Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Jerdon Nar'al

    C’était le grand jour. Je venais tout juste d’arrivé devant l’énorme bâtiment de la marine républicaine. C’était l’édifice le plus imposant que tout ce que j’avais déjà vu. Il fallait que je me fasse violence pour ne pas sauter sur place. J’allais réaliser l’un de mes rêves : protéger ma nation. Mes parents m’avait dit adieu, mon père venait surement de cacher la vidéo là où je lui avais dit de le faire. Dans quelques dizaines d’années… Mais l’heure n’était pas au futur, non, je devais rester sur terre. Je savais déjà où se trouvait le bureau de recrutement, je m’étais informé, et j’y allais avec la démarche la plus détendu possible.

    Le destin avait fait en sorte que je sois seul… Si seulement Arton, mon frère, se tenait à coter de moi. Mon enfance me revenait en mémoire, les matinées passées à rigoler autour du petit-déj’… Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’il soit parti. Mais l’heure n’est pas à la déprime.

    Ce qui était sûr c’est que j’allais devoir faire quelques petits efforts du fait de ma condition physique qui n’était pas vraiment au top. M’enfin, je n’avais pas peur. La peur cause toujours un tas d’ennuis, croyez-moi. L’intérieur du bâtiment était assez sobre, des couloirs et encore des couloirs. Parfois une grande salle. C’était un vrai labyrinthe… Surement pour tester le sens de l’orientation des nouveaux. Le pire c’est qu’il y avait du monde, beaucoup, beaucoup de monde. À croire qu’une nouvelle guerre allait débuter sous peu. Je me faisais des idées. Même si ce n’était pas le rôle d’un soldat de partir en guerre ? Pour l’instant je n’avais pas la réponse. Mais qui sait, un jour peut-être…

    Par tous les caleçons du monde ! Il fallait que je trouve ce bureau !

    Caaaaaaalme, tu vas devenir dingue si tu ne te calme pas mon p’tit Jerdon.

    Cette pensée m’avait fait revenir sur la terre ferme. Méthodique. Je devais chercher méthodiquement. Le couloir A2 puis le couloir A3 etc. D’un pas résolu, je progressais vers mon objectif. J’allais devenir un soldat. Cette réalisation avait fait naître un léger sourire sur mon visage d’habitude inexpressif.

    Le bureau était juste devant moi. Il était temps de marqué l’histoire. Je pense… Oui. C’est le début d’une aventure.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Lyzs

      PNJ - Bureaucrate de la marine républicaine


      Les pas de la prochaine recrue qui raisonnaient dans le couloir alertèrent le quinquagénaire qui s'occupait de ce petit bureau qui voyait pourtant passer tant de monde. Préparant l'arrivée de la recrue, il jeta un œil à ses dossiers. Des fichiers, des fichiers… Et encore des fichiers ! Mais bon, c’était la vie d’un administratif militaire : elle était tout aussi palpitante que celle d’un administratif civil. En fait, pour ceux qui n’ont pas compris, ça veut dire qu’elle n’était pas palpitante du tout.

      Le prochain à entrer était… Nar’al.
      Tiens, il a une tête bien à lui, celui-ci. Pensa l’ancien militaire en voyant la photo du futur soldat. Ah ! Et voilà la porte s’ouvrit pour laisser entrer le principal intéressé : Jerdon. Sans relever le nez de son holoplaquette, le bureaucrate lui fit signe d’approcher.

      — Entrez, entrez. Dit-il.

      Ses yeux se levèrent enfin pour accueillir le jeune homme. Avec un faux sourire comme il sait si bien les faire, il le salua. Très vite cependant, son air guilleret se transforma en gène :


      — Bonjour, recrue Nar’al. Ah… J’ai un problème sur mes plaques. Il me manque le plus important : pour quel poste avez-vous été admis, déjà ?

      A nouveau, il consulta la fiche (sait-on jamais), mais rien ne s’y trouvait. Agacé, il hocha la tête avant de rouler des yeux.

      — Bon… Aujourd’hui, c’est votre grand jour. Alors on va vous faire confiance et on vérifiera ça plus tard, hein. Donc, dites-moi tout.

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Jerdon Nar'al

        « Entrez, entrez. »

        A ces mots, Jerdon c’était vivement placé en face de l’officier. La pièce semblait austère. Enfaite, c’était un bureau administratif très basique. Les murs étaient d’un gris désolant, mais c’était sans compter sur la petite affiche holographique qui décernait le titre d’« employer du mois » à ce qui, pour Jerdon, était l’homme le plus ennuyé du monde. Certes, la vie d’un administratif de l’armée était, à peu de choses près, celle de n’importe quel « homme à paperasse » comme disait son père… Et puis, à la grande surprise de la recrue, l’homme qui devait avoir dans les 50 ans, se mit à faire un « sourire de banquier » comme disait sa mère. Hum…

        Ensuite, tel une girouette ou un bipolaire (au choix), le bureaucrate semblait très gêner. Jerdon avait-il fait quelque chose de mal ? Une tenue trop civile ? Une haleine de Sarlacc ? A moins que ce recruteur ait oubliez de faire un tour aux toilettes… Le mystère était entier.

        Bonjour, recrue Nar’al. Ah… J’ai un problème sur mes plaques. Il me manque le plus important : pour quel poste avez-vous été admis, déjà ?

        Jerdon était assez surpris. Un problème dans la machine ? Surement. Un coup de malchance ? Bien sûr. Mais bon, ce n’était rien de plus qu’un contretemps malheureux. Le fonctionnaire allait très vite savoir de quoi il en retournait. Jerdon était un pilote. Il avait été surpris de réussir le test. Ce n’était pas la première fois qu’il pilotait bien sûr mais tout de même… Dans tous les cas, c’était une meilleure affectation que simple mécanicien. Un bon pilote avait de l’avenir. Et puis, ce n’était quand même pas si mal de pouvoir canarder un ennemi. Il allait devoir faire des efforts, mais c’était tout de même possible.
        Jerdon repensait aux derniers mots de son père : « Descends-moi cette bande de fumiers ! »
        Jerdon adorait son père.

        Bon… Aujourd’hui, c’est votre grand jour. Alors on va vous faire confiance et on vérifiera ça plus tard, hein. Donc, dites-moi tout.

        Du tac… Au tac ? Bref. Jerdon donnait sa réponse :

        « Je suis admis pour le poste de pilote, monsieur. »

        Bon, c’était le moment de vérité.

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Lyzs

          PNJ - Bureaucrate de la marine républicaine


          — Un pilote ? Ouhhh… Il va vous falloir bosser, mon garçon. On les préfère musclés, ces gens-là. Eeeeeenfin ! C’est entre vos mains, maintenant. Conclut-il, en finissant de remplir le formulaire.

          Clac ! La tablette frappe contre le bureau, l’homme s’en frotte les mains. Tout est signé, prêt à l’envoi. Il ne manque plus qu’à balancer le nouveau par la trappe et… ce sera au tour de la prochaine recrue. Ah, le semblant d’enthousiasme disparaît d’un seul coup.


          — Bon, futur héros de la république, je vous ai inscrit sur la prochaine navette. Les diplômés partent directement sur le vaisseau école, mais vous le savez déjà. J'imagine.

          Il regarde une dernière fois ses notes… Il est certain d’avoir quelque chose à ajouter, mais le contretemps a perturbé sa petite routine… Ah, voilà :

          — Notez aussi : le saut vers Kafrene a été avancé à demain soir. Apparemment ce serait plus sûr. Bref, je vous laisse suivre la ligne jaune jusqu’aux ascenseurs de ce bloc. Les hangars sont indiqués « Herf », vous voulez rejoindre le hangar 5-7 donc vous allez à "Herf"-5. Vous pourrez faire connaissance avec vos compagnons de voyage. Le départ est prévu pour dans à peu près deux heures. Bon vol et bon courage, soldat.

          L’administratif sourit à nouveau, puis il tend sa main vers la sortie d’un air entendu : il n’a plus rien à lui dire. Ah, c'est si éreintant, comme boulot. Et lui, qui doit passer un dernier jugement sur les recrues, n’a juste pas le courage de faire du zèle aujourd’hui. Tant pis, celui-là n’a pas l’air bien gaillard mais ça se travaille. Peut-être qu’il aurait du l’affecter à la préparation physique ?... Oh, tant pis. Ce qui est dit est dit...

          Spoiler : HRP
          Au cas ou :

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            #5

            Post n°5
            Auteur : Jerdon Nar'al

            La discussion avec l’administratif était terminée. Jerdon avait retenu les instructions du senior par cœur.

            C’était avec un petit sourire qu’il était sorti du petit bureau, en prenant bien soin de suivre la fameuse ligne jaune. Cette petite ligne, Jerdon la suivait comme le fil de sa propre vie, les deux allaient dans tous les cas l’amené vers son destin, et la recrue le savait plus que personne.
            Les couloirs étaient calmes, l’agitation de tout à l’heure c’était calmée pour laisser place à un calme plat. C’était très agréable, la sensation d’être dans l’espace… Sans un bruit. Jerdon allait souvent se retrouver dans le vide spatial, sa vie allait être en danger à chaque instant, chaque seconde allait être primordiale. Un seule faux pas et c’était la fin. Peut sont les soldats à savoir quand ils mourront. C’est le fardeau du guerrier.

            L’ascenseur était droit devant. Encore une fois, il n’y avait personne. Par un heureux hasard les portes s’ouvrirent pour laisser passer un autre bureaucrate qui semblait très presser d’atteindre la machine à café la plus proche. Sans un bruit, Jerdon s’était glissé dans la petite cabine de métal, puis il avait appuyé sur le bouton correspondant.

            Il se remémorât les instructions : les personnes ayant réussi le test devaient se rendre sur le vaisseau-école. Ce devait être l’endroit où les recrues étaient formées. Par contre, il ne comprenait pas la remarque concernant Kafrene… Bah on allait le lui dire. Pour l’instant, il fallait trouver le hangar 5-7.

            Quelques secondes plus tard, l’ascenseur était arrivé à bon port. Le hangar numéro 7 était droit devant lui. Dans 2H, la navette allait partir. Jerdon allait enfin entamer sa formation de pilote.

            Il s’était avancé au milieu des autres recrues et, comme les autres, il avait attendu que le départ avec impatience.

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              #6

              Post n°6
              Auteur : Lyzs

              A mesure que le temps passait et que l’heure approchait, les recrues se faisaient de moins en moins bruyantes. Dans le grand hangar où, jusque-là, seuls quelques droïdes baladaient divers outils d’entretiens, deux démarches régulières commençaient à se faire entendre. Les pas raisonnants étaient ceux de deux soldats républicains. Ils portaient les uniformes de la marine, ceux d’un gris plus foncé que ceux de l’armée de terre.

              Spoiler : Capitaine Garett
              -
              Spoiler : Sergent Fryn


              Les deux hommes se positionnèrent devant les pilotes en herbes. Puis, d’une voix excessivement forte, l’un d’eux s’adressa aux recrues :


              — Messieurs ! Je suis le capitaine Garett, je serai votre instructeur ! Voici le sergent Fryn, il sera mon assistant pendant votre séjour sur le vaisseau école. Vous constituez la 33ième et la 34ième escadrille d’entraînement ainsi que le dernier groupe à être formé sur cette mission. Si vous êtes ici aujourd’hui, c’est que vous avez été sélectionnés pour ce nouveau programme. Vous avez été jugés psychologiquement aptes à tenir le choc d’un entraînement en conditions réelles et vous allez devoir continuer à prouver votre valeur tout au long de celui-ci. Discipline, rigueur et application sont désormais vos mots d’ordre. Aucun écart ne sera toléré.

              Du col de l’homme, qui était apparemment très attaché aux valeurs militaires, une voix se fit entendre. Le son était grésillant et la communication d’avait pas grand sens pour les nouveaux soldats.

              — Bien. Sergent, première leçon en attendant l'arrivée de la navette.

              Après un bref hochement de tête, celui-ci fit deux pas en avant. Le capitaine, de son côté, en effectua deux autres vers l’arrière. Les deux militaires étaient réglés comme des horloges. Dans le dos du capitaine, pendant que son assistant prenait la parole, l’immense et impressionnante porte du hangar commença à se déverrouiller. Mais, mobilisés par les recrues et insensible à ce genre de spectacle, les militaires ne bronchèrent pas. Les recrues, elles, furent secouées par le vacarme métallique provoqué par la porte géante. L’air chaud de l’extérieur, lui, profita de l’ouverture pour venir s’engouffrer à toute vitesse dans les lieux et venir claquer contre les vêtements et les corps de tous les hommes qui s’y trouvaient. Certains se masquèrent les yeux pour atténuer la brusque entrée lumineuse comme pour se protéger de la poussière. D’autres restèrent abasourdis devant l’étonnant spectacle qu’ils voyaient pour la première fois. Le vacarme et le vent passés, le sergent reprit :

              — Quand un supérieur vous donne un ordre, il est absolu. Aller contre un ordre est intolérable et donnera lieu à de lourdes sanctions. Voici le premier ordre de votre carrière : mémorisez et pratiquez ces trois manœuvres individuelles afin de les maîtriser au plus vite, elles vous seront nécessaires lors de vos premières leçons : salut, garde à vous, repos !

              Effectuant lui-même les manœuvres, le sergent ne quitta pas des yeux les bleus. Chacun devait évidemment déjà connaître ces bases, mais il s’agissait d’insister sur l’aspect disciplinaire de l’armée avant de se lancer dans le grand voyage.

              — A vous ! Salut. Garde à vous ! Repos. Encore ! Salut. Garde à vous ! Repos !...

              Cette fois, il observa les recrues sans broncher. Maladroitement ordonnés, les soldats tentèrent de suivre le rythme. Imparfaits, bruts, ces hommes sont bons à êtres forgés. Voilà une tâche qui convient aux deux gradés.

              Pendant l’exercice, certains avaient noté l’apparition d’une tache noire brouillant l’écran de lumière découvert par la large ouverture du hangar. Celle-ci grandit, grandit et, lorsque tout le monde fut au repos, commença a dévoiler ses traits. Il s’agissait d’une navette lambda qui, à une allure défiant toutes conventions civiles, vint se glisser sur la piste s’atterrissage. Effectuant un demi-tour en intérieur, l’engin vint stationner ses puissants réacteurs au-dessus des épaules du capitaine qui ne bougea pas d’un cil malgré l'incroyable boucan et les courants d'air. Derrière-lui, la trappe arrière s’ouvrit lentement pour venir toucher le sol.


              — Messieurs, en route ! Dit-il, avant de se retourner et d’entrer le premier.

              Un vol direct pour le Venator servant le lieu d’apprentissage attendait les jeunes pilotes. Il s’agissait des derniers instants qu’ils pouvaient passer sans avoir conscience de toutes les règles disciplinaires. Certains prévoyaient de faire connaissance durant le trajet subliminique, d’autres étaient trop inquiets pour ne serais-ce que penser à parler…

              Un grand brun, bien rasé et bien bâtit -figure classique des pilotes en herbe- tapa dans l’épaule de Jerdon avant de le dépasser pour entrer dans la navette :


              — Allez crevette, on a tout à apprendre ! Lâcha-t-il au passage, moqueur mais pas mauvais.

              Ainsi, l’aventure de ces jeunes républicains commença...

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                #7

                Post n°7
                Auteur : Jerdon Nar'al

                J’étais arrivé sans encombre au hangar. Il n’y avait pas beaucoup de monde au début. Puis, au fur et à mesure que l’heure de départ arrivait, les recrues se firent de plus en plus nombreuses. Au final, c’était une quinzaine de pilotes en herbes qui se tenaient sur la plateforme d’embarquement, tous prêts à entrer au service d’une nation pour certain, des idéaux qu’elle représente pour d’autres.

                Nous étions tous présents, sans savoir ce qu’il allait advenir de nous. Nous étions… Des frères d’armes. Ce mot avait résonné dans ma tête plusieurs fois durant cette journée si particulière. Ce n’était que maintenant qu’il prenait une telle ampleur à mes yeux. Nous allions combattre ensemble, vivre ensemble et, pour certains, mourir ensembles.

                L’heure du départ approchait. Le silence c’était peu à peu emparé de nous, alors que des pas se faisaient entendre. Les deux hommes étaient en habille militaire. La couleur grise foncée était, je le savais, celle de la marine. L’un d’eux, sans doute le plus haut gradé, nous regardait d’un air strict. Cet homme n’allait surement pas accepter le moindre écart. Mais il fallait s’y attendre, je suppose. Le second homme semblait lui un peu, j’insiste sur le « un peu », plus chaleureux. Bien qu’il était en habit militaire et qu’on aurait pu sans problème dire de lui qu’il avait la rigueur dans le sang, il semblait accueillant. Ces officier représentait à eux seuls la discipline de l’armée. Être irréprochable, combattre et défendre étaient les maîtres mots pour toute personne souhaitant faire une carrière dans la marine républicaine. Nous n’étions pas ici pour plaisanter mais pour apprendre l’art au combien complexe de la guerre.

                Les deux officiers marchaient en parfaite synchronisation et on pouvait facilement voir à leurs expressions qu’ils étaient tous deux passés par des années de rigueur militaire, d’entraînement difficile ainsi que des batailles d’une ampleur considérable. Ils étaient impressionnant pour nous, jeunes recrues que nous étions. Bien sûr, ils étaient là pour une bonne raison : notre formation.

                Celui qui semblait être le plus haut gradé avait pris la parole :

                — Messieurs ! Je suis le capitaine Garett, je serai votre instructeur ! Voici le sergent Fryn, il sera mon assistant pendant votre séjour sur le vaisseau école. Vous constituez la 33ième et la 34ième escadrille d’entraînement ainsi que le dernier groupe à être formé sur cette mission. Si vous êtes ici aujourd’hui, c’est que vous avez été sélectionnés pour ce nouveau programme. Vous avez été jugés psychologiquement aptes à tenir le choc d’un entraînement en conditions réelles et vous allez devoir continuer à prouver votre valeur tout au long de celui-ci. Discipline, rigueur et application sont désormais vos mots d’ordre. Aucun écart ne sera toléré.
                Effectivement, nous étions à l’armée. Et les instructeurs emblaient prêts à faire de nous de redoutables pilotes. Bien sûr, cette formation n’allait pas être une partie de plaisir. Un entraînement en conditions réelles… Pari tenu ! J’étais prêt. Prêt à devenir la fierté de la marine. Prêt à devenir quelqu’un.

                Le capitaine semblait parler dans son micro et j’avais pu entendre les paroles de cet officier :

                — Bien. Sergent, première leçon en attendant l'arrivée de la navette.

                Et, telle une partition de musique répétée une bonne centaine de fois, le capitaine avait reculé de deux pas, tandis que le sergent en avait fait deux dans notre direction. Ils devaient avoir effectué cette manœuvre dieu sait combien de fois maintenant. Ce devait être épuisant à force. Mais les deux soldats ne semblaient pas épuisés, pas le moins du monde.

                Puis, d’un coup, l’immense porte du hangar s’était actionnée. Les immenses panneaux de métal faisaient un bruit assourdissant ! Tout le groupe était secoué au possible. La plupart d’entre nous n’étaient pas habitués à ce genre de spectacle, si l’on peut dire. L’air chaud de la journée s’engouffrait à toute vitesse pour agresser nos sens, comme un avertissement. Ou alors ce n’était qu’une question de physique… Oui ce devait être cela. Le bref instant d’adaptation à la lumière du jour étant passé (c’est qu’il faisait assez sombre dans ce genre de locaux), j’observais les réactions de chacun pour découvrir que tout le monde ou presque avait réagi à peu près comme moi. Quelques secondes plus tard, le sergent Fryn prenait la parole :

                — Quand un supérieur vous donne un ordre, il est absolu. Aller contre un ordre est intolérable et donnera lieu à de lourdes sanctions. Voici le premier ordre de votre carrière : mémorisez et pratiquez ces trois manœuvres individuelles afin de les maîtriser au plus vite, elles vous seront nécessaires lors de vos premières leçons : salut, garde à vous, repos !

                Tandis qu’il nous parlait ainsi, le sergent effectuait ces manœuvres qu’on allait devoir apprendre par cœur. Il avait aussi énoncé quelque chose d’important : le respect des ordres. Un soldat respecte les ordres. Cette règle était absolue, personne ne pouvait s’y soustraire. Et j’imagine que les « lourdes sanctions » n’étaient pas là pour faire jolies. Mais le sergent nous avait clairement fait comprendre quelle rigueur devait avoir un militaire.

                — A vous ! Salut. Garde à vous ! Repos. Encore ! Salut. Garde à vous ! Repos !...

                C’était avec une maladresse certaine que nous tentions tous d’exécuter et d’apprendre par cœur les gestes performés par le sergent. Au bout d’un certain temps, moi et quelques autres recrues avions remarqués une sorte de tache noir qui grandissait à mesure qu’elle s’approchait du hangar, ce qui bouchait quelque peu l’arrivée de lumière dans la grande salle. Lorsque toutes les recrues se mirent au repos, cette grande tache, qui s’avérait être la fameuse navette qui allait nous conduire à notre lieu de formation. À une allure aussi choquante qu’impressionnante, la navette vint se poser (avec un magnifique demi-tour) sur la piste d’atterrissage. Le capitaine Garett, surement habitué à ce genre de situation, n’avait pas bouger ni même ciller d’un nanomètre. Derrière lui, une trappe massive s’ouvrait lentement pour laisser entrer les voyageurs.

                — Messieurs, en route !

                Et, avec toute la classe de la galaxie, il était monté l’air de rien dans la navette. Peu à peu le hangar se vidait. Les recrues montaient dans la navette. J’étais en chemin quand un de mes compagnons de voyage me fit une tape amicale dans le dos :

                — Allez crevette, on a tout à apprendre !

                Il avait dit cela sur un ton moqueur mais pas méchant. Cela ne me gênait pas puisqu’un peu de camaraderie ne ferait pas de mal. Et puis ce type avait l’air sympa. Il était déjà dans la navette et je m’étais empresser de le rejoindre et de lui dire avec un sourire :

                - C’est pour ça qu’on est là, non ?

                La navette était en train de décoller pour nous emmener directement vers le lieu de notre formation…




                ------------------
                HRP > EDIT Lyzs : suite : http://star-wars-rpg.soforums.com/t7025-Bapt-me-militaire.htm#p72286

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