Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Chimères et souvenirs

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    #16

    Post n°16
    Auteur : Ansikt

    Je remarque le sourire du professeur. Il l’a à peine dissimulé, après tout. Amusé ? Fier ? Soulagé ? Il répond, et je porte une attention toute particulière à chacun de ses mots.

    De grandes causes… Celles de la CSI, surtout ! Je les vois mal me concéder gentiment à la République fédérale où aux vestiges de l’Empire ! Mais pourquoi pas. Il ne peut pas sortir d’autre argumentaire en présence de caméras séparatistes. Poursuivons.


    Trouver d’autres Gurlanins ? C’est une offre alléchante. Mais comment ? Et pourquoi ? Simplement pour mon bon plaisir ? Non, ils veulent de nouvelles armes, de nouveaux sujets d’expérience, certainement plus dociles que moi. Les exploiter, aussi. La perspective d’une réduction en esclavage de mon espèce me répugne. Surtout par des humains.

    Leurs intérêts, leurs intérêts… Et les miens, dans tout cela ? Une liberté conditionnelle, garantie par une nounou et une foutue puce ? Oui, j’ai été méfiant à mon réveil. Qui ne l’aurait pas été ? Mes souvenirs sont flous, mais je suis certain que cette réaction avait une origine toute justifiée. Oui, certain.

    Une puce… Une puce… Est-ce que je pourrais m’en débarrasser ? Il faudrait que je sois sûr de le mettre dans un bout de chair, et de me l’arracher ensuite. Ca ferait mal sur le coup, et ça serait temporairement gênant, mais ça pourrait se régénérer avec du temps et de la nourriture. Oui, ça serait faisable. Avinash m’avait raconté s’être fait arracher la moitié d’une main. Si ce salopard ne mentait pas, alors il y a une chance.
    Le partenaire, également, est un problème. Tout le temps à côté de moi ? Voilà qui serait ennuyeux, mais aussi foutrement inutile. Ou alors le traceur lui-même pourrait m’arrêter ?

    Les deux tentacules s’agitent, reprenant leur posture plus joueuse.


    — Une offre intéressante, professeur, même s’il faudra m’expliquer comment vous comptez me garder sous les yeux en permanence ET que je sois efficace.

    Une pause, qu’il puisse formuler une réponse. Je reprends.


    — Cependant… Si je vois bien les intérêts de la CSI à m’utiliser, je perçois moins mes intérêts à être là-dehors, sous ces conditions, pucé comme une bête. Les grandes causes, comme vous les appelez, dans l’état, sont bien trop floues pour être un argument de poids, n’est-ce pas ?

    Avec un peu de bol, en me plaignant de la puce, je pourrais peut-être y échapper ? Je ne pense pas, en réalité, mais je peux toujours l’imaginer. Enfin, le principal, c’est qu’ils ne soupçonnent pas que j’ai potentiellement un moyen de la retirer. Il faudra être vigilant, cependant. A chaque transformation, la puce devra rester en place. Pas une mince affaire, mais c’est réalisable.

    Ils mentionnent le monde des Gurlanin. Oui, ça pourrait être une raison de sortir. La recherche de ces origines… Cette question m’a traversé l’esprit, par le passé. Et, actuellement, je n’ai pas énormément de raisons de ne pas me laisser pourrir ici. Mais je refuse de livrer tout un peuple à la CSI. Tout mon peuple, quoi que ça signifie. J’ai appris à être fier de mes capacités, alors je lutterai contre les tentatives de les pervertir.

    Hah. C’est drôle. S’il me redemandait un but, maintenant, je pourrais répondre. Ca ne sera pas tâche aisée, cependant. Je n’ai aucune idée de sa localisation, de combien de personnes y vivent encore, et même s’il est possible d’y voyager. Si jamais ce lieu est dissimulé dans les Régions Inconnues, je pourrais très bien ne jamais le découvrir.

    Mais les choses ont changé. Ce… Ce coma a changé les choses, en réalité. Depuis mon réveil, j’essaie de les effacer, mais des images, des paroles, arrivent. Des souvenirs ? Mes propres délires maladifs ? Je ne sais pas. Elles sont peut-être également liés à la disparition d’Alduin, qui sait ? J’aurais ainsi récupéré ce qu’il m’a volé ? Seul le temps pourra le confirmer, je le crains. Mais peut-être pourrai-je récupérer des informations capitales.

    Ce monde, je le trouverai, par moi-même, et pour moi.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #17

      Post n°17
      Auteur : Blad Demeci

      Les mots d'Ansikt étaient plutôt bien choisis, une fois de plus. Mais Lucy M'arten savait que l'idée de retrouver son monde d'origine venait de naître dans la tête de son interlocuteur. Au final, le professeur emmenait le métamorphe où il voulait, même si la chose ne fût pas aisée. La créature continua de questionner le vieil homme, conformément au petit jeu lancé plus tôt. A côté de Lucy, le Docteur Hawk semblait s'être assoupi en attendant la fin de la fausse négociation. L'handicapé pouvait compter sur Aldera pour le réveiller en temps voulu, et lui faire part de tout ce qu'il avait raté également.

      "Les agents que nous déployons sont très compétents, comme tu as pu le voir sur Cato Neimoidia. Certains ont acquit l'aptitude de paraître absents, alors qu'ils sont en fait tout proches, ne t'en fais donc pas pour ça... Quant à la puce que nous allons t'implanter, il s'agit d'une technologie bien étudiée, sa fiabilité ne fait aucun doute non plus."

      L’œil au bout du tentacule continuait de fixer le professeur, silencieux. Lucy savait quelles inquiétudes pouvaient ressortir d'une telle déclaration chez le prisonnier. Il lui fallait maintenant compenser cela par une bonne nouvelle.

      "Ton intérêt dans cette affaire est de gagner ta vie en tant qu'agent de la CSI, puis de retrouver ta place parmi ton peuple. Si nous retrouvons, ensemble, tes congénères, nous ne ferons qu'étudier leur culture et tenter de la comprendre, comme nous l'avons fait avec d'autres précédemment. Ce n'est pas tous les jours qu'une civilisation est découverte après tout, une espèce extra-terrestre aux pouvoirs spéciaux avec... Nous pourrions notamment proposer à d'autres Gurlanins de travailler pour nous à terme, si nos relations s'avèrent bonnes. Toi, Billy, tu pourrais même prendre des responsabilités parmi les tiens, un jour. A voir comment ils t'accueillent, à vrai dire. Bien sûr, la CSI te soutiendra, quelque soit leur réaction, en guise de remerciement pour tes services rendus."

      Le comportementaliste jeta un œil à sa montre, jaugeant le temps prit pour ce dialogue. Il continua ensuite :

      "Nous allons bientôt te rendormir, pour les besoins de l'opération dont nous avons parlé. A ton réveil, tu ne seras plus dans cette cellule, et ta mission de réhabilitation t'attendra. Voici donc ce qui devrait être ma dernière question, Billy : es-tu prêt?"

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        a écrit sur dernière édition par
        #18

        Post n°18
        Auteur : Ansikt

        J’écoute la réponse du professeur Ma. L’autre n’a toujours pas parlé, tiens. Il se sait moins qualifié que mon interlocuteur pour ce genre de situations ? Ou il s’occupe d’autre chose, dans l’immédiat ? Il n’a pas l’air de beaucoup bouger…

        Heh. Cato Neimoidia. S’il fait référence à notre petit groupe, il a du avoir de mauvaises informations. La discrétion a vite été jetée par dessus bord, au profit de la survie. Mais, s’il ne sait pas à propos des datapads, c’est possible qu’il n’ait pas eu toutes les informations. A moins qu’il fasse référence à une autre équipe, pour me faire paniquer ? Ca serait foutrement étrange de laisser une équipe pour surveiller, alors que nous étions en danger et que les documents semblaient sensibles. M’enfin.

        A la mention de ma puce, une pensée me traverse. J’ai peut-être moyen de l’enlever, mais je ne peux pas m’arracher des membres à l’aveugle tant que je ne sais pas où elle se trouve. J’ai peut-être bien une idée, mais elle va être des plus désagréables…
        Je me mets à augmenter le nombre de cellules sensorielles dans mon corps. Je commence à sentir mes muscles, les os qu’ils entourent. Je retiens un frisson de dégoût. J’y vais doucement, pour ne pas me surprendre moi-même, et ainsi avoir une réaction disproportionnée qui pourrait rendre caduque toute l’opération. Mais, tout de même, je serre les dents.

        Gagner ma vie. Hah ! Je n’ai pas attendu la CSI pour me débrouiller. Certes, ça pourrait me procurer bien des avantages, mais ça serait au prix de ma liberté pour un bon moment, voire toujours. Je doute que le jeu en vaille la chandelle.
        Il mentionne mon monde d’origine, encore. Il cherche à m’énerver ? Non, non, reste calme. Tais toi. Tu es sur les nerfs, littéralement. Ne fais pas tout capoter.
        Il dit qu’ils n’interviendront pas, qu’ils étudieront. Et, juste après, dit qu’il leur proposerait du “travail”. Non. Comme tous les esclavagistes, ils chercheront à les soumettre, et vu leur puissance de feu, ils réussiront, ou les tueront. Non, je refuse.

        Il a enfin fini de parler. J’ai mal, maintenant. Tout est trop sensible, autant en interne qu’en externe. C’était peut-être une mauvaise idée, avec du recul. Mais, l’information est bien trop importante. Je pourrais faire machine arrière, continuer à discuter, mais la personne en face de moi semble impatiente d’amener un nouveau pantin à son maître.

        Dans un effort douloureux, je remets le lit en place, et me révèle. J’ai fait quelque chose à la va-vite, pour ne pas montrer par inadvertance ma véritable forme. Résultat, je suis petit et plein de fourrure, mais bipède. Il me confondra peut-être avec un Squib. Ca sera pour le mieux.
        Je m’installe sur le lit. Que c’est inconfortable. Trop froid. Les plis sont des crêtes qui tailladent mon dos. Mais j’essaie de ne pas flancher. Le tentacule-bouche s’agite une dernière fois et profère quelques paroles avant de revenir.


        — Je vous aurais bien proposé de me serrer la main pour conclure la chose, mais mon intuition me dit que vous auriez refusé. Alors… Evitez de ruiner mon brushing, Doc.

        Le dernier mot était plus appuyé que prévu, presque plus méchant que mesquin. Tant pis. Tant pis. Ce n’est pas ma priorité. Je dois me retenir de ne pas hurler quand il m’insérera l’anesthésiant. Voilà. Voilà, c’est ça que je dois faire. Allez. Allez. Qu’on en finisse.

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          a écrit sur dernière édition par
          #19

          Post n°19
          Auteur : Blad Demeci

          Les capteurs de Steve Hawk s'affolèrent de nouveau : le métamorphe usait de ses capacités spéciales. Impossible de dire pourquoi, bien sûr, dans l'immédiat. Ansikt décida donc de remettre de l'ordre dans sa cellule, redressant son lit et révélant son apparence physique à ses interlocuteurs. Il se présenta ainsi sous la forme d'une petite créature similaire à un Squib, à la fourrure oscillante entre le blond et le brun. Ses deux appendices tentaculaires, eux, sortaient clairement du dos du Gurlanin désormais.

          Le spectacle n'est pas fini. L'agent Billy semble jauger le moindre de ses mouvements, comme s'il craignait de se faire mal. La lenteur et la mesure de ses gestes le trahissent. Pour autant Lucy et Steve ignoraient s'il s'agissait d'un comportement normal ou non pour le métamorphe, puisqu'il était plongé dans le coma il y a encore peu de temps. Le fait de ne pas tout savoir obsédait le Docteur Hawk, visiblement revenu de sa somnolence, mais il ne pouvait s'en préoccuper vraiment pour le moment. L'heure était à l'accomplissement de sa mission. Le professeur M'arten se chargea d'abord de répondre à la dernière intervention cocasse du spécimen :

          "J'aurais aimé pouvoir conclure ce marché autrement, Billy. Mais tu sais bien que c'est impossible."

          La compassion dont faisait de nouveau preuve M'arten était honnête. Et vu que la créature semblait se plier enfin à la volonté de ses geôliers, il n'y avait plus de raison de continuer à jouer les impatients moins amicaux. Ensuite, Steve utilisa une commande spéciale de son ordinateur, afin de faire apparaître un hologramme coloré, très réaliste, dans la cellule, juste devant le lit du "patient". Il s'agissait d'une jeune femme tout à fait ravissante, blonde, aux grands yeux d'azur. M'arten se chargea d'expliquer paisiblement cette apparition soudaine :

          "Voici ta future apparence, c'est dans tes cordes? Il est important que tu sois le clone exact de cette personne, et il le faut dès maintenant. Nous te laissons une petite minute pour que tu y parviennes. Ta nouvelle identité te sera révélée à ton réveil, au même titre que ta mission de réhabilitation. A toi de jouer, agent Billy."




          Nouvelle apparence d'Ansikt
           
           
          Quelques instants plus tard, la bestiole à poils fût remplacée par cette sublime humaine. L'opération pouvait donc commencer. Les droïdes-sphères flottants se mirent à tourner silencieusement autour du lit du Gurlanin, pendant qu'un gaz somnifère très puissant embrumait littéralement la pièce par de petits pores au sol. Les droïdes laissèrent le gaz agir quelques minutes avant de débuter leur œuvre : l'implantation cérébrale d'une nano-puce électronique. Les implants cybernétiques cérébraux étaient peu courants dans la galaxie. La plupart des cyborgs préféraient améliorer leurs membres physiques, ces opérations représentant également moins de risques mortels. Mais à la CSI, la technologie était très avancée, sans doute était-elle la meilleure de toute la galaxie même.

          L'opération dura plusieurs heures, Hawk et M'arten se retirèrent des locaux de quarantaine après s'être assurés que le Gurlanin n'était effectivement plus conscient, plus assez en tout cas pour se rendre compte de ce qu'il se passait dans sa boite crânienne. D'ici quelques jours, Billy allait pouvoir se projeter dans sa nouvelle vie, là-dehors. Un nouveau départ, placé sous le signe de la collaboration, plus ou moins forcée, avec la Confédération des Systèmes Indépendants.

          A son réveil, Billy n'était plus Billy. Le métamorphe était enfin revenu à lui, dans ce corps somptueux de blonde fatale. Il flottait au cœur d'une cuve de bacta, nu et raccordé par la bouche à un système respiratoire complexe. L'opération s'était bien passée, mais Ansikt risquait d'avoir quelques maux de têtes pendant quelques jours encore. Son organisme devait s'habituer, même si ses compétences si particulières pouvaient probablement accélérer le processus de rétablissement.

          En analysant un peu son environnement, l'agent du SIS pouvait comprendre facilement où il se trouvait, cette fois-ci : à l'hôpital. Sans doute à l'Hôpital Public Zarn, de Toskrew City, capitale Géonosienne. Un endroit bien plus conventionnel que la base scientifique souterraine du Docteur Hawk, pour sûr... Soudain, un médecin organique pénétra dans la chambre, suivi de près par quelques droïdes infirmiers. Le docteur était un Arkanien, plutôt frêle, la quarantaine. Il semblait en pleine forme, malgré ses cheveux noirs en bataille. Ce nouvel individu se plaça devant la cuve d'Ansikt et fit son speech, pendant que ses assistants vidaient la précieuse cuve curative, dans l'optique de laisser sortir leur "patiente".

          "Bonjour Madame, je suis le médecin qui s'est occupé de votre rétablissement. Un sacré coup que vous avez reçu sur la tête, hein? Enfin, j'ai le plaisir de vous informer que vous êtes parfaitement rétablie aujourd'hui. Nous vous avons apporté vos vêtements, lavés et repassés, ainsi que tous vos documents personnels qui nous ont été remis à votre admission aux urgences. Allez-y doucement pendant quelques jours, et tout devrait se passer pour le mieux. Bonne journée!"

          Sans attendre de réponse, le docteur fila dans les couloirs de l'hôpital, sa journée ne faisait que commencer et il avait d'autres cas bien plus sévères à traiter. Billy fût extirpé de la cuve, puis les droïdes l'aidèrent à revêtir ses courts vêtements noirs. Pour terminer, l'un d'eux donna un sac à main en cuir tout aussi noir au métamorphe, lui signalant que ses papiers étaient dedans.

          L'instant d'après, Ansikt était seul dans sa chambre, paré à retrouver le monde extérieur. Un objet se mit alors à vibrer dans son sac, il s'agissait d'un datapad portatif, décoré de têtes de mort argentées et rayé sur sa coque. Le petit écran du bijou technologique afficha un message :



          Pense-bête du jour :
          Astroport Loyd - 11h15 - Navette J-347 - Vers Système Corellien
           
           
          Les ordres commençaient pour Billy, qui put également constater qu'une petite liasse de billets était aussi présente au fond du sac. De quoi se payer le billet pour ce nouveau voyage, très certainement, voir même un peu plus.



          [La CSI attribue à Ansikt 1000 Crédits en cash, afin de l'aider à mener à bien sa mission.
          Il n'a toutefois pas besoin de justifier de la dépense de cette somme auprès du camp.
          Solde des comptes CSI au 07/06/2018 : 29 021 695 Crédits -> 29 020 695 Crédits.]
           
           

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            Le ChroniqueurL Hors-ligne
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            #20

            Post n°20
            Auteur : Ansikt

            Mes os me font presque mal. Ils me démangent, en tout cas. Je pourrais les sortir pour les gratter, mais je sais que ça ne servirait à rien. La gêne ne vient pas de là. La gêne vient de sa présence en elle-même. Raaaaah ! Je vais devenir fou, à ce rythme ! Pourquoi je l’ai fait aussi tôt ? Je n’en suis pas à me cambrer, mais forcément, mon attitude a changée ! Idiot ! Stupide ! Bête !

            Il parle, il parle. Son impatience s’est vite effacée ! Il fait durer le plaisir, ce salaud. Je m’occuperai de son cas plus tard. Il me tarde de retrouver des sensations normales. J’acquiesce sans un mot, et regarde mon modèle. Une jeune femme, humaine. Pourquoi pas. Des vaguelettes parcourent mon corps, et la peau superficielle se retourne comme une pluie de millions d’écailles, changeant l’apparence superficielle. La structure suit, beaucoup plus lentement qu’à mon habitude, adoptant sa carrure fine. La raison de cette lenteur ? Tout m’est insupportable, malgré le fait que je garde le silence.Tant mieux : s’ils croient qu’il me faut plus de temps qu’en réalité, ils me sous-estimeront.

            Une fois l’action faite, des sphères se mirent à tourner autour de moi. Je ne leur fis même pas l’honneur de mon attention, préférant fixer le professeur Ma de mes nouveaux yeux. Une légère odeur dans la pièce me fait tousser, et le monde autour de moi commence à devenir flou. C’est ça, leur anesthésiant ? Il semblerait. Remarque, une injection directement dans le corps aurait nécessité une approche, chose qu’ils ne souhaitent peut-être pas risquer. Ils sont précautionneux, ces foutus séparatistes.

            Un sommeil sans rêve m’ôte à mes pensées, et je tombe au sol.


            *****
             

            Une sensation de flottement. J’ouvre difficilement un oeil, les sens toujours embrumé. Je… flotte ? J’essaie de bouger, mais l’effort est difficile. Les couleurs sont… étranges… Tout est… verre ? Attends, non, c’est toi… Je suis dans de l’eau… ? Non, non, trop visqueux pour de l’eau… Ah, peut-être du bacta.

            Mes yeux divaguent mollement, et je remarque un homme en blouse, entouré de quelques droïdes. Encore un chercheur… ? Non… Peut-être plutôt un médecin… Oui, certainement… Sommeil…
            Les êtres mécaniques s’affairent pour vider la cuve de bacta, et me retirer les tubes respiratoires que j’avais à peine remarqué. Je sens qu’ils me touchent, mais ma peau est comme du coton, et je ne perçois pas plus de sensation que ça. C’est les effets secondaires du bacta, ou… ? Non, non, ça doit être le bacta. Ils n’auraient pas osé griller mon système nerveux… Si ?

            Il parle, j’entends le message sans l’écouter, mais l’information passe globalement. Un coup sur la tête ? C’est ma couverture… ? Je suppose.
            J’arrive à bredouiller un petit “Merci” malgré le fait que je me tienne encore humide et nu… non, nue comme un ver au plein milieu de la pièce.
            Les droïdes ne perdent pas de temps, me sèchent, m’habillent, et me donnent mes affaires. Enfin, m’habillent… Une jupe à peine assez courte, un haut qui comprime mon abdomen sans dissimuler la moitié haute de mon buste, et une paire de bas et des bottes. Je ne m’attache même pas les cheveux, préférant ne pas encore accentuer le côté juvénile de cet accoutrement. Quel genre de pervers a bien pu décider de me refiler ça… ?

            Mes sens me reviennent, et avec eux le douloureux soulagement que mon système nerveux fonctionne. Les maigres tissus pèsent une tonne, brûlent ma peau, mais je sens qu’il y a quelque chose en trop en moi. Dans ma tête, un caillou dans ma boîte crânienne. Certainement beaucoup plus petit en réalité, mais j’ai une zone. J’essaie de la déplacer, et elle répond en conséquence. Parfait. Je préfère ne pas y toucher pour l’instant, néanmoins : si jamais leur système est suffisamment performant pour savoir où la puce est dans mon corps, j’aimerais éviter qu’ils soient surpris en la voyant dans mon buste ou mon pied. Et hors de question de tenter une sortie si tôt, alors qu’ils pourraient avoir des agents planqués dans l’hôpital même. Je la mémorise donc soigneusement, et calme enfin cet inconfort généralisé, remplacé bien vite par des fourmillements dans tout mon corps, et un léger mâl de crâne. C’est moins pire qu’avant, ça me convient.

            Je fouille nonchalamment mon sac, fait mine de vérifier mes affaires. Des “affaires de femme”, un datapad, et “mes” papiers. J’ouvre le porte-feuille, et remarque une carte de dépense. Est-elle chargée ? Possible. Je remarque aussi une pièce d’identité. Hah, voilà qui je suis.





            Mai’Sa Everkoote (apparence d’Ansikt)
             


            Alors que je repose la preuve d’identité dans le sac, le datapad se met à vibrer. Je l’attrape du bout de mes doigts, et remarque qu’il est rayé en plus des petites décorations accrochées dessus. Franchement… Ils m’ont refilé du matériel déjà utilisé, ou quoi ? S’ils l’ont fait volontairement, ils sont sacrément impliqués, en tout cas. J’allume l’écran avec une légère pression, et remarque l’alerte. Un lieu de rendez-vous ? Pas galant, j’espère ! Je vérifie l’heure. 9H08. J’ai un peu de temps, apparement.

            Je me dirige vers la sortie, un détail toujours dans la tête. Le système Corellien ? Pourquoi diable m’envoyer là-bas ? Certes, Mufus a été un de ses présidents les plus récents, et c’était avant une des figures de proues de la CSI, mais maintenant, le système est indépendant de la confédération… Etrange… Ils veulent que j’agisse sur un individu, ou m’envoyer à la mort en m’ordonnant de renverser le régime ? Non, ils n’oseraient pas…

            Une fois dehors, la lumière matinale m’éblouit un instant, avant que je puisse m’y adapter. Devant moi, des bâtiments, au dessus du sol. J’en conclus donc que nous sommes dans la seule ville située au dessus du sol : Toskrew City. Le nom de l’astroport aurait dû me mettre la puce à l’oreille, peut-être.
            Il fait bon, mais le premier courant d’air me confirme que cet accoutrement ridicule n’est absolument pas adapté à Corellia, où la chaleur ne compensera pas le manque évident de tissu sur ma peau actuellement. Je vérifie à nouveau l’heure, plus par forme que par réel besoin de connaître l’heure. Je prends un air satisfait, rajuste mon sac à main sur mon épaule, et me dirige gaiement vers le centre-ville. Il est l’heure de faire un peu de shopping !

            Une bonne heure plus tard, j’ai enfin fini de faire mon choix. Ca n’a pas été facile ! J’ai hésité longuement, mais le rose se marie moins bien que le mauve de cette écharpe avec mon blouson en cuir noir ! Il fallait bien une petite touche de couleur, vu que le pantalon aussi est en cuir noir, mais le rose est trop criard. Et j’ai déjà un petit écusson en forme de tête de mort, accordé aux décorations de mon datapad, pour le petit côté original. Satisfaite, je me prends en photo, utilisant le miroir, ma main libre formant un peu “V” devant mon oeil et un grand sourire, avec un petit commentaire “Nouvelle tenue ! (‐^▽^‐)” pour l’agrémenter. Je décide finalement de sortir, payant pour les affaires avant de me diriger tranquillement vers l’astroport.

            Sur le chemin, je navigue dans mon datapad, comme regardant les news. En réalité, je scrute les informations déjà présentes. Il y avait déjà des photos, mon exacte apparence, dans d’autres tenues plus ou moins exotiques, parfois avec un commentaire. Ils les ont fabriqué, ou ce datapad a réellement appartenu à quelqu’un par le passé ? Civil, agent séparatiste. Pas vraiment possible de savoir, avec aussi peu d’informations. Je garde tout de même une mine joyeuse en scrutant l’écran, s'immisçant dans mon rôle et cette nouvelle identité.

            J’atteins la gare avec une bonne demi-heure d’avance, ce qui n’est pas de refus vu qu’il me reste encore à trouver le guichet, payer le billet, discuter avec enthousiasme avec le neimoidien au guichet, passer la sécurité, et finalement rejoindre la navette. Il me reste un peu de cash, et une somme encore inconnue sur la carte de paiement, ainsi, je préfère attendre d’être arrivée avant de chercher un repas. Je ne sais pas si je serai accueillie, si j’aurai un contact comme sur Cato Neimoidia, ou si je serai livrée à moi-même. Mieux vaut être précautionneuse, non ?

            La navette arrive enfin, et la foule prend calmement place. Un alien hideux possède la place à côté de la mienne, mais un sourire amical suffit pour des rapports cordiaux et qu’aucun ne dépasse sur la place de l’autre, malgré le fait que ses bras aient deux fois le diamètre des miens. Je m’installe alors, au plus loin du couloir central, et observe les gens autour de moi, les scrutant et analysant pour passer le temps.

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