Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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    #14

    Post n°13
    Auteur : Becca Waste

    Les recrues furent plutôt dépitées de découvrir que la nouvelle, cette fille aux allures patibulaires, ne leur accorda même pas un regard. Eux qui avaient prit soin de mijoter leur méchanceté se voyaient royalement ignorés. Becca lança un regard à Ravno, qui haussa les épaules. Quelques murmures grognons s'échangèrent ça et là. Quelle suffisance!

    Mais déjà, l'inspection commençait! Le bizutage allait devoir attendre les heures de permission. En un long silence tendu, les jeunes soldats firent de leur mieux pour rester dignes et droits, avec plus ou moins de succès. Lorsque la rouquine vit sa lieutenante passer devant elle, une goutte de sueur se glissa dans sa nuque. Sa mâchoire était crispée et ses mains tremblaient, tant elle était fière de voir ce moment arriver. Son corps était d'ailleurs si contracté qu'elle s'autorisait à peine à respirer.

    Puis, la femme s'éloigna. Pour autant, Becca se sentit incapable de se détendre, et son visage vira au mauve. Ce n'est que lorsqu'elle entendit rire Gladmoore qu'elle se déconcentra.
    Que se passait-il? La pistonnée lui avait-elle manqué de respect? La ferrailleuse l'ignorait, et ne savait visiblement pas comment réagir fasse à ce rire inattendu. Certaines recrues se mirent à l'accompagner, tandis que d'autres se forçaient à glousser, préférant se moquer de leur camarade que d'être moqués eux-mêmes. La Waste, quant à elle, ne parvint qu'à afficher un sourire jaune. Elle fit bien, puisqu'en vérité, la formatrice n'était pas amusée du tout...

    Sa voix claqua l'air comme un coup de fouet, et dès que l'ordre fut donné, les bleus se jetèrent à plat ventre pour entamer leur exercice. La rousse fut parmi les premières à mettre le nez dans la poussière, trop heureuse d'être enfin sous le commandement d'un dignitaire confédéré. En ces instants de bonheur, Becca aurait accepté une corvée de patates avec le sourire, et les aurait même taillées en frites.
    Cependant, malgré son énergie, les pompes se firent de plus en plus fatigantes. La jeune fille avait de la force dans les bras, et son corps était léger à soulever, mais son cœur avait du mal à suivre le rythme.

    - Tu veux un coussin, Waste? ricana Ravno à ses côtés. Je paris que je finis le premier!

    - Dans tes rêves, Hokins...! lui lança Becca entre ses dents serrées.

    Les deux camarades se mirent à accélérer le rythme, mais bien vite, le garçon eut l'avantage. Si bien qu'avant même que la rouquine n'atteigne les trente pompes, il s'était déjà redressé pour entamer les squats. La ferrailleuse pesta, les bras en coton, tandis que ses poumons commençaient à la brûler sérieusement. Elle n'y arrivait plus.

    - Un problème, petite...? siffla son désormais rival, dont la vitesse prenait tout le monde de court.

    Devenue rouge pivoine, elle ne trouva pas le souffle pour répondre. En acceptant ce duel idiot, elle avait négligé sa respiration, ce qui allait lui peser sur le système pour le reste de la journée. C'est dans un grognement qu'elle parvint enfin à achever sa série, et à se remettre sur pieds pour entamer la suite.

    Ayant probablement suivi d'intenses entraînements physiques durant sa vie, Ravno finit par terminer l'exercice avec brio. Posant les mains sur les hanches, il observa sa voisine de toute sa hauteur. Avant qu'il ne puisse se vanter de sa prouesse, cependant, Gladmoore se trouvait sur ses talons.
    L'échange qui suivit fut bref. Le garçon, à mi-chemin entre fierté et embarras, révéla qu'il avait remplit l'ordre. Ce qui, sans surprise, fut synonyme de sanction supplémentaire pour les autres. Le compte-à-rebours lancé, Becca cru sa dernière heure arrivée. Comme il aurait été idiot d'échouer après avoir été reçue, les félicitations du jury en poche.

    Une voix inconnue se fit entendre dans le groupe. Curieuse, la rousse leva le nez, seulement pour découvrir l'humaine pistonnée de tout à l'heure, ayant également terminé. C'en était trop! Quelle humiliation pour Becca, elle qui s'était moqué de la nouvelle un peu plus tôt, et ne pouvait pas faire mieux. Cette énergie regagnée permit tout de même à la nomade de terminer la seconde série, bien que ne faisant pas partie des dix premiers.
    Une fois redressée pour de bon, la Waste se sentit chavirer. Le manque d'air lui donnait le tournis. Elle regrettait amèrement de s'être ainsi goinfrée au buffet...

    Le début de journée avait été draconien. peut-être pas pour les plus costauds, mais en tous cas pour les physiques de crevettes comme Becca. L'endurance n'était vraiment pas son fort... et maintenant?

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      #15

      Post n°14
      Auteur : Tericarax

      Maria avait achevé son compte à rebours depuis quelques secondes déjà. Elle observait les derniers retardataires aux pivoines visage, qui forçaient pour pousser la chansonnette, ils s'essoufflaient sur la série de squats mais refusaient d'abandonner, ils ne pouvaient que s'acharner, ils n'avaient pas le droit à l'échec ou sinon... !

      - Repos ! Tonna sèchement Maria.

      Certes, les recrues n'avaient pas toutes réussi l'exercice, mais la totalité avait essayé. Plus que les performances physiques, c'était l'acharnement dans des conditions stressantes que la lieutenante espérait voir ; c'était dans cette pâte qu'étaient faits les plus grandes personnalités de ce monde, ceux et celles qui persévéraient peu importe ce qui se dressait sur leur chemin. C'était ça qu'elle attendait des soldats sous ses ordres ! De la compétence, de la fidélité, et un acharnement illimité. Elle voyait sur les visages de ceux qui avaient échoué la déception, le dégoût de soi, mais ils n'avaient pas saisi l'objectif de l'exercice. Leur acier avait été testé, leur résolution mise à l'épreuve plus que leurs muscles. Deux minutes, c'était le temps qu'il avait suffi à la femme pour mettre à nu les personnalités de chacun, dans un simple jeu de pompes et de squats.


      - Soldats, votre dévouement à la Confédération est à l'image de l'exercice que vous venez de mener ! Il sera des fois où, seul, vous n'arriverez pas à résoudre des problèmes ! Des murs que vous ne pourrez par la seule force de vos bras et vos jambes pas franchir ! Des obstacles que vos compétences individuelles ne vous permettront pas d'abattre ! Regardez autour de vous soldats ! Vous n'êtes pas seuls ! Vous êtes le bras armé séparatiste, et la confédération entière est votre famille à vous, ses dignes représentants ! Ce que vous ne pouvez accomplir seuls, vous l'accomplirez avec l'aide de vos camarades ! (Elle porta une main au cœur, geste purement militaire. Ses mots claquaient durement dans l'air, sa voix s'était faite plus forte ; son timbre rougeoyait d'un ardent enthousiasme, contenu et catalysé par un calme rigoureux et professionnel) Vous n'êtes plus des individus isolés et reclus dans des systèmes oubliés ou au fin fond d'un vaisseau quelque part dans l'espace noir et froid ! Sentez le brûlant soleil Géonosien sur votre peau, le sable chauffé à blanc sous vos pieds ! Respirez l'air sec et désertique de la capitale séparatiste ! Votre nouvelle vie commence, soldats. Vous n'avez pas tous réussis l'exercice, mais le seul véritable échec est l'abandon : celui qui persévère finit toujours par triompher ! Dès maintenant et ce jusqu'à la fin de votre formation, les exercices seront un travail d'équipe. Entraidez-vous ! On abandonne pas sa famille, et vous êtes tous maintenant une seule famille ! Soldats ! Garde-à-vous !

      Sitôt les rangs en ordre, la jeune femme claqua des talons, puis commença à se mettre en marche de son pas rigoureusement métronomique. Le petit groupe se mit à la suivre, et alors elle tonna :

      - Au pas soldats ! Vos cœurs et vos pas sont au même rythme ! Une ! Deux ! Une ! Deux ! Je ne veux qu'entendre un seul son lorsque vous avancez ! Une ! Deux !

      Maria déchargeait indirectement sur eux toute sa frustration, à travers l'immense énergie qu'elle exaltait. Elle leur fit bien vite quitter l'hôtel et leurs chambres provisoires. Sans entrer dans aucun bâtiment, elle fit passer les recrues dans les rues de Toskrew city, capitale géonosienne, sous un soleil de plomb, continuant à leur faire imprimer le rythme des marches militaires. Une vraie marche séparatiste ! Une ! Deux ! Une ! Deux ! Pas d'écart, on restait en mesure ! Qu'est-ce que cette croche pointée ? En rythme ! Deux croches, deux croches ! L'exercice était tout à fait complexe pour qui n'était pas habitué, mais la Gladmoore battait sa pulsation sans discontinuer. Autour des soldats, les grands bâtiments de Toskrew city s'élançaient en des tours de fer vers le ciel ; c'étaient là un tour de force technologique. La capitale était la seule cité émergée de Géonosis, bâtie pour résister aux plus violentes tempêtes qui frappaient si régulièrement la planète confédérée. Au milieu de cette apologie de l'acier, on croisait des civils qui vaquaient à leurs occupations, filaient vers leurs emplois, se retournaient avec curiosité vers le peloton militaire. Là, certains mimaient un garde-à-vous, un sourire aux lèvres, ici on faisait coucou aux soldats.

      Après une heure de marche à ce rythme, on s'éloignait enfin de Toskrew city. Là, les bâtiments civils s'effaçaient pour laisser place au terrain aride si typique de Géonosis ; pourtant, devant les rochers ocres marchaient au pas de l'oie des légions droïdes. Le ciel fourmillait de vaisseaux, le sol était empli des B1 de fer, en rangs impeccablement alignés. À l'approche des recrues, deux bataillons des automates se stoppèrent, demi-tour droite, et s'immobilisèrent pour leur laisser le passage, arme à l'épaule. Maria sentit une bouffée de fierté lui réchauffer le ventre. Voir ces légions s'arrêter pour elle était vraiment flatteur, elle adorait cette sensation !

      La haie d'acier traçait un évident couloir vers un sas – de fer également. Le sas était encastré au milieu d'un renfoncement rocheux, car les zones militaires n'étaient pas centralisées dans Toskrew city, mais réparties partout sur Géonosis bien sûr. Le sas s'ouvrit automatiquement devant elle avec un glissement de verrou pneumatique, débouchant dans un large couloir. Le sol était un grillage de fer, le plafond et les murs étaient des plaques de tôle cloutées, des enchaînements de portes où brillaient des diodes et de fenêtres où l'on apercevait des salles d'entraînements. Maria mena les recrues dans ce nouvel endroit, par un itinéraire qu'elle seule connaissait. Elle avait, à force, cessé de répéter « Une ! Deux ! Une ! Deux ! » car les recrues avaient pris le rythme – heureusement, car sa gorge était sacrément sèche à force de hurler. Il allait lui falloir un verre d'eau, fissa !

      Les virages et les portes s'enchaînaient dans le plus grand silence, au rythme uni des pas séparatistes. On croisait souvent des droïdes ou d'autres séparatistes en chair et en os, qui allaient à leurs propres affaires (car une opération était en cours, on avait fort à faire!). Une porte les amena devant un échafaudage grillagé. Maria s'écarta pour laisser le chemin libre à ses petits protégés : devant l'échafaud on apercevait une immense salle, un gigantesque hangar en réalité. Une petite échelle en fer permettait de descendre au sol dudit hangar, quelques trente mètres plus bas. Chose tout à fait singulière, il n'y avait dans le hangar que des droïdes, et d'un modèle surprenant : ils semblaient être de ce genre adapté aux travaux industriels, leurs bras mécaniques étaient énormes, comme s'il s'agissait d'une chaîne de production. Lorsque tout le monde fut entré – et l'on peinait à tenir à dix sur la plate-forme – elle se tourna vers les recrues. La porte se referma sèchement derrière elles, envoyant un écho qui partit résonner dans le hangar. Elle parlait maintenant d'une voix plus faible. Pas besoin de forcer, tout le monde l'entendait et l'écoutait maintenant.


      - Ceci est une salle de simulation virtuelle holo-cron, dit-elle.

      Elle s'engagea sur l'échelle et descendit en silence, puis mena le groupe vers les grosses machines : là, un gros bras mécanique était immobile, devant un large tapis qui disparaissait vers une caisse d'acier. À côté se trouvait une sorte de cage métallique, un cylindre translucide où l'on distinguait...C'était une douche, pas de doute possible. Paradoxalement, le tapis ressortait juste à côté du cylindre en question.


      - Vous allez passer un à un à la douche, dit-elle. Vous n'aurez pas besoin de vos vêtements. Pendant que vous vous décrasserez, les charmants appareils que voilà, fit-elle en désignant d'un geste les bras mécaniques, s'occuperont de construire une combinaison sur-mesure pour vous, combinaison que vous enfilerez naturellement à votre sortie de la douche. Avec, vous aurez accès à la technologie de simulation virtuelle.

      Une nouvelle épreuve déguisée: les soldats allaient-ils parvenir à surmonter leur timidité et leur pudeur pour passer l'épreuve de la douche? Maria, pour les encourager, garda un air neutre et calme. Un sourire aurait pu être mal interprété. Ce n'était pas une invitation déguisée, c'était un ordre, une étape nécessaire à la suite de la formation.

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        #16

        Post n°15
        Auteur : June King

        Quand Maria annonçait enfin que l'entraînement venait de se terminer... June eut un petit relâchement au niveau des épaules. Et tant mieux. Car la fatigue, non pas physique, mais bien mentale prenait petit à petit le pas sur toutes les personnes présentes dans cette formation. Et puis, effectuer des exercices sous un soleil de plomb avec un mercure qui frappait dur n'était pas une partie de plaisir, sans compter que le soleil était au plus haut. Et pour couronner le tout, il n'y avait aucun coin d'ombre pour l'éviter, chose que June détestait vraiment. En intégrant les Séparatistes, June n'avait jamais pensé que les entraînements se feraient directement sous le soleil ou en plein air. À vrai dire elle n'avait jamais réellement imaginé ce qu'il l'attendait après avoir rejoint cette faction, puisqu'elle avait intégré les Séparatistes, un peu, sur un coup de tête...

        Mais la douche froide, le bon repas et les draps douillets étaient pour plus tard, puisqu'au moment où June commençait à se perdre de nouveau dans ses pensées, la voix de sa supérieure, Maria Gladmoore, résonna de plus belle.

        Entre réconfort, entraide, loyauté et l'appel à ne pas abandonner, la supérieure y mettait tout son coeur pour faire un discours riche en émotion et pour remonter le morale de la troupe. Mais bien évidemment, le repos n'était que pour les personnes ayant travaillé, et ce fut à la fin de son speech qu'elle cria sèchement "Garde-à-vous !".

        Il y avait quelque chose de magique au moment de ce garde-à-vous... les rangs étaient pratiquement tous correctement en place. Chose que June s'étonna d'observer en étant elle-même bien mise en rang dans l'un d'eux. Mais pas le temps de s'émerveiller à observer les rangs bien ranger. June, ainsi que tous les autres membres durent prendre part à la marche que Maria venait d'ouvrir.


        "Une ! Deux ! Une ! Deux ! ..." Deux simples mots suffisaient à faire avancer tout un escadron Séparatiste à l'unisson. Maria était presque la chef d'orchestre de cette symphonie militaire qui résonnait à travers toute la cour. June prit assez facilement le rythme en main, se calquant directement sur les pas de Maria, une chance qu'elle se trouvait juste derrière elle. Enfin, pour combien de temps...

        En effet, bien que rester au pas était chose acquise depuis le début, l'endurance, elle, n'allait peut-être pas suivre le rythme tout le long, surtout sous ce soleil qui avait son mercure qui chauffé de plus en plus le cuir au fur et à mesure des minutes qui s'écoulaient... voir même des heures, maintenant. Oui, il s'était passé plus qu'une bonne heure depuis l'arrivée de June dans la cour avec les autres postulants. Mais par chance, la ville où ils passèrent, qui n'était rien d'autre que la capitale, Toskrew City, avait de temps en temps une rue tout entière plongeait dans l'ombre. Ces petits passages d'ombre avec une légère brise fraîche n'étaient que du bonheur pour les personnes qui ne supportaient pas, ou très mal, ce four ardent qui brûlé depuis le ciel la terre sur laquelle June et les autres étaient en train de marcher en ce moment même.

        Passant des noirs aux croches, le rythme variait régulièrement pendant la marche qui emmenait les futurs soldats plus profondément dans les entrailles de la capitale. Et d'ailleurs, plus on entrait dans le centre de la capitale et plus on y trouvait des tours de fer à l'allure vraiment particulière. June eut même un petit regard de curiosité à l'une d'entres-elles. Mais des choses bien plus curieuses, et amusantes pour d'autres se passaient autour d'elle. Il y avait des personnes en train de sourires, de rigoler, de faire coucou, et d'autres en train d'imiter stupidement les recrues... June ne voulait pas y prêter attention, et elle s'avait que si elle apercevait quelqu'un lui rigoler au nez ou se moquer d'elle en la pointant du doigt, elle pourrait très certainement s'arrêter sèchement et aller lui mettre un pain en pleine face ! Mais mieux valait éviter les ennuis, et ce fut avec un air, presque de haine et en serrant les dents et ses poings, qu'elle reposait son regard sur les pieds de Gladmoore pour ne pas voir les visages des passants.


        Après une heure de marche à un rythme militaire que June n'avait jusqu'alors jamais fait de sa vie, elle aperçut après s'être calmé et avoir relevé la tête que la capitale était déjà derrière elle, et qu'elle était en train de s'aventurer dans des plaines arides. Avait-elle traversé une faille spatio-temporelle ? Avait-elle suivi aveuglément la cadence sans s'en rendre compte ? Ou perdue dans ses pensées, comme elle le fait habituellement, elle n'avait tout simplement pas réalisé qu'une grosse heure s'était passé ?

        Quoi qu'il en soit, peut-être qu'elle n'avait pas prêté attention à la dernière heure qui s'était écoulée, mais son corps, lui, oui. Puisqu'elle était en sueur, et surtout elle avait une tête qui ressemblait à une tomate plus que mûre... non pas parce qu'elle était gênée, mais sans doute à cause d'un vilain coup de soleil. Il faut dire qu'avec sa peau très pâle, ses coups de soleil ressemblaient plus à des brûlures au troisième degré qu'autre chose. Une chance qu'elle n'avait pas eu l'idée de retirer son manteau... mais le plus surprenant dans tout cela n'était son visage, mais bien cette armada de vaisseaux qui étaient en stationnement dans les airs, et ses soldats et droïdes qui étaient si bien disciplinés qu'ils se mirent au garde-à-vous à la vue de la Lieutenante en créant une sorte de couloir comme pour lui indiquer le chemin... ou bien, saluaient-ils l'arrivée des nouvelles recrues ?

        Dans tous les cas, le groupe arrivait à présent devant un immense sas qui s'ouvrit automatiquement, rien de bien surprenant, certes, mais l'intérieur était quelque chose de complètement différent... très surprenant pour le coup. En voyant ce couloir métallique, June eut un petit sourire discret, cela lui rappelait les couloirs de Phoenix... avec peut-être des tuyaux, des câbles qui pendaient, des lumières sur le plafond et sur les côtés qui fonctionnaient à moitié, et des disputes entre amis en moins, mais elle se sentit plus à son aise à l'intérieur qu'à l'extérieur.

        Tout en marchant, elle regardait, juste en tournant les yeux sur les côtés, les fenêtres qui donnaient sur d'immenses salles vides, et d'autres avec des personnes qui semblaient s'entraîner... sans doute y fera-t-elle un tour un jour avec le groupe. Mais à peine cette pensée finie, une autre porte... puis une autre. Elles s'enchaînaient à une vitesse folle. Jusqu'au moment où Maria s'arrêta et un immense écho de sas se fit entendre... piégeant ainsi toutes les recrues.


        Après présentation de la salle, il fallait maintenant passer à l'acte... « Une salle de simulation, hein... » Se dit June d'un air presque blasé en regardant la cage... ou salle. Peu importe. Comme ci une simulation reflétait la réalité... et puis des douches ? Pourquoi diable des douches étaient-elles présentes dans cet endroit ? Était-ce un piège ? Réfléchissant une petite seconde dans un silence plus que pesant, June prit la parole. « Très bien, j'y vais en première ! » Dit-elle d'un ton peu rassuré en regardant la Lieutenante. Elle s'avança ensuite vers les douches et commença à se déshabiller avant d'y entrer.

        Elle détacha en premier ses cheveux, qui tombèrent juste après au niveau de ses épaules. C'était très rare de voir June avec les cheveux détachés, mais son charisme, lui, n'en était plus qu'impressionnant à ce moment. Cependant, elle eut beaucoup de mal à retirer sa veste... peut-être un petit doute passager qui disparut après avoir prit son courage à deux mains. Puis elle retira ses bottes, ses chaussettes, son pantalon, son t-shirt, et ses sous-vêtements... s'affichant entièrement nue en laissant son corps aux jolies formes, mais marquait de tous les côtés par des blessures, coupures et autres égratignures plus ou moins graves à la vu de tous, et notamment sa cheville qui était encore légèrement gonflé à cause de sa vilaine chute... il faut dire qu'elle venait de sortir d'une aventure plus que traumatisante. Aussitôt nue, elle se mit tout de suite à cacher un maximum ses parties intimes à l'aide de ses mains avant d'entrer, sans attendre, à l'intérieur de cette cage. Fort heureusement, la nudité n'était pas directement exposée aux yeux de tous dans la douche, puisqu'elle était en réalité une cage assez grande fermée par des draps qui étaient simplement translucides, et qui, une fois à l'intérieur, faisait en sorte qu'on ne voit qu'une silhouette floue de la personne.

        Le stresse et la timidité laissa place, l'espace d'un instant, à un petit moment de bonheur et de plaisir... une bonne douche avec l'eau à bonne température. Comme il fallait. Si seulement les bruits des bras mécaniques qui entraient en action ne gâchaient pas la chanson des gouttes d'eau qui frappaient le sol... attendez ?! Des bras mécaniques ? Ouvrant de nouveau les yeux après seulement une petite dizaine de secondes, June se souvint très rapidement ou est-ce qu'elle se trouvait actuellement, et ce fut juste à ce moment que l'eau se coupa !

        Elle se dirigea alors vers la sortie des douches, mais elle sur ce petit chemin, elle se posait une question... il n'y avait pas de serviettes ? Allait-elle enfiler sa combinaison en étant trempée ? Non ! Puisque devant la sortie de la douche, deux grands sèche-corps s'activèrent sur les côtés ! Les cheveux de June partirent dans tous les sens au contact du vent en ayant beaucoup de difficulté à rester immobile à cause des sèche-corps qui soufflaient très fort... cela devait être assez drôle de l'autre côté en voyant une silhouette tenter de garder les deux pieds aux sol pour ne pas s'envoler.

        Quand les sèches-corps se stoppèrent, l'un des bras mécaniques lui apporta sa combinaison... elle était plutôt étrange. La combinaison était légèrement moulante aux couleurs des Séparatistes avec plusieurs fils qui sortaient et entraient de partout, il y avait aussi des composants électroniques sur le torse et dans le dos, ainsi et des diodes plus ou moins grosses et de différentes couleurs qui longeaient toutes les articulations du corps. Bien que la combinaison de June était assez bizarre, elle apprécia cependant qu'elle soit avec des manches longues. Les bras mécaniques fabriquaient-ils les combinaisons en fonction des goûts des personnes ?

        Allez savoir...

        Puis, presque tout de suite après, un deuxième bras mécanique lui apporta, cette fois-ci, un casque... plus que particulier. Celui-ci ressemblait plus à des lunettes infrarouges avec un immense coffre à la place des verres. Il y avait une petite lumière sur le devant à chaque coin de ce coffre, ainsi que deux bandes souples sur les côtés pour l'attacher autour de la tête et une qui était dure se trouvant au milieu pour pouvoir le poser sur la tête.

        June n'osait pas mettre son casque tout de suite, et sortit de la douche avec ses cheveux qui ne ressemblaient à rien, si ce n'était à une folle qui venait d'être foudroyé. Elle s'avança vers Maria Gladmoore en essayant tant bien que mal à se recoiffer pour essayer d'être un minimum présentable, avant de se mettre à nouveau au garde-à-vous en face sa supérieur tout en tenant dans sa main gauche la casque... avec, bien évidemment, ses cheveux qui étaient toujours tout ébouriffés.

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          Auteur : Becca Waste

          Les poumons de Becca semblaient si gorgés de poussière qu'elle fut surprise de ne pas cracher du gravier. Autour d'elle, les recrues se redressaient péniblement, et l'odeur de sueur imprégna l'air. La rouquine se maudit d'être plus petite que tous les autres, juste assez pour être offerte aux aisselles macérantes de ses collègues. Et naturellement, aucune brise fraîche ne vint oxygéner les rangs...
          La ferrailleuse n'était pas très satisfaite de sa performance. Elle avait beau avoir l'habitude de la chaleur, sa condition physique restait celle d'une gamine de seize ans. Néanmoins, elle n'était pas la seule à avoir éprouvé des difficultés, et Gladmoore ne leur en tint pas rigueur. Au contraire: selon ses dires, seul l'effort importait réellement.

          Becca se sentit un peu mieux, comme un grand nombre de ses voisins. La CSI était une entité soudée, et non pas une armée de mercenaires individualistes. La jeune fille avait signé pour en baver, mais en équipe! Et c'est avec une certaine boule au ventre qu'elle repensa à ses vilaineries de plus tôt. La brunette ne semblait pas s'en être offusquée, mais ce qui était fait, était fait. Peut-être allaient-elles devoir travailler ensemble dans les prochains jours, mieux valait donc rester en bons termes.

          Une pensée qui, de toute évidence, n'était pas partagée par tout le monde! Tout du moins, pas son voisin de derrière, un épais Weequay qui se fit un plaisir de lui asséner un coup de pied dans le train, au moment de débuter la marche. L'acte eut au moins le mérite de faire démarrer la Waste au quart de tour, et le rythme fut adapté fissa!

          Une, deux! Une, deux! Une marche rigide, qui soulevait plus de poussière qu'un extracteur minier. Perdue au milieu de sa rangée, la rousse n'arrivait pas vraiment à savoir où ils se rendaient. Qu'à cela ne tienne, l'exercice dura, et dura encore, sous un soleil impitoyable. Mais le prix de l'effort était largement récompensé par la fierté d'appartenir à une unité officielle. Comme le disait la Lieutenante, Becca avait quitté son nid familial, et elle devait trouver un nouveau foyer chez l'armée séparatiste. Cela suffit à lui décrocher un grand sourire, et à lui faire oublier ses muscles endoloris.
          Les yeux de la ferrailleuse brillèrent durant toute la traversé. Le peloton avait quitté la ville pour pénétrer dans la base officielle de l'organisation. Et quelle visite! Les candidats n'avaient pu en voir qu'une fraction lors de l'examen. Cela grouillait de vie, organique comme artificielle, et il y avait fort à faire. Cette activité devait avoir un lien avec l'immense détachement qui patientait en orbite. Il y avait peu de chance pour que les bleus soient de la partie, mais cela n'empêcha pas la rouquine de rêver.

          Le groupe en vint à une halte, dans un secteur bien plus frais de la base. Il y avait là une plateforme isolée, que Gladmoore décrivit comme un simulateur. Becca eut grand mal à contenir son excitation à l'idée de s'essayer au "jeu", mais fit pâle mine lorsque sa supérieure enchaîna sur une question de douche.

          Qu'il soit dit: la jeune séparatiste ne se seraient pas privé d'un bon rafraîchissement. Mais ici? Devant le regard vitreux de ses nouveaux camarades? Un silence gênant s'installa.

          - Je ne pensais pas que les choses iraient si vite entre nous...! chuchota Ravno avec un ton moqueur et perverti.

          - Il est hors de qu- commença l'adolescente, avant d'être coupée par la grande brune devant elle.

          Quelle témérité! Elle se serait imaginé que les filles de l'équipe passeraient en dernier, afin de repousser les regards pesants de leurs compagnons. Celle-ci avait peut-être la volonté d'en finir au plus vite.
          Le silence se fit tel qu'on put entendre les respirations de chacun. Chaque paire, trio, ou quatuor d'yeux se posa sur le corps dénudé de la recrue, qui s'esquiva dans la douche. Becca éprouva une certaine jalousie à la vue de ses formes, plus adultes et plus développées que les siennes. Un détail qui n'échappa pas au cynique Hokins.

          - Ça va être difficile de faire mieux, Waste...! lui lança-t-il, provoquant une montée d'adrénaline chez la ferrailleuse.

          Tandis qu'elle s'apprêtait à répliquer, la rouquine se sentit poussée en avant, et se retrouva à un mètre de la Lieutenante. Becca leva timidement les yeux, un large sourire gêné sur le visage. Elle se sentait plus rouge encore que pendant l'exercice. Pour elle qui n'avait jamais dévoilé son corps à qui que ce soit, et qui nourrissait de nombreux complexes physionomiques, c'était une épreuve titanesque. Elle se trouva pétrifiée, incapable de retirer le moindre vêtement. Après un long moment, les premiers soupirs d'impatience s'élevèrent, et les regards inquisiteurs du groupe l’enjoignirent à se dépêcher.
          Déglutissant avec grande difficulté, l'adolescente s'empressa de retirer ses bottes, ses brassards, puis sa ceinture. Elle marqua une pause, constatant que ses futurs équipiers ne comptaient pas se retourner pour lui accorder la moindre intimité. C'est avec la plus grande réticence qu'elle se retrouva en sous-vêtements, lesquels étaient ornés de motifs enfantins. Le corps parsemé de tâches de rousseur, elle se trouvait plantée là, incapable d'aller plus loin.

          Son malaise se répandit entre les recrues, qui s'observèrent un instant, perturbées par cette gêne qu'ils contribuaient à provoquer. Se souvenant du discours de Gladmoore, le Twi-lek de la bande prit l'initiative de se retourner. A sa suite, d'autres l'imitèrent, à commencer par les soldats femelles, premières concernées par les coups d’œil lubriques. En fin de compte, entre ceux qui se retournèrent et ceux qui choisirent de regarder ailleurs, le poids du jugement sembla s'alléger. Becca se dénuda alors rapidement, sous les yeux des derniers irréductibles, et fila dans la cabine avec un tel empressement qu'elle manqua de glisser sur le tapis.

          Le plus dur était fait, mais le sentiment honteux perdura. Elle espérait que son hésitation latente n'ait pas entaché sa valeur aux yeux de la Lieutenante. De son côté, Ravno et les autres moqueurs du lot s'amusaient à voix basse de son comportement. Cependant, tous déchantèrent lorsque s'avança le prochain candidat, un Gran à la démarche pachydermique, dont le postérieur fripé se balançait déjà à l'air libre. La rétine brûlée à vif, les curieux purent alors témoigner des plus terribles créations de la nature...

          La douche terminée, Becca se sentit plus fraîche que jamais, et se retrouva nez à nez avec la première recrue, de l'autre côté du module. Elle enfila rapidement la tenue que lui tendait le bras mécanique, qui lui allait réellement à la perfection. Conservant le casque sous son bras, elle s'approcha de sa collègue brune, en réajustant ses couettes humides.

          - J'm'appelle Becca... souffla-t-elle discrètement, en touchant le matricule tout neuf sur sa poitrine, marqué "B. Waste". Bien joué pour l'exercice tout à l'heure...

          La rouquine avait perdu de son entrain habituel, mais mieux valait une conversation anodine à voix-basse qu'un long silence mortel...

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            #18

            Post n°17
            Auteur : June King

            /\
            Spoiler : <HRP>
            Ayant discuter ensemble sur la CB, nous avons décidé de faire un ou deux petits RP en attendant le retour de Tericarax, et aussi par la même occasion, pour que nos personnages puissent faire un peu connaissance. En rien ces réponses ne feront avancer l'histoire ou la formation, il est ici question que de discussions entre Becca et June. Et peut-être un ou deux PNJ.
            \/

            À peine sorti de la douche et positionné de l'autre côté, faisant face aux autres recrues qui n'étaient pas encore passées dedans, tout en formant un nouveau rang, voilà qu'une petite rousse aux yeux verts semblait se proposer d'elle-même pour affronter cette épreuve plus qu'étrange. Bien que "se proposer d'elle-même" n'était peut-être pas la bonne formulation puisqu'on avait plus l'impression qu'elle allait tomber au sol à ce moment, comme ci on venait de la pousser.

            Les yeux de June se braquèrent tout de suite après sur les recrues en face d'elle, comme pour tenter d'apercevoir l'auteur de cet acte stupide. Peut-être celui-ci, qui avait trois poils au menton ? Ou bien ce Twi'lek à l'attitude bizarre ? Quoi qu'il en soit, celui ou celle qui avait fait ça n'allait pas attendre mille ans pour blaguer dessus avec ses, peut-être, futurs amis. Mais rira bien qui rira le dernier, car ce n'était qu'une question de temps avant de trouver l'auteur de ce crime...

            Continuant de viser les personnes en face d'elle, tel un sniper attendant le bon moment pour tirer sur sa cible en pleine tête, elle n'avait pas remarqué la petite rousse qui était en train de se déshabiller avec énormément de mal, dû à une grande timidité ? Cela pouvait se comprendre, s'afficher nue devant tout le monde n'était pas une partie de plaisir. Mais le plus stressant était que tout le monde la regardait, et comble du comble, il y en avait même qui commençaient à perdre patience en râlant.

            Puis, tout d'un coup, le Twi'lek à l'attitude étrange de tout à l'heure se retourna... avait-il pris peur à cause du regard assassin que June portait sur tout le monde ? Ou bien à cause de ses cheveux tout ébouriffés qui ne semblaient pas vouloir revenir à la normale ? Non ! Ce n'était pas ça. Puisque d'autres personnes firent la même chose, presque, tout de suite après ? June ne savait pas pourquoi ils faisaient ça, mais finit à un moment par comprendre que la petite rousse voulait, tout simplement, plus d'intimité. Elle se contenta alors de fermer uniquement les yeux, ne souhaitant pas se retourner pour que des personnes bizarres puissent apprécier le paysage.

            Quand l'eau se fit entendre, June ouvrit de nouveau les yeux et aperçut les personnes qui s'étaient retournées reprendre leurs positions de départ. Mais les murmures, eux, n'avaient pas arrêté, et semblaient s'amplifier parmi les rangs.

            « Tss ! » Émettait-elle comme seul commentaire en regardant une personne qui chuchotait à l'oreille d'une autre accompagnée d'un léger sourire moqueur...

            Quand l'eau s'arrêta, June observa cette fille sortir de la douche en réajustant ses couettes tout en s'approchant d'elle pour finalement se présenter. « June. » Répondit-elle avec une voix légèrement timide.

            Elle n'avait pas spécialement le cœur à se faire des amis depuis...

            Mais cette, Becca, semblait gentille, et devait être fière et heureuse d'être là, puisqu'elle astiquée son matricule qui portait son nom. Chose que June regarda, avant de regarder son propre uniforme. Cela était très étrange, mais elle n'avait pas de petit rectangle avec son nom écrit dessus... en même temps elle était venue presque à l'improviste dans cette formation. Peut-être en aura-t-elle un plus tard. Puis Becca la félicita pour ce qu'elle avait fait peu avant.

            « Bien joué ? » Répéta-t-elle un peu surpris en regardant Becca. « Heu... bien joué pour m'être dépoilé devant cette bande de pervers, tu veux dire ? » Dit-elle en regardant le groupe de l'autre côté. « Je suis pas sûre que ce que j'ai fais était la bonne méthode... surtout devant des inconnus. » Expliquait-elle en rougissant un peu. « Mais apparemment ce test est important, du coup, on peut dire qu'on a réussi. » Finit-elle de dire avec un petit sourire pour cacher son malaise en repensant à ce qu'elle venait de faire. « Et puis, s'il y a une personne à féliciter ici, c'est surtout toi. » Dit-elle en marquant un petit arrêt avant de reprendre. « Les personnes qui rencontrent le plus de difficulté sont toujours plus méritantes que celles qui n'en rencontrent pas. ».

            June n'avait pas l'habitude de féliciter des gens, et encore moins des inconnus. Alors, elle ne se contenta que d'une simple citation qu'elle avait apprise par ses amis.
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              #19

              Post n°18
              Auteur : Becca Waste

              Les yeux de la rouquine fondirent en une confiture de malaise. La June en question s'imagina qu'elle parlait de sa "performance dans la douche", et entreprit de répondre sur le sujet. Becca chercha à l'interpeler à de multiples reprises, sans succès. La brune était déjà partie dans un monologue, parlant tour à tour de sa propre exhibition forcée, puis de celle de la plus jeune. Le teint pivoine de cette dernière réapparu, tendit qu'elle faisait de son mieux pour se faire entendre.

              - Ce n'est... absolument pas... ce dont je voulais parler.

              Pour elle qui avait voulu se changer les idées après cet épisode lamentable, voila qui était plus ou moins raté.

              Je parlais des exercices physiques... fit-elle avec une mine gênée. Mais, merci quand même, c'était... très sympa.

              C'était bien vrai, malgré le malaise provoqué, les paroles de June étaient encourageantes. D'ailleurs, la petite s'en voulu de ne pouvoir trouver un nouveau sujet de conversation. En cette situation désagréable, c'était bien les seuls qui lui venaient à l'esprit. Sauf un autre, peut-être...

              - Je viens d'une caravane. Je travaillais dans la ferraille, avant. Et toi...?

              Les grands yeux ronds de Becca étaient vissés sur le mur d'en face. Elle se tenait droite comme une planche, crispée après cette mésaventure. C'était tout juste si elle osait bouger les lèvres pour chuchoter à sa voisine.
              A sa suite, le Gran finit par s'extraire de la cabine, provoquant une fermeture immédiate de ces mêmes yeux. A l'évidence, tout le monde ne semblait pas aussi inconforté qu'elle...

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                #20

                Post n°19
                Auteur : June King

                Perdue dans son monologue qui n'avait ni queue ni tête à la fin, elle ne remarqua pas un seul instant que Becca essayait de l'interpeler pour lui expliquer que ce n'était pas du tout à ça qu'elle faisait référence en lui parlant de sa "performance". Mais, comme à son habitude, ou plutôt comme souvent, si ce n'était pas comme toujours, June était à côté de la plaque une nouvelle fois...

                Bien qu'elle n'avait pas pour habitude de parler beaucoup, sauf quand elle commençait à s'énerver ou à perdre ses moyens en face d'un abruti qui lui prenait la tête, elle savait pratiquement toujours trouver les mots justes pour se défendre ou aggraver la situation.

                Au choix.

                Mais cette fois-ci ce n'était ni l'un ni l'autre, puisque Becca lui expliquait que ce à quoi elle faisait référence était tout simplement les exercices qui avaient eu lui dans la cour ce matin. Quand elle comprit cela, le visage de June était devenu aussi rouge qu'une tomate, et se mit à regarder un instant vers le sol avant de dire d'un ton très gêné.

                — Oh!... je... pardon. Je pensais que tu faisais allusion à... oui. Dit-elle d'un air complètement perdu en cherchant ses mots sans parvenir à en trouver un seul. Oui, les exercices... Répondit-elle en regardant la petite rouquine avec le visage encore rougi de honte. Merci. Félicitation à toi aussi. Finit-elle en ne sachant pas où poser son regard.

                Fort heureusement, ce petit malaise entre les deux collègues allait disparaître assez rapidement, puisque Becca installa un nouveau sujet en lui expliquant d'où elle venait. Ce fut d'ailleurs une petite surprise pour June, que d'entendre une personne dire qu'elle venait d'une caravane. Pourquoi une caravane ? Ne venait-elle pas d'une planète ?

                — Une caravane ? Une caravane spatiale ? Je veux dire... tu es né dans l'espace lui-même ? Demanda-t-elle en étant légèrement surprise avec les yeux tout pétillants.

                Il y avait des personnes étonnantes dans cet univers, June avait bien rencontré des gens nés sur des vaisseaux ou même sur des bases spatiales ou orbitales, mais jamais elle n'avait rencontrer quelqu'un venant d'une caravane, cela était inédit pour elle. Puis reprenant un peu le contrôle d'elle même, elle répondit à son tour.

                — Moi ? Et bien... je suis né sur Lorrd. Mais je n'y suis pas resté longtemps, j'ai du partir de chez moi à l'âge de 11 ans en rejoignant un groupe de... S'arrêta-t-elle un instant pour se racler la gorge afin de chuchoter plus facilement. Un groupe de contrebandier, enfin, de "marchant" avec qui je suis resté longtemps... avant de rejoindre la CSI ce matin même.

                June était passée des yeux pétillants d'excitation à des yeux remplis de tristesse sans même s'en apercevoir. Sa gorge commençait à se nouer et ses poings se refermer sur eux-mêmes. Elle décida, presque tout de suite après, de reposer son regard par terre, et de redevenir silencieuse... voire, mélancolique.

                Mais ne voulant pas rester sur une note négative après sa réponse, plus que casse ambiance, alors elle décida de poser à son tour une question à Becca.

                — Et sinon, tu travailles dans la ferraille, c'est ça ? Tu es quoi exactement ? Mécanicienne ? Marchande ? Ingénieur en droïdes ? Commençait-elle à donner plein de réponses possibles à sa question pour tomber juste à un moment, alors que juste en face d'elle un très grand Cathar musclé aux poils blancs tigrés roux avec deux grosses taches brunes autour des yeux et une immense crinière en guise de cheveux, semblait être le prochain à passer sous la douche...

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                  #21

                  Post n°20
                  Auteur : Becca Waste

                  June sembla surprise d'apprendre ses origines. Il n'y avait pourtant rien de bien fantastique là-dedans, sa famille n'était ni en cavale, ni sous couverture. Sa naissance spatiale était aussi fortuite que leur existence à tous. Il en avait été ainsi, tout simplement.

                  - Je ne dois pas être la seule, c'est souvent le cas chez les travailleurs ambulants, justifia la rouquine. D'habitude, la caravane ne se déplace pas si un accouchement est imminent, à cause des risques de complication, et tout ça... Mais moi, je suis arrivée plus tôt que prévu...!

                  La nomade afficha un sourire niais. Ses parents lui avaient toujours dit que, même à la naissance, elle n'avait jamais su tenir en place. Et maintenant que le bavardage était lancé, rien ne pouvait plus l'arrêter. Visiblement, June ne rechignait pas non plus à un brin de parlotte, et malgré une sensibilité évidente sur le sujet, elle dévoila tout de même ses propres origines.
                  Becca perdit sa rigidité à mesure que sa collègue s'exprimait. Et pour cause, cette dernière semblait avoir eu un début de vie mouvementé. Il n'en fallu pas plus pour que la ferrailleuse ne mette les pieds dans le plat:

                  Des contrebandiers?! s'étrangla-t-elle, en essayant de supprimer son entrain mal placé. Ca alors! Comment c'était? Vous étiez riches? Tu as déjà tiré sur quelqu'un?

                  La rousse dut placer une main sur sa propre bouche pour se faire taire. A présent, sa stature n'avait plus rien de professionnelle, mais au moins, toute trace de stress avait disparu. Pour le meilleur comme pour le pire, d'ailleurs...

                  - Désolée! J'ai, comme on dirait, tendance à en faire un peu trop...! Juste un peu. Pas tout le temps! Mais des fois. Beaucoup de fois.

                  Il fallu une nouvelle question de June pour retourner la conversation, et mettre un terme aux divagations de la nomade. Une question qui la fit réfléchir. Non pas à la réponse en elle-même, mais à la manière de la formuler pour ne pas avoir l'air d'un déchet interstellaire.

                  - Euh, non, non, pas exactement... commença-t-elle, en mimant des gestes avec ses mains. Je travaille... littéralement, dans la ferraille. Je viens d'une caravane de ferrailleurs, c'est ce que ma famille fait depuis des lustres. Nous allons d'une planète à une autre, et-

                  - Et vous fouillez dans des ordures que personne ne veut pour revendre des babioles que personne n'achète! coupa une voix familière.

                  Ravno, après avoir enfilé sa nouvelle tenue, était venu appuyer ses deux coudes sur la tête de la rouquine fulminante, comme s'il s'agissait d'un comptoir de cantina. Un air jovial vissé sur le visage, il tendit sa main à June, et prit la peine de se présenter.

                  - Ravno Hokins! fit-il, un large sourire cloué sur sa face. Merci d'avoir surveillé notre petite Waste!

                  - Hokins... grommela la concernée, n'appréciant pas d'être replacée au statut d'enfant.

                  - Eh! reprit le garçon en lui donnant une pichenette sur le nez. Si quelqu'un doit être vexé ici c'est moi! Vous n'avez même pas prit la peine de me regarder entrer dans la cabine...!

                  Le petit manège commençait à se faire un peu plus bruyant. Et pour cause, d'autres recrues les imitèrent, et entamèrent des conversations décontractées, sans plus réellement se soucier de leurs camarades. C'était un bon moyen de balayer cet exercice gênant des esprits, et de commenter avec ardeur sur la qualité de ces uniformes tout neufs...

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                    Post n°21
                    Auteur : June King

                    C'est sûr que naître dans l'espace n'était pas quelque chose de s'y particulier ou étrange, et puis quand on y réfléchissait cinq minutes, tout le monde était né dans l'espace puisque les planètes elles-mêmes sont dans celui-ci.

                    — Maintenant que tu me le dis, c'est vrai, c'est pas si étrange que ça. Répondit June après réflexion.

                    Après son petit commentaire, et grâce à sa dernière question, elle parvint à changer de conversation en un rien de temps pour ne pas s'éterniser sur un sujet qui lui faisait encore mal rien que d'en parler ou d'y pensé. Et puis, parler de son passé, ou même entrer dans les confidences... cela n'était pas le genre de June. Ou plutôt, plus depuis qu'elle était toute seule. Mais Becca semblait s'intéresser à ce sujet, et posa une question qui n'eut pas de réponse puisqu'elle s'autocensura juste après en s'excusant.

                    — Ne t'excuse pas pour ta question, dit-elle avec un petit sourire. J'ai fait la même chose juste avant. Finit-elle en ayant un petit sourire.

                    June commençait à avoir un peu de sympathie pour, Becca. Elle ne semblait pas méchante ni même fourbe, puisqu'une personne mal intentionnée n'aurait pas relevé son passer avec au temps de détailles, surtout sur sa propre naissance. Mais malgré tout ça, June restait légèrement distante avec elle pour ne pas tomber dans le piège douloureux de l'amitié.

                    Puis, quand Becca était en train de donner plus de détailles sur ce qu'elle faisait avant de rejoindre la CSI, voilà qu'une espèce de bonhomme sans aucune retenue, ni éducation, coupa net la conversation des deux filles en se moquant de l'ancienne activité de la ferrailleuse. À son arrivée, June n'affichait désormais plus aucune émotion sur son visage, faisant en sorte de redevenir une sorte d'ombre qui n'appartenait à personne...

                    Ce mal propre tendit sa main vers June, après avoir fait une petite réflexion à Becca, en se présentant sous le nom de "Ravno Hokins"... Ravno. Ce nom lui disait vaguement quelque chose, elle l'avait déjà entendu, mais ou ?

                    June regardait pendant quelques secondes ce, Ravno, à l'allure si particulière. Il était plus grand qu'elle, d'une tête au moins, il n'était pas très baraqué et avait une peau bronzée et des cheveux... et bien, encore un peu mouillés pour l'instant.

                    Après un rapide coup d'œil et une analyse faite à la va-vite, June avait finalement décidé de tendre sa main elle aussi, mais pas question de lui serrer la main mollement, non. Quand elle attrapa sa main, elle la serra avec une poigne digne d'un début de bras de fer, et se présenta à son tour.

                    — June... Répondit-elle avec méfiante.

                    Une fois la poignée de main finit, Hokins et Becca semblaient avoir un début de dispute. Il était en train de râler parce que les filles n'avaient pas pris la peine de faire attention à lui lors de son passage à la douche... mais on avait plus l'impression qu'il râlait surtout sur Becca parce qu'elle n'avait pas fait attention à lui à ce moment... désirait-il être vu nu par Becca ? Avait-il un petit faible pour elle ? Si ce n'était pas un gros faible ? Ceci était bien curieux, et June ne parvint pas s'empêcher de poser une petite question aux deux tourtereaux.

                    — Heu... désolé de demander ça un peu brutalement, mais... vous êtes ensemble tous les deux ? Demandait-elle avec un air interrogatif en voyant ses deux personnes se disputaient tel un couple le ferait.

                    Sans s'en rendre compte, l'ambiance était en train de changer dans les rangs. Les recrues commencèrent enfin à discuter toutes ensemble, et des liens commençaient même à se créer. L'étape la plus importante venait d'être franchie, le groupe commençait à faire connaissance.

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                      #23

                      Post n°22
                      Auteur : Becca Waste

                      La jeune recrue laissa son camarade de promotion faire son numéro sans protester. Ravno était un original, le genre à conduire trop vite pour impressionner ses passagers, et à inventer toute sorte de farces. Mais étrangement, lui et Becca eurent à peu près la même réaction à la question de June...
                      Tous deux se séparèrent immédiatement, se collant mutuellement de vicieux coups de coudes.

                      - Hein?!

                      - C'est la meilleure!

                      - Avec ce clown?!

                      - Cette demi-jawa?

                      - Il est bien trop bête!

                      - Elle m'arrive aux genoux!

                      - Eh!

                      - En plus, je n'aime que les vrais femmes.

                      - QU-?!

                      Becca dut se retenir de hurler, mais n'hésita pas à se lancer à corps perdu dans la mêlée, proférant toutes sortes d'injures envers le garçon, qui la maintenait à distance à l'aide d'une main sur le front.

                      - Ne t'inquiètes pas, Waste, je suis certain que tu feras le bonheur d'un esclavagiste Hutt un jour...! Mais moi, je vise plus haut, tu comprends...?

                      - Je ne te vises pas, espèce de-

                      La rouquine fut coupée par Ravno, qui l'encercla de son bras par les épaules, en lui appuyant sur les joues de sa main. Il lui pointa le regard en direction de la Lieutenante, qui examinait les derniers candidats.

                      - Tu vois, moi, je ne traque que le gros gibier...! fit-il en agitant une main vers Gladmoore, tel un poète devant la lune. Les créatures mythiques, les prédatrices...! A quoi bon chasser une petite poulette comme toi, quand une panthère au pelage de velours passe à l'horizon...?

                      Hokins lui ébouriffa les cheveux, laissant Becca rouge de colère et de honte.

                      - La Lieutenante...?! siffla-t-elle entre ses dents. Elle pourrait être ta mère!

                      - C'est dans les vieux réhydrateurs thermiques que l'on fait les meilleures soupes...! ricana le garçon, qui se replaçait droitement dans le rang qui se formait. L'expérience, il n'y a que ça de vrai! Vous verrez, dans quelques semaine je l’appellerai Maria...!

                      La jeune nomade ne put se retenir de pouffer. Ravno était un crétin, mais il avait une sympathie latente qui empêchait la rousse de lui en vouloir. C'était peut-être ça, l'amitié véritable. Une franche camaraderie, comme Becca en avait souvent rêvé avant son arrivée chez la CSI.

                      - Au fait, Waste... soupira-t-il d'un air décontracté. Jolie culotte...!

                      - Je vais tuer ce type!!!

                      Rêvé, à quelques détails près...

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                        #24

                        Post n°23
                        Auteur : June King

                        La réaction des deux amis ne faisait que renforcer un peu plus les soupçons que June avait concernant leur relation "amicale".

                        En effet, entre Becca et Ravno qui n'arrêtaient pas de rechercher de multiples excuses ou des expressions bizarres pour insulter l'autre en essayant de faire comprendre à June qu'une relation ne sera jamais possible entre eux deux... le faux couple n'arrêtait pas de se perdre un peu plus dans leur explication pour prouver qu'ils n'étaient pas ensemble. Cela était surtout plus risible à voir et à entendre qu'autre chose.

                        Et puis, c'était trop tard maintenant, pour June cela était plus que frappant qu'il y avait quelque chose entre eux. D'ailleurs, elle n'eut comme réaction, lors de leur petite explication, qu'un simple et grand sourire rempli de malice et qui voulait dire "mais bien sûr, prenez-moi pour un Wookie", avant d'échapper un léger rire moqueur et sans retenue en leur direction.

                        Une fois leur explication finie, Becca se lança sur Ravno à corps perdu pour lui faire ravaler sa langue, elle ne semblait pas d'accord avec ce qu'il venait de dire sur elle... ou eux ? Quoi qu'il en soit la scène qui suivit était désespérante. La petite rousse était complètement maitrisée et humiliée en public par Ravno qui la tenait sous son bras en ébouriffant ses cheveux et en lui expliquant qu'il visait plus haut qu'elle...

                        Quelle cruauté !

                        Comment Becca avait-elle pu avoir de la sympathie pour un gars comme ça ? Surtout que son explication était pathétique ! Voilà que maintenant il voulait avoir la lieutenante dans son lit...

                        — Ravno, tu souhaites directement t'attaquer à du "gros gibier" n'est-ce pas ? Mais laisse-moi te dire quelque chose, ce gros gibier, comme tu dis, peut être dangereux et te foncer dessus, et pas de la façon dont tu penses, alors oublie ça maintenant avant qu'il ne soit trop tard. Dit-elle en se moquant ouvertement de Ravno. Et lâche Becca tout de suite ! Tout le monde nous regarde par ta faute. Finit-elle en lui criant légèrement dessus.

                        Amitié ou pas, il ne fallait pas non plus se croire dans une cour de récréation, le groupe était toujours en plein test en ce moment, il ne fallait pas l'oublier. Et puis, si jamais Maria avait aperçu deux personnes en train de faire n'importe quoi, le groupe tout entier aurait pu être impacté.

                        — Et aussi, tu devrais avoir honte de te moquer des sous-vêtements de ta petite-copine. Rajouta-t-elle après avoir fini sa précédente phrase, et en étant encore un peu énervé.

                        Avec June, l'atmosphère pouvait changer en un rien de temps, ce que le Cathar de tout à l'heure, qui se trouvait maintenant derrière June, fit remarquer en toute décontraction à la petite bande.

                        — De quoi j'me mêle le chaton ? Tu as un problème ? Expliqua-t-elle sèchement au Cathar.

                        Il ne fallait pas oublier que le caractère de l'amie de June, durant son ancienne activité de "marchande", avait complètement déteint sur elle, et pas qu'un peu. Ce que le Cathar comprit très vite après le commentaire de June.

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                          #25

                          Post n°24
                          Auteur : Tericarax

                          Il s'écoula un long moment entre le début et la fin des douches. Un instant laborieux qui s'étirait comme une minuscule éternité, où Maria était gratifiée à la fois par les regards implorants de ceux et celles qui souhaitaient se soustraire à ce baptême cruel (et qui tentaient de susciter la pitié de la lieutenante par leurs signaux de détresse) et ceux emplis de reconnaissance, ces remerciements tacites et lubriques qui la bénissaient. « Merci pour ce spectacle » disaient ces yeux brillants d'une joie toute animale à peine contenue.

                          Mais Maria ne tint pas rigueur à ses nouveaux protégés. Elle ne répondit à ces cascades de signaux et d'appels à l'aide que par un regard glacial ; c'était ainsi qu'on refroidissait les ardeurs, on noyait les flammes dans l'eau arctique.

                          Le dernier soldat venait d'enfiler sa combinaison, portant son casque sous l'aisselle. La lieutenante contourna la douche, sa présence remettant en ligne les séparatistes en devenir, que l'expérience avait dispersés en petits groupes de discussion (et d'affinités aussi probablement). Alors que tout ce beau monde se remettait en rangs convenables à défaut de parfaits, la femme contrôlait du regard que chacun avait correctement enfilé son nouveau costume ; c'était un habit long en une pièce, un peu à l'image d'un bleu de travail. Manches et jambes longues, une fermeture éclair dans le dos, il était frappé aux couleurs séparatistes ; noir, des bandes sable venaient le long du torse, et sur le sein droit était le symbole confédéré. La combinaison possédait également des bottes et des gants épais. Des fils venaient le long des poignets, disparaissaient dans les manches, ressortaient aux coudes pour aller se loger dans le dos. Sur le torse, aux hanches, sur les métacarpes des gants, des diodes rondes clignotaient doucement, silencieuses.

                          Tout le monde s'était correctement habillé. Bien, ces recrues savaient utiliser leur tête au moins.


                          - Mettez vos casques soldats, tonna l'humaine.

                          Comme un seul homme ils s'exécutèrent, et bientôt tous les visages disparurent sous des visières opaques. Elle les abandonna là pour se doucher et prendre sa propre combinaison. Alors qu'elle essorait ses longs cheveux - encore chargés d'eau chaude – elle saisissait sa propre combinaison et son casque. Ils étaient sensiblement différents. Des bandes de couleur supplémentaires venaient sur sa poitrine pour signifier son grade, et le heaume était rond, plus finement découpé que celui des recrues. Sans guère plus sécher ses mèches de jais, elle enfila l'ensemble, passa son casque.

                          Elle pouvait voir à travers la visière, elle distinguait le hangar, devant elle les rangs serrés de soldats. Puis elle pressa un bouton sur sa tempe, et tout le dispositif de réalité augmentée s'activa.

                          C'était pour ça qu'on faisait enfiler aux recrues des combinaisons et de lourds casques, tout conçu sur mesure. Devant ses yeux, le hangar commença à changer ; le sol se recouvrit de triangles aux contours colorés, bientôt ils recouvrirent tout le décor pour former un monde de géométrie pure, où se tenaient encore les séparatistes. Au milieu de ce monde aux arêtes rigides et à l'horizon sans courbe, Maria revint, droite comme un i devant ses apprentis.


                          - Vous vous tenez dans la réalité augmentée TI-89, du nom d'un ancien membre de la Confédération.

                          Elle leva une main devant elle ; apparut alors un lourd matériel. Cordages, pics d'escalade, chevrons. Malgré le poids apparent du lot, elle ne ploya pas le bras, et jeta plutôt l'ensemble au pied de la recrue juste face à elle ; d'autres tas similaires apparurent alors devant chacune des recrues. Maria ne dit rien au sujet de la combinaison et du casque que les recrues portaient, mais à la vérité c'était là qu'allait s'opérer la magie ; cette réalité augmentée avait cela de troublant que, même en sachant que tout était faux on se prenait immédiatement au jeu. On tombait dans l'illusion, même avec toute la volonté du monde, rien que parce que notre vision nous montrait quelque chose qu'on tenait pourtant pour irréel. Les combinaisons qu'ils portaient tous étaient en fait haptiques : elles simulaient les retours des objets générés virtuellement, pour renforcer encore l'immersion, si bien que les cordes devant eux leur semblerait avoir véritablement une épaisseur, un diamètre, un poids, une texture.

                          C'étaient des technologies chères, à l'intérêt très vite limité ; car quel était l'intérêt d'entraîner dans un faux monde les recrues, quand on pouvait les lâcher dans la nature directement ? Pour Maria, la réponse était simple.

                          Les losanges colorés clignotèrent, et la texture du monde changea. Le sol devint plus sombre, la distance entre les rangs de soldats et Maria s'allongea. Les formes géométriques disparurent. Ils se tenaient sur une falaise à pic. Au-dessus, le ciel était noir, des nuages d'orage sombres s'enflaient jusqu'à l'horizon, parfois illuminés par de violents éclairs. Entre eux et Maria se maintenant une fine corde d'acier tressée, longue de bien cent mètres, tanguant au-dessus du vide. En-dessous se déchaînait une rivière aux eaux sauvages et écumeuses. Ce qu'on attendait d'eux était très clair : il fallait passer de l'autre côté.

                          Cette première étape de l'entraînement était orientée dans un seul but, et ce n'était pas de leur faire faire du muscle ou de devenir plus fort. C'était de leur apprendre à gérer le stress. La Gladmoore montra au loin un petit fort, perché sur une montagne, puis s'exprima avec ses mains en porte-voix ; le vent hachait ses phrases comme les ailes d'un oiseau.


                          - Ceci est notre point de rendez-vous. Vous avez deux heures pour vous y rendre!

                          Et là-dessus, sa figure s'éclipsa. En réalité, elle s'était simplement rendue « invisible » dans le monde, l'un des privilèges de sa propre tenue, pour mieux observer l'évolution des recrues. Déjà, certains se jetaient en avant, vers le vide, mais trop vite. Un Cathar ne supporta pas le stress de la corde, et tomba dans le vide.

                          Une expérience terrifiante quand tous vos sens vous dictaient votre mort prochaine, mais sans danger autre que d'être expulsé du « jeu » et de revenir dans le hangar, sous le regard froid de la lieutenante. Elle renvoyait alors ceux qui échouaient à leur point de départ, dans ce monde tempétueux et hostile, où les nerfs étaient mis à mal pour le plus grand bien des recrues.

                          Nombre de pièges les attendait sur leur route. Le spectacle, lorsqu'on quittait son casque, était pittoresque : un groupe d'espèces variées, qui déambulait dans un hangar, un heaume sur les yeux, chassant des fantômes comme un groupe d'enfants jouant contre des monstres imaginaires. Le cerveau était un maître cruel, mais Maria l'était plus encore.


                          Spoiler


                          Compte tenu de vos RPs plus haut, où vous avez démontré que vous étiez capables de vous débrouiller seuls, vous avez ma permission pour évoluer encore sur plusieurs messages entre vous dans ce monde-ci. Les seuls prérequis sont que vous êtes les seules formes de vie ici (pas d'indigènes armés ou de bêtes sauvages donc) avec les autres candidats. Bonne chance recrues.

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                            Post n°25
                            Auteur : June King

                            Alors que le Cathar, qui se trouvait derrière June, venait d'être remis en place sèchement quelques instants plus tôt par cette dernière, ce fut au tour de la lieutenante d'entrer dans la douche, mais avant cela, elle avait ordonné à tout le groupe d'enfiler le casque, au design étrange, sur la tête. Il n'était pas très confortable ni esthétique, et encore moins pratique, car on avait l'impression qu'il allait tomber à chaque mouvement de tête. Mais, bien évidemment, cela n'avait pas arrêté les discussions et les rires qui se faisaient de plus en plus bruyants même sous les casques et pendant l'absence de la lieutenante qui se trouvait maintenant sous la douche.

                            Ce ne fut qu'à sa sortie que certaines personnes commencèrent à faire silence en revoyant la lieutenante avec les cheveux encore légèrement humides et portant le même uniforme qu'eux... à quelques détails prêts.

                            Mais pas le temps de comparer son uniforme avec le sien. Quand Maria se positionna devant les recrues à sa sortie de la douche, droite comme un i, elle se mit à expliquer rapidement où est-ce que les recrues se trouvaient actuellement... une réalité augmentée TI-89. C'était quelque chose de très impressionnant, June n'avait jamais vu ça de toute sa vie.

                            Bien sûr, le plus impressionnant n'avait pas encore montré le bout de son nez, puisqu'au moment où la lieutenante leva une main devant elle, plusieurs matériels et instruments apparurent. C'était totalement fou, June n'en revenait pas, dans cette grande réalité virtuelle les possibilités étaient immenses, mais le plus impressionnant était, très certainement, la sensation des objets au touché. Quand le même matériel s'était dupliqué pour toutes les recrues, June prit dans sa main la corde et fut surprise de constater qu'elle avait l'impression d'en tenir une vraie. Le poids, la texture, la résistance... tout y était. Cette technologie était impressionnante. Du jamais vue.

                            Mais tout ceci n'était qu'un simple amuse-bouche. Puisque quelques instants après avoir reçu leurs matériels, le monde semblait... changer. À cet instant, June eut un léger rire, elle comprit très vite qu'elle se trouvait dans un temps de chargement, comme dans un jeu-vidéo. Si elle s'était toujours posé la question de savoir ce qu'il se passait pendant un chargement entre deux scènes... maintenant elle le savait.

                            Une fois la génération du terrain finit, celle-ci plongea June dans un décor aride au ciel rempli de nuages noirs accompagné de grondements de tonnerre et illuminé, d'un peu partout, par de puissants éclairs et foudres. Une fois l'environnement détaillé avec soin, June reposa son regard vers la lieutenante qui... qui se trouvait de l'autre côté d'une immense faille ? Pourquoi ce trouvait-elle là-bas ? Dans quel but ? À cet instant plusieurs questions traversèrent les pensées de June, mais très vite elle remarqua cette corde qui reliait les recrues à la lieutenante en traversant cette faille impressionnante longue de plusieurs mètres.

                            Puis, Maria expliqua en hurlant pour se faire entendre, tant bien que mal à travers ce vent bruyant et ces grondements de tonnerre, que le rendez-vous était dans une sorte de petit donjon perdu en plein milieu de nulle part, plus loin. Malheureusement June ne comprit que partiellement ce qu'elle avait dit.

                            — J'ai rien compris, c'est un test d'équilibre et on a deux heures, c'est ça ? Demanda-t-elle à Becca, avec un air un peu stupide, pour savoir si elle avait bien compris ce que la lieutenante avait dit.

                            Quoi qu'il en soit. June, curieuse, s'approcha de la faille pour voir ce qu'il y avait au fond, mais très vite elle se mit a reculer en étant légèrement en panique et en commençant à avoir des gouttes de sueur froide sur le visage. Pourquoi ? Pourquoi la simulation avait-elle générée ça ? Pourquoi fallait-il toujours rajouter de l'eau ou un courant puissant au fond des failles comme celle-ci ? Pourquoi !?

                            Alors que June continuait à faire quelques pas en arrière, après avoir vu ce qu'il y avait au fond, voilà que le Cathar de tout à l'heure, celui que June avait remis en place, se jeta précipitamment sur la corde. Mais, après seulement une petite dizaine de pas, le Cathar chuta de la corde et finit au fond de la violente rivière déchaînée. Une bien belle vision pitoyable...

                            — Non mais sérieusement... tous les Cathars sont-ils aussi stupides que lui, ou il fait exception ? Se demanda-t-elle à haute voix en se trouvant de nouveau à côté des recrues après avoir reculer de la faille.

                            Dans tous les cas, June allait devoir faire preuve de beaucoup de courage pour traverser cette faille. Bien sûr, ce n'était pas la corde qui lui faisait peur, loin de là, mais bel est bien cette eau qu'il y avait en bas. Si jamais elle tombait, et finissait dans l'eau... seule la Force pourra savoir de ce qu'il adviendra d'elle.

                            Spoiler : HRP
                            Je tiens à m'excuser si ma réponse n'est pas au niveau de mes précédents RP, mais comme je suis encore en vacances, je ne suis pas dans mon environnement habituel pour écrire, à savoir chez moi. Désolé.

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                              Post n°26
                              Auteur : Becca Waste

                              Il fallu un bon moment à la ferrailleuse pour parvenir à intérioriser son excitation. Un simulateur tel que celui-ci avait de quoi rendre n'importe quel fan de technologie jaloux! Ce dispositif, même miniaturisé, devait coûter une somme d'argent colossale. Rien à voir avec les bêtes jeux d'arcade que l'on trouvait dans les cantinas!
                              Becca ramassa le matériel à ses pieds. Était-ce réel? Elle n'arrivait même plus à le dire. Tout était si tactile... Mais alors qu'elle s'émerveillait, la rouquine sentit des mains se refermer sur son casque et la secouer légèrement.

                              - Incroyable! C'est tellement réaliste!

                              - C'est vraiment moi, crétin! fit la recrue en chassant le plaisantin.

                              - Et elle parle comme la vraie Waste!

                              - Tu veux une claque virtuelle...?

                              Soudain, le monde sous eux changea, et la jeune fille du combattre une sensation désagréable de perte d'équilibre. Le paysage qui se déroulait devant ses yeux n'avait rien de très familier: un ravin gigantesque, d'où s'échappait un son de torrent plus qu'inquiétant. Par ailleurs, le climat neutre de la salle se changea en une tempête grondante et impitoyable. Tout était fait pour que les candidats soient intimidés. Et cela fonctionnait.

                              - Oh bon sang... Ce simulateur ferait fureur dans le porno.

                              Becca ne releva pas la plaisanterie, les yeux rivés vers les bordures de la falaise. Gladmoore les toisait de toute sa hauteur, leur indiquant une sorte de point de rendez-vous de l'autre côté. Ils ne pouvaient tout de même pas traverser sur ce câble?
                              Encouragée par June, la rousse s'approcha du précipice, grelotante. Rien d'autre en bas que de la mort concentrée. Même la brune ne sembla pas rassurée. Cette dernière demanda s'il s'agissait d'un test d'équilibre, chose dont tout le monde se mettait à douter.

                              - Non, on ne peut pas... je veux dire, il y a genre, dix kilomètres d'écart!

                              - Cent mètres, tout au plus... fit Ravno en lui donnant une tape dans le dos. Je pense qu'il va falloir réfléchir à...

                              Le garçon fut coupé en plein discours par le hurlement du Cathar qui venait de se précipiter dans le gouffre. La vue d'une telle chûte fit vaciller les jambes de la ferrailleuse, qui tomba sur le fesses, dépitée. Une remarque de June aida à détendre l'atmosphère.

                              - Il est mort comme il a vécu. Bêtement.

                              Les recrues se mirent à tourner autour du point d'attache comme des poules ayant trouvé un blaster. Personne ne souhaitait prendre les devant. L'équipe était si nerveuse que le moindre coup de tonnerre en faisait sursauter la moitié. Becca n'osa même pas se relever, de peur d'être inexplicablement avalée par le vide. Elle avait l'habitude des milieux hostiles, mais tout de même...

                              - On devrait peut-être y aller à l'envers...? Vous savez, en cochon pendu... s'aventura-t-elle.

                              Un Weequay prit la remarque en compte, et s'avança de lui-même pour tenter le coup. Il se pencha sur le câble, et assisté par l'un de ses camarades, tenta de se placer correctement. Cependant, déséquilibré par les rafales de vent, l'assureur du réajuster son pied, et dérapa sur la corniche, agrippant le premier par réflexe.
                              La scène arracha un cri à la rouquine, qui vit les deux hommes se débattre un moment, l'un pour s'accrocher, l'autre pour chasser celui qui risquait de l'entrainer dans sa chute. Plusieurs recrues s'approchèrent, incapables de décider d'une action à prendre, et ne purent qu’assister à la chute vertigineuse de l'assureur maladroit. Le hurlement se fondit dans les saccades du torrent en contrebas. Le Weequay, lui, était toujours cramponné à son câble.

                              - Non-non-non... répéta frénétiquement Becca en plaçant ses mains devant ses yeux. Je veux pas mourir comme ça...

                              - Relax, fit Hokins d'une voix peu assurée. C'est juste une simulation... même si franchement, un parcours d'obstacles aurait suffit...

                              Tout de même, quel réalisme. C'en était si perturbant que la jeune fille n'arrivait pas à s'en convaincre, comme lors d'un rêve. Tout était si réel, que ça ne pouvait être QUE réel. L'esprit impressionnable de la fillette eut beaucoup de mal à accepter la situation.
                              Il allait bien falloir trouver une solution. Deux heures, pour une telle prouesse, c'était peu. Se jeter à corps perdu dans l'exercice était stupide, suicidaire même. Ça n'était pas une épreuve physique. Il fallait réfléchir à tête reposer, et travailler en groupe.

                              - Hey... murmura finalement Becca. Nous avons du matériel, non...? Peut-être que nous devrions nous attacher par groupe. Les plus adroits pourraient grimper en premier. Comme ça, si quelqu'un tombe, le autres le remontent...

                              - Moui, ou bien tout le monde tombera avec... Franchement, l'idée est sympathique, mais je n'aimerais pas me retrouver en équipe avec monsieur la pachyderme ici-même.

                              Ravno posa une main sur l'épaule d'un épais Gran, qui orienta son casque dans sa direction. Avait-il comprit l'insulte? Si c'était le cas, il ne laissait rien paraître... En fin de compte, le jeune homme indiqua June du menton.

                              - Et toi? Qu'est-ce que t'en pense?

                              Entre temps, les "morts" venaient de réapparaître, visiblement secoués par l'expérience qu'ils avaient subit...

                              Spoiler : HRP
                              Pardon de l'absence imprévue! Vacances + Emploi surprise... à présent, je suis bien installé!

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                                Post n°27
                                Auteur : June King

                                Encore sous le choc de ce que June venait d'apercevoir au fond de cette immense faille, cette rivière énergique et affamée longue de plusieurs kilomètres, elle dut prendre quelques instants pour reprendre un rythme respiratoire et cardiaque normal. Mieux valait faire preuve de self-control que de céder à la panique, surtout qu'une crise d'angoisse en plein milieu d'une épreuve n'aurait pas été la meilleure des choses à faire. Et pour ce faire, elle dut fermer les yeux quelques secondes, s'imaginant dans sa chambre en train de regarder par la fenêtre...

                                Ou elle pouvait apercevoir les hautes montagnes qui dessinaient le paysage de sa terre natale accompagné du soleil qui faisait scintillé la neige sur le sol et les arbres telle des diamants réfléchissant sa lumière, tout en se souvenant, très difficilement, de la voix de sa mère, qui se trouvait à côté d'elle, en train de lui chantonner, comme à son habitude, l'une de ces nombreuses chansons qui ont bercé son enfance. Ces souvenirs étaient magiques, et très importants pour June, puisqu'il lui avait permis de retrouver un certain calme.

                                Quand tout d'un coup, elle se retrouva dehors, sur les genoux et en pleurs avec sa mère en face d'elle, allongée sur le sol avec un bras en sa direction, qui disparût pour laisser la place à cette silhouette obscure, s'approchant doucement d'elle, avant de laisser apparaître un visage qu'elle ne pouvait oublier...

                                — Toujours vivante? Dit-il d'un ton résonnant dans tous les sens tel un écho dans les montagnes.

                                Avant que...


                                — Qu'est-ce qu'il se passe ? Demandait-elle d'un ton surpris en ouvrant les yeux après avoir entendu un cri de panique proche d'elle.

                                Sortant d'un coup sec de son micro-sommeil... ou cauchemar après ce cri, June ne réalisa pas tout de suite la gravité de la situation qui se déroulait en ce moment même. Puis remarquant une grosse partie des recrues et emporter par la curiosité, June s'avança, d'un pas non rassuré, vers les autres recrues qui se trouvaient en face de la faille pour assister à une scène... pathétique. Et encore, pathétique n'était pas un mot assez fort pour décrire la situation...

                                En effet, un Weequay accompagné d'une autre recrue avaient tenté de franchir la faille avec une autre méthode que celle du Cathar de tout à l'heure. Mais leur plan n'avait, semblait-il, pas fonctionné puisque l'un venait de tomber, d'après les réactions et les dires des autres, tandis que le Weequay, lui, continuait à s'agripper aussi fort qu'il pouvait à cette petite corde qui était, apparemment, plus forte que n'importe qui ici.

                                — Il ferait bien mieux de lâcher... Se dit-elle intérieurement, en voyant la scène.


                                Après son petit commentaire, June décida de relever légèrement son casque pour voir la scène depuis le monde réel... malheureusement, elle n'aurait pas dû. Puisqu'au moment où elle releva son casque, elle faillit partir dans un fou rire. Si la scène était pitoyable dans le simulateur, il en était davantage dans le monde réel. Le Weequay qui était suspendu dans le vide était en réalité allongé par terre, et les recrues qui se trouvaient devant lui, en train de regarder un pauvre gars sur le sol en train de crier « À l'aide! Je vais tomber » étaient comme des spectateurs devant un artiste de rue...

                                Non, vraiment, les personnes qui devaient surveiller les élèves durant l'entraînement, devaient vraiment être pliés en deux en ce moment. Puis avant d'avoir des problèmes, June décida de remettre son casque correctement.

                                Et ce fut à ce moment qu'elle entendit Ravno lui demander ce qu'elle en pensait... encore une chance qu'elle n'avait pas retirer entièrement son casque de sa tête, elle avait pu entendre sa question. Mais... quel était le sujet ?

                                — Pardon, de quoi ? S'excusa-t-elle avec un sourire qui était encore visible sur le coin de ses lèvres, avant de dire. Pour traverser, c'est ça ? Dit-elle ceci au hasard dans le but de tomber juste. Ouais, c'est pas faux, ça semble être une bonne idée. Conclut-elle en ayant aucune idée du plan.

                                Au même moment, le Cathar qui était tombé tout à l'heure était revenu... et il semblait être en colère, ce qui laissa échapper un nouveau rictus chez June, avant d'avoir une idée et de se retourner vers Becca et Ravno en disant.

                                — Un truc intéressant à faire, aussi, serait une sorte de grappin. Il nous donnerait, peut-être, davantage d'équilibre, avec une possibilité de franchir la faille en l'escaladant si jamais on tombe. Proposa-t-elle sans être réellement convaincue par sa propre idée...

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