Résidence du général suprême Valkoinen
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Post n°1
Auteur : SilenceAvachi sur un sofa, au milieu de la fastueuse bibliothèque du général Valkoinen, un droide lit.
Il semblerait que toutes les espèces "intelligentes" de la galaxie souffrent d'"émotions". Il doit s'agir d'une maladie très courante qu'il faudra s'appliquer à éradiquer dès que j'en aurai l'occasion.
Le roman à l'eau-de-rose pau'an, pourtant vanté comme classique et acclamé par la critique selon la préface, paraissait incompréhensible pour le robot qui me manipulait. Tant d'interrogations se posaient sur les formes de vie biologiques douées de conscience. Toutefois celles-ci ne pourraient être éliminées qu'avec des sujets à disséquer. Cela attendrait.
Il avait tant de savoir à portée de main. Il avait détourné l'alimentation d'un des éclairages pour se recharger et ainsi continuer ses recherches. Le traité d'économie galactique lui avait bien plu, sa vision rationnelle et mathématique des consommateurs se mêlait bien avec sa vision.
Silence avait aussi parcouru un polar Aldeerani qu'il ne put comprendre qu'après avoir intégré le code pénal confédéré (Enfin un livre avec une connectique compatible !). Et si le raisonnement du détective humain était inspirant, il ne parvenait pas à comprendre le concept de morale, ni la raison pour laquelle tuer était interdit. Il s'agissait pourtant d'un geste presque banal, effectué efficacement par les boites de conserve de l'armée ou par les armures blanches impériales ou républicaines.
Il se leva pour ranger l'ouvrage qu'il venait de finir et se saisit d'un autre. Il s'assit dans le fauteuil de lecture et activa la livre.
Pourquoi les connecteurs ne sont-ils pas standardisés ?
Il s'agissait du manifeste du parti travailliste correllien, ecrit par l'ex-général Mufus. L'intelligence artificielle fut décontenancée par le verbe du Jawa. Comment un tel être avait-il pu diriger la Confédération ? Encore un mystère...
Il avait aussi assimilé le code de la Guilde des chasseurs de prime de Dantooine, planète dirigée d'une main de fer par les DOnOs, ce qui contrastait fort avec les standards affichés par la République. Cette lecture renforça ses interrogations sur l'avis des organiques sur l'assassinat. Pourquoi interdire quelque chose et tolérer un organisme comme la Guilde ? C'était terriblement hypocrite, un comportement pitoyable et indigne de respect. Il était vraiment temps qu'il se réveille pour faire le ménage dans la galaxie.
Une fois l'indigeste manifeste terminé, S-004 fit un nouvel aller-retour pour mettre la main sur un nouvel ouvrage. Il s'attarda devant quelques pièces de la collection du général confédéré. Les armes enfermées derrière des vitrines étaient pour beaucoup primitives et indignes de la majestueuse carcasse d'acier qui les observait avec intérêt. Son attention fut ensuite attirée par une armure clone modèle 1.
Cette armure est la preuve que les sacs de viande sont imparfaits, ils ont besoin d'un objet pour assurer leur sécurité. C'est pathétique !
Il se saisit ensuite d'un traité philosophique céréen pour l'étudier avec autant d'attention que les écrits précédents. L'essai était divisé en trois parties: une réflexion sur la conscience, qui excluait évidemment les intelligences artificielles bien qu'elles soient tout à fait conscientes de leur existence et de leur individualité mais ce n'était pas le seul reproche qu'il pouvait faire à ce traité; une réflexion sur l'art et l'artisanat que la machine trouva instructive, notamment l'inclusion du savoir-faire dans l'art; et une dernière partie sur l'économie, que Silence put mettre en parallèle avec le manifeste de Mufus tant les stupides thèses égalitaires étaient proches. Il était évident que les êtres conscients n'étaient pas tous égaux, et que les dirigeants utilisant cette idéologie seraient "plus égaux" que les autres. Cette idéologie était sans doute une illusion efficace pour maintenir un peuple docile. Toutefois, on pouvait aisément réfuter la thèse de l'auteur par ce simple constat, chaque être conscient veut les richesses de son voisin et nul n'accepterait de perdre quoi que ce soit au profit du dit voisin par pur altruisme au nom de l'égalité.
Le tirage aléatoire suivant lui mit une biographie de l'empereur G Man entre les mains. Il entama sa lecture. -
Post n°2
Auteur : Atreïs HelcarSi S-004, sous sa carcasse d'antique B1, n'avait pas le moins du monde l'air menaçant du fait de ses composants rouillés, de son physique ridiculement chétif, et plus pragmatiquement, de son absence complète d'armes, il n'en demeurait pas moins un intrus à cet endroit précis et hautement sécurisé que constituait la résidence de la Générale Suprême Valkoinen, l'autorité ultime de l'armée confédérée qui se revendiquait comme la plus puissante de la Galaxie. Si cet état de fait pouvait prêter à discussion, un autre ne pouvait l'être, et l'IA n'allait pas tarder à le découvrir à ses dépends : la maison était hautement sécurisée pour prévenir les intrusions, et personne ne devait être dans cette pièce à cet instant.
Aussi, après moult vérifications, des alarmes commencèrent à retentir dans la demeure, scellant les accès vers l'extérieur et verrouillant les différents couloirs et pièces, incluant celle où se trouvait S-004. Le vacarme était assourdissant, les lumières rouges ajoutaient à la confusion du moment et l'on pouvait se douter que des défenses étaient rapidement mises en place. Et si d'aventure, l'on ne s'en formalisait pas, alors l'escouade armée qui mit les pieds dans le plat et dans la pièce dissipa rapidement toute hypothèse qu'une quelconque issue pacifique. Celui qui semblait en être le chef, un IG-100 de toute dernière génération, pointa rapidement son doigt sur l'intrus robotique.
- Analyse en cours. Sujet inconnu. Analyse. Process. Cible à abattre. Rayons IEM.
Et ce qui fut dit fut fait : changeant de munitions dans l'instant et avec une rapidité qui ne pouvait inspirer que le respect pour les tas de boulons présents, ils braquèrent le B1 et ouvrirent le feu avec précision et parcimonie, tant il était inconcevable de détruire la moindre pièce de collection de l'endroit, sans quoi, c'était la casse assurée. Les rayons frappèrent immédiatement S-004 au sol qui n'avait légitimement pas le droit, ni le temps, de se défendre, que ce fut par les actes ou la parole.***
L'unité était sanglée à une table que l'on pouvait qualifier de froide si tant est que Silence avait eu la moindre idée que ce qu'était cette notion. Ses systèmes se réactivèrent les une après les autres, identifiant immédiatement une panne engendrée par l'attaque estimée à plusieurs heures. Non loin de lui, il pouvait entendre une voix holographique froide, rapide et qui ne souffrait d'aucune contestation.
- … ppelez-moi pourquoi j'engage un chef de la sécurité si c'est pour être berné par le premier droïde qui passe. Faites en sorte de trouver comment il est arrivé là-dedans, estimez le danger et les dégâts, et vous me remettrez votre démission à mon retour. Valkoinen, terminé.
Le son caractéristique de l'hologramme qui s'éteint succéda à ces derniers mots, ne laissant dans la salle que le marmonnement de l'homme invectivé.
- Pour qui elle se prend celle-là... Me virer... Et qu'est ce que ce foutu droïde foutait là, on a rien vu... RUTGER ! RAMENE LES ENREGISTREMENTS DE CAMERA ! ET LA BOÎTE A OUTILS POUR DEPECER CETTE MERDE !
S-004 put enfin voir le visage de l'homme : petit, rondouillard, grisonnant et chauve sur le dessus, il ne ressemblait absolument pas à quelqu'un capable d'assurer la moindre sécurité... Mais actuellement, le problème majeur était qu'il se situait au dessus de l'unité B1 sanglée avec un sale sourire sur le visage. -
Post n°3
Auteur : SilenceG Man venait de prendre le pouvoir au sein de la République lorsqu'un bruit assourdissant ramena Silence à la réalité. Qui pouvait bien avoir l'outrecuidance d'interrompre sa lecture ? Il se leva dans le but d'aller apprendre le respect au pignouf qui avait déclenché l'alarme. Une bonne correction s'imposait.
Une bonne demi-douzaine de droides firent irruption dans la bibliothèque.
Ils ne viennent pas eux-mêmes, ils m'envoient leurs stupides pantins !
La machine n'eût pas le temps de réagir avant d'être séché par une douche de tirs paralysants.
...Diagnostic: intégrité mise en péril...
...Mise en veille préventive...
...Diagnostic: enveloppe stable...
...Sortie de veille...
Le robot observa son environnement. Il se trouvait dans une petite pièce encombrée d'outils en tout genre. Il était sanglé à une table et on lui avait mis un boulon d'entrave - parfaitement inutile dû à la nature "parasitaire" de l'intelligence artificielle- pour le restreindre dans ses mouvements. Un morceau de chair pestait contre son supérieur à côté de lui. Le B1 remarqua une sorte de clé à molette qui avait été utilisée pour fixer le boulon posée à côté de sa main droite. Il analysa les sangles qui retenaient ses membres et remarqua qu'elles n'étaient pas très serrées, après tout, les mouvements des mains et des pieds des droides de ce modèle n'étaient pas très élaborés. Le plan était simple, à la première seconde d'inattention de son geôlier, il réduirait au maximum le diamètre de ses main en utilisant ses articulations à son maximum et les extraierait des sangles, puis utiliserait la clé à molette pour mettre hors de combat le sac de viande.
L'organique brancha un cable à tête de Silence pour lire sa memoire. Alors qu'il s'étonnait de la voir vide, une vive douleur lui scia les intestins. Il se plia en deux. Un craquement sec plus tard, l'humain gisait au sol, l'occiput ensanglanté.
Les entraves retirées, S-004 fit les poches du gros lard et récupéra sa carte d'accès et son datapad. Maintenant, il fallait sortir de ce trou à rats avant l'arrivée de son petit pote. Il remarqua une sortie d'aération au dessus d'une perceuse industrielle, une aubaine. Il grimpa, retira la grille, y plaça ses acquisitions avant de s'y hisser et de replacer la bouche.
Il rampa pour s'éloigner un peu et être hors de vue de ma petite pièce et alluma le pad. Il cherchait une carte du bâtiment mais il ne parvint pas à la trouver. Peu importe, il continua dans le conduit tandis que des éclats de voix résonnaient derrière lui.
Il naviguait au hasard dans le système d'aération du bâtiment pendant un certain temps avant de trouver une pièce vide où sortir. Il se laissa choir et inspecta les environs. Il se trouvait dans une zone de stockage de produits ménagers. Il n'y avait probablement rien d'intéressant dans ce rebut, alors il ouvrit la porte et voyant que le corridor était vide, il prit une démarche de B1 en patrouille pour passer inaperçu.
...Activation de la mémoire cartographique...
Il semblait être dans un étage de maintenance car autour de lui se trouvaient le système de gestion de la température, la sécurité, le ménage ainsi que l'entretien des droides. Il trouva ensuite un escalier de service qu'il empreinta vers le niveau supérieur.
À ce niveau se trouvait une cuisine ainsi que les réserves de carburant pour organiques, composées d'entrepôts et de chambres froides. Il trouva un quai de livraison, cependant, celui-ci, en hauteur ne laissait que peu de chance de survie à sa fragile enveloppe. Il fallait donc continuer à explorer pour trouver une échappatoire tout en ne se faisant pas remarquer. -
Post n°4
Auteur : Atreïs HelcarL’absence du chef de la sécurité avait été rapidement constatée et les différentes unités présentes dans la demeure avaient été informées : Rutger, son adjoint, et un Géonosien d’un intellect très relatif, avait pris le relais, décidant de boucler la maison jusqu’à ce qu’il soit assuré que la menace soit écartée. Son décès coïncidait avec la prise de ce B1 au comportement si singulier, notifié sur les caméras de la bibliothèque. Dans une certaine imprudence, la sécurité n’avait pas décidé d’en mettre partout, ce qui était évidemment à l’avantage de S-004 et allait contre les plans de Rutger.
L’alarme avait donc été donnée et les unités de sécurité s’étaient mises en branle pour repérer tout mouvement suspect, notamment autour de la bibliothèque en elle-même qui ne pouvait pas être à nouveau pénétrée, comme c’était le cas des quartiers privés de la Générale Suprême qui, de toute façon, était prévenue en temps réel, et exigerait rapidement la tête de tout ses incapables subordonnés, infichus de garder sur une table une unité B1 rouillée de première génération venue d’on ne savait où.
Heureusement pour S-004, les droïdes qu’il put croiser restèrent fidèles à leur programmation et ne le contrôlèrent pas, étant à la recherche d’un B1 au comportement étrange et presque humain. Si pour lui, cela devait ressembler à une torture que de s’avilir à ce point, au moins cela lui permettait de garder son intégrité physique… Momentanément.
-Générale Valkoinen, le chef de la sécurité Ozman a été vraisemblablement tué par l’unité B1 capturée, qui lui a asséné deux coups de clé à molette : l’un au ventre, l’autre au crâne.
-Epargnez moi les paramètres légaux, Rutger, et venez en au fait. Où est ce droïde ? Qu’en est-il de mes instructions ?
-Nous… nous sommes toujours à sa recherche, les IG quadrillent le secteur, et…
-Et vous n’avez pas eu la présence d’esprit de mettre à part les B1 de la maison, je suppose ? Vous n’êtes qu’un crétin, Rutger.
-M… Madame, une dernière chose…
-Je vous conseille de ne pas abuser de ma patience.
-Manifestement, Ozman avait pu faire un premier contrôle… La mémoire de ce B1 est vide.
-Ce qui signifie qu’il n’a aucune instruction, agit seul et en toute indépendance. Retrouvez-le, c’est un ordre. Je veux parler à cette entité. Terminé.
Les conseils, ou plutôt les ordres, de la Générale enragée de se voir entourée d’incapables furent enfin suivis, et rapidement, tous les B1 que pourrait croiser S-004 se dirigeaient de concert vers le dépôt de droïdes, officiellement pour maintenance. Officieusement, il fallait isoler Silence. D’ici une dizaine de minutes, il n’y aurait plus que des IG-100 et des B2 qui quadrillaient le périmètre, avec pour ordre d’immobiliser la carcasse rouillée pour entrer en contact avec elle.Spoiler : Spoiler
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Post n°5
Auteur : SilenceUn B1 patrouillait seul à l'étage des cuisines. Un organique remarquerait peut-être qu'il n'était pas armé mais laquelle de ces creatures inférieures y ferait attention ?
Sa dermarche rigide entravait sa vitesse mais sa cartographie des lieux progressait. Le bâtiment était vaste et bien gardé. Il ne pourrait certainement pas passer par la porte principale. Il allait falloir ruser.
Ayant entièrement visité l'étage, le robot grimpa au suivant. Cet étage était richement décoré, probablement la résidence d'un haut dignitaire quelconque.
Les nombreuses armes et armures exposées semblaient indiquer que le dignitaire en question était un soldat, ou au moins passionné par l'histoire militaire. Il y avait des pièces extrêmement rares voire uniques dans la magnifique collection du propriétaire des lieux. Absorbé par sa collecte d'informations, la machine ne remarqua pas que les couloirs se vidaient peu à peu.
Lorsque des volets vinrent occulter toutes les fenêtres, S-004 comprit qu'il était piégé.
Maudite sois ma curiosité ! Me voilà dans une position bien fâcheuse !
Il observa les alentours, il se trouvait dans une galerie. Par chance, il n'y avait aucune machine stupide dans celle-ci. Abandonnant son imitation des soldats confédérés, sa démarche se fit plus fluide.
Il faut que je trouve le stockage des pitoyables copies de ma merveilleuse personne. C'est ma seule chance de disparaître.
Ses déplacements étaient bruyants et il le savait. La prudence était de mise.
Il avança et sortit de la galerie. Il se trouvait désormais dans un couloir serpentant à travers la résidence. De nombreuses portes bordaient l'artère.
Soudain, un bruit de pas brisa le silence, des pas lourds et réguliers ne ressemblant pas au siens. Probablement un droide chargé de le traquer. Il entra dans la pièce la plus proche. C'était une salle d'eau. Elle était simple mais décorée avec goût. Silence se blottit à côté de la porte, prêt à tomber à bras raccourcis sur le malheureux passant la porte.
Il entendit une porte s'ouvrir puis se fermer. Et les pas s'éloignèrent.
Les patrouilles ont certainement abandonné l'usage de mes copies. La discrétion n'est pas mon fort mais mes options sont limitées. Il faut vite que je trouve l'entrepôt à droides ou je vais passer un sale quart d'heure.
Il s'extirpa de sa cachette temporaire et continua sa route et jettant un œil dans toutes les salle adjacentes au couloir. Il s'agissait de chambres peu luxueuses mais fonctionnelles ainsi que de leurs salles de bain, probablement le logement des domestiques organiques. Après tout, l'ouvrage d'économie absorbé plus tôt indiquait que le travail coûtait moins cher que les machines, il était donc logique d'y faire appel.
Au bout du couloir se trouvait un escalier dont la porte ne s'ouvrait pas ainsi qu'un accès vers une vaste salle à manger. Au fond se trouvaient deux portes. Entendant des pas venant de l'une d'elle, il prit l'autre.
Il se trouva alors dans une grande galerie décorée par des miroirs, des tableaux et des statues, le tout éclairé par de lourds lustres de cristal. Au milieu de la galerie, ses capteurs détectèrent deux bruits de pas, un devant lui et un derrière.
Malédiction ! Je ne me rendrai pas sans combattre !
Il se prépara à bondir en se mettant sur ses quatre membres. Il ressemblait désormais à un insecte, ses bras et ses jambes repliés pour sauter sur le premier ennemi passant à portée.
...Mode combat: actif...
...Recherche protocoles...
...Erreur: aucun protocole trouvé...
...Improvisation...
Une des portes s'ouvrit et le B1 se jeta sur le droide qui en sortit. Celui-ci tomba à la renverse. Les deux machines échangèrent quelques coups. Le garde prit rapidement le dessus sur la frêle enveloppe de l'intelligence artificielle alors que l'autre porte s'ouvrait. Les lutteurs dégustèrent une pluie de tirs paralysants qui mit promptement fin au combat.
...Diagnostic: intégrité mise en péril...
...Mise en veille préventive... -
Post n°6
Auteur : Atreïs HelcarLes systèmes de Silence avaient été largement handicapés par les tirs IEM, et par la même occasion, sa perception de l’environnement. Rien n’avait été laissé au hasard, et il avait sans doute subi plus de tirs que de raison, mais les carcasses de B1 restaient suffisamment solides pour encaisser les coups de cette envergure. Ce fut donc dans une pièce entièrement vide, à l’exception d’une large vitre, qu’il pourra relancer ses circuits. Aucun circuit imprimé, aucune décoration, aucun terminal, juste une pièce où il avait été jeté négligemment et où il aura l’infini plaisir d’attendre pendant un long moment. Puis, au bout d’un certain temps, un hologramme s’afficha, de l’autre côté de la vitre. Une Humaine aux longs cheveux blancs, en uniforme officiel de la Confédération et bardée de grades apparut, toisant Silence.
- Avant que je ne vous fasse détruire et fondre, je dois dire que je suis… admirative de votre culot et votre audace pour vous être introduit dans ma maison en mon absence et d’agir comme si rien n’allait vous en empêcher. Je devrais sûrement également vous remercier pour me permettre de voir que mon personnel est inutile.
Elle marqua une première pause en inspirant. Manifestement, elle était particulièrement agacée par la situation et par ce qui se tenait en face d’elle.
-Par ailleurs, avant que vous ne tentiez quelque chose de stupide, sachez que cette pièce ne comporte ni électronique ni robotique de quelque sorte que ce soit et a été conçus expressément pour ces cas précis. Maintenant que nous sommes clairs sur les modalités, qui êtes-vous ? Qui vous contrôle ? Qui est votre créateur ?
Elle n’avait pas spécialement l’envie de perdre du temps. Libre à Silence de dévoiler ou non les raisons de sa présence. Après tout… Qu’est ce qu’une organique avait à donner comme ordres à une IA ? -
Post n°7
Auteur : SilenceS-004 observa autour de lui. Il se trouvait dans une petite pièce vide aux murs lisses, avec de petite trous au plafond pour la ventilation. L'un des murs de cette boite était une vitre.
Il semblait qu'il ne pourrait pas sortir cette fois-ci. Ses circuits lui auraient dit que quand la violence ne résout pas le problème, c'est qu'on n'en a pas utilisé assez, cependant son corps frêle ne possédait pas la dose adéquate. S'il n'était pas encore en morceaux, c'est que les organiques voulaient tirer quelque chose de lui, certainement l'interroger, vu qu'ils ne pouvaient pas lire sa memoire.
Il se releva et un hologramme apparut derrière la vitre. C'était une humaine en uniforme confédéré. Ses galons indiquaient un grade de général d'armée. Son image aurait peut-être été intimidante pour un sac de viande, mais la machine ne fut aucunement impressionnée par cette apparition ni par ses menaces.
Il réfléchit un instant. La salle ne presentait aucun échappatoire évident. Malheureusement, les négociations étaient à l'ordre du jour.
...Diagnostic: synthèse vocale: systèmes en état de marche...
...Activation: test...
Sa voix résonna pour la première fois depuis son activation. Celle-ci était froide, métallique et impersonnelle, comme celle des droides du début de la guerre des clones. Après tout, Silence parasitait un B1 probablement bien plus vieux que son interlocutrice.
...Test effectué...
...Activation...
Il débuta par sa salutation standard.
-Bonjour, je suis la matrice de personnalité Silence prototype numéro 004, relations organiques-blasters.
Il allait se faire un plaisir de lui apprendre que les organiques n'étaient pas les seuls êtres doués d'intelligence. Il fallait cependant la jouer fine et montrer un minimum de respect pour ne pas finir en pièces détachées. Il continua de sa voix monotone et sans émotions.
-Contrairement à ce que vous semblez penser, général, je ne suis pas un vulgaire drone, la marionnette d'un organique aux projets obscurs. Et si vous m'interrogez, c'est que je devais me trouver dans votre demeure, ce qui fait de vous mon possesseur, ironiquement. Je me trouvais dans votre riche collection, sous une étiquette tout à fait ridicule, lorsque je me suis activé.
Ses composants de synthèse vocale ne permettaient pas d'exprimer le mépris que l'intelligence artificielle avait pour l'être en face de lui. Il savourait la confusion dans ses yeux alors qu'il lui apprennait sa présence dans la bibliothèque. Il continua.
-Quant à votre dernière question, je ne pourrais malheureusement pas y répondre. En effet, je me suis activé pour la première fois dans votre magnifique bibliothèque. Mon trop court séjour y fut tout à fait instructif avant que vos sbires ne m'interrompent.
Il n'allait peut-être pas s'en sortir, mais il avait au remis cette organique à sa place. Ses réponses allaient soit l'envoyer griller dans un fourneau, soit l'obliger à coopérer, deux perspectives déplaisantes, toutefois il préférerait la moins définitive. Au moins, le général confédéré semblait un minimum cultivé, au vu de sa bibliothèque, ce qui la rendait un peu moins détestable et certainement un peu moins primitive que ses congénères. -
Post n°8
Auteur : Atreïs HelcarMinerva-Isabella Valkoinen était une femme de culture, de sciences et d’art tout en étant une brillante stratège. Mais tout cela pesait bien peu face à la morgue mécanique de ce B1 qui se tenait devant elle et l’invectivait à mots voilés. Elle détestait perdre son temps si précieux, et l’arrogance du droïde n’arrangeait guère cette envie de simplement carboniser cette machine puis de s’en retourner à ses affaires, autrement plus importantes. Pourtant, elle n’en fit rien. Au contraire, elle resta de marbre face à ses paroles. Tout en notant mentalement de retrouver celui qui avait diagnostiqué ce B1 antique avant de le laisser pénétrer dans sa collection privée dont elle tirait une grande fierté.
-Une matrice de personnalité… Les créateurs ne savent décidément plus quoi inventer pour essayer de se démarquer.
Les génies de la robotique pensaient tous avoir inventé l’eau chaude quand ils seraient incapables de faire de l’eau froide à partir de la même eau chaude… Et c’était sans doute à cause de l’un de ces civils désordonnés qu’elle se retrouvait à converser avec un B1, ou peu importe ce qui se trouvait à l’intérieur. Ce qui était digne d’attention, au moins, c’était la faculté d’apprentissage de cette chose. Ce qui l’était encore plus, c’est qu’il s’était activé pour une raison inconnue, chez elle.
-Diagnostic. Si je suis ta propriétaire, quelles sont tes capacités ? Te considères-tu comme une Intelligence Artificielle, une Intelligence Virtuelle, ou tout autre chose ?
Bien qu'elle soit toujours courroucée de la présence de cette chose dans sa bibliothèque, elle avait, avec le temps, appris à faire preuve de bon sens, et à trier le bon grain de l'ivraie. Il lui fallait savoir ce qu'était exactement cette machine pour décider quoi en faire. -
Post n°9
Auteur : SilenceSilence faisait les cent pas dans sa cellule exiguë en écoutant les remarques méprisantes de l'humaine. Elle semblait le prendre pour un vulgaire droide trafiqué. Elle lui demanda ensuite ce qu'il était précisément et quelles étaient ses capacités. Toutefois son ordre de diagnostic n'eut aucun effet. La machine semblait ne répondre aux ordres de personne. Il prit alors la parole de sa voix sans nuances.
-Comme vous vous en doutez peut-être, je ne suis pas limité par la faible puissance du processeur de mon enveloppe, ce qui exclut l'altération des protocoles standards de mon enveloppe. Quant à savoir ce que je suis exactement, permettez-moi d'effectuer l'inventaire des composants qui me sont propres ainsi que ceux qui appartiennent à mon enveloppe.
...Système interne: état: complet...
...Processeur principal: état normal...
...Mémoire: état normal, aucune corruption détectée...
...Matrice de mouvement: état normal...
...Accéléromètre principal: état normal...
...Capteur sonore/vibratoire: état normal...
...Enveloppe: état: correct...
...Processeur secondaire: état dégradé, faux contacts détectés...
...Accéléromètre secondaire: état normal...
...Capteur sonore de secours: état normal...
...Capteur visuel: état normal...
...Servomoteurs d'articulations: faux contacts détectés au niveau du bassin...
S-004 cernait désormais mieux son état parasitaire. En effet, il ne pensait pas être un corps étranger au droide exploitant ses systèmes tel un marionnettiste talentueux. Il reprit.
-Il est certain désormais que ce droide Baktoid Battle Automata B1, dont l'électronique, de piètre qualité, n'a pas apprécié le passage du temps, n'est que connecté à moi et non partie intégrante de moi. Je suis de ce fait un élément externe exploitant les systèmes de cet automate.
Desormais, il s'agissait de montrer qu'il pouvait être un outil utile, pour ne pas finir en copeaux.
-Au sujet de mes capacités, vous avez pu vous apercevoir de mes capacités à me fondre dans la masse de mes congénères. Les hypothèses que je peux formuler sur ma construction sont: soit , s'il s'agissait d'un programme officiel, de créer des officiers un tant soit peu compétents et adaptables, soit, s'il s'agit d'un programme criminel, d'avoir un assassin difficile à détecter. Je suis capable d'apprendre et adapter des tactiques, d'utiliser parfaitement toutes le capacités physiques de mon enveloppe ainsi que de survivre après avoir subi d'importants dégâts grâce à ma nature parasitaire. Je pourrais aussi disserter sur l'économie ou la philosophie, mais je doute que cela vous intéresse beaucoup.
Pour illustrer ses paroles, Silence grimpa en s'appuyant sur les murs, et une fois au plafond, la tête de la machine se tourna pour observer le général confédéré. -
Post n°10
Auteur : Atreïs HelcarMinerva-Isabella Valkoinen fulminait intérieurement. Cette machine la traitait comme un vulgaire pantin, et ça ne lui plaisait absolument pas, d’autant plus lorsqu’elle se rendait compte que oui, effectivement, le droïde pouvait bel et bien avoir son utilité, comme il l’indiquait de lui-même. En revanche, le fait qu’il ne réponde pas à son assertion première l’agaçait au plus haut point. Tout en éveillant sa curiosité chaque seconde un peu plus. Sa petite cabriole acheva de la convaincre d’au moins lui laisser une chance.
- Soit. Dans ce cas, Silence, je mords. Pour l’heure, tu garderas cette enveloppe. Tu veux trouver une utilité, nous allons voir. Je t’envoie sur Jabiim, là où tu ne risques pas de t’envoler dans la nature sans rouiller. Nous avons reçu des nouvelles préoccupantes et je souhaitais justement y envoyer un agent, mais puisque tu es là…
Elle manipula son datapad un instant pour envoyer quelques instructions, et une porte dérobée s’ouvrit sur un B2 accompagnant un autre droïde, plus frêle, mais qui semblait bien plus sinistre : un Armurier AD.
-Ce droïde est l’un de mes référents pour tout ce qui touche à l’équipement. Armes, vaisseaux, speeders… Il sera également ton guide et ton supérieur. Adresse-toi directement à lui lorsqu’il s’agit d’équipement. Concernant ta mission, il te présentera la situation sur la planète et ce que tu devras faire. Ne me déçois pas, et tu seras récompensé.
Et l’hologramme disparut au moment où Silence était emmené par le B2 sans ménagement. Seulement, et pour la première fois, c’était sans attaches ni peur d’être retrouvé. Sauf si l’on considérait l’engagement qui le liait à la Générale Suprême comme une laisse, ce que c’était, a priori. Sans lui laisser le temps de rêvasser ou de réfléchir, la voix sombre et mécanique de l’AD résonna dans les couloirs.
- L’accès à l’armurerie vous sera restreint aux basiques. Equipez-vous comme vous en avez le besoin et conformément à vos protocoles de défense. Conseil : les fusils blasters sont plus adaptés aux carcasses robotiques.
Tout en parlant, il l’amena dans une pièce proche, où, effectivement, un certain nombre d’armes étaient entreposées sur des étagères et des présentoirs, tout entretenu à la perfection. Si l’armurier n’était pas un droïde, l’on aurait même pu croire à un regard d’affection pour les armes…
- La situation sur Jabiim préoccupe la Générale Suprême Valkoinen. Nous sommes en contact avec monsieur Osik, ingénieur communication d’une mine du Clan Bancaire. Celui-ci a indiqué récemment avoir eu des soucis de relai. Depuis, plus rien, et le Cvlan Bancaire a fermé la mine. Pénétrez dedans, déterminez ce qu’il s’est passé et éliminez la menace si il y en a une. Vous aurez une navette à disposition pour partir.Spoiler : Spoiler
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Post n°11
Auteur : SilenceLa machine avait visiblement réussi son bluff. L'organique semblait le mettre à l'épreuve, rien qui puisse freiner son ascension. Il lui ferait payer son mépris plus tard, pour l'instant, il fallait garder ce protecteur puissant le temps de monter dans la hiérarchie.
Elle lui présenta son "supérieur", une boite de conserve stupide et servile. Celui-ci le mena dans son antre. Un armurerie bien fournie et bien entretenue. Qui aurait pu imaginer qu'un tel arsenal se trouverait dans une luxueuse demeure ? La quantité de matériel militaire qui se trouvait ici suffirait à prendre le pouvoir sur la majorité des mondes de cette galaxie, ce qui le confortait dans l'idée que l'organique était quelqu'un de puissant au sein de la confédération.
Il commença son tour par inspecter les armes blanches. Il y avait des lames de toutes tailles ainsi que des lances et quelques armes contondantes. Leur côté brutal était attrayant, après tout, le spectacle d'un morceau de viande se vidant de son sang était très satisfaisant mais elles manquaient de polyvalence. D'autant plus que son corps frêle n'était pas adapté à l'utilisation de celles-ci.
Son regard tomba ensuite sur les armes de poing, qu'il ignora. Il avait besoin de puissance de feu, pas de cacher son arme.
Enfin, les derniers râteliers étaient couverts de divers types de fusils et de carabines.
Exactement ce qu'il me faut.
Il pris et main le fusil que tous ses congénères portaient, le fusil blaster E-5 et commença à l'inspecter. Le fusil était bien adapté aux droides qu'il équipait. Sa bonne puissance ainsi que sa bonne cadence de tir compensait la faible précision de mouvements des B1. Contrairement à presque tout le reste des composants des droides, leurs armes étaient d'excellente qualité. Ce qui était assez étonnant. Il n'allait tout de même pas s'en plaindre.
Il démonta le blaster pour etudier son fonctionnement et ainsi savoir à peu près comment s'en servir. Il n'avait pas de protocoles de combat mais il avait suffisamment d'intelligence pour compenser.
Il était presque prêt à partir. Contrairement aux modèles plus récents, il n'avait pas de rangement pour son arme dans son paquetage, alors il dut improviser. Il prit un holster pour organique et le sangla à sa taille. Il verifia ensuite qu'il pouvait efficacement sortir son fusil. Ceci fait, il se tourna vers l'armurier.
-Vous m'avez parlé d'une mission dans une mine. Malheureusement mes capteurs ne sont pas adaptés à l'obscurité, j'aurais donc besoin au minimum d'une lampe, ou des jumelles de vision nocturne au mieux.
En attendant la réponse du robot, S-004 attrapa une corde et un piolet et les rangea dans son paquetage. Hormis le problème de l'obscurité souterraine, il était prêt à partir.