Arrivée triomphale
-
Post n°1
Auteur : Erys TalmarkJ'ai à peine le temps d'avaler une de ces fichues pilules que je me fais sortir sans réel ménagement du bureau de... de... mince, je m'en rends compte à l'instant mais je ne connais ni son nom, ni son grade, ni sa position. Juste qu'il a un bureau, ça fait maigre. Comme quoi, l'autorité, ça tient à peu de choses, n'est-ce pas ? De toute façon, je n'ai pas le temps de réfléchir. Sans aucune retenue, on me colle à l'arrière d'un speeder avec ordre de ne surtout pas bouger, le tout sous la menace d'un blaster. Comme l'homme du bureau, ceux-là n'ont pas de nom, juste des insignes brillants, des matricules, et deux bonnes têtes de neuneu... Ca me donne envie de les gifler, tiens, leur manière de me regarder avec des yeux bovins. Si je pouvais, je leur ferais mettre les dents sur le trottoir, avant de leur donner un grand coup de pied à l'arrière de la tête. Ce serait original au moins, assez pour en faire une scène iconique d'un holofilm !
Mais je quitte bien vite mes pensées, en même temps que le speeder s'élève. J'essaye de demander notre chemin, mais je récolte tout juste un air menaçant, un ricanement, et une main levée en guise d'avertissement. Bande d'idiots... Ca ne fait que confirmer mon sentiment général sur le monde, ou les mondes : une multitude de planètes, de lunes, et de soleils, mais avec un point commun : ils sont peuplés de crétins. Et manifestement, la République fait partie du lot. Coruscant a très vite cessé de m'impressionner, tout comme le gouvernement fédéral. Malgré la propagande relayée un peu partout (ou plutôt les informations, comme ils appellent ça, mais on me la fait pas à moi !), on s'aperçoit rapidement que tout n'est pas rose. Les bas-fonds de Coruscant sont peuplés de vermines et de rebuts de cette société imparfaite qu'ils s'échinent à préserver, tout cela pour permettre l'opulence des plus aisés.
« La République est le pire système, à l'exception de tous les autres » disait Athéna. J'aurais bien voulu le croire, mais quand on assiste à tout ce qu'on peut voir, comment le croire ? Un système pourri, mais tout comme les autres, dans lequel il faut que je trouve ma place. Je regarde les insignes, à nouveau. Les uniformes. C'est ça, ma place ? Un troufion de plus. Non, certainement pas. Et d'ailleurs, l'homme-au-bureau l'avait dit : j'ai un talent rare. L'anticipation. Sinon, pourquoi il m'aurait laissée courir, ça n'a aucun sens. Non, c'est certain. Si je dois rejoindre l'armée, ce n'est certainement pas pour suivre bêtement des ordres toute ma vie, mais bien pour faire quelque chose de grand. De toute façon, c'est ça ou la carbonite...
Comment pouvait on condamner quelqu'un à la carbonite, d'ailleurs ? C'est dégueulasse, de garder quelqu'un emprisonné, comme ça, sans espoir d'en sortir. Plutôt le tuer, non ? Ca prend moins de place, déjà. Et de ressources. Encore un truc que je ne comprends pas avec la République. Je soupire en calant mon crâne comme je peux sur l'appuie-tête. La République... Un système tentaculaires qui réunissait les mondes... Un idéal où chacun pouvait s'exprimer. Même les plus démunis. C'était pas si con, comme idée, à la base. Juste... dévié de ses bases, comment tu veux t'y retrouver ? Un idéal initial d'égalité, en somme. Je ne suis pas une humaniste, mais ce concept là, je peux le comprendre. Et pas juste parce qu'il me concerne directement. Enfin si, en grande partie. Bon d'accord, complètement. Mais un système qui m'avantage ne peut pas être mauvais, si ?
Je suis tirée de mes rêveries par bourrin numéro 1 qui m'agrippe par l'épaule en me criant dans l'oreille que je suis arrivée à destination. Bourrin numéro 2, lui, ricane de nouveau (ils ne savent faire que ça, eux?). Sortie sans douceur du véhicule, je me retrouve plantée devant un immense campement, ou un baraquement, je ne sais pas, Décoré aux armes et aux couleurs de la République, gardé par d'autres exemplaires de mes garde-chiourmes, la taille m'impressionnerait si je venais de poser le pied sur la planète. Mais comme ce n'est pas le cas... Bon, c'est tout de même imposant, on va pas se le cacher. Il doit y avoir des milliers de soldats là-dedans... Ou des recrues toutes fraîches, comme moi. Poussée à l'intérieur par mes deux nouveaux amis, je me retrouve rapidement embarquée pour un contrôle d'identité, puis un bilan médical. Je viens d'en faire un ? Ils s'en fichent. Je leur montre le contrat que j'ai signé, les pilules fournies par un médecin républicain. Ils examinent mon corps sous toutes les coutures, sans aucune pudeur, notant les traces de sévices. Une fois de plus.
Une fois les formalités administratives accomplies, je me retrouve enfin délestée de mes parasites, et conduite à travers les différents couloirs avec quelques affaires sous le bras. On m'indique une porte qui ressemble à toutes les autres, qui donne sur une chambre qui ressemble à toutes les autres. Quatre casiers, quatre lits, superposés deux à deux. Tout ce qu'il y a de plus impersonnel. Il semblerait que je doive partager ma chambre, en plus... Le cliché complet de la vie militaire, telle que j'ai pu la voir des des holofilms, avant. On uniformise tout ce qu'on peut, de manière à ce que personne ne soit laissé derrière, et on fait en sorte qu'il n'y ait pas de privilèges. J'espère juste que la suite ne sera pas comme dans ce classique, où l'une des recrues devient complètement folle et finit par abattre son sergent instructeur. Mais je n'ai pas le temps de m'appesantir sur le sujet : on me presse de revêtir l'uniforme de recrue, puis on me conduit de nouveau au milieu du dédale.
Je n'ai même pas le temps de chercher à me repérer, que je me retrouve lâchée au milieu d'une cour, avec un groupe d'autres personnes. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'ils ont tous l'air aussi perdus que moi. Ce qu'il y a de moins bien, c'est qu'il y a d'autres personnes. Je jette un regard sur chacun d'eux, et eux font pareil. La plupart semble se demander ce qu'ils font là, et je suppose qu'ils ont eu un parcours chaotique, comme moi. Il y en a juste un, un grand Humain roux, avec les tâches de rousseur qui vont bien, qui a l'air de se tenir à peu près droit et de ne pas ressembler à une souris dans un réacteur. Je me rapproche tranquillement, mais je n'ai pas le temps de faire plus qu'un mastodonte en uniforme, du genre qui ferait exploser sa chemise juste en contractant les pectoraux, commence à hurler :
-SALUT LES BLEUSAILLES ! Moi, je suis le Sergent Namtrah, et probablement un de vos instructeurs à venir. Et vous, vous êtes rien du tout. Pour le moment, ici, vous avez juste le droit de vous taire, mais ça va changer ! Vous avez pris le meilleur engagement qui soit en signant ce foutu papier, et vous le comprendrez mieux une fois que vous aurez fini votre formation ! Et votre formation, elle va commencer tout de suite. Vous deux, là, montrez moi comment vous vous battez, que je vous explique ensuite que vous faites n'importe quoi !
Evidemment. Il fallait que ça tombe sur moi et sur le beau roux... Bon en même temps, quel intérêt de vous parler de lui si il n'intervient pas plus tard, me direz vous. Enfin, soit. Je m'avance en même temps que lui devant le Sergent, puis je regarde l'autre. Pas trop mal bâti, oui, et l'air sympathique. Il s'avance d'un pas, je lui souris, il a l'air d'hésiter... Et puis il se tord de douleur quand la pointe de mon pied rencontre ses attributs masculins, tombant à genoux. Il n'a même pas le temps de dire ouf que je serre le poing droit et lui envoie un crochet avec toute ma force dans la tempe.
Le sergent me regarde, je regarde le sergent, il regarde le beau roux, moi aussi. Je crois que je vais bien aimer la République, en fait. -
Post n°2
Auteur : Super PNJBatterie de Défense et d'InstructionLe sergent se grattait la tête, il fallait transformer ce tas de larves devant lui en fier soldat de la République, tu parles d'une mission impossible. Et qui c'est qui se retrouvait encore avec les fortes têtes ou autres repris de justice à former? c'était bibi!
Après la crise d'Onderon, il avait fallu reformer des unités entières, les palais de justice avait alors proposé un accord avec le condamné, la prison ou la grande armée, c'était comme la sempiternelle question: la mort ou chéché? la mort... mais chéché d'abord!
C'était ou dix ans de prison ou cinq ans comme trooper Républicain tu parles d'un choix.
Engagez vous, rengagez vous qu'il disait! Namtra regrettait amèrement d'avoir rempilé pour dix ans après la bataille de la Forge Stellaire, il aurait du faire comme ses potes de promo, quitter l'armée, profiter de sa petite pension de sous officier et se trouver une petite maisonnette sur un astre paumé de la bordure extérieure pour y couler des jours heureux.
Mais non , avec l'arrivée de la République Fédérale, il y avait cru, et c'est enthousiaste qu'il avait signer son réengagement, il aurait du se douter à voir la tête hilare du recruteur qu'il s'était fait entuber! mais tant pis , ces recrues allaient en chi*r comme lui avait souffert sur Kamino sous les ordres du capitaine Syll, son formateur de l'époque, célèbre dans toute la grande armée à cause de ses méthodes expéditives.
Le sergent revint au moment présent, oubliant la planète bleue et tous ces humanoides à long cou hypocrites et prétentieux. Il avait demandé à deux de ses recrues prises au hasard, ayant l'air aussi bête l'une que l'autre de proposer une petite mise en bouche avec un combat à mains nues , mais le prétendu combat n'avait pas fait long feu, un coup de pied bien placé et un crochet au menton avait envoyé le rouquin au tapis.
Nam' gueula aussi fort que sa cage thoracique le permettait.
-BRANCARDIERS! virez moi ce looser de mon terrain d’entrainement!
Pour le rouquemoute rien de bien grave, un peu de glace en haut et en bas, un petit cachet d'aspirine et il reviendrait continuer sa formation.
Deux individus en blouse blanche vinrent charger le blessé sur une plate forme anti-G et filèrent en direction de l'infirmerie, le brancardier de tête se retourna avec un regard triste pour ces recrues, ils ne savaient pas dans quoi ils s'étaient embarqués. Le sergent s'adressa à la jeune fille tout comme au reste du groupe.
-Expéditif! mais ça manquait de classe...
Première leçon les enfants: le style on s'en fout,ce qu'il faut c'est être simple et efficace.
La mort n'a pas de style quand c'est votre heure, faut y aller !
Et en parlant d'y aller, va avoir du sport!
*Mais moi j'reste tranquille.*
Et rien que tel qu'un parcours du combattant pour mettre des recrues en forme, et surtout pour détecter les leaders et les trainards, séparer le bon grain de l'ivraie en quelque sorte.
Au programme du jour, un petit pas de course sur 500m avec un léger dénivelé, une haie d'1m50 suivi du traditionnel mur de deux mètres de haut, pour se hisser à la force des bras, suivi d'un petit bain de boue avant de ramper sous les barbelés, c'est bon pour la peau y parait.
Ensuite on entre dans le bois dur comme dirait ce bon vieux Syll, une petite tourelle de tir , réglé malheureusement sur paralysant à cause de ses chochottes de bureaucrates avec abri obligatoire dans les trous d'obus.
-J'ai oublié de vous dire, les derniers auront un tour de garde cette nuit et le premier une récompense!
C'est comme ça qu'on motivait les troupes au centre de tri sélectif comme mon surnommait la Batterie de Défense et d'Instruction et c'est surtout un bon moyen pour créer une tension au sein de groupe ça va jouer des coudes la dedans, croche pied et autre coups bas seront de mise
La vingtaine de recrue se tenait déjà sur la ligne de départ des regards noirs s'échangeaient de part et d'autres, c'est si beau l'émulation.
-Allez Go!
Les recrues s'élancèrent toutes en même temps quelques unes se retrouvant déjà au sol, sans doute à cause de la gravité ou alors certainement poussées par leur propres camarades.
Alors qu'ils attaquaient la légère courbe , un officier en armure vint se poster à coté du sergent.
-Alors c'est un bon cru?
Nam' se tourna vers son interlocuteur qu'il n'avait même pas senti arriver, puis il cracha par terre alors qu'une autre recrue faisait un rouler bouler.
-Tu parles que du second choix!
tout juste bon à être de la chair à canon pour l’infanterie mobile!
-J'parie que la brunette sortira du lot.
L'instructeur observa la recrue que le lieutenant F pointait du doigt , c'était celle qui s'était illustrée lors du semblant de combat. C'était de l'argent facile il y connaissait rien celui la.
-Qui ça? casse noisette?? tu parles!
J'mise 100 creds sur le tatoué!!
Le tatoué était un Zabrak cornu à peau rouge avec des tatouages tribaux qui descendaient des épaules jusqu'au poignet, et a coup sur, au vu son faciès et son look il avait négocié vingt ans de cabane contre dix ans de contrat militaire mais après tout pour être soldat fallait pas être un enfant de cœur.
Les premiers arrivaient déjà au niveau de la haie, les choses sérieuses allaient commencer..."Marche ou crève!"
Spoiler : Spoiler
By
-
Post n°3
Auteur : Erys TalmarkC'était vraiment un jour à ne pas sortir du lit... Non mais vraiment ! D'abord on me demande taper sur un type que je ne connais pas (bon, en fait, ça va, mais dans le principe ?) et ensuite, on m'envoie courir avec d'autres andouilles toutes aussi motivées à l'idée de se faire du mal. Et tout ça en profitant allègrement de la voix braillarde de l'autre Sergent qui avait l'air d'être sorti tout droit de l'imgination d'un gosse. Mon nouvel ami le roux était couché en chien de fusil alors qu'on l'emmenait, mais je n'ai même pas le temps d'en profiter que l'autre grande saucisse recommence à fulminer.
Je passe sur toutes les considérations qui me viennent en tête parce que vous seriez encore là demain. Ca vous fait rire, ces bêtises, je le vois bien, du coup, je les garde pour moi. Enfin... Toujours est-il que je n'ai pas trop envie de plaisanter face à face avec Namtrah, du coup, je vais sagement me positionner derrière la ligne avec les autres, un poil en retrait. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens mal l'idée de se précipiter la bave aux lèvres (et c'est pas une expression. Le Zabrak qui a l'air de vouloir tuer tout le monde est littéralement en train d'écumer) pour être dans les premières positions. Et puis, on voit mieux de derrière, surtout les potentiels arrière-trains qui... Oui bon, je m'égare. Mais en même temps, vous voulez que je fasse quoi d'autre dans cette situation ? De toute façon, à peine le "Go" donné, tous s'élancent comme des furies... Enfin, sauf celui que j'ai UN PEU retenu en lui faisant un croche-pied, et dont les dents rencontrent le sol. Le nez aussi. Tiens, d'ailleurs il y en a une paire d'autres qui suivent son exemple. Ah ben oui, il s'est accroché à eux... Bon, je les laisse à leur dispute, ça me concerne pas, ils sont déjà en train de se crier dessus, et je m'élance tranquillement.
Au milieu de tout ces grands malades, ça ne vaut pas le coup d'essayer de m'imposer. Y'en a même qui pourraient me couper en deux en tirant suffisamment fort sur mes bras et ma tête, alors inutile de chercher à les dépasser. De toute façon, j'en serais incapable. J'ai l'habitude de courir, mais alors eux. Le Zabrak, justement, a une foulée gigantesque, du genre du triple de la mienne. Et c'est pas le seul. Je vois au moins un Twi'Lek et un Humain qui lui tiennent la dragée haute. Sauf que vu les regards qu'ils se lancent, ça pourrait bien ne pas durer. Je jette rapidement un regard au Sergent, il n'est plus seul du coup. Mais son sourire me laisse à penser que tous les coups sont permis. Tant qu'on ne se fait pas prendre, en tout cas. Et ça, ça me plait bien.
Je ne force pas le rythme. Les derniers sont encore loin derrière, et c'est pas là-dessus que je gagnerai quoi que ce soit. Je les vois enjamber cette haie sans problème, comme si c'était un petit caillou, alors que moi, quelques secondes pus tard, je dois déjà y laisser de la force. Heureusement que je ne suis pas lourde, comme celui qui arrive derrière moi et qui doit se hisser... Tiens, c'est rigolo comme méthode, de faire passer son ventre avant le reste. Hu ? Ah oui, la course, tiens, j'avais oublié. A peine la haie passée qu'on se retrouve devant un mur, avec les explications notées dessus :"Uniquement à la force des bras." Ah ben génial. Surtout pour les miens,de bras, qui font à peine le tour d'un pilon de poulet. Rappelez moi pourquoi je me suis engagée ? Ah oui. La carbonite. Du coup, je n'ai pas trop le choix et je me lance à l'assaut du mur. Une fois, deux fois, je finis par retomber... Et l'autre derrière arrive également. Et une idée me traverse l'esprit... C'est le mur qu'il faut passer à la force des bras, alors...
J'attends tranquillement qu'il échoue une première fois (ce qui ne manque pas d'arriver), puis, au moment où il s'apprête à se relancer, je fonce, je saute sur ses épaules alors qu'il est accroupi, puis, de mon perchoir, je saute à nouveau. Le reste n'est qu'une formalité, finalement, merci l'élan, et merci le gros qui a l'air tout hébété de ce qui vient de se passer. Bon, c'est un peu de la triche, mais en même temps, personne ne regardait, vu que le Sergent avait l'air occupé à se moquer des retardataires. Au moins, le plus dur était passé... C'est quoi que je sens à ma cheville ? Eh !
"Lâche-moi !"
J'ai à peine le temps de dire ça que Grosse Baleine (oui, j'ai décidé de son surnom) me tire en arrière, me faisant chuter en bas de ce fichu mur. Oh, alors toi... Il a à peine le temps d'ouvrir la bouche que je lui fais comme au joli roux : un bon vieux coup dans les bijoux de famille. Décidément, c'est fragile, ces petites bêtes-là... Je soupire en regardant le mur. Franchement... Celui qui a eu cette idée est un crétin fini ! Mais je n'ai pas le choix, alors je rassemble mes forces et j'agrippe le haut de cette barricade. Je tire, pousse, je sens que je deviens rouge comme une tomate alors que je gagne centimètre après centimètre. Je parviens à poser un coude... Puis le second... Et c'est avec soulagement que j'arrive enfin à me hisser. Par contre, une seule fois, faut pas me la faire à l'envers...
Je pose les mains sur mes genoux. Je sais pas si c'est les buildings qui retient la chaleur ou juste le soleil qui cogne, mais la vache... Je sens mon coeur battre à tout rompre dans ma poitrine et la sueur perler à grosses gouttes sur mon front. Sauf que je ne suis pas arrivée au bout de mon tourment, encore. J'ai à peine le temps de regarder devant moi, que je vois les grands artistes qui me précèdent en train de patauger dans la boue. Quel bonheur. La boue c'est bon pour les cheveux, non ? Non ? Et zut... Sans attendre de voir si Grosse Baleine parviendra à escalader ce foutu mur, je me jette à la poursuite des autres. Leurs corps de monstres ne parviennent pas à s'extirper correctement de la boue, alors que moi, avec ma légèreté et ma grâce naturelle, c'est à peine si je m'enfonce. Bon, ce n'est pas suffisant pour les rattraper, mais tout de même, j'ai refait une partie de mon retard. Pourtant, ça colle, ça pue, ça sèche, ça durcit... Je fatigue fortement. Mais il reste encore à se farcir ce fichu chemin de barbelés.
Je tombe à plat ventre à la suite des autres, ou plutôt pas trop loin. Je les vois tout juste devant moi quand je relève la tête, mais je finis par ne plus réellement voir quoi que ce soit. J'ai passé trop de temps dans cette cellule, je n'ai pas couru depuis tellement longtemps... Je ne sais plus trop ce que je fais, il y a beaucoup de noir, mais je donne tout, je rampe comme si la mort elle-même me courait derrière. Puis, quand plus rien ne me retient, je me relève et je cours. Sauf que les choses ne pouvaient pas être aussi faciles, bien sûr, jamais ! Les trois de devant semblent zigzaguer, se cacher, alors que moi, je tiens à peine sur mes jambes. Devant nous, une tourelle semble faire feu de manière aléatoire, me frôlant déjà. Je sens le souffle chaud du laser qui frôle ma cuisse. Ils sont complètement tarés là-dedans ! Je me planque, loin des autres, et j'attends un peu. Ils semblent s'être concertés, ou plutôt, le grand Zabrak concerte les autres, vu qu'il pousse les deux autres à foncer, avant de se lancer à leur suite.
Pas le temps de réfléchir. Je me jette à la suite de cette bande d'idiots. La course effrénée me fait mal aux mollets, aux genoux, je n'ai plus l'habitude. Je crois que d'autres tombent. La tourelle a l'air de me laisser un peu tranquille. Je finis par la dépasser. Enfin. Je franchis la ligne. Je crois que d'autres sont arrivés avant. D'autres après. Je me sens mal. Je m'écarte. Et là, je régurgite tout ce que j'ai. -
Post n°4
Auteur : Super PNJLe sergent et son interlocuteur en armure observait la course qui se déroulait devant eux, enfin la course plutôt une foire d'empoigne pour passer en premier devant les obstacles ou pour éviter les tirs de la tourelle d'exercice.
Et comme l 'avait annoncé l'instructeur le tatoué sortait son épingle du jeu en jouant de ses larges épaules pour passer parmi les premiers sauf au moment d'affronter la tourelle de tir, il encourage les autres à avancer et se servant d'eux comme bouclier, il se fraye un passage pour arriver en tête. Et c'est l'air satisfait qu'il regardait les autres arriver après lui. Le second était un Twil'eck, le troisième un humain baraqué, puis la fameuse casse noisette.
Petit à petit la quinzaine de recrues passèrent la ligne d'arrivée, grosse baleine était bon dernier, il serait bon pour un tour de garde avec les quatre crétins qui s'étaient fait allumer par les tirs paralysants.
Nam' se tourna vers l'officier tout sourire.
-Tu me dois 100 creds l'ami!
A contrecœur et jetant un regard noir à Erys, l'officier fouilla les poches de son uniforme pour remettre une datapuce contenant la somme exigée, théâtral Nam' fit semblant de croquer la puce avant de l'enfoncer dans son treillis.
Il devait s'occuper des suites des festivités maintenant. Il grimaça en voyant une recrue vomir son quatre heure.
-Bordel casse noisette, serres les dents, tu dégrades ma salle d'exercice!
L'instructeur désigna ensuite grosse baleine et les quatre autres recrues qui reprenaient à peine leur esprit.
-Les cinq tocards , vous vous présenterez au poste de garde ce soir!
Puis il tapa sur l'épaule musclée et écarlate du Zabrack qui reprenait son souffle comme si de rien n'était.
-Belle bête! te voila bombardé responsable de section !
Bref! refaites vous une beauté et j'veux voir tout le monde sur le stand de tir en tenue d'exercice!
Le sergent détestait voir des soldats dépareillés dans des treillis dégueulasses , le visage maculé de boue, il aimait les boules à zéro , quand c'est coupé net et rasé de près.
L'instructeur était occupé à vérifier les armes sur la pas de tir quand les recrues guidée par la tatoué vinrent s’aligner derrière lui.
Nam' ferma un œil et observa tous les postulants, ce ramassis de bon à rien en soupirant, le rouqemoutte était même de retour.
-Ça sent le cataplasme à plein nez la dedans...
Maintenant on va essayer de vous faire survivre plus de 2 minutes sur le champs de bataille.
On va commencer par le plus amusant: les grenades!
Vous avez plusieurs modèles à votre disposition:
La Grenade Fumigène: pour aveugler l'ennemi. Activation par pression pour une Minuterie (3 secondes) ou impact avec Effet de 30 secondes
La Mine laser à poser pour la destruction des véhicules ou de soldat ça fonctionne avec un laser de détection et elle explose si le laser change de dimension.
Bref ça vous fusille les guibolles et faut une équipe de recherche pour retrouver vos bijoux de famille!
Et enfin ma préférée: la Mine à Plasma; un engin incendiaire avec un Périmètre de 3,30m maxi pour une Vague de chaleur concentrée et mortelle plus efficace qu'un coup de soleils sur Tatooine.
Sinon pour les âmes sensibles voulant seulement paralyser l'ennemi y'a la G-20 Glop grenade avec Pulvérisation de gel par contact à Minuterie explosive (1 à 15 sec) mais la Pulvérisation est hasardeuse (10m) pour 5 minutes de viscosité, puis cassante.
Puis il s'empara d'un blaster et le présenta à toutes les recrues. L'officier assistant toujours silencieusement les bras croisés à la suite de la formation.
-Ça c'est un pistolet blaster DC 15s produit par BlasTech Insdustries , c'est pour le tir à courte portée avec une capacité de 7 coups par seconde avec Cellule énergétique auto-rechargeante.
Ce blaster doit donc être utilisé à une distance proche de la cible pour que celle-ci soit neutralisée mais son manque de précision est compensé par sa légèreté et sa maniabilité.
Après la théorie la pratique.
Chacun face à une cible et vous avez le droit à trois tirs, utilisez les organe de visée!
Les DC 15s étaient alignés derrière des sacs de sable, à une vingtaine de mètres , était posée une cible représentant un droid de combat , on épuisait encore les stock de la guerre de clones.
Nam, avait accroché à sa ceinture des lunettes infra rouge, il laisserait les premiers tirs se passer normalement, pour le troisième essai, il éteindrait la lumière pour voir la réaction de ses tireurs.
Le sergent instructeur allait encore bien s'amuser aujourd'hui..."Marche ou crève!"
Spoiler : Spoiler
By
-
Post n°5
Auteur : Erys TalmarkEvidemment, l'autre était encore en train de hurler... Qu'on me laisse me vider de mes tripes, j'ai plus l'habitude de ce genre d'efforts, surtout lorsqu'il est aussi violent... J'entends vaguement que l'autre andouille de gros Zabrak est bombardé chef de section... Chef de section de branquignoles, ça c'est de l'honneur, il n'y a pas à dire, sur un CV ça en jette, je l'imagine très bien face aux futurs recruteurs : « Oui, j'étais le plus rapide dans un groupe de 12, c'est pas mal quand même, et un Sergent stupide m'a donné des responsabilités alors qu'il est évident que je sais pas faire mes lacets et il est même improbable que je fasse une phrase aussi longue une fois dans ma vie. »
Et à côté de ça, il y a tous les autres, dont Grosse Baleine, qui sont arrivés en derniers, et qui se retrouvent à devoir faire des tours de garde. C'est quoi cette Garde, franchement ? C'est ça, l'élite de la République ? Ben ça fait peur pour la prochaine guerre... Finalement, c'est pas si mal d'être arrivée au milieu. Quand je vois les regards noirs lancés à la grande asperge à cornes (et à la couleur bizarre, une asperge comme ça, je la mange pas, c'est un coup à attraper des maladies inconnues), je me dis qu'il va avoir de sacrés problèmes dans les jours qui suivent. M'étonnerait pas qu'on en retrouve une paire morte...
Mais me voilà à nouveau tirée de mes pensées par le Sergent Gros Balourd. Voilà qu'il nous offrait une pause maintenant. Pause que j'accueille tout de même avec un soulagement certain. Sous la douche brûlante (on ne nous laisse pas franchement le choix en même temps...), je prends le temps de remettre mes quelques idées en place. Non pas que j'aime pas me faire remarquer, mais je me dis que l'idéal serait de ne pas trop en faire tout de même. Le Zabrak et ses copains ont l'air déterminés à montrer qu'ils sont les meilleurs. Alors est ce que ça vaut le coup d'essayer de rivaliser ? En même temps, je n'ai que moyennement envie de récurer les toilettes de la République... Et il n'y aura pas que du physique, surtout que ça m'étonnerait qu'ils nous laissent galérer sans entraînement.
Je me laisse aller. Le temps de capter le regard de cette Twi'Lek qui a l'air de me bouffer du regard. Je la reconnais, c'est celle qui a fini avant-dernière, devant Grosse Baleine. Une de ceux qui vont avoir le droit à un bon tour de garde, ça doit être pour ça qu'elle tire la tronche.
« C'est quoi ton nom ? », qu'elle me demande.
« Erys. » Je réponds, d'un ton égal, même si un peu étouffé par le bruit de l'eau.
« Casse-noisettes, ça te va mieux. C'était pas mal comme technique. »
Je hausse les épaules. C'est pas si compliqué de mettre un homme à terre, ils tiennent tellement à leurs bijoux de famille...
« J't'apprendrais si tu veux. » Je passe à côté en lui disant ça et en lui offrant une petite tape sur l'épaule. On sait jamais. Elle pourrait m'être utile avant de se faire virer, vu qu'ils ont l'air de ne pas trop aimer les mauvais. Et puis, un peu de solidarité féminine. Enfin, à mon avantage, la solidarité, hein. Je finis par quitter les douches sous ses yeux, pour récupérer mon uniforme. Le temps de me poser un instant, avant de repartir vers les salles de tir, là où le Sergent nous attend, rassemblés par le Zabrak qui a l'air fier comme si il avait un bar-tabac... C'est ici que le gradé nous montre tout un attirail de grenades. Ca doit être pratique ça, quand même, surtout caché sous un oreiller. J'aime bien la fumigène, aussi, mais je me demande si c'est plus simple de l'utiliser pour se défendre ou pour attaque.
Mais finalement, ce qui retient le plus mon attention, c'est quand même les blasters. Je passe sur leur présentation, Sergent Neuneu s'en charge très bien. Ca me rappelle certaines nuits sur Chandrila, quand je tirais sur des prédateurs... Au signal du chef, je m'empare d'une des armes, et je vise ma cible. Comme mes comparses, je suis d'abord étonnée de la dite cible, un ancien droïde de combat, mais on se reprend vite. Au commandement, je fais feu. L'arme crépite entre mes mains, elle est plutôt bien équilibrée, pas difficile à manier, légère... Largement suffisant pour moi. Au moment d'appuyer sur la détente, je retiens mon souffle, les deux yeux bien ouverts. Trois tirs. Deux coups au buste, un à la tête. Pas mal. Mais pas le temps de se congratuler que Gros Pépère nous ordonne de nous remettre en position.
Nouvelle salve, deux tirs à la tête, un à l'épaule, je m'améliore ! Ce n'est pas bien gros comme cible, mais le fait qu'elle soit aussi proche et immobile aide quand même sacrément à la visée. Je risque un coup d'oeil autour de moi : le Zabrak a l'air d'avoir envie d'envoyer son blaster directement sur la cible, vu le peu de touches. Le reste de l'équipée a l'air sacrément hétérogène aussi, il y en a, on dirait des Banthas qui ont trouvé un réveil, et d'autres dans mon style, qui agissent naturellement, même si ils ont moins de classe, de sérénité et de talent que moi. C'est le cas de ma nouvelle copine des douches, la Twi'Lek. Elle a tout touché aussi mais ça a l'air moins... assuré. Je me suis peut-être trompée, qui sait ? Mais on ne nous laisse pas le loisir de se congratuler. Le Sergent nous fait remettre en position, ordonne d'ouvrir le feu... Et la lumière s'éteint brusquement !
Bon, ben, tant pis. Je sais où est la cible, je sais à quelle distance, et on me demande de faire feu, alors je m'exécute. Après tout, on m'a bien fait comprendre que je ne devais pas discuter les ordres. Je tire, tire, tire encore, de quoi vider mon chargeur. Bon, il n'y avait qu'une vingtaine de balles à la base, mais tout de même. Et j'y prends un sacré plaisir, à l'idée que quelqu'un de l'autre côté soit ma cible. Je vois des visages familiers défiler, je les vise, les explose, je vois leurs têtes fondre, les membres se disloquer, c'est simple comme bonjour, il suffit d'appuyer, ils tombent, c'est comme à la maison, quand on a eu besoin de se protéger, de se défendre, on appuyait sur la détente, et paf, ils tombaient.
La lumière revient subitement. Mon chargeur est vide. La cible criblée de balles. Et il règne un silence sacrément pesant. -
Post n°6
Auteur : Super PNJDroit comme un i, le sergent observait ses recrues sur le pas de tir, dans une main ses lunette infra rouge, dans l'autre son pistolet blaster. Si jamais un de ces bons à rien déviait le canon dans sa direction sur un prétexte futile comme un incident de tir, il lui tirerait dans le genou sans l'ombre d'une hésitation. Il avait vu des instructeurs à la cool se faire allumer par leur propre recrue mais Nam' n'était pas fait de ce bois la, c'était un dur, un vrai, un tatoué, d'ailleurs il portait toujours fièrement sur son épaule à même la peau l’emblème de son ancien bataillon, le 153eme régiment de Marche.
Mais cette équipe de bras cassé, n'irait jamais dans un tel régiment d'élite c'était certain, peut être à la limite le Zabrak comme simple fantassin et encore, à voir ses résultats sur cible c'était pas très brillant, contrairement à casse noisette qui faisait un vrai carton à sa grande surprise.
Il fit un signe discret à l'opérateur qui éteignit toutes les lumières, il entendit le doux son des jurons et autres cris de surprise et enfin quelques déflagrations, certaines recrues n'avaient pas osé tirer dans l'obscurité.
Les amateurs...
La lumière se ralluma au grand soulagement de certains tireurs seules les cibles de casse noisette et grosse baleine étaient complètement trouées. Mécontent ,il reprit les choses en main.
-Posez vos armes!
Alors les chochottes on a peur du noir?
L'ennemi, lui ne vous fera pas de cadeau!
Il accrocha ses lunettes et rengaina son pistolet blaster pour s'emparer d'une arme lourde à deux mains.
-Ça mes cocos, c'est le fusil DC-15A! le grand frère du pistolet que vous tenez.
Ce fusil est idéal pour les combats à grande échelle, tout comme moi il est long et lourd mais il inflige de plus grands dommages à la cible, ça peut vous bousiller un super droid B2!
Belle bête, c'est pour toi!
Le sergent lança le fusil au Zabrak qui sourit de toutes ses dents en empoignant l'arme, l'opérateur distribua un DC-15A à tous les chefs d'équipe.
-Bien maintenant qu'on est échauffé, on passe aux choses sérieuses: une simulation en équipe: Toi , toi et toi...et mettez tous vos blasters sur paralysant.
L'instructeur après avoir vérifié le réglage des armes, désigna alors le Zabrack, Erys, la baleine, le rouquemoutte, un humain au nez cassé et la Twil'eck , ce serait la première équipe à entrer dans la salle de simulation.
Ensuite d'autres groupes de six recrues tenteraient leur chance ils seraient suivis sur les écrans par le sergent, l'officier en armure bleue et des analystes.
Le briefing s'afficha alors sur l'écran devant la porte.
Lieu: Ryloth: jardin des pierres Flottantes
Un gouverneur local est retenu en otage dans une grotte par un groupe indépendantiste Twil'eck.
Aucune négociation possible les terroristes ayant déjà abattu des otages.
Le Q.G a réussi a localiser la grotte et estime le groupe terroriste a 15 membres armés de pistolets blaster légers et autres armes blanches.
Votre mission: libérer le prisonnier et éliminer le groupe terroriste.
Difficulté: le climat très venteux de la planète et les terroristes sont sur leur terrain.
Maintenant les recrues savaient ce qu'elles avaient à faire, dans la salle suivante une nouvelle simulation les attendait...
C'était une reconstitution d'une mission impériale ou des commandos de choc assistés de jedi et de chasseur de prime avaient ramené l'ordre sur Ryloth.
La Twil'eck prit alors la parole tandis qu'ils s'équipaient d'armure légère.
-J'ai entendu parler de cette affaire sur ma planète, c'était une vraie boucherie!
Propos pas très rassurants, mais belle bête grogna et les recrues continuèrent à s'équiper.
Sur une table étaient posées des cordes, un grappin, 5 grenades assommantes et une paire de microbinoculaires tous prêts à l'emploi.Spoiler
"Marche ou crève!"
-
Post n°7
Auteur : Erys TalmarkHein ? C'est déjà fini ? Comment ça, mon chargeur est vide ? Je grommelle, alors que je tente tant bien que mal d'appuyer sur la détente, trois, quatre, cinq fois, mais rien ne vient... C'est d'un frustrant ! C'est pire que tout ! Après les râleries et cris de surprise de ceux autour de moi quand la lumière s'est éteinte, j'ai entendu quelques coups de feu, hormis les miens, surtout à ma droite. Une fois la lumière rallumée, je regard un peu ce qu'il s'est passé. J'ai fait un beau carton, dis donc... Tiens, Grosse Baleine aussi ? Par contre, la Twi'Lek a l'air d'avoir eu les miquettes, j'ai l'impression qu'elle a visé le mur plutôt que la cible. C'est quand même pas compliqué, pourtant... Alors qu'elle avait tout mis dedans jusque là. C'est con. Mais je n'ai pas le temps de vous décrire le reste, surtout que ça n'intéresse personne : Sergent Hurleur reprend son insupportable attitude de crier, nous faisant déposer les armes. J'ai l'impression qu'il cherche à se débarrasser de nous le plus vite possible pour... faire des trucs de Sergent ?
Toujours est-il que ce débile de Zabrak, qui doit exciter le gradé, reçoit de sa part une nouvelle arme, un gros calibre, nous explique-t-il, du genre à démolir des droïdes de combat. Et moi, alors ? Le Zabrak, il n'est même pas foutu de toucher un Bantha dans un couloir, ça fait peine à voir. Mais bon, on verra plus tard. De toute façon, il a l'air décidé à ne pas nous laisser respirer, et me colle en équipe avec Belle Bête, Grosse Baleine, Lekkus, Bijoux de Famille et un Humain que je vais pas appeler car c'est un rôle secondaire voué à y rester comme dans tout bon holo-film.
Comme d'habitude, pas le temps de respirer avec l'autre. Il nous emmène immédiatement vers une nouvelle salle, cette fois-ci destinée à des simulations holographiques. Equipés de nos pauvres blasters (sur paralysant en plus, comment on s'entraîne si on a pas peur de mourir ? Ca stimule !), on finit de s'équiper d'armures légères tout en écoutant le briefing. C'est la Twi'Lek qui donnera la première son avis sur la question (qui lui demande ?). Un massacre ? Vraiment ? Et on est sensés faire pareil ? En tout cas, ça a l'air de plaire au Zabrak, qui roule déjà des mécaniques en caressant son nouveau joujou, probablement en s'imaginant défourailler des rebelles avec...
De toute façon, on n'a pas tellement le temps de réfléchir plus. Rapidement, nous sommes projetés dans la simulation, ultra-réaliste, avec des vaisseaux volant et explosant un peu partout, des cannonades bruyantes autour de nous, des tirs lasers, des cris de douleur... Réaliste, vraiment ! Sans attendre de prendre un sale coup et comme une seule femme, on se planque derrière un abri, avant que le flot stupide de paroles insensées du Zabrak ne vienne nous percuter :
-On fait comme sur Ryloth à l'époque ! On fonce dans l'tas et on pose les questions après.
-On va se faire démolir ! Ils ont la position, le couvert et le terrain, comment tu veux qu'on passe ?
Bijoux de famille reprend une patate (pas sa journée, à lui), totalement gratuite, pour avoir osé l'ouvrir. En même temps, il n'a pas tort, sur le sujet, et franchement, je vois pas pourquoi on foncerait dans le tas sans y penser une seconde avant. Et, à la tronche que tirent les autres, je vois que je ne suis pas la seule à me poser des questions, mais je vois aussi qu'ils ont peur d'en prendre une de Monsieur Muscle...
-De toute façon, il n'y a qu'une entrée principale, et notre arrivée sera couverte par tout le bruit autour ! On a l'effet de surprise avec nous !
L'effet de surprise avec une bataille autour... Il est complètement cintré celui-là ! Là-dedans, ils doivent être sur le qui-vive surtout. Une idée commence à germer dans mon cerveau, mais je me la garde. Pour l'instant, il a l'air décidé à nous faire plier plus qu'à réussir quoi que ce soit.
-Je passe devant avec toi et toi. Les autres, vous nous couvrez, c'est pas dur.
Bijoux de famille et Sans nom ont l'air moyennement enthousiastes à l'idée de suivre le Zabrak mais ils ne posent pas de questions. Pour ma part, je fais comme souvent, et je me mets à la place qui me convient le mieux : derrière. Etrangement, Lekkus semble avoir plus confiance en mon instinct qu'en celui du gros, et vient se poster avec moi. Elle est collante, un peu... Mais je ne m'en formalise pas, et lorsque la petite troupe se met en branle, je ferme la marche, aux aguets. Je n'aime pas l'idée de travailler en groupe avec des gens dont on a pas pu éprouver la confiance. Ca me donne envie de leur tirer dans le dos, j'ai la gâchette qui me démange... Non, pas maintenant ! Si je ne peux pas me tenir, je vais avoir droit à la carbonite... Tout mais pas ça. Plus maintenant. Alors je fais contre mauvaise fortune, bon cœur, et j'avance avec les autres, discrètement... Enfin, non, pas discrètement, c'est n'importe quoi, ça laisse des traces dans tous les sens, et on approche de la grotte à découvert.
A peine arrivés à l'entée, ça ne rate pas : on est immédiatement pris pour cibles par les rebelles, et on passe à un cheveu d'y rester sous la déflagration nourrie. Je plonge dans un abri, avant tout le monde... Peut-être même avant les coups de feu. Non, ça doit être l'adrénaline. Les autres répliquent, tirant à l'aveugle, et l'escarmouche s'engage. Je risque à peine un œil en dehors de ma planque, mais je doute que ça serve à quoi que ce soit. Je ne vois rien, aucune cible, aucun spot de tir, et je me vois mal tirer dans le vide. J'ai un standing, moi ! Mes yeux se posent sur l'architecture de la grotte, sur le massif... Mh. Tout ça m'a l'air bien troué... Et ça s'escalade. Plutôt que de rester bêtement de front, je me demande si...
De toute façon, c'est ça ou rester là à rien faire, et j'ai le doigt qui me démange. Je recule à couvert, avant de décamper prestement, tant qu'on ne me voit pas. Une caverne comme celle-ci, il y a forcément deux issues, au moins, ou alors ce sont les pires terroristes de la Galaxie. Je m'accroche à la paroi, et immédiatement, ça me ramène à ce foutu mur d'escalade. Je grogne, je geins, je souffle... Et finalement, l'aide vient de dessous. Je regard en bas. Lekkus m'a encore suivie, et est en train de me pousser en souriant. Pas le temps de lui demande ce qu'elle fout là, de toute façon, je m'en fiche. Je finis par accéder à un petit promontoire d'où je peux aider la Twi'Lek à monter et me rejoindre.
-T'es cinglée, Erys. Le chef va te démolir.
-Il va se faire démolir avant, à foncer dans le tas comme une brute. Et j'ai pas envie de prendre une balle, moi.
-Alors tu t'enfuis ?
-Non, je cherche un autre accès, au lieu de rentrer par la porte principale qui était évidemment gardée.
Je m'agace un peu, je suis la seule qui trouve ça logique de ne pas y aller sans réfléchir un minimum avant ? Bon, au moins, d'ici, je peux voir que Rouquemoute est déjà au tapis, tout comme Second Rôle... Ca promet. Mais le reste de l'escouade semble en place, et à l'abri, et concentre l'attention des autres. Je reporte mon regard sur le terrain.
-Aide moi à trouver une entrée planquée.
Elle obéit sans discuter, c'est plutôt agréable. Ca fait une personne à garder pas loin, si elle répond au doigt et à l'oeil, tiens. Je me lance moi aussi dans les recherches, et ça ne me prend finalement que quelques minutes pour trouver ce que je cherche : une sorte de cheminée, inclinée à 45 degrés, qui descend dans les tréfonds de la grotte. L'ouverture est à taille humaine (ou Twi'lek, ahah), et praticable. J'appelle ma compagne d'infortune et je me glisse dedans la première. Ce tunnel de roches et de sable m'abrite du vent, c'est déjà ça, et j'arrive à progresser sans encombres, alors que derrière moi, Lekku galère un peu plus. Je finis par déboucher sur une sorte de petit terre-plein qui surplombe la caverne, nous permettant de rester camouflées. En dessous, on peut distinguer le groupe de mercenaires. Pas vraiment habiles, ils ont l'air de trembler en tirant mais tiennent en respect l'entrée principale, malgré trois membres hors combat qui gisent au sol. C'est notre chance, ils ont l'air aussi nuls que mon propre groupe. Je fais signe à mon associée de se taire en posant l'index sur mes lèvres, et je continue d'inspecter. A quelques mètres, à peine, une cage de force où est retenu le prisonnier que nous sommes sensés libérer, gardé par deux types. Leurs armes, des blasters semblables au mien, me font dire que les soldats ne sont pas de simples hologrammes... Si ça se trouve, ils rateraient une vache dans un couloir, comme le Zabrak. Autant tenter ma chance.
On se laisse tomber au sol. A peine ont-il le temps de dire « ouf » et « zut, on s'est fait avoir, quelle poisse » qu'ils tombent à terre l'un comme l'autre, séchés par nos tirs paralysants. Le bruit des combats ayant masqué notre intervention, nous sommes sauves pour l'instant. Je ramasse les blasters et en lance un à Lekku qui commence déjà à trafiquer la cage pour essayer d'ouvrir. Quant à moi, les bras bien droits, tendus devant moi, je fais le guet. Les secondes semblent s’égrainer plus lentement que des années et je sens que ça ne va pas. Je commence à m'avancer.
Cette caverne, ça me rappelle un peu ces moments simples où je jouais avec les autres enfants, où on avait qu'à se cacher. Des fois, la variante consistait à toucher l'autre avec une balle pour le piéger, ça développait les réflexes. Je me sens retomber en enfance un peu. Mes pas me guident dans la grotte, j'ai de nouveau dix ans, et je me rappelle que j'étais la meilleure à ce jeu-là, plus personne ne voulait vraiment jouer avec moi. Il suffisait de viser les points sensibles et qui ne bougeaient pas beaucoup, la tête, le ventre, boum, haha, c'était facile.
« ERYS ! »
J'entends mon nom derrière moi. Je reviens à la réalité. A la grotte. Les blasters dans mes mains tendues fument. Devant moi, des corps inanimés. Et d'autres, nettement plus animés. Je plonge à couvert dans un angle totalement improbable alors que devant et derrière moi sont échangés des coups de feu. Je prends le temps d'avaler un cachet du médecin, je reprends mes armes, et je réplique à mon tour. Les terroristes n'ont plus l'avantage. Cette fois, ils sont pris entre deux feux, car j'entends distinctement le bruit du fusil lourd du Zabrak qui déchire l'air. Derrière moi, j'entends ma Twi'Lek gémir de douleur et s'effondrer. Je suis pratiquement totalement à découvert mais les balles passent à côté de moi comme si j'arrivais à prédire leur trajectoire. Je sers de lièvre, d'appât, je ne peux même pas tirer sans risquer de prendre un coup. Les autres font le travail, finalement. Ou plutôt, l'autre. Lorsque les tirs cessent, et que la fumée retombe, je me rend compte que seul Grosse Baleine a survécu. Il lève son bras. Je tire avant lui. Il s'effondre. Rectification. Je suis la seule à avoir survécu.
J'attrape la Twi'Lek par le poignet et je la tire jusqu'à dehors, rejointes rapidement par l'otage. Mission accomplie, non ?***
-Complètement tarée, celle-là.
-En attendant, elle a esquivé tous les tirs comme si elle arrivait à les percevoir avant qu'ils ne partent. Et sans forcer. Et elle est pas mauvaise au tir.
-Complètement ingérable, tu veux dire. Pas fiable, elle serait mieux sans armes.
-Tu n'y connais rien.
Les holo-écrans avaient rendu leur verdict. Le groupe de « terroristes » n'était composé que de rebuts, là où les cadets républicains étaient sensés faire un minimum illusion. Les deux officiers qui discutaient de la performance n'en avaient pas raté une miette. -
Post n°8
Auteur : Super PNJ
Le sergent et l'officier de la garde avait suivi la progression de l'escouade des bras cassés comme il les avait surnommé affectueusement leur formateur.Mais étrangement ils avaient accompli la mission en sauvant l'otage mais au prix de grosses pertes au sein de l'escouade mais peu importe seul compte le résultat non?
Le chevalier alla à la rencontre d'Erys, il n'y avait qu'elle qui comptait, les autres n'avait ni l'étoffe ni les capacités pour intégrer la garde Républicaine .Le Zabrak avait fait l'objet d'un certain intérêt avant que celui ci ne décide bêtement de foncer tête baissée lors de cette simulation.
Il ferait sans doute l'affaire au sein de l'infanterie mobile mais pas dans la Garde, l'élite de la Grade Armée Républicaine.Le chevalier commença par féliciter sobrement Erys.-Bien joué recrue, prête à entrer dans la cour des grands?Sans même attendre la réponse de l’intéressée, il quitta cette partie du batiment en l’invitant à le suivre, les Gardes s’entrainaient ailleurs, à l'abri des regards indiscrets.Namtrah était satisfait de son coté,il raya donc le nom de casse noisette sur la liste de ces postulants.
Après avoir utilisé son badge d'accès, le chevalier et Erys arrivèrent dans l'aile réservée aux troupes d'élite. La porte était d'ailleurs gardée par un droid de sécurité.
Le chevalier se retourna et offrit un badge réglementaire à la jeune femme , cela lui permettrait d'aller et venir dans cette partie du batiment sans se faire tirer dessus par les droids, d'ailleurs en ce moment même on déplaçait ses affaires du dortoir collectif à sa nouvelle chambre.
Froome était pensif en traversant les couloirs, il revenait de loin, chevalier impérial, il avait participé à la création de la Garde Impériale sous l'Empereur Omega, en secret il avait formé un ordre rebelle: les chevaliers de l'Ordre Véritable qui conspiraient contre le Sith'ari.
Lors de l’avènement de la République Fédérale après la bataille de la Forge Stellaire, il avait été trahi, on jugeait ses méthodes trop brutales bien loin des idéaux candides Républicains et il avait été dénoncé par une de ses propres apprenties ,Lyzs Yvanol qui fut récompensée par le titre de générale.
Aujourd'hui accusée de meurtre d'un dignitaire séparatiste l'ex générale était aux arrêts de rigueur en attente d'un jugement sur une planète neutre et Froome en avait profité pour récupérer son grade et ses privilèges après quelques années de détention injuste.
Sa condamnation ayant essentiellement reposée sur les déclarations de la générale, son procès avait été révisé et il était sorti libre du tribunal au moment ou on annonçait l'accusation contre Yvanol pure ironie du sort.
Il se doutait bien que le manque d'effectif au sein de la garde au moment de la guerre de glace d'avec la Confédération des Systèmes Indépendants y était aussi pour beaucoup dans sa libération subite et inattendue.
Mais ceci était son passé, il devait se concentrer sur le présent et la reconstruction de la nouvelle Garde.
Silencieusement il ouvrit la porte sur un bureau anonyme, un table, deux chaises et un datapad.La pièce était éclairée par une simple lampe.
Froome s'assit contre le mur, son visage pale illuminé par la lumière de l'écran, il invita la recrue à s'assoir face à lui de l'autre coté du bureau, puis il lui braqua la lampe dans le visage.-Alors dis moi , que sais tu exactement de la Force?Erys allait découvrir un nouveau monde et sans doute beaucoup de choses sur elle même, il fallait commencer par le commencement...
"La lumière n'abandonne jamais!"
Spoiler : Spoiler
By
-
Post n°9
Auteur : Erys TalmarkA peine le temps de sortir de cette séance d'entraînement en traînant Lekkus par le poignet que je me retrouve alpaguée par un drôle de bonhomme. Un Humain. Grand, brun, plus blanc qu'une fesse d'albinos, les yeux noirs, il pourrait être séduisant si il n'avait pas l'air aussi... sombre. Un peu comme ces jeunes adolescents en pleine crise, vous voyez de quoi je parle ? Ceux qui veulent absolument être plaints. Je lâche l'autre et salue un peu comme je peux. J'ai mal aux yeux, au crâne, aux jambes... Et j'ai l'impression de flotter ailleurs. Je secoue la tête, remettant mes cheveux à peu près en place. Ils sont gorgés de sueur, comme mes vêtements d'ailleurs, à croire que j'ai couru pendant des heures et des heures. D'ailleurs, je suis à bout de souffle, et c'est à peine si je tiens droite pendant mon salut...
Ceci dit, il a l'air de totalement s'en fiche, et il attaque bille en tête.
-Prête à rentrer dans la cour des grands ?
C'est sûr que j'avais plutôt l'impression d'être dans une cour d'école avec des gamins partout pour le moment... Mais je n'ai même pas le temps de répondre que déjà il me tourne le dos, ce gougnafier ! Qu'est ce que je fais ? Oh et puis zut, j'en ai marre de réfléchir ! Je le suis de quelques secondes, pressant le pas pour le rejoindre malgré le feu qui court dans tous mes muscles. Grand Ténébreux ne semble pas décidé à donner son nom et son grade mais il dégage de lui quelque chose de bizarre. Cette sensation qu'on a quand notre regard revient inlassablement sur la même personne sans qu'on sache pourquoi, alors que la caserne est bondée.
Sans un mot, il me donne un badge, et il ne fallait pas être sorti de l'Université de Corellia pour comprendre que celui-ci était précieux et me servirait à rejoindre cette... cour des grands, dont il me parlait. D'ailleurs, de quoi parlait-il ? Bon, de pas grand chose pour le moment, c'est sûr, il avait l'air pensif et ne desserrait pas les lèvres. On finit par déboucher sur un bureau derrière lequel il prend place. C'est drôle, ça ressemble un peu à cette salle où l'officier sans nom m'a fait signer ce foutu contrat. D'ailleurs, personne n'a de nom ici ? Je vais finir par regretter Namtrah, lui au moins avait la décence de nous dire qu'on allait souffrir et nous avait donné son nom. Il était stupide, mais un stupide honnête, au moins.
A peine assise, Machin me braque sa lampe sur la tronche. Je cligne des yeux et je détourne le regard en grognant. Et là, il attaque bille en tête :
-Alors dis moi, que sais tu exactement de la Force ?
Je cligne des yeux. C'est quoi cette question toute pourrie ? 5 minutes de marche pour en arriver là, à un cours sur l'anatomie ? Il va me demander de parler de l'accélération, aussi ?
-La force ? Ben, c'est le résultat de l'utilisation de ses membres et de ses muscles, non ?
A sa tronche, que je distingue tout juste à cause de la lampe, il a l'air complètement dépité. D'ailleurs, il se passe la main sur le visage.
-Non, je parle de la Force, avec un grand F.
-Ah... ça ? C'est une légende, non ? C'est... un outil que les Jedi utilisaient, soi-disant, ou quelque chose comme ça, qui leur conférait des pouvoirs. Je me souviens que... c'était un peu utilisé dans les histoires, quand j'étais petite, où on expliquait que c'était partout, et que certains pouvaient la ressentir, voire l'utiliser pour... je ne sais plus trop, il y avait plein de choses. Bouger des trucs, influencer les gens, comprendre les choses plus vite, je crois.
Je vais pas vous le cacher, j'avais complètement oublié ces histoires qui remontent déjà bien loin. Déjà à l'époque, quand j'étais gamine, je trouvais tout ça totalement insensé de mettre ce genre de choses dans la tête des gosses. C'est aberrant de penser que quelqu'un pouvait utiliser une force intangible pour faire plein de choses. Et en même temps... A bien y réfléchir, plein d'histoires faisaient état de ce truc, cette... Force. Alors, il y avait un fond de vérité, c'est ça ?
Je reste silencieuse un moment de plus. J'ai la tête qui tourne et le cerveau qui fume. Je me masse les tempes furieusement, j'ai l'impression que...
-Ouiiiii, je me rappelle ! C'était les histoires de papa ! Mais il n'y avait pas que la Force, il y avait aussi plein de méchants, les Kith ! Et ça parlait beaucoup de batailles gagnées, et d'équilibre !
C'est ça, c'est ça ! Je me souviens maintenant ! Non ! Dégage de là, c'est pas le moment. Je tapote mes poches, mes vêtements, fébrilement, mes yeux cherchent une issue, de l'air, quelque chose ! Mes doigts finissent par se refermer sur ce flacon honni et béni à la fois, et il me faut quelques secondes pour avaler ce fichu cachet qui me manquait. La boîte tombe au sol alors que je me replie sur-même, me prenant la tête à deux mains pour chasser cette foutue voix de gamine débile.
Je reste prostrée ainsi pendant un moment. Le temps semble s'étirer, encore une fois. Avec l'entraînement, j'en ai totalement oublié mon traitement. J'ai les yeux fermés, tellement forts qu'une larme de douleur tombe sur mes genoux. Pliée en deux sur ma chaise, je m'entends dire, de loin :
-Pourquoi ? -
Post n°10
Auteur : Super PNJA peine assise en face du chevalier que celui ci regrettait déjà son choix en se frappant le visage, mais l'anatomie était une science exacte et les tests médicaux passé par la recrue à son arrivée au centre de tri avait été sans appel, son taux de medichlorien dans le sang était bien supérieur à la moyenne.
Il se devait de lui donner sa chance d'ailleurs dans la simulation des jardins flottants elle avait su faire preuve initiative et elle avait été remarquablement habile pour éviter les tirs ennemis.Si ça c'était pas une preuve!
Elle donna sa propre définition de la Force qui était bien évidemment bien décevante, elle ne connaissait que le folklore local comme le commun des mortels.
Mais les Gardes ne faisaient pas partie de cette catégorie, ils étaient bien supérieurs.Ce qui était moins banal c'était cette addiction au stimulant, il faudrait sans doute lui faire suivre une cure de désintox et rien de tel qu'une initiation pour ça.-La Force étant une énergie reliant tout les êtres vivants dans la galaxie.Elle est divisée en quatre aspects, le coté lumineux, le coté obscur, la force unifiée et la force vivante.
Ceci doit te paraitre abstrait pour le moment mais au fur et à mesure cela deviendra plus clair dans ton esprit, du moins je l’espère.
A propos je suis le chevalier Froome, officier de la Garde Républicaine.
Froome avait gardé son ancien titre de chevalier mais il ne servait plus l'Empire Sith, il avait accepté de rejoindre la République après la fronde des sénateurs mené par le futur chevalier Nocturna et comme il l'avait dit jadis à Coy Sjanneur sur Alzoc III, chacun avait le droit de faire amende honorable, c'était ainsi qu'il percevait ses nouvelles fonctions au sein de la Grande Armée de la République.-Tu te demandes sans doute pourquoi je te parle de la Force , à toi qui n'est qu'une simple conscrite de l'armée. C'est parce que la Force coule en toi.
Tu ne t'en es sans doute jamais rendu compte, mais pense à toutes ces petites choses qui te sont arrivées par le passé et que tu ne t'expliques pas.
La Force est la seule explication.
Sans bouger, juste en la fixant de son regard noir Froome fit bouger la lampe qui se rapprocha du visage d'Erys, la chaleur commença alors à lui bruler la peau.Vif comme l'éclair , il attrapa le jeune femme par les bras pour la maintenir sur place.-Ne bouge pas!
Ferme les yeux, fais le vide en toi et pense simplement à repousser cette lampe par la seule force de ta volonté.
C'était un exercice simple mais aussi un bon moyen de savoir si la recrue serait un jour capable de maitriser ses pouvoirs malgré la douleur qu'elle devait commencer à ressentir..."La lumière n'abandonne jamais!"
Spoiler : Spoiler
-
Post n°11
Auteur : Erys TalmarkFroome... Alors comme ça tu as un petit nom ? Et chevalier en plus, rien que ça. Dans mon imagination, les chevaliers allaient, cheveux au vent, dans l'espace, dans un vaisseau flambant neuf, sauvant la veuve et l'orphelin... Ils ne restaient pas derrière un bureau nul avec une lampe pourrie et un ordinateur. Cela dit, il a peut-être des impôts à payer aussi, qui sait ? Ou bien une famille à s'occuper... Mais je m'emporte un peu dans mes pensées et je finis par revenir à la réalité. Réalité bien morne où le Chevalier me fait un cours sur la Force auquel je ne comprends pas grand chose. Est-ce qu'il essaye de me dire quelque chose ? Je ne vois toujours pas le rapport avec moi. Qu'est ce qu'il veut dire par « ces petites choses qui me sont arrivées » ? Il parle de mon géniteur ? Si la Force a fait ça, alors je n'en veux pas !
Ou bien il parle de ce moment ? Celui avec Athéna ? Quand j'ai su... Compris... je sais pas trop. Quand j'ai pu anticiper ? Quand je savais avant elle, ce qu'elle allait faire, et que ça m'a permis de l'abattre. Et puis, il y avait cette simulation aussi. Même si je ne savais pas où j'étais, j'avais l'impression d'être en sécurité. Comme portée. Même si je délirais encore une fois. Je me passe les mains sur le visage avant de les aplatir sur le bureau. Je regarde Froome droit dans les yeux, comme prise d'une motivation, non, d'une résolution nouvelle.
-Qu'est ce que tu me veux ? Toi aussi, t'as envie de m'utiliser comme un petit jouet bien obéissant ? Toi aussi, ça t'amuse de me disséquer, de découper ce qu'il en reste pour étudier ce qui a bien pu se passer derrière ces beaux noirs ? Toi aussi, tu voudrais comprendre ce qui se passe dans ma tête ?
C'est ce que j'aurais voulu crier. Mais je n'ai pas pu. Les mots restent coincés dans ma gorge alors qu'il rapproche sa saloperie de lampe de mon visage. Immédiatement, ça commence à me brûler, à me faire mal. Tout de suite, les souvenirs remontent, j'ai toujours mal. Non, je veux plus avoir mal, pas encore ! Mais je n'arrive pas à m'éloigner, il m'a attrapé les poignets, je ne peux pas bouger du bureau ! Je l'entends me dire, alors que je me débats, de faire le vide dans mon @£*!&% d'esprit brisé, fracturé, pour repousser sa saleté de lampe. Je sens que ça chauffe, je commence à paniquer, je n'arrive pas à réfléchir, tout se bouscule, et cette lumière me fait tellement mal. Il me teste, mais je n'y arrive pas, et si j'y arrive pas, je retourne à la carbonite ? La prison ? Non, non, non, je ne veux pas.
Je crie.
Avec violence, par réflexe, j'envoie un coup de tête à la lampe qui décolle du bureau. Je sens que je viens de m'entailler la tête, que je vais saigner. J'arrive enfin à ouvrir les yeux. J'ai échoué. Je pose le regard sur cette foutue lampe, suspendue en l'air.
…
Suspendue en l'air ? Au moment où je le réalise, elle s'écrase au sol, et casse. Je reporte mon attention sur Froome. Mon sang bout, ne fait qu'un tour, et au moment où il me lâche, je suis à deux doigts de lui sauter à la gorge et de serrer mes mains autour de son cou. Des ordres, des ordres, encore des ordres, et mon avis alors ? La seule fois où j'ai eu le droit de le donner, c'était un succès, pourquoi on me laisse pas faire ?
J'ai l'impression de pleurer de douleur. Je le regarde encore. Il a l'air surpris pour la lampe. Un peu comme si... Il n'avait rien fait, lui. Attends. C'est moi, qui la tenait en suspension, comme ça ? -
Post n°12
Auteur : Super PNJLe chevalier l'avait ressenti, la douleur, la colère puis la haine et un cri déchirant au moment ou Erys avait mis un coup de boule à la lampe , ce qui avait suivi l'avait par contre étonné, loin de se briser, la lampe était restée de longues secondes maintenue en l'air, jusqu’à ce que l'apprentie se rende compte qu'elle était responsable de cet état de fait.
Et la lampe se brisa au sol...-Bien, on avance...
Tu vois de quoi tu es capable maintenant?
La Force n’est pas un simple outil que l’on peut manier avec aisance, c’est quelque chose de plus grand. De vivant, qu’il faut traiter avec respect. Et si vous lui donnez du respect, elle vous respectera en retour mais c' est aussi quelque chose de puissant, mais d’également dangereux. Utilisez là pour votre propre but, et vous pourriez être corrompu par celle-ci. Devenant un danger pour les autres, et pour vous-même.Le regard noir de la postulante en disant long sur ces intentions, inutile d'être sensitif ou télépathe pour savoir que celle ci le haïssait viscéralement, mais il saurait la briser, tirer ce qu'il y a de mieux en elle.Mais tu peux encore faire mieux,
Et il fallait commencer par le commencent, Froome se leva pour redresser Erys sur sa chaise et tel un habile pickpocket il lui subtilisa les cachets dans la poche de la recrue, il faudrait qu’elle se serve de la Force pour avancer et non d'un produit toxique de substitution.
tu vas devoir utiliser ta colère intrinsèque pour augmenter ta puissance, tu vas devoir travailler un pouvoir plus offensif quelque chose qui te correspond: la poussée de Force.
Il s'agit de créer un champ de Force invisible capable de déplacer des objets ou des êtres vivants.
Le chevalier s'écarta et se plaça dos à la porte, laissant Erys seule face au mur et à son destin.-Je veux que tu projettes le bureau contre cette paroi avec ton esprit.
Concentre toi sur ce meuble, ferme tes yeux et visualise le dans ton esprit et... repousse le!
Ne restait plus qu'a savoir si elle réussirait à se concentrer assez pour cette épreuve, ensuite ils pourraient passer aux choses sérieuses sinon, elle rejoindrait sans doute ces petits camarades dans une unité quelconque de l'infanterie mobile."La lumière n'abandonne jamais!"
Spoiler : Spoiler
-
Post n°13
Auteur : Erys TalmarkJ'ai à peine le temps de me frotter le visage et de réaliser ce qu'il vient de se passer, d'assimiler ce qu'il vient de me dire que, brusquement, il me redresse d'un coup et vient me piquer mes pilules. Non ! T'as pas le droit, fumier, c'est à moi ! Et évidemment il n'a pas l'air de vouloir me les rendre. Je serre les dents, les poings. Je ne l'écoute presque plus lorsqu'il évoque cette foutue Force, alors qu'il va se planquer derrière moi. Dos à la porte, Machin se donne de grands airs, il a l'air bien tranquille, mais je vois clair dans son jeu, il a peur, il est effrayé !
Je ne réponds pas à ses invectives, ni à ses provocations pour l'instant. Je me relève de ma chaise, toujours dos à lui. Il veut que je libère un truc grâce à la colère ? Prépare toi, mon gars, parce que tu vas en avoir de la colère ! Je l'écoute à peine, mais je comprends ce qu'il dit. Fermer les yeux. Viser la cible, la visualiser en esprit. Et la projeter. Alors je prends mon temps. J'inspire, je souffle, longuement. Les traits de Froome m'apparaissent bien en tête. Tout comme sa sale tronche que je m'imagine déjà quand il comprendra ce qui lui arrive. Sauf qu'il sera déjà trop tard.
Dernière inspiration. Je me retourne d'un coup sur Froome, et je tends les mains ouvertes droit vers lui, comme si ça allait m'aider. J'ouvre les yeux, j'en suis presque à jeter des éclairs, alors que lui me regarde d'un air surpris en jonglant avec ma boîte de cachets.
-RENDS MOI CA !
Là, je hurle. Et en même temps, tout autour de moi semble bouger. La table recule de quelques dizaines de centimètres, le mobilier tremble dangereusement, et surtout, la porte qui était derrière Froome sort littéralement de ses gonds, sans aucun préavis. Le Chevalier se retrouve surpris, et bascule cul par dessus tête. Ni une, ni deux, pas le temps de discuter, je lui saute dessus et referme ma main sur son poignet que je tords violemment de manière à lui faire lâcher mon précieux que je récupère aussi vite que possible avant de reculer dans le bureau.
C'est... C'est pas possible. Pas comme ça, pas encore. Ils ont pas le droit de me prendre ça, c'est ma seule liberté. C'est pas la Force qui va m'aider, c'est pas lui, j'ai besoin de ce médicament, le médecin l'a dit, sans ça je vais redevenir... l'autre. Celle qui ne sait pas se défendre, qui ne sait rien faire d'autre... Je serre mon bien contre moi, c'est la seule chose qui me reste. Je ne fais même plus attention à l'état pitoyable du bureau que j'ai laissé, ni au regard plein de rage du Chevalier. Je veux bien servir la République, je l'ai signé le papier, ils avaient promis, promis que je serais soignée, mais pas comme ça. Je ne veux pas de promesses... Je veux être libre, bordel ! Libre de pouvoir tirer une balle dans la tête de qui je veux, me donner à qui j'ai envie, pas être celle que j'étais !
Laisse moi être libre ! Laisse moi faire ce que je veux, et tu verras que je peux être efficace ! Comme avec les autres, mais pour la République ! Tu vois bien que je suis pas faite pour tes cours ! Laisse moi te montrer ce que je vaux sur le terrain, en situation réelle, comme dans la simulation !
J'aurais bien voulu crier tout ça. Sauf que tout ce qui sort de ma bouche, c'est un rictus de haine. Je vais sûrement regretter ce que je viens de faire. Mais tant pis. -
Post n°14
Auteur : Super PNJLe chevalier avait commis deux erreurs, la première il pensait qu'Erys n'avait pas remarqué qu'il lui avait subtilisé ses cachets et la deuxième, il avait sous estimé sa volonté.
Dans un premier temps, quant elle était dos à lui, il avait senti la haine et la colère monter en elle, c'était sans doute ce stimulus qu'il fallait activer pour qu'elle puisse utiliser l'intégralité de ses pouvoirs, mais il ne s'était pas douté que cette haine viscérale était dirigée contre lui.
En un éclair avant qu'il ne puisse se protéger, elle s'était retourné et lui avait envoyé une poussé de Force , sous l'impact, il fut projeté au sol et à peine le temps de comprendre ce qui s'était passé, que la postulante lui serrait le poignet pour récupérer ses drogues avant de se réfugier dans la pièce tel un rat dans son trou.
Froome avait aussi vraisemblablement sous estimer sa toxicomanie...
Quelque part il aurait pu être fier que son élève prenne conscience et maitrise la Force, mais elle l'avait attaqué et ceci ne pouvait rester impuni... il était chevalier et officier de la Garde Républicaine.
Il se redressa, époussetant les quelques échardes de bois du chambranle qui semblaient ternir son bel uniforme, puis sans un avertissement il envoya un éclair de Force droit sur Erys.
Celle ci, entourée d'une aura statique bleue, fut secouée avant de tomber au sol violemment et de s'évanouir sous le double choc.
Du temps des chevaliers Impériaux sous l'enclave Sith, Dark Jorus prétendait que toute initiation commençait dans le sang ou dans la douleur.On en revenait à la bonne vieille méthode avec ce genre d'apprenti!
Tandis que le chevalier après avoir récupéré le medocs, redressait le mobilier, deux brancardiers entrèrent dans la pièce et prirent en charge la belle évanouie.
On allait donc commencer la vraie initiation d'Erys...
https://star-wars-rpg.soforums.com/t5348-D-p-t-d-intrus.htm#p92157"La lumière n'abandonne jamais!"
Spoiler : Spoiler
-
Post n°15
Auteur : Erys TalmarkPrécédemment...
Enfin. ENFIN ! Enfin on s'arrache de cette planète pleine de sable, de bouseux puants, de Tuskens violents, de commandos mal léchés, de Sith fêlés et de déceptions ! Je ne sais pas ce qui est le pire, le soulagement de décoller de cet astre pourri, la sensation que la navette qui me ramène est tout aussi nulle, ou ce goût amer et ferreux qui m'assaille et ne veut pas quitter mes papilles gustatives... Et ce n'est pas la nourriture, je n'ai rien pu avaler depuis deux jours. Le droïde médecin me dit que c'est parce que je suis traumatisée des événements, que ça reviendra, gna gna gna... Des clous ! C'est surtout que tout ce que j'ai vu ici m'a retourné le ventre, une guérilla sanglante et barbare, qui veut voir ça de nos jours où on peut faire des batailles stellaires ou au moins il n'y a pas de cadavres sanguinolents, démembrés et défigurés, ou d'hommes gisant et appelant leur pauvre mère ? Je m'enfonce à la fois la tête dans le dossier de mon siège et mes mains sur mon visage. Je ne peux pas vraiment vous dire que tout ça ne m'a rien fait... J'ai beau fermer les yeux, je revois toujours cette fille dont le nom m'échappe déjà, les yeux fixant le vide devant moi. Et ça me donne envie de vomir. C'est sûr que c'est injuste mais finalement, mieux valait elle que moi.
J'essaye de respirer, de me calmer. De toute façon, ce qui est fait est fait, et même avec la meilleure volonté du monde (que je n'ai pas), je ne ramènerais personne à la vie, ni ne changerais le cours des choses. Ceux qui sont morts sont pratiquement des gens qui l'avaient choisi, alors autant me concentrer sur moi-même, je suis un soldat et je dois agir comme tel... Mais raaah, un soldat avec un mal de crâne pareil, ça fait quoi ? J'ai l'impression qu'on me scie le crâne tout en tapant dessus. Je suis en nage, je sue dans mon armure, je pue, je suis trempée, et sans même m'en rendre compte je frappe violemment l'arrière de mon crâne contre l'appuie-tête, comme si ça pouvait faire disparaître la douleur magiquement, mais ça ne fait qu'empirer les choses, je sens vaguement les larmes qui perlent au coin de mes yeux, je ressens les regards de mes rares compagnons de voyage sur moi, j'entends leurs murmures et leurs pensées comme si ils les hurlaient à mes oreilles...
Je finis enfin par me rouler en boule dans mon fauteuil, espérant calmer l'atroce agonie en me concentrant sur ma respiration et sur mon souffle. Lentement, je sens la douleur qui reflue, toujours présente mais moins assaillante. Mes spasmes finissent par se calmer progressivement, tout comme cette espèce d'hypersensibilité qui m'épuise... Je me sens lentement partir, au gré des minutes, alors que toute la fatigue accumulée finit par me retomber dessus comme une chape. Enfin. Difficile de vous dire de quoi je vais rêver... De sable. Sûrement.
Je suis en train de courir. Je ne sais pas pourquoi, mais je fuis, je cours. Pourtant quand je me retourne, il n'y a rien derrière moi, hormis le noir, l'obscurité et les ténèbres. Je cours à perdre haleine, alors que je sens sur ma nuque le souffle glacial de... de quoi ? De la mort ? De la peur ? De la colère ? Je n'en ai aucune idée, mais je sais que si je m'arrête, je suis fichue. Alors je continue. Et surtout, j'accélère, tout du moins j'essaye, alors que mes jambes sont lourdes, pourquoi elles sont comme ça alors que j'ai l'habitude de courir ? Je sens que ma poitrine compresse mes poumons et m'empêche de respirer normalement, ma gorge se serre, je sens le feu dans tout mes muscles, je me tétanise, je tombe. C'est là que je l'entends, derrière moi, un rire clair, une voix que je reconnais... Une Sith.
- Pas question, ma jolie !
Le sabre s'abat. Je crie.
Je me réveille à nouveau en larmes, en criant. Mes yeux sont brouillés, comme mon estomac, mes jambes, tout mon corps en fait. Engoncée dans une armure pas faite pour voyager, je me sens prise de courbatures et de crampes... Quel voyage de merde... Néanmoins, je finis par trouver la force de me lever pour me rendre aux toilettes, et ce que j'y ferai ne regarde que moi, mais vous saurez qu'une dame peut disparaître cinq minutes dans une salle de bains, revenir fraîche et pimpante, l'estomac léger et la figure humide. Et qu'elle n'acceptera aucune question, ni remarque. Je finis par me rasseoir, incapable de dire combien de temps de voyage il peut rester, et depuis combien de temps nous sommes partis. Qu'est ce qu'on est censé faire quand on est libre de ses mouvements, et dans un espace clos ? Je n'ai aucune envie d'adresser la parole aux crétins qui voyagent avec moi, pas plus qu'ils n'en ont l'envie manifestement.
Machinalement, je me relève pour attraper l'un des écrans holonet, sans réellement savoir ce que je vais en faire, ce n'est pas comme si Chandrila m'intéressait encore, pas plus que Tatooine ou Coruscant... Je me mets finalement en tête de me concentrer sur moi, me connectant à mes propres données. Même là, je ne sais pas exactement ce que je fais, puisque je loge à la caserne, je suis nourrie par l'armée, vêtue... Toujours de manière automatique, je vais voir mes comptes bancaires, et là... Je manque de tomber de ma chaise lorsqu'ils m'affichent une somme à cinq chiffres. Même chez mes parents, je n'avais pas ça, sauf dans le négatif, jamais je n'en ai autant eu, et légalement en plus ! Des virements de la Garde, des primes de mission et de risque, tout ça pour... moi ? Vraiment ? J'ai du mal à y croire et je dois me pincer, mais c'est bel et bien ça, même après douze vérifications. Je suis à deux doigts de pleurer, mais de joie pour une fois, pourquoi je suis comme ça ? Je réfléchis déjà à ce que je vais pouvoir faire de tout cet argent, en m'efforçant de garder la tête froide mais bon sang, comment c'est possible, comment vous faites ?!
Un long soupir plus tard, autant de joie et d'extase que de lassitude latente, je finis par faire ce que toute jeune fille fait quand elle reçoit de l'argent : se faire plaisir ! Et pour ça, ni une, ni deux, je vais immédiatement me renseigner et m'acheter un airspeeder neuf que je récupérerai dès mon arrivée sur Coruscant. Voilà que j'en oublie de vomir et que je suis toute excitée, c'est la première fois que je vais vraiment avoir un truc à moi, pour moi, acheté par moi ! Je n'en reviens toujours pas et je sautille partout dans la cabine, quitte à avoir l'air d'une débile profonde...
Du coup, le voyage me paraît encore plus long avec toute cette excitation accumulée, je n'ai qu'une envie c'est d'arriver pour partir directement à la concession et ensuite détruire toutes les limitations de vitesse. Et je ne vais pas vous mentir, c'est ce que je fais. Alors que d'habitude, je traîne volontairement la patte, pour ne pas être une cible, et pour emmerder les autres, là, je suis parmi les premières sorties, je prends le premier taxi qui passe et lui donne l'adresse. Ni une, ni deux, je lui dis d'accélérer, privilège de mon uniforme et de mon grade, et je vous passerai outre la visite technique pour vous dire que je suis enfin face à mon speeder. Le mien. Je dois encore me frotter les yeux pour y croire, et quand je pose les mains sur les commandes, je ressens comme une décharge d'adrénaline qui me rappelle furieusement celles que j'avais sur Tatooine sur cette moto-jet bringuebalante. Je fais décoller la machine qui répond au doigt et à l'oeil et je file dans le ciel de Coruscant.
A toute berzingue, capote ouverte, je profite du vent dans mes cheveux et de la chaleur de ce soleil qui n'essaye pas de me brûler. C'est comme si le pilotage était une seconde nature à cet instant, j'ai l'impression que pour la première fois, tout est facile, tout est instinctif, et tout ralentit autour de moi pour me laisser passer. Au fur et à mesure que j'accélère, c'est comme si je me sentais revivre, et alors que je suis pied au plancher, je me sens prise d'un énorme fou rire, un rire aux éclats qui vient du plus profond de mes entrailles alors que je pousse la bête aussi fort que je le peux, malgré les bruits et les klaxons des autres chauffeurs qui ne peuvent que m'éviter comme ils le peuvent. Je hurle ma joie à pleins poumons, je crie tout ce que je peux, je vide ma poitrine de tout l'air que j'ai dans une éructation d'apaisement. Parce que là, enfin, je me sens libre. Même si je sais que ce moment va vite se briser, j'en profite, enfin.
Parce que la raison aura fini par me rattraper, de même que mes propres demandes... Je finis par poser mon speeder au garage de ma caserne, toute fière. J'ai les cheveux qui font n'importe quoi, les yeux explosés par la fatigue et les larmes, l'armure usée par le sable et le fait que je ne m'en sois pas servie, mais peu importe, j'ai signé, c'est pour en %$!#, comme on dit, et c'est d'un pas décidé que je me rends vers le bureau de mon tortionnaire, ce foutu Chevalier Froome, et d'un geste nettement moins décidé que je toque enfin à sa porte. Lorsqu'il m'autorise à rentrer, je le salue.
-Chevalier Froome. Adjudant Talmark, au rapport.

