L'étranger dans la glace.
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Post n°4
Auteur : Super PNJLe robot accompagnant l’homme commença à parler. Ces machines ne cessaient donc jamais d’ouvrir leur clapet même quand on ne leur demandait rien. Belz. Est-ce un nom pour un droïde ça? Renlek le trouvait déplaisant en tout cas, mais du coup, ça collait bien au tas de ferraille qui se trouvait juste en face de lui en ce moment même alors qu’il avait posé son verre sur le comptoir, attendant que l’homme se décidé à trinquer ou non. Au moins, le brisquard rangeait son blaster à sa place originelle ce qui était déjà un bon point. Les combats étaient sanglants dans le coin avec les durs à cuire qui trainaient souvent dans les parages. Des cons. Renlek ne faisait pas attention à eux et une sorte de respect mutuel s’était installé entre eux, aucun n’interférait dans les affaires des autres. C’était comme ça ou les négociations étaient musclées.
- D’humeur ou non l’ami, je suis sûr qu’t’as pas envie de t’battre ici. T’connais pas les gaillards du coin. J’veux bien cogner des crânes comme tu dis mais faut savoir lesquels. Tous n’ont pas le même goût ni la même densité s’tu vois c’que j’veux dire.
L’homme n’avait aucune raison, au moins de ce qu’il voulait dire, d’être ici. Le calme de Kamino? Y’a mieux et moins humide. Cette planète, quoique riche et, malgré encore des traces évidentes du passage de Cerberus, se remettait doucement de ces blessures. Renlek pouvait en juger. Il écoutait, il regardait. C’était souvent de bonnes nouvelles.
- Bah, c’normal de s’éloigner de toute cette m****. Les blasons… L’moyen d’s’auto-congratuler tu vois. Y’a rien d’bien dans un blason, juste l’impression d’t’entretenir avec une famille. Un bourrage de crâne, j’te dis.
« Des idéaux qui ne m’appartiennent pas ». Hum. Il avait donc des idéaux quand même. C’était pas le genre d’homme « sans foi ni loi » fouinant juste pour le plaisir de la castagne. Ce genre d’homme sans un brin d’intelligence filant dans son cerveau étriqué. Une conversation était donc possible.
- Et quels sont tes idéaux, mon ami? Tu prévois quoi?
Voyant le regarde suspicieux de l’homme.
- Bah t’inquiètes, j’veux pas t’recruter, sauf pour boire des coups. - Renlek lâchait ça dans un rire retentissant. - Désolé. J’suis juste un peu curieux dans mon genre… L’habitude t’vois. Y’a pas d’quoi mon gars. Ta tête m’a presque fait peur. L’remontant, y’a que ça d’bien mais faut pas en abuser. Boire ou piloter, faut choisir.
Voyant le regard maintenant inquisiteur de l’homme dont lui-même ne connaissait pas nom plus le nom, et après sa remarque sans équivoque, Renlek se présentait.
- Ah… Oui… Désolé. Moi, c’est Renlek, fin observateur et habitant récurrent de c’te cantina. Aucune affiliation, enfin… Plus maintenant. C’du passé, j’ai passé l’éponge. Et toi l’ami? D’où vient cette tête que j’ai jamais vu dans le coin?
Il relevait une nouvelle fois son verre afin de trinquer avec sa nouvelle connaissance. Lui qui ne s’en faisait plus tant que ça maintenant. La popularité et lui, ça faisait cinq.
Relevant les nouvelles remarques empreintes de stupidité du droïde de l’homme, il retournait sa tête et la hochait avec désespoir.
- Dis moi… Ton tas de ferraille là? Il se tait jamais?Spoiler : HRP
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Post n°5
Auteur : Lord Wilhem DeKashyyyk"Mourrons pour des idées,
d'accord, mais de mort lente" - Brassens
Des idéaux ? Wilhem en avait depuis toujours. Il rêvait de liberté, d'une fin au massacre. Il faisait partit de ces gens qui voulaient la paix mais qui n'en pouvait plus de se battre pour l'obtenir. Son compagnon semblait faire partit de la même espèce. Sauf que lui avait un endroit où se poser, mais s'il n'était question que d'un cantina humide. Le zabrak se décida à répondre au question du pilier de comptoirs.
- Je suis de ceux qui n'en peuvent plus de voire les gens s'entretuer pour des conneries. Qui n'arrive plus à faire la différence en GAR, CSIth et autre. J'ai vu Tatooine bruler sous les flammes du cerberus, Cathar pleurer l'arriver de leurs libérateurs, les cendres de coruscant après trop d'assaut. Partout les discours des vainqueurs écrase les fils des perdants.
Il s'arrêta. Une boule au ventre, repensant à tous ce qu'il avait vu et fait. Les horreurs de la guerre. L'image d'une enfant décapité dans les toilettes le cogna en pleine face. Son poing se contracta, il soupira.
- Quand à ce que je prévois... Je n'ai pas de vaisseau à piloter. Donc je vais devoir accepter ta proposition et devenir une recrue bien sage et obéissante.
Il fit signe au barman de remplir leurs verres et se remit à parler. Le passage délicat de la discussion approchait. Il ne pouvait pas simplement balancer "Je suis un ancien tusken reconvertit en CDP, quand ça c'est corsé, j'ai rejoint le cerberus, assassiné des jedis et des gosses". Enfin, il pourrait, mais n'avait pas envie de voir débarquer les forces de l'ordre ou l'armée. Soigneusement, il choisit ses mots. L'idée était de dire suffisamment de vérité pour sembler vrai et suffisamment de mensonge pour avoir l'air d'être un zabrak et non un monstre.
- Ma tête viens de l'atelier d'un médecin très efficaces. Mais le reste à été conçu sur Coruscant, à l'époque il n'y avait pas des trous partout dans les building et c'était vivable. J'ai longtemps... trop? voyager dans cette galaxie, à la recherche d'un coin pénard ou me pauser. Mais la guerre... la guerre ne changes jamais. Partout j'ai du combattre et trop souvent contre ceux qui prétendaient vouloir mon bien.
Il secoua la tête. Kamino devait être un endroit où il pouvait se retaper. Loin de toute cette m****. Et il se retrouvait à en parler avec un parfait inconnu. Lentement mais sûrement, la parano faisait son affaire. Rampante dans son crâne. Ce Renlek était-il vrai? Où tout n'était-il qu'un supplément de mensonge? Il pouvait même bosser pour la guide...
STOP
Il commençait à paniquer. Il ne fallait pas. C'était toujours comme ça que les choses tournait mal.
Calme
Le seul danger était celui de l'alcool et de la gueule de bois du lendemain. Il connaissait l'ennemi et savait qu'il en craignait pas grand chose. Personne ne pourrait reconnaitre son nouveau visage. Même si LOm se présentait là, tout de suite au comptoir, il pourrait trinquer ensemble sans que le chasseur ne puisse reconnaitre son ancien employé. Seul un homme était au courant de l'opération et de qui il était avant. Et cet homme... Avait eu un léger accident de bistouri. Même W6PO avait été réinitialisé et n'avait aucune idée de qui était son propriétaire. Il déglutit, espérant que ces quelques secondes de panique sois passé inaperçu.
- Belz? Je crois que ces robots sont programmés pour être agaçant. Mais ils peuvent s'avérer utiles.
D'un revers de la main il tapota le plastron de métal. Le droïde s'apprêta à emmètre une protestation, mais son maître le fit taire d'un regard. -
Post n°6
Auteur : Super PNJL’homme laissait transparaitre énormément de ressenti dans ses paroles. Énervé? Las? Triste? Peut-être les trois finalement. Les pensées humaines sont très difficiles à déchiffrer surtout pour quelqu’un du genre. Il paraissait affecté par ses propres paroles comme si elles ramenaient des souvenirs durs, des souvenirs que l’on préfèrerait probablement oublié. C’était pourtant facile de juger les actes de celui-là. Renlek avait l’habitude de trouver les occupations de chacun, par ennui sans doute. Cet homme avait fait la guerre. Forcément, c’était limpide dans ses paroles. Mais qu’avait-il fait durant celles-ci? Valait mieux pas savoir. Certaines choses devaient rester cachées.
- T’en as vu des choses toi, hein? T’mas pourtant pas l’air si vieux qu’ça. J’veux pas paraitre méchant mais ta vie m’a l’air d’être un bon bordel si tu vois c’que j’veux dire.
Renlek prit le verre et commença à boire une nouvelle gorgée. L’alcool faisait toujours autant de bien…
Les prochaines paroles du gaillard furent plus mystérieuses. Certes, Renlek ne chercherait pas à en savoir plus, il s’en foutait dans les limites de l’acceptable bien sûr. Mais bon, ça sonnait vrai pourtant. Qu’est-ce que sa vie avait bien pu être. Il paraissait si différent des personnes que l’on croisait habituellement dans ce coin crasseux. On en croisait peu des gars comme lui. Tous ici avait probablement eu une vie de m****. Mais lui gagnait sans doute la palme du concours haut la main. C’était peut-être pas le gars à qui il fallait chercher des noises après tout mais plutôt trinquer comme ils étaient en train de le faire. Une sorte de combattant voyageur au passé funeste?
- T’forces par à m’raconter ta vie l’ami. T’as l’air d’en avoir assez bavé pour en reparler. Parles plutôt de ton futur. T’as une petite idée de la suite des choses?
Autant éviter de le mettre en rogne en repensant à tous ça. Renlek ne voulait plus savoir. C’était un nid à emmerdes de parler de ses choses avec ce genre de mec. Ils en avaient souvent plus rien à foutre et étaient… instables. Malgré tout, lui avait l’air calme, jusqu’à ces derniers mots, d’un mec las qui venait changer de vie. Après tout, autant boire un coup avec lui et échanger quelques paroles.
- Ces boites dotées de paroles? Utiles? Laisse moi rire. J’en ai jamais eu et bien m’en faut. Je l’aurais écrasé bien trop de fois. Chaque fois que j’en vois une et que je l’écoute parler, je me rend compte l’intelligence ne touche toujours pas ces machines, surtout les protocolaires tiens.
Ils avaient l’air de bosser depuis quelques temps ensemble d’après les regards qu’ils échangeait. Renlak exagérait un peu aussi pour faire dans le théâtral. Malgré tout, la compagnie d’un truc du genre lui aurait vite parue agaçante.
Guettant les réponses de son interlocuteur, il reprit une gorgée de l’alcool qui trainait dans leurs verres. Ça réchauffait toujours autant même avec le temps.Spoiler : HRP
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Post n°7
Auteur : Lord Wilhem DeKashyyykSa vie, un beau bordel ? Il n'y avait probablement pas d'euphémisme plus frappant. Il décida d'essayer d'arrêter d'y penser et le meilleur moyen de le faire était de passer du Drexl au Bantha. Il se concentra donc sur le dernier point. La boite de conserve bavarde qui se tenait derrière lui.
- Ils font de très bon confident, d'autant plus qu'on peu effacer leurs mémoire sans avoir à user d'une masse. Bien-sure, il faut parfois supporter leurs remontrances qui sonne comme celle de la femme que je n'ai jamais eu. A la différence près que désactiver une femme pour la nuit à souvent des conséquence néfaste.
Il éclata de rire, se forçant un peu.
Soupirant un "bref". Il força son esprit fatigué à chercher une alternative à la discussion avant que celle-ci ne se mette à tourner autour du trop vieux débats "Whisky ou Bourbon". Retraçant intérieurement le court chemin qui séparait l'astroport du bar, il y chercha un possible sujet.
- En venant ici, j'ai vu...
Une jolie femme au cheveux ondulant sous la pluie? Non, les histoires de cœurs était bien trop souvent lassante, il rangea la beauté dans un coin de son crane et se remit à chercher.
Un détachement de soldats? Non, trop de guerre.
Là, sur le panneau. Détrempées par la pluie, une affiche politique...
Fion? Non, Rion? Sion ! Les élections dataient, mais le ménage n'avait pas été fait partout.
- Le nouveau sénateur.
Il réfléchit à sa phrase et se corrigea.
- Sur un mur.
Non, ça portait toujours à confusion. Avec ses mains, il mima un cadre.
- Une vielle affiche.
Il se rappela le ministre rencontrer sur Tatooine.
- À l'époque... le gouvernement était quelques peu... foireux. Les choses vont mieux?
Ce n'était pas peu dire... L'ancien gouvernement avait faillit payer Wilhem pour des informations erronée sur Cerberus. Le tout au marché au esclave et sans la moindre vérification.
Il sourit à nouveau et attendit la réponse. -
Post n°8
Auteur : Super PNJOn sentait très vite que le mec en face de lui n’avait pas envie de s’épancher plus longtemps sur le sujet actuel de la conversation à la vitesse où celui-ci était passé à autre chose. Vraiment, il devait avoir de gros regrets… ou des choses à cacher peut-être. Mais après tout, qu’est-ce que Renlek, buveur émérite tapi dans une vieille cantina miteuse, pouvait en avoir à faire de cet énergumène même si cela ne manquait pas de l’intriguer au plus au point. On aurait dit… Une âme perdue.
Vraiment, il devait arrêter de se raconter ce genre d’histoire sans queue ni tête. C’était presque de la paranoïa à ce niveau. Quel fou.
- T’arrives réellement à comparer ce truc à une femme? T’es vraiment paumé l’ami. T’as besoin d’un peu de repos non?
- Le nouveau sénateur, hum…
Ah oui. On approchait les conversations plus sérieuses. On n’en savait pas beaucoup du nouveau Sénateur ni de ses actions actuelles. On retenait juste l’excellente interview qu’il avait accordé à Holonet il y a quelques temps maintenant. Il avait probablement gagné le coeur de pas mal de Kaminoans en rappelant que le clonage était une partie centrale de la planète et qu’il fallait le remettre en route. Forcément. Pour une planète constituée à 90% d’eau, c’était pas génial autrement.
- Sion Kumitomo. Ah tu l’as dis. L’ancien gouvernement, c’était la m**** complète. J’avais presque une meilleure vie dans cette putain de cantina tiens. Depuis que le nouveau est là, on en sait pas grand chose. Il a accordé un interview, libre à toi d’aller y jeter un oeil. C’est un partisan du clonage, un humain en plus! Il a la tête d’un vieux brigand si tu veux mon avis. On le voit plus beaucoup en ce moment. Y’a quelques travaux qui se sont lancés depuis son début de mandat mais je pense pas pas que le plus gros soit encore passé. J’espère du moins.
Faudrait bien qu’il y ait un jour un Sénateur capable de faire un truc sur cette planète. Elle était si belle quoique ennuyeuse. Mais regorgeait d’opportunités. Fallait encore arriver à les prendre à deux mains. Pas de chance quand même.
- Qu’est-ce qui t’intéresse sur lui? T’as des projets dans la politique, vieux brigand?
Renlek enchainait sa remarque d’un rire tonitruant et presque forcé. Celui-là avait pas l’air d’un politicien né tiens. Peut-être juste un sujet de conversation comme un autre. On s’occupe comme on peut.
- On attend toujours quelques bonnes choses venant de sa part, on espère toujours dirait-on. Comme toujours avec la politique.Spoiler : HRP
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Post n°9
Auteur : Lord Wilhem DeKashyyyk- Je comparerais un Bantha à une femme s'ils couraient moins vite.
Après un grand sourire, Wlhem se durcit, me présent sujet piquait son attention a vif et il rassembla ses neurones encore sobre pour traiter le sujet. Le nouveau sénateur était - d'après les dires de l'ivrogne - quelqu'un qui ressemblait beaucoup au zabrak. Un ancien voyageur décidé à faire bouger les choses.
- J'ai tenter de faire carrière en tant que mécano, militaire et barman. J'ai appris que mentir rapportait plus que faire son travail correctement, alors pourquoi pas la politique. Comme disais ce bon vieux Donnie : Un jour, Wil il sera empereur, faut juste qu'il lâche son litron et les rouquines.
Il éclata de rire, stupéfait de la vitesse à laquelle le mensonge apparaissait sur ses lèvres. Quelque part dans un coin de son crânes, le visage de Donnie se matérialisait, il imaginait parfaitement son collègue de travail fictif. Quand au fait de devenir empereur...
Il regarda sa main ganté. Sous l'armure, la prothèse, souvenir douloureux. Lui rappelant à chaque instant son orgueil. Murmurant douloureusement des menaces. C'est ainsi que finissent ceux qui grille des étapes. Qui prennent la voie des armes en solitaire pour s'assoir sur un trone que personne ne veux voir plein. Il serra le poing, faisant craquer ses mécaniques.
- Patron !
Le barman approcha, une bouteille à la main. Il tendit celle-ci en direction des deux verres vide.
- Non, je voudrais savoir si, quelque part, tu pourrais retrouver l'interview de votre cher sénateur.
Surprit, l'homme laissa la bouteille sur le zinc et se dirigea vers la moniteur. Non sans un certain plaisir, il fit découvrir à son hôte qu'il disposait d'un système de VOD. Manipulant la télécommande avec agilité, il fit apparaitre le visage âgé du sénateur.
Dans le bar, quelques voix s'élevèrent en râlant. Wilhem quant à lui se laissa absorbé par l'interview, jugeant chacun des mots du sénateur.
Comme il le supposait, les deux hommes avaient des choses en commun. Un long parcourt à travers les horreurs de la galaxie. Les guerres, la peur et la haine avaient encrée leurs ancres dans le coeurs et l'âmes des deux vagabonds.
Mais, si le premier semblait briser au comptoir, le second semblait empreint à l'optimisme.
Ses phrases touchèrent le coeur de l'ancien criminel, qui le temps d'une gorgée pensa à lui envoyé sa candidature.
- Y'a pas à dire, ce mec m'interesse. Tu sais où on peux le joindre
Les mots du zabrak restèrent en suspend dans l'air au milieu des vapeurs d'alcool. -
Post n°10
Auteur : Super PNJRenlek riait de bon coeur à la remarque de son interlocuteur. Finissant d’une dernière son verre, le regard fixé sur le récipient maintenant vide, il écoutait les dires de son nouvel ami apparemment bien investi. Ses pensées étaient légèrement… extrêmes mais, il pensait, là était l’essentiel.
- Ah mon ami… Le mensonge n’est pas la clé j’ai bien peur. Tu te met facilement le doigt dans l’oeil ici. Tente de mentir et ça ne durera qu’un temps avant le peuple ne te renvoie dans la misère.
Après une légère pause.
- Contente toi d’être honnête et de tenir des paroles. Le reste suivra.
A l’effective stupéfaction de Renlek, l’homme demanda, dans la plus grande tranquillité, à voir l’interview déjà reconnue du nouveau Sénateur, Sion Kumitomo. Avec un regard interrogateur, le barman de la cantina, peu habitué à ce genre de remarque, obtempéra pourtant exauçant ainsi le voeu du nouvel arrivant.
Celui-ci soutint d’un long regard, alors que quelques protestations s’élevaient ici et là des grognements qu’ils soient positifs ou négatifs. Renlek essayait tant bien que mal d’imaginer les pensées profondes de l’homme en cet instant. Que voulait-il? Pourquoi venait-il dans une cantina délabrée au fin fond de Kamino pour demander des renseignements sur le nouveau Sénateur? Tant de questions qui restaient sans réponse apparente. Tout étant que celui-ci finit par lâcher d’un ton presque anodin que ce “mec” l’intéressait. Comme s’il parlait de quelqu’un d’inconnu.
Le joindre? Là était une autre question. Renlek ne cherchait pas forcément à joindre un Sénateur d’une planète majeure tous les jours.
- Hum… T’m’prends un peu au dépourvu l’ami là. Tu veux réellement joindre le Sénateur Kumitomo. Mais… Pourquoi donc?
Ravalant sa salive, pestant intérieurement contre son verre toujours vide, il se reprit.
- Désolé, c’est peut-être pas mes oignons mais on me demande pas ça tout les jours ici. Je suppose que le Sénateur doit avoir une ligne “officielle” ou quelque chose du genre non? Essaie de le convaincre de prendre ta communication. Après tout… Je sais pas c’que t’as derrière la tête mais tout le monde a sa chance.
Renlek faisait volontairement en sorte que ses mots soient légèrement pesants afin que son interlocuteur prenne en compte ses paroles. Certes, il lui demandait pas forcément son avis mais il était toujours bon de le donner. Renlek n’était pas quelqu’un de “méchant” ni même malfaisant.
Alors que les deux hommes étaient penseurs et silencieux, reclus dans leurs propres réflexions, une affreuse crampe, pourtant connue, commença doucement dans le creux de son ventre. S’accentuant lentement mais douloureusement, Renlek commença à se plier. Le souffle court et saccadé, Il trouvait le courage de lever les yeux vers son nouvel ami.
- Arf… Ces put*ins de crampes. Je sais pas d’où ça vient. Je vais devoir te dire adieu. Te démontes pas l’ami. Continue ta voie.
Doucement, plié et souffrant, il repart en direction de son banc. Son banc qu’il avait quitté un peu plus tôt dans la confortable solitude qu’il lui procurait, retournant à la vie auquel il s’était accommodé maintenant.Spoiler : HRP
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Post n°11
Auteur : Lord Wilhem DeKashyyykDistrait, Wilhem écoutait son compagnon de comptoirs. Ce dernier était un utopiste, persuadé de l'honnêteté des politiques. Du genre qui crois que le peuple préfère la vérité au mensonge. Il se demanda cinq seconde s'il comment ce « peuple » accoudé devant un bière réagirait si on lui disait que le cerberus qui avait massacré ses enfants était pro-républicain.
Renlek répondait à ses questions et arrosait le terreau des idées du zabrak. Mais, bientôt, un cri de douleur le tira de ses pensées. Il regarda le pilier de bar trembler sous les assaut d'un ulcère. Son visage jaunis et ses pupilles dilaté par la douleurs indiquaient clairement qu'il ne lui restait que trop peu de temps a vivre.
- Adieu camarade, nous nous reverrons peut-être.
Il laissa l'ivrogne régler l'ardoise et se leva. Il avait besoin de s’aérer et paradoxalement, il enfonça son visage dans son casque. Automatiquement, son HUD se mis en marche. Le monde prit une teinte ambrée et Lord se mit en marche.
Dehors, le ciel pleurais comme à son habitude. Les gouttes venaient s'écraser contre l'armature métallique.
Fouillant sur l'holonet, Wilhem chercha le numéro du secrétariat sénatorial.
Maître. Je ne voudrais pas paraître intrusif, mais cela fait maintenant 26h que vous n'avez pas dormi. Il faudrait peut-être trouvé un hôtel.
D'un signe du doigt le zabrak fit taire sa propriété. Pourtant, le droïd avait raison. Ayant trouvé le numéro recherché, il se mit en quête d'un hôtel miteux ou passé la nuit. Dans son écouteur, la musique répétitive du répondeur. Un air de classique barbant agrémenté de : « veillez patienter s'il vous plait ».
Un établissement aux néons roses attira son attention. S'approchant du panneau d'affichage, il déglutit devant les prix. Ses poches vides le ramenèrent à la dure réalité. Il avait besoin de revenu.
- Nous ne pouvons donner suite a votre requête.
- C'est pas vrai...
-Veuillez laisser un message.
-Monsieur Kumitomo.
Je me présente à vous ; Lord Wilhem DeKashyyyk. Ne vous fiez pas à ce nom pompeux, je n'ai de noble que le nom et les intentions.
J'ai, il y a peu, eu l'occasion de voir votre interview. Et, j'ai vu en vous un homme sage dans un galaxie malade. Tout comme vous, j'ai connu la guerre et ses horreurs. J'ai vu les infamies des combats et j'en suis ressortit blessé. À travers votre discours, j'ai ressentis l'humanité qui manque tant.
Tout-fois, si la guerre à laisser dans mon cœur des cicatrices qui ne se refermeront jamais, elle m'a aussi offert l'expérience. J'ai appris à la connaître, à la dompter et à l'éviter. C'est dans cette optique que je vous propose mes services.
Je serais la lame dans le cœur de vos ennemi et le bouclier de Kamino. J'apprendrais à vos soldats comment vaincre sans massacre et comment rentrer voir leurs femmes.
Et, le jours où le guerre sera morte, nous porterons un toast à ma retraite. »
Il regarda son droïd.
- Vas nous falloir du blé. Direction Dantooine.
-Est-ce bien sage ?
Il sourit sous son casque. La sagesse n'était pas toujours de mise quand il s'agissait de faire bouger les choses.
La route pour l'astroport était encore longue et il espérait avoir une réponse de Kumitomo d'ici là.
[hrp] :
RP FINI
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