Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Dam DOnOs

    Enfin à la maison !!!

    Installée dans mon boudoir, je ne pourrais dire depuis combien d’heures, je suis assise là, à écouter des enregistrements transmis par les membres de l’association en mission sur Bastion...



     

    La première image éclaire l'écran en tressautant légèrement.
     



     
    Nommée "Membre de délégation du SSF" par les Hauts Commissaires pour les droits de l'homme » au sein de l’association, Khirta avait pris fonction sur la base des réfugiés de Bastion. La voilà apparaissant sur l’écran, prête à faire son rapport.

    « - .............. Ce séisme planétaire, car oui, nous pouvons appeler cela « un séisme » a fait de nombreuses victimes sur Bastion. Que ce soit au centre même de la capitale tout comme dans le reste de la planète. Un dignitaire bastionnais a parlé après constatation de cette attaque de très lourdes pertes civiles lors de son dernier message transmis à sa famille. Selon lui, les envahisseurs, tels est le nom qu’ils ont donné à l’invasion Sith, exécutaient ceux qui cherchaient à s'enfuir. . Dans son dernier message, il disait se préparer à fuir à son tour. "C'est insupportable. Nous vivons nos dernières heures" Tels étaient ses derniers mots... Sa famille est sans nouvelles de lui depuis. ..Les parents et les enfants de ce dignitaire sont toutefois parvenus à quitter la ville....
    Après nous être occupé de ce que j’appellerai « le corps, le mettre à l’abri, le réchauffer, soigner ses blessures, le nourrir... Il était temps de s’occuper de « l’esprit », les sentiments... Mettre des mots sur ce qui s’était passé. Le temps est venu. Je vous laisse, majesté, visionné l’enregistrement, leurs mots dévoileront mieux ce témoignage que mes dires... »

    Une après l’autre, des images défilent, les paroles s’enchaînent. Traumatisés et épuisés, les rescapés témoignent de l'impact de cette catastrophe sur leur vie qui a été en grande partie détruite. Des hommes, des femmes, des enfants... des familles, des anonymes dont je ne connaissais point le nom, mais leur message en disait long.

      « - Les gens appelaient à l'aide dans les bâtiments bombardés, se souvient l’un d’eux.... Vous imaginez... On ne pouvait rien faire avec ces tirs de missiles, des vaisseaux....Tous ces bombardements ! Nous les avons laissé mourir dans les décombres."


    " - On n'osait pas sortir de chez nous. La mort était partout, son odeur et celle des destructions étaient omniprésentes. C'est terrifiant." Fait une autre.

    “ Des vaisseaux, des navettes, volaient au-dessus de nos têtes, des sirènes hurlaient et un haut-parleur pressait la population de partir. ..."

    " - ... Au cours des semaines suivantes, mes deux filles et moi avons cherché refuge. Puis on nous a autorisées à retourner chez nous quelques heures pour récupérer quelques affaires."

    " - Après les attaques, mes sœurs et moi, nous nous sommes réfugiés dans un abri où, à cause des tirs, nous avons passé une nuit blanche. Le lendemain, dès l’aube, on nous a priés de nous rendre immédiatement dans un autre abri à l’extérieur de la ville, pour y trouver refuge " dit une femme assise sur sa couche, le visage plus pâle que ses draps

    « - On ne pouvait rien faire pour les corps. Ils étaient abandonnés."

    " - Dans une série de messages vocaux, nous avons essayé d’alerter les hôpitaux", poursuit un autre. ...

    « - Ces engins, qui sont censés être capable de localiser une mouche, n'ont pas vu les civils, ni les enfants, ni les femmes ? » Hurle une pauvre vieille, de douleurs et de colère...

    « - Ramna ? .... Ramna ?..... Tu veux bien témoigner ? »

    Une jeune femme relève la tête. Ses yeux brûlés de fièvre étaient rouges et secs, deux lignes noires et profondes les rendaient caves et hagards. Elle dit d'une voix secouée de frissons épouvantables - "Je n'arrive pas à comprendre pourquoi mon bébé est mort".

    Le visage de Khirta revient au devant de la scène afin d’apporter un éclaircissement supplémentaire sur la jeune femme.

    « - Ramaa, 25 ans, a perdu son jeune bébé lors de cette attaque. Depuis son arrivée au camp, elle reste prostrée, assise en chien de faïence à toujours poser la même question. » Reprend la « missionnaire ». Beaucoup de Témoins victimes de ce drame expriment les mêmes sentiments. Je souhaiterai, Majesté vous présenter ces deux petits Miguel et Imani."

    Deux enfants, chétifs apeurés, les cheveux en bataille, dont le comportement général traduit un état d'égarement, de désarroi, d'affolement hébété.

    " - Les petits habitaient pas très loin du centre de la ville, je n’ai pas su de quelle rue, il s’agissait, mais une rue où leur père possédait un petit atelier. Pour mieux les situer, on m’a dit qu’ils habitaient tout près de la maison de Poutcha, une descente qui menait vers une boulangerie. Je leur laisse continuer. Vas-y ...., tu peux maintenant tout raconter à sa majesté."

    L’un des deux se met à balbutier.

    " - Je m’appelle Miguel. J’ai 8 ans. Je commençais à peine le primaire à l école avec Simoné. Simoné était le directeur de l'école. Ce soir-là, je me suis couché comme d'habitude très tôt, car le lendemain il fallait aller à l école. Je ne savais pas que c'était la dernière fois que je voyais mes parents.... Je me suis réveillé, mais il faisait encore nuit. Je n'avais rien senti mais j’ai du recevoir un coup sur la tête, et cela m’a laissé sans connaissance. Notre maison était dans un genre d'appartement de plus de 6 étages. On habitait le rez-de-chaussée. En voulant me réveiller dans le noir, ma tête touchait le plafond. Lorsque je voulais m’asseoir, le plafond était à 10 cm de ma tête, je pense. Mon frère, plus jeune que moi, criait et m'appelait. Il criait que le monde entier était tombé. On appelait à tue-tête nos parents. Ils ne répondaient pas. Quelque chose s'était passé, mais on ne savait pas quoi."

    Je pose mes yeux sur l’autre gamin d’à peine plus âgé, assis tout contre celui qui se nomme Miguel. Il s’agit d’Imani, je suppose. Je le vois prenant la main, de son grand frère, dans la sienne tout en se blottissant contre lui. Mon cœur se serre.

    Sans avoir lâché mon écoute, je reporte mon attention sur le plus grand.

    " - Sur nos têtes, on entendait des pas courir, on entendait des cris, des affolements. L'obscurité était totale. Je respirais un mélange de poussière, de bois et de briques brisées. Dans le noir, j'essayai de rejoindre la voix de mon ptit frère, dit-il en serrant les mains du petit à sa droite, mais il y avait des trucs partout. Je tâtonnais avec ma main, l'espace autour de moi et ce n était plus le même. Je réussis finalement à toucher la main d'Imani. Il se serra contre moi et on a commencé à ramper vers une fissure par où on entendait les voix et par où on semblait apercevoir le frémissement de la lueur des flammes."

    Il pose son regard sur ce petit frère blotti contre lui.

    " - On est sorti difficilement, car en rampant, certaines parties de la maison tombaient encore. A l'extérieur les gens criaient, pleuraient à haute voix et appelaient au secours. Personne ne venait.

    Sur les visages, il y avait la peur mêlée à l étourdissement et à l'effroi.

    " - Les gens regardaient vers le ciel comme s'ils attendaient que quelque chose y tombe encore... J’ai vu qu’il y avait un talus de sable qui devait servir à la construction de la maison d’à côté. Sur les flancs de ce talus, d'un côté on allongeait les blessés. Ils étaient couverts de sang et ils gémissaient. De l’autre côté, dans la pénombre, il y avait les morts."

    Sa voix cachait difficilement le sanglot. Il s’essuyant le bout du nez en reniflant. La jeune femme lui dit :

    « - Continue ! N’aie pas peur ! Maintenant, tu peux raconter..."

    Ses traits hagards exprimaient encore l'horreur suprême, et ses yeux, avaient une expression indicible d'égarement et de tristesse. Sa voix tremblotait.

    « - Au petit matin, nous avons compris qu'on était sur les décombres. Des personnes, ils étaient, comme affolées, qui nous reconnaissaient, nous demandaient où étaient nos parents..."

    « - Ils étaient face à un spectacle effrayant. J'ai appris que leur mère, qui dormait dans une pièce à côté était morte et que leur père qui était encore à son atelier était mort aussi. Avec les lueurs du matin, le spectacle atroce se présentait aux yeux de ces enfants. »

    « - Je me souviens avoir vu une femme éventrée, un homme à la tête écrasée. On ne pleurait pas, on n'avait pas de larmes. Nous sommes restés toute la journée sur les lieux, sans manger, ni boire. Je n’ai pleuré que ce mois-ci seulement. »

    « - Tellement le choc était fort. Les enfants sont dans un monde où soudain le cœur devient dur. » Je n'arrive à penser à rien d’autres pendant ces témoignages. Quand on échappe à la mort, durant un moment, on sent que le cœur est dans la gorge et non plus dans la poitrine. On craque par la suite, une fois qu'on revient dans le monde des hommes et que l'on ressent notre cœur battre comme habituellement.
    D’autres interventions, d’autres regards, bouleversants défilent sur l’appareil.

    « - Votre Majesté ! Beaucoup de Témoins victimes de ce drame ont exprimé les mêmes sentiments qu’une famille qui a déclaré : “ Nous n’avons pu fuir qu’avec un sac chacun. Mais heureusement, vous avez comblé tous nos besoins. ”

    Je reste, là, impuissante, dévastée par tout ce que je viens d’entendre et par ces deux enfants. Khirta reprend la parole en remerciant les jeunes témoins, ces petits orphelins.

    La voix de Danta me surprend. Je ne l’ai pas entendu entrer.

    « - Majesté ! Je ne voulais pas vous déranger..... Je suis venue vous annoncer que l’envoi du compte-rendu de votre mission diplomatique a été transmis avec succès au bureau de la Commission Diplomatique de la Nouvelle République Fédérale. »

    « - Bien ! Il faudra faire de même en destination de l’Imperium »

    « - Le nécessaire sera fait, Majesté ! »

    Jetant un œil sur la petite table placée à mes côtés, Danta ne peut émettre un étonnement supplémentaire.

    « - Vous n’avez toujours rien mangé ? »

    « - Je n’ai pas tellement d’appétit, Danta. Je me suis laissée distraire par d’autres priorités »

    « - Je vois ! Je vois ! Majesté ! Mais il faudrait penser à vous nourrir convenablement. Comme diraient quelques anciens dans mon village « Goni vide y tient pas debout » (Un homme au ventre vide n'a pas de force)

    « - Oui, je sais. Je m'occuperai de "mon festin" plus tard »

    « -Bien, votre Seigneurie.... Je vous aide à vous préparer pour votre prochaine réunion ? ».

    « - Ca va aller Danta. ... Va !»

    « - La navette du ministre de la solidarité L'ABBE TUCK est en approche. Il y a aussi à son bord la délégation de Bastion les membres de la "SSF" ainsi que les quelques représentants des réfugiés.

    "- Merci, Danta ! Tu sais ce qu’il y a à faire. Tu peux leur annoncer que j’arrive. Je te retrouverai sur place."

    Lorsque ma dantarie quitte la pièce, je me replonge quelques secondes sur mon Datapad.

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      #2

      Post n°2
      Auteur : Dam DOnOs

      - L'après-midi touche à sa fin, les enfants ne vont pas tarder à rentrer de l'école. L'aînée, aura bientôt 10 ans et a commencé à travailler quelques fois, pendant ses vacances… Lorsque le notaire …. Ho, mince ! Je ne me rappelle plus de son nom… Vous voyez de qui je parle ? Le notaire du village ! … Tant pis, ça me reviendra… Je disais donc. Quand il se rend à la ville avec son épouse, elle garde leur bébé... Et par moment, elle aide la vieille servante, dont la vue baisse, à faire le ménage… Mais, elle continue à aller à l'école... Nous y tenons. La Reine a permis cela pour nos enfants, c'est un privilège et une chance qu'il ne faut pas ... Elle ne poursuit pas et rajoute juste ... De toute façon, on y tient... Il sera toujours temps de devenir "servante" ... Les deux autres sont encore jeunes, bien plus jeunes.... Trop petites et dans le temps de l'insouciance et des jeux.

      Depuis quatre longues années, la dame est veuve... Un accident de chasse, c'est ainsi qu'elle décrit, le travail de contrebandier de son défunt époux, a emporté son mari. Ils n'ont vécu ensemble que huit ans. Elle a revêtu depuis sa disparition la tenue de deuil traditionnelle. Elle est toute noire vêtue.
      La vie par moment, n'est pas, certes, facile pour tous... Parfois, même dure pour quelques nombres, mais les difficultés de la vie quotidienne s'accroissent pour une femme seule.
      Machinalement, perdue dans ses pensées, elle poursuit sa tâche, préparer le repas pour sa famille. Toute sa journée, sans un instant de repos, la dame travaille pour procurer à sa vieille mère et à ses enfants un minimum de confort. Elle doit pourvoir à tout. Ramassant du bois mort dans les bois proches. Quelques voisins lui en apportent parfois de belles bûches, mais eux non plus n’en ont pas beaucoup. Et, des fagots, il en faut. La cheminée et la cuisinière à bois fonctionnent toute l'année, il n'y a pas d'autre moyen de se réchauffer et de cuisiner.
      Quelques maisons sont pourvues d’énergie électrique, mais pas la sienne, celles de ses voisins, à vrai dire, aucune dans cette partie du village.
      Ici, on continue à s'éclairer d'une simple lampe ou d'une unique chandelle que l'on économise autant que l'on peut. Il y a souvent, pour percer l'obscurité du foyer, que la rougeur de l'âtre.

      **Plus tard, peut-être qu'elle aussi pourrait payer un abonnement à cette énergie. Note l’assistant de SSF, assis sur cette chaise à l’écouter lui raconter quelques éléments de sa vie.
      Cela va faire, facilement, trois mois qu’il passe la saluer. A chaque fois qu’il vient dans cette région afin de finaliser ces dossiers, ses recherches pour alimenter son enquête.

      Attentif de nouveau à la discussion avec cette veuve, Carvalho Décrivis discerne en cette femme une grande lassitude, solitude, même, si elle ne baisse pas les bras, et qu’elle mène son combat avec acharnement, avec courage et persévérance. Elle ne l'exprime pas par des mots, mais dans ces moments, son mari lui manque. Cela se ressent dans toute sa conversation. Il est des décisions qu'elle ne sait pas prendre. Et quelques fois, elle l’avoue, elle-même, elle a tendance à se laisser aller au fil des jours et des travaux.

      - Les hommes ont l'habitude d'aller aux autres, de se défendre, dit-elle, nous les femmes sont confinées à la maison. Lorsque nous sommes veuves, il nous est difficile de gérer à la fois le monde du dehors et celui du dedans.

      Des pas traînants devant la porte d'entrée, il tourne la tête. C'est la mère de la dame qui revient du puits. Elle porte à bout de bras deux lourdes cruches.
      Pauvre vielle" Pense-t-il
      - Bientôt, elle ne pourra plus m'aider. Fait son hôte timidement

      Il ne dit rien, hoche la tête et se contente juste de griffonner rapidement ces quelques mots sur son datanot : Tout comme cette énergie, il n'y a toujours pas d'eau courante dans ces maisons. Pour cuisiner, il faut aller puiser dans la réserve la plus proche ou par un long détour se rendre à la fontaine, au centre du village. Afin de ne pas l'oublier à l’inclure dans son rapport.

      La Vieille dame entre et, fièrement, pose les cruches sur l'évier en pierre taillée.
      - Il nous en faut encore… Pour que les enfants puissent se laver en rentrant... Je vais y retourner Lance-t-elle d’une voix voilée par un essoufflement bien marqué.

      - Laissez-moi faire, lance l’envoyé de SSF... Je vais y aller à votre place. Reposez-vous près de votre fille…

      - Ce n'est pas la peine. Nous les laverons...

      - Non ! Non ! Cela ne m'embête pas ! Rassurez-vous ! Je fais au plus vite… Fait-il en se levant d'un bond. Empoignant, près de l’entrée, deux récipients, deux fois plus grands que les deux cruches, il se retourne et ajoute
      - Cependant, indiquez-moi juste par quel chemin je dois m'y rendre…

      - Prenez la première en sortant, lui indique-t-elle... Le Chemin des bruyères, il est moins escarpé.

      -A tout de suite ! Lance-t-il avant de franchir le seuil de la porte, laissant les deux femmes.

      La mère et la fille, silhouettes noires pareillement endeuillées se mettent à éplucher les légumes du soir, prêtes à entamer une sorte de "bavardage" quotidien.

      Ne pas perdre du temps en route, était son objectif, lorsqu’il est allé puiser, à cette fontaine, cette eau tant attendue. De retour, les seaux remplis à ras bord, sur le point de pousser la porte, il surprend la conversation et reste tapi dans l'ombre, tel un espion. N'ose-t-il pas les déranger ? Ou, est-ce une curiosité assez "malsaine" ?

      - J'ai rencontré Lama-Rie, dit la mère, en voilà une qui a de la chance.

      - De la chance ?

      - Servante chez ces "diplomates". Elle ne manque de rien. Eau, et de quoi s'alimenter en éclairage ! Tu te rends compte !... Elle gagne des crédits alors qu’elle s'acharne moins à la tâche que toi.

      - Mère, ces "diplomates" ne sont que de passage...

      - N'empêche ! Elle a bien fait, tu vois, d'avoir pris cet emploi, de servante. … Elle hésite… Il lui arrive même de s’amuser … Elle va à des séances "d'Holo-ciné" quand elle accompagne ses maîtres à Khoonda… Après un instant, … sa patronne lui donne toutes ses vieilles tuniques… Regardant tristement sa fille, insiste de nouveau… Ce n'est pas elle qui n'a que des habits rafistolés à se mettre… Et elle ne travaille pas à "chasser" et à « pêcher » comme un homme...

      - Mère, nous en avons déjà parlé. Moi, je resterai ici… Qui s'occuperait des enfants et … de vous... si j'allais travailler chez les … « autres" ?

      - Je ne te dis pas toute l'année, mais quand ils viennent en vacances. Ils ont besoin de personnel... Il faudrait y penser, mon enfant... Pour les petites, quand elles seront, plus âgées…

      - Je sais mère... Mais, ... moi ce que je voudrais, c'est que mes enfants ne soient pas des « servantes » Je les voudrais libres...

      Et, moi, je voudrais que les riches soient moins riches et les pauvres moins pauvres... Se dit-il pour lui-même, l’oreille collé à l’habitation.

      - … Peut-être que les choses vont changer maintenant avec ....

      - Tu vois comme la vie est injuste. Tes filles sont si douces, si travailleuses, si intelligentes... Et ... Si jolies …. Ces petites méritent mieux que cette vie de misère et d’ignorance…

      - Comme tous les enfants, mère Tous les enfants… Le grand souhait d’une mère, dans la vie, n’est-il pas que ses enfants soient heureux et en bonne santé ? … Même si la vie n'est pas drôle tous les jours, elle est mieux ici, au village…

      Soudain la porte s'ouvre sous une poussée énergique de trois gamines. Elles rentrent de leur journée scolaire. Carvalho se redresse. Il reprend les récipients, emboîte les pas des gamins, penaud, espérant que son attitude soit passé inaperçu. Espionner ainsi ces « hôtes », ce n’était pas dans son habitude, et ne correspond pas à sa personnalité. Ce n’est pas que de cette charge qu’il porte à bouts de bras qu’il doit se délester, aussi de ce sentiment de « voyeur ». il espère vraiment que rien n’a été remarqué.

      - Maman ! Maman ! On a visité …
      - C'est moi qui devais le dire la première ! Pleurniche la plus jeune
      - Moi, aussi, j'y étais ! Proteste l'autre furibonde
      - On peut goûter ? Lance l’aînée, avec un air raisonnable qui les fait taire.

      Encore un peu mal à l’aise de son action, l’homme décide de ne pas s’éterniser plus longtemps, prétextant l’heure tardive et après quelques phrases du genre « je vous laisse en famille », « je reviendrai », sur un « A bientôt j'espère ! », il prend congé, ses dossiers sous le bras.



      Carvalho Décrivis avait intégré l’équipe de l’association Secours Sans Frontières, dès le début de sa création. Il en avait fait des kilomètres et des kilomètres de pas sur Bastion afin d’apporter les secours nécessaires à cette population qui avait subi de plein fouet les attaques perpétuées par quelques organisations Sith sur leur planète. Ce jeune Dantari n’y connaissait rien au domaine médical, mais avait répondu à l’appel, comme grand nombre de bénévoles.
      Lorsqu'il effectuait cette mission, Il espérait avoir répondu à l’attente de L’association. Mais ce qu’il ne s’attendait pas, c’est, qu’il s’avère que c’est celle-ci qui a répondu aux siennes.
      Les affectations aux différents postes l’ont beaucoup intéressé et apporté, bien plus de ce qu’il aurait pu imaginer. Constituer un dossier médical, aider les médecins locaux, fournir les médicaments, tout un lot d’activités variées et un sentiment d’avoir été utile en fin de journée, l’a rendu proche des peuples, et bien plus ouvert au monde qui l’entoure.
      Le contact et les actions menées avec les blessés, les réfugiés, enfants, parents, orphelins... et même ses chefs de missions lui ont appris à tendre la main à son prochain.
      Malgré les dures épreuves traversées, ces gens, les grands comme les petits, sont restés assoiffés de tout, accueillants, volontaires, attentifs, serviables. Une épreuve tellement étonnante, que cela lui a donné envie d’aller plus loin. Surtout depuis qu’il est revenue sur son monde…
      Il est vrai que Dantooine a évolué, sous la décision de sa majesté Dam DOnOs, des constructions ont été effectuées. Même sa communauté, sa tribu, tout comme les autres peuplades des différentes contrées en ont bénéficié, sans oublier le droit à la scolarité pour tous. En tout cas, jusqu’à maintenant, car depuis qu’il était revenu sur sa planète natale, parcourant les sentiers, les bois, les plaines et les villages, les bois et les plaines, force de constater que tant de choses restent encore à construire, à avancer. Tout n’est pas, ce qu’on pourrait appeler au Top de la « modernité ». Sans parler de modernité, juste peut-être de trouver un semblant du « bien vivre », avec des logis fonctionnels et décents…
      Lui et quelques autres collègues ont eu l’idée, cette idée. Faire pour les quelques populations Dantoiniennes, ce que S.S.F s’évertue d’apporter aux autres peuples de Galaxie « Aide et soutien », ce n’est pas seulement en cas de conflits, de guerres entre chaque entité, mais bien plus que « Aide » avec un grand A et Soutien qui prend le même chemin.
      Pour cela une enquête approfondie a été menée. Depuis pas mal de temps déjà, ils se sont mis en route, sillonnant le pays, avec pour seul but, pour commencer, de constituer un dossier assez représentatif à leur, il ne dira pas revendication puisqu’il n’est pas « politicien », mais leur « souhait »


      Et c’était-là, sa dernière visite qui clôture des mois, et des mois de travaux acharnés. Il garde, encore un goût amer, d’avoir mal agi de la sorte, mais il espère les revoir avec une nouvelle qui lui fera oublier son manque de « politesse ». Revenu à temps, avant la fin de la journée, avant le départ de ses collègues, il peaufine les derniers lignes de son rapport, relisant ses dernières notes, afin d’être sûre de ne rien oublier. Tout est complet. Il peut à présent le remettre à Danta. Plus vite ce dossier sera en de bonnes mains, plus vite, il sera résolu.
      Au milieu du dossier, il y glisse discrètement une missive à l’attention de la Reine. Geste, peut-être, désinvolte, mais qui ne tente à rien, n’a rien, lui avait-on conseillé, il n’y a pas si longtemps de ça…. Alors, il prouve que le conseil a trouvé l’oreille attentif.

      « Majesté, vous trouverez dans ce dossier, un rapport complet de la situation. S ‘il est compréhensible que Secours sans Frontière garde son axe prioritaire pour l’aide et Soutien aux sinistrés de guerre ou d’autres catastrophes naturelles ou non des peuples de la Galaxie, au regard de sa situation, il est étrange qu’un Etat sache traiter ces conjonctures beaucoup plus rapidement que celle d’un citoyen en difficulté. Une priorité doit être donnée à la rénovation de l'habitat. Plusieurs questions en ce sens, malgré les travaux déjà réalisés, nous, pensons, nous membres dévoués de Secours sans Frontières, qu’il reste encore beaucoup à faire notamment au déficit de logements dans certaines contrées du territoire, au sort de certaines « tribus » et de ceux qui sont démunis depuis plusieurs années sur notre sol Dantooine… »

      Quelques mots de politesse pour terminer l’écrit et voilà, terminé.

      Posant son stylet, il s’adosse à son siège, croisant presque les doigts pour que cette demande soit adoptée…. L’homme est impatient. Il espère que cette démarche effectuée sur le terrain, sur les sentiers de Dantooine, puisse apporter et appuyer cette requête, et celle des autres membres de l’association. Une proposition à transmettre à la Reine. Si son rapport remporte l’approbation de ses collègues, et voit grâce aux yeux de la couronne et du gouvernement Dantooinien, c’est signe que le travail qu’il a accompli sur le terrain en valait la peine. Les dés sont jetés, il ne veut pas apparaître arrogant ou insolent, mais en tant que citoyen, il souhaite attirer l'attention de la Couronne sur le besoin de ces administrés. Surtout que le bruit court que quelques colères se font sentir, prêts à jaillir en révolution… Une façon peut-être, là, aussi, de calmer quelques ardeurs….
      Cette mise en place d’aide ne sera pas du luxe. Avec le soutien de la Reine et de l’association, tant de choses pourraient avancer bien plus vite. Apporter l’aide aux réfugiés, aux planètes voisines ou lointaines part d’un bon sentiment « humanitaire », mais il y a aussi tant à faire dans les contrées de Dantooine….

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      Les documents ont été confiés à Danta, nommée par la Souveraine DOnos, "Sous-Présidente de l'association S.S.F."
      Celle-ci avant d'accompagner la Reine à un voyage officiel, confie à Décrivis, une nouvelle mission. Il doit à présent tout organiser, et veiller que cela se fasse dans les plus brefs délais...
      Une équipe doit se rendre sur Onderon...
      Sans perdre de temps, il se met à la tâche ....

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Dam DOnOs

        Une Réunion Générale est organisée dans les locaux de Secours Sans Frontière. L’ordre du jour est multiple et varié : Education des enfants, réhabilitation des logements de Dantooine, la situation sur Dxun. Pas de temps à perdre.
        Les membres de l’association prennent place autour de la Souveraine Dam DOnOs.

        Le premier sujet est lancé… Danta dans son rôle de « Présidente » revient sur l’objectif de l’association en rappelant quelques détails cruciaux.
        - Depuis sa création, Secours Sans Frontière agit sur Bastion pour que chaque enfant puisse retrouver le sourire. Reconnue par les autorités Dantooiniennes et bastionnaises, l’association intervient dans le respect de ces deux Planètes respectives, en collaboration avec les bastionnais, dans une optique de développement durable.

        Beaucoup de choses ont évoluée sur Bastion. Cette planète qui se reconstruit de jour en jour et bien plus. La dernière nouvelle, c'est lorsque les habitants de Dantooine ont pu prendre part d'un discours de leur Souverain LOm DOnOs qui commençait par un "Hier soir Bastion a choisi l'espoir et l'esprit de conquête.
        En simultanée bastionnais et dantooiniens avaient suivi ce discours. D'une planète à l'autre, la surprise était au rendez-vous. Même si au fond chacun pouvait reconnaître que Bastion avait bien là retrouvé un dirigeant de Poigne, en leur nouvel Ambassadeur Lom DOnOs.

        Cependant, Secours Sans Frontière poursuit ce pour laquelle elle a vu le jour. Cette mission qui lui tient à cœur « Offrir, aux enfants en situation de grandes détresse et précarité, un environnement sécurisé et approprié pour étudier et apprendre un métier. »

        A l’occasion de cette réunion, une partie de l’équipe de SSF, réunie autour de la Reine Dam DOnOs, artisan en première ligne de l’éducation, a réaffirmé cet attachement aux valeurs du : Respect de l’enfant - Passion pour l’éducation - Engagement - Responsabilité sociale.

        - Le soutien multidimensionnel que nous apportons aux enfants et à leurs familles, dès la petite enfance pour certains, jusqu’au métier pour tous, assure la réussite et l’intégration de nos jeunes dans la société dantooinienne. Fait l'un des membres

        - Quel bonheur de découvrir leur sourire retrouvé. Et l’esprit de solidarité qu’ils manifestent à leur tour envers leurs frères et sœurs, leurs parents … Enrichit la reine

        - Les dangers guettent néanmoins, intervient Danta… La société de consommation se développe. L’argent facile avec les jeux…. Un peu hésitante, cependant, elle ose quand même, … Peut-être même rêver de se faire embaucher par la Guilde … un regard sur le côté pour voir la réaction de la reine.

        - Certes, cela peut paraître tentant à certains…

        - C’est pour cela qu’étudier consciencieusement jusqu’au diplôme et à la vraie qualification peut paraître bien difficile … Reprend un second

        - Nos chantiers de gouvernance et de gestion doivent se poursuivre pour accompagner les évolutions et adaptations nécessaires de notre organisation

        - Tout à fait ! … Pour consolider nos programmes et toujours en assurer la qualité, indispensable au succès des enfants.

        - Au-delà de nos programmes, les projets en cours, je n’en citerai que deux ici, le village de relogement et le développement du rattrapage scolaire en écoles publiques pour les enfants déscolarisés

        C'était une question déguisée, et, chacun la prit au vol. Partant de commentaire enrichissant, après avoir étudié le nombre d'enfants et de jeunes pris en charge dans ces programmes que ce soit sur Bastion ou Dantooine. En passant par le nombre de familles suivies et aidées, de celles qui disposent de revenues, et d'autres qui n'ont même pas un crédit, la décision ne se fait pas attendre.

        - Quelque soit le cas des familles, l'une et l'autre doivent continuer de bénéficier du soutien de SSF.

        La Reine avait parlé, il faut à présent voir comment réaliser ce souhait donnant une participation afin de permettre à ces enfants d'aller au bout de leurs études. Donc la question se pose sur l'action à mener. Les enfants seront scolarisés, les orphelins expatriés sur dantooines suivront leur scolarité sur leur planète accueil, tandis que ceux installés sur Bastion iront à l'école dont la construction...

        - La livraison du nouveau bâtiment de l’école, en construction sur une extension de notre Centre à Bastion, a été reportée, en raison de difficultés administratives, puis de lenteurs, sur le chantier, avec l'entreprise soustraitante. En attendant, nos étudiants continuent à travailler dans des classes installées provisoirement sur les camps...

        - Si vous n'avez pas de nouvelle dans les prochains jours, faites m'en part... Je m'occuperai du dossier. Fait Dam DOnOs en réponse à l'intervention de Danta

        En ce qui concerne le matériel scolaire, il apparaît que celui-ci sera fournit par SSF, ainsi qu'un paiement complémentaire pour les enseignants, appelée "une aide à l’orientation".
        C'est ainsi qu'il est décidé qu'une équipe de SSF se constituera sur Bastion, elle assurera le suivi des présences et des résultats des enfants. Des cours supplémentaires seront assurés pour les élèves en difficulté, ainsi les soutiens seront renforcés.

        Le Conseil d’Administration, composé de douze membres bénévoles, fixe, comme grande orientation, la consolidation de ces programmes, en maintenant la qualité indispensable à l’insertion réussie de ces enfants.

        Danta poursuit :
        - Avec l’appui d’experts, en mission sur place, des outils nouveaux seront mis à la disposition de chaque groupe dans les domaines de la planification des besoins, de la maîtrise et de la gestion des ressources humaines et du contrôle budgétaire. Sur Dantooine comme sur Bastion, nous ferons évoluer nos outils pédagogiques.

        - Le fonctionnement économique ? Comme tout organisation, forcément, il faut parler du "coût"

        Danta avait bien étudié son dossier et tient son rôle de "Présidente" de l'association avec professionnalisme, la réponse à la question de son homologue ne se fait pas attendre.

        - Les coûts de chacun des programmes principaux varient en fonction de leur nature. Ils incluent les réponses aux besoins fondamentaux des enfants...nourriture, soins, et les frais généraux et de collecte... Nos frais généraux et de recherche de fonds sont restés très limités, respectivement à 7% et 2% de nos dépenses de fonctionnement.

        Après une synthèse de la présentation des comptes par le trésorier, un avis à main levée est demandée et à l'unanimité, tous acquiescèrent, Danta l'inscrit sur datapad pour le prochain compte-rendu. Le premier sujet ne met pas de temps pour être résolu, sans omettre qu'il faudrait revenir pour apporter un suivi sur la formation approfondie des enseignants


        Le deuxième, concerne un peu plus les habitants de Dantooine. Danta retrace en quelques phrases le rapport de Carvalho Décrivis. Il lui avait remis avant son départ pour Dxun. Un rapport concernant la condition de vie de quelques populations de Dantooine retirés sur quelques contrées en manque d'eau et d'électricité.
        La souveraine se redresse légèrement, elle en a eu connaissance. L'homme lui avait adressé personnellement le dossier. Les mots lui reviennent : " Une priorité doit être donnée à la rénovation de l'habitat".

        D'un geste de la main, avant que quiconque prenne la parole, elle dit :
        - Faites le nécessaire. Un appel d'offres auprès de tous les entrepreneurs dans le domaine de l'électricité, d'eau... De plomberie aussi... Tous ceux qui sont dans le domaine de l'habitat. Qu'ils envoient leur devis... Et sans plus attendre, entreprenez les travaux... La Couronne de Dantooine financera. Et si besoin, je prendrai des crédits de ma bourse personnelle.

        Dans le silence de chacun on peut entendre : " si la reine le dit, ce sera accompli". Alors Danta, l'inscrit. Ce sujet est à présent clos.


        Le dernier et pas des moindres, est bien plus attendu. Ce n'est pas Danta qui l'amène, préférant laisser la parole à L'ABBE TUCK.
        L'ABBE TUCK était le Ministre Solidaire de la Couronne de Dantooine, mais au sein de l'Association Secours Sans Frontière, il n'était qu'un membre du conseil d'Administration et bénévole comme tant d'autres. Ce sujet était brûlant mais pas autant que ceux qui l'ont vécu.

        - J'ai pu prendre contact avec nos hommes qui se sont rendus dans le Système de Japraël. Les hommes ont pu débarquer sur Dxun. Un centre de santé a été dressé, posé en surplomb d'un village. Les premières constatations ne sont pas réjouissantes...

        Entendre de nouveau ces paroles, lui glace d'effroi. La souveraine de Dantooine essaie d'oublier ces mots "Iziz fut la cible d'une attaque majeure, au cours de laquelle une bombe fut lâchée à travers les nuages.". Elle aimerait ne pas en entendre plus. Ce n'est pas "elle ne veut pas", car ce qui est fait, est fait...
        "- C'était une bombe au napalm larguée par l'armée Républicaine, cela n'échappe ni à moi, ni aux autres" Pense-t-elle

        Tuck poursuit, leur faisant part du rapport reçu
        - La zone est devenue une étendue déserte de terre brûlée. Piégés dans ce chaos. Ces invasions de terreur, pris d'abord pour cible par ces êtres venus d'autres tombes, les civiles, ces foules en fuite ont du s'extirper de cet enfer... Des populations en périls à cause de ces "chevelures de feu descendant du ciel"... C'est ainsi que certains rescapés ont décrit leur vision de l'horreur... Ce déluge a infligé à cette communauté des brûlures inhumaines. Sur place, l'équipe ne peut intervenir que pour les premières nécessités. L'hôpital de fortune s'est organisé en peu de temps qu'il faut pour le dire... Le plus urgent pour les secourir...

        Tous les regards posés sur lui, lui qui avait toujours du mal à s'exprimer, doit prendre de l'assurance pour pour poursuivre ;

        - ... certains ont été embarqués sur le vaisseau... Car des victimes gravement touchés on été conduits à bord du vaisseau. D'après les diagnostiques médicaux sur place, ....

        "- Je n'ai pas le temps d'attendre le pronostic des médecins" Se dit la Reine.

        - D'après le rapport de retour, il se peut que cet hôpital volant ne soit pas en mesure de les traiter tous. Pour certains, leur blessures sont trop graves, pour ne pas dire en grand nombre . Ils s'attendent à que ces victimes, enfants comme adultes, meurent d'un jour à l'autre.

        Elle prend conscience de ce pronostic dramatique.

        - Nous ne pouvons rien faire ? Demande-t-elle aussitôt

        - Obtenir l'aval des autorités Républicaines pour effectuer leur transfert dans un de nos hôpitaux ?

        - Sur Dantooine ? Notre hôpital a la capacité suffisante pour accueillir combien d'entre eux ?

        - Même voir avec d'autres planètes Républicaines, les plus proches ...
        - Et sur Coruscant ?
        - Il faudrait cibler en premier lieu les établissements républicains où l'on soigne les grands brûlés.

        - Il nous faut ne pas perdre de temps. Envoyer un pli en urgence à la Chancellerie pour que la situation de ces blessés soient pris en priorité. De notre côté, voyons déjà sur Dantooine

        Se tournant vers l'ABBE Tuck, elle lui dit
        - Faites passer le message à l'équipe sur Dxun ...

        C'est sur ce sujet que la séance prit fin.... La séance, mais l'affaire est à suivre

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