Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Sion Kumitomo

    Le passé. Ce fantôme, se languissant du regret, toujours derrière nous, à nous hanter, jugeant sans pitié nos faits et gestes. Qu’en faire ? L’oublier ? Ce sera renier une partie de nous-même, ou renier une partie d’un tout. Priver un élément de son contexte, nécessaire à sa compréhension. Parfois, le passé laissait un doux souvenir, nostalgique et savoureux, dans votre tête. Quelque chose que l’on aimait à se remémorer. Un long été ensoleillé, un heureux événement, une soirée réussie, un accomplissement… Y penser réchauffait notre cœur et notre esprit avec bienveillance. D’autre fois, malheureusement, le passé pouvait avoir ce goût amer, aigri, acide même. Quelque chose que l’on aurait préféré oublier, envers et contre tout. Le laisser dans sa prison de l’esprit, ne jamais faire ce mea culpa mental, nécessaire pour que l’on puisse se sentir en paix avec soi-même. Ces mauvais souvenirs, ce passé difficile, ne nous lâchait jamais. Bien plus dur à encaisser, plus ardu à digérer que le reste. Il tournait et retournait sans cesse, ne laissant aucun répit.

    Kamino, cette magnifique planète, toute bleue, faisait état d’un ce genre de passé difficile, tel qu’un humain pourrait le percevoir. Elle trainait avec lassitude ce boulet, digne d’un vieux bagne. Touchée par une violente guerre, frappée par une crise économique planétaire résultant de pratiques douteuses, elle avait du mal à se relever de ses profondes blessures, blessures qui mettaient du temps à guérir et ce, dans tous les esprits. J’étais arrivé, il y a plusieurs mois maintenant, presque une année, à la tête de cette mine d’or. Une mine d’or entièrement recouverte d’une épaisse couche de poussière qui cachait sa brillance aux yeux des étrangers. Je m’étais fixé cet objectif, arriver à insuffler une nouvelle vie à Kamino et une nouvelle jeunesse à ses habitants lassés par tant de malheurs. Peut-être avais-je mal évalué l’ampleur de la tâche que je m’étais fixée alors que j’entrevoyais, au fur et à mesure de mes recherches, toute l’étendue des difficultés auxquelles je m’étais présentement attaqué. Mais c’est avec une fougue, peu commune à une personne à l’aube de la cinquantaine, que j’attrapais à bras le corps cette masse inerte de problèmes, avec le but de les déposer bien sagement dans le puit sans fond de l’oubli et du mépris.

    Désastres environnementaux, plaies profondes laissées par la guerre dans les cœurs des habitants, gestion désastreuse d’une riche économie, éloignement géographique agissant comme barrière antisociale, etc. La liste non exhaustive que j’établissais mentalement ne cessait de grandir, à mon plus grand désespoir. Mais le fameux adage me permettait de relativiser. « Il n’existe aucun problème, seulement des solutions ». Il se trouvait que j’allais en avoir un farouche besoin, de solutions. La compétence limitée des fonctionnaires étatiques me rendait perplexe quand à leur nomination. Un problème de plus. La solution, elle, s’imposait avec facilité ici.

    Il était temps de prendre les décisions nécessaires. D’abord, je me devais d’établir une feuille de route, un plan d’action, appelez cela comme vous le souhaitez. Ensuite, les négociations avec les ministres. Enfin, l’action, la vraie. Déplacements, rencontres, promulgations. La situation exigeait des réponses rapides et ciblées.
    La situation économique devait être arrangée. Nous ne pourrions espérer aucune échappatoire possible sans rehausser la santé économique de la planète. Ma planète. Une nouvelle politique de taxation sera mise en place. Certes, c’était une solution très peu populaire mais actuellement nécessaire. Si besoin, j’effectuerai une allocution télévisée. Un changement de politique extérieur. Fini l’autarcie, fini le repli sur nous-même. Nous serons ouverts sur l’extérieur. Et ici, principalement, j’entends ouvert aux potentiels investisseurs. Je compte utiliser, si le projet est effectivement annoncé comme viable, un groupement d’investisseurs privés pour financer une reprise progressive mais intensive du clonage. L’ouverture, également, de zones économiques spéciales bénéficiant d’une taxation différenciée et d’aides subventionnés pendant la première année lors de l’installation d’entreprises, ou de filiales, intergalactiques. Aussi, le projet de création d’une banque de prêt, sous une forme de bons du trésor inversé avait été proposé. Ceci permettrait d’engranger les bénéfices liés aux intérêts des remboursements. Ici, une cliente aussi bien professionnelle que particulière était visée. Il était temps d’améliorer la qualité administrative de cette planète embourbée par des personnes mal corrompues. Celles-ci, résurgence des Sénateurs précédents, occupaient des places qu’il était temps de libérer. Une politique d’épuration serait également proposée.

    J’attendais de ces mesures, et des suivantes, des résultats concrets sur ma politique économique et des retombées positives dans les caisses kaminoannes. Voici le début d’un périple qui promettait d’être plus un marathon qu’un sprint. Ténacité et endurance devrons être mes principales qualités dans les moins à venir, peut-être même des années même si j’en espérais ardemment le contraire. La mine d’or kaminoanne brillera à nouveau !

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Sion Kumitomo

      La salle de réunion était vide. Vide de toute personne, vide de tout bruit. Celle-ci obéissait aux règles d’architecture kamioannes. Elle se trouvait dans une zone dédiée aux institutions administratives et gouvernementales, périmètre gardé sous surveillance rapproché par les autorités en témoigne les soldats, immobiles, postés à intervalles réguliers. Chaque mètre carré de cette zone était sous surveillance permanente ce qui permettait de garantir la sécurité des fonctionnaires et dignitaires qui ne sauraient être inquiétés dans l’exercice de leur fonction. Cette sécurité pouvait éventuellement apparaître comme renforcée et c’était présentement le cas suite aux aventures de Valiant qui, avec une facilité déconcertante, avait réussi à pénétrer dans l’office sénatorial pourtant consciencieusement gardé.
      La salle de réunion était une pièce rectangulaire et relativement grande, capable d’accueillir une bonne trentaine de personnes afin d’assurer parfaitement sa fonction. A l’image de la majorité des pièces de cette zone, elle était d’un blanc éclatant que la lumière drue exacerbait, éblouissant pour l’œil étranger. Au milieu de celle-ci trônait une longue table, en bois, entourée de nombreuses chaises en cuir, toutes plus confortables les unes que les autres. Derrière l’un des sièges situés au bout de cette table se trouvait un grand écran, utile pour les démonstrations, les projections de cartes par exemple ou encore, dans la majorité des cas, lors de visio-conférences.

      Il restait encore une demi-heure avant la réunion que j’avais prévu aujourd’hui. Je profitais du calme, jetant parfois un regard vers la porte comme pour m’assurer de ma tranquillité, pour ressasser une énième fois les différents points que je souhaitais aborder aujourd’hui. A vrai dire, il n’y en avait pas tant que ça. Seulement un et pas des moindres : le clonage. J’avais fait cette promesse de campagne depuis de longs mois déjà et il était temps de mettre l’engrenage place. Pour cela, avant d’amener cela à l’étape décisive du vote au Sénat, je devais proposer un projet sans imperfection. Un projet qui, une fois à la connaissance de tous, ne saurait voir sa logique remise en question. Et, avant d’essayer d’arriver à n’importe quel vote, il était nécessaire que j’ai l’exécutif kaminoan dans mon dos, que j’ai son soutien. Et c’était le but précis de cette réunion aujourd’hui.
      Nous étions en fin d’après-midi, horaire choisie pour ne pas déranger le travail quotidien de chacun qui me fut pourtant reprochée comme « heure supplémentaire ». J’avais balayé cette remarque avec dédain rétorquant, sur un ton que n’avait laissé aucune place à la rébellion « la politique planétaire n’attend aucun horaire. Vous êtes prêt à y prendre part ou bien voir votre position remise en question ». Le sacrifice, beaucoup devait encore l’apprendre. Je n’étais pas devenu Sénateur grâce à une prière vaudou stupide. Les sacrifices étaient une partie de notre travail que nous devions honorer. Toutefois, chaque sacrifice que j’ai pu effectuer avait été prévu dans un but précis. « On n’a rien sans rien » et c’était le cas pour mes intérêts.
      Coup d’œil vers la porte. Rien. Personne et encore moins d’éventuel ex-général qui viendrait importuner mes pensées. En voilà un qui méritait sa position actuelle.

      L’écran derrière moi était éteint, et le resterait. Pas besoin d’images aujourd’hui. J’étais assis sur ce siège, profitant d’une position idéale sur une table vide. Arborant un costume neutre et élégant, les jambes croisées, une main sous le menton, je fixais le fond de la salle comme si celui-ci parviendrait à apporter une quelconque réponse à mes interrogations. N’ayant absolument pas vu l’avancement de l’heure, j’apercevais, au moyen de la longue vitre transparente longeant le couloir, les invités arrivant au compte goutte. Levé et posté à l’entrée, je les accueillais avec politesse jusqu’à temps que, comme prévu, tout le monde fut présent et prêt à entendre ce que j’avais à leur dire. Je pouvais sentir une légère impatience dans leur regard, due au fait que j’avais gardé le secret sur la raison de cette réunion. Simple manœuvre afin d’attiser la curiosité de chacun et ainsi m’assurer de leur venue. L’idée avait fait ses preuves encore une fois ce soir. Lentement, je revenais vers la place qui me revenait affichant un sourire chaleureux. Après tout, malgré la stupidité de certains, c’était des collègues et des soutiens potentiels. Normalement, la question du clonage allait de soit sur la planète mais mieux valait effectuer cette piqûre de rappel, avec bienveillance. Je repoussais la chaise derrière moi, à cheval les mains sur la table, fixant leur regard tour à tour. Tous les ministres étaient là ainsi que de hauts dignitaires et PDG d’entreprises.


      - Bonsoir à tous. Mes plus plates excuses pour ce dérangement inhabituel et tardif, comme l’on put me le faire remarquer certaines personnes ici présentes. – Plusieurs baissaient le regard. – Je n’avais aucune envie de vous détourner de votre important travail quotidien
      Je vous adresse une question, à tous, que pensez-vous de notre situation économique présentement ?.
      – Malgré leur position, personne n’osait prendre la parole. – Ce n’est pas ce que j’appelle une bonne santé, si ? Nous effectuons tous les efforts possibles à la conclusion d’accords bilatéraux, à la relance des entreprises kamioannes. Est-ce que cela suffit ? Non, pas du tout, enfin pas encore. Mais que manque-t-il à notre chère planète ? Qu’est-ce qui fait notre marque de fabrique ? La perfection. Oui, nous aimons la perfection, l’amour du travail plus que bien fait. Nous avons une réputation galactique concernant la fiabilité de notre marché. Mais… ce rayonnement s’est affaibli. Nous tombons peu à peu dans l’oubli. Il nous manque le projet qui faisait autrefois la différence. Vous commencez à entrevoir le but de notre rencontre aujourd’hui.
      En conséquence, la raison pour laquelle je vous ai réunis ici ce soir est simple mais constitue un noyau économique qui nous concerne tous : le clonage. Oui, vous m’avez déjà tous entendu en parler, durant ma campagne d’abord puis lors d’une interview Holonet rabattre, à qui voulait l’entendre, la nécessité de relancer notre fabrique. Oui ! Le symbole de la perfection kaminoanne, n’en déplaise à nos détracteurs jaloux. Il est maintenant temps, après plusieurs mois de mise en place, de lancer les hostilités si je puis dire. Nous nous connaissons tous, nous travaillons ensemble directement ou indirectement. Nous avons un poids, un poids qui nous pouvons utiliser.


      Ce n’était pas pour rien que, au détour de cette table, se trouvait un ex-directeur de recherche dans les laboratoires œuvrant dans l’industrie du clonage ou encore les responsables de deux entreprises spécialisées dans le marketing. L’idée ? Galvaniser la population. Et j’avais un moyen qui ne louperait pas.

      - Bien, trêve de bavardages. Que pensez-vous de notre situation actuelle ? Des informations ?

      Ce fut Paul Danton, que j’avais nommé au ministère du Commerce extérieur qui pris la parole, avec aise. J’avais ici trouvé la personne toute choisie pour occuper cette fonction, quelqu’un d’opaque. Il ne rendait des comptes qu’à moi grâce à son ancien réseau de relations qu’il mettait à profit de nos négociations.

      - Depuis l’arrêt du clonage, durant l’empire démocrate, il apparaît clairement sur les graphiques que notre santé économique s’est retrouvée amputée d’une puissance source de profits. – Je voyais Exare et le directeur de recherche acquiescer vigoureusement. – Cet arrêt n’a absolument pas tenu compte de notre planète. Leur décision unilatérale a été très mal vécue. Il est plus difficile, durant nos négociations, de mettre en avant notre perfectionnisme et la qualité de notre production principalement parce que… nous n’avons presque plus de production.

      Ledit directeur de recherche, un certain M. Yanka, mis en confiance par les paroles du ministre continuait :

      - Je vois que vous parlez de l’aspect économique et je ne peux vous en blâmer. Mais il y a d’autres aspects qui s’en sont trouvés amputés. La recherche. Depuis que nos laboratoires ainsi que nos ateliers ont été définitivement clos, nous accusons d’une régression d’un autre pilier de notre planète, une section de recherche autrefois efficace. Nous étions en avance de plusieurs années sur nos principaux concurrents. Maintenant, nous faisons piteusement état, je ne dirais pas d’un retard, mais d’une lenteur effarante ! Deuxièmement, l’aspect social…

      Coupant la parole du directeur, qui ne paraissait pas voir cette prise de parole d’un bon œil, Robin, ministre de l’Intérieur apportait la suite.

      - Excusez-moi Monsieur, l’aspect social me concerne. Effectivement, d’après les données que j’ai pu recevoir et retrouver, les usines employaient un nombre n’important de personnes occupant un vaste domaines d’emplois allant de la recherche – regard appuyé vers Yanka – mais également sur tout le personnel qui permettait un fonctionnement correct et une tenue irréprochable de nos usines. Nous avons vu nos finances accuser le coup du nombre de chômeurs affluant pour recevoir des aides afin de survivre, et je pèse ce dernier mot.

      Un silence s’installait dans la salle de réunion. Tous apercevaient que le clonage avait été stoppé abruptement, alors qu’il n’y avait probablement aucun consensus. Même si je n’étais pas sûr pour cette dernière option, depuis le temps passé et l’eau ayant coulé sous les ponts, je pourrais utiliser cet argument pour appuyer nos revendications. J’essayais de prévoir les réponses du Sénat. Un refus ? Une acceptation réglementée ? Sans doute. Que pourrait-il se passer en cas du refus du clonage ? Remettre en question la place de Kamino au sein de la République… Probablement et avec fermeté.

      Quelques paroles d’Henry, à la Recherche et au Développement, qui conclurait cette petite séance à mon sens :

      - Il est vrai que j’ai énormément de mal pour redresser l’activité en recherche et développement. Malgré le budget que vous m’avez accordé, M. le Sénateur et vous ministres ici présents, l’engouement n’existe plus. Il est difficile d’orienter notre population vers la recherche et encore plus d’avoir des chercheurs efficaces. Nous nous contentons d’une médiocrité inacceptable.

      Médiocrité inacceptable. Les mots du ministre Kalkronn résonnaient avec fracas, ouvrant une plaie qui ne s’était jamais réellement fermée. Les personnes ici présentes réalisaient la situation, médiocre. J’avais atteint mon but ce soir. A ma grande surprise, une dernière personne, un chercheur que j’avais également décidé de convier sur conseil d’Exare, pris la parole coupant de court à mes pensées.

      - Excusez-moi – commençait-il timidement. Il y un point de vue qui n’a pas encore été abordé ici. Le point de vue inverse. – L’assemblée se tournait en direction du chercheur, l’interrogation se lisant dans leurs regards. – Plusieurs arguments jouent en défaveur de votre cause, malgré la puissance économique que vous évoquez et, en tant que chercheur, je peux vous en parler en connaissance de cause. Que pensez-vous des vies que nous condamnons à vivre comme des esclaves ? Oui ! Les clones eux-mêmes, qui sont complètement inconscient de l’indécence dans laquelle ils vivent, inconscients de leur propre ignorance. Pouvons-nous nous abaisser à cela, nous membres de l’actuelle République ? Nous manipulons génétiquement sans nous soucier des retombées sociales. Regardez, l’affaire que vous, M. le Sénateur, connaissez bien plus que nous tous ici. Valiant. Un clone loupé. Que faire si nos créations prennent conscience de leur situation, si nos créations acquièrent ce qui leur manque cruellement, un esprit d’initiative, de réflexion ? Dramatiques conséquences que nous ne pouvons pas assumer. Mais…

      Je décidais de couper court à ses paroles, jetant un regard vers Exare, à moitié interrogateur et réprobateur. Que faisait-il ici ? Qui était cet énergumène perturbateur ? Qui que ce soit, il était temps que cela cesse et vite.

      - Monsieur. Je comprends tout à fait vos inquiétudes qui sont tout à fait fondées. Mais nous sommes perfectionnistes et nous apprenons de nos erreurs. Celles-ci appartiennent au passé et ne se reproduiront plus, je peux vous l’assurer. Nos méthodes ne consistent pas en la maltraitance, malgré vos dires. Je vous rappelle que vous n’êtes qu’un chercheur, vous travailliez donc en laboratoire, si je ne m’abuse. Que pouvez-vous donc affirmer sur les conditions de vie des clones ? Gardez vos états d’âmes et mesurez l’importance de vos propos en vérifiant leur véracité.

      Cet incident ne devait pas rester en suspens. Je continuais donc la suite de la réunion, chassant grâce à mes paroles, les idioties que venait de sortir cette personne.

      - Bien. Vous réalisez maintenant la situation. Vous comprenez les options qui s’offrent à nous et la nécessité plus qu’importante d’agir. Et dès la prochaine séance du Sénat, je compte faire inscrire cela à l’ordre du jour et défendre avec ardeur notre position. – Tous acquiesçaient avec gravité. – C’est pourquoi, afin de s’assurer les plus grandes chances de succès, car nous n’avons pas le droit à l’erreur, nous devons tous participer à l’effort. Je demande aux ministres concernés de me fournir les graphiques appuyant vos dires de ce soir. Ils sont très importants. N’hésitez pas à remonter dans le temps pour que l’on remarque facilement l’impact désastreux de cet arrêt. Vos recherches seront importantes.
      Enfin, dernière information et pas des moins importantes, je compte organiser la tenue d’un référendum concernant cette question. Il est évident que le support du peuple sera un argument de poids face au Sénat et aux récalcitrants. Nous devrons, dans les semaines à venir, concentrer nos efforts sur ce référendum.
      Enfin, avant de conclure cette réunion, mais j’y reviendrais en temps et en heure, nous sommes en négociation avec Metellos pour l’ouverture d’un nouveau marché. Les possibilités s’ouvrent à nous, mes chers amis ! Mais j’y reviendrais, je vous le promets.
      Je communiquerai à la sortie de cette réunion des informations spécifiques qui seront à mettre en place notamment à destinations de Mike et du SRK, d’Henry ainsi que M. Yanka. Les autres, je vous remercie infiniment de votre patience et de votre dévouement au quotidien pour servir à cette planète ce qu’elle mérite depuis longtemps : le meilleur. Sachez que la prochaine fois que nous nous verrons ici-même sera après cette séance fatidique. Pendant ce temps, continuez à honorer vos obligations avec le brillant qui vous est caractéristique. Merci à tous et bonne soirée !


      Tout le monde sortait avec plus ou moins de précipitation, fuyant les problèmes ? Je ne l’espérais pas. Sauf peut-être le chercheur rebelle. Ah oui. Lui, il faudrait que je pense à m’occuper de son cas de manière plus définitive. Mike s’avançait vers moi, laissant Henry et M. Yanka en retrait, attendant leur tour. Ce que j’allais prononcer ici, entre quatre yeux comme on dit, était important et ne devait pas être entendu de n’importe qui.

      - Mike. J’ai besoin de tes services. Tu dois faire jouer le réseau SRK. Je veux savoir si nous avons d’éventuels concurrents dans le domaine dans la galaxie. Je veux tout savoir sur eux, leurs parts de marché, leur production exacte, leurs possibilités. Je veux se rapport avant le début de la première séance sénatoriale. Tu es sur le coup ?
      - Oui bien sûr. En toute discrétion, comme à notre habitude.
      - Parfait. Bonne soirée. Oh et… arrange toi pour rayer notre chercheur récalcitrant. Je ne veux plus le voir nulle part, encore moins dans le secteur des usines et de la recherche. Arrangez-vous pour que ces options professionnelles soient réduites au minimum. Non mais..
      - Bien. L’idée de qui ?
      - Exare. Pas de commentaire.


      Est-ce que l’on pouvait apparenter cela à de l’espionnage industriel ? Non, pas encore. Simplement un besoin de renseignements nécessaire au redéveloppement futur de notre activité. Ce fut donc rapide. Au tour d’Henry.

      - Henry. M. Yanka. Nous n’allons pas attendre l’aval du Sénat pour tout reprendre. Vous allez me remettre sur pieds ces laboratoires. Je veux une reprise progressive des recherches sur les clones. Plus fiables, plus fort, plus rapides. Bref, je veux une recherche efficace et une avancée réelle. Nous ne pouvons pas rester au niveau où le clonage a été arrêté, c’est impossible. Recrutez les meilleurs chercheurs, je m’arrangerais pour débloquer le budget adéquat.
      - Vous êtes sûr ? – risqua le directeur.
      - Absolument. Nous ne pourrons pas tout mener de face. Autant prendre une légère avance. Henry, il faut absolument que vous protégiez ces activités. Je veux le moins de monde possible au courant de ça. Le moins de monde possible et les lieux devront faire l’objet d’une garde maximale sans pour autant réveiller les soupçons. Ce n’est pas le moment de l’annoncer. Et remettez-moi les rapports.
      - M. le Sénateur, pensez-vous que ce soit réellement possible ? – retentait Henry.
      - Je ne demande pas de négocier. Oui, je le pense et oui, je le demande. Merci à vous.


      Je m’en retournais. Il me restait encore un référendum à organiser. C’était l’argument principal. Comment le Sénat parviendrait-il à justifier un refus face à l’approbation d’un peuple ? La République se proclame libertaire. Ce serait le moment opportun pour le vérifier. Ce référendum devait aller dans notre sens. Je ne manquerais pas d’envoyer un message à Robin afin de maximiser les publicités sur le sujet. La population devrait comprendre la nécessité d’un vote positif.

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