Chambre de la sénatrice
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Post n°16
Auteur : CthulhuDans un mouvement ample Cthulhu s’alluma une cigarette qu’il amena ensuite à ses lèvres. Ah, futile instant entre l’homme et la nicotine ! Dans cet instant privilégié et pour le moins intime il pouvait alors évacuer le stress qu’il avait emmagasiné quelques temps plus tôt lors de leur spectaculaire évasion de l’hôpital … Les traces de sueur le long de ses tempes ne laissaient que peut de doute quant au chaos dans son esprit. Le maquillage improvisé commençait lui aussi à couler … Lui d’ordinaire si méticuleux n’en avait que faire … ils étaient vivants et cela relevait du miracle. Que c’était-il donc passé pour que Miss Teigne se décide à le sauver ? Sans doute était-ce le fait qu’il ne s’était séparé de leur prise et qu’autant lui que la sénatrice avaient été en cet instant sauvés par le bonus sur le contrat. S’il n’avait pas été demandé de torturer leur otage Cthulhu se doutait bien que ses comparses n’auraient pas tentés de lever le petit doigt pour l’empêcher de finir à l’image d’une crêpe. Mais pouvait-il leur en vouloir ? Lui qui aurait fait de même ?
Quoi qu’il en fût, dans les temps présent tout était bien loin dans ses pensées. Il était vivant et pouvait fumer ! Ah quel délice qu’était la cigarette ! Se faisant il laissa Ryo Luna tomber à terre sans lui apporter la moindre attention. Elle venait de sortir du coma et était bien incapable de se mouvoir. La pantoran à ses pieds gémissait encore et toujours. Cela l’empêchait de se calmer … c’était une prise bien bruyante … Bien que n’étant pas porté sur la violence l’aspirant chasseur de prime lui envoya un coup de pied en plein dans l’estomac pour qu’elle se taise. N’avait-il pas droit à un instant de répits lui aussi ? L’effet escompté fût immédiat et le vaillant bonhomme remercia les dieux galactiques de cet instant magique. Respirant profondément et envoyant sa première bouffée dans les airs, Daniel écoutait avec attention le doux son mélodieux du moteur du speeder qui diminuait au loin. Arda s’en allait et ce qu’il entendait à présent si faiblement lui rappelait là le corps humain don le rythme cardiaque et respiratoire déclinait à cette même image. Cthulhu ne parvenait pas à s’enlever de l’esprit que ce son qui était si proche de celui d’un être vivant se trouvant au seuil de la mort. Pour tout amateur de percutions la chose avait son charme, pour Daniel ceci le ramenait à ses démons et sa propre mort. Il repensait à cette chambre d’hôtel ou il avait été laissé pour mort dans le passé, ce jour où cette mélodie si caractéristique avait été la sienne …
Le bruit lourd d’une porte métallique entrain de s’ouvrir le ramena à la réalité. Talilia n’était pas du genre à attendre plus longtemps et était déjà entrain d’ouvrir le portail du hangar. Daniel se résigna à éteindre sa cigarette et s’en alla mettre débout la sénatrice. L’appuyant sur son épaule et assisté par le valeureux HK-47 il amena la pauvre femme en direction de l’intérieur du sinistre endroit, là ou tout allait prendre fin … Derrière son apparence calme et posée milles et une questions qui se télescopaient sans cesse dans l’esprit tourmenté du toxicomane. La plus importante parmi toutes n’en restait pas moins s’il y’avait-il des toilettes à l’intérieur de cet endroit ? Le pauvre homme n’en disait rien mais il craignait en effet que la contre indication du produit qu’il s’était appliqué sur le visage était entrain d’avoir lieu. Maudissant l’hydrogénophosphate de sodium et ses effets cholagogues et laxatifs, il gardait secrètement l’espoir que le chamboulement qu’il ressentait dans son estomac provenait de la faim et non d’une diarrhée. C’est que le bougre commençait aussi à avoir grand faim. En silence il installa avec Dh-47 leur prisonnière sur un fauteuil l’attachant fermement. Elle avait les membres liés et ne pouvait plus bouger, se trouvant face à un objectif de caméra pour l’instant éteint. La plus sinistre du contrat allait pouvoir débuter.
Tandis que la twileck était entrain de sortir un à un les scalpels qu’Arda lui avait récupérée à l’hôpital, Cthulhu était entrain de configurer la caméra. Alors qu’il appuyait gaiement sur divers bouton sans jamais savoir ce qu’il faisait vraiment HK-47 s’approcha de lui. Le droïde se voulait avoir une mine grave mais étant un tas de boulon qui marche ça tentative restait infructueuse. Ils avaient quartes heures standard entre le lancement de l’enregistrement et le moment ou ils devraient s’enfuir, pas une minute de plus, c'était la durée qu'il faudrait aux impériaux pour arriver jusqu'à eux en retraçant l'holonet. Ryo Luna n’avait plus qu’au maximum quartes heures à vivre.
« - Grave : Daniel, votre attitude contre productive à bien faillit faire échouer l’opération ... »
Cthulhu sortit une nouvelle cigarette avant d’allumer une allumette en la frottant sur la cage thoracique du droïde. La clope au bec et le doigt accusateur pointé en direction de la boite de conserve le chasseur de prime avait lui aussi quelques points à régler avec l’intéressé. Ils avaient manqués d'y passer dans l'incendie provoqué par ce dernier. Sans scrupule ce qu'il avait expliqué dans le tumulte à Arda ressortait à présent avec véhémence ! Daniel allant même jusqu'à l'appeler du bien sinistre surnom DHyxme ! (Le "yxme" à la fin de ce surnom était une subtile touche d'humour Jedi : humour pas marrant et ne parlant pas de saucisse).
« - Écoute-moi bien DHyxme'. Tu as incendié sciemment un paquet d’étage. Je pensais que tu étais pas trop con ... Je me trompais ! Les structures de soubassement tu connais ? Ta connerie à eut deux effets négatifs sur notre "opération" comme tu aime tant le dire : d’une part tu as provoqué les incendies par le même problème informatique et ceci pour chaque étage, n’importe quel con avec un minimum de logique aboutira à un sabotage. Deuxièmement ça à eut l’effet de faire la panique dans l’immeuble et nous empêcher de prendre avec notre cible des voies conventionnelles. Pire l'immeuble à menacé de nous tomber sur la gueule ! Tu comprends ça ou pas avec ton cerveau de droïde ?! Ta maîtresse s'entrainait au tir sur toi ou quoi ma parole ?! »
« - Menaçant : Votre attitude est déplorable sac à viande. Vous deviez vous en tenir aux plans. »
« - Tu es un modèle périmé ou tu le fais exprès ? »
Les critiquent fusaient et les cœurs s'emportaient ! L'un l'autre campant sur sa position. S’en était trop HK-47 se saisit du doigt brandit dans sa direction avant de le broyer dans sa main mécanique. D’un geste vif le chasseur de prime écrasa sa cigarette sur un des deux photorécepteurs (les yeux) du droïde. La cendre brouillait la vue de HK sur son œil gauche.De se fait l'unité protocolaire et assassin donna un violent coup de poing de son bras dégagé dans la tête à Cthulhu. N'en démentissant pas le drogué apposa alors sa main sur le second œil du droïde. HK était temporairement aveugle et Cthulhu dans une fâcheuse position. Armant tout son courage Daniel se résigna à agir et envoya un coup de boule dans la tête du droïde. Aussi dangereux qu’ inefficace l'homme tomba dans les pommes.Tout en sombrant dans l'inconscient Daniel lança une dernière volée d'insulte à son compagnon de métal : « - Je t’emmerde. »
« - Déception : Pathétique. »
[...]
Quelques minutes plus tard Daniel reprit connaissance, HK devant lui venait de se nettoyer l’œil et paraissait toutbeautout propre. Talilia semblait regarder les deux intéressés avec une certaine déception, une attitude de consternation tout à fait compréhensible. C'était la première fois que les membres de l'équipe en venaient aux mains bien que la faute et les raisons de la dispute était partageable. Alors que Daniel se relevait HK lui donna plusieurs feuilles de papiers. HK faisait le premier pas pour tenter d'améliorer cette relation.
« - Sérieux : J'ai imprimé ceci pour vous à l’hôpital Daniel. Bien entendu en tant que droïde périmé je peux tout autant les détruites par mégarde. »
C’était les documents relatifs au dossier de Daniel à l’hôpital. Le chasseur de prime les récupéra avec empressement avant de les lires et les ranger dans son petit carnet. Il avait sans le savoir montré publiquement l'espace d'un isntant son journal à autrui. Ramenant à lui tout son courage il tapota l'épaule métallique de la boite de conserve avec sa main douloureuse en le remerciant pour cette attention. HK avait fait plus que détruire ces documents lors de l'opération comme Daniel lui avait demandé, il les lui rapportait. L'homme avait l'espoir que certaines informations pourrait lui permettre plus tard de retrouver la trace de sa fille mais il n'avait que peut d'espoir.
L'attitude d'HK avait au moins prouvé qu'ils pouvaient tenter tous deux de faire des efforts afin d'éviter de se foutre sur la gueule à chaque secondes. Dans un hochement de tête ils s'engagèrent à essayer. Talilia devint bien malgré elle témoin de la scène. Restait à savoir s'ils y arriveraient.
Le chasseur de prime enleva la blouse qu'il avait volée avant de la déchirer. Quand il fut satisfait de son action il alla ensuite jusqu'à Talilia en lui tendant un morceau de l'étoffe.
« - Vous allez être amenée à rester devant une caméra durant de nombreuses minutes. Ceci risque de mettre à mal votre anonymat et vous poser de graves problèmes pour la suite ... Nous savons tous que la peine encourue pour se genre de crime est la peine capitale. Acceptez donc ceci, c'est fait avec les moyens du bord mais cette pièce de tissue sera assez grande pour masquer votre visage et vos "tentacules" si vous la portez sur la tête comme un turban ... »
Une fois a chose faite et le "cadeau" dans les mains de sa comparse il retourna à sa caméra. D’une pression théâtrale sur le bouton de la caméra, Daniel Cthulhu venait de débuter l’enregistrement. Dès lors l’exécution télévisée de la sénatrice Ryo Luna qu’ils étaient entrain d’opérer passait sur l’holonet. Signe fort à tout un régime sa mort s’annonçait lente et douloureuse. Quelques temps après la tentative d’assassinat perpétrée par le joker sur Dark’an et l’assassinat par des inconnus du Sénateur Trey’lyss c’était à présent à Ryo Luna de passer l’arme à gauche. Cthulhu se présenta devant la caméra sous les traits de vlad, tout était minutieusement préparé. Il fallait que tous pensent que le dangereux psychopathe était une fois de plus responsable d’un sordide assassinat sur une personnalité impériale.
« - La reine pleure et le roi se délecte.
Mais où passe le bouffon bonimenteur il y à une fête.
Le joker vient prendre ce qui lui est due, la dame de cœur est perdue.
Et c’est dans les enfers que déchue, elle découvre le malheur en attendant sa venue. »
Cthulhu avait fait attention à ses propos. Bien qu’ils pouvaient paraitre obscur il était persuadé qu’ils avaient une profonde importance pour le rendre crédible. Sans se vanter Daniel qui admettait rarement avoir tort était intimement convaincue que le dénommé Joke raurait très bien put dire ses paroles. D’après l’analyse rapide des paroles qu’il avait vu à la télé il était persuadé que Le roi et la reine était deux personnages particulièrement important pour El Loco. Mais le tout s’inscrivait là dans une guerre des sexes. La reine était en guerre contre le roi. Et bien que tout s’apparentait à penser que l’enfant ( le joker ) qui se trouvait au milieu servait son roi, El Loco était amené à agir envers la reine d’une manière différente. Complexe d’oedipe ou non, le rejeton ne toucherait pas physiquement à la reine. Daniel était incapable de déterminer si c’était le fait d’un obstacle physique ou psychologique mais une chose était sure, dans les dernières paroles connues d' El Loco la reine pleurait et donc il la faisait souffrir au nom de son roi en faisant souffrir ses sujets sans jamais aller jusqu’à elle. Reine dans sa tour elle attendait le Joker, une rencontre qui s’annoncerait sans précédent.
Ainsi Cthulhu avait inscrit ses paroles dans cette vision d’esprit. Sachant que le criminel avait aussi tenté d’assassiner un autre sénateur sur Kashyyyk, il y faisait un parallèle avec cette guerre entre la reine et le roi. S'il attaquait au nom du roi, alors le roi était contre l'empire, quant à la dame, son ennemie, elle était vraisemblablement dans le camp Impérial. En attaquant Ryo Luna au nom du Joker et au nom du roi, Ctulhu se demandait s'il n'avançait pas tout simplement sur le planning d'une intervention future du psychopathe. Quoi qu'il en était il n'attaquait là pas la reine mais bien une dame, carte haute d’un paquet de carte galactique.
Après avoir fait ça il quitta l’écran pour laisser le soin à Talilia de s’occuper de la phase torture et de l'exécution de leur cible. HK-47 à la caméra se chargeait de la mise au point et de couper court à l’enregistrement quand il en recevrait l'ordre. Pendant ce temps, Cthulhu, n'aimant en aucun cas ce genre de spectacle, se dirigea aux toilettes mais non pour aller vider ses intestins qui le démangeaient mais au contraire pour aller se démaquiller et respirer à l’abri de regards indiscrets. -
Post n°17
Auteur : Talilia SacaraTalilia avait suivi toute la scène avec la plus grande incrédulité, elle avait suivi cela comme une spectatrice sans pouvoir agir, pourtant elle avait voulu agir, mais aucune des solutions qui lui venaient à l’esprit n’était vraiment la bonne.
La première, était de tuer la sénatrice, la mission serait alors réussie, mais sans le bonus et ses compagnons de route très certainement condamnés à mort.
La deuxième, tuer Daniel et la sénatrice, mais comme la première, cela n’était pas idéal et Arda n’avait aucune garantie de se sortir de ce mauvais pas.
La troisième et dernière solution était de tuer tous les clones dans un temps record et prier pour que Arda, Daniel et la sénatrice ne meurent pas.
Aucune n’était la meilleure, pourtant elle devrait faire un choix et vite, la situation devenait de plus en plus critique, surtout que Daniel avait l’air d’avoir perdu l’esprit en prenant Arda en otage….
Talilia restait spectatrice, mais elle se décida enfin à opter pour la troisièmes solution, après tout les clones ne s’attendaient sûrement pas à ça.
Elle se plaça de la meilleure manière qu’elle pouvait, elle faisait en sorte d’avoir un max de clones dans son champs de tir, mais même comme ça, il lui faudrait de nombreux tirs et un temps très long pour tous les abattre et donc le risque de se faire attraper , mais la le temps n’était plus à la réflexion, mais à l’action.
Talilia visa le premier clone, elle était sur le point de tirer quand elle vti tous les clones se diriger vers le même endroit. Interloquée, Talilia regarda aussi ce qu’il se passa et elle vit la vitre brisée.
*nan ne me dis pas qu’ils ont sauté ??
Talilia mit plusieurs secondes à les retrouver, elle voyait leur chute vertigineuse, elle était totalement impuissante sur les événements.
*Putain !! Mais quel con c'est pas possible !!
Talilia suivit impuissante la chute vertigineuse de ses compagnons, elle voyait déjà la scène sur le sol, de ses compagnons écrasés comme de vulgaires insectes sur le sol.
La seule bonne nouvelle, c’était qu'elle n’aurait pas à s’expliquer du demi échec de cette mission à son nouveau chef.
Mais sans que Talilia ne comprenne comment, Arda avait réussi à se projeter contre un airspeeder, Talilia regarda la scène, le combat entre Arda et l’inconnu était sévère, et Arda n’était pas en position favorable. Elle prit son Fusil, et visa en direction du speeder.
Elle devait faire gaffe, elle n’avait pas le droit à l’erreur sinon elle pourrait toucher Arda, elle attendit le meilleur moment puis elle ouvrit le feu.
1 tir, 1 mort, quoi de mieux, elle venait de montrer ses talents de snipeuse à Arda, mais il restait le problème Daniel, celui-ci tombait toujours, lesté du poids de la sénatrice il allait de plus en plus vite, mais Arda tenta et réussit l’impossible, lui sauver la vie à lui et à la sénatrice, bientôt morte…
Tout ce mal pour la tuer, leur client devait vraiment la détester, il aurait été tellement plus facile de la tuer dans l’hôpital, plus facile oui, mais moins amusant, moins stimulant et surtout moins excitant.
Le voyage à bord du speeder se passa sans problème, mais Talilia avait une sensation étrange, comme si quelque chose allait mal tourner, elle n’arrivait pas à savoir pourquoi, mais c’était une sensation étrange, diffuse comme si on voulait la prévenir de quelque chose, mais elle ne savait pas encore quoi.
Le groupe arriva à l'entrepot, Talilia, la senatrice et Daniel descendirent tous les trois du véhicule et Arda partit assez prestement.
Talilia sentait que quelque chose n'allait visiblement pas chez elle, elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait que quelque chose la dérangeait.
Hk-47 et Daniel étaient en train de tout préparer, l'exécution était pour bientôt et ça serait son tour de passer à l'action, elle avait un meurtre à accomplir, une torture, un supplice filmé.
Mais bien qu'elle avait aimé faire cela à une personne qu'elle detestait profondément, elle se demandait si elle prendrait autant de plaisir à tuer ainsi une personne qu'elle ne connaissait même pas et surtout une personne déjà à moitié morte .... Cette fille avait déjà un pied dans la tombe, mais cette fois-ci elle était payé pour faire cela, alors elle le ferait point final.
Talilia examina ensuite ses nouveaux jouets, les scalpels étaient en excellent état, il avait même l'air neuf, elle les controla un par un pour être sure de leur tranchant, après tout, elle allait être filmée, il ne fallait pas que l'un de ces scalpel soit défectueux.
Pendant ce temps la, elle remarqua la petite dispute entre HK et Daniel, les choses n'avaient pas l'air au mieux entre eux. Certes Hk avait fait fort, mais il avait fait le nécessaire pour s'assurer que la majorité de la garde soit coincée dans les étages supérieurs.
Elle regarda brièvement la scène jusqu'à ce que daniel tombe dans les pommes.
-HK arrête de t'amuser, on doit faire équipe avec lui et Arda.
Affirmation : Très bien maîtresse, je ferait selon vos désirs, mais je trouve ce personage grossier et sans manières.
-tu as sûrement raison, mais l'on doit faire avec, quand il sera réveillé, donne lui une copie des dossiers que tu as sur lui.
Réponse : A vos ordres, il aura ces informations.
Daniel reprit consience quelques minutes plus tard, une fois qu'il eu reçu ces informations il informa des risques qu'elle encourrait si son visage étais découvert, chose qu'elle savait déjà, mais il lui donna une grand piece de tissus pour masquer son visage.
Talilia enroula ses lékkus autour de son cou, puis elle passa le tissu sur son visage de manière à qu'il cache le haut de son visage, le bas de son visage et le cou, il ne restait plus que ses yeux de visible, pour cela elle utilisa les lunettes qu'elle possédait.
Une fois la troupe prête, Daniel fit un petit discours, plutôt étrange, mais qui collait à merveille avec son déguissement de clown.
Talilia se retrouva donc seule, seule face à l'écran, face à des milliards de téléspectateurs, elle devriendrait populaire, mais personne ne saurait jamais que c'était elle.
Talilia s'aprocha de sa victime, de son jouet, mais dans les conditions actuelles, elle était privée de ses meilleures armes psychologiques, son regard masqué, sa bouche cachée, elle ne pouvait visiblement pas imposer son aura sur sa victime.
Mais cela n'allait pas l'arrêter, elle s'éloigna un peu pour réfléchir quelques secondes, puis elle se retourna, elle avait trouvé comment elle allait faire.
Talilia s'approcha de sa victime, d'un déhanché endiablé elle fit le tour de sa proie, elle renifla ensuite le parfum de sa victime, elle pouvait déjà sentir la peur, cette petite bestiole bleue était terrifiée à l'idée de ce qui allait lui arriver.
Talilia lui caressa la joue, d'abord tendrement, presque avec amour, puis sans prévenir elle la baffa.
Talilia avait un sourire qui lui montait jusqu'aux oreilles, mais sa victime ne pouvait le voir et ce petit détail la chiffonnait un peu, elle fit un nouveau le tour de sa victime, elle se baissa et approcha sa bouche de l'oreille de sa victime et elle lui chuchota doucement et tendrement a l'oreille.
- Je ne vais pas te tuer ..... je vais te torturer encore et encore et encore, jusqu'à ce que tu me supplies de t'achever, jusqu'à ce que ton corps lui-même abandonne la simple idée de survivre ...... Et tu n'as pas de chance, je me suis plutot ennuyée aujourd'hui alors je vais devoir me venger sur toi.
Talilia lui mordilla l'oreille au travers du tissu, puis elle s'éloigna de nouveau, cette fois-ci, ce sont ses sclapels qu'elle était partie prendre.
Talilia les présenta ensuite à sa petite victime bleutée.
Puis elle lui dit toujours en chuchotant pour qu'elle seule entende.
- Tu vois ces jolis scalpels? On a été les chercher dans ton hôpital, ils sont beaux tu ne trouves pas ? Je me demande si ils coupent ? ... Et si on les testait ? tu en penses quoi ?
Elle faisait des signes négatifs de la tête, alors Talilia comme si c'était un accident entailla la joue gauche de la victime qui poussa un cri étouffé.
- Oups pardonne moi, j'ai vraiment pas fais exprès, dis donc ils sont vachement tranchants !!
Talilia le retourna dans sa main pour que la lame soit pointée vers le bas.
- Tu imagines les dégats que cela pourrait faire si cette lame venait à tomber sur quelqu'un?
Et Talilia comme si de rien n'était posa sa main qui tenait le sclapel sur le bras de sa victime, la lame s'enfonça de toute sa longueur au travers de la peau et des muscles de la pauvre petite souris qui poussa un autre cri étouffé.
- Mais que je suis maladroite, je n'ai pas fais trop mal j'espère?
- Bon aller pour me pardonner je vais couper tes liens.
Talilia aprocha le scalpel des liens de sa victime, mais au moment où elle allait le toucher, elle fit comme si la lame avait ripé, celle-ci trancha la peau de sa victime sur toute la longueur de sa main.
- Ohh raté, bon je réessaye.
Talilia aprocha une nouvelle fois la lame du lien, mais encore une fois elle ripa et cette fois-ci la lame trancha jusqu'à l'os le pouce de la victime qui poussa un hurlement de douleur, un hurlement qui aurait pu tous les assourdir si cette dernière n'avait pas eu un gros baillon au travers de la bouche.
D'ailleurs ce baillon, Talilia avait bien envie de lui enlever, mais il y avait tout de même certain risque, risque qu'on l'entende hurler à la mort, ou qu'elle morde tout simplement, même si pour la deuxieme hypothese... cela avait peu de chances de se réaliser, mais bon mieux valait ne pas prendre de risques.
Talilia caressa avec douceur le pouce à moitié tranché, elle fit un sourire presque sympathique puis elle le saisit dans sa main et toujours avec un sourire, mais cette fois-ci beaucoup plus sadique, elle le cassa net.
Sa victime, sa proie hurla encore une fois, elle pleurait aussi à grosses gouttes, elle baissait la tête d'un air résigné, Talilia savait ce qu'elle voulait, elle voulait que cela se termine, mais elle voulait aussi des réponses et Talilia en voulait une aussi, elle voullait être sure d'une chose, mais pour cela elle devait arrêter temporairement de la torturer.
- Je suis certaine que tu veux savoir pourquoi on fait ça.
Talilia s'aprocha d'elle et elle lui chochota doucement
- Ecoute ma jolie, tu vas mourir, mais ça tu le sais déjà et ta mort sera douloureuse, mais je peux les abréger, ou les faire durer encore et encore et encore, en fait si je te propose cela, c'est que je vois clairement que tu es déjà hors service, tu n'as aucune envie de survivre plus longtemps et je ne vais prendre aucun plaisir à torturer quelqu'un de déjà mort psychologiquement.
Talilia tourna la chaise sur le côté, puis elle quitta le champ de la caméra, elle alla voir son droide Hk
-Tu peu montrer à notre victime qui est notre client, celui que l'on a rencontré.
: Réponse : A vos ordres maîtresse, je ferai selon vos désirs.
-Mais fait en sorte que l'holo reste hors caméra.
-comme vous le voulez maîtresse.
HK afficha en face de la victime le client, au vu de la réaction sur son visage, Talilia remarqua tout de suite qu'elle le connaissait bien.
- Alors, tu le connais ?
La sénatrice la regarda, puis elle fit un non de la tête, Talilia était un peu surprise, mais au final elle pourrait s'amuser encore plus longtemps.
Talilia s'approcha à nouveau de la sénatrice, mais d'un pas vif et décidé, sans prévenir elle asséna une droite direct dans la machoire ainsi qu'un coup de genou dans les côtes, d'ailleurs un craquement sinistre au niveau du torse lui indiqua que certaines côtes n'avaient pas tenu le choc ..... de toute façon elle était condannée, peu importait l'état général de son squelette, mais au moins elle souffrirait jusqu'au bout.
Talilia prit un autre sclapel, pour voir si il coupait aussi bien, il était un peu plus long et la lame avait l'air plus tranchante encore, elle s'approcha des jambes de la sénatrice, jambe qu'elle avait pour le moment laissée intacte.
Elle commença d'abord par les caresser tendrement, avec délicatesse et amour, avant de passer doucement le scalpel sur la peau.
Cette dernière se coupait comme du beurre, Talilia n'avait même pas besoin de forcer pour trancher cette peau fine et bleutée.
Le sang de sa victime coulait de manière abondante maintenant et par toutes les plaies que Talilia lui avait faites, d'ailleurs elle avait du sang sur les gants, cette vision lui faisait plaisir, mais déclenchait aussi un petit côté sauvage qui faisait qu'elle en voulait plus !
Talilia inspecta le bras droit de sa victime, bras qu'elle n'avait pas encore attaqué, elle -
Post n°17
Auteur : Talilia Sacaracherchait une chose bien précise, l'artère, elle mit plusieurs secondes à voir à peu près où elle était, mais une fois repérée, elle planta le scalpel à de nombreuses reprise dans le bras pour le massacrer et pour trancher cette artère.
Le sang coulait à foison et sa victime avait presque perdu connaissance sous la torture, il était maintenant temps d'en finir, mais elle n'allait pas la tuer d'un coup sec, non cela serait trop facile, trop gentil, trop doux, elle lui planta le sclapel dans la gorge, mais pas pour l'égorger, mais pour faire une entaille au niveau des veines et des voies respiratoires, elle allait se noyer dans son propre sang, cela durerait de nombreuses minutes, mais il était déjà trop tard pour qu'elle puisse être sauvée, Talilia se tourna vers la caméra, la tenue et le turban tout tâchés de sang, puis elle prit la parole.
-La sénatrice est morte, elle va se noyer dans son sang et mourir dans la peur et la souffrance sans personne pour l'accompagner dans son dernier voyage.
Elle pointa son doigt vers la caméra comme si elle voulait faire passer un message alors qu'elle ne faisait que jouer la comedie.
- Vous êtes responsables de sa mort, je ne suis que votre bras armé ..... et dangereuse.
Talilia s'approcha de la caméra et coupa la transmission, la torture était terminée, leur mission aussi, mais Talilia avait une dernière chose à faire.
Elle s'approcha de sa victime et lui trancha l'oreille, c'était son trophé, son petit souvenir, puis elle la mit dans sa poche à côté de l'oreille du zakkeg qu'elle avait tué.
Elle lui retira le baillon aussi de toute façon elle ne pouvait plus parler, tout ce qu'elle faisait encore c'était respirer difficilement en crachant du sang par la bouche, sa repiration était rapide et saccadée, pleine de peur, elle était en train de mourir noyée dans son propre sang, sang qui lui remplissait les poumons petit à petit, mais dans un dernier effort ,elle parvint à dire, ce qui surprit étonament Talilia :
- tu...tuez ... le ... m ..on .. assis.....tant ce...lui ...sur . l'hologr.a.
Riyo luna sénatrice de Coruscant venait de mourir noyée dans son propre sang, le fait de parler avait provoqué sa fin de manière définitive, mais Talilia avait maintenant la réponse à sa question, mieux valait tard que jamais.
* ne t'inquiète pas pour ça, il va mourir, mais pas demain*
Juste après ces pensées, elle regarda son droide assassin et elle lui fit un sourire.
Elle nettoya ses scalpels qu'elle rangea un par un quand soudain un flash s'imposa à elle, une sorte de vision, c'était trouble, mais elle reconnaissait l'exterieur du hangar, elle voyait qelqu'un ... une femme ..Arda qui se faisait agresser par trois personnes, c'était trouble mais elle voyait une lutte, puis un tir de blaster, un grand flash puis plus rien.
Talilia étais assise par terre la respiration haletante, elle avait ces images gravées en tête, elle sentait qu'il allait arriver quelque chose.
-Arda ...
Talilia se releva d'un bond, elle atrappa son DC-17 et sortit du hangar telle une furie, elle ne savait pas vraiment où elle devait aller, mais elle avait comme un pressentiment, de sentir ce qui allait se passer.
Comme dans sa vision, elle vit Arda en mauvaise posture face à trois hommes, un humain, un devaronien et un twi'lek.
Sans prendre le temps de viser, elle ouvrit le feu sur le devaronien car il tenait un blaster.
Le premier tir lui frola l'oreille, mais le deuxième le toucha en plein dans le crâne qui explosa en plusieurs morceaux.
Puis elle tira sur l'humain qui était celui qui était le plus proche d'Arda et elle le tua de deux tirs de blaster dans le torse.
Elle se tourna vers le twi'lek, elle le charga, il avait l'air paniqué, elle detestait les twi'lek pour ce qu'il lui avaient fait subir, elle massacrerait tous les twi'lek jusqu'au dernier !!!
Elle tira dans le genou du twi'lek qui s'écroula au sol, tout en la suppliant dans sa langue natale de l'épargner, mais Talilia n'écoutait plus rien, elle sauta sur lui et entreprit avec la crosse du blaster de lui exploser le crâne.
Elle l'entendait hurler de douleur pendant qu'elle lui défonçait la boite crânienne, puis des bruits incompréhensibles, mélange de cris étouffés et d'os qui se brisent, elle le frappa encore et encore et encore jusqu'à ce que son crâne soit totalement brisé, qu'elle ait transformé en compote ce qu'il avait de cerveau.
Elle regarda Arda, droit dans les yeux, Talilia avait encore un visage de démente et un regard completrement fou, plein de haine, même si tout cela n'était pas pour elle.
Talilia mit quelques secondes à retrouver une expression normale, puis elle dit :
-ça va ?
Talilia lança un coup d'oeil au cadavre
- Nous ferions mieux de les planquer avant que quelqu'un ne les voie
Talilia se retourna pour se diriger vers le cadavre le plus proche, puis sans tourner la tête elle dit à Arda.
-Si tu as des questions ... garde les pour plus tard.
Talilia attrapa le corps du twi'lek vers l'interieur du hangar, elle savait qu'elle avait un peu pété les plombs, mais jamais elle ne pourrait pardonner aux membres soit disant de la même race qu'elle. Une fois dans le hangar elle jeta le corp sans ménagement. Puis elle se tourna vers Arda et Cthulhu
- j'ai un ptit creux et vous ?
La question pouvait avoir l'air déplacée après ce qui venait de se passer, mais elle savait qu'elle devait changer de sujet au plus vite. -
Post n°18
Auteur : Arda MoonshadeArda s’était immobilisée, la main à quelques centimètres de la poignée de la porte de l’entrepôt.
Il y a quelque chose qui cloche…
Elle n’aurait pas su dire ce qui l’avait alertée. Une odeur ? Un son ? Un mouvement capté du coin de l’œil ? En tout cas, elle savait qu’elle n’était plus seule dans ce coin désert et pouilleux. Et a priori, ce n’était pas une bonne nouvelle.
D’après ce qu’elle avait pu voir en revenant à l’entrepôt, ses camarades avaient entamé la phase « torture », et il y avait peu de chances pour qu’elle soit déjà finie, si Arda avait bien jugé Talilia. Donc ça ne pouvait pas être elle, ni Cthulhu, ni HK, elle aurait parié qu’aucun n’aurait laissé les deux autres seuls. Donc, ça ne pouvait être que des ennemis.
Arda hésita un moment. Elle ne pouvait tout de même pas entrer et risquer d’attirer les importuns à l’intérieur, si l’opération n’était pas terminée. D’un autre côté, elle n’était pas armée, à part de son coupe-papier, et si les autre étaient plusieurs, ou si eux avaient une arme, elle serait en mauvaise posture.
Mais après tout, ce n’était pas ça qui allait l’arrêter, au contraire.
Arda se retourna lentement, en se frottant pensivement le menton. Un rapide tour du propriétaire lui appris que la ruelle malodorante offrait une bonne dizaine de cachettes à tout le moins.
Elle s’écarta de la porte, comme si elle avait simplement changé d’avis. Elle n’avait pas fait trois mètres qu’une silhouette sombre se découpa au coin d’un autre entrepôt. Un homme. Ou alors… non, ce n’était pas un humain, mais un Twi’lek. Un Twi’lek à la peau jaunâtre, à ce qu’on pouvait en voir sous la crasse. Il ne paraissait pas armé, et vu son attitude décontractée et arrogante, il ne devait pas être seul. Arda ne tarda pas à avoir confirmation. Elle eut une petite grimace en voyant le deuxième importun apparaître de derrière une caisse.
Une saleté de dévaronien… Moui… il a pas l’air aussi lâche que les autres que j’ai déjà croisés… ah… et il a un blaster… saleté… saleté de saleté…
Mais ce n’était pas fini. Un troisième sortit d’une autre planque, à deux mètres à peine d’elle, un humain cette fois, et il réussissait l’exploit d’être encore plus pouilleux que le Twi’lek et le Dévaronien réunis. Cette fois Arda eut carrément une moue dégoûtée, qui ne disparut pas, contrairement à la grimace un peu plus tôt. Il était moche, sale, il puait à trois kilomètres… et il était à moins de deux mètres d’elle… sa main se referma sur le manche du coupe-papier, dans sa poche.
-Alors ma belle ? On se promène ? C’est pas un coin pour se balader tu sais ?... oui, je crois que tu le sais.
Donc, il était moche, il puait, et il avait mauvaise haleine… sans compter que c’était visiblement un imbécile prétentieux.
-Alors ? Tu nous dis c’que tu fais par ici ? Moi et mes amis, on croit pas qu’tu t’promènes, ou qu’tu t’es perdue… On croit qu’tu sais c’que tu fais dans l’coin, et c’qu’y a dans le hangar là. Et pour qu’une bonne femme comme toi vienne seule par ici, faut qu’ce soit du tonnerre dans l’hangar là. Alors ? Tu nous expliques tout tout de suite ? Ou tu préfères qu’on passe à la manière forte ? Mon pote jaune là, il aime bien s’amuser avec les dames, tu v… Quoi ? Ça t’fait marrer ? Tu m’crois pas p’tête ? Tu veux voir pour de bon ?
Bon… faut que je fasse quelque chose…avant de mourir asphyxiée par sale type numéro un. Faut que je me débarasse du Dévaronien d’abord, à cause du blaster… Si je lance mon coupe-papier, j’ai une bonne chance de l’atteindre, après, j’ai plus qu’à me débarrasser des deux autres, ils ont pas l’air armés. La situation est sous contrôle. Allons-y
Ça aurait pu être un bon plan. S’il n’y avait pas un minuscule point faible. Elle n’était absolument pas douée en lancer de couteau. Et s’il était déjà difficile de tuer quelqu’un en lançant un couteau, c’était presque impossible avec un coupe-papier en ivoire.
Mais Arda était prête à essayer. Et elle n’imaginait pas un seul instant que ça pouvait échouer.
Sa main dans sa poche tenait toujours le coupe-papier.
C’est à cet instant que la porte de l’entrepôt s’ouvrit avec fracas et que Talilia en sortit comme un diable de sa boîte. Sans marquer la moindre surprise, elle pointa son arme sur le Devaronien encore stupéfait et tira. Il lui fallut deux coups pour le tuer. Ça fit sourire Arda. Une réaction tout à fait inappropriée.
Elle avait l’air de savoir avant même de sortir… comment elle pouvait savoir ?
Le crâne du Devaronien explosa, une amélioration indéniable pour son apparence.
Talilia se retourna aussitôt contre l’humain qui réagissait seulement maintenant. Il fit un pas vers Arda… et s’écroula, touché de deux tirs dans le torse. Arda croisa les bras sur sa poitrine et regarda la Twi’lek qui n’en avait visiblement pas fini. Elle s’était jetée sur son frère de race et le martelait de coups il hurlait. A cause des coups ? ou de son genou blessé par le blaster de Talilia ? Arda avait l’impression qu’il disait quelque chose, qu’il suppliait vu le ton. Mais elle ne comprenait pas un mot. Et Talilia n’avait pas l’air de vouloir écouter. Le jaune finit par ne plus pouvoir émettre que des gargouillis incompréhensibles. Puis plus rien. Plus rien du tout. Non, le Twi’lek jaune ne dirait plus jamais rien. Un tel comportement dénotait une haine féroce. Haine qui ne pouvait pas viser ce Twi’lek en particulier.
Arda, qui avait reculé de deux pas pendant la scène, secoua la tête d’un air attristé. Talilia détestait sa propre race, ça ne devait pas être facile tous les jours.
Talilia la regarda, un éclair de folie dans le regard. Arda laissa un sourire amusé. Puis la chasseuse de prime retrouva son sang-froid, et l’Arkanienne son impassibilité.
-ça va ?
Arda haussa un sourcil. Question idiote et déplacée…
-Pourquoi ça n’irait pas ?
Les planquer ? C’est sans doute plus prudent oui. Mais il est hors de question de toucher ces sales types…
Quant à mes questions… bien sûr que j’en ai… mais j’ai l’habitude de trouver les réponses moi-même…
Talilia emporta le corps du Twi’lek à l’intérieur.
Arda s’approcha de l’humain, et eut un haut-le-cœur. Non, décidément non, elle ne le tirerait pas jusqu’à l’intérieur…
A la place, elle déplaça légèrement le Dévaronien et arrangea son corps pour modifier la scène. Elle effaça aussi certaines traces. Maintenant, on voyait des traces du Jaune, mais aucune indiquant qu’il était mort. On pouvait en conclure que c’était une bagarre de rue qui avait mal tourné. Comme il y en avait si souvent dans ces quartiers. On verrait les traces d’un troisième type, et on penserait qu’il avait tué le Dévaronien après que celui-ci ait tué l’humain.
Bien sûr, une étude attentive démonterait toute cette savante construction. Mais, étant donné le coin, la… personnalité… des morts, et les habitudes des autorités, il y avait peu de chances qu’on procède à une étude attentive.
Arda se décida à suivre Talilia à l’intérieur. La scène était apocalyptique. La Twi’lek était incapable de travailler proprement, sans mettre du sang partout… c’était pas le genre de travail pour elle ça. Elle devrait trouver une spécialisation qui ne salissait pas…
Mais le moment était mal choisi pour évoquer la question. Il allait falloir vider les lieux rapidement maintenant. En s’assurant de ne laisser aucune trace.
Mais Talilia voulait apparemment aller manger maintenant.
-Pourquoi pas ? Je connais un bon restau pas très loin du hangar à vaisseau…
-Ça c’est une bonne idée, j’ai un truc à récupérer au vaisseau, je vous retrouve plus tard.
C’était Cthulhu, débarrassé de son maquillage clownesque, qui venait de parler. Et avant que les deux femmes aient pu dire quoi que ce soit, il quitta le hangar.
Arda haussa les épaules, pour l’instant encore, elle préférait le savoir loin.
Elle regardait autour d’elle, cherchant ce qu’elle pouvait faire pour éviter qu’on remonte leur trace. Il n’y avait pas grand-chose. Elle ramassa un ou deux scalpels qui traînaient, rassembla les quelques vêtements déchirés qui témoignaient de leur passage par l’hôpital, elle les jeta dans un vieux poêle, complètement archaïque, qui avait été oublié dans un coin, et mis le feu à l’ensemble.
Elle contempla les flammes en regrettant de ne pas en savoir plus sur ce clown psychopathe qui sévissait dans la galaxie. Elle aurait pu parfaire la mise en scène. Tant pis.
Du coin de l’œil, l’Arkanienne remarqua Talilia qui parlait à voix basse à son droïde. La boîte de conserve s’en alla dès qu’elle eut fini.
Arda leva les yeux au ciel. Où est-ce qu’elle l’avait envoyé ? ce n’était vraiment pas le moment !
Enfin… de toute façon, il n’aurait pas été accepté dans le restaurant. Autant qu’il soit ailleurs. Arda avait prévu de le laisser au vaisseau, mais c’était peut-être pas plus mal comme ça…
Elle jeta un coup d’œil circulaire. Bon… normalement, elle avait nettoyé tout ce qu’elle pouvait. Elle ne voyait vraiment rien de plus à faire.
Elle se dirigea à son tour vers la porte et se tourna vers la Twi’lek.
-Bon, on y va ? On doit récupérer l’autre machin au vaisseau, et aller au restau. C’est moi qui invite… Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? C’est pas moi qui ai du sang sur le bras…
Arda vérifia par acquis de conscience, avec les éclaboussures causées par les tirs de tout à l’heure, il n’était pas impossible que le sang d’un des trois importuns l’ait atteinte. Mais non, pas de tâches.
Depuis que Talilia était intervenue de manière tout à fait miraculeuse pour la tirer d’un mauvais pas, Arda la trouvait bizarre.
L’arrogante demoiselle ne songeait pas que ce pouvait être elle qui avait changé de regard sur sa collègue.
Arda haussa les épaules, et sortit de l’entrepôt qui puait la mort. Sans regarder si Talilia la suivait, elle s’engagea d’un pas rapide dans les ruelles nauséabondes.
Elle quitta assez vite le quartier glauque des entrepôts, et arriva dans des rues plus fréquentables. Avisant un distributeur de crédits, elle en profita pour puiser dans son compte secret, pour avoir de quoi payer le repas qui s’annonçait.
Elle attrapa au vol une navette publique qui la déposerait un peu plus tard dans le quartier de l’astroport. Et elle constata avec un certain soulagement, totalement déplacé à son humble avis, que Talilia était là aussi. Les deux femmes firent mine de ne pas se connaître tout au long du voyage. Elles descendirent, comme beaucoup d’autres, à la station Astroport. Et ne se rapprochèrent l’une de l’autre qu’après s’être éloignées de la navette et de la foule qui l’entourait.
Elles arrivèrent au hangar où était garé leur vaisseau au moment même où Cthulhu en sortait. Il avait récupéré son chapeau.
Tout ça pour ça ? Il pouvait pas s’en passer un peu plus longtemps de cette horreur ? Est-ce qu’ils vont le laisser entrer avec ce machin sur la tête ?...
Avec une nouvelle grimace, fataliste cette fois, elle fit demi tour. Elle guida les deux autres jusqu’à un établissement d’une certaine classe, à deux pas du terminal principal de l’astroport.
Le portier failli bien les refouler, mais Arda n’eut qu’à lui dire quelques mots pour qu’il s’efface en s’excusant.
Arda s’approcha d’une hôtesse d’accueil très stylée. Celle-ci l’écouta attentivement, jeta un coup d’œil discret à la tenue des trois chasseurs de prime et accepta de les conduire dans une des salles à manger privée, après avoir vu les crédits d’Arda bien entendu.
On les fit passer par les couloirs extérieurs, hors de vue de la grande salle où les clients étaient autrement mieux vêtus qu’Arda et ses collègues. L’Arkanienne souriait, ironique. Elle avait toujours été habituée à cette ambiance, à ce milieu, et trouvait très amusant d’être ainsi maintenue à l’écart des autres clients, parce que, apparemment, pas du même standing.
Pourtant son attitude assurée, et même méprisante, n’avait rien à envier à celle des autres clients. Arda semblait parfaitement dans son élément, en même temps que totalement déplacée.
Ils s’installèrent donc dans une petite salle privée, autour d’une table pour cinq ou six. Et Arda, d’autorité, commanda pour tout le monde. Le serveur, qui s’était approché avec un air pincé, sembla se détendre et approuvé les choix et les manières de cette cliente atypique. Ce n’était peut-être pas une de ces parvenus qui venaient engloutir en un repas le salaire de plusieurs mois, finalement. Il disparut avec sa commande, mais revint bien vite avec le vin demandé.
Quelques minutes plus tard, il apportait les entrées.
Le repas se déroula sans anicroches, mais, en grande partie, dans un silence pesant. Arda ne faisait rien pour alimenter la conversation de toute façon.
Le plat succéda à l’entrée, puis le dessert au plat.
Le restaurant tenait les promesses de son apparence.
Vers la fin du dessert Arda reposa ses couverts et regarda les deux autres.
-Et maintenant ? On rentre sur Dantooine ? -
Post n°19
Auteur : CthulhuDurant toute la prestation télévisée de Talilia, puis lors de l’échauffourée au dehors, Daniel était soigneusement resté à l’écart. Toutefois, en déduire que cette décision était le fruit de la couardise était une grave erreur ... En effet, participer à ce genre d’ « activités » ne l’intéressait tout bonnement pas, et pire, l’écœurait au plus haut point (en plus du fait qu’il ne voulait en aucun cas se salir les mains pour si peu). Car si tuer pouvait être assimilé dans certaines cultures comme une forme d’art, Cthulhu aurait alors définit la prestation actuelle de Talilia comme de l’abstrait. Pour l’aspirant chasseur de prime la pratique de la torture et de la mutilation était une honte pour la profession. L’homme aimait le travail bref et sans bavure qui était à des années lumières de la véritable boucherie exercée par la twileck. Chaque seconde passée au cœur du bâtiment augmentait les risques et les preuves à charge pouvant être retenues contre les membres du commando. Si les autres n’y pensaient pas, Daniel, lui, l'avait bien en mémoire et effaçait méticuleusement les traces derrière lui. Jamais plus il ne retournerait en prison …
Bien qu’il prétexta plus tard à ses camarades que sa longue absence dans les profondeurs insalubres du hangar était due à l’effet laxatif de l’hydrogénophosphate de sodium, la vérité était toute relative. Se contemplant seul dans le miroir des toilettes, l’aspirant chasseur de prime savourait le court moment d’intimité qui lui était permit. Cette saloperie de HK47 et sa propriétaire psychopathe étaient dans la pièce d’à côté ce qui lui permettait enfin de prendre ses aises et souffler un peu. Sous son air hautain habituel, il était profondément mal à l’aise, préférant en cet instant l’obscurité et la solitude des latrines à la compagnie de ses comparses. Au son des gémissements et des quelques paroles qui filtraient à travers la porte il ne faisait plus aucun doute que Talilia Scara torturait gaiement sa victime … Les premières constatations de Daniel annotées dans son journal au sujet de la twileck se voyaient être corroborés. Prenant son stylo et son calepin, Cthulhu rédigea une courte note dans son journal.
Journal D. Cthulhu : Troisième entrée.
En raison de la situation actuelle je me dois d’être succins dans mes écris. Le colis a bien été amené à destination et le contrat a été remplit conformément aux directives du commanditaire. Le bourreau, (volontaire pour cette partie de l’opération), fut la Twileck du nom de Talilia. Je tiens donc à minimiser immédiatement mon engagement dans l’assassinat de la sénatrice Ryo Luna. Je n’ai participé personnellement qu’à la partie Kidnapping et non à l’acte barbare retransmit sur l’holonet. Quant à l’incendie de l’hôpital central, j’en refuse toute responsabilité. Ceci est la conséquence directe d’une unité HK-47 de mauvaises fabrication ayant reçut la tache de nous seconder. Une fois de plus, la responsabilité de sa propriétaire est engagée dans la dégradation de ce bien public et des vies misent en danger inutilement.
Approfondissement concernant Talilia : Suite à une étude plus approfondie j’ai décelé chez le sujet ce qui s’apparenterait à un trouble profond de la personnalité. En effet, l’argent ou de challenge ne semblent pas être des valeurs fondamentales. La motivation de cette personne remonte donc théoriquement à des bases plus personnelles, et par déduction : anciennes. (Note : se renseigner s’il y a des antécédents de maladie mentale dans sa famille ou si ce dernier est la conclusion d’un choc post-traumatique). En me basant sur les raisons de son implication dans l’opération, son rôle, son attitude et la qualité de son travail, je suis amené à penser que la violence est pour elle un exutoire. Pour ainsi dire son comportement violent et sadique doit être une manière d’extérioriser un mal être conscient ou inconscient.
/ ! \ Attention : Le maniement des armes à distance semble être une de ces spécialisées. Privilégier une attaque physique tout en veillant à avoir préalablement liquidé le droïde de merd*.
Cthulhu relu rapidement ce qu’il venait d’inscrire sur son carnet avant de le refermer avec attention. Satisfait, il le replaça méticuleusement dans sa besace avant d’ouvrir le robinet du lavabo pour se débarbouiller. L’homme allait enfin se débarrasser de cet aspect de clown [ … ] Une fois qu’il eut ôté l’intégralité de son maquillage, le chasseur de prime fouilla de nouveau dans sa sacoche pour en ressortir un petit flacon d’acide dont il en rependit le contenu sur l’émail du lavabo. Agissant ainsi, il détruisait consciencieusement les quelques preuves qui auraient put l’incriminer. Daniel le savait, il était fiché ! Et s’était pour cette raison qu’il ne devait pas faire d’erreur et de toujours rester sur ses gardes. Si la peur de retourner en cabane était une chose, le challenge en était un autre. Même s’il effaçait ses traces, Cthulhu ne pouvait s’empêcher de toujours vouloir tenter le diable. C’était de cette façon qu’il se sentait vraiment en vie. A l’aide d’un tournevis, Cthulhu récupéra de la graisse qui était sur le sol et l’étala sur le miroir de manière à y inscrire une courte phrase. Elle se présenta alors tel quel :
Inscription sur le miroir :
Pour L’ Amour Fraternel On Ne Décide
Content de son énigme qui, en toute franchise, n’était pas très difficile, Daniel s’aida du lavabo comme d’un escabeau afin d’avoir accès au plafond. Comme il le pensait, ce dernier était un faux plafond dans lequel passaient bon nombre de gaines électriques. Il appuya doucement sur la surface pour y déplacer un cache et enfin avoir accès à cette partie. Si l’on voulait monter en haut en s’aidant du lavabo, (seul élément haut dans cette pièce avec les toilettes), on ne pouvait qu’aboutir a cette trappe. A demie entré dans la conduite, le toxicomane sortit quelques bricoles de sa besace pour y annoter une sur une feuille volante une charade de son cru avant de l’accrocher sur une gaine à l’aide d’une punaise. Quand le tout fut terminé Cthulhu replaça le couvercle et redescendit à terre. Il effaça les traces de pieds sur le lavabo et alluma une cigarette. Sa charade était à présent cachée et se trouvait pile au dessus du lave-main. Pour la trouver il fallait donc dans un premier temps comprendre la première énigme.
Une fois son affaire terminée, Daniel quitta les toilettes pour se rendre dans le hangar. Tout en se frottant les mains dans un geste d’autosatisfaction, l’homme discerna d’un rapide coup d’œil le cadavre de la sénatrice qui était littéralement couvert de sang. La femme avait du souffrir le martyr avant que la mort tant espérée ne vienne la délivrer … La vue de ce sinistre spectacle laissait pourtant Cthulhu insensible. Le contrat avait été remplit et seule l’idée de bientôt toucher le fruit de ce dur labeur lui traversait en cet instant l’esprit. Alors qu’il s’imaginait gaiement nager dans une piscine de billet, le toxicomane fut brutalement ramené sur le plancher des vaches par les essoufflements répétés de Talilia qui était en plein effort. Avec lassitude il tourna sa tête dans sa direction pour contempler la dernière prouesse de sa camarade.
Charade :
Mon premier est un monticule.
Mon second est l’attribut entre l’Hélium et le Béryllium.
Située au dessus du sol, mon troisième est la référence du musicien.
Mon tout est mon assassin.
Daniel put alors remarquer ce qu’il n’avait vu au premier abord. La jeune femme était entrain de rentrer le cadavre d’un de ses congénères à l’intérieur de la pièce. Peut-être pensait-elle que faire sauter la moitié d’un hôpital n’était pas suffisant ? Fallait-il à présent dézinguer les piétons ? Consterné par ce spectacle, Cthulhu se demandait bien ce qu elle avait bien foutue encore ? Se caressant la barbe avec douceur, l’aspirant chasseur de prime abandonna finalement cette question lorsque Arda aborda sur un ton décontracté l’idée saugrenue d’aller manger. Soucieux de récupérer son chapeau et préférant se barrer de la scène de crime avant que la Twi’leck ne décident de faire encore plus de grabuge, l’homme acquiesça.
« - Ça c’est une bonne idée, j’ai un truc à récupérer au vaisseau, je vous retrouve plus tard. »
Le trajet en solo jusqu’au vaisseau ce fit sans embuches. Sifflotant, les mains dans les poches et un sourire en coin, Daniel était aussi décontracté que sa paranoïa le lui permettait. Jovial et innocent à l’image d’un enfant à l’approche des fêtes de Noël, il pénétra dans le Faucon pour aller y récupérer quelques affaires. L’homme n’avait de cesse de penser à la commission qu’il allait recevoir pour le contrat de Coruscant. Lui, qui n’avait quasiment plus une thune depuis sa sortie de prison attendait avec impatience le jour de la paie. Imaginant ce qu’il allait bien pouvoir s’acheter avec cet argent gagné de manière « honnête », l’aspirant chasseur de prime pénétra dans la pièce principale du vaisseau en exerçants quelques petits pas de danse avant de se saisir de son chapeau. Une fois qu’il eut posé son couvre chef préféré sur son crâne, l’homme prit la direction des quartiers d’équipages (nom pompeux donné aux quelques couchettes de l’appareil) où il avait laissé son « équipement ». Il y récupérera alors le fusil à pompe coup par coup manuel que lui avait confié le doyen. Si cette arme était certes de conception archaïque, le manque de technologie était compensé par un entretient facile et une capacité non négligeable en combat rapproché. S’il se dotait de cet instrument ce n’était pas pour autant pour un quelconque aspect visuel mais bel et bien pour en faire usage. S’il devait déjà partager une prime avec ses comparses, ce n’était pas une raison pour laisser une part à Beska. Il n’y avait qu’une seule solution : il lui fallait faire fuir ce monstre du vaisseau pour éviter que Lom ne le paye. Sifflotant Daniel se redirigea dans la pièce principale.
Le fusil à la main, Cthulhu ouvrit la trappe dans laquelle le Rodien avait été enfermé. La porte de cette cellule improvisée était enfin ouverte et Beska en profita pour la quitter dans bond. A la vitesse de l’éclair, l’originaire de Rodia fit preuve de réflexes insoupçonnés et récupéra dans sa hâte une clef à molette abandonnée sur le sol. A l’air libre, l’arme de fortune dans ses mains, la créature brandissait l’objet en direction de Daniel avec la vocation de s’en servir. Le toxicomane avait sous-estimé les capacités de son supérieur hiérarchique et se trouvait dès à présent menacé par un objet contondant. La situation était tendue et l’extraterrestre harcelait son camarade et geôlier de maintes insultes dans sa langue maternelle. Beska était conscient que son emprisonnement était le fruit d’un commun accord entre les membres du groupe. Pour une des rares fois dans sa vie, ce curieux personnage avait vu juste et il comptait le faire payer à ces prétendus compagnons le coup de (dame faisant un métier ancien et honnête) ... Et pour cela il allait commencer par s’occuper du drogué …
La vue de cette créatures en colère et vociférant si près de son visage rendait le chasseur de prime très mal à l’aise et nerveux. Daniel ne parvenait toujours pas à rester calme en présence d’un Rodien. Déstabilisé à l’extrême, son malaise était maintenant très perceptible. Agir en adulte responsable et civilisé n’était pas une option possible. Connaissant les antécédents des deux individus il ne faisait plus aucun doute que la situation ne pouvait que dégénérer. La poudre allait parler ... Les deux hommes se trouvaient à moins d’un mètre l’un de l’autre et se menaçaient gaiement avec leur armement respectif. Quand Beska fit mention de la sainte mère de Cthulhu dans des tons peu élogieux, ce dernier vit rouge. Suant à grosses goutes et terrorisé à l’image d’un enfant regardant un mauvais film d’horreur à la télévision, l’humain paniqua et prit tout son courage à deux mains pour charger son fusil à pompe. Le Rodien avait comprit que la seconde action de Daniel allait être d’appuyer sur la gâchette. Dans un bond, il se rua sur lui pour lui arracher l’arme des mains et le frapper à la tête à l’aide de la clef à molette.
Un combat au corps à corps était d’ores et déjà engagé entre les deux hommes. Ces derniers luttaient de toute leur force pour leur survie. Chacun tentait alors à sa manière de retourner l’embout du canon en direction de l’autre avec l’espoir qu’un tir accidentel mette fin à cette baston. L’arme était ballotée de gauche à droite sans pour autant les départager jusqu’au moment où au détour d’un uppercut magnifiquement évité par Beska, un coup de feu partit à tout hasard. Ce dernier n’en toucha fort heureusement aucun et se contenta de ricocher dans l’espace de vie du vaisseau, laissant d’ores et déjà des marques indélébiles dans l’appareil. Sonné par un coup à la tête Cthulhu parvint tant bien que mal à repousser son agresseur et tira par deux fois dans sa direction. Le deuxième tir toucha enfin cette énergumène mais seulement à la jambe.
Devenu comme fou, le Rodien envoya sa clef à molette en plein dans la tête de son agresseur avant de se ruer une nouvelle fois sur lui en boitant. Le chasseur de prime commençait à voir flou et sa tête résonnait à présent comme à l’intérieur d’une des cathédrales-usines Géonosienne. Beska ne lui laissa pas le temps de recharger l’arme à feu ou de reprendre ses esprits et lui envoya un méchant coup de boule. Les années passées en prison avait eut raison de la force physique brute de Daniel. Son adversaire prenait largement le dessus plus le combat durait ... Il fallait faire quelque chose ! Le fusil tomba à terre et les échanges en virent seulement aux mains. Au bout de quelques minutes Beska envoya rouler Cthulhu au fond de l’appareil, certain de l’avoir mit KO. Mais ceci n’était qu’une ruse. Daniel se laissa glisser sur le sol et se jeta sur l’arme quand il arriva à son niveau. Allongé par terre il braqua le canon vers le Rodien et tira. La créature eut malheureusement le temps de l’éviter et s’en alla courir dans les couloirs. Le rapport de force avait changé et Daniel, l’arme à la main et saignant à l’arcade, cherchait à présent son adversaire dans l’appareil en lui exhortant de se montrer.
Après de longues secondes d’un cache-cache mortel, Beska arriva discrètement jusqu’à la rampe du vaisseau. L’aspirant chasseur de prime reconnut le bruit caractéristique du sas que l’on ouvrait et courut jusqu’à là bas et eut seulement le temps de tirer par deux fois au jugé en direction de la porte. Mais c’était trop tard. Son adversaire venait de quitter l’appareil. Conscient que la carlingue étouffait les tirs au dehors, Daniel ne pouvait tenter de tirer à l’extérieur, certain que là, par contre, le bruit attirerait du monde. Déconcerté il se résigna à voir son ennemi fuir dans l’astroport en boitant. Couvert d’équimoses, blessé à l’arcade et ayant vidé une quinzaine de cartouche dans l’appareil (ce qui laissait pas mal de marques), Daniel rangea l’arme dans sa gabardine avant de s’allumer une cigarette et de quitter à son tour le vaisseau. Il attendit en bas de l’appareil ses deux comparses mine de rien. Lorsqu'ils arrivèrent il suivit le groupe pour aller prendre un repas bien mérité.
[ … ]
Le visage marqué, Daniel était pensif et il ne lâcha au tout et pour tout que quelques mots durant tout le repas. l'homme faisait mentalement une mise au point sur les évènements de la journée. Une chose lui revenait toujours en tête : sa fille. Toujours à moitié sonné par les coups de Beska, Daniel essayait d'imaginer cet enfant qu'il n'avait vu grandir ... La raison pour laquelle les Generadores l'avaient liquidés ... C'était des choses personnelles qu'il se voyait mal raconter aux deux tarées avec qui il mangeait. Ses interventions étaient alors régies par un impératif gastronomique et lui, qui était d'ordinaire si hautain, ne lança en ce repas aucune pique à ses camarades. Il se contenta alors de phrases du genre : « - Passe moi le sel. » et tant d'autre d'un même registre hautement intellectuel. L'ambiance de ce repas était morte et il en serait sans doute de même lors du trajet du retour. De toute manière Cthulhu savait que ses deux camarades risquaient de faire la gueule en voyant l'intérieur de l'appareil suite à la fusillade avec le Rodien. Mais pour l'instant ce n'était pas dans ses priorités, Cthulhu ne leur dirait rien, ils n'avaient pas à savoir. Lorsque' Arda demanda ce qu'ils devaient faire à présent il lui rétorqua qu'ils avaient le choix entre deux possibilités : participer au championnat annuel de manger de champignon sur la planète Bekeldira I ou de rentrer sur Dantooine toucher leur paie.
Quand tous furent d'accord que la paie était le meilleur choix, ile groupe prit la route en sens inverse jusqu'au vaisseau. Une fois arrivé Daniel ne vérifia pas si HK était arrivé ou non et alluma les moteurs pour mettre la gomme en direction de la planète des chasseurs de primes. Le faucon s'envolla dans les airs avant de passer en vitesse lumière. Ils rentraient. -
Post n°20
Auteur : Beska DjekDans l'une de ruelles abyssales de Corruscant, jonchée d'ordures et de vermines, se trainait une créature pittoresque... Beska était roi parmi les parasites et les rampants. Sa jambe blessée était dans un sale état, mais le rodien avait reçu tellement de coups sur la tête au cours de sa vie qu'il ressentait de moins en moins la douleur.
Allongé au milieu des déchets, le chasseur de prime tirait sur des boîtes de conserves au bout de l'allée. Il avait pu récupérer son blaster, durant sa fuite, et avait conservé la clef anglaise dont il s'était servit contre Cthulhu. Trahi par ses équipiers, Beska imaginait leur tête lorsqu'il tirait. Ça allait se payer...
Malheureusement, Corruscant était devenue un véritable repère à policier. Beska avait du camper pendant des jours comme un SDF, avec sa jambe infectée et des restes trouvés au fond des poubelles. Le rodien avait longtemps vécu dans une misère noire, et il en avait l'immonde habitude. Le confort n'était pas vraiment son principal souci. Il dépensait sa paie en alcool, en filles, en substances illicites et en munitions.
Mais aujourd'hui, il ne recevrait aucune prime, et ce sont ses "collègues" qui iraient dépenser son argent joyeusement...
Mais c'était surtout sa fierté qui était en jeu. Il ne supportait pas d'être doublé, bien que cela arrivait plus souvent qu'il ne s'en doutait. Le chasseur allait recroiser leur route, inévitablement, et ce moment risquait de valoir son poids d'étincelles...
Ce soir, Beska rampa jusqu'à l'astroport. Il boitait, mais ressemblait plus un clochard malade qu'à un criminel... De plus, son visage était inconnu au bataillon. Il comptait rentrer sur Dantooine, et se refaire une santé. Il lui fallait travailler seul, car cela ne lui avait jamais profité depuis son adhérence. Il en avait assez vu. -
Post n°21
Auteur : Talilia SacaraThe HK AdventureHk avait quitté l’entrepôt après que sa maitresse le lui avait confier ça mission et une mission assez spécial et plutôt inattendu dans le métier.En effet Talilia venait de lui ordonner de tué le client. Hk savait qu'il était membre du bureau de la sénatrice, qu'il était son assistant personnel, cela limitait a un nombre extrêmement réduis le nombre de personne a confondre.
Hk traversa la distance qu'il séparait de l’entrepôt, il savait qu'il n'avait pas beaucoup de temps et donc il se devait de faire vite, heureusement pour lui, Coruscant dans son immense vanité rendais public les schémas des plans des bâtiment public comme l'ambassade. Sur que personne ne tenterais rien dans la capital de l'empire.
HK se connecta sur une borne publique d'information et téléchargea le plans du bâtiment et avec les photos des personnalités politiques locales, il trouva le nom de ça cible, il disposait désormais de toute les informations nécessaires pour ça missions.
Le plus dur était désormais de rentré dans le bâtiments.
Toute les entré était bien gardé, toute ?? Non les accès par le toit n'était que peu surveillé, c'est par la que HK allait entrer.
Hk emprunta de manière définitif a un passant dans une ruelle assez sombre son speeder.
Hk l'utilisa pour passé au dessus de l'ambassade et se sauté du Speeder sur le toi après avoir vérifier que personne n'était sur le toit de l'immeuble.
Une fois sur le toit Hk se glissa dans les conduits d'extraction d'air du bâtiment. Il avait remarqué sur les plans du bâtiment que tous les conduits passaient dans les locaux de maintenance.
Il rampa dans les conduits jusqu'au poste de maintenance. Hk ouvris une grille d’évacuation discrètement pour faire le moins de bruit possible et s’extirpe de la gaine de ventilation.
Une fois dans le Local, Hk se dirigea vers l'ordinateur de maintenance et des cameras de sécurité.
Hk commença d'abord par se connecté a l'ordinateur pour le piraté et crée une commande a distance qu'il pourrait supprimer a tous instant.
A partir de cette commande, Hk contrôlait L’éclairage du bâtiment, les ascenseurs, les portes de sécurité ainsi que les cameras
Ensuite a l'aide des camera de sécurité il repéra sa cible !!! Athis était sous bonne garde, donc une attaque ou un assassina à proprement parlé était à proscrire, il fallait de toute manière que sa mort passe pour une accident.
Hk avait alors le plan parfait, il lui faudrait bien un moment ou a l'autre prendre l'ascenseur et a se moment il pourrait agir.
Il avait deux solutions: soit saboté le fameux ascenseur, mais cela serrait très certainement découvert facilement et il fallait mieux l'éviter. L'autre solution serait de faire apparaitre un hologramme de l'ascenseur, une copie parfaite qui lui serait fatale.
A l'aide des camera de surveillance, Hk enregistra sous toute ses coutures les différentes parties de l'ascenseur.
Hk ensuite partie se glisser dans les gaines des ascenseurs, pour prendre une position idéal.
Avec l'aide de l'ordinateur, il passa un appel au bureau d'Athis, pour lui indiquer qu'un colis venais de lui être livré et que la personne exigeait de lui remettre en main propre.
Athis contesta plusieurs minutes le faite de devoir descendre de son bureau, mais HK qui imitait la voix se montra inflexible et finis par faire craquer sa proie qui a contre cœurs partit chercher son colis.
Athis se dirigeait vers les ascenseurs, HK pouvait le voir venir grâce au camera de surveillance, il projeta son hologramme sur l'une des portes et fit en sorte que les autre ascenseurs sauf un, ne se trouvait pas a se niveau,mais l'autre ascenseur était pour Hk, pour que celui ci puisse s'enfuir en toute impunité.
Hk avait aussi prévu un plan pour sortir, une fois Athis tombé,HK déclencherait une alerte a la bombe, dans la panique général Hk passerait inaperçu.
Athis suivit de deux de ces gorilles se présenta devant l'ascenseur, Athis appuya sur le bouton, la porte s'ouvrit et comme Hk le pensait il avança en premier comme pour se donné l'impression qu'il était important, erreur fatale, le pied d'athis passa au travers de l'hologramme qui se coupa immédiatement. Athis perdit l'équilibre et ces deux gorilles mirent plusieurs secondes a réagir, plusieurs secondes fatidiques qui étaient fatales, car Athis tombait comme une pierre en criant comme un goret dans la gaine de l'ascenseur et Hk pus intégré sa propre cabine en passant par la trappe de maintenance situer au dessus de la cabine.
Il entra ensuite en communication avec l'ordinateur et déclencha une alerte à la bombe au dernier niveau de l'immeuble.
Il entendait les messages d'alerte et les cris de panique qui venaient d'a peut près tous les niveaux pendant que lui se dirigeait directement vers le Rez de chaussé du bâtiment, pendant que tous le monde serrai paniqué et que les service de sécurité tenterais tant bien que que mal de tenir la situation, personne ne ferrais attention a lui et d'ailleurs personne ne fit attention au quand il sortie de l'ascenseur, ni quand il se dirigea vers la sortie.
Hk avançais comme si de rien n'était, il passa d'ailleurs inaperçu et il pus quitter le bâtiment sans encombre.
Une fois a une bonne centaine de mètres de l'immeuble, Hk declencha un mini formatage de l'ordinateur, ce qui eu pour effet de supprimé toute les entrées et toutes les informations enregistrés sur les 60 dernières minutes et pour finir Hk supprima le lien qui les unissait, ainsi il ne pouvait plus accédé a l'ordinateur, mais on ne pouvait plus remonter jusqu'à lui.
Hk se dirigea vers le vaisseau.
Après un cour voyage d'un vingtaines de minutes, Hk arrive au vaisseau.
Au début il fu surprit par les impactes récentes de balles ainsi que quelque goutte de sang sur le sol, tous cela était suspect, Hk se dirigea vers la soute, celle la était ouverte et le Rodien ne se trouvait visiblement plus dedans, et de toute vraisemblance, ont lui avait ouvert la porte de l'extérieure, cela ne laissais que deux suspect, même si au vu des traces sur les mur, les impact était visiblement la cause de tir au Fusil a pompe PCA, l'arme de Daniel Cthulhu, il ne faisait plus l'ombre d'un doute maintenant, Daniel avait fais sortir le rodien de sa cage, mais il n'avait pas réussit a le tué, Hk en arrivea a cette conclusion au trace de sang qui quittait le vaisseau.
Hk attendit dans le vaisseau que sa maitresse revienne.
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Talilia était de retour au vaisseau, après un bon repas payé par Arda, bon repas, mais repas tranquille ou personne n'avait eu envie de parler, les événements étaient responsables de ce silence pour une grande partie, mais surtout que dans le fond personne ne faisait encore confiance au autres.
Elle avait laissé daniel piloté, vu que celui ci était extrêmement pressé de rentré, elle n'avait rien dit car son droide était a bord du vaisseau.
- Maitresse j'ai le plaisir de vous informez que la mission et un total succès
- Parfait Hk je n'est jamais douter une seconde de ton succès.
- Je dois vous dire que Beska a disparu et j'ai toute les raisons de croire que Daniel à tenté de le supprimer
- Hmm tant pis ces trop tard maintenant, mais je te remercie de l'information
- garde un oeil sur Daniel, je vais rejoindre Arda dans les quartier de l'equipage.
- A vos ordres maitresse
Talilia regarda Hk partir en direction du cockpit pendant qu'elle allait rejoindre Arda.
Talilia alla s'assoir sur l'une des banquette, elle retira ces gant et elle sortie une lime a ongle.
Elle commença a ce faire une petite manucure, après tous c'était pas parce qu'elle était une chasseuse de prime qu'elle n'avait pas le droit de faire attention a ces ongles.
Elle regardait Arda de temps en temps qui jouait avec son coupe papier, puis une fois qu'elle en avait finis avec ces ongle elle s'approcha d'Arda.
elle posa l'une de ces main sur le gant d'Arda et elle la regarda avec sourire en lui montrant la lime a ongle dans son autre main.
- Une manucure ça t'intéresse ?
talilia la regardait dans les yeux.
- je vais te dire, j'ai entendu ce que Daniel a dit a propos de ce coupe papier, qu'il viens d'arkania et que c'est une spécialité locale, mais personnellement je m'en fou royalement, tu peux être arkaniene ou humaine ou autre chose je m'en fou royalement.
-La seule chose qui m'intéresse, c'est de savoir si je peux te faire confiance en mission.
Elle la regardait droit dans les yeux, arda avait le choix, soit elle acceptait de se faire confiance mutuellement sois elle gardait leurs distances.
- en plus promis je fais ça bien
talilia montra ces ongle parfaitement limé, elle se doutait bien que cette phrase pouvait avoir l'air étrange a se moment , mais c'était un peu voulu.
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Post n°22
Auteur : Arda MoonshadeLe voyage de retour s’annonçait gai, après un dîner à l’ambiance… de cimetière. Et pour couronner le tout, le droïde qui avait disparu était revenu…. Au moins, Talilia ne ferait pas de scandale.
Ils embarquèrent et filèrent aussitôt. Direction Dantooine. Arda se demandait si Cthulhu était aussi pressé juste pour s’éloigner du lieu de leur crime, ou pour toucher la prime qui les attendait.
Elle abandonna la cabine de pilotage et alla se rencogner dans un des sièges (peu confortables) de la partie passagers.
Plusieurs détails l’embêtaient. Comment expliquer l’intervention « miraculeuse » de Talilia devant l’entrepôt, qu’était allé faire le droïde pendant qu’ils étaient au restaurant, et, surtout, qu’était devenu le maudit rodien ?
Arda avait remarqué la soute vide et les traces de luttes dans le vaisseau. Cthulhu avait-il réussi à se débarrasser du boulet qui aurait dû être leur chef ? Et sinon, que s’était-il passé ?
Pendant que les deux autres (plus la boîte de conserve) étaient dans la cabine de pilotage, Arda enleva son gant abîmé et dénuda le mécanisme.
Un rapide bilan la soulagea, les dégâts n’étaient pas catastrophiques. Une ou deux pièces à changer, et quelques réglages à refaire, mais elle pouvait régler tout ça en dix minutes avec sa trousse à outils, qui devait être….. là, sous le siège où elle l’avait laissé avant d’arriver à Coruscant.
Elle la récupéra et l’ouvrit. Puis l’arkanienne se mit au travail.
Il lui fallut un peu moins que les dix minutes prévues pour réparer le gant, et elle le passa pour vérifier que tout allait bien.
Elle terminait juste les derniers réglages quand elle entendit Talilia approcher.
Arda vérifia que son gant était de nouveau insoupçonnable sur sa main et attrapa son coupe-papier.
Quand la Twi’leck entra, elle jouait négligemment avec, et la trousse à outils refermée à la hâte gisait sous la table comme une âme en peine.
Arda jeta un regard noir à sa coéquipière tandis que celle-ci, imperturbable s’asseyait un peu plus loin et commençait à se limer les ongles.
Arda se désintéressa totalement d’elle et reprit son jonglage.
Du moins en apparence. Parce qu’elle gardait un œil sur Talilia, sans en avoir l’air.
Et, discrètement, su pieds, elle repoussa la trousse sous son siège.
Talilia termina sa manucure et s’approcha d’elle. Arda avait aussitôt cessé de jongler. Elle ne réagit pas quand la Twi’leck posa la main sur une des siennes. L’autre main de l’Arkanienne se crispa sur le manche du coupe-papier.
-Une manucure, ça t’intéresse ?
Ben voyons… une manucure… avec mes gants…
Elle garda le silence jusqu’au bout, les yeux fixés sur ceux de Talilia.
Quand enfin celle-ci eut tout dit, Arda resta encore quelques instants à la regarder.
Puis, tranquillement, elle posa le coupe-papier sur la table, et, de sa main désormais libre, elle attrapa celle de Talilia, la souleva et la reposa sur le genou de la Twi’leck.
-Tu te moques de savoir si je suis humaine ou autre ? ça tombe bien ça ne regarde que moi. Nous formons une équipe, que ça me plaise ou non, ça veut dire que tu peux compter sur moi. Je préfère travailler en solo, mais je n’ai jamais laissé tomber un équipier. Donc, oui, tu peux me faire confiance en mission.
Une pause, puis :
-Pour ce qui est de la manucure…. C’est gentil, mais je préfère pas… C’est…compliqué… j’aime pas qu’on s’approche trop de moi… Le prend pas mal…
Arda réalisa alors qu’elle avait laissé sa main sur celle de Talilia. L’air de rien, elle la retira et reprit son coupe-papier.
Vivement qu’ils arrivent sur Dantooine et qu’elle puisse s’éloigner un peu, elle commençait à perdre son sang-froid et son contrôle d’elle-même si rigoureux…
[Sujet Terminé]