Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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La Force C'est quoi ce truc

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #22

    Post n°22
    Auteur : Ellis

    Le petit groupe avait atteint une sorte de camp. Enfin, ce qu'il en restait. Ce qui n'était pas brûlé s'était effondré ou avait été explosé de diverses manières. En tout cas, celui ou ceux qui ont fait le ménage ici n'ont pas fait dans la dentelle. La sith se promena doucement dans les décombres en ramassant divers objets, dont Ellis ne se préoccupait pas, qu'elle jetait quasiment immédiatement après. A vrai dire, il ne se préoccupait pas de grand chose, même pas des deux autres personnes qui les accompagnaient.

    Il se joignit tout de même au groupe. Peut-être la réponse était-elle ici. C'était peu probable. Mais la femme à la belle promesse ne l'aurait sûrement pas emmené ici pour rien. Quoique...

    Mais ce n'était pas le moment de réfléchir à ça, compte tenu du fait que le quatuor s'était fait encerclé par douze grands guerr... Douze grands hom... Douze grands... Douze clodos affamés, débraillés, sales et quelque peu puants. Leurs armes plus que primitives laissèrent Ellis dans le stoïcisme le plus total. Normal, étant donné que la personne le plus puissante dans les alentours, Helena, en était emplie.

    Bien que les... assaillants, pour dire ça poliment, attaquèrent en premier lieu les deux femmes, et sûrement, les deux personnes les plus puissantes de leur petit groupe, le jeune garçon n'eut pas vraiment le temps de profiter du spectacle qu'offrait la sith en exécutant proprement chacun de ses adversaires. En effet, trois de ces ignobles rats lui fonçaient dessus tête baissée...



       


    Que la vie peut-être dure lorsqu'on est pauvre et affamé ! Je n'ai pu mangé qu'une seule fois ces 23 derniers jours. Et le repas n'était pas terrible. Même les autres n'ont pas aimé. Sauf peut-être Boyle. Mais je l'ai toujours trouvé bizarre. Comment peut-on apprécier de dévorer la jambe gangrénée d'un homme ? La faim lui a sûrement vrillée le cerveau... J'aurais préféré devenir comme lui avant aujourd'hui. Non mais quelle idée aussi ! Ah, je sens que ça arrive...

    Tiens ? Maman ? Papa ? Espèce de salaud, lâche-la tout de suite ! Oh, c'est la navette de transport où j'ai rencontré Luminya ! Je me souviens, on allait sur Kashyyyk avec maman... Là, c'est notre nouvelle maison. Un peu petite mais bien agencée. Hum... Cette lune me rappelle quelque chose... Oui ! C'était mon premier rendez-vous avec Luminya ! Quel stress j'avais ! Regardez-moi ça, on dirait un enfant devant son cadeau d'anniversaire. J'ai été ridicule ce soir là. Je me demande ce qui lui a plu chez moi... Ah, ça c'est notre mariage. J'avais réussi à faire venir un orchestre de jazz. Des Biths. Ils ont été supers. Et chers. Très chers. Trop chers. Voilà, Luminya me quitte, emportant avec elle nos deux enfants. Quelques jours après, c'est maman qui part. Je suppose qu'elle est mieux là où elle est. Les huissiers pour la maison. Les avocats pour le divorce. Les mafieux pour le boulot. La fuite de tout ça. De tous ces problèmes. La rencontre avec Boyle et les autres dans les profondeurs de la forêt. La solitude. La faim. La déchéance. La folie. La rage. La mort. Puis nous trouvons ce camp. Puis nous trouvons ces gens. Nous les attaquons. Nous périssons.

    Ainsi, c'est vrai. Nous voyons bien défiler notre vie avant de mourir. Bah, c'est toujours mieux que celle de quelqu'un d'autre. Tiens ? Tu es là maman ? Quel plaisir de te revoir...


       


    Le pieu de bois s'enfonça aisément dans le cou du dernier des trois hommes qui l'avaient attaqués. Ellis s'en était plutôt bien sorti. Il avait réussi à esquiver les attaques san trop de mal. Le calme qui émanait de la sith et les réflexes de son entrainement avec Sol-Kani lui avaient été fort utiles dans cette situation, bien que ses vêtements fussent été déchirés pas endroit. C'est vachement dangereux un pieu de bois en fait.

    Tout s'était déroulé rapidement, les mouvements étaient à la fois fluide et sec. Comme un tango. Mais avec trois malades fous furieux qui cherchaient à le tuer.
    Un pas de coté. un coup de poing dans les côtes. Son bras mécanique aidant à la casse de quelques unes d'entre elles. Un petit saut en arrière. Son haut qui se déchire, pas assez rapide. Un roulade sur la gauche. Un coup de pied qui assomme le premier.

    Ils ont faim. Ils n'ont pas mangés depuis des jours. Ou alors c'était pourri. Ils sont assez faibles de constitution.

    Les deux autres approchent rapidement. Ellis ramasse le pieu de bois. Un nouveau pas de coté. Il plante le pieu dans l'estomac de son agresseur. L'autre arrive. Pas assez de temps. Le gourdin lui frappe le crâne. Il roule sur dans la poussière, les cendres et les débris. Il se relève juste à temps. Nouvelle roulade, volontaire cette fois. Il ramasse un pavé qu'il jette au visage de l'homme au gourdin. Ce dernier l'esquive mais frappe à l'aveuglette. Ellis parvient à se glisser derrière lui et lui enfonce le morceau de branche taillé dans la chair du mollet. Il tombe à genou...

    Un nouveau coup entre les omoplates coupe momentanément la respiration au jeune garçon. L'assommé s'est réveillé. Une seconde pour reprendre son souffle. Deux pour pivoter. Trois pour orner le cou de l'homme d'une belle entaille sanguinolente. Tandis qu'il s'effondre dans un sable rougi par le combat, Ellis achève le dernier en creusant sa nuque avec le pieu.





    Un léger filet de sang coulait encore, délicatement, le long du visage du garçon lorsqu'il leva les yeux afin de contempler le carnage. Superbe chef-d'oeuvre de cruauté et de sauvagerie, réalisé conjointement avec les trois autres membres du groupe.

    Toujours aussi serein, copie émotionnelle d'Helena, il croisa le regard de celle-ci, comme une poupée qui observe un humain. Vide et froid...


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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      Le Chroniqueur
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      #23

      Post n°23
      Auteur : Drizt

      Alors que j'observais le camp, enfin, ce qui l'en restait, j'entendis le pas de nouveaux visiteurs derrière nous. Je me retournais vivement, près à attaquer. Je fus très surpris de voir que mon maître et l'autre énergumène de tout à l'heure nous avaient rattrapé et qu'ils se tenaient devant nous. Alors qu'il nous avait fallu plusieurs heures pour traverser la jungle et ses multiples dangers et arriver au camp, eux y étaient parvenus bien plus rapidement. Anathia fut tout autant étonné de les voir. Ils venaient nous donner un coup de main. Visiblement, le garçon, un peu étrange, était devenu notre allié. Ou alors, il avait besoin de quelque chose. Enfin bref, il suivait mon nouveau maître. 


      Nous commencèrent donc les recherches, déambulant dans les restes du campement, trouvant par ci par là quelques morceaux de parchemins qui furent autrefois un gros tas de paperasse très précieux. A présent, ces quelques bouts de papier ne valaient pas grand chose, à mes yeux. Ce pourquoi je devinais que cette mission était plutôt un test qu'un véritable objectif. Mais quelqu'un, non, plusieurs personnes vinrent perturber cet exercice ou, au contraire, le pimenter un peu. Sortant des buissons, douze hommes apparurent devant nous, en arc de cercle. je devinais que leurs intentions n'étaient pas amicales. Ils ne ressemblaient...pas à grand chose. Portant des vêtements déchirés de toutes parts, tenant fermement des bouts de bois qu'ils devaient utiliser comme des massues. En voyant le regard envieux de ses hommes, j'eus la curieuse envie de les faire souffrir. Le sentiment sadique se répandit en moi comme un torrent déchaîné. Une véritable impulsion qui obnubila mon cerveau.


      Fort heureusement, j'eus le loisir de pouvoir étancher ma soif dans le sang des brigands. Nous étions quatre, enfin, trois si on oubliait ne nouveau venu. Les barbares se jetèrent d'abord sur mon maître et sur Anathia, les jugeant peut être plus faible. Bien mal leur en en pris. La Sith attendit sagement les trois hommes qui se précipitaient sur elle et décocha une monstrueuse droite qui fit tomber à terre le premier. Elle l'acheva en lui écrasant la gorge. Le deuxième tenta une attaque frontal avec son lourd gourdin qu'esquiva avec grâce et agilité mon maître. Elle contre-attaqua avec la pointe de ses bottes, tout en le privant de son arme et en envoyant valser son coude dans le crâne du troisième homme. Elle se mit alors à lacérer le cou de son adversaire comme l'on coupe un bon gigot. 


      Pendant que la Sith poursuivait dans cette lancée violente et foudroyante, deux hommes s'en prirent à moi. Le reste s'occupait déjà de la furie qu'était Anathia et du mystérieux inconnu qui combattait comme un diable. Je les attendis de pied ferme, prêt à en découdre. Lorsqu'il furent à porter, je me laissais tomber au sol, exécutais une balayette au plus rapide qui s'effondra par terre. Il se redressa mais mes jambes vinrent se placer entre son cou. Je serrais de toute mes forces, lui brisant les os avant de le lâcher et de revenir tout aussi rapidement les pieds joints pour frapper mon adversaire qui s'effondra dans le sol. Je me relevais rapidement en esquivant de justesse l'assaut du second. Sa massue fendit l'air plusieurs fois avant de me frapper durement les côtes. Alors qu'il allait me fracasser la boite crânienne avec son bout de bois, je bloquais l'arme et lui assénais un coup de genoux dans la partie sensible. Le pauvre homme hurla tandis que je portais une droite dans son estomac avant de le mitrailler de coup sur toutes les zones de son corps. Je finissais par lui envoyer mon pied gauche sur la mâchoire et il vacilla , avant de reculer et de cracher son sang. Il était plutôt costaud. Je me souvenais alors que je portais toujours le wakisashi  que m'avait donné mon maître lors de mon combat contre Khalen. Je dégainais donc l'arme et attendis une nouvelle fois le brigand. L'attente ne fut pas longue. L'homme était furieux et je voyais dans ses yeux qu'ils voulaient me faire subir ce que je lui avais fait subir. Il se jeta sur moi dans l'espoir de me tuer. Je ne lui laissais pas cette chance. D'un geste rapide et précis, je sautais et lui plantais le sabre dans la base de son coup. La lame s'enfonça jusqu'à son coeur et il mourut en quelques secondes. 


      Je soufflais un peu avant d'avancer vers le troisième et dernier homme. En effet, tous mes compagnons avait triompher de leurs adversaires. L'homme ne paraissait nullement gêné de la mort des ses collègues ou alors ne le montrait pas. Il dardait sur moi son regard sauvage. Quelques pas seulement et je l'aurais rejoint. 


      Un pas.


      Je ne le quittais pas des yeux, mon sabre était abaissée vers le sol dans la position qui me plaisait. Il leva sa massue et attendit.


      Deux pas.


      Je levais mon sabre pour placer sa pointe vers mon adversaire. Il ne bougeait pas.


      Trois pas.


      Je me jetais sur lui et ma lame fendit l'air maintes fois. Il bloqua presque tous les assauts avant de riposter en m'assénant non pas le bout de son arme mais le "pommeau". Le coup me déstabilisa et il en profita pour poursuivre avec plus coups portés sur ma cage thoracique. La douleur se propagea bientôt dans tout mon corps et de ma bouche commença à couler le liquide rougeâtre qui nous permettait de vivre. Je vis la massue s'élever une dernière fois dans les airs. Je la vis s'effondrer sur moi. Je ne pouvais rien faire. Rien. Rien. Si ! Je pouvais ! Je pouvais ! 


      La Force  afflua en moi comme une violente tempête. Je la projetais contre la massue. L'arme, emporter par son élan en plus de la Force, s'écrasa sur le crâne du brigand qui s'effondra dans la poussière, raide mort.

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        #24

        Post n°24
        Auteur : Kovarn

        L'homme se retint difficilement de ne pas tousser. Une tâche ardue au vu de la quantité de poussière qui avait élue son gosier comme nouveau logis. Grâce aux immenses feuilles relatives aux immenses arbres de la fôret, il réussit à regagner sa dignité de Duro grâce à une certaine propreté apparente et se baissa derrière une énorme branche pour observer la scène. Aucun des quatre porte-pognons n'était mort mais l'un d'entre eux avait été bien secoué et la plus jeune des deux femmes avait toute la partie gauche de son corps ensanglanté, aprés avoir du mordre longuemment et violemment la clavicule d'un brigand pour se défaire de son étreinte. Elle était d'ailleurs encore en train de cracher du sang et des morceaux de chair.


        L'homme se retint difficilement de ne pas tousser. Tout son être tremblait. La femme qui combattait avec la grâce d'une lionne et la force d'un rouleau compresseur le regardait fixement. Mais par tous les dieux, il était bien à trente mètres du combat et était un véritable souffle de vent, le maître de la discrétion. Comment faisait elle pour le regarder avec ce sourire narquois alors qu'il était à demi adossé à une branche d'arbre et tenait dans sa main un fusil Sniper DC-15x. 


        Un éclat de détermination brillait encore en lui. Aprés tout n'était il pas Cad Hood, la terreur de ces bois ? N'était il pas l'homme qui avait fait le plus de bruit aprés la disparition de Zeluss, l'homme qui avait anéanti le gang brigand de St-Andreas ? Ses hommes étaient peut être des mauviettes mais lui était loin de la portée d'une quelquonque femelle, même avec des yeux plus puissants que ceux d'un aigle. Aprés avoir longuement inspiré, il se releva, soutint le regard de la pauvre femme - qui ne pouvait rien faire de là ou elle était alors pourquoi avait il peur à ce point - et braqua son arme vers elle. En ancien sniper expérimenté, il porta la lunette à ses yeux, suivit la réaction d'Helena - une moue dédaigneuse et un pas en arrière- et porta ses doigts vers sa gâchette.


        Elle avait tiré une arme. Un sabrolaser de Jedi. Des Siths, c'était des Siths ! L'émotion ne perturba pas le brigand qui appuya violemment sur la gâchette. Le tir était sec mais bien précis et la décharge frappa Helena en plein crâne. Comme au ralenti, elle tomba lourdement en arrière une rose de sang sur le front et s'écroula loudement au sol, son arme encore allumée à la main. Laissant enfin la panique s'extérioriser, le brigand prit quelques secondes pour déballer son paquet d'injures et vociférer puis sortit ses dagues de lançers energétiques qu'il accrocha à son poignet. De quoi se défendre rapidement si quelqu'un s'approchait en évitant son viseur.


        La dénommé Anathia avait déja fait un bond en arrière et, vu le talent qu'elle démontrait en combat, il s'occupa d'elle en premier.


        Le viseur s'aprochait, il caressa la gâchette du bout des doigts...

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          a écrit sur dernière édition par
          #25

          Post n°25
          Auteur : Ellis

          Ellis n'avait rien vu venir. Il comprit en même temps que les autres lorsque le claquement sec du métal du chien contre le métal de l'amorce retentit. Comme tout réflexe, il n'eut qu'un clignement de paupière avant de voir un geyser de sang jaillir du front de la sith. Elle avait quand même eut le temps de sortir son sabre. Super utile maintenant que son cerveau était devenu une espèce de mélasse gélatineuse dégoulinante de sang et qu'il prenait l'air. Si avec ça, elle n'était pas plus ouverte d'esprit...

          La jeune fille qui les accompagnaient fit un bond en arrière. Soit c'était son réflexe à elle, fort inutile d'ailleurs puisque personne, hormis Helena avant de se voir obligée de s'aérer les idées, ne savait où se trouvait ce foutu tireur, soit
          elle avait sentit quelque chose. Grâce à son instinct. Ou la Force.

          La Force ! Elle avait sentit quelque chose ! Le jeune garçon, entraîné à la fois par le stress du tireur et l'énergie d'Anathia, se jeta sur elle le plus rapidement qu'il put. Il aurait été mieux que tout se passe bien mais bon, quand un tireur embusqué arrive à se farcir une cible comme un seigneur sith, on ne s'étonne pas d'avoir une main métallique qui explose lorsqu'un laser la frappe de plein fouet, atomisant au passage un quelconque morceau de bois qu'elle pourrait tenir. Pas le temps de s'en préoccuper. Il avait vu juste, la jeune fille n'était pas au mieux de sa forme et elle était la plus puissante des survivants, donc la cible prioritaire.

          Ils roulèrent sur deux bons mètres avant de se barricader derrière un reste de cabane brulée. Cela ne les protègerai pas longtemps mais, au moins, le tireur devrait utiliser plusieurs munitions avant d'en avoir un. Techniquement...

          - Mais qu'est-ce que tu fous !?

          - Je fais en sorte qu'on vive. Nous savons que tu es la plus puissante de nous trois. Le corps sait que tu auras besoin de lui autant qu'il a besoin de toi. Tu as une arme ?

          - Oui, je... Seulement mon sabre d'entraînement. Rien pour la distance !

          - Tu sais renvoyer les tirs de laser ? Nous avons une idée. Le corps propose de fuir vers la forêt, en direction du temple pendant que la jeune fille assurera nos arrières en renvoyant les rayons. Qu'en penses-tu ?

          - Cela fait seulement 6 mois que je suis apprenti d'Helena. Je sais les dévier, pas les renvoyer !

          - Ca suffira. Peut-être.

          Chaque phrase était ponctué d'un tir, éventrant à chaque salve une planche de bois de leur abri plus que précaire. Les rafales suivantes ne semblèrent pas dirigées contre eux. Ils avaient perdus de vue l'autre garçon mais vu que le sniper continuait de tirer, ça voulait dire qu'il était en vie. Ou alors ce foutu tireur aimait s'acharner sur un cadavre. Ce qui serait probable.

          - Attends ! Le sabre laser de mon maître !

          - Laisse-le, l'autre en aura sûrement besoin. Les corps doivent fuir. C'est quand nous voulons.

          Une chance que la jeune fille ne soit pas encline à la panique. Ou bien Ellis n'aurait pas fait long feu. Ne restait plus qu'à sortir de ce merdier sans perdre une autre main...

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            #26

            Post n°26
            Auteur : Drizt

            Étrange.  Étrange  que la vie puisse être aussi longue et la mort aussi brève. La vie est un long chemin parsemé d'embûches. La mort n'est que le bout de ce chemin. Alors que nous pouvons rester longtemps sur ce chemin, nous ne sommes arrivés qu'à un bref moment: la mort. La mort n'est que le dernier souffle d'une longue respiration.  La mort est facile, rapide. La vie est longue, difficile. Et c'est cela qui rend la vie infiniment plus belle que la mort. Nous n'avons rien à envier à la mort, elle n'est rien. Nous avons tout à envier à la vie, elle est tout. La mort est cependant essentielle dans le tout que forme le monde. Il faut bien arriver au bout du chemin un jour. Car si la mort n'existait pas, la vie n'aurait pas raison d'être, et sombrerait à son tour dans le néant. Il en est de même pour le malheur et le bonheur, le bien et le mal. Le malheur est essentiel. Si le malheur n'existait pas, le bonheur non plus. Si le mal n'existait pas, le bien non plus. La vie serait vide, dénuée de sens. Nous serions condamnés à vivre dans un monde parfait, ce qui ne serait pas une vie. 


            ~~~~   

              
            Telles furent mes réflexions alors que des gerbes de sang  coulaient le long du crâne troué du cadavre qui fut, il y a quelques secondes à peine, mon maître. Je regardais sans rien faire son corps s'effondrer au sol dans un mélange de liquide vermillon et de boue.   

              
            Tout se passa ensuite très vite dans mon cerveau. Nous étions les cibles d'un tireur d'élite qui se trouvait quelque part aux alentours, prêt à appuyer sur la gâchette, peut être même la croix de sa lunette pointée sur l'une de nos têtes. Était-ce une simple déduction ? Non, c'était plus fort que ça, comme si quelque chose m'avertissait au plus profond de moi. Mon instinct ? La Force ? En tout cas, le message était clair. Je me jetais au sol alors qu'un second tir se faisait entendre. J'entendis alors le bruit caractéristique du métal contre le métal. Le laser avait dû toucher quelque chose en fer...Je ne restais pas là sans rien faire. Je rampais jusqu'à me cacher dans le creux d'un fossé, créé par des mouvements de terrains sans doute. Je m'y allongeais et attendais.  J'entendis six autres tirs, que je devinais dirigés vers Anathia ou l'autre garçon. Je levais lentement la tête de mon abri et les vit tous deux cacher derrière les restes d'une cabane. Eux ne semblaient pas m'avoir vu.   

              
            Un peu plus et le septième tir était pour moi. Le laser toucha le sol quelques millimètres devant moi, soulevant un peu de terre. Je baissais aussitôt la tête, vérifiais que j'étais bien à couvert avant de souffler. J'entendis alors le bruit de la course de mes deux camarades. Je devinais qu'ils tentaient de retourner au Temple. J'attendis quelques minutes pendant lesquelles un long silence enveloppa le camp. Je me relevais alors timidement, juste à temps pour voir un silhouette à travers les broussailles, à environ une centaine de mètres de notre dernier emplacement. Il avait dû voir la manœuvre des deux autres apprentis et s'être lancé à leur poursuite. J'approchais du cadavre d'Helena. Elle tenait encore son sabre laser dans sa main droite, même si il ne lui avait pas servis à grand chose. J'hésitais. Finalement, je ramassais l'arme, appuyait sur l'un des boutons. Coup de chance, la lame laser s'éteignit. Je refermais solidement ma main sur le pommeau avant de me lancer aux trousses du tireur d'élite... 


            EDIT BY OMEGA: Merci de ne pas ecrire en aussi gros la prochaine fois.
             
             
              

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              #27

              Post n°27
              Auteur : Super PNJ

              ( Agaçant )


              Deux d'entre eux s'étaient enfouis, l'autre avait ramassé l'arme de leurs compagne féminines et se tenait droit, déterminé à faire face au tireur et à l'abattre. Ce dernier n'en sourit pas, du tout. Tirant ses dagues à éléctrocharges de ses poignets pour en avoir les manche dans la paume, il posa son sniper dans son dos et mit un genou à terre. Avec ce genre de joujous Sith, son arme de tir éloigné n'aurait pas servi à grand chose. A moins que son adversaire soit un novice mais c'était un risque qu'il ne souhaitait pas prendre.


              Pendant les quelques secondes qui suivirent, le tireur suivait Drizt ( agacant ) de son regard acéré, attendant le bon moment pour engager le combat. Au bout d'un moment, il se rendit compte que le jeune néophyte devait l'avoir trouvé car il se dirigeait exactement vers sa position.


              L'ancien impérial se mit à gronder, comme un chat qui ronronne. C'était une habitude ( agaçant ) qu'il avait prise depuis trés longtemps, d'abord losqu'il sentait le danger s'approchait, puis comme bruit porte-bonheur qui précédait chacune de ses victimes. Alors que Drizt n'était plus qu'a 5 pas, il roula soudain en arrière, dévoilant sa présence, se cacha derrière une sorte d'hêtre tortillard et se releva, puis, rapide et puissant, il monta en sautant l'arbre, ses pieds bondissant rageusement sur chaque appui qu'il trouvait. En moins d'une poignée de secondes, il se trouvait sur la plus haute des branches, bien loin du sabrolaser de Drizt. Dans sa main gauche, une des dagues roula, l'option vibro et charge d'électricité s'alluma. Le tueur d'Helena ( agaçant ) la tenait d'une main assurée, habituée, experte. Lorsqu'il la lança, elle prit la direction du jeune homme à une vitesse vertigineuse, sans dévier de sa trajectoire d'un seul micromètre.



              ..... 
               

               
               

               
               
              Drizt et Anathia prirent un long virage, soit pour revenir au champ de bataille soit pour rejoindre un chemin tracé qui menait tout droit au temple. Le point de ralliement des deux chemins était un carrefour en terre et en rochers, où s'étendait le pâle cadavre d'un swoop customisé. Assis sur cette ruine, Helena Korel ne cilla pas une seule fois en attendant que les deux novices, dans son champ de vision depuis un bon bout de temps, soient à portée de voix. 
               

               
               
              Aucune excuse, aucune gêne. L'illusion fait partie intégrante de la magie Sith. Un niveau que serait loin d'atteindre ses apprentis. Ou plûtpt, les survivants du test improvisé. 
               
              Spoiler : Spoiler
              ( By Kovarn )


               
               

               
               

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                #28

                Post n°28
                Auteur : Ellis

                Précédé d’Anathia, Ellis suivait le sentier en trottinant. Une étrange sensation de calme et de plénitude l’envahissait au fur et à mesure qu’ils s’enfonçaient dans le bois. La jeune fille progressait rapidement, jetant, de temps à autres, un coup d’œil dans les environs, les sens en éveil, prête à toute éventualité, mortelle ou non.

                Ils n’entendaient plus les tirs de laser. Soit ils étaient trop loin, peu probable, soit le tireur et Drizt en étaient arrivés aux mains, plus réaliste.

                Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Ellis sentait un sentiment de fierté et de supériorité s’insinuer en lui. Alors qu’Anathia regardait pour la énième fois les environs, il prit la parole.


                - T’inquièterais-tu pour le garçon que nous avons laissé là-bas ? Nous avons l’impression que tu regrettes ton geste. Le corps se trompe ?

                - C’est un aspirant sith, je n’éprouve aucun regret à le laisser dans la merd*. S’il ne survit pas, c’est qu’il est faible. Et s’il est faible, il ne mérite pas de devenir sith.

                - Tu ne l’aimes pas, n’est-ce pas ? Nous le voyons. Le corps n’est pas bête.

                - Je n’ai pas à l’aimer, nous sommes trois à vouloir obtenir le pouvoir. Un de moins ne peut être qu’utile à mon ascension. Ne t’en fais pas, je trouverai bien un moyen de me débarrasser de toi aussi.


                Le sourire qu’elle affichait en prononçant ces mots n’avait rien d’agressif, c’était plutôt un signe de défi, comme si elle considérait le jeune garçon comme un rival à respecter, mais qu’elle tuerait à la moindre occasion se présentant.

                - Si je peux me permettre de te contredire, nous ne voulons pas du pouvoir. Le corps a un autre but. Mais ne te mets pas entre la réponse et moi. Nous n’hésiterions pas à te tuer. Tu peux croire le corps.

                - Je n’en doute pas un seul instant. A propos, je m’appelle Anathia, et je suis celle qui te tuera.


                En guise de réponse, le visage sans expression d’Ellis, plongea ses yeux vairons au plus profond de ceux de la jeune fille. Elle esquissa un sourire en coin, percevant plus par instinct qu’autre chose ce que le garçon essayait de lui communiquer. Un sourire. De la fierté. Il semblait ravi de la rivalité assassine qui naissait entre eux. Du moins, c’est ce qu’il semblait à Anathia.
                Continuant de scruter le visage de son interlocuteur, elle se mit à pouffer, puis finit par rire à pleine voix.

                - T’as vraiment un grain, tu sais ?

                - …


                Les deux compagnons ne parlèrent plus jusqu’à leur arrivée, quelques minutes plus tard, au croisement où les attendait Helena, tranquillement installée sur ce qui fut, un jour, un véhicule léger.
                A présent, Ellis était aussi calme que la carcasse du swoop. Toujours aussi vide de toutes émotions, il ne put s’énerver ni même se sentir trompé lorsqu’ils rejoignirent la sith et qu’elle ne daigna donner aucune explication à sa présence en ce lieu, avec sa boîte encéphalique encore entière.

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                  #29

                  Post n°29
                  Auteur : Super PNJ

                  { HRPG : Etant donné que Drizt semble avoir momentanément disparu, nous allons continuer sans lui la formation. Cependant, il pourra revenir à tout moment en expliquant son absence inRP }


                  En marchant à bonne allure, le trio ne mit que peu de temps pour parvenir à la clairière ou tout s'était déroulé mais ni Drizt ni le tueur ne les attendaient. Tous deux avaient disparus, et si l'un d'entre eux était mort, aucun corps ne jonchait le sol. Anathia exprima ses pensées par un Hum appuyé et totalement impassible. Quant à Helena, elle cessa bien vite de chercher son apprenti dans la Force et préféra recommencer ses recherches dans le camp déchiré comme si rien ne s'était passé. Comme prévu, elle ne trouva rien pendant un bon bout de temps. Et pourtant, plus elle cherchait, plus elle était certaine que les archives se trouvaient là.
                  Pendant un moment, un accés de paramnésie la gagna et elle cessa soudain tout travail. Lorsqu'elle était assailli comme 70% de la population humaine par cette "impression de déja-vu", elle avait l'avantage de pouvoir s'aider de la Force pour puiser dans son faux souvenir la vérité. Pendant un moment, elle resta ainsi agnouillé devant un bout d'acier en cendre avec une trace de main dessus. Puis elle se leva, frappa sa cape pour la purger de toute la poussière et la cendre accumulée pendant qu'elle avait travaillé sa "mort", puis appela Anathia et Ellis.


                  - Fermez les yeux. Concentrez vous. Je sais où sont les archives mais ce message doit être ouvert pour être compris. C'est une petite astuce de force, une sorte de serrure qui permet de garder secret un lieu. On apelle cela de la Magie Noire, je suis assez reconnue dans ce domaine et si vous survivez, je vous en donnerai quelques bases pendant votre formation. Mais restez concentré. Lorsque vous sentirez mon esprit entrez dans le votre, ne résistez pas, laissez moi couler. J'ai accumulé des réactions dangereuses au cours du temps et déranger mon flux de force alors qu'il est en vous peut provoquer votre mort, ou pire encore.


                  Allons Anathia, détendez vous. Une fois le message reçu, allez donc déterrez les archives de leur cachette ( il est interdit de les lire, seul le maître de la tradition Sith, l'Omega et les plus grands Ari les peuvent ). Une fois cela fait, nous repartirons vers le temple et reprendrons votre formation.

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                    Post n°30
                    Auteur : Drizt

                    -HRPG- Désolé du retard. Enfin, il est seulement de trois jours, avant, j'attendais qu'Ellis poste ^^'Je finnis pas le combat en un seul post, ça serait un peu trop facile. Je préfère le faire en plusieurs alors vous pouvez aussi poster de votre côté pour les archives...


                    Je m'étais complètement trompé. J'avais cru en voyant la silhouette du sniper à travers les buissons qu'il s'était lancé à la poursuite des deux autres novices. Je m'étais trompé, il changeait simplement de position, peut être pour avoir une meilleure ligne de vue sur moi. Non sans quelques grognements plaintifs, j'avançais prudemment dans la forêt. J'évoluais avec précaution entre les arbres, guettant le moindre signe de la présence du tireur d'élite. Soudain, j'entendis comme un roulement devant moi. Je me retournais mais je ne trouvais rien, si ce n'est le long et robuste tronc d'un de ces arbres géants commun à Kashyyyk. Suspicieux, j'activais l'arme laser de mon défunt maître. Je perçus alors un faible bruit que l'on pouvait aisément comparé à une étincelle électrique. Tout se passa alors très vite. Je sautais sur le côté, tendait mon bras rageusement vers la cime de l'arbre, sentait une poussée de Force exploser en moi et regardait tomber le corps de mon adversaire. Le tireur se réceptionna avec souplesse avant de me faire face.


                    C'était seulement grâce à la Force que j'avais échappé à la vibrolame qui était désormais planté dans le sol, à l'endroit même où je me trouvais quelques secondes plus tôt. Je lançais un regard haineux au tireur d'élite en pensant à ce qu'aurais pu devenir: un cadavre vidé de son sang. La rage monta en moi avec rapidité et je pus sentir tout mon corps en ébullition. Je serrais le poing,prêt à en découdre. De son côté, mon ennemi dégaina deux autres vibrolames qu'il activait avec empressement. Il n'avait pas l'air très sûr de lui. Au moins, on était deux. Nous nous mîmes à nous observer, prêt à répondre à n'importe quelles attaques.Je tentais de le reconnaître mais c'était impossible car aucune parcelle de son corps était visible y compris son visage.


                    Nous nous regardions depuis quelques minutes lorsqu'il décida de passer à l'assaut. La lame tranchante et électrifiée de ses armes fendait l'air dans un grincement pur alors que j'esquivais ses coups. Mon adversaire se mouvait avec une souplesse peu commune. Son agilité et la précision de ses coups ne l'empêchaient pas d'attaquer avec violence et force. J'eus bien du mal à parer ses assauts, d'autant que je n'avais aucune idée du maniement du sabre lasser. Je faillis même plusieurs fois me blesser tout seul avec la lame laser d'un rouge éclatant. Bref, je commençais à plier sous ses assauts dévastateurs. Mon seula llier potentiel était la Force. C'était grâce à cet instinct que j'esquivais les coups de mon adversaire qui auraient pu venir à bout de n'importe qui en quelques mouvements. Mais l'esquive ne pouvait pas me faire gagner ce combat. Je commençais à me fatiguer. Le dénouement approchait et je doutais qu'il soit positif. Comment-allais-je me tirer de ce mauvais pas ?

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                      #31

                      Post n°31
                      Auteur : Ellis

                      Le silence.

                      Le silence et rien d’autre.

                      Le silence est d’or dit-on. Si c’est le cas, la grotte d’Ali-Baba n’est qu’un coffre à bijoux devant l’immense néant sidéral sonique du cerveau d’Ellis.

                      Depuis qu’Helena leur avait dit qu’elle allait pénétrer leur esprit, les entités s’étaient agitées. Avaient-elles quelque chose à cacher ? Avaient-elles simplement peur vis-à-vis de la dernière intrusion de la sith ? Pourquoi tant de douleur, comme une partie de squash dont la balle, rebondissant sur toutes les parois du crâne dans le chaos le plus assourdissant, serait le marteau de Thor ?

                      Se calmer ne suffisait pas. En présence de la sith, Ellis était constamment calme, comme en méditation zen ininterrompue. Quelque chose n’allait pas. Je, il, nous…




                      La voilà. Tout comme la première fois, Ellis fut transporté en son for intérieur. Se retrouvant à nouveau dans son désert en noir au blanc, où tempête cathodique rime avec silence cosmique.

                      Mais cette fois-ci, quelque chose de différent flottait dans l’air. Comme un courant d’air argenté ondulant du point A au point B. Un simple coup d’œil suffit au jeune homme pour comprendre qu’il est A.

                      Comme porté par une vague intangible, il suivit le flux d’argent durant ce qui lui semblait être une journée entière, sans rencontrer ni fatigue, ni soif.

                      Le flux d’argent. Ellis l’avait déjà ressenti auparavant. Il y a des années de cela. Eco Sol-Kani. Les jedis. La Force. Oui, c’était cela. Un flux de Force. Cela faisait tellement longtemps que le jeune garçon en avait oublié la sensation. A la fois douce et agressive.

                      Acceptant le fait aisément de par son expérience passée, il se laissa guider. Et fini sa route devant la forme floue à qui Helena avait rendu visite la dernière fois. Encore une fois, quelque chose de différent dans l’atmosphère. Ellis se retourna en scruta la vaste plaine désolée qui s’étendait derrière lui. La fracture était toujours présente non loin et semblait bouillonner. Ellis délaissa cette vue et se tourna à nouveau vers la forme.


                      - Surprise !

                      Effectivement, sacré surprise, la forme n’était plus floue du tout. Une espèce de créature humanoïde hybride bicéphale au physique changeant sans cesse – comme si elle était en conflit avec elle-même – mais gardant toujours ses teintes bleues et rouges, enchainées de toute part à des parois qui n’étaient pas là il y a quelques secondes. Super déco au passage. Chaque portion de mur visible, au-delà de la brume stagnante, révélait des écritures étranges. Des mots. Des chiffres. Des symboles. Une grande entaille. La voix avait surgit de nulle part. La créature n’ayant pas de bouche visible. Ou alors seulement une demi-seconde.

                      - Salut Ellis, bien ou bien ? Ha, t’as pas l’air dans ton assiette, gamin. C’est la nana qui te met mal à l’aise ? Elle s’appelle Helena si tu veux tout savoir. Et son intérieur est très… Intéressant.

                      - Tu… Tu l’as… Sondé ?

                      - C’est elle qui est entré sans permission. Nous n’avons fait qu’assurer nos arrières. Et puis, nous cherchons la réponse, autant fouiller partout.

                      - Et ça a donné quoi ?

                      - Haha ! Tu veux pas non plus les numéros gagnants du loto, Jeannot ? Nous sommes prisonniers du corps et tu règnes pour le moment, nous ne dévoilerons rien tant que nous serons retenus ici. Cela dit, nous ne savons pas pourquoi ni comment mais maintenant, tu peux me parler et me voir. La dernière fois, nous t’avons pourtant insulté copieusement mais tu n’as rien entendu.

                      - C’est peut-être pas plus mal. Donc tu m’aideras si je te libère ?

                      - Nous sommes unis, mec. Façon shampoing. 3 en 1, tu vois ?

                      - Donc toi, moi et... ?

                      - Le corps, andouille.

                      - Mon corps à une conscience aussi ?

                      - Oui mais il est plutôt du genre discret, tu vois. Il est sympa, hein, mais il veut rester neutre dans l’histoire.

                      - C’est déjà un sacré bordel de toute façon.

                      - Héhé… Alors, tu nous libères ou t’attend que Sol-Kani t’appelle ? Haha…

                      - Comment je dois faire ?

                      - Regarde-nous dans les yeux…


                      La phrase à peine terminée, deux yeux se figèrent, laissant le reste dans son changement perpetuel. Un sur chaque « visage ». Un bleu. Un rouge. Ellis plongea les siens dans ce regard vide et vit briller au fond de ceux-ci le reflet de la fracture.

                      - Et voilà, Michel !

                      En moins d’une fraction de seconde, le jeune garçon se retrouva enchainé en lieu et place de la créature tandis que celle-ci s’avançait déjà vers la fracture. Il essaya de se débattre mais cela ne fit que resserrer l’emprise des chaines, entaillant légèrement son poignet humain et broyant encore un peu son bras mécanique déjà abîmée par le tireur.

                      Relevant la tête, il ne put qu’observer la créature franchissant la fracture…





                      Ellis/Khépri rouvrit les yeux. Il voyait enfin de ses propres yeux Anathia et Helena. Il ressentit l’air frais sur son visage, l’odeur boisée de la forêt mêlée à l’embrun calciné qui s’échappait de chaque micro-molécule formant ce camp. Il ressentit chaque créature aux alentours, chaque plante, chaque cailloux, chaque goutte que sang que Drizt ou le tireur avaient laissés. Il ressentit la présence de la Force au sein des deux autres personnes qui l’accompagnaient, l’une avec le pouvoir, l’autre y aspirant.

                      Anathia ne semblait avoir rien remarqué, elle avait les yeux fermés et  était concentrée. Elle cherchait les archives dans la Force.

                      Ellis/Khépri ouvrit la bouche.


                      -A 23,48 mètres. 67° Est. Il y a une boîte d’acier à demi enterrée. Elle est masquée par des débris de bois de la barricade et un morceau de toile portant le numéro 3 imprimé dessus.

                      Anathia rouvrit les yeux instantanément. Son regard allant de celui d’Ellis à celui d’Helena. Cette dernière lui fit signe d’y aller. La jeune fille s’exécuta sans poser de questions. Pour le moment.

                      La sith observa l’avancée de sa disciple et, sans même poser un regard sur le garçon, lui demanda :


                      - Et tu es ?

                      - Nous sommes Khépri.

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                        Post n°32
                        Auteur : Super PNJ

                        Anathia trouvait cela vraiment agaçant. Avec un petit soupir, elle se frotta les mains, non pas pour exprimer son contentement mais pour se débarasser de la terre dont elle était littéralement couverte. Elle s'était cassé un ongle en sortant la boîte de terre mais n'était pas du genre à s'en plaindre, ni à s'en soucier.


                        La boîte en question, beaucoup plus grande que la simple malette à laquelle la jeune fille s'attendait, s'ouvrait grâce à un système de reconaissance digital et un code. Classique. Aprés l'avoir hissé sur ses épaules, l'Apprenti ramena laborieusement son butin à Helena, regrettant de ne pas être encore assez tonique pour la transporter avec la Force. Une fois cela fait, elle ne s'étonna pas des remerciements d'Helena, qui pour une fois lui prodigua une bonne parole et se mit à regarder Ellis, en pensant à Drizt.


                        Etait il mort en amenant avec lui l'étrange brigand ? Etait il tombé sous les coups de ce dernier, qui devait se cacher dans les bosquets et attendait le bon moment pour toucher sa cible efficacement cette fois ? Non, Helena l'aurait vu comme au premier essai. Elle l'aurait senti, sa toile de Force était devenue beaucoup trop sensible pour qu'elle ne puisse pas réagir à une puanteur pareil.


                        A moins que... Aprés plus de six mois passés sous la tutelle de la dangereuse Seigneur, Anathia commençait à comprendre les motivations de son formateur et se figea soudain, une flèche de glace lui paralysant le cerveau. Doucement, en se détendant, elle réussit à réactiver ses sens et fit appel à la Force.


                        Elle le perçut presque immédiatemment. Sans relâcher son emprise invisible sur la géographie, Anathia suivit l'empreinte de Drizt, le plus rapidement possible sans oublier d'appeler au passage son camarade.


                        - ELLIS !


                        Voix aigue, préssée, pleine d'espoir pour une cause inutile. Indéniablement féminine. Surprise par elle même, la novice ne s'arrêta pourtant pas, certaine d'avoir l'Apprenti sur les talons et arriva avec célérité à l'endroit où l'être au sniper et le jeune homme se battait. Ce dernier semblait en bien mauvaise posture et reculait constamment sous les coups rudes de son adversaire. L'expérience l'emportait contre la fougue. Toujours.


                        Dérangé, l'adversaire de Drizt donna un bon coup de pied en avant et envoya valser le jeune homme à plus d'une longueur de sabrolaser et décrocha son sniper, qu'il tenta de pointer vers Anathia, avant de le lâcher comme s'il était enflammé. Avec la dextérité qu'amène la pratique, dégaina un détonateur accroché à sa ceinture.


                        Sourire carnassier. L'homme inspira un bon coup. Cette fois, il avait perdu. Mais son détonateur, la chose qui, dans sa main, battait au même rythme que son coeur, lui permettrait peut être de s'enfuir sans dommages...

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                          Auteur : Ellis

                          Helena n’avait pas scillée. Elle n’avait dit mot depuis qu’il s’était présenté. Et lui non plus. Elle se contentait d’observer Anathia. En quelques minutes, cette dernière revint avec la caisse. Khépri l’analysa rapidement. Métal. Code. Reconnaissance digitale. Aisément brisable. Mais toutes ces précautions signifiaient peut-être également que la moindre ouverture « musclée » détruirait les précieuses archives. Un risque qu’Helena ne comptait peut-être pas prendre.

                          Dommage, c’était tellement plus simple. Ouvert ou fermé. Intact ou détruit. Ami ou Ennemi. Oui ou non. La vie est tellement binaire pour Khépri.

                          Un cri strident le sorti de son observation et ses réflexions. Anathia avait repéré l’autre apprenti et le tireur et s’élançait dans leur direction.

                          Khépri les aurait bien laissé s’entretuer joyeusement mais la sensation de picotement dans sa nuque, affirmant très clairement qu’Helena aimerait récupérer son apprenti, invita le jeune garçon à suivre la jeune fille.

                          Ils arrivèrent ensemble dans la clairière où Drizt affrontait le brigand. Enfin… Où Drizt essayait de survivre aux assauts précis et violents du brigand serait plus exact. Cela dit, Khépri n’aurait pas fait mieux. Le corps dont il disposait n’avait pas en mémoire les mouvements d’esquive, de parade et d’attaque suffisants pour se débarrasser de l’ennemi. En revanche, il avait la Force. Il était la Force. Mais la faible enveloppe d’Ellis ne supporterait pas une utilisation excessive de ce pouvoir.

                          Anathia ne bougeait pas, le tireur avait sorti un détonateur thermique.

                          Rien ne se perd, Rien ne se crée. Tout se transforme. Et un détonateur comme celui-ci avait tendance à transformer toute créature en fines particules de chair voletant dans les airs au grès des vents, se déportant gaiment ici et là, sans but précis, dans un ballet poétique dont tout le monde se foutrait puisqu’il n’y aurait plus personne pour l’admirer…

                          Faire usage de la Force semblait le seul moyen de se débarrasser du gêneur mais se rapprocher était nécessaire si Khépri ne voulait pas faire imploser le corps qu’il occupait.

                          Drizt se relevait péniblement. Il semblait épuisé de cet affrontement. Son sabre était encore allumé.

                          Une dizaine de pas le séparait de l’adversaire. Un léger regard vers Anathia et Drizt afin de diriger son message mental correctement sans brûler son cerveau ou celui d’un autre.


                          Nous ne pouvons pas l’approcher. Anathia, utilise la Force pour éteindre le sabre de Drizt, ça attirera l’attention de notre ennemi. Voilà notre plan, tu vas…

                          Une fois sa rapide explication terminé, Anathia mit le plan à exécution.

                          Une simple pression de Force. Le sabre s’éteint. Le regard du tireur se dirige instantanément vers Drizt. Khépri s’élance.

                          0,25 seconde. Le regard ennemi tombe sur Anathia. Elle s’est élancée elle aussi. Le cerveau du tireur analyse le code électrique que les pupilles envoient.

                          0,60 seconde. Le regard arrive sur Khépri. Le cerveau envoi l’ordre aux nerfs de la main de faire pression sur le bouton du détonateur.

                          1 seconde. Choc de Force vertical. Le bras du brigand s’élève vers le ciel en décrivant un angle quelque peu douloureux. Anathia arrache, en pleine course, une vibrolame du sol.

                          1,32 seconde. La main exerce la pression dictée par le cerveau. Le détonateur n’y est plus. Les pieds du tireur s’élève de quelques centimètres du sol, emporté par l’élan forcé de son bras à présent brisé. Le détonateur suit le mouvement dans les airs, n’étant pas encore disposé à subir les lois de l’attraction.

                          1, 75 seconde. Le détonateur commence à retomber. La vibrolame fait son travail.

                          2 secondes. La goutte de sang encore chaud vient s’écraser sur le pantalon de Khépri.

                          2, 53 secondes. Le détonateur atterrit dans la main valide du garçon.

                          3 secondes. Le détonateur est éteint.

                          4 secondes. Les deux parties du corps de feu leur adversaire chutent lourdement sur le sol dans un fracas mêlant chair flasque et métal froid, soulevant sable et poussière.

                          5 secondes. Le palpitant du tireur cesse enfin de fonctionner.

                          Il aura fallu 5 secondes pour une apprentie aidée de la Force incarnée dans un corps d’enfant pour éliminer un homme qui n’avait qu’un détonateur pour arme. C’était une honte. Mais au moins, c’était réglé.

                          Anathia replanta la vibrolame dans le sol et se dirigea vers Drizt.

                          Khépri, quand à lui, ne jeta pas même un regard à la dépouille sanguinolente qui gisait devant lui, et se dirigea vers Helena, qui avait suivit la scène depuis l’orée du bois.

                          Deux pas dans l’herbe fraîche et rougie. Deux autres sur le sol de sable gris embrumé de l’esprit collectif.

                          Devant lui, Ellis, toujours enchaîné.


                          - Qu’est-ce que tu fais ici ?

                          - Ton corps manque d’entraînement, gamin. Si nous gardons le contrôle trop longtemps, ton corps ne le supportera pas.

                          - Qu’est-ce que tu as fait pendant que j’étais enfermé ici ?


                          Khépri ne répondit pas immédiatement. Apparemment, l’esprit ne semble pas savoir ce que fait la Force lorsqu’elle prend le contrôle.

                          Il ne doit pas être assez entraîné. Intéressant…

                          - Rien de bien méchant. Nous avons aidé ta petite copine à zigouiller le tireur de tout à l’heure.

                          - Je vois…

                          - Allez, prends le relais gamin.

                          - Tu me laisses reprendre les rênes comme ça ?

                          - Ne t’en fais pas pour nous.


                          Sur ces mots, Ellis se retrouva à sa place originelle, libre de franchir la fracture, Khépri à nouveau enchainé.

                          Un dernier regard. Deux pas dans le sable grisâtre. Deux autres dans l’herbe de la clairière.

                          Le jeune garçon analysa rapidement la situation. Mais quelque chose avait changé. Avoir libéré Khépri, ne serait-ce que pour une minute, semblait lui avoir donné accès à ce fameux flux d’argent qu’il maîtrisait autrefois.

                          Pour test, il se concentra sur le détonateur, tendant la main vers l’objet, plaçant ainsi son bras dans l’axe du flux qui reliait le point A au point B. La main au détonateur. Ce dernier roula sur quelques centimètres puis s’éleva doucement jusqu’à sa main, qu’Ellis referma avec autant de douceur, inutile de réactiver cette saloperie.

                          Le regard toujours vide d’expression, il observa sa prise puis tourna son regard vers Helena.

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                            Auteur : Kovarn

                            Hochement de tête.


                            La façon d'Helena de garder un sourire secret. Le fait évident que si Anathia n'avait pas réfléchi, Drizt serait mort par la faute d'Helena ne lui traversa pas l'esprit. Pour elle c'était ainsi, l es Siths marchent ainsi. Sans commentaires, elle récupéra la boîte d'archives et se planta devant Anathia pour observer la jeune femme. Le sang du combat précédent était maintenant sec mais continuait à briller sur sa clavicule et sa peau, à moitié dévoilée par ses habits déchirés.


                            En un coup d'oeil, on pouvait ainsi deviner qu'Anathia se battait avec violence et que son dernier adversaire n'en rendait pas moins bien les coups. Helena haussa le sourcil et soudain la vision d'Anathia se brouilla et Noveen apparut, tremblante de rire, ses cheveux pleins de terre et de sang.


                            * Papa et moi, on à ramené deux animaux de la chasse ! Ils sont énormes, et dedans, c'est plein de viande !*


                            - Aujourd'hui, vous avez tué treize hommes et au moins trois directement par personne. Est-ce donc si affreux ? Vos yeux me disent que non. La mort est simple à donner, encore plus simple à reçevoir. Parfois, la mort est un détail que ca nous arrange personellement ou non. Souvenez vous en. Que l'un d'entre vous ramasse les armes, nous allons rentrer au Temple.




                            ...... 

                             

                             
                            Hochement de tête. La façon d'Helena de signaler qu'elle voudrait qu'on l'écoute et que tous dialogues inutiles cessent. Elle leva la main, sa main féminine, gracieuse, légère comme un rêve. Sa main calciné, sa main de guerrière, le marteau d'un justice mortelle. 

                             
                            Autour d'eux, dans cet antique complexe d'entraînement du temple Sith, les machines ronronnaient à leur aise. Jusqu'a ce qu'Helena prenne la parole. 

                             
                            - Ne perdons pas de temps. L'entrainement physique est important, car votre corps est une de vos meilleures armes, c'est aussi votre plus grand et seul allié. Entrainez le, donnez lui les armes qui conviennent à votre combat, apprenez à le maitriser et il vous sauvera la vie, vous donnera les compétences physiques nécessaires pour assouvir votre vengeance, dominer vos peurs où poser votre pouvoir. 

                             
                            Vous travaillerez en coordination. Pour la première fois depuis longtemps, vous rentrerez à trois par cette petite porte qui attend là-bas et avec un peu de chance, en ressortirez ensemble par trois. Pour cela, il va falloir épurer votre triangle, coordiner ses trois points, qui sont aussi des poings, et faire en sorte qu'aucun segment ne se brise. Jamais. Sinon, c'est la défaite assurée. Vous aurez souvent à travailler en équipe ainsi et la coordination peut s'avérer l'élément moteur d'une vitoire. 

                             
                            Agissez et comprenez. N'oubliez pas de prendre un sabre d'entrainement sur les présentoirs suspendus avant d'entrer. 

                             
                            Anathia, déja armée entra en première dans ce parcours qu'elle avait déja effectué, s'attendant à tomber sur les mêmes pièges que la première fois. 

                             
                            Avant que Drizt et Ellis n'arrivent,  son passage fut barré par un IG-100. 

                             






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                              Post n°35
                              Auteur : Ellis

                              Anathia n'eut que le temps d'esquisser une roulade sur le coté avant que la bâton électrique ne s'abatte. Pas de chance. Ce dernier atteignit tout de même sa jambe en tension.
                              La jeune fille poussa un petit cri aigu en regardant sa jambe totalement engourdie, et parcourue de spasmes nerveux dus à l'électricité qui s'y promenait, avant de relever les yeux dans le même mouvement que le droïde relevant son arme.

                              Ellis et Drizt ne comprirent vraiment la scène qu'à ce moment-là. Ce dernier dégaina sa vibro-lame et se rua sur le droïde. Anathia avait réussi à sortir son sabre-laser d'entrainement et à parer le coup descendant. Mais son infirmité temporaire obligeait les 2 garçons à devoir agir vite.

                              N'ayant aucune arme sous la main, Ellis se remémora la sensation qu'il avait eu lorsqu'il avait attiré à lui le détonateur avec la Force. Peut-être qu'en inversant le principe...

                              L'IG-100 avait déjà repris position, délaissant sa proie blessée qu'était la jeune fille pour faire face au fou qui lui fonçait dessus, l'arme à la main. Drizt lança son coup. Un coup à l'horizontale. Un coup typique de débutant. Mais parfait pour tester les capacités et réactions de l'adversaire. Enfin, sauf quand cet adversaire est un droïde de combat spécialisé dans le corps à corps et doté d'une arme à double "lame". Ce dernier n'aurait eu aucun mal à parer l'attaque de l'apprenti si Ellis n'était pas parvenu à le secouer un peu grâce à une onde de Force.

                              La tête du droïde tomba dans un bruit sourd sur le sol, émettant des petits cliquetis de métal à mesure qu'elle roulait et laissant échapper des gerbes d'étincelle au même rythme qu'un message en morse. Sauf que là, le message donnait : grgfzk ssspaj ufrineed a drrklsqi o mm hakj quidkj p... C'était peut-être pas du morse finalement.

                              Alors qu'Ellis reprenait son souffle après son exercice de répulsion de Force, Drizt tendit sa main à Anathia afin qu'elle se relève en prenant appui sur lui. Mais les doigts de la jeune fille n'effleurèrent jamais ceux de son coéquipier, qui s'effondra, inconscient, le corps en surcharge complète d'électricité. Le droïde étêté eut presque du mal à détacher son bâton du corps de jeune homme, tant l'électricité aimantait les deux corps.

                              Anathia se retrouva donc avec une jambe engourdie et un corps inerte affalé sur son bras gauche. Essayez de soulever une armoire normande juste avec vos dents, vous verrez si c'est facile... La seule chose qu'elle put faire fut d'envoyer un coup de pied dans la vibro-lame, que Drizt avait lâché sous le choc, en direction d'Ellis.

                              La lame lui atterrit dans la main et il tailla le droïde en pièces en quelques secondes tel un vrai héros. Ou pas.

                              L'arme glissa sur le sol et heurta l'un des pieds de leur adversaire. Détournant ainsi son attention d'Ellis, ce dernier pu trottiner comme il le pouvait, se tenant les côtes, le souffle toujours court, hors de portée de l'agresseur. Mais même sans tête, un droïde n'est pas débile. Enfin si. Mais pas autant qu'on le voudrait. L'IG-100 se retourna d'un geste brusque en direction d'Ellis. Faisant glisser, du même coup, la vibro-lame dans la direction du jeune homme, qu'il ramassa sans plus attendre. Quelle bonne idée a-t-il eut à ce moment là que de lever sa garde en réflexe, bloquant, par son action, le coup vertical que lui assenait le droïde décapité. Sauf que c'est un bâton électrique et quelque soit la résistance d'une vibro-lame face à un sabre laser, elle a ses défauts. Être conductrice de l'électricité par exemple.

                              La décharge traversa la corps tout entier d'Ellis en une fraction de seconde et comme elle s'y plaisait, elle décida de s'installer le temps que les armes serait en contact.

                              Bien que ce fut une belle action, forte en émotion et presque géniale, il est peu probable qu'Ellis aimerait retenter la riposte que voici : l'électricité parcourant son corps, tout son corps, il appuya son bras mécanique estropié sur le torse du droïde. Cela ne dura que quelques secondes avant qu'il perde connaissance, mais il pu apercevoir, avant que ses paupières ne se ferment, l'IG-100 complètement grillé s'effondrer à sa suite...



                              - Ellis, réveille-toi !

                              Anathia le regardait, elle semblait presque inquiète. Presque. Drizt se tenait à coté, visiblement encore un peu choqué. Lorsqu'il se releva, Ellis comprit qu'il serait dans le même état pendant encore un petit moment.

                              L'autre garçon avait récupéré sa vibro-lame. Ellis s'empara donc du bâton du droïde. Les deux garçons étaient entrés précipitamment pour secourir la jeune fille et n'avaient pas eu le temps de prendre des sabres d'entrainements. Bien sûr, la porte qu'ils avaient passés en entrant s'était refermée et verrouillée. Il ne savait pas se servir d'une arme comme celle-ci, et encore moins avec une seule main et la tête dans le pâté. Mais ça pourrait toujours servir. Ils prirent trois petites minutes pour se remmetre en selle et reprirent leur route. La pièce ne possédait qu'une seule sortie, un couloir d'une dizaine de mètres.

                              Arrivés dans une nouvelle pièce, il ne leur fallu pas longtemps, cette fois-ci, pour comprendre ce qui les attendait. Le roulis si particulier qu'émettent les droïdekas lorsqu'ils se déplacent est tellement connu que certains l'appelle "les tambours des condamnés", en référence aux roulements de tambours précédent les exécutions, un nom récupéré des pratiques d'un ancien temps. Le fait que de nombreuses personnes aient péris en essayant d'affronter ces machines contribue largement à ce nom et sa réputation.

                              Le trio recula aussi vite qu'il put dans la pièce précédente et se mis à couvert de part et d'autre de l'ouverture sur le couloir.

                              - Vous avez remarqué tous ces miroirs ? lança Anathia.

                              Les deux garçons confirmèrent et l'équipe en déduisit que toutes ces plaques de réflexion n'était sûrement pas là pour rien.

                              Après un premier test, pour savoir si les miroirs pouvaient renvoyer les lasers, et quelques brûlures légères plus tard, il décidèrent que non.


                              Ces droides, bien que pénibles à cause de leur bouclier anti-laser, sont au final assez facile à vaincre, à condition que vous ayez sous la main trois apprentis siths armés d'un bâton électrique, d'une vibro-lame et d'un sabre laser d'entrainement. Et de beaucoup de chance aussi. Le tout, bien sûr, dans une pièce recouverte de miroir du sol au plafond. Facile, donc.

                              C'est en voyant les débris de miroirs chuter que l'équipe eut une idée. Briser les miroirs au dessus des droïdes afin qu'ils leur tombe devant. Le but n'était pas de les détruire ainsi, mais seulement de créer une sorte de pluie artificielle de débris de miroirs. Quoi de plus dérangeant que de livrer bataille quand vous vous reflétez dans tous les sens et ce, avec un esprit binaire de droïde. A vrai dire, le trio n'en savait rien mais vu que les droïdes sont conçus pour le combat et pas pour penser, peut-être qu'ils stopperont leurs tirs si les débris les empêchent de distinguer convenablement leurs cibles. L'espoir fait vivre, comme on dit.

                              Anathia fut la première à sortir du couvert et se planta au beau milieu du couloir
                              , les machines tirèrent immédiatement. La jeune fille s'était déjà entrainé à la déviation de laser, mais les renvoyer dans une direction précise était une autre paire de manche. Elle s'en sortit, cependant, relativement bien. Tout comme le plan, qui fonctionna à merveille, les droïdekas cessèrent de tirer quelques secondes, permettant ainsi aux deux garçons de s'élancer le plus rapidement possible jusqu'à la pièce. Ce n'est que lorsqu'ils sortirent du couloir que la pluie de débris s'arrêta et que les droïdes tirèrent à nouveau. Anathia s'était à nouveau mis à couvert, les deux seules cibles possibles étaient les garçons. Cependant, ces derniers ne ralentirent pas lorsqu'ils entrèrent dans la pièce, évitant par miracle les lasers, bien qu'étant éraflés à plusieurs reprises, ils continuèrent leur course et passèrent entre les deux machines qui s'entretuèrent bêtement.

                              La jeune fille rejoignit ses compagnons et il continuèrent leur route une fois leur souffle récupéré.




                              Nouveau couloir. Nouvelle pièce. Nouveaux problèmes. Un EG-05 entouré de deux IG-88. Si le premier était équipé de deux sabres lasers, les derniers étaient, quand à eux, de véritables armureries à eux seuls : une vibro-lame, un lance-grenades à fragmentation, un lance-flamme, un paralyseur sonique, un pistolet à fléchettes empoisonnées,  des blasters à répétition
                              ... Le genre de droïde vachement convivial qu'on invite à toutes les soirées "sexe, carnage et rock'n'roll" histoire de mettre de l'ambiance.

                              Le seul avantage qu'avaient les apprentis, c'est que l'EG-05 semblait défectueux, ces circuits bloquaient ses mouvements durant 1 seconde de temps à autre. C'est léger comme avantage...

                              Ils ne pouvaient pas détruire les 3 droïdes en même temps, ni même tenter une attaque de front. Mais leur réflexion sur une quelconque stratégie fut coupée en même temps qu'une mèche de cheveux d'Anathia. L'EG-05 avait dégainé ses sabres. La stratégie était à présent claire dans leur esprit. Courir. Courir vite pour survivre.

                              Anathia arriva la première dans la pièces au miroirs, les droidekas gisaient encore au milieu. Drizt la rejoignit 1 seconde plus tard. Ellis était le dernier, il sentait le droïde assassin à quelques centimètres derrière lui. Même dos à la machine, il pouvait sentir, percevoir la lame qui s'élevait au dessus de sa tête, prête à s'abattre comme la guillotine sur le cou d'un condamné. Il regarda une dernière fois devant lui, Anathia venait d'arriver dans la pièces aux droidekas et Drizt la suivait de près, il n'allait même pas se rendre compte que le jeune garçon s'était fait taillé en pièces avant que l'EG ne soit sur eux. Ellis ferma les yeux...

                              Et il arriva dans la pièce avec les autres.

                              Aussi surpris que le serait l'armée impériale si un jawa battait leur général clone à la pétanque.

                              - Qu'est-ce que tu fous ? Planque-toi !

                              Tout en prononçant ces mots, Anathia lui attrapa la manche et le tira à couvert.

                              - La prochaine fois, soit gentil de faire ça dès le début, ça nous évitera quelques frayeurs...

                              Drizt lui fit un signe de tête confirmant le fait qu'il était assez d'accord avec les propos de la jeune femme. Mais cela n'aidait en rien Ellis à comprendre. Il se risqua à observer le couloir. Celui-ci était vide, le droïde n'avait laissé que des grosses traces sur le sol, là où ces pieds avaient raclés, jusqu'à la pièce d'où il venait.

                              Les droïdes étaient en train de s'engueuler pour savoir qui était responsable du merdier. Les deux IG-88 avait chacun perdu un bras, l'un, le droit, l'autre, le gauche. Les membres mécaniques gisaient à terre, l'extrémité sectionnée encore rouge et fumante. Ces bras avaient été coupés par un sabre laser.

                              * Khépri...*

                              Aucune réponse. Soit les entités ne pouvaient pas communiquer hors de l'enceinte de l'esprit collectif, soit ce gentil et joyeux Khépri restait silencieux volontairement. En plus, y'avait même pas de répondeur...

                              Ellis essaya de reconstituer la scène, le plus probable était que Khépri avait pris le contrôle une seconde. La seconde où le corps de l'EG-05 se bloquait pour cause de... rhumatismes électroniques. Il avait profité de cet instant de faiblesse pour faire face au droïde et envoyer une onde de Force propulsant l'EG à travers le couloir jusqu'à la pièce d'où il venait. Le fait que les deux sabres lasers qu'il tenait en main aient tranché les bras des IG n'est peut-être, par contre, qu'une heureuse coïncidence.

                              En tout cas, cela avait permis de regrouper les trois machines. Le jeune garçon repensa au détonateur qu'il avait récupéré sur le tireur de la forêt, et qu'il serait bon d'utiliser dans un cas comme celui-ci, au moment même où il explosait. Entre l'EG-05 et un des IG-88. Khépri avait vraiment pensé à tout.

                              L'explosion souffla l'IG-88 le plus loin du détonateur contre un mur où il s'encastra quelques secondes avant de retomber au sol. Le second IG fut complètement disloqué par l'explosion, à l'instar de son coéquipier de série, des petits bouts de lui allèrent se planter sur les murs, le sol et la plafond. L'EG-05, quand à lui, avait eu le bon réflexe de chercher à fuir. Il n'avait perdu qu'un bras dans l'histoire.

                              Voyant le seul IG encore entier se relever et pointer son arme en direction du couloir, il ralluma son sabre laser restant et s'avança vers la trio.

                              Cette fois encore, Ellis se sentit plus proche de la Force qu'auparavant. C'était la deuxième fois que Khépri prenait le contrôle, si c'était bien ce qui s'était passé, et qu'il sentait sa maîtrise de la Force grandir. Khépri aurait-il un lien avec la Force ? Serait-il le conducteur entre la Force et Ellis ? Etait-il la Force elle-même ?

                              Pour être honnête, Ellis s'en foutait tant qu'il se rapprochait de la Réponse. Et tant que Khépri ne prenait pas le contrôle constant du corps.

                              La composition du tableau guerrier qui suivit se fit d'elle même. Ellis, aidé d'Anathia, souleva, grâce à la Force, la carcasse d'un des droïdekas et l'envoya bouler à travers le couloir. L'EG plongea par dessus est atterrit dans la salle aux miroirs. L'IG, lui, dut revenir en arrière pour ne pas se recevoir le "ballon" en pleine mouille. Drizt suivit quelques peu après, usant de la Force pour récupérer le sabre laser, encore dans la main du bras coupé de l'EG-05, et entama le combat.

                              Dans l'autre pièce, Ellis et Anathia étaient aux prises avec l'EG-05. Anathia savait se battre au sabre mais le droïde était vraiment bien conçu, une vraie machine de combat. Ses attaques étaient parfaites, à la fois souples et rapides, brutales et nettes, tout comme ses parades et ses esquives, visiblement, le fait de perdre un bras ne le gênait pas plus que ça. Une chance que ce ne soit pas un droïde guitariste.

                              Ellis, lui, n'avait toujours que son bâton électrique mais même en étant ambidextre, manier une arme à deux mains avec une seule n'est pas évident. Leur seule chance était d'attraper le bon timing dans les bugs afin de griller le droïde, comme il l'avait fait avec les précédents...



                              Ce ne fut pas chose aisé, et la jeune fille avait tendue un carton d'invitation à la mort plus d'une fois. Le bâton rendit l'âme en même temps que la machine de mort. Alors qu'Ellis jetait son arme, à présent inutilisable, au sol, il entendit le grincement singulier de l'IG-88 qui vient de se faire réviser par quelqu'un qui n'est pas mécano.

                              Ellis ramassa le sabre du droïde EG et, avec Anathia, s'empressa de retrouver Drizt.

                              Tout comme la jeune fille, Ellis était parsemé de petites brûlures dues aux tirs de blasters et autre sabre laser voulant lui raccourcir le corps. Chose faite, d'ailleurs, puisque le garçon avait perdu encore un morceau de son bras artificiel. Drizt, lui, avait su gérer plus facilement son adversaire, mis à part quelques cheveux grillés au lance-flamme et une fléchette empoisonnée qui avait traversé ses vêtements mais sans toucher la peau, il était à peu près en forme.

                              A présent, ce n'était plus un couloir qu'il devait emprunter pour avancer mais une porte. Anathia souriait.

                              Et c'est pleine de fierté qu'elle passa la porte, suivit des deux garçons, et fit face à Helena, le sourire aux lèvres.



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                                Auteur : Super PNJ

                                Au fil du temps, les pulsations cardiaques et respiratoires de la plus puissante femme Sith se calquèrent sur ceux de Noveen. La sensitive était allongée, pliée en deux et Helena était debout, droite comme un I, un bras tendu en parallèle au corps de sa petite soeur, les doigts arqués comme si sa main était une serre. A part ce détail, la seule différence entre les deux positions était qu'Helena avait les yeux fermées, marquant sa concentration.


                                Tel une arraignée entre les deux branches d'un arbre, Helena tissait sa toile dans le cerveau de Noveen, histoire de se déplacer rapidement à l'intérieur et de connaître le terrain. Pendant que les apprentis survivaient tant bien que mal dans la salle d'entraînement, Helena fouillait à l'intérieur de sa soeur. Aprés plusieurs minutes de recherche, complètement concentrée, la Sith oublia son identitée et redevint Lilith, le jeune nexus de force ambulant, témoin des drames les plus terribles, controlé par une voix qu'elle utilisait maintenant souvent pour confondre ses ennemis.



                                Helena.. Noveen... 


                                Lilith laissa tomber son sac, décidément trop lourd pour elles, à quelques pas de sa proie, s'agenouilla devant elle et attrapa timidement un bout de chair, hésita un instant puis le porta goulûment à sa bouche, avalant la viande sans la mâcher pour remplir son ventre plus rapidement. En peu de temps, le pauvre gibier n'avait plus que la peau séparée des os et l'herbe grass de Dantooine était tachée de sang. Mais Helena avait enfin le ventre rempli, aprés deux journées de vagabondage avec seulement six racines trouvées sur la route sous la dent. Hier, elle avait tué un homme, un homme étrange peut être l'adjectif étrange atténuerait l'émotion, elle avait tué un homme en lui sautant dessus par derrière et en lui frappant le crâne avec une pierre à maintes reprises.


                                Pourquoi ? Par peur. Oui, elle avait eu peur, ce qui était rare, peur de l'obscurité, peur du bruit ambiant irréductible et terrifiant, peur des bêtes qu'elle sentait se mouvoir sur sa peau et qui pouvait attirer les prédateurs. Peur. L'homme était mort aprés avoir eu peur, lui aussi.


                                Mais Helena ne voulait pas y penser. Car elle n'avait pas eu peur, elle avait pris du plaisir, éprouvé un soulagement, senti l'adrénaline. Aucun regret.




                                ...


                                Helena soupira et relâcha sa pression sur Noveen. Cette dernière ouvrit péniblement les yeux, et se releva rapidement aprés avoir vu Helena, pour s'asseoir sauvagement prés du mur. La Sith ne sourit pas mais son expression détendue évolua démontrant qu'elle utilisait une fois de plus la force. Un long message mental plus tard, Noveen avait repris une position humaine et regardait sa soeur avec un étrange mélange d'admiration, de crainte et de curiosité.


                                Cette dernière s'en retourna, comme offrant son dos à Noveen et s'approcha de la porte d'où les trois élèves ressortirent, en sale état mais vivants. Pour toute récompense, la mi-humaine hôcha la tête et s'approcha des deux garçons.


                                - Vous honorez mon apprentissage, bien que seul l'un d'entre vous pourra profiter de la plupart de mes conseils. Avant de faire un choix, j'ai quelque chose à vous annoncer.


                                Dark Night, l'apprenti de Darth Kovarn, m'a annoncé que quelque chose se préparait. Il y a de l'orage dans l'air, et vous aurez besoin d'un sabrolaser. C'est pour cela que nous allons chercher exceptionnellement vos cristaux. Apprentis Drizt, apprenti Ellis, voici 100 crédits pour prendre la navette jusqu'à Dantooine. Je ne serais pas là bas lorsque vous entrerez dans la grotte mais j'y serais lorsque vous serez sortis. Si vous en sortez evidemment..


                                Quand au contenu de votre petit voyage, je ne peux rien vous dire. L'apprenti Night vous certifiera que chaque recherche du cristal est unique, elle fait appel à votre moi le plus profond, attention à ne pas vous noyer dans votre esprit, chacun à ses démons et un démon peut infliger des dommages qui peuvent emmener à la mort.


                                Et maintenant, allez y. Que la Force soit votre esclave.


                                Elle se retourna et s'approcha de Night.


                                - Je suppose que votre maître n'attend pas de vous que vous végétiez dans le Temple jusqu'a son retour. Que dites vous d'un duel avec mon apprentie ? Quelque chose me dit que cet entraînement ne vous sera pas vain.

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