Dans la vie, il y a ceux qui creusent
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Post n°1
Auteur : Mulder
Lloyd Fredericsen
Agent de recrutement et Représentant du Secteur Corporatif sur Nar Shaddaa.Spoiler : Confidentiel

Sins Jecquill
Agent de recrutement et Représentant du Secteur Corporatif sur Nar Shadaa.Spoiler : Confidentiel
Scully n'aimait pas ça, je le voyais bien. Depuis notre arrivée dans l'espace Hutt, Je n'avais pas dis un mot, me contentant de flâner comme un touriste dans la foule hirsute du spatioport et des rues marchandes environnantes. Je la sentait bouillonner et j'en jouait.
Certes nous étions venu avec une adresse fournie par l'agent Orray, notre contact local du BSI, mais je n'avais pas donné plus d'indication que ça sur mes projets.
Heureusement qu'elle avait pût consulter mes rapports soi-disant "confidentiels" que je faisais remonter à l'Ubiqtorate sinon, elle aurait crié a l'incompétence. J'avais même lâché des crédits pour des friandises ! Elle devait sans doute se dire que nous n'avions pas une couvertures de touriste. (Et puis qui irait faire du tourisme sur Nar Shaddaa ?)- - Vous saviez que Nar Shaddaa avait l'un plus fort taux d'inégalité de la galaxie connue ?
- Quelle rapport avec notre présence ici, on est ici pour racheter une affaire qui rapportera a l'ASC*.
- Jecquill, si nous voulons faire des affaires, il faut aller là ou l'argent se créer, pas là où il est.
- Ca ne répond pas à ma question
- ...
- Bon sang, dans quoi je me suis embarquée encore...
- C'est bien la première fois que vous parlez de vous, c'est de bonne augure !
Ecoutez, faites moi confiance, ce qui nous permettra de remplir nos objectif se retrouve à la base de l'économie de cette planète, et vous savez ou c'est ?
Au fond du trou. Là où il ne reste de l'humanité que la notion de survie.
L'odeur nauséabonde enfumée des rues marchandes avait doucement été remplacé par des odeurs fétides des ghettos miteux de la lune de Nal Hutta. Le décors néons et flashy de l'astroport s'était estompées et les couleurs oscillaient désormais entre le gris ombré et le kaki ombré.
Le lieutenant Scully tenta de masquer sa gène mais son nez se plissait inconsciemment.Réaction naturelle
Alors oui, ça pue sévère mais c'est l'odeur de la misère
C'est une misère qu'il faut affronté avec tout ses sens
Ne pas la fuir pour mieux la dompter
...
Mais c'est quand même sévère, là
Il allait falloir s'y faire. Là ou je l'emmenais, ces effluves écœurantes deviendraient pestilentielles, à la limite du toxique.
Je la guidais vers un tas d'immondices, un tas qui se transforma vite en colline au fur et à mesure de notre avancée. Elle devint rapidement un montagne quand notre champs de vision avait pour seul horizon des détritus. La marche s'intensifiant, Scully ne posait plus de question, se concentrant sur le pas suivant. J'en faisais de même, observant autour de nous la décharge sans fin qui nous entourait.Si cette société moderne est une montagne
Nous voilà au fond du gouffreSpoiler : LA DECHARGE
Dans les vapeurs âcres, des ombres semblaient sautiller d'ordures en immondices. Tels des diablotins des poubelles. Peut-être des mirages, des hallucinations ou réellement des petits Devaroniens...
Le rude climat de Tatooine m'avait endurci. Je n'aurais sûrement pas été capable de cela quand j'étais en poste à la logistique sur Cathar. Remontant mon keffieh beige un peu plus sur mon nez, je continuais à contrôler ma respiration continua à grimper. Les vrombissements des compacteurs automatiques se faisait entendre loin, mêlés aux bruits stridents de nos pas dans les déchets.
Arrivé en haut d’une crête plus abrupte que les autres, nous nous fîmes surprendre par une vision atypique. La vue de notre objectif.Spoiler : Une triste vision
Des masures avec murs mais sans toits, d'autres à l'inverses. Un ilot de civilisation surnageant dans les déjections du monde civilisé. Des êtres en haillons erraient sans but dans ce dédale miteux, maigres et le regards vidée de vie. Sûr que les services du DRP n'avaient jamais réussi à produire des êtres aussi peu rebelle avec toutes leurs expérience de lavage de cerveau.- - Sulaïbiya ! , je criais pour couvrir le bruit du vent et des machines géantes environnantes.
La terre des exclus et des exploités. Ici vous ne trouverez pas d’esclaves ni de haine raciale. Seulement des êtres vivants dont la vie vaut moins chère qu’un droïde et plus jetable qu’un cigare corellien consumé.
Un microcosme où l'espoir n'est plus et ou l'entraide n'existe que par dépit.
-Qu'est ce qu'on pourra bien tirer de gens qui n'ont plus rien, m'interpella Scully qui rejoignait sur la crête.Toujours aussi pragmatique, hein ?
*Autorité du Secteur Corporatif -
Post n°2
Auteur : MulderConsidérations intempestives; par Fox Mulder
"Que peut-on tirer de gens qui n'ont plus rien"
De cette question très terre à terre, j'en tirais une réflexion qui n'intéressait que moi. Une question toute philosophique : Enlevons à un être sentient toutes ses attaches, matérielles et sociale, que pourra t'il bien rester ?
Si la vraie nature du vivant est révélé dans ces conditions, que trouvera t-on ? De la bienveillance ou de la haine ? Du repli pour soi ou bien de la coopération ?
Même si ce n'est pas du tout cela qui m'emmenait sur Nar Shadaa, je ne pouvais m'enlever ces questions de ma tête de demi-clone. Car tel était mon dilemme : Si les gens de Sulaïbiya formaient une communauté bienveillante, ma mission m'obligeait, soit à les sacrifier devant l'autel médiatique, soit à en faire des soldats pour une cause clivante.
A contrario, si les survivants de la décharge formaient une communauté sans foi ni loi, je devrais tout faire pour exacerber cette colère et la braquer sur les ennemis du Nouveau Cerberus et donc, de l'Imperium.
Dans les deux cas, je n'étais pas vraiment à l'aise avec ça. Et clairement, c'était la principale faille dans tout le projet "Mercy". Si j'avais été missionné de réveiller l'hydre Cerberus, c'est parce que l'Agent Shadow et les pontes du BSI avaient décidé d'exploiter mes compétences de coordinations et de gestion dans mes différentes affectations. Si mes idées servaient les desseins du Bureau à merveille, je n'avais vraiment pas le profil de l'agent fiable et ça, Scully ne l'avait que trop remarqué.
Sur le papier, Fox Mulder avait tout de l'officier modèle. De mes états de services jusqu'à l'ADN. Tout faisait de moi l'agent parfait sauf que toute cette éducation, tout ce modèle mental impérialiste qui était encré en moi n'avait en rien entamé mon libre arbitre. Pire ! Au fond de moi je souhaitais me servir de cette liberté pour servir ma nation. Un dilemme que Scully et les puristes du D2I auraient résolu rapidement en me mutant au Service Logistique de l'armée de réserve si seulement quelqu'un de surement bien placé avait décidé de miser sur mes compétences.
Voilà l'ambiguïté de ma situation actuelle, se savoir libre d'opérer une opération de grande envergure avec une épée de Damoclès a chacun de mes pas...
Et au fond de moi : toujours cette barrière mentale a affronter : Quel limite à donner aux sacrifices pour la cause ?

