Poison d'effroi - Le raid
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Post n°1
Auteur : Lyzs
Des informations soit disant "incertaines" mènent la lieutenante Enor a organiser la défense d'un centre financer. Alors, elle s'organise pour déployer des membres de la Garde Républicaine sur les lieux. Seulement, le nombre de gardes est limité. Ceux-ci sont déjà, pour la grande plupart, mobilisés sur d'autres lieux. C'est en insistant qu'elle a pu obtenir la permission de faire sortir les deux nouveaux espoirs de ce corps militaire si particulier : Kanos et Aikin. Deux jeunes gardes particulièrement prometteurs.
Seulement, la garde républicaine ne peut pas couvrir l'entièreté du bâtiment. Pour être efficace, Aldia a pris le commandement de plusieurs équipes régulières dans lesquelles se trouve l'élément Oneight(CT-1989). Persuadée de la dangerosité de la mission, elle s'est aussi accordée le droit de réquisitionner quelques mercenaires liés à la république par contrat. Bien sûr, ces troupes sont des éléments dispensables affectés aux positions les plus dangereuses. De la chair à canons, en somme. Parmi eux se trouve ce soldat dont les origine mandaloriennes se font sentir à des centaines de mètres : Enfier.
C'est pour déposer ces troupes que les longs transports frappés du symbole de la république filent à les immenses immeubles de l'un des nombreux étages de la planète-cité. Trop bas pour appartenir aux plus riches, trop haut pour appartenir aux classes moyennes, le lieu à sécuriser est réservé aux affaires. Les longs engins ne s'y posent même pas, une porte coulissante s'ouvre à quelques centimètres du sol pour laisser descendre les militaires. Sur ces plateformes perdues sous l'incroyable et dense trafic civil, les soldats s'alignent avant de recevoir quelques consignes de dernière minutes. Celles-ci sont simples et particulièrement concises : on s'en tient au plan.
Plusieurs paires doivent se poster à des lieux fixes et avoir le rôle d'observateurs et de tireurs d'élite si la situation l'exige. Les mercenaires, eux, vont être au niveau des travailleurs. Les autres soldats devront circuler sur les passerelles et sur les larges allées encadrant le lieu principal de toute l'activité du bâtiment. Aldia, elle, se joindra à la sécurité déjà établie sur les lieux.
Mais, dans l'esprit des militaires, ces consignes ne prennent sens que lorsqu'en voyant les lieux de leurs propres yeux. C'est après avoir traversés de longs couloirs dédiés au service que les troupes républicaines peuvent apercevoir un spectacle étonnant pour les uns, banal pour les autres : la pièce est immense, aussi bien en hauteur qu'en largeur. La quantité d'hologrammes affichés dans cet endroit est astronomique ! Tout au long de grands pylônes faisant offices de cages d'ascendeurs, des passerelles circulaires servent de lieu de travail à des centaines et des centaines de traders. Assis ou debouts, ils font tous face de nombreux écrans et à de nombreux hologrammes et s'agitent en tous sens.
Il y a tellement de ces piliers qu'il est impossible de voir l'autre mur de l'endroit. Défendre cet espace avec si peu d'hommes sera un défi, mais l'armée ne peut pas renforcer inutilement un lieu (surtout quand les données sont "incertaines"). Alors, Aldia a du user de savoir-faire pour répartir ses troupes. Très vite, celles-ci se séparent pour couvrir le plus d'espace possible. Il leur faut circuler à travers la foule composée d'humains et d'aliens. On crie, on hurle des prix, on s'enrage, on s'exclame ! On se serait imaginé quelque chose d'austère, pour un lieu du genre, surtout après toutes les attaques terroristes, mais celui-ci est actif comme jamais. Sur les grandes allées encadrant l'endroit, de nombreuses personnes se bousculent pour aller d'un bureau à l'autre, pour transmettre des données en mains propres ou pour simplement prendre sa pause. A certains endroits, traverser une passerelle reliant les pylônes les uns aux autres devient un défi : les gens doivent attendre et s'organiser pour se laisser passer les uns les autres tant les lieux sont bondés. Au pied des piliers, des tas de gens s’engouffrent dans les ascenseurs quand d'autres s'en extirpent par l'autre sortie. C'est une véritable fourmilière dédiée au business...
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HRP >
Comme vous pouvez le voir, il s'agit d'une mise en place. A vous de justifier votre présence ici. Vos affectations sont données dans le RP's. A vous, donc, de décrire votre insertion là-dedans, votre découverte des lieux etc etc. N'hésitez pas à prendre des initiatives lorsque l'occasion se présentera. Mais pensez que plus c'est cohérent, mieux c'est. Je vous laisse faire un tour de chauffe avant d'annoncer la suite, mais sachez que mes posts seront succincts. Il s'agit de VOTRE mission ! -
Post n°2
Auteur : KanosCela faisait deux jours que Kanos avait reçu sa première permission. Et un appartement.
L'appartement était situé à une vingtaine de kilomètres du QG de la Garde. C'était plutôt logique étant donné que l'immeuble était un bâtiment récemment construit pour accueillir les éventuels familles des Militaires ainsi que servir de logement à un prix relativement correct. Son appartement était correct, une salle de bain avec sanitaires, une petite cuisine et un salon disposant de table, fauteuils et console pour regarder l'Holonet et passer des appels.
C'était un lieu pour la détente et se vider l'esprit. Mais c'était quelque chose qu’il n'avait pas réussi à faire. Depuis plusieurs jours des attaques avaient eu lieu. Des attentats contre la République, utilisant les accusations contre la Générale comme excuse. Mais quelque chose clochait, il le savait. Et il voulait y mettre un terme.
Installé sur un fauteuil avec devant lui une multitude d'image holographique montrant les scènes d'attentats et les vidéos de ce groupe. Il écoutait Usode lui parler.
« On a relancé tous nos contacts pour trouver une piste sur les responsables de ces attentats Kanos. Mais pour l'instant on n’a rien du tout. Le Vic Viper II est toujours en préparation et on ne sera pas apte au déplacement avant plusieurs semaines voir mois. Le temps de trouver tous les équipements. On ne sera pas disponible. Dès que l'on a du nouveau on te recontacte. »
Pas de nouvelle, Kanos s’avança, posant ses coudes sur ses genoux et se maintenant la tête, les doigts devant la bouche d'un air grave. Il n'aimait pas du tout la situation. A travers ses doigts il demanda alors.
« Des suggestions? Des déductions ou hypothèses?
- Tanio pense que cela doit nécessairement être un groupe avec un financement derrière. Faut déjà du matos pour faire un attentat, alors plusieurs dans plusieurs parties de la Galaxie... Ko'ria suspecte que les Hutts mais tu le connais. A l'entendre les Hutt ont une main dans tout et n'importe quoi. Shoriko lui pense que quelqu'un à la C.S.I. doit secrètement financer pour continuer de décrédibiliser la République. Je ne sais pas trop quoi en penser Faut dire que la vidéo incriminant ta Générale prend vraiment les gens pour des cons. Le pire est que la plupart le sont. Cela ne m’étonnerait pas que du monde à la C.S.I. soit dans le coup. Mais je doute que ce soit...
- Que ce soit une opération secrète? Ouais, je pense que c'est plus un des gars qui fait ça de son côté. D'autres pistes?
- Y'a bien des rumeurs comme quoi les Siths seraient dans le coup. Une autre encore parle du fait que ce serait l'oeuvre d'un Gungan Sith. Enfin, les conneries habituels quoi.
- Et l'Imperium?
- Peu probable, ils font offices de toutous pour la C.S.I. et ont déjà du mal à se refaire. Si c'est l'une des superpuissances, c'est soit les Hutts, soit un membre de la C.S.I... »
Un petit signal attira alors l'attention de Kanos. Le signal d'alerte!
Aussitôt appuyant dessus, l'image d'un soldat en armure apparut face à lui.
« Garde de la République Kanos Furkou, votre présence est requis d'urgence au QG. Votre permission est momentanément suspendue. La Lieutenante Aldia vous a réquisitionné pour une mission prioritaire de catégorie 7: mission, sécurisation et patrouille sur zone sensible.»
Aussitôt le Garde se leva de surprise.
« La Lieutenante vous briefera à votre arrivé, départ de la mission à 0800. Fin de transmission.n »
L'Hologramme disparut, et Usode revint alors en Hologramme principale. Un sourire aux lèvres, elle avait tout entendue.
« Et ben, t'es déjà devenue indispensable, hein mon gars?
- Aucune idée. Mais s’ils ont besoins de gardes. C'est qu'ils pressentent une attaque à ce niveau. Si ça se trouve tu en entendrais parler sur l'Holonet. »
Il y eu alors un petit silence, l’image holographique de Usode regardant le Corellien les bras croisés… Ils le savaient tous les deux, c’était potentiellement la dernière fois qu’ils pouvaient se parler. Mais finalement, ce fut la Zabrak qui brisa le silence.
« Bon, fais gaffe à toi. On te tient au courant si on trouve quelque chose. »
La communication se coupa, même pas assez de temps pour que le Corellien puisse répondre. C’était de l’Usode tout craché ça.
Poussant un soupir. Le Corellien appela un Taxi, et pendant que le Taxi arrivait. Le Garde s’habilla, prenant son sabre, son DL-44 ainsi qu’un Détonateur Thermique. On était jamais trop prudent et mieux valait en avoir un et ne pas à s’en servir, que d’avoir à s’en servir mais ne pas en avoir un. C’était en tout cas ce que son Père disait.
Quelques minutes plus tard, Kanos était en train de grimper dans un taxi. Le conducteur était un humain et aucune discussion n’eut lieu. Apparemment les chauffeurs de Taxi avaient reçu pour consigne de ne pas discuter avec les Militaires pour ne pas les importuner. De son côté, Kanos jugeait utile de ne pas en dire trop, mieux valait ne pas faire fuiter d’éventuels infos importantes après tout.
Une dizaines de minute plus tard, il arrivait au QG de la base. Aussitôt on lui demanda de grimper dans un transport, dedans se trouvait Aikin, plusieurs soldats et mercenaires ainsi que la Lieutenant.
La mission fut expliquée de manière rapide. Ainsi que les ordres, patrouiller le secteur financier, une portion qui d'après les informations de la Lieutenante était possiblement une cible qui serait attaqué durant la journée.
Aussitôt, le jeune homme soupira mentalement. Il s'était déjà rendu dans ce genre d'endroit auparavant et c'était loin d'être un endroit facile à encadrer. La mission serait dure, très dure. Instinctivement il porta une main à proximité de son sabre, vérifiant sa présence.
Finalement quand le groupe arriva sur place. Les craintes de Kanos se révélèrent fondé. Informant les personnes à côtés de lui, Aikin et Enfier.
« Je sens que ça va être une loooongue journée. » Dit-il d'une voix mi-sarcastique, mi-craintive.
Il n'était pas rassuré du tout, un simple blaster pouvait faire des ravages et il ne suffisait que d'un détonateur thermique pour tuer un sacré paquet de civil. Si attaque il y avait, le nombre de victime pourrait augmenter de manière très rapide.
Ils avaient leurs ordres de déploiement, les mercenaires en bas, et les militaires sur les passerelles et les allées encadrant la zone principale.
Après une rapide concertation, il fut décidé entre Aikin et Kanos que ce dernier se mêlerait à la foule. Tandis qu’Aikin resterait sur un côté plus dégagé. Prête à intervenir. C’est ainsi qu’il se plaça au milieu de la foule, marchant au hasard, dans sa tenue civil. Cherchant le moindre signe d’hostilité dans le regard des passants. Cela serait difficile. Mais la mission hélas était d’attendre que l’attentat se fasse, afin d’appréhender les terroristes le plus rapidement possible…
Et Kanos n’était pas certain du tout d’apprécier ce plan.Spoiler : HRP
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Post n°3
Auteur : AikinNouvelle journée, nouveaux objectifs.
J’apprends tôt qu’Aldia souhaite me faire participer à une mission, en rapport avec les attentats récents. Je n’ai pas vraiment suivi les tenants et aboutissants de la situation actuelle... Je sais que c’est une faute, mais c’est en partie à cause de mon entraînement. Dans tous les cas, ce genre de méthode est… répugnante. S’attaquer aux civils, s’attaquer aux innocents. Des personnes meurent à cause de fous incapables de vivre selon les règles de la République. Et il faut les stopper.
La mission serait de protéger un centre financier. Des rumeurs traînent dans les couloirs du quartier général, aujourd’hui. Apparemment, on va nous poster dans un centre financier. Certains ne comprennent pas pourquoi cet endroit et pas un autre, mais je suppose qu’il n’y a de troupes pour couvrir tout Coruscant. Mieux vaut prévenir que guérir, surtout pour les lieux les plus susceptibles de concentrer beaucoup de personnes. Aldia est au commandement de l’opération. Je suis sûre qu’elle fera tout son possible pour protéger les civils. J’ai confiance en elle.
Je récupère mon équipement : mon blaster DC-15S. Je ne l’ai pas encore utilisé en situation réelle. J’aimerais ne pas avoir à le faire, mais mieux vaut être capable de se défendre, surtout vu le contexte. C’est aussi pour cela que je fais l’acquisition d’un bâton électrique dans l’armurerie du QG, pour que je ne sois pas complètement démunie si jamais je dois me défendre au corps-à-corps. Kanos m’a montré les bases. J’espère que ça sera suffisant.
C’est également ma première occasion de porter l’armure des Gardes. La tenue me rappelle l’affiche qui m’a poussée à m’engager... A l’époque j’avais pris ma décision sur un coup de tête, je pensais que j’aurai du temps. Et me voilà, là où j’en suis, tenant le casque symbolique dans mes mains. Je devrais être fière, entousiaste, mais… Je ne sais pas. Je me dis que je le porte plus par nécessité que par prestige. Le climat général influence certainement mon appréciation de l’armure, également. Après quelques instants sans rien faire, je décide de l’enfiler.
Contrairement aux apparences, elle est étonnement confortable. Je m’attendais à être engoncée dedans. Elle n’est pas faite sur mesure, c’est sûr. Pas pour un Garde comme moi. L’armure affiche quelques données, semble présenter une interface, mais je la mets de côté, n’ayant pas pris le temps de l’apprendre.
Je rejoins le transport prévu pour l’occasion. Aldia est déjà présente, gérant les soldats et la logistique. Dès qu’elle m’aperçoit, elle me fait signe de monter dans le convoi sans plus de cérémonie. Je m’exécute donc, grimpe dans le vaisseau. Il est différent, mais me rappelle celui que j’avais pris pour ma première mission. Mission dont je n’ai jamais eu plus de nouvelles… Bah, le reste doit être de la gestion administrative. Cela ne me concerne plus directement et j’ai arrêté de m’y intéresser. Peut-être devrai-je essayer de m’informer de nouveau à ce sujet ?
Des soldats réguliers sont déjà présents dans le transport, discutent ensemble. Mon arrivée les interrompt. Ils me regardent, me jaugent, me jugent, et retournent à leurs activités. Certainement à cause de l’armure… Je choisis de m’installer un peu à l’écart, préférant les laisser à leurs affaires plutôt que de risquer des remarques. Enfin, il n’y a pas de raisons qu’il fassent ce genre de chose. Mais… Les recrues de la veille m’ont rendu un peu plus méfiante. Je sais que Kanos est au dessus de ça, mais je ne sais pas pour les autres soldats. Et encore, ils n’ont pas vu mon visage… Je n’ai pas réussi à trouver un bandeau. Heureusement que le casque couvre tout…
Je suis surprise par différents individus. Ils n’ont pas l’armure habituelle… Ca ressemble plutôt à… ah… mince... oui, c’est ça, une armure mandalorienne. Que font-ils ici ? Des soldats gradés ? Non… Ils auraient plutôt une armure accordée à leur rang… Alors… La pensée traverse mon esprit. Peut-être des chasseurs de primes ? Cela m’étonnerait, mais… La fin justifie les moyens ? Je suis tout de même réticente à l’idée. Et s’ils avaient été engagés par les terroristes pour se retourner contre la République ?
Je me concentre sur les autres soldats. C’est drôle… J’ai l’impression d’en reconnaître un. Enfin, c’est vite dit, vu qu’ils ont tous la même armure. Mais, dans l’armement, la manière de se tenir… Il me rappelle celui qui était avec l’Ewok… Ou ce n’est qu’une impression… Certainement qu’une impression…
Kanos arrive ensuite… en civil ? Mais ? Pourquoi ? Il n’a pas peur de blesser ? Ou il sait que rien ne se passera ? Quand même…
Les ordres nous sont donnés durant le transport. Nous allons effectivement vers un centre financier, potentielle cible des attaque. Nous nous dirigeons donc vers notre destination. C’est drôle, je ne suis jamais venue dans ces étages de Coruscant. Un peu trop haut pour ma famille, surtout après que mes parents aient du commencer de nouveau à zéro. Dans tous les cas, l’endroit fourmille. Notre transport ne s’arrête pas, flottant au dessus du sol jusqu’à ce que tous les soldats soient descendus.
L’intérieur du centre est gigantesque, imposant. Intimidant, même. Des longs couloirs, des pylônes partout, des passerelles… Et des hologrammes. Partout. Tellement d’hologrammes. Sans compter tous les traders qui s’agitent dans tous les sens. C’en est étourdissant, presque trop pour ma vision. J’essaie de me concentrer sur les instructions, mais c’est difficile au vu du brouhaha ambiant. L’endroit fourmille. Bizarre, j’aurais cru que l’endroit serait plus calme en temps de crise. Tellement de foule… Quelqu’un de mal intentionné n’aurait aucun mal à s’infiltrer et faire un carnage. Comment sommes-nous censés protéger un tel endroit ?
Kanos confirme mes craintes en demi-ton. Je sens que les soldats sont tendus. Pas forcément par la Force, juste une impression. Et ça serait parfaitement logique vu la situation.
Mon camarade Garde m’accoste, me propose si je préfère me mêler à la foule ou rester en hauteur. Je lui avance que je serai certainement plus utile en hauteur, avec une bonne vue globale, sans néanmoins cacher que je préférerais rester loin de la marée informe qui avance et recule par vagues sur les passerelles. Si jamais il y a un mouvement de foule, ça sera le chaos. Misère…
Il accepte, et je prends un ascenseur pour me positionner. Quelques soldats réguliers sont postés non-loin. Ca me rassure, d’un côté. Non pas que j’irai me cacher derrière eux si il y a un problème (en tout cas, je n’espère pas), mais je n’ai pas non plus très armée. Je n’ai même pas de sabre… Il faudra que j’aborde ce sujet avec Aldia, quand les temps seront plus calmes.
Proche d’une rambarde sur une passerelle relativement dégagée, je me concentre sur tout autour de moi. C’est un exercice fatigant, que je n’ai jamais vraiment essayé sur une grande surface, mais je me fais violence et essaie de faire attention à chaque chose se passant dans la salle principale ou ses alentours, de manière à pouvoir réagir le plus vite possible. Ce n’est pas parfait ni infaillible, mais je serai certainement beaucoup plus utile comme ça qu’en restant à patrouiller à droite et à gauche. -
Post n°4
Auteur : Oneight (CT-1989)La république fédérale était attaquée sans relâche par des groupes terroristes luttant pour sa chute, ces groupuscules attaquaient principalement les zones pauvres, mais aussi les bâtiments du service public et des forces de l'ordre, ils faisaient régner la terreur parmi les citoyens Républicains. Des informateurs avaient dressés une liste de lieux sur lesquels les fous seraient capables d'attaquer. Aujourd'hui serait un autre jour, en effet, des unités républicaines furent mobilisées pour porter un grand coup à ces comploteurs parmi-elles, deux frères, Oneight et Blackout...
Les cheveux des deux frères étaient coiffés en brosse, une coiffure rapide et pratique, le physique n'est de toute façon jamais utile lors d'une bataille.
CT-1989 et CT-5632 se préparèrent rapidement, ils enfilèrent leurs casques et vérifièrent le bon fonctionnement de leur DC-15s, une arme redoutable au combat rapproché et dans les situations ou il fallait économiser les munitions, effectivement, le pistolet permettait seulement sept tirs consécutifs avant de devoir recharger. Une fois prêts, les deux hommes en armure se mirent à courir dans les couloirs monochromes et éclairés du QG, une fois arrivés dehors, une canonnière les attendais stationnée à quelques centimètres du sol. Le radioactif embarqua le premier, il fut immédiatement suivit par son frère d'arme – son frère tout court –. L'engin resta sur place, il manquait encore des soldats ? Finalement, deux gardes, une femme en armure et un homme à la mèche rouge se décidèrent à monter dans le transport, la posture de la fille rappelait quelque chose au clone, une personne, rencontrée il n'y a pas si longtemps, c'était peut-être l'aveugle qui accompagnait la lieutenante Aldia pendant l'escorte du prisonnier ? Le rescapé aperçu un sabre à la ceinture du jeune homme qui accompagnait la garde, ce dernier était donc un de ses fameux bretteurs? Il était étrangement vêtu d'une tenue civile et n'était pas muni d'un uniforme réglementaire de la garde, l'humain ne fut pas le seul dans ce cas, en effet, un Mandalorien lui aussi ne portait pas son armure Phase II, il portait fièrement sa beskar'gam.
Peu importe, les deux forceux se positionnèrent au fond du Transport d'infanterie qui décolla et souleva de la poussière derrière lui. Les portes coulissantes du vaisseau restèrent ouverte pendant le vol, le pilote avait activé le puissant compensateur d'inertie, celui-ci créait un champ de force réduisant les effets de secousses dans la soute. Des poignées disposées au bout de câbles accrochés au plafond permettaient aux unités de rester stable pendant le trajet, tout l'équipage en armure se cramponna durant la traversée entre les immeubles de Coruscant. A l'approche de la destination, un indicateur visuel rouge s'alluma pour prévenir l'arrivée imminente de l'appareil, ce signal de couleur permettait aux combattants d'effectuer leurs préparatifs de dernière minute tels que : vérifier ses munitions et ses systèmes de communication. Les êtres en armure s'éxécutèrent presque tous machinalement. Une fois les vérifications effectuées, la lumière rouge vira au vert, signalant un atterrissage réussi et l'autorisation de débarquer.
Les militaires formèrent une ligne afin de recevoir des ordres, leur seul but était de surveiller l'endroit qui serait inévitablement victime d'un attentat, et comme toujours, il fallait s'en tenir au plan. Évidemment, surveiller un tel endroit ne serait pas une tâche facile.
Suite à ce rapide briefing, le groupe se précipita ensuite en direction du centre financier, ils s'engouffrèrent à l'intérieur de ce dernier. Les Républicains découvrirent des dizaines, ou plutôt des centaines d'écrans et d'hologrammes qui remplissaient la totalité de l'endroit. Oneight regarda tout autour de lui et remarqua le nombre incroyable de piliers répartis par grandes colonnes, le clone eut l'impression de découvrir un autre monde, intrigué, il leva les yeux et trouva un plafond très haut, trop haut. De hautes passerelles circulaires étaient positionnées en haut de chaque pylônes qui se révélaient être des ascenseurs.
-Je... Crois que je n'ai jamais vu un endroit aussi imposant de toute ma vie. Dit l'amnésique, impressionné par le spectacle qui se déroulait devant ses yeux.
-Du calme mon frère. T'as pas beaucoup de vécu... Je veux dire, tu ne te souviens de rien. Des choses impressionnantes, t'as du en voir, comme nous tous. Répondit Blackout, qui lui n'était aucunement en extase.
Le deux natifs de Kamino échangèrent un sourire et se mêlèrent ensuite aux civils.
Des humains et des aliens qui étaient totalement inconnus à l'ex-membre de l'unité crabe tambour passaient dans les immenses allées, les traders pianotaient nerveusement sur leurs claviers et des tonnes d'informations s'affichaient sur leurs écrans. L'Aiwha Rocket pensa à Okkyn, la peluche aurait sûrement été elle aussi épatée par ce lieu, malheureusement, elle n'avait pas été sélectionné pour la mission. Le jet-trooper chassa ses pensées de son esprit, il se concentra sur l'instant présent, sur son devoir, il scruta chaque individus, chaque mouvements suspects, chaque recoins de la salle.
Les troopers plaçaient beaucoup d'espoir dans les sensitifs de la garde, ils savaient de quoi ces gens étaient capables. Et qui sais, peut-être que sous l'Ancienne république l'amnésique avait déjà combattu aux côtés de ces légendaires guerriers? Alors qu'il regardait le jeune homme rencontré plus tôt, une citation revint à l'esprit du Jet-Trooper : "Un guerrier n'a pas besoin de sabre-laser pour être courageux".Spoiler : Spoiler
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Post n°5
Auteur : EnfierL’équipe Salky rentrée à peine de permission sur Dantooine que la situation sur Coruscante c’était déjà envenimée, assez pour qu'un état d’alerte soit donné. Et dans le quartier général les soldats grouillaient de partout et dans tous les sens, un vrai bordel, qui tenter encore d’être organisé. Finalement nos communicateurs vibrèrent avant même que nous puisons aller revêtir nos armures républicaines. Pas grave nous effectuerions notre ordre en beskar'gam. De toute façon on ne va pas râler, pour une fois qu’il y aurait de l’action.
Une fois que la convocation d’une certaine Aldia fut écoutée et prit en compte je fis craquer mes poings et ma nuque, on avait dix minutes pour rejoindre le transporteur. Je souris à mon équipe et montrèrent quatre doigts et on fonça droit vers les hangars la lieutenante de la garde y attendait déjà et appart quelque soldat nous étions les premiers arrivés. Nous firent une rapide vérification de notre équipement devant les portes de la zone d’embarquement. Avant de nous avancer vers le transporteur un rapide échange de regards entre la lieutenante et moi suffit à faire passer Stab inaperçu. Celui-ci grimpa rapidement en premier dans la navette militaire élevée au-dessus du sol de quelque centimètre. Et il alla se cacher dans un coin sombre du transporteur de troupe.
Soupirant je montai à mon tour et alla me placer suivit d'Eren et d’Armata, le plus à l’obscurité possible. On se regarda rapidement et je grimaçai j’avais oublié un détail… la foule… J’étais bon pour une cure de solitude pour contrer mon futur mal de tête à mon retour. Ceci amusa mes camarades, encore une fois je n’avais pas pris le temps de réfléchir avant de plonger dans la gueule du Salky, j’allais devoir me montrer plus prudent pour la suite de la mission, Sinon je me ferais faucher, mais ce n’était pas mon intention, la mort me poursuivait sans doute mais pour l’instant je courrais assez vite pour la semer.
Les autres membres de la mission arrivaient un à leur tour certains ne cillèrent pas pour notre présence, tandis que d'autres étaient étonnées voire sembler avoir peur. Ceci me fit sourire la peur… voilà qui était intéressant surtout chez un garde. Mais de quoi avait-elle peur? On réglera ça plus tard, enfin j’en informai plutôt Armata vu qu’elle était une titreuse d’élite elle pourrait se déplacer sur les plateformes sans trop se faire crier dessus, car elle devrait couvrir de son poste d’observation, tout le rez-de-chaussée. Je m’étirai un bon coup et le transporteur se mit en marche après que le dernier arrivant fut à l’intérieur, enfin les derniers, des clones lambda mais je sentais qu’ils avaient quelque chose de spécial chez ces deux-là.
Bref j’attrapai la poignée de sécurité juste à temps le transporter commença à s’élancer à travers les immeubles de la planète capitale de Coruscants. On passa rapidement des derniers étages de secteur militaire, à cet intermédiaire du quartier des affaires. Je soupirais les rues étaient bondée de monde, je voyais la foule depuis la porte non fermée du transporteur. Le mal de crâne commencé déjà à pointer son nez tel un avertissement. Je soupirai ensuite retournant aux membres de l’équipage, a part eux un autre garde surement le coéquipier de la première qui a arrêté de me regarder, bref Stab était caché et c’est tout ce qui compter, et en plus pour une fois il était discret. Oui je craignais qu’ait le repère.
Le reste de l’équipage à part Aldia était lambda, donc je portai mon regard sur la lieutenante de la garde, pendant quelques instants… Je n’avais pas encore pu améliorer mon armure avec ce que j’avais récupéré sur Dantooine, donc je dus récupérer les informations de ce que je savais, grâce à l’observation… Pour moi c’était une femme lambda, surement un caractère noir vu sa posture et son regard que les autres évitaient moi je souris sous ma visière et hocha la tête si son regard croisa le mien, enfin c’est l’impression que j’ai eue à un moment je n’en étais plus si sûr
Je ne pus récolter rien d’autre en la regardant quand le transporteur se stoppa et que les signaux de la canonnière passèrent au vert. Mon équipe descendit la dernière, cachant Stab qui partit au trot derrière nous mais son pelage pouvait surement se voir pour les plus attentifs. Le temps que le reste du groupe descende et que les instructions soient fournies il était déjà loin… je le rejoindrais plus tard. En attendant je pris les instructions et souris en attendant un garde lâcher la première remarque.
« Je sens que ça va être une loooongue journée. »
« Ouais… très looongue… »
Des directives. De toute façon on avait tout un étage à défendre à quatre ça allez être la galère. La première équipe serait composée de moi et Stab qui formerait la patrouille principale dans la foule tandis qu’Armata quant à elle se positionnerait en hauteur pour couvrir cette patrouille. Et finalement Eren se placerait avec son E-11 dans la zone des plateformes qui montait au second étage, pour couvrir une possible retraite. Bref, Je comptais bien prendre les premiers lasers, en patrouillant. Tandis que nous branchions nos radio sur deux canaux à la fois celui de l’équipe de protection et celui de notre groupe. Les soldats prirent le chemin pour se positionner, et les mercenaires en firent de même, et en moins de dix minutes tous étaient à leur poste. Et j'avais rejoint Stab pour le rassurer avant de commencer mes mouvements dans la foule, lui à mes côtés.
Armata quant à elle prit le chemin à pied malgré son jet pack pour rejoindre une plateforme dégagée de laquelle elle pourrait observer tout ce qui se passer en sur le rez-de-chaussée. Sniper dans le dos elle posa ses avants bras sur la rambarde de protection pied sur la seconde barre de métal. Et soupirante elle lança un petit « salut » à Aikin qui se trouvait non loin, histoire de faire passer un peu le temps surement en discutant.
Eren, lui, se plaça avec plusieurs soldats et clones au niveau de la zone des plateformes élévatrices et il avait de quoi faire car cette position serait la plus dur à défendre voir le nombre de personnes qui bousculer par ici. Les militaires eux-mêmes avaient du mal à rester en place, et Eren n’imaginait pas ce qui se passerait si les premiers coups de feu seraient tirés. Surement que certains risqueraient d’être piétinés. Vois pire tuer avant même de savoir d’où venait le raid.
Mais les trois mercenaires que nous somme, n'avions qu'une seule chose en tête sauver le plus de vie possible, tout en fessant bonne impression pour notre première mission. Mais... comment faire avec autant de monde autour? Comment distinguer l'ennemi du civil? Ceci pouvait mettre les nerfs à vif mais nous en avions l'habitude, surtout de se genre de cas! Nous savions très bien tout les trois que aucun mort civil était: impossible. Pour ceci il aurait fallut évacuer la zone, mais cela aurai été fait le raid ne se produirais pas et notre présence ne servirais à rien, les terroristes attaqueraient une autre cible. Et ceci était trop dangereux surtout avec des effectifs réduit.. -
Post n°6
Auteur : LyzsSpoiler : Lieutenante Enor
Dans une petite pièce éclairée par la seule lumière de nombreux écrans, Adlia fait les cent pas depuis plus de deux heures. Le soldat l'accompagnant, lui, n'arrive pas à la quitter des yeux : il est inquiet. *Pourquoi est-elle aussi tendue ?* se demande-t-il depuis tout ce temps. Il commence à douter… Il s'agit d'une sensitive, après tout. Si ces histoires sur la Force sont vraies au point de créer un corps militaire pour s'en servir, elle doit avoir certains pouvoirs. Et les rumeurs laissent croire des tas de choses au sujet des sensitifs... Peut être sent-elle le danger ? Comme les animaux d'autres planètes qui s'agitent avant une catastrophe, elle a l'air de plus en plus stressée… Quelque chose doit être en train de se préparer. Elle ne lâche pas les écrans, mais elle n'a pas vraiment l'air de s'intéresser à ce qu'ils affichent... En effet, le regard de la lieutenante, malgré ses allées et venues, ne quitte pas les images provenant des droïdes-caméras flottant à travers les immenses piliers du centre. Elle est pensive, concentrée sur autre chose. Soudain, l'un des agents de sécurité du centre assis devant le bureau et les moniteurs n'en peut plus et intervient :
— Enfin ! Arrêtez-vous de bouger une sec-...
Aldia s'interrompt et tend sa main gauche vers l'homme sans mot dire, sans broncher. Celui-ci est stoppé net dans sa phrase comme si l'air refusait de sortir de sa gorge. L'emprise de la garde républicaine ne dure qu'un instant, mais sa violence a immédiatement fait taire l'homme. Plié sur lui même, toussant à cause de la douleur, il manque de tomber de la chaise tandis que la militaire l'observe, plus méprisante que jamais.
— Eh mais !… dit l'autre civil, avant avant de s'aviser en voyant la militaire le foudroyer du regard.
— Fermez-là, c'est bien compris ? J'ai besoin de réfléchir... Continuez à surveiller.
Elle sait que quelque chose va se produire très bientôt. Il serait bête de rater le moindre détail à cause de ces imbéciles... C'est comme si le danger se rapprochait alors que l'on est dos au mur. Oui, personne ne peut fuir : l'endroit est bien trop bondé. Voilà que la question du colonnel revient parasiter les pensées de la militaire : est-ce vraiment la bonne solution ? Tous ces gens risquent leurs vies sans le savoir dans le but d'empêcher plus pertes encores... Oui. Oui… Penser au fait qu'un coup de filet pourrait sauver bien plus de monde rassure Aldia : ces travailleurs sont sacrifiables. C'est pour le bien du plus grand nombre… Pourquoi ces agaçantes pensées surviennent-elles toujours au mauvais moment ? Autant se concentrer sur la mission. Autant limiter les dégâts.
Elle revient aux écrans qui ne montrent rien d'intéressant. Tous les traders au loin ont l'air de fourmis, tous ceux que les petits droïdes flottants tentent de suivre pour procéder à des identifications se perdent les flots incessants de la foule traversant les immenses allées. Parfois, les caméras volantes s'arrêtent et observe de grandes artères, mais rien se semble suspect à travers les écrans… Quand, d'un coup, un grésillement se fait entendre dans la petite pièce de surveillance. Un duo communique à tous les autres :
— Ici équipe 7. Trois personne portant le même manteau vert foncé viennent de se séparer. Impossible de voir s'ils sont armés. Leurs mouvements sont suspects.
— Equipe 4. Je les vois aussi, mais j'en ai que deux. Manteaux verts, c'est bien ça ? Au croisement entre l'allée et la grande passerelle du premier étage ?
— Négatif, les notre sont au rez-de-chaussée.
— Ici équipe 3, on a aussi des manteaux verts en visuel : ils se sont séparés en même temps que les votre, mais on est à l'opposée du centr...
Aldia allume son comlink et écrase tous les échanges entre ses équipes :
— Concentrez-vous sur ces personnes. C'est trop gros pour être clean. N'agissez surtout pas sans laisser les équipes au sol se rapprocher d'eux. Repérez les autres s'il y-
BOOM !
Un tremblement, une explosion, des cris : la terreur. D'un coup, toutes les précautions ne servent plus à rien. Les républicains ont été pris de court ! C'est une attaque terroriste, imprévisible, indomptable, l'explosion provoque un grand souffle au pied d'un pilier qui commence déjà à s’effondrer. Impuissants, ceux qui ont survécu à l'explosion initiale ne peuvent que regarder tomber l'immense structure à laquelle des centaines de personnes s'accrochent pour survivre. Peut-être que certains résisteront au choc.
Mais, avant même d'en avoir le cœur net, tous ceux en état de le faire tournent la tête vers un assourdissant fracas : tout en haut de l'immense bâtiment, au moins à cent-cinquante mètres du sol, un énorme transport de fret modifié et blindé vient d'éclater et de traverser la grande façade de pierre et d'acier. Lancé à pleine vitesse, l'engin d'une cinquantaine de mètres de long et d'au moins dix de large a encore assez d'élan pour aller se frotter aux grands pylônes et arracher les passerelles freinant sa course. Jusqu'à ce qu'il touche enfin le sol, au milieu de la foule, l'engin arrache tout sur son passage. Les nombreux malheureux écrasés sous son poids auraient probablement puis fuir s'ils n'étaient pas déjà occupés avec les "manteaux verts" qui s'étaient déjà mis à tirer dans la foule pendant que le transport chutait et qu'un nouveau pylône explosait à l'autre bout de l'immense centre de finances.
Au milieu des tirs, des cris, des explosions, de l'odeur de la fumée, du sang et de l'acier, les équipes républicaines obéissent déjà à l'ordre simple et direct que leur supérieure souffle dans chacune de leurs oreilles : "éliminez les manteaux verts". Gardant son calme et son sang froid, la lieutenante quitte la pièce sombre pour aller vers la lumière et les hurlements. Elle y observe le massacre en contrebas du plus haut étage, où elle se trouve. Les bras croisés, elle voit ses troupes commencer à capter l'attention des terroristes qui orientent peu à peu leur feu vers les militaires. A tous les niveaux sur les pylônes et des passerelles, ces "manteaux verts" tirent sur des innocents qui se bousculent les uns les autres pour survivre. Enor s'attendait à une catastrophe, mais à rien de cette ampleur. Le sacrifice a intérêt à valoir le coup, sinon ceux lui ont donné ces informations auront une mort lente et douloureuse...
Après un long soupir, elle attrape ses deux DC-15s et se met en marche vers le drame où gisent déjà des dizaines, voir des centaines de corps inanimés et déchirés. Il faudra faire attention à ne pas tirer sur ceux qui tentent de se défendre, sur ceux qui tentent de survivre et sur la sécurité qui fait de son mieux malgré son manque d'entraînement. Sans compter sur le fait que le sang des innocents qui repeint peu à peu le sol est glissant et, surtout, très salissant... -
Post n°7
Auteur : KanosIl n’aimait pas la situation, qu’importe l’angle avec lequel il observait la situation : elle s’avérait catastrophique. La pièce était gigantesque, que ce soit en hauteur et en longueur, les bâtiments nombreux et les passerelles bondés de monde –sans compter celle qui se trouvaient dans le niveau principale-. Si un terroriste voulait frapper ici, cela ne serait clairement pas une tâche difficile. Mais comment ?
Le but des terroristes étaient d’instiller la peur, de créer la méfiance et de créer le chaos, comment pourraient-ils s’y prendre dans cette pièce.
Le Corellien chercha à essayer de deviner le plan d’un ennemi dont il ignorait pratiquement tout. Puis quelque chose commença à se former.
La pièce était constitué des piliers qui servaient également d’ascenseur, c’était les coins les plus peuplés des pièces, mais également les supports des passerelles. Si l’un d’entre eux venait à explo…
Sa pensée fut coupée net avec l’activation de son comlink.
L’équipe 7 signala la présence de personnes portant un manteau vert identique, information qui fut ensuite confirmé par l’équipe 4 puis par l’équipe 3. Kanos et Aikin eux, formait l’équipe 5 et le Corellien ouvrit les yeux, cherchant des yeux ces manteaux verts.
Il en repéra alors 3 qui s’éloignait de lui, s’éloignant de la base du pilier vers lequel il ne se trouvait pas trop loin, pendant ce temps. Aldia donna ses ordres, se concentrer sur les manteaux ver-
Une détonation fracassante, un flash aveuglant, un souffle le projetant légèrement vers le haut et le fit retomber sur la passerelle, ses yeux hébété cherchant la source de ce flash et de ce bruit.
Ses yeux devinrent alors horrifié en voyant la base du pilier vers lequel il se trouvait complètement détruite, un grand nuage de flamme et de poussière, tandis qu’il sentait sous son corps la passerelle basculé vers le bas, désormais retenue par l’autre bout uniquement.
Son corps bougea sans qu’il n’y réfléchisse, tentant de courir à l’opposé de l’explosion, du pilier effondrer, de s’en éloigner le plus possible avant que-
Le sol sous ses pieds s’effondra, il commença à glisser le long du sol désormais pointant vers le bas, sa main chercha quelque chose à s’accrocher et attrapa la rambarde de sécurité, le stoppant net et lui arrachant un cri de douleur tant l’arrêt fut brutal. Pas aussi brutal que la vision d’horreur qui s’offrait à lui, civils, hommes et femmes. Humains, Twi’lek, Rodiens, Togruta, un mélange de corps et de cris tous glissant vers la mort. Son autre main chercha à rattraper quelqu’un, il voyait des mains au-dessus de lui se tendre vers les rambardes, essayant de survivre.
Ses pensées allèrent aussitôt vers sa collègue : Aikin ! Allait-elle bien ? Ou bien était-elle parmi les cadavres qui déjà s’amoncelaient en bas.
Sa main toucha quelqu’un et attrapa un manteau, l’homme était un Devaronien, ses yeux emplie de terreur hurlant de peur. A peine les yeux de Kanos eurent le temps d’enregistrer cette vision que le manteau fut tout ce qui lui resta des mains, l’homme avec son élan était passé sous le manteau, comme si il l’avait retiré par le haut.
Puis, un autre son attira son attention, un vaisseau enfonça le plafond et s’écrasa lourdement au sol. Sa vision fut bref, mais trop longue à son goût, le vaisseau détruisit plusieurs autres piliers et écrasa un nombre trop important de personnes pour qu’il ne puisse faire une estimation.
« Non… » Sa voix était emplie de stupéfaction, de peur, mais également de rage. Une rage comme il n’en avait jamais connu, cette mission était déjà une catastrophe. Trop de monde étaient déjà morts, mais désormais ILS étaient là…
Entendant les tirs de blaster venant d’à peu près tous les côtés, il regarda au-dessus de lui. Le morceau de passerelle sur laquelle il était accroché tenait, et ses yeux virent qu’il fut le seul à réussir à s’accrocher à la rambarde et à s’y maintenir. Certaines personnes ayant pu se maintenir avaient été entrainé dans leurs chutes, accrochés par d’autres personnes.
Sa rage reprit le dessus sur ses pensées et analyse, et tandis que ses mains et jambes commençaient à l’amener vers le haut, utilisant la rambarde tel une échelle improvisé, il poussa un hurlement de rage. Son ventre était chaud, tout comme sa tête, c’était plus que de l’adrénaline. Cette sensation qu’il avait déjà ressentie auparavant, quelque chose qui semblait se préparer en lui était en train de bouillonner, d’exploser.
Ce qu’il voulait faire était clair, retrouver Aikin, et stopper ce massacre.
Arrivant rapidement au sommet de la partie effondré, son premier réflexe fut de prendre son comlink… Et de constater qu’il l’avait perdu dans l’explosion.
Son seconde réflexe après cela fut de mettre la main à sa ceinture, prenant son sabre-laser. Devant lui des cadavres étaient présents, tué par des tirs de blaster.
Et derrière ces cadavres, des hommes en manteaux verts faisant feu sur la foule et les membres de la sécurité qui leurs faisaient face.
Allumant son sabre, il coura vers les hommes en vert et l’un d’eux le remarqua. Tournant le dos aux autres et commençant à faire feu, les tirs de blaster fonçant vers lui le garde les paras avec une aisance presque comique, semblant plus le déranger qu’être un réel danger.
20 mètres, l’homme commençait à reculer nerveusement tandis que le Corellien continuait de se rapprocher en parant les tirs sur les côtés.
10 mètres, le Corellien était désormais presque sur lui.
Et finalement le contact se fit, parant un dernier tir avant que le sabre ne fit contact avec la chair de l’individu, coupant net en plusieurs morceaux l’homme. Son bras gauche coupé à hauteur de l’épaule tandis que son ventre le fut de en diagonal, et enfin sa main droite.
Les deux autres hommes s’aperçurent alors du danger auxquelles ils avaient été aveugles, le plus proche de Kanos n’eut pas le temps de réagir que le sabre-laser violet lui transperça la poitrine avant d’aussitôt se retirer, et le dernier homme quant à lui continuait de faire feu, touchant au passage son collègue désormais mort dans le dos.
Utilisant l’ex-terroriste transpercé comme bouclier humain, le Garde en hurlant de rage se jeta sur le dernier manteau vert de ce petit groupe. Faisant tomber au sol ce dernier, l’homme perdit son blaster, et Kanos sur le coup lâcha son sabre-laser, et sa rage de plus en plus grande le fit réagir d’instinct, son poing se serra et vint commencer à frapper de manière répétitive le terroriste.
Mais il sentait que quelque chose se produisait, un déclic. Et soudainement il vit sa main entouré l’espace d’un instant de brefs éclairs parcourant sa main. Tout son corps émit l’espace de quelques instants une série d’éclairs le parcourant. Puis finalement au moment où son poing frappa une dernière fois le terroriste, tout son corps s’entoura d’éclairs.
Des éclairs qu’il savait n’étaient pas quelque chose qu’il appréciait, mais qui désormais ne lui faisait plus peur. Des éclairs dont il avait déjà sentie la morsure brûlante, des éclairs que beaucoup assimilait au côté Obscur. Des éclairs qu’il sentait aussitôt pouvoir transformer en arme avec un peu d’entraînement.
Cela le stoppa net, et il regarda l’espace d’un instant sa main tandis que le terroriste à moitié assommé et le visage en sang essayait de reprendre son souffle.
Rapidement des agents de sécurités arrivèrent et aidèrent Kanos à se relever tandis qu’un d’entre eux passa les menottes au terroriste survivant du trio.
« Monsieur ? Tout va bien ? »
La voix du garde le fit alors revenir à la réalité, et son esprit se calma. Inspirant lourdement le garde acquiesça.
« Oui je… Je vais bien. » Répondit-il d’une voix hésitante, le visage tourné vers le garde.
« Quelles sont vos ordres monsieur ? » La demande surprit le Gardien, et il comprit aussitôt pourquoi, le garde de sécurité et ses 2 collègues n’avait pas de rang et devait être un gars plus habitué à suivre les ordres qu’à en donner, et il devait sans doute considérer Kanos comme son supérieur –le sabre-laser avait dû le convaincre-. Et la voix du garde laissait clairement transparaître sa peur. Il ne pouvait pas lui en vouloir car lui-même était encore sous le choc.
Prenant sa respiration et récupérant son sabre, Kanos prit quelques secondes pour réfléchir et répondit. La voix haletante et un regard remplie de haine vers l’homme au manteau vert.
« Déjà… Quelqu’un me file un comlink… » Demanda-t-il. Aussitôt l’un des gardes lui en fournir un. Et aussitôt il écouta ce qu’il se disait.
La confusion totale régnait, les voix se superposèrent les uns avec les autres.
Depuis l’explosion, les émotions se superposaient également en Kanos. Mais désormais, c’était une colère froide, dangereuse et contrôlé qui était présent en lui. Son sang-froid, il devait absolument garder son sang-froid.
Prenant une nouvelle inspiration, le garde se frotta le visage… Et remarqua avec horreur qu’il était recouvert de poussière, sa main passant sur son visage soulevait toute la couche de poussière sur lui et finalement il toussa quelques secondes avant de regarder de nouveau les soldats désormais à ses ordres. Prenant sa respiration, il commença.
« La priorité est ce fils de bantha. » Dit-il en regardant brièvement le terroriste.
« On l’amène dans un coin relativement sécurisé, et on aide toutes les équipes à proximités. Un de vous restera en permanence avec ce terroriste et sera chargé de sa protection, on a besoin de lui VIVANT pour découvrir qui sont ces types et pouvoir les stopper. »
Regardant autour de lui, le garde s’aperçut que parmi les cadavres, il y avait encore des survivants, des personnes grièvement blessés.
Pointant du doigt l’un des gardes, il continua.
« Vous m’appeler des équipes de secours. Signaler cet endroit… Bien que toute la zone est à secourir. »
Que devait-il faire ? Rester et tenter de sauver les blessés ? Les laissez et continuer à essayer de retrouver les autres.
Sa tête cherchait la réponse, mais il n’y en avait pas. Ce qu’il dirait changera sans doute la vie des personnes blessés présents autour de lui… Est-ce qu’il devait abandonner ces civils pour tenter d’en sauver plus par la suite ? Est-ce que c’était cela le genre de choix qu’il devrait faire ?
La réponse commença à se former, mais il la savait cruel… Mais logique.
Fermant les yeux, et essayant de retenir les larmes qui voulaient se former. Il reprit alors… La voix peinée et son conflit
« On continue, la priorité est le prisonnier, et d’aider les autres. Plus vite la menace sera éliminée, plus vite nous pourrons porter secours. »
Changeant alors la fréquence de son comlink et la passant en prioritaire, il commença alors à parler.
« Aikin, tu m’entend ? On se situe sur la passerelle au sud de l’explosion initial. Aikin ? Tu es là ? »
En même temps que sa voix luttait pour ne pas sangloter, il cherchait des yeux la vision d’une armure de garde de la république.
Il espérait, priait de toute ses forces pour qu’elle soit saine et sauve. Elle ne s’en était peut-être pas rendue compte, mais lui le savait, la dernière chose qu’il voulait apprendre était qu’elle n’ait pas survécu.
Puis, son regard retourna vers sa main. Sa main qu’il avait vue entouré d’éclair. Il le sentait, il pouvait reproduire cela et faire bien plus… Sa main se serra brièvement tandis que toute sa rage se concentra en celle-ci, et de nouveaux l'électricité parcourut son corps brièvement sa main, claquant l'air autour et faisant un bruit tel un fouet. Et il sentit aussitôt l’énergie que lui demandait cette technique mais surtout son potentiel. Il se dit alors à lui-même avec un sourire qui n’augurait rien de bon pour ses ennemies tandis que ses ses yeux humides regardèrent de nouveau au loin, là où les combats faisaient encore rage.
« Intéressant.» -
Post n°8
Auteur : AikinDes hauteurs, j’observe l’intégralité de la salle. Je suis concentrée, faisant abstraction de mon environnement direct, ignorant sans vraiment le vouloir la tentative de communication de la mercenaire près de moi.. C’est… étrangement calme, si on omet l’activité fourmillante des traders. Enfin, il n’y a pas de grabuge, pas de violence. Peut-être que nous avons été postés ici en vain ? D’un côté, ça serait dommage, vu le nombre de soldats déployés. Mais de l’autre, il n’y aurait pas d’attentat ici. Enfin, il pourrait toujours en avoir un autre part…
J’ai quand même l’impression de regarder quelque chose : des individus se déplacent en groupe de trois, tous avec des manteaux verts. C’est trop organisé pour être anodin.
Alors que je cherche la fonction pour activer le vocal du comlink de l’armure, j’ai un mauvais pressentiment. Aucune vision, aucun stimulus, seulement une vague de mal-être subite. D’instinct, je regarde le rez-de-chaussée de la pièce. Rien. Et une demie-seconde plus tard, une explosion. La détonation me prend par surprise, le souffle me désarçonne et me fait perdre l’équilibre. Je chute sur le dos, mettant mes bras devant mon visage par réflexe. Légèrement sonnée, j’essaye de reprendre conscience de la réalité autour de moi. J’élargis mon champ de vision le plus possible, cherche une information visuelle nette.
Les premières images qui arrivent son des corps éparpillés au sol, baignant dans du sang. Morts. Autour d’eux, la foule court dans tous les sens, hurle, terrifiée. L’odeur âcre de l’explosif se mêle à la puanteur des flammes et de la poussière. A la cacophonie générale de hurlements s’ajoutent les tirs de blasters. A chaque instant, des gens meurent. Un massacre organisé, perpétué par les terroristes. Je vois tout. Je vois tout. J’entends tout.
C’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est horrible c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar c’est un cauchemar ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce n’est pas possible ce…
Un choc violent me tire de mon déni et me fait faire face à la dure et brutale réalité. Un pilier adjacent - celui dont le pied s’est fait exploser - est tombé sur le côté et a percuté le mien, le penchant à son tour. En même temps, le plafond se brise pour laisser descendre un gigantesque transport de fret. Il ne touche pas directement ma plate-forme, mais les débris qu’il génère, si. Plus par instinct de survie que par réel raisonnement, je cours dans le sens inverse. La douleur dans mes jambes me rappelle que je n’ai rien fait pour augmenter ma condition physique, mais l’urgence actuelle ne me permet pas un tel luxe. A côté, je vois des civils tomber des rambardes auxquelles ils s’accrochent désespérément, leur terreur nourrissant le chaos général. C’est horrible… C’est un cauchemar… C’est…
Le pilier se bloque à quarante degrés. Une pente dangereuse, mais pas assez pour être mortelle, si on fait attention. La passerelle s’est fendue en deux, me séparant de la mercenaire. Mais la situation ne se prête pas aux précautions. Les civils autour de moi s’affolent, se relèvent et courent le plus vite possible pour quitter la potentielle instabilité de la plate-forme. Malheureusement pour eux, un groupe de manteaux verts arrive au même moment de l’autre côté et se met à tirer dans la foule. Les cadavres s’empilent autour de moi, m’enterrant au passage. J’ai envie de leur hurler d’arrêter, mais aucun son ne sort de ma bouche. Tétanisée, je n’arrive pas à bouger assez vite. Des civils s’échappent, mais au prix de beaucoup plus de vies… Il faut que je fasse quelque chose…
Ils approchent, vérifient méthodiquement que chaque civil est mort en les frappant. Ceux qui émettent ne serait-ce qu’un petit gémissement finissent avec une salve ou une vibrolame dans le dos. Il faut que je fasse quelque chose… Mais quoi ? Si je bouge, ils me réserveront le même sort, et je doute que mon armure - aussi perfectionnée soit elle - me rende immortelle. Une idée me traverse l’esprit. Répugnante, irréfléchie, mais mon état actuel ne me permet pas de réfléchir correctement.
La main tremblante, j’empoigne mon DC-15S et fait très légèrement sortir le canon entre le cadavre d’un Twi’Lek et celui d’un humain. Ils sont morts car nous n’avons pas été capables de les protéger… Le remord me fait hésiter, mais mon bras continue sa mécanique, comme programmé par une force autre. Mon arme s’aligne sur le premier du groupe de trois. Ils s’approchent. J’essaie de le viser, mais c’est difficile avec une main tremblante. Je cale mon arme entre deux corps pour la stabiliser. Je l’ajuste, et…
Le tir part et touche le premier dans la gorge, et il s'effondre sur le coup avec un petit gémissement. J’ai tué quelqu’un. Si ce n’était l’horreur ambiante, j’aurais passé un moment à me rendre compte de la gravité de mon acte. Mais ici, tout se passe très vite. Ses deux acolytes se mettent à tirer dans ma direction, vers le tas de corps devant eux. Les cadavres bloquent une partie des tirs, mais j’entends des râles funestes. Il y avait encore des civils qui faisaient les morts. Et ils ont perdu la vie à cause de mon imprudence.
Dès l’instant où ils s’arrêtent, croyant m’avoir eue, j’émerge du tas, poussant un corps au dessus de moi en bouclier de substitution. Cette fois, la Force augmente mes capacités physiques. Je peux me déplacer, et j’en prendrais avantage. Le deuxième tire vers moi, mais m’évite. Il semble avoir paniqué. Je profite que l’autre n’ait pas encore réagi pour lui asséner un coup de bâton électrique dans ses mains. Il lâche son arme, crie, perd momentanément l’équilibre et tombe. Il aurait roulé jusqu’à sa chute s’il n’y avait pas eu de rambarde. Le sachant désarmé, je m’apprête à continuer mon assaut quand l’autre jette son fusil et sort une arme de poing. Je me retourne vers lui, gonflée d’adrénaline. Il doit le sentir, et tire. Malgré la courte distance, j’arrive à éviter le premier, j’ai le réflexe de bloquer le deuxième avec mon bâton, l’endommageant au passage, mais les deux tirs suivant font mouche. Un à l’épaule, un dans le ventre. La respiration coupée, je recule, fais mine d’en avoir eu assez pour mourir. J’ai mal. Très mal. Mais la protection offerte par l’armure me surprend, dans le bon sens du terme. D’un geste vif, je lui jette mon bâton, électrifié, et cela le touche au visage, l’aveuglant par la même occasion. Il n’est pas mort, mais c’est une menace en moins pour l’instant. Je me porte de nouveau mon attention sur le terroriste près de sa rambarde. Il s’est relevé, mais n’a pas encore récupéré son équilibre. Il faut que j’en profite. Mais comment ? Vite… Vite ! Fais quelque chose ! Dépêche toi !
L’adrénaline et un certain désir de vengeance aidant, je tends ma main vers lui. Je me concentre, fixe son torse. Il me regarde, hébété. Il ne comprend pas tout de suite, mais réalise que je porte une armure de Garde. Trop tard pour lui. Ma poussée de Force le frappe de plein fouet, comme une vague tumultueuse durant une tempête. C’est beaucoup plus puissant qu’à l’entraînement, mais je n’essaie pas de me contrôler. Je ne fais parler que mes émotions immédiates. La peur de mourir. L’envie de survivre. Le désir de vengeance. Ma douleur physique autant que la douleur que j’ai eu en voyant tous ces morts. La colère envers ces assassins, cachant une certaine rage enfouie. Je le vois basculer, tomber. Il agite les bras, essaie de s’accrocher, sans succès. Ses hurlement se noient dans la cacophonie générale et il s’écrase, plus bas.
J’entends d’autres hurlements. Le dernier terroriste n’est pas mort. Je le vois, se débattant au sol. Il a mal. Il retire ses mains de son visage. Ses yeux saignent abondamment. Il est aveugle, littéralement. Il gigote comme un petit vers inoffensif. Ce n’est plus une menace, mais la pensée de le capturer ne me vient pas à l’esprit. Il mérite le même sort que les deux autres. D’une marche qui semble sereine, je récupère mon bâton et me place au dessus de lui. Il m’a entendu, agite ses poings, frappe ma jambière, se fait mal contre la solidité de l’armure. Je reste stoïque un instant, empoigne mon bâton éteint à deux mains comme une batte, et me met à frapper son crâne une fois. Un mouvement de haut en bas. Il est sonné un moment, puis se débat à nouveau. Je réitère le mouvement, une, deux, trois, quatre fois. A chaque coup, ses traits se tordent un peu plus. Il a peur. Il crache du sang. Sans issue, il se met à hurler à l’aide, gueule grande ouverte. Je ne fais rien un moment, puis décide d’en finir. Je place mon bâton entre ses deux mâchoires, et active l’électricité. Il meurt, foudroyé sur le coup.
L’acte terminé, je me relève, titube sur quelques pas en arrière, et tombe sur les fesses. Ma respiration est forte. L’adrénaline redescend progressivement et je reprends pied avec la réalité. J’essaie de me calmer, sans grand succès. J’ai… J’ai tué trois hommes. C’était des terroristes, il est vrai. Ils m’auraient tué et auraient tué d’autres civils si je n’avais rien fait. Mais… Je n’arrive pas à me retirer l’idée que j’ai tué trois hommes. Trois êtres humanoïdes, vivants, conscients, doués de raison. Ma bouche est sèche. J’ai un goût amer en bouche. Ma colère passée se transforme en peur. Peur des autres, peur de moi-même. Je suis une cible facile, dans l’immédiat. J’ai de la chance qu’aucun autre terroriste ne soit venu en renfort.
Je suis tiré de mes pensées par un fort grésillement dans mon comlink, suivi d’une voix famillière. Kanos ! Il va bien ! Louée soit la Force. Il a l’air retourné, lui aussi. Tremblotante, j’essaie d’activer mon comlink, mais je n’arrive pas à trouver la bonne fonctionnalité. Le silence est pesant. Il doit se faire un sang d’encre, n’ayant pas de réponse. Heureusement, après quelques tentatives infructueuses, j’arrive à activer la fonction vocale. Le grésillement s’enclenche, mais aucun son ne sort de ma bouche. Je reste immobile, quelques instants, puis arrive enfin à parler.
— Je… Je… Oui… Je t’entends...Je… Oui...
Je marque une pause, cherche mes mots. Si j’avais eu des yeux, ils seraient imbués de larmes. Des sanglots écourtent mes phrases, brouillent mes idées.
— Je… Je les ai… Il y en avait trois… J’ai eu peur… Des civils sont morts… Ils étaient menaçants… Je n’ai pas réfléchi, et… Je… Je les ai tués, Kanos. Je les ai tués ! C’est… Je sais que c’est des terroristes ! Je sais que si je ne l’avais pas fait, ils auraient fait pire ! Je serais certainement morte ! Mais… Je… Je… Je les ai tué. J’ai voulu leur faire du mal, et je leur ai fait… Je… Pourquoi, Kanos ? Pourquoi ils nous attaquent ? Pourquoi attaquent-ils des innocents ? Que cherchent-ils à accomplir avec des massacres pareils ?
Un autre silence de ma part. Je réfléchis un instant, muette, puis reprend.
— Je… Je suis toujours sur ma passerelle… Enfin, elle s’est brisée en deux… A droite de l’entrée… Donc, plutôt vers l’Est… Je crois....
Je me relève difficilement, afin de me rendre plus visible s’il me cherche. J’ai mal. Très mal. L’armure m’a efficacement protégé - je serai morte sans elle, je ne vais pas me plaindre -, mais n’a rien fait contre la douleur. Ma concentration vacillante, ma jambe me fait de nouveau mal. Je porte ma main droite pour protéger mon ventre tandis que mon bras gauche range le bâton électrique dans mon dos. Ce n’est qu’à ce moment que je remarque qu’il est tâché de sang, tout comme mes bottes, mon torse, et le bas de mon casque. Mais ce sang n’est pas le mien. Je récupère également mon blaster, à la main pour préserver mes forces. Je n’ai utilisé qu’une balle, il sera encore utile.
Prudente, j’entreprends de sortir de cette passerelle de mort, essayant d’arriver à un endroit plus neutre pour rejoindre Kanos. Une main s’accroche à la rambarde encore en place, l’autre est prête à dégainer mon blaster si un soucis se présente. Malgré ma fatigue dû à la perte d’adrénaline, j’essaye de rester alerte, prête à réagir. Même si mon étage est relativement sûr pour le moment, les combats font toujours rage tout autour de moi, surtout aux niveaux plus bas. Ce n’est pas terminé. -
Post n°9
Auteur : Oneight (CT-1989)L'équipe 7 signala la présence de trois personnes suspectes, toutes habillées du même manteau vert, ces individus formaient peut-être une escouade, organisée et prête à commettre des actes monstrueux? Les autres équipes remarquèrent également ces hommes habillés de vert, mais cette fois-ci situés à plusieurs endroits différents. Tout cela ne pouvait plus être un hasard, les soupçons des informateurs venaient d'être confirmés, les terroristes étaient bien présents. Le comlink du clone s'activa, et il écouta la lieutenante Aldia ordonner aux équipes au sol de se rapprocher des humains et de repérer les autres pour...?
Elle n'eut même pas le temps de donner ses directives qu'une terrible explosion retentit et secoua tout le bâtiment, la détonation fut suivie d'un violent et puissant souffle qui projeta Oneight dans les airs. Le natif de Kamino eut le réflexe d'activer son Jetpack Dorsal, les deux ailes à réaction de celui-ci se déployèrent presque instantanément, néanmoins, quelques secondes s'écoulèrent avant que le Jet-Trooper puisse prendre totalement le contrôle de son appareil, en effet, il avait à deux reprises frôlé des piliers qui s'étaient inclinés suite au choc qu'ils avaient subis. Le Républicain atterrit sur le sol du niveau principal afin de ne pas gaspiller trop de carburant, à travers la visière de son casque, il constata les dégâts causés par l'explosion d'un seul pylône qui avait engendré l'écroulement des passerelles situées proches de lui. Le trooper aperçu quelques silhouettes allongées sur le sol, mais il ne put pas en voir plus, la fumée embaumait le niveau principal du bâtiment, situé juste en contrebas des débris qui s'étaient écroulés auparavant.
Au milieu des cris, des hurlements et des pleurs, CT-1989 discerna un sifflement qui semblait lointain, mais qui se rapprochait rapidement, j'usqu'à laisser place à une terrible explosion, un objet gigantesque venait de transpercer la façade du bâtiment, celui-ci fauchait tout sur son passage : Des pylônes, des passerelles... Mais aussi des centaines d'êtres vivants, tous innocents. L'amnésique remit son jetpack en marche afin d'avoir une chance de survivre à cet effroyable massacre, il volait en direction des niveaux plus hauts pour échapper à l'engin qui n'avait pas encore achevé son épouvantable course. Un débris fut projeté et percuta l'ancien ARC, encore en vol, l'irradié fut déstabilise et commença à chuter, dans sa chute il réussit à se cramponner à une rambarde, il se servit de celle-ci comme d'un appui pour accéder à une passerelle assez stable. Son armure Phase II renforcée lui avait sûrement sauvé la vie en minimisant les dégâts causés par le projectile qui l'avait heurté. Le natif de kamino avait mal, il n'avait rien de cassé, mais il boitait de douleur quand il tentait de marcher.
L'être crée en laboratoire respira un grand coup, à travers les filtres de son casque, il sentit juste une odeur immonde, résultat d'un mélange d'émanations qui l'étaient tout autant. Il regarda en contrebas, la fumée s'était dissipée et laissait place à une scène bien plus horrible, des corps étaient dispersés sur le sol autrefois blanc mais désormais recouvert de sang, du sang rouge, mais aussi vert, et bleu... Des aliens et des humains étaient morts ici, désintégrés, fauchés, écrasés, transpercés, déchiquetés. Pourquoi? CT-1989 ne comprenait pas, lui et ses frères d'armes avaient-ils échoués à exercer leur devoir, qui était de protéger des innocents? L'attaque terroriste avait été rapide, ingénieuse, imprévisible mais surtout destructrice et meurtrière. Le soldat resta immobile, paralysé par la stupeur, ce même sentiment qu'il avait ressentit sur Kamino, quand ses frères de l'unité Crabe tambour chantaient le Vode'An en attendant une mort certaine. Les docteurs kaminoans avaient contés à Oneight des récits relatant de l'affrontement contre Cerberus, les soldats impériaux avaient chantés un appel aux armes, un appel à la vengeance contre ces chiens de cerberiens, les terroristes étaient tous les mêmes, leur vie ne valait pas plus que celle d'un droide de combat.
Les sentiments de tristesse et de souffrance du clone se transformèrent en colère et en un désir de vengeance. Il eut malgré tout une pensée pour son frère, ou plutôt pour tout ses frères d'armes présents ici, étaient-ils vivant ou alors Oneight était-il encore une fois le seul rescapé? Il activa son engin et se jeta dans le vide afin de descendre le plus bas possible, là ou le vaisseau avait terminé sa course. Après avoir amortit la chute grâce à son Jetpack, il marcha difficilement dans l'épaisse mare de sang et se mit à enjamber les dépouilles des traders, certains ne furent même pas reconnaissables, un droïde de surveillance détruit cracha quelques étincelles aux pieds d'Oneight.
Le trooper entendit une voix féminine qui le suppliait, il s'agissait d'une femme bleue munie de deux queues sur la tête, elle était grièvement blessée et rampait sur le sol, le bras tendu en direction de l'Adjudant qui hésita un instant, les ordres n'étaient plus de sauver des civils désormais, mais elle était juste devant lui, sauver une seule vie ne ferait quand même pas échouer la traque toute entière? L'humain saisit la main de l'alien et tenta de l'éloigner des combats, en vain, un tir de blaster lui retira la vie, et elle s'écroula au sol, l'ancien ARC se retourna et fixa le corps sans vie de la femme, il serra les poings pour exprimer sa haine et releva la tête pour balayer la salle du regard afin de trouver le lâche qui avait assassiné la twi'lek.
Le clone venait de trouver un terroriste, une cible -une proie-, l'être en manteau vert tenta de viser et de tirer sur le clone mais celui-ci se mit immédiatement à couvert derrière un pylône détruit, le républicain ne tira pas, il devait économiser ses munitions et ne pouvait pas se permettre de rater son ennemi qui continuait de l'harceler grâce à des tirs nourris. Le combattant était devenu le chasseur et le terroriste lui était une proie, CT-1989 activa son Jetpack et fut lancé dans les airs à une vitesse fulgurante, il aperçu sa proie plus bas, maintenant en position de faiblesse. Le jet-trooper fondit sur sa proie et lui asséna un coup de poing qui le fit légèrement reculer alors qu'il tentait de viser son futur meurtrier. Finalement, le trooper désactiva son jetpack dans les airs pour atterrir et se réceptionner sur sa proie, comme un Aiwha qui se jetterais sur un poison dans les océans de Kamino, l'homme en armure dégaina son DC-15S et tira entre les deux yeux de l'humain en manteau. L'amnésique ne ressentit rien, comme quand autrefois il arrachait la tête à un tas de ferraille de la CSI.
L'élément CT-1989 repéra deux adversaires situés à seulement quelques mètres devant lui, ils tiraient eux aussi sur des civils survivants, Oneight ramassa une pierre rougeâtre, il l'a lança sur un de ses ennemis qui se retourna, l'air étonné.
-Par ici! Cria t'il, sur un ton provocateur et vengeur.
Les deux humains semblaient confiants, ils pensaient avoir l'avantage grâce à leur armement, leurs blasters se mirent à cracher des tirs à l'unisson, tous dirigés en direction du Républicain, ce dernier analysa l'espace autour de lui, il ne pouvait pas se permettre d'être impulsif dans une telle situation, il repéra, quelques niveaux plus haut, un morceau de passerelle très instable qui ne demandait qu'à s'écrouler, ce qui arriva quand l'adjudant tira sur cette dernière à coup de blaster, elle entama une courte chute et écrasa un des deux opposants.
Le second terroriste prit la parole, pour essayer de déstabiliser son ennemi : -Vous ne comprendrez donc rien? Sous le système actuel, votre République est vouée à l'échec!
Le clone ignora les remarques de l'homme et se prépara à l'abattre, quand il entendit une voix masculine qui lui semblait plutôt familière : "C'est plutôt toi qui ne comprendra plus jamais rien" la voix fit suivie d'un bruit d'os qui semblait se casser.
Le corps du terroriste s'écrasa lourdement au sol pour dévoiler un soldat positionné derrière lui, l'armure presque entièrement repeinte de sang et cabossée après avoir reçue de nombreux chocs.
-Blackout? Mon frère? C'est toi, tu as survécu? s'exclama Oneight, qui avait reconnu la voix d'un frère clone.
-Pas encore mort, Oneight.
L'adjudant eut une petite joie en apprenant la survie de son vod, joie qui fut supprimée quand les deux frères entendirent des tirs de blasters qui fusaient encore et encore... -
Post n°10
Auteur : EnfierCela faisait déjà un paquet de temps que Stab et Enfier parcouraient la foule et déjà, le mal de crâne lui brouillait les sens. Il ne pouvait faire confiance qu'à l'odorat de son fils adoptif qui guettait je ne sais pas quoi… il était tendu. Quelque chose allait se passer, ils en étaient sûrs. L'air était lourd dans le coin, vraiment oppressant, les renforts des républicains stressaient la population eux aussi savaient qu'ils risquaient quelque hélas, mais pas quoi contrairement à l'armée.
Nous savions tous… Et nous risquions leur vie… pourquoi ? Pour en sauver plus ? Peut-être... mais était-ce juste ? Devions-nous vraiment sacrifier autant de gens ? Non… mais les ordres étaient les ordres. Aldia leur avait passé un étage entier à protéger et ils allaient le faire du mieux possible. La guerre c'était leur domaine non ? Mais… sacrifier autant de vie ne leur plaisait quand même pas. Mais ils savaient très bien que la mort était partout, invisible et surtout impossible à éviter.
Enfier vérifia une énième fois son équipement avant de tourner entre deux poteaux, sur la gauche. Tout était calme, très calme. Trop calme. Il avança encore de quelques pas, puis s’arrêta avant de tourner son regard vers le toit, stoppant Stab par la même occasion… Une énorme vibration… gigantesque… ça se rapprochait… normalement Enfier ne pouvait rien détecter à cette distance mais là… c’était... tellement gros…
Son comlink, qui se mit à vibrer, le fit sortir de ses pensées, selon les équipes en faction aux passerelles, de nombreux groupes d'hommes aux manteaux verts se balader… Enfier retourna sa tête vers le toit après un moment de réflexion puis ouvrit la bouche, mais… C’était déjà trop tard ! L’objet venait de percuter le toit, et effectivement il était énorme et surtout destructeur car il faucha sur son chemin de nombreux. Qui tout en basculant entrainèrent passerelles et victimes innocentes.
Les corps commencèrent à tomber les uns après les autres autour de la petite patrouille composée de Stab et Enfier. Enfier soupira et regarda tout ce monde mourir à ses pieds… avant de reprendre sa route après avoir dégainé sa vibrolame et l'un de ses blasters de poing Q-2s5 MOA. Que la fête commence ! Les deux compères Mandaloriens foncèrent droit devant à la recherche de leurs victimes, pendant qu'Enfier activa son comlink' et zigzagua entre les vivants bientôt morts qui tombaient du paradis vers les enfers de la guerre.
-Équipe Salky ! Situation ! Lâcha-t-il dans le canal d'unité.
Il ne tarda pas à avoir ses réponses. Armata était blessé par un débris et se relevait à peine, crachant du sang dans son gant. Qu'Eren, lui, était déjà retranché dans une escarmouche avec les manteaux verts et d'autres militaires près des ascenseurs, puis trois coups de sniper se firent entendre au loin. Armata commençait son travail. Même blessée, elle avait reçu des ordres et les appliqueraient à la lettre : exterminer toutes ses tâches vertes qui baignaient dans le rouge du sang de leurs victimes. Elle avait les rognes vu comment elle tirait bien depuis sa passerelle à moitié découpée, mais encore soudée à son poteau.
Enfier soupira tranquillement ses hommes étaient entraînés, tant qu'ils étaient opérationnels, cela lui suffisait. Il savait que les CaTalyc sont des solitaires prêts à tout. Même s'ils se savent plus puissants en groupe. Bref ils ne risquaient pas de monter ses manteaux verts avec ses deux-là dans les parages en plus des troupes républicaines en faction à l'ascenseur. Enfier continua d'écouter son comlink' rien... il continua de se diriger avec Stab, en direction du site de crash.
Ils y arrivèrent sans encombre après avoir massacré trois groupes de manteau vert qui avait cerné et regroupé plusieurs groupes de survivants et qu’ils allaient exécuter au détonateur thermique. Que ne fut pas leur surprise lorsque la grenade explosa dans la main du lanceur… derrière lequel Enfier arriva et posa son pied entre ses omoplates avant de l’abattre telle une proie. La mort était partout et surtout dans le cœur de leurs ennemis quand ils virent Stab lui arracher la nuque pour être sûr d’en avoir un bout, mais il recracha ensuite avec une petite grimace de dégoût.
Les huit autres se mirent à tirer vers leurs positons. Mais même Enfier n'avait pas prévu la chute d'une passerelle juste entre les deux groupes. Les prisonniers en profitèrent pour s'enfuir en courant et dans le même temps les manteaux verts en surnombres changèrent de cibles… l'objectif était clairement tuer le plus de monde possible. Enfier en fit des filets minions de marteau vert! À grands coups de sa vibrolame et de croc de Stab. À la fin ce n'était pas plusieurs cadavres, mais bien des gros morceaux de viande découpés par un boucher professionnel, qui n'avait pas peur de se recouvrir de sang. -
Post n°11
Auteur : LyzsSpoiler : < Bad guy >
A l'intérieur du cockpit du grand cargo écrasé en penchant dangereusement sur son flanc droit, trois humains se tordent de douleur. Le choc a été plus violent que prévu et le système de sécurité de l'engin a décidé de ne pas se déclencher. A la droite de ses deux complices, l'un des trois hommes s'essuie le visage avec difficulté : la douleur l'handicape. Celui-ci pense éponger la sueur causée par le stress, mais il se retrouve avec les mains pleines de sang. Pris de panique, il s'agite et s'essuie sur son long manteau vert. Pendant ce temps, celui-ci du milieu refuse de lâcher les commandes de l'appareil.
— Je… Je l'ai fait. Dit-il en tremblant. J'ai tué... tous ces gens. Je suis un monstre ! Un montre...
Voyant son acolyte chouiner, l'homme de gauche, Skeev, le reprend tout en regardant par la vitre.
— On l'a tous fait. T'es juste celui qui conduit, rien de plus. Bon, on doit foutre le camp.
— Quoi ? On passe pas à l'étape 2 ? S'interroge l'ensanglanté.
— Non, regarde.
Les deux hommes se penchent par dessus le tableau de bord fumant et crépitant. Après avoir jeté sa main hors de portée d'une étincelle, par réflexe, l'apparent chef des opérations pointe un pylône du doigt tout en ajustant son écharpe rouge.
— L'armée est déjà là. Et ils tirent pour tuer... On a été vendus.
Il se rassoit sur son piège et se tient l'épaule à cause d'une douleur.
— Artel, qu'est-ce que t'attends pour ouvrir la porte de la soute ?
Pas de réponse, juste des gémissements. Le boss interroge le jeune du regard : celui-ci est replié sur lui-même, tremblotant.
— Je peux pas... Je peux plus… Se murmure-t-il à lui-même.
— Mais si, tu peux. Allez, prend ça et tout ira bien.
Le chef fouille dans sa grande veste foncée pour y prendre une petite fiole. Il en sort une dragée granuleuse et le donne au gamin troublé. Celui-ci est d'abord surpris, mais il mime très vite quelques courbettes reconnaissantes. Pas une secondes à perdre : il écrase la pilule pour en faire de la poudre et plonge son nez dedans pour l'inhaler.
— Ca va mieux ? Tu t'y mets ?
— Ouais... Ouais ! Lance le jeune, miraculeusement relancé. Euh, oui patron. Je m'y mets !
Le conducteur commence à tapoter sur quelques boutons mais rien ne se produit. Il insiste et insiste encore ! Une étincelle finit par jaillir du tableau de bord qu'il pianotait et lui signale que tout a grillé. Les yeux rougis et humides, il regarde son chef, son collègue puis enfin, la porte qui refuse de s'ouvrir dans leur dos, derrière les sièges.
— Ça ne veut pas s'ouvrir ! Ni ça, ni l'arrière ! Ni rien !
Le chef grogne et se lève pour aller examiner la porte de derrière. Le verrou ne répond pas, impossible de la déplacer. Rejoint par son collègues aux manches tâchées de sang, il s'énerve pendant trente bonnes secondes avant que le plus jeune ne les appelle :
— Patron, j'ai ! J'ai ouvert l'arrière du cargo, la soute… Enfin tout derrière quoi. Et j'ai déverrouillé les portes de sortie.
— Bon, c'est déjà ça. Quand faut y aller, faut y aller…Ouvre ! Ordonne sèchement le boss.
Ailleurs, sur l'une des allées se trouvant en hauteur, la lieutenante Enor rengaine ses deux blasters fumants. Derrière son casque opaque, elle s'approche du bord et observe la scène : grâce à ses soldats, les terroristes n'ont pas pu progresser jusqu'aux sorties où sont massés les civils. Sur les pylônes, plusieurs survivants font les morts et tout en bas, le combat continue. Enjambant le corps de l'une de ses victimes, Aldia se met en route vers un angle plus approprié : le cargo est peut-être suspect...
Son comlink s'active :
— Aikin, tu m’entend ? On se situe sur la passerelle au sud de l’explosion initial. Aikin ? Tu es là ?
— Je… Je… Oui… Je t’entends...Je… Oui… Je… Je les ai… Il y en avait trois… J’ai eu peur… Des civils sont morts… Ils étaient menaçants… Je n’ai pas réfléchi, et… Je… Je les ai tués, Kanos. Je les ai tués ! C’est… Je sais que c’est des terroristes ! Je sais que si je ne l’avais pas fait, ils auraient fait pire ! Je serais certainement morte ! Mais… Je… Je… Je les ai tué. J’ai voulu leur faire du mal, et je leur ai fait… Je… Pourquoi, Kanos ? Pourquoi ils nous attaquent ? Pourquoi attaquent-ils des innocents ? Que cherchent-ils à accomplir avec des massacres pareils ? Je… Je suis toujours sur ma passerelle… Enfin, elle s’est brisée en deux… A droite de l’entrée… Donc, plutôt vers l’Est… Je crois....
Kanos et Aikin utilisent le canal prioritaire de la garde. Efficace, mais peu intime. Aldia sent le besoin de violemment reprendre sa filleule qui a l'air totalement perdue, mais elle s'abstient : c'est le métier qui entre. Au moins Kanos, lui, semble tenir le choc.
Plutôt que de perdre du temps sur le comportement d'Aikin, la lieutenante décide de diffuser à toutes ses unités :
— Le transporteur n'est pas juste là pour leur massacre. Gardez un œil dessus. Que ceux qui le peuvent s'en rapprochent.
C'est un ordre dangereux, l'engin pourrait être chargé d'explosifs. Mais, vue la taille de la soute, si l'engin devait exploser il emporterait tout le bâtiment quoi qu'il arrive. Alors, ces manteaux verts ne se seraient pas donné la peine de tirer eux-même sur la population...
Tout en bas, les deux portes du cockpit du cargo s'ouvrent pour donner sur l'extérieur. Les trois terroristes découvrent que le chaos a déjà été semé. Les débris, les cadavres et les blessés gisent tout autour de l'immense véhicule tâché du sang de ses victimes. Le boss n'y accorde aucun sentiment et sort par la gauche. Suivit de ses sbires, il emprunte un petit chemin sans rambarde qui encadre le grand conteneur immobile. Pour rester droit, il doit s'appuyer sur la paroi à l'aide de sa main gauche. Son dernier collègue, qui fait de même, laisse une longue trace rouge derrière lui. Celui du milieu se tient la bouche par peur de vomir : le spectacle est insupportable.
Au loin, Aldia a reconnu la description de l'homme qu'elle recherche. Elle transmet à nouveau, en courant, cette fois :
— Leur chef est sur le transport, il se dirige vers la soute avec deux hommes. C'est le seul avec une écharpe rouge. Capturez le, il nous le faut vivant.
Alors que certains manteaux verts continuent de faire feu, les civils qui bouchonnent vers les issues se marchent littéralement les uns sur les autres pour ne pas être de ceux qui montrent leur dos aux terroristes. A divers endroit de l'immense centre, les combats font encore rage et les sbires meurent sans même pouvoir résister. Ils n'ont jamais été entraînés, après tout. Ce sont juste de pauvres gangster, du menu fretin, de la chair à canon ! Mais, plus on en sauve, plus on peut continuer à faire trembler la république. Et ça Skeev Dwelin, le patron, le sait bien. Tant pis pour l'étape 2 : il flanque son pouce et son index sous sa langue et siffle si fort qu'on l'entend à travers les tirs et les cris de terreur. Alertés par le signal très distinct, les manteaux verts cessent le feu. Très vite, ils se mettent en route vers le gros cargo.
Arrivés à l'arrière, Skeev et ses assistants constatent que la grande trappe est bel est bien ouverte. A l'intérieur, ils retrouvent leur cargaison en désordre. Cabossés, parfois entassés les uns sur les autres, des speeders et autres petits véhicules font face à la sortie et aux trois terroristes. Sans attendre, le chef se précipite et ouvre la portiere de celui qui a l'air d'être le plus rapide : un long speeder noir. Ses collègues ont à peine le temps d'entrer quand Skeev met le contact.
— Et les autres ? On n'attend pas ?
— Attendre ?! Pas le temps, on va avoir tout Coruscant sur le dos dans moins d'une minute. Ils se débrouilleront pour perdre les autorités eux-même.
Les phares rouges du speeder s'allument et il s'élance pour filer à toute vitesse. En sortant du cargo, il manque de faire tomber les manteaux verts déjà prêts à s'enfuir eux aussi. En passant sous un pylône, l'engin subit une secousse. Skeev n'y prête pas attention et continue à filer droit vers la faille qu'ils ont percée en arrivant plutôt : il y voit déjà des véhicules militaire y stationner ! Des amateurs ! Il file à travers eux comme s'ils n'étaient même pas une menace. L'un d'eux met un certain temps à manoeuvrer mais il les prend en chasse. Le plus jeune regarde à travers la vitre arrière et s'inquiète :
— Ils sont derrière nous ! Ils sont derrière nous !
La panique surpasse les effets de la drogue, il faut croire qu'il est résistant, le bougre ! Fin comme il est, personne ne s'en serait douté. C'est dans ces moments là qu'il se demande comment il s'est retrouvé ici, et aussi si il va s'en sortir… Quand, sorti de nulle part, un tir de blaster lui traverse le crâne de haut en bas et met fin à sa panique tout en répondant à sa question.
— AHHHH !!! Bordelbordelbordel ! Artel ! Artel nom de...
— La ferme.
Skeev ne lève même pas les yeux pour regarder le trou fumant qui tire l'air vers l'extérieur, il donne directement un coup de manche vers la droite pour faire vriller son speeder : il a quelqu'un sur le toit, il doit le faire tomber ! Un tour, deux tours, ça doit être bon. Le malheureux aura chuté cent et quelques mètres plus bas, écrasé comme une crê… Un nouveau tir vient agrandir le trou ! Il a manqué le criminel de peu, brûlant la banquette entre ses jambes. Cette fois, il décide de voler la tête à l'envers : ce chien républicain finira bien par tomber !
A côté de lui, le seul passagé encore en vie subit le voyage. Il aurait du mettre sa ceinture car il peine à forcer sur ses deux bras contre le plafond pour rester en place. Au moins, d'ici, il peut voir le trou... Le trou qui sert à leur poursuivant pour se tenir à l'engin ! De deux doigts seulement, il se tient à la carrosserie. Alors, le manteau vert frappe ! Et frappe à nouveau ! Il martelle avec son poing, son coude ! Rien n'y fait : les doigts, durs comme l'acier, refusent de bouger.
— Il se tient à nous ! Ecrase le, patron !
Faisant appel à tous ses sens, Skeev se rapproche du trafic tête en bas. Il prévoit de raser les autres speeders pour en finir de ce pot de colle. Il y est presque ! Bientôt, le patron n'aura plus qu'à se perdre dans les bas-fonds et il sera libre ! Encore mieux : la main inconnue lâche prise d'elle-même. Le pauvre fou a du décidé que chuter directement serait moins douloureux. Victorieux, Skeev redresse son speeder et prend la fuite...
En contrebas, debout sur le pare-choc du speeder de deux touristes sidérés, Aldia active son comlink :
— J'ai placé un mouchard sur le véhicule de la cible. Je transmet les sur les ATH de toutes les unités. Interceptez-le sans fautes. Il nous le faut vivant, j'insiste.
Amusée par l'air surpris des deux rodiens, la militaire retire son casque et leur fait un grand sourire avant de leur faire coucou de son bras bionique. Elle doit attendre qu'on vienne la chercher et... il faudra faire quelque chose pour cette vilaine taule froissée.
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HRP >
Vous avez vos options. Les véhicules de l'armée, les speeders dans le cargo (attention aux manteaux verts qui veulent fuir, eux aussi !). Vous avez eu vos ordres, à vous de jouer ! Peut-être que vous rattraperez ce fou du volant ! Pensez que d'autres terroristes prennent la fuite eux-aussi. Peut-être qu'ils vont vous donner du fil à retordre ? Je dis ça, je dis rien ! -
Post n°12
Auteur : Kanos« Je… Je… Oui… Je t’entends...Je… Oui… Je… Je les ai… Il y en avait trois… J’ai eu peur… Des civils sont morts… Ils étaient menaçants… Je n’ai pas réfléchi, et… Je… Je les ai tués, Kanos. Je les ai tués ! C’est… Je sais que c’est des terroristes ! Je sais que si je ne l’avais pas fait, ils auraient fait pire ! Je serais certainement morte ! Mais… Je… Je… Je les ai tué. J’ai voulu leur faire du mal, et je leur ai fait… Je… Pourquoi, Kanos ? Pourquoi ils nous attaquent ? Pourquoi attaquent-ils des innocents ? Que cherchent-ils à accomplir avec des massacres pareils ? Je… Je suis toujours sur ma passerelle… Enfin, elle s’est brisée en deux… A droite de l’entrée… Donc, plutôt vers l’Est… Je crois.... »
C’était mauvais, Aikin était en état de choc. Et elle risquait de se faire tuer dans ces conditions. Rapidement il répondit à la radio d’un ton calme, mais sérieux.
« Aikin, reprend ton souffle. Je sais que c’est dur la première fois, mais des gens comptent sur toi ici. Reprend tes esprits. Retourne vers le poste de sécurité si nécessaire. Ne va pas te faire tuer si tu penses ne pas y arriver. »
Il fut soudainement coupé par la Lieutenante.
« Le transporteur n'est pas juste là pour leur massacre. Gardez un œil dessus. Que ceux qui le peuvent s'en rapprochent. »
Regardant au loin le transport, il jugea la distance à parcourir. Il pouvait y être en quelques instants en passant par les passerelles, il reprit alors au comlink. Conscient que la Lieutenante pouvait l’entendre.
« Ici Kanos, je me dirige vers le transporteur. Aikin, fais attention à toi, t’es plus forte que tu ne le crois. Si tu t’en sens capable, rejoins-moi au transporteur, passe par les passerelles. J’envoie le groupe de garde avec moi à la station de contrôle, nous avons un manteau vert en vie appréhendé. »
Tout s’était décidé en quelques secondes dans sa tête quand la Lieutenante avait parlé. Le transporteur était un élément clé de l’attentat. Et il savait –il le sentait- qu’il devait s’y rendre.
Se retournant vers les gardes il leurs fit signe de partir. Tandis qu’il commençait à marcher vers une passerelle l’amenant droit vers le vaisseau.
« Amener moi ce gars au poste de sécurité. C’est votre mission prioritaire. »
Les gardes semblèrent hésiter un peu, avant que l’un d’eux ne demande finalement :
« Et vous monsieur ? »
Mettant la main à sa ceinture et décrochant son sabre-laser. Le Garde se retourna en commençant à courir avec un petit sourire rassurant.
« Moi ? Je vais m’occuper du vaisseau ! »
Commençant à courir sur la passerelle, le sabre toujours désactivé à la main. Il vérifia du coin de l’œil que les gardes ne pouvaient plus voir son visage. Aussitôt confirmé, son sourire disparut, remplacer par un regard féroce. Il était en pleine adrénaline et il avait envie de rendre aux terroristes la monnaie de leurs pièces. Jetant des coups d’œil à droite et à gauche, le spectacle ne fit que renforcer sa colère, des cadavres amoncelés sur les côtés de la passerelle tandis que des hurlements et des tirs se faisaient entendre en contrebas.
[Flash unavailable]
Il ne pouvait que comprendre Aikin et son choc. Le spectacle était terrifiant et même une fois terminé, les séquelles resteraient en elle pendant très longtemps, le tout était qu’elle puisse aller de l’avant.
Lui ? Il préférait ne pas y songer. Il avait vue tellement de choses au cours de sa vie qu’il n’était sur le coup pas choqué dans le sens paralysé, mais… Jamais il n’avait vue tel horreur, et il sentait que ses nerfs n’allaient pas pouvoir tenir indéfiniment. En fait…
Qu’auraient dit ses parents en voyant ce carnage ? En le voyant lui en plein milieu de cela ?
Des images lui revinrent, la vision du Sith, l’annonce de la mort de son Père, lui en train de pointer de Force le DL-44 vers le visage de sa Mère. Le Garde s’arrêta brusquement, manquant de tomber au sol. Son ventre prise d’une horrible douleur et avant qu’il ne puisse se rendre compte de ce qu’il allait se produire.
Il eut une crise de vomit, la bile sortant violemment de sa bouche. Lui tirant sur la gorge, ses yeux étaient en pleurs. Le vomit devint une petite flaque à l’odeur pestilentiel, se rajoutant à l’odeur de chair brûlé et des cadavres autour de lui.
Ses mains se crispèrent, incapable de se tenir à quoique ce soit. Son sabre roula sur quelques centimètres sur le côté tandis qu’il essayait de stopper la douleur. Cela ne dura que quelques secondes, mais des secondes qui lui paraissaient des minutes. Haletant, soufflant pour reprendre sa respiration, il n’eut pas d’autre choix en se relevant et en récupérant son sabre que de s’essuyer la bouche. Heureusement dans sa poche se trouvait un chiffon qu’il gardait toujours au cas où. Pas pour ce genre de chose, mais cela allait devoir faire l’affaire.
Au même moment, le comlink se réactiva.
« Leur chef est sur le transport, il se dirige vers la soute avec deux hommes. C'est le seul avec une écharpe rouge. Capturez-le, il nous le faut vivant. »
Recommençant à courir, la douleur encore présente dans son ventre. Non, il n’avait pas tenue physiquement le choc. Mais la mission n’était pas terminée. Désormais il avait une cible, un homme portant une écharpe rouge.
Au bout de quelques instants, le garde entendit une espèce de sifflement et regarda par le bord de la passerelle, il devinait ce qu’avait été ce sifflement et il ne s’était pas trompé, il s’agissait d’un signal de repli.
Un signal que ses parents eux-mêmes avaient déjà utilisé dans le temps, c’était simple et efficace. Quant au transporteur, c’était sans doute leurs moyens de sortie.
Reprenant le comlink, le garde l’annonça sur toutes les fréquences.
« Les Manteaux Verts se replie vers le transporteur ! Ils ont arrêté de tirer sur les civils ! Voilà notre chance ! Que tous ceux en capacité de le faire se dirigent vers le transporteur maintenant ! »
Reprenant sa course, il exultait mentalement, voilà une occasion parfaite pour tous les stopper.
Désormais devant lui la passerelle commençait à pencher vers le bas sur le côté, le bout arrivant sur le toit du vaisseau, c’était parfait. Se lançant dans la pente, le garde se laissa glissa en se maintenant en équilibre à l’aide du rebord. Au moment où il sauta pour finalement atterrir et faire une roulade sur le toit du vaisseau, il entendit le bruit distinctif d’un speeder lancé à pleine puissance, et aussitôt remarqua le speeder quittant la soute du vaisseau.
« Ils ont des speeder à l’arrière du vaisseau, ne les laissez pas les utilisez ! » Hurla-t-il alors dans le comlink tandis qu’il se remettait à courir vers la soute. Sabre prêt à être activé, plus que quelques mètres avant que le toit ne s’arrête.
[Flash unavailable]
C’était étrange ce que l’on pouvait faire sous l’adrénaline, en situation normal. Le jeune homme aurait d’abord jeté un coup d’œil pour juger le saut et s’il pouvait le faire. Aujourd’hui n’était pas une situation normale, et le jeune homme s’élança d’un bond. Ses yeux détectèrent aussitôt un petit groupe de trois manteaux verts en train de courir en direction de la soute. Il allait atterrir juste devant eux, son sabre s’alluma. Le bruit attirant l’attention des manteaux verts.
Alors que Kanos atterris au sol, l’un des gardes leva son arme et fit feu, suivit par les autres, le regard passant de soucieux a terrfié.
Pour quelqu’un voyant la scène de l’extérieur, la scène qui suivait était surréaliste, l’homme en apparence civil maniait un sabre-laser violet et dévia chaque tirs sans se faire toucher et sans réel effort, soudainement, l’un des tirs fut renvoyé en pleine tête du manteau vert de droite, suivit de celui du milieu, et enfin celui de gauche.
Pour Kanos, son cœur battait à pleine vitesse, la sueur était présente sur son visage et son esprit n’était concentré que sur une seul chose, survivre et stopper les manteaux verts.
Un hurlement sur le côté lui fit tourner la tête, un manteau vert tenant une vibrolame se rapprochait de lui en courant et tenta de porter un premier coup, le Garde eu juste le temps de parer le coup avant d’être forcé à en parer un deuxième. Le manteau vert était visiblement bon avec une arme blanche car ces coups étaient sans hésitation, du coin de l’œil il vit arriver d’autres manteaux verts, une petite dizaine en tout. Trop pour lui, il devait tout de suite ce débarrassé de la vibrolame. L’occasion se présenta presque aussitôt, car le manteau vert commit l’erreur de tenter de l’attaquer par le haut. Son mouvement fut stoppé net quand il sentit le sabre lui trancher le torse en deux.
Ne regardant même pas le désormais cadavre coupé en deux retombé au sol, le Garde sortit son DL-44 de sa main gauche et fit feu en direction des manteaux verts, en touchant un au passage. Les autres s’arrêtèrent alors et répliquèrent de toutes leurs puissances de feu.
Trop de tirs pour tout parer, et il sentait que d’autres manteaux verts n’allaient pas tarder.
Réfugié derrière l’un des murs de la soute, le Garde sentit alors quelque chose le toucher à sa ceinture, et son visage s’éclaira quand il vit le détonateur thermique : il l’avait complètement oublié jusque-là !
Le prenant dans sa main après avoir rangé son sabre, le garde appuya sur le petit bouton rouge qui pouvait faire tant de dégâts et lança la sphère de destruction vers le groupe. Certains purent réagir, d’autres pas. La sphère explosa, tuant au passage 4 des 9 manteaux verts restant. L’explosion créa un vide dans le vacarme sonore créé par les décharges de blaster. Un petit sifflement résonna dans l’oreille du garde, l’explosion avait dû être entendue aux alentours sans réel soucis. Pour Kanos, c’était également le son qu’il avait gagné quelques précieuses secondes à empêcher les manteaux verts d’atteindre leurs moyens de fuites.
Tout depuis son saut devant les trois hommes suivit par la vibrolame et le groupe de dix ne dura pas plus de vingt secondes. Mais ces secondes lui avait paru une éternité, tout s'était comme déroulé au ralenti. Une sensation agréable l'entourait: il se sentait bien.
Cependant, d’autres manteaux verts arrivaient, et il risquait d’être submerger.
C’est alors que d’autres tirs attirèrent son attention, les gardes de sécurités étaient enfin là ! Il voyait les échanges de tirs et commença à respirer un peu. Cela fut de courte durant car son comlink se mit à parler.
« J’ai placé un mouchard sur le véhicule de la cible. Je transmets sur les ATH de toutes les unités. Interceptez-le sans fautes. Il nous le faut vivant, j’insiste. »
La voix appartenait à la Lieutenante, ainsi elle s’était lancé à la poursuite de l’écharpe rouge – il l’avait complètement oublié sur l’instant-. Jetant un coup d’œil dans la soute, il remarqua plusieurs véhicules intéressant et rapide. Notamment une Urban Navigator –une motojet avec side-car-. Il n’y avait qu’un problème : il n’avait pas de moyen de voir l’ATH. Ni casque, ni Datapad.
Sentant que les manteaux verts avaient été stoppé par les renforts, le garde demanda en marchant la moto aux alliés qu’il sentait approcher derrière-lui.
« Le leader de la bande à filé mais on a un mouchard sur lui. Quelqu’un peut suivre ce mouchard avec moi ? »
Son ton était calme, ce qui l’étonnait lui-même. Il était sous adrénaline il le savait, mais il se sentait comme chez lui dans cette situation. Il était à l’aise, et il aimait cette sensation… Peut-être que son Père avait eu raison ce jours-là. Peut-être qu’il aimait réellement se battre. -
Post n°13
Auteur : AikinJe descends, prudemment. Les mots de Kanos me réconfortent, mais je n’arrive pas à me calmer. A l’entendre parler, ça devrait être simple, naturel même ! Mais non ! “La première fois”... comme s’il fallait s’habituer à être témoin et acteur de meurtre ! J’oscille entre la peur, le choc et la colère. Je ne sais pas envie qui sont dirigés ces sentiments. Tout se mélange dans mon esprit. Mais ils sont bien présents, sans que je puisse réellement les contrôler.
Allez… Essaie de respirer, tu es presque sur la passerelle inférieure… Il a raison… Des civils comptent sur l’armée. Peut-être même des soldats comptent sur les Gardes…
La voix d’Aldia surgit dans mon comlink, demande de surveiller. Je me concentre sur le rez-de-chaussée : difficile de le manquer dans la marée de cadavre. Tant de gens morts… Tant d’innocents… C’est… triste… Au delà du dégoût de voir tant de choses répugnantes et au delà du sentiment d’injustice qui m’intime d’arrêter les terroristes au plus vite, je me dis que c’est triste. Tant d’individus, de familles, et plus encore, anéanties. Je me dis qu’il y aurait même pu avoir quelqu’un que je connais parmi les décombres…
Je termine ma descente. Cette passerelle semble avoir été un peu moins touchée, bien qu’elle soit finalement très endommagée elle aussi. Mais elle reste un peu plus praticable que la précédente. Encore une passerelle me sépare du sol. On est moins haut que je ne le croyais, mais je préférerais ne pas risquer un saut, surtout vu l’état habituel de ma jambe. J’aimerais bien pouvoir encore marcher à la fin de tout ceci…
Kanos parle à nouveau. “fais attention à toi, tu es plus forte que tu ne le crois”... Ces mots me laissent pensive quelques instants, alors que je cherche un moyen de descendre plus facilement. “plus forte”... Comment ça, “forte” ? Il veut dire “capable de tuer” ? Je… Non ! Je ne veux pas ! Et pourquoi mettre ces deux informations ensemble ? Je dois avoir peur de moi-même, c’est ça ? Peur de ma capacité à tuer ? Mais qu’est-ce que je peux faire, alors ? Qu’est-ce que je peux faire ? Qu’est-ce que je DOIS faire ? Et surtout, qu’est-ce que je VEUX faire ?
Je veux continuer à protéger les civils, les innocents. Mais je ne veux pas tuer, blesser. Mais les autres ne se gêneront pas pour le faire… Et je ne peux pas rester les bras ballants ainsi, sans rien faire. Il reste des terroristes à maîtriser. Je me remémore les dernières paroles de mon camarade. Le rejoindre au transporteur. Oui, ça, je peux. Je crois… Le chaos est moins important qu’après l’explosion, mais les cris, tirs, et bruits de véhicules brouillent toujours ma réflexion. Est-ce que je prends la bonne décision ? Où est-ce que je crois seulement ne pas la prendre ?
Alors que je m’apprête à me décider, quelque chose me perturbe. Une impression fugace, comme un détail que j’aurais manqué. Je me concentre, et remarque plus en hauteur des civils, en panique, qui semblent bloqués quelque part. Un petit éboulement ? Il faut aller les aider… ! Mais… Dois-je compter sur quelqu’un d’autre pour les aider et aller avec Kanos, ou dois-je y aller moi-même ?
Quelque chose cloche. Pourquoi sont-ils si paniqués ? Enfin, non, la question n’est pas bonne. Pourquoi semblent-ils paniquer envers une menace toujours en cours ? J’affine ma vision, et remarque une sorte de grande forme, proche d’eux. Cela semble être la source de leur terreur… Un terroriste ? De cette taille ?!
D’une part, j’ai envie de juste rejoindre Kanos, faire comme si je ne les avais pas vu. Qu’est-ce que cette chose peut bien être ? Si c’est une bête sauvage, un monstre tout droit sorti d’une planète exotique, mieux vaut ne pas l’affronter. Mais ma morale me pousse à aller aider les civils, au péril de mon corps. Que faire…. Que faire…
Quelques secondes plus tard, je cours sur ma passerelle jusqu’à la jonction entre celle-ci et la supérieure. Je me concentre sur ma jambe : elle ne me fait pas mal et m’accorde une bonne liberté de mouvement. Il faudra que je pense à remercier Jack.
Je trouve un accès et m’approche. L’image s’affine alors que je m’approche, mais elle ne devient que parfaitement claire que lorsqu’un humain aurait pu voir la scène lui aussi.
Un Wookiee, affublé d’un manteau vert trop court pour lui, frappant frénétiquement une porte blindée. Derrière ladite porte, les civils que j’avais repéré plus tôt. L’individu n’est pas armé d’une arbalète ou d’autre arme à distance visible. Il s’est peut-être dit qu’il n’en avait pas besoin.
Dans tous les cas, je reste figée devant le spectacle. La bête humanoïde est gigantesque, bien au-delà des tailles Wookiee conventionnelles, entre 2m40 et 2m50. Sa musculature est imposante, et son torse est barrée d’une large cicatrice allant de son épaule gauche à la droite de sa poitrine.
Un autre garde aurait pu profiter de l’effet de surprise et l’attaquer au bâton électrique dans un hurlement guerrier. Un autre aurait pu empoigner son blaster et grièvement blesser le terroriste d’un tir bien placé, profitant au maximum du fait qu’il ne soit pas encore repéré. Et pourtant, je reste ici, tétanisée et inactive, à à peine une dizaine de mètres du colosse, imaginant les pires scénarios qui pourraient se produire s’il attrapait les civils. Ou moi.
Quelques courts instants plus tard, je vois le monstre humecter l’air, et ensuite se retourner, remarquant ainsi ma présence. Il grogne un instant puis… sourit ? Il s’approche, chacun de ses pas faisant se secouer le sol. A moins que ça ne soit qu’une impression ? Peu importe, je reste sur place, tétanisée, incapable de me décider. Fuir ? Et laisser les civils ? Non ! Mais… Est-ce que je peux me battre ? Est-ce que je suis capable de le maîtriser, sans le tuer ? Est-ce que j’ai seulement les capacités de le maîtriser sans le tuer ?
Je remarque trop tard qu’il s’est mis à courir dans ma direction. Je me mets à courir pour lui échapper, mais il est plus rapide que moi. Pire, j’ai perdu ma concentration, et ma jambe m’handicape. Je le vois se rapprocher, se rapprocher… jusqu’à ce qu’il me percute. Un puissant coup d’épaule, porté par presque deux quintals de masse à pleine vitesse. Le choc me prend par surprise, je pensais qu’il n’avait pas encore la portée. Je commence à tomber vers l’avant quand il déploie son gigantesque bras, augmentant encore la force de l’impact et m’envoyant voler quelques mètres plus loin, non sans finir son geste avec ses griffes pour infliger le maximum de dégâts à l’armure, laissant une imposant marque dans mon dos.
Mon frêle corps est projeté plus loin sur la passerelle et retombe quelques mètres à l’écart dans un hurlement de douleur. Le choc est brutal. Mon bras gauche, sur lequel je suis tombé, me fait atrocement mal. Cassé ? Déboîté ? Peu importe, j’ai trop mal et trop peur pour y réfléchir. Je roule sur quelques centimètres de plus. Mon ATH bip, fait sonner des alertes concernant les dégâts qu’a pris l’armure, affiche des messages me prévenant d’être vigilante. Enfin, c’est ainsi que je les comprends, sur le coup. Je suis sonnée par la frappe du Wookiee et par l’impact avec le sol. Désorientée, j’essaie de me relever, mais perd vite mon équilibre. Ma jambe me fait pleinement mal également.
J’essaie de retrouver mes sens, mais je ne distingue que des formes. Peu importe, j’arrive à imaginer le Wookiee qui s’approche tranquillement de moi, confiant. Il se dit certainement qu’après un coup pareil, il m’a à sa merci. Et il n’a pas vraiment tord. J’aurais bien besoin d’aide, dans l’immédiat. Pourquoi est-ce que je n’ai prévenu personne ? Quelle idiote !
Le colosse est devant moi alors que j’arrive enfin à percevoir mes alentours. Si je m’étais concentré, j’aurais vu que les civils ont décidé de fuir. Les pauvres bougres ont profité de l’opportunité pour se mettre en sécurité, sans se soucier du sort du Garde venant les aider. Mais qu’auraient-ils pu faire, sans armes ? Surtout face à un monstre pareil ?
L’humanoïde m’attrape, me soulève comme une plume. Mais il ne décide pas de frapper au visage, comme s’il éprouvait un plaisir sadique à me faire mal. Il me soulève d’un bras à la gorge, et il prend de l’autre mon bras déjà amoché, et le fait tourner et tordre, ce qui m’arrache des gémissements, puis des cris lorsqu’il y va plus fort. Quelle ordure !
Ma colère soudaine se transforme en terreur lorsque je le vois tendre mon bras, puis le replier. Il jauge quelque chose, mais quoi ? Non… Il ne voudrait quand même pas…
J’ai déjà lu des histoires sur les Wookiees. Une civilisation habituellement pacifique, mais tout aussi bien capables de faire la guerre. Leur physionomie est parfaite pour le combat, et leur art de la guerre est perfectionné. Mais en dehors de cela, ils sont aussi connus pour leurs colères terribles. Mon père m’avait raconté une fois qu’un Wookiee particulièrement énervé pouvait arracher des membres. Et, bien que celui devant moi ne semble pas particulièrement en colère, il exprime bien un désir de ne pas contrôler sa force. Et j’ai l’intime sentiment qu’il a très envie de tester la solidité de l’armure de Garde.
J’essaie de me dégager, mais sa prise est trop bonne, trop assurée pour qu’il me lâche ainsi. Je tente des coups de pieds, mais ma faiblesse actuelle ne me permet pas de lui faire mal. Enfin, j’aurais peut-être fait mal à un humain, mais la musculature du Wookiee empêche cela. Je… Non ! Je ne veux pas ! Qu’est-ce que je peux faire ? Qu’est-ce que je peux faire ? Non ! Réfléchis… Réfléchis ! Je le vois observer l’armure, afficher un air satisfait. Non ! Réfléchis ! Dépêche toi… Allez… Qu’est-ce que tu peux encore faire, malgré ton corps en mauvais état ?
Je pense à la Force. Une poussée de force, peut-être. Mais si des coups plus classiques ne lui ont rien fait, je doute que mes faibles poussées de Force lui fassent quelque chose. Et il faudrait toujours que je me concentre. Mais ça ne coûte rien d’essayer. Enfin, si, ça coûte quelque chose, mais la situation ne peut pas empirer.
Tout semble se dérouler au ralenti. Je le vois prêt à passer à l’acte. La panique, la peur et l’adrénaline aidant, j’arrive à me focaliser sur un point. Pas son bras, plutôt le poignet par lequel me tient. Non… Il me tiendrait toujours par le bras ou la gorge… Un autre point sensible, peut-être ? J’essaie de me concentrer, et c’est à ce moment qu’il resserre son emprise à ma gorge, comme pour s’assurer que je ne bougerai pas. La douleur m’arrache un gémissement. Un peu plus et il m’étouffe complètement, déjà que sa prise entrave ma respiration. La gorge ! Oui !
Je me concentre. C’est ma dernière chance. Si je me loupe, je peux dire adieu à mon bras, et me préparer à une mort douloureuse. Sa gorge… J’essaie de rester la plus focalisée possible, de penser clairement à ce que je veux lui infliger, mais c’est dur lorsqu’on est dans une situation de vie ou de mort de ce genre. J’arrive quand même à produire quelque chose. Une sorte de vague, dirigée vers ma cible. Quelque chose d’imprécis, barbare, loin de ce que j’ai pu faire à l’entraînement, mais ma terreur actuelle et une colère sous-jacente agissent comme des moteurs augmentant la violence de cette tentative désespérée.
L’effet est immédiat. Je sens tout de suite sa pression se relâcher, et il me laisse tomber au sol comme un chiffon sale. Il titube en arrière sur quelques pas, se prend la gorge. Il ne semble pas comprendre ce qui vient de se passer. Profitant du temps pendant lequel le terroriste est sonné, j’essaie de m’enfuir, mais ma jambe est un handicap majeur. Difficilement, j’arrive à me relever, m’appuyant sur mon bras valide, et commence à courir du mieux que je peux pour m’enfuir. On aurait plutôt dit un boitement hâtif, mais c’est la meilleure chose que je puisse faire pour le moment.
Le colosse ne reste pas sonné longtemps et entame sa course alors qu’à peine six mètres me sépare de lui. Cette fois, il est réellement énervé, et c’est personnel. Mais dans ma fuite, j’ai cette fois le réflexe de me défendre. Je n’ai pas à le tuer, juste à gagner du temps pour m’enfuir. Difficilement, j’empoigne mon blaster de ma main valide, et me met à tirer derrière moi, ne visant que dans la direction générale de l’ennemi. L’opération est plus dissuasive qu'agressive. Cela surprend le colosse au départ, le fait ralentir, mais bien vite il se rend compte que j’ai peu de chances de le toucher, et il continue sa charge. Malheureusement pour lui, une dizaine de tirs plus tard, un projectile fait mouche et le touche à l’épaule, le déstabilisant suffisamment longtemps pour que je puisse attendre l’endroit par lequel je suis descendue il y a quelques minutes. Cette fois, au diable la prudence. Je dégringole la pente avec hâte, poussée par mon envie de ne pas finir entre les pattes du terroriste. Par malchance (ou par chance ?), je glisse, ce qui me fait tomber brutalement sur la passerelle inférieure. J’atterris sur ma jambe blessée et échappe de peu à une cheville foulée. Mais la douleur de cet atterrissage prématuré s’ajoute à la douleur général que je ressens dans mon corps suite au malmenage perpétré par le Wookiee. A bonne distance du monstre, j’ai cette fois la présence d’esprit d’appeler à l’aide durant ma fuite :
— Je… J’ai besoin d’aide sur la passerelle juste au dessus du rez-de-chaussée ! Un Wookiee m’a pris au dépourvu et mes armes ne sont pas assez efficaces. Il a réussi à me blesser sérieusement… Je n’ai pas réussi à le maîtriser...
Il est vrai que je n'ai pas tenté le bâton électrique, mais s'approcher autant aurait été du suicide. Et je n'ai pas particulièrement envie de m'approcher de lui pour tester ce genre de chose. Alors, je reprends ma fuite. Cependant, presque au même moment, j’entends et vois une explosion, plus proche du vaisseau. Que… Que s’est-il passé ? Un terroriste s’est fait sauter ? Des civils ont été blessés ? Ou des soldats ? Non !
Je pense un instant. Kanos ! Il a dit qu’il était vers le transporteur ! Je… Je ne le vois pas ! N… Non ! Il m’avait demandé de venir l’aider… Et s’il était mort car je ne suis pas venu ? Non… Et j’ai l’insolence de demander de l’aide ! Tout est de ma faute… Tout est de ma faute…
Je vois des terroristes en bas. Certains rentrent dans le transporteur, d’autres ressortent en véhicule, mais je ne pense pas à essayer de les arrêter. Le Wookiee est toujours à mes trousses, après tout. Je suis trop sous le coup de mes émotions pour remarquer que Kanos va bien et que des renforts arrivent.
Le Wookiee a presque fini de descendre. Il faut que je trouve de l’aide. Je me remets alors à m’éloigner, aussi vite que mes jambes endolories me le permettent, mais je sais au fond de moi que cela ne sera pas suffisant. Si personne ne vient me porter secours, je ne donne pas cher de ma peau, surtout vu l’état d’énervement du colosse qui me poursuit... -
Post n°14
Auteur : Oneight (CT-1989)Le clone ne tremblait pas, il avait été conçu pour pouvoir résister aux situations les plus horribles. Néanmoins, l'aiwha rocket ressentait de la compassion, les personnes mortes ici étaient membres d'une famille, une famille qui serait sûrement brisée suite à leur disparition. CT-1989 comprenait cela parfaitement, lui aussi avait perdu des frères pendant ce conflit, mais il savait que pour gagner une guerre il fallait se relever après chaque défaites, et continuer le combat... L'amnésique et son frère restèrent immobile et observèrent silencieusement l'effroyable spectacle qui se déroulait juste devant leur yeux, Oneight respira un grand coup, il était temps de venger les citoyens morts ici, il était de temps de venger la République toute entière.
Des coordonnés s'affichèrent sur les ATH des soldats, leur comlink vibra et au milieu des cris et des coups de feu la lieutenante Aldia prit la parole, elle informa les soldats qu'elle était parvenue à placer un mouchard sur le véhicule de la cible, le but des combattants serait de l'intercepter, et de le ramener vivant.
Juste après que la lieutenante finisse de donner ses directives, le comlink de CT-1989 se mit à clignoter, et une voix féminine se fit entendre, elle demandait de l'aide, elle semblait choquée, hésitante, désespérée? La femme ne donna même pas ses coordonnées exactes, elle fournit juste une indication sur son emplacement : "La passerelle au dessus du rez-de-chaussée".
Sans que personne ne s'y attende, une autre se produisit, elle semblait venir du vaisseau cargo qui avait quelques minutes plus tôt ébranlé le bâtiment tout entier, c'était peut-être un terroriste qui s'était fait exploser, pour se suicider, pour tuer des soldats? L'ennemi de la République n'avait sûrement pas réussi à tuer des civils, ils se ruaient tous en direction des issues de secours. Or, l'explosion s'était produite proche du véhicule.
L'être crée en laboratoire soupira et se mit à scruter l'endroit désigné par la soldate, la fumée couvrait presque totalement son champ de vision, il était difficile d'apercevoir quelque chose. Néanmoins, l'amnésique distingua deux silhouettes, la première était sûrement celle d'un être massif et puissant, tandis que la seconde avait l'air plus faible et plus petite.
-Blackout, mon vieux, je pense qu'il n'y a qu'un seul ennemi, je m'occupe de lui. On doit pas perdre de temps, va chercher un speeder, je te rejoins le plus vite possible. Ordonna Oneight, sur un ton assuré.
CT-5632 acquiesça de la tête, et il se mit à courir, pour ne pas gaspiller de carburant. Les deux clones se séparèrent, l'un allant en direction des speeders et l'autre allant à la rescousse de la Républicaine en détresse. L'irradié enjamba les corps en les déviant du regard. Tout le bas de son armure était désormais tacheté de sang, sur l'armure du clone le vert caractéristique des Aiwha Rocket laissait maintenant place à un rouge sombre et brillant. Sur son chemin, l'humain faillit écraser des membres dispersés sur le sol, chacun de ses pas soulevaient quelques gouttelettes qui allaient aussitôt s'écraser dans l'épaisse mare de liquide rougeâtre, regarder les tas de corps était une torture, même pour le clone.
Après quelques secondes de marche, le trooper activa son jetpack afin d'arriver plus rapidement à destination, il survola les dépouilles pendant quelques secondes avant de finalement voir le monstre, il était géant, des poils recouvraient tout son corps, il était dotée d'une truffe et était habillé d'un manteau vert, beaucoup trop petit pour lui. C'était sûrement un animal entraîné? Ou alors c'était un être intelligent, un terroriste? Un tir de blaster avait laissé un petit trou béant dans son épaule, il poursuivait quelque chose, ou quelqu'un? En effet, celle qui avait lancée le message n'était autre que la garde rencontrée pendant l'escorte de Valiant. Une garde avait demandée de l'aide contre une créature non-armée? Une garde était en train de tenter de s'échapper? Elle ne pouvait pas tout simplement étrangler son ennemi avec des tours de passe-passe Jedi? Non, la femme en armure courait, ou plutôt boitait dans le but d'échapper aux griffes acérées de l'animal. CT-1989 devait intervenir, il était proche des deux individus, et l'ennemi venait de le remarquer. La chose s'arrêta et se rua sur le Républicain, le terroriste arriva à attraper sa jambe, l'empêchant ainsi de prendre la fuite grâce à son appareil dorsal. L'être souleva le clone à l'aide d'un seul bras et le lança quelques mètres plus loin, le soldat lâcha prise sur son blaster, celui-ci se retrouva aux pieds de la répugnante créature.
L'être humain se releva difficilement et tituba quelques secondes, ébranlé. Pendant ce temps, le géant tenta d'utiliser le blaster DC-15S, en vain, ses doigts étaient trop énormes pour manipuler l'arme. Il prit l'arme entre ses mains pour s'assurer que personne n'en ferait usage, et il se mit à courir pour achever ce qu'il avait commencé... Oneight activa son jetpack et se cramponna au coup de la créature afin de faire gagner un peu de temps à la garde...
-Tue-le avant qu'il se débarrasse de moi! Lui cria l'homme, qui luttait pour ne pas lâcher prise, mais qui avait totalement confiance en la frêle garde.
A force de se débattre, la bête fit tomber le pistolet blaster qui glissa jusqu'à se retrouver à proximité de la femme...Spoiler : Spoiler
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Post n°15
Auteur : EnfierEnfier soupira. Regardant les corps à ses pieds… un véritable bain de sang dont son armure se nourrissait pour se teinter doucement de ce macabre fléau qu'était la mort. Il ne tremblait point, il respire de manière poser et détendue et surtout il ne ressentait rien… pourquoi ça? L'adrénaline! L'envie de tuer, l'envie de venger, l'envie de tous leur réserver le même sort. Oui Enfier était comme cela, après un combat. Deux nouveaux impacts de laser sur son armure prouvaient qu'il avait déjà risqué sa vie pour abattre ses adversaires, et ceci le faisait sourire.
C'est au moment précis où le regard d'Enfier s'arrêta sur une ombre cachée derrière un poteau que son com-link s'activa… Il sourit : Aldia venait de placer un mouchard sur le meneur de ces animaux… parfait il allait s'amuser. Serrant un peu plus la garde de Lira, il avança en enjambant les cadavres au pas de course, il devait le rattraper et le faire payer même s'il devait rester vivant... Dommage, mais les ordres étaient les ordres. Il releva lentement la tête et regarda les deux manteaux verts qui le mirent en joue. Il sourit Faisant un moulinet avec Lira avant d'approcher, lentement et surement. C'est à ce moment que Stab réapparut, museau et pelage totalement recouvert de sang… Il ne fit qu'une bouchée de la jugulaire du premier et le second manteau vert changea de cible, malheureusement pas assez vite, ma lame tomba à quelque centimètre de son cou... ce monstre avait évité la lame d’Enfier et dans un hurlement de rage celui-ci le transperça, pendant son moment de surprise. Il rejoignit donc le massacre et la mare de corps ce qui ne lui fit ni chaud ni froid, enfin surtout sur l’instant, lors de sa première fois il avait créé une scène de guerre bien pire... Et même laisser stab se nourrir de sa propre volonté des cadavres. Il l’avait même regardé faire avant de l’interrompre, comme si une partie de lui avait vu pire… que cette mission ou il avait secouru Anubis sans le savoir lui-même, avant que la rumeur qu’un garde rapportant une enfant souffrante au QG ne se répande. Il eut un petit relent gastrique en voyant un morceau de foie accroché à son arme… Il vomira plus tard.
Il s'agenouilla dans le sang encore frais des manteaux verts pour féliciter Stab d'une frappe dans le garrot et sourit en se relevant. Maintenant il devait rejoindre les lieux du crash, mais avant : « Situation équipe Salky? » Tout ce qu'il put savoir c'était: qu'Armata était en sale état, un débris de métal dans l'abdomen et qu'Éren était avec elle pendant son évacuation, les deux étaient hors-jeu pour l'instant, car il avait aussi vidé toutes ses cartouches, pour aller chercher la tireuse d'élite. Soupirant, Enfier savait ce que ça signifiait… il avança encore plus shooté à l'adrénaline d'un coup. Attrapa une seringue dans son sac, avant de s'injecter le calmant avec tout ce qu'il avait accumulé en dopant une petite dose comme celle-ci suffira pour qu'il ne puisse pas devenir incontrôlable dans un combat, puis il brisa le compartiment en verre trempé dans son gantelet. Et enfin il s'avança Stab sur ses talons en direction d'une explosion qui fit vibrer tout le bâtiment.
Pendant cette course effrénée vers le transporteur, ils anéantirent un autre manteau vert, qui s'y dirigeaient aussi, ce qui confirma les doutes d'Enfier le sifflement qu'il avait entendu plus tôt et qui avait fait fuir Stab, était bien un signal pour une fuite.
« Le leader de la bande à filé mais on a un mouchard sur lui. Quelqu’un peut suivre ce mouchard avec moi . »
Enfier soupira puis releva la tête abattant ses deux derniers adversaires d'une salve de blasters bien placée dans leurs corps, au moment où ils rechargeaient. Puis il mit une main sur son com-link' et l'activa sur le canal général et avant tout en s'élançant rapidement vers le vaisseau blindé, il répondit au garde républicain.
-Je suis en route arrivée à destination dans… trois minutes!
Et sur ses derniers mots il coupa sa communication, avant de continuer son chemin comme si de rien n'était. Stab quant à lui, le suivait, à sa cadence, alourdit par le sang ennemi. Stab en avait choppé un au mollet pour le mettre à terre avant de l'achever en lui arrachant la jugulaire. Enfier lui entailla l'autre méchamment au torse, avant de lui planter sa lame dans l'un des poumons du manteau vert, avant de libérer sa lame, il s’était encore pris des tirs de blaster pendant l'approche, suite à quelques longues secondes de réflexion. Laissant la douleur omniprésente achever sa victime, Enfier reprit sa course. Non sans lui avoir amputé patiemment un de ses bras, par sécurité et envie de vengeance pour les victimes, son côté bestial commençant à apparaître malgré le calmant, mais il ne s'en rendit pas compte.
Enfin ils arrivèrent, tous les deux en avance au point de rendez-vous, où la bataille continuait les forces militaires débordaient déjà les manteaux verts regroupés et moins bien entraînés malgré leurs équipements, des corps calcinés au blaster lourd et léger faisaient face à des armures conçues pour y résister au mieux et qui permettaient de tenir au moins un tir dans les zones non létales avant blessures graves, mais ça ne suffisait pas à retenir l'apparition de blessures légères. les cadavres quand à eux s'amusaient à prendre des postures de scène de guerre tels ceux qui étaient souvent tombés assis le dos contre un obstacle arme juste à côté de leur main dont les muscles s'étaient détendus dû à la perte d'information provenant du cerveau et avec plusieurs brûlures graves dans le corps. bref la vraie traque allait commencer Rattraper les fuyards! Contournant le champ de bataille il finit rapidement par rejoindre le garde dans la soute, essouffler il hoche la tête pour le saluer.
-Mercenaire Enfier… Prêt à partir. Lâche-t-il en souriant fessant signe Stab qu'il pouvait rejoindre les autres s'occupaient des derniers manteaux verts.


