Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Les affaires sont les affaires

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Asavar Phocas

    Rencontre avec le Président Bortan


    -Si je puis me permettre monsieur le Président, lançai-je pour mettre fin au silence qui s'était abattu sur notre groupe quelques minutes auparavant, que faisons-nous ici exactement?

    L'endroit en question était le quartier des affaires de Toskrew. Quartier des affaires... Un nom bien reluisant pour désigner un lieu aussi... authentique. Néanmoins, ce quartier était probablement la partie la plus moderne de la ville, où hommes d'affaires et chasseurs venaient conclure leurs marchés dans les cantinas et les bars. Or, le Président Bortan et moi même n'étions dans aucun établissement de ce type. Cela faisait en effet près d'un quart d'heure que nous demeurions immobile dans l'une des rues principales, toujours accompagnés du secrétaire du Président et des cinq magna-gardes.


    Le Président Bortan ignora copieusement ma question, se contentant de scruter la foule avec attention. Soudain, quelque chose attira son regard. Un Neimoidien fit son apparition. Celui-ci était accompagné de deux droïdes de combat B1, une bien piètre escorte en comparaison de la troupe d'élite protégeant mon supérieur. Le natif de Cato Neimoidia semblait nerveux, et son anxiété devint plus flagrante encore lorsqu'il aperçut notre groupe. Il s'approcha timidement et entama la conversation.


    -Mes hommages Président Bortan, dit-il en s'inclinant. Je savais que je devais rencontrer un haut dignitaire du Techno-Syndicat, mais si on m'avait dit que vous viendriez en personne je ne l'aurais jamais cru. C'est un immense honneur...

    -Trêve de politesses, le coupa le dignitaire Skakoan. Et relevez-vous je vous prie. Vous êtes ridicule monsieur Valray.

    -Mes excuses monsieur le Président, répondit le Neimoidien en marmonnant. Je crois que vous désiriez vous entretenir avec moi au sujet de mon entreprise.

    -Précisément. La Valray Company commence à se faire un nom. À vrai dire elle devient si prestigieuse qu'on en entend parler même sur Skako. Quand on sait à quel point la fondation de votre compagnie est récente cela impose le respect.

    -Vous me faites trop d'honneur monsieur. je vous remercie du fond du cœur.

    Cette dernière remarque provoqua un fou-rire chez mon supérieur. Qu'avait-il donc en tête?

    -Vous ne devriez pas me remercier monsieur Valray...

    -Que voulez-vous dire?

    -Votre entreprise a acquis une excellente réputation rapidement monsieur Valray. Beaucoup trop rapidement. Si bien que votre part de marché sur Cato Neimoidia et Géonosis devient préoccupante pour un homme d'affaires comme moi. D'ordinaire, je laisse mes subordonnés s'occuper de ce genre de basse besogne, mais pour une fois j'estime devoir me salir les mains moi-même...

    Le Neimoidien commençait à être réellement pris de panique.

    -Quel genre d'affaire? Où voulez-vous en venir?

    -Vous devriez pourtant le savoir monsieur Valray: la concurrence nous insupporte. À l'heure où nous parlons le Techno-Syndicat mène une campagne de rachats massifs de vos actions. Plus de la moitié de votre entreprise nous appartient d'ores et déjà. Néanmoins, pour intégrer totalement la Valray Company à notre corporation nous avons besoin de votre bénédiction. Qu'en dites-vous monsieur Valray? Ne désirez-vous pas faire partie de quelque chose de plus grand?

    L'homme d'affaires resta muet quelques instants.

    -Et si je refuse votre offre? Vous ne pouvez pas m'obliger à vendre mon bien après tout.

    -Oh, mais vous pouvez refuser bien sûr. À vos risques et périls...

    -C'est une menace?

    -Disons que c'est un avertissement.

    Valray laissa exploser sa colère, provoquant la curiosité de la foule environnante.

    -Raclure de Skakoan! Vous n'avez pas le droit de vous adresser à moi de la sorte! C'est un scandale!

    -Bien au contraire monsieur Valray. Non seulement j'en ai parfaitement le droit mais j'ai aussi pour habitude de ne jamais bluffer.

    Le Neimoidien outré se détourna de son interlocuteur et s'éloigna à grands pas, suivi par son escorte. Je coupai vite le silence qui s'en suivit.

    -Pourquoi avoir choisi de le rencontrer ici monsieur?

    -Vous avez bien vu sa réaction Asavar. Il était tellement furieux qu'il aurait pu me tuer. Organiser la rencontre dans un lieu public me protège de ce genre de mésaventures, et même s'il n'avait aucune chance d'y parvenir on n'est jamais trop prudent.

    -Je vois... Et que comptez-vous faire maintenant?

    -À propos de quoi?

    -À propos de Valray bien évidemment.

    Le Président ricana.

    -Dans quelques heures la milice procédera à une fouille complète des locaux de sa compagnie. Elle y trouvera des armes de contrebande, des bâtons de la mort et autres produits illicites accompagnés de preuves accablantes prouvant que ce cher Valray est un dangereux trafiquant. Sur Géonosis, le châtiment pour un tel crime est la mort.

    L'idée me fit sourire.

    -Il n'a pas l'allure d'un trafiquant. Comment vous y êtes-vous pris pour dissimuler de telles preuves à son insu?

    -J'ai mon réseau d'agents monsieur Phocas. Un réseau si vaste et si efficace que ce genre de machinations est un jeu d'enfants. Une fois Valray écarté, nous pourrons racheter son entreprise à un prix dérisoire.

    Le Président se tourna dans ma direction et me regarda de ses yeux emplis de cruauté.

    -Ceci est votre deuxième leçon Asavar. Je sais que vous êtes déjà un excellent manipulateur, mais quand il s'agit d'affaires aussi importantes, vous ne devez pas hésiter à employer les méthodes les plus extrêmes pour parvenir à vos fins. Ne l'oubliez pas lorsque vous entrerez réellement dans le monde de la politique. Après tout, contrairement aux apparences, politique ne rime pas avec éthique...

    À ces mots une question me vint soudainement à l'esprit: comment le Président Bortan s'était-il procuré cette contrebande?
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Asavar Phocas

      La plèbe s'amassait autour de notre groupe, le regard empli de curiosité. Il fallait admettre que la petite scène qui venait de se dérouler ne manquait pas d'originalité. Après tout, même dans un quartier d'affaire aussi important il était rare d'assister aux petites séances de torture psychologique des hommes d'affaires Skakoan. Néanmoins, aussi naturelle et compréhensible fût-elle, la curiosité de la foule nous mettait dans une situation délicate. Même cinq magna-gardes n'auraient pu nous protéger d'un éventuel assassin dans cette situation. Le Président nous invita donc à nous éloigner de l'agitation et nous nous dirigeâmes vers une ruelle avoisinante. La question que je m'étais posé un peu plus tôt ne quittait pas mon esprit et je ne pus résister à l'envie de profiter de la tranquillité de l'allée pour interroger le Président Bortan à ce sujet. J'avais toujours soupçonné le Techno-Syndicat d'entretenir des relations avec toutes sortes d'organisations criminelles. Cependant je n'en avais jamais eu la preuve jusqu'à ce jour.

      -Quand le Techno-Syndicat a-t-il commencé a avoir recours à l'aide des trafiquants, demandai-je à mon supérieur?

      Il s'arrêta et me dévisagea.

      -Vous êtes décidemment très curieux monsieur Phocas. Se pourrait-il que j'aie fait une erreur en vous parlant du sort de ce pauvre Valray?

      Il s'approcha lentement de moi. Le grésillement de sa respiration à travers le masque m'indiquait à quel point il était furieux.

      -Comprenez-moi bien monsieur Phocas, reprit-il. Vos questions ne sont pas gênantes en elles-mêmes, mais la façon dont vous les posez est d'une insolence insupportable. La petite démonstration de force à laquelle vous avez assisté tout à l'heure était non seulement une leçon, mais aussi un avertissement.

      -Un avertissement, répondis-je en sentant l'anxiété monter en moi?

      -Je tenais à vous montrer ce qui vous arriverais si vous mettiez encore une fois le Techno-Syndicat dans l'embarras.

      Le changement de ton avait été fulgurant. L'homme qui se trouvait face à moi tenait désormais plus du tyran sanguinaire que du chef d'entreprise. Je conservai néanmoins mon calme: je n'étais pas en danger dans l'immédiat. Néanmoins, je savais que je devrais faire preuve de prudence à l'avenir.

      -Dire que je croyais que vous ne me teniez plus rigueur pour le petit incident avec Sin Hall.

      -Je ne vous en tiens plus rigueur. Cette affaire est derrière nous maintenant. Concentrons-nous sur l'avenir.

      Le Président reprit sa lente marche et sa voix parut dès lors plus calme.

      -Il faut que vous compreniez que je place beaucoup d'espoir en vous Asavar. Vallas Wanbor vous a très bien mis en valeur et a réussi à me convaincre de votre utilité. Néanmoins, vous devez savoir que je déteste qu'on ruine mes espoirs... Ce petit malentendu avec Sin Hall était délicat... Une telle chose ne doit plus jamais se reproduire.

      Il me fallait faire basse figure. Le Président s'était calmé certes, mais pour combien de temps?

      -Bien! Maintenant que vous avez appris à rester à votre place je vais pouvoir vous en dire plus sur nos liens avec la criminalité. Après tout, ces relations pourraient-vous être utiles à l'avenir.

      Vardek Bortan marqua une pause. Son regard se perdit au loin, vers les hautes spires géonosiennes visibles à l'horizon.

      -J'ai commencé à faire appel au service des trafiquants il y a de cela des années. Le Techno-Syndicat était alors encore une entreprise républicaine. À vrai dire, l'idée même d'une confédération séparatiste aurait paru totalement saugrenue à l'époque. Notre entreprise faisait alors face à une concurrence assez rude. La situation échappait totalement à notre contrôle. En apparence nous demeurions les leaders incontestés dans le domaine de la production de droïdes, mais la réalité était un peu plus complexe... J'ai alors fait appel aux trafiquants et j'ai fait un pacte avec eux. Je devais leur fournir des armes et leur assurer le soutien du Techno-Syndicat, c'est-à-dire qu'ils pouvaient se servir de nos vaisseaux pour transporter leur marchandise en toute discrétion. En échange de cela, ils devaient m'aider à me débarrasser des entreprises un peu trop ambitieuses et verser au Techno-Syndicat une part de leurs bénéfices. C'était ce qui était initialement prévu. Depuis, les choses ont légèrement évolué.

      -Comment ça?

      -À l'époque nous étions seulement en collaboration avec eux. Aujourd'hui, nous sommes à leur tête.

      Le Techno-Syndicat à la tête d'un empire du crime? Je ne m'étais pas attendu à une telle révélation. Néanmoins, je commençai à apprécier la tournure que prenaient ces confidences.

      -Une immense part du trafic au sein de la CSI ainsi que plusieurs organisations criminelles toujours actives sur les mondes républicains dépendent de nous. Savez-vous pourquoi exactement je vous révèle ceci monsieur Phocas?

      -J'ai bien peur que non, mais j'imagine que vous souhaitez me le dire.

      Le Président ricana.

      -Vous êtes à la fois ambitieux et impitoyable. Ces caractéristiques sont courantes au sein de notre race, mais elle atteignent chez vous un degré extrêmement élevé. Cela fait longtemps que je cherche un profil comme le vôtre. Persévérez dans la voie de la politique. Certes vous êtes encore un peu trop impertinent mais avec un peu de pratique je suis sûr que vous deviendrez vite brillant. Vous serez alors une véritable arme diplomatique pour le Techno-Syndicat. Cependant un autre travail, vous attend.

      -Et quel est-il, si je puis me permettre?

      -Chaque chose en son temps Asavar.

      Nous débouchâmes finalement vers une rue plus large. Il y demeurait une certaine agitation mais personne ne faisait attention à notre présence. Le Président Bortan s'adressa à son secrétaire.

      -Veuillez conduire monsieur Phocas à ses appartements. Et préparez notre départ, nous partons pour Mygeeto dès demain.

      -Ce sera fait monsieur, répondit l'assistant.

      Je fus ainsi accompagné vers un domicile appartenant certainement au Techno-Syndicat. Un étrange système avait été mis en place à l'intérieur pour reproduire les conditions atmosphériques de Skako. Je pus ainsi me reposer et me sustenter sans subir la présence encombrante de ma combinaison. J'avais besoin de cet instant de repos car dès le lendemain je repartirais pour Mygeeto, et cette fois-ci, le moindre échec serait impardonnable.

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Asavar Phocas

        Le jour pointait sur Toskrew. Dès potron-minet, le soleil baignait la cité géonosienne de ses rayons brûlants. La nuit ne fut pas des plus calmes: incapable de trouver le sommeil, j'avais passé des heures à réfléchir à une nouvelle approche pour convaincre le Clan Bancaire d'appuyer mon accession au rang de sous-préfet de Mygeeto. En vain, bien entendu. Alors que l'aube approchait, je décidai finalement de laisser le Président Bortan s'occuper des négociations. D'ordinaire je détestais laisser le contrôle de la situation à quelqu'un d'autre, mais pour une fois je devais faire une croix sur mes principes.


        Après m'être revêtu de ma combinaison pressurisé, je rassemblai mes affaires et quittai le domicile qui avait été mis à ma disposition. L'heure était venue pour moi de retrouver la planète cristalline. Du moins c'est ce que je croyais.


        Alors que je passais le portail de la maison, je remarquai que le Président Bortan et sa garde m'attendaient déjà. Surprenant... Notre navette n'était pas sensée partir avant plusieurs heures. Le Président s'avança et s'adressa à moi.


        -Puis-je vous faire confiance Asavar?

        -Vous savez bien que oui monsieur le Président.

        Vardek Bortan demeura silencieux pendant un instant avant de reprendre.

        -Vous allez à nouveau rencontrer le Président Hall, mais pas sur Mygeeto. Vous le rencontrerez ici même sur Géonosis.

        Sin Hall sur Géonosis? Qu'était-il donc en train de se produire?

        -Les dirigeants de la CSI ont tous été convoqués à une importante réunion se déroulant au palais préfectoral. Je souhaite que vous représentiez le Techno-Syndicat au cours de cette réunion. Bien entendu, Sin Hall sera également présent. Ainsi nous pourrons très prochainement poursuivre les négociations avec le Clan Bancaire.

        Je me tus durant quelques secondes. N'importe qui aurait considéré un tel privilège comme un honneur. Pas moi. Je savais bien qu'il s'agissait d'une mise à l'épreuve. Si je me montrais digne du Techno-Syndicat, je gagnerais alors définitivement le soutien du Président Bortan. Dans le cas contraire... Mieux valait ne pas y penser.


        -Me suis-je bien fait comprendre Asavar, me demanda le Président Bortan, coupant ainsi le fil de ma réflexion?

        -Bien évidemment monsieur le Président, lui répondis-je.

        -Très bien. En ce cas nous serons amenés à nous revoir très vite monsieur Phocas.

        Alors que le Président s'en allait, je vis du coin de l'œil une silhouette familière: Valray le Neimoidien. Comment était-il donc parvenu à échapper à la milice? Au fur et à mesure qu'il se rapprochait, je remarquai déchirures, tâches de sang et autres traces de carbonisation sur ses vêtements. Il semblait avoir échappé de justesse aux forces de l'ordre. L'homme d'affaires finit par me remarquer à son tour. Son visage fut alors déformé par la rage. Il marmonna des injures dans sa langue et tira un blaster des plis de sa robe. Je fus paralysé par la terreur lorsque le Neimoidien pointa l'arme dans ma direction. Impossible... Après tant d'années de machinations et d'ambition, ma vie ne pouvait pas prendre fin ainsi! Je fermai les yeux pour ne pas avoir à contempler la mort en face. Un long silence s'en suivit. Beaucoup trop long. Intrigué je rouvris alors mes yeux et découvris le corps de Valray étendu au sol, le crâne broyé. Je fus partagé entre l'euphorie et la stupéfaction. Comment était-ce possible? Alors que je réalisai que mon heure n'était pas encore venue une voix métallique me fit sursauter.


        -Vous devriez être plus prudent Haut Prospecteur.

        Pris soudainement de panique, je fis volte-face et découvris ce qui semblait être un Skakoan, mais beaucoup plus imposant que la plupart de mes congénères. J'étais moi-même particulièrement grand pour un natif de Skako, pourtant je semblais minuscule en comparaison du nouvel arrivant. Sa combinaison pressurisée était des plus particulières: son blindage était d'une épaisseur absurde et tout un arsenal était disposé à divers endroits de l'armure. Une large griffe dégoulinante de ce qui semblait être le sang de ce pauvre Valray lui tenait lieu de main droite. La vision était on ne peut plus intimidante mais cette personne avait éliminé mon agresseur et ne semblait pas être hostile à mon égard. Mieux encore, cet individu semblait me connaître. Je repris alors mon calme et répondis à l'étrange personnage d'un ton digne.




        -Il semblerait que je vous sois redevable. Vous semblez savoir qui je suis mais malheureusement vous ne m'êtes pas familier. Quoi qu'il en soit je vous remercie pour votre intervention.

        -Vous n'avez pas à me remercier. Je fais tout simplement mon travail.

        -Votre travail, lui demandai-je intrigué?

        -Mon nom est Dakul. Vallas Wanbor m'envoie pour assurer votre protection. Je dois d'ailleurs avouer avoir eu du mal à vous retrouver monsieur Phocas. En arrivant sur Mygeeto j'ai eu la mauvaise surprise d'apprendre que vous étiez déjà reparti pour Géonosis.

        Un large sourire se dessina sur mon visage.

        -Un envoyé de Vallas, ricanai-je? Voyez-vous ça? Eh bien, je suis enchanté de faire votre connaissance. Vous tombez d'ailleurs à pic. On vient justement de me confier une mission de la plus haute importance et votre protection sera la bienvenue.

        En disant cela, je pensai évidemment à la présence de Sin Hall à la fameuse réunion.

        -Très bien... Dakul c'est bien cela? Nous avons du travail devant nous!
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          #4

          Post n°4
          Auteur : Asavar Phocas

          Après ma rencontre inattendue avec Dakul, je rejoignis le domicile que m'avait généreusement prêté le Président Bortan. Quelques minutes plus tôt je pensais avoir quitté l'appartement pour de bon, néanmoins les événements prenaient une tournure inattendue et il semblait que je devrais occuper les lieux encore quelques temps. À l'extérieur, le quartier des affaires commençait à s'agiter. Je savais que ce n'était qu'une question de minutes avant que les rues ne redeviennent noires de monde. Je chargeais donc Dakul de faire disparaître le cadavre de Valray. Il était inutile de créer des mouvements de panique et j'avais besoin de calme pour me concentrer sur mon travail à venir. Le mystérieux garde du corps obéit à mes ordres sans un mot. Même s'il n'y avait dans l'immédiat aucune raison de se méfier de l'étrange Skakoan je savais qu'il me fallait rester sur mes gardes: bien que sa présence ne semblait pas mettre mes jours en danger, j'ignorais s'il travaillait réellement pour Vallas. Peut-être était-il un espion à la solde du Président Bortan chargé de me surveiller. Voire pire...


          Je mis temporairement de côté cette réflexion afin de me concentrer sur la réunion des séparatistes. Le cabinet du Président Bortan m'avait envoyé de la documentation pour me préparer. La réunion était apparemment prévue à midi, ce qui me laissait à peine cinq heures pour réfléchir et me rendre au Palais préfectoral. Parmi les informations que m'avait transmis le Président, on pouvait trouver des fiches concises résumant tout ce qu'il y avait à savoir sur les différents invités ainsi qu'un bref résumé de la situation géopolitique et géoéconomique de la Confédération. Différents profils défilèrent devant mes yeux: Sin Hall du Clan Bancaire et la préfète Maar Shane de Cato Neimoidia seraient bien entendu présents. En revanche, il semblait que le préfet Barrik de Géonosis avait été blessé lors de l'attaque Sith sur Mygeeto. Sa présence à la réunion paraissait donc incertaine. Je m'attardai ensuite sur la liste des sous-préfets des différents planètes mineures. Parmi eux se trouvait un Dug du nom de Sebulko Mannius, nommé récemment sous-préfet d'Utapau. Il semblait avoir eu plus de chance que moi dans son entreprise... Le fait qu'un Dug répugnant ait pu réussir là où j'avais échoué me plongea dans un état étrange situé entre la rage et le dépit. Utapau semblait également avoir été le théâtre d'événements préoccupants: non seulement les Sith ne s'étaient pas privés de frapper la planète, provoquant ainsi la mort de l'ancien gouvernement, mais un officier du nom de Tericarax s'était en plus rendu coupable de haute trahison et avait été démis de ses fonctions. La CSI traversait décidément une extraordinaire période de crise...D'ordinaire le chaos était mon élément naturel, mais je sentais à présent que j'étais moi-même dépassé par la tournure des événements. Patience... Bientôt je pourrais reprendre les choses en main. Mais pour l'instant, je devais me contenter de mon statut de spectateur impuissant aussi déplaisant que cela puisse paraître.


          Le motif du rassemblement n'était pas précisé dans le message mais étant donné que la CSI était actuellement dans une situation délicate, il n'avait pas vraiment besoin de l'être. J'ignorais ce que je devais faire à cette réunion, mais je savais qu'elle impliquait que d'importants changements allaient avoir lieu au sein de la Confédération. J'ignorais pourquoi j'avais été convié... mais je savais que c'était une occasion rêvée d'assurer les intérêts du Techno-Syndicat et par conséquent mes intérêts. Sans compter que c'était une bonne opportunité pour recommencer les pourparlers avec Sin Hall en repartant sur de meilleures bases. Les choses n'allaient pas très bien mais la situation aurait pu être pire. Bien pire.


          Constatant qu'il était près de 11 heures, j'interrompis mes travaux pour me rendre enfin au Palais Préfectoral. Le moment fatidique approchait. Dakul m'attendait déjà à l'extérieur. Le garde du corps se tenait dans l'ombre du bâtiment et n'attirait visiblement pas l'attention de la foule malgré sa taille colossale. Il était parvenu à dissimuler son arsenal en dessous d'un large manteau bordeaux et étudiait son environnement avec attention. Il ne relâchait décidément jamais sa vigilance.


          -Dakul, l'interpellai-je! Suivez-moi, nous sommes attendus.

          Il hocha la tête et me suivit dans le dédale de rues jusqu'au Palais tout en restant à l'affût du moindre danger.

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