Ce qui nous appartient
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Post n°1
Auteur : Loyd ToskrewUn vaisseau et une équipe. Voila ce que possédait désormais Loyd Toskrew. Jelana, la mère de son premier enfant, restait à ses côtés pour le protéger tandis qu'Alexeï (l'enfant en question) et le maître obscur Dark Marek poursuivaient leur formation cachés quelque part, en compagnie des derniers Derviches de Seyugi et de quelques acolytes Siths. L'objectif de l'ancien Sénateur de Géonosis restait un mystère pour les membres de son nouvel équipage. D'ailleurs, la belle Alesan avait réunit de très bons éléments pour aider son amant de (presque) toujours. Des vétérans ou des jeunes talents pour la plupart, des valeurs sûres en somme. Loyd avait fait connaissance surtout avec un jeune homme plein d'assurance nommé Veron Stark. Cette personne avait été formé militairement au sein de la CSI, dans les sections organiques, puis avait servit dans cette même organisation pendant cinq ans (la fin présumée de son contrat). Préférant ensuite choisir un sentier un peu moins officiel et galactique, il s'était fait engager à la Hunter Gen sur Dxun comme gardien des zones de chasse. Ses talents se dévoilant au fur et à mesure, il entra dans l'unité d'élite de sécurité de la firme, une branche plus que sérieuse. En somme, ce Veron avait connu deux employeurs liés à Loyd directement. Rappelons-le, le grand blond avait servit de longues années la cause de Géonosis, capitale séparatiste, en tant que Sénateur mais il était aussi, avec la Sénatrice Jeaix, le fondateur de la Hunter Gen.
Un homme laisse parfois des traces de son passage dans ce monde, Loyd en avait laissé un peu partout. Si le puzzle de son passé se rassemblait peu à peu dans son esprit, son avenir demeurait bien sombre. Lui seul savait où il allait et pourquoi. Pour cette première excursion, depuis son accident à la Forge Stellaire, il avait demandé à Veron de le suivre plutôt qu'à Jelana, tout bonnement parce qu'elle était connu par quelques unes des vieilles connaissances du guerrier Echani. Quoi de mieux pour Loyd que de faire son retour dans la ville qu'il avait fait bâtir et qui portait son nom? Sauf que cette fois-ci, il n'était personne pour les Géonosiens. Son corps état enveloppé d'une armure synthétique et son visage avait bien souffert, parsemé de prothèses dignes de prouesses technologiques. Drogué quasi en permanence pour ne pas trop souffrir des dernières cicatrices qui se referment, Loyd n'était plus vraiment l'homme soigné et carré qu'il avait été. Entouré de la tête aux pieds d'une cape noire pour cacher son corps métallique, il avait ordonné à son équipage de faire des provisions pour les prochains voyages, qui risquaient d'être plus longs et difficiles. Ainsi, le vaisseau prêté par Alesan n'était gardé que par Jelana à l'astroport de Toskrew City, il n'y avait pas besoin de bien plus de sécurité de toutes façons.
Veron et Loyd se baladaient dans les rues modernes de la grande cité, dissimulés dans la foule cosmopolite incroyable de cet endroit. Loyd se rappelait alors les oppositions des natifs Géonosiens à la venue d'autres espèces sur ce monde fatigué et exploité. Il se demandait si certaines lois avaient changé depuis sa disparition, sans doute que non. Géonosis n'était plus une planète où les choses bougeaient de trop en peu de temps. Et puis la CSI devait avoir vraiment gagné un grand contrôle sur la ville maintenant, peut-être s'était-elle aperçue que de nombreux criminels avaient trouvé refuge ici. Loyd et Veron passèrent d'ailleurs devant la cantina Géonodrink, le bar le moins côté de la planète mais toujours plein à craquer malgré cela. Aujourd'hui, des gardes du gouvernement sénatorial étaient postés à l'entrée. Fait étrange, cela ne voulait dire qu'une chose : une personne haut placée était là. Loyd fit signe à Veron qu'ils allaient rentrer dans cette cantina.
Les deux hommes observèrent d'abord l'ensemble des lieux, puis ils plongèrent parmi les clients qui se marchaient presque sur les pieds pour pouvoir regarder les petites fesses bleues des danseuses Twi'leks. Loyd se dirigea directement vers une personne qu'il avait reconnu, Veron sur ses pas, blaster de poche bien caché dans la botte droite, au cas où. L'ancien politicien déposa sa main lourde sur l'épaule du type qu'il avait repéré et lui souffla dans l'oreille d'une voix légèrement robotisée :
"C'est comme ça que tu tues ton temps libre en tant que ministre?"
L'homme eut un frisson, il savait exactement qui venait de lui parler apparemment. Le cyborg continua alors :
"Cole, ce n'est pas très bien de tourner le dos à un vieil ami."
Cette fois-ci l'homme d'une quarantaine d'année siffla son verre puis fit volte-face pour regarder dans les yeux son interlocuteur et lui rétorquer :
"Je ne sais pas ce qui est pire : tourner le dos ou disparaître sans laisser de trace?"
Quelques secondes passèrent et les deux amis se toisèrent pendant ce court temps, la mine grave. Le visage du dénommé Cole se détendit petit à petit après cela.
"Bon sang, mais qu'est-ce qu'ils t'ont fait?
- On peut appeler ça un accident de parcours, je crois.
- Tu ne penses donc pas à ta femme et à ton enfant qui doit naître?
- Je préfère ne pas en parler, de plus j'aimerais que tu restes l'un des seuls gardiens de ce secret vois-tu.
- Bien... Allons donc dans un coin plus calme."
Le ministre des sports et de la culture de Géonosis emmena son ancien supérieur dans un box fermé, Veron dût patienter au bar. Loyd plongea son regard mi-organique mi-synthétique dans les yeux noirs de son bon vieux camarade qui l'accompagnait depuis bien avant son ascension à la place de Sénateur. En somme, Cole Black était sa seule valeur sûre masculine.
"J'ai réuni une équipe et j'ai un vaisseau Cole, tout ce qu'il me manque ce sont mes travaux. Tout ce que j'ai caché dans mon bureau : mes notes, mes disques durs, tout. Je dois tout récupérer pour terminer ma quête. Il est temps.
- Je sais... Après ta disparition je me suis dit : cette fois c'est la bonne. À croire que la mort ne te veut pas encore, cela fait quand même deux fois que tu lui échappes.
- Pas encore non, mais vu mon état il me semble qu'elle approche à grand pas, le temps risque de me manquer si je ne me dépêche pas.
- Je ne veux pas y penser... Enfin Loyd, tu ne penses pas à raccrocher? Tu pourrais aller vivre avec une magnifique créature sur un monde verdoyant, écouter les oiseaux, élever ton enfant. Tu sais combien de personnes rêvent de cela?
- Tu sais autant que moi que cette histoire n'est pas et ne sera jamais la mienne. J'ai construit des choses très grandes, mais certaines doivent être détruites car je n'ai pas mesuré l'ampleur des dégâts qu'elles pourraient causer en tombant entre de mauvaises mains.
- Tu parles de Cerberus pas vrai?
- Peut-être."
Un moment de silence vint interrompre la discussion. Loyd savait que c'était la dernière fois qu'il parlait à Cole et vice-versa.
-"Loyd... Tu marches à nouveau sur des braises. Je t'ai toujours couvert et aidé de toute mon âme. Tu as vécu trop de choses pour ne pas t'en rendre compte... Donnes-moi les coordonnées de ton vaisseau et tu auras ce que tu m'as demandé. moi, je continuerai à travailler ici jusqu'à ce que ma retraite soit prête. Si jamais tu me cherches, tu sais où me trouver.
- Je sais oui, merci... Au revoir, mon ami."
Loyd se leva puis partit en direction du bar chercher Veron. Ensemble, ils quittèrent les lieux sans un mot, ils avaient une autre visite à faire aujourd'hui avant de repartir.
[à suivre] -
Post n°2
Auteur : Loyd ToskrewQuelques heures plus tard...
"Vizzuj... Vous voila enfin.
- Comment êtes-vous entré ici? Qui êtes-vous? Répondez ou j'appelle la sécurité!
- Pas de panique, je ne suis pas votre ennemi. D'ailleurs, ne l'ai-je jamais été?"
Un silence, le natif Géonosien dévisageait l'homme qui venait d’apparaître derrière lui aussi furtivement que sa propre ombre. Ce dernier ôta sa capuche pour être mieux distingué à la lumière du bureau sous-terrain du Premier Ministre de la capitale séparatiste.
"-Toskrew... Vous renaissez de vos cendres, comme toujours.
- Cette fois-ci je ne suis plus vraiment l'homme que j'étais. L'entreprise dans laquelle je m'étais embarqué a eu raison de moi, il faut croire."
Loyd s'assit face à l'extra-terrestre qui l'avait épaulé à son poste de sénateur depuis bien longtemps.
"Vous possédez des choses que je vous avais demandé de conserver au cas où... Ce genre de situation surviendrait. Il faut me les rendre maintenant s'il vous plait, j'en ai besoin plus que jamais.
- Dois-je comprendre que c'est une page qui se tourne?
- Oui Vizzuj, il est temps n'est-ce pas? J'ignore ce qui adviendra de cette citée, ni même de cette planète. Ce qui est sûr, c'est que chacun a quelque chose à faire dans ce monde avant de partir, ce sera ma dernière sérénade à la liberté et à la justice. J'ai mené des hommes pour combattre au nom de leurs idéaux, ceux tombés à mes côtés méritent bien que j'honore leur mémoire à tout jamais. Non?"
Le Géonosien reste muet face aux déclarations de l'ancien Cerberus. Il pianote sur ses multiples machines et finit par sortir une disquette de l'une d'elle.
"Voila, comme promis. Je ne pense pas pouvoir vous dissuader de quoi que ce soit mais sachez que vous avez toujours été un mystère pour moi, en plus d'un modèle... Vous voulez que le monde se souvienne de votre combat, mais moi je me souviendrai d'abord de vous.
- Merci Vizzuj, votre reconnaissance est une réussite en elle-même, j'espère que vous parviendrez un jour à réunir votre peuple pour qu'il s'ouvre autant que vous avez réussit à le faire.
- Je l'espère également.
- Alors c'est un adieu que nous avons là.
- Vous m'y avez préparé depuis pas mal de temps déjà.
- Oui, sans doute s'agissait-il d'une précaution de plus."
Et l'homme au corps enveloppé d'une armure de métal s'en retourna dans l'ombre, disparaissant cette fois-ci tout comme il était survenu.