Messagerie holographique
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Post n°16
Auteur : Sion KumitomoRevenant vers ma boite holographique une dernière fois avant de partir de mon bureau de fonction, je découvre qu'un message m'avait été laissé dans la journée. Il est vrai que, faute à une journée remplie de réunions et nombreux textes à revoir, je n'avais eu que peu de temps pour m'occuper des communications extérieures.
Je découvre avec surprise que le message venait de la reine de Dantooine elle-même. Qu'elle pouvait donc être la raison d'un message de la reine elle-même?
J'écoute attentivement le message et apprécie avec surprise le sujet de celui-ci. La reine de Dantooine est décidément une personne très respectueuse.
En remerciement, je décide de lui en renvoyer un en retour aussi simple, clair et précis que le sien.Madame la Reine,
C'est avec un plaisir certain que je viens tout juste de découvrir votre message. J'apprécie fortement votre geste et vous renvoie à mon tour mes remerciements les plus chaleureux.
Kamino et moi-même sommes réciproquement prêt à oeuvrer pour le renforcement des relations sous toutes leurs formes entre nos deux planètes. Je suis personnellement sûr que seules de grandes actions peuvent découler d'une coopération pareille.
Je tiens à vous remercier une nouvelle fois pour votre message.
Sincères salutations,
Sénateur Kumitomo.
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Post n°17
Auteur : Sion KumitomoLes préparatifs pour l’arrivée sur Coruscant avançaient bon train. Il ne restait que les derniers réglages techniques et administratifs afin que tout soit en règle. Certes, je n’avais pas encore prévenu la Chancellerie dans le but d’officialiser mon arrivée mais l’affaire était urgente et ne pouvait attendre. Je n’aurais pu garder Valiant indéfiniment sur Kamino et mon départ s’en était trouvé précipité.
Cette journée était donc, somme toute, une journée de voyage interstellaire normale sans encombre. Je m’autorisais quelques visites à Valiant, sous bonne escorte. Certes, c’était mon prisonnier mais je n’étais pas quelqu’un d’inhumain qui n’en avait que faire de la condition humain, même si mon « hôte » était bel et bien un clone. L’exemple parfait du clone qui ne devait jamais voir le jour. Mon souhait kaminoan était de reprendre la production de clone, coeur battant de l’économie et de la richesse technologique du la planète mais il faudrait veiller de particulièrement prêt à ce qu’aucun « incident » du genre ne revoie le jour. Ce serait inévitablement catastrophique et l’on ne me le pardonnerait pas d’autant que l’idée émanait de moi, Sénateur de Kamino.
Je venais de recevoir les rapports envoyés par ma Première Ministre. Tout était actuellement au « beau fixe » si je pouvais employer cette expression très peu représentative du temps là-bas. J’esquissais un sourire à cette pensée alors que mes yeux parcourait lentement les données au datapad. De manière plus sérieuse, j’étais fier du rôle que j’avais donné à Exare. Elle effectuait vraiment un travail dantesque que peu de personne pourrait réellement supporter. Les rapports que je recevais étaient soigneusement classés et répertoriés afin qu’il me soit facile d’étudier la catégorie voulue. Pour être honnête, les choses n’avaient presque pas changées, mais cela constituait à l’heure actuelle une bonne nouvelle pour moi. Les récents événements m’avaient fait craindre d’éventuelles représailles ou que sais-je. Il était clair que pour le moment, la planète faisait état d’une situation tout à fait stable. Il faudrait pourtant que je pense à engager des mesures pour réparer les deniers dégâts causés par Cerberus.
Mes belles pensées, réconfortantes, venaient pourtant d’être coupé par un message qui m’avait été transmis directement par mon secrétariat. Je m’attendais à un message directement ou indirectement lié à Valiant ou à la séance sénatorial qui s’annonçait. Je fus légèrement surpris lors que je découvris le nom de l’expéditeur, qui m’était totalement inconnu. Et j’étais extrêmement précautionneux en ce moment pour des raisons relativement évidentes.
J’appelais de ce pas Donna, ma secrétaire.
- Bonjour Donna! Dis-moi, pourquoi m’as-tu transmis ce message provenant d’un expéditeur inconnu?
- Eh bien, je me disais que durant votre voyage et, au vu de sa requête, vous apprécierez peut-être quelque chose de… changeant. Lisez et ne vous inquiétez pas. J’ai tout vérifié auparavant, la source provient apparemment directement de Kamino, un datapad privé. Je ne pense honnêtement pas, vu son contenu, qu’il soit dangereux.
- Hum.
- Toutefois, notez que votre géolocalisation est impossible.
-Bon… Je vous fais confiance.
Oui, je faisais confiance à Donna. Cela faisait plusieurs années que nous nous connaissions et elle avait insisté pour rester à mes côtés par la suite. Que de bons et loyaux services.
Après une première lecture, je restais réellement surpris cette fois. Ce n’était pas le genre de message que l’on pouvait recevoir tous les jours, même en tant que Sénateur. Je dus quand même parcourir les lignes sous mes yeux une nouvelles fois pour être totalement sûr d’avoir saisi le sens du message.Monsieur Kumitomo.
Je me présente à vous ; Lord Wilhem DeKashyyyk. Ne vous fiez pas à ce nom pompeux, je n'ai de noble que le nom et les intentions.
J'ai, il y a peu, eu l'occasion de voir votre interview. Et, j'ai vu en vous un homme sage dans un galaxie malade. Tout comme vous, j'ai connu la guerre et ses horreurs. J'ai vu les infamies des combats et j'en suis ressortit blessé. À travers votre discours, j'ai ressentis l'humanité qui manque tant.
Tout-fois, si la guerre à laisser dans mon cœur des cicatrices qui ne se refermeront jamais, elle m'a aussi offert l'expérience. J'ai appris à la connaître, à la dompter et à l'éviter. C'est dans cette optique que je vous propose mes services.
Je serais la lame dans le cœur de vos ennemi et le bouclier de Kamino. J'apprendrais à vos soldats comment vaincre sans massacre et comment rentrer voir leurs femmes.
Et, le jours où le guerre sera morte, nous porterons un toast à ma retraite.
Selon toute vraisemblance, un homme du nom de Lord Wilhem DeKashyyyk, nom pompeux comme il le signalait lui-même, souhaitait entrainer mes soldats. Ces phrases paraissaient réfléchies et cet homme possédait probablement une éducation ou quelque chose qui s’en rapprochait. Et à la répercussion de ces paroles, il avait sûrement du avoir accès à mon interview, lointaine maintenant. Sacrés souvenirs provenant de mon élection. Après tout, elle avait été diffusé sur les réseaux de l’Holonet, pas difficile d’y mettre la main dessus. Le reste apparaissait comme une lettre de motivation. Ma réponse s’orientait logiquement vers un refus poli. Pouvais-je laisser l’entrainement de mes soldats à un inconnu? Il était vrai que je n’avais pas encore de Ministre de la Défense pour les questions militaires à proprement parler…
J’enregistrais alors le message suivant, alors que j’étais seul dans mon espace réservé sur ce vaisseau :
« Sincères salutations, M. DeKashyyyk. Je suis Sion Kumitomo, ceci afin de savoir que je ne suis pas un simple intermédiaire.
J’ai effectivement décider de répondre à votre message pour le moins… unique. Votre demande est tout à fait loin d’être anodine et comporte, vous le comprenez de nombreuses conséquences. Vous comprendriez également, peut-être pas totalement, pourquoi ma réponse s’orienterait vers un refus si je suivais mon bon sens.
Or, vos paroles peuvent éventuellement cacher une certaine franchise, chose que j’apprécie et pas seulement pour vos compliments sur nos points de vue communs bien sûr. C’est une qualité certaine.
Toutefois, je m’accorde, malgré le fait que je ne vous connaisse absolument, à vous laisser une chance de vous expliquer plus avant sur votre motivation et votre choix. La question essentielle que je vous pose est donc simple : « Pourquoi? »
Il est normal que je ne laisse pas le contrôle de mes soldats à un total inconnu dont je ne connais ni le passé ni le présent. J’attends de vous encore une fois une totale franchise ici. Encore une fois, rappelez que mon bon sens me crie de refuser. C’est une exception ici.
Répondez sur cette même ligne, totalement sécurisée.
Mes respects, M. Kumitomo. »
Clair et précis, j’avais le mérite de ne pas cacher mes doutes le concernant. Je voulais volontairement placer la barre haute. Après tout, je me trouvais à des milliers (ou millions) d’années-lumières de ma planète. Cette décision était presque impossible. -
Post n°18
Auteur : Lord Wilhem DeKashyyykWill écouta la réponse du sénateur avec calme, il fut même surpris que ce dernier ne l'ai pas tout simplement envoyer valser.
Il réfléchit quelques instants à sa réponse, les yeux fixant les navettes sur le départ. L'une d'elle l'emmènerais pour un temps à des endroits moins humides que les cités de kamino.
Il soupira et tapota du bout du doigt sur le pad accroché à son poignet et se mit à débiter sa réponse. Sa voix était clair et net comme ses paroles.
« Sans surprise, vous êtes réticent et je ne peux que vous comprendre. Nous vivons dans un monde où même un vendeur de chimichangas doit prouver qu'il n'est pas malhonnête et qu'il ne se fera pas la belle avec la caisse. Je pourrais vous répondre par un long discours sur ma loyauté sans faille envers la république et ses idéaux. Sur mon amour de la paix et mon envie de me battre pour y parvenir.
Malheureusement, j'ai une confession à vous faire. Je ne suis pas vraiment un homme fait pour les discours. Non pas que je ne les considères pas comme utiles, mais je préfère les laisser à des hommes qui manie les mots comme je manie un Dc-15. Je ferais donc bref ;
Je n'ai pas choisit Kamino plus qu'une autre, mais les ravages que votre monde à connu m'ont renvoyer à mes propres ravages et je crois qu'il est temps pour moi de faire quelque chose pour cette galaxie.
J'ai vu en vous un moyen d'apporter ma pierre à l'édifice d'une paix générale.
Je n'ai par la voie de l'holocomunication, que peu de moyen de vous prouver ma volonté. Ainsi, je me permet de vous suggérer de me donner un opportunité de le faire.
Je suis certain qu'une ou deux affaires attirent votre attention sans que vous puissiez mettre les bras dans le cambouis et je serais ravis de m'en occuper moi même.
Sincèrement votre, Lord Wilhem DeKashyyyk » -
Post n°19
Auteur : Sion KumitomoLa tension, par les temps courants, était palpable. Je me surprenais à effectuer des gestes répétitifs signe d’une anxiété bien présente. Je ne pouvais encore me féliciter de quoi que ce soit et la route était semée d’embûche en tout genre.
Pourtant, comme l’individu mystérieux le rappelait dans son dernier message, il était difficile d’accorder une once de confiance à qui que ce soit. La vie d’un politicien occupé se résumait-elle à être rongé par le doute et l’incertitude? C’était précisément le cas ici. Lord Wilhem DeKashyyyk… Un nom qui ne m’était pas familier ce qui rendait les choses… difficile. Surtout au vu de la proposition qu’il m’exposait dernièrement. Mon avis était partagé et ce n’est pas peu dire. J’étais réellement tiraillé alors que je pesais les arguments en présence. La proposition qu’il offrait à mon attention ne manquait pas d’être alléchante mais me rebutait sous d’autres aspects alors que je réfléchissais mûrement à l’éventuelle réponse que je pourrais lui adresser.
A défaut d’être une entrevue que l’on pourrait qualifier de « reposante », celle-ci brisait volontiers la monotonie récente qui s’était installée dans mon quotidien. C’était la raison principale de mon acceptation à répondre à la demande de notre ami mystérieux. Toutefois, cet « amusement » s’était mué en intérêt particulier tant la demande était peu commune. Qui venait, au jour le jour, proposer ses services? Et surtout, le détail important, de manière officieuse. Il ne souhaitait manifestement par être affiché pour ses activités à la vue de tous. C’était extrêmement délicat de démêler les paroles du Lord. Elles paraissait sincères mais couvertes d’un voile assez opaques qui rendait leur interprétations difficile. Justement, ce mot… « paraissait ». Je ne l’aime pas. Cela dévoile sans encombre l’incertitude. « Je n’ai pas choisi Kamino plus qu’une autre », cette partie avait le mérite d’être claire et tendait à prouver la sincérité sans ambages qu’il énonçait plus tard. Il ne s’entachait pas avec des mots superflus et préférait en venir directement à l’essentiel. « L’édifice d’une paix générale »… Mystérieux… Etait-ce la une volonté de se repentir de quelque chose? La formulation utilisée s’approchait presque de l’utopie. « Je vois en vous… » Les gens voient souvent seulement ce qu’ils souhaitent en nous. Actuellement, je vois en lui un inconnu me demandant d’effectuer des activités à limite de la légalité dans le but d’une « paix générale ». C’était flou. J’avais du mal à trouver le sens.
Pourtant, une réponse devait être formulée au plus. Je n’aurais probablement plus le temps plus tard. C’était donc maintenant où jamais si je souhaitais voir cet homme dans mes rangs. Je marchais lentement, sans canne exceptionnellement, le long de la longue vitre composant la pièce dans laquelle j’étais installée. Je n’entendais que le ronronnement sourd provenant du vaisseau lui-même. Le reste était silencieux. Un écran holographique éclairait faiblement la pièce, dessus se trouvait le message de Lord Wilhem DeKashyyyk. De la vitre, j’apercevais aisément, une fois de plus, l’immensité de l’espace. Je m’émerveillais devant les prouesses que nous accomplissions sans forcément nous en rendre complètement compte. Un espace infini. Nous étions à la fois puissant mais si petit comparativement.
Pensif, accoudé lourdement le long de la fenêtre sur l’immensité qui s’étendait à mes côtés, les yeux fixés dans l’obscurité spatiale lointaine. Après quelques minutes dans cette position pour le moment originale, je me retournais en direction du bureau avec la ferme intention de répondre à ce cher invité. Je m’asseyais le plus légèrement possible sur mon confortable fauteuil et, après avoir fait bruyamment craquer mes jointures, je commençais à parler.
« Lord Wilhem DeKashyyyk.
J’entends ce que vous me dites ici. J’avoue accorder un certain crédit à vos paroles. Mais, comme vous le notez si explicitement, la confiance de nos jours est aussi rare que les crédits. Elle se gagne plus chèrement.
Je note que certaines de vos paroles paraissent pourtant contradictoire. Vous aspirez donc à « une paix générale ».- Je mimais l’utilisation des guillemets ici. - en me proposant votre « aide » pour des affaires officieuses, probablement en limite avec la légalité. C’est un jeu dangereux, autant pour moi que pour vous. Nous pourrions y laisser des plumes, pardonnez ma familiarité, si les choses venaient à ne pas se dérouler comme nous le voulons. Notre responsabilité est engagé mais… - Je laissais ici un silence entendu, emphase à la suite de mes paroles. - m’est avis que la mienne est plus en avant. Si, par malheur, vous veniez à échouer dans vos actes plus ou moins délictueux, ma place et ma réputation est en jeu. Quel homme politique intègre engagerait quelqu’un comme vous, n’y voyez pas de critique négative, pour « mettre les mains dans le cambouis. »
Je mettais l’enregistrement en pause. Cela me donnait le temps de réfléchir à la suite de mes paroles. Elles devaient être choisies avec soin. Si j’acceptais, beaucoup de choses viendraient à dépendre de cette conversation apparemment anodine. Je notais dans un coin de ma tête de ne pas oublier de supprimer les fichiers. Si quelque chose venait à mal se passer, moins il y aurait de preuves du genre, mieux mes arrières seraient couverts.
Et puis, dernière question mais pas de la moindre importance, que pourrais-je lui demander? Dans quel genre d’activités pourrais-je l’impliquer? Que demandera-t-il en retour? Toute cette mascarade pourrait se retourner contre moi bien plus vite que je ne l’imaginais. Et pourtant… pourtant, je réfléchissais sérieusement à prendre cet homme que je ne connaissais pas, contre toute attente. Contre ma propre raison même. Pourquoi? « Les ravages que votre monde ont connu… » N’allais-je pas, en l’engageant, en provoquer plus?
M’approchant de nouveau de l’écran scintillant, je reprenais :
« Sachez que, si je vous prend à mon service, nous serons obligés de fixer des règles claires et précises. Je suis sûr que vous pouvez le comprendre aisément. Certaines règles seront à respecter. Je ne peux tolérer la prise de risque inconsidérée. Vous êtes donc fixé. J’accepte votre demande. Vous travaillerez pour moi sous forme de contrat renouvelable. Je tiens à maintenir notre liberté d’action personnelle, aussi bien vous que moi. Mais… car il y a bien un « mais », il faudra vous y plier ou toute relation professionnelle entre nous serait compromise. Je vais quand même vous exposer la plus importante d’entre elles. Si vous veniez à vous faire capturer, repérer ou que sais-je, vous vous engagerez à ne rien divulguer de ce présent accord. Je peux vous jurer… - Ma voix ne laissait pas la place au doute - que si vous veniez à briser cette règle, je me chargerai personnellement à ce que vous n’en ressortiez pas vivant. - Je prenais maintenant un ton plus détaché. - Bien. Autrement, nos relations seront cordiales, n’en ayez crainte. J’ai effectivement quelques petites idées concernant un premier « travail » que vous pourriez accomplir. Sachez qu’il ne sera pas facile, bien loin s’en faut. Si vous réussissez celle-ci et que vous respectez quelques règles, notre coopération sera fructueuse.
Bien, je vais de ce pas faire signe aux services de renseignements kaminoans de vous envoyer un rapport de la situation et le but précis de votre première mission. Ils resteront à votre écoute en cas de questions supplémentaires. Sachez que je place beaucoup en vous alors que m’êtes totalement inconnu. Je vous accorde une arme de votre choix et un vaisseau. Notez que c’est un prêt, ce sera stipulé dans le contrat. Si vous réussissez, ce vaisseau sera à vous. Autrement… N’en parlons pas. Vous reviendrez, n’est-ce pas? - Cette remarque était à double tranchant. - Vous recevrez un nouveau message d’ici peu.
A notre coopération et à son succès,
Sion Kumitomo.»
J’avais été particulièrement clair dans ce message. Malgré le ton calme que je m’étais efforcé d’employer, mes remarques étaient strictes. Certes, cet homme voulait « m’aider » mais il ne le ferait pas n’importe comment. C’était essentiel. Il pourrait effectivement m’être utile, raison pour laquelle, dans une dernière réflexion, j’avais décidé de l’engager. Je faisais un pari risqué, un investissement à long terme. Et ce genre d’investissement, qui demandait normalement une préparation minutieuse, avait presque été pris sur un coup de tête ici. Soit j’arrivais à mes fins, soit je perdais gros… très gros.
Dans la minute suivante, je transmettais les directives au ministre, Mike, que j’avais chargé des services de renseignements kaminoans. Nous étions bien informés par chance. Je me retournais, lentement cette fois, vers cette grande fenêtre. Vers le vide intersidéral où l’écho de mes doutes résonnait inlassablement.
A peine une heure plus tard, je recevais une notification spécifiant que le message provenant des services de renseignements avait bien été envoyé à Lord Wilhem DeKashyyyk. Les services ne cautionnaient évidemment pas ma décision et je ne pouvais les réprimander. Ils étaient dans leur droit et j’aurais fait de même. J’avais du mal à cautionner moi-même la décision pour être franc. Je parcourais le message en question :"Services de Renseignements Kaminoans à Lord Wilhem DeKashyyyk""Services de Renseignements Kaminoans à Lord Wilhem DeKashyyyk"
Comment convenu, voici votre ordre de mission. Vous êtes libres de l’accepter ou de refuser. Si vous acceptez, vous vous engagez en signant le contrat situé plus bas.
C’est une affaire concernant étroitement la Sénatrice Rydinia et le général Gelmir. La situation sur Kessel est à son comble. En l’espèce, nous pourrions dire que c’est une situation de crise. Le général Gelmir est un ancien général séparatiste. Il est connu pour être quelqu'un de sanguinaire dont la cruauté n'a d'égale que son ambition. Le seul détail qu'il vous convient de connaitre est qu'il recrute principalement sur Nar Shaddaa, la planète située dans l'empire Hutt. Vous pourrez commencer votre mission de là-bas. Un diplomate alderaani est retenu sur Kessel contre son gré. Le Sénat républicain a voté une intervention non armée afin de tenter de remédier à cette situation. Toutefois, M. le Sénateur vous charge de tout faire pour venir en aide au diplomate en question. Il a toutes les raisons de penser qu’une action unilatérale pourrait être justifiée ici. Le rôle de M. le Sénateur doit rester totalement inconnu. La suite vous sera transmise lorsque le diplomate alderaani sera hors de danger.
Le contrat, ainsi que le message, s'auto-supprimeront automatiquement 2 jours après leur première ouverte, ce afin de prévenir d'éventuels risques.
Bien à vous.
Ci-joint, le contrat.
1 - Le rôle du Sénateur Kumitomo devra rester totalement inconnu à quiconque n’est pas impliqué dans cette affaire, dans l’espèce le Sénateur lui-même, les Services de Renseignements et vous-même. Aucune dérogation autorisée.
2 - Vous vous engagez à ne pas porter atteintes aux intérêts de Kamino et de son Sénateur et ce, sous aucun prétexte. Aucune dérogation autorisée.
3 - Une fois le contrat accepté, celui-ci vous engage à honorer vos obligations sous peine de poursuites internes.
4 - Un vaisseau sera gracieusement mis à votre disposition. Il n'est pas à votre choix, vous serez mis en possession d'un Slave I totalement neutre. Celui-ci doit rester en l’état.
5 - Vous aurez également, en cas de succès et à juste titre, droit à une rétribution. Le montant en crédit sera proportionnel à l'évolution de votre mission.
6 - La signature du présent contrat vous engage au respect des règles énoncées ci-dessus sous peine de poursuites internes.
Alors que mes yeux parcouraient rapidement, je ne pouvais m’empêcher de noter la trace purement officielle et militaire des Services de Renseignements. Un vocabulaire concis et précis, pas de métaphore et de tournures complexes. L’essentiel était là. C’était un travail appréciable. Par chance, ceux-ci avaient soigneusement pris la peine d’éviter de s’épancher sur le sujet. Wilhem ne connaissait que ce dont il avait strictement besoin. Le reste ne le concernait pas.
Mes motivations? J’étais encore dubitatif. Cela améliorerait probablement les relations entre la Sénatrice Rydinia et moi-même mais surtout… Surtout la potentiel porte d’entrée que j’aurais sur les chantiers navals alderaanis. L’impact géopolitique était important d’où ce rapprochement volontaire et cette action unilatérale de ma part. Je pourrais avoir un place de choix pour négocier. Le jeu en valait-il la chandelle?