il repousse la Ministre de ses larges bras, juste assez pour que la porte se referme sur eux. Se désintéressant de l'abominable gesticulatrice, le Gouverneur s'empresse de s'assoir sur le siège en face du bureau et incline la tête pour observer la clé de sécurité fournie au Nécro Sith.
Satisfait de la réussite de la mission, Gelmir redresse la tête vers une Mélissandre, prise à la gorge par une abomination Sith.
-Finalement, j'accepte votre démission. Résume-t-il.
Un mouvement de poignet et la Ministre s'écroule aux pieds du Nécro Sith.
L'apprenti scrute quelques instants sa victime, avant de se tourner vers son Maître.
-Ceci. Il lève la clé vers son acolyte. Ne nous servira pas, les Ravageurs seront payés par Kessel pour le prêt de matériels de sécurité. En revanche pour justifier la mort de Mélissandre, cette preuve est suffisante. Le Gouverneur se lève, agrippe la table -et l'ordinateur incrusté- à deux mains et l'envoie à travers la baie vitrée, au delà du Palais. Les enquêteurs seront assez adroits pour s'apercevoir que l'ordinateur a été piraté et ils sauront quelles données ont été prises.
L'apprenti reste muet, découvrant avec satisfaction comment jouir d'un meurtre, au profit d'une autre situation.
-Nar Shaddaa vient d'entrer en guerre contre un ennemi inconnu. Il se fige un instant, dans la Force, son apprenti peut sentir un appel. Nous quittons Nar Shaddaa immédiatement.
-Où allons nous ? Interroge l'apprenti.
-Au royaume des Ombres.