La Force C'est quoi ce truc
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Post n°18
Auteur : EllisEllis était las de poser toujours la même question, si tant est qu’il put ressentir de la lassitude. Le sang, en ébullition, de son corps, se calma lorsqu’une 3ème silhouette s’approcha. Elle était… Différente. Calme et excitée. Sereine et enragée. Difficile à cerner. Mais cela n’importait pas. Soit elle avait la réponse, soit elle ne l’avait pas.
- Quelle est ta question, jeune homme ? Qui est tu ? Pourquoi t'aventures tu si prés d'içi.
Tu possèdes la Force. Si ta question est si difficile, il te faut comprendre quelque chose pour la résoudre. La Force est la question et la réponse à la fois. Connaître la Force, c'est donc connaître les deux.
Et maintenant, réponds moi. Quel est ta question ? Qui est tu ? Pourquoi erres-tu donc si prés d'un nexus ?
La Force ? Oui, il l’avait. Cette horreur qui lui brisait le corps et éprouvait ses sens. Qui avait détruit la majeure partie de son esprit. Qui avait fait de lui un pantin sans volonté ni émotions propres. Il la haïssait, il aurait voulu s’en débarrasser… Mais ce n’était pas aussi facile. Imitant, en dépit de sa volonté, l’état d’esprit de la femme qui le toisait, il répondit.
- Je suis là pour obtenir une réponse. Ce corps s’appelle Ellis. Nous sommes nés sur Corellia il y a de cela 15 ans. Je suis là pour obtenir une réponse.
Difficile de savoir qui répondait vraiment à cette question. Ce fameux corps ? L’esprit de l’enfant ? La Force ? Etait-ce une réponse automatique, presque programmée, qui jaillissait d’entre ses lèvres ?
De toute évidence, ce jeune crâne abritait plusieurs entités vivantes. Il était même fort probable que la Force, le corps et l’esprit du garçon avaient utilisés sa voix à tour de rôle.
Il, nous, je. La Force, le corps, l’esprit.
La Force utilisait le corps. Le corps protégeait l’esprit. L’esprit tentait de survivre. Néanmoins, l’esprit du garçon arrivait, plus ou moins, à surmonter les autres. Parvenant à prendre la parole le premier et le dernier. Sûrement grâce à ses prémices d’entrainement jedi.
- Je veux savoir pourquoi je suis ce que je suis, avez-vous ma réponse ? Nous sommes la réponse. Ce corps contient la réponse. Non ! Je ne suis pas la réponse ! L’esprit n’est pas la réponse, le corps la retient. Nous ne retenons rien, nous protégeons. Le corps protège trop, il dissimule la réponse. Assez ! Je veux savoir pourquoi je suis ce que je suis, avez-vous ma réponse ?
Durant tout ce monologue, le jeune corellien avait gardé la même constance émotionnelle. Mais son enveloppe corporelle avait été manipulée par les différentes entités qu’elle possédait. Cependant, la dernière phrase, émise par l’esprit à travers la voix du garçon, avait plongé ses yeux vairons dans ceux de son interlocutrice. Que ce soit son œil bleu, empli de la bonté du coté clair, ou son œil rouge, empli de la colère du coté obscur, l’intensité du regard prouvait, presque avec fierté et arrogance, qu’il serait prêt à tout pour obtenir cette réponse.
- Si vous n’avez pas ma réponse, je pars. Le corps part. Nous partons. Je pars.
L’ancien padawan gardait toujours son regard planté dans celui de la sith. -
Post n°19
Auteur : KovarnBlanc sur blanc. Une chaîne bouge, le monstre rugit.
Helena ouvre les yeux.
La pièce est grande, trés grande mais vide. Vide ? Non, seulement brumeuse. Une brume qui occupe 90% de la pièce mais qui cache des dizaines, des centaines, voir des milliers de conaissances brouillées. Celles d'un jeune homme. Au centre de l'esprit d'Ellis, enchainé aux murs infinis de sa conscience, un monstre aux deux visages tente de se libérer. Il cherche une clef pour se libérer, une clé qu'il nomme " réponse" mais dont la forme - la question - lui échappe rageusement. Helena, fidèle à elle même se fait plus discrète qu'un coup de vent alors qu'elle s'approche lentement de la bête en notant dans sa mémoire tout les souvenirs, les points faibles et les expériences d'Ellis.
Ni lui, ni sa Force, la bête n'ont perçu son arrivée et son déplacement. Beaucoup de puissance mais trés peu d'entraînement. Un apprenti prometteur mais pas encore un apprenti. Lorsqu'elle passa sa main sur le poitrail du monstre, il se calma immédiatement. Coté bon, comme coté obscur. Il était toute ouîe. Helena soupira. Le boulot de Sith est parfois difficile.
La femme qui murmurait à l'oreille des esprits...
- La Vie est une question. Le Coté Obscur en est la réponse. Suis moi et tu en sauras plus. Suis l'apprentissage Sith et chaque pas sur notre voie sera une gorgée dans la fontaine du savoir.
Noir sur blanc. Le monde reprend ses droits. Quand Ellis se réveilla, s'il se réveilla, il ne put voir que le dos de la Seigneur Sith, qui disparaissait dans la forêt de Kashyyyk, à la poursuite de ses apprentis... -
Post n°20
Auteur : EllisIncompréhensible.
Lieu inconnu. Météo grandement défavorable. Un vent puissant rugissait sans interruption aucune, faisant voltiger des objets sans couleurs, sans forme, sans matière... Il soufflait dans tous les sens et aucuns à la fois. Une tornade figée. Un ouragan plus calme que le vide. Le tout compressé dans un lieu infiniment grand.
Incompréhensible donc.
Tout comme son arrivée. Les deux yeux de la sith qui semblaient l'envelopper, l'aspirer dans un tunnel psychédélique pour le faire, ensuite, s'écraser sur un sol froid et gris.
Il semblait au jeune garçon que cela faisait deux heures qu'il errait dans cet endroit. Luttant sans cesse contre ce souffle immatériel qui s'amusait avec lui. Ce ne fut que lorsqu'une de ces bourrasques le projeta au sol qu'il remarqua la présence de la femme. Cette femme. C'était elle qui l'avait emmené ici. Dans cet endroit pourri. Dans ce désert gris à la décoration aussi perplexe qu'improbable.
Il cria. Rien. Aucun son. A bien y réfléchir, il est vrai que même cette tempête incessante imposait son silence.
Non loin de la sith, il la vit. La fracture. Il la ressentit. Une vieille douleur qu'il avait oublié lui transperça la crâne. Une lance d'acier chauffée à blanc qui vous passe à travers le cerveau et vous fait fondre les yeux, brisant tous vos sens, et incrustant une force que vous ne pouvez pas maîtriser. Une force. la Force.
Ellis comprit enfin qu'il était au beau milieu de son esprit. La jeune femme du temple avait sûrement voulu le sonder. Elle ne se doutait peut-être pas qu'elle emmènerait le garçon avec elle.
Ainsi, c'était à ça que ressemblait son esprit. Intéressant. Désolant. Captivant. Déprimant.
Il s'assit. Observant l'avancée de cette intruse, la suivant dans son corps et son crâne. Elle s'approchait d'une chose qu'Ellis ne parvenait pas à discerner. Une forme spectrale, floue, indescriptible. Tantôt teintée de rouge, tantôt de bleu. Chacune étant dépassée par l'autre avant de revenir à la charge.
Elle posa une main sur la chose, qui stoppa tout mouvement.
- La Vie est une question. Le Coté Obscur en est la réponse. Suis moi et tu en sauras plus. Suis l'apprentissage Sith et chaque pas sur notre voie sera une gorgée dans la fontaine du savoir.
Après ses mots, la jeune femme sembla se dissiper. Comme un courant d'air, elle se déplaça sans même toucher le sol puis traversa la fracture.
Ellis se sentit à nouveau aspiré. Il se laissa aller vers la fracture, ne se retournant qu'une fois pour jeter un dernier coup d'oeil à cette créature...
Lorsqu'il rouvrit les yeux. il était de retour dans son corps.
- Le coté obscur est la réponse ? Nous contenons la réponse. Cette femme connait la réponse sur le corps. Je dois la suivre. Le corps doit d'abord se relever. Effectivement, nous sommes allongés sur la parvis du temple.
Ellis se releva sans peine, bien qu'un peu pâteux. Il aperçut la silhouette de son ex-interlocutrice s'engager dans la forêt et s'empressa de la suivre. Au bout de quelques pas, il était quasiment à coté d'elle.
- J'étais dans mon esprit. Nous vous avons vu. Quelle était cette chose dans le corps ? La réponse ? Nous voulons savoir. Le corps doit savoir. Je vous suis pour savoir.
Fermant enfin son clapet, sans même attendre de réponse, le jeune garçon emboîta le pas de la femme à la belle promesse et ils s'enfoncèrent plus profondément encore dans la forêt de Kashyyyk... -
Post n°21
Auteur : KovarnCe camp abandonné était vivant.
Oui, vivant. Il avait un cœur, discret et essoufflé, mais encore là malgré la végétation touffue et la pression du sentiment d'abandon qui régnait sur les lieux. Helena percevait son battement et la partie féminine de son être en souffrait grandement. Etait-ce le battement de Korel son mari, l'ancien responsable du camp, celui de Kovarn, qui y avait vécu une partie de son enfance, ou encore celui des archives Siths, transcendées de Force ?
Le camp était le cœur qui battait, la forêt rien d'autre que le poumon qui respirait. Silencieuse, Helena commença à se mouvoir entre les ruines, à demi agenouillée, ramassant de çi de là des morceaux de parchemins en cendres ou les reliefs d'un corps humain.
Il y a moins d'une quinquennat les Seigneurs Omega et Kovarn, encore jeune apprenti était venu içi et avait s'était battu contre des wookies pour tenter de sauver un parchemin, ce qui avait amené à la destruction du camp et l'éventration du Cathar.
Aujourd'hui la boucle était bouclée.
Ces souvenirs douloureux chassèrent ceux de Noveen et du reste de son ancienne vie de sa tête et la Seigneur Sith se remit ainsi à pratiquer le stoïcisme qui faisait sa singularité. Ses apprentis cherchaient eux aussi, et dieu sait si la Force aide, mais le camp n'était pas si grand et aucune archive n'était encore en vue. Lorsque Helena arrêta ses recherches, c'était pour une autre raison. En effet, les broussailles s'étaient ouvertes subitement et en quelques secondes, le petit groupe de Siths se retrouva encerclé par une douzaine de brigands. Depuis que Dark'An Zeluss avait abandonné Kashyyyk, après l'avoir transformé en poubelle planétaire, la misère était devenue monnaie courante, et wookies comme autres races s'était rapidement retrouvés sur les routes, baluchon en main, en proie à une guerre des gangs, aux interventions musclées de l'Empire qui amenait son lot de dommages collatéraux et qui ne faisait que faire basculer la paisible fôret de Kashyyyk en un monde mis à feu et à sang par l'économie stupide de l'Empire et surtout le Sénateur stupide qui s'était récemment reçu une décharge dans la rate.
Les douze salopards semblaient venir de la classe la plus basse de la Galaxie, vêtu de haillons ou pas, leur visages crasseux taillés à la serpe n'étaient qu'une niche pour les regards jaloux qu'ils lançaient sur les bures des Apprentis et des regards lubriques dont ils caressaient violemment Helena et Anathia. Leurs armes étaient très primitives, quelques branches sommairement taillées et bien lourdes, des sortes de gourdins tranchants qui était loin des bokken avec lesquels s'entrainaient les Siths.
Drizt possédait la lame qu'Helena lui avait donné pour son premier combat au Temple et Anathia, apprentie depuis six mois, avait appris à se promener avec des vibrodagues de lancers et portait un sabrolaser d'entrainement à la ceinture. Quand à Helena, elle avait son bon vieux sabre dans les recoins de sa bure mais n'en avait absolument pas besoin contre des brigands de la sorte. Ellis était donc le plus vulnérable. Mais hélas, les heures passées à se nourrir de cadavres humains ou animaux et à marcher dans la boue en ployant le crâne sous les whoysr avait usés la logique des assaillants qui s'en prirent d'abord aux jeunes femmes puis aux hommes sans aucune organisation.
Trois d'entre eux sautèrent sur la mi-Cathar qui, un étrange sourire aux lèvres, changea son port de cheveux d'épaules et appela les brigands d'un hochement de tête mutin. Le premier d'entre eux, sa lame à la main se jeta sur Helena mais celle-ci ne lui accorda pas l'honneur d'un combat. Au moment où il arriva à porter de bras et armait le sien pour lui porter un coup, elle décocha une superbe droite dans la machoire du pauvre homme qui tomba à terre en avalant durement un mélange de son sang, de ses dents et de quelques bouts de ses amygdales et de sa peau. Grâce à son talon, la Sith enfonça la glotte du brigand sur sa trachée et ce dernier mourut d'asphyxie sans la considération de personne. En effet, la mère de Kovarn s'était déjà décalé d'un pas, avait évité avec souplesse l'assaut grossier d'un autre brigand et venait de lui sonner les cloches avec la pointure de ses bottes. Avec grâce, elle lui subtilisa doucement son arme, décocha un coup de coude dans l'oeil du troisième homme pour le maintenir à portée et découpa méthodiquement la gorge du second brigand. Coupés net, les liens entre le crâne et le squelette de l'homme ne purent empêcher ces deux derniers de tomber lourdement à quelques temps d'intervalle.
Helena se battait au rythme de la pulsation du camp. En deux temps, elle en eut terminé avec son troisième homme et se retourna pour renvoyer le sang collé dans ses cheveux et observer le combat de ses apprentis.
Ses apprentis. Avaient ils déjà compris qu'elle ne pouvait avoir qu'un apprenti et qu'il faudrait que l'un d'entre eux se montre le meilleur pour être l'heureux élu ? Savaient ils à quel point la concurrence Sith est rude ?
Le combat servirait de test. -
Post n°22
Auteur : EllisLe petit groupe avait atteint une sorte de camp. Enfin, ce qu'il en restait. Ce qui n'était pas brûlé s'était effondré ou avait été explosé de diverses manières. En tout cas, celui ou ceux qui ont fait le ménage ici n'ont pas fait dans la dentelle. La sith se promena doucement dans les décombres en ramassant divers objets, dont Ellis ne se préoccupait pas, qu'elle jetait quasiment immédiatement après. A vrai dire, il ne se préoccupait pas de grand chose, même pas des deux autres personnes qui les accompagnaient.
Il se joignit tout de même au groupe. Peut-être la réponse était-elle ici. C'était peu probable. Mais la femme à la belle promesse ne l'aurait sûrement pas emmené ici pour rien. Quoique...
Mais ce n'était pas le moment de réfléchir à ça, compte tenu du fait que le quatuor s'était fait encerclé par douze grands guerr... Douze grands hom... Douze grands... Douze clodos affamés, débraillés, sales et quelque peu puants. Leurs armes plus que primitives laissèrent Ellis dans le stoïcisme le plus total. Normal, étant donné que la personne le plus puissante dans les alentours, Helena, en était emplie.
Bien que les... assaillants, pour dire ça poliment, attaquèrent en premier lieu les deux femmes, et sûrement, les deux personnes les plus puissantes de leur petit groupe, le jeune garçon n'eut pas vraiment le temps de profiter du spectacle qu'offrait la sith en exécutant proprement chacun de ses adversaires. En effet, trois de ces ignobles rats lui fonçaient dessus tête baissée...
Que la vie peut-être dure lorsqu'on est pauvre et affamé ! Je n'ai pu mangé qu'une seule fois ces 23 derniers jours. Et le repas n'était pas terrible. Même les autres n'ont pas aimé. Sauf peut-être Boyle. Mais je l'ai toujours trouvé bizarre. Comment peut-on apprécier de dévorer la jambe gangrénée d'un homme ? La faim lui a sûrement vrillée le cerveau... J'aurais préféré devenir comme lui avant aujourd'hui. Non mais quelle idée aussi ! Ah, je sens que ça arrive...
Tiens ? Maman ? Papa ? Espèce de salaud, lâche-la tout de suite ! Oh, c'est la navette de transport où j'ai rencontré Luminya ! Je me souviens, on allait sur Kashyyyk avec maman... Là, c'est notre nouvelle maison. Un peu petite mais bien agencée. Hum... Cette lune me rappelle quelque chose... Oui ! C'était mon premier rendez-vous avec Luminya ! Quel stress j'avais ! Regardez-moi ça, on dirait un enfant devant son cadeau d'anniversaire. J'ai été ridicule ce soir là. Je me demande ce qui lui a plu chez moi... Ah, ça c'est notre mariage. J'avais réussi à faire venir un orchestre de jazz. Des Biths. Ils ont été supers. Et chers. Très chers. Trop chers. Voilà, Luminya me quitte, emportant avec elle nos deux enfants. Quelques jours après, c'est maman qui part. Je suppose qu'elle est mieux là où elle est. Les huissiers pour la maison. Les avocats pour le divorce. Les mafieux pour le boulot. La fuite de tout ça. De tous ces problèmes. La rencontre avec Boyle et les autres dans les profondeurs de la forêt. La solitude. La faim. La déchéance. La folie. La rage. La mort. Puis nous trouvons ce camp. Puis nous trouvons ces gens. Nous les attaquons. Nous périssons.
Ainsi, c'est vrai. Nous voyons bien défiler notre vie avant de mourir. Bah, c'est toujours mieux que celle de quelqu'un d'autre. Tiens ? Tu es là maman ? Quel plaisir de te revoir...
Le pieu de bois s'enfonça aisément dans le cou du dernier des trois hommes qui l'avaient attaqués. Ellis s'en était plutôt bien sorti. Il avait réussi à esquiver les attaques san trop de mal. Le calme qui émanait de la sith et les réflexes de son entrainement avec Sol-Kani lui avaient été fort utiles dans cette situation, bien que ses vêtements fussent été déchirés pas endroit. C'est vachement dangereux un pieu de bois en fait.
Tout s'était déroulé rapidement, les mouvements étaient à la fois fluide et sec. Comme un tango. Mais avec trois malades fous furieux qui cherchaient à le tuer.
Un pas de coté. un coup de poing dans les côtes. Son bras mécanique aidant à la casse de quelques unes d'entre elles. Un petit saut en arrière. Son haut qui se déchire, pas assez rapide. Un roulade sur la gauche. Un coup de pied qui assomme le premier.
Ils ont faim. Ils n'ont pas mangés depuis des jours. Ou alors c'était pourri. Ils sont assez faibles de constitution.
Les deux autres approchent rapidement. Ellis ramasse le pieu de bois. Un nouveau pas de coté. Il plante le pieu dans l'estomac de son agresseur. L'autre arrive. Pas assez de temps. Le gourdin lui frappe le crâne. Il roule sur dans la poussière, les cendres et les débris. Il se relève juste à temps. Nouvelle roulade, volontaire cette fois. Il ramasse un pavé qu'il jette au visage de l'homme au gourdin. Ce dernier l'esquive mais frappe à l'aveuglette. Ellis parvient à se glisser derrière lui et lui enfonce le morceau de branche taillé dans la chair du mollet. Il tombe à genou...
Un nouveau coup entre les omoplates coupe momentanément la respiration au jeune garçon. L'assommé s'est réveillé. Une seconde pour reprendre son souffle. Deux pour pivoter. Trois pour orner le cou de l'homme d'une belle entaille sanguinolente. Tandis qu'il s'effondre dans un sable rougi par le combat, Ellis achève le dernier en creusant sa nuque avec le pieu.
Un léger filet de sang coulait encore, délicatement, le long du visage du garçon lorsqu'il leva les yeux afin de contempler le carnage. Superbe chef-d'oeuvre de cruauté et de sauvagerie, réalisé conjointement avec les trois autres membres du groupe.
Toujours aussi serein, copie émotionnelle d'Helena, il croisa le regard de celle-ci, comme une poupée qui observe un humain. Vide et froid...
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Post n°23
Auteur : DriztAlors que j'observais le camp, enfin, ce qui l'en restait, j'entendis le pas de nouveaux visiteurs derrière nous. Je me retournais vivement, près à attaquer. Je fus très surpris de voir que mon maître et l'autre énergumène de tout à l'heure nous avaient rattrapé et qu'ils se tenaient devant nous. Alors qu'il nous avait fallu plusieurs heures pour traverser la jungle et ses multiples dangers et arriver au camp, eux y étaient parvenus bien plus rapidement. Anathia fut tout autant étonné de les voir. Ils venaient nous donner un coup de main. Visiblement, le garçon, un peu étrange, était devenu notre allié. Ou alors, il avait besoin de quelque chose. Enfin bref, il suivait mon nouveau maître.
Nous commencèrent donc les recherches, déambulant dans les restes du campement, trouvant par ci par là quelques morceaux de parchemins qui furent autrefois un gros tas de paperasse très précieux. A présent, ces quelques bouts de papier ne valaient pas grand chose, à mes yeux. Ce pourquoi je devinais que cette mission était plutôt un test qu'un véritable objectif. Mais quelqu'un, non, plusieurs personnes vinrent perturber cet exercice ou, au contraire, le pimenter un peu. Sortant des buissons, douze hommes apparurent devant nous, en arc de cercle. je devinais que leurs intentions n'étaient pas amicales. Ils ne ressemblaient...pas à grand chose. Portant des vêtements déchirés de toutes parts, tenant fermement des bouts de bois qu'ils devaient utiliser comme des massues. En voyant le regard envieux de ses hommes, j'eus la curieuse envie de les faire souffrir. Le sentiment sadique se répandit en moi comme un torrent déchaîné. Une véritable impulsion qui obnubila mon cerveau.
Fort heureusement, j'eus le loisir de pouvoir étancher ma soif dans le sang des brigands. Nous étions quatre, enfin, trois si on oubliait ne nouveau venu. Les barbares se jetèrent d'abord sur mon maître et sur Anathia, les jugeant peut être plus faible. Bien mal leur en en pris. La Sith attendit sagement les trois hommes qui se précipitaient sur elle et décocha une monstrueuse droite qui fit tomber à terre le premier. Elle l'acheva en lui écrasant la gorge. Le deuxième tenta une attaque frontal avec son lourd gourdin qu'esquiva avec grâce et agilité mon maître. Elle contre-attaqua avec la pointe de ses bottes, tout en le privant de son arme et en envoyant valser son coude dans le crâne du troisième homme. Elle se mit alors à lacérer le cou de son adversaire comme l'on coupe un bon gigot.
Pendant que la Sith poursuivait dans cette lancée violente et foudroyante, deux hommes s'en prirent à moi. Le reste s'occupait déjà de la furie qu'était Anathia et du mystérieux inconnu qui combattait comme un diable. Je les attendis de pied ferme, prêt à en découdre. Lorsqu'il furent à porter, je me laissais tomber au sol, exécutais une balayette au plus rapide qui s'effondra par terre. Il se redressa mais mes jambes vinrent se placer entre son cou. Je serrais de toute mes forces, lui brisant les os avant de le lâcher et de revenir tout aussi rapidement les pieds joints pour frapper mon adversaire qui s'effondra dans le sol. Je me relevais rapidement en esquivant de justesse l'assaut du second. Sa massue fendit l'air plusieurs fois avant de me frapper durement les côtes. Alors qu'il allait me fracasser la boite crânienne avec son bout de bois, je bloquais l'arme et lui assénais un coup de genoux dans la partie sensible. Le pauvre homme hurla tandis que je portais une droite dans son estomac avant de le mitrailler de coup sur toutes les zones de son corps. Je finissais par lui envoyer mon pied gauche sur la mâchoire et il vacilla , avant de reculer et de cracher son sang. Il était plutôt costaud. Je me souvenais alors que je portais toujours le wakisashi que m'avait donné mon maître lors de mon combat contre Khalen. Je dégainais donc l'arme et attendis une nouvelle fois le brigand. L'attente ne fut pas longue. L'homme était furieux et je voyais dans ses yeux qu'ils voulaient me faire subir ce que je lui avais fait subir. Il se jeta sur moi dans l'espoir de me tuer. Je ne lui laissais pas cette chance. D'un geste rapide et précis, je sautais et lui plantais le sabre dans la base de son coup. La lame s'enfonça jusqu'à son coeur et il mourut en quelques secondes.
Je soufflais un peu avant d'avancer vers le troisième et dernier homme. En effet, tous mes compagnons avait triompher de leurs adversaires. L'homme ne paraissait nullement gêné de la mort des ses collègues ou alors ne le montrait pas. Il dardait sur moi son regard sauvage. Quelques pas seulement et je l'aurais rejoint.
Un pas.
Je ne le quittais pas des yeux, mon sabre était abaissée vers le sol dans la position qui me plaisait. Il leva sa massue et attendit.
Deux pas.
Je levais mon sabre pour placer sa pointe vers mon adversaire. Il ne bougeait pas.
Trois pas.
Je me jetais sur lui et ma lame fendit l'air maintes fois. Il bloqua presque tous les assauts avant de riposter en m'assénant non pas le bout de son arme mais le "pommeau". Le coup me déstabilisa et il en profita pour poursuivre avec plus coups portés sur ma cage thoracique. La douleur se propagea bientôt dans tout mon corps et de ma bouche commença à couler le liquide rougeâtre qui nous permettait de vivre. Je vis la massue s'élever une dernière fois dans les airs. Je la vis s'effondrer sur moi. Je ne pouvais rien faire. Rien. Rien. Si ! Je pouvais ! Je pouvais !
La Force afflua en moi comme une violente tempête. Je la projetais contre la massue. L'arme, emporter par son élan en plus de la Force, s'écrasa sur le crâne du brigand qui s'effondra dans la poussière, raide mort. -
Post n°24
Auteur : KovarnL'homme se retint difficilement de ne pas tousser. Une tâche ardue au vu de la quantité de poussière qui avait élue son gosier comme nouveau logis. Grâce aux immenses feuilles relatives aux immenses arbres de la fôret, il réussit à regagner sa dignité de Duro grâce à une certaine propreté apparente et se baissa derrière une énorme branche pour observer la scène. Aucun des quatre porte-pognons n'était mort mais l'un d'entre eux avait été bien secoué et la plus jeune des deux femmes avait toute la partie gauche de son corps ensanglanté, aprés avoir du mordre longuemment et violemment la clavicule d'un brigand pour se défaire de son étreinte. Elle était d'ailleurs encore en train de cracher du sang et des morceaux de chair.
L'homme se retint difficilement de ne pas tousser. Tout son être tremblait. La femme qui combattait avec la grâce d'une lionne et la force d'un rouleau compresseur le regardait fixement. Mais par tous les dieux, il était bien à trente mètres du combat et était un véritable souffle de vent, le maître de la discrétion. Comment faisait elle pour le regarder avec ce sourire narquois alors qu'il était à demi adossé à une branche d'arbre et tenait dans sa main un fusil Sniper DC-15x.
Un éclat de détermination brillait encore en lui. Aprés tout n'était il pas Cad Hood, la terreur de ces bois ? N'était il pas l'homme qui avait fait le plus de bruit aprés la disparition de Zeluss, l'homme qui avait anéanti le gang brigand de St-Andreas ? Ses hommes étaient peut être des mauviettes mais lui était loin de la portée d'une quelquonque femelle, même avec des yeux plus puissants que ceux d'un aigle. Aprés avoir longuement inspiré, il se releva, soutint le regard de la pauvre femme - qui ne pouvait rien faire de là ou elle était alors pourquoi avait il peur à ce point - et braqua son arme vers elle. En ancien sniper expérimenté, il porta la lunette à ses yeux, suivit la réaction d'Helena - une moue dédaigneuse et un pas en arrière- et porta ses doigts vers sa gâchette.
Elle avait tiré une arme. Un sabrolaser de Jedi. Des Siths, c'était des Siths ! L'émotion ne perturba pas le brigand qui appuya violemment sur la gâchette. Le tir était sec mais bien précis et la décharge frappa Helena en plein crâne. Comme au ralenti, elle tomba lourdement en arrière une rose de sang sur le front et s'écroula loudement au sol, son arme encore allumée à la main. Laissant enfin la panique s'extérioriser, le brigand prit quelques secondes pour déballer son paquet d'injures et vociférer puis sortit ses dagues de lançers energétiques qu'il accrocha à son poignet. De quoi se défendre rapidement si quelqu'un s'approchait en évitant son viseur.
La dénommé Anathia avait déja fait un bond en arrière et, vu le talent qu'elle démontrait en combat, il s'occupa d'elle en premier.
Le viseur s'aprochait, il caressa la gâchette du bout des doigts... -
Post n°25
Auteur : EllisEllis n'avait rien vu venir. Il comprit en même temps que les autres lorsque le claquement sec du métal du chien contre le métal de l'amorce retentit. Comme tout réflexe, il n'eut qu'un clignement de paupière avant de voir un geyser de sang jaillir du front de la sith. Elle avait quand même eut le temps de sortir son sabre. Super utile maintenant que son cerveau était devenu une espèce de mélasse gélatineuse dégoulinante de sang et qu'il prenait l'air. Si avec ça, elle n'était pas plus ouverte d'esprit...
La jeune fille qui les accompagnaient fit un bond en arrière. Soit c'était son réflexe à elle, fort inutile d'ailleurs puisque personne, hormis Helena avant de se voir obligée de s'aérer les idées, ne savait où se trouvait ce foutu tireur, soit elle avait sentit quelque chose. Grâce à son instinct. Ou la Force.
La Force ! Elle avait sentit quelque chose ! Le jeune garçon, entraîné à la fois par le stress du tireur et l'énergie d'Anathia, se jeta sur elle le plus rapidement qu'il put. Il aurait été mieux que tout se passe bien mais bon, quand un tireur embusqué arrive à se farcir une cible comme un seigneur sith, on ne s'étonne pas d'avoir une main métallique qui explose lorsqu'un laser la frappe de plein fouet, atomisant au passage un quelconque morceau de bois qu'elle pourrait tenir. Pas le temps de s'en préoccuper. Il avait vu juste, la jeune fille n'était pas au mieux de sa forme et elle était la plus puissante des survivants, donc la cible prioritaire.
Ils roulèrent sur deux bons mètres avant de se barricader derrière un reste de cabane brulée. Cela ne les protègerai pas longtemps mais, au moins, le tireur devrait utiliser plusieurs munitions avant d'en avoir un. Techniquement...
- Mais qu'est-ce que tu fous !?
- Je fais en sorte qu'on vive. Nous savons que tu es la plus puissante de nous trois. Le corps sait que tu auras besoin de lui autant qu'il a besoin de toi. Tu as une arme ?
- Oui, je... Seulement mon sabre d'entraînement. Rien pour la distance !
- Tu sais renvoyer les tirs de laser ? Nous avons une idée. Le corps propose de fuir vers la forêt, en direction du temple pendant que la jeune fille assurera nos arrières en renvoyant les rayons. Qu'en penses-tu ?
- Cela fait seulement 6 mois que je suis apprenti d'Helena. Je sais les dévier, pas les renvoyer !
- Ca suffira. Peut-être.
Chaque phrase était ponctué d'un tir, éventrant à chaque salve une planche de bois de leur abri plus que précaire. Les rafales suivantes ne semblèrent pas dirigées contre eux. Ils avaient perdus de vue l'autre garçon mais vu que le sniper continuait de tirer, ça voulait dire qu'il était en vie. Ou alors ce foutu tireur aimait s'acharner sur un cadavre. Ce qui serait probable.
- Attends ! Le sabre laser de mon maître !
- Laisse-le, l'autre en aura sûrement besoin. Les corps doivent fuir. C'est quand nous voulons.
Une chance que la jeune fille ne soit pas encline à la panique. Ou bien Ellis n'aurait pas fait long feu. Ne restait plus qu'à sortir de ce merdier sans perdre une autre main... -
Post n°26
Auteur : DriztÉtrange. Étrange que la vie puisse être aussi longue et la mort aussi brève. La vie est un long chemin parsemé d'embûches. La mort n'est que le bout de ce chemin. Alors que nous pouvons rester longtemps sur ce chemin, nous ne sommes arrivés qu'à un bref moment: la mort. La mort n'est que le dernier souffle d'une longue respiration. La mort est facile, rapide. La vie est longue, difficile. Et c'est cela qui rend la vie infiniment plus belle que la mort. Nous n'avons rien à envier à la mort, elle n'est rien. Nous avons tout à envier à la vie, elle est tout. La mort est cependant essentielle dans le tout que forme le monde. Il faut bien arriver au bout du chemin un jour. Car si la mort n'existait pas, la vie n'aurait pas raison d'être, et sombrerait à son tour dans le néant. Il en est de même pour le malheur et le bonheur, le bien et le mal. Le malheur est essentiel. Si le malheur n'existait pas, le bonheur non plus. Si le mal n'existait pas, le bien non plus. La vie serait vide, dénuée de sens. Nous serions condamnés à vivre dans un monde parfait, ce qui ne serait pas une vie.
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Telles furent mes réflexions alors que des gerbes de sang coulaient le long du crâne troué du cadavre qui fut, il y a quelques secondes à peine, mon maître. Je regardais sans rien faire son corps s'effondrer au sol dans un mélange de liquide vermillon et de boue.
Tout se passa ensuite très vite dans mon cerveau. Nous étions les cibles d'un tireur d'élite qui se trouvait quelque part aux alentours, prêt à appuyer sur la gâchette, peut être même la croix de sa lunette pointée sur l'une de nos têtes. Était-ce une simple déduction ? Non, c'était plus fort que ça, comme si quelque chose m'avertissait au plus profond de moi. Mon instinct ? La Force ? En tout cas, le message était clair. Je me jetais au sol alors qu'un second tir se faisait entendre. J'entendis alors le bruit caractéristique du métal contre le métal. Le laser avait dû toucher quelque chose en fer...Je ne restais pas là sans rien faire. Je rampais jusqu'à me cacher dans le creux d'un fossé, créé par des mouvements de terrains sans doute. Je m'y allongeais et attendais. J'entendis six autres tirs, que je devinais dirigés vers Anathia ou l'autre garçon. Je levais lentement la tête de mon abri et les vit tous deux cacher derrière les restes d'une cabane. Eux ne semblaient pas m'avoir vu.
Un peu plus et le septième tir était pour moi. Le laser toucha le sol quelques millimètres devant moi, soulevant un peu de terre. Je baissais aussitôt la tête, vérifiais que j'étais bien à couvert avant de souffler. J'entendis alors le bruit de la course de mes deux camarades. Je devinais qu'ils tentaient de retourner au Temple. J'attendis quelques minutes pendant lesquelles un long silence enveloppa le camp. Je me relevais alors timidement, juste à temps pour voir un silhouette à travers les broussailles, à environ une centaine de mètres de notre dernier emplacement. Il avait dû voir la manœuvre des deux autres apprentis et s'être lancé à leur poursuite. J'approchais du cadavre d'Helena. Elle tenait encore son sabre laser dans sa main droite, même si il ne lui avait pas servis à grand chose. J'hésitais. Finalement, je ramassais l'arme, appuyait sur l'un des boutons. Coup de chance, la lame laser s'éteignit. Je refermais solidement ma main sur le pommeau avant de me lancer aux trousses du tireur d'élite...
EDIT BY OMEGA: Merci de ne pas ecrire en aussi gros la prochaine fois.
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Post n°27
Auteur : Super PNJ( Agaçant )
Deux d'entre eux s'étaient enfouis, l'autre avait ramassé l'arme de leurs compagne féminines et se tenait droit, déterminé à faire face au tireur et à l'abattre. Ce dernier n'en sourit pas, du tout. Tirant ses dagues à éléctrocharges de ses poignets pour en avoir les manche dans la paume, il posa son sniper dans son dos et mit un genou à terre. Avec ce genre de joujous Sith, son arme de tir éloigné n'aurait pas servi à grand chose. A moins que son adversaire soit un novice mais c'était un risque qu'il ne souhaitait pas prendre.
Pendant les quelques secondes qui suivirent, le tireur suivait Drizt ( agacant ) de son regard acéré, attendant le bon moment pour engager le combat. Au bout d'un moment, il se rendit compte que le jeune néophyte devait l'avoir trouvé car il se dirigeait exactement vers sa position.
L'ancien impérial se mit à gronder, comme un chat qui ronronne. C'était une habitude ( agaçant ) qu'il avait prise depuis trés longtemps, d'abord losqu'il sentait le danger s'approchait, puis comme bruit porte-bonheur qui précédait chacune de ses victimes. Alors que Drizt n'était plus qu'a 5 pas, il roula soudain en arrière, dévoilant sa présence, se cacha derrière une sorte d'hêtre tortillard et se releva, puis, rapide et puissant, il monta en sautant l'arbre, ses pieds bondissant rageusement sur chaque appui qu'il trouvait. En moins d'une poignée de secondes, il se trouvait sur la plus haute des branches, bien loin du sabrolaser de Drizt. Dans sa main gauche, une des dagues roula, l'option vibro et charge d'électricité s'alluma. Le tueur d'Helena ( agaçant ) la tenait d'une main assurée, habituée, experte. Lorsqu'il la lança, elle prit la direction du jeune homme à une vitesse vertigineuse, sans dévier de sa trajectoire d'un seul micromètre......
Drizt et Anathia prirent un long virage, soit pour revenir au champ de bataille soit pour rejoindre un chemin tracé qui menait tout droit au temple. Le point de ralliement des deux chemins était un carrefour en terre et en rochers, où s'étendait le pâle cadavre d'un swoop customisé. Assis sur cette ruine, Helena Korel ne cilla pas une seule fois en attendant que les deux novices, dans son champ de vision depuis un bon bout de temps, soient à portée de voix.
Aucune excuse, aucune gêne. L'illusion fait partie intégrante de la magie Sith. Un niveau que serait loin d'atteindre ses apprentis. Ou plûtpt, les survivants du test improvisé.
Spoiler : Spoiler
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Post n°28
Auteur : EllisPrécédé d’Anathia, Ellis suivait le sentier en trottinant. Une étrange sensation de calme et de plénitude l’envahissait au fur et à mesure qu’ils s’enfonçaient dans le bois. La jeune fille progressait rapidement, jetant, de temps à autres, un coup d’œil dans les environs, les sens en éveil, prête à toute éventualité, mortelle ou non.
Ils n’entendaient plus les tirs de laser. Soit ils étaient trop loin, peu probable, soit le tireur et Drizt en étaient arrivés aux mains, plus réaliste.
Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Ellis sentait un sentiment de fierté et de supériorité s’insinuer en lui. Alors qu’Anathia regardait pour la énième fois les environs, il prit la parole.
- T’inquièterais-tu pour le garçon que nous avons laissé là-bas ? Nous avons l’impression que tu regrettes ton geste. Le corps se trompe ?
- C’est un aspirant sith, je n’éprouve aucun regret à le laisser dans la merd*. S’il ne survit pas, c’est qu’il est faible. Et s’il est faible, il ne mérite pas de devenir sith.
- Tu ne l’aimes pas, n’est-ce pas ? Nous le voyons. Le corps n’est pas bête.
- Je n’ai pas à l’aimer, nous sommes trois à vouloir obtenir le pouvoir. Un de moins ne peut être qu’utile à mon ascension. Ne t’en fais pas, je trouverai bien un moyen de me débarrasser de toi aussi.
Le sourire qu’elle affichait en prononçant ces mots n’avait rien d’agressif, c’était plutôt un signe de défi, comme si elle considérait le jeune garçon comme un rival à respecter, mais qu’elle tuerait à la moindre occasion se présentant.
- Si je peux me permettre de te contredire, nous ne voulons pas du pouvoir. Le corps a un autre but. Mais ne te mets pas entre la réponse et moi. Nous n’hésiterions pas à te tuer. Tu peux croire le corps.
- Je n’en doute pas un seul instant. A propos, je m’appelle Anathia, et je suis celle qui te tuera.
En guise de réponse, le visage sans expression d’Ellis, plongea ses yeux vairons au plus profond de ceux de la jeune fille. Elle esquissa un sourire en coin, percevant plus par instinct qu’autre chose ce que le garçon essayait de lui communiquer. Un sourire. De la fierté. Il semblait ravi de la rivalité assassine qui naissait entre eux. Du moins, c’est ce qu’il semblait à Anathia.
Continuant de scruter le visage de son interlocuteur, elle se mit à pouffer, puis finit par rire à pleine voix.
- T’as vraiment un grain, tu sais ?
- …
Les deux compagnons ne parlèrent plus jusqu’à leur arrivée, quelques minutes plus tard, au croisement où les attendait Helena, tranquillement installée sur ce qui fut, un jour, un véhicule léger.
A présent, Ellis était aussi calme que la carcasse du swoop. Toujours aussi vide de toutes émotions, il ne put s’énerver ni même se sentir trompé lorsqu’ils rejoignirent la sith et qu’elle ne daigna donner aucune explication à sa présence en ce lieu, avec sa boîte encéphalique encore entière. -
Post n°29
Auteur : Super PNJ{ HRPG : Etant donné que Drizt semble avoir momentanément disparu, nous allons continuer sans lui la formation. Cependant, il pourra revenir à tout moment en expliquant son absence inRP }
En marchant à bonne allure, le trio ne mit que peu de temps pour parvenir à la clairière ou tout s'était déroulé mais ni Drizt ni le tueur ne les attendaient. Tous deux avaient disparus, et si l'un d'entre eux était mort, aucun corps ne jonchait le sol. Anathia exprima ses pensées par un Hum appuyé et totalement impassible. Quant à Helena, elle cessa bien vite de chercher son apprenti dans la Force et préféra recommencer ses recherches dans le camp déchiré comme si rien ne s'était passé. Comme prévu, elle ne trouva rien pendant un bon bout de temps. Et pourtant, plus elle cherchait, plus elle était certaine que les archives se trouvaient là.
Pendant un moment, un accés de paramnésie la gagna et elle cessa soudain tout travail. Lorsqu'elle était assailli comme 70% de la population humaine par cette "impression de déja-vu", elle avait l'avantage de pouvoir s'aider de la Force pour puiser dans son faux souvenir la vérité. Pendant un moment, elle resta ainsi agnouillé devant un bout d'acier en cendre avec une trace de main dessus. Puis elle se leva, frappa sa cape pour la purger de toute la poussière et la cendre accumulée pendant qu'elle avait travaillé sa "mort", puis appela Anathia et Ellis.
- Fermez les yeux. Concentrez vous. Je sais où sont les archives mais ce message doit être ouvert pour être compris. C'est une petite astuce de force, une sorte de serrure qui permet de garder secret un lieu. On apelle cela de la Magie Noire, je suis assez reconnue dans ce domaine et si vous survivez, je vous en donnerai quelques bases pendant votre formation. Mais restez concentré. Lorsque vous sentirez mon esprit entrez dans le votre, ne résistez pas, laissez moi couler. J'ai accumulé des réactions dangereuses au cours du temps et déranger mon flux de force alors qu'il est en vous peut provoquer votre mort, ou pire encore.
Allons Anathia, détendez vous. Une fois le message reçu, allez donc déterrez les archives de leur cachette ( il est interdit de les lire, seul le maître de la tradition Sith, l'Omega et les plus grands Ari les peuvent ). Une fois cela fait, nous repartirons vers le temple et reprendrons votre formation. -
Post n°30
Auteur : Drizt-HRPG- Désolé du retard. Enfin, il est seulement de trois jours, avant, j'attendais qu'Ellis poste ^^'Je finnis pas le combat en un seul post, ça serait un peu trop facile. Je préfère le faire en plusieurs alors vous pouvez aussi poster de votre côté pour les archives...
Je m'étais complètement trompé. J'avais cru en voyant la silhouette du sniper à travers les buissons qu'il s'était lancé à la poursuite des deux autres novices. Je m'étais trompé, il changeait simplement de position, peut être pour avoir une meilleure ligne de vue sur moi. Non sans quelques grognements plaintifs, j'avançais prudemment dans la forêt. J'évoluais avec précaution entre les arbres, guettant le moindre signe de la présence du tireur d'élite. Soudain, j'entendis comme un roulement devant moi. Je me retournais mais je ne trouvais rien, si ce n'est le long et robuste tronc d'un de ces arbres géants commun à Kashyyyk. Suspicieux, j'activais l'arme laser de mon défunt maître. Je perçus alors un faible bruit que l'on pouvait aisément comparé à une étincelle électrique. Tout se passa alors très vite. Je sautais sur le côté, tendait mon bras rageusement vers la cime de l'arbre, sentait une poussée de Force exploser en moi et regardait tomber le corps de mon adversaire. Le tireur se réceptionna avec souplesse avant de me faire face.
C'était seulement grâce à la Force que j'avais échappé à la vibrolame qui était désormais planté dans le sol, à l'endroit même où je me trouvais quelques secondes plus tôt. Je lançais un regard haineux au tireur d'élite en pensant à ce qu'aurais pu devenir: un cadavre vidé de son sang. La rage monta en moi avec rapidité et je pus sentir tout mon corps en ébullition. Je serrais le poing,prêt à en découdre. De son côté, mon ennemi dégaina deux autres vibrolames qu'il activait avec empressement. Il n'avait pas l'air très sûr de lui. Au moins, on était deux. Nous nous mîmes à nous observer, prêt à répondre à n'importe quelles attaques.Je tentais de le reconnaître mais c'était impossible car aucune parcelle de son corps était visible y compris son visage.
Nous nous regardions depuis quelques minutes lorsqu'il décida de passer à l'assaut. La lame tranchante et électrifiée de ses armes fendait l'air dans un grincement pur alors que j'esquivais ses coups. Mon adversaire se mouvait avec une souplesse peu commune. Son agilité et la précision de ses coups ne l'empêchaient pas d'attaquer avec violence et force. J'eus bien du mal à parer ses assauts, d'autant que je n'avais aucune idée du maniement du sabre lasser. Je faillis même plusieurs fois me blesser tout seul avec la lame laser d'un rouge éclatant. Bref, je commençais à plier sous ses assauts dévastateurs. Mon seula llier potentiel était la Force. C'était grâce à cet instinct que j'esquivais les coups de mon adversaire qui auraient pu venir à bout de n'importe qui en quelques mouvements. Mais l'esquive ne pouvait pas me faire gagner ce combat. Je commençais à me fatiguer. Le dénouement approchait et je doutais qu'il soit positif. Comment-allais-je me tirer de ce mauvais pas ? -
Post n°31
Auteur : EllisLe silence.
Le silence et rien d’autre.
Le silence est d’or dit-on. Si c’est le cas, la grotte d’Ali-Baba n’est qu’un coffre à bijoux devant l’immense néant sidéral sonique du cerveau d’Ellis.
Depuis qu’Helena leur avait dit qu’elle allait pénétrer leur esprit, les entités s’étaient agitées. Avaient-elles quelque chose à cacher ? Avaient-elles simplement peur vis-à-vis de la dernière intrusion de la sith ? Pourquoi tant de douleur, comme une partie de squash dont la balle, rebondissant sur toutes les parois du crâne dans le chaos le plus assourdissant, serait le marteau de Thor ?
Se calmer ne suffisait pas. En présence de la sith, Ellis était constamment calme, comme en méditation zen ininterrompue. Quelque chose n’allait pas. Je, il, nous…
La voilà. Tout comme la première fois, Ellis fut transporté en son for intérieur. Se retrouvant à nouveau dans son désert en noir au blanc, où tempête cathodique rime avec silence cosmique.
Mais cette fois-ci, quelque chose de différent flottait dans l’air. Comme un courant d’air argenté ondulant du point A au point B. Un simple coup d’œil suffit au jeune homme pour comprendre qu’il est A.
Comme porté par une vague intangible, il suivit le flux d’argent durant ce qui lui semblait être une journée entière, sans rencontrer ni fatigue, ni soif.
Le flux d’argent. Ellis l’avait déjà ressenti auparavant. Il y a des années de cela. Eco Sol-Kani. Les jedis. La Force. Oui, c’était cela. Un flux de Force. Cela faisait tellement longtemps que le jeune garçon en avait oublié la sensation. A la fois douce et agressive.
Acceptant le fait aisément de par son expérience passée, il se laissa guider. Et fini sa route devant la forme floue à qui Helena avait rendu visite la dernière fois. Encore une fois, quelque chose de différent dans l’atmosphère. Ellis se retourna en scruta la vaste plaine désolée qui s’étendait derrière lui. La fracture était toujours présente non loin et semblait bouillonner. Ellis délaissa cette vue et se tourna à nouveau vers la forme.
- Surprise !
Effectivement, sacré surprise, la forme n’était plus floue du tout. Une espèce de créature humanoïde hybride bicéphale au physique changeant sans cesse – comme si elle était en conflit avec elle-même – mais gardant toujours ses teintes bleues et rouges, enchainées de toute part à des parois qui n’étaient pas là il y a quelques secondes. Super déco au passage. Chaque portion de mur visible, au-delà de la brume stagnante, révélait des écritures étranges. Des mots. Des chiffres. Des symboles. Une grande entaille. La voix avait surgit de nulle part. La créature n’ayant pas de bouche visible. Ou alors seulement une demi-seconde.
- Salut Ellis, bien ou bien ? Ha, t’as pas l’air dans ton assiette, gamin. C’est la nana qui te met mal à l’aise ? Elle s’appelle Helena si tu veux tout savoir. Et son intérieur est très… Intéressant.
- Tu… Tu l’as… Sondé ?
- C’est elle qui est entré sans permission. Nous n’avons fait qu’assurer nos arrières. Et puis, nous cherchons la réponse, autant fouiller partout.
- Et ça a donné quoi ?
- Haha ! Tu veux pas non plus les numéros gagnants du loto, Jeannot ? Nous sommes prisonniers du corps et tu règnes pour le moment, nous ne dévoilerons rien tant que nous serons retenus ici. Cela dit, nous ne savons pas pourquoi ni comment mais maintenant, tu peux me parler et me voir. La dernière fois, nous t’avons pourtant insulté copieusement mais tu n’as rien entendu.
- C’est peut-être pas plus mal. Donc tu m’aideras si je te libère ?
- Nous sommes unis, mec. Façon shampoing. 3 en 1, tu vois ?
- Donc toi, moi et... ?
- Le corps, andouille.
- Mon corps à une conscience aussi ?
- Oui mais il est plutôt du genre discret, tu vois. Il est sympa, hein, mais il veut rester neutre dans l’histoire.
- C’est déjà un sacré bordel de toute façon.
- Héhé… Alors, tu nous libères ou t’attend que Sol-Kani t’appelle ? Haha…
- Comment je dois faire ?
- Regarde-nous dans les yeux…
La phrase à peine terminée, deux yeux se figèrent, laissant le reste dans son changement perpetuel. Un sur chaque « visage ». Un bleu. Un rouge. Ellis plongea les siens dans ce regard vide et vit briller au fond de ceux-ci le reflet de la fracture.
- Et voilà, Michel !
En moins d’une fraction de seconde, le jeune garçon se retrouva enchainé en lieu et place de la créature tandis que celle-ci s’avançait déjà vers la fracture. Il essaya de se débattre mais cela ne fit que resserrer l’emprise des chaines, entaillant légèrement son poignet humain et broyant encore un peu son bras mécanique déjà abîmée par le tireur.
Relevant la tête, il ne put qu’observer la créature franchissant la fracture…
Ellis/Khépri rouvrit les yeux. Il voyait enfin de ses propres yeux Anathia et Helena. Il ressentit l’air frais sur son visage, l’odeur boisée de la forêt mêlée à l’embrun calciné qui s’échappait de chaque micro-molécule formant ce camp. Il ressentit chaque créature aux alentours, chaque plante, chaque cailloux, chaque goutte que sang que Drizt ou le tireur avaient laissés. Il ressentit la présence de la Force au sein des deux autres personnes qui l’accompagnaient, l’une avec le pouvoir, l’autre y aspirant.
Anathia ne semblait avoir rien remarqué, elle avait les yeux fermés et était concentrée. Elle cherchait les archives dans la Force.
Ellis/Khépri ouvrit la bouche.
-A 23,48 mètres. 67° Est. Il y a une boîte d’acier à demi enterrée. Elle est masquée par des débris de bois de la barricade et un morceau de toile portant le numéro 3 imprimé dessus.
Anathia rouvrit les yeux instantanément. Son regard allant de celui d’Ellis à celui d’Helena. Cette dernière lui fit signe d’y aller. La jeune fille s’exécuta sans poser de questions. Pour le moment.
La sith observa l’avancée de sa disciple et, sans même poser un regard sur le garçon, lui demanda :
- Et tu es ?
- Nous sommes Khépri. -
Post n°32
Auteur : Super PNJAnathia trouvait cela vraiment agaçant. Avec un petit soupir, elle se frotta les mains, non pas pour exprimer son contentement mais pour se débarasser de la terre dont elle était littéralement couverte. Elle s'était cassé un ongle en sortant la boîte de terre mais n'était pas du genre à s'en plaindre, ni à s'en soucier.
La boîte en question, beaucoup plus grande que la simple malette à laquelle la jeune fille s'attendait, s'ouvrait grâce à un système de reconaissance digital et un code. Classique. Aprés l'avoir hissé sur ses épaules, l'Apprenti ramena laborieusement son butin à Helena, regrettant de ne pas être encore assez tonique pour la transporter avec la Force. Une fois cela fait, elle ne s'étonna pas des remerciements d'Helena, qui pour une fois lui prodigua une bonne parole et se mit à regarder Ellis, en pensant à Drizt.
Etait il mort en amenant avec lui l'étrange brigand ? Etait il tombé sous les coups de ce dernier, qui devait se cacher dans les bosquets et attendait le bon moment pour toucher sa cible efficacement cette fois ? Non, Helena l'aurait vu comme au premier essai. Elle l'aurait senti, sa toile de Force était devenue beaucoup trop sensible pour qu'elle ne puisse pas réagir à une puanteur pareil.
A moins que... Aprés plus de six mois passés sous la tutelle de la dangereuse Seigneur, Anathia commençait à comprendre les motivations de son formateur et se figea soudain, une flèche de glace lui paralysant le cerveau. Doucement, en se détendant, elle réussit à réactiver ses sens et fit appel à la Force.
Elle le perçut presque immédiatemment. Sans relâcher son emprise invisible sur la géographie, Anathia suivit l'empreinte de Drizt, le plus rapidement possible sans oublier d'appeler au passage son camarade.
- ELLIS !
Voix aigue, préssée, pleine d'espoir pour une cause inutile. Indéniablement féminine. Surprise par elle même, la novice ne s'arrêta pourtant pas, certaine d'avoir l'Apprenti sur les talons et arriva avec célérité à l'endroit où l'être au sniper et le jeune homme se battait. Ce dernier semblait en bien mauvaise posture et reculait constamment sous les coups rudes de son adversaire. L'expérience l'emportait contre la fougue. Toujours.
Dérangé, l'adversaire de Drizt donna un bon coup de pied en avant et envoya valser le jeune homme à plus d'une longueur de sabrolaser et décrocha son sniper, qu'il tenta de pointer vers Anathia, avant de le lâcher comme s'il était enflammé. Avec la dextérité qu'amène la pratique, dégaina un détonateur accroché à sa ceinture.
Sourire carnassier. L'homme inspira un bon coup. Cette fois, il avait perdu. Mais son détonateur, la chose qui, dans sa main, battait au même rythme que son coeur, lui permettrait peut être de s'enfuir sans dommages...