L'arrivée de Cin'gemas
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Post n°1
Auteur : Cin'gemas (CT-1993)La navette ralentit sa course et entama une trajectoire de descente vers une plateforme d’atterrissage du Quartier Général de l’armée terrestre. Cin’gemas, assis, regardait par le hublot la haute structure militaire.
- Nous nous apprêtons à atterrir soldat. Préparez-vous à débarquer. Lorsque vous serez descendu, présentez-vous à un des gardes présents sur la plateforme. Il vous indiquera la marche à suivre pour vous rendre au bureau du recrutement.
Cin’gemas prit note de l’information :
- Merci pilote.
Quelques minutes après, la navette se posa effectivement sur la plateforme. Cin’gemas se leva, tandis que la porte du vaisseau s’ouvrait. Il descendit et s’avança de quelques pas sur la plateforme. Le pilote referma la porte et décolla aussitôt pour une autre destination inconnue.
Des soldats républicains surveillaient la plateforme. Certains faisaient leur ronde, tandis que d’autres surveillaient une énorme porte. Cin’gemas s’avança vers ces derniers.
Lorsqu’il fût à quelques mètres d’eux, il se racla légèrement la gorge et prit la parole :
- Bonjour, le pilote qui m’a déposé ici m’a dit que vous pourriez m’indiquer la direction du bureau du recrutement.
Les soldats qui gardaient la porte le regardèrent en le dévisageant, puis l’un d’entre eux s'exclama :
- Tiens, tiens, une copie !
- Je vous demande pardon ?, demanda Cin’gemas, surpris.
- T’es bien un foutu clone, pas vrai ?
Cin’gemas senti le mépris dans sa voix. Les autres soldats ricanèrent. La réaction du clone ne se fit pas attendre :
- C’est exact ! Bravo !, dit-il en applaudissant quelques secondes. Je constate que vous savez vous servir de vos yeux, à défaut de votre cerveau. Mais vous pouvez peut-être rattraper ça en répondant à la question que je vous ai posé poliment. A moins que vous ne soyez vraiment dépourvu de raison et que vous préférez en venir aux mains ?
Le soldat en resta abasourdi, ne s’attendant pas à une telle réponse. Il venait de se faire humilier devant ses camarades par un clone ! Il tenta de se ressaisir :
- Tu t’prends pour qui mon gars ? Tu veux jouer les gros durs ?
Cin’gemas se gratta le menton, arquant un sourcil :
- Ah ? Je croyais que c’est vous qui aviez commencé à faire le beau ! Mea culpa soldat.
Tandis que son interlocuteur rougissait de colère, il regarda les autres soldats :
- L’un d’entre vous aurait-il l’extrême obligeance de m’indiquer le bureau du recrutement s’il vous plaît ?, demanda-t-il sur un ton narquois, un grand sourire sur le visage.
Aucun d’eux ne réagit, ils étaient aussi surpris que leur camarade quelques secondes auparavant. L’impétuosité du clone leur avait coupé le sifflet. Un jeune soldat derrière tous les autres lui répondit :
- Je… Je peux vous y emmener si vous voulez ?
Les autres soldats se retournèrent tous vers lui, les sourcils froncés, lui intimant de ne rien en faire.
- Mais avec joie !, lui répondit le clone.
Il s’avança vers le soldat. En passant devant le premier, celui qui l’avait agressé verbalement, il lui lança :
- Hut’uun ! (« lâche », la pire insulte en Mando’a)
- Tu ne t’es clairement pas fait des amis mon gars…, dit-il cramoisi.
- Je ne suis pas là pour ça. On se reverra peut-être, hut’uun !
Le clone continua son chemin, ne lui laissant pas le temps de répondre. Il passa les portes en compagnie du jeune soldat. Après quelques mètres, ce dernier dit au clone :
- Vous avez été incroyable ! C’est génial que vous l’ayez remis à sa place, cet imbécile le méritait, il est imbuvable !
Cin’gemas regarda le jeune soldat. Il paraissait avoir à peine l’âge de s’engager.
- Ravi que ça t’ait fait plaisir, bien que je ne sois pas là pour ça en théorie, répondit-il sur un ton neutre, tout en continuant à marcher.
- Dommage… J’en connais deux ou trois autres qui auraient bien besoin de ce genre de leçon. Vous n’êtes pas comme la plupart des clones vous savez. Sans vouloir vous offenser, ajouta-t-il précipitamment sous le regard intense du clone.
- Mmmh… Ne t’inquiètes pas, j’ai compris où tu voulais en venir. Et effectivement, je ne suis pas comme la plupart de mes frères clones. Il laissa passer un petit silence. Néanmoins, retiens ceci : respecte les clones, et ils te respecteront.
- Oui monsieur. Mais vous savez, la plupart des gens de cet univers n’aiment pas les clones.
- Pourquoi ?, demanda Cin’gemas, interloqué.
Le jeune soldat haussa les épaules :
- Je ne sais pas, monsieur. Mais peut-être que si vous posez les bonnes questions aux bonnes personnes, alors vous aurez un début de réponse.
Le clone resta pensif sur les dires du jeune soldat. L’idée que les clones soient considérés comme des hommes de seconde zone ne lui plaisait pas du tout. Surtout après tant de sacrifices de leur part…
Ils arrivèrent devant un ascenseur. Le jeune soldat appela l’ascenseur :
- Voilà. Il ne vous reste plus qu’à aller au 327ème étage. En sortant de l’ascenseur, le bureau sera sur votre droite. Bon courage monsieur.
- Merci petit.
- Je vous en prie !
L’ascenseur ouvrit ses portes et Cin’gemas entra à l’intérieur. Alors que les portes se refermaient, il dit au jeune soldat :
- N’oublie pas, respecte les clones…
- Et ils te respecteront. Ne vous inquiétez pas monsieur !, répondit le soldat en souriant.
Les portes se refermèrent et l’ascenseur commença sa longue montée vers le 327ème étage. Après quelques minutes, l’ascenseur ralentit sa course avant de s’arrêter. *Ding* Les portes s’ouvrirent et le clone sortit avant de tourner à droite pour se diriger vers le bureau de recrutement comme le lui avait indiqué le jeune soldat.
Il arriva bien au dit bureau, mais il ne vit personne à l’horizon. *L’administratif, ce n’est plus ce que c’était…*, pensa-t-il.
Une petite sonnette se trouvait sur le bureau. Il appuya dessus et dit :
- Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Le Service de Réaffectation m’a envoyé ici pour que je m’engage, ou plutôt que je me réengage…
Il attendit, espérant que quelqu’un l’ait entendu. -
Post n°2
Auteur : LyzsBureau de réintégration 327-C7
Dans les bureaux de recrutement du quartier général de l'armée de terre de la république, tout se déroulait comme à son habitude. On y avait accueilli de nouvelles recrues, on les envoyait, comme d'habitude, aux tests préparatoires. On y établissait un premier contact solide avec le milieu militaire. C'est une routine comme une autre. Une routine que l'on ne brise pas, car elle est maintenue par des lois très strictes.
Cependant, ce jour-ci, on attendait la venue d'un soldat tout particulier. Un soldat si particulier qu'il fallait faire une exception et briser le quotidien du jeune humain qui s'occupait du bureau de réintégration 327-C7. Accompagné d'un soldat en armure complète, l'administratif filait, courait, galopait à travers les longs couloir de ce si grand étage ! Enfin arrivé à la porte qui donnait sur son côté du guichet, il la pousse pour arriver telle une tempête imprévue. L'orage serait le son de ses mains frappant son bureau pour mieux s'éviter de tomber en avant. Les éclairs sont les veines qui parsèment ses yeux fatigués et les vents viennent de ses poumons qui s'efforcent de maintenir le niveau d'oxygène de ce jeune corps à bout de souffle.
— Vous… avez sonné ? Demande-t-il, entre deux respirations saccadées.
Derrière lui, le soldat entre enfin. Il avait suivit le gratte-papier à petite foulée, tranquillement. En observant le clone et ses étranges signes distinctifs, il leva le menton. Derrière son casque, il avait un air intrigué. Il faut dire que la tête de cette recrue laissait penser à un délinquant.
— Ok, ok, vous avez sonné… Euh. CT-1993, c'est bien ça ? Oui, forcément que c'est ça. Ecoutez, vous arrivez un peu après les horaires prévus. C'est que… Euh, les évaluations physiques ont déjà commencé depuis un moment. Je ne vous cache pas que...
— Du calme, du calme. Interrompit le soldat.
— Mais monsieur, sergent, j'aurais moi aussi aimé que tout se passe comme prévu...
— Occupe-toi de ses fichiers, je vais m'occuper du reste. On vous attendait, soldat. Explique-t-il à la recrue.
L'administratif, dépité de s'être apparemment dépêché pour rien, se laisse aller à un soupir. Mollement, comme passant d'un coup au second plan, il se mit à pianoter sur son bureau pour finir l'inscription de CT-1993.
L'homme en armure, lui, venait de juger que l'individu n'était finalement pas si dangereux que l'on lui avait indiqué, il retira son casque pour révéler un visage aux traits durs. Une grande balafre prenait source à sa courte chevelure brune, passait entre ses yeux et venait déformer son nez pour finir au coin de ses lèvres.
— Vous êtes plutôt pas mal conservé pour un clone. D'habitude on fait entrer les jeunes dans le moule en les faisant goûter les uns aux poings des autres, mais rien qu'à votre tête, je vois que vous vous rappelez très bien de ce que c'est qu'de servir. On va plutôt passer à la pratique. Vous savez toujours vous servir d'une arme ?
Dans une salle de l'étage adjacent, un pas de tir attendait la venue clone. Posés sur le petit comptoir, face au couloir qui menait à la cible qui pendait au loin, quelques armes attendaient que le soldat les prennent en main. Tout autour, des recrues s'entraînaient déjà. Et, au loin, c'est tout un groupe de recrue qui établissait son premier contact avec les armes à feu. Ces immenses champs de tirs, bien que gris et ternes, se voyaient illuminés des milles feux à certaines heures de la journée. Si bien que l'on pourrait s'y croire en pleine bataille. C'est là que devait aller Cin'gemas pour faire à nouveau ses preuves.
---Spoiler : Spoiler
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Post n°3
Auteur : Cin'gemas (CT-1993)Cin'gemas n'attendit pas plus que quelques minutes, quand la porte derrière le bureau s'ouvrit soudainement à la volée, laissant entrer une tornade humaine. Le clone n'avait jamais vu un homme, et encore moins un personnel administratif être dans un tel état de stress.
Comme si la paperasse était stressante...
L'homme arriva tellement vite qu'il dû se rattraper à son bureau pour ne pas tomber. Cin'gemas l'observa : il devait être jeune, mais son état de fatigue le vieillissait quelque peu. Il tenta de dire quelque chose, entre deux tentatives pour reprendre son souffle.- Vous… avez sonné ?
- Affirmatif, lui répondit calmement le clone.
Tandis qu'il lui répondait, un soldat entra à son tour dans le bureau, tout d'armure vêtu, de la tête au pieds. Cin'gemas ne pouvait voir les yeux du soldat, pourtant il savait que ce dernier le jaugeait. L'administratif reprit la parole :- Ok, ok, vous avez sonné… Euh. CT-1993, c'est bien ça ? Oui, forcément que c'est ça. Ecoutez, vous arrivez un peu après les horaires prévus. C'est que… Euh, les évaluations physiques ont déjà commencé depuis un moment. Je ne vous cache pas que...
L'administratif faisant les questions et les réponses à un rythme effréné, Cin'gemas s'apprêtait à l'interrompre, mais c'est le soldat en armure qui fut le plus rapide.- Du calme, du calme.
Cin'gemas regardait en silence le cours échange entre le soldat et l'administratif. Puis le soldat s'adressa à lui :- On vous attendait, soldat.
Tandis que l'administratif pianotait sur son holo-ordinateur, le soldat retira son casque. Il avait les cheveux bruns, une énorme balafre lui barrait le visage. Enfin un vrai soldat dans cette structure !, pensa le clone.- Vous êtes plutôt pas mal conservé pour un clone.
- Merci monsieur !, dit le clone en souriant.- D'habitude on fait entrer les jeunes dans le moule en les faisant goûter les uns aux poings des autres, mais rien qu'à votre tête, je vois que vous vous rappelez très bien de ce que c'est qu'de servir. On va plutôt passer à la pratique.
La décision du soldat arrangeait le clone. Pour autant, Cin'gemas ne montra rien de sa satisfaction et se contenta de répondre un banal :
- A vos ordres, sergent !- Vous savez toujours vous servir d'une arme ?
- Je pense que oui, monsieur !
Le sergent emmena le clone au 328ème étage. Le bâtiment était pourvu de points d'entraînement à plusieurs étages. Des recrues s'entraînaient déjà.
De la bleusaille...
Ils illuminaient la zone de leurs tirs, plus ou moins précis. Les deux hommes se trouvaient ainsi sur un pas de tir pour tester les aptitudes du clone. Au fond, se trouvait une cible, et devant le duo, il y avait quelques armes laissés là pour que le clone prouve de quoi il était capable au sergent instructeur. Malgré les bruits de tirs, Cin'gemas entendit le sergent lui expliquer qu'il avait le choix de son arme et de ce qu'il voulait montrer de ses capacités. Le clone hocha la tête et s'approcha des armes afin de les inspecter : des pistolets et des fusils blaster. Le clone n'étant que peu attirer par les pistolets, il préféra se tourner vers les fusils. Il avait ainsi le choix entre un DC-15A, un E-11, un EE-3 et un F-11D. Le clone n'aimait pas particulièrement le DC-15A, le trouvant trop long et peu maniable. Mais il voulu le tester, pour réveiller ses anciennes sensations, se remémorer ses anciens entraînements. Le toucher de l'acier de l'arme le rendit nostalgique d'une époque lointaine et révolue. Des souvenirs flous de visages de kaminoans dansaient devant ses yeux bleus. Les séances d'entraînements flash lui revinrent partiellement en mémoire. Puis les entraînements à balles réelles, où il avait vu nombre de frères clones mourrir. Un sueur froide lui parcouru l'échine. Bien qu'éprouvant rarement ce sentiment, la tristesse se dessina dans ses yeux.
Avec les bruits de tirs des recrues à côté de lui, le clone revint à l'instant présent et se présenta en face d'une cible. Il cala la crosse de l'arme contre son épaule droite et visa la cible. Le fusil, long, pesait lourd dans son bras gauche. Ses muscles n'ayant pas servi depuis un certain temps, il tremblait sous le poids de l'arme. Aussi, il ne tira pas, préférant reposer l'arme. Pour ne pas perdre la face, il dit au sergent instructeur :
- Pardonnez-moi sergent, mais je ne suis pas friand de cette arme.
Le clone retourna au niveau du présentoir des armes et il se saisit du EE-3. L'arme était déjà plus légère comparée à la précédente. Elle avait cependant une forme un peu spéciale, une forme auquelle le clone n'était pas habitué. Elle lui rappelait une rencontre avec des chasseurs de primes sur Concord Dawn. Les chasseurs de primes avaient un contrat sur la tête d'un V.I.P que le clone et ses frères commandos devaient extraire de la planète. Lors d'une confrontation où tout le monde se tenait en joue, la tension était palpable. Mais elle s'était améliorée par la suite, le V.I.P suggérant de payer plus cher que la prime si les chasseurs le laissaient en vie. Evidemment, appât du gain oblige, ils avaient accepté. La mission s'était donc terminée autour de verres de Lum que les chasseurs de primes avaient offerts aux clones et au V.I.P.
Sacré souvenir ! Ce serait amusant de revoir ces chasseurs de primes... Et puis un petit verre de Lum ne serait pas de refus !
Le clone s'avança sur le pas de tir, visa et tira. Le EE-3 tirait des rafales à 3 coups. La rafale lâchée par le clone était complètement ratée.
Très peu pour moi cette arme de mercenaire, pensa-t-il.
Il lui restait donc le choix entre un E-11 et un F-11D. Il vérifia les deux armes chacune leur tour : poids, équilibre, lunette de visée, chargeur. Il voulait aussi montré au sergent qu'en faisant cela, il était un vrai professionnel, et pas un bleu comme les recrues autour d'eux. Le clone opta finalement pour le F-11D, sa capacité de chargeur étant plus importante, de même que sa portée optimale.
Dommage qu'il n'y ait pas un bon vieux DC-17M...
Le clone montra l'arme au sergent, puis il alla se positionner sur le pas de tir. La première cible devait être à 150 ou 200 mètres. Parfait, cette arme est faite pour ce genre de distance..
Le clone cala la crosse de son arme contre le creux de son épaule droite et serra ses coudes au plus près de son torse. Il laissa son index sur le côté de l'arme tout en visant grâce à la lunette. Il retînt sa respiration quelque seconde, puis laissa son index glisser sur la détente.
Piew. Un trait de lumière bleue sortie de l'arme en direction de la cible. Le clone se tourna vers le sergent, qui regardait la cible avec ses holo-jumelles. Il fit un signe négatif de la tête. Au-dessus de Cin'gemas, un écran afficha la cible en gros plan. Elle n'avait pas une seule égratignure.
Haar'chak! ("bordel !")
Le clone tira de nouveau sur la cible. Piew. L'écran afficha de nouveau la cible : il avait fait mouche, mais dans le coin supérieur gauche. Autant dire que ça ne comptait pas.
Duraani, burc'ya?, se dit-il à lui-même. ("tu te moques de moi, mec ?")
Cin'gemas recommença une troisième fois. Il cramponna bien son arme de la main gauche, retînt sa respiration quelques instants, puis tira. Piew. Il se tourna vers le sergent, qui sourit légèrement. L'écran afficha la cible : le clone l'avait touché dans le quatrième cercle en partant du milieu.
Mouais, je suis un peu rouillé quand même... ça doit aussi venir de l'arme !
Le clone ne supportait pas de ne pas être le meilleur. Il remarqua alors des recrues qui chuchotaient en le regardant. Leurs sourires lui firent comprendre qu'ils se moquaient de lui et de sa prestation. Cela irrita profondément le clone.
Il visa la cible, en colère, et tira de nouveau. Piew. Entre le quatrième et le troisième cercle. Piew. Troisième cercle. Piew piew. dans le troisième et le deuxième cercle. Piew piew piew. Les trois tirs allèrent directement dans le deuxième cercle. Le clone continua ainsi pendant des heures, ne s'arrêtant que pour recharger.
Je ne quitterai pas ce foutu pas de tir tant que je n'aurai pas tiré au centre., se résigna-t-il.
La crosse bien calée contre son épaule droite, la joue presque collée dessus, l’œil à l'affût, la respiration retenue, il tira pour la énième fois. L'écran émit un DONG tout en affichant la cible en gros plan. Le sergent sourit.
- En plein dans le mille !, s'exclama le clone.
Il regarda vers les recrues qui s'étaient moquées de lui. Elles ne riaient plus, mais n'avaient pas l'air impressionné pour autant. Alors, le clone visa leur propre cible. Il entendit un DONG. Satisfait de lui-même, il déposa le F-11D sur la tablette qui lui faisait face et se retourna vers le sergent instructeur, attendant qu'il prenne la parole.
---Spoiler : HRP
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Post n°4
Auteur : LyzsLe sergent patienta. Il en avait vu assez pour comprendre que le clone devait repartir du bas de l'échelle, mais sa persévérance était louable. Au bout d'une bonne demie-heure, il se retira pour régler une autre affaire. CT-1993 en avait apparemment pour un bon bout de temps, de toute façon.
Les autres recrues, dans leur coin, jazzaient entre elles. Certains avait remarqué le personnage atypique qui les avait rejoint sur le champ de tir. Un clone, un jeune clone pour être exact. Avec ses cheveux blancs et ses tatouages, tout portait à croire qu'il était de l'un de ceux qui se démarquent des autres par d'incroyables capacités. Alors, quelle ne fut pas la surprise de voir qu'il n'était pas fichu de tirer correctement ! Parfois discrètement, parfois très bruyament, les soldats qui ne tiraient pas s'amusaient des erreurs de Cin'gemas tout en de raillant les uns les autres en se comparant à lui. L'homme n'avait d'héroïque que l'apparence !
Cependant, alors que les plaisanteries fusaient, une autre personne restait concentrée. Son oeil ne quittait pas sa cible et il se contentait de tirer, de recharger et de recommencer. Il était comme le clone : pas très doué. Perdu dans son entraînement, il en oublia de prêter attention au spectacle qui se déroulait autour de lui. Jusqu'à ce qu'un tir, venu de plus loin, vienne s'écraser au milieu de sa cible.
Le soldat qui venait de se faire sucrer sa victoire se redressa, un peu surpris, puis chercha le coupable du regard. Il trouva Cin'gemas, puis il posa son arme avant de s'en rapprocher.
Il s'agissait d'un homme de grande taille, très musclé bien qu'un peu grassouillet. Ses mains cabossées montraient qu'il avait l'habitude des travaux physiques et ses petits yeux, cachés sous d'énormes sourcils bruns, exprimaient son désir d'en découdre avec le nouveau aux cheveux blancs. Arrivé devant-lui, il le dévisagea longuement, comme s'il lui fallait tout un temps pour décider de ce qu'il allait faire ensuite. Puis, après un grognement, il mit sa main à plat, prit de l'élan, et présenta son énorme paluche au clone.
— Tu m'fous la rage. Je suis dessus depuis une heure. Lança-t-il maladroitement de sa grosse voix, pendant qu'il attendait une poignée de main. Faut pas écouter les ot' cons qui rigolent. On s'habitue. Tu m'expliques comment t'as fait pour toucher le centre, comme ça ? Au début, on aurait dit que d'avait jamais touché un flingue.
L'homme était un peu gêné, il se tassait pour avoir l'air plus petit, mais ça n'aidait pas vraiment. D'un coup, il leva les yeux en voyant arriver un militaire dont il repéra de suite le grade. Il se redressa.
— Bonjour, sergent.
L'intéressé se contenta de hocher la tête.
— Je vois que vous avez fait la connaissance de... Johnson, c'est ça ?
Le grand gabarit acquiesca en silence.
— Bien ! Et il me semble que vous avez du boulot, recrue. Alors foutez moi le camp et retournez sur votre pas de tir !
Comme électrifié, le grand bonhomme salua et fila s'exécuter. A voix plus basse, le sergent reprit.
— Il est vaillant, mais il y a du travail à faire… Enfin bon ! Reprit-il, plus fort. On m'a dit que vous avez enfin pu aligner deux tirs ! En toute une après-midi, c'est pas vraiment un exploit. Alors maintenant que vous avez pu un peu vous refaire la main, vous allez me montrer que ce n'était un coup de chance.
Mimant un blaster avec ses doigts, le sergent désigna la cible qui se trouvait au loin.
— Je veux cinq tirs, et tous dans la cible ! J'en veux au moins trois au centre. Et faites ça bien, parce que je dois encore décider de l'équipe dans laquelle je vous colle.
Le balafré adressa un sourire mesquin à la recrue. Il fallait lui mettre un peu de pression pour voir ce qu'il valait. -
Post n°5
Auteur : Cin'gemas (CT-1993)Cin'gemas, après avoir atteint la cible d'une autre recrue, ne s'attendait pas à ce que cette dernière s'avance vers lui. L'homme, immense, ne semblait pas commode.
Mmmh, ça n'a pas dû lui faire plaisir que je touche sa cible, pensa le clone, amusé.
La grande recrue se planta devant le clone et le dévisagea longuement, ses yeux brillants sous ses énormes sourcils. Il devait facilement faire deux tête de plus que le clone. Cin'gemas soutint son regard, ne voulant pas baisser les yeux devant cette bleusaille. Alors, le grand baraqué grogna et prit de l'élan avec sa main.
Bon d'accord, j'ai peut-être poussé le bouchon un peu loin avec celui-là..., se dit le clone, résigné à recevoir une grande claque.
Mais il n'en fut rien, la grande recrue lui tendit seulement la main, en signe de salut, avant de s'exprimer :
— Tu m'fous la rage. Je suis dessus depuis une heure. Faut pas écouter les ot' cons qui rigolent. On s'habitue. Tu m'expliques comment t'as fait pour toucher le centre, comme ça ? Au début, on aurait dit que d'avait jamais touché un flingue.
Le clone, soulagé de ne pas avoir prit une volé, serra la main de la grande recrue, un léger sourire en coin. Pour une fois que quelqu'un se montrait amical à l'égard du clone, ce dernier prit le temps de répondre :
— La clé, c'est le souffle. Une fois que tu as bien calé ton arme contre ton épaule, tu dois calmer ta respiration. Lorsque c'est fait et que tu t'apprêtes à tirer, retiens ta respiration le temps d'appuyer sur la gâchette. Tu n'en seras que plus précis.
L'homme acquiesça. Puis d'un coup, il leva les yeux en voyant arriver le sergent instructeur à leur hauteur.
— Bonjour, sergent.
— Sergent !, salua également le clone.
— Je vois que vous avez fait la connaissance de... Johnson, c'est ça ?
Le grand gabarit acquiesça en silence. Lorsque le sergent instructeur lui ordonna sèchement de retourna à sa besogne, la grande recrue fila rapidement vers son pas de tir, sans demander son reste. A voix plus basse, le sergent reprit.
— Il est vaillant, mais il y a du travail à faire… Enfin bon ! Il continua en haussant la voix. On m'a dit que vous avez enfin pu aligner deux tirs ! En toute une après-midi, c'est pas vraiment un exploit. Alors maintenant que vous avez pu un peu vous refaire la main, vous allez me montrer que ce n'était un coup de chance.
L'amour propre du clone en prit un coup. C'est vrai qu'il avait eu du mal à retrouver ses talents de tireur, mais il venait de passer plusieurs années dans une cuve de cryogénisation.
J'aurai aimé l'y voir ce balafré ! Il a lu mon dossier ce rustre ? Je parie qu'il n'aurait pas tenu dans ce foutu coffre ! Heureusement que je suis un clone, ça a dû me sauver la vie d'avoir été conditionné toutes ces années dans mon armure !
Le clone soupira légèrement : il payerait cher pour retrouver son armure. Là, il se sentait nu comme un verre malgré sa combinaison rouge. Peut-être qu'avec son armure, le clone retrouverait sa dextérité d'antan ? En mimant un blaster avec ses doigts, le sergent sorti le clone de ses pensées et désigna la cible qui se trouvait au loin.
— Je veux cinq tirs, et tous dans la cible ! J'en veux au moins trois au centre. Et faites ça bien, parce que je dois encore décider de l'équipe dans laquelle je vous colle.
— Aucun problème Sergent.
Le balafré adressa un sourire mesquin à la recrue. Il fallait lui mettre un peu de pression pour voir ce qu'il valait. Le clone trouva ce sourire un peu malsain, aussi se retourna-t-il rapidement vers le présentoir des armes et reprit le F-11D qu'il avait utilisé auparavant. L'arme était encore chaude de tous les tirs que le clone avait effectué depuis le début de la journée. Cin'gemas regarda en direction de la recrue Johnson. Ce dernier semblait mieux s'en sortir avec sa cible grâce aux conseils du clone.
*Au moins, si je ne passe pas les tests pour le terrain, je pourrais devenir instructeur... *, se dit le clone, pour tenter de se détendre.
Cin'gemas s'avança sur le pas de tir, très concentré. Il cala l'arme contre son épaule droite et calma sa respiration, comme il l'avait expliqué à Johnson auparavant. Son index droit se trouvait le long de l'arme, prêt à glisser sur la détente. Il visa la cible pendant quelques secondes en se disant :
Pas le droit à l'erreur, vas-y !
Cin'gemas retint sa respiration et fit glisser son doigt sur la détente, qu'il pressa. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Cinq fois. Cinq tirs consécutifs. L'exercice était périlleux en raison du recul de l'arme, mais le clone devait montrer le meilleur de lui-même au sergent instructeur. Cin'gemas tendit l'oreille : Dong.
Au moins, il y en a au moins une dans le centre de la cible, tenta de se rassurer le clone.
Le clone abaissa son arme et regarda l'écran devant afficher la cible. Elle apparue alors :
Le clone examina la cible : au moins les tirs étaient groupés. Sur les cinq tirs, trois étaient dans le centre de la cible, et les deux autres se trouvaient sur la limite entre le centre et le premier cercle.
— ça compte comme étant le centre ça sergent, non ?, demanda-t-il à l'instructeur par dessus son épaule.
Pour le clone ce n'était pas encore satisfaisant, mais c'était déjà mieux qu'auparavant. La difficulté à se remettre de sa cryogénisation énervait le clone, l'impatientait. Néanmoins, c'était au sergent de décider ce qu'il en serait. Cin'gemas reposa l'arme sur son présentoir et s'approcha du sergent instructeur, attendant son verdict et ses consignes. -
Post n°6
Auteur : LyzsContent de voir le clone s'exécuter sans attendre, le sergent se recula pour mieux observer l'homme à l'oeuvre. Celui-ci avait déjà retrouvé une posture plus stable, il n'avait plus l'air de "se chercher". L'arme tenue bien fermement, il se mit à tirer. Sa gestion du recul semblait meilleure que lors de ses premiers tirs. Il faut dire qu'après un long temps passé sans tirer, ce genre de choses peut surprendre.
Tirer cinq fois ne fut pas très long, mais cela suffisait au sergent pour jauger un soldat. Ayant préféré garder ses jumelles à leur place pour se concentrer sur la posture de l'examiné, il leva les yeux pour regarder le résultat sur l'écran. Et, sans surprise, celui-ci fut bien meilleur que ce que laissait penser la première impression. En effet, même si les tirs ne sont pas tous au centre, l'on pouvait y apercevoir la régularité, l'application et la concentration du soldat qui venait d'appuyer sur la gâchette. Et ce pour la simple raison que les marques de brûlures étaient toutes bien groupées. Il s'agit d'une preuve de régularité, de la preuve que le tireur accomplit un geste pleinement contrôlé. Avoir ses tirs ainsi répartis sur la cible permet de voir que le clone aux cheveux blancs avait encore du travail à faire avant de retrouver ses pleines capacités, mais, dans le même temps, cela montrait aussi que le gros du travail était déjà fait.
Peut-être que CT-1993 ne pressait pas la gâchette avec le centre de sa phalange ? Peut-être était-il trop crispé sur son arme à cause de sa congélation ? Tremblait-il à cause du manque de pratique ? Il ne restait qu'à trouver le problème pour le résoudre. Quoi qu'il en soit, les résultats étaient satisfaisants. Mais, il ne fallait pas oublier que c'était du tir sur cible immobile. Un peu ailleurs, le sergent fut tiré de ses pensées par la voix de Cin'gemas. Il quitta enfin l'écran des yeux...
— Pas mal, pour du décongelé. Se dit l'homme, en aparté.
— Ca compte comme étant le centre ça sergent, non ?
— Si ça mord, c'est arrondi au supérieur, soldat. Vous passez. Répondit-il, très formellement. Suivez-moi, la journée n'est pas encore tout à fait finie. Vous pouvez emporter l'arme, si elle vous convient.
Les militaires s'éloignèrent des recrues qui s'étaient enfin tus en voyant les derniers scores du clone. Encore tout au fond, Johnson continuait de s'acharner sur sa cible en ignorant les remarques des soldats plus doués que lui.
Après avoir quitté ce champ de tir, le sergent fit découvrir une nouvelle salle à CT-1993. Ici, les soldats étaient moins nombreux. Un groupe de cinq hommes, trois humains, un twi'lek bleu et un zabrak au teint clair, observait un écran fixé à côté d'une porte. Deux d'entre eux, qui s'étaient assis sur un banc face à l'écran, se levèrent pour saluer le sergent avec les autres soldats. Le gradé hocha la tête et s'arrêta pour regarder l'écran un bref instant. Il pouvait y voir un soldat progresser dans une petite reconstitution des bas-fonds. Quand une cible rouge se leva et se mit à bouger, il ne lui fallu qu'une fraction de seconde pour lui tirer dessus. L'homme reprit sa course pendant que le gradé, lui, quitta l'écran des yeux.
— Vous avez tous fini vos tours ? Demanda le sergent. Où est votre instructeur ?
— Il nous a laissé le champ libre, sergent. Nous avons fini il y a un moment. Répondit le zabrak.
— Vous auriez du finir en même temps, justement, alors pourquoi celui-ci court encore ?
— On y retourne un par un, on fait des heures sup', sergent ! L'instructeur insiste pour qu'on s'observe les uns les autres. Expliqua l'un des trois humains.
Sans ajouter un mot, le gradé dévisagea les soldats. L'odeur de sueur qui se dégageait du groupe ne trompait pas : ils ne tiraient pas au flanc, au moins. Utiliser cette salle en dehors des horaires ne faisait de mal à personne... Et puis, il allait faire de même. Il continua donc sa route, accompagné du clone, jusqu'à une nouvelle porte.
— Voilà de quoi tester un peu le tir en mouvement. Votre but est de compléter le parcours le plus vite possible sans toucher les cibles "civiles" qui sont les noires. Vous faites feu sur tout ce qui est rouge. Il vous faut compléter un allé-retour. Le terrain est plus fatigant et accidenté qu'il ne le paraît alors économisez-vous. Et faites attention, normalement, on n'y entre qu'en armure, mais vous n'en retrouverez une que demain. Je vous regarde depuis ici.
A côté de la porte, le sergent actionne un levier. Son casque sous le bras, il fit signe au clone d'entrer. De l'autre côté de la porte, les lumières étaient allumées et un petit droïde camera était prêt à suivre Cin'gemas. Le terrain représentait une sorte de série de toits sur un large couloir d'une centaine de mètres de long. Il allait falloir escalader, sauter, courir, passer par dessous ou par dessus des tuyaux... C'était une sorte de parcours du combattant, avec des cibles mouvantes. Les cibles rouges, d'ailleurs, étaient volontairement très foncées pour que la différenciation avec les civils ne soit pas trop marquée. Ça aurait été bien trop facile, si la différence était trop évidente. Alors... comment allait s'en sortir notre clone aux cheveux blancs ? -
Post n°7
Auteur : Cin'gemas (CT-1993)Le clone entendit le sergent lui répondre que faire mouche sur la ligne accordait le point supérieur. Cin’gemas sourit pour lui-même, satisfait de la réponse de l’instructeur. Ce dernier valida son épreuve et lui intima de le suivre, alors le clone obéit et quitta la salle de pas de tir sur les talons du sergent, tout en conservant le F-11D comme il le lui avait suggérez.
Ils pénétrèrent alors dans une autre salle, où l’odeur rance de sueur attaqua les narines du clone. En raison de son séjour en cryogénisation, il n’était plus habitué à sentir des odeurs si fortes. Il en eut un haut le cœur, qu’il réprima rapidement. Le clone inspecta les lieux, et aperçu cinq individus devant un écran. Le clone ne prêta pas attention à ces personnes. Et tandis que le sergent instructeur s’entretenait rapidement avec ces hommes, Cin’gemas en profita pour regarder l’écran de plus près : un soldat, ou plutôt une soldat, probablement cathar en raison de sa tête de félin et de ses oreilles pointues, évoluait dans une sorte de parcours ressemblant aux bas-fonds. La cathar courait, lorsqu’une cible rouge sombre se leva et bougea sur sa droite. La cathar lui envoya une salve de tir en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, puis se remit à courir, bondissant de toit en toit.
Impressionnant, elle a de bons réflexes !
Voyant le sergent instructeur reprendre sa marche, le clone se mit à sa suite, saluant d’un hochement de tête les cinq hommes présents devant l’écran. Ils le dévisagèrent l’espace d’un instant, puis détournèrent leur regard vers l’écran de suivi du parcours.
Le clone et l’instructeur arrivèrent devant une porte. Un écriteau sur le côté indiquait : « salle d’entraînement – bas-fonds de Coruscant ».
- Voilà de quoi tester un peu le tir en mouvement. Votre but est de compléter le parcours le plus vite possible sans toucher les cibles "civiles" qui sont les noires. Vous faites feu sur tout ce qui est rouge. Il vous faut compléter un allé-retour. Le terrain est plus fatigant et accidenté qu'il ne le paraît alors économisez-vous. Et faites attention, normalement, on n'y entre qu'en armure, mais vous n'en retrouverez une que demain. Je vous regarde depuis ici.
Sur ces mots, il actionna un levier, tout en intimant au clone d’entrer. Cin’gemas passa la porte et aperçu un droïde caméra. A ses côtés, accroupie, se tenait la soldatSpoiler : cathar.
Elle se tourna vers le nouveau venu en se relevant. Elle portait un débardeur bleu électrique, faisant ressortir la couleur beige de son pelage tigré et le jaune profond de ses yeux. Elle remit ses cheveux bruns en place, d’un coup de main soigné, laissant apparaître ses oreilles pointues. D’une démarche chaloupée, elle se dirigea vers la sortie et murmura au clone en passant près de lui :
- Bon courage mon mignon…
Le clone ne sut que répondre et resta coi devant cette appellation. Etait-ce de l’ironie ? Ou bien du rentres dedans ? Toujours est-il que Cin’gemas rougit, chose qui ne lui était jamais arrivé. Pour la première fois de toute son existence, le clone ne savait comment réagir. Son attitude perplexe fit rire la cathar, qui disparut derrière la porte d’où arrivait le clone. Le claquement de celle-ci permit à Cin’gemas de reprendre ses esprits. Il s’avança donc vers la pénombre des bas-fonds simulés qui lui faisaient face. Là, se dressait un premier obstacle : un énorme mur. Le clone aux cheveux blancs regarda d’abord à droite, puis à gauche. Le mur était lisse, aucune aspérité, aucune saillie pour s’agripper. Quoique… Le clone repéra une gouttière loin sur la gauche. Il se mit à courir, son arme en bandoulière se balançant contre ses côtes. Arrivé au tuyau, il se mit à l’escalader. Il devait y avoir quatre ou cinq mètres de hauteur, rien d’insurmontable. Arrivé en haut, il inspecta les lieux : il se trouvait sur un toit, et en face de lui, il y avait d’autres toitures, à différentes hauteurs. Au loin, Cin’gemas pouvait apercevoir une lueur bleutée, presque blanche.
Sans doute le point qu’il faut atteindre pour faire ensuite le chemin inverse… pensa le clone.
Un beep suivit de petits bruits électroniques l’interpellèrent. C’était le droïde caméra qui l’avait suivi jusqu’ici. Ce dernier fit apparaître en hologramme un chronomètre, qu’il déclencha sans prévenir.Spoiler : Let's go !
Comprenant immédiatement, le clone se mit à courir vers la lueur. Il passa au-dessus de plusieurs petits murets, sauta sur un toit un peu plus bas, en atterrissant en une roulade. Au même moment, une cible, rouge foncé, se releva juste devant lui. Le clone se saisit de son arme et lui tira dessus, faisant mouche. L’adrénaline le fit accélérer, se dirigeant vers un toit plus haut. Afin de l’escalader, il prit appui dessus avec son pied gauche, et grâce à l’élan de sa course, put se projeter en haut afin de se saisir du bord. Suspendu, il força sur ses bras pour se hisser sur le toit. Mais une autre cible apparut face à lui. Toujours suspendu dans le vide, les coudes appuyés sur le toit – comme s’il était au bar d’une cantina – il eut juste le temps de prendre son arme et de décocher une salve dans sa direction. Touché ! Le clone termina de se hisser sur le toit, se releva et se mit à courir. Des gouttes de sueur commençaient à perler sur ses tempes et son front. Il les essuya d’un revers de sa manche et courut de plus belle, son arme dans les mains. En face de lui, le nouveau mur qui se dressait était bien trop haut pour l’escalader comme le précédent. Et pas une gouttière à l’horizon. Il bifurqua à droite, dans une ruelle étroite. Soudain, des fenêtres s’ouvrirent à la volée, et des cibles y apparurent. Le clone visa tout en courant, tirant sur la première, la touchant mais éclatant la vitre au passage. Il tira sur une deuxième puis une troisième cible. Les deux disparurent. Alors qu’il voulait tirer sur la quatrième, il se ravisa au dernier moment. Constatant qu’elle était de couleur noire.
Bon sang, ce n’est pas évident de distinguer la différence de couleur. Ce rouge est trop foncé !
Il sorti de la ruelle en trombe, et dû freiner des quatre fers pour ne pas tomber dans le vide. A ses pieds, s’ouvrait un gouffre noir sans fond. Le clone leva la tête et regarda de l’autre côté. Le toit en face était plus bas, mais il devait y avoir au moins dix mètres d’écart entre l’endroit où le clone se trouvait et le toit face à lui.
- Erreur. Vous avez fait fausse route, vous devez rebrousser chemin. lui dit le droïde caméra.
- Certainement pas !
Les droïdes l’énervaient. Ils n’avaient aucune capacité d’improvisation :
Toujours à suivre des chemins pré-établis, pfff ! Saleté de droïde !
Le clone retourna dans la ruelle, et une fois à une distance qu’il jugea convenable, il se retourna dans la direction du gouffre. Il regarda le droïde et s’adressa, à travers lui, au sergent instructeur et aux soldats qui le regardaient :
- Qu’est-ce qu’on s’amuse, pas vrai ?!, un énorme sourire sur le visage. Cin’gemas aimait se donner en spectacle.
Le clone prit une grande inspiration, et entama son sprint vers le gouffre.
J’espère que la cathar regarde ça !
Cin’gemas sauta, prenant la plus grande impulsion qu’il pouvait avec ses cuisses musclées de clone sortant de la cryogénisation. Ses bras faisaient de grands moulinets, ses jambes battaient elles aussi, comme s’il nageait dans les airs. Le toit se rapprochait de plus en plus, mais le clone craignait de ne pas pouvoir atteindre la surface du toit. Sa crainte fut confirmée : au lieu d’arriver sur le toit, il arriva contre le muret qui l’encerclait. Le choc entre son torse et la paroi fut suffisamment violent pour couper la respiration du clone, qui manqua de tomber dans le vide. Heureusement, il eut le réflexe de se rattraper avec sa main droite au rebord. La bandoulière de son arme n’avait pas lâchée non plus.
- Ouuuuphf !
Le clone gémit, mais réussit à mettre sa deuxième main sur le rebord. Il se hissa tant bien que mal et s’écroula sur le toit. Il tentait de reprendre sa respiration. Son répit fut de courte durée, puisque de nouvelles cibles venaient d’apparaître. Le clone se mit en position de combat : il posa son genou droit au sol et releva sa jambe gauche en appui. Il analysa la situation : deux cibles rouges à sa droite, deux à sa gauche, et en face de lui, un peu plus loin, une seule cible rouge. Mais cette dernière était derrière une cible noire, comme si elle l’avait prise en otage. Alors la vision d’une mission ratée jaillit dans sa mémoire. Des niktos qui avaient pris en otage une jeune padawan nautolan, la disposition des adversaires et de l’otage se trouvant être exactement la même qu’avec ces cibles. Tous étaient morts ce jour-là. Le chef nikto ayant eu le temps d’assassiner la jeune padawan avant que Cin’gemas n’ait pu intervenir… Alors le clone avait fait un carnage. Mais il était trop tard.
Cependant, son souvenir était plus terne qu’avant, plus flou. La cryogénisation avait dû altérer ses souvenirs. Aussi réussit-il à chasser ses vieux démons, et tira sur les deux cibles de gauche, puis sur celles de droite qui commençait à se mouvoir vers lui. Son attention se posa ensuite sur la dernière cible, celle qui faisait office de preneur d’otages. Elle n’avait pas bougé, alors le clone usa de son entraînement précédent : il cala rapidement la crosse de son arme contre son épaule droite tout en ralentissant son souffle, l’index le long de l’arme. Il pointa avec précision son viseur sur la cible. Il retint sa respiration et fit glisser son index sur la gâchette. Piew Le projectile laser atteignit la cible en pleine tête. Le clone laissa échapper un soupir, se disant qu’il aurait dû faire la même chose pour sauver la padawan nautolan.
Cin’gemas se tira de sa rêverie et repartit en courant. Des détritus jonchaient le sol, ralentissant sa progression. Des tuyaux lui barraient la route, l’obligeant à sauter par-dessus, ou bien à ramper par-dessous. Sa fréquence cardiaque et son adrénaline étaient élevées. Mais la lueur bleutée se rapprochait, alors il ne ralentit pas la cadence. Quelques cibles apparaissaient çà et là, mais le clone les éliminait aussi vite. Lorsqu’il ne fût plus qu’à quelques mètres de la lueur, il voulut accélérer, malgré un point de côté. Mais une énorme barrière de flamme se dressa instantanément devant lui.
* Haar’chak, impossible de passer au travers !*
Le clone regarda partout autour de lui, tandis que les flammes lui chauffaient le visage. Il n’y avait aucun moyen de passer, ni aucun élément qui aurait pu faire barrage aux flammes. Le clone se mit à réfléchir très vite, il devait faire preuve d’ingéniosité s’il voulait passer. Il regarda plus attentivement ce qui l’entourait, plus loin aussi, espérant trouver un château d’eau ou quelque chose comme ça. Mais il n’y avait rien. Il se retrouvait impuissant, démuni, alors que la lueur était à portée de main.
- Raaaaah !, hurla-t-il vers le ciel.
Sauf que ce n’était pas le ciel, c’était un plafond. Le clone se souvint alors que les bas-fonds sont étagés sur plusieurs niveaux, et que par conséquent il y a des plafonds. Il regarda alors son arme, elle devait bien avoir un mécanisme de grappin intégré ! Encore fallait-il le trouver et l’activer.
ça ne doit pas être si différent d’un DC-15 !
Pendant qu’il essayait de trouver le grappin, il escalada un petit promontoire qui faisait face aux flammes. Il tâta et appuya sur un petit levier sur le côté de l’arme puis visa le plafond et tira pour voir si la manipulation qu’il venait de faire avait enclenché le grappin. Une ventouse sortie de l’arme et fila à toute vitesse. Tchong Le grappin ventousé au plafond, le clone tira sur la corde pour voir si cela tenait. Constatant que ça devrait aller, il prit un peu d’élan, courut, et s’élança vers les flammes. Le clone avait tellement de vitesse qu’il sentit à peine la chaleur lorsqu’il passa au-dessus du feu. Il se décrocha du filin, et atterri en une roulade. En se relevant, il constata que la lueur était à deux mètres de lui. Il s’en approcha et vit que c’était un énorme bouton bleu. Curieux, il appuya dessus.
- Compte-à-rebours enclenché. Il vous reste une minute pour sortir de cette salle., dit le droïde caméra.
- Oh non, tu plaisantes…
Le bon côté des choses, c’est que les flammes n’étaient plus là. Cin’gemas parti en courant à toute allure vers la sortie. Il escalada un premier toit, puis un deuxième, et enfin un troisième. Ses bras étaient endoloris à cause des efforts répétés. Il continua sa course, et arriva devant un pont. Celui-ci traversait le gouffre par-dessus lequel le clone avait sauté quelques instants auparavant.
C’est tout même bien plus simple par-là !
Il s’engagea sur le pont et se remit à courir. En face de lui de nouvelles cibles venaient d’apparaître. Il leur tira dessus, mais ne put toute les avoir : son chargeur était vide. Il s’arrêta de courir. Il restait trois cibles en face de lui. Il s’approcha de l’une d’entre-elles et tenta de lui donner un coup de crosse. La cible esquiva le coup. Le clone se sachant piéger, il préféra sauter en contrebas, ayant vu que le pont enjambait maintenant les toits.
ça aurait été plus court de continuer sur ce foutu pont, mais pas le choix !
Il reprit sa course, sautant par-dessus des tuyaux et autres blocs d’alimentation. Il pouvait apercevoir la porte un peu plus loin en contrebas.
- 20 secondes.
Le clone sauta par-dessus un muret, et continua de filer tout droit, lorsqu’il aperçut du coin de l’œil une sorte de toboggan à sa gauche. Il fonça à brides abattues vers cette sortie inespérée et s’inséra dedans.
- 10 secondes.
Le toboggan devait sûrement s’arrêter au niveau du premier mur que le clone avait escalader. Cin’gemas glissait de plus en plus vite, il ne pouvait pas freiner. Sa course folle dans le toboggan arriva à son terme et il fut projeter dans les airs, vers le couloir de sortie - ou d’entrée. Il se retrouvait tel un ewok sur son planeur troué de tirs de blaster.
L’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage !, tenta de se rassurer le clone.
A la réception, il fit plusieurs roulés-boulés en direction de la porte. Le clone grommela quelques jurons et se releva comme il put puis avança vers la porte en claudiquant.
- Cinq secondes. Quatre. Trois…
Le clone appuya sur la poignée et sortie de la salle d’entraînement. Il avança de quelques pas pour laisser la porte se refermer, et s’arrêtant, se pencha en avant, les mains posées sur ses genoux : il était essoufflé comme jamais, haletant et suait à grosses gouttes. Les muscles de ses bras le tiraient, et son point de côté était toujours présent. Après un moment de récupération, il se releva, un air malicieux sur le visage, le sourire en coin et regarda le sergent. -
Post n°8
Auteur : LyzsEn voyant Cin'gemas sortir de la salle, le sergent ne savait quoi penser. Le voir sourire à la caméra, prendre un chemin totalement ridicule et n'accomplir qu'un tiers des objectifs du parcours lui donnait envie de partir et de tout laisser en plan. Mais, en même temps, le clone avait fait preuve d'une certaine habileté… Si celui-ci ne s'était pas égaré pour manquer de tomber à cause d'un saut mal jaugé, il aurait pu avoir un excellent score.
Casque sous le bras, le militaire observa la recrue un instant. Le voir essouflé ainsi le fit sourire. Il payait le prix de son long repos. Et surtout celui de ses prouesses sur les faux toits des bas-fonds. Loin d'être satisfait, un peu agacé même, l'homme soupira longuement avant de lui présenter un ratelier vide en tendant la main.
— Vous savez, soldat. C'est beaucoup moins crevant quand on ne s'y prend pas n'importe comment. Pour l'instant, la seule chose que j'ai pu évaluer, c'est votre capacité à improviser.
Il marqua un silence.
— Et elle est terrible.
Tous les efforts de Cin'gemas n'étaient pas vains. Mais, il était hors de question d'encourager ce genre de numéro de cirque. Sans s'attarder, le sergent se mit en route. Le réintégré n'avait pas vraiment d'autres choix que de le suivre.
— Ca manque aussi un peu d'endurance, tout ça. Enfin bon, je vous connais… vous, les clones. Vous n'aimez jamais rester en place plus de deux minutes, ça reviendra vite.
Les deux hommes traversèrent le long couloir où se trouvaient tous les terrains d'entraînement avant d'entrer dans un couloir plus étroit caché derrière une ultime porte. A la fin de celui-ci, une autre ouverture donnait sur l'immense coeur d'acier du quartier général. De nombreux turbo-élévateurs allaient, venaient et s'ouvraient à tous les coins de la grande salle. D'innombrables escaliers et escalador permettaient aux militaires d'aller et de venir entre les étages de cet endroit qui reliait des centaines de pièces les unes aux autres. En levant les yeux, les soldats pouvaient voir quelques rayons de soleil percer à travers toutes ces passerelles qui pouvaient, si l'on en avait le courage, nous mener jusqu'au sommet du quartier général.
Loin d'être impressionné par l'activité de l'endroit, par les nombreux soldats complètement équipés qui circulaient par dizaines et par l'agitation robotique que produisaient tous les droïdes à roulettes qui se laissaient glisser à travers les organiques en tous genre qui transitaient là.
Après un long silence, le sergent estima qu'il était tout de même temps de préparer le clone pour la suite de sa journée.
— Bon, CT-1993. Je vais aller droit au but : j'ai déjà mes ordres. Je dois envoyer un rapport sur vos capacités à reprendre le service. Disons que si on met de côté vos écarts dans le parcours des bas-fonds, vous passez. Votre palmarés vous sert grandement, forcément. Vous allez donc rejoindre une équipe qui part faire ses premières rondes assez bas dans notre belle planète. La routine des derniers engagés, quoi.
Il observa le soldat un instant, très sérieusement, avant de hausser les épaules.
— Rien de bien palpitant, je sais. Mais, vous devez bien reprendre quelque part. Après ça, on vous questionnera pour avoir votre avis sur une réaffectation. Ca sera l'occasion de vous faire entendre. Mais, pour l'instant, nos supérieurs veulent savoir si vous tenez toujours la route et s'il vous reste quelques notions de discipline.
L'ascenseur se figa, puis ses portes s'ouvrirent à nouveau sur le centre agité. Cette fois, nos deux hommes étaient bien plus bas. L'endroit étaient encore plus agité à ce niveau-ci ! Presque tout le monde portait une armure blanche...
— On va faire un tour à l'armurerie avant de partir directement. Vous resterez sous mes ordres pendant ce merveilleux séjour.
Après avoir marché quelques minutes, nos militaires empruntèrent une porte pour arriver devant un couloir menant à une entrée beaucoup plus sécurisée. Un droïde, posté derrière un guichet, identifia le balafré. Le gros verrou central qui bloquait l'accès à l'armurerie s'activa pour laisser les deux parties de la lourde porte coulisser chacune de leur côté.
L'endroit était plus vaste que bien des armureries dans la galaxie, mais elle ne représentait rien par rapport à la taille du quartier général de l'armée de terre républicaine. Après tout, chacun garde et entretient son équipement.
Après avoir progressé dans l'un des nombreux rayons qui composaient l'endroit, le sergent s'arrêta au milieu des armes de poing. Il observa quelques blasters soigneusement alignés devant lui. La lumière blanche de la plaque qui les soutenait leur donnait un jeu d'ombres digne d'une exposition d'art.
— Je dois faire vite, alors nous allons passer les formalités. Vous ne devriez pas avoir de mal à retrouver ce que vous aviez l'habitude d'utiliser, ici. Si vous êtes raisonnable dans vos choix, vous pourrez peut-être repartir avec.
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HRP :
C'est la séance shopping et la maison t'offre la première prestation. Choisis bien. ^^

