La Force C'est quoi ce truc
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Post n°12
Auteur : Kovarn
Anathia ouvrit et referma plusieurs fois sa bouche, plaqué contre le sol. A chaque reprise, le goût inimitable du sang excita ses papilles et en ouvrant les yeux, elle put aperçevoir des gouttes de liquide écarlate qui coulait de sa langue pâteuse.Lentement, elle releva le menton jusqu'a ce que ses yeux trouve l'Apprenti Sith, aussi surpris qu'elle de la violence de l'attaque. En bon gentleman, il lui tendit une main. Mais gentleman n'est pas Sith. Occultant les sentiments de remerciement, de gêne, d'acceptation et autres futillités, la Sith, suivant un instinct qui la dépassait, se concentra sur sa douleur et sa colère d'avoir été soulevée comme un vulgaire fétu de paille.
Sans qu'elle n'y prenne attention, son bras droit se souleva et une onde de choc balaya toutes les sensations de son corps. Se relevant en sursaut, elle baissa son bras et s'aperçut avec la plus grande surprise que Drizt était parti à plusieurs mètres en arrière et embrassait lui aussi le sol. Tremblante mais contente d'elle, la jeune femme, prise d'une soudaine envie continua son attaque et brisa le second des ponts qui jugulaient ses sentiments négatifs. Une seconde vague de force s'échappa d'elle et vint cueuillir Drizt, lui offrant gratuitement une seconde rencontre avec le sol. Cette fois, Anathia ne se posa pas de question, elle n'avait plus qu'une idée en tête : se servir de l'étrange réaction pour achever son adversaire, devenu cible de tout ce qu'elle avait emmagasiné sans broncher depuis sa plus tendre enfance. Pour la troisième fois, habituée cette fois-ci elle se laissa gagner par la Force et làcha cette énergie vers le néophyte.
Mais il ne se passa rien. Absolument rien. Pendant quelques secondes, complètement perdue, Anathia regara bêtement son environnement qui n'avait absolument pas bougé avant d'essayer de bouger pour demander ce qu'il se passait, et pourquoi est-ce qu'elle ressentait un tel sentiment de déception au fond d'elle. C'est à ce moment là que la douleur la prit. Sans crier garde. Des milliers d'aiguilles de douleurs piquèrent au même moment son épiderme, allant jusqu'à retourner son cœur et bouleverser ses sensations. Incapable de pousser un cri de douleur, Anathia ne put que glapir comme une pauvre bête et s'agenouiller au sol, repetant « Arretez !, Arrêtez ! »
Devant le regard de Drizt, Helena Korel stoppa sa Pulsation de douleur infligée par la Force, laissant la jeune apprenti pantelante au sol puis se retourna vers Drizt. Sans un mot, elle continua le discours de tout à l'heure
- Bien. Avez vous compris le mécanisme qui permet de trouver la Force d'invoquer la Force ? Avez vous trouvé le puits de vos pouvoirs ? Je vais vous soumettre à une batterie de tests Tout d'abord, je vais vous demander de répondre à cette question, ou plutot ces problème pour tester vos capacités de réflexions
Que t'a ton donné, qui t'appartient encore, que tu n'as prêté à personne et qui pourtant est utilisé par tous ceux que tu connais ?
Je suis un homme, je suis une femme. Je ne suis pas un homme et je ne suis pas une femme.
Bien, ces devinettes étaient très simples aprés tout, lorsque tu y auras répondu, je vais te demander un dernier test pour vérifier que tu est bien alerte. Puis nous passerons à des choses plus sérieuses. Voici le test :
Rêpete :
Une voiture rouge
une voiture jaune
Une voiture verte
Quelle couleur est la voiture rouge ? -
Post n°13
Auteur : DriztLa jeune fille, aussi étonnée que moi après ce court vol, me regarda avec colère. Quoi de plus étonnant, je lui avais sans doute fait mal car du sang coulait de sa bouche qui se rétracta pour former une grimace. Ses yeux lancèrent des éclairs. Au lieu d'accepter la main que je lui tendais, elle se releva en sursaut. Alors, sans trop comprendre ce qui se passait, je me retrouvais à l'autre bout de la salle. Je sentis mon corps se cogner contre la pierre dans un bruit sec. Je sentis peu après le goût amer du sang qui m'étouffait presque. Décidément, ces temps-ci, j'avais tendance à le voir trop souvent couler sur ma peau, ce sang. Je me redressais et regardais Anathia qui tremblait, à l'autre bout de la salle. Je ne lui en voulais pas, l'exercice était autant pour moi que pour elle et elle répondait à mon attaque. Un sourire se dessina bientôt sur ses lèvres et je sentis qu'une nouvelle fois je partais m'écraser sur le mur. Le choc fut encore plus douloureux que le précédent. J'hurlais et crachais le sang. Elle allait trop loin. J'allais contre-attaquer à mon tour, essayant d'utiliser la Force. Je n'en eus pas besoin. La jeune fille était par terre et gémissait. J'eus presque pitié d'elle en la regardant se tordre de douleur. Mais je cherchais tout d'abord la source de cette attaque. La seule solution possible, c'était la silhouette sombre et menaçante de notre maître. Oui, j'en étais convaincu, c'était elle. Elle s'approcha de moi, délaissant Anathia et prit la parole:
- Bien. Avez vous compris le mécanisme qui permet de trouver la Force d'invoquer la Force ? Avez vous trouvé le puits de vos pouvoirs ? Je vais vous soumettre à une batterie de tests. Tout d'abord, je vais vous demander de répondre à cette question, ou plutôt ces problème pour tester vos capacités de réflexions.
Avant qu'elle est le temps de commencer cette fameuse batterie de tests, je me demandais quelle était la source de ce pouvoir. Comme je ne trouvais pas la réponse sur le moment, je remettais ceci à plus tard, me promettant d'y penser le plus tôt possible.
- Que t'a ton donné, qui t'appartient encore, que tu n'as prêté à personne et qui pourtant est utilisé par tous ceux que tu connais ?
Une énigme, une simple énigme dont la réponse m'était pourtant inconnue. Souvent, avec les autres enfants des rues de Naboo, nous nous posions des énigmes. Mais cela n'était pas très amusant car nous connaissions tous les mêmes. Cette fois-ci, le jeu serait plus difficile. Je me répétais dans ma tête plusieurs fois l'énigme, tâchant d'abord de trouver la chose du premier coup. La vie ? Ça va pour le début, mais après, ça ne veut pas dire grand chose. On n'utilise pas une vie...On la vit, tout simplement...Et on prêt encore moins une vie, on essaie de ne pas la perdre. J'ai beau me fouler les méninges, je ne trouve pas. Je décida alors d'opérer avec une autre méthode. Je rangeais les différentes informations dans ma tête, au nombre de quatre. Puis, je cherchais une seule chose pour chaque indice.
Que t'a ton donné==>un cadeau
Qui t'appartient encore==> là, je sais pas trop...
Que tu n'a prêté à personne==>une femme (xD)
Que tous ceux que tu connais utilisent==>une femme... mon prénom
Les solutions sont un peu idiotes mais j'essaye désormais d'essayer les réponses dans toutes les catégories. Le premier pourrait marché mais me paraît un peu trop bête comme réponse. Le second, impossible, mais je n'y croyais pas trop...En revanche le dernier...On m'a donné mon prénom, il m'appartient encore, je ne l'ai prêté à personne et tous ceux que je connaisse l'utilisent pour m'appeler. C'est ça !
- Mon prénom ?
Sans me dire si c'est bon, mon mentor poursuit:
- Je suis un homme, je suis une femme. Je ne suis pas un homme et je ne suis pas une femme.
Ouf, celle-ci, je la connais. C'est l'ombre. L'ombre peut être un homme ou une femme, mais pourtant n'est ni l'un ni l'autre. Un peu tiré par les cheveux, mais bon.
- Une ombre.
Cette fois, pas d'interrogation, juste une affirmation dans le ton de ma voix.
- Répète:
Une voiture rouge
une voiture jaune
Une voiture verte
De quelle couleur est la voiture rouge ?
Intrigué devant la facilité de cette épreuve, mais décidé à bien faire jusqu'au bout, je répète:
- Une voiture rouge, une voiture jaune, une voiture verte...
Là, devant la question, je me dis que c'est vraiment stupide, et répond, enjoué:
- Eh bien c'est une voiture rou...Non, zut, euh... De quelle couleur est la voiture rouge ?
Je finis avec un léger sourire, comme désolé de m'être trompé... -
Post n°14
Auteur : Super PNJBon. Il avait les capacités d'entrer dans la Sith. Helena eut un hochement de tête et se releva. Étrangement, elle se vit soudain le présenter comme l'Apprenti Drizt. C'était toujours un sentiment étrange de prendre un apprenti lorsqu'on connaissait la légende. Non, ce n'était pas une légende. La règle.
* Un Maitre Sith ne serait pas un Maître s'il n'avait pas dans son sillage son apprenti prêt à le tuer*
L'Apprenti qui, ayant tiré assez de savoir de son Maître, s'en débarasse. Une caractéristique bien Sith qui marque les grands hommes. Et les grandes femmes. Comme un éclair, le jour ou le maître d'Helena mourut repassa dans sa mémoire. Image en accélérée, vue lointaine. Elle n'avait éprouvé qu'un sentiment trés bref lors de la mort de son Mentor et le souvenir de ce décés était presque oublié, des dizaines d'années plus tard.
Les jeunes Drizt et Anathia ressentiraient sûrement la même chose s'il suivait l'enseignement de la Seigneur Sith. Atténuant son aura écrasant, elle se baissa devant Anathia, toujours avachi à terre et lui releva le menton. Elle était assez prêt pour sentir le souffle de la jeune femme caressait ses cheveux bruns, qui se mirent à voler car, mieux qu'un souffle, c'était un véritable aspirateur qu'elle était en train de ramasser.
- Fais attention, jeune fille. Ne t'emporte pas trop. Si tu puise dans la source de la colère ou du plaisir sans avoir appris a la controler, tu tombera dedans.
Dans un craquement de cuir, Helena se releva, et perça Drizt avec ses grands yeux félins, un des seuls attributs de son origine Cathar.
- Ces énigmes étaient simples mais ton raisonnement est bon. Apprenti Drizt, Apprenti Anathia, suivez moi. Il y a un trou dans les archives, je m'en suis rendu compte hier. Je pense en connaître la raison : afin de suivre en silence un projet secret, une dizaine de Siths ont installé un campement prés d'une ville wookie. Le Seigneur Korel y a élevé le Seigneur Kovarn pendant son enfance.
Aux dernières nouvelles, le camp a été détruit par une attaque wookie et l'Omega et Kovarn ont retrouvé ce qu'il y avait de plus important. Mais les archives banales manquent tout de même.
Ce sera votre premiere mission de gestionnaire d'un temple.
Elle eut un léger sourire en appuyant sur ses derniers mots. Les Siths avaient aussi de la paperasse malgré le dégoût de la plupart d'entre eux pour ces conneries. Tandis qu'elle descendait le Temple en compagnie de ses apprentis, la Seigneur Sith se mit à réfléchir.Noveen.
Lorsque ce nom était revenu, elle n'y avait pas cru. Un indicateur dans une mission Sith sous couverture chez les Jedis. Une vieille mission. Une trés vieille mission.Noveen.
Un prénom rare, très rare. Un prénom qu'elle n'avait pas entendu depuis plus de trente ans, voir trente cinq. Se pourrait-il que ce soit la même ?Noveen...
.......-Baya, Baya !
La nourrice se retourna, son visage de couleur miel interceptant la lumière diffusée par la fenêtre qui se tenait maintenant en face d'elle. A ses pieds, Noveen, le regard autoritaire, considérait la mûre femme du haut de ses six ans.
- Baya, il faut que je te dise quelque chose !
Avec un soupir, Baya Dmidala mit un genou, à terre, tandis que le robot ménager qu'elle était en train de programmer se collait au mur, soucieux de ne pas entendre ce que ses deux maîtresses allaient bien pouvoir se dire.
- Eh bien, parle, Noveen, que veux tu ?
La jeune fillette se mit soudain à hésiter. Baya était ce qui se rapprochait le plus d'une mère pour elle depuis la mort de sa génitrice mais ce qu'elle avait à dire semblait si étrange que même son bantha en peluche avait paru surpris lorsqu'elle le lui avait annoncé.
- Baya, je... depuis dix sept lunes, j'entend des voix. Elle me parle. Elle me disent des choses tous bas, tu sais, comme quand on.. on murmure, c'est ça !
- Des voix ? Allons ma chérie, tu est toute pompette. Ce n'est pas possible, mais tu sais, c'est normal d'avoir peur la nuit et d'entendre des bruits qui n'existent .
- Mais je les entend pour de vrais ! Là, dans mon oreille! Et Helé aussi ! Au début, elles étaient gentilles, elles me donnaient des conseils pour dessiner et puis...
- Ca suffit. Si ta sœur, pardon, si Helena les entend aussi, il faut que vous alliez voir un psychologue ! Va parler a Papa, il te paira un …
NON !!
- Que ! Depuis quand te met tu dans cet état ? Qui t'a donné le droit de crier ainsi ! C'est décidé, il faut que tu rencontre un médecin et Lilith aussi.
- MAIS ECOUTE MOI BAYA ! ECOUTE MOI! AAAAH !
Alors que l'humaine avait levé la main dans le but de porter une gifle bien sentie à la petite insolente, cette dernière poussa sa nourrice avec un cri de rage qui ne lui ressemblait pas. Surprise et dans une très mauvaise position, l'employée bascula en arrière dans le récipient contenant le liquide de nettoyage. Le robot ménager, impuissant, ne put que voir sa maîtresse avaler d'un coup une bonne partie du liquide presque toxique, la voir ouvrir la bouche, horrifiée par le goût du mélange. Son organisme prit une nouvelle tasse involontaire. Elle essaya de relever la tête mais trop tard. A moitié noyée, a moitié intoxiquée, elle perdit la vie dans un cri strident, désespéré et aparemment sans fin, qui retentissait encore dans la maison alors que Baya Dmidala était déjà au paradis des innocents.
Stupéfaite devant la plainte atroce de sa nourrice, Noveen se calma soudain. Son visage, masque effrayant de la colère, redevint soudain celui d'une petit fillette malicieuse et naîve et elle se mit doucement à pleurer, serrant dans ses bras son bantha en peluche. Elle pleurait encore lorsque son père arriva dans la pièce, haletant, les mains tendus derrière lui pour empêcher les deux jeunes sœurs de Noveen de voir ce qui était à l'origine du cri et qu'il avait espéré être un bête insecte. Elle pleurait encore quelques heures plus tard, lorsque, seule dans son lit entre Helena et Lillith, elle se remémorait la mort de Baya et le visage sans émotion de son père lorsqu'il avait déclaré devant les médecins que la pauvre femme était tombé dans le récipient en trébuchant sur le robot ménager, robot qui brûlait maintenant dans le jardin.
Ce ne fut que le début d'un long cauchemar. Un long cauchemar de plusieurs semaines où à chaque matin, elle trouvait dans les yeux de Helena l'assurance qu'elle aussi ,sa sœur innocente, avait recu de la visite la nuit dernière. La voix revenait, toujours, plus agressive, plus grave et plus aîgue a la fois. Parfois, Noveen se demandait si c'était celle d'un homme ou celle d'une femme. Mais féminine ou masculine, elle ne partait pas. Plus les conseils et les choses dont elles parlaient devenaient menacantes, plus Noveen les écoutait, comme si elle était d'accord avec Elle. Comme si finalement, ce qu'Elle disait n'était peut-être pas que des mensonges.
C'est ainsi qu'elle apprit, deux mois aprés la mort de Baya, Noveen était certaine qu'elle devait aussi se débarasser de Lilith. C'était une nécessité. Etant la seule à ne pas recevoir de voix,Lilith était en fait un démon, et à cause d'elle, tout l'attention du père de famille n'était pas centré sur Noveen. Qui avait eu une figurine de Jedi la dernière fois ? Qui avait le droit de manger des glaces et des cacahuètes ? Lilith ! Et pourquoi ? Parce qu'elle était la plus agée ? Justement! Elle avait 10 , c'était une mauvaise sœur, qui ne faisait jamais de bêtises, qui ne parlait jamais, c'était un véritable démon ! Il fallait rapidement la tuer, avant que ce ne soit elle qui le fasse !
L'occasion se présenta alors que la famille – incroyablement refermée sur elle même depuis la mort de Nounou Baya – sortait pour la première fois depuis deux mois dans le but de se promener prés du lac. Ce dernier, qui était plus un étang ou une mare qu'un lac, se reposait dans une crevasse, à dix mètres de la falaise aux herbes odorantes sur laquelle aimait se promener la famille de Noveen. La famille Peverell.
…..
- Noveen, regarde où tu marche !
- Oui, p'pa.
Absorbé par son plan de faire tomber Lilith, Noveen avait à eux reprises trébuché, ses petites sandales heurtant le sol parsemé de caillasses. Helena, elle aussi persuadé qu'il fallait faire quelque chose, se tenait juste devant elle. Avec la surprise et si elles arrivaient a se propulser comme dans les cours de gymnastique, il serait simple de faire tomber leur sœur, même plus agée de quatre ans.
Les deux fillettes – jumelles- ralentirent le pas et entretinrent la conversation avec leur sœur pendant une bonne heure avant de trouver l'endroit idéal. Un petit passage de verdure hautes, qui permettrait de cacher le meurtre des yeux de leur père, a vingt mètres devant elles, sûrement perdu dans ses morfondes pensées sur la mort de sa nourrice, celle de sa femme, et les vingt kilos en trop qui pendouillait à partir de sa ceinture de Cathar.
Mais rien ne se passa comme prévu. Alors qu' Helena se jetait sur Lilith, les mains tendues en avant, bouche ouverte, comme une grosse fouine se jetant sur sa proie, celle-ci se décala. Surprise, Helena tomba tout de même, roula sur le sol étant donné qu'il n'y avait aucun corps pour la retenir et, aprés un dernier regard pour sa sœur, tenta d'accrocher ses petits doigts au rebord de la falaise.
Tenta.
Le corps d'Helena Peverell fut retrouvé moins d'une semaine plus tard, presque préservé si l'on occultait son œil perdu et la forme tordue et écœurante que son corps avait prise.
….
Six ans. C'est le temps que Lilith avait mis pour partir.
Six ans depuis la mort d'Helena. Six ans depuis que la famille Peverell ne l'était plus. Jack, le père n'était plus que l'ombre de lui-même et se saoulait chaque soir, avant d'aller dormir sans coucher ses deux dernières filles.
Une chape de silence s'était abattu sur la maison. Sur l'adolescence de Lilith et sur les premiers pas de Noveen vers la raison. Les noms de Baya Dmidala et d'Helena étaient vites devenus tabous et l'ancienne riche tribu, pleine de vie, , n'était plus qu'un tas de fantômes décimés.
Le jour où Lilith partit, fut le dernier jour de sa vie où elle vit sa sœur. Ou elle lui parla. Noveen n'était pas encore complètement débarrassée de ce qu'elle appelait la Voix mais elle était loin de l'état de folie dans laquelle cette dernière l'avait plongée il y a six ans. Comme si après la mort d'Helena, la Voix s'était retiré, son objectif atteint.
- Et tu vas aller où ?
- Je ne sais pas. Loin. Je veux savoir, je veux pouvoir. Devenir quelqu'un. C'est difficile à expliquer. Tu comprendras peut-être.
- Lilith... je... papa, il n'est pas au courant pour la Voix, je...
- Ce n'est pas la Voix. C'est la Force. La Force des Jedis. Je crois qu'ils ont tort, la Force n'est pas bienveillante, elle permet simplement que les destins se mettent en marche et que le temps se déroule. Elle permet à ceux qui la contrôle de créer l'avenir mais elle n'est pas bienveillante. Garde ça dans ta petite tête.
- En parlant de petite tête, Baya, c'est toi ? Pourquoi souris-tu, la naine ?
- Rien, Lili. Ce n'est rien. Ca fait très longtemps que je ne t'ai pas faire autant de sylab.. de phrases. Mais laisse moi, Lili, veux-tu ? Si tu part, je ne veux plus te voir, je.. je ne veux pas.
De son regard larmoyant, Noveen tenta de graver dans sa mémoire le souvenir de sa grande sœur puis disparut dans les escaliers. Seule dans le hall d'entrée, Lilith eut un petit sourire. L'un de ses derniers. Son père ne savait pas qu'elle comptait partir mais il n'était plus en état de l'empêcher de faire quoi que ce soit. Il ne l'avait jamais été de toute façon, Lilith était une vraie petite furie, capable de se débrouiller dans n'importe quel situation. Même se combattre contre un garçon. Mais tout cela lui semblait loin maintenant. Très loin. Aprés avoir ajusté son sac sur son dos, elle vérifia que les papiers de sa défunte sœur Helena était bien dans sa poche, puis poussa la porte d'entrée de ce qui avait été le cottage famillial.
L'air d'Onderon chatouilla ses narines et la mi-Cathar eut un dernier mot pour les siens. Ce qu'elle considérait comme le dernier mot de sa jeunesse.
Aliyah.
( A suivre... )
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Post n°15
Auteur : EllisUne forêt luxuriante. Des arbres. Un rocher. Des arbres. Un sentier qui se retrouve bouché au bout de quelques centaines de mètres. Encore des arbres. Une rivière calme qui descend vers une vallée. Des arbres. Toujours des arbres…
Voilà près de 2 semaines qu’Ellis a quitté l’astroport de Kashyyyk et c’est toujours le même décor qui défile devant ses yeux.
Quelqu’un a-t-il la réponse que je cherche… ?
Le voilà qui rampe sous un tronc massif. Escalade un rocher escarpé aux bords tranchants. Dévale une pente en courant, espérant semer l’espèce d’insecte géant qui le poursuit. Traverse une grotte humide où le sifflement du vent, filtrant dans le dédale de stalactite et stalagmite, semble porter la voix des arbres jusqu’à son apogée. Comme si la forêt… Non. Comme si la planète elle-même essayait de communiquer.
Quelqu’un sait-il pourquoi… ?
La lueur du jour. Plus ou moins. Le jeune garçon ressort de l’autre coté de la grotte. Devant lui s’étend un vaste paysage des plus familiers.
Encore des arbres… Quelqu’un sait-il…?
Si Ellis avait eut des sentiments propres, il aurait sans doute ressenti une certaine frustration devant ce paysage si monotone, si peu accueillant… Et si vide de réponses. Néanmoins, cela ne l’empêcherait pas d’avancer. Il savait la Force en lui. Il ne le savait que trop bien. Si Elle l’avait « guidé » jusqu’ici, ce n’était pas sans raisons.
Si « espoir » est un mot qui convient, nous dirons qu’il espérait trouver autre chose qu’un jedi. Quelqu’un d’autre que Sol-Kani. Quelqu’un de différent. Qui n’essaierai pas de le comprendre ou de lui inculquer des valeurs dont il ne pouvait éprouver le sens. Simplement une personne, un animal, n’importe quel être vivant qui lui apporterait la réponse qu’il cherche.
Quelqu’un connait-il la réponse… ?
A mesure qu’il avançait , enjambant branches d’arbres morts, bouquets de ronces et cadavres putréfiés de créatures étranges, écartant de sa main mécanique, désormais ternie par le temps et la crasse, des lianes au couleurs variées et des feuilles aussi grande que son corps entier, sa question semble cogner de plus en plus fort au fond de son crâne. Il en oublierait presque la douleur et la fatigue que prodigue le combat de la Force à l’intérieur de son corps.
Quelqu’un sait-il… ?
A présent, cette phrase bouillonnait dans son sang, ses muscles, son cerveau… Les yeux fermés, Ellis continuait d’avancer. Rien ne l’arrêterait.
Quelqu’un peut-il m’aider… ?
Il avançait encore.
Quelqu’un a-t-il la réponse… ?
Il avançait toujours.
- EST-CE QUE QUELQU’UN SAIT ?!
Il s’arrêta. Il venait de hurler cette phrase à pleins poumons.
Il ouvrit ses paupières. Laissant apercevoir, à travers ses yeux vairons, un regard empli de douleur, de haine, de colère, d’envie et d’avarice, presque un tableau complet des pêchés capitaux. Un regard qui n’est pas le sien. Jamais il n’avait ressenti tout cela en même temps et en si forte quantité.
Ce n’est qu’en observant ce qui l’entourait qu’il commença à comprendre.
Il venait de sortir de la forêt. Environ 5 pas le séparaient de l’orée du bois. Devant lui, au centre d’une immense clairière, s’érigeait une sorte de temple. Noir et gris. Quelques teintes de rouges ici et là. Une décoration un peu morne mais n’ayant aucune connaissance du goût et du dégoût de façon personnelle, cela n’importait pas au jeune garçon.
Autour de lui, s'avançait ce qui semblait être l’explication de la colère soudaine qu’Ellis avait ressenti. 2 personnes, entièrement vêtues de noir, s’approchaient. L'un d'elle avait dégainé son arme. Un sabre laser. Ellis ne connaissait que trop bien cette si redoutable source de puissance. Elle qui lui avait emporté son bras droit.
Outre toutes les émotions négatives, le jeune garçon ressenti également de la curiosité. Celle-ci semblait venir de plus loin que le duo qui lui barrait le passage. De l’intérieur du temple.
Tiraillé entre la colère et le doute –que ressentait son entourage proche-, Ellis lança sa question en l’air. Comme s’il s’adressait au temple lui-même. Comme s’il savait qu’à l’intérieur de cette bâtisse, quelqu’un attraperait sa phrase au vol, et lui prodiguerai la réponse tant convoitée…
- Savez-vous pourquoi ? -
Post n°16
Auteur : Super PNJIl est étrange de constater tout ce que le vent peut apporter. Surtout aidé de la Force.
Helena plissa le nez, le cerveau saturé par des informations olfactives contradictoires. L'odeur de wookie eliminée, elle pouvait senit celle des différents éléments de végétation, celle des cadavres d'animaux et de leurs prédateurs, celles de ses apprentis et une autre odeur, humaine.
Tous ses sens alertés, la Seigneur Sith produisit un tentacule mental et le libéra, espérant avoir fait vibrer la bonne partie de sa toile. Bingo. L'homme qui arrivait était un forceux. Une recrue potentielle pour les Siths, ou un mort en errance, dépendant de ses idées. Jamais elle ne laisserait quelque chose d'aussi précieux qu'un forceux dans la nature à la merci de la propagande des Jedis.
Alors qu'elle n'avait fait moins d'un kilomètre en dehors du temple, la silhouette attendue se dessina. Les perceptions d'Helena l'informèrent alors d'une nouvelle caractéristique. L'homme était perdu. Désintéressé mais déterminé à avoir une réponse à une question. Comme beaucoup de Siths. Sauf que celui- ci avait une autre question. Et il ne la conaissait pas lui-même.
Lorsqu'il arriva devant le trio, comme un papillon s'approche d'une flamme, il posa exposa sa quête d'une façon qui aurait pu paraître maladroîte pour n'importe quel haitant de la galaxie. Et justement, Helena n'était pas n'importe qui.
- Quelle est ta question, jeune homme ? Qui est tu ? Pourquoi t'aventures tu si prés d'içi.
Tu possèdes la Force. Si ta question est si difficile, il te faut comprendre quelque chose pour la résoudre. La Force est la question et la réponse à la fois. Connaître la Force, c'est donc connaître les deux.
Et maintenant, réponds moi. Quel est ta question ? Qui est tu ? Pourquoi erres-tu donc si prés d'un nexus ?Spoiler : By
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Post n°17
Auteur : DriztApparemment, j'avais réussis l'exercice, du moins je perçus l'absence de réaction de la part de mon nouveau mentor comme ceci. Je me doutais bien que si jamais je n'avais pas pu venir à bout du test, elle m'aurait expulsé en un instant de ce temple. Bref, j'attendais patiemment qu'elle fasse quelque chose car elle paraissait complètement plongée dans ses pensées. Ce fut finalement quelques minutes plus tard qu'elle se relevait.Je suivais son mouvement car je m'étais aussi assis pour mieux me concentrer. Elle se dirigea alors vers Anathia qui était toujours par terre, comme attiré par une force invisible. Elle respirait comme un Ikopi après une longue course sur les plaines de Naboo. Korel l'aida à se relever tout en lui faisant la morale:
- Fais attention, jeune fille. Ne t'emporte pas trop. Si tu puise dans la source de la colère ou du plaisir sans avoir appris a la controler, tu tombera dedans.
Je recueillais ces paroles avec le plus grand soin car je ne désirais pour aucune raison au monde me jeter dans une sorte de gouffre de colère ou de plaisir ou je ne sais quoi. Ensuite, notre maître s'adressa à nous deux:
- Ces énigmes étaient simples mais ton raisonnement est bon. Apprenti Drizt, Apprenti Anathia, suivez moi. Il y a un trou dans les archives, je m'en suis rendu compte hier. Je pense en connaître la raison : afin de suivre en silence un projet secret, une dizaine de Siths ont installé un campement prés d'une ville wookie. Le Seigneur Korel y a élevé le Seigneur Kovarn pendant son enfance.
C'était une mission ? Non, ce devait être plutôt une sorte de nouvelle épreuve par laquelle Korel pourrait juger nos capacités, et peut être aussi effacer le trou de ces archives. Elle poursuivit:
- Aux dernières nouvelles, le camp a été détruit par une attaque wookie et l'Omega et Kovarn ont retrouvé ce qu'il y avait de plus important. Mais les archives banales manquent tout de même. Ce sera votre premiere mission de gestionnaire d'un temple.
Ce fut bien la première fois que je voyais mon mentor sourire. Certes, je ne la connaissais que depuis peu mais je croyais impossible de voir apparaître un sourire sur ses lèvres. Mais il s'effaça bientôt, comme si ce n'avait été qu'une illusion. Un cri venait de retentir dans tout le temple. Je n'avais strictement rien compris mais je suivis mon maître et Anathia le long d'un couloir qui menait à la grande salle où j'étais apparus il n'y a pas si longtemps que ça. Nous vîmes alors un jeune homme. Je ne pus m'empêcher de penser qu'il y avait décidément beaucoup de monde dans cette forêt. Lorsque nous arrivâmes à sa hauteur, il se tourna vers nous et répéta:
- Savez-vous pourquoi ?
J'avais très envie de répondre "non". Pourquoi avais-je subis tant d'injustices ? Pourquoi Selena était-elle morte ? Pourquoi j'avais un truc bizarre dans la tête ? Pourquoi j'étais perdu dans la forêt de Kashyyyk ? Pourquoi je me trouvais dans un temple Sith ? Pourquoi j'étais en train de devenir comme eux ? Je n'en savais vraiment rien... En tout cas, je laissais là notre maître avec ce nouvel individu et m'en allait accomplir cette tâche ou ce test...
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Talonné par Anathia, j'avais presque oublié qu'elle devait venir avec moi. Je n'y aurais vu aucun inconvénient si seulement il n'y avait pas eu cet exercice tout à l'heure. Je lui en voulais un peu. D'accord, je n'avais pas été très adroit avec mon pouvoir mais elle pourrait être plus compréhensive vu que c'était la première fois que j'essayais de façon volontaire. Si Korel ne serait pas intervenu, elle m'aurait réduit en bouillie contre ce mur...
C'est donc dans un silence morne que nous prîmes la direction de ce fameux camp.Je marchais en tête et la jeune fille suivait derrière moi. Korel m'avait indiqué la direction de la ville wookie. La forêt devenait de plus en plus dense au fur et à mesure que nous avancions. Les fougères nous arrivaient aux épaules et les ronces nous entaillaient bras et jambes. Soudain, nous tombâmes devant une sorte de marécage lugubre. Je m'arrêtai, tâchant d'observer les alentours pour voir si il n'y avait pas un autre chemin. Le marécage nous entourait complètement. Anathia me bouscula alors pour passer devant.
- C'est bon, à mon avis, c'est pas trop profond.
Elle prit un bâton assez solide et l'enfonça dans l'eau vaseuse. Le bâton s'enfonça à mi hauteur. Des bulles d'air remontaient à la surface. Mauvais signe. Il y avait donc de l'air en dessous de toute cette vase.
- Anathia att...
Trop tard, elle fit plusieurs pas dans l'eau. Soudain, elle parut bloquer et tenta vainement de se dégager. De grosses bulles se formèrent autour d'elle et elle commença à s'enfoncer. La surprise fit bientôt place à la peur et elle hurla.
- Arrête de bouger ! Calme toi ! Tu t'enfonce plus vite quand tu bouge ! Respire fort !
Elle lutta quelques instants et cela parut aller mieux car elle cessa de sombrer. Mais une brusque reprise de la descente la fit paniquer et elle recommença à se débattre.
- Tient bon !
Je retournais dans la forêt arracher une liane. Elle tenait bon...
- Aller, vite...
Je tirais un grand coup et la liane tomba. Je la ramassais et retournais en courant sur la berge. Anathia était enfoncée dans la boue jusqu'au hanche. Je lançais la liane. Elle retomba trop loin d'elle. Je réessayais tandis qu'elle était à présent recouvert de vase jusqu'à la poitrine.
- Lève les bras pour pouvoir t'accrocher !
Elle obéissait et tâchait d'attraper la liane. Elle réussit mais ses mains glissèrent dessus. Je voulus relancer la liane mais ses bras passèrent sous "l'eau".
- Et m**** !
Anathia était ensevelie jusqu'au cou. Il ne lui restait que quelques secondes à vivre. J'eus alors une idée:
- Le tout pour le tout !
Je levais la main droite et fermais les yeux. Je tentais de trouver la source du pouvoir qui résidait en moi. Je m'escrimais quelques instants pour finalement ressentir une étrange sensation. Je compris que je tenais ma Force. J'essayais à présent de l'utiliser pour élever Anathia, que je n'entendais plus, elle devait donc être enfoncée jusqu'à la bouche. Je commençais à trembler, sentant que je n'y arriverais pas. Le sentiment d'impuissance se transforma en colère et je sentis la Force couler en moi comme un torrent déchaîné. Je ne pouvais rien maîtriser. J'ouvris les yeux et vit Anathia s'élever dans les airs. La vase ne résista pas une seconde contre la vague écrasante de Force. Je réussis à la faire émerger totalement du marécage et la projeta contre la berge où elle s'affala dans l'herbe. Je poussais un long soupir et m'asseyais. Anathia toussota et emplis ses poumons d'un air pur. Le silence dura quelques instants lorsque finalement, Anathia chuchota:
- Merci...
Je ne répondais pas mais souriais.
- Aller, remettons-nous en route !
Nous contournâmes donc le marécage, toujours un peu bouleversés par ce qui venait de se produire. Alors que la forêt devenait toujours plus denses, j'observais la hauteur des arbres qui nous entouraient. Immense, tout simplement. Tient, que pouvait bien être l'espèce de grosse boule jaunâtre attachée à une branche. Il y en avait aussi une autre sur l'arbre d'en face. Curieux, je ramassais une pierre et l'envoyais sur le solide inconnu. Dans un bourdonnement infernal, une multitude d'insectes plus grands qu'un homme sortirent de ce qui devait être une ruche ou un nid. Je ne compris que trop tard mon erreur. L'essaim me repéra et dut comprendre que j'étais le faiseur de trouble. Ils se jetèrent sur moi, dards pointés en avant. Je courais à toute vitesse dans la direction opposé. Mais, dans cette véritable jungle, je n'avais aucune chance. C'est alors qu'Anathia apparut devant moi et levait les deux mains.Je sentis comme un courant passer. Je me retournait seulement lorsque j'étais à côté de la jeune fille. Elle avait usé de la Force pour faire comme une immense vague et la projetée sur les insectes.
- Viens, dit-elle, ça ne les retiendra pas éternellement.
Nous courûmes alors pendant trente bonnes minutes. Nous nous arrêtâmes que lorsque nous fûmes sûr d'être en sécurité. Je soufflais longuement avant de lui dire merci.
- Comme ça, on est quitte, dit-elle.
Je lui souriait et elle me répondis. Après un bref silence, je suggérais qu'on y aille, en faisant toutefois plus attention.
Nous arrivâmes devant le campement alors que la nuit tombait. Il ne restait vraiment pas grand chose, si ce n'est des cabanes en bois fumantes.
- Au boulot ! -
Post n°18
Auteur : EllisEllis était las de poser toujours la même question, si tant est qu’il put ressentir de la lassitude. Le sang, en ébullition, de son corps, se calma lorsqu’une 3ème silhouette s’approcha. Elle était… Différente. Calme et excitée. Sereine et enragée. Difficile à cerner. Mais cela n’importait pas. Soit elle avait la réponse, soit elle ne l’avait pas.
- Quelle est ta question, jeune homme ? Qui est tu ? Pourquoi t'aventures tu si prés d'içi.
Tu possèdes la Force. Si ta question est si difficile, il te faut comprendre quelque chose pour la résoudre. La Force est la question et la réponse à la fois. Connaître la Force, c'est donc connaître les deux.
Et maintenant, réponds moi. Quel est ta question ? Qui est tu ? Pourquoi erres-tu donc si prés d'un nexus ?
La Force ? Oui, il l’avait. Cette horreur qui lui brisait le corps et éprouvait ses sens. Qui avait détruit la majeure partie de son esprit. Qui avait fait de lui un pantin sans volonté ni émotions propres. Il la haïssait, il aurait voulu s’en débarrasser… Mais ce n’était pas aussi facile. Imitant, en dépit de sa volonté, l’état d’esprit de la femme qui le toisait, il répondit.
- Je suis là pour obtenir une réponse. Ce corps s’appelle Ellis. Nous sommes nés sur Corellia il y a de cela 15 ans. Je suis là pour obtenir une réponse.
Difficile de savoir qui répondait vraiment à cette question. Ce fameux corps ? L’esprit de l’enfant ? La Force ? Etait-ce une réponse automatique, presque programmée, qui jaillissait d’entre ses lèvres ?
De toute évidence, ce jeune crâne abritait plusieurs entités vivantes. Il était même fort probable que la Force, le corps et l’esprit du garçon avaient utilisés sa voix à tour de rôle.
Il, nous, je. La Force, le corps, l’esprit.
La Force utilisait le corps. Le corps protégeait l’esprit. L’esprit tentait de survivre. Néanmoins, l’esprit du garçon arrivait, plus ou moins, à surmonter les autres. Parvenant à prendre la parole le premier et le dernier. Sûrement grâce à ses prémices d’entrainement jedi.
- Je veux savoir pourquoi je suis ce que je suis, avez-vous ma réponse ? Nous sommes la réponse. Ce corps contient la réponse. Non ! Je ne suis pas la réponse ! L’esprit n’est pas la réponse, le corps la retient. Nous ne retenons rien, nous protégeons. Le corps protège trop, il dissimule la réponse. Assez ! Je veux savoir pourquoi je suis ce que je suis, avez-vous ma réponse ?
Durant tout ce monologue, le jeune corellien avait gardé la même constance émotionnelle. Mais son enveloppe corporelle avait été manipulée par les différentes entités qu’elle possédait. Cependant, la dernière phrase, émise par l’esprit à travers la voix du garçon, avait plongé ses yeux vairons dans ceux de son interlocutrice. Que ce soit son œil bleu, empli de la bonté du coté clair, ou son œil rouge, empli de la colère du coté obscur, l’intensité du regard prouvait, presque avec fierté et arrogance, qu’il serait prêt à tout pour obtenir cette réponse.
- Si vous n’avez pas ma réponse, je pars. Le corps part. Nous partons. Je pars.
L’ancien padawan gardait toujours son regard planté dans celui de la sith. -
Post n°19
Auteur : KovarnBlanc sur blanc. Une chaîne bouge, le monstre rugit.
Helena ouvre les yeux.
La pièce est grande, trés grande mais vide. Vide ? Non, seulement brumeuse. Une brume qui occupe 90% de la pièce mais qui cache des dizaines, des centaines, voir des milliers de conaissances brouillées. Celles d'un jeune homme. Au centre de l'esprit d'Ellis, enchainé aux murs infinis de sa conscience, un monstre aux deux visages tente de se libérer. Il cherche une clef pour se libérer, une clé qu'il nomme " réponse" mais dont la forme - la question - lui échappe rageusement. Helena, fidèle à elle même se fait plus discrète qu'un coup de vent alors qu'elle s'approche lentement de la bête en notant dans sa mémoire tout les souvenirs, les points faibles et les expériences d'Ellis.
Ni lui, ni sa Force, la bête n'ont perçu son arrivée et son déplacement. Beaucoup de puissance mais trés peu d'entraînement. Un apprenti prometteur mais pas encore un apprenti. Lorsqu'elle passa sa main sur le poitrail du monstre, il se calma immédiatement. Coté bon, comme coté obscur. Il était toute ouîe. Helena soupira. Le boulot de Sith est parfois difficile.
La femme qui murmurait à l'oreille des esprits...
- La Vie est une question. Le Coté Obscur en est la réponse. Suis moi et tu en sauras plus. Suis l'apprentissage Sith et chaque pas sur notre voie sera une gorgée dans la fontaine du savoir.
Noir sur blanc. Le monde reprend ses droits. Quand Ellis se réveilla, s'il se réveilla, il ne put voir que le dos de la Seigneur Sith, qui disparaissait dans la forêt de Kashyyyk, à la poursuite de ses apprentis... -
Post n°20
Auteur : EllisIncompréhensible.
Lieu inconnu. Météo grandement défavorable. Un vent puissant rugissait sans interruption aucune, faisant voltiger des objets sans couleurs, sans forme, sans matière... Il soufflait dans tous les sens et aucuns à la fois. Une tornade figée. Un ouragan plus calme que le vide. Le tout compressé dans un lieu infiniment grand.
Incompréhensible donc.
Tout comme son arrivée. Les deux yeux de la sith qui semblaient l'envelopper, l'aspirer dans un tunnel psychédélique pour le faire, ensuite, s'écraser sur un sol froid et gris.
Il semblait au jeune garçon que cela faisait deux heures qu'il errait dans cet endroit. Luttant sans cesse contre ce souffle immatériel qui s'amusait avec lui. Ce ne fut que lorsqu'une de ces bourrasques le projeta au sol qu'il remarqua la présence de la femme. Cette femme. C'était elle qui l'avait emmené ici. Dans cet endroit pourri. Dans ce désert gris à la décoration aussi perplexe qu'improbable.
Il cria. Rien. Aucun son. A bien y réfléchir, il est vrai que même cette tempête incessante imposait son silence.
Non loin de la sith, il la vit. La fracture. Il la ressentit. Une vieille douleur qu'il avait oublié lui transperça la crâne. Une lance d'acier chauffée à blanc qui vous passe à travers le cerveau et vous fait fondre les yeux, brisant tous vos sens, et incrustant une force que vous ne pouvez pas maîtriser. Une force. la Force.
Ellis comprit enfin qu'il était au beau milieu de son esprit. La jeune femme du temple avait sûrement voulu le sonder. Elle ne se doutait peut-être pas qu'elle emmènerait le garçon avec elle.
Ainsi, c'était à ça que ressemblait son esprit. Intéressant. Désolant. Captivant. Déprimant.
Il s'assit. Observant l'avancée de cette intruse, la suivant dans son corps et son crâne. Elle s'approchait d'une chose qu'Ellis ne parvenait pas à discerner. Une forme spectrale, floue, indescriptible. Tantôt teintée de rouge, tantôt de bleu. Chacune étant dépassée par l'autre avant de revenir à la charge.
Elle posa une main sur la chose, qui stoppa tout mouvement.
- La Vie est une question. Le Coté Obscur en est la réponse. Suis moi et tu en sauras plus. Suis l'apprentissage Sith et chaque pas sur notre voie sera une gorgée dans la fontaine du savoir.
Après ses mots, la jeune femme sembla se dissiper. Comme un courant d'air, elle se déplaça sans même toucher le sol puis traversa la fracture.
Ellis se sentit à nouveau aspiré. Il se laissa aller vers la fracture, ne se retournant qu'une fois pour jeter un dernier coup d'oeil à cette créature...
Lorsqu'il rouvrit les yeux. il était de retour dans son corps.
- Le coté obscur est la réponse ? Nous contenons la réponse. Cette femme connait la réponse sur le corps. Je dois la suivre. Le corps doit d'abord se relever. Effectivement, nous sommes allongés sur la parvis du temple.
Ellis se releva sans peine, bien qu'un peu pâteux. Il aperçut la silhouette de son ex-interlocutrice s'engager dans la forêt et s'empressa de la suivre. Au bout de quelques pas, il était quasiment à coté d'elle.
- J'étais dans mon esprit. Nous vous avons vu. Quelle était cette chose dans le corps ? La réponse ? Nous voulons savoir. Le corps doit savoir. Je vous suis pour savoir.
Fermant enfin son clapet, sans même attendre de réponse, le jeune garçon emboîta le pas de la femme à la belle promesse et ils s'enfoncèrent plus profondément encore dans la forêt de Kashyyyk... -
Post n°21
Auteur : KovarnCe camp abandonné était vivant.
Oui, vivant. Il avait un cœur, discret et essoufflé, mais encore là malgré la végétation touffue et la pression du sentiment d'abandon qui régnait sur les lieux. Helena percevait son battement et la partie féminine de son être en souffrait grandement. Etait-ce le battement de Korel son mari, l'ancien responsable du camp, celui de Kovarn, qui y avait vécu une partie de son enfance, ou encore celui des archives Siths, transcendées de Force ?
Le camp était le cœur qui battait, la forêt rien d'autre que le poumon qui respirait. Silencieuse, Helena commença à se mouvoir entre les ruines, à demi agenouillée, ramassant de çi de là des morceaux de parchemins en cendres ou les reliefs d'un corps humain.
Il y a moins d'une quinquennat les Seigneurs Omega et Kovarn, encore jeune apprenti était venu içi et avait s'était battu contre des wookies pour tenter de sauver un parchemin, ce qui avait amené à la destruction du camp et l'éventration du Cathar.
Aujourd'hui la boucle était bouclée.
Ces souvenirs douloureux chassèrent ceux de Noveen et du reste de son ancienne vie de sa tête et la Seigneur Sith se remit ainsi à pratiquer le stoïcisme qui faisait sa singularité. Ses apprentis cherchaient eux aussi, et dieu sait si la Force aide, mais le camp n'était pas si grand et aucune archive n'était encore en vue. Lorsque Helena arrêta ses recherches, c'était pour une autre raison. En effet, les broussailles s'étaient ouvertes subitement et en quelques secondes, le petit groupe de Siths se retrouva encerclé par une douzaine de brigands. Depuis que Dark'An Zeluss avait abandonné Kashyyyk, après l'avoir transformé en poubelle planétaire, la misère était devenue monnaie courante, et wookies comme autres races s'était rapidement retrouvés sur les routes, baluchon en main, en proie à une guerre des gangs, aux interventions musclées de l'Empire qui amenait son lot de dommages collatéraux et qui ne faisait que faire basculer la paisible fôret de Kashyyyk en un monde mis à feu et à sang par l'économie stupide de l'Empire et surtout le Sénateur stupide qui s'était récemment reçu une décharge dans la rate.
Les douze salopards semblaient venir de la classe la plus basse de la Galaxie, vêtu de haillons ou pas, leur visages crasseux taillés à la serpe n'étaient qu'une niche pour les regards jaloux qu'ils lançaient sur les bures des Apprentis et des regards lubriques dont ils caressaient violemment Helena et Anathia. Leurs armes étaient très primitives, quelques branches sommairement taillées et bien lourdes, des sortes de gourdins tranchants qui était loin des bokken avec lesquels s'entrainaient les Siths.
Drizt possédait la lame qu'Helena lui avait donné pour son premier combat au Temple et Anathia, apprentie depuis six mois, avait appris à se promener avec des vibrodagues de lancers et portait un sabrolaser d'entrainement à la ceinture. Quand à Helena, elle avait son bon vieux sabre dans les recoins de sa bure mais n'en avait absolument pas besoin contre des brigands de la sorte. Ellis était donc le plus vulnérable. Mais hélas, les heures passées à se nourrir de cadavres humains ou animaux et à marcher dans la boue en ployant le crâne sous les whoysr avait usés la logique des assaillants qui s'en prirent d'abord aux jeunes femmes puis aux hommes sans aucune organisation.
Trois d'entre eux sautèrent sur la mi-Cathar qui, un étrange sourire aux lèvres, changea son port de cheveux d'épaules et appela les brigands d'un hochement de tête mutin. Le premier d'entre eux, sa lame à la main se jeta sur Helena mais celle-ci ne lui accorda pas l'honneur d'un combat. Au moment où il arriva à porter de bras et armait le sien pour lui porter un coup, elle décocha une superbe droite dans la machoire du pauvre homme qui tomba à terre en avalant durement un mélange de son sang, de ses dents et de quelques bouts de ses amygdales et de sa peau. Grâce à son talon, la Sith enfonça la glotte du brigand sur sa trachée et ce dernier mourut d'asphyxie sans la considération de personne. En effet, la mère de Kovarn s'était déjà décalé d'un pas, avait évité avec souplesse l'assaut grossier d'un autre brigand et venait de lui sonner les cloches avec la pointure de ses bottes. Avec grâce, elle lui subtilisa doucement son arme, décocha un coup de coude dans l'oeil du troisième homme pour le maintenir à portée et découpa méthodiquement la gorge du second brigand. Coupés net, les liens entre le crâne et le squelette de l'homme ne purent empêcher ces deux derniers de tomber lourdement à quelques temps d'intervalle.
Helena se battait au rythme de la pulsation du camp. En deux temps, elle en eut terminé avec son troisième homme et se retourna pour renvoyer le sang collé dans ses cheveux et observer le combat de ses apprentis.
Ses apprentis. Avaient ils déjà compris qu'elle ne pouvait avoir qu'un apprenti et qu'il faudrait que l'un d'entre eux se montre le meilleur pour être l'heureux élu ? Savaient ils à quel point la concurrence Sith est rude ?
Le combat servirait de test. -
Post n°22
Auteur : EllisLe petit groupe avait atteint une sorte de camp. Enfin, ce qu'il en restait. Ce qui n'était pas brûlé s'était effondré ou avait été explosé de diverses manières. En tout cas, celui ou ceux qui ont fait le ménage ici n'ont pas fait dans la dentelle. La sith se promena doucement dans les décombres en ramassant divers objets, dont Ellis ne se préoccupait pas, qu'elle jetait quasiment immédiatement après. A vrai dire, il ne se préoccupait pas de grand chose, même pas des deux autres personnes qui les accompagnaient.
Il se joignit tout de même au groupe. Peut-être la réponse était-elle ici. C'était peu probable. Mais la femme à la belle promesse ne l'aurait sûrement pas emmené ici pour rien. Quoique...
Mais ce n'était pas le moment de réfléchir à ça, compte tenu du fait que le quatuor s'était fait encerclé par douze grands guerr... Douze grands hom... Douze grands... Douze clodos affamés, débraillés, sales et quelque peu puants. Leurs armes plus que primitives laissèrent Ellis dans le stoïcisme le plus total. Normal, étant donné que la personne le plus puissante dans les alentours, Helena, en était emplie.
Bien que les... assaillants, pour dire ça poliment, attaquèrent en premier lieu les deux femmes, et sûrement, les deux personnes les plus puissantes de leur petit groupe, le jeune garçon n'eut pas vraiment le temps de profiter du spectacle qu'offrait la sith en exécutant proprement chacun de ses adversaires. En effet, trois de ces ignobles rats lui fonçaient dessus tête baissée...
Que la vie peut-être dure lorsqu'on est pauvre et affamé ! Je n'ai pu mangé qu'une seule fois ces 23 derniers jours. Et le repas n'était pas terrible. Même les autres n'ont pas aimé. Sauf peut-être Boyle. Mais je l'ai toujours trouvé bizarre. Comment peut-on apprécier de dévorer la jambe gangrénée d'un homme ? La faim lui a sûrement vrillée le cerveau... J'aurais préféré devenir comme lui avant aujourd'hui. Non mais quelle idée aussi ! Ah, je sens que ça arrive...
Tiens ? Maman ? Papa ? Espèce de salaud, lâche-la tout de suite ! Oh, c'est la navette de transport où j'ai rencontré Luminya ! Je me souviens, on allait sur Kashyyyk avec maman... Là, c'est notre nouvelle maison. Un peu petite mais bien agencée. Hum... Cette lune me rappelle quelque chose... Oui ! C'était mon premier rendez-vous avec Luminya ! Quel stress j'avais ! Regardez-moi ça, on dirait un enfant devant son cadeau d'anniversaire. J'ai été ridicule ce soir là. Je me demande ce qui lui a plu chez moi... Ah, ça c'est notre mariage. J'avais réussi à faire venir un orchestre de jazz. Des Biths. Ils ont été supers. Et chers. Très chers. Trop chers. Voilà, Luminya me quitte, emportant avec elle nos deux enfants. Quelques jours après, c'est maman qui part. Je suppose qu'elle est mieux là où elle est. Les huissiers pour la maison. Les avocats pour le divorce. Les mafieux pour le boulot. La fuite de tout ça. De tous ces problèmes. La rencontre avec Boyle et les autres dans les profondeurs de la forêt. La solitude. La faim. La déchéance. La folie. La rage. La mort. Puis nous trouvons ce camp. Puis nous trouvons ces gens. Nous les attaquons. Nous périssons.
Ainsi, c'est vrai. Nous voyons bien défiler notre vie avant de mourir. Bah, c'est toujours mieux que celle de quelqu'un d'autre. Tiens ? Tu es là maman ? Quel plaisir de te revoir...
Le pieu de bois s'enfonça aisément dans le cou du dernier des trois hommes qui l'avaient attaqués. Ellis s'en était plutôt bien sorti. Il avait réussi à esquiver les attaques san trop de mal. Le calme qui émanait de la sith et les réflexes de son entrainement avec Sol-Kani lui avaient été fort utiles dans cette situation, bien que ses vêtements fussent été déchirés pas endroit. C'est vachement dangereux un pieu de bois en fait.
Tout s'était déroulé rapidement, les mouvements étaient à la fois fluide et sec. Comme un tango. Mais avec trois malades fous furieux qui cherchaient à le tuer.
Un pas de coté. un coup de poing dans les côtes. Son bras mécanique aidant à la casse de quelques unes d'entre elles. Un petit saut en arrière. Son haut qui se déchire, pas assez rapide. Un roulade sur la gauche. Un coup de pied qui assomme le premier.
Ils ont faim. Ils n'ont pas mangés depuis des jours. Ou alors c'était pourri. Ils sont assez faibles de constitution.
Les deux autres approchent rapidement. Ellis ramasse le pieu de bois. Un nouveau pas de coté. Il plante le pieu dans l'estomac de son agresseur. L'autre arrive. Pas assez de temps. Le gourdin lui frappe le crâne. Il roule sur dans la poussière, les cendres et les débris. Il se relève juste à temps. Nouvelle roulade, volontaire cette fois. Il ramasse un pavé qu'il jette au visage de l'homme au gourdin. Ce dernier l'esquive mais frappe à l'aveuglette. Ellis parvient à se glisser derrière lui et lui enfonce le morceau de branche taillé dans la chair du mollet. Il tombe à genou...
Un nouveau coup entre les omoplates coupe momentanément la respiration au jeune garçon. L'assommé s'est réveillé. Une seconde pour reprendre son souffle. Deux pour pivoter. Trois pour orner le cou de l'homme d'une belle entaille sanguinolente. Tandis qu'il s'effondre dans un sable rougi par le combat, Ellis achève le dernier en creusant sa nuque avec le pieu.
Un léger filet de sang coulait encore, délicatement, le long du visage du garçon lorsqu'il leva les yeux afin de contempler le carnage. Superbe chef-d'oeuvre de cruauté et de sauvagerie, réalisé conjointement avec les trois autres membres du groupe.
Toujours aussi serein, copie émotionnelle d'Helena, il croisa le regard de celle-ci, comme une poupée qui observe un humain. Vide et froid...
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Post n°23
Auteur : DriztAlors que j'observais le camp, enfin, ce qui l'en restait, j'entendis le pas de nouveaux visiteurs derrière nous. Je me retournais vivement, près à attaquer. Je fus très surpris de voir que mon maître et l'autre énergumène de tout à l'heure nous avaient rattrapé et qu'ils se tenaient devant nous. Alors qu'il nous avait fallu plusieurs heures pour traverser la jungle et ses multiples dangers et arriver au camp, eux y étaient parvenus bien plus rapidement. Anathia fut tout autant étonné de les voir. Ils venaient nous donner un coup de main. Visiblement, le garçon, un peu étrange, était devenu notre allié. Ou alors, il avait besoin de quelque chose. Enfin bref, il suivait mon nouveau maître.
Nous commencèrent donc les recherches, déambulant dans les restes du campement, trouvant par ci par là quelques morceaux de parchemins qui furent autrefois un gros tas de paperasse très précieux. A présent, ces quelques bouts de papier ne valaient pas grand chose, à mes yeux. Ce pourquoi je devinais que cette mission était plutôt un test qu'un véritable objectif. Mais quelqu'un, non, plusieurs personnes vinrent perturber cet exercice ou, au contraire, le pimenter un peu. Sortant des buissons, douze hommes apparurent devant nous, en arc de cercle. je devinais que leurs intentions n'étaient pas amicales. Ils ne ressemblaient...pas à grand chose. Portant des vêtements déchirés de toutes parts, tenant fermement des bouts de bois qu'ils devaient utiliser comme des massues. En voyant le regard envieux de ses hommes, j'eus la curieuse envie de les faire souffrir. Le sentiment sadique se répandit en moi comme un torrent déchaîné. Une véritable impulsion qui obnubila mon cerveau.
Fort heureusement, j'eus le loisir de pouvoir étancher ma soif dans le sang des brigands. Nous étions quatre, enfin, trois si on oubliait ne nouveau venu. Les barbares se jetèrent d'abord sur mon maître et sur Anathia, les jugeant peut être plus faible. Bien mal leur en en pris. La Sith attendit sagement les trois hommes qui se précipitaient sur elle et décocha une monstrueuse droite qui fit tomber à terre le premier. Elle l'acheva en lui écrasant la gorge. Le deuxième tenta une attaque frontal avec son lourd gourdin qu'esquiva avec grâce et agilité mon maître. Elle contre-attaqua avec la pointe de ses bottes, tout en le privant de son arme et en envoyant valser son coude dans le crâne du troisième homme. Elle se mit alors à lacérer le cou de son adversaire comme l'on coupe un bon gigot.
Pendant que la Sith poursuivait dans cette lancée violente et foudroyante, deux hommes s'en prirent à moi. Le reste s'occupait déjà de la furie qu'était Anathia et du mystérieux inconnu qui combattait comme un diable. Je les attendis de pied ferme, prêt à en découdre. Lorsqu'il furent à porter, je me laissais tomber au sol, exécutais une balayette au plus rapide qui s'effondra par terre. Il se redressa mais mes jambes vinrent se placer entre son cou. Je serrais de toute mes forces, lui brisant les os avant de le lâcher et de revenir tout aussi rapidement les pieds joints pour frapper mon adversaire qui s'effondra dans le sol. Je me relevais rapidement en esquivant de justesse l'assaut du second. Sa massue fendit l'air plusieurs fois avant de me frapper durement les côtes. Alors qu'il allait me fracasser la boite crânienne avec son bout de bois, je bloquais l'arme et lui assénais un coup de genoux dans la partie sensible. Le pauvre homme hurla tandis que je portais une droite dans son estomac avant de le mitrailler de coup sur toutes les zones de son corps. Je finissais par lui envoyer mon pied gauche sur la mâchoire et il vacilla , avant de reculer et de cracher son sang. Il était plutôt costaud. Je me souvenais alors que je portais toujours le wakisashi que m'avait donné mon maître lors de mon combat contre Khalen. Je dégainais donc l'arme et attendis une nouvelle fois le brigand. L'attente ne fut pas longue. L'homme était furieux et je voyais dans ses yeux qu'ils voulaient me faire subir ce que je lui avais fait subir. Il se jeta sur moi dans l'espoir de me tuer. Je ne lui laissais pas cette chance. D'un geste rapide et précis, je sautais et lui plantais le sabre dans la base de son coup. La lame s'enfonça jusqu'à son coeur et il mourut en quelques secondes.
Je soufflais un peu avant d'avancer vers le troisième et dernier homme. En effet, tous mes compagnons avait triompher de leurs adversaires. L'homme ne paraissait nullement gêné de la mort des ses collègues ou alors ne le montrait pas. Il dardait sur moi son regard sauvage. Quelques pas seulement et je l'aurais rejoint.
Un pas.
Je ne le quittais pas des yeux, mon sabre était abaissée vers le sol dans la position qui me plaisait. Il leva sa massue et attendit.
Deux pas.
Je levais mon sabre pour placer sa pointe vers mon adversaire. Il ne bougeait pas.
Trois pas.
Je me jetais sur lui et ma lame fendit l'air maintes fois. Il bloqua presque tous les assauts avant de riposter en m'assénant non pas le bout de son arme mais le "pommeau". Le coup me déstabilisa et il en profita pour poursuivre avec plus coups portés sur ma cage thoracique. La douleur se propagea bientôt dans tout mon corps et de ma bouche commença à couler le liquide rougeâtre qui nous permettait de vivre. Je vis la massue s'élever une dernière fois dans les airs. Je la vis s'effondrer sur moi. Je ne pouvais rien faire. Rien. Rien. Si ! Je pouvais ! Je pouvais !
La Force afflua en moi comme une violente tempête. Je la projetais contre la massue. L'arme, emporter par son élan en plus de la Force, s'écrasa sur le crâne du brigand qui s'effondra dans la poussière, raide mort. -
Post n°24
Auteur : KovarnL'homme se retint difficilement de ne pas tousser. Une tâche ardue au vu de la quantité de poussière qui avait élue son gosier comme nouveau logis. Grâce aux immenses feuilles relatives aux immenses arbres de la fôret, il réussit à regagner sa dignité de Duro grâce à une certaine propreté apparente et se baissa derrière une énorme branche pour observer la scène. Aucun des quatre porte-pognons n'était mort mais l'un d'entre eux avait été bien secoué et la plus jeune des deux femmes avait toute la partie gauche de son corps ensanglanté, aprés avoir du mordre longuemment et violemment la clavicule d'un brigand pour se défaire de son étreinte. Elle était d'ailleurs encore en train de cracher du sang et des morceaux de chair.
L'homme se retint difficilement de ne pas tousser. Tout son être tremblait. La femme qui combattait avec la grâce d'une lionne et la force d'un rouleau compresseur le regardait fixement. Mais par tous les dieux, il était bien à trente mètres du combat et était un véritable souffle de vent, le maître de la discrétion. Comment faisait elle pour le regarder avec ce sourire narquois alors qu'il était à demi adossé à une branche d'arbre et tenait dans sa main un fusil Sniper DC-15x.
Un éclat de détermination brillait encore en lui. Aprés tout n'était il pas Cad Hood, la terreur de ces bois ? N'était il pas l'homme qui avait fait le plus de bruit aprés la disparition de Zeluss, l'homme qui avait anéanti le gang brigand de St-Andreas ? Ses hommes étaient peut être des mauviettes mais lui était loin de la portée d'une quelquonque femelle, même avec des yeux plus puissants que ceux d'un aigle. Aprés avoir longuement inspiré, il se releva, soutint le regard de la pauvre femme - qui ne pouvait rien faire de là ou elle était alors pourquoi avait il peur à ce point - et braqua son arme vers elle. En ancien sniper expérimenté, il porta la lunette à ses yeux, suivit la réaction d'Helena - une moue dédaigneuse et un pas en arrière- et porta ses doigts vers sa gâchette.
Elle avait tiré une arme. Un sabrolaser de Jedi. Des Siths, c'était des Siths ! L'émotion ne perturba pas le brigand qui appuya violemment sur la gâchette. Le tir était sec mais bien précis et la décharge frappa Helena en plein crâne. Comme au ralenti, elle tomba lourdement en arrière une rose de sang sur le front et s'écroula loudement au sol, son arme encore allumée à la main. Laissant enfin la panique s'extérioriser, le brigand prit quelques secondes pour déballer son paquet d'injures et vociférer puis sortit ses dagues de lançers energétiques qu'il accrocha à son poignet. De quoi se défendre rapidement si quelqu'un s'approchait en évitant son viseur.
La dénommé Anathia avait déja fait un bond en arrière et, vu le talent qu'elle démontrait en combat, il s'occupa d'elle en premier.
Le viseur s'aprochait, il caressa la gâchette du bout des doigts... -
Post n°25
Auteur : EllisEllis n'avait rien vu venir. Il comprit en même temps que les autres lorsque le claquement sec du métal du chien contre le métal de l'amorce retentit. Comme tout réflexe, il n'eut qu'un clignement de paupière avant de voir un geyser de sang jaillir du front de la sith. Elle avait quand même eut le temps de sortir son sabre. Super utile maintenant que son cerveau était devenu une espèce de mélasse gélatineuse dégoulinante de sang et qu'il prenait l'air. Si avec ça, elle n'était pas plus ouverte d'esprit...
La jeune fille qui les accompagnaient fit un bond en arrière. Soit c'était son réflexe à elle, fort inutile d'ailleurs puisque personne, hormis Helena avant de se voir obligée de s'aérer les idées, ne savait où se trouvait ce foutu tireur, soit elle avait sentit quelque chose. Grâce à son instinct. Ou la Force.
La Force ! Elle avait sentit quelque chose ! Le jeune garçon, entraîné à la fois par le stress du tireur et l'énergie d'Anathia, se jeta sur elle le plus rapidement qu'il put. Il aurait été mieux que tout se passe bien mais bon, quand un tireur embusqué arrive à se farcir une cible comme un seigneur sith, on ne s'étonne pas d'avoir une main métallique qui explose lorsqu'un laser la frappe de plein fouet, atomisant au passage un quelconque morceau de bois qu'elle pourrait tenir. Pas le temps de s'en préoccuper. Il avait vu juste, la jeune fille n'était pas au mieux de sa forme et elle était la plus puissante des survivants, donc la cible prioritaire.
Ils roulèrent sur deux bons mètres avant de se barricader derrière un reste de cabane brulée. Cela ne les protègerai pas longtemps mais, au moins, le tireur devrait utiliser plusieurs munitions avant d'en avoir un. Techniquement...
- Mais qu'est-ce que tu fous !?
- Je fais en sorte qu'on vive. Nous savons que tu es la plus puissante de nous trois. Le corps sait que tu auras besoin de lui autant qu'il a besoin de toi. Tu as une arme ?
- Oui, je... Seulement mon sabre d'entraînement. Rien pour la distance !
- Tu sais renvoyer les tirs de laser ? Nous avons une idée. Le corps propose de fuir vers la forêt, en direction du temple pendant que la jeune fille assurera nos arrières en renvoyant les rayons. Qu'en penses-tu ?
- Cela fait seulement 6 mois que je suis apprenti d'Helena. Je sais les dévier, pas les renvoyer !
- Ca suffira. Peut-être.
Chaque phrase était ponctué d'un tir, éventrant à chaque salve une planche de bois de leur abri plus que précaire. Les rafales suivantes ne semblèrent pas dirigées contre eux. Ils avaient perdus de vue l'autre garçon mais vu que le sniper continuait de tirer, ça voulait dire qu'il était en vie. Ou alors ce foutu tireur aimait s'acharner sur un cadavre. Ce qui serait probable.
- Attends ! Le sabre laser de mon maître !
- Laisse-le, l'autre en aura sûrement besoin. Les corps doivent fuir. C'est quand nous voulons.
Une chance que la jeune fille ne soit pas encline à la panique. Ou bien Ellis n'aurait pas fait long feu. Ne restait plus qu'à sortir de ce merdier sans perdre une autre main... -
Post n°26
Auteur : DriztÉtrange. Étrange que la vie puisse être aussi longue et la mort aussi brève. La vie est un long chemin parsemé d'embûches. La mort n'est que le bout de ce chemin. Alors que nous pouvons rester longtemps sur ce chemin, nous ne sommes arrivés qu'à un bref moment: la mort. La mort n'est que le dernier souffle d'une longue respiration. La mort est facile, rapide. La vie est longue, difficile. Et c'est cela qui rend la vie infiniment plus belle que la mort. Nous n'avons rien à envier à la mort, elle n'est rien. Nous avons tout à envier à la vie, elle est tout. La mort est cependant essentielle dans le tout que forme le monde. Il faut bien arriver au bout du chemin un jour. Car si la mort n'existait pas, la vie n'aurait pas raison d'être, et sombrerait à son tour dans le néant. Il en est de même pour le malheur et le bonheur, le bien et le mal. Le malheur est essentiel. Si le malheur n'existait pas, le bonheur non plus. Si le mal n'existait pas, le bien non plus. La vie serait vide, dénuée de sens. Nous serions condamnés à vivre dans un monde parfait, ce qui ne serait pas une vie.
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Telles furent mes réflexions alors que des gerbes de sang coulaient le long du crâne troué du cadavre qui fut, il y a quelques secondes à peine, mon maître. Je regardais sans rien faire son corps s'effondrer au sol dans un mélange de liquide vermillon et de boue.
Tout se passa ensuite très vite dans mon cerveau. Nous étions les cibles d'un tireur d'élite qui se trouvait quelque part aux alentours, prêt à appuyer sur la gâchette, peut être même la croix de sa lunette pointée sur l'une de nos têtes. Était-ce une simple déduction ? Non, c'était plus fort que ça, comme si quelque chose m'avertissait au plus profond de moi. Mon instinct ? La Force ? En tout cas, le message était clair. Je me jetais au sol alors qu'un second tir se faisait entendre. J'entendis alors le bruit caractéristique du métal contre le métal. Le laser avait dû toucher quelque chose en fer...Je ne restais pas là sans rien faire. Je rampais jusqu'à me cacher dans le creux d'un fossé, créé par des mouvements de terrains sans doute. Je m'y allongeais et attendais. J'entendis six autres tirs, que je devinais dirigés vers Anathia ou l'autre garçon. Je levais lentement la tête de mon abri et les vit tous deux cacher derrière les restes d'une cabane. Eux ne semblaient pas m'avoir vu.
Un peu plus et le septième tir était pour moi. Le laser toucha le sol quelques millimètres devant moi, soulevant un peu de terre. Je baissais aussitôt la tête, vérifiais que j'étais bien à couvert avant de souffler. J'entendis alors le bruit de la course de mes deux camarades. Je devinais qu'ils tentaient de retourner au Temple. J'attendis quelques minutes pendant lesquelles un long silence enveloppa le camp. Je me relevais alors timidement, juste à temps pour voir un silhouette à travers les broussailles, à environ une centaine de mètres de notre dernier emplacement. Il avait dû voir la manœuvre des deux autres apprentis et s'être lancé à leur poursuite. J'approchais du cadavre d'Helena. Elle tenait encore son sabre laser dans sa main droite, même si il ne lui avait pas servis à grand chose. J'hésitais. Finalement, je ramassais l'arme, appuyait sur l'un des boutons. Coup de chance, la lame laser s'éteignit. Je refermais solidement ma main sur le pommeau avant de me lancer aux trousses du tireur d'élite...
EDIT BY OMEGA: Merci de ne pas ecrire en aussi gros la prochaine fois.