Renouveau
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Post n°14
Auteur : Henry HuitGâteaux, viandes, soda. Henry pensait toujours au banquet proposé juste avant de partir en navette. Il avait pu se faire péter le ventre comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps. Il monta ensuite dans le vaisseau et zappa complètement une bonne partie du briefing de l'instructeur. La seul chose qu'il remarqua état la jolie demoiselle présent avec eux. «J'y mettrais bien ma banane» avait il pensé avant de sombrer dans une sorte de sommeil éveillé.
Il reprit ses esprits juste un petit peu plus tard quand les choses devinrent intéressante avec la distribution de l'équipement. Il reçu comme les autres un blaster E-5, une mocheté séparatiste qui n'était pas vraiment au goût de la recrue. D'ordinaire il avait une préférence pour les armes un poils plus longues et surtout avec une crosse. Celle la n'en disposait pas, comment pouvait-on sérieusement viser avec? Pour faire plaisir à leur instructeur, il mima tout de même une fausse joie. Ses larmes furent de trop et l'inspecteur ne semblait pas s'être fait berner. Le chef de section et son second reçurent en plus et à son grand désarroi des armes spéciales plus destructrice que le simple blaster des autres membres. Déçu de son «cadeau», Henry ne fit plus attention à rien jusqu'à leur arrivait au village.
- Recrue Henry, j’ai lu que tu voulais faire partie de la reco, c’est ton jour de chance. On n’a aucune idée d’où peut bien être l’ennemi. Tu disposes d’une des navettes neimoidienne pour ton job. Commence par explorer le Nord Est et le Nord Ouest, puis termine par le Sud. Cette planète ressemble beaucoup à un gigantesque désert, l’ennemi devrait être visible assez rapidement, mais la navette aussi. Pas de risque inutile, si tu tombes sur eux, reviens ici au triple galop, on ne peut pas se permettre d’avoir des pertes avant qu’ils ne nous atteignent. Bonne chance.
Kit capta tout de suite l'attention d' Henry en prononçant son nom. Prenant son rôle très au sérieux, leur chef de section indiqua à chacun de ses hommes les tâches qu'ils devaient accomplir pour protéger le village. C'était comme si il avait toujours fait ça. Le fait de se comporter en professionnel alors qu'il n'était que novice allait sans doute lui attirer quelques moqueries. En fait je crois que ça aurait été le cas qu'importe sa manière d'aborder la mission. Le vrai respect se gagnerait sans doute plus tard mais pour l'instant Henry n'avait pas la moindre estime pour lui. Il se mit tout de même au garde à vous (de manière comique) après avoir reçu ses instructions.
- Chef! Oui Chef! Oui!
En surjouant absolument tout ses mouvements, il se retourna et se mit à courir vers la navette neimoidienne la plus proche. Henry adorait les films d'action de l'ancienne armée impérial. Jouer dans l'un d'eux aurait été un de ses plus grand rêve. C'était un peu le cas aujourd'hui, quelques instructeurs devaient bien surveiller le champ de bataille grâce à des cameras. Bien sur là il était dans l'armée séparatiste et les images ne seraient sans doute jamais diffuser. mais il avait des armes plus ou moins fausse et il pouvait se permettre de faire le con parce-qu’il ne risquait pas grand chose dans cette énorme simulation. D'ailleurs en parlant de ça, il se demandait à quoi ressemblait un tir de canon ou de lance missile non létal parce qu'il imaginait mal les séparatistes détruire du vrai matériel tout à fait valide pour un simple exercice.
Il se glissa dans une navette et demanda au droïde de décoller. Henry se plaça à coté de lui pour profiter de la vue qu'offrait la cabine de pilotage. Le vaisseau allé sûrement être repéré mais il fallait voir le bon coté des choses, il n'avait pas besoin de marcher sous l'horrible chaleur géonosienne, il se serait déshydraté avant même de trouver quelque chose. Vu l'urgence de la situation , l'utilisation du vaisseau semblait évidente, surtout qu'ils n'avaient pas la moindre idée d'où chercher.
La navette effectua un premier cercle autour du village, juste pour vérifier que l'ennemi ne se trouvait pas déjà à ses portes. Le vaisseau réitéra le mouvement en augmentant à chaque fois le rayons de recherche de plusieurs km. L'expérience dura une vingtaine de minutes et toujours rien à l'horizon. Henry décide de revenir sur ces pas et c'est en reprenant la direction du village q'il pu distinguer quelque chose d'étrange.
- La bas.
Il venait d’apercevoir quelque chose, quelque chose qu'il avait du manquer la première fois. Il y avait du mouvement c'était certain. La navette neimoidienne s'approcha un peu plus et Henry put enfin commencer à distinguer des unités. Les troupes ennemi avaient été trahis par le sable qui s'élevait derrières les véhicules après leur passage, et heureusement pour la recrue parce qu'il devait reconnaître que les couleurs des unités camouflaient parfaitement bien l'armée sur le sol géonosien. Ça devait être pour ça qu'il ne les avaient pas vu au premier passage, à haute altitude, les troupes étaient quasiment indissociable de l'environnement mais maintenant qu'il était plus bas, ils pouvait clairement les voir.
Henry se plaça à l'arrière de la navette et demanda au pilote d'ouvrir la passerelle de sortie. Le vaisseau fit ensuite dos aux troupes ennemis et baissa sa vitesse au minimum autorisé en vol pour ne pas s'éloigner trop vite. La reconnaissance allez avoir quelques minutes pour lister les unités ennemis avant un possible deuxième passage. Un , deux, trois, quatre chars de combat, une soixantaine de droïdes de toute sorte et une douzaine de moto nommé S.T.A.P. Henry pu découvrir les particularités de chaque véhicule et de chaque droïde présent dans le groupe grâce à une documentation placé sous un siège passager. Il feuilleta ensuite un peu au hasard pour vérifier quelle troupes n'y étaient pas et pu constater qu'ils échappaient à un panel d'engin confédéré nettement plus destructeur que ce présent aujourd'hui. Il comprenait mieux pourquoi la défense n'était pas plus évolué.
- Chiotte on nous tire dessus!!
D’énorme rayon d’énergie passèrent un peu partout autour de la navette neimoidienne. Henry donna l'ordre au pilote d’accélérer, et tira dans le tas en criant «Yiihaaaaa». S'en suivit en échange de coup de feu improbable entre son petit blaster et «l'armada» ennemi qui dura jusqu'à ce que le vaisseau soit trop loin pour être à porté des chars. Henry savait qu'il n'avait rien touché, mais au moins il s'était bien régalé.
Maintenant place au chose sérieuse. il devait à tout prix informer «Chef oui Chef!». Henry était au départ réticent à l'idée d'utiliser la radio. Les troupes ennemis auraient put capter les échanges, mais maintenant que la reconnaisse avait été découverte, ça n'avait plus d'importance.
- Reco «Amandine du 38» à la belle «Amandine du 38», ça lui paraissait bizarre comme introduction mais il n'y avait pas de temps à perdre sur les détails. Les troupes ennemis sont à environ 40 minutes du villages, il donna un chiffre totalement au hasard, il devra inventer une excuse bidon si jamais les « blanc » n'arrivaient pas dans ces eaux là. Elles sont composé de 60 droïdes, environs 12 moto et 4 gros chars, ils arrivent par le nord ,nord-ouest et ils m'ont vu. Dois je rester en l'air pour vérifier qu'ils ne changent pas d'angle d'attaque? A vous. -
Post n°15
Auteur : Blad DemeciLa rockstar de l'armée séparatiste, Blad Demeci, avait intégré le corps enseignant de l'académie de la CSI il y avait une semaine tout juste. Cette université, perdue en plein désert Géonosien, était prévue pour former au mieux les aspirants. À vrai dire le Mandalorien n'avait jamais voulu être là, le conseil disciplinaire l'y avait forcé en raison de ses derniers agissements sur Korriban, en mission officielle. Pour le Commandant, il n'avait rien à se reprocher, et surtout pas le fait qu'il avait ordonné le massacre de dizaines de prisonniers impériaux sans défense. Lemsli Umbra, le chevalier impérial à la tête des ces vermines, l'avait insulté. Blad n'avait pas eu le choix, c'était soit punir cet imprudent, soit passer pour un faible devant son clan. Inutile de dire que la deuxième option n'était aucunement envisageable pour le descendant des rois Mandaloriens. Le consulat actuellement à la tête de la CSI connaissait très bien les règles d'honneur du peuple de leur officier, mais ils avaient tout de même juger bon de le réprimander. Un choix qu'ils allaient regretter tout bientôt.
Le fils Demeci était arrivé vêtu comme un touriste le premier jour à l'académie : débardeur noir, treillis marron et cheveux détachés. On voulait l'humilier? Il allait botter le train de tous ces blancs-becs pour la peine! Les jeunes le regardaient passer à côté d'eux, se demandant ce qu'un gusse comme lui venait faire par ici. Blad ne fit pas attention à eux, il rejoignit ses quartiers immédiatement pour prendre connaissance de ses nouvelles fonctions ici. Sa chambre était acceptable, bien que moins confortable que sur son ancien vaisseau. Il balança son sac d'affaire sur son lit pour y déloger ses armes et ranger ses vêtements dans son armoire. Un droïde fit irruption dans la pièce, portant une grosse mallette bien lourde. C'était l'armure dorée du Commandant qui revenait du nettoyage. Cette enveloppe protectrice était ce qui lui était de plus précieux, elle représentait bien plus que son rang dans la CSI, elle était l'âme de ses ancêtres. Il vira le droïde de sa chambre avant de déployer sa précieuse armure et de la contempler quelques instants. Il n'était pas encore l'heure de la sortir.
Les collègues de Blad étaient rarement plus gradés que lui, à part quelques hauts-officiers bientôt à la retraite sans importance qui se contentaient de ranger un peu de paperasse dans leurs bureaux et de donner quelques cours théoriques aux plus intelligents des aspirants. Le secteur de Blad, évidemment, c'était les travaux pratiques. Les mises en situations et tous les entraînements dont les élèves disposaient étaient supervisés par l'officier séparatiste. Bien vite, on lui attribua une classe de recrues prometteuses pour qu'il se penche de plus près sur leurs cas. Il y avait surtout deux aspirants du groupe qui avaient retenu l'attention du Mandalorien : Griffin Law, un jeune garçon originaire des mauvais quartiers de Taris et Sally Derning, une féroce combattante Coynite, venue sur Géonosis pour apprendre l'art de la guerre moderne. Griffin était le genre de gars capable de se faufiler discrètement sur le champs de bataille et d'annihiler les rangs ennemis en silence, tandis que Sally, elle, représentait tout ce qu'un pro du corps-à-corps pouvait espérer devenir un jour ; puissant, rapide, précis, implacable.
Le Commandant Unforgiven arrivait à point nommé pour la mise en situation de sa classe du camps blanc. Aujourd'hui, il allait voir comment se débrouillaient ses petits gars sur le terrain, enfin un peu d'action. La classe adverse était un groupe plutôt intéressant du camps bleu, mais beaucoup moins prometteur, c'était pourquoi leurs forces étaient réduites, afin que ces aspirants un peu plus talentueux que la moyenne dépassent leurs limites face à la crème du camps adverse. Le camps blanc bénéficiait de plus de troupes quant à lui, sans oublier l'appui de Blad qui allait faire office de tireur d'élite pour cette opération fictive, afin de ne pas réduire en bouillie les élèves adverses non plus.
Caché dans un des chars d'assaut, le Commandant écoutait les conversations de ses petits protégés en préparant son fusil sniper, réglé sur un mode paralysant d'entrainement évidemment pour l'occasion. Il était seulement vêtu de tissus légers et assez amples pour cette mission, ses longs cheveux noirs ondulés laissés dans le vent et la barbe ajustée en un petit bouc le long du menton. Un habit simple, car les ennemis devaient croire que Blad faisait réellement parti de l'équipe blanche. Les tanks commencèrent à tirer, apparemment le groupe d'assaut venait de croiser une navette de reconnaissance ennemie. Le village était encore à une demie-heure de route, laissant le temps aux défenseurs d'ajuster les derniers détails. -
Post n°16
Auteur : Loïk RunnyBercé par la chaleur accablante et le silence de mort qui régnait sur le paisible petit village, à peine troublé par les négociations des Valeria, parvenues par il ne savait quel miracle à ses oreilles, Loïk était sur le point de s'endormir quand la radio se mit à cracher du son. Pour une fois que ses consciences se mettaient en mode pause simultanément...il fallait que le devoir le rappelle à l'ordre. Et quand 4 consciences sont prises par surprise, la réaction du corps possédé est 4 fois plus violente : le Clawdite faillit tomber de son perchoir. Aussi il pris très mal le "Reco Amandine du 38 à la belle Amandine du 38" d'Henry. Ses consciences ne manquèrent pas de surenchérir.
Hey mais il se fout de notre gueule en fait ! protesta Jaak, qui, plus que les autres, détestait être brusqué
* Il perd rien pour attendre ce petit con... gronda Slash
Quelle audace ! Et quel humour !
Heureusement que le message de la reco ne demandait pas trop d'information à retenir : 60 droïdes, 12 motos, 4 gros chars, Nord Nord Ouest. Loïk les grava tant bien que mal dans sa mémoire avant de grincer une réponse.
- Message reçu. Je transmet l'info à Larkin. Reste donc dans les parages le temps que je le prévienne. Et continue de me tenir au courant. Oh et une dernière chose, Henry, t'as un nom, j'en ai un aussi alors on peut éviter les "Amandine du 38" sans arrêt non ? Je te rappelle.
Au fur et à mesure qu'il parlait, Loïk sentait grandir l’excitation en lui. Enfin un peu d'action ! Il ferma le parapluie, fit craquer ses longues jambes engourdies, attrapa son blaster entre ses dents, fourra la radio sous son coude et se laissa glisser le long de l'échelle. Larkin avait peut être pris son rôle de chef au sérieux mais il avait oublié de lui donner la fréquence de son émetteur, obligeant le Clawdite à lui courir après. Mais cela ne le dérangeait pas, trop heureux de pouvoir ainsi se dégourdir les pattes. Il traversa le village au trot et débarqua dans le QG le souffle un peu court.
- Larkin ! Je veux dire... chef ! La reco a repéré les troupes ennemies à 40 minutes d'ici. Ils ont 60 droïdes, 12 motos et... heu...
4 gros chars, abruti !
- Oui, voilà, 4 gros chars ! Et ils arrivent du nord nord ouest. Ah, et Henry a été repéré, il veut savoir s'il reste sur place pour vérifier s'ils ne modifient pas leur trajectoire.
Loïk s'était un peu emporté dans son élan et avait parlé très vite. Pas sûr que Larkin avait tout saisi...
Meuh non t"inquiètes, il est intelligent, lui. rétorqua aussitôt Zira
Un blanc bec comme lui ? Laisse moi rire...
Le schizophrène essaya de faire taire ses consciences en se concentrant sur le contenu de la pièce qu'il balaya de ses yeux bleu ciel.
Je ne voudrais pas paraître pessimiste... mais on est sous armés ! crut bon de préciser Slash
On s'en fout c'est juste un exercice ! objecta Jaak,
On est évalués, pauvre cruche !
Loïk fut bien obligé de donner raison à Slash : l'attaque état imminente et ils manquaient de moyens. Lui même ne savait pas tirer. Il fallait agir. Et vite. Le temps que mettait Larkin à élaborer sa stratégie en fonction des nouvelles données était trop précieux pour qu'il reste là à attendre ses ordres. Le Clawdite lança donc :
- Bon, je te laisse réfléchir à tout ça. Pendant ce temps, je vais mettre un peu la pression au chef du village pour avoir des renforts au plus vite. Je reviens.
Puis il tourna les talons et traversa la rue principale en diagonale, bousculant au passage les droïdes qui montaient la garde. Il posa sa radio et et son blaster à l'extérieur tandis que Valeria poursuivait les négociations. Dans son élan il prit la forme d'un Trandoshan, espèce assez répandue à Géonosis, d'après ce qu'il en avait vu, et débarqua dans la salle en s'écriant :
-Elle a raison ! Vous avez entendus ce qui nous attend si nous perdons le village ! Nous devons mettre nos miliciens a leurs disposition !
T'as oublié de planquer ton brassard blanc bec... t'es cramé !* fit remarquer Slash
T'as vu comment elle te regarde l'autre boudin là ? Je vais la baffer, c'est sûr !
Loïk se serait giflé s'il n'avait pas voulu conserver une certaine prestance au de la donzelle. Il ajouta donc sur le même ton empressé :
- L'ennemi est à nos portes. L'heure n'est plus aux négociations, il faut agir ! Et vu leur armada, ils auront besoin des tous les bras disponibles pour éviter que notre village ne soit rayé de la carte !
Génial, tu vas réussi qu'à les faire fuir davantage...
Le Clawdite laissa planer son regard quelques instants sur l'assistance qui se demandait visiblement d'où sortait cet énergumène. Il était temps de clore son intervention.
- Bon, vous fates ce que vous voulez mais moi je bouge ! lança-t-il avant de disparaître aussi brusquement qu'il était apparu.
Il repêcha son arme et sa radio au passage avant de refaire le trajet en sens inverse pour retourner voir Larkin.
Rhaa mais arrête de courir pendant la digestion, on va être tout ballonés après ! protesta Jaak
Loïk s'arrêta dans l'encadrement de la porte et demanda :
- Alors c'est quoi le plan... chef ?
Il nous regarde bizarre... remarqua Jaak
Oh celui là je vais me le faire ! Il m'énerve àprendre tout le monde de haut !
C'est parce qu'on est toujours en mode Trando bande d'abrutis !
- Oups, désolé. C'est mieux comme ça ? reprit le Clawdite en revenant à sa forme habituelle de blondinet
Ses grand yeux de gamin brillaient d’excitation, il avait hâte de prouver ce dont il était capable en période d'affrontement.
J'ai bien peur que tu ne vailles pas grand chose... ricana Slash
- La ferme ! marmonna-t-il dans son début de moustache -
Post n°17
Auteur : Larkin KithLa chaleur devenait un véritable fardeau. Larkin commençait à regretter d’avoir garder sa combinaison noire, il commençait à mitonner dedans. Soufflant un grand coup, il ouvrit encore le col et se repencha sur les plans du village. Il réfléchissait déjà aux emplacements où ils pourraient lever des barricades. Dehors il pouvait observer la dizaine de recrues s’activer dans tous les sens, charriant divers objets et meubles et les entassant sur la place principale.
* Une vraie fourmilière… *
L’endroit commençait plus à ressembler à un camp de réfugiés galactiques qu’à une place forte militaire, mais Kith n’était pas un général commandant une forteresse imprenable. Il était juste une recrue, guidant d’autres recrues, dans un village perdu sur Géonosis. La situation avait de quoi faire rire. Et en même temps toute cette anxiété, ce stress à l’approche de l’ennemi, tout cela avait quelque chose d’excitant et de palpitant. Rien avoir avec les longues journées de travail dans les mines, ou avec l’entraînement impérial.
Son second, Iroey se présenta à lui, et lui indiqua que son travail était terminé. Désormais, les recrues disposaient d’un stand assez crédible pour pouvoir s’entraîner au tir. Mais aurait-il le temps, là était la vraie question.
- Entendu, je te rejoins après, répondit le jeune homme au droïde.
Il s’apprêtait à aller voir ce que ça donnait pour Valeria lorsque Loïk déboula dans le QG et lui présenta le rapport de la reconnaissance. Larkin tiqua à l’énumération des forces adverses, et il resta interdit un moment, son esprit perdu dans les conjectures. L’angle d’attaque, le nombre, la position de Henry, trop de données glissaient sur son esprit accablé par la chaleur.
Avant même qu’il ne le réalise, Loïk s’était volatilisé, en partance pour Valéria. Larkin n’y prêta que peut d’attention et se replaça face aux cartes holographiques. L’ennemi venait donc du Nord avec un sacré paquet d’unités. Nul doute qu’ils risquaient très certainement de se faire écraser. Il posa ses deux mains sur la table et soupira. Le commandement bleu était vraiment à la ramasse. Quelle utilité d’envoyer une si petite troupe tenir un village face à autant d’ennemi ? Il aurait mieux fallu qu’Amandine du 38 vienne garnir les rangs d’une autre place forte, mieux défendue et plus utile.
* Les voies du commandement sont impénétrables hein ? Tas de rakghouls sans cervelles… *
Le plus urgent. Il devait se focaliser sur le plus urgent. Quel était-il ? Oui, la position de Henry. La reco avait été repérée et risquait donc d’être abattue par l’ennemi. On ne pouvait risquer de perdre une navette, et puis Larkin avait déjà ça petite idée en tête, quelque chose de complètement fou, mais dans le contexte actuel tout ce qui pouvait être fait devait être envisagé.
Il commença à regarder les nouveaux emplacements pour les droïdes, et ceux des recrues. Il regarda plus attentivement les ruelles, et fut convaincu que leurs tanks ne pourraient pas passer. Déjà ça de prit, mais ils pourraient toujours tirer en artillerie et bombarder le village, mais là il n’avait pas encore d’idée pour lutter contre cette éventualité.
Des bruits de course le firent sortirent de sa transe stratégique, et lorsque un trando portant la tenue de Loïk se présenta devant lui, Larkin eut un mouvement de recul et d’incompréhension. Un truc ne collait pas dans la réalité, et lorsque l’individu en face de lui changea de visage et d’espèce, le jeune homme crut qu’il allait régurgiter tout ce qu’il avait pris au buffet ce matin. La transformation était tellement brutale et rapide que son cerveau ne comprenait qu’en retard ce qu’il venait de voir.
- Ouais c’est mieux comme ça… Faudrait que tu réussisses à pas trop le faire devant les autres, on risquerait d’avoir des problèmes. Bon j’ai réfléchis, transmets à Henry qu’il faut qu’il revienne ici, le plus vite possible. On va armer sa navette, mais ne transmet pas cette info, l’ennemi surveille peut-être les ondes.
Il récupéra son datapad personnel, et fixa le blondinet.
- Tu sais te servir d’un flingue ? Si c’est pas le cas, va te poster avec la radio près du stand de tir, on va y faire une session de tir dans pas longtemps. Ha, et si jamais, mon identifiant est Amandine leader, ça t’évitera de courir dans tous les sens à chaque message, il faut que tu sois en forme pour le combat à venir.
Larkin laissa le jeune changeur de forme s’éloigner et changea finalement les plans stratégiques. L’ennemi avait l’avantage du nombre, mais eux l’avantage défensif et Kith avait le sentiment que la bataille allait être des plus épiques, malgré des paramètres assez minables.
Une fois ses calculs refaits, le jeune clandestin partit en direction de l’unité Ralph 13.
- Hey, Ralph 13, est-ce que les roquettes des RPG peuvent percer un blindage ?
- C’est possible monsieur, mais la grosse partie de la charge a été remplacée par de la farine, il faudra surtout être proche du blindé pour espérer le toucher à l’intérieur.
- Mouais, c’est pas terrible… Et les obus du tank ?
- Il y a des obus spécialisés dans le perforage de blindage, mais il faut les propulser très fortement.
- Bon, lorsque la navette aura atterrit, transportez 5 obus de ce type dedans, et placez deux RPG aussi, on va en faire un tank aérien. Ha, et voilà vos nouvelles positions, l’ennemi arrive du Nord, Nord Ouest.
- Bien reçu.
Larkin donna ensuite quelques instructions à deux autres recrues et les chargea de préparer les futures barricades. Il donna quelques instructions, sur les objets à prendre en particulier, et sur la manière de les installer. Lorsque le chantier fut mis en route, il se dirigea vers la fameuse pompe à gaz pour rejoindre Iroey. Enfonçant ses bottes dans le sable brûlant, il arriva auprès de son second. Un rugissement de moteur et une ombre qui passa près d'eux l'informa que la 2nde navette allait se poser sur son nouvel emplacement. Larkin se rapprocha de Iroey.
- Alors, c'est quoi le truc ?
Intérieurement il avait une légère appréhension de cette pompe à côté de lui. Elle lui rappelait trop son monde natal.Spoiler : Plan stratégique
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Post n°18
Auteur : IroeyIroey était resté silencieux un long moment à scruter les alentours… Il avait pendant ce temps agrippé une bonbonne de gaz vite puis l’avais remplit, passant à la prochaine encore et encore. Il était rendu à une vingtaine quand l’archétype remarqua pas mal de mouvement dans le centre du filage… L’opérateur radio qui allât rejoindre son commandant à son emplacement actuel et de suite, celui-ci arriva d’un pas rapide vers lui… Il se redressa alors en lâchant la bonbonne de gaz qu’il tient dans sa main et dit :
-Commandant…
Puis il prit la parole en disant :
-Vu les circonstances, je doute qu’une attaque est imminente donc j’ai pris l’initiative de fabriquer des bombes artisanales… Ces bonbonnes de gaz, une fois bien placé peuvent constituer de puissante bombe anti-personnel… Muni d’un détonateur ou tirez par un bon tireur, elles peuvent en elles seul mettre hors d’état une unité de cinq B1 ou bien de dix organique… Ceci était la bonne nouvelle… Mais il y en a aussi une mauvaise…
Il attendit que son supérieur lui donne l’autorisation de continuer et dit :
-Depuis notre arrivé, un détail assez inquiétant m’as frappé… La population semble vraiment subir sous le coup de propagande concernant l'armée ennemi... Pouvant occasionné la naissance de traître parmis la population...
La machine attendit donc de nouveau que Larkin digèrent l’information et dit :
-Toutefois, j’ai pensé à une initiative… Vu que nous sommes au beau milieu de nul pars, les droïdes ne sont pas contrôler par un vaisseau de contrôle… Mais surement par une installation mobile pour contrôler les machines ou fantassin… Désactiver ou prendre le contrôle de ce module nous ajouterais à nos côté un bon nombre de fantassin… Il faudrait organiser une mission commando pour assassiner ou bien disposer des actuels contrôleurs et les mettre de notre côté… Suffit de trouver quelqu’un capable de faire cette mission… Si personne n’est capable pour prendre le contrôle des machines, je suis dans mon cas capable de le faire… Surement que la machine est un vieux modèles rustique comme le nôtre pour contrôler nos unité…
Le prototype sembla réfléchir puis dit :
-J’ai failli oublier… Il faudrait engager. Parmi la population un tireur d’élite pour tirer sur les bombonnes de gaz une foi les unités ennemis bien placer… Il faudrait le plus rapidement possible faire un stand et prendre un micro pour crier le besoin urgent d’un tireur hors-pairs… Des tests devront être effectués pour vérifier l’étendue de ses talents… Nous devrions peut-être aussi faire une escouade de démolition… J’ai dénombré quatre droïdes dans ce genre de spécialité dans nos rangs actuels… Celons les normes, ils doivent avoir en leurs possessions des mines anti-char en tout temps ainsi que des lance-roquettes… Terminé…
Comme son commandant avait peu le remarquer, son second n’avais pas chômé en ce qui concerne la stratégie de défense du village… Il avait même proposé une contre-offensive en ce qui concerne les modules de contrôles de droïdes… -
Post n°19
Auteur : Blad DemeciLes préparatifs de l'équipe adverse étaient lents et obsolètes. Blad allait bientôt le comprendre. Sa propre équipe était une troupe de choc et allait littéralement écraser tous ceux qui se présenteraient face à elle. Si les plans du Mandalorien étaient bons, il allait devenir le mentor des meilleures recrues que la CSI n'avait jamais eu. Les pièces du puzzle de la vengeance se rassemblaient petit à petit pour le chef Demeci, personne ne pourra l'arrêter lorsque ses frères reviendront sur ce grand tas de caillou séparatiste. Toskrew City tomberai tout comme le conseil. Mais ce n'était pas encore l'heure à cela. Pour le moment, il devait assumer pleinement son rôle et rester concentré.
Les chars et les transports de la troupe arrivèrent à portée de tir du village. D'ici, les assaillants pouvaient pilonner sans ménagement les murs adverses. Blad sortit du véhicule qui l'avait amené jusque là et jeta un oeil dans sa lunette pour examiner les positions ennemies.
"Ils n'ont qu'un char et la navette de tout à l'heure pour protéger leur entrée Sud..."
Déclara-t-il en souriant. La faiblesse de l'adversaire était affligeante.
"Mettez hors d'état de nuire le char ennemi ainsi que leur transport aérien si vous le pouvez, pendant que je contourne le village par les dunes pour voir les autres défenses mises en place."
Les véhicules de guerre se déployèrent en ligne de façon à bombarder le char isolé ainsi que les quelques maisons déjà atteignables, tandis que les fantassins visaient la navette à l'aide de quelques lance-missiles portatifs. Sans regarder le résultat de ce combat inégale, Blad se mit en route, sniper sur l'épaule, pour faire le tour du village. Arrivé sur le flanc Est, il se coucha dans le sable et s'assura d'être parfaitement caché avant de replonger son oeil droit dans sa lunette. Il put ainsi distinguer les barricades de fortune qui devaient protéger le coeur du village et le quartier général adverse. Elles devaient notamment empêcher une percée avec des chars d'assaut, obligeant l'équipe du descendant de Mandalore à continuer l'attaque à pied. Pas bête, surtout que même un sniper ne pouvait pas transpercer ce genre de défense sans s'avancer dangereusement vers les lignes ennemies. Blad remarqua la présence de droïdes B1 sur quelques toits. Nulle doute que le commandant ennemi devait penser qu'ils lui permettraient de conserver l'avantage dans le cas d'une guérilla urbaine. Il était donc judicieux d'éliminer cette menace rapidement, dès que l'occasion se présenterait. Pour le moment, Blad faisait uniquement de la reconnaissance, il ne voulait pas griller sa cachette avant d'être sûr d'avoir bien analyser toutes les défenses principales d'Amandine du 38.
En terminant sa ronde et en envoyant son compte-rendu à ses petits protégés, qui devaient en avoir fini avec le tank et la navette à présent, il tira une conclusion : le commandant d'Amandine du 38 était un débutant mais avec quelques idées intéressantes tout de même. Néanmoins de grands trous étaient présentes dans ses défenses, notamment au Sud et à l'Est. Les barricades étaient utiles, mais sans soldats derrière elles on ne pouvait les considérer comme vraiment gênante. Le Mandalorien resta sur le flanc Ouest du petit village, là où la concentration de cibles se faisait la plus importante pour le moment, puis il rechercha une nouvelle cachette idéale dans les dunes. Lorsqu'il la trouvera, les pertes seront lourdes pour ceux qui subiront son courroux. -
Post n°20
Auteur : Henry HuitLa reconnaissance fut invité à retourner au village. La navette devait abandonner sa fonction première pour devenir un poil plus offensive. Cette nouvelle n'enchanta pas spécialement la recrue séparatiste, mais ce n'était qu'une simulation, il n'y avait pas de réel risque à se retrouver sur le devant de la scène. Il espérait juste que ce genre de changement ne se reproduirait pas dans une véritable opération. Le vaisseau regagna le village et se posa sur l'emplacement prévu pour recevoir son nouvel équipement. C'est ainsi que deux droïdes RPG montèrent à bord et que des recrues furent chargés de déposer des obus performant à l'intérieur de la navette. En attendant son chargement, Henry repris le contrôle des communications pour régler un compte avec loik.
- C'est qui le clown qui s'occupe de la radio ? Peu importe, j'ai pas le temps de te rejoindre pour m'expliquer alors j'espère que tu écoutes la fréquence. Je te chie dessus, tu comprends? Sur toi et sur ton nom pour une 15aine de génération. Si on nous a donné un indicatif c'est pour l'utiliser, pas pour s'asseoir dessus. Alors si tu veux annoncer ton nom, ta race, ton adresse sur une radio que tout le monde peut écouter, prends en la liberté mais éviter d'annoncer le mien putain!! Fin de transmission … pauvre tâche.
Une fois chargé, le vaisseau décolla et prit la direction des troupes ennemis. Elles ne pouvaient pas avoir totalement changé leur angle d'approche en si peu de temps et même si elles avaient commencé à manœuvrer pour, il n'aurait pas de mal à les retrouver. C'est en tout cas ce qu'il pensait.
- merd* !!
Henry semblait avoir perdu la notion de durée. Il ne savait pas combien de temps il avait mis pour retourner à sa base et charger son nouvelle armement, mais les troupes ennemis venait d'arriver à portée de tir du village. La navette se retrouva donc très rapidement au milieu d'un déluge de tir et dût zigzaguer pour éviter de s'en prendre un. Peu importe les risques, il devait tenter quelque chose. Le vaisseau se rapprocha des ennemis tout en gardant une altitude correcte pour ne pas devenir une cible trop facile. La passerelle de la navette neimoidienne s'ouvrit, et les deux droïdes RPG lâchèrent leur lanceur pour aider Henry à jeter le premier obus par dessus bord. Après une longue chute il tomba très loin, mais vraiment très très loin des véhicules. La recrue séparatiste avait sous estimé l'impact qu'aurait la vitesse de la navette sur le déplacement de l'obus et ce dernier était tombé plusieurs centaines de mètres derrière les lignes ennemis. Le seconde tentative ne fut guère plus concluante.
- En fait ça doit servir à quelque chose un ordinateur de visée ... bon oublions le tir de précisons, accrochez vous à ce que vous pouvez.
Le natif du système d'Onderon donna ses instructions au pilote. La navette s'aligna avec la formation de véhicule ennemi, baissa un peu son altitude puis leva son nez pour faire rouler les obus perforant jusqu’à à la sortie à l'arrière du vaisseau. La formation en ligne de l'ennemi lui donnait plus de chance de mettre un coup au but. Le premier obus tomba dix mètres avant le premier chars, le second à environs deux mètres et le dernier tomba entre le premier et le deuxième char...Ça ne s'était joué à rien , les blanc avait vraiment eu de la chance. Sans même prévenir, les deux droïdes RPG se rapprochèrent de la sortie et lanceur leur missiles. Le premier manqua le dernier chars de la ligne de peu et le deuxième percuta le blindé de plein fouet. Henry poussa un cris de victoire, ces droïdes étaient doués. Malheureusement sa joie fut de courte durée, son transport se mit à trembler.
- Alerte !! Alerte !! Navette neimoidienne touchée !! Simulation de crash aérien!!
- Non non non, pas ça ...
La navettes se mit à piquer du nez et à perdre de l’altitude à vitesse grand V. Le sol se rapprochait de plus en plus vite et Henry craint pendant un moment de s'encastrer contre l'une de dune de sable rougeoyant. Heureusement la confédération n'avait pas poussé la simulation aussi loin , et au lieu d'un crash, la navette se releva au dernier moment et se posa en douceur sur le sole géonosien. A en juger par l'alarme insupportable qui répété sans cesse «Navette détruite» , le vaisseau semblait dorénavant hors jeu, tout comme le pilote et les droïdes RPG qui ne bougeaient plus. Ne sachant pas vraiment si il devait lui aussi se mettre à l'écart, Henry décida de continuer l'aventure. Après tout, des miraculés arrivaient à survivre à ce genre de crash, pourquoi pas lui? C'était exactement le genre personne à avoir assez de veine pour échapper à la mort dans ce type de situation, du moins c'est ce qu'il aimait croire.
- Quel miracle … et sans aucune égratignure, ironisa-t-il en sortant de la navette neimoidienne avec un grand sourire. La recrue séparatiste observa rapidement autour de lui. Du sable et encore du sable. La navette semblait s'être posé dans une cuvette, alors il ne voyait absolument rien autour de lui mais comme il entendait des tirs, ils ne devait pas s'être écrasé trop loin du village. Il y avait aussi un autre bruit qui se rapprochait de plus en plus, ça ressemblait à un moteur, un véhicule semblait se diriger vers sa position.
- Hey ho je suis là … Cria Henry un bougeant ses deux bras au dessus de la tête. J'ai dit là gros nul. oh non merd*!!
C'était une moto-jet de l'équipe des blancs. Henry cria comme une fillette et courra se réfugier derrière la navette neimoidienne. Une fois caché, il se mit à creuser un trou le plus vite possible. Il ne savait pas très bien à quoi ça pouvait lui servir mais il le faisait quand même... Trop tard la moto était déjà sur place il n'allait pas avoir le temps de le finir, il attrapa son blaster et s'adossa contre la paroi de son vaisseau.. Le droïde ne semblait pas comprendre ou était passé le dernier membre vivant de la reconnaissance... Que c'est con un droïde. Il se mit à faire lentement le tour de la navette et se fit abattre facilement par une rafale du blaster de la recrue séparatiste. Henry sauta de joie, il avait maintenant un transport pour retourner au village. Il s'approcha rapidement de la moto pour en prendre le contrôle.
- Simulation de destruction de véhicule !! STAP inactif !!
- ça va, ça va, j'ai compris.
Un tir avait du toucher la moto. Hormis pour avoir résisté à un terrible crash, on ne pouvait pas vraiment dire que c'était son jour. Il retourna à l'intérieur de la navette pour tester la radio. Si le vaisseau était hors d'usage peut être que cette dernière pouvait encore fonctionner. Après quelques essaies réussis, il se remit sur la fréquence de sa section et envoya son message.
- Heu ... Radio amandine du 38? Demanda-t-il d'une voix toute douce. C'est encore la reconnaissance. Voila c'était juste pour dire que … bon je veux pas qu'il y ait de malentendu ou de rancœur entre nous. Je pense qu'on devrait établir notre relation sur de nouvelle base, et pour fêter ça je vais te demander un petit service. Ma navette s'est écrasé par hasard dans les environs de la ville et je me disais que tu pourrais demander à quelqu'un de venir me chercher avant que l'ennemi ne me tombe dessus. C'est tout, rien de plus. Je te prie d’agréer mes sincères condoléance … heu salutation. Enfin merd* t'as compris,bouge ton cul s'il te plaît? En l'honneur des bleus et de notre nouvelle amitié, fais un effort quoi. -
Post n°21
Auteur : Larkin KithFaire exploser une pompe à gaz. Faire partir en fumée toute une réserve de gaz, et provoquer une explosion monstrueuse. L’image traversa rapidement l’esprit de Larkin, mais il la chassa avec toute la rigueur matérialiste qu’il avait. Le sn et lumière ne serait pas pour aujourd’hui.
- Ca aurait pu être une bonne idée Iroey, mais on va éviter. C’est une simulation, on ne peut pas se permettre de prendre ce risque. Imagine une recrue blanche se fait vaporiser dans l’explosion… On est bon pour finir dans une taule séparatiste.
Son oreillette grésilla un instant avant de se calmer. Quelque chose clochait. Un sentiment d’appréhension rampait dans son esprit, révélant par là-même un début de stress peut-être. Larkin embrassa le paysage des dunes du regard. Des immensités de sable à perte de vue, et ce petit village au milieu de nulle part. Il réalisa. Il réalisa soudainement qu’il allait subir une attaque. Que d’ici quelques minutes, les tirs allaient pleuvoir autour d’eux, que les explosions allaient retentir, et qu’il risquait de finir dans le coma à cause des tirs incapacitants. En somme presque la guerre.
- Retournons au QG, il faut terminer les derniers préparatifs.
Alors qu’il enfonçait ses bottes dans le sable brûlant, et que le soleil rôtissait sa pauvre peau blanche, Kith se remémora l’entraînement impérial. Un entraînement à la dure aussi, il s’était même pris plusieurs tirs paralysants, mais pas avec des simulations de cette taille. Il continuait d’avancer vers la petite place du village lorsque des sifflements suraigus se firent entendre. Son cerveau était fatigué, et sa mémoire peut réactive, mais Larkin connaissait ce sifflement. Il se tourna vers Iroey et une recrue qui gardait le passage et leur hurla dessus.
- A couvert ! Tous à couvert !
Pas le temps de savoir s’ils avaient comprit. Kith se jeta en avant, se cogna violemment avec une pile de caisse et se recroquevilla dans le sable. L’attente ne dura qu’une poignée de seconde, et les obus à farine s’écrasèrent autour d’eux, provoquant des nuages de fumée blanche, et projetant des gerbes de sable dans toutes les directions. Larkin fut rapidement recouvert de ce sable chaud qui s’infiltra partout dans sa combinaison, le faisant tressauter et grogner de douleur.
Le bruit fut assourdissant à mesure que les charges explosives tombaient autour d’eux. Il y eut des bruits différents, et le jeune chef comprit que l’ennemi avait tiré des charges incapacitantes. Le sol tremblait lourdement, et les tirs touchèrent quelques bâtiments sans trop les endommager. Larkin se mit à genoux et se colla au mur le plus proche de lui, en observant les alentours. Les tirs tombaient un peu partout. Une peur agrippa son estomac malmené, la peur de perdre tout maintenant, de se retrouver KO d’un seul coup d’artilleur chanceux.
Les obus se raréfièrent et les tirs finirent pas stopper. Il se releva lentement, observant les dégâts. Quelques barricades avaient souffert, mais l’ensemble tenait bon. Deux recrues passèrent devant lui en portant un duros évanouit sur leurs épaules. L’agitation reprenait son cours dans le village, et Larkin restait légèrement hébété. Un B1 gisait, désactivé au milieu de l’allée principale. Le jeune homme s’approcha de lui et contempla étrangement sa tête oblongue. Il récupéra son blaster, l’accrocha de l’autre côté de sa ceinture, et s’avança avec un pas déterminé vers la cabane de commandement.
Le stand de tir était en miette, mais quelques recrues avaient pu l’utiliser. C’était déjà ça de pris. Larkin trouva un vox communicateur, et l’activa. Son message se diffusa dans les deux haut-parleurs de la petite communauté.
- Amandine leader à toutes les troupes. Rejoignez les barricades et tenez-vous prêts à l’assaut. Je répète, tenez-vous prêt à l’assaut ennemi. Pour la maison bleue !
Il n’avait aucune idée de pourquoi il avait dit cette dernière phrase, mais elle sonnait bien à ses oreilles. Ce n’était pas le moment pour ses troupes de flancher. Il activa ensuite son comlink à destination du commandant B1, il fallait réagir vite, l’ennemi ne tarderait pas à leur tomber dessus.
- Ralph 13, vous me recevez ? Etat de la situation, à vous.
- Reçu monsieur. Deux B1 et une recrue HS. Il semblerait que la navette ait été touchée et se soit écrasée.
- Génial… Redéployez un B2 et une recrue sur l’allée principale du Sud, j’ai l’impression que le tank va avoir du mal à défendre la zone. Une chance de sauvetage pour la navette ?
- Monsieur, la navette est tombée derrière les lignes ennemies, chance de rescousse de 2%. Les blindés ennemis sont en train d’engager le tank. Les estimations de victoire sont de 87 % pour le premier, 43 % pour le deuxième, 5 % pour le troisième et…
- C’est bon, j’ai pigé !
Larkin marqua un temps de pause. Sacrifier le tank ? Quelle utilité ? Et il y avait encore ces civils à la noix.
- Faites replier le tank et la seconde navette. Qu’ils aillent au Sud Est, assez loin du village. Ils nous serviront en cas d’évacuation d’urgence. Et si l’ennemi les poursuit, nous pourrons nous débarrasser plus facilement des troupes restées sur place. Et tant pis pour la navette, on ne peut venir les aider maintenant, j'espère que Henry saura se débrouiller tout seul.
- Bien reçu monsieur. Transmission des ordres.
Kith termina la communication et sortit du QG, son casque à la main. L’agitation régnait dans la petite place forte, tandis que les troupes bleues se postaient sur les barricades, sur les toits, et dans les coins de petites ruelles, prêtes à tendre une embuscade aux futurs attaquants. Sur l’allée Sud les unités bleues se disposèrent aux angles des murs, de façons à disposer du maximum de couverts et d’avoir un vaste champ de tirs en face d’eux. Si l’infanterie blanche passait par ici, elle devrait subir de lourdes pertes en chargeant de front.
Larkin traversa la rue et grimpa une volée de marche pour arriver sur un toit gardé par un B1. Il observa les alentours, en prenant bien soin de rester à couvert, et activa son oreillette.
- Amandine leader à Amandine du 38. Etablis une liaison avec le QG, et dis leur que nous avons un contact avec l’ennemi. Dis leur aussi que le village ne va pas pouvoir être tenu longtemps dans cette situation, et qu’il nous faudra des renforts d’urgence. Terminé.
C’est vrai que la situation était très dangereuse. Tenir un village avec si peu d’unités était presque suicidaire, mais telle était sa mission. Il indiqua ensuite au B1 près de lui de se mettre à couvert du mieux qu’il pouvait, la bataille qui s’annonçait risquait d’être rude.
Il serra son E-5 et posa son lance grenade près de lui. Aucune idée de comment s’en servir, mais il verrait bien au combat, il aimait bien la formation sur le terrain. Une idée trottait toujours dans sa tête, la pompe à gaz. Peut-être avait-elle un intérêt stratégique. Peut-être pas. L’avenir le lui dirait.
Le jeune clandestin chargea son arme, et inspira profondément. L’attente du combat était plus qu’horrible, la tension asphyxiant presque ses organes. Il fallait qu’il se concentre, qu’il ne se laissa pas submerger par ses émotions, il était le chef, il devait rester logique et stable afin de remporter la victoire.
* Saletés de blancs, j’vous ferrais la peau ! *
Il leva un sourcil perplexe en entendant la phrase qui circulait dans son cerveau. Il avait vraiment dit ça ? Le désert géonosien ne devait pas être bon pour son petit esprit malade. Pas bon du tout même. Il espéra sincèrement que son plan allait fonctionner, et que le tank pourrait au moins s’échapper, il en aurait besoin dans les heures qui viendraient, il en était sûr.
- C’est partit comme en 14.
- Monsieur ?
- J’en sais rien, je raconte n’importe quoi.
Il enfila son casque de Burnin, et activa les légers senseurs bleutés. Un peu plus de sécurité et de fraîcheur dans ce monde brûlant et dangereux. -
Post n°22
Auteur : Super PNJMaison Bleue, secteur 14
Ces recrues de la Maison Bleue étaient vraiment très bleues. Déjà leur chef avait une tête de jeune stagiaire à cran, même leur chargé politique semblait tout juste de sortir de l’académie. D’ailleurs, c’était techniquement le cas. Ancienne secrétaire de Gelmir hein ? Bsirk n’avait jamais vraiment aimé Gelmir, aussi il ne pouvait véritablement pas apprécier la jeune humaine en face de lui.
Au moins faisait-elle semblait d’y croire, et essayait de recontextualiser la situation. Après tout, ils étaient dans le même camp non ? Il écouta ses arguments, et ces propositions d’alliance. Alors qu’il allait prendre la parole, un trando débarqua en trombe dans la petite pièce et s’égosilla, les enjoignant à aider le contingent de la Maison Bleue. Rapidement, N’jslim remarqua son brassard bleu, tandis que le trando s’en allait prestement.
C’était bien tenté de leur part, mais un peu trop gros. Dans des petites communautés comme celles-ci, les gens se connaissaient très bien entre eux, un soldat confédéré aurait fait tâche au milieu de la population. Le neimoidien se racla la gorge.
- Je tiens d’abord à vous dire que je suis légèrement choqué par l’attitude de votre camarade qui vient de passer. Oser se faire passer pour l’un des nôtres est quelque chose de terriblement malhonnête. Comment voulez-vous que nous fassions confiance ?
Il planta ses yeux rouges dans ceux de Valeria.
- Cependant, vous marquez un point sur la Maison Blanche. Ils ne sont pas réputés pour leur gentillesse. Mais votre Maison est plus que mal en point. Votre force, déployée ici, ne pourra les stopper, je persiste à croire qu’une réédition nous serait plus que favorable. Et d’ailleurs, je ne vois pas l’intérêt de mettre nos quelques miliciens sous vos ordres, ils ne serviraient pas à grand-chose…
Bsirk était sur le pont de se lever et de raccompagner la jeune confédérée dehors lorsqu’une série de tirs secouèrent la bâtisse. L’instructeur comprit que l’ennemi bombardait leur position, et aussitôt il se laissa choir sur le sol, tel le pauvre chef qu’il devait incarner. Les villageois autour de lui en firent autant alors que la maison tremblait, et que de la poussière tombait du plafond. Le bruit était assourdissant.
Puis les tirs cessèrent et le petit groupe s’empressa de relever le vieux chef. Un privilège d’instructeur que de se faire choyer ainsi. Le neimoidien s’avança de plus belle vers la sortie, et observa « son » village. Les bleus courraient dans tous les sens, se criaient dessus tandis que des volutes de farines s’élevaient dans les airs. Farine, poussières et bombardements, rien de tel pour démoraliser des cadets. Mais le commandant local devait avoir repris les choses en main, et les soldats se redéployaient près de barricades ou se mettaient à couvert.
L’ennemi serait bientôt là. Bsirk se tourna vers Valeria.
- Je… Vous aviez raison… De toute façon, nous n’avons plus le choix. Nous ne vous gênerons pas dans la défense du village, vous êtes les maîtres de ses lieux désormais. Mais je voudrais que nos miliciens restent près de nous, pour pouvoir nous aider à évacuer les lieux.
Je vous en prie, aidez nous à fuir cet endroit, parlez-en à votre chef, nous ne voulons pas être ici lorsque les combats débuteront…
Les villageois baissèrent la tête, tels de parfaits comédiens, et Brisk attendit la réponse de Valeria, chef politique d’Amandine du 38. Pour autant, Bsirk se savait militaire, et devait faire preuve d'objectivité. Mais il se sentait incroyablement mal et honteux dans cette position. Un problème d'acteur sûrement.Spoiler : by
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Post n°23
Auteur : Loïk Runny
Loïk avait quitté Larkin le cœur léger : il ne se débrouillait pas trop mal pour remplir son double rôle. Il déchanta en revanche très vite quand Herny l’envoya balader une fois qu’il avait reçu les instructions. C’était quoi cet excité ? Il avait oublié qu’ils se trouvaient dans une simulation ou quoi ? Les 3 consciences du schizo en restèrent d’abord coites. Loïk fut presque reconnaissant à Henry pour cet instant de silence. Mais comme tout instant digne de ce nom, ce dernier ne dura pas.
Whouuu, y en a un qui a craqué son slip là… commenta Jaak, qui ne se serait pas plus vexé si Henry lui avait réellement chié dessus.
Quel rustre ! Comment peut-on être aussi grossier !
Alors toi mon gars… tu vas pas vivre vieux ! gronda Slash
Les 3 consciences continuèrent à s’insurger, provoquant un boucan de tous les diables dans le pauvre crâne du Clawdite qui commençait à haïr Henry pour cela.
- On verra ça plus tard… maintenant fermez là ! gronda-t-il alors qu’il arrivait sur le stand de tir
L’une des recrues qui avait déjà commencé à tirer l’entendit. C’était un immense Twi’lek taillé comme un wookie. Il fit volte-face, manquant d’assommer Loïk avec ses lekkus.
- J’te d’mande pardon ? lança-t-il en haussant un sourcil
- Rien, rien… je parle à…à moi-même…
Le Twi’lek haussa les épaules et tourna les talons. Loïk prit donc sa place vacante et pointa son blaster vers les cibles. Il avait observé son camarade tirer et essaya de reproduire ses mouvements pour presser la détente.
Bah…ça n’a rien de très sorcier… commenta Jaak
Le Clawdite tira donc mais, surpris par le recul de l’arme, il la laissa tomber au sol.
Nous voilà mal barré, blanc bec…
Loïk ramassa son arme en soupirant et se remit en place. Cette fois ci le schizo fit bien attention à maintenir le blaster correctement. Il mit un tir sur 10 dans la cible, sans trop savoir comment ajuster sa précision.
Tu sais, blanc bec… viser c’est pas interdit ! grinça Slash
Le schizo ignora sa conscience et se remit une nouvelle fois en place pour un autre essai. Mais avant d’avoir pu tirer, il fut arrêté net dans son élan par la voix d’Henry. Il était dans une merd* noire et avait considérablement changé de ton. Surprenant.
Haha ! bien fait pour toi blanc bec !
A mon avis on devrait l’ignorer…
Mais Loïk avait une meilleure idée. Il ôta son foulard de ses cheveux et le plaça entre ses dents avant de lui répondre :
- Shhshsh… ch’ais tu mal…shhshhsshhs…entend pas gu tout…shsshshh…villaze attagué… shhs…terminé.
Le Clawdite coupa la communication avec un sourire satisfait. Il informa Larkin de la situation de la navette mais se refusait à donner plus d’info à la reco. Puis il reprit son arme et se remit à tirer en imaginant qu’Henry se trouvait en face de lui. Bizarrement, cette fois la moitié de ses tirs firent mouche.
Eh bah voilà ! Tu vois quand tu veux !
Souriant davantage, Loïk pressa de nouveau la détente et… toutes les cibles explosèrent dans un nuage de fumée blanche.
Ah ouais… vaut mieux pas trop t’énerver toi…
C’est un obus à farine abruti !
Les cibles se trouvaient suffisamment loin pour que le Clawdite ait le temps de décamper dans se faire atteindre par la farine. Il prit sa radio sous son bras et prit ses jambes à son cou. Les tirs explosaient partout autour de lui. Il comprit qu’il n’aurait pas le temps de rejoindre les barricades. Loïk trouva donc refuge dans la maison la plus proche. Elle n’était constituée que d’une seule pièce et ne comportait pas de fenêtres. En levant les yeux, il remarqua une ouverture au plafond que l’on pouvait atteindre via une petite échelle.
C’est une trappe ! s’exclama Jaak
Sans prêter attention aux inepties de son hôte Rhodien, Loïk entreprit d’escalader l’échelle. Il se retrouva dans une excroissance du toit qui donnait sur l’extérieur par une petite porte de bois. Le Clawdite allait risquer une œil dehors quand la radio se remit à crachoter. Cette fois, c’était Larkin qui lui demandait d’appeler le QG pour avoir des renforts.
Ca veut dire qu’on est mal… commenta Zira
Mais non ! On a gagné et ils sont en train d’appeler tout le monde pour l’apéro… ironisa Slash
Tant mieux ! Je commençais à avoir faim !
Loïk s’exécuta malgré la tempête sous son crâne. Même s’il doutait que le QG remue le moindre orteil pour eux. Après tout ce n’était qu’un petit village. Une fois la communication établie, Loïk posa sa radio par terre et entrouvrit la petite porte. Heureusement pour lui, cette dernière s’ouvrait vers l’intérieur, minimisant les risques de se faire repérer. Grâce à sa vue perçante, il parvint à distinguer le tank qui avait réduit les cibles du stand de tir en miettes. Il était encore hors de portée. Loïk décida d’essayer son mode « camouflage » : il referma la porte et ôta tous ses vêtements noirs, ne gardant qu’un slip jaune canari avec des petits cœurs roses fushia dessus. Puis il fit en sorte que sa peau prenne la couleur du toit, en l’occurrence un superbe rose saumon et se posta accroupi dehors, juste devant la porte, blaster en main. Tandis que le Clawdite s’efforçait de rester immobile, son débat interne continuait à faire rage :
Ok… qui a choisi ce slip avant de partir ?
Ben moi… on était pas censés faire du strip tease alors… je n’ai pas pensé que ça pourrait poser problème.
La prochaine fois c’est moi qui choisis.
Si t’es pas contant t’as qu’à te mettre à poil !
Loïk soupira profondément. Tout en gardant son blaster pointé vers les tanks, il se débrouilla pour masquer au maximum la couleur sombre de son arme avec son bras. Puis il balaya la scène du regard. Il avait le soleil dans le dos, ce qui lui procurait un certain avantage de visu par rapport à ses ennemis. Pour entrer dans le village, ils devraient passer forcément par l’endroit le moins protégé. C’est-à-dire suffisamment près de « sa » maison pour qu’il puisse les canarder.
C’est l’histoire d’un Clawdite en slip qui se prenait pour un tireur d’élite… commença Jaak
Il était vrai que sa situation ressemblait beaucoup au début d’une mauvaise blague. Mais Loïk avait aussi vu ce qui se passait en bas. Il préférait rester là-haut que de de risquer à rejoindre les barricades de fortune.
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Post n°24
Auteur : Blad DemeciLes recrues du camps blanc étaient douées mais moins efficaces que ce que Blad imaginait. Les troupes bleues avaient tant bien que mal placé des défenses, minables d'apparence certes, mais elles aidaient à contenir l'offensive adverse. Bien entendu avec de vrais chars le village serait réduit en miette et il ne resterai plus qu'à couler une grosse dalle de béton par-dessus pour faire plus propre. Mais il n'en était rien, les obus de farine servaient à mettre hors-jeu certains soldats ennemis rien de plus, même si quelques barricades mal consolidées tombèrent également sous le choc. Le tank bleu avait mis hors-service un des tanks blancs avant d'être lui-même virtuellement anéanti. La navette n'avait pas fait de vieux os, ne disposant d'aucun bon armement pouvant aider à combattre une artillerie blindée. Bref, dépourvus de véhicules les bleus avaient du soucis à se faire. Les choses intéressantes allaient débuter très bientôt. Les deux tanks restants des blancs se placèrent au Sud et à l'Est du village pour pilonner les positions ennemies délivrées par la reconnaissance de Blad Demeci. Le Mandalorien, quant à lui, observait une recrue bleue perdue à l'extérieur du village, il s'agissait du soldat tirailleur de la navette échouée. L'officier séparatiste sourit en le regardant dans sa lunette désespérer tout seul dans le désert. Ces gars n'avaient donc aucune fierté?
L'infanterie blanche se plaça enfin aux entrées Sud et Est, soit une vingtaine d'organiques pour une trentaine de B1 armés de fusils blasters. L'affrontement semblait toujours aussi déséquilibré. Blad finit d'observer Henry pour se diriger vers l'entrée Nord du village. Depuis sa position il observait toujours les même défenses que précédemment. Soit quelques droïdes stupides. Le guerrier Mandalorien décida d'entrer dans la bataille cette fois-ci, il sentait qu'il était proche de quelque chose d'important. Caché dans les dunes en face du village, il visa d'abord un des droïdes sur les toits qui semblait porter un lance-missile. Pourquoi équiper ces boites de conserve de telles armes? Les organiques bleus ne savaient donc pas tirer? C'était fort possible malheureusement... Blad soupira profondément puis inspira avant de retenir son souffle pour viser avec une grande précision le boitier crânien du B1. Bang! Le droïde était hors-service, sa tête vola en éclat à cause de la puissance du fusil sniper. Théoriquement, ce genre de tir ne devrait pas tuer un être organique normal, mais Blad n'avait pas eu le temps d'essayer son joujou à l'entrainement.
La perte de ce droïde provoqua un état d'alerte chez les autres robots bleus. Les trois B1 présent sur le toit de droite cherchèrent désespérément d'où venait le tir. Le droïde de garde à côté de la première victime du sniper comprit plus vite que les autres qu'un tireur d'élite les prenait pour cibles. Il chercha au loin devant lui son assaillant, dans les dunes. Blad décida alors de s'approcher pour changer de position, il ne voulait pas être repéré tout de suite. Une fois sûr de sa place, il se remit en position et visa le droïde qui le cherchait. Un, deux, trois... Bang! Sa tête vola en éclat elle aussi. Cette fois-ci, les ennemis devaient avoir décelé la présence d'un sniper. Le Mandalorien était assez proche désormais pour tenter une offensive plus directe, il ne restait plus que des droïdes dans les ruelles et sur le toit de droite. Le Nord du village n'allait pas tarder à tomber à cause d'un seul homme si les bleus ne faisaient rien, et en même temps les autres flancs devaient aussi être protégés pour éviter toute invasion. Le commandant était curieux de voir ce qu'allait mettre en place l'équipe bleue pour se sortir de ce pétrin. -
Post n°25
Auteur : IroeyIl se passât quelque seconde de silence avant que son commandant ne refuse sont idée. Ce qui pouvais en soi être une logique « humaine » mais dans son cas, le cyborg n’en avais vu aucun problème… En effet, il aurait été simple de dire au cartier général qu’ils disposaient d’une puissance de feu supérieur à l’envahisseur… Ce qui est tout aussi vrai en une sorte. Dans un vrai combat, l’avantage revient à ceux avec le meilleur armement. Mais en même temps, s’il était interdit dans tué l’archétype pouvait comprendre. Peut-être n’avait-il pas saisit le sens qu’il y arrive parfois des morts dans ce genre d’entrainement. Mais la machine ne put se concentré d’avantage à ce sujet car les bombardements de l’équipe blanche avais commencé… Ce qui était assez fâcheux car le prototype doutais que les installations défensive n’était pas vraiment encore au point… Son comandant lui sauva la vie un obus ayant failli lui tomber sur la tête… Iroey maudit par la suite cette faute d’inattention… Une technique de replis ayant été annoncée, il commença à plié bagage quand il se rendit compte que plusieurs communications avec certains droïdes avaient été perdues… Il se tourna donc vers Larkin et lui dit :
-Il semblerait que nous ayons perdus des unités dans le nord du village… Perte soudaine de communication… Je vais former une escouade d’interception. Je la mènerai personnellement… Il ne me faudrait par contre que cinq B1 que je dirigerai en personne…
Puis il tourna les talons… S’il avait eu une cape, cela aurais sans doute donné froid dans le dos à ses officiers… Iroey allât donc chercher cinq B1 posté à la défense intérieure, les regroupant pour leur dirent :
-Ici votre commandant en seconde… Un intrus sait introduit à l’intérieur de nos murs… La mission est simple… Le trouver… Et l’élimi… Non… Le capturer…
Dit-il en se rappelant que ce n’est qu’une simulation… Il leurs fit donc signe de la suivre, se dirigeant à grand pas rapide vers l’endroit en question où les communications avait été perdu… Il y remarqua donc des pas ne répondant pas à ceux des pieds d’un B1… Ayant scanné la direction des pas et regardant une mini carte du village qu’il avait fait plus tôt en scannant le village, il déduit un endroit où il serrait sur à 80% que l’ennemi emprunterais… Le cyborg fit donc installer à un coin de mur dans une ruelle assez étroite les cinq B1 en position de tir de barrage : deux un genou par terre et les trois autre derrière debout… Il fit garder le silence général… Après un certain moment, il cru entendre des pas… Il hésita un moment puis à la dernière seconde, il baissa son bras, les cinq B1 ouvrant le feu d'un tire de barrage parfais, fruit de la technologie confédéré... Il espérait l'avoir eu mais à la foi il maudissait le détail de devoir utiliser de stupide munition paralysante... Une personne extrêmement expérimenté pouvais facilement s'arranger pour réduire ou totalement annulé l'effet de tel munition d.auto-défense... -
Post n°26
Auteur : Loïk RunnyQuelque chose agitait les B1 sur la maison à gauche de Loïk. Il fit un effort pour rester immobile, pour conserver sa chance de canarder le tank avant de se faire repérer. En effet le tank avait une portée de tir de loin supérieure à la sienne. C’était le seul moyen de l’atteindre. Malheureusement, ses multiples consciences ne l’entendaient pas de cette oreille.
Si ca se trouve, le tank les a vus et ils essayent de tirer dessus avant nous ! paniqua Jaak pour qui le plan de Loïk tenait du génie
Du calme, si c’était le cas, le tank aurait déjà riposté et on serait inondé de farine. tempéra Slash
Mais alors qu’est ce qui les fait biper comme ça ? Une autre menace ? fit remarquer Zira
N’y tenant plus, Loïk tourna la tête d’un quart de millimètre et tortura ses globes oculaires pour regarder à sa gauche. L’un des B1 n’avait plus de tête. Celle de son voisin explosa peu après. Sans doute l’action d’un tireur d’élite dans le camp blanc… Et il se trouvait approximativement sur sa ligne de mire. Une vague de peur le traversa. Mais ce fut bref. Le Clawdite éprouvait rarement la peur. Il avait des consciences pour ça.
Qu’est ce qu’on va faire qu’est ce qu’on va faire qu’est ce qu’on va faiiiire ? gémissait Jaak en continu
Te taire pour commencer…
On ne devrait pas…genre intervenir ?
Idiote ! Si on bouge pour localiser le tireur, il va forcément nous voir ! ou si c’est pas lui c’est le tank !
Oui et puis si on nous met KO ça va devenir difficile d’expliquer pourquoi un lézard crevé en slip porte le brassard bleu… surenchérit Jaak, heureux de ne pas être l'objet des piques de Slash
Je crois que le mieux qu’on a à faire c’est de pas bouger… de se faire tout tout tout petit.
- Merci Capitaine Obvious… marmonna Loïk sans desserrer les dents
Evidamment qu’il n’allait pas courir le risque de trahir sa position pour trois pauvres petits B1 ! Il attendait le tank !
Chuuut ! Ne parle pas, ils pourraient nous entendre !
Mais bien sûr, à plus de 500m de distance…
Heureusement, le débat n’eut plus lieu d’être lorsque cinq nouveaux B1 débarquèrent, menés par Iroey. Ils se mirent en place et firent feu sur une cible hors de son champ de vision. Loïk étouffa un profond soupir de soulagement. Un danger de moins à gérer ! Vive le travail d’équipe ! Le Clawdite avait pour habitude de se débrouiller tout seul depuis qu’il avait 10 ans. Il réalisait aujourd’hui l’efficacité du partage des tâches.
Si seulement ta salope de mère avait compris ça… grinça Slash
Mais Loïk n’eut pas le temps de s’appesantir sur le souvenir de sa génitrice car la radio se mit à cracher un nouveau message. Iroey demandait du renfort pour immobiliser l’intrus. Le chargé des communications se trouva face à un nouveau défi : comment atteindre la radio qui se trouvait dans son dos sans trahir sa présence ? A nouveau il fit un terrible effort pour raidir tous ses muscles. En particulier ceux de son bras gauche qui allait soutenir tout le poids de son blaster pendant sa manipulation. Une fois qu’il fut sur de sa prise, il fit lentement glisser son bras droit le long de son corps jusqu’au tuiles. Puis il tortura l’articulation de son coude pour le plier dans un angle improbable afin d’activer la radio coincée sous des lombaires. Ses doigts glissèrent d’abord sur la molette avant de trouver le bouton pour activer la communication.
-Amandine Leader ? Ici la com ! Iroey a intercepté l’intrus qui a tenté de s’infiltrer par le nord. Il lui faut de quoi l’immobiliser.
Loïk fixa le tank avec anxiété mais apparemment il était toujours « invisible ». Il ne put s’empêcher de soupirer doucement. Mais il déchanta très vite en entendant la radio crachoter de nouveau :
-Vous avez entendu ça ? Le boss a été intercepté ! Il lui faut des renforts !
Le schizo était passé involontairement sur la fréquence ennemie. Il se mordit la lèvre inférieure, et se retordit le coude pour remettre la molette sur sa fréquence initiale, celle de Larkin.
-Emm… Amandine Leader ? Ici la com… Iroey a intercepté l’intrus qui a tenté de s’infiltrer par le nord… Il lui faut de quoi l’immobiliser… Et heuuu… il semblerait que ce soit le chef des blancs… il va sans doute y avoir des renforts lancés à son secours… Terminé.
Le Clawdite coupa la communication et tenta de retrouver son calme. Mais ses consciences ne l’aidaient pas.
Ah ben bravo, c’est du joli ! Je te félicite, blanc bec tu es promis à un bel avenir dans la CSI !
S’ils découvrent notre erreur on est morts ! paniqua à nouveau Jaak
Tu devrais te remettre sur la fréquence ennemie… on sait jamais, ca peut être utile pour réparer ça… suggéra Zira
Loïk décida de suivre l’unique conseil sensé fourni par ses consciences et manqua une nouvelle fois de se déboiter le coude pour revenir sur la fréquence ennemie. Il focalisa toute son attention sur les messages qu’il pourrait capter. Cela lui permit d’oublier tout le reste. -
Post n°27
Auteur : Larkin KithUn vaste chaos, voilà l’impression que tout ceci donnait à Larkin. Perché près de son escalier, les sons de la bataille lui parvenaient légèrement diminués par son casque. Au moins une vingtaine de fantassins ennemis s’étaient jetés à l’assaut des entrées Est et Sud de leur petite forteresse improvisée. Exactement là où il avait souhaité que l’ennemi vienne.
L’Est était constitué de barricade infranchissable sauf avec une énorme puissance de feu, et de petites ruelles étroites, parfaites pour le combat urbain et les embuscades brutales. Si les aspirants bleus se débrouillaient bien ils pourraient tenir leurs positions indéfiniment.
Larkin secoua la tête. Des vrais soldats professionnels pouvaient tenir ces positions, pas une bande de recrues affolées. Avec un peu de chance les troupes de l’ennemi étaient aussi paniqués.
Une rafale de laser martela le mur en dessous de lui, le forçant à rester à couvert. Il roula sur la gauche et jeta un coup d’œil rapide en bas des escaliers qu’il gardait. 5 B1 aux marquages blancs progressaient lentement, arrosant les murs autour d’eux. Il pesta, l’adversaire semblait avoir plus de droïdes que d’unités « humides », donc moins de chance de voir ses forces démoralisées et/ou fuyantes. Il attrapa la lanière de son lance grenade et essaya de régler la mire.
Peu au fait du maniement de son arme, il la pointa vers le groupe de droïdes qui s’aventurait vers une ruelle adjacente. Il pressa la détente et recula légèrement face au recul. Un projectile plein de farine s’écrasa sur le bas d’une échelle, répandant violemment son contenu partout. Il avait manqué ses cibles assez grossièrement. Les B1 adversaires repérèrent immédiatement sa position et le plongèrent sous un feu nourri.
Complètement allongé ventre à terre, Larkin réfléchissait à un moyen de se débarrasser de ces gêneurs. Il aurait pu utiliser de nouveau son lance-grenade, mais il n’aurait fait que gâcher de précieuses munitions. Les senseurs de son casque, calqués sur la fréquence numérique des B1 de Amandine du 38, lui indiquèrent qu’un de ses droïdes se plaçaient face à ses adversaires. Alors qu’il allait lui demander de se retirer immédiatement, ne pouvant faire le poids face à 5 unités ennemies, un sifflement sourd résonna, suivit d’une explosion et d’un souffle de farine qui tâcha un peu plus la combinaison déjà bien abîmé du jeune chef.
Les tirs avaient cessé, il releva le haut de son casque et observa en contrebas. Les ennemis gisaient badigeonnés de farine, le premier ayant perdu un bras. Le B1 allié s’avança légèrement, son rpg posé nonchalamment sur son épaule. Larkin souffla un coup, et descendit les escaliers.
Il entra dans une petite ruelle où deux recrues étaient recroquevillées et tentaient de résister face à un déluge de lasers venant d’en face. Le jeune chef s’adossa rapidement au mur et se retrouva près de ses combattants.
- Alors, on pionce soldats ? hurla-t-il pour couvrir le bruit des tirs.
- Non non… chef ! Mais bon sang, vous voyez bien qu’on est mal barré !Bon, la blague n’avait pas fonctionné. Tant pis. Larkin se colla à l’angle du mur, enleva son casque et fit dépasser lentement une petite portion de sa tête. En face, une dizaine de B1 et quelques humides étaient en position et mitraillaient les murs face à eux. Il se retourna immédiatement pour éviter de prendre des décharges dans l’œil.
Les claquements secs des blasters saturaient l’air, et une odeur d’ozone lui donnait en vie de régurgiter ce qu’il avait prit plus tôt. La situation était catastrophique pour Amandine du 38. Leur seule chance était qu’apparemment l’ennemi ne voulait pas avoir trop de pertes face à ce petit village. Les troupes de la Maison Bleue étaient une petite écharde dans leur avancée, une écharde qui n’allait pas tarder à être expulsée violemment si Larkin ne réagissait pas.
Il devenait clair que se cantonner dans cette minuscule commune ne ferait que précipiter leur défaite. Une seule alternative se présentait aux yeux de Kith. Le repli.
Une grenade plâtre explosa à côté d’eux, tâchant légèrement sa combinaison. Larkin éructa de rage et d’impuissance, fit passer son E-5 derrière l’angle du mur et arrosa les positions adverses à l’aveugle. Après avoir vidé son arme, Larkin recula, soulagé. Le repli. Un terme bien honteux, le mot lui tomba dessus lourdement. Il allait passer pour un couard, un homme inapte au commandement, et indigne de ses responsabilités.
Pourtant, pour lui cela lui semblait la seule solution tactique envisageable. Il partait pour mieux combattre ailleurs. A quoi bon perdre des troupes de façon inutile si l’on pouvait les placer ailleurs. Deux B1 blancs se matérialisèrent derrière eux. Le jeune chef se mit rapidement à genoux, comme à l’exercice et planta sa mire sur la tête du droïde. Il tira. Le laser frôla le haut du crâne, y laissant une trainée noire. Extrêmement surpris de son manque de précision, Larkin ne put que contempler la recrue aqualish devant lui se faire toucher plusieurs fois et s’écrouler en gargouillant.
Poussant un juron bien senti, Larkin martela sa gâchette et finit par abattre ses deux ennemis. La rouille qui enserrait ses muscles sembla s’estomper. Enfin, il réapprenait à se battre. Il se tourna vers l’humain encore debout.
- Embarque-le, et repliez vous vers la barricade Est !
L’homme hocha la tête et souleva son camarade, puis disparu au coin d’une ruelle. Larkin était seul désormais. Il replaça une cartouche de munitions dans son arme. Ses pensées bouillonnaient, jusqu’à ce que Loïk le contacte.
* Eeeeet merd*… *
Le chef adverse, Iroey partit tel un kamikaze, et les renforts blancs. Le jeune homme se demanda s’il parviendrait à terminer cette bataille sans sombrer en dépression. Il fallait agir, vite ! En observant son datapad personnel, il constata qu’Iroey avait embarqué 5 droïdes avec lui. En bougonnant, Larkin agrippa son comlink, et le régla pour Loïk.
- La com., transmet à Iroey qu’il détache deux B1 vers la barricade Est. Transmet aussi à tout le monde un repli progressif vers les bâtiments autour de la barricade. Progressif ce repli ! Je ne veux pas un abandon massif des positions !
Il était sur le point de rajouter quelque chose lorsque deux Twi’lek se jetèrent sur lui en beuglant. Abasourdis par la rapidité, Larkin ne réfléchit pas et tira à bout portant sur son premier adversaire. Celui-ci bascula en arrière en régurgitant tout ce qu’il pouvait, face à la violence du tir. Le second parvint à loger une droite monstrueuse dans le casque de Larkin, fissurant la visière.
Le jeune humain s’étala sur le dos, salissant de poussière jaune son uniforme. Le coup avait été si violent qu’il ne comprenait plus vraiment ce qu’il se passait autour de lui. Heureusement pour lui, le casque avait en retour bien abîmé la main de son assaillant, qui s’était reculé pour la masser, surpris par la résistance du heaume moderne de Larkin. Ce-dernier tentait en vain de se relever, complètement abrutis par le choc.
Une rafale de lasers cogna le proche humain qui roula à terre, et une poigne dure souleva le chef d’Amandine. Au travers de son ATH fracturé, Kith distingua le marquage jaune familier de l’unité Ralph 13. Il n’avait jamais été aussi content de voir un robot de toute sa vie.
- Monsieur, ce secteur est en train de tomber. Les pertes totales de l’unité sont de 60%. Je suggère un repli.
- Oui… Oui, c’est ce que j’ai demandé Ralph…
Larkin s’appuya sur le mur en torchis et retira lentement son casque. Le coup qu’il avait reçu nuisait totalement à sa visibilité, il n’y avait donc peut d’intérêt à le garder. Avec une légère pointe de tristesse, Kith fit tomber le casque par terre et se retourna, encore une peu groggy, vers Ralph 13.
- Nous devons nous replier et sortir par l’Est du village, puis embarquer dans la navette. L’ennemi ne pourra pas faire intervenir beaucoup de troupes s’il pénètre dans le reste du village. Nous aurons le temps de rentrer dans la navette et de nous échapper. Placez les B2 sur nos arrières, ils ralentiront plus longtemps l'adversaire.
- Bien reçu commandant. Je contacte la navette.
Les deux combattants bleus sortirent de la ruelle, tirant un peu partout, et esquivant les lasers autour d’eux. Larkin se jeta à couvert derrière le bâtiment QG et regarda en direction de la grande allée principale. En contrebas, la pompe à gaz. L’idée fit un dernier tour dans sa tête. Il le savait bien que cette saleté de pompe avait un intérêt stratégique. Aux alentours les derniers combattants bleus se repliaient du mieux qu'ils pouvaient, vendant chèrement leur peau. Abattant un B1 qui s’approchait, Kith se tourna vers Ralph.
- Vous, les B1, avez bien un paquetage de démolition ?!
- Affirmatif monsieur.
- Donnez-moi une unité, je vais me diriger vers la pompe. Vous, détruisez toutes les données et cartes du QG. On se retrouve à la ZE de la navette, à 20 mètres de la barrière Est.
- Bien reçu. L’unité 1224/e vous accompagne.Larkin mémorisa le chiffre et sprinta jusqu’au couvert suivant. Le B1 se trouvait en face de lui, légèrement voûté en train de tirer ponctuellement vers l’ennemi. Kith lui tapota l’épaule et lui fit signe de le rejoindre. Il courut le plus vite qu’il put jusqu’à un morceau de parpaing à moitié détruit. Derrière un Duros à brassard bleu gisait inconscient. Larkin secoua la tête ; il ne pouvait plus rien faire pour lui.
Le vent, et la chaleur s’acharnaient sur son visage à la peau pâle. Il regrettait la protection du casque des Forces de Sécurité de Burnin. S’il s’en sortait, il passerait une commande pour en avoir un autre. Plusieurs rayons rouges glissèrent au-dessus d’eux. 1224 ouvrit le feu, de façon peu précise, suivit de Larkin, qui tentait de compenser le manque de précision du B1.
Les tirs adversaires baissèrent d’intensité. Larkin prit une grande inspiration et sauta le couvert. Il sprinta comme s’il avait des ailes vers ce qu’il pensait être une position ennemie, ce qui se révéla être juste. Il s’écroula sur une recrue blanche, et en bouscula une autre. Kith ne prit pas le temps de réfléchir et envoya un coup de crosse dans la mâchoire d’un aspirant, puis écrasa brutalement le dos de son adversaire avec sa botte.
Le premier s’écroula en hurlant, mais le second se retourna et tenta un coup de genou dans les parties du jeune chef. Le coup frappa la cuisse de Larkin, qui avait vu l’assaut arriver. Une folie furieuse s’empara de Kith, qui se jeta de tout son poids sur son adversaire, et enfonça son coude dans son sternum en beuglant de tous ses poumons.
Le blanc fut pris de spasme, et se recroquevilla, son souffle coupé. Larkin le roua de coup, puis se calla au mur derrière lui en reprenant sa respiration.
* Bon sang, c’est moi ça ?! *
Il contempla ses deux ennemis qui gémissaient au sol. Quelques tirs volèrent autour de lui, puis 1224 apparut à côté de lui. Kith abandonna du regard ses anciens ennemis et ré-empoigna son arme. Il tira quelques lasers vers ce qui lui semblait être des positons blanches.
- 1224, c’est maintenant ou jamais ! Fais-moi péter cette pompe !
Le droïde confirma et s’élança vers l’objectif. Plusieurs tirs soulevèrent des nuages de sables autour de lui. Larkin serra les dents et s’appliqua à couvrir le robot de combat, mitraillant les postes de tirs adverses du mieux qu’il pouvait. Le B1 arriva finalement à la pompe et déballa son matériel. Larkin s’allongea mieux dans le sable et tenta de corriger ses tirs.
Une rafale plus importante que les autres s’abattit sur le droïde. Larkin finit par constater avec effroi que sa tête avait valsé de son torse et gisait un peu plus loin, noircie par le tir. Kith inspira un grand coup, comme avant un plongeon et se rua vers la pompe. Les décharges rouges sifflaient autour de lui, et la terreur d’être abattu à un moment ou un autre lui verrouilla les tripes.
Il se jeta à terre, derrière une petite marche de métal, et se coinça en boule. Le métal résonna des tirs qui le touchaient, et commençait dangereusement à fondre face à la puissance des lasers. Sa chance allait partir il le savait. Les lasers finiraient bien par le percuter, et il s’évanouirait là, sur le sol chaud de Géonosis, comme un moins que rien. Après tout, pourquoi faire sauter cette pompe ? Cela valait-il le coût qu’il prenne ce risque ? La situation était désespérée certes, mais devait-il aller jusque là ?
* Oui. *L’affirmation fut toute simple ; oui ça valait le coût. Larkin se mit à ramper vers les restes de 1224, puis se mit sur le dos en trifouillant le matériel de démolition du B1. Une sorte de détonateur avec un cadran qui ne fonctionnait plus. Oui, il allait le faire, parce que lui, l’individu ne devait pas empêcher le reste de pouvoir s’échapper. Il devait le faire, pour que les autres puissent se replier, il ne pouvait se permettre de se mettre à couvert tel l’égoïste moyen.
Larkin finit par trouver comment actionner le détonateur, en observant les instructions à moitié effacées sur le bord de l’engin, et régla au hasard la mise à feu à cause de l’écran abîmé. Il le posa sur la pompe, avec un détonateur thermique du B1, pour faire bonne mesure. Il attrapa son E-5 et visa ses adversaires. Il fit s’écrouler une silhouette, puis deux, trois. Kith reprit son souffle puis repartit en courant vers le village, toujours aussi apeuré par les tirs adverses.
Il était presque arrivé au couvert du premier bâtiment lorsque la charge explosa, faisant sauter la valve sous pression de la pompe, déclenchant un puissant feu qui consuma voracement le gaz libre qui essayait de s’échapper. Le souffle de l’explosion le fit s’écrouler au sol, brûlant partiellement sa combinaison, et le faisant souffrir le martyr. Le dos brûlé, il essaya de se relever lorsqu’un panache de fumée noire épaisse l’entoura, le plongeant dans l’obscurité, et le faisant suffoquer.
Il se laissa de nouveau tomber dans l’encadrement d’une porte, un maigre couvert, et se recroquevilla en retenant sa respiration. La fumée commença à être moins importante, mais toujours aussi présente. Il essaya d’allumer son comlink mais ne parvint qu’à s’étouffer, et à vomir à cause des particules cendreuses.
Larkin se remit en marche, les yeux brûlant, son dos lacéré et sanglant, ses poumons asphyxiés. Il parvint à faire une dizaine de mètres avant de s’écrouler dans le sable, et de s’évanouir de douleur. -
Post n°28
Auteur : Loïk RunnyLoïk n'avait pas intercepté des communications ennemies suffisamment convaincantes pour les transmettre à Larkin. Tout juste avaient ils évoqué la possibilité de rentrer à temps pour avoir un rab de frites. Du coup, Jaak commençait à avoir des crampes d'estomac. Mais enfin, le tank arrivait à portée de tir. Le Clawdite le mit en joue le plus lentement possible. Il aurait droit à une seule chance. Ses consciences avaient compris l'enjeu de ce tir et le laissèrent se concentrer tranquillement. Finalement, Loïk prit une grande inspiration et pressa la détente. Libérées de la tension, les personnalités reprirent le dessus sur le malheureux schizo.
Bwahahaha t'es trop nul ! T'as à peine esquinté la paroi ! se moqua Jaak qui était le plus bridé par Loïk pendant la visée
Haha regardes moi ces débiles... ils cherchent d'où vient le tir ! ricana Slash
Au moins ils ont arrêté de tirer... tenta de positiver Zira
Loïk n'était finalement pas si mécontent de son mode camouflage. Il avait une certaine efficacité. Peut être cela deviendrait une tactique redoutable plus tard, quand il aurait appris à viser. Mais avant d'avoir pu tirer de nouveau, la radio crachota. S'attendant à ce que l'ennemi ait pris peur devant le tireur invisible, le Clawdite fut un peu déçu quand il entendis la voix de Larkin sonner la retraite.
Un repli ? Comment ça un repli ? Tas de toydariens mouillés ! s'énerva Slash
On va jamais pouvoir rejoindre la barricade Est ! on doit traverser toute la largeur du village ! paniqua Zira
Le schizo soupira et transmis l'ordre de défense à Iroey avant de sonner la retraite à toutes les recrues. Cela ne l'emballait pas trop non plus de changer de place. Surtout pour redescendre en bas et se faire canarder par les blancs. Le bâtiment qui lui servait de perchoir avait été relativement épargné par les obus de farine, et le Clawdite entendait finir cet exercice en un seul morceau. D'ailleurs... Larkin voulait un repli progressif non ? Il avait certainement le temps de tirer une deuxième fois avant de battre en retraite.
Nan mais avoue que t'as la trouille de mettre un pied par terre, ca ira plus vite ! grogna Slash
Piqué au vif, Loïk se remit en joue, un peu plus vite. Que ce silence interne était agréable ! Le Clawdite tira à nouveau mais cette fois une explosion venant de derrière lui déchira les tympans.
Bon sang Jaak, préviens quand tu lâche une caisse !
Hey c'est pas moi ! protesta l'intéressé
Le schizo se retourna en douceur pour risquer un œil derrière l'excroissance du toit qui lui servait de "cachette". Il vit le chaos qui régnait dans les rues. Et les restes d'une explosion massive : un immense nuage de poussière de sable et de fumée qui commençait à se dissiper. Loïk plissa les yeux, il avait cru voir une silhouette gisant non loin du nuage. Effectivement un corps noir était étendu inerte au milieu des débris.
C'est marrant on dirait qu'il porte le même casque que Larkin ! commenta Jaak
Le sang de Loïk ne fit qu'un tour. Autrement dit, Slash prit instantanément les commandes. S'il avait le même casque que Larkin alors C'ETAIT Larkin ! Il avait beau ne pas porter le jeune chef dans son coeur, les blancs avaient leur chef K-O, hors de question qu'il en soit de même pour les bleus ! Dans l'urgence, il reprit inconsciemment sa véritable forme. Sans prendre le temps de remettre ses vêtements, le schizo attrapa la radio et son blaster avant de s'élancer sur le toit de son bâtiment en direction de l'Est. Très vite il se trouva au bord du vide. Il posa alors un pied sur le dernier échelon de l'échelle d'accès et poussa violemment le bord du toit de l'autre, ce qui lui permit d'atteindre la maison suivante sans avoir à descendre.
En revanche il ne pouvait pas atteindre le toit d'après en sautant. Après tout, il était un Clawdite, pas un Tauntaun ! Mais il en fallait bien plus pour arrêter Slash. Il descendit prestement au sol et se fraya un chemin jusqu'à Larkin. Aucun tir ne l'atteignit car les recrues blanches comme bleues étaient trop abasourdis par ce qu'ils voyaient pour tirer. Il faut dire qu'on ne voit pas un lézard en slip traverser la rue en sprintant tous les jours... Slash commençait à admettre que ce n'était pas une si mauvaise idée, ce mode camouflage.
Le Clawdite coinça la radio entre ses dents et souleva Larkin.
Argh il pèse son poids l'animal ! Quelle idée de porter une armure aussi lourde ! grommela Loïk
Au moins lui il est suffisamment fort pour la porter...
Slash grogna mais ne pouvait pas les faire taire parce qu'il avait la bouche pleine. Il se contenta de jeter le jeune chef sur son épaule et de franchir les quelques dizaines de mètres qui le séparaient de la barricade Est. Une fois de plus il ne fut pas trop inquiété grâce à la débandade qu'avait semé l'explosion. Mais l'effort qu'il avait fourni était si intense que Zira en profita pour prendre le contrôle. Le Clawdite n'était pas un grand sportif. Il alla s’effondrer aux côtés de Larkin derrière la barricade.
Réveille toi ! On n'a pas beaucoup de temps ! s'énerva Loïk
Zira se releva de mauvaise grâce et entreprit de réveiller Larkin. Pour cela elle mit en pratique les quelques techniques de soins que sa mère lui avait montré dans sa jeunesse. Elle commença par retirer délicatement le casque de jeune chef.
- Hello, beau gosse ! murmura-t-elle
Zira pencha son oreille verte au dessus de la bouche de Larkin. Il ne respirait pas mais son coeur battait toujours.
- Génial ! s'exclama-t-elle toute heureuse
J'ai du mal à voir ce qu'il y a de génial là dedans...
Elle va pouvoir lui faire du bouche à bouche abruti !
Zira ne se fit pas prier et mit toute la passion nécessaire à réanimer Larkin qui reprenait peu à peu des couleurs. Elle ne s'arrêta pas tout de suite quand le jeune chef commença à donner des signes de conscience tant elle aimait le contact d'une bouche sur la sienne.
Ca suffit maintenant ! Il va être traumatisé le pauvre, déjà qu'il a le coeur sensible... intervint Loïk avant de reprendre le contrôle
Il reprit aussi vite que possible sa forme de blondinet. Mais c'était trop tard. Larkin avait ouvert les yeux depuis plusieurs secondes déjà. Le Clawdite se força à soirire.
- Hemmm... Ca va mieux ? demanda-t-il innocemment
Le schizo guetta la réaction du jeune chef, prêt à intervenir s'il tombait à nouveau dans les pommes.

