Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Lyzs

    Spoiler : RP précèdent :
    http://star-wars-rpg.soforums.com/t5472-La-Chasse-L-homme.htm#p59867


    Le son régulier de la ventilation était la première chose que Lyzs entendait. Elle ne comprenait pas la situation. Pourquoi ce son ? Pourquoi était-elle allongée ? Dormait-elle ? Mais pour quelle raison ? Pour en avoir le cœur net, elle trouva le courage d’ouvrir les yeux. La blancheur des lieux lui piqua les rétines jusqu’à la forcer à fermer ses paupières. Puis, à cause de sa crispation due à la lumière, elle sentit une douleur dans sa nuque.

    *Un hôpital… je suis dans un fichu hôpital.*

    Elle soupira longuement et se força à ouvrir les yeux, à nouveau. Il semblait n’y avoir personne dans la pièce, elle n’osait pas tourner la tête pour vérifier : elle sentait le pansement presser contre sa plaie qui cicatrisait tranquillement. N’étant pas du genre à tester jusqu’où la douleur pouvait être supportable, elle préféra continuer à regarder le plafond sans appuyer contre la minerve qui lui tenait le cou. N’étant pas une habituée des torticolis, cette entrave l’embêtait un peu. Après un certain temps, un homme entra dans la pièce.

    — Notre « chanceuse » a ouvert les yeux, à ce que je vois. déclara-t-il avec sa voix posée.

    — Mmm…

    La générale était vexée. Se retrouver ainsi alors que sa mission s’annonçait sans embûches ne ménageait pas son égo. Elle était plutôt humble, mais se faire avoir « par hasard » comme cela, ça la dépassait. De son côté, le visiteur, qui était en fait un docteur, vint ramasser une petite tablette où diverses données sur la jeune femme étaient consignées.

    — Comment vous sentez-vous ?

    Lyzs s’abstint de répondre, elle reprenait ses esprits et essayait de calmer sa colère contre elle-même. Comment avait-elle pu être aussi négligente ? Le docteur attendait paisiblement en se tenant droit. Il faisait défiler les informations sur sa patiente et prit place dans un siège qui se trouvait là. En entendant l’homme s’asseoir, Lyzs tourna la tête avec difficulté pour regarder ce qu’il faisait. Elle put, par la même occasion, voir qu’elle n’était pas dans une chambre standard. Encore une fois, son statut semblait lui donner accès à certains privilèges. Une fois encore, elle soupira. Elle se remit en place, tête reposée.

    — Mmm ? Vous pouvez tout me dire, vous savez.

    L’homme restait là à attendre dans le silence tout en faisant de ses doigts une petite vague qui tapotait sa tablette. Il s’affala un peu, comme pour dire qu’il avait tout son temps.

    — Êtes-vous capable de parler ?

    — Moui. grommela la patiente.

    — Ah ! Nous progressons ! Alors, comment vous sentez-vous ?

    — Moyennement bien.

    — Physiquement ? Psychologiquement ?

    La patiente resta silencieuse quelques instants. Le médecin, lui, ne la quittait pas des yeux. Il attendait patiemment qu’elle se décide à répondre. Finalement, elle se décida à répondre avec beaucoup de réticence. Elle découvrit un personnage bien bâtit aux cheveux bruns et courts. Il était rasé de près, ce qui lui donnait un côté assez professionnel.

    — Les deux.

    Voyant qu’aucune autre information ne pointait le bout de son nez, le docteur décida de creuser de lui-même.

    — Je vois. En dehors de votre nuque, avez-vous mal quelque part ?

    — Non, je me sens juste globalement faible.

    — Bien sûr, c’est normal. Et psychologiquement ?

    — C’est pareil.

    — C’est-à-dire ?

    — C’est-à-dire que je me sens incroyablement impuissante. J’ai vécu des situations bien plus risquées, et là je me retrouve dans un hôpital à cause d’un coup du sort.

    — Estimez-vous heureuse d’être encore ici pour me dire ça. A peu de chose près vous y passiez.

    — Vous pensez vraiment que me dire ça va me réconforter ?

    — Je cherche à vous faire comprendre que ce « sort » dont vous parlez n’est pas si mauvais. Vous vous en sortirez sans séquelles.

    — Ça, c’est rassurant.

    La générale se décrispait enfin un peu. Ce qui n’échappa pas au docteur. Il enchaîna.

    — Je ne vais pas vous mentir : je suis ici parce que vous êtes une personne importante. Nous faisons tout pour que vous vous rétablissiez au plus vite. A vrai dire, ce ne sera pas long. Ce qui m’inquiète, par contre, c’est que vous êtes une jeune femme confrontée à beaucoup de choses et…

    — Qu’est-ce que vous me racontez-là ?

    — J’essaie de vous dire que personne ne souhaite que vous soyez victime d’un choc post-traumatique.

    — Vous arrivez peut-être un peu tard pour ce genre de choses. Je pense que j’ai déjà fait mon diagnostic depuis longtemps à ce sujet. dit-elle en souriant ironiquement.

    — Qui est ?

    — Qui est ? Qui est ! Je suis hantée au quotidien par tout ce que je fais et ce que j’ai vécu. Ce n’est pas un simple entretient avec vous qui va miraculeusement tout arranger. Et j’ai autre chose à faire que de consulter un psy. Bref, oublions cela, voulez-vous ?

    — C’est que, euh… bon. Et ce que vous venez de vivre ? Qu’en pensez-vous ?

    Lyzs soupira longuement, comme si elle hésitait à répondre. Elle regardait toujours le plafond.

    — Je me sens assez honteuse, en fait. Ne rien pouvoir faire comme ça… alors qu’on compte sur moi. C’est particulièrement troublant. Et puis… cette sensation de fragilité n’a pas d’équivalent. Avant, je me sentais presque invincible.

    Elle espérait que ça suffirait pour assouvir la curiosité du docteur. Ses question commençaient à embêter la jeune femme qui bougeait nerveusement son pied.

    — Invincible ? Ce genre de sentiment est fréquent. Mais personne n’est invincible face au métal ou aux lasers, vous savez. Prenez cela comme un rappel à l’ordre : faites attention à vous.

    — J’imagine plutôt qu’il me reste du chemin à faire…

    — Pardon ?

    — Je me comprends.

    La générale respira un grand coup et força un peu pour relever son buste, se tourner et s’appuyer sur son coude. Son regard se figea dans celui du docteur. Son agacement qui se mêlait à sa douleur lui donnait une expression particulièrement menaçante.

    — Ecoutez. Vous ne voulez pas plutôt sortir d’ici et m’envoyer quelqu’un qui saura me mettre au courant de l’avancement de l’intervention ? Ce n’est pas que discuter de ma petite personne me dérange, mais à la base j’ai une mission. J’aimerais bien savoir où elle en est.

    L’homme ne savait pas où se mettre. Il était à la fois inquiet et vexé, mais il n’osait rien dire à une personne aussi haut-gradée que celle qui se tenait en face de lui. Il ravala sa fierté, bien que ça lui paraissait être ridicule d’agir ainsi en la présence d’une si jeune personne. Il mit ça sur le compte du choc de la patiente.

    — Bien…

    Sans plus d’insistance, l’homme se retira. Enfin seule avec elle-même, Lyzs se rallongea doucement. Elle soupirait beaucoup, c’était sûr, mais c’était mieux que beaucoup d’autres réactions qu’elle aurait pu avoir. Sa position et ses responsabilités commençaient à la changer peu à peu. Pourquoi en était-elle arrivée là ? Pourquoi devait-elle vivre toutes ces choses ? La jeune femme sentait le besoin de se remémorer ses objectifs. Elle sentait qu’être pessimiste n’était pas une bonne chose. Tout ce qui pouvait l’aider à continuer était le bienvenu. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer la seule période plutôt calme de sa vie dont elle se souvenait. La générale ferma les yeux pour mieux se voir allongée, tranquillement derrière un écran. Elle se souvint de sa seule et unique utilisation de la force : attraper des trucs par flemme de se lever. Un petit sourire naquit sur ses lèvres avant qu’elles ne s’entrouvrent pour laisser passer un souffle de nostalgie. Le bruit de la porte de sa chambre qui s’ouvrait la tira pour de bon de ses souvenirs. Alors que le soldat qui venait d’entrer était en train de se présenter, Lyzs continuait à réfléchir à ce qu’elle venait de se remémorer.

    *Je n’avais pas vraiment le droit de sortir à l’époque… mais ce n’était pas si mal. Au moins, maintenant, je fais ce que je veux. Ça aurait pu être pire.*

    — …au rapport, générale !

    — Hng… oui. Bon, quelle est la situation ?

    — Tout est figé. L’armée a établi un périmètre autour de la planque. Après inspection, aucune sorties illégales n’ont été repérées entre les étages. Les cibles sont toujours à l’intérieur. Cependant, nous avons repéré un armement qu’ils n’auraient jamais dû avoir. Tout le monde fait de son mieux, générale.

    — Je vois… qui commande ?

    — Le capitaine Stevartt, génér…

    — Parfait. Arrêtez de ponctuer par mon grade. Ca fait répétitif, un peu. Du coup, l’intervention s’est transformée en siège ?

    — C’est exactement ça. Soldats et barricades sont déployés. Il faut que vous sachiez que le missile qui vous a mis dans cet état n’a pas été le seul à avoir été tiré.

    — Décidément… Des victimes ?

    — Aucunes de notre côté. Nos snipers ont fait cesser le feu à deux tireurs, mais aucun mort de confirmé.

    — Je vois… Bon. A-t-on besoin de moi ?

    — Je… euh. Nous pensons que vous feriez mieux de vous rétablir avant de revenir sur le terrain. Si ça peut vous rassurer, les gardes Sjanneur et Char’Dy sont encore là-bas.

    — Non. Moi ce que je voudrais savoir, c’est autre chose…

    — Vous n’avez jamais été là-bas.

    — Perspicace... Parfait. Bon, il va quand même falloir que j’y retourne.

    — Générale, vous devriez…

    — Je sais. Allez donc me chercher le docteur, s’il vous plait. lâcha-t-elle machinalement.

    — S’il vous plait ?

    Lyzs se pinça la lèvre inférieure refoulant son agacement. Ceci n’échappa pas au garde qui regretta immédiatement son impertinence.

    — Barrez-vous. C’est un ordre.

    Après un salut un peu précipité, l’homme quitta la pièce. Peu de temps après, le quarantenaire en blouse blanche revint. Lyzs pensait déjà à autre chose.

    — Vous avez changé d’avis ? Vous savez, je suis là pour vous aider.

    — Vous voulez m’aider ?

    — Bien sûr.

    — Alors, qu’est-ce que j’ai eu exactement. Et qu’est-ce que vous m’avez fait ?

    — C’est étonnant, je croyais que vous ne vous poseriez jamais la question.

    Lyzs sourit, mais ce n’était pas pour exprimer une quelconque bonne humeur. Elle avait l’air d’avoir pensé à quelque chose d’assez sarcastique à envoyer au docteur. Dans son immense bonté, elle le laissa continuer sans exprimer le fond de sa pensée.

    — Tout d’abord, sachez que vous avez eu beaucoup de chance. L’artère est intacte et vos cervicales ont été épargnées.

    Un frisson secoua le dos de la jeune femme. Entendre ainsi parler de son organisme la perturbait un peu.

    — Nous avons principalement utilisé du bacta, pour changer. Après avoir bien sûr nettoyé la plaie et effectué une légère opération chirurgicale pour recoller les morceaux. Vous voulez les détails ?

    — Non merci.

    — Je vois. Ah, et j’allais presque oublier. Une bonne partie de votre sang actuel n’est plus le vôtre. Enfin, si. Maintenant, il l'est.

    — Ah…

    Lyzs porta son poignet pâle au-dessus de sa tête. Elle ne vit aucune différence au niveau de ses veines dont le bleu était toujours le même. Elle savait très bien qu’imaginer voir un changement était stupide, mais ne pas regarder l’était encore plus à ses yeux.

    — Et cette minerve… j’en ai pour longtemps ?

    — Avec le bacta… la cicatrisation va plutôt vite. On a immobilisé votre cou par mesure de sécurité. Je peux vous l’enlever, si vous y tenez.

    Un très léger hochement de tête fit comprendre au médecin qu’il devait s’exécuter. Sans plus attendre, il retira l’entrave. Lyzs s’empressa d’aller toucher sa nuque et palpa délicatement le pansement. Elle sentait quelque chose de moite, presque visqueux sur sa peau autour de celui-ci. Du désinfectant, sûrement. Les bouts de ses doigts prirent la couleur d’une bonne partie de son cou : un léger orange dû à un produit inconnu de la jeune femme.

    — On dirait un produit ménager.

    — Ça… sert à nettoyer, si on veut.

    Elle se tut et tourna la tête pour voir le docteur ranger la minerve. Elle ressentait moins de douleur que ce qu’elle ne se l’imaginait. Après quelques secondes, elle se décida enfin à en parler.

    — C’est étrange. J’imaginais que ça ferait plus mal.

    L’homme se tourna pour comprendre de quoi parlait exactement sa patience. Il la vit en train de faire divers mouvements de la tête, en douceur.

    — C’est normal, vous êtes sous antidouleurs.

    — Je me disais bien, aussi…

    Lyzs remarqua était plus bavarde qu’à son habitude. Surtout qu’elle ne connaissait pas vraiment son interlocuteur. Elle se posa plusieurs questions. Se rappela sa discussion avec le soldat qu’elle venait juste de voir. Ce changement restait un mystère. C’était peut-être dû au choc, se dit-elle. Le docteur la sortir de son raisonnement en la questionnant.

    — Vous avez besoin de quelque chose ?

    — Oui, en fait j’aimerais savoir si je peux partir.

    Le médecin cligna des yeux à plusieurs reprises, il n’avait pas l’air de comprendre.

    — J’ai une intervention sur le feu. Il faudrait que j’aille sur place au plus vite, vous voyez.

    — Mais… vous avez besoin de repos. C’est déjà un miracle que la ferraille vous ait épargnée, vous n’allez pas non plus remettre en danger alors que vous n’êtes pas rétablie !

    — Je ne veux plus voir tout ce blanc. Je crois que je préfère encore rejoindre le terrain.

    — Si vous voulez, on peut vous changer de chambre.

    — C’est l’hôpital en fait. Je ne peux plus voir tout cet équipement, cette ambiance… ça me retourne l’estomac. Je ne peux pas en dire plus.

    Lyzs associait cet endroit avec plusieurs évènements et tests que l’on avait effectué sur elle durant sa vie en laboratoire, mais le docteur, lui, n’en savait rien. Il se contenta de hausser un sourcil.

    — Vous devriez vraiment consulter, un psy. Vous le savez, ça ?

    — Je n’ai pas vraiment le temps, en fait. Ni l’envie, à vrai dire. Ecoutez, on a besoin de me changer mon pansement ?

    — Non, enfin ce n’est pas au programme.

    — J’ai besoin de quelque chose qui se trouve ici en particulier ?

    — Les antidouleurs. Vous n’en trouverez pas ailleurs. Ecoutez, je vois très bien où vous voulez en venir, mais il vaut vraiment mieux que…

    — Il faut que je parte ! s’exclama-t-elle, comme si elle ne tenait plus.

    — Bien, bien. Calmez-vous. Mais sachez que vous avez besoin de repos. Ne retournez pas vous faire mal, vous ne serez peut-être pas chanceuse deux fois de suite.

    — J’irais chez moi, mais l’hôpital… ce n’est pas possible.

    Plus elle y pensait, plus ses souvenirs revenaient. Son souffle devenait de plus en plus court. C’était un peu comme si une crise de quelque chose commençait. Le docteur comprit qu’il ne valait mieux pas la contrarier.

    — Bon, alors je vais prévenir quelqu’un qui va vous conduire.

    — Parfait… merci.

    Le médecin quitta la pièce. Le seul fait de savoir qu’elle allait partir calma un peu la patiente. Sa respiration reprenait peu à peu un rythme normal. En prenant du recul, elle avait un peu honte. Elle se masqua le visage des deux mains comme si quelqu’un allait la voir grimacer. Deux petites perles d’eau naquirent au coin de ses yeux. Elle était sous tension.

    Une demi-heure plus tard, un homme en uniforme militaire vint la chercher. Il était accompagné du docteur. Elle se redressa avant de se lever. Elle était vêtue d’une robe d’hôpital. Le militaire lui tendit une combinaison similaire à celle qu’elle portait avait d’arriver. Le médecin, lui, lui donna un flacon de gélules.


    — Merci. dit-elle en prenant le flacon.

    — Une toutes les six heures en cas de douleur. Faites attention, elles sont fortes. Vous risquez de peiner si vous êtes fatiguée.

    — Je ferais attention.

    Après s’être changée, elle rejoint son chauffeur qui l’attendait devant sa chambre. Lyzs n’avait pas de mal à marcher, mais être debout lui faisait beaucoup plus sentir la douleur. Elle s’habitua assez vite et ne le signala pas. Son accompagnateur la questionna.

    — A votre appartement, donc ?

    — Oui, restons sage.  
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Super PNJ

      [HRP : Petit post, sorry. Pour me faire pardonner, je t'offre cet instant de pur fangirlisme ;) ]


      Khan Noonien Singh
      Pilote de Dark Trooper


      Perché sur une plateforme condamnée de l'hôpital militaire de Coruscant, un forme humanoïde noire accroupie se penche dangereusement vers le vide. On aurait dit un grand rapace guettant sa proie. Il ne s'agissait pourtant que d'une coquille vide, une marionnette dans les mains du véritable prédateur qui, devant un grand tableau de commande tactile, guettait par les "yeux" de son drone. Ou plutôt de son Dark Trooper, ces armures noires tout droit sorties des laboratoires de l'Arc Hammer avaient non seulement la propriété de décupler la force et la vitesse de leur occupant mais aussi de se transformer en drone pilotable à distance si on les utilisait vides...ou si leur occupant n'était plus qu'un cadavre... Ce qui était le cas du Dark Trooper accroupi.

      Mais Khan Noonien Singh n'avait pas emporté avec lui un seul de ces drones morbides. Il avait déserté l'Arc en portant lui même une armure Dark Trooper. Voilà tout ce qu'il avait pu sauver avant que les zombies ne lui coupent toute retraite. Le soldat impérial tenait la toute jeune République comme responsable de cette déroute inattendue, alors qu'à bord se trouvait tout le matériel nécessaire à former un noyau de résistance pour tous ceux restés fidèles à l'Oméga à travers la galaxie... Un tel retournement ne pouvait être le fruit du hasard. Il en était persuadé.

      Depuis sa naissance dans une cuve Kaminoenne mise à la disposition du Dr Wissenschaft qui avait injecté tous un tas de substances destinées à booster ses capacités, Khan n'avait vécu que pour la gloire de l'Empire. Il avait en effet quitté très tôt le laboratoire du bon docteur (qui avait insisté pour qu'on lui donne le nom d'un personnage d'une vieille série arkanienne qu'il était le seul à connaître sur l'Arc) pour passer son existence entre entraînement physique et psychologique qui achevèrent de le transformer en l'une des armes ultimes de l'Oméga. Mais avant d'avoir eu l'occasion de démontrer son efficacité, l'Empire était tombé.

      En dépit de ses capacités hors normes, Khan n'avait pas pu sauver l'Empire. Mais il pouvait le venger. Comment ? En instillant la terreur dans les esprits des citoyens républicains. En leur montrant que leur chère République n'était pas aussi forte qu'elle prétendait l'être. Que ses citoyens pouvaient être tués sans qu'elle ne puisse rien faire pour les protéger. Pire, qu'elle n'était même pas capable de protéger les membres de sa propre armée. D'ailleurs la facilité avec laquelle il avait accédé à Coruscant, le cœur de la République, témoignait de la précarité de la sécurité républicaine. Il lui avait en effet suffit de se cacher dans la soute d'une navette de transport de passager et de s'éclipser avant que la douane n'en vérifie le contenu.

      Khan avait murement réfléchi avant de choisir sa proie. L'hôpital central lui avait paru déjà une cible facile. Il avait envisagé de le faire sauter mais son manque de matériel et l'architecture blindée du bâtiment l'auraient empêché de faire beaucoup de dégâts et son attentat n'aurait pas été si différent de celui d'un règlement de compte entre gangs rivaux. Non, il lui fallait s'attaquer à une personnalité républicaine. Quelqu'un qui incarnait cette idée de République protectrice. En infiltrant le réseau interne de l'hôpital, il avait découvert parmi les patients une certaine générale Lyzs Yvanol qui en plus d'être vulnérable car grièvement blessée, était sensible à la Force. Khan n'aurait pu rêver mieux comme cible : elle lui permettrait de montrer que même les sensitifs n'étaient pas en sécurité en territoire républicain.

      Cette pensée tordit la bouche du soldat en un rictus carnassier et fit luire ses yeux bleu acier d'impatience. Oui, Lyzs était la proie idéale. D'ailleurs là voilà qui sortait de l'hôpital et prenait place dans un petit véhicule en compagnie d'un chauffeur. Le visage de Khan redevint un masque de concentration, par réflexe il se ramassa sur lui même, tel un félin se préparant à bondir sur un innocent herbivore d'un instant à l'autre, comme s'il allait lui même sauter sur sa victime. Il attendit plusieurs secondes qui lui parurent durer une éternité, le temps que le speeder s'éloigne suffisamment pour se trouver hors de portée du personnel de l'hôpital. Puis il fit effectuer un bond de cinquante mètres au Dark Trooper, manoeuvre qui l'aurait sans doute tué s'il avait été dedans mais qui ne posa, évidemment, aucun problème au cadavre.

      Le drone se réceptionna souplement sur le speeder et en délogea le chauffeur d'un revers de la main qui lui brisa la nuque. Il aurait pu faire subir le même sort à la jeune femme, mais Khan voulait la tuer lentement. Il voulait que son meurtre soit scandaleux révoltant, qu'il reste dans les mémoires. Aussi il se contenta d'agripper Lyzs à bras le corps et de se jeter dans le vide avec elle. Il avait calculé son saut pour pouvoir atteindre le bâtiment d'en face, le long duquel il se laissa glisser en griffant sa paroi de sa main libre pour ralentir leur chute.

      Ils tombèrent ainsi plusieurs minutes pendant lesquelles on n'entendait que le bruit strident du métal qui frotte un autre métal, pour enfin s'arrêter au niveau des bas fonds. Là le Dark Trooper jeta sa victime au sol et la retourna du pied sur le dos. Il la toisa de toute sa hauteur.


      - La République se donne des airs de sainteté, mais ce n'est qu'un masque. Et grâce à toi, petite, je vais faire tomber ce masque. déclara une voix de basse qui était celle de Khan légèrement rendue métallique par le communicateur du drone qui avait été un peu endommagé par la chute




      By Stella Lukos

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Lyzs

        Installée un véhicule plutôt confortable, Lyzs reposait sa tête contre le dossier de son siège. Le vent qui lui caressait le visage la calmait un peu. Elle était enfin loin du ronronnement sordide de la ventilation du centre médical. Ce bruit ressemblait bien trop fâcheusement à celui d’une salle qu’elle aimerait bien effacer de sa mémoire.

        Après seulement quelques mètres, la générale eut une sensation qu’elle ne comprenait pas. Quelque chose semblait se réveiller, elle nota qu’elle avait la chair de poule. Son rythme cardiaque recommençait à faire des siennes. Elle conclut que quelque chose n’allait pas et que cette réaction, cette intuition, lui venait de la Force. Dans la précipitation, elle attrapa une boite métallique qu’elle ouvrit en vitesse. Son chauffeur l’observa un bref instant avant de retourner à sa conduite. L’agitation de la jeune femme le déconcentrait, mais pour lui il valait mieux se contenter de l’amener à destination sans poser de questions.

        Dans cette petite valise se trouvaient divers papiers, Silence, un chouchou et le flacon d'antidouleurs. Lyzs enfila l’élastique autour de son poignet et accrocha son sabre à sa ceinture. Ses gestes rapides inquiétaient de plus en plus celui qui tenait le volant. Il ne put finalement plus s’empêcher de s’exprimer.


        — Que faites-vous ? Il se passe quelque chose ?

        — Occupez-vous de conduire.

        Lyzs venait d’attraper son flacon, elle fit tomber trois gélules dans le creux de sa main et les avala d’un geste.

        — Mais vous êtes folle, le docteur vous a dit que !…

        Interrompu par un inconnu en armure qui venait de sauter sur le speeder, le soldat ne put terminer sa phrase. Incapable de réagir, il fut expulsé du véhicule par le personnage en armure noire. Lyzs sursauta, bien qu’elle s’attendait à quelque chose. Sa blessure, qui la ralentissait, l’empêcha de se débarrasser de l’agresseur qui l’agrippa avant de sauter de véhicule et de se laisser glisser le long de la longue paroi métallique de l’immeuble le plus proche. La jeune femme évita de se cogner contre celui-ci en absorbant le choc avec son bras droit. Au lieu de paniquer, la générale cherchait à se défaire de l’entrave de l’armure. Malgré ses efforts, l’exosquelette tenait bon et l’agrippait fermement. Elle profita du fait que l’attention de cet individu soit concentrée sur autre chose qu’elle pour attraper son sabre. Puis, peu de temps après, elle fut jeté sur le sol. Sur le dos, elle reconnut une sorte de trooper. Elle gémit à cause de la douleur du choc et de sa blessure. Les médicaments ne faisaient pas encore effet.

        — La République se donne des airs de sainteté, mais ce n'est qu'un masque. Et grâce à toi, petite, je vais faire tomber ce masque.

        La voix métallique eut à peine le temps de finir sa phrase, Lyzs envoya un coup de sabre qui avait l’air d’arriver de nulle part. Le drone dut bondir en arrière pour éviter le coup. Elle profita de ce répit pour se relever. Son sabre près du corps en position défensive, elle jeta un coup d’œil rapide aux civils qui, pour la plupart, reculaient. Sur l’armure, elle put voir un symbole qui lui était familier.

        *Un impérial…*

        La fuite fut la première chose à traverser l’esprit de la générale, mais la présence des citoyens autour d’elle l’empêchait de laisser un individu tel que celui-ci en liberté. En le voyant approcher la main se son holster, Lyzs propulsa son bras en avant pour faire décoller l’armure noire et l’écraser contre le mur le plus proche. Elle retombe au sol en laissant derrière elle une taule froissée par la puissance du choc. Lyzs ne comprenait pas pourquoi, mais le manque de réaction du personnage la dérangeait. Cependant, les questions devaient attendre. Alors que l’ennemi se relevait, Lyzs s’adressait aux civils qui regardaient bêtement la scène. Certains se mirent même a tenter de l’enregistrer. Elle les trouvait particulièrement débiles.

        — RECULEZ ! Vous ne voyez pas que c’est dangereux ?

        Elle reprit, sans crier cette fois.

        — Je ne sais pas ce que vous me voulez, mais vous allez bientôt me le dire… Et clairement, cette fois.
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          Post n°4
          Auteur : Super PNJ

          Bien calé dans son siège, Khan Noonien Singh haussa les sourcils. Pour un petit bout de femme à peine remise de ses blessures, Lyzs se défendait plutôt bien. Finalement la lutte ne serait pas si inégale. Et cela tombait bien, il allait enfin pouvoir mettre ses capacités hors normes à l’épreuve. D’ailleurs il venait de le faire en évitant son coup de sabre laser, mouvement dont peu de non sensitifs seraient capables. Il abandonna sa posture relâchée et se pencha en avant sur son écran, tel un gamer lorsque la partie devient sérieuse.

          Khan avait manifestement sous-estimé son adversaire. Aussi il opta pour quelques instants d’observation, pour tester ses réactions. Il approcha lentement, ostensiblement, la main de son holster. Lyzs réagit au quart de tour avec une propulsion de Force qui le fit s’écraser contre une paroi de taule qui ploya sous le choc. Un soldat vivant, malgré l’armure, aurait été sonné par un tel traitement, voire assommé. Mais une fois de plus, le cadavre dans la marionnette se portait comme un charme.


          *Aha tu veux jouer à ça…*
          ricana intérieurement l’Impérial qui s’amusait de plus en plus

          Quand Lyzs ordonna aux civils de quitter les lieux et lui demanda ce qu’il lui voulait, Khan ne put se retenir de ricaner franchement. Son petit numéro avait du succès à en juger par la mine médusée des spectateurs. Et ils enregistraient la scène ? Parfait, l’information de l’insécurité au sein de la République circulerait d’autant plus vite. Tant pis pour les droits d’auteur.

          Le Dark Trooper se plaça légèrement de profil par rapport à la jeune générale, de manière à dissimuler son blaster qu’il avait dégainé pendant sa chute. Il ne lui restait plus qu’à focaliser l’attention de tous sur son discours. Sa voix avait perdu en clarté et saturait dans les sons les plus graves, car son communicateur n’avait pas apprécié cette séance de voltige supplémentaire.


          -Parce que vous êtes en territoire républicain, vous croyez que votre sécurité est assurée. Que vous n’avez rien à craindre sous la protection de votre chère République. Mais regardez là votre protection, votre grande armée !
          lança-t-il en désignant Lyzs. Elle est à peine capable de se défendre elle-même. Alors imaginez…des civils.

          Khan avait à peine finit sa phrase qu’il fit ouvrir le feu au drone sur les civils derrière lui. Le pilote avait estimé leur position à l’avance, comme à l’entraînement. Aussi il n’eut même pas besoin de tourner la tête de sa marionnette pour savoir qu’il avait atteint sa cible. Réalisant enfin le danger de la situation, les survivants se dispersèrent sans demander leur reste.

          -Aaah on n’est pas mieux en tête à tête ? lança-t-il joyeusement

          Puis, sans crier gare, il passa à l’assaut. L’Impérial ne laissa aucun répit à la générale, l’obligeant à parer sans relâche ses tirs de blaster. Grâce à sa prodigieuse détente, il changeait sans arrêt d’angle de tir, l’empêchant ainsi d’ajuster une éventuelle poussée de Force. Sa marionnette de métal ne craignait ni la douleur, ni la fatigue. Il allait l’avoir à l’usure, cette petite femme en convalescence…

          Pour l’heure, Khan jouait avec Lyzs comme un chat avec un oisillon à peine sorti du nid. La jeune femme ne devait sa survie qu’à sa maîtrise de la Force. Combien de temps tiendrait-elle encore ? Craquerait-elle avant ou après qu’il n’ait vidé son premier chargeur ? Il était curieux. Après tout, la générale avait déjà montré qu’elle avait plus d’un tour dans son sac… Lui réservait-elle d’autres surprises ?

          Il poussait également son drone aux limites de ses capacités, juste pour voir. Après tout, son message d’illuminé était passé grâce aux civils qui avaient eu la bonté stupide d’enregistrer la scène. Et puis, il lui restait toujours une armure. Mieux valait voir jusqu’où tiendrait la marionnette, au cas où il devrait passer aux choses sérieuses et prendre place à bord de son propre Dark Trooper. Mais il espérait faire un maximum de dégâts avant d’abandonner la carcasse du drone.




          [HRP : ne te sens pas obligée de répondre au quart de tour, je l'ai fait parce que j'ai des cours qui ont sauté, donc j'ai eu pas mal de temps libre. Mais ca ne va pas durer...]


          By Stella Lukos
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            Post n°5
            Auteur : Lyzs

            Les chocs entre les tirs et la lame du sabre blanc faisaient vibrer l’épaule de la générale. Sa blessure, secouée par les saccades, s’abstenait d’émettre son signal de douleur. Les médicaments commençaient à faire effet et Lyzs en était consciente. Cependant, les effets secondaires étaient le cadet de ses soucis. A ce moment, elle était plus occupée à gérer sa colère et sa peur qui lui avait presque fait rater un laser. Après avoir bloqué plusieurs coups à la manière d’un novice, la générale avait entamé un cycle de parades basé sur la cadence de tir de son adversaire. Son sabre décrivait de grands cercles verticaux dont le rythme était basé sur des intuitions délivrées par la Force. L’efficacité de cette méthode allait de concert avec son esthétisme. Cela surprenait d’ailleurs Lyzs qui s’était instinctivement lancée dans cette acrobatie du poignet qui chauffait de plus en plus. La fine articulation ne pouvait pas maintenir une telle allure bien longtemps. Ressentant de plus en plus la douleur dans son bras malgré l’effet des gélules, la garde cherchait un moyen de se sortir d’affaire avant de ne plus pouvoir tenir.

            Après quelques vrilles passées à chercher une ouverture dans les coups toujours plus surprenants les uns que les autres, elle fut frappée par une sorte de providence. Un tir lui sembla arriver au ralentit en plein dans sa lame. Elle saisit l’occasion pour renvoyer le laser de toutes ses forces. Il fila droit dans l’épaule du drone. La générale dut parer deux derniers tirs que le pantin de l’inconnu eut le temps d’envoyer avant de perdre son blaster à cause du choc. Il ne recula pas, seul son buste vibra à l’impact. Lyzs ne fut pas surprise, elle avait compris que la coquille était vide.

            Plutôt que de rester à essayer de comprendre ce qui venait de se passer, elle profita de sa fenêtre d’action pour écraser son adversaire contre le mur une nouvelle fois en mimant le geste de sa main gauche. Il y avait peut-être encore quelque chose à faire pour les imbéciles qui n’avaient pas écouté son avertissement. Le seul problème, c’est qu’elle ne pouvait pas en avoir le cœur net tant qu’elle ne s’était pas débarrassée de l’armure. Sûre de son coup, elle fonça en avant en laissant la pointe de son sabre brûler le sol derrière ses pieds. Elle s’apprêtait à en finir en un seul coup : une grande frappe pour trancher de la hanche jusqu’à l’épaule en passant par le buste. Les dents serrées et le regard noir, Lyzs comptait bien en apprendre plus sur son agresseur. A condition de ne pas abîmer le communicateur.

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              Post n°6
              Auteur : Super PNJ

              En dépit des multiples angles de tirs que Khan Noonien Singh imposait à sa victime, cette dernière tenait bon. Il l'avait vu avaler une poignée de gélules avant qu'il ne lui tombe dessus à la sortie de l'hôpital...C'était donc ça son secret pour résister aussi longtemps ?

              *Je sais pas ce qu'il y a dedans, mais j'en veux !* songea-t-il en entendant les articulations du drone donner des signes de fatigue

              D'ailleurs Lyzs avait profité de cet instant de déconcentration pour renvoyer l'un de ses lasers dans le bras. Le choc envoya valser le blaster hors de sa portée et son bras armé se mit à pendre mollement le long de son corps. Khan fronça les sourcils. Les Dark Troopers étaient donc si fragiles que ça ? Il l'avait tout de même poussé aux limites de ses capacités. Un vrai pilote n'aurait pas survécu à un tel traitement de toute manière. Et les armures étaient faites avant tout pour être habitées... Le fanatique impérial n'eut pas le temps de spéculer plus longtemps sur la solidité de son drone car la générale venait de plaquer ce dernier contre un mur et s'avançait vers lui avec l'évidente intention de le couper en deux.


              *Ca c'est mon genre de femme...* se dit il devant l'air féroce de la jeune femme qui fonçait vers lui

              Khan attendit le dernier moment pour s'écarter de sa trajectoire. Le sabre de Lyzs trancha la paroi de taule comme du beurre, laissant un morceau de métal pendouiller dangereusement au dessus des deux adversaires. Le drone en profita pour franchir d'un bond les quelques mètres qui le séparaient de son blaster. Il le saisit de sa main valide et visa de nouveau la générale. Il ne tira pas cependant, car il venait de réaliser qu'il ne lui restait plus beaucoup de munitions. Et changer de chargeur d'une seule main et en plein combat n'était pas chose facile...

              L'Impérial sauta donc d'abord hors de portée de sabre laser, sur une petite plateforme qui devait servir de décharge de ferraille aux autochtones. Il logea un unique laser dans la fine tige métallique qui empêchait l'ensemble de tomber dans la rue. Des morceaux de métal plus ou moins volumineux se déversèrent sur la jeune générale. Khan bondit à nouveau en contre bas pour constater les dégâts. Mais il n'eut pas le temps de savourer sa victoire ou de trouver une nouvelle alternative à la défaite car le drone fut brusquement cloué au sol, face contre terre. En faisant pivoter la caméra intégrée à la visière, le pilote comprit que le morceau de taule qu'avait découpé Lyzs et qui pendait au dessus d'elle avait été finalement déchiré par le choc et était venu se planter dans le dos du drone.

              Le métal chauffé par le passage du sabre laser n'avait eu aucun mal à se loger entre la plaque dorsale et l'articulation du bassin. Et le choc lui avait fait une nouvelle fois fait perdre son blaster. Il ne restait donc à Khan que sa langue pour terroriser les badauds qui, ayant entendu un grand bruit, commençaient à s'ameuter de nouveau. Car heureusement, le communicateur avait été miraculeusement épargné par le choc.


              - Vous pensez que votre monde est sûr ? C'est une illusion. Un mensonge réconfortant pour vous rassurer. Profitez de ces derniers moments de paix. Car je reviens avoir ma vengeance... déclara-t-il de sa voix de basse

              Il espérait avoir éliminé la générale mais il savait désormais que la sensitive avait plus d'un tour dans son sac. Aussi ne serait il pas surpris si elle survivait à l'éboulement... Alors la vraie partie pourrait commencer.




              By Stella Lukos
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                #7

                Post n°7
                Auteur : Lyzs

                Son coup n'avait pas touché sa cible. Plus rapide que prévu, l'armure évita la lame et prit de la distance. Lyzs n'avait pas besoin de regarder son adversaire pour comprendre qu'il allait se jeter sur son arme pour la récupérer. Son sabre était en position de garde avant même qu'elle ne rattrape le drone du regard. La générale, essoufflée et haletante, n'eut pas à parer de nouveaux tirs. Ce qui l'étonna. L'impérial avait préféré se percher sur une plateforme en effectuant un grand saut.

                *Sacrée machine...* Pensa-t-elle en observant le bond.

                Lyzs ne comprit les intentions du mystérieux individu que lorsqu'il amorça son geste pour pointer son arme sur un câble. Prise de court, elle balaya l'endroit du regard à la recherche de quelque chose qui pourrait la tirer d'affaire. Résignée et essoufflée, elle fixa à nouveau le tas de ferraille pour l'évaluer au moment où le tir de blaster libéra la plateforme de son attache.

                Un peu plus loin, volant à travers les immeubles tremblants d'habitants secoués par leur curiosité, un petit speeder faisait crier ses réacteurs tout en aérant la peinture fraîche qui était venu recouvrir les signes impériaux qui se trouvaient auparavant sur sa carrosserie. A l'intérieur, trois soldats pouvaient observer la scène de loin. Un des hommes se demandait intérieurement si ce genre de traitement des ordures n'étais pas un peu dangereux. Les autres avaient les sourcils froncés et se demandaient ce que pouvait bien signifier tout ce raffut. Des coups de feu et de la taule froissée, ce n'était pas la première fois. Sauf que ce coup-ci, on leur avait signalé un sensitif. Ou plutôt, une sensitive que l'on distinguait plutôt mal de si loin. Ils furent tous étonnés de voir le saut de la suspecte qui venait d'éviter une sorte d'avalanche de métal. Peu de temps après, leurs visages se crispèrent en voyant le deuxième individu se faire perforer le dos.

                — Ça va faire un joli rapport, tout ça. dit l'homme sur la banquette arrière.

                — Tu sais. Si c'est juste pour écrire des histoires que tu fais ce boulot... autant arrêter et aller sur un forum.

                — Concentrez-vous, vous deux ! Il faut qu'on comprenne ce qui se passe !

                Comme pour ponctuer la phrase du plus vaillant des trois hommes, une sonnerie retentit. Il s'agissait du central qui contactait son unité. Les trois soldats observèrent un silence cérémonieux tandis qu'une voix féminine établissait le contact.

                — Ici central. Quelques informations : la sensitive est en fait Lyzs Yvanol, générale de la garde républicaine. Assistez-là avant tout.

                — La garde rép...

                — C'est nouveau, non ?

                — Tu ne suis jamais rien toi.

                — Faites attention. Elle est convalescente.

                — On dirait que ça va, pourtant.

                — Ah, et on me dit aussi qu'il vaut mieux ne pas penser trop fort. Elle vous repère. Ajouta l'opératrice.

                — Oh non. Il va falloir être sérieux, quoi...

                Tout en amorçant la descente du speeder, le conducteur donna une petite tape à l'arrière du crâne de son passager. S'il n'avait pas eu de casque, il aurait pu avoir mal.

                — Bien reçu, on fait dans les règles. Conclut le chauffeur.

                Lyzs leva les yeux, elle souffla en voyant arriver les renforts. Et ce même si elle en avait presque finit avec son agresseur. Le sabre éteint, elle s’avança dans les débris et retrouva la sombre armure. La visière de celle-ci était tournée vers le sol, mais elle aperçut un petit objectif qui pointa bien vite dans sa direction. Elle se pencha vers lui en posant un genoux tremblant au sol. Un regard sérieux figeait son visage sali par la poussière. Elle dût s'humidifier le palais séché par les grains qu'elle avait avalé en retombant. Cela lui donna le temps de réfléchir à ce qu'elle allait bien pouvoir dire au manipulateur du drone qui cessait enfin de bouger.

                — C'est ça... que vous voulez. Un empire trop lâche pour se tenir devant nous. Un empire qui tue des innocents pour avoir l'impression de vivre. Qui êtes-vous ? Pourquoi moi ?

                La caméra semblait peiner à faire la mise au point. Son objectif s'agitait frénétiquement et se bloqua en émettant des cliquetis qui dérangeaient la jeune femme. Sans laisser une seconde de répit à la machine, elle attrapa violemment l'objet et tourna d'un coup sec. Débloquée mais mal réglée, la caméra offrit à Khan un gros plan flou d'un œil agité. Il pouvait voir la jeune femme se retourner après avoir entendu les soldats l'appeler par son grade. Elle pointa du doigts les civils sur lesquels Khan avait tiré. Ils n'étaient pas tout à fait ensevelis.

                — Occupez-vous d'eux. Il y en a un qui respire.

                Machinalement, elle avait senti que l'un d'eux étaient encore en vie. Sans accorder plus de temps aux soldats, elle retourna à son interrogatoire tout en s'essuyant le visage d'un revers de la manche.

                — Alors ? Pourquoi !? Et si tu me sors encore une phrase sortie de l'Holonet...
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                  #8

                  Post n°8
                  Auteur : Super PNJ

                  Khan Noonien Singh fut à peine surpris de voir Lyzs sortir des décombres et s'approcher du drone hors d'usage. Il ajusta la caméra au mieux pour la suivre dans son écran de contrôle mais la générale était trop proche de l'objectif pour que l'Impérial obtienne une image nette. Tandis qu'il s'énervait sur la mise au point, la jeune femme déclama une phrase qui dégoulinait de propagande républicaine à ses oreilles. Khan n'eut pas le temps de formuler une réplique cinglante car Lyzs arracha sans ménagement la petite caméra et son communicateur intégré.

                  L'Impérial fut alors assailli d'images floues et mouvantes qui lui donnèrent la nausée. Mais son entraînement à bord de l'Arc Hammer lui permit de reprendre rapidement le contrôle de lui même. D'ailleurs l'image venait de se stabiliser sur l'oeil de Lyzs. Aussi il consentit à lui fournir une réponse.


                  - Pourquoi toi ? Voilà bien l'orgueil républicain...vous vous croyez au centre du monde parce que vous avez bassement récupéré tout ce que l'Empire a construit. Et pire que tout, vous vous croyez invincibles. Je prouverai bientôt que ce n'est pas le cas. Et voilà tout ce que tu es : ma preuve. Incapable de protéger tes concitoyens, à peine capable de te protéger toi même...pathétique. Quand à moi, je suis l'esprit vengeur de l'Empire. Je suis Khan.
                  annonça théâtralement le pilote

                  L'Impérial marqua une pause pour laisser à la jeune générale le temps s'assimiler ses paroles. Il fut cependant déçu de ne pas pouvoir voir clairement les expressions de son visage, nul doute que le spectacle aurait été jouissif...

                  - Tu crois avoir gagné ? La partie ne fait que commencer. Il y a tellement d'autres républicains hypocrites et sans défense sur cette belle planète... Tu ne pourras pas m'arrêter avant que d'autres ne payent le prix de ton incompétence...

                  Khan voulut continuer mais fut interrompu par une grande clameur qui venait de la rue en contrebas :


                  - Eeet c'est parti pour la première course de Pod de la saison ! Les concurrents viennent juste de partir et déjà deux d'entre eux ont leur véhicule en miette ! voilà qui promet pour les courses à venir ! En attendant profitez de celle ci, en direct du circuit "Le Jawa fauché" ! beuglait un commentateur Neimodien dans un haut parleur sur une plateforme surplombant une voie métallique

                  Le pilote, trop abasourdi par la scène qui se déroulait sous ses fenêtres, ne coupa la communication que trop tard. Cet abruti de présentateur venait de signaler sa position ! Maudite république qui autorisait désormais les courses de Pod ! Il était temps de plier bagage.


                  [HRP : désolée pour ce petit post tout pourri, j'ai essayé de te donner matière à enquêter avec le Dark Trooper entier à ta disposition et la position approximative de Khan... Mais c'est pas brillant...j'espère que ça ira !]

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                  By Stella Lukos
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                    #9

                    Post n°9
                    Auteur : Lyzs

                    Spoiler : < HRP >
                    Suite du RP : http://star-wars-rpg.soforums.com/t5724-Surfer-sur-la-vague.htm#p61511
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