Arrivée triomphale
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Post n°20
Auteur : Super PNJEntre temps Froome avait consulté le rapport d'Erys sur cette mystérieuse adepte du coté obscur croisée sur Tatooine, malheureusement il ne semblait pas la connaitre peut être que les enquêteurs du PACIE pourraient l'identifier et définir son obédience.
Mais pour le moment le chevalier avait d'autre chat à fouetter, il devait remettre sa protégée sur de bons rails et rien de tel qu'un peu d'action pour cela.
Elle se présenta à lui, raide dans son armure de la Garde Républicaine, motivée à passer à la suite des opérations.-Bien, je vois que tu sens prête...C'est ce qu'on allait bien voir!Il est temps de passer à une autre phase de ta formation.
L'instructeur observa les deux blasters à sa ceinture, efficaces certes, mais elles manquaient cruellement de classe. Il détacha son sabre de sa ceinture et alluma sa lame bleue, qui illumina la pièce.-Le sabre laser...une arme de corps à corps éléganteC'est le symbole le plus fort des Jedi et des Sith depuis des temps immémoriaux.Si tu avais eu cette arme dans la montagne noire, je suis convaincu que tu aurais vaincu cette adepte obscure.
Froome tournait autour d'Erys effectuant des 8 avec cette lame bleutée. Il pouvait voir le reflet de son arme dans les yeux de la jeune femme.
-Mais avant toute chose, il faut en être digne!
L'humain tendit le bras et un sabre d'entrainement vint se placer dans sa main, il n'allait tout de même pas donner un sabre laser à un psychopathe sans un minimum de précaution. Il jeta le sabre à son apprentie.
-On va commencer en douceur ...Le Shii Cho est la forme de détermination, c'est ce qui te correspond le mieux.ce style comprend toutes les techniques de base du maniement de l'épée, incluant les mouvements d'attaques, de ripostes, de gardes, de parades et d'esquives. Les attaques sont des balayages latéraux horizontaux et les parades sont effectuées avec la lame dressée pour repousser la pointe de la lame ennemie. Dans le combat réel, la lame est souvent tenue vers le bas, pour les attaques, afin de minimiser les déplacements et accroître la rapidité.
Il laissa quelque seconde à Erys pour qu'elle se familiarise avec cette nouvelle arme, sa tenue, son poids.Puis il frappa dans ses mains et trois individus en armure rouge firent leur entrée, eux aussi tenaient des sabres d'entrainement. C'était des disciples de la confrérie de la Rose, l'académie des Renseignements Républicains.
cet affrontement était aussi la suite de leur formation avant d'intégrer les rangs d'agents de terrain au sein du SSR:
-Il ne peut en rester qu'un!
Froome croisa les bras et alla s'adosser à un mur pour mieux profiter du spectacle, derrière lui trois autres combattants en armure noire patientaient, si Erys triomphait des trois combattants rouges, ils prendraient la suite. Mais contrairement aux trois premiers adversaires qui portaient des sabres d'entrainement similaires , eux étaient armés de gaderfii, afin de rappeler les Tuskens et les événements de Tatooine et ainsi créer le trouble dans l'esprit d'Erys.
Spoiler : Spoiler
'La lumière n'abandonne jamais!'
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Post n°21
Auteur : Erys TalmarkCasque sous le bras, j'écoute bien sagement ce que me raconte Froome. C'est dans ses mots que je me rends compte de la précarité de la situation, on m'a envoyée sur Tatooine alors que ma formation n'est même pas terminée, si tant est qu'elle ait vraiment commencé un jour... Mais je me tiens muette, attendant qu'il continue. Lorsqu'il tire son sabre, je ne peux pas m'empêcher d'avoir un petit frisson coupable, à la fois de plaisir et de peur. Même moi, j'ai entendu parler de l'arme des Jedi, et en voir une en vrai, sans que son propriétaire n'ait l'intention de me découper avec dans la seconde me fait quelque chose.
Je le regarde me tourner autour, alors qu'il joue de son arme. Me parle de dignité. De vaincre... Vaincre qui ou quoi ? Les ennemis de la République, je suppose, mais pour moi, c'est plus un concept qu'une véritable menace tangible. Alors que je réfléchis au sens de ses paroles, j'attrape par instinct le sabre d'entraînement qu'il me jette. Un simple morceau de métal allégé, qui fait office d'arme ? Franchement, mes blasters sont bien plus efficaces... Mais c'est lui le chef, il paraît, alors tout en l'écoutant, j'essaye de vaguement reproduire ce qu'il me dit. La sensation est étrange, pas vraiment nouvelle puisque comme tous les enfants, j'ai joué avec des bouts de bois un jour, mais c'était comme si je savais déjà un peu m'en servir. Pourtant, je sens bien que je suis hésitante, logique en même temps, il ne me montre rien, ce gougnafier ! J'essaye vainement, mais sans modèle, on dirait aussi bien un Tusken qui a trouvé une machine à écrire. En moins moche. Et moins puant. Mais tout aussi inutile.
De toute façon, je n'ai pas le temps de m'appesantir sur ma malheureuse condition de novice que mon chef adoré tape dans ses mains et fait intervenir trois types en armure rouge, armés comme moi. Quelque chose me dit que ces trois enfoirés vont me faire perdre du temps en plus de ma patience... Leurs sabres levés, ils semblent prudents à mon encontre, me laissant le temps de mettre mon casque pour masquer mon visage et de jeter un coup d'oeil à Froome. Mon petit doigt me dit que si je perds, c'est toute la Garde qui en fera les frais, question d'honneur... J'inspire, j'expire. Puis je recule en même temps qu'ils avancent, je ne tiens pas à me faire encercler. Comme mon instructeur juste avant, je fais de petits moulinets avec mon arme, puis je ferme les yeux une seconde. Inutile d'utiliser la bonne vieille technique de casse-noisettes. Il me faudra autre chose.
Je me rappelle de Tatooine. De la simulation de Ryloth. A chaque fois, j'ai été portée par autre chose. Dans mon casque, je souris. J'ai à nouveau cette sensation si exaltante que tout ralentit autour de moi, une veine bat sur ma tempe, ma respiration est plus fluide que jamais, et c'est comme si, à nouveau, je voyais tout venir en avance. Quand le premier attaque, je suis déjà dans son dos et mon arme s'abat sur l'arrière de son crâne, l'assommant sur le coup. Un sentiment d'impunité et de puissance monte en moi et je me mets à rire. Rire comme rarement j'ai ri. Je ris tellement que j'en lâche mon arme, ce dont profite le second pour se jeter sur moi. Encore une fois, je l'esquive sans problème et mon genou vient le réceptionner dans le ventre avant que mes poings liés ne viennent frapper son casque. Je suis inarrêtable, tout simplement, et en me voyant approcher, l'autre a l'air de complètement paniquer et m'envoie une attaque aussi molle qu'étrange que je n'ai qu'à esquiver d'un joli mouvement d'épaules avant de lui attraper le poignet. Sans même réfléchir, je le tords brutalement pour lui faire lâcher son arme, dans un craquement aussi écoeurant que satisfaisant, puis je lui enlève son casque alors qu'il est à moitié en train de pleurer, et mon front armuré rencontre son nez nettement moins protégé, ce qui résulte en une jolie gerbe de sang rouge qui complète son ensemble écarlate.
Le silence n'est plus brisé que par les chouinements de ma dernière victime alors que je porte mon regard sur Froome et ses acolytes. Cette fois, je ne ris plus, mais cette impression d'invincibilité ne s'est pas évaporée, loin de là. Sans les quitter des yeux, je récupère mon sabre d'entraînement que je pointe sur eux. Armés de gaderffis, ils s'avancent lentement. Ces trois-là semblent nettement plus aguerris que les trois ploucs que je viens de démolir. Mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir. Leur attaque est aussi foudroyante qu'ajustée. C'est tout juste que je parviens à esquiver les deux premiers et à bloquer le troisième, l'onde de choc se répercutant dans tout mon bras. Je dois user de toute ma force pour briser le duel qu'il m'impose et pour pouvoir reculer, secouant mon membre engourdi. Conformément aux instructions, je les attends et essaye de repousser leurs armes pendant plusieurs passes, mais ma confiance s'étiole quand je me rends compte qu'ils s'amusent et m'empêchent simplement de contre-attaquer en m'obligeant à rester sur la défensive.
C'est pas juste ! Eux, ils n'ont pas eu de duel avant, je suis fatiguée en plus ! Je sens que ça devient de plus en plus difficile, je n'arrive pas à anticiper leurs actions, à utiliser les erreurs que je voyais chez les Tuskens, et alors que je faiblis, j'ai l'impression d'entendre à mes oreilles les cris immondes de ces humanoïdes barbares des sables, les hurlements de douleur de mes compagnons d'infortune qui pleuraient après leur foyer ou leur mère alors que leurs tripes se déversaient sur le sol. Mon champ de vision s'étrécit à chaque coup que je pare, comme si la fatigue allait définitivement me prendre... Mais non. Je n'ai pas le temps. Un coup de gaderffi bien ajusté me cueille à la poitrine, un second à la tête, et je m'effondre en lâchant mon arme, sonnée.
Je sens bien leurs regards sur moi, alors que des coups pleuvent encore, je sens mon corps qui se contracte à chaque impact de gaderffi, et ma résistance qui s'amenuise encore et encore...
- Laisse moi faire.
Il est temps de reprendre le contrôle. La conscience de mon alter-ego s'apaise et s'évapore, et je peux enfin sentir l'exaltation, moi aussi. Cette fois, ce n'est pas un sourire, c'est un rictus. Je me rappelle tout ce que j'ai fait sur Tatooine, et il n'est pas question que j'échoue. D'un coup, je me retourne sur le dos, et pousse sur mes mains pour me remettre debout avec une aisance qui m'étonne moi-même. Tout mon corps est endolori, mais je suis portée par une détermination inimaginable. Ca ne durera pas, alors autant en profiter. Je récupère mon arme et je peux enfin passer à l'attaque en profitant que mes adversaires semblent éberlués de me voir me relever. Avec toute ma vitesse, je m'efforce d'en isoler un et de le forcer à se défendre, à fragiliser sa position. Les deux autres reprennent vite conscience de ce qu'ils ont à faire et reviennent m'assaillir. Nouveau coup dans le dos, j'enrage... Je crie. Et je redouble d'efforts, quitte à essayer d'oublier la douleur. Mon pied cogne un genou, puis mon coude vient percuter une épaule, j'ai l'impression d'être moi-même spectatrice de ce que je suis en train de faire, je ne me reconnais pas dans ce combat...
Les coups pleuvent de part et d'autre, mais personne ne semble déterminé à flancher, surtout pas Erys. Surtout pas maintenant. Le corps fin et gracile se meut de plus en plus rapidement, mais jamais suffisamment pour tout esquiver. Elle arrive au bout de ses capacités physiques, et je n'aimerais pas le voir abîmé.
- Ça... SUFFIT !
Au cri, une onde de choc de Force percute mes trois ennemis et les envoie au tapis. Hébétée, je regarde mes mains sans comprendre. Qu'est ce que j'ai... Comment ?! -
Post n°22
Auteur : Super PNJFroome s'était attendu à mieux... les trois premiers adversaires en armure rouge avaient été rapidement neutralisé et Erys, hilare, ne s'était quasiment pas servie de son arme se contenant d'user de techniques de corps à corps.
Mais la deuxième équipe armée de gaderfii était plus efficace, petit à petit les hommes en armures noires avaient eu le dessus sur la jeune rebelle, était ce du à la fatigue? la vision des gaderfii , arme typique des Tuskens, en tout cas, la jeune femme s'était retrouvée au sol , subissant les coups.
Puis le chevalier ressentit quelque chose dans la Force, il se redressa et décroisa les bras , s'apprêtant à créer une bulle de protection autour de lui.
Erys s'était relevée, passant du statu de victime à assaillante et d'une poussée de Force, elle envoya les trois combattants rebondir violemment contre le mur, heureusement pour eux qu'ils portaient des armures de protection.
C'était la fin du premier exercice... qui ne s'était pas vraiment déroulé comme prévu;
Un voyant passa au vert et les brancardiers entrèrent subitement dans la salle et s'empressèrent de prendre en charge les six blessés, rien qu'un séjour dans une cuve à bacta ne saurait soigner mais il faudrait que le chevalier envoie une lettre d'excuse au général Jon Elliot , responsable de l'académie secrète du SSR: La Garde était censé renvoyer ses agents en bon état après une simple séance d'entrainement.
Une fois les blessés tous évacués sur civière , Froome se rapprocha de sa jeune disciple, ses sentiments étaient mitigés, déçu car, elle n'avait pas vraiment appris à se servir d'un sabre, peut être que cette arme n'était pas faite pour elle finalement, mais aussi surpris car elle avait triompher de tous ses adversaires.
Mais elle semblait aussi se surprendre elle même, elle fixait ses mains sans comprendre ce qui lui était arrivée. Mais Froome lui savait, lors de leur première rencontre, il avait tenté de lui apprendre cette technique, mais elle l'avait attaqué en utilisant la poussée de Force contre lui:
La colère déclenchait son pouvoir, cette fois elle avait repoussé trois adversaires, encore plus violemment, sa puissance de la Force augmentait seul lui manquait la maitrise:
-Poussée de Force
De la télékinésie tout simplement, tu as crée une onde de Force qui a repoussé tes ennemis.
C'est quelque chose que tu as déjà utilisé dans le passé, contre moi, tu t'en souviens sans doute?Mais cette fois aucun éclair de force ne vint frapper la disciple contrairement à la dernière fois, le chevalier ne comptait pas la punir, après tout elle avait vaincu ses adversaires.
Il s'empara du sabre d'entrainement qu'il alla raccrocher au mur au milieu d'autres armes blanches.-Visiblement tu n'es pas à l'aise avec un sabre laser.Le chevalier nota alors la présence d'un droid d'entretien qui ramassait les armes, le casque et autres morceaux d'armures qui jonchaient la salle d'entrainement, l'officier s'adressa à la machine.
-Toi: reste la!
Et mets donc ce casque...Fidèle à sa programmation le droid BLX se figea, et obtempéra, il se trouvait maintenant au centre de la salle , un casque rouge sur sa tête d'acier tenant un sabre dans chaque main.
Serait ce le prochain adversaire d'Erys? quelque part on pouvait le dire.-Tu vas te concentrer sur ta colère, ta douleur et reproduire cette poussée de Force sur le droid.
Mais une version plus puissante plus brutale et plus instinctive.
Je veux que tu détruises cette machine par une vague de Force!La vague de Force était un brutal relâchement d'onde télékinétique en trois dimensions équivalent à l'onde de choc d'une explosion. heureusement que les murs des salles d'entrainement de la garde Républicaine étaient renforcés.
'La lumière n'abandonne jamais!'
Spoiler : Spoiler
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Post n°23
Auteur : Erys TalmarkJ'ai beau regarder mes doigts, mes mains, mes poignets... Je ne comprends pas. Vraiment pas. J'ai fait usage de la Force sur Tatooine, plusieurs fois et avec plus ou moins de réussite... Mais jamais comme ça, jamais avec autant de violence, et je suis tout simplement incapable d'expliquer comment j'ai pu réussir à sortir une attaque pareille ! Je me revois encore les bras autour du visage pour éviter les coups, je me rappelle la douleur et la peur que j'avais à ce moment-là. Et surtout, je me rappelle que j'en veux terriblement à ce type, qui se tient en face de moi, de m'avoir jetée en pâture à des brutes pareilles. Puis, juste après, je suis debout, et ses larbins ont mangé le mur, et je suis là à me contempler...
Lorsqu'il ouvre la bouche, c'est comme si je ne l'entendais pas, mais je le comprends quand même. Comment peut-il rester aussi calme, alors que je suis tremblante de colère et de haine envers lui ? J'ai envie de lui sauter à la gorge, d'arracher sa carotide et de le laisser se vider de son sang alors que je regarde la dernière parcelle de vie s'éteindre dans ses yeux. Aah, entendre ses doux cris de souffrance et...
Je porte une main à mon front et je me débarrasse de mon casque en vitesse pour appuyer ma paume sur ma peau. A nouveau ces migraines... A nouveau cette sensation de ne rien contrôler. Pour me donner une contenance, je passe une main dans mes cheveux avant d'enfin relever les yeux vers mon instructeur qui a l'air... je ne sais pas si il est anxieux, curieux ou juste ennuyé. En tout cas, il finit par se détourner de moi et je sens à cet instant encore une fois cette pointe de colère que je réprime... De colère ou de dépit ? Comme si je n'avais pas spécialement d'importance. Il aboie quelque chose au droïde d'entretien qui s'affuble du casque que j'ai piqué à un des premiers gardes et me regarde avec son air bête et robotique, un sabre dans chaque main. Ce n'est pas un adversaire, c'est une plaisanterie.
J'inspire.
J'expire.
Je ferme les yeux. Instantanément, je revois l'autre greluche blonde avec ses dents parfaites et ses cheveux longs qui me toise de la même manière qu'elle l'aurait fait d'un insecte. Je ne peux pas m'empêcher d'admirer un minimum sa grâce et sa rapidité, pas plus que je ne peux me retenir de la détester pour ce qu'elle m'a fait. Maintenant que j'y pense... Chacun de ses mouvements est imprégné dans mon esprit. Chacun de ses paroles, de ses rires, de ses souffles est gravé dans mon cerveau au fer incandescent. Les paroles de Froome font écho à la puissance que j'ai ressenti et qui émanait d'elle. Ses mots se frayent un chemin dans le ressentiment que j'entends, alors que je lève doucement une main, inconsciemment. Je sens la Force en moi, qui accompagne cette colère sourde que je ressens à l'encontre de la Galaxie. Je sais qu'un sourire s'est formé sur mes lèvres carmin, au milieu des mèches éparses qui retombent devant mon visage d'ange. Maintenant que je revois la scène, je comprends pourquoi les choses se sont passées ainsi. Sous-estimée. Comme toujours. Comme à chaque fois.
Le sabre d'entraînement s'arrache de la main de métal pour venir dans la mienne et me prouver que ce que je pensais était réaliste. Consumée par mes émotions, c'est pour ça que la peur m'a tant portée sur Tatooine. A tant permis à Erys de survivre. L'arme arrive lentement dans le creux de ma main. Je l'effleure en ouvrant les yeux, le regardant suspendu face à moi. Puis, je le fais tourner, lentement, d'un mouvement élégant du poignet. Je sais ce qu'il me reste à faire. Ce que je dois me prouver à moi-même. L'arme tombe au sol et je regarde Froome, puis le droïde. Je sais que mon sourire s'est effacé maintenant. Je tends à nouveau la main sur ma future victime et je souffle. Lui aussi commence doucement à être soulevé dans une sorte de couinement robotique étrange. Tu veux de la puissance, Chevalier ? Tu vas voir de la puissance.
Je sens aussi que j'arrive au bout de mes forces, que je ne suis pas remise entièrement de mes aventures désertiques. Ma main gauche rejoint la droite alors que je me relâche. Non, je ne dois pas réfléchir. Je crie alors que j'effectue un geste brusque, faisant voler le casque de la tête du robot. Nouvel effort, et c'est cette fois son bras libre que je parviens à arracher de son corps. Autour de moi, mes cheveux forment une couronne noire, je sens la présence de Froome dans la pièce, je sens que la Force joue en moi et que je n'en suis déjà plus totalement maîtresse, comme si je lévitais doucement. Avec un rire, je réitère mon geste, et cette fois c'est une jambe qui s'envole, à l'autre bout de la pièce. Je ne suis plus la petite fille fragile. Je suis Erys.
Je crie à nouveau, cette fois de toute mes forces, projetant les deux mains devant moi, avec toute ma rage, ma détermination, ma haine, je revois Athéna, Ishiro, Froome, les médecins, mes parents, tout ces gens qui ne seront bientôt plus suffisants pour me contenir et me stopper, je décharge toute ma haine sur ce pauvre droïde qui se retrouve bientôt repoussé en arrière, collé à un mur, alors que je n'affaiblis pas mon attaque et parvient même à l'intensifier, finissant finalement par un ultuime soubresaut de colère à le faire exploser en dizaines de pièces détachées...
J'halète. Je souffle. Je porte la main à ma joue. C'est mouillé... Une larme ? -
Post n°24
Auteur : Super PNJDans la salle d'entrainement, le temps sembla se figer, le temps pour Erys de se concentrer, de faire monter en elle toute la haine, la douleur et la colère avant de la déverser sur le pauvre droid BLX;
La pauvre machine fut clouée au mur avant d'imploser littéralement sous l'onde de la choc de la vague de Force.
Froome était satisfait, la maitrise de la Force s'accentuait chez la jeune rebelle même s'il fallait toujours trouver le bon déclencheur. Il en était convaincu , cette fois Erys avait pigé le truc, faire appel à ses sentiments au plus profond de son être.
Il lui fallait un maitre, un guide, quelqu'un d'autre que Froome, qui n'était qu'un chevalier qui doutait, il avait combattu sous l'Empire Sith, formé Lyzs Yvanol et Coy Sjanneur pour quoi ? dans quel but? Coy avait disparu, et Lyzs était accusé du meurtre d'un dignitaire séparatiste.
Quelque part, Erys était sa rédemption, et la Garde était la bouée de sauvetage de la jeune femme. il se rapprocha et s'assit en tailleur, sortant un objet de sa poche.
-Sans puissance, la maitrise n'est rien.Reprends ton calme, assied toi, reprends ton souffle.
Le chevalier posa alors l'objet de forme cubique qu'il avait récupéré dans la crypte des holocrons dans les ruines du temple jedi. C'était l'holocron de maitre Svànsson, un des Jedi qui avait résisté courageusement à l'assaut des troupes d'élite impériale lors de la bataille de Coruscant, cela lui avait couté la vie.
-Ceci est l'holocron d'un maitre jedi de l'ancien empire.
Concentre toi , tu dois le déverrouiller et le laisser le te guider dans la Force.
Froome laissa l'objet entre les mains experte de sa jeune apprentie, les holocrons Jedi pouvaient juger si ceux qui les lisaient étaient capable d'apprendre, de comprendre et de connaitre.
Spoiler : Spoiler
Mon sabre baisse sa garde, conscient qu'il vient de décapiter le dernier ennemi encore en vie. Mais lui-même sait que l'assaut que nous venons de contenir est loin d'être le seul auquel nous serons confrontés. Au loin, dans l'horizon obscur et brumeux de Coruscant raisonne les pas d'une autre formation de Troupes de choc de l'Empire Sith prête à venir abattre sa haine et sa violence sur nous autres, pauvres Gardiens révolus d'une démocratie fracturée.
La tête levée en direction d'un ciel qui veut s'abattre sur nos pauvres personnes, je ferme les yeux, laissant la pluie rafraichir mon front qui vient d'être recouvert par la poussière barbare de la guerre. Durant quelques instants, je parviens à mettre de côté ma crainte et ma peur afin de faire le vide en moi. C'est seulement de cette manière que j'arrive à penser à la vie que je laisse derrière moi en décidant de rester ici auprès des miens, dans notre Sanctuaire millénaire. C'est seulement de cette manière que j'arrive à imaginer la vie que j'aurais pu avoir si j'avais décidé de les suivre, bien des années en arrière, lorsque mon frère nous avait tous alerté du danger que représentait l'Empire pour l'Ordre Jedi. Il était bien difficile, aujourd'hui, d'admettre qu'il avait raison. Et pourtant, c'était le cas.
L'Empire venait de consumer le cœur des Jedi...
Des flashs venaient s'imprimer dans la tête d'Erys, des scènes de combat et de chaos, des soldats en armure qui montaient à l'assaut du temple, six courageux chevaliers qui se postaient à l'entrée sabre en main prêt à en découdre.Spoiler : Spoiler
Nous vivons nos derniers instants de calme et de paix. Peut-être que je devrais en profiter pour sourire, mais je n'y parvins pas. Je vois le regard de Qwy, de Keli, de Touk et de Liah. Je fixe ces regards d'enfants et je me dis qu'ils ne méritent pas ça. Ils ne semblent pas conscients de ce qui va leur arriver. J'aimerais tant leur dire de courir et de partir aussi loin qu'ils peuvent ! J'aimerais tant leur dire de fuir ce lieu qui va très bientôt devenir notre tombeau à tous...
Mais bien qu'ils soient jeunes, ils n'en sont pas moins intelligents. La naïveté dont ils font preuve cache autre chose. Le talentueux Touk, natif de Kashyyyk et neveu d'un certain Shaabal -qui a suivi mon frère- a vu son Maître mourir sous ses yeux et refuse de mourir autre part qu'à ses côtés, c'est à dire ici-même... La Twilek Keli, la plus jeune de ces talentueux Novices n'a comme seule famille ce Temple et ses Jedi... Liah, quant à elle, est restée par affection envers nous autres: bien que les écarts d'âges soient grands, notre vécu en tant que Jedi nous a rapproché, si bien qu'avant d'être Maître ou apprenti, nous sommes avant tout des amis... Qwy, lui, est finalement resté par grande amitié envers son amie Liah: depuis que je connais ces deux gamins, je ne les ai jamais vu séparé...
Tous ont une raison qui les a poussé à rester ici plutôt qu'à fuir ce lieu devenu hostile. Tous ont fait un choix et tous ont décidé de l'assumer jusqu'aux bouts. Plus personne ne peut revenir en arrière. Nous sommes condamnés, certes, mais nous sommes condamnés ensemble.
Lorsqu'il sait sa mort proche, l'Homme revoit toute sa vie défiler devant ses yeux. Je crois que c'est mon cas, actuellement. Et pourtant, je ne peux m'empêcher d'imaginer la vie que j'aurais pu avoir si je m'étais enfuis dans la Bordure Extérieure avec les autres. Je ne peux m'empêcher d'imaginer la vie qu'aura mon... fils. Mon petit qui n'a que quelques mois et qui vit avec sa mère dans une contrée lointaine de Naboo. Ma vie de Jedi m'a contraint à les abandonner. Et maintenant que j'y repense, c'est peut-être le plus grand regret que j'ai. Ne pas voir mon fils grandir me torture de l'intérieur. Tout comme le fait de ne pas pouvoir adresser un dernier tendre baiser à ma chère femme me tue. Savent-ils ce qu'il m'arrive? Le sauront-ils un jour?
Est-ce que mon fils saura que son père est mort pour défendre ses principes les plus chers? Saura t-il que son père a rendu l'âme en s'opposant au Mal qui assombrit la Galaxie entière? ...
Les six défenseurs étaient finalement tombés devant la marée humaine impériale, alors qu'une bataille spatiale avait lieu en orbite, des cannonières déversaient encore et encore des soldats en armures blanches, leur officiers aboyaient des ordres et les blasters se mirent en branle.
La bataille avait lieu maintenant à l'intérieur du temple quelques chevaliers essayaient de retarder l'inévitable, mais l'ennemi était trop nombreux, des vagues entières de troopers semblaient se déverser dans le hall d'entrée.
Spoiler : Spoiler
Je souhaite tellement redonner de la force à cette famille qui attend comme moi la venue de la Mort. Mais je n'y arrive pas. Moi-même abattu par le sort qui nous est réservé, je préfère rester dans mon coin et... penser. Penser à toutes sortes de choses.
L'image de mon seul fils -la seule que j'ai de lui- me revint. C'était lors de sa naissance, la dernière fois que je m'étais arrêté sur Naboo durant un long séjour. Cette pensée me redonne de la joie. Je me fais à l'idée que mon nom ne mourra pas avec moi dans la Force et cela me rassure. Mais est-ce le cas de toutes ces personnes autour de moi...? Je l'ignore et, honnêtement, je ne le pense pas. Beaucoup d'entre-nous n'ont plus de famille si ce n'est nous, et c'est là la principale raison qui les a poussé à rester ici...
C'est alors que me vint une pensée étonnante. Celle de mon frère. Un frère que je n'aurais jamais pu vraiment considérer comme tel. Bien que nos opinions ont toujours été totalement opposées -ce qui a provoqué de vives tensions entre-nous- je ne peux m'empêcher d'éprouver de la fierté pour un homme qui a affronté le Conseil et qui a décidé d'agir sans son consentement. Je regrette aujourd'hui de ne pas l'avoir écouté et de ne pas l'avoir suivi. Il avait raison, j'avais tord. Mais ce qui est fait est fait.
Si seulement je pouvais le lui dire. Maintenant. Avant de partir à jamais.*
Soudain, ce fut Erys qui se trouva seule dans le hall du temple, face à une dizaine de troopers en armure blanche armés de fusil blaster qui se déployaient autour des statues des maitres d'antan: maitre Sephiroth tenant un sabre laser, maitre Fran Triffer serrant une double lame.
Les traits de laser se dirigeaient sur la jeune femme comme au ralenti, elle était seule mais pas forcément désarmée même si ses deux pistolets blasters ne pendaient pas à sa ceinture.
Maintenant c'était à son tour d'affronter les soldats du Sith'ari ici et maintenant...Spoiler : Spoiler
Spoiler : HRP
-Première étape: déverrouiller l'holocron à l'aide de la force en mode "casse tête", deuxième étape: ressentir les derniers instants des Jedi
et troisème étape: combattre l'illusion des troopers durant la bataille du temple;
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Post n°25
Auteur : Erys TalmarkJe pose les mains sur mes genoux quand Froome me parle de maîtrise, de puissance… Pour l’heure, la seule chose que j’essaie de maîtriser, c’est mon souffle. Je pensais qu’il serait fier de moi, cet empaffé, d’avoir triomphé de ses gros nazes, puis d’avoir relevé son défi, mais rien. Rien ne transparaît sur son visage de puceau, il a toujours l’air de penser au coup suivant, à sa torture qui suivra… Mais cette fois, pas de torture. Au contraire, il a presque même l’air… compatissant, ou bienveillant, je ne saurais pas dire. A ses mots, je viens m’asseoir en face de lui, imitant sa position et sa gestuelle presque naturellement, sans le lâcher du regard. Que je le veuille ou non, ce type aux airs pédants est celui qui m’a tendu la main alors que j’aurais du finir en carbonite. Je le laisse parler sans rien dire lorsqu’il parle d’holocron, de Force, qu’il pose l’objet cubique entre nous.
Cette fois, mon regard quitte celui de Froome et se pose sur ce cube étrange. Je ne ressens rien avec lui à côté, est-ce normal ? Ou bien est-ce parce que mon corps se concentre pour se calmer ? Mes muscles cessent enfin de trembler sous l’effet de l’adrénaline, mon coeur arrête de tambouriner dans ma poitrine et mes tempes, mon ventre se dénoue de la peur de la punition, et finalement, c’est ma respiration qui redevient lente et calme, comme elle aurait toujours dû l’être. Moi qui aspirait à plus de contrôle, je n’ai pas eu le choix que de laisser éclater une colère dont je ne me doutais même pas qu’elle m’habitait… Enfin si, mais pas aussi… intense. Pas aussi vectrice de puissance. Et maintenant que je découvre ce que je peux faire, voilà que je dois faire tout l’inverse.
Je défais les gantelets de mon armure avec précaution pour les garder près de moi et pouvoir sentir l’holocron sous mes doigts, directement sous ma peau. Avec une infinie précaution, je le ramasse, à deux mains malgré sa légèreté, pour le porter à mes yeux. Il est évident que je n’ai aucune idée de ce que je suis sensée faire pour l’ouvrir, ni même le début du commencement de l’esquisse d’une hypothèse. Pourtant, mon attention est focalisée sur lui, et j’en oublierait presque Froome, le droïde détruit, et tout le reste, tant je me questionne sur cette relique. J’ai beau essayer d’étendre ma conscience, d’essayer de puiser au fond de moi, il reste inerte, bêtement.
En inspirant un grand coup, je ferme les yeux, encore, comme si le fait de ne pas le voir me permettait de mieux comprendre. Je commence à faire arpenter mes doigts sur la surface du cube. Celui-ci, qui semblait si lisse, est en fait composé de multiples aspérités, altérations et formes que je n’arrive pas à distinguer ainsi, et qui étaient invisibles à l’oeil nu. En parcourant sa surface, encore et encore, je persiste à m’acharner à essayer de trouver un mot, un sens, un entrelac spécifique… Pourquoi n’y a-t-il pas simplement un gros bouton rouge pour l’ouvrir, ce serait plus simple ? Non, à la place, un esprit tordu s’est dit qu’il fallait dessiner des formes géométriques qu’on ne pouvait que ressentir et pas voir sauf avec une loupe ? Quel genre de grand taré fait ça ?
De toute façon, ce n’est manifestement pas en le touchant que je vais réussir à ouvrir cette merde… Je commence à le faire léviter au dessus de ma paume, bringuebalant d’abord puis stable, mais toujours inerte. Alors je commence à le faire tourner sur lui-même, puis autour de moi, de plus en plus vite, j’enrage, je peste, je ne comprends pas ! Alors que le cube tourne autour de moi, je fais un geste vif de la main pour essayer de l’exploser contre un mur…
Laisse-moi faire…
Le cube s’arrête à à peine quelques centimètres du mur, alors que je le retiens par la Force. On dira ce qu’on veut, mais je progresse ! Avec un grand sourire, je le ramène doucement vers moi. Froome m’a donné toutes les informations qu’il fallait. De la concentration, du calme et de la Force. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me semble tellement évident… L’artefact finit par tomber entre mes jambes croisées, et à peine ai-je posé la main dessus réellement que la solution me vient. D’une main, je parcours la surface de l’holocron, de l’autre, je reproduis les formes en l’air, comme guidée par la Force. Quand j’entends un petit « clic », je ne peux pas m’empêcher de rire, alors que je continue, encore, suivant les arcs de cercle et les droites pour ouvrir petit à petit l’holocron. Mais mon rire s’arrêta aussi sec.
Je porte les mains à mes tempes alors que des visions s’imposent dès l’artefact ouvert, je ne comprends pas, pourquoi ? Qui est ce type ? Pourquoi Coruscant ? Je suis… au Temple Jedi ? Comemnt je sais ça alors que je ne l’ai jamais vu ? J’ai l’impression d’être cet homme, d’avoir moi même décapité cet ennemi… Autour de moi, cinq autres Chevaliers… Je crois ? Des Jedi ? Qui se battent pour leur Sanctuaire ? Les autres sont jeunes, si jeunes, alors que moi, je ressens le poids des années même sur ma main qui tient ce sabre… Mes doigts qui sont fébriles, agités de tremblements. Je reconnais la fatigue du combat et l’excitation qui en a découlé.
J’entends des cris qui ne sont pas réels, des pleurs qui n’en sont pas, des combats qui n’existent plus que dans le Temps, tout cela ne devrait pas avoir d’importance, alors pourquoi suis-je à ce point affectée ? J’ai vu cette enfant mourir sur Tatooine et ça ne m’a pas choquée à ce point, uniquement mise suffisamment en colère pour me rebeller contre mon sort qui m’était promis… Et là, maintenant que je vois ce nouveau spectacle de mort, de désolation, tout ce que je peux sentir, c’est une tristesse insondable qui me donne envie de simplement tomber à genoux, et d’abandonner, tout abandonner...
Tout s’accélère, puis s’arrête, puis recommence, puis… Le rythme est presque insoutenable alors que je perds pied dans la réalité, emportée par la puissance de cet holocron qui n’a pas l’air décidé à me lâcher. Mes dernières sensations du monde extérieur sont les larmes qui coulent abondamment sur les joues face à l’injustice de ce que je revis, et mon corps qui bascule en avant, terrassé à la fois par la fatigue et l’effort. Mais mon esprit, lui, reste vif, et je sens à mes côtés, au plus profond de mon âme, que je ne suis pas seule et que l’autre est là, avec moi, et me prête un peu de sa volonté. C’est indescriptible, comme si je pouvais tout voir à travers deux niveaux de lecture… Sauf que je me suis probablement explosé le front devant Froome.
Est-ce que ça a une importance ? Je ne sais pas. Devant moi, il n’y a que des troopers aux armures que je ne peux pas reconnaître, tous décidés à me descendre, d’ailleurs, leurs lasers sont déjà presque sur moi. Je peux déjà sentir que je n’ai pas mes armes à la ceinture… Et en même temps, suis-je moi-même, à cet instant, ou bien ne suis-je qu’une vision ? Je n’en sais rien. Je regarde mes mains nues, je sens que mon armure pèse sur mes épaules, ça me rappelle encore Tatooine. Et également Ryloth, alors que Lekkus me collait au derrière. Dans ma détresse, je peux à nouveau entendre les bruits de combats inégaux au loin qui finissent de vider le Temple de ses occupants. Tout du moins je le suppose. Par réflexe, je plonge au sol.
Au moment où je m’exécute, c’est comme si tout redevenait normal, comme si mon cerveau fonctionnait enfin normalement. Les lasers reprennent leur vélocité naturelle… et moi aussi. Au pied de la statue d’un type sans doute illustre, je n’ai pas le choix que d’en frapper ses jambes. En libérant toute ma force, toute la Force que j’ai en moi, accumulée par tant de rage et de colère, je peux faire s’effondrer l’absurdité géolithique sur mes ennemis inconnus, me protégeant par la même occasion de leur seconde salve. Si un laser me roussit la pointe des cheveux, c’est tout ce que je subis, et je m’en sors bien. La poussière se soulève, le fracas est brutal et bruyant et j’essaye d’en profiter. En ressemblant mes forces, je parviens à faire léviter quelques fragments de la dite statue, puis à les expédier à l’aveugle dans le nuage de fumée, faisant résonner des armures dans des « bonk » satisfaisants mais sans doute pas suffisants…
Qui aurait cru ça… La petite qui parvient à ouvrir l’holocron et fait cause commune avec la grande dans cette vision de la Force. A un détail près. Et ce détail près… C’est moi… L’autre idiot à l’extérieur n’a pas fini de se questionner sur ce qu’il se passe, et moi, j’ai tout intérêt à ralentir la jolie Erys dans son apprentissage. Elle a bien commencé, mais je vais finir. La cohue provoquée par l’effondrement de la première statue me donne largement le tempe de tendre la main vers la seconde et je la fais s’effondrer à son tour avec un joli sourire…
Au moment où j’aurais pu jouer de mon avantage, la statue à côté de moi s’effondre à son tour. Je me protège d’un bras, tousse et crache, les lasers continuent de voler à l’aveugle et moi, je suis derrière mon couvert, sans comprendre ce que je peux faire, toujours désarmée. Je me risque à jeter un coup d’oeil en arrière, mais rien dans mon champ de vision. Nouvelle salve qui m’oblige à me terrer dans mon abri.
-Dans mon souvenir, tu étais plus douée que ça...
-C’est pas le moment, Lekkus !
-Oh ça va… Je suis juste venue t’aider moi !
-Quoi, comment ça ?
-T’as l’air d’avoir besoin d’aide. Donc je viens t’aider.
Je tourne la tête. Juste à côté de moi, souriante, je revois Nymeia, la Twi’lek avec qui j’ai sympathisé. Qu’est ce qu’elle fiche ici, pourquoi maintenant et… Et puis merde, avec les questions. Je hoche la tête vers elle, sans doute a-t-elle une bonne raison, mais moi, j’ai un combat à finir.
-Tu me couvres ?
-Avec plaisir.
Alors qu’elle envoie un tir de couverture, je bondis hors de l’abri, j’appelle la Force à moi, espérant atteindre ou apercevoir quelque chose. J’atterris devant un trooper et le frappe en utilisant la même méthode que contre le droïde, l’expédiant en arrière, la tête dans un angle étrange. Je parviens à rassembler mes forces et à faire de même avec le second, le compressant et le brisant grâce à ce pouvoir, mais je sens que mes forces déclinent. C’est peut-être ça le défi… Alors vient mon salut. Dans les échanges de lasers, je distingue par terre un sabre-laser. Tant pis pour son propriétaire : je me jette au sol pour l’attraper et les consignes de Froome me viennent en tête pour le manier. Instinctivement, je parviens à renvoyer des tirs qui me sont dédiés, l’un d’eux vient même abattre son origine, alors que Lekkus, derrière moi, en abat deux de plus.
Les cinq derniers se regroupent en escouade, parfait. Je veux me montrer digne de cette arme. Sabre au clair, je leur fonce dessus. Je vois, je sens, je SAIS que j’inspire la peur pour eux et je hurle de toute mes forces en taillant l’air, en oubliant tout le reste pour détruire ces fumiers, ces enfoirés qui sont en train de mettre le Temple à sac, et à nouveau je sens les larmes monter et m’aveugler. Tout cela ne dure que quelques secondes et je tombe à terre en même temps que le sabre-laser qui de toute façon ne m’appartenait pas. Au loin, renversée, j’aperçois la Twi’Lek qui s’efface, comme toute la scène.
Et un instant… Je me demande ce qu’elle fait là. -
Post n°26
Auteur : Super PNJAprès un court moment d'hésitation Erys s'empare à mains nues de l'holocron de maitre Svànsson, avant de le faire léviter. La jeune femme l'observe, le pèse, le jauge n'arrivant pas manifestement à l'ouvrir dans la Force. Le naturel revient soudain au galop et de frustration elle tente de l'exploser contre le mur, Froome fonce un sourcil alors qu'il s'apprêtait à intervenir, le cube s'arrete à quelques centimètres avant de revenir à la rebelle, elle se calme, inspire expire et finit par découvrir les secrets qu'il contient.
La vie, la mort ,bref l'histoire de ce grand maitre qui s'est sacrifié pour protéger le Temple Jedi.
Elle se retrouve soudain à sa place dans le grand hall, faisant face aux sbires du Sith'ari, d'abord désarmée avant d'utiliser son environnement pour se protéger, Froome la suit dans la Force, il ne comprend pas l'intervention de la Twil'eck, elle ne peut pas faire partie des souvenirs de Svànsson, elle n'était qu'une enfant à l'époque.
Le mentor est troublé, comment est ce possible?, Erys ne peut pourtant manipuler le passé, un point qu'il faudra analyser et comprendre.
La jeune femme et son alliée surprise, font front commun contre les troopers, finalement, elle ramasse le sabre qui se trouvait dans la main de la statue représentant maitre Sephiroth , elle l'allume , illiminant le hall à nouveau et fait face à ses ennemis.
Erys triomphe de ses ennemis immédiat mais déja derrière, d'autres entrent dans le temple, la situation est perdue, elle le sait maitre Svànsson le sait aussi:Spoiler : Spoiler
Nous voilà arrivés au bout du chemin. La fin est proche. Les troupes de choc de l'Empire sont sur le point de nous exterminer. Je n'ai désormais qu'un vœu: que notre sacrifice ait un sens. Ne mourrons pas en vain. Que notre mort ait un écho dans tout la Galaxie. Que la Force soit avec toi, toi qui lira ces mots. Que la Force soit avec toi afin que tu puisses transmettre nos souvenirs et notre nom à la Galaxie. Adieu.
Petit à petit, Erys revient à la réalité, il lui faut quelques minutes pour comprendre que la scène du temple n'était qu'une illusion, une réminiscence du passé, la fin de l'Ordre Jedi telle que l'ancienne République le connaissait, aujourd'hui, les membres de l'Ordre se cachent ici ou la, les Renseignements à ce sujet sont confus même s'ils ont réapparu récemment aux cotés de la République pour affronter le destroyer obscur, ils sont depuis repartis dans l'ombre.
Froome laisse quelques minutes à la jeune femme pour se remettre de ses émotions, après tout elle venait d'assister à la mort de Jedi d'exception, les derniers défenseurs du temple.
-Il faut laisser le passé, au passé...reviens vers nous, reviens au présent...
Petit à petit la jeune femme reprend pied dans la réalité, laissant derrière un grand nombre de questions.
-On ne peut modifier ce qui a été...
Mais nous pouvons travailler à améliorer le futur, tel est le devoir de la Garde.
Maintenir l'ordre et la paix au sein de la République Fédérale.
Le chevalier se leva, satisfait de l'entretien, il en avait fini avec la formation d'Erys, celle ci était prête et armée pour relever de nouveaux défis, il en était persuadé.
-Tu dois avancer seule à présent sur ton chemin... Enfin pas tout à fait seule...
Froome claqua des doigts et le droid ouvrier BLX revint dans la salle, il avait été réparé et portait toujours son casque rouge cabossé. Si son aspect extérieur était effroyable car il portait toujours quelques stigmate de son implosion, il avait été modifié par les mécanicien du Quartier Maitre, grâce à des senseurs relié à son cablage interne, il était devenu une unité mobile de senseur longue portée, les mécanos avaient également retirer son compartiment de stockage pour en faire un générateur portable capable de recharger des cellules d'énergie d'armes ou un véhicule.
-Viens ici 'Redcask', je crois que tu as un cadeau pour ta nouvelle propriétaire...
Le machine de la Serv O droid avait un nouveau nom de baptême qui lui allait comme un gant, il avança d'un pas assuré vers Erys en grinçant quelque peu et tendit sa main, il tenait un sabre laser. La jeune femme ne semblait pas comprendre , mais durant l'illusion elle avait fait le choix des armes.
-Mais il te manque un élément essentiel pour le faire fonctionner... un cristal bondar!
Tu vas te rendre sur Alderaan, le garde Twolight t'y attends...il t'aidera peut être à en trouver un ou peut être pas...
Jack avait accompagné le garde Kanos pour sa formation et l'échec du jeune homme lui pesait il s'était juré de ne plus servir de mentor, mais parfois la Garde faisait appel à lui pour rappeler à l'ordre des recrues ou parfaire leur technique au sabre laser, Twolight était un des meilleur bretteur de l'unité, un des rares à utiliser deux sabres laser.
-Une fois ton arme complète, reviens au Quartier Général , on t'affectera une nouvelle mission, si tel est ton destin.
A bientôt Erys, prends soin de toi...
En temps normal Froome aurait terminé l'entretien par le démodé, 'que la Force soit avec toi' mais quand il s'agissait de la jeune femme , il valait mieux terminer par un ultime conseil, même si l'holocron de maitre Svànsson l'avait apaisé quelque peu, la colère continuait à couver en elle pour une raison encore inexpliquée.
Spoiler : Spoiler
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Post n°27
Auteur : Erys TalmarkQuand ma vision se brouille, je dois reconnaître que heureusement, la voix de Froome m’offre un appui sur lequel je peux me reposer. C’est comme si une folie douce s’emparait de moi à cet instant, puisque les visions sont de plus en plus rapides, de plus en plus concises et fiévreuses, mais il est là, et comme si il était le harpon et moi la proie, il me ramène à la réalité avec une douceur toute relative qui m’oblige à prendre du temps, beaucoup de temps, pour me remettre de mes émotions. Ce que j’ai vu… La chute de l’Ancien Ordre Jedi. La mort de ce Maître qui semblait si courageux. La prise de Coruscant… J’ai beau me demander ce que tout ça a à voir avec moi, ou la Garde, je ne parviens pas à mettre le doigt dessus. De ce que j’ai compris sur Tatooine, nous sommes loin d’être les idéalistes épris de paix et de justice que sont les Jedi. Non. Nous sommes une unité d’élite, spéciale, qui traite les cas les plus délicats, à la frange du régime. C’est ainsi que je vois les choses. Mais à nouveau, Froome m’interrompt dans ma réflexion.
Maintenir l’ordre et la paix… Au prix de nos vies, comme les Jedi ? Les héros finissent toujours par devenir les méchants ou par périr, je veux vivre… La Garde m’a permis d’échapper à la carbonite mais c’est le seul avenir qu’on m’offre ? Je suis désorientée, je crois, j’ai la tête qui tourne… Je réfléchirai à tout ça, après. Si j’ai le temps, parce que Froome, lui, n’en a pas. Je me redresse en même temps que lui, chancelante et suit son regard vers le BLX que j’ai démoli quelques dizaines de minutes avant. Ou quelques heures. Ou jours. Même ça, je n’en sais plus rien. En tout cas, le tas de boulons a tout sauf fière allure, cabossé comme il est, le casque enfoncé sur la tête qui n’améliore pas son air benêt ni ses capacités. Tout au plus ça le distingue des autres, et mon mentor ne s’y trompe pas… Redcask. Toi, t’as l’air aussi con que moche…
Sauf que rien ne se passe comme prévu. Déjà, il semblerait que je sois la nouvelle propriétaire de cet amas de métal informe, mais en plus il me tend… un sabre-laser ? Pourquoi ? N’avait-il pas dit qu’il fallait en être digne ? S’en montrer… fier ? Je le reçois entre mes mains en coupe, sans vraiment comprendre les implications du geste de Froome, pourquoi me le donner à cet instant alors que je n’ai rien fait de spécial pendant cet entraînement ? J’imagine qu’il n’est pas de mon avis, puisqu’il renchérit immédiatement alors que je referme la main sur la poignée blanche et nacrée. Évidemment, comme attendu, aucune lame n’en sort et je ne peux pas m’empêcher de le regarder en écoutant à moitié ses explications, fascinée par l’objet autant que par le simple fait… d’avoir quelque chose à moi. Tant de choses ont changé ces derniers temps…
Je finis par hocher timidement de la tête à Froome. Je n’ai pas l’assurance de l’autre, j’ai les larmes aux yeux rien qu’à l’entendre me dire tout ça. Je ne sais pas si c’est parce qu’il a peur pour moi ou si il est comme ça avec tout le monde… Mais son comportement a bien changé, lui aussi… En même temps, quand c’est moi et pas l’autre… C’est plus facile, je dirais…
- Je ferai comme vous me le demandez. Vous serez fier de moi !
C’est avec mon enthousiasme naturel que je retrouve enfin que je lui réponds. Je sens que l’entraînement est fini, que je vais avoir droit à une douche et à du repos, au moins une nuit, avant d’encore partir au milieu des étoiles. Et pourtant, je ne suis pas satisfaite, je n’ai pas ce que je veux… Ma liberté. Alors je finis par hocher à nouveau de la tête.
- Je dois visiter le docteur Tra’Leah, puis je partirai. Et je reviendrai avec un cristal Bondar.
J’incline la tête, par réflexe, avant de prendre congé. Mais j’ai quand même la tête qui tourne...
