Expertise pas si experte
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Post n°1
Auteur : RaddorUne journée standard s'était écoulé depuis l'incident qui s'était produit sur Kamino. L'escouade d'élite était déjà sur Triple X. Le jeune clone avait l'estomac retourné depuis l'attentat. L'armée était-elle si divisée ? Y avait-il autant d'agent double ? Qui plus est, des frères d'armes ?
Le clone était dans sa couchette, fixant le plafond, imaginant l'explosion du poste de commandement de Kamino encore et encore. Qu'avait ce groupe d'insurger comme objectif outre celui de mourir en martyr ?
Son datapad qui était mis en mode réveil se mit à sonner, indiquant ainsi qu'il était l'heure pour lui d'accomplir son devoir de soldat. Le clone se leva de sa couchette et partis en direction de la douche. Douche qui allait lui être réparateur vu que le clone n'avait pas fermé l'oeil de la nuit. D'ailleurs son esprit le tourmentait.... Pourquoi devait-il s'occuper de la paperasse administrative ainsi que des emplettes de la Grande Armée Républicaine ? N'y avait-il personne qui pouvait s'occuper de cela ? Perdu dans ses pensées, il troqua son armure phase II pour son uniforme d'officié réglementaire. Tant qu'à être officiellement un gratte-papier, autant qu'il enfilait la tenue qui allait avec. Il quitta finalement ses quartiers pour se diriger vers le bureau du haut-commandement, de là il pouvait laisser de coté ses réflexions et ses doutes le temps de remplir sa mission.
Raddor fut surprit de voir son escouade déjà prête devant sa porte, l'attendant patiemment, alors qu'il n'avait donné aucune heure de rendez-vous. Etaient-ils là depuis longtemps ?
-Eh bien ! Vous êtes bien matinal mon Lieutenant ! lança Boxer
Le clone se contenta d'hocher la tête et d'ouvrir la marche, il fut d'ailleurs surpris de ne voir que Boxer et Deadlight le suivre. Qu'était-il arrivé à "Perfect Storm" ? Avant même d'ouvrir la bouche, la jeune femme coupa l'herbe sous le pied du clône :
-Perfect Storm a été rappelé par le haut-commandement. Elle se trouve dans l'une des salle d'interrogatoire de la garnison... Sans doute pour faire son rapport en toute discrétion.
Le clone acquiesça, il resta muet tout le long du chemin, perdu dans sa pensée. Il était mal à l'aise dans sa tenue d'officier, certes chaque personnes le saluaient, mais il se sentait nue sans son armure. Surtout qu'en plus il ne savait plus sur qui compter omis Boxer ainsi que Deadlight. Enfin arriver à destination, le clone inspira une grande bouffer d'air avant de prendre la parole :
-Vous avez quartier libre, j'en ai pour un moment. S'il se passe quoi que ce soit, prévenez moi sur ma ligne direct. Vous pouvez rompre les rangs.
Le groupe se sépara alors devant la porte du QG du haut-commandement. Le jeune lieutenant enleva sa casquette nerveusement et entra d'un pas hésitant dans la salle qui fourmillait de vie.
La pièce était immense, il y avait assez de place pour accueillir un régiment de soldat. Certains bureaux étaient occupées par des haut-gradés qui étaient absorbés par leurs documents. Raddor n'avait qu'a choisir un emplacement libre, ce qu'il fit.
Le clone avait à disposition 86 854crédits pour acheter des véhicules. Il commença par lire chaque description des véhicules type Tank et consulta les données de chaque batailles et en vint à une conclusion net et précise :
les chars d'assaut TX-130 étaient de loin le meilleurs investissements surtout qu'en ce moment même : l'armée n'en possédait pas.
-De tout façon avec 80 000 crédits je ne vais pas aller bien loin... Huit char d'assaut TX-130 devront faire l'affaire. Ce sera un bon début.
C'est avec une extreme feignatise que le clone envoya son expertise dans les données du QG. -
Post n°2
Auteur : Coy SjanneurPrécédement : http://star-wars-rpg.soforums.com/t5294-Les-premiers-pas-de-Da-la.htm
S'il y avait une chose que je détestais le plus au monde, c'était bien la perte de temps.
Entre la réunion avec le chancelier et maintenant l'entrainement interminable avec Daellä !
Comment pouvait-elle espérer rejoindre les rangs de la Garde Républicaine si déjà elle échouait à son premier test !? Test qui en plus n'était pas si compliqué car il demandait tout simplement de la concentration et de la volonté, chose que visiblement la jeune novice manquait terriblement. J'étais excédé de voir que l'entrainement n'avançait pas d'un pouce, je pris alors mes affaires et jeta un dernier regard en direction de la jeune femme avant de dire :
-Tu me fais perdre mon temps, chose que je ne peux pas me permettre.
Tu n'as pas l'étoffe nécessaire pour rentrer dans nos rangs. Prends tes affaires et va au Diable !
La patience était bien ce qui me manquait depuis le jour de ma naissance et à vrai dire, ça n'allait pas s'arranger avec l'âge. Sans m'en rendre compte, j'étais déjà à l'extérieur du complexe réserver aux entrainements, ma respiration se faisait haletante, mes mains tremblaient : sur le coup je ne comprenais pas du tout ce qu'il m'arrivait. D'ailleurs je tenais mon sabre laser... Quand est-ce que j'avais dégainé mon arme ?
J'avais l'impression que quelque chose bouillonnait en moi, j'avais exactement ce même malaise lorsque nous étions dans ce temple Sith.
Je manquais simplement de sommeil et cela me rendait hargneux, voilà tout. Je rengainais alors mon arme puis me massais les tempes afin de me décontracter, du moins c'était ce que j'espérais ! La jeune Twil'ek m'avait enfin rejoins, comme quoi les nuisibles finissaient toujours pas revenir, mais pour être honnête, j'avais besoin d'elle sur ce coup là. Sans un mot, je me dirigeais en direction des bureaux du Quartier Général afin d'y glaner le plus d'information possible avant de me jeter dans la gueule du loup. Arrivés à destination, nous réquisitionnâmes un bureau pour mieux étudier notre futur plan d'attaque sous les yeux ébahis des occupants qui nous virent entrer dans la pièce avec la même discrétion qu'un Destroyeur Stellaire s'arrimant dans un statioport.
Une fois installé sur le bureau Char'dy m'adressa pour la première fois la parole, ce qui me surpris sur le coup :
-J'imagine que nous ne sommes pas ici pour rien, alors faites moi un topo de la situation.
La Twi'lek était direct et en plus, était perspicace : exactement comme "Elle"... Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire en observant cette étrange "ressemblance". Je répondis finalement à la jeune femme :
-Effectivement, je cherche à coincer ce criminel. Je fis glisser le datapad sur le bureau, elle l'attrapa juste avant qu'il ne tombait au sol.
J'ai pleins de questions à lui poser. Il me faut le retr... Non ! Pour le bien de la République, il nous faut arrêter ce criminel.
La jeune femme me jeta un regard inquisiteur, ma dernière phrase n'était qu'une justification lamentable pour cacher ma quête personnelle, et j'avais bien comprit qu'elle n'était pas tombé dans le panneau. Elle tendit la main vers une chaise libre et usa de la force pour la ramener vers elle, la chaise vide se déplaça d'une vitesse déconcertante puis ralentissait brusquement afin de ne pas blesser le corps de la jeune femme. Elle s'assit finalement après sa démonstration de sa parfaite maitrise de la force avant de dire :
-S'il y a bien une chose que je déteste, c'est que l'on me prenne pour une idiote.
Elle leva les yeux au ciel puis alluma l'écran holographique incrusté dans le bureau, après quelques manipulations avec une aisance déconcertante, elle se retrouvait dans les archives de la Police de Coruscant, elle sortit donc tous les dossiers qui avait un rapport de prêt ou de loin avec l'ADN qui était affiché sur le coin de la table holographique. L'ADN retrouvé dans le corps de ma belle-mère avait maintenant un visage et un nom : Harry alias Lakeroids une ancienne petite frappe qui, pendant mon absence, était devenu leader d'un groupe criminel du nom de " Shadow Butterflies". La jeune femme n'avait aucun mal à manipuler toutes les informations qui défilaient devant nos yeux, et s'arrêta nette en lisant une phrase qui la fit sourire :
-Apparemment, cet idiot vit dans l'une des seules tours de luxes qui se trouvent dans les bas-fonds, histoire d'être sûr qu'on puisse le retrouver facilement...
Le "hic" c'est qu'il est bien gardé. Selon les services de la "Médiation" :
il y aurait une centaine d'homme qui vivent là-dedans. Ils sont pour la plupart rechercher donc dangereux... Ce serait du suicide d'y aller à deux...
Pensif, je frottais doucement ma barbe, accoudé sur le bureau, analysant chaque nouvelles information.
-Effectivement, ce serait du suicide. Il nous faudrait réquisitionner des hommes pour entreprendre cette descente.
Tu viens de parler des services de la "Médiation", qu'est ce que c'est ?
La jeune femme re-manipula l'hologramme du bureau pour faire apparaitre un rapport complet de la "Médiation".
-La "Médiation" est un corps d'armé composé d'une centaine d'hommes envoyé par le Chancelier pour "pacifier" les criminels sévissant dans les bas-fonds de Coruscant. Ils sont dirigés par cet homme,
elle afficha le visage d'un homme au trait fatigué par la guerre, le Général Lowel Hayden.
Je me mis finalement à lire son dossier avant de décocher mon plus beau sourire sadique :
-Vu son dossier, il n'a pas l'air d'un enfant de cœur, nous avons maintenant nos renforts ainsi que notre contact, allons-y !
Nous sortîmes finalement du Quartier Général de Coruscant pour prendre la direction du QG de la "Médiation" qui se trouvait en plein centre des bas-fonds. Un turbo-élévateur allait nous conduire au dernier étage de la Capitale, pendant le trajet je pris mon comlink et tentait de joindre Lyzs, mais cette dernière ne répondait pas. Je pris alors mon datapad et lui laissa un message."On va faire le grand ménage dans les bas-fonds.
Nous allons demander du soutient au Général Lowel Hayden qui est à la tête des Hommes de la Médiation.
~ Chevalier Coy Sjanneur & Char'dy ~ "
La Générale était maintenant au courant qu'une violente chasse à l'Homme allait se passer. -
Post n°3
Auteur : LyzsSaleté de sénat, saleté de prétentieux ! Ces anciens chevaliers ne payaient rien pour attendre. Lyzs fatiguait et pestait intérieurement contre tout. Elle était habituellement douce et calme, mais trop d’agitation avait fini par l’irriter. Sa fin d’après-midi passée à errer dans les couloirs du centre politique l’avait épuisée. Elle quitta l’immense dôme de métal et respira un grand coup. Ses deux sphères reprirent leur activité, mais leurs mouvements nerveux donnaient l’impression que la générale avait bu trop de café. Le rythme diminua soudainement, après un long soupir. Tout en se frayant un passage au milieu de la population urbaine, elle se parlait à elle-même.
— Enlevée à ma famille, sujet de tests, condamnée par les Sith, évadée, rescapée du massacre de mes nouveaux parents, vagabonde, chevalière impériale, garde républicaine et maintenant générale… Je devrais écrire un livre, vraiment.
L’emprunt d’un speeder militaire conduit par un droïde lui permit de rejoindre ses nouveaux quartiers. Ceux-ci n’étaient pas très loin du complexe militaire. Apparemment être générale lui offrait pas mal d’avantages, notamment celui d’avoir un logement assez luxueux d’après le bâtiment indiqué par son petit écran. L’idée qu’elle consultait son datapad pour tout et pour rien depuis quelques jours la fit sourire : à quel point en avait-elle besoin ? Elle s’en passait pourtant très bien avant d’être dans l’armée. Son questionnement intérieur prit fin quand elle dut prendre l’ascenseur. A peine fut-elle rentrée dedans que ses portes se fermèrent, comme si la cabine ne voulait laisser entrer personne d’autre qu'elle.
— Bonjour et bienvenue, générale.
Ces mots éveillèrent la curiosité de Lyzs. Elle fouilla l’endroit du regard pour y trouver un objectif la fixant. Apparemment, les systèmes informatiques étaient bien tenus à jour. La voix, aux sonorités presque humaines, continua.
— Souhaitez-vous vous rendre à votre étage ?
— Euh… oui. répondit-elle, hésitante. C’est lequel ?
— Le 111ième.
La jeune femme sentait à peine l’ascension. C’était à croire que l’architecte avait mis le paquet dans le budget ascenseur. Elle trouva ses quartiers après s’être informée auprès du système. Elle découvrit, non sans surprise, que l’on pouvait faire plus classieux que dans l’hôtel où elle avait séjourné. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi elle avait droit à tout cela. En fait, elle ne réalisait pas vraiment l’importance de sa position non plus malgré tout le mal qu'elle se donnait pour comprendre sa primordialité. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle devait humblement transformer un groupe d’agité en corps militaire d’élite. Elle soupira en y pensant.
Lyzs fit le tour des lieux. Elle était à la fois impressionnée, satisfaite et étrangement mélancolique. Elle ne pouvait pas s’empêcher de comparer l’endroit aux bas-fonds. L’écart entre les deux mondes la choquait. Tant de différences sur une seule et même planète. Et encore… elle avait vécu dans un coin particulièrement tranquille. Sur cette pensée, elle se jeta dans ses draps, épuisée par sa journée trop chargée en émotions.
Le lendemain, la jeune femme se leva aux aurores pour aller chercher son uniforme. Elle tomba plutôt sur un droïde qui la scanna avant de lui annoncer qu’elle devait patienter. Après deux heures passées à fouiller des données sur les chevaliers impériaux sur son datapad, elle reçut enfin sa commande. C’était un ensemble gris clair, avec le symbole républicain sur la poitrine et les gallons sur les épaules. Quelque chose d’assez classique qui ne lui plaisait pas vraiment. La veste, cernée par une ceinture, formait une sorte de jupe droite au-dessus de son pantalon. Si ce n’était pas pour son travail, elle ne porterait jamais quelque chose d’aussi... formel. Elle fit la moue en se regardant dans le miroir.
— C’est classe, mais si sévère...
La jeune garde préférait de loin ses combinaisons habituelles : on y bougeait mieux et elles lui allaient bien mieux. Ces vêtements auraient été parfaits si elle avait eu vingt ans de plus. Elle était un peu gênée, au final. Elle n'osait même plus sortir ses sphères pour ne pas encore plus attirer l'attention. Elles vinrent se ranger dans deux poches de la seule chose utile de cet uniforme : la ceinture. Tout en finissant de se lamenter intérieurement, elle se rendit au complexe militaire.
Lyzs commençait à s’habituer aux soldats, aux armes, à l’environnement militaire. Elle passa les barrières, descendit du véhicule et se déplaçait dans la zone comme on le ferait dans n’importe quel lieu public. A l’exception près que tous les gardes qui la croisaient la saluaient. Elle ne pouvait pas s’empêcher de sentir une certaine confusion chez ceux-ci… une véritable épreuve pour son sang-froid.
Datapad en main, elle accéda à la bibliothèque des écoles. Elle devait rencontrer des gens capable de la mettre à niveau, mais elle n’avait pas envie d’arriver devant eux sans rien y connaître. Deux bonnes heures s’écoulèrent et Lyzs avait accumulé une petite pile d’ouvrages qu’elle promenait avec elle. Alors qu’elle cherchait encore pour voir si rien d’autre ne pouvait l’intéresser, elle s’arrêta. Brusquement, elle se tourna pour regarder qui l’observait. Trois futurs officiers sursautèrent au loin. Ils ne s’attendaient pas à être repérés ainsi. Il faut dire que leur intérêt pour l’uniforme de Lyzs était assez pesant. L’un d’eux ria à leur propre réaction. Cette même personne s’avança jusqu’à la jeune femme et salua, dans le doute.
— Excusez-moi par avance, mais êtes-vous vraiment générale, générale ?
Lyzs prit le temps d’observer l’individu une paire de secondes. Elle soupira tout en supportant le sourire en coin de l’étudiant qui avait l’air plus vieux qu’elle. Ses cheveux blonds en pétard faisaient négligé, en plus.
— En effet. Aussi, on dit « je vous prie de m’excuser ». On ne donne pas l’ordre d’accepter nos excuses, ce n’est jamais acquis. Si c’est tout ce dont vous aviez besoin, retournez à vos activités.
Tout en prononçant ces mots soigneusement choisis, la générale reprit ses recherches. Elle affichait un air contrarié et concentré à la fois. Le jeune homme, lui, y voyait une moue plutôt mignonne. Il plaisanta.
— Oh allez, tu es nouvelle ? Où est-ce que tu as eu ça ? Il faut t’en débarrasser avant que tu aies des problèmes. En plus, je te prie de m’excuser mais… ça ne te va pas vraiment.
Lyzs lui jeta un regard meurtrier. Elle soupira pour se calmer et posa ses livres sur l'étagère la plus proche. Elle tendit un bras vers le malotru. Il sourit. Puis, ses lèvres retombèrent en entendant un léger crissement régulier. Il éprouvait une drôle de sensation et en cherchait la source en bougeant la tête. Il fixa la "nouvelle", sans savoir quoi dire dans une telle situation : il était en train de glisser jusqu’à la table d’où il venait et le son émanait en fait de ses chaussures qui frottaient contre le sol. Ses amis n’osaient rien dire. Un léger bruit choc avec une table indiqua à la jeune fille que l'indésirable était arrivé à destination.
— Vous ne m’adressez plus la parole et vous ne bougez pas d’ici. Sinon, vous le regretterez.
La générale reprit ses recherches plus loin, elle n'avait pas envie de rester près de ces gens-là. Seulement, elle ne fut tranquille qu'un bref instant. Car, peu de temps après son petit règlement de comptes, un homme approchant de la soixantaine arriva. Il avait l'air bien portant et arborait fièrement une imposante moustache grise qui semblait compenser sa calvitie naissante. Il salua, puis sourit.
— Ah, générale ! Je vous cherchais, j'ai eu vent de votre arrivée. Wilhelm Ban, enchanté. il se mit à chuchoter. Je suis au courant pour votre situation. Mon fils et moi-même nous chargerons de vous mettre à niveau.
Lyzs recula son visage car l'homme se tenait un peu trop prêt à son goût. Elle avait l'air intriguée.
— Votre fils ?
— Oui, c'est quelqu'un de très doué et de passionné, vous verrez.
La générale sentait venir ce qui lui semblait être l'évidence. Comme si tout était écrit dans un scénario trop peu réfléchit. L'homme, bien qu'étant dans une bibliothèque, se permit de parler plus fort.
— Matthew ! Viens donc.
Sans surprise, le jeune homme aux cheveux blonds dont elle s'était à peine débarrassée arriva. La jeune femme lui lança un regard noir. Il ne comprenait pas ce qu'il venait faire ici, mais il commençait à cerner la situation.
— Voici la générale Yvanol, nous allons...
Lyzs toussa. C'était, de toute évidence, pour l'interrompre.
— Ecoutez, je pense que nous allons remettre cette discussion à plus tard. Je compte d'abord m'informer un peu en lisant tout ceci. dit-elle en posant les yeux sur les livres. Aussi, j'ai un emploi du temps plutôt...
Son propre datapad l'interrompit à son tour en bipant. Ce qui était bien arrangeant en matière de crédibilité. Ce qui était moins bien, par contre, c'était le contenu du message qui venait de lui être transmit."On va faire le grand ménage dans les bas-fonds.
Nous allons demander du soutient au Général Lowel Hayden qui est à la tête des Hommes de la Médiation.
~ Chevalier Coy Sjanneur & Char'dy ~ "
La gène de la générale s'effaça pour faire place à un air grave. Tenant son datapad à deux mains, elle leva les yeux pour appuyer son regard sur Wilhelm et Matthew. On aurait dit que la galaxie allait s'effondrer.
— Je... je dois y aller. C'est urgent.
Les deux hommes ne semblaient pas vraiment comprendre mais saluèrent tout de même de manière synchrone, comme deux automates bien réglés. Lyzs avait vraiment du mal à se faire à ce genre de formalités. C'était sûrement l'une des dernières choses qui la dérangeaient vraiment au sujet de l'armée. Elle quitta les lieux en oubliant totalement ce qu'elle était venue emprunter. Sa priorité était de retrouver Coy et de l'empêcher de lancer une mission de nettoyage commandée par la garde républicaine.
*Cet hurluberlu va encore trouver le moyen de péter un câble et de s'attaquer à tout ce qui bouge. Si je le laisse faire ça, que ça dérape (et avec Coy, ça va déraper) et que ça s'ébruite... bonjour la réputation de la garde !*