Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #9

    Post n°9
    Auteur : Cthulhu

    Cthulhu avait été le dernier à quitter le vaisseau si on ne comptait pas le Rodien lâchement enfermé dans la soute par ses compères. Bien qu’elle s’était voulue significative, l’attitude d’Arda n’avait qu’augmenté l’attention que l’homme lui portait. Il était dès à présent certain que ses déductions étaient justes et il ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin… A moins qu’elle finisse par l’agresser physiquement et que le résultat final écoute sa trépidante existence. Mais la chose était acceptable compte tenu de ce que lui procurait cette petite enquête. Cthulhu aimait l’action et les éléments imprévus, et quoi qu’il allait arriver c’était à présent un risque que prendrait sciemment le bonhomme. Le petit air à la fois supérieur et vexé que véhiculait la jeune femme avait dont étrange de le faire sourire. Un sourire pour le moins moqueur il fallait le reconnaitre.

    Le contact avec le commanditaire de l’opération se fit à merveille. Tout était réglé comme du papier minute, ce qui n’était pas pour déplaire au chasseur de prime. Artis n’était pas du genre à laisser quelque chose de côté, sa demande était quelque chose de clair et précis qui ne laissait que peu de place à l’improvisation. S’ils étaient prit ou tuer tout laissait comprendre que leur employeur nierait avoir eut connaissance de leurs agissements. Heureusement, Daniel était une personne prudente qui avait toujours préféré bénéficier d’une assurance lorsque les choses tournaient mal. Alors que Talilia exposait son plan, tout en écoutant d’une oreille, le toxicomane notoire rédigeait rapidement quelques mots sur son journal.


    "Cthulhu""Cthulhu"


    Journal D. Cthulhu : Deuxième entrée.

    Moi Daniel Cthulhu membre d’un groupe composé de 5 personnes mandatées par le Doyen et Monarque LOm DOnOs 1er sur Dantooine pour une opération criminelle tient à notifier sur papier l’évolution de ses évènements, de manière à ce que mon implication et celle de mes camarades et employeurs puissent être jugées à leur juste valeur.

    L’objectif de l’opération est le rapt pur et simple de la sénatrice Ryo Luna, actuellement en soin à l’hôpital central Coruscanti chambre 2112, puis de la torturer avant de l’exécuter. Le commanditaire de l’opération  est un homme politique proche de la sénatrice. Afin de parvenir à la conclusion de ce contrat nous pouvons compter sur le soutient de miliciens corrompus des forces de sécurité Coruscanti.
    Notre groupe est composé de moi-même, d’une femme du nom d’Arda Mooshade, d’une twilek du nom de Talilia Scara, d’un rodien du nom de Beska et d’un Droïde de classe HK nommé KK-47.




     […]

    [Devant l’hôpital]

    Le machiavélique engrenage qui devait aboutir à l’enlèvement puis à l’exécution de la sénatrice Luna était dès à présent lancé. Arda venait d’abandonner Cthulhu à l’extérieur de l’établissement pour s’approcher de l’entrée du personnel. Silencieux l’homme s’alluma une cigarette en regardant amusé la  petite silhouette de sa camarade pénétrer dans le grand édifice. Cette dernière semblait avoir fait des efforts surhumains pour paraitre agréable au reste du groupe, attitude que ne comprenait pas vraiment Daniel, plus intrigué par le changement brutal de la couleur des yeux de la jeune femme qui étaient étrangement passés de marron à bleu. L’homme avait aussi noté le changement de coiffure, qui bien que moins sympas avait le don de modifier un temps soit peut l’apparence de la jeune femme. Il n’y avait maintenant plus aucun doute possible sur les capacités de Talilia ou Arda, ces deux femmes étaient du même acabit que lui : capable de tuer mais préférant les chemins dérobés.

    Il était à présent trop tard pour faire demi tour, la haut dans cette petite forteresse de métal et de verre se trouvait leur cible, la sénatrice Luna actuellement dans le coma, chambre 2112 qui ignorait sans doute le funeste destin qui se préparait contre elle en ce moment même.
    Le bonhomme examina un moment l’édifice lorsqu’il fut pris à parti par un vieux bonhomme dont la marche rendue difficile avec l’âge était assistée d’une simple canne.


    « - Bonjour excusez moi de vous déranger mais je suis perdu. Vous ne sauriez pas par hasard quelle est la ligne d’aérobus pour rejoindre l’astroport commercial mon bon monsieur ? »


    Cthulhu ne lui répondit pas, il venait de trouver un élément de son futur déguisement. Il lui fallait en effet trouver un moyen de masquer en parti son apparence, pour cela il avait déjà commencé à laisser  son chapeau et le fusil à pompe dans le faucon, pour le reste il ne lui restait plus qu’à se servir sur place, ce qu’il fit très rapidement. Il vola les lunettes au pauvre vieillard qui fut bien incapable de le rattraper et s’en alla prendre la direction de l’entrée principale.

    Il se trouvait à présent dans la sale d’attente. D’un pas décidé il prit la direction du monte charge. Avant même qu’il puisse s’approcher d’avantage de se dernier un garde avait quitté le poste de sécurité pour s’approcher de lui en lui, se contentant de lui demander sa carte. Il s’exécuta et la lui tendit le plus naturellement du monde. L’agent de sécurité se contenta de hocher la tête en le laissant poursuivre. Il croisa Arda en faisant mime de ne pas la reconnaitre ce qu’elle fit avec brio, chose étonnant lorsqu’on connaissait le certain dégout qu’elle semblait avoir à son sujet. Ils étaient à présent tout trois infiltrés dans l’établissement.
    Il était rare pour Daniel de suivre ne serait-ce qu’en parti des directives, mais il devait reconnaitre que le plan de Talilia tenait la route. Ceci le confortait dans l’analyse qu’il avait faite de cette femme, elle le surprenait autant qu’Arda. Le premier objectif de Cthulhu était à présent de neutraliser une relève en les bloquant dans l’ascenseur, une tache ardue mais pas impossible pour le petit génie de la mécanique qu’il était.

    Arrivé à l’étage supérieur Cthulhu pris la direction d’un local technique et s’y enferma à double tour. Avec calme il sortit de sa besace un tournevis et dévissa un à un les 4 vis qui maintenaient la grille de ventilation, après s’être glissé à l’intérieur le chasseur de prima se contenta de la remettre plus ou moins en place derrière lui et commença à ramper dans le conduit de ventilation. C’est durant cette folle balade que l’homme activa le comlink pour s’adresser à HK47sur une fréquence sécurisée.


    « - HK d’ici peut de temps j’aurais neutralisé l’équipe qui s’occupe de la relève, j’aurais besoin de toi à ce moment pour me signaler quand je devrais procéder via les caméras de surveillances.  »

    « - Réponse : j’attends vos instructions. »

    « - J’aurais aussi un petit service à te demander HK, dans les registres de l’hôpital tu devrait tomber sur un dossier portant mon nom. Je te serais reconnaissant de l’effacer… »

    « Réponse : Je vais voir ce que je peux faire. »

    Le droïde de Talilia s’exécuta, en quelques instants il parvint à localiser un dossier au nom du toxicomane dans la base de registre. Avant toute chose il procéda à un téléchargement du dossier dans ses propres fichiers conformément aux directives de sa maitresse. Une fois que la chose fut faite, alors il procéda à la suppression des documents. En quelques instants par la magie de l’informatique, l’hôpital n’avait jamais eut officiellement Cthulhu comme patient.


    « Sérieux : Votre demande est effectuée. »

    « - Merci du fond du cœur ! »

    Le droïde avait déjà commencé une analyse rapide des documents téléchargés. Les dates faisaient mention d’il y a 6 ans.

    Spoiler : Dossier :

    Dossier D.Cthulhu.
    Nom : Cthulhu
    Prénom : Daniel


    Spoiler : Entrée#001
    Nous attestons  de l’entrée à l’Hopital Central Coruscanti de Mr D.Cthulhu placé en soin intensif.
    Blessures consécutives à 17 tirs de blaster à bout portant.
    Engagement pronostic vital.


    Spoiler : Entrée#002
    L’état du patient semble s’être stabilisé.
    Etat : coma.


    Spoiler : Entrée#003
    Nous attestons de la sortie du coma de Mr D.Cthulhu après une durée en léthargie de 13 semaines.
    Pronostic vital désengagée.


    Spoiler : Entrée#004
    Mr D.Cthulhu est en période de réhabilitation pour une durée indéterminée en l’attente d’une consolidation pour son passage devant la justice Républicaine pour 12 chefs d’accusation. Les premières constatations que nous avons put faire relève l’aspect solitaire du patient ainsi qu’une forte dépendance à certaines substances psychotiques.


    Spoiler : Entrée#005
    Nos premières constatations sont en dessous des analyses approfondies, Mr D.Cthulhu est sujet à des troubles comportementaux importants  ainsi qu’à des épisodes psychotiques avec paranoïa, claustrophobie, pouvant aller à de rares hallucinations en cas de surmenage.


    Spoiler : Entrée#006

    Nous sommes inquiets au sujet du patient, l’attitude de ce dernier montre de graves séquelles suite à ses blessures, le sevrage des substances psychotiques semble avoir un effet néfaste sur sa personne. Crises, panique, angoisse.
    L’état de Mr D.Cthulhu lui permet toutefois de passer à présent devant les tribunaux pour 12 chefs d’accusations.


    Spoiler : Entrée#007

    Mr D.Cthulhu est reconnut coupable de tentative d’assassinat. 11 chefs d’accusation abandonnés. Peine prononcée : 5 ans fermes.
    Clôture du dossier.

      

    Cthulhu c’était malheureusement perdu dans les conduis de ventilation, en raison de sa claustrophobie il commençait à paniquer. Il lui fallait sortir de là au plus vite. A travers la grille de ventilation l’assassin parvenait clairement à discerner ce qui se passait dans la pièce en face de lui. Se tenait là un docteur et une infirmière discutant au sujet d’un de leur patient. Il s’agissait de l’homme endormit  sous perfusion dont le lit se trouvait à côté d’eux dans la sale de consultation. 

    « - Comment va notre patient après l’opération ? »


    « - Très bien docteur, il est sous perfusion de bacta, son état est stable. D’ici une dizaine de minute il reprendra conscience. »

    « - C’est une bonne chose ! Il y à eut un gros carambolage dans la région Est et celui-ci n’était que le premier d’une longue liste de blessés. Nous allons en avoir en grande quantité à l’arrivée des prochaines ambulances. Il va falloir libérer le plus rapidement possible les blocs chirurgicaux et les chambres pour tout ce qui est bénin. »

    « - Alors il nous reste plus qu’a attendre qu’il reprenne conscience et on pourra le transférer dans la zone de repos. »


    « - En effet… Et j’ai peut être une idée sur comment profiter un maximum de ses quelques instants… »

    L’infirmière envoya un regard plein de malice au médecin avant d’attraper de sa main droite la cravate du bonhomme. Les deux individus semblaient jubiler.

    « - Quel genre … de choses docteur ?... »

    « - Je ne sais pas … mais j’ai un très gros stéthoscope qu’il me faudrait faire examiner. »


    « - Grr … Je crois que vous avez raison, je pense que nous pourrons nous pencher sur se travail plus en profondeur dans la pièce d’à côté… »


    Le médecin jeta sa blouse à terre avant de rejoindre l’infirmière d’un pas décidé dans la pièce voisine. Le reste de leurs ébats étant soumis à la charte Xooit ne sera donc pas diffusé dans ce post. Mais afin de garder la plus profonde cohérence dans cet écrit je vous invite à regarder cette image : 
    Spoiler : spoiler

      
    Elle vous permettra sans aucun doute de mieux comprendre ce qu’il se passa derrière cette porte restée close. Je vous rappelle par ailleurs que le cadre hospitalier n’est pas, contrairement à ce que les stéréotypes des séries américaines laissent entendre un monde de « lapin » et qu’un habit d’infirmière n'a rien de sexy et qu’il ne comporte pas de poches pour y mettre vos mains ! Ce qui est par ailleurs pas normal ! Nous signerons une pétition à ce sujet à la fin de ce post et nous allons nous replonger dans l'histoire si vous le permettez ?! Vous le permettez ? Splendide ! Hum hum donc :
      

    Cthulhu profita de cet instant pour sortir du conduit de climatisation et se glisser dans la chambre. Une fois dans la pièce il s’empressa de remettre en place la grille et récupéra la veste du médecin jeté à terre dans la précipitation. Cette dernière et ses lunettes lui faisait ressembler comme deux goutes d’eaux à un petit premier de la classe devenu médecin au fur d’années d’études longues et chiantes qu’il aurait suivit en délaissant sa vie sociale. Alors qu’il remettait ses lunettes l’homme entendait clairement divers petits cris dans la pièce voisine, signe qu’il semblait y avoir de l’action de l’autre côté...

    Il allait enfin sortir dans le couloir pour poursuivre la suite des opérations quand l’homme ne put s’empêcher de jeter un œil sur le lit ou se trouvait le patient. Le chasseur de prime s’avança jusqu’au  pied du lit et lu le dossier médical du patient qui y était accroché : « John So’loen ». A la lecture de ce nom oublié depuis plus de 5 ans au fond de sa mémoire, Cthulhu fut secoué d’un tic nerveux… Avec lenteur le chasseur de prime s’approcha doucement de la tête de lit pour voir la personne allongée. Cela ne faisait à présent aucun doute, il s’agissait bien d’un de ses anciens compagnons… Un membre des Generadores qui l’avait trahis et laissé pour mort 6 ans plus tôt. La probabilité de tomber sur cette personne par hasard frôlait les 0% et pourtant la chose c’était réalisé. Pourtant Cthulhu était une personne cartésienne qui n’avait jamais cru un instant dans des idées aussi fantaisiste que le destin, et à vrai dire à cet instant précis l’homme n’en avait rien à carrer. Pris de panique et de multiples bouffées de chaleur il s’empressa d’ouvrir le flacon d’antidépresseur dans sa besace et d’en avaler une grosse poignée. Il tremblait...

     Dans une grimace des plus méprisante Cthulhu désactiva les alarmes sur le moniteur à côté du malade avant de pincer avec précaution le tube d’une perfusion de bacta. En quelques secondes le liquide médical ne parvint plus jusqu’au sang du malade et ce dernier pris de douleurs fut forcé d’ouvrir les yeux.


     « - Gnnn …. »

    « - Bonjour John. »

    Le patient tourna la tête en direction de Cthulhu, en quelques instants la surprise qui s’instaura sur son visage fut suivit par un profond sentiment de terreur. John So’loen se trouvait face à un fantôme...

    « - Hein ? Qu’est ce que vous voulez ?... Oh mon dieu ! Ce n’est pas possible ?!  Daniel ?! C’est bien toi ?! Mais … mais … je …. tu étais …. on … te croyait … »


    « - Mort ? »

    « - Heu … »

    « - Ouai c’est à peut près ça John … Quand tes anciens amis te tirent sciemment dessus à bout portant  on appelle ça un meurtre. Pourtant vous n’avez pas jugé utile de constater par vous-même si j’étais bel et bien mort... Or quelle est la première règle dans le métier ? Vérifier que la cible est bien éliminée. Dans le cas contraire on tombe sur certaines surprises plusieurs années plus tard. C’est amusant non ? J’étais à ta place mais dans le coma après cette petite affaire… »


    « - Daniel mon ami, je te jure je n’étais pas au courant. C’est au dernier moment on m’a dit que c’était toi la cible … Sinon tu me connais ?! J’aurais jamais tenté de te liquider, t’était tout pour moi, un mentor, un frère…  Fait pas le con, on était pote tu te souviens ? »

    « - John … John … Je ne t’en veux pas, c’est le boulot. Mais comme dans chaque travail nous avons notre responsabilité personnelle qui entre en jeu. Vous m’avez tué, du moins peut être pas physiquement, mais mentalement c’est une vrai réussite …  »

    « - Pardonne-moi Daniel … »

    « - Malheureusement ne connais-tu pas l’adage ? Il est dit que le pardon est divin… »

    « - Ecoute, fait pas de connerie Daniel … Je peux t’être utile ! J’ai des infos … »

    « - Je ne cherche pas à me venger John, mais seulement à effacer certaines preuves … Malheureusement pour toi, tu es un témoin ... Et dans notre travail il n’y à JAMAIS de témoins.»

    « - Non ! Non ! Daniel je t’en supplie fait pas le con ! Tu vas le regretter ! Je te propose un deal ! »

    Le chasseur de prime fixait son ancien compagnon dans le blanc des yeux. On pouvait y lire la peur et la panique. D’un geste lent l’assassin pressa un second tube avec plus de fermeté, l’effet fut immédiat. Si le visage de So’loen se tordait de douleur, celui de Cthulhu était marqué par la colère et la haine… Bien qu’il disait le contraire en ce jour il tenait sa revanche et ne comptait pas quitter la pièce sans avoir liquidé un des neufs hommes qui furent là le jour de son assassinat…

    « - Ecoute ya des trucs que tu sais pas ! Quand tu es parti pour ton dernier contrat ya plus de 5 ans maintenant, presque 6 même... Ton ex était enceinte… Si on ta liquidé c’est car tu pouvais quitter le métier. Qui plus est il allait y avoir un moyen de pression sur toi… Ta famille … Tu sais ce genre de truc ça pardonne pas. »

    « - Hein ? »

    « - Tu es le père d’une petite fille de 5 ans Daniel … »

    « - Ce ... Ce n’est pas possible … ! »

    Cthulhu manqua de perdre l’équilibre, la déclaration de son ancien ami et compagnon au sein du gang des Genaradores eut l’effet d’un tir en pleine poitrine. Titubant et tremblant de tous ses membres le chasseur de prime s’appuya contre la hanse du lit pour ne pas tomber. Ainsi il avait une fille, et durant toutes les années qu’il avait passé en prison elle n’avait cessée de grandir. L’habituel sourire qu’arborait fièrement l’homme sur son visage avait disparus, laissant place à une moue de dégout et de haine. Avec force il débrancha une des perfusions avant de plonger ses yeux dans ceux du malade. 

    « - Ce n’est pas possible ! Non ! Tu mens ! … Je … Son nom ? Quel est son nom ?!!!! »


    « - Ahah… à ton avis Daniel ? L’enfant porte le prénom de sa mère, mais le nom de son père … C’est étonnant quand on sait comme vous vous êtes quittés. Si tu te demandes si elle était au courant pour ton exécution, la réponse est oui. C’était le mieux à faire autant pour elle que pour l’enfant. »

    John So’loen ne mentait pas, parcouru de tremblement nerveux Cthulhu était décidé à tuer dors et déjà celui qui avait eut le malheur de recroiser son chemin. Avec violence il saisit le coussin du lit d’hôpital et le mit sur la tête de son ancien ami. Ce dernier pris de surprise essaya de se débattre et de crier. Mais malheureusement l’oreiller étouffait ses appels à l’aide. Dans la panique les mains de sa victime cherchaient aveuglément  à ôter la poigne vengeresse qui se déchainait sur lui, griffant et frappant…  mais il était trop tard.  Apposant ses lèvres près de l’oreille du supplicié avant de lui chanter avec douceur une vielle berceuse.

    « - Ding-dong, ding-dong,
    La cloche de frère Simon,
    Ils étaient deux à la sonner,
    Pain et vin ils demandaient.
    Ding-dong, le bourdon.
    La cloche de Frère Simon, il la sonnait jour et nuit :
    Le jour est fini, il est l'heure d'aller au lit.
    Ding-dong, ding-dong. »


    Après quelques minutes de lutte John s’immobilisa enfin, inerte, les appareils médicaux désactivés tombèrent tous à 0. John So’loen était mort.
    Rajustant sa belle blouse blanche Cthulhu quitta la salle de consultation, il avait l’air d’un vrai médecin, d’une démarche sereine il prit la direction de la cage d’ascenseur de son niveau. S’il n’avait pas réussit à rejoindre cette dernière par le conduit de ventilation pour se trouver au dessus des  portes automatiques, alors il lui fallait procéder d’une autre manière.

     

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #10

      Post n°10
      Auteur : Arda Moonshade

      Arda regarda passer Cthulhu sans manifester le moindre sentiment. Il agit de même.

      Bien, il a réussi à passer… et à changer un peu d’apparence… Voyons voir… les ascenseurs… et monter au vingt-et-unième étage… Zut, un garde… il va me demander ma carte…

      Arda regarda un des miliciens se diriger vers elle. Elle attrapa sa carte sans montrer la plus petite angoisse. Mais tous deux furent pris de court par un médecin, d’apparence jeune et débordé, qui surgit d’une salle de consultation.
      Sans se préoccuper du garde, celui-ci attrapa Arda par le bras, sans remarquer le mouvement de recul de la jeune femme.

      -Ah ! Mademoiselle ! Vous tombez bien ! Il y a eu un gros accident… les blessés vont affluer… on aura besoin de tous les médecins au niveau chirurgie… il faut y amener des cellules de bacta, du matériel chirurgical et tout le toutim…

      L’homme était peut-être même plus jeune qu’il n’en avait l’air… Arda n’avait jamais vu un médecin perdre ainsi son sang-froid, ou utiliser de tels mots, ça devait être sa première grosse intervention, et il ne savait pas vraiment comment s’y prendre. Au moins, il avait fait reculer le milicien.

      -Vous trouverez tout ça à la pharmacie. Je vous laisse vous en occuper…

      Il repartit au pas de charge, sans laisser à son interlocutrice le temps de protester. De toute façon, Arda n’en avait pas l’intention. Elle aurait pu faire remarquer que ce n’était pas le rôle d’une infirmière, ou qu’elle était attachée au vingt-deuxième étage uniquement. Mais il avait parlé suffisamment fort pour que toute la salle entende, et il venait de lui fournir un prétexte pour entrer dans la pharmacie et prendre une trousse.

      Le petit docteur ne saurait jamais à quel point il était passé près de la catastrophe en attrapant le bras de l’Arkanienne. Mais c’était sans importance. Elle le chassa de ses pensées et rejoignit d’un pas décidé, mais pourtant pas trop rapide, la pharmacie. Là, elle fut soulagée de constater que la légendaire organisation des hôpitaux n’était pas un vain mot. Tout était ordonné, déjà conditionné et étiqueté. Elle n’eut qu’à se servir dans les capsules de bacta, les pansements, et les trousses chirurgicales toutes prêtes. Elle en prit une supplémentaire bien sûr, pour répondre à la requête de talilia. Tout le matériel se retrouva sur un chariot, direction le monte-charge. Là encore, la chance la favorisait. Elle pouvait prendre le monte-charge sans soulever de question. Restait à espérer qu’elle n’aurait pas de compagnon de route pour la descente au sous-sol (l’étage de chirurgie). Sinon elle aurait du mal à subtiliser la trousse.
      Le monte-charge arriva. Deux droïdes et un aide-soignant en descendirent, entourant une civière vide. Arda entra et referma les portes au plus vite, pour ne laisser à personne le temps de s’y engouffrer.

      Elle avait réussi. Elle avait la cabine du monte-charge à sa disposition. Elle devait faire vite maintenant. Elle bloqua les roues du chariot et monta dessus pour atteindre le plafond de la cabine. Puis elle entreprit d’ouvrir la trappe de sécurité. Celle-ci résista un peu avant de céder, sur un juron peu gracieux d’Arda. Celle-ci se baissa, en équilibre précaire, pour attraper la fameuse trousse, et la dissimula sur le toit de la cabine. Pour le peu de temps qu’elle y passerait, et avec les problèmes qui allaient fondre sur l’hôpital, personne ne l’y trouverait.
      Arda redescendit, ou plutôt fut obligée de sauter au sol. Le monte-charge arrivait, et le chariot avait retrouvé un semblant de liberté, et l’avait déséquilibrée.
      Elle retrouva son équilibre dès l’atterrissage et rattrapa le chariot juste avant qu’il ne percute la paroi du monte-charge. S’il avait l’heurtée, le bruit aurait sûrement attiré l’attention…
      Alors que les portes s’ouvraient, elle jeta un bref coup d’œil à la trappe, mais tout paraissait normal de ce côté-là.
      Arda poussa le chariot jusqu’au comptoir d’accueil de l’étage et s’adressa au droïde qui s’y trouvait.

      -On m’a demandé de vous apporter du matériel supplémentaire. Rapport à l’accident. Un petit nouveau je pense, j’ai pas insisté… alors voilà les fournitures. Par contre, il faut que je rejoigne mon poste, je vous laisse vous charger du reste.

      Et elle fit demi-tour sans attendre de réponse. Cette fois, elle se dirigea vers les ascenseurs. Un rapide calcul l’amena à la conclusion que Cthulhu devait être sur le point de neutraliser la relève.

      Pourvu qu’il ne se trompe pas d’ascenseur…

      Arda s’attendait à tout de la part de Cthulhu. Elle appuya sur le vingt-deuxième étage. Il serait toujours temps de demander l’arrêt au vingt-et-unième juste avant d’y arriver. Eviter tout ce qui pouvait attirer les soupçons, même si elle était accréditée.
      La jeune femme eut un léger sourire. L’adrénaline pulsait dans ses veines, le moindre faux-pas pouvait lui être fatal, elle le savait parfaitement, mais ça ne faisait que rendre la chose plus savoureuse. Et la facilité avec laquelle elle se glissait dans ce rôle, le naturel avec lequel elle prenait les précautions nécessaires la remplissait d’une fierté peut-être un peu malsaine.
      C’était le premier travail « malhonnête » quel effectuait de sa vie pourtant aventureuse. Elle quittait, de manière définitive, la légalité et sa sécurité. Maintenant, elle devrait être prête à toutes les horreurs. Y compris à torturer une inconnue déjà blessée.
      Elle se lançait dans cette carrière sans aucun état d’âme, et presque avec un talent naturel, et elle trouvait cela passionnant, elle avait l’impression de vivre vraiment.
      Après tout, peut-être était-ce le cas. Peut-être venait-elle de découvrir l’essence de sa vie. Ce pour quoi elle était faite. L’ascenseur s’arrêta, coupant court à ses réflexions désordonnées et totalement inutiles.

      Par les cornes du Rancor! J'ai loupé le vingt-et-unième étage!... Voilà ce qui arrive quand on se laisse emporter. Il faut garder un esprit fort et rationnel. J'ai plus qu'à redescendre un étage à pieds...

      Arda avait quitté l'ascenseur avec un air tout à fait naturel. Pour rien, il n'y avait personne.Dans ce cas, pas besoin de faire de zèle.
      Elle se dirigea directement vers les escaliers, attentive au moindre son, au moindre mouvement qui pourrait trahir un danger, ou un témoin gênant.
      Rien ni personne. L'étage paraissait désert. Au passage, elle lut le nom d'un médecin sur la porte d'un bureau: le docteur Pazwel.

      Ca peut toujours servir...

      Elle se glissa sans bruit dans l'escalier de service et commença à descendre.

      Donc... il y aura des gardes normalement devant la porte de l'escalier... hum... je ne pourrais pas les éliminer... il faudra leur débiter un joli petit mensonge... de toute façon, ma carte d'infirmière me donne accès à la chambre de la sénatrice...

      Elle arriva devant la porte du fameux étage. Un sourire inquiétant se dessina sur ses lèvres. Elle l'effaça avant d'ouvrir la porte d'une main énergique.
      Comme elle s'y attendait, les deux gardes appuyés nonchalamment contre le mur sursautèrent, pris en faute dans leur surveillance. L'un deux avait même eu la malchance de recevoir la porte sur le coin du nez. Il n'avait pas réagi assez vite.

      -Oh! Mille pardons... j'avais oublié...

      Arda offrait l'image parfaite d'une frêle infirmière totalement désemparée. Ce qui ne suffit pas à apaiser les deux gardes qui braquaient désormais leurs armes sur elle.
      Elle garda un calme imperturbable.

      -Halte! Nom, Prénom et autorisation de pénétrer à cet étage! Et faites pas la maligne avec nous!

      L'un des gardes, sans doute le plus gradé, avait presque hurlé  ces mots.
      Arda esquissa un sourire apaisant. Mais qui ne toucha pas ses yeux. le résultat était assez curieux.

      -Du calme messieurs, du calme. Nous sommes dans un hôpital ici. Il n'y a peut-être qu'une seule patiente à cet étage, mais ce n'est pas une raison pour la réveiller avec vos cris. Je m'appelle Maurphée Charm, et voici ma carte d'accréditation. Il y a parait-il des risques pour la sécurité de la sénatrice. Je suis chargée de veiller à son évacuation au besoin.

      -Hum... c'est bon, tout est en règle... mais pourquoi vous arrivez des escaliers?

      -Le Docteur Pazwel, du vingt-deuxième étage m'avait demandé un rapport sur un autre patient. De vive voix. Je n'ai pas jugé utile de prendre l'ascenseur pour un étage. Un peu d'exercice n'a jamais fait de mal à personne.

      Les deux impériaux lui laissèrent le passage, comme à regrets. Mais ils n'avaient aucune raison de la refouler, et trop de risques s'ils le faisaient. Elle se dirigea vers la chambre de Luna.
      Un coup d'oeil en arrière lui apprit que les deux gardes avaient entrepris de surveiller un peu la cage d'escalier.
      Elle consulta l'heure.
      Si le timing était respecté, la diversion ne devait plus tarder. Ce serait vraiment serré...
      Le moindre faux pas...
      Elle savait qu'elle était dans la ligne de mire de Talilia, mais ne jeta pas un coup d'oeil vers la fenêtre.
      c'était totalement inutile, et même dangereux.
      Elle avançait lentement, sur ses gardes comme elle ne l'avait jamais été.
      Talilia était à son post et surveillait l'étage, prête à tirer.
      HK s'occupait de l'ordinateur central, de la diversion et des ascenseurs.
      Cthulhu... Cthulhu était le point d'achoppement dans tout ça. Une fois qu'il aurait achevé son rôle, qu'allait-il faire?

      Arda haussa les épaules. Qui vivra verra comme on dit. Et elle avait bien l'intention de vivre.
      Elle tourna à droite. La cage du monte-charge la dissimulait maintenant à Talilia.
      Le prochain tournant la placerait en vue des deux autres gardes.

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        #11

        Post n°11
        Auteur : Cthulhu

        Cthulhu  regarda sa montre l’heure qu’il vit ne lui plaisait guère. Bien que sur un plan purement théorique il était en retard sur le planning mis en place sur Talilia il savait qu’il avait encore une légère marge avant que la relève ne pénètre dans les ascenseurs. Il avait eut le temps de regarder le plan de l’étage dans un couloir et savait à présent ou il se trouvait et ou il devait aller. La direction qu’il avait prise ne s’était pas faite pour n’importe quelle raison, c’était ici que se trouvait une salle de contrôle qui permettait de répartir l’énergie distribuée par les générateurs. Après quelques minutes il arriva enfin devant l’objet de ses désirs.

        Un écriteaux était visible sur les portes :
        « Salle des machines/générateurs/employé autorisé uniquement. ». Il y était ! Avec prudence l’homme ouvrit la porte et la referma aussitôt sans bruit derrière lui. Un mécanicien avachit sur un fauteuil lui faisait dos, scrutant de multiples moniteurs et un ensemble de diodes clignotantes, cela ne faisait aucun doute : le chasseur de prime était à destination ! L’homme ne perdit pas de temps, il récupéra un extincteur accroché au mur à sa droite et s’avança à pas de loup en direction du bonhomme. Un instant plus tard il abattait son arme improvisée sur la tête de ce dernier. Le choc fut violent et sa victime s’effondra au sol sans rien comprendre, le laissant dors et déjà seul avec les ordinateurs. Le temps pressait il activa son comlink pour savoir ou ils en étaient.

        « - HK, je suis en position. Scrute les caméras de surveillance avec attention, j’attends ton signal pour lancer la coupure de l’ascenseur. »

        « - Surpris : Je dois reconnaitre Daniel que vous me surprenez, j’estimais vos chances d’aboutir à la salle d’alimentation  à : 1 sur 100. L’ascenseur à immobiliser est le numéro As05, mademoiselle Moonshade est actuellement dans le As05bis je vous conseille de ne pas faire d’erreur. »


        « - Daniel ? Je te trouve un peut familier pour un droïde… »

        « - Vous l’êtes aussi pour un humain Daniel. Ah…  Nous y sommes... La relève vient de pénétrer à l’intérieur de l’As05. Vous devriez agir avant qu’il ne soit trop tard. Temps estimé avant l’arrivée de leur ascenseur à 10 secondes. Top : 10, 9, 8, 7 … »

        Cthulhu inspira profondément avant de se pencher sur les ordinateurs de ce poste de contrôle des répartitions énergétiques. Ses derniers étaient dissociés du système auquel avait accès le droïde, ainsi seule une action manuelle pouvait modifier la répartition énergétique. Les deux individus devaient donc travailler ensemble s’ils voulaient y arriver : Cthulhu était les mains, HK les yeux. Il y avait 3 générateurs alimentant en énergie le complexe. Daniel commença à pianoter sur le clavier, il lui fallait faire vite.


        « Comptage - 6, 5, 4 … »


        Il afficha enfin la liste des ascenseurs, leAs05 et le As05bis semblaient être alimenter avec 4 autres ascenseurs par le même générateur c’était un problème…

        « Comptage - 3,2 … »

        Le chasseur de prime permuta l’alimentation de l’As05bis et des autres ascenseurs sur le second générateur  avant de couper le 1er  sur lequel était maintenant seulement branché le As05. Dès que la coupure se fit l’ascenseur As05 s’arrêta immédiatement. N’étant plus alimenté les personnes à l’intérieur ne pouvaient même plus appeler à l’aide à l’aide des moyens habituels en cas de panne de turbo-ascenseur.

        « Solennel - Fin du compte à rebours, l’ascenseur est dors et déjà bloqué. Bien joué Daniel. »

        Cthulhu ne répondit pas il était toujours entrain d’assurer les permutations des générateurs. En quelques manipulations il bascula l’alimentation des caméras de sécurité de l’étage de la sénatrice sur le générateur éteint. Dès que la chose fut effective elles cessèrent toutes de fonctionner n’étant plus alimentées.

        « Surprise : - Je regrette Daniel mais votre manipulation vient de me faire perdre la réception des caméras de surveillances, elles sont dors et déjà hors service. J’ai du envoyer un ancien enregistrement aux terminaux des postes de garde pour qu’ils croient qu’elles fonctionnent encore. Pourriez-vous re-transférer leur alimentation sur le générateur secondaire s’il vous plait ? »

        « - Je regrette HK mais c’est hors de question. Si tu te fais neutraliser tu ne pourras plus effacer les enregistrements des caméras de sécurité…  Et nous serons dessus !  Je préfère assurer mes arrières en quelque sorte… Je sais que tu comprends, tu n'es pas la moitié d'un con HK...»

        « Logique : - Je comprends votre attitude mais elle est déconcertante Daniel. Je suis vos yeux et vos oreilles dans cette opération, en diminuant mes capacités vous condamnez l’opération à un retard dans le planning. »

        Cela ne servait plus à rien de continuer la discussion. Le chasseur de prime quitta avec la même prudence la pièce pour se rendre au monte charge. Il préférait passer par les coulisses de l’établissement pour le bien de leur mission. Il fallait éviter d’être trop vu. Ne perdant pas un instant il appuya sur le bouton des étages inférieur, désireux de faire un tour à la pharmacie. Pourtant alors que son ascenseur débuta la descente il fut une nouvelle fois contacter par son camarade métallique.

        « Déception : - Daniel, j’aurais préféré éviter cette discussion compte tenu d’une certaine animosité partagée entre nos deux personnes, mais il semblerait que nous ayons un problème. En me basant sur l’interprétation de l’algorithme crypté de sécurité j’ai la joie de vous annoncer que l’opération semble être compromise. Malgré le piratage du système il semblerait qu’une infirmière soit dors et déjà dans la chambre de la sénatrice pour lui administrer son traitement et l’évacuer en cas d’éléments imprévus. L’ajout dans les registres d’une seconde personne pour cette tache à interpelé la garde qui à reçu l’ordre de neutraliser le second venu, soit : Mlle Moonshade. »

        Machinalement le chasseur de prime changea la destination du monte charge, appuyant à tâtons sur le numéro de l’étage de la sénatrice. L’engin s’éleva directement vers les étages supérieur.  Cthulhu inspira profondément, l’heure était à présent bien sombre, il se devait en effet de peser le pour et le contre. Car dorénavant deux choix s’offraient devant lui : trahir cette camarade un temps soit peu chiante en n’agissant pas, ce qui lui permettrait pour sûr d’augmenter le pourcentage qu’il percevrait sur la prime pour le contrat ou agir dans l’intérêt du groupe avant qu’il ne soit trop tard. L’homme avait toujours été de nature solitaire, n’ayant jamais hésité à trahir ses compagnons s’il le jugeait nécessaire … mais à présent les temps avaient changés et lui-même n’était plus qu’une pâle ombre de l’homme qu’il était d’antan. Trancher était bien au dessus de ses forces, surtout après les dernières révélations faites au sujet de sa fille… Bien que Cthulhu aimait le danger, l’action et les évènements inattendus il n’était pas pour autant assez con pour risquer sa vie pour aider autrui. Autant il aurait accepté avec joie de se suicider dans quelques situations exceptionnelles, autant l’idée de sacrifice n’avait purement et simplement jamais effleuré l’esprit du chasseur de prime. Ramassant tout son courage le toxicomane fit ce qu’il aurait du faire plus tôt : il sortit de sa poche une pièce qu’il lança en l’air.

        * Il n’y à pas plus neutre que le hasard… Pile : nous abandonnons notre chère camarade et elle découvrira la dureté de la vie. Je me charge alors de finir en solo l’évacuation. Face : dans ma bonté infinie j’entrevois la possibilité de faire quelque chose. Il va sans dire que la neutralisation d’Arda peut être une aubaine dans certaines mesures, mais ceci peut être aussi un véritable fiasco pour le futur… Petite pièce tombe, tombe ! *


        Le cœur de Cthulhu battait au ralentit comme en rythme avec les rotations de l’objet qui finirait rapidement par connaitre la dure réalité de l’apesanteur. La pièce sembla un instant flotter indécise dans les airs avant de retomber à terre. Son choix était fait, là elle tournoya quelques instants sur le sol  en restant sur la tranche histoire de ménager un suspens déjà à son comble avant de finalement s’immobiliser laissant la partie Face apparente. Le sort était dors et déjà celé, il lui fallait agir.

        « Pressant : - Daniel me recevez vous ? »

        « - Oui … Je réfléchissais à un moyen d’action. La marge est étroite mais je pense que nous pouvons tirer bénéfice de la confusion. Il va te falloir intégrer une nouvelle entrée dans le registre de la garde, tu vas les informer que Moonshade, soit Maurfée Charm est la véritable infirmière, celle qui administre en ce moment même les soins à la sénatrice étant une dangereuse imitatrice souhaitant attenter à la vie de la politicienne. Demande à ce qu’elle soit immédiatement interceptée. »

        « Septique : - Le message est envoyé mais je crains que Mlle Moonshade soit interceptée par la garde avant qu’ils réceptionnent la nouvelle entrée. Et si elle se trouve dans la pièce lorsqu’ils arriveront sa va ‘’chier des bulles’’ si vous me permettez l’expression.  »


        « - Je me charge de la rattraper … »


        La porte du monte charge s’ouvrit sur l’étage de la sénatrice. Cthulhu savait ce qu’il lui restait à faire. L’homme s’élança à toute vitesse sur la gauche, les deux gardes venant de prendre le passage de droite pour se rendre jusqu’à la chambre de la sénatrice. Il était encore à bonne distance d’Arda lorsqu’il se jetât à terre pour glisser au sol sur le ventre, ça servait à rien mais qu’est ce que c’était cool… Au moins les gardes qui se trouvaient vers la cage de l’ascenseur ne le remarqueraient pas. Une fois son petit moment glissade passé l’homme se releva, il voyait à présent son objectif : la chasseuse de prime.

        Arda marchait d’un pas décidé en direction de la cible. Elle était habillement déguisée et ressemblait à s’y méprendre à une infirmière un peut cruche : charmante et crédule. Mais ce n’était pas le moment pour analyser les talents d’imitation de cette dernière. En quelques pas il se trouvait derrière elle, le temps jouait contre lui, à l’embouchure de droite se trouvaient à présent les gardes qui s’approchaient d’un pas lourd en direction de la chambre de la sénatrice. Le soldat qui gardait l’entrée de la pièce les regardait d’un air surpris, laissant que quelques instants à Cthulhu pour faire ce qu’il se avait prévu. Si Arda pénétrait trop tôt, les deux infirmières se retrouveraient face à face avec la garde, ce qui empêcherait la bonne continuation de l’opération.

        D’un geste tout en puissance il attrapa la main droite de la jeune femme avant de pousser cette dernière contre le mur à leur gauche. Il n’y avait plus de marche arrière ! Bien que totalement prise à dépourvue par cette attaque par derrière sa confrère n’avait pas criée. Sans doute était-elle trop fière d’elle-même pour se permettre de montrer la moindre marque de surprise à qui que ce soit. Mais actuellement c’était une aubaine ! Elle n’avait pas attirée l’attention ! Le chasseur de prime atténua un temps soit peut le choc contre la cloison en plaçant sa main libre non loin des côtes de sa camarade. Là il plaqua énergiquement contre le mur la main droite qu’il n’avait pas lâché, fermant dans un dernier mouvement ses doigts sur la paume d’Arda.  L’infirmière Maurfée Charm était dors et déjà dans une position bien embarrassante, littéralement plaquée contre le mur à quelques mètres de la chambre de la sénatrice.

        Quelque chose sembla interpeler Daniel lorsque ses propres doigts entrèrent en contact avec ceux de la main droite d’Arda semblait comporter une certaine raideur et froideur au niveau d'un des doigts. Mais cette dernière était toute relative, et en vue de la situation il était aisé d'expliquer pourquoi ça camarade pouvait être tendue. Ce n’était pas le moment de penser à des choses aussi futile, c’est ainsi que prit par l’action il n’y prêta dans l’instant aucune attention et se contenta de resserrer son étreinte. Les deux gens se fixaient l’un l’autre dans les yeux avec une certaine attitude de défit. De par les verres grossissant des lunettes qu’il avait subtilisé au vieillard à l’entrée l’homme pouvait voir clairement les yeux de la jeune femme, la couleur ceux-ci était bien différente à ça première constatation. Ils semblaient toutefois quelque soit la couleur lui envoyer un curieux mélange de stupeur et de haine. L’interprétation générale qu’il en fit fut du genre :
        « Je vais te tuer, ça sera violent et j’effacerais de ta petite tête ton sourire habituel en passant une à une tes dents à coup de maillet ! Puis une fois la chose faite je viendrais à ton enterrement pour alors, devant l’assistance, décapiter ton corps à coup de pelle.». (En effet Cthulhu était toujours sous le coup de la méthamphétamine).

        La garde était à présent à quelques pas. Bien que le signal semblait être assez clair l’homme pencha ça tête vers celle d’Arda. Leurs visages étaient maintenant si près l’un de l’autre qu’il était possible de sentir le souffle de la jeune femme qui selon toute erreur fulminait intérieurement de rage. La barbe du toxicomane sembla frémir avant de passer à l’acte. Il fit semblant de l’embrasser. Tous deux se trouvaient à moins d’un mètre de la porte. La le groupe de la garde accourut en trombe à cet instant avant d’ouvrir violement la porte de la chambre de la sénatrice, n’apportant sur le moment aucune attention au couple. Ils venaient d’apprendre que l’infirmière en faction dans la pièce était une usurpatrice, Maurfée Charm étant la vraie infirmière accréditée aux soins et au transfert hypothétique de la sénatrice ! Alors que ni l’un ni l’autre ne bougeait, semblant figé dans cette bien étrange posture, on entendait clairement les suppliques de l’infirmière consternés par de telles accusations. Après quelques cris de part et d’autres il fut possible de les voir trainer la pauvre femme par les cheveux, l’extirpant de force de la pièce. S’il en avait été autrement, quelques instants plus tôt la chose aurait été pour Arda.

        En passant devant le couple un des hommes s’arrêta un instant et regarda Cthulhu d’un air déconcerté. Le chasseur de prime se retourna pour le fixer imitant la surprise. L’homme apporta sa main à son holster tout en le pointant du doigt et se prépara à crier. Pourtant en quelques instants son attitude changea du tout au tout lorsqu’il lut le nom marqué sur le badge de la blouse.


        « - Ah Docteur Pazwell … On ne vous à pas vu monter, pas étonnant avec tout se tumulte me direz vous … Vous savez vous y faire avec vos assistantes à ce que je vois Ahah … Si vous nous permettez nous allons procéder à un interrogatoire sur cette dangereuse criminelle. Une fois que vous aurez fini… cette … étude approfondie… tachez de vérifier tout deux l’état de la patiente, on risque notre poste si il lui est arrivé quelque chose. Au niveau des protocoles de sécurité tachez à remettre un photo sur votre badge, même les docteurs doivent se conforter au règlement. »

        Cthulhu hocha la tête encore abasourdis, il c’était déjà vu fusillé à l’ instant où l’homme avait regardé le badge sur sa veste. Un coup de bol que la photo sur le badge de la blouse de docteur volé quelques instants plutôt aux étages inferieurs c’était décollée. Sans en dire plus les cinq hommes amenèrent la femme dans une des chambres face aux ascenseurs. Ils claquèrent énergiquement la porte derrière eux, ils étaient certains d’avoir capturé une dangereuse terroriste qui avait tenté d’attenter à la vie de la sénatrice. De plus il ne faisait aucun doute pour eux que leur relève n’allait pas tarder à arriver, seulement un des cinq soldat reste au dehors pour avertir la relève, debout devant l’ascenseur il attendait,  après avoir fait quelques commentaires déplacés à l’égard des deux chasseurs de primes qu’il pensait amant. Ce n’est que lorsque la porte claqua enfin et que le dernier luron fut hors de vue que Cthulhu lâcha son étreinte sur sa camarade.    
        L’instant d'après fut  immédiatement suivit d’un violent coup de poing en plein estomac. Pris de surprise le chasseur de prime recula rapidement, littéralement plié en deux.

        * Gnn la connasse ... *


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          Post n°12
          Auteur : Arda Moonshade

          Arda était sur le point d’atteindre le dernier tournant. Une rumeur de pas de l’autre côté du couloir l’inquiéta. Des pas pressés qui allaient vers la chambre de la sénatrice.
          Arda se demandait si elle devait s’en inquiéter, s’arrêter, faire demi-tour, ou continuer comme si de rien était. En attendant, elle avançait toujours.

          (C’est là qu’on attendrait la petite musique d’ambiance bien stressante non ? Ah… on m’informe que notre ingénieur du son a fait une indigestion de donuts et que nous n’aurons donc pas de bande son pour cette fois…)

          Arda avançait donc, quand quelqu’un lui prit la main assez violemment, la tira en arrière avant de la plaquer contre le mur.
          La force de l’habitude retint à la fois le sursaut et le cri de surprise qui menaçaient de lui échapper. Qui que ce soit, il était hors de question de lui laisser voir qu’elle était prise au dépourvu.
          Avant d’avoir pu réagir, elle se retrouva plaquer contre le mur, la main droite immobilisée par l’étau d’une main d’homme.
          Elle se crispa. Prête à se débattre, même si elle ne pourrait pas faire grand-chose. Mais un bon coup de pieds bien placé suffisait en général.
          Elle reconnut alors Cthulhu. Son accoutrement était assez étonnant, et l’absence de son éternel chapeau additionnée à la présence incongrue de lunettes le changeait de façon radicale.
          Elle le reconnut, mais failli bien quand même lui envoyé un de ces fameux coups de pieds, juste pour lui apprendre la politesse.
          Mais le bruit des pas qui approchaient lui fit entrevoir la possibilité, fort désagréable au demeurant, voir même inacceptable, que certains éléments puissent lui manquer, et justifier l’intervention brutale de Cthulhu.
          Elle ne pouvait pas bouger, mais elle bouillait de colère rentrée. Le feu sous la glace. Cette phrase de sa mère lui revint en mémoire… pas au bon moment… de toute façon ce n’était jamais le bon moment pour penser à sa mère. Ça ne fit que l’énerver un peu plus.


          //Flash-Back : Souvenir de la mère :
          -Le feu sous la glace… Un jour tu te brûleras ma fille… et ce jour là, tu regretteras d’avoir voulu étouffer le feu.
          // Flash-Back over.
           

          Elle réprima sans pitié les souvenirs et pensées qui se bousculaient dans sa tête. Elle gardait les yeux rivés sur ceux de Cthulhu, cherchant à faire passer dans son regard toute la violence et la colère qu’elle ne pouvait pas exprimer autrement.
          Il se pencha vers elle.
          Arda tenta de reculer, mais étant collée au mur, le geste fut interrompu avant même d’avoir commencé.
          Elle avait compris qu’il cherchait à faire diversion, sans doute pour les gardes qui approchaient. Mais elle ne comprenait pas pourquoi. Et de toute façon, ce n’était pas une excuse pour… pour…


          Il ne va quand même pas oser… m’embrasser ! Je vais le tuer… je vais…

          Cthulhu s’arrêta juste avant. Il était si près, bien trop près.
          Et puis il l’empêchait de bouger.
          Il la touchait. Elle n’avait jamais laissé personne la toucher.
          Enfin… il y avait bien eu ce type, une fois, qui lui avait mis la main aux fesses… mais il n’avait plus mis la main nulle part après…

          Arda aurait bien tué Cthulhu aussi sur le champ.
          Mais ce n’était pas le moment.
          Les gardes entrèrent en trombe dans la chambre de la sénatrice.
          Apparemment, il y avait déjà quelqu’un à l’intérieur. Une femme. Les gardes venaient l’arrêter. Et elle, elle ne comprenait pas, et suppliait.


          Pff… pitoyable…
          Bon Sang… cette femme doit être une infirmière, une vraie, l’infirmière officielle de la sénatrice sans doute… L’insertion de mon nom dans les fichiers a dû lancer une alerte… Ils auraient aussi bien pu m’arrêter moi…


          L’esprit scientifique de l’Arkanienne analysait la situation et les différentes possibilités. Enfin, une partie de son esprit. Une autre luttait toujours contre la colère et les autres sentiments qui se télescopaient dans son esprit.

          Arda avait retenu son souffle. Elle n’aurait pas su dire depuis quand. Alors que les gardes entraînaient l’infirmière hors de la chambre, Cthulhu et Arda restaient immobiles. Toujours dans cette posture grotesque. Toujours les yeux dans les yeux. A se défier du regard.
          Le poing droit d’Arda, prisonnier de la main de Cthulhu, se crispa.
          Elle ne pouvait rien faire. Elle était obligée de supporter la situation en attendant le départ des gardes. Et ça la rendait folle.

          Les gardes sortirent donc de la chambre, en traînant leur prisonnière. Et ils remarquèrent, finalement, les deux chasseurs de prime.
          Cela eut au moins l’avantage de débloquer la situation.
          Sans lâcher Arda, Cthulhu s’écarta un peu et se tourna vers le garde. Arda pâlit (oui, c’était possible, elle pouvait devenir plus pâle encore qu’elle ne l’était déjà) en entendant la remarque du garde.

          Il va me le payer… Il va me le payer… Il va me le payer…

          A sa grande honte, elle était incapable d’aligner deux pensées cohérentes, obnubilée par la main de Cthulhu qui bloquait la sienne, et par les paroles du garde.

          Enfin, le groupe de gardes et l’infirmière disparurent dans une des chambres inoccupées. Il n’en resta plus qu’un. Mais c’était un de trop. Sans parler du fait qu’il risquait de leur poser problème pour la suite, il se permit quelques commentaires grivois en regagnant son post. Ce fut la goutte d’eau dans le vase déjà trop plein.
          Quand ils furent tous hors de vue, Cthulhu lâcha enfin Arda.
          Celle-ci n’attendait que ça, et lui balança un coup de poing dans l’estomac, de toutes ses forces.
          Elle le regarda, impassible, se plier en deux. Elle s’était fait mal à la main, mais elle n’allait pas lui montrer.


          -Ne… me… touche…pas !

          Elle le regardait, d’un visage impénétrable. Pourtant, la carapace glaciale qu’elle avait toujours dressée entre elle et le reste du monde venait de voler en éclats. Son esprit scientifique, qui regardait toujours la galaxie entière de haut, qui analysait froidement chaque situation, qui échafaudait constamment des plans et des projets hautement cartésiens, qui refusait de se laisser diriger par des choses aussi triviales que les sentiments, son esprit scientifique était totalement débordé par le flux et le reflux incessant de ses pensées.
          Et face à cela, elle ne savait plus quoi faire.

          Il l’avait touchée ! il avait OSE la toucher ! Et… Et…

          Si son visage ne montrait rien, le reste de sa personne n’était pas aussi serein. Ses poings serrés tremblaient de manière irrépressible, et elle était si pâle qu’on aurait pu la croire sur le point de s’évanouir.
          Mais non, quand même pas, une perte de connaissance était juste inenvisageable pour Arda.

          Pourtant ce qui allait suivre était tout aussi incompatible avec le personnage. Et allait la laisser complètement désemparée et encore plus perdue.
          Arda ne maîtrisait à l’heure actuelle plus rien, ce qui avait le don de l’énerver.

          Elle eut soudain l’impression d’être dédoublée. Une partie d’elle-même agissait sans savoir le pourquoi ou le comment, et l’autre regardait, impuissante, et était horrifiée.

          Et il y avait de quoi l’être…

          Arda s’approcha de Cthulhu toujours plié en deux, les mains sur son estomac.
          Elle posa la main sous son menton et lui fit relever la tête, doucement mais fermement. Et embrassa le chasseur de prime.
          Oh, ce ne fut pas un baiser très impressionnant. Un simple contact en fait, avant qu’elle ne se recule précipitamment, comme si elle s’était brûlée.

          Elle fit volte face et se précipita vers la chambre de la sénatrice, sans laisser à Cthulhu le temps de réagir.
          Se faisant, elle passa de nouveau dans le champ de vision de Talilia. La twi’leck devait se poser des questions.
          Et voir Arda débouler de la sorte, apparemment hors d’elle, risquait de ne pas l’aider à trouver de réponses…

          Arrivée devant la porte, Arda prit une longue inspiration.
          Elle devait retrouver son calme. L’important, c’était la mission. Elle devait se concentrer sur la mission.
          Et oublier, maintenant, ce qui s’était passé, et son état d’énervement plus qu’inhabituel… et bien sûr, ce qui l’avait provoqué.
          Elle ne voulait plus penser à la scène qui venait de se jouer dans ce couloir d’hôpital.

          Arda entra dans la chambre de Luna. Ici tout était calme. La sénatrice était allongée dans son lit d’hôpital, plongée dans le coma.
          Une tâche de bleu au milieu du blanc d’hôpital.

          Arda s’approcha et commença à vérifier les différents appareils. Elle n’avait pas de formation médicale, mais sa formation scientifique était suffisante pour qu’elle comprenne ce qu’elle avait sous les yeux.


          bon, elle est dans un coma profond. Elle risque pas de nous poser problème pendant le transport. Par contre, faudra trouver un moyen de la réveiller après…

          Jouant jusqu’au bout son rôle, elle se mit à parler à la pantoran inconsciente.

          -Madame la sénatrice. Ne vous inquiétez pas. Je suis votre nouvelle infirmière. Je suis chargée dr vos soins, et de votre évacuation en cas de besoin. On nous a signalé une possible brèche dans la sécurité de l’hôpital, je dois vous préparer au transport.

          Arda commença à débrancher et rebrancher des fils, des appareils, à vérifier des écrans, à enlever des sondes, etc.

          Il fallait maintenant attendre que HK lance la diversion pour procéder au déménagement du colis.
          Arda espérait que ça irait vite. Elle voulait retrouver le reste du groupe au plus vite. Et ne voulait pas se retrouver face à Cthulhu.
          Elle ne comprenait toujours pas ce qui lui avait pris, mais si jamais il y faisait allusion…
          Elle allait devoir clarifier la situation.

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            Auteur : Talilia Sacara

            Talilia était posté sur le toi de l'immeuble dans face, elle trouvait le temps un peu long, mais elle passait le temps en écoutant toute les conversations qui passait par son Droide Hk, car ce dernier lui transmettait tous en direct sur son oreillette.
            En même tant, elle en profitait pour contrôler la circulation autour de l'hôpital, pour s'échapper d'ici, il faudrait qu'ils fassent au plus vite, sinon ces saleté de clone remarquerais le problème et se lanceraient à leurs poursuite ce que Talilia voudrait évité à tous prit, car déjà les chance de leurs échapper n'étaient pas de 100% de plus ils leurs faudraient faire des détoure pour éviter que les clones ne puisse pas les retrouver avant plusieurs et don leur laissé le temps de faire leurs assassina tranquillement

            Talilia vit ce qui se passa à l'étage de la sénatrice, elle se demandait ce qui avait bien pu ce passer entre elle et daniel, mais ce dernier c'était montrer prudent en court-circuitant les cameras, mais en même tant il avait eu de la chance que Hk sois aussi prompt à la réaction sinon toute la sécurité se serrait douté de quelque chose et la mission aurait été un désastre ce qui aurait particulièrement énerve Talilia de ne pas pouvoir s'amuser avec sa sénatrice et aurais surement passé ces nerf sur daniel.

            Talilia jugea que c'était le bon moment pour lancer la troisième phase de son plans, crée une certaine panique général au niveau des grands blessé de guerre.

            -Hk tu me reçois ?


            Affirmatif : Oui maitresse je vous reçois 5 sur 5


            -Bien, il est temps de lancé la suite des opération, A partir de l'ordinateur centrale, envois une sur tension à l'étage des grand blessé, plus particulièrement celui des soldat impériaux, cela devrais crée un incendie qui devrais crée la panique dans l'hôpital et surtout attiré tous spécialement l'attention des impériaux.

            Confirmation : A vos ordre maitresse, je ferais celons vos désirs.

            - Ah oui, ou cas ou que l'alarme incendie sois un peu longue à se déclencher, fait le manuellement.

            réponse : considéré comme cela comme fais maitresse.

            Hk rentra dans le noyaux de l'ordinateur centrale, il pirata le système de la maintenance et envoya beaucoup plus d'énergie que nécessaire au 54 eme étage de l'hôpital, Cela eu pour effet de faire explosé le transformateur de l'étage et lancé un début d'incendie qui déclencha l'alarme incendie aussitôt, mais pour évité que le sabotage sois décourvert presque aussitot, Hk continua d'envoyer de l'energie en abondance ce qui fit explosé les transformateur des étages 52,53,55,56,57,58 et 59 ce qui déclanchat un Incendit général sur toute la partie haute et donc les mesure de sécurité d'urgence.

            Information : Maitresse j'ai exécuté vos ordres.

            -Bien HK maintenant efface toute les information relative à ton passage et au passage d'arda et daniel, il faut qu'il ne reste aucune trace, aucun moyen de nous retracer et envoi un message à Arda et Daniel pour qu'il évacue maintenant avec la Sénatrice.

            Confirmation : Maitresse je fais cella tous de suite.

            Hk se remit sur les canaux de transmission de Arda et Daniel et il leur envoya un message pendant que en même temps il effaçait toute les informations relative à leur passage ainsi que de nombreuse autres information inutile pour faire croire à un beug général du système

            Information : Un incendie général a commencé dans les étages 52 à 59 de quoi occupé les impériaux et tous le système de sécurité un long moment, cela serra une distraction suffisante pour que vous puissiez quitté le bâtiment sans trop de problème, j'ai aussi effacer toute les informations qui aurait pu de prêt ou de loin avoir un rapport avec nôtre passage.

            Hk profité de l'agitation général pour quitté son poste quand il remarqua qu'il n'avait pas prévenue ces camarades qu'il quittait son poste et qu'il devrait donc continuer sans lui.

            Ajout Inutile : j'ai quitté mon poste, je ne pourrais donc plus vous aidez.

            Hk sortie presque comme ci de rien n'était par la porte de service, le système de sécurité beaucoup trop occupé pour prendre intérêt d'un simple droide de protocole.
            Hk marcha jusqu'au speeder qu'il devrait emprunté pour fuir l'endroit, il l'alluma pour faire chauffé les moteur et sortir son DC-15 pour mettre un terme aux hostilité si celle si venait à commencer.

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              Post n°14
              Auteur : Cthulhu

              Toujours à genou dans le couloir, l’aspirant chasseur de prime ne s’était pas encore remit de ce qui venait de se passer. Alors qu’une véritable panique provoquée par Hk avait lieu au sein de l’hôpital, l’homme, restait de marbre. Les traces caractéristiques d’un suintement s’étaient formées le long de ses tempes : Daniel suait …  Une seule et unique question lui revenait à l’esprit. Comment ?

              Comment cela avait-il put être possible ? Dans toutes les configurations établies dans l’esprit du toxicomane, des plus extravagantes aux plus cohérentes, aucune n’avait jamais supposée l’attitude pour le moins déconcertante de sa camarade. Il n’avait été en mesure de prévoir … Un comble ! Autant l’attitude que les traits de personne en elle-même l’intriguait au plus haut point … Mais pour l’instant il se devait d’assurer un semblant de stabilité mentale.


              * Arda Moonshade … Arda Moonshade …

              Cthulhu ne comprenait pas. Il n'arrivait pas à cerner cette personne, c'est une première ... D’une main tremblante Daniel alla fouiller dans sa sacoche pour en sortir divers flacons. D’un geste précipité il avala une gélule de pervitine ainsi que quelques antidépresseurs. La méthamphétamine ne tarda pas à faire son effet. Rapidement l’homme avait repris une certaine assurance. L’anéantissement mental dont il avait été victime s’estompait lentement mais restait tout de même présent. De part et d’autre on entendait clairement les cris des personnes paniqués aux étages supérieurs, l’alarme incendie vrombissait comme jamais. Au dessus de sa tête 7 étages étaient en proie aux flammes. Pourtant dans toute cette apocalypse dont on ne percevait en cet instant que les sons, les systèmes semblaient être actuellement toujours alimentés : télévision, lumière et machines étaient encore activés. Levant la tête, l’assassin regardait l’air hagard un écran relatant des informations sur l’holonet.

              Il fallait attendre quelques temps que la drogue face ses effets et il contemplait l'écran avec attention, l'air abrutis ... Un tic nerveux au dessus de l'œil gauche synonyme d'un trouble psychologique. Sur l'écran qu'il contemplait le toxicomane pouvait y voir une édition spéciale au sujet de fuites d’informations qui avaient eut lieu au sein de la police Naboo dans son enquête sur le terroriste qui avait massacré de sang froid des citoyens de la paisible planète. Après une courte présentation du stade actuel de l’investigation avec les surnoms supposés de l’agresseur,  une partie de son intervention filmée fut diffusée en ligne durant un court moment avant d’être brutalement interrompue. L’intégralité du bâtiment venait de subir une coupure de courant ramenant Daniel sur le plancher des vaches. L’ordinateur central ayant enregistré des défaillances majeures sur 7 transformateurs engrangeant une surtension et un incendie sur les 7 niveaux, le courant avait été purement et simplement coupé. L’alimentation minimale par secteur venait d’avoir lieu à l’aide des groupes électrogènes locaux. Les plans d’évacuations étaient lancés.

              Une idée des plus folles avaient tilté dans son esprit. Daniel jetât un coup d'œil en direction des cages d'ascenseurs et du monte charge, leurs voyants étaient éteint ... Se relevant péniblement le bonhomme pénétra dans la chambre de la sénatrice. Il reprenait peut à peut ses esprits mais la chose était encore ardue. Il fallait faire vite et évacuer la sénatrice. S’ils ne quittaient pas dans les prochaines minutes le lieu il était à présent certain qu’ils allaient tous y passer. Son regard qui était d’ordinaire des plus provocateurs était pour une des rares fois fort humble. Daniel ne s’était pas remit de ce choc psychologique provoqué par Arda et les tics nerveux sur son visage en était la matérialisation physiques. Elle était entrain de débrancher leur victime toujours dans le coma. Dans son habituelle attitude hautain la jeune femme semblait encore moins apprécié son camarde que d’habitude. La vue de cette dernière provoquait multiples envie chez l'aspirant chasseur de prime, lui casser la tête, l'humilier, se venger ... découvrir tout ses secrets ... mais aussi d'autres éléments bien surprenants lui fusaient dans le cerveau, l'envie de ressentir son visage prêt du sien, l'envie de la retenir dans ses bras ... Prenant tout son courage il s’adressa enfin à elle. 

              « - Nous n’avons plus le temps pour une évacuation en bonne et due forme miss teigne ! Nous avons beau être au 22ème étage les incendies provoqués vont atteindre les bonbonnes d’oxygènes des salles de réanimations. A ce niveau là en vue de la chaleur elles ne résisteront pas bien longtemps. Ça à beau être une diversion, ce sac à merd de droïde risque bel et bien de tous nous tuer ! Ça va se transformer en une véritable fournaise là haut. Une explosion caractéristique se fit entendre aux étages au dessus. Daniel pointa son doigt en l’air désignant le plafond dans une attitude des plus significatives. Un large sourire s'étalait sur son visage. Peut-être allaient-ils tous mourir mais au moins ceci se ferait dans une situation qu’il avait prévue. Si les structures de soubassements des étages supérieurs viennent à être fragilisée sous les effets de la chaleur nous allons entrer dans une configuration possible de l’effondrement de l’immeuble sur lui-même. L’utilisation des turbo-ascenseurs et du monte charge est à proscrire : les groupes électrogènes sont locaux ils sont donc hors service ... J'ai put le constater ... Et surtout la foule paniquée va se jeter dessus. Notre chance reste les escaliers. Alors on à le choix chipie : on évacue cette saloperie à ma manière ou dans un de tes moments de lucidités tu nous sors un plan dans les 2 secondes à venir ... Un, deux ! ...Temps écoulé ! Nous avons deux éléments à définir : établir un enlèvement afin de faire porter à autrui l'intégralité de cette opération et réveiller notre cible. Les autorités voudront nos têtes en vue de l'enfer qui à lieu au dessus. Ils veulent des preuves ? Nous allons leur donner mieux que ça ! Nous allons leur donner un coupable ! »

              Daniel, blouse de docteur et lunettes sur le nez, avait ouvert avec énergie la majorité des placards de la chambre de la sénatrice. Il en sortait avec empressements de nombreux outils et substances pharmaceutiques les unes plus surprenantes que les autres. Stéthoscopes en passant par des défibrillateurs et de nombreux solutés tout était passé au peigne fin. Chaque objets qu’il attrapait été regardé, analysé puis jeté par-dessus son épaule dans un juron. Mais après quelques minutes Cthulhu sembla enfin trouver ce qu’il cherchait : il tenait dans ses mains deux récipients et un sachet. Parlant en partie pour lui-même mais aussi à sa camarade l’aspirant chasseur de prime se félicitait de sa découverte et la faisait partager.

              « - Soluté salé : oxygène, soufre, hydrogène, calcium, potassium, brome, carbone, sodium, chlore et magnésium : de l'eau salée ! De l’eau de mer c'est tout con mais c'est parfait !

              - Phosphate disodique communément appelé hydrogénophosphate de sodium ! Mais c’est bon ça ?! C’est un produit fort sympathique aux effets cholagogue et laxatifs ! Mais ce qui nous intéresse c’est bien sa forme sous sel blanc cristallin !

              - Bétadine ! A base de glycérol, d'ether macrogol laurique, de phosphate disodique mais sous solution aqueuse, acide citrique, sodium hydroxyde et eau purifiée !  Le rouge dans toute sa splendeur !

              Le blanc et le rouge ! Espérons que l’application du phosphate disodique sur l’épiderme n’engendre pas ses effets actifs ! »


              Cthulhu ne laissa pas de temps à Arda de comprendre ses élucubrations, il fallait à présent faire vite et l’ancien assassin mettait à profit son expérience passée dans l'art de la dissimulation. Après avoir enlevé ses lunettes il dévissa le bouchon du flacon d’eau salée avant de l’utiliser pour s’humecter le visage. Une fois que la chose fut terminée le bonhomme en fit de même avec le phosphate disodique. La poudre blanche alla se coller sur son visage humide lui donnant une teinte des plus claires. Ce maquillage fait maison faisait passer un gothique arkanien pour quelqu’un de bronzé à côté de lui.

              Il ne lui restait plus qu’a appliquer la bétadine. Trempant ses doigts dans l'antiseptique il étala la substance rougeâtre le long de sa bouche, créant ainsi un large sourire couleur hémoglobine. Transformation rapide et déroutante Cthulhu commençait à ressembler à s’y méprendre à un curieux mélange entre un joker et un clown.

              Il ne lui restait plus que les yeux, chose facile. Il récura un peut de cirage sur la surface de ses botes qu’il cirait souvent dans un soucis du détail. Le cirage appliqué sur ses paupières  et autours des yeux mélangés à un zeste de bétadine venait de parfaire son déguisement. Daniel ressemblait plus ou moins à la figure emblématique du terroriste de la vidéo de Naboo qui était actuellement pourchassé par les impériaux. Un dénommé Loco selon l'holonet. Et c'était cet homme dont il ignorait tout qui allait porter le chapeau pour le désastre de l'hôpital central et le meurtre de la sénatrice de Coruscant.
              Daniel n'était à présent plus le brave docteur du nom de Pazwell mais bel est bien le terroriste du nom d'El Loco. Il ne se souciait pas des problèmes d’empreintes ayant préalablement dissoutes ses dernières à la soude dans le vieux cargo.

              « - Si les impériaux remontent le sabotage alors ils découvriront que la sénatrice Coruscanti à été kidnappée avec son infirmière par le terroriste de Naboo. Remercions cet attardé qui apporte toute l'attention sur lui et faisons lui porter le chapeau ! Hin hin ! Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part je n'ai pas comme objectif de passer sous un peloton d'exécution. Laissons à ce clown les fleurs de notre travail ! »


              Restait à présent à réveiller leur victime. Cthulhu sous cette apparence des plus surprenante chercha dans sa sacoche une seringue d’adrénaline. La sortant comme si l’on tirait une relique d’une ancienne tombe il la présenta fièrement en l’air avant d’ôter son capuchon et de la planter violemment sur une veine de la sénatrice.  Quelques secondes après les yeux de la jeunes femmes s’ouvrirent témoignant d'une grande douleur et d'une profonde panique. Daniel, ou plutôt El Loco, la regarda en souriant sous son maquillage ce qui ne l'effraya que plus avant de se planter à son tour la seringue sur une de ses propres veines.

              « -Une pour la patiente et une pour le docteur ! »

              Une fois la chose fut faites, l’aspirant chasseur de prime enfourna les larmes aux yeux plusieurs pilules de pervitine dans la bouche de leur victime. Des gélules qu'il ne pourrait consommer mais qui s'avéreraient un bon investissement.

              « - La méthamphétamine est un produit psycho-stimulant fantastique ! Mais c’est bel et bien ses caractéristiques amphétaminiques et les troubles du sommeils et insomnies qui en résultent qui vont s’avérer utile à la suite de l’opération. Avec ce qu’elle vient de prendre elle sera éveillée pendant 48heures environ ! Du moins si elle pouvait vivre jusque là … Mais vous aurez tout le temps et le loisir pour vous occuper de la partie torture avec votre amie avec le calamar sur la tête sans vous soucier de perte de connaissance éventuelles. Elle sera pleinement consciente ... ça en est particulièrement malsain je dois le reconnaitre ... »


              Soulevant la sénatrice groggy qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait le piètre imitateur du terroriste de naboo la place sur ses épaules avant d'intimer à Arda de le suivre. Ils commencèrent à prendre la direction des escaliers. Ils étaient presque arrivés à destination lorsqu'une explosion fit voler les vitres à leur droite en éclats. Cthulhu tomba à terre ... La chaleur se faisait sentir et les bonbonnes d'oxygènes commençaient à exploser ... Se relevant en difficulté le toxicomane regarda à eur gauche. Il fallait accélérer le rythme !

              Pourtant sa crainte venait de se réaliser : à leur gauche le groupe de soldat qui assurait la sécurité à cet étage venait de sortir de la pièce où ils avaient "interrogés" la prétendue fausse infirmière. Le groupement avait prit la direction des escaliers de service tombant nez à nez sur les chasseurs de primes et leur prisonnière inconsciente. Avant même de remarquer le maquillage de Daniel ils avaient déjà braqués leurs armes dans leur direction.


              « - Les protocoles de sécurité sont clairs : on doit évacuer les dignitaires politiques protégés avec le personnel de sécurité. Ne pas se plier aux protocoles est une infraction passible de la peine capitale ! Sergent emparez vous d'eux, cette attitude est trop suspecte je suis certain que ce ne sont pas des membres du service ! Hey mais bon dieu c'est quoi ce maquillage à la con ?! C'est qui ce mec ? Où est le docteur Pazwell ? »

              « - Capitaine nous avons vu le docteur Pazwell tout à l'heure avec l'infirmière ! Ils étaient allé lui prodiguer des soins quand nous avons arrêtés la fausse infirmière. La vraie dans les registre était Maurfée Charm. Putain l'enfoiré à dut le descendre, regardez il porte sa blouse ! Plus un geste mon gaillard ! Relâchez l'otage et la sénatrice ! Ne vous en faites pas Maurfée nous gérons la situation il ne vous arrivera rien ! »

              « - Je le reconnais capitaine c'est le connard de l'affaire sur Naboo ! Ya pas de doute c'est le terroriste qu'on recherche ! Alors tu tente de kidnapper la sénatrice ?! Rend toi mec tu es foutu ! »

              Daniel savait qu’ils étaient piégés. Il avait instinctivement plaquée Arda contre lui s'en servant comme otage et bouclier humain. Les canons étaient braqués dans sa direction. Il était très embarrassé physiquement, des mouvements, il avait à présent sur ses épaules la sénatrice et tenait fermement sa camarade contre lui. Le moindre faux pas et c'était la mort ... Au moins le maquillage fonctionnait mais ceci pouvait permettre à Arda de s'enfuir ...
              Que devait-il faire ? Sacrifier sa propre vie pour aider sa camarade à quitter les lieux sous les airs de Maufrée ?! Jamais ! S'il devait y passer, alors ça serait la même chose pour tout le monde ! La sénatrice toujours sur son épaule, il avait saisit un bout de verre d'une des vitres qui avaient explosées à leur droite et menaçait physiquement l'infirmière Maufrée qu'il tenait en otage.

              Sa main gauche lui retenant le bras et le morceau de verre aiguisée sous sa gorge, la jeune femme paraissait à s'y méprendre à une vrai otage. Et si le tout paraissait tant crédible c'est que ça l'était en partie. Cthulhu n'envisageait aucunement de laisser Arda se barrer sans lui. Agissant comme le personnage qu'il était sensé joué le chasseur de prime était dans une situation bien embarrassante.
              Le peloton d'exécution semblait avoir avancé à grand pas.

              « - Un pas de plus et je descend l'otage ! »

              Mais déjà d'autres militaires arrivaient par les escaliers, pointant eux aussi leur armes à feu en direction du preneur d'otage et de ses deux victimes supposées. Cthulhu sous les trait d'El Loco serra que plus vigoureusement le bras de l'infirmière jouée par Arda. Il sentait son parfum, ressentait son corps si près du sien ... Il avait le morceau de verre dans sa main et la vie de sa camarade dans les mains. Sectionner la carotide était aisé ... Devait-il le faire ? Devait-il agir comme il l'avait toujours fait ? Finir dans un bouquet final, tuant celle qui l'abandonnerait dès qu'il relâcherait son emprise et finir criblé de tirs ? Devait-il agir comme il l'avait toujours fait ? Les souvenirs de la prison lui revenaient à l'esprit ... Solitude ... Encore et toujours ...
              Pour la première fois depuis plus de 5 ans il était dans groupe ... Ils ne pouvaient pas se blairer ... mais c'étaient ensemble qu'ils avaient acceptés le boulot ... ils formaient un groupe ... Une équipe ... Devait-il agir comme ceux qui l'avait trahis dans le passé ? Trahir l'équipe ? Tuer les "siens" ... Ce qu'il avait par plusieurs fois voulut ... ?

              Daniel cherchait une issue mais il n'y en avait aucune, de tout les côtés il était encerclé ! L'incendie se propageait rapidement, les explosions se suivaient les unes aux autres ! S'il la lâchait elle pourrait se jeter à terre et le laisser seul face à leurs adverssaires ... C'était pas lui mais elle qui pouvait trahir le groupe ... Le groupe qu'ils formaient ! Comprenant tardivement toutes la situation d'un nouvel œil Cthulhu manqua de s'évanouir. Au moins la pervitine et l'adrénaline s'avéraient efficace !
              Apposant ses lèvres à quelques centimètres de l'oreille d'Arda il lui susurra quelques mots.



              « - Ne m'abandonne pas chipie. »

              C'était là la première fois le témoignage d'une position de faiblesse chez le chasseur de prime. Lui d'ordinaire si sur de lui en venait à supplier sa camarade de pas l'abandonner ... Lui qui n'aurait sans doute pas hésité un instant ... Il n’avait à présent plus le temps pour fuir. C'était fini, ils avaient échoués ... Reculant de quelques mètres Cthulhu buta contre le rebord de la fenêtre qui avait explosée. Le morceau de verre toujours prêt mais la volonté n'y était plus ... Une explosion plus puissante que les autres fit tomber plusieurs militaires et ébranla l'édifice ! C'était son unique chance ! Daniel enjamba le rebord de la fenêtre en en bond et attrapa Arda par la main avant de se jeter dans le vide. Il l’entraina ainsi avec lui dans sa chute.
              Daniel, la sénatrice et Arda venaient de sauter dans le vide ...

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                Auteur : Arda Moonshade

                Arda s’affairait autour du lit de Ryo Luna quand les alarmes se déclenchèrent. Bien, la diversion était lancée. Elle fronça pourtant légèrement les sourcils, se demandant, au bruit, si la boite de conserve n’y était pas allé un peu fort… Elle accéléra la manœuvre de débranchement, quitte à faire une erreur. De toute façon, sa patiente était condamnée, du moment qu’elle survivait quelques heures encore. Elle finissait quand Cthulhu entra à sa suite. Elle l’ignora royalement, achevant les préparatifs à l’évacuation (à moins qu’il ne faille dire « enlèvement » ?) de la sénatrice à la peau bleue. Elle resta également de marbre quand il annonça qu’ils devaient précipiter le départ, et sans doute modifier le plan d’origine, le tout en lui parlant de façon tout à fait… déplacée. Elle ne disait rien, mais elle n’en pensait pas moins.

                Miss Teigne… faut croire qu’un coup de poing ne suffit pas… Alors le grille-pain a voulu faire du zèle hein ! Et maintenant, on ne contrôle plus rien… Et si le toxico continue comme ça il va en reprendre une tiens, ça prendra pas deux secondes, même si c’est pas vraiment un plan… pitoyable ersatz de créature pensante… quel plan délirant il a bien pu encore inventer ? Il veut faire quoi avec ces machins ?...

                Elle l’écouta décrire les différents produits qu’il avait sorti des placards, sans grand intérêt.

                -Je croyais qu’on avait pas de temps à perdre…

                Ben voyons, voilà qu’il se transforme en clown… Tu me diras, ça ne change pas grand-chose… mais quel intérêt ?

                Arda n’avait absolument pas suivi les derniers rebondissements de l’affaire de Naboo. Ça ne l’intéressait absolument pas. Mais elle retint tout de même qu’il s’agissait de trouver un bouc émissaire. Après tout, si Cthulhu voulait faire porter le chapeau à un clown, c’était son affaire…

                La chasseuse de prime leva les yeux au ciel devant la tentative de Cthulhu pour ranimer la sénatrice.

                Et le pire, c’est que ça marche… Par contre, j’en ai rien à faire de son laïus sur ses drogues… La sénatrice risque d’avoir un réveil assez pénible quand même…

                Avec un haussement d’épaule indifférent, elle suivit Cthulhu qui emportait la sénatrice. Mais avant de sortir, elle rafla une demi douzaine de scalpels et autres instruments qu’elle n’identifiait pas, qui étaient soigneusement rangés dans un des placards visités par Cthulhu. Les lames disparurent dans une pochette dissimilée sous sa blouse. Elle avait comme l’impression que rien n’allait se passer comme prévu, et qu’elle ne pourrait pas récupérer la trousse de chirurgie cachée dans le monte-charge.

                Il pourrait aussi bien porter un sac de patates, ça ferait le même effet… ce type n’a aucun savoir-vivre… bon, il me paiera son petit discours plus tard… on a autre chose à faire là, de plus important… comme sortir vivants de ce piège à la cn… et merd, voilà les troubles fêtes… Eyh ! Qu’est-ce qu’il fait encore ce taré !?!*

                Daniel l’avait de nouveau attrapée et il la maintenait devant lui. Il n’apprenait donc jamais rien…
                Bon, encore une fois, il agissait pour les tirer des pattes des gardes… mais quand même…
                Arda se retrouvait avec un bout de verre tranchant sous la gorge, elle se demandait s’il ne serait pas capable de la tuer pour de bon. Elle, elle avait des envies de meurtres à l’heure actuelle.
                Elle n’avait pas peur. Mais une rage froide l’avait envahie.
                Elle se mordit assez fortement la lèvre, pour maîtriser l’accès de violence qui menaçait de la submerger. Ce n’était pas vraiment le moment. D’autant que tout n’était pas envie de meurtre, même si elle refusait de l’admettre.
                Heureusement, les gardes se méprirent sur le sens de sa grimace, l’un deux lui lança de ne pas s’inquiéter, qu’ils géraient la situation.

                Bande de crétins dégénérés… y en a aucun qui gère la situation… pas plus les crétins en armure en face que le crétin peinturluré derrière… et qui c’est qui va devoir nous sortir de là ?...

                Des renforts arrivaient, la situation devenait critique. Arda eut une pensée pour Talilia, qu’est-ce qu’elle faisait sur son perchoir ? En même temps, ça devait être difficile pour elle d’intervenir, entre le nombre de gardes à tuer, le risque que ça dégénère, et les incendies qui se propageaient devaient limiter sa vision…

                Bien, ne compter que sur soi-même, c’est le meilleur moyen de s’en sortir…

                Mais Arda avait beau réfléchir, elle ne voyait pas vraiment de solution… sauf à abandonner Cthulhu aux gardes, elle n’était pas totalement contre ça… mais il devait avoir eu la même idée qu’elle, et n’avait pas l’air décidé à lui en laisser l’occasion… Il ne la lâchait pas… au contraire, il resserra sa prise sur son bras.

                Arda ne savait plus quoi faire, quoi penser. Alors que la situation aurait nécessité toutes les ressources de son esprit scientifique, elle était incapable de réfléchir.

                C’est à ce moment que Cthulhu parla, très bas, presque trop bas. Avant d’avoir bien compris ce qu’il avait dit, et le sens qu’il fallait donner à ses paroles, Arda avait répondu entre ses dents :

                -Va mourir…

                Tiens ?... il fait moins le fier… mais il continue à m’appeler chipie…

                Cthulhu lâcha le bras d’Arda pour attraper sa main, il avait enjambé le bord de la fenêtre. Elle compris trop tard ce qu’il voulait faire.

                -NOON !

                Trop tard. Il avait déjà sauté dans le vide, l’entraînant à sa suite. Par un formidable effort de volonté, elle fit taire le cri de surprise qui lui avait échappé.
                Ils se retrouvaient en chute libre, dans un épais nuage noir.
                Peut-être par instinct de survie, pour refuser l’inévitable fin qui les attendait quelques soixante mètres plus bas, le cerveau d’Arda s’était lancé dans une analyse forcenée de la situation, et des diverses (et irréalisables) possibilités de s’en sortir.
                Le nuage noir était donc la fumée provoquée par les incendies. Ce qui avait l’avantage de les dissimuler à la vue des gardes, même si ceux-ci étaient encore en état de regarder par la fenêtre.
                Un bon point pour eux ça, s’ils s’en sortaient, personne n’en saurait rien.
                Oui, mais ils n’étaient pas encore sortis de l’auberge (de l’hôpital, ça oui, mais de l’auberge, c’était pas fait).
                Il ne fallait pas espérer se rattraper à la façade, plus lisse que du verre.
                Ils n’avaient rien pour ralentir, et encore moins stopper leur chute.
                Autour d’eux, très peu de circulation, ils se trouvaient sur l’arrière du bâtiment. Deux speeders à quelques mètres sur la gauche, trop loin, un troisième déjà au-dessus d’eux, rien à faire avec, enfin, un autre plus proche, encore à quelques mètres plus bas. Peut-être accessible. Mais pour ça…

                Arda se dégagea de l’emprise de Cthulhu. Elle gardait les yeux fixés sur le speeder, elle n’avait pas droit à l’erreur et devait faire vite. Des calculs complexes de vitesse, distance, trajectoire, défilaient dans sa tête. Mais elle revenait toujours au même problème, il lui manquait un point d’appui. Problématique… très problématique… sans point d’appui, elle ne risquait pas d’atteindre le speeder. Le temps défilait à toute allure, alors qu’elle avait l’impression de tomber au ralenti.
                Elle jeta un regard à Cthulhu, toujours embarrassé par la sénatrice à moitié endormie. Ils tombaient tous à la même vitesse.
                Un sourire vengeur transforma son visage. Elle avait trouvé son point d’appui. Pas terrible comme point d’appui, mais déjà mieux que rien.

                -Accroche-toi toxico !  Lâche pas l’affaire !

                Une phrase assez ridicule, si on considérait la situation. Il ne pouvait s’accrocher à rien, et à part la sénatrice, il ne pouvait rien lâcher. Arda s’étonna elle-même en disant ça, ce n’était pas franchement son habitude…
                Puis elle prit appui sur Cthulhu et se projeta vers le speeder, juste comme ils arrivaient à son niveau.
                Elle avait presque l’élan suffisant, presque. Le conducteur la regardait avec des yeux ronds, trop surpris pour réagir.
                Arda allait manquer le véhicule de quelques dizaines de centimètres à peine !
                Elle allait devoir prendre de la vitesse, ce qui signifiait par la même occasion perdre de l’altitude plus rapidement. Elle modifia très légèrement ça trajectoire, comblant l’espace qui la séparait de la coque qui pouvait la sauver. Sauf que maintenant, elle se trouvait en dessous…
                Dans un mouvement désespéré, elle crocheta une prise infime, la jointure mal faite entre deux pièces de la carrosserie. Un craquement sinistre la fit grimacer. Etant donné l’absence de douleur, elle supposa que son cinquième doigt, artificiel, n’avait pas résisté à la manœuvre. Ça laissait présager quelques problèmes pour la suite. Si suite il y avait. Pour l’instant, le seul problème auquel elle devait penser, c’était se sortir de ce mauvais pas.
                Le conducteur devait avoir repris ses esprits, et de mauvais esprits, car le speeder repartit brutalement. Il ne s’y prendrait pas autrement s’il voulait la désarçonner.
                En serrant les dents, Arda s’accrocha, étudiant les mouvements du véhicule, essayant de prévoir les suivants, cherchant à utiliser les forces physiques qu’ils impliquaient. Force centrifuge, inertie, de nouveaux calculs défilaient, et enfin, elle jugea le moment propice venu. Elle lâcha une main, la vitesse et le mouvement du véhicule firent qu’elle se retrouva à portée d’une poignée bien plus confortable que sa prise actuelle. Elle l’attrapa, attendit le virage suivant pour réduire son effort, et réussit finalement à se hisser à côté du chauffard.
                Celui-ci, qui avait visiblement surveillé sa manœuvre, l’attendait de pieds fermes, et avant qu’elle n’ait eu la moindre chance de reprendre son souffle, il se jeta sur elle et commença à l’étrangler.
                Elle sentait les deux battoirs qui lui servaient de mains enserrer son pauvre petit cou gracile. La rage la saisit, mais elle ne pouvait pas faire grand-chose. Son bras droit était coincé par le chauffeur, complètement tordu, et lui faisait affreusement mal. D’un autre côté, la douleur la maintenait consciente, malgré les points noirs qui commençaient à danser devant ses yeux comme l’oxygène désertait ses poumons.
                Avec difficulté, elle porta la main à son chignon, et saisit l’objet en corne qui le retenait, et qui n’était autre que son fameux coupe-papier. Elle l’enfonça comme elle put dans le ventre de son agresseur, là où elle ne risquait pas de rencontrer un os.
                Les maigres forces qui lui restaient ne lui permirent pas de porter un coup fatal, mais au moins, il fit lâcher prise à la brute.
                Arda reprit une grande goulée d’air, puis une deuxième, la main droite massant sa gorge, et la main gauche sur épaule droite douloureuse.
                Elle devait achever le type pendant qu’elle en avait l’occasion, dès qu’il se serait repris, elle n’aurait plus la moindre chance, mais elle n’arrivait pas à bouger, c’était désespérant, ou plutôt, selon le point de vue de l’Arkanienne, humiliant.
                Déjà, le chauffeur se redressait, une lueur de folie dans les yeux. Il brandissait quelque chose qui ressemblait à une barre de fer. Et il ne semblait pas impressionné par le regard glacial et meurtrier qu’Arda lui lançait.
                Il arma son bras pour frapper. Mais son geste s’arrêta à peine entamé. Il ouvrit des yeux ronds, ouvrit sa main malgré lui, laissant échapper son arme, puis il bascula lentement par-dessus le bord du speeder. Arda le va les yeux, là-haut, on devinait la silhouette de Talilia. Elle était vraiment douée en tir…

                Pas de temps à perdre… en route !

                Elle s’installa à la place du conducteur. Il ne lui fallut qu’un regard au tableau de bord pour reconnaître le modèle. L’instant d’après, elle avait relancé l’engin et piquait vers le sol à toute vitesse.
                Elle avait hésité une fraction de secondes. Avant de prendre sa décision et de faire démarrer le speeder.
                Le véhicule dépassa Cthulhu et son fardeau qui avaient continué leur chute.
                Elle redressa à quelques mètres à peine, et réceptionna (assez rudement) son coéquipier (puisqu’il fallait bien admettre qu’ils formaient une équipe) et leur colis si durement gagné.
                Arda dut redémarrer aussitôt pour éviter que le choc ne fasse s’écraser le speeder.
                De toute façon, ils n’avaient pas de temps à perdre.
                Elle remonta en flèche, jusqu’au toit de l’immeuble sur lequel était postée Talilia, récupéra la Twi’lek, et repartit aussi vite, pour aller chercher la boîte de conserve.
                Arda aurait bien abandonné HK à son sort, mais Talilia ne serait sûrement pas d’accord.
                Et l’Arkanienne n’avait pas envie de se lancer dans une discussion à ce sujet. Ni dans aucune discussion d’ailleurs. Elle n’avait pas desserré les dents depuis qu’elle avait récupéré Cthulhu et la sénatrice.

                Une fois le tas de ferraille embarqué, elle démarra en direction du hangar. Elle maintenait un silence pesant autour d’elle. Les autres pouvaient bien parler, elle s’en moquait royalement.
                Elle avait mal à la gorge, mal à l’épaule, elle avait entourée sa main dans un bout de tissu pour dissimuler le doigt cassé (car oui, la prothèse qui imitait un cinquième doigt n’avait pas tenu le coup).
                Elle se sentait brusquement très fatiguée, et en avait plus qu’assez d’avoir du monde autour d’elle. Elle les aurait bien planté là, sans autre forme de procès. Mais elle avait accepté un travail, elle le mènerait jusqu’au bout.
                Par contre, personne ne l’empêcherait de s’éloigner un peu.

                Elle roulait vite, sans paraître se soucier des règles de circulations en vigueur. Elle retrouvait en partie les sensations des courses de pod, et se rendait compte que ça lui avait manqué.

                Après un voyage assez rapide, et sans histoires (si on excepte les quelques accidents évités de justesse et les conducteurs coruscantis furieux) elle arriva enfin devant le hangar, et s’arrêta brusquement face aux portes.

                -Terminus tout le monde descend. Je vous laisse commencer la dernière partie du travail, moi je vais abandonner ce truc dans un coin où il ne risquera pas de nous attirer d’ennuis… J’ai dit : Oust ! Dehors ! Du balai tout le monde ! Ça vaut pour toi aussi le tas de boulons ! Je vous ai assez vu !

                Arda avait rarement autant perdu son sang-froid. Même si elle gardait, apparemment, le contrôle de la situation, elle était au bord de la crise de nerfs.
                Tout le monde descendit du speeder (ou fut descendu par les  autres dans le cas de la sénatrice). Et elle n’attendit pas qu’ils soient entrés dans l’entrepôt pour redémarrer.
                Le speeder disparut au coin de la bâtisse en quelques secondes.
                Arda roula un bon quart d’heure dans une zone industrielle plus ou moins abandonnée.
                Le temps de se remettre les idées en place (ou de museler celles qui ne voulaient pas réintégrer la leur de place).
                Elle choisit finalement un coin totalement désert, et y abandonna le speeder, après l’avoir incendié.
                Elle repartit à pied, jouant négligemment avec son coupe-papier, qu’elle avait soigneusement nettoyé.
                Le chemin de retour, quoique plus long, se déroula sans anicroche, et, près d’une heure après avoir quitte son « équipe », Arda revenait à l’entrepôt.

                Avant de pousser la porte, elle prit une profonde inspiration (autre façon de dire qu’elle prit son courage à deux mains, mais ça elle ne l’aurait jamais reconnue). 
                C'est alors qu'elle eût une impression bizarre, quelque chose n'allait pas...

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                  Post n°16
                  Auteur : Cthulhu

                  Dans un mouvement ample Cthulhu s’alluma une cigarette qu’il amena ensuite à ses lèvres. Ah, futile instant entre l’homme et la nicotine ! Dans cet instant privilégié et pour le moins intime il pouvait alors évacuer le stress qu’il avait emmagasiné quelques temps plus tôt lors de leur spectaculaire évasion de l’hôpital … Les traces de sueur le long de ses tempes ne laissaient que peut de doute quant au chaos dans son esprit. Le maquillage improvisé commençait lui aussi à couler … Lui d’ordinaire si méticuleux n’en avait que faire … ils étaient vivants et cela relevait du miracle. Que c’était-il donc passé pour que Miss Teigne se décide à le sauver ? Sans doute était-ce le fait qu’il ne s’était séparé de leur prise et qu’autant lui que la sénatrice avaient été en cet instant sauvés par le bonus sur le contrat. S’il n’avait pas été demandé de torturer leur otage Cthulhu se doutait bien que ses comparses n’auraient pas tentés de lever le petit doigt pour l’empêcher de finir à l’image d’une crêpe. Mais pouvait-il leur en vouloir ? Lui qui aurait fait  de même ?

                  Quoi qu’il en fût, dans les temps présent tout était bien loin dans ses pensées. Il était vivant et pouvait fumer ! Ah quel délice qu’était la cigarette !  Se faisant il laissa Ryo Luna tomber à terre sans lui apporter la moindre attention. Elle venait de sortir du coma et était bien incapable de se mouvoir. La pantoran à ses pieds gémissait encore et toujours. Cela l’empêchait de se calmer … c’était une prise bien bruyante …  Bien que n’étant pas porté sur la violence l’aspirant chasseur de prime lui envoya un coup de pied en plein dans l’estomac pour qu’elle se taise. N’avait-il pas droit à un instant de répits lui aussi ? L’effet escompté fût immédiat et le vaillant bonhomme remercia les dieux galactiques de cet instant magique. Respirant profondément et envoyant sa première bouffée dans les airs, Daniel écoutait avec attention le doux son mélodieux du moteur du speeder qui diminuait au loin. Arda s’en allait et ce qu’il entendait à présent si faiblement lui rappelait là le corps humain don le rythme cardiaque et respiratoire déclinait à cette même image. Cthulhu ne parvenait pas à s’enlever de l’esprit que ce son qui était si proche de celui d’un être vivant se trouvant au seuil de la mort. Pour tout amateur de percutions la chose avait son charme, pour Daniel ceci le ramenait à ses démons et sa propre mort. Il repensait à cette chambre d’hôtel ou il avait été laissé pour mort dans le passé, ce jour où cette mélodie si caractéristique avait été la sienne …

                  Le bruit lourd d’une porte métallique entrain de s’ouvrir le ramena à la réalité. Talilia n’était pas du genre à attendre plus longtemps et était déjà entrain d’ouvrir le portail du hangar. Daniel se résigna à éteindre sa cigarette et s’en alla mettre débout la sénatrice. L’appuyant sur son épaule et assisté par le valeureux HK-47 il amena la pauvre femme en direction de l’intérieur du sinistre endroit, là ou tout allait prendre fin … Derrière son apparence calme et posée milles et une questions qui se télescopaient sans cesse dans l’esprit tourmenté du toxicomane. La plus importante parmi toutes n’en restait pas moins s’il y’avait-il des toilettes à l’intérieur de cet endroit ? Le pauvre homme n’en disait rien mais il craignait en effet que la contre indication du produit qu’il s’était appliqué sur le visage était entrain d’avoir lieu. Maudissant l’hydrogénophosphate de sodium et ses effets cholagogues et laxatifs, il gardait secrètement l’espoir que le chamboulement qu’il ressentait dans son estomac provenait de la faim et non d’une diarrhée. C’est que le bougre commençait aussi à avoir grand faim. En silence il installa avec Dh-47 leur prisonnière sur un fauteuil l’attachant fermement. Elle avait les membres liés et ne pouvait plus bouger, se trouvant face à un objectif de caméra pour l’instant éteint. La plus sinistre du contrat allait pouvoir débuter.

                  Tandis que la twileck était entrain de sortir un à un les scalpels qu’Arda lui avait récupérée à l’hôpital, Cthulhu était entrain de configurer la caméra. Alors qu’il appuyait gaiement sur divers bouton sans jamais savoir ce qu’il faisait vraiment HK-47 s’approcha de lui. Le droïde se voulait avoir une mine grave mais étant un tas de boulon qui marche ça tentative restait infructueuse. Ils avaient quartes heures standard entre le lancement de l’enregistrement et le moment ou ils devraient s’enfuir, pas une minute de plus, c'était la durée qu'il faudrait aux impériaux pour arriver jusqu'à eux en retraçant l'holonet. Ryo Luna n’avait plus qu’au maximum quartes heures à vivre.

                  « - Grave : Daniel, votre attitude contre productive à bien faillit faire échouer l’opération ... »

                  Cthulhu sortit une nouvelle cigarette avant d’allumer une allumette en la frottant sur la cage thoracique du droïde. La clope au bec et le doigt accusateur pointé en direction de la boite de conserve le chasseur de prime avait lui aussi quelques points à régler avec l’intéressé. Ils avaient manqués d'y passer dans l'incendie provoqué par ce dernier.
                  Sans scrupule ce qu'il avait expliqué dans le tumulte à Arda ressortait à présent avec véhémence ! Daniel allant même jusqu'à l'appeler du bien sinistre surnom DHyxme ! (Le "yxme" à la fin de ce surnom était une subtile touche d'humour Jedi : humour pas marrant et ne parlant pas de saucisse).

                  « - Écoute-moi bien DHyxme'. Tu as incendié sciemment un paquet d’étage. Je pensais que tu étais pas trop con ... Je me trompais ! Les structures de soubassement tu connais ? Ta connerie à eut deux effets négatifs sur notre "opération" comme tu aime tant le dire : d’une part tu as provoqué les incendies par le même problème informatique et ceci pour chaque étage, n’importe quel con avec un minimum de logique aboutira à un sabotage. Deuxièmement ça à eut l’effet de faire la panique dans l’immeuble et nous empêcher de prendre avec notre cible des voies conventionnelles. Pire l'immeuble à menacé de nous tomber sur la gueule ! Tu comprends ça ou pas avec ton cerveau de droïde ?! Ta maîtresse s'entrainait au tir sur toi ou quoi ma parole ?! »

                  « - Menaçant : Votre attitude est déplorable sac à viande. Vous deviez vous en tenir aux plans. »

                  « - Tu es un modèle périmé ou tu le fais exprès ? »

                  Les critiquent fusaient et les cœurs s'emportaient ! L'un l'autre campant sur sa position. S’en était trop HK-47 se saisit du doigt brandit dans sa direction avant de le broyer dans sa main mécanique. D’un geste vif le chasseur de prime écrasa sa cigarette sur un des deux photorécepteurs (les yeux) du droïde. La cendre brouillait la vue de HK sur son œil gauche.De se fait l'unité protocolaire et assassin donna un violent coup de poing de son bras dégagé dans la tête à Cthulhu. N'en démentissant pas le drogué apposa alors sa main sur le second œil du droïde. HK était temporairement aveugle et Cthulhu dans une fâcheuse position. Armant tout son courage Daniel se résigna à agir et envoya un coup de boule dans la tête du droïde. Aussi dangereux qu’ inefficace l'homme tomba dans les pommes.Tout en sombrant dans l'inconscient Daniel lança une dernière volée d'insulte à son compagnon de métal
                  : « - Je t’emmerde. »

                  « - Déception : Pathétique. »


                  [...]

                  Quelques minutes plus tard Daniel reprit connaissance, HK devant lui venait de se nettoyer l’œil et paraissait tout beau tout propre. Talilia semblait regarder les deux intéressés avec une certaine déception, une attitude de consternation tout à fait compréhensible. C'était la première fois que les membres de l'équipe en venaient aux mains bien que la faute et les raisons de la dispute était partageable. Alors que Daniel se relevait HK lui donna plusieurs feuilles de papiers. HK faisait le premier pas pour tenter d'améliorer cette relation.

                  « - Sérieux : J'ai imprimé ceci pour vous à l’hôpital Daniel. Bien entendu en tant que droïde périmé je peux tout autant les détruites par mégarde. »

                  C’était les documents relatifs au dossier de Daniel à l’hôpital. Le chasseur de prime les récupéra avec empressement avant de les lires et les ranger dans son petit carnet. Il avait sans le savoir montré publiquement l'espace d'un isntant son journal à autrui. Ramenant à lui tout son courage il tapota l'épaule métallique de la boite de conserve avec sa main douloureuse en le remerciant pour cette attention. HK avait fait plus que détruire ces documents lors de l'opération comme Daniel lui avait demandé, il les lui rapportait. L'homme avait l'espoir que certaines informations pourrait lui permettre plus tard de retrouver la trace de sa fille mais il n'avait que peut d'espoir.
                  L'attitude d'HK avait au moins prouvé qu'ils pouvaient tenter tous deux de faire des efforts afin d'éviter de se foutre sur la gueule à chaque secondes. Dans un hochement de tête ils s'engagèrent à essayer. Talilia devint bien malgré elle témoin de la scène. Restait à savoir s'ils y arriveraient.

                  Le chasseur de prime enleva la blouse qu'il avait volée avant de la déchirer. Quand il fut satisfait de son action il alla ensuite jusqu'à Talilia en lui tendant un morceau de l'étoffe.

                  « - Vous allez être amenée à rester devant une caméra durant de nombreuses minutes. Ceci risque de mettre à mal votre anonymat et vous poser de graves problèmes pour la suite ... Nous savons tous que la peine encourue pour se genre de crime est la peine capitale. Acceptez donc ceci, c'est fait avec les moyens du bord mais cette pièce de tissue sera assez grande pour masquer votre visage et vos "tentacules" si vous la portez sur la tête comme un turban ... »

                  Une fois a chose faite et le "cadeau" dans les mains de sa comparse il retourna à sa caméra.
                  D’une pression théâtrale sur le bouton de la caméra, Daniel Cthulhu venait de débuter l’enregistrement. Dès lors l’exécution télévisée de la sénatrice Ryo Luna qu’ils étaient entrain d’opérer passait sur l’holonet. Signe fort à tout un régime sa mort s’annonçait lente et douloureuse. Quelques temps après la tentative d’assassinat perpétrée par le joker sur Dark’an et l’assassinat par des inconnus du Sénateur Trey’lyss c’était à présent à Ryo Luna de passer l’arme à gauche. Cthulhu se présenta devant la caméra sous les traits de vlad, tout était minutieusement préparé. Il fallait que tous pensent que le dangereux psychopathe était une fois de plus responsable d’un sordide assassinat sur une personnalité impériale.

                  « - La reine pleure et le roi se délecte.
                  Mais où passe le bouffon bonimenteur il y à une fête.
                  Le joker vient prendre ce qui lui est due, la dame de cœur est perdue.
                  Et c’est dans les enfers que déchue,  elle découvre le malheur en attendant sa venue. »


                  Cthulhu avait fait attention à ses propos. Bien qu’ils pouvaient paraitre obscur il était persuadé qu’ils avaient une profonde importance pour le rendre crédible. Sans se vanter Daniel qui admettait rarement avoir tort était intimement convaincue que le dénommé Joke raurait très bien put dire ses paroles. D’après l’analyse rapide des paroles qu’il avait vu à la télé il était persuadé que Le roi et la reine était deux personnages particulièrement important pour El Loco. Mais le tout s’inscrivait là dans une guerre des sexes. La reine était en guerre contre le roi. Et bien que tout s’apparentait à penser que l’enfant ( le joker ) qui se trouvait au milieu servait son roi, El Loco était amené à agir envers la reine d’une manière différente. Complexe d’oedipe ou non, le rejeton ne toucherait pas physiquement à la reine. Daniel était incapable de déterminer si c’était le fait d’un obstacle physique ou psychologique mais une chose était sure, dans les dernières paroles connues d' El Loco la reine pleurait et donc il la faisait souffrir au nom de son roi en faisant souffrir ses sujets sans jamais aller jusqu’à elle. Reine dans sa tour elle attendait le Joker, une rencontre qui s’annoncerait sans précédent.

                  Ainsi Cthulhu avait inscrit ses paroles dans cette vision d’esprit. Sachant que le criminel avait aussi tenté d’assassiner un autre sénateur sur Kashyyyk, il y faisait un parallèle avec cette guerre entre la reine et le roi. S'il attaquait au nom du roi, alors le roi était contre l'empire, quant à la dame, son ennemie, elle était vraisemblablement dans le camp Impérial. En attaquant Ryo Luna au nom du Joker et au nom du roi, Ctulhu se demandait s'il n'avançait pas tout simplement sur le planning d'une intervention future du psychopathe. Quoi qu'il en était il n'attaquait là pas la reine mais bien une dame, carte haute d’un paquet de carte galactique.

                  Après avoir fait ça il quitta l’écran pour laisser le soin à Talilia de s’occuper de la phase torture et de l'exécution de leur cible. HK-47 à la caméra se chargeait de la mise au point et de couper court à l’enregistrement quand il en recevrait l'ordre. Pendant ce temps, Cthulhu, n'aimant en aucun cas ce genre de spectacle, se dirigea aux toilettes mais non pour aller vider ses intestins qui le démangeaient mais au contraire pour aller se démaquiller et respirer à l’abri de regards indiscrets.

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                    Auteur : Talilia Sacara

                    Talilia avait suivi toute la scène avec la plus grande incrédulité, elle avait suivi cela comme une spectatrice sans pouvoir agir, pourtant elle avait voulu agir, mais aucune des solutions qui lui venaient à l’esprit n’était vraiment la bonne.
                    La première, était de tuer la sénatrice, la mission serait alors réussie, mais sans le bonus et ses compagnons de route très certainement condamnés à mort.
                    La deuxième, tuer Daniel et la sénatrice, mais comme la première, cela n’était pas idéal et Arda n’avait aucune garantie de se sortir de ce mauvais pas.
                    La troisième et dernière solution était de tuer tous les clones dans un temps record et prier pour que Arda, Daniel et la sénatrice ne meurent pas.
                    Aucune n’était la meilleure, pourtant elle devrait faire un choix et vite, la situation devenait de plus en plus critique, surtout que Daniel avait l’air d’avoir perdu l’esprit en prenant Arda en otage….
                    Talilia restait spectatrice, mais elle se décida enfin à opter pour la troisièmes solution, après tout les clones ne s’attendaient sûrement pas à ça.
                    Elle se plaça de la meilleure manière qu’elle pouvait, elle faisait en sorte d’avoir un max de clones dans son champs de tir, mais même comme ça, il lui faudrait de nombreux tirs et un temps très long pour tous les abattre et donc le risque de se faire attraper , mais la le temps n’était plus à la réflexion, mais à l’action.
                    Talilia visa le premier clone, elle était sur le point de tirer quand elle vti tous les clones se diriger vers le même endroit. Interloquée, Talilia regarda aussi ce qu’il se passa et elle vit la vitre brisée.

                    *nan ne me dis pas qu’ils ont sauté ??

                    Talilia mit plusieurs secondes à les retrouver, elle voyait leur chute vertigineuse, elle était totalement impuissante sur les événements.

                    *Putain !! Mais quel con c'est pas possible !!

                    Talilia suivit impuissante la chute vertigineuse de ses compagnons, elle voyait déjà la scène sur le sol, de ses compagnons écrasés comme de vulgaires insectes sur le sol.
                    La seule bonne nouvelle, c’était qu'elle n’aurait pas à s’expliquer du demi échec de cette mission à son nouveau chef.
                    Mais sans que Talilia ne comprenne comment, Arda avait réussi à se projeter contre un airspeeder, Talilia regarda la scène, le combat entre Arda et l’inconnu était sévère, et Arda n’était pas en position favorable. Elle prit son Fusil, et visa en direction du speeder.
                    Elle devait faire gaffe, elle n’avait pas le droit à l’erreur sinon elle pourrait toucher Arda, elle attendit le meilleur moment puis elle ouvrit le feu.
                    1 tir, 1 mort, quoi de mieux, elle venait de montrer ses talents de snipeuse à Arda, mais il restait le problème Daniel, celui-ci tombait toujours, lesté du poids de la sénatrice il allait de plus en plus vite, mais Arda tenta et réussit l’impossible, lui sauver la vie à lui et à la sénatrice, bientôt morte…
                    Tout ce mal pour la tuer, leur client devait vraiment la détester, il aurait été tellement plus facile de la tuer dans l’hôpital, plus facile oui, mais moins amusant, moins stimulant et surtout moins excitant.
                    Le voyage à bord du speeder se passa sans problème, mais Talilia avait une sensation étrange, comme si quelque chose allait mal tourner, elle n’arrivait pas à savoir pourquoi, mais c’était une sensation étrange, diffuse comme si on voulait la prévenir de quelque chose, mais elle ne savait pas encore quoi.
                    Le groupe arriva à l'entrepot, Talilia, la senatrice et Daniel descendirent tous les trois du véhicule et Arda partit assez prestement.
                    Talilia sentait que quelque chose n'allait visiblement pas chez elle, elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait que quelque chose la dérangeait.
                    Hk-47 et Daniel étaient en train de tout préparer,  l'exécution était pour bientôt et ça serait son tour de passer à l'action, elle avait un meurtre à accomplir, une torture, un supplice filmé.
                    Mais bien qu'elle avait aimé faire cela à une personne qu'elle detestait profondément, elle se demandait si elle prendrait autant de plaisir à tuer ainsi une personne qu'elle ne connaissait même pas et surtout une personne déjà à moitié morte .... Cette fille avait déjà un pied dans la tombe, mais cette fois-ci elle était payé pour faire cela, alors elle le ferait point final.
                    Talilia examina ensuite ses nouveaux jouets, les scalpels étaient en excellent état, il avait même l'air neuf, elle les controla un par un pour être sure de leur tranchant, après tout, elle allait être filmée, il ne fallait pas que l'un de ces scalpel soit défectueux.
                    Pendant ce temps la, elle remarqua la petite dispute entre HK et Daniel, les choses n'avaient pas l'air au mieux entre eux. Certes Hk avait fait fort, mais il avait fait le nécessaire pour s'assurer que la majorité de la garde soit coincée dans les étages supérieurs.
                    Elle regarda brièvement la scène jusqu'à ce que daniel tombe dans les pommes.


                    -HK arrête de t'amuser, on doit faire équipe avec lui et Arda.


                        Affirmation : Très bien maîtresse, je ferait selon vos désirs, mais je trouve ce personage grossier et sans manières.


                    -tu as sûrement raison, mais l'on doit faire avec, quand il sera réveillé, donne lui une copie des dossiers que tu as sur lui.


                        Réponse : A vos ordres, il aura ces informations.



                    Daniel reprit consience quelques minutes plus tard, une fois qu'il eu reçu ces informations il informa des risques qu'elle encourrait si son visage étais découvert, chose qu'elle savait déjà, mais il lui donna une grand piece de tissus pour masquer son visage.
                    Talilia enroula ses lékkus autour de son cou, puis elle passa le tissu sur son visage de manière à qu'il cache le haut de son visage, le bas de son visage et le cou, il ne restait plus que ses yeux de visible, pour cela elle utilisa les lunettes qu'elle possédait.
                    Une fois la troupe prête, Daniel fit un petit discours, plutôt étrange, mais qui collait à merveille avec son déguissement de clown.
                    Talilia se retrouva donc seule, seule face à l'écran, face à des milliards de téléspectateurs, elle devriendrait populaire, mais personne ne saurait jamais que c'était elle.

                    Talilia s'aprocha de sa victime, de son jouet, mais dans les conditions actuelles, elle était privée de ses meilleures armes psychologiques, son regard masqué, sa bouche cachée, elle ne pouvait visiblement pas imposer son aura sur sa victime.
                    Mais cela n'allait pas l'arrêter, elle s'éloigna un peu pour réfléchir quelques secondes, puis elle se retourna, elle avait trouvé comment elle allait faire.
                    Talilia s'approcha de sa victime, d'un déhanché endiablé elle fit le tour de sa proie, elle renifla ensuite le parfum de sa victime, elle pouvait déjà sentir la peur, cette petite bestiole bleue était terrifiée à l'idée de ce qui allait lui arriver.
                    Talilia lui caressa la joue, d'abord tendrement, presque avec amour, puis sans prévenir elle la baffa.
                    Talilia avait un sourire qui lui montait jusqu'aux oreilles, mais sa victime ne pouvait le voir et ce petit détail la chiffonnait un peu, elle fit un nouveau le tour de sa victime, elle se baissa et approcha sa bouche de l'oreille de sa victime et elle lui chuchota doucement et tendrement a l'oreille.


                    - Je ne vais pas te tuer ..... je vais te torturer encore et encore et encore, jusqu'à ce que tu me supplies de t'achever, jusqu'à ce que ton corps lui-même abandonne la simple idée de survivre ...... Et tu n'as pas de chance, je me suis plutot ennuyée aujourd'hui alors je vais devoir me venger sur toi.

                    Talilia lui mordilla l'oreille au travers du tissu, puis elle s'éloigna de nouveau, cette fois-ci, ce sont ses sclapels qu'elle était partie prendre.
                    Talilia les présenta ensuite à sa petite victime bleutée.
                    Puis elle lui dit toujours en chuchotant pour qu'elle seule entende.

                    - Tu vois ces jolis scalpels? On a été les chercher dans ton hôpital, ils sont beaux tu ne trouves pas ? Je me demande si ils coupent ? ... Et si on les testait ? tu en penses quoi ?


                    Elle faisait des signes négatifs de la tête, alors Talilia comme si c'était un accident entailla la joue gauche de la victime qui poussa un cri étouffé.


                    - Oups pardonne moi, j'ai vraiment pas fais exprès, dis donc ils sont vachement tranchants !!


                    Talilia le retourna dans sa main pour que la lame soit pointée vers le bas.


                    - Tu imagines les dégats que cela pourrait faire si cette lame venait à tomber sur quelqu'un?


                    Et Talilia comme si de rien n'était posa sa main qui tenait le sclapel sur le bras de sa victime, la lame s'enfonça de toute sa longueur au travers de la peau et des muscles de la pauvre petite souris qui poussa un autre cri étouffé.


                    - Mais que je suis maladroite, je n'ai pas fais trop mal j'espère?
                    - Bon aller pour me pardonner je vais couper tes liens.


                    Talilia aprocha le scalpel des liens de sa victime, mais au moment où elle allait le toucher, elle fit comme si la lame avait ripé, celle-ci trancha la peau de sa victime sur toute la longueur de sa main.


                    - Ohh raté, bon je réessaye.


                    Talilia aprocha une nouvelle fois la lame du lien, mais encore une fois elle ripa et cette fois-ci la lame trancha jusqu'à l'os le pouce de la victime qui poussa un hurlement de douleur, un hurlement qui aurait pu tous les assourdir si cette dernière n'avait pas eu un gros baillon au travers de la bouche.
                    D'ailleurs ce baillon, Talilia avait bien envie de lui enlever, mais il y avait tout de même certain risque, risque qu'on l'entende hurler à la mort, ou qu'elle morde tout simplement, même si pour la deuxieme hypothese... cela avait peu de chances de se réaliser, mais bon mieux valait ne pas prendre de risques.
                    Talilia caressa avec douceur le pouce à moitié tranché, elle fit un sourire presque sympathique puis elle le saisit dans sa main et toujours avec un sourire, mais cette fois-ci beaucoup plus sadique, elle le cassa net.
                    Sa victime, sa proie hurla encore une fois, elle pleurait aussi à grosses gouttes, elle baissait la tête d'un air résigné, Talilia savait ce qu'elle voulait, elle voulait que cela se termine, mais elle voulait aussi des réponses et Talilia en voulait une aussi, elle voullait être sure d'une chose, mais pour cela elle devait arrêter temporairement de la torturer.

                    - Je suis certaine que tu veux savoir pourquoi on fait ça.

                    Talilia s'aprocha d'elle et elle lui chochota doucement

                    - Ecoute ma jolie, tu vas mourir, mais ça tu le sais déjà et ta mort sera douloureuse, mais je peux les abréger, ou les faire durer encore et encore et encore, en fait si je te propose cela, c'est que je vois clairement que tu es déjà hors service, tu n'as aucune envie de survivre plus longtemps et je ne vais prendre aucun plaisir à torturer quelqu'un de déjà mort psychologiquement.

                    Talilia tourna la chaise sur le côté, puis elle quitta le champ de la caméra, elle alla voir son droide Hk

                    -Tu peu montrer à notre victime qui est notre client, celui que l'on a rencontré.

                     : Réponse : A vos ordres maîtresse, je ferai selon vos désirs.

                    -Mais fait en sorte que l'holo reste hors caméra.

                      -comme vous le voulez maîtresse.

                    HK afficha en face de la victime le client, au vu de la réaction sur son visage, Talilia remarqua tout de suite qu'elle le connaissait bien.

                    - Alors, tu le connais ?

                    La sénatrice la regarda, puis elle fit un non de la tête, Talilia était un peu surprise, mais au final elle pourrait s'amuser encore plus longtemps.
                    Talilia s'approcha à nouveau de la sénatrice, mais d'un pas vif et décidé, sans prévenir elle asséna une droite direct dans la machoire ainsi qu'un coup de genou dans les côtes, d'ailleurs un craquement sinistre au niveau du torse lui indiqua que certaines côtes n'avaient pas tenu le choc ..... de toute façon elle était condannée, peu importait l'état général de son squelette, mais au moins elle souffrirait jusqu'au bout.
                    Talilia prit un autre sclapel, pour voir si  il coupait aussi bien, il était un peu plus long et la lame avait l'air plus tranchante encore, elle s'approcha des jambes de la sénatrice, jambe qu'elle avait pour le moment laissée intacte.
                    Elle commença d'abord par les caresser tendrement, avec délicatesse et amour, avant de passer doucement le scalpel sur la peau.
                    Cette dernière se coupait comme du beurre, Talilia n'avait même pas besoin de forcer pour trancher cette peau fine et bleutée.
                    Le sang de sa victime coulait de manière abondante maintenant et par toutes les plaies que Talilia lui avait faites, d'ailleurs elle avait du sang sur les gants, cette vision lui faisait plaisir, mais déclenchait aussi un petit côté sauvage qui faisait qu'elle en voulait plus !
                    Talilia inspecta le bras droit de sa victime, bras qu'elle n'avait pas encore attaqué, elle

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                      Auteur : Talilia Sacara

                      cherchait une chose bien précise, l'artère, elle mit plusieurs secondes à voir à peu près où elle était, mais une fois repérée, elle planta le scalpel à de nombreuses reprise dans le bras pour le massacrer et pour trancher cette artère.
                      Le sang coulait à foison et sa victime avait presque perdu connaissance sous la torture, il était maintenant temps d'en finir, mais elle n'allait pas la tuer d'un coup sec, non cela serait trop facile, trop gentil, trop doux, elle lui planta le sclapel dans la gorge, mais pas pour l'égorger, mais pour faire une entaille au niveau des veines et des voies respiratoires, elle allait se noyer dans son propre sang, cela durerait de nombreuses minutes, mais il était déjà trop tard pour qu'elle puisse être sauvée, Talilia se tourna vers la caméra, la tenue et le turban tout tâchés de sang, puis elle prit la parole.

                      -La sénatrice est morte, elle va se noyer dans son sang et mourir dans la peur et la souffrance sans personne pour l'accompagner dans son dernier voyage.

                      Elle pointa son doigt vers la caméra comme si elle voulait faire passer un message alors qu'elle ne faisait que jouer la comedie.

                      - Vous êtes responsables de sa mort, je ne suis que votre bras armé ..... et dangereuse.

                      Talilia s'approcha de la caméra et coupa la transmission, la torture était terminée, leur mission aussi, mais Talilia avait une dernière chose à faire.
                      Elle s'approcha de sa victime et lui trancha l'oreille, c'était son trophé, son petit souvenir, puis elle la mit dans sa poche à côté de l'oreille du zakkeg qu'elle avait tué.
                      Elle lui retira le baillon aussi de toute façon elle ne pouvait plus parler, tout ce qu'elle faisait encore c'était respirer difficilement en crachant du sang par la bouche, sa repiration était rapide et saccadée, pleine de peur, elle était en train de mourir noyée dans son propre sang, sang qui lui remplissait les poumons petit à petit, mais dans un dernier effort ,elle parvint à dire, ce qui surprit étonament Talilia :

                      - tu...tuez ... le ... m ..on .. assis.....tant ce...lui ...sur . l'hologr.a.

                      Riyo luna sénatrice de Coruscant venait de mourir noyée dans son propre sang, le fait de parler avait provoqué sa fin de manière définitive, mais Talilia avait maintenant la réponse à sa question, mieux valait tard que jamais.

                      * ne t'inquiète pas pour ça, il va mourir, mais pas demain*

                      Juste après ces pensées, elle regarda son droide assassin et elle lui fit un sourire.
                      Elle nettoya ses scalpels qu'elle rangea un par un quand soudain un flash s'imposa à elle, une sorte de vision, c'était trouble, mais elle reconnaissait l'exterieur du hangar, elle voyait qelqu'un ... une femme ..Arda qui se faisait agresser par trois personnes, c'était trouble mais elle voyait une lutte, puis un tir de blaster, un grand flash puis plus rien.
                      Talilia étais assise par terre la respiration haletante, elle avait ces images gravées en tête, elle sentait qu'il allait arriver quelque chose.

                      -Arda ...

                      Talilia se releva d'un bond, elle atrappa son DC-17 et sortit du hangar telle une furie, elle ne savait pas vraiment où elle devait aller, mais elle avait comme un pressentiment, de sentir ce qui allait se passer.

                      Comme dans sa vision, elle vit Arda en mauvaise posture face à trois hommes, un humain, un devaronien et un twi'lek.
                      Sans prendre le temps de viser, elle ouvrit le feu sur le devaronien car il tenait un blaster.
                      Le premier tir lui frola l'oreille, mais le deuxième le toucha en plein dans le crâne qui explosa en plusieurs morceaux.
                      Puis elle tira sur l'humain qui était celui qui était le plus proche d'Arda et elle le tua de deux tirs de blaster dans le torse.
                      Elle se tourna vers le twi'lek, elle le charga, il avait l'air paniqué, elle detestait les twi'lek pour ce qu'il lui avaient fait subir, elle massacrerait tous les twi'lek jusqu'au dernier !!!
                      Elle tira dans le genou du twi'lek qui s'écroula au sol, tout en la suppliant dans sa langue natale de l'épargner, mais Talilia n'écoutait plus rien, elle sauta sur lui et entreprit avec la crosse du blaster de lui exploser le crâne.
                      Elle l'entendait hurler de douleur pendant qu'elle lui défonçait la boite crânienne, puis des bruits incompréhensibles, mélange de cris étouffés et d'os qui se brisent, elle le frappa encore et encore et encore jusqu'à ce que son crâne soit totalement brisé, qu'elle ait transformé en compote ce qu'il avait de cerveau.
                      Elle regarda Arda, droit dans les yeux, Talilia avait encore un visage de démente et un regard completrement fou, plein de haine, même si tout cela n'était pas pour elle.
                      Talilia mit quelques secondes à retrouver une expression normale, puis elle dit :

                      -ça va ?

                      Talilia lança un coup d'oeil au cadavre

                      - Nous ferions mieux de les planquer avant que quelqu'un ne les voie

                      Talilia se retourna pour se diriger vers le cadavre le plus proche, puis sans tourner la tête elle dit à Arda.

                      -Si tu as des questions ... garde les pour plus tard.

                      Talilia attrapa le corps du twi'lek vers l'interieur du hangar, elle savait qu'elle avait un peu pété les plombs, mais jamais elle ne pourrait pardonner aux membres soit disant de la même race qu'elle. Une fois dans le hangar elle jeta le corp sans ménagement. Puis elle se tourna vers Arda et Cthulhu

                      - j'ai un ptit creux et vous ?

                      La question pouvait avoir l'air déplacée après ce qui venait de se passer, mais elle savait qu'elle devait changer de sujet au plus vite.

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                        Post n°18
                        Auteur : Arda Moonshade

                        Arda s’était immobilisée, la main à quelques centimètres de la poignée de la porte de l’entrepôt.

                        Il y a quelque chose qui cloche…

                        Elle n’aurait pas su dire ce qui l’avait alertée. Une odeur ? Un son ? Un mouvement capté du coin de l’œil ? En tout cas, elle savait qu’elle n’était plus seule dans ce coin désert et pouilleux. Et a priori, ce n’était pas une bonne nouvelle.
                        D’après ce qu’elle avait pu voir en revenant à l’entrepôt, ses camarades avaient entamé la phase « torture », et il y avait peu de chances pour qu’elle soit déjà finie, si Arda avait bien jugé Talilia. Donc ça ne pouvait pas être elle, ni Cthulhu, ni HK, elle aurait parié qu’aucun n’aurait laissé les deux autres seuls. Donc, ça ne pouvait être que des ennemis.

                        Arda hésita un moment. Elle ne pouvait tout de même pas entrer et risquer d’attirer les importuns à l’intérieur, si l’opération n’était pas terminée. D’un autre côté, elle n’était pas armée, à part de son coupe-papier, et si les autre étaient plusieurs, ou si eux avaient une arme, elle serait en mauvaise posture.
                        Mais après tout, ce n’était pas ça qui allait l’arrêter, au contraire.

                        Arda se retourna lentement, en se frottant pensivement le menton. Un rapide tour du propriétaire lui appris que la ruelle malodorante offrait une bonne dizaine de cachettes à tout le moins.
                        Elle s’écarta de la porte, comme si elle avait simplement changé d’avis. Elle n’avait pas fait trois mètres qu’une silhouette sombre se découpa au coin d’un autre entrepôt. Un homme. Ou alors… non, ce n’était pas un humain, mais un Twi’lek. Un Twi’lek à la peau jaunâtre, à ce qu’on pouvait en voir sous la crasse. Il ne paraissait pas armé, et vu son attitude décontractée et arrogante, il ne devait pas être seul. Arda ne tarda pas à avoir confirmation. Elle eut une petite grimace en voyant le deuxième importun apparaître de derrière une caisse.

                        Une saleté de dévaronien… Moui… il a pas l’air aussi lâche que les autres que j’ai déjà croisés… ah… et il a un blaster… saleté… saleté de saleté…

                        Mais ce n’était pas fini. Un troisième sortit d’une autre planque, à deux mètres à peine d’elle, un humain cette fois, et il réussissait l’exploit d’être encore plus pouilleux que le Twi’lek et le Dévaronien réunis. Cette fois Arda eut carrément une moue dégoûtée, qui ne disparut pas, contrairement à la grimace un peu plus tôt. Il était moche, sale, il puait à trois kilomètres… et il était à moins de deux mètres d’elle… sa main se referma sur le manche du coupe-papier, dans sa poche.

                        -Alors ma belle ? On se promène ? C’est pas un coin pour se balader tu sais ?... oui, je crois que tu le sais.

                        Donc, il était moche, il puait, et il avait mauvaise haleine… sans compter que c’était visiblement un imbécile prétentieux.

                        -Alors ? Tu nous dis c’que tu fais par ici ? Moi et mes amis, on croit pas qu’tu t’promènes, ou qu’tu t’es perdue… On croit qu’tu sais c’que tu fais dans l’coin, et c’qu’y a dans le hangar là. Et pour qu’une bonne femme comme toi vienne seule par ici, faut qu’ce soit du tonnerre dans l’hangar là. Alors ? Tu nous expliques tout tout de suite ? Ou tu préfères qu’on passe à la manière forte ? Mon pote jaune là, il aime bien s’amuser avec les dames, tu v…  Quoi ? Ça t’fait marrer ? Tu m’crois pas p’tête ? Tu veux voir pour de bon ?

                        Bon… faut que je fasse quelque chose…avant de mourir asphyxiée par sale type numéro un. Faut que je me débarasse du Dévaronien d’abord, à cause du blaster… Si je lance mon coupe-papier, j’ai une bonne chance de l’atteindre, après, j’ai plus qu’à me débarrasser des deux autres, ils ont pas l’air armés. La situation est sous contrôle. Allons-y

                        Ça aurait pu être un bon plan. S’il n’y avait pas un minuscule point faible. Elle n’était absolument pas douée en lancer de couteau. Et s’il était déjà difficile de tuer quelqu’un en lançant un couteau, c’était presque impossible avec un coupe-papier en ivoire.
                        Mais Arda était prête à essayer. Et elle n’imaginait pas un seul instant que ça pouvait échouer.
                        Sa main dans sa poche tenait toujours le coupe-papier.

                        C’est à cet instant que la porte de l’entrepôt s’ouvrit avec fracas et que Talilia en sortit comme un diable de sa boîte. Sans marquer la moindre surprise, elle pointa son arme sur le Devaronien encore stupéfait et tira. Il lui fallut deux coups pour le tuer. Ça fit sourire Arda. Une réaction tout à fait inappropriée.

                        Elle avait l’air de savoir avant même de sortir… comment elle pouvait savoir ?

                        Le crâne du Devaronien explosa, une amélioration indéniable pour son apparence.
                        Talilia se retourna aussitôt contre l’humain qui réagissait seulement maintenant. Il fit un pas vers Arda… et s’écroula, touché de deux tirs dans le torse. Arda croisa les bras sur sa poitrine et regarda la Twi’lek qui n’en avait visiblement pas fini. Elle s’était jetée sur son frère de race et le martelait de coups il hurlait. A cause des coups ? ou de son genou blessé par le blaster de Talilia ? Arda avait l’impression qu’il disait quelque chose, qu’il suppliait vu le ton. Mais elle ne comprenait pas un mot. Et Talilia n’avait pas l’air de vouloir écouter. Le jaune finit par ne plus pouvoir émettre que des gargouillis incompréhensibles. Puis plus rien. Plus rien du tout. Non, le Twi’lek jaune ne dirait plus jamais rien. Un tel comportement dénotait une haine féroce. Haine qui ne pouvait pas viser ce Twi’lek en particulier.
                        Arda, qui avait reculé de deux pas pendant la scène, secoua la tête d’un air attristé. Talilia détestait sa propre race, ça ne devait pas être facile tous les jours.
                        Talilia la regarda, un éclair de folie dans le regard. Arda laissa un sourire amusé. Puis la chasseuse de prime retrouva son sang-froid, et l’Arkanienne son impassibilité.


                        -ça va ?

                        Arda haussa un sourcil. Question idiote et déplacée…

                        -Pourquoi ça n’irait pas ?

                        Les planquer ? C’est sans doute plus prudent oui. Mais il est hors de question de toucher ces sales types…
                        Quant à mes questions… bien sûr que j’en ai… mais j’ai l’habitude de trouver les réponses moi-même…


                        Talilia emporta le corps du Twi’lek à l’intérieur.
                        Arda s’approcha de l’humain, et eut un haut-le-cœur. Non, décidément non, elle ne le tirerait pas jusqu’à l’intérieur…
                        A la place, elle déplaça légèrement le Dévaronien et arrangea son corps pour modifier la scène. Elle effaça aussi certaines traces. Maintenant, on voyait des traces du Jaune, mais aucune indiquant qu’il était mort. On pouvait en conclure que c’était une bagarre de rue qui avait mal tourné. Comme il y en avait si souvent dans ces quartiers. On verrait les traces d’un troisième type, et on penserait qu’il avait tué le Dévaronien après que celui-ci ait tué l’humain.
                        Bien sûr, une étude attentive démonterait toute cette savante construction. Mais, étant donné le coin, la… personnalité… des morts, et les habitudes des autorités, il y avait peu de chances qu’on procède à une étude attentive.

                        Arda se décida à suivre Talilia à l’intérieur. La scène était apocalyptique. La Twi’lek était incapable de travailler proprement, sans mettre du sang partout… c’était pas le genre de travail pour elle ça. Elle devrait trouver une spécialisation qui ne salissait pas…

                        Mais le moment était mal choisi pour évoquer la question. Il allait falloir vider les lieux rapidement maintenant. En s’assurant de ne laisser aucune trace.

                        Mais Talilia voulait apparemment aller manger maintenant.


                        -Pourquoi pas ? Je connais un bon restau pas très loin du hangar à vaisseau…

                        -Ça c’est une bonne idée, j’ai un truc à récupérer au vaisseau, je vous retrouve plus tard.

                        C’était Cthulhu, débarrassé de son maquillage clownesque, qui venait de parler. Et avant que les deux femmes aient pu dire quoi que ce soit, il quitta le hangar.

                        Arda haussa les épaules, pour l’instant encore, elle préférait le savoir loin.
                        Elle regardait autour d’elle, cherchant ce qu’elle pouvait faire pour éviter qu’on remonte leur trace. Il n’y avait pas grand-chose. Elle ramassa un ou deux scalpels qui traînaient, rassembla les quelques vêtements déchirés qui témoignaient de leur passage par l’hôpital, elle les jeta dans un vieux poêle, complètement archaïque, qui avait été oublié dans un coin, et mis le feu à l’ensemble.
                        Elle contempla les flammes en regrettant de ne pas en savoir plus sur ce clown psychopathe qui sévissait dans la galaxie. Elle aurait pu parfaire la mise en scène. Tant pis.

                        Du coin de l’œil, l’Arkanienne remarqua Talilia qui parlait à voix basse à son droïde. La boîte de conserve s’en alla dès qu’elle eut fini.
                        Arda leva les yeux au ciel. Où est-ce qu’elle l’avait envoyé ? ce n’était vraiment pas le moment !
                        Enfin… de toute façon, il n’aurait pas été accepté dans le restaurant. Autant qu’il soit ailleurs. Arda avait prévu de le laisser au vaisseau, mais c’était peut-être pas plus mal comme ça…

                        Elle jeta un coup d’œil circulaire. Bon… normalement, elle avait nettoyé tout ce qu’elle pouvait. Elle ne voyait vraiment rien de plus à faire.

                        Elle se dirigea à son tour vers la porte et se tourna vers la Twi’lek.


                        -Bon, on y va ? On doit récupérer l’autre machin au vaisseau, et aller au restau. C’est moi qui invite… Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? C’est pas moi qui ai du sang sur le bras…

                        Arda vérifia par acquis de conscience, avec les éclaboussures causées par les tirs de tout à l’heure, il n’était pas impossible que le sang d’un des trois importuns l’ait atteinte. Mais non, pas de tâches.
                        Depuis que Talilia était intervenue de manière tout à fait miraculeuse pour la tirer d’un mauvais pas, Arda la trouvait bizarre.
                        L’arrogante demoiselle ne songeait pas que ce pouvait être elle qui avait changé de regard sur sa collègue.

                        Arda haussa les épaules, et sortit de l’entrepôt qui puait la mort. Sans regarder si Talilia la suivait, elle s’engagea d’un pas rapide dans les ruelles nauséabondes.
                        Elle quitta assez vite le quartier glauque des entrepôts, et arriva dans des rues plus fréquentables. Avisant un distributeur de crédits, elle en profita pour puiser dans son compte secret, pour avoir de quoi payer le repas qui s’annonçait.
                        Elle attrapa au vol une navette publique qui la déposerait un peu plus tard dans le quartier de l’astroport.  Et elle constata avec un certain soulagement, totalement déplacé à son humble avis, que Talilia était là aussi. Les deux femmes firent mine de ne pas se connaître tout au long du voyage. Elles descendirent, comme beaucoup d’autres, à la station Astroport. Et ne se rapprochèrent l’une de l’autre qu’après s’être éloignées de la navette et de la foule qui l’entourait.
                        Elles arrivèrent au hangar où était garé leur vaisseau au moment même où Cthulhu en sortait. Il avait récupéré son chapeau.

                        Tout ça pour ça ? Il pouvait pas s’en passer un peu plus longtemps de cette horreur ? Est-ce qu’ils vont le laisser entrer avec ce machin sur la tête ?...

                        Avec une nouvelle grimace, fataliste cette fois, elle fit demi tour. Elle guida les deux autres jusqu’à un établissement d’une certaine classe, à deux pas du terminal principal de l’astroport.
                        Le portier failli bien les refouler, mais Arda n’eut qu’à lui dire quelques mots pour qu’il s’efface en s’excusant.

                        Arda s’approcha d’une hôtesse d’accueil très stylée. Celle-ci l’écouta attentivement, jeta un coup d’œil discret à la tenue des trois chasseurs de prime et accepta de les conduire dans une des salles à manger privée, après avoir vu les crédits d’Arda bien entendu.
                        On les fit passer par les couloirs extérieurs, hors de vue de la grande salle où les clients étaient autrement  mieux vêtus qu’Arda et ses collègues. L’Arkanienne souriait, ironique. Elle avait toujours été habituée à cette ambiance, à ce milieu, et trouvait très amusant d’être ainsi maintenue à l’écart des autres clients, parce que, apparemment, pas du même standing.
                        Pourtant son attitude assurée, et même méprisante, n’avait rien à envier à celle des autres clients. Arda semblait parfaitement dans son élément, en même temps que totalement déplacée.

                        Ils s’installèrent donc dans une petite salle privée, autour d’une table pour cinq ou six. Et Arda, d’autorité, commanda pour tout le monde. Le serveur, qui s’était approché avec un air pincé, sembla se détendre et approuvé les choix et les manières de cette cliente atypique. Ce n’était peut-être pas une de ces parvenus qui venaient engloutir en un repas le salaire de plusieurs mois, finalement. Il disparut avec sa commande, mais revint bien vite avec le vin demandé.
                        Quelques minutes plus tard, il apportait les entrées.
                        Le repas se déroula sans anicroches, mais, en grande partie, dans un silence pesant. Arda ne faisait rien pour alimenter la conversation de toute façon.
                        Le plat succéda à l’entrée, puis le dessert au plat.
                        Le restaurant tenait les promesses de son apparence.

                        Vers la fin du dessert Arda reposa ses couverts et regarda les deux autres.

                        -Et maintenant ? On rentre sur Dantooine ?

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                          #20

                          Post n°19
                          Auteur : Cthulhu

                          Durant toute la prestation télévisée de Talilia, puis lors de l’échauffourée au dehors, Daniel était soigneusement resté à l’écart. Toutefois, en déduire que cette décision était le fruit de la couardise était une grave erreur ... En effet, participer à ce genre d’ « activités » ne l’intéressait tout bonnement pas, et pire, l’écœurait au plus haut point (en plus du fait qu’il ne voulait en aucun cas se salir les mains pour si peu). Car si tuer pouvait être assimilé dans certaines cultures comme une forme d’art, Cthulhu aurait alors définit la prestation actuelle de Talilia comme de l’abstrait. Pour l’aspirant chasseur de prime la pratique de la torture et de la mutilation était une honte pour la profession. L’homme aimait le travail bref et sans bavure qui était à des années lumières de la véritable boucherie exercée par la twileck. Chaque seconde passée au cœur du bâtiment augmentait les risques et les preuves à charge pouvant être retenues contre les membres du commando. Si les autres n’y pensaient pas, Daniel, lui, l'avait bien en mémoire et effaçait méticuleusement les traces derrière lui. Jamais plus il ne retournerait en prison …

                          Bien qu’il prétexta plus tard à ses camarades que sa longue absence dans les profondeurs insalubres du hangar était due à l’effet laxatif de l’hydrogénophosphate de sodium, la vérité était toute relative. Se contemplant seul dans le miroir des toilettes, l’aspirant chasseur de prime savourait le court moment d’intimité qui lui était permit. Cette saloperie de HK47 et sa propriétaire psychopathe étaient dans la pièce d’à côté ce qui lui permettait enfin de prendre ses aises et souffler un peu. Sous son air hautain habituel, il était profondément mal à l’aise, préférant en cet instant l’obscurité et la solitude des latrines à la compagnie de ses comparses. Au son des gémissements et des quelques paroles qui filtraient à travers la porte il ne faisait plus aucun doute que Talilia Scara torturait gaiement sa victime … Les premières constatations de Daniel annotées dans son journal au sujet de la twileck se voyaient être corroborés. Prenant son stylo et son calepin, Cthulhu rédigea une courte note dans son journal.


                           


                          Journal D. Cthulhu : Troisième entrée.

                          En raison de la situation actuelle je me dois d’être succins dans mes écris. Le colis a bien été amené à destination et le contrat a été remplit conformément aux directives du commanditaire. Le bourreau, (volontaire pour cette partie de l’opération), fut la Twileck du nom de Talilia. Je tiens donc à minimiser immédiatement mon engagement dans l’assassinat de la sénatrice Ryo Luna. Je n’ai participé personnellement qu’à la partie Kidnapping et non à l’acte barbare retransmit sur l’holonet. Quant à l’incendie de l’hôpital central, j’en refuse toute responsabilité. Ceci est la conséquence directe d’une unité HK-47 de mauvaises fabrication ayant reçut la tache de nous seconder. Une fois de plus, la responsabilité de sa propriétaire est engagée dans la dégradation de ce bien public et des vies misent en danger inutilement.
                          Approfondissement concernant Talilia : Suite à une étude plus approfondie j’ai décelé chez le sujet ce qui s’apparenterait à un trouble profond de la personnalité. En effet, l’argent ou de challenge ne semblent pas être des valeurs fondamentales.  La motivation de cette personne remonte donc théoriquement à des bases plus personnelles, et par déduction : anciennes. (Note : se renseigner s’il y a des antécédents de maladie mentale dans sa famille ou si ce dernier est la conclusion d’un choc post-traumatique). En me basant sur les raisons de son implication dans l’opération, son rôle, son attitude et la qualité de son travail, je suis amené à penser que la violence est pour elle un exutoire. Pour ainsi dire son comportement violent et sadique doit être une manière d’extérioriser un mal être conscient ou inconscient. 

                          / ! \ Attention : Le maniement des armes à distance semble être une de ces spécialisées. Privilégier une attaque physique tout en veillant à avoir préalablement liquidé le droïde de merd*.


                           
                          Cthulhu relu rapidement ce qu’il venait d’inscrire sur son carnet avant de le refermer avec attention. Satisfait, il le replaça méticuleusement dans sa besace avant d’ouvrir le robinet du lavabo pour se débarbouiller. L’homme allait enfin se débarrasser de cet aspect de clown [ … ] Une fois qu’il eut ôté l’intégralité de son maquillage, le chasseur de prime fouilla de nouveau dans sa sacoche pour en ressortir un petit flacon d’acide dont il en rependit le contenu sur l’émail du lavabo. Agissant ainsi, il détruisait consciencieusement les quelques preuves qui auraient put l’incriminer. Daniel le savait, il était fiché ! Et s’était pour cette raison qu’il ne devait pas faire d’erreur et de toujours rester sur ses gardes. Si la peur de retourner en cabane était une chose, le challenge en était un autre. Même s’il effaçait ses traces, Cthulhu ne pouvait s’empêcher de toujours vouloir tenter le diable. C’était de cette façon qu’il se sentait vraiment en vie. A l’aide d’un tournevis, Cthulhu récupéra de la graisse qui était sur le sol et l’étala sur le miroir de manière à y inscrire une courte phrase. Elle se présenta alors tel quel :




                          Inscription sur le miroir :

                          Pour L’ Amour Fraternel On Ne Décide


                          Content de son énigme qui, en toute franchise, n’était pas très difficile, Daniel s’aida du lavabo comme d’un escabeau afin d’avoir accès au plafond. Comme il le pensait, ce dernier était un faux plafond dans lequel passaient bon nombre de gaines électriques. Il appuya doucement sur la surface pour y déplacer un cache et enfin avoir accès à cette partie. Si l’on voulait monter en haut en s’aidant du lavabo, (seul élément haut dans cette pièce avec les toilettes), on ne pouvait qu’aboutir a cette trappe. A demie entré dans la conduite, le toxicomane sortit quelques bricoles de sa besace pour y annoter une sur une feuille volante une charade de son cru avant de l’accrocher sur une gaine à l’aide d’une punaise. Quand le tout fut terminé Cthulhu replaça le couvercle et redescendit à terre. Il effaça les traces de pieds sur le lavabo et alluma une cigarette. Sa charade était à présent cachée et se trouvait pile au dessus du lave-main. Pour la trouver il fallait donc dans un premier temps comprendre la première énigme.


                           

                          Charade :

                          Mon premier est un monticule.
                          Mon second est l’attribut entre l’Hélium et le Béryllium.
                          Située au dessus du sol, mon troisième est la référence du musicien.
                          Mon tout est mon assassin.


                          Une fois son affaire terminée, Daniel quitta les toilettes pour se rendre dans le hangar. Tout en se frottant les mains dans un geste d’autosatisfaction, l’homme discerna d’un rapide coup d’œil le cadavre de la sénatrice qui était littéralement couvert de sang. La femme avait du souffrir le martyr avant que la mort tant espérée ne vienne la délivrer … La vue de ce sinistre spectacle laissait pourtant Cthulhu insensible. Le contrat avait été remplit et seule l’idée de bientôt toucher le fruit de ce dur labeur lui traversait en cet instant l’esprit. Alors qu’il s’imaginait gaiement nager dans une piscine de billet, le toxicomane fut brutalement ramené sur le plancher des vaches par les essoufflements répétés de Talilia qui était en plein effort. Avec lassitude il tourna sa tête dans sa direction pour contempler la dernière prouesse de sa camarade.

                          Daniel put alors remarquer ce qu’il n’avait vu au premier abord. La jeune femme était entrain de rentrer le cadavre d’un de ses congénères à l’intérieur de la pièce. Peut-être pensait-elle que faire sauter la moitié d’un hôpital n’était pas suffisant ? Fallait-il à présent dézinguer les piétons ? Consterné par ce spectacle, Cthulhu se demandait bien ce qu elle avait bien foutue encore ? Se caressant la barbe avec douceur, l’aspirant chasseur de prime abandonna finalement cette question lorsque Arda aborda sur un ton décontracté l’idée saugrenue d’aller manger. Soucieux de récupérer son chapeau et préférant se barrer de la scène de crime avant que la Twi’leck ne décident de faire encore plus de grabuge, l’homme acquiesça.


                          « - Ça c’est une bonne idée, j’ai un truc à récupérer au vaisseau, je vous retrouve plus tard. »


                          Le trajet en solo jusqu’au vaisseau ce fit sans embuches. Sifflotant, les mains dans les poches et un sourire en coin, Daniel était aussi décontracté que sa paranoïa le lui permettait. Jovial et innocent à l’image d’un enfant à l’approche des fêtes de Noël, il pénétra dans le Faucon pour aller y récupérer quelques affaires. L’homme n’avait de cesse de penser à la commission qu’il allait recevoir pour le contrat de Coruscant. Lui, qui n’avait quasiment plus une thune depuis sa sortie de prison attendait avec impatience le jour de la paie. Imaginant ce qu’il allait bien pouvoir s’acheter avec cet argent gagné de manière « honnête », l’aspirant chasseur de prime pénétra dans la pièce principale du vaisseau en exerçants quelques petits pas de danse avant de se saisir de son chapeau. Une fois qu’il eut posé son couvre chef préféré sur son crâne, l’homme prit la direction des quartiers d’équipages (nom pompeux donné aux quelques couchettes de l’appareil) où il avait laissé son « équipement ». Il y récupérera alors le fusil à pompe coup par coup manuel que lui avait confié le doyen. Si cette arme était certes de conception archaïque, le manque de technologie était compensé par un entretient facile et une capacité non négligeable en combat rapproché. S’il se dotait de cet instrument ce n’était pas pour autant pour un quelconque aspect visuel mais bel et bien pour en faire usage. S’il devait déjà partager une prime avec ses comparses, ce n’était pas une raison pour laisser une part à Beska. Il n’y avait qu’une seule solution : il lui fallait faire fuir ce monstre du vaisseau pour éviter que Lom ne le paye. Sifflotant Daniel se redirigea dans la pièce principale.

                          Le fusil à la main, Cthulhu ouvrit la trappe dans laquelle le Rodien avait été enfermé. La porte de cette cellule improvisée était enfin ouverte et Beska en profita pour la quitter dans bond. A la vitesse de l’éclair, l’originaire de Rodia fit preuve de réflexes insoupçonnés et récupéra dans sa hâte une clef à molette abandonnée sur le sol. A l’air libre, l’arme de fortune dans ses mains, la créature brandissait l’objet en direction de Daniel avec la vocation de s’en servir. Le toxicomane avait sous-estimé les capacités de son supérieur hiérarchique et se trouvait dès à présent menacé par un objet contondant. La situation était tendue et l’extraterrestre harcelait son camarade et geôlier de maintes insultes dans sa langue maternelle. Beska était conscient que son emprisonnement était le fruit d’un commun accord entre les membres du groupe. Pour une des rares fois dans sa vie, ce curieux personnage avait vu juste et il comptait le faire payer à ces prétendus compagnons le coup de (dame faisant un métier ancien et honnête) ... Et pour cela il allait commencer par s’occuper du drogué …
                          La vue de cette créatures en colère et vociférant si près de son visage rendait le chasseur de prime très mal à l’aise et nerveux. Daniel ne parvenait toujours pas à rester calme en présence d’un Rodien. Déstabilisé à l’extrême, son malaise était maintenant très perceptible. Agir en adulte responsable et civilisé n’était pas une option possible. Connaissant les antécédents des deux individus il ne faisait plus aucun doute que la situation ne pouvait que dégénérer. La poudre allait parler ... Les deux hommes se trouvaient à moins d’un mètre l’un de l’autre et se menaçaient gaiement avec leur armement respectif. Quand Beska fit mention de la sainte mère de Cthulhu dans des tons peu élogieux, ce dernier vit rouge. Suant à grosses goutes et terrorisé à l’image d’un enfant regardant un mauvais film d’horreur à la télévision, l’humain paniqua et prit tout son courage à deux mains pour charger son fusil à pompe. Le Rodien avait comprit que la seconde action de Daniel allait être d’appuyer sur la gâchette. Dans un bond, il se rua sur lui pour lui arracher l’arme des mains et le frapper à la tête à l’aide de la clef à molette.

                          Un combat au corps à corps était d’ores et déjà engagé entre les deux hommes. Ces derniers luttaient de toute leur force pour leur survie. Chacun tentait alors à sa manière de retourner l’embout du canon en direction de l’autre avec l’espoir qu’un tir accidentel mette fin à cette baston. L’arme était ballotée de gauche à droite sans pour autant les départager jusqu’au moment où au détour d’un uppercut magnifiquement évité par Beska, un coup de feu partit à tout hasard. Ce dernier n’en toucha fort heureusement aucun et se contenta de ricocher dans l’espace de vie du vaisseau, laissant d’ores et déjà des marques indélébiles dans l’appareil. Sonné par un coup à la tête Cthulhu parvint tant bien que mal à repousser son agresseur et tira par deux fois dans sa direction. Le deuxième tir toucha enfin cette énergumène mais seulement à la jambe.
                          Devenu comme fou, le Rodien envoya sa clef à molette en plein dans la tête de son agresseur avant de se ruer une nouvelle fois sur lui en boitant. Le chasseur de prime commençait à voir flou et sa tête résonnait à présent comme à l’intérieur d’une des cathédrales-usines Géonosienne. Beska ne lui laissa pas le temps de recharger l’arme à feu ou de reprendre ses esprits et lui envoya un méchant coup de boule. Les années passées en prison avait eut raison de la force physique brute de Daniel. Son adversaire prenait largement le dessus plus le combat durait ... Il fallait faire quelque chose ! Le fusil tomba à terre et les échanges en virent seulement aux mains. Au bout de quelques minutes Beska envoya rouler Cthulhu au fond de l’appareil, certain de l’avoir mit KO. Mais ceci n’était qu’une ruse. Daniel se laissa glisser sur le sol et se jeta sur l’arme quand il arriva à son niveau. Allongé par terre il braqua le canon vers le Rodien et tira. La créature eut malheureusement le temps de l’éviter et s’en alla courir dans les couloirs. Le rapport de force avait changé et Daniel, l’arme à la main et saignant à l’arcade, cherchait à présent son adversaire dans l’appareil en lui exhortant de se montrer.

                          Après de longues secondes d’un cache-cache mortel, Beska arriva discrètement jusqu’à la rampe du vaisseau. L’aspirant chasseur de prime reconnut le bruit caractéristique du sas que l’on ouvrait et courut jusqu’à là bas et eut seulement le temps de tirer par deux fois au jugé en direction de la porte. Mais c’était trop tard. Son adversaire venait de quitter l’appareil. Conscient que la carlingue étouffait les tirs au dehors, Daniel ne pouvait tenter de tirer à l’extérieur, certain que là, par contre, le bruit attirerait du monde. Déconcerté il se résigna à voir son ennemi fuir dans l’astroport en boitant. Couvert d’équimoses, blessé à l’arcade et ayant vidé une quinzaine de cartouche dans l’appareil (ce qui laissait pas mal de marques), Daniel rangea l’arme dans sa gabardine avant de s’allumer une cigarette et de quitter à son tour le vaisseau. Il attendit en bas de l’appareil ses deux comparses mine de rien. Lorsqu'ils arrivèrent il suivit le groupe pour aller prendre un repas bien mérité.

                          [ … ]

                          Le visage marqué, Daniel était pensif et il ne lâcha au tout et pour tout que quelques mots durant tout le repas. l'homme faisait mentalement une mise au point sur les évènements de la journée. Une chose lui revenait toujours en tête : sa fille. Toujours à moitié sonné par les coups de Beska, Daniel essayait d'imaginer cet enfant qu'il n'avait vu grandir ... La raison pour laquelle les Generadores l'avaient liquidés ... C'était des choses personnelles qu'il se voyait mal raconter aux deux tarées avec qui il mangeait. Ses interventions étaient alors régies par un impératif gastronomique et lui, qui était d'ordinaire si hautain, ne lança en ce repas aucune pique à ses camarades. Il se contenta alors de phrases du genre : « - Passe moi le sel. » et tant d'autre d'un même registre hautement intellectuel. L'ambiance de ce repas était morte et il en serait sans doute de même lors du trajet du retour. De toute manière Cthulhu savait que ses deux camarades risquaient de faire la gueule en voyant l'intérieur de l'appareil suite à la fusillade avec le Rodien. Mais pour l'instant ce n'était pas dans ses priorités, Cthulhu ne leur dirait rien, ils n'avaient pas à savoir. Lorsque' Arda demanda ce qu'ils devaient faire à présent il lui rétorqua qu'ils avaient le choix entre deux possibilités : participer au championnat annuel de manger de champignon sur la planète Bekeldira I ou de rentrer sur Dantooine toucher leur paie.
                          Quand tous furent d'accord que la paie était le meilleur choix, ile groupe prit la route en sens inverse jusqu'au vaisseau. Une fois arrivé Daniel ne vérifia pas si HK était arrivé ou non et alluma les moteurs pour mettre la gomme en direction de la planète des chasseurs de primes. Le faucon s'envolla dans les airs avant de passer en vitesse lumière. Ils rentraient.

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                            Auteur : Beska Djek

                            Dans l'une de ruelles abyssales de Corruscant, jonchée d'ordures et de vermines, se trainait une créature pittoresque... Beska était roi parmi les parasites et les rampants. Sa jambe blessée était dans un sale état, mais le rodien avait reçu tellement de coups sur la tête au cours de sa vie qu'il ressentait de moins en moins la douleur.
                            Allongé au milieu des déchets, le chasseur de prime tirait sur des boîtes de conserves au bout de l'allée. Il avait pu récupérer son blaster, durant sa fuite, et avait conservé la clef anglaise dont il s'était servit contre Cthulhu. Trahi par ses équipiers, Beska imaginait leur tête lorsqu'il tirait. Ça allait se payer...

                            Malheureusement, Corruscant était devenue un véritable repère à policier. Beska avait du camper pendant des jours comme un SDF, avec sa jambe infectée et des restes trouvés au fond des poubelles. Le rodien avait longtemps vécu dans une misère noire, et il en avait l'immonde habitude. Le confort n'était pas vraiment son principal souci. Il dépensait sa paie en alcool, en filles, en substances illicites et en munitions.
                            Mais aujourd'hui, il ne recevrait aucune prime, et ce sont ses "collègues" qui iraient dépenser son argent joyeusement...

                            Mais c'était surtout sa fierté qui était en jeu. Il ne supportait pas d'être doublé, bien que cela arrivait plus souvent qu'il ne s'en doutait. Le chasseur allait recroiser leur route, inévitablement, et ce moment risquait de valoir son poids d'étincelles...

                            Ce soir, Beska rampa jusqu'à l'astroport. Il boitait, mais ressemblait plus un clochard malade qu'à un criminel... De plus, son visage était inconnu au bataillon. Il comptait rentrer sur Dantooine, et se refaire une santé. Il lui fallait travailler seul, car cela ne lui avait jamais profité depuis son adhérence. Il en avait assez vu.

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                              Post n°21
                              Auteur : Talilia Sacara

                              The HK Adventure  

                              Hk avait quitté l’entrepôt après que sa maitresse le lui avait confier ça mission et une mission assez spécial et plutôt inattendu dans le métier.  
                              En effet Talilia venait de lui ordonner de tué le client. Hk savait qu'il était membre du bureau de la sénatrice, qu'il était son assistant personnel, cela limitait a un nombre extrêmement réduis le nombre de personne a confondre.

                              Hk traversa la distance qu'il séparait de l’entrepôt, il savait qu'il n'avait pas beaucoup de temps et donc il se devait de faire vite, heureusement pour lui, Coruscant dans son immense vanité rendais public les schémas des plans des bâtiment public comme l'ambassade. Sur que personne ne tenterais rien dans la capital de l'empire.

                              HK se connecta sur une borne publique d'information et téléchargea le plans du bâtiment et avec les photos des personnalités politiques locales, il trouva le nom de ça cible, il disposait désormais de toute les informations nécessaires pour ça missions.
                              Le plus dur était désormais de rentré dans le bâtiments.
                              Toute les entré était bien gardé, toute ?? Non les accès par le toit n'était que peu surveillé, c'est par la que HK allait entrer.

                              Hk emprunta de manière définitif a un passant dans une ruelle assez sombre son speeder.
                              Hk l'utilisa pour passé au dessus de l'ambassade et se sauté du Speeder sur le toi après avoir vérifier que personne n'était sur le toit de l'immeuble.
                              Une fois sur le toit Hk se glissa dans les conduits d'extraction d'air du bâtiment. Il avait remarqué sur les plans du bâtiment que tous les conduits passaient dans les locaux de maintenance.
                              Il rampa dans les conduits jusqu'au poste de maintenance. Hk ouvris une grille d’évacuation discrètement pour faire le moins de bruit possible et s’extirpe de la gaine de ventilation.
                              Une fois dans le Local, Hk se dirigea vers l'ordinateur de maintenance et des cameras de sécurité.
                              Hk commença d'abord par se connecté a l'ordinateur pour le piraté et crée une commande a distance qu'il pourrait supprimer a tous instant.
                              A partir de cette commande, Hk contrôlait L’éclairage du bâtiment, les ascenseurs, les portes de sécurité ainsi que les cameras
                              Ensuite a l'aide des camera de sécurité il repéra sa cible !!! Athis était sous bonne garde, donc une attaque ou un assassina à proprement parlé était à proscrire, il fallait de toute manière que sa mort passe pour une accident.
                              Hk avait alors le plan parfait, il lui faudrait bien un moment ou a l'autre prendre l'ascenseur et a se moment il pourrait agir.
                              Il avait deux solutions: soit saboté le fameux ascenseur, mais cela serrait très certainement découvert facilement et il fallait mieux l'éviter. L'autre solution serait de faire apparaitre un hologramme de l'ascenseur, une copie parfaite qui lui serait fatale.
                              A l'aide des camera de surveillance, Hk enregistra sous toute ses coutures les différentes parties de l'ascenseur.
                              Hk ensuite partie se glisser dans les gaines des ascenseurs, pour prendre une position idéal.
                              Avec l'aide de l'ordinateur, il passa un appel au bureau d'Athis, pour lui indiquer qu'un colis venais de lui être livré et que la personne exigeait de lui remettre en main propre.
                              Athis contesta plusieurs minutes le faite de devoir descendre de son bureau, mais HK qui imitait la voix se montra inflexible et finis par faire craquer sa proie qui a contre cœurs partit chercher son colis.
                              Athis se dirigeait vers les ascenseurs, HK pouvait le voir venir grâce au camera de surveillance, il projeta son hologramme sur l'une des portes et fit en sorte que les autre ascenseurs sauf un, ne se trouvait pas a se niveau,mais l'autre ascenseur était pour Hk, pour que celui ci puisse s'enfuir en toute impunité.
                              Hk avait aussi prévu un plan pour sortir, une fois Athis tombé,HK déclencherait une alerte a la bombe, dans la panique général Hk passerait inaperçu.
                              Athis suivit de deux de ces gorilles se présenta devant l'ascenseur, Athis appuya sur le bouton, la porte s'ouvrit et comme Hk le pensait il avança en premier comme pour se donné l'impression qu'il était important, erreur fatale, le pied d'athis passa au travers de l'hologramme qui se coupa immédiatement. Athis perdit l'équilibre et ces deux gorilles mirent plusieurs secondes a réagir, plusieurs secondes fatidiques qui étaient fatales, car Athis tombait comme une pierre en criant comme un goret dans la gaine de l'ascenseur et Hk pus intégré sa propre cabine en passant par la trappe de maintenance situer au dessus de la cabine.
                              Il entra ensuite en communication avec l'ordinateur et déclencha une alerte à la bombe au dernier niveau de l'immeuble.
                              Il entendait les messages d'alerte et les cris de panique qui venaient d'a peut près tous les niveaux pendant que lui se dirigeait directement vers le Rez de chaussé du bâtiment, pendant que tous le monde serrai paniqué et que les service de sécurité tenterais tant bien que que mal de tenir la situation, personne ne ferrais attention a lui et d'ailleurs personne ne fit attention au quand il sortie de l'ascenseur, ni quand il se dirigea vers la sortie.
                              Hk avançais comme si de rien n'était, il passa d'ailleurs inaperçu et il pus quitter le bâtiment sans encombre.
                              Une fois a une bonne centaine de mètres de l'immeuble, Hk declencha un mini formatage de l'ordinateur, ce qui eu pour effet de supprimé toute les entrées et toutes les informations enregistrés sur les 60 dernières minutes et pour finir Hk supprima le lien qui les unissait, ainsi il ne pouvait plus accédé a l'ordinateur, mais on ne pouvait plus remonter jusqu'à lui.
                              Hk se dirigea vers le vaisseau.
                              Après un cour voyage d'un vingtaines de minutes, Hk arrive au vaisseau.
                              Au début il fu surprit par les impactes récentes de balles ainsi que quelque goutte de sang sur le sol, tous cela était suspect, Hk se dirigea vers la soute, celle la était ouverte et le Rodien ne se trouvait visiblement plus dedans, et de toute vraisemblance, ont lui avait ouvert la porte de l'extérieure, cela ne laissais que deux suspect, même si au vu des traces sur les mur, les impact était visiblement la cause de tir au Fusil a pompe PCA, l'arme de Daniel Cthulhu, il ne faisait plus l'ombre d'un doute maintenant, Daniel avait fais sortir le rodien de sa cage, mais il n'avait pas réussit a le tué, Hk en arrivea a cette conclusion au trace de sang qui quittait le vaisseau.
                              Hk attendit dans le vaisseau que sa maitresse revienne.


                              ########################################################################################################

                              Talilia était de retour au vaisseau, après un bon repas payé par Arda, bon repas, mais repas tranquille ou personne n'avait eu envie de parler, les événements étaient responsables de ce silence pour une grande partie, mais surtout que dans le fond personne ne faisait encore confiance au autres.
                              Elle avait laissé daniel piloté, vu que celui ci était extrêmement pressé de rentré, elle n'avait rien dit car son droide était a bord du vaisseau.


                              - Maitresse j'ai le plaisir de vous informez que la mission et un total succès

                              - Parfait Hk je n'est jamais douter une seconde de ton succès.

                               - Je dois vous dire que Beska a disparu et j'ai toute les raisons de croire que Daniel à tenté de le supprimer

                              - Hmm tant pis ces trop tard maintenant, mais je te remercie de l'information
                              - garde un oeil sur Daniel, je vais rejoindre Arda dans les quartier de l'equipage.

                              - A vos ordres maitresse

                              Talilia regarda Hk partir en direction du cockpit pendant qu'elle allait rejoindre Arda.

                              Talilia alla s'assoir sur l'une des banquette, elle retira ces gant et elle sortie une lime a ongle.
                               Elle commença a ce faire une petite manucure, après tous c'était pas parce qu'elle était une chasseuse de prime qu'elle n'avait pas le droit de faire attention a ces ongles.
                              Elle regardait Arda de temps en temps qui jouait avec son coupe papier, puis une fois qu'elle en avait finis avec ces ongle elle s'approcha d'Arda.
                              elle posa l'une de ces main sur le gant d'Arda et elle la regarda avec sourire en lui montrant la lime a ongle dans son autre main.


                              - Une manucure ça t'intéresse ?

                              talilia la regardait dans les yeux.


                              - je vais te dire, j'ai entendu ce que Daniel a dit a propos de ce coupe papier, qu'il viens d'arkania et que c'est une spécialité locale, mais personnellement je m'en fou royalement, tu peux être arkaniene ou humaine ou autre chose je m'en fou royalement.
                              -La seule chose qui m'intéresse, c'est de savoir si je peux te faire confiance en mission.

                              Elle la regardait droit dans les yeux, arda avait le choix, soit elle acceptait de se faire confiance mutuellement sois elle gardait leurs distances.


                              - en plus promis je fais ça bien

                              talilia montra ces ongle parfaitement limé, elle se doutait bien que cette phrase pouvait avoir l'air étrange a se moment , mais c'était un peu voulu.

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                                Post n°22
                                Auteur : Arda Moonshade

                                Le voyage de retour s’annonçait gai, après un dîner à l’ambiance… de cimetière. Et pour couronner le tout, le droïde qui avait disparu était revenu…. Au moins, Talilia ne ferait pas de scandale.

                                Ils embarquèrent et filèrent aussitôt. Direction Dantooine. Arda se demandait si Cthulhu était aussi pressé juste pour s’éloigner du lieu de leur crime, ou pour toucher la prime qui les attendait.
                                Elle abandonna la cabine de pilotage et alla se rencogner dans un des sièges (peu confortables) de la partie passagers.
                                Plusieurs détails l’embêtaient. Comment expliquer l’intervention « miraculeuse » de Talilia devant l’entrepôt, qu’était allé faire le droïde pendant qu’ils étaient au restaurant, et, surtout, qu’était devenu le maudit rodien ?
                                Arda avait remarqué la soute vide et les traces de luttes dans le vaisseau. Cthulhu avait-il réussi à se débarrasser du boulet qui aurait dû être leur chef ? Et sinon, que s’était-il passé ?
                                Pendant que les deux autres (plus la boîte de conserve) étaient dans la cabine de pilotage, Arda enleva son gant abîmé et dénuda le mécanisme.
                                Un rapide bilan la soulagea, les dégâts n’étaient pas catastrophiques. Une ou deux pièces à changer, et quelques réglages à refaire, mais elle pouvait régler tout ça en dix minutes avec sa trousse à outils, qui devait être….. là, sous le siège où elle l’avait laissé avant d’arriver à Coruscant.
                                Elle la récupéra et l’ouvrit. Puis l’arkanienne se mit au travail.

                                Il lui fallut un peu moins que les dix minutes prévues pour réparer le gant, et elle le passa pour vérifier que tout allait bien.
                                Elle terminait juste les derniers réglages quand elle entendit Talilia approcher.
                                Arda vérifia que son gant était de nouveau insoupçonnable sur sa main et attrapa son coupe-papier.
                                Quand la Twi’leck entra, elle jouait négligemment avec, et la trousse à outils refermée à la hâte gisait sous la table comme une âme en peine.
                                Arda jeta un regard noir à sa coéquipière tandis que celle-ci, imperturbable s’asseyait un peu plus loin et commençait à se limer les ongles.
                                Arda se désintéressa totalement d’elle et reprit son jonglage.
                                Du moins en apparence. Parce qu’elle gardait un œil sur Talilia, sans en avoir l’air.
                                Et, discrètement, su pieds, elle repoussa la trousse sous son siège.

                                Talilia termina sa manucure et s’approcha d’elle. Arda avait aussitôt cessé de jongler. Elle ne réagit pas quand la Twi’leck posa la main sur une des siennes. L’autre main de l’Arkanienne se crispa sur le manche du coupe-papier.

                                -Une manucure, ça t’intéresse ?

                                Ben voyons… une manucure… avec mes gants…

                                Elle garda le silence jusqu’au bout, les yeux fixés sur ceux de Talilia.
                                Quand enfin celle-ci eut tout dit, Arda resta encore quelques instants à la regarder.
                                Puis, tranquillement, elle posa le coupe-papier sur la table, et, de sa main désormais libre, elle attrapa celle de Talilia, la souleva et la reposa sur le genou de la Twi’leck.

                                -Tu te moques de savoir si je suis humaine ou autre ? ça tombe bien ça ne regarde que moi. Nous formons une équipe, que ça me plaise ou non, ça veut dire que tu peux compter sur moi. Je préfère travailler en solo, mais je n’ai jamais laissé tomber un équipier. Donc, oui, tu peux me faire confiance en mission.

                                Une pause, puis :

                                -Pour ce qui est de la manucure…. C’est gentil, mais je préfère pas… C’est…compliqué… j’aime pas qu’on s’approche trop de moi… Le prend pas mal…

                                Arda réalisa alors qu’elle avait laissé sa main sur celle de Talilia. L’air de rien, elle la retira et reprit son coupe-papier.
                                Vivement qu’ils arrivent sur Dantooine et qu’elle puisse s’éloigner un peu, elle commençait à perdre son sang-froid et son contrôle d’elle-même si rigoureux…




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