Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Elana "Hope"

    Une pièce sombre...Un homme en uniforme noir...Un combat...Des tirs de blasters...Une explosion..Un cri ....La chute..Une main sur le poignet...Le goût de la mort…  
     


    -Elle revient à elle ! Elle revient à elle!
      
     

    Revenir à elle c’était peut être déjà trop dire pour la jeune femme. Elle ouvrit lentement  ses yeux qui paraissaient peser plusieurs tonnes. L’éclatante lumière blanche l’éblouit et elle dut refermer les yeux pendant plusieurs longues secondes ; elle entendait son souffle lent  et sifflant , son crâne lui faisait mal comme jamais et ses membres étaient trop engoourdis pour pouvoir répondre. Elle resta donc couchée , là , les yeux bêtement ouverts , sans penser à rien . Plusieurs personnes en longue blouse blanche firent irruption dans la salle mais la patiente ne leur accorda aucun regard , elle continuait de fixer le plafond presque sans ciller soudain  un visage encore flou apparut dans son champ de vision



    -Mademoiselle ! Mademoiselle! Bon retour parmi nous ! C’était inespéré , fit-il d’une voix qui semblait si lointaine et qui résonnait sous son crâne comme dans une cathédrale.


    Elle plissa les yeux tentant de voir plus clairement son interlocuteur , son visage ne lui disait rien.  Trouvant en elle de très faibles forces qui  lui revenaient, elle parvint à articuler


    -Mais où suis-je?


    Le médecin sourit , visiblement habitué à ce genre de situation , il se contenta de répondre

    -Mademoiselle! Gardez votre calme , tout va bien . Vous êtes dans l’hôpital Civil de Coruscant. Vous avez été la victime d’une violente explosion.


    Une explosion...oui elle s’en souvenait. Le médecin continua cette fois plus hésitant.

    -Vous pouvez vous estimer heureuse , il y a peu de gens qui sortent vivant de deux années de coma profond suivant une telle explosion. Dans le jargon médical on vous appelle une "miraculée"
    Deux ans? Et merd*… ce fut tout ce que le jeune fille pensait de ça , si elle en avait eu la force elle se serait levé , aurait crié , aurait frappé mais elle tout ce qu’elle fit fut de prendre une inspiration plus forte.
     -Ne vous inquiétez pas pour votre état d'engourdissement actuel , d’ici quelques heures vous pourrez bouger  , peut-être même marcher.  Et dès demain vous pourrez manger! C’est bien ça manger non?

    -merd*…


    Cette fois elle n’avait pas que penser ce mot mais elle l’avait prononcé de manière audible. Elle serra le poing , elle ne savait pas vraiment pourquoi , peut-être par rage.


    -Bon nous allons vous laisser vous reposer Mademoiselle , bonne soirée.


    Les hommes en blouses sortirent un à un de la pièce laissant une patiente immobilisée sur son lit , fixant toujours le plafond et n’ayant d’autre distraction que l’attente , elle entendait le bruit de ce qui devait être une horloge au fond de la chambre. Elle ne sut combien de temps elle était resté ainsi , complètement amorphe comme un légume sur son lit avec ce sentiment d’entravement. Vouloir bouger mais ne pas le pouvoir. Au bout d’un certain temps qui lui avait paru être une éternité et après avoir repris un contrôle relatif de ses bras   elle frappa rageusement le rebord métallique de son lit . Cet acte violent ne lui fit rien ressentir d’autre qu’une cinglante douleur au poignet qui contrastait avec son état d’engourdissement général. Quelques minutes plus tard elle parvint à se redresser  , elle passa machinalement sa main dans sa chevelure qui de tout évidence avait été raccourcie par les médecins. Elle pivota et posa ses pieds sur le sol froid , canalisant toute l’énergie qu’elle possédait elle se leva et fit quelque pas quand elle entendit un bruit fracassant derrière elle . Quelque chose était tombée , ce devait être elle qui l’avait fait tomber … par télépathie? Alors elle ressentit un picotement dans son bras gauche , une aiguille était reliée à l’engin qui venait de tomber: une machine à perfusion évidemment. Elle prit plusieurs longues et éprouvantes minutes à remettre la perfusion en place . Puis elle se dirigea vers la fenêtre de sa chambre , l’immensité de l'extérieur lui donna instantanément la nausée et elle dut se retenir au rebord pour ne pas tomber. Dehors la ville fourmillait , les lumières allumées , les speeders engagées , les bars pleins. Elle resta là à contempler la ville avec ses yeux ébahis , plus les minutes s’écoulaient plus elle avait le sentiment de connaître vaguement cet endroit. Ces grattes-ciels , cet urbanisme , cette activité lui disait quelque chose. Enfin si c’était ici qu’elle avait eu l’accident elle avait peut être un peu visiter l’endroit au préalable d’où cette impression. Le médecin lui avait dit qu’elle se trouvait à Coruscant , mais était-ce le nom de la ville? De la région? De la planète? Ou tout simplement du quartier? Rassurée de pouvoir se mouvoir à nouveau mais ressentant une profonde fatigue elle retourna s’allonger avant de tomber rapidement dans un sommeil profond.


    “Toc Toc Toc”
    Les bruits à la porte sortirent la jeune femme de son sommeil , en ouvrant les yeux elle fut une nouvelle fois éblouie par les rayons du soleil qui passait à travers les vitres .  D’une voix plus assurée que la veille elle invita son visiteur à rentrer . Un jeune homme , lui aussi en blouse blanche rentra

    -Je suis Stan , infirmier , content de vous voir en forme Mademoiselle , aujourd'hui nous allons vous débrancher la perfusion et vous faire des analyses pour voir si toutes vos fonctions sont rétablies.


    La patiente fut rassurée,  elle allait bientôt sortir d’ici et reprendre une vie normale.

    -Auparavant je vais juste vous demander de remplir ce formulaire d’enregistrement , comme  personne ne l’a fait pour vous


    -Pas même ceux qui sont venus me visiter?
    -Mais Mademoiselle personne n’est venu vous visiter.


    Elle haussa des sourcils , c’était impossible , nul personne malade ne recevait pas la visite de ses proches. Il devait se tromper de toute évidence, peut-être n’avait été il engagé que très récemment à en juger par son âge.
    Elle se saisit donc du formulaire le parcourut rapidement , rien de bien méchant n’était demandé , son nom et prénom , lieu de résidence et de naissance etc. Elle posa le formulaire sur sa table de chevet se saisit du stylo que lui tendait l’infirmier et s’apprêta à remplir la case où elle devait donner son nom. Elle pointa son stylo mais sous le regard intrigué de Stan n’écrivit rien. Dans sa tête il n’y avait qu’un blanc mais c’était impossible ! Elle sourit , la situation était ridicule elle ne parvenait même pas à se souvenir de son nom de famille ; cela était sûrement un effet de son coma prolongé  , elle ne tarderait pas à s’en souvenir , elle choisit donc d’écrire son prénom mais là encore rien ne lui venait à l’esprit. Alors sa respiration s’accéléra ,, une grande peur s’empara de elle , elle lâcha le stylo qui rebondit sur le sol.

    -Mademoiselle quelque chose ne va pas?



    Effrayée par ce qui lui arrivait elle ne pu se contenir et hurla littéralement sur son infirmier.


    -DEGAGEZ! DU BALAIS , SORTEZ! SORTEZ!
    -Mais…
    -SORTEZ!

    Stan sortit précipitamment , partant sans doute à la recherche de médecin qualifé mais la patiente s’en foutait littéralement , elle courut jusqu’à la salle de bain et s’observa dans le miroir. A la vue de son reflet elle poussa un long cri d’effroi ; elle ne reconnaissait pas même son propre reflet. Alors affalé sur le bord de son lavabo elle éclata en sanglots. Nul besoin de testes médicaux pour déterminer si tout va bien , elle savait que son corps fonctionnait mais que c’était sa mémoire qui flanchait...
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Super PNJ

          Stan couru comme un fou, comme un dératé vers le médecin responsable du service. Il le trouva en train de donner des conseils. Stan arriva et repris son souffle.

      -Chef, la patiente de la chambre 306 est réveillée.
      Elle est complètement hystérique.

      -Calme  toi, c’est la fin de ton quart, dur le premier mois heins ?
      Très bien.

          Il partit faire un tour dans l’armoire des produits et saisi un tranquillisant. Il remplit alors une seringue et la mit dans sa poche. Une fois ceci fait, il partit en direction de la salle 306. La jeune femme avait été amenée dans un état assez pitoyable et était déjà dans le coma. Remettre son corps en état avait pris du temps, même dans un bain de bacta. A vrai dire, elle avait peu séjourné dedans, la guerre battait plein fouet à l’époque, les cuves étaient réservés pour les militaires. Aujourd’hui la situation était différente, l’hôpital était retourné à une situation plus normale. Il entra dans la chambre. Deux infirmiers avaient été jetés dehors et quand il entra, il esquiva, avec facilité, un oreiller qui était jeté dans les airs. Il trouva une femme, le lit couché sur le sol comme pour en faire un abri, recroquevillé sur elle-même, en pleure.

      -Mademoiselle ?
      Bonjour, je m’appelle Doc, je suis le médecin en chef de ce bloc.

          Avant qu’elle ait eu le temps de faire le moindre geste, il lui planta la seringue dans l’épaule et elle tomba dans un sommeil profond.

      …

          Doc attendit que la jeune femme se réveille sur son lit et sa chambre à nouveau propre et rangé. Ce coup-ci, elle était attachée par des sangles.

      -Bonjour jeune fille.
      Comment vous sentez vous ?

      By Atin Jnum / Boite de conserve.  

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Elana "Hope"

        Effrayé par ce qui lui arrivait et complètement hystérique la jeune femme n'arrivait plus à se contenir. Prise d'une subite rage qui contrastait avec son apparente fragilité elle avait déjà mis dehors plusieurs infirmiers aventureux qui avaient tenté de la calmer et de la raisonner. Elle avait fait basculer son lit sur le sol comme pour créer un bunker d'opérette derrière lequel elle s'était recroquevillée , elle était décidée de ne laisser entrer personne avant qu'elle ne puisse mettre les choses au clair dans son esprit. Sanglotant bruyamment elle s'était assise contre le mur , les jambes repliées sur elle-même . Elle s'était reveillée après deux ans passé dans le coma , ce qui représentait déjà un choc mais en plus elle avait complètement perdu la mémoire ; elle ne se souvenait ni de es origines ni même de son propre nom  ; et si certains flashs lui revenaient encore ils ne semblaient avoir aucun sens  , du moins elle ne les comprenait pas. La patiente de la chambre 306 tenta rageusement d'enlever l'épingle de al perfusion qu'on lui avait planté dans l'avant-bras , reliée à cette machine elle se sentait comme prisonnière et elle n'aurait su dire pourquoi elle détestait avoir le sentiment d'être en captivité. Malheureusement elle ne réussit qu'à se faire saigne , comme si elle n'avait pas assez mal comme ça. S'apitoyant sur son sort elle entendit soudain du bruit dans le couloir , la porte s'ouvrit et un nouvel homme , plus pagé fit irruption dans la pièce . La jeun femme  lança violemment son oreiller vers son visage mais celui-ci l'évita aisément . Le bras ensanglanté et ne pouvant plus se défendre qu'avec sa voix , elle cria

        -DEGAGEZ! PARTEZ!

        Mais impassible le médecin continuait à s'avancer , elle se recroquevilla encore un peu plus contre le mur comme si elle craignait ce qu'il allait faire ; peut-être la renverrait-elle à nouveau dans un coma profond?
        Alors elle sentit une douleur fugace à l'épaule gauche , elle ouvrit de grands yeux écarquillées puis au bout d'une fraction de seconde s'écroula inconsciente.


        ......

        Ressortir une deuxième fois de l'inconscience en deux jours , même si cette fois elle avait été beaucoup plus courte , n'avait rien de vraiment très agréable . Toutefois cette fois ci elle mit moins de temps à reprendre possession de son corps. Le premier visage qu'elle vit lui était familier, à priori le tranquillisant n'avait pas eu l'effet amnésique du coma  , c'était le médecin qui le lui avait injecté. D'une voix qui se voulait douce et rassurante il lui demanda si tout allait bien . Contrariée par cet homme qui avait osé la renvoyer dans les bras de Morphée sans son accord il voulut se redresser pour protester mais elle se rendit compte que ses mains étaient bloquées dans des sangles solidement attachées. Elle émit un grossier juron  , ah on en était arrivé là , furieuse elle observa  sa chambre de nouveau nickel . Les services de maintenance semblaient tout de même être plutôt rapide et efficace , en entrant ici personne n'aurait pu se douter qu'il y a quelques heure ne s'étaient déroulées une petite guerre mondiale. Devant le sourire du médecin la patiente amnésique réfléchit à toute vitesse , si elle voulait réellement sortir d'ici il faudrait qu'elle joue le jeu du médecin et qu'elle affiche un visage plus serein. Elle s'efforça de sourire à son tour avant d'ajouter

        -Etrangement je me sens .... plus sereine . Je ne sais pas pourquoi mais j'ai eu un brusque accès de colère , vous comprenez apprendre que l'on s'est réveillé après deux ans passés dans le coma , ça provoque un choc . Mais je me sens mieux à présent , je comprends votre décision de m'attacher mais cela se révélera désormais inutile . De plus comment remplir le formulaire avec les mains liées.

        Elle jeta un rapide coup d'oiel autour d'elle et aperçu un vieux magazine sur la table , elle put lire le nom de certains journalistes , un mix des noms feraient l'affaire pour mentir sur le formulaire.

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Super PNJ

              Le jeune femme tenta de se libérer et ne pouvant, elle cria un juron, ce qui eut pour effet de faire rire Doc. Elle qui s’agitait devient vite calme et essaya de le convaincre par de bonne parole.

          -En quoi ce formulaire vous servirait-il jeune fille ?
          Vous êtes amnésique donc le remplir n’aurait pas grand intérêt à par fuir et devenir un danger pour les autres et surtout pour vous-même.
          On m’appelle Doc. Et vous… comment allons-nous vous appeler ? Et si je vous appelais Elana ?
          Ca vous dit ? C’est un joli nom.
          J’ai connu une jeune femme qui vous ressemblait et qui portait ce nom autrefois, mais elle a disparu il y a fort longtemps. Emporté par la guerre.
          Bon, écoutez, je vais vous libérer pour cette nuit.
          Vous, vous allez rester ici, vous reposer, calmer votre esprit et regarder les news pour mieux cerné dans quel monde nous vivons. Il lui colla le doigt sur le front comme si il voulait lui faire rentrer dans le crâne.
          Je reviendrai demain vous voir et nous testerons vos réflexes.

          Si tout va bien, dans un mois vous serez sorti d’ici, et en pleine forme.
          Vous ne pourrez peut être pas courir mais vous déplacer sans soucis, ça c’est sûr.
          On est d’accord ? Bien.
          Prenez cette télécommande, si il y a le moindre souci, bipez moi et j’arriverai. Enfin pas avant les dix prochaine heures.

              Doc détacha la jeune femme et sortit de la salle. En sortant, il prit soin de la verrouiller. Elle ne pouvait fuir, il n’y avait que deux issus, la porte, qui était verrouillée et la fenêtre. Mais bon, passer par la fenêtre serait un suicide, aucun moyen de ce tenir, des surfaces lisses sans rugosité, même les gouttes d’eau ne tenait pas, alors un être humain. Et à une telle altitude, les balcons n’existaient pas non plus.

              Il partit vers son bureau, son lieu de prédilection. Doc était ici depuis la dissolution de la Rébellion sur les ordres d’Atin Jnum qui était aujourd’hui devenu Sénateur. Doc avait continué sa carrière et était vite devenu quelqu’un d’important dans cet hôpital. Il savait qui était la patiente de la chambre 306 et l’avait reconnu de suite. Il l’avait déjà soigné mais c’était à une autre époque… Pour le moment, elle devait retrouver la mémoire par elle-même, si elle n’y arrivait pas, dans un sens ça serait peut-être mieux pour elle, car aujourd’hui, que ferait-elle ?
          Doc continua de s’enfoncer dans les couloirs sombres et peu éclairé sans faire le moindre bruit.

          By Atin Jnum / Boite de conserve.  

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            #5

            Post n°5
            Auteur : Elana "Hope"

            Le médecin qui l'avait anesthésié et qui répondait au nom hautement original de "Doc " lui répondit en lui donnant beaucoup d'informations à assimiler en une fois .La première chose qu'elle assimila rapidement fut qu'il n'était pas complètement idiot , il avait saisi qu'elle était amnésique et tout espoir de sortir d'ici en rusant venait donc de disparaître. Le visage de la jeune femme se décomposa , elle était condamné à rester ici pour un bout de temps  , puis "Doc" se demanda comment il allait l'appeler , elle lui aurait bien proposé " 306" comme c'était le numéro  de sa chambre mais il choisit "Elana" en affirmant qu'il avait connu une femme qui lui ressemblait et qui se nommait ainsi mais qu'elle avait été tuée durant la guerre. La guerre ... Elana ... ces deux termes trottèrent un instant dans son esprit comme si elle les avaient déjà entendu plusieurs fois , la guerre devait sûrement y être pour quelque chose dans son état car de l'explosion qui avait failli la tuer elle s'en souvenait . Après comment elle avait été mêlée à cette guerre dont elle ignorait tout c'était une autre histoire et elle l'ignorait tout simplement.

            Elle haussa les épaules , si cela plaisait vraiment au médecin de l'appeler Elana qu'il en soit ainsi bien qu'elle ne trouvât pas partiuclièrement que ce soit un joli nom  , "306" sonnait mieux à son goût et nommer les choses par des suites de chiffres semblait également habituel pour elle  , et la patiente ne savait pas non plus pourquoi . Elle fut soulagée d'apprendre que le docteur lui enlèverait ces sangles pour la nuit avant de lui ordonner de se reposer et de s'informer ; elle soupira , elle n'avait nulle envie de se détendre elle voulait juste sortir de cette insupportable chambre blanche et retrouver sa liberté . Doc annonça ensuite que dès le lendemain ils testeront ses réflexes , elle émit un petit rire , quels réflexes pourront-ils donc tester? Mais le visage de la jeune patiente se décomposa littéralement quand elle apprit qu'elle allait encore devoir rester ici pendant un mois. Elle eut toutes les peines du monde  à retenir cette rage qui revenait beaucoup depuis son réveil  , ce fut  seulement quand il fut sorti qu'elle se permit de lancer violemment un coussin contre le mur. 

            Quelques minutes plus tard , devant l'ennui total qui s'emparait d'elle , la jeune femme prit la télécommande et alluma la télévision. Elle regarda un moment ce qui semblait être une émission politique où les journalistes débattaient en parlant de République galactique et de sénateurs. Bizarrement , alors qu'il ne lui semblait pas avoir déjà entendu parler de République elle assimila rapidement la notion comme si cela lui paraissait évident . Lassée elle se mit à zapper sur les différentes chaînes avant de tomber sur une émission d'histoire qu'elle se mit à regarder. Un vieillard à la voix tremblante parlait d'une voix monocorde de la chute récente de ce qu'il nommait "L'empire Sith" , d'un coup elle eut une réminiscence de son passé , assise sur son banc en cours d'histoire à l'école écoutant d'une oreille son vieux professeur tout ridé.

            Cet Empire Sith aurait été une austère dictature intergalactique gouverné par un certain "Omega" un nom bien ridicule songea-t-elle , à quand le président Eureka ? L'Empire était opposé à un groupe de rebelles mais ce serait surtout la pression interne de certains sénateurs qui auraient fait chuter cet empereur donnant lieu à une République.

             Légèrement ennuyée et tout de même fatiguée par son état fragile du moment la jeune femme s'endormit dans le poste de télévision allumé .

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              #6

              Post n°6
              Auteur : Super PNJ

                  Doc se réveilla comme tous les jours aux coups des dix heures du matin après n’avoir dormit que six heures. Tout en prenant son ptit dèj habituelle, il se demanda comme il c’était déjà posé mainte fois la question, comment il faisait pour tenir en dormant si peu. Il ne pratiquait pas de sport à par son jogging tous les mercredis de onze heure à midi. Le reste de son temps libre, il lisait, se renseignait sur les progrès de la science et faisait son ménage en écoutant des holofilms. Il vivait coupé du monde et n’avait que peu de contact en dehors de ceux du boulot. Sa vie sociale était inexistante. Après avoir fait sa cuisine, sa vaisselle tout en lisant l’actualité, il fut bientôt l’heure pour lui de partir. Il sortit de chez lui, pris le turbo ascenseur jusqu’aux plates formes de transport et alla vers un taxi qui l’attendait. Il n’avait même plus besoin de l’appeler. Depuis les quelques mois qu’il s’était installé sur le monde noyau, il avait appelé un taxi au départ, toujours à la même heure. Un jour, par habitude, il sortit tout en ayant oublié de l’appeler, le taxi était là. Depuis ce jour, Doc ne prend plus la peine de l’appeler, il sait qu’il sera là, il ne l’appel qu’en cas d’urgence. Le petit taxi ne payait pas de mine, pas plus que son chauffeur qui passait plus de temps dans des salles de musculations pour draguer les clientes mais cela suffisait à Doc. Le médecin entra à l’intérieur et ferma la porte lorsque son comlink sonna.

              -Salut Doc, on est prêt ?

              -Oui, et en vitesse, je viens d’être bipé pour une urgence.

              -Ok c’est partit.

                  Le petit taxi décolla et plongea directement de la plateforme vers le vide. Gagnant de la vitesse, il rétablie l’assiette et fonça en direction de l’hôpital générale de Coruscant, passant outre les limites de vitesse de la circulation aérienne, le taxi fut pris en chasse par deux véhicules de sécurité. Ne ralentissant point ni n’accélérant, le chauffeur continua sa route jusqu’à l’hôpital. A peine arrêter, le moteur encore chaud sur une place de parking normalement réservé aux ambulances, le chauffeur ouvrit la porte à Doc qui lui balança ses crédit habituelle et fonça dans l’hôpital. Le chauffeur décolla et partit pour une autre course. Il avait empreinté la voie des ambulanciers pour déposer Doc qui normalement prenait d’habitude la plateforme faites pour les taxis pour arriver, à ce moment-là, les deux véhicules de la sécurité avait cessé la poursuite lorsqu’ils avait vu que le taxi était autorisé à entrer. Doc aimait ce chauffeur car il conduisait vite et bien et que tous deux débarquait d’un passé trouble et oublié par l’avènement d’une nouvelle république.

                  Doc pénétra les couloirs, déjà vêtu de sa blouse blanche pour entrer dans les blocs d’opération. Un bâtiment c’était effondré pendant des travaux, un des droides de maintenance avait eu un disfonctionnement à cause de sa vétusté et de l’ignorance de son entretien. Celui-ci avait finis comme une crêpe sous les décombres avec bon nombre d’être organique. Tout en s’habillant, un droide et un autre médecin lui expliquèrent ce qui c’était passé. Une fois en tenue, il entra dans le bloc d’intervention. Les corps arrivaient de partout et étaient nombreux, du sang s’étalait un peu partout, recouvrant par endroit tout le sol. La journée commençait bien…

              …

                  Doc entra dans la chambre d’Elana bien tard dans l’après-midi. Il la regarda qui tentait de marchait seul alors qu’elle avait besoin de rééducation. A la regarder marcher, on aurait dit un pingouin bourré avec 10 grammes dans chaque œil. Il s’avança vers elle et la pris par les deux mains.

              -Allons allons jeune fille.
              On se calme, on essaye de se tenir droite, le regard droit devant et on marche vers moi.

                  Elana récupéra assez bien ses fonctions motrices, et ceci de façon rapide, c’était très rare de voir quelqu’un récupérer aussi vite. Après l’avoir fait marcher à droite à gauche dans la salle. Il la fit s’assoir pour se relever quelques fois et testa ses réflexes moteurs. Il commença par les jambes, les pieds puis revient aux bras. Alors que tout répondait correctement. Doc alla chercher des béquilles et l’emmena faire un tour dans les couloirs du bâtiment pour finir sur une aire donnant à l’extérieur. Celle-ci était réservée aux patients. Doc la laissa là parce qu’on l’appelait. Il partit en lui demandant de retourner dans sa chambre quand elle le voudrait.

              by Atin Jnum / Boite de conserve.  

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                Auteur : Elana "Hope"

                Ce matin-là la jeune patiente se réveilla tard , il n'était d'ailleurs plus tout à fait le matin  Elle regarda par la fenêtre : le soleil était déjà son zénith . Ainsi "Doc" , ce médecin au nom si original , n'était pas encore passé ; dans le cas contraire sûrement l'aurait-il réveiller. Elle tourna machinalement la tête vers sa table de chevet où on lui avait déposé un maigre verre d'eau. Ah! Quelle générosité de la aprt d'un hôpital dans lequel elle résidait pourtant depuis plus de deux ans , les clients fidèles devraient tout de même bénéficier d'un grain de raisin gratuit pour leur réveil du coma.  Calmant ses élans humoristiques et cyniques elle se massa la nuque qui la faisait légèrement souffrir puis elle but quelques gorgées d'une eau qui avait le même goût que l’hôpital : insipide . Finalement elle n'était plus certaine de vouloir ce grain de raisin... Elle regarda quelques minutes la télévision qu'elle éteignit d'ailleurs rapidement en se rendant compte qu'on y disait toujours le même tissu de bêtises . Allongé sur son lit elle se mit à réfléchir . Plus vite elle retrouverait ses capacités physiques et intellectuelles plus vite elle sortirait de ce trou moisi par conséquent il fallait qu'elle se prenne en main et cela passerait d'abord par réapprendre à marcher correctement . La jeune patiente se redressa péniblement , elle prit une grande inspiration , puis une autre et posa ses pieds nus sur le sol froid . Surprise par la température du sol elle releva immédiatement les pieds avant de les reposer plus prudemment avec une grimace . Puis en s'appuyant allégrement sur le rebord de son lit elle se mit debout en se tenant au lit ; l'épreuve était de taille : ses jambes tremblotaient et les genoux se cognaient presque : de toute évidence elle n'était pas stable . Mais elle s'entêta à continuer sa rééducation seule : si les médecins n'étaient pas foutus de venir s'occuper d'elle avant sept heure du soir il allait bien falloir qu'elle se débrouille toute seule. Laborieusement elle commença à faire quelques pas et plusieurs fois elle manqua de peu de se retrouver au sol mais à chaque fois elle parvenait à se rattraper de justesse . Le temps filait ainsi à une vitesse effarante  : cette petite auto-leçon de marche permettait et de s'entraîner et de tuer le temps. Ce n'est qu'en  fin d'après-midi que la porte de sa chambre s'ouvrit laissant apparaître un Doc éreinté , sa journée avait du être assez éprouvante , en voyant la jeune femme tenter de marche seule il s'empressa de la prendre par les poignets et avec un air rassurant il l'aida à marcher. Et cela fut plutôt efficace , en quelques minutes avec Doc elle avait plus progressé qu'en une heure seule . Elle finit même par faire plusieurs fois le tour de la chambre à un rythme relativement rapide ce qui surpris le médecin : peu de gens récupéraient aussi vite.  Heureuse et satisfaite de ses progrès , sentiments qu'elle ressentait pour la première fois depuis son réveil , elle adressa un sourire reconnaissant à Doc : finalement pas tous les médecins n'étaient cons se dit-elle. Il lui testa les réflexes puis lui donna des béquilles et ils sortirent de la chambre.

                -Oh enfin sortir de cette pièce! Merci ! Merci!
                ne put s'empêcher de dire la jeune femme qui empoignant ses béquilles s'empressa de partir en quête d'air frais.

                Ils déambulèrent ainsi un moment dans les couloirs de cet hôpital qui paraissait immense et où tous types de blessés étaient traités , ils en croisèrent d'ailleurs quelque uns pas toujours très beaux à voir. Ils arrivèrent finalement dans une petite cour réservé aux patients où Doc laissa la patiente à qui un peu d'air ferait le plus grand bien. Inspirant à pleins poumons , elle fit plusieurs fois le tour de l'aire , analysant la maigre végétation , tentant de se remémorer le nom de chacune des espèces de fleurs puis elle alla s"asseoir sur un banc de pierre où se trouvait déjà un homme ayant perdu un bras et une femme sans blessure apparente . La jeune patiente s'assit et après un court silence se tourna vers la femme.

                - Belle journée n'est-ce pas?
                Elle marqua une pause .
                 Par hasard sauriez vous si l'hôpital peut relâcher rapidement certains de ces patients en cours de rééducation ? Au vu de votre état vous ne devriez pas tarder à sortir non?

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                  Post n°8
                  Auteur : Super PNJ

                  "Pauvre gamine, elle va être déçue ! D’un côté, bien sûr, j’en suis navré … pour elle. Mais de l’autre, je n’en suis pas mécontent… pour moi. Comme ça pas de danger  qu’elle ne m’adresse pas la parole."


                  -« C’est pas la peine de perdre ton temps à lui faire la causette, à celle-là, elle n’va pas te répondre. » Lui lança –t-il d’un air dégagé.
                    

                  L’homme du banc s’adressa à la jeune fille qui venait de s’installer entre lui et sa compagne muette.

                  Cela faisait un moment qu’il avait repéré la jeune malade.

                  -    « Jolie brin de fille ! » s’était-il dit en la regardant avancer en cet espace de détente.

                    

                    
                  -    Comme je te le disais ma grande, elle ne parle à personne et cela fait un bail que je suis là, je peux te le confirmer. Alors pas la peine de te fatiguer avec elle.

                  -    T’es bien la patiente de la chambre 306, dis moi ?



                  Il la scruta des yeux. Et reprit la conversation. C’est vrai qu’il était manchot mais il avait encore toute sa tête et sa langue fonctionnait encore. Pour une fois qu’il pourrait taper la causette avec quelqu’un qui pourrait lui répondre, il sauta sur l’occasion.


                  L’homme du banc n’était pas de toute jeunesse. Il a une tête de portrait-robot, les cheveux grisonnant, avec ça une barbe de 4 à 5 jours et une veste  sans âge.


                  -« Le contraire  de tout style qu’on retrouve en ces lieux, celle-là ! Pensait-il en dévisageant sa jeune voisine de banc. Ce que j’en dis, c’est vraiment pour dire.… Depuis que j’ai raccroché mon blaster et m’en trouve fort bien. Mais ça m’empêche pas d’avoir un point de vue sur nos amis les « estropiés » des lieux et de penser que toi qui es devant moi, tu as une jolie petite gueule de loubard sympathique, je dirai même dangereusement sympathique. »


                  Malgré une démarche déséquilibrée et peu sûre, le vieil homme a vu en cette jeune personne un être déterminé. Tout en elle dégageait une volonté de fer.
                   
                  Il se racla la gorge délicatement et décida d’entamer une conversation

                  -    "Tu es placée entre l’académicienne du silence et le dernier prix Goncourt de la tchatche." Sur ces mots il lui lança un clin d’œil à peine descriptible.
                  -   " Excusez du peu ! Le hasard de l’ordre te les a  donnés comme voisin". Et il se mit à rire.


                  Promenant le regard de gauche à droite lentement, il poursuit sur sa lancée.

                  -    "Du haut de mon perchoir, j’ai tout le monde à l’œil." Un essai un peu gauche afin de détendre l’atmosphère mais  il ne savait pas du tout comment agir avec cette jeune donzelle.


                  -    Vous ne nous dérangez pas du tout, Mademoiselle, vous savez. Nous allons peut-être pouvoir vous aider. J’ai mis mes affaires et ma conscience  en ordre. Je n’ai plus rien d’autre à faire. J’ai donc tout le temps de vous initier à la « parlotte » et même à quelques exercices, qu’on pourrait qualifier d’exercice physique et reprendre la dextérité de vos gambettes mademoiselle, ou du moins aux rudiments  susceptibles d’être utiles.
                  -    Je ne suis pas aussi bête que j’en ai l’air ma grande.
                   

                  -   " D’après ce que j’ai vu, t’es dans les bonnes grâces du « grand patron » de notre belle résidence ma vieille !"
                  Faisant allusion au comportement de « Doc ». Celui qui dégaine son bistouri aussi vite que son ombre dès qu’il retire ses mains des poches de sa blouse blanche.

                    
                  -    Pourtant le « Doc », tu vois, depuis que je suis ici, je l’ai toujours vu froid et condescendant avec tout le monde. Tous ceux qui croisent sa route tant que médecins ou patients pourront te confirmer qu’il est aussi glacial que Hoth . Et on a toujours cette impression que tu le gonfles, désolé pour ce langage jeune demoiselle. Je disais donc, dans un langage plus poli, que tu « l’enquiquines » quand tu lui parles même si t’as le malheur de lui adresser un bonjour. Un bonjour de politesse, hein ! Pas le bonjour pour entreprendre la causette non plus, tu me suis !

                  Il attendait quelques secondes une réaction quelconque et reprit de plus belle. Il ne se lassait pas de parler.

                  Cela remplace le silence mortel de sa compagne de banc habituel. Alors il n’allait pas s’en priver.

                    
                  -    C’était quoi ta  question déjà ? Ha! oui, je me rappelle tu voulais savoir si l'hôpital allait relâcher rapidement certains de ces patients en cours de rééducation ?


                  -    Courage, Morbleu ! C’est normal que tu ne te sentes pas bien. Que l’envie de prendre la poudre d’escampette te démange. Mais il vaut mieux prendre ton mal en patience ; ça va être comme ça tant que tu n’auras pas accouché de ton identité !

                  -    Et oui, on est tous  au courant que tu ne sais plus qui tu es, d’où tu viens et où t’allais, peut-être aussi. Et il n’y a pas que le corps qui doit retrouver ses fonctions, l’esprit,  le mental aussi, tu me comprends !


                  -    En revanche, moi, je sais qui je suis mais  je continue à attendre, depuis que j’ai atterri ici, réduits depuis trois ans à espérer sur ce banc. A chacun son rocher d’exil. J’attends quand même, un signe une sonnerie, une reconnaissance. Et souvent je me répète :

                  -    « Allez, Morbleu ! Secoue-toi un peu ! Arrête de regarder ce rocher. Il faut que tu t’y fasses, les minutes sont plus longues, les années plus courtes. Les marches sont plus hautes. »
                    


                   
                  Un court silence s’installe. Puis il reprend ses propos sinistres par leur fond  et proférés d’une voix guillerette avec une volubilité clownesque


                  -    L’ Handicapé du progrès toujours en service,
                  dit-il d’un air solennel en se redressant fièrement.  Il sourit en reconnaissant que tel est bien le cas, levant alors  l’unique bras qui lui restait.


                  -    J’ai toutes les qualités : méthodique, précis, compréhensif, encourageant, calme. Et malgré cela, au bout de trois heures d’efforts soutenus, de mon côté comme du tien, on sera bien obligé d’admettre qu’en prenant sur le tard le train du progrès, je n’ai pas raté ma vocation ! Il ne faudra pas se décourager.

                  -    Nous sommes bien chanceux d’avoir pu prendre le train  de la sérénité,
                  pour nous conduire jusqu’au bout du voyage. lui rétorque-t-ilen désignant les béquilles de la jeune fille.

                  -    Je n’irai pas prétendre que nous y avons sauté avec allégresse, mais du moins, y sommes-nous montés avec philosophie, saines d’esprit et de corps, droites dans nos bottes. N’est-ce pas jeune fille ?


                  -    C’est dingue, hein ? Et attendez ce n’est pas fini.

                  - T’es un peu déstabilisé par ce comportement bizarre de ma part, hein !


                  - De toute ma vie je n’ai connu qu’un seul échec..
                  et il montra son bras manquant.

                  - Pas de panique, Morbleu ! Ce n’est pas grave. Par contre faut que je te prévienne aussi. Ce type,
                  il se désigna du doigt et montrant ses dents jaunies par l’air du temps, a des ratés dans le moteur, tantôt il roule, peinard, dans le bon sens ; tantôt il traverse une zone de turbulences. C’est tout. Pas de quoi s’affoler. Il faut simplement ne pas le contrarier.

                  - On  va laisser  au « doc » et à ses petits soldats le soin de s’occuper de tout ce qui touche tes pannes « moteur », si tu veux prendre tes jambes à ton cou, il va falloir abandonner tes « trucs là ». D’un léger mouvement de pied il tapa dans les béquilles afin de lui faire comprendre de quoi il voulait parler.


                  - Et nous deux, si t’es ok, on se mettra au  boulot. On s’occupera de faire ressurgir de cette petite tête bien faite un souvenir qui pourrait  répondre à cette question que je te poserai à chaque fois que je te verrai :
                  "-    Dis-moi, toi , d’où tu viens toi et ce qui t’es arrivé à toi?"


                    
                  - Et il ne faut surtout pas se décourager. On causera, du moins tu causeras, ça changera un peu. Et avec du temps et de la patience on y arrivera à bout. Il faut tout essayer, et si la méthode douce ne vaut rien sur toi, on tentera un électrochoc. Sur cette phrase, il se mit à rire.


                  - Allez, morbleu ! Tu n’es pas toute seule. Respire un grand coup. Eh ben, ma vieille, on s’en souviendra de cette journée. J’espère que demain ce sera un peu plus cool parce que ce soir…..je suis complètement lessivé.



                  Après des heures de bavardage, il se tait enfin. Attendant une réaction de la jeune patiente de la chambre 306, sa nouvelle voisine du banc.



                  Spoiler : Spoiler
                    
                   
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                    Post n°9
                    Auteur : Elana "Hope"

                    Ce ne fut finalement pas la femme qui répondit à la patiente de la chambre 306 mais son autre voisin , l’homme avec un bras en moins qui n’avait pas forcément inspiré confiance à la jeune femme .  Au moins il eut la gentillesse de lui indiquer que cette femme ne risquai pas de lui répondre . Elle dévisagea quelques instants cette dernière : si elle n’avait aucun blessure physique apparente elle semblait être totalement dans son monde ; son regard divaguant dans le vide . A côté de ça l’amnésie semblait être un cadeau du Ciel.  Le manchot reprit la  parole , la jeune patiente se retourna donc et le regarda. C’était un homme âgé aux dents jaunies par les années et qui avait dans le regard une petite lueur intelligente et malicieuse qui pouvait annoncer le pire comme le meilleur.


                    -   T’es bien la patiente de la chambre 306, dis moi ?


                    -En effet c’est bien moi , le docteur m’appelle Elana , je sais pas d’où il a sorti ce nom mais je ne le trouve pas très beau . Peut-être qu’il vaudrait mieux m'appeler 306 ou Mlle X pour l’instant.


                    Le manchot dévisage sa voisine de son regard vif pendant de longues secondes , si cet examen visuel avait sûrement de quoi gêner la jeune femme ne se laissa pas démonter et soutint son regard. Elle n’avait aucune raison d’avoir peur d’un vieil estropié d’ailleurs elle sentait qu’être audacieuse faisait partie de sa nature profonde. Ce fut l’homme qui brisa le silence indiquant qu’elle était assise entre “l'académicienne du silence et le prix Goncourt de la Tchatche “ . Bien qu’elle ignorât totalement ce qu’était un prix Goncourt elle devait reconnaître à son interlocuteur un talent oral plus que certain. Celui-ci poursuivit  en parlant de “le hasard de l’ordre” , une antithèse sûrement révélatrice de l’esprit sinueux du personnage. Le hasard étant défini par l’absence d’un ordre prédéterminé.


                    Mais ce fut la suite du discours du vieillard qui intrigua la jeune patiente  ; il lui parla d’abord de celui qu’il qualifiait comme le “patron” des lieux : Doc. A priori il ne le tenait pas en haute estime dans son coeur , allant jusqu’à la qualifier de glacial et distant. Pourtant la jeune femme l’avait trouvé plutôt sympathique , il avait été le seul employé du corps médical avait qui elle avait tenu une conversation de plus de deux minutes.  Puis il s'intéressa à nouveau à elle et reprit la question qu’elle avait posée  à “l’académicienne du silence” . Après une légère envolée lyrique il lui proposa une sorte de marché qui avait quelque chose de séduisant .  Si elle était déstabilisée par son comportement ? Assurément surprise en tout cas ; elle ne souvenait pas de sa vie d’antan mais se doutait bien que de telles personnalités si marquées ne courraient pas les rues .
                    Ainsi il lui proposait de l’aider à retrouver sa mémoire une fois que ses capacités motrices seraient optimales. La perspective de pouvoir se souvenir de son passé était attirante d’ailleurs la phrase qu’il avait prononcée   Dis-moi, toi , d’où tu viens toi et ce qui t’es arrivé à toi?  hantait la jeune femme depuis déjà trop longtemps mais un soupçon de méfiance planait dans l’esprit encore embrumé de la patiente de la chambre 306.


                    Qu’avait à proposer cet homme de plus que le corps médical pour l’aider si ce n’est un certain talent dans l’art de la rhétorique ? De plus il ne semblait pas être très stable , alors certes elle ne l’était pas non plus mais de là à mettre sa vie entre ses mains et il faisait preuve d’un humour douteux :si elle ignorait ce que faisait un électrochoc elle n’avait pas vraiment envie d’essayer.
                    Malgré toutes ses réticences quelque chose au fond d’elle lui criait de faire confiance à cet homme atypique . Elle n’aurait su expliquer pourquoi mais un lien semblait s’être formé en quelques secondes entre eux deux . Elle jugea préférable d’éclairer la situation au plus vite après avoir serré la main du manchot

                    - Vous êtes un hommes intrigant qui sait parler , c’est indéniable . Mais que me proposez vous de plus qu’un médecin pour vaincre mon maux ? Et puis quel bénéfice allez vous tirer de ce marché? Je ne me souviens peut être de rien sur moi mais je ne suis pas devenu idiote pour autant et je sais que dans ce monde on ne fait rien pour rien quand on a du talent n’est-ce-pas?

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                      #10

                      Post n°10
                      Auteur : Super PNJ

                      "-En effet c’est bien moi , le docteur m’appelle Elana , je sais pas d’où il a sorti ce nom mais je ne le trouve pas très beau . Peut-être qu’il vaudrait mieux m'appeler 306 ou Mlle X pour l’instant."

                      - Morbleu ! Mlle X ! tu n’y penses pas jeune fille, faudrait peut-être éviter, hein ! On en trouve à chaque pas dans les bas fonds de Coruscant. Vu ton minois, je ne pense pas que tu viens de là.

                      - 306 ?, je n’ vais pas te mentir, mais on risque de te confondre avec un moteur ou une clef de réparation. Certes côté carrosserie, t’as ce qui faut ! Dit-il d’un sourire du coin des lèvres, ses yeux sculptaient la jeune demoiselle.

                      -  Mais côté « moteur » pour le moment c’est la panne complète. Et il ne pouvait s’empêcher de ricaner. Au fond de lui, il ne voulait pas. Mais c’était plus fort que lui.


                      - Alors, gardes Elana ! Ma grande.  Moi non plus je ne sais pas plus que toi, pour l’instant, pourquoi il te surnomme ainsi. Mais c’est un joli prénom, et c’est vrai qu’il te va comme un gant. Il a peut-être connu une « Elana » dans le temps et peut-être trouvé que cela t’allait.

                      - Va savoir ! Peut-être que c’est vraiment ton prénom et qu’il veut que tu trouves de toi-même. Je ne suis pas spécialiste, hein !


                      La jeune demoiselle avait d’autres questions, que le vieil homme écouta avec attention : «  Vous êtes un hommes intrigant qui sait parler , c’est indéniable . Mais que me proposez vous de plus qu’un médecin pour vaincre mon maux ? Et puis quel bénéfice allez vous tirer de ce marché? Je ne me souviens peut être de rien sur moi mais je ne suis pas devenu idiote pour autant et je sais que dans ce monde on ne fait rien pour rien quand on a du talent n’est-ce-pas?.

                      Et il se hâte aussitôt d’y répondre.

                      -    En dehors de mes envolées vers la bataille rangée, j’ai toujours eu les pieds sur terre au sujet des êtres qui croisent ma route.
                      -    Un homme conscient de n’être dans l’immensité de l’univers qu’une fourmi. Une fourmi réaliste, absorbée par les aléas de sa propre fourmilière décide de s’intéresser à ce qui se passe dans celle des autres. Bref une fourmi, bien dans sa peau de fourmi. Comme des millions d’autres.


                      -    Des cadavres déchiquetés, des yeux crevés, des membres arrachés, des entrailles répandues. J’en ai vu et j’en ai soupé tout au long de ma misérable vie. Partout où j’ai traîné ma vieille carcasse j’en ai croisé. Des milliers de morts.
                      -    Des rescapés terrifiés !
                      -    La cohorte des « sans-logis, des sans-sourire; des sans-essentiels.


                      -    Et pff ! nous voilà, l’un près de l’autre, deux « bien » vivants, uniquement soucieux de le rester….

                      -    Je n’aime guère la vie que je mène dans cet hôpital, faussement décontractée ; ni les gens que j’y fréquente, faussement authentiques. Mais si j’y suis obligée, et j’insiste bien sur ces mots.


                      -    J’ai été tenté de me  démarquer de mes semblables par cet originalité  « Mettez-moi une balle et gardez votre pitié ! ». Mes semblables, ceux qui hantent ces couloirs du matin au soir, sans espoir de retrouver dans ce qu’on appelle «  Une normalité ». N’Faut pas sombrer dans la mélancolie !

                      -    Je ne suis pas très douée pour l’oisiveté, et, comme je n’avais pas la moindre intention d’y  rester, moi, oisif,  je me suis dit : « Morbleu ! je suis sûre que tu as du talent et de l’imagination ; et tu devrais t’y atteler.


                      -    Si je savais peindre, même pas.

                      -     Et avec ce qui me reste ! s’exclame-t-il en montrant son unique bras, je les tiens comment, moi, mon pinceau et ma palette ? Il aurait fallu choisir, et je n’aime pas choisir. … -Mais, fichtre alors non !

                      -    Et tu sais ce que j’ai décidé de  faire ? Altruiste ! Et il ne me restait plus que ça.

                      -    Tu sais toi ce que c’est un « altruisme », dans ta ptite tête qui sait même plus comment elle s’appelle ?

                      -    Et ben, je vais te le dire moi ! Ecoute bien et grave-le dans un ptit coin de ton cerveau  
                      -    C’est un comportement caractérisé par des actes désintéressés, et lorsqu’on est altruiste on n’attend rien en retour. Et oui, M’dame !



                      -    Ca répond à ta question ? T’as bien vu le bénéfice que je vais pouvoir en tirer de ce marché ?
                      Le ton était différent, il semblerait que notre vieux baroudeur  n’avait pas apprécié cette question.

                      -    Morbleu, je n’me fâche pas mais c’est pour dire !


                      -    J’ai connu les joies de la jeunesse, celle d’une certaine notoriété, de l’amour de l’argent, de l’indépendance de l’aventure, moi, madame, et, oui !….Il me manquait celles de l’altruisme.


                      -     ça n’te pose pas d’problème ?

                      Il se rapproche lentement  de la jeune Elana, comme s’il ne voulait pas que des oreilles indiscrètes puissent entendre ce qu’il avait à dire.
                        
                      -    Et si avant de tirer ma révérence, j’avais pour but d'améliorer la vie de mes semblables!


                      Et se rapprochant encore un peu plus, il  poursuit :

                      -    Mon but : insérer ou réinsérer dans la vie active une autre personne. Mais question primordiale, l’œil aux aguets et les fossettes en batterie, où et comment recruter mon secouru ?

                      -    Je ne sais pas mais étant donné le nombre de gens qui circulent ici, je pense n’avoir que l’embarras du choix. Et voilà que tu débarques.


                      En disant ces mots, il claqua d’un coup sec son unique main sur sa cuisse, comme signe de  fierté de ce qu’il venait de lui avouer.

                      Avec méthode le vieil homme s’employait à lui décoder le compte tenu de sa réflexion. Pour se faire, dans un murmure, il poursuivit :

                      -    D’un, je ne peux pas baser mon avenir sur mes possibilités physiques et qui vont l’être de moins en moins ; de deux, Je ne peux pas non plus  sur mes ressources  matérielles de plus en plus restreints et qui risquent de l’être encore davantage dans l’avenir.
                      -    Mais je suis certain que je peux de mon caractère dont l’indulgence, la patience, la souplesse, la pondération constituent les traits dominants. Mais qui lui non plus ne va pas aller en  s’améliorant, si je «  procrastine  Martine » Et il s’éclata de rire.


                      Tant qu’il est lancé, il ne s’arrête pas. Alors il continue de décrire sa petite « entreprise »

                      -    Il est évident qu’il ne peut être question pour moi « d’adopter » un infirme ou un vieillard ou un drogué de calmant, un ivrogne, un caractériel ou même un détraqué . Et en toi jeune fille dans tes yeux, j’ai pu discerner une petite étincelle. Cette étincelle, je veux la voir se développer. De cette étincelle je veux Rallumer cette flamme qui sommeille en toi
                      .
                        
                      -    Et comme tu peux le supposer, un fainéant ne peut pas faire partie de ma sélection. Donc à toi ma grande de faire le nécessaire pour retrouver ta mémoire sans dormir sur tes lauriers. Si tu veux avoir les réponses à cette fameuse question. « Dis-moi, toi, d’où tu viens toi et ce qui t’es arrivé à toi? »

                      -    Évidemment ! Il ne s’agit pas d’entretenir ma « Grande Invalide de guerre » à perpète. Il s’agit de te réparer, toi la désarticulée du cerveau. Une fois que cette jolie petite bobine se rappelle qui elle est, peut-être, qu'elle va chercher ce qu’elle va pouvoir faire. de son avenir

                      -    Je suis conscient de  ton talent ma grande, et si tu as bien écouté ce que je t’ai dit au sujet de la prise en charge de chacun. Il va falloir optimiser tous les potentiels.

                      -    Et pour commencer,  ce travail  sera peut-être pour la prochaine fois. Car d’après ce que je vois  on vient te chercher

                      D’un signe bref de la tête, il lui indiquait l’infirmier qui s’avançait vers leur direction

                      Avant qu’Elana se lève de sa main valide il lui tient le poignet pour qu’elle puisse entendre les derniers mots qu’il avait encore à  lui dire

                      -     Et lorsque tu y seras, n’oublies pas d’y repenser à l’offre que je t’ai faite.  Tu pourras répondre toi-même à cette question que tu viens de me poser :  "Mais que me proposez vous de plus qu’un médecin pour vaincre mes maux ? "

                      -    Car la personne qu’ils te proposeront, y a pas à dire, ma grande, ils ne sont pas bien nets. Et crois moi sur parole, au lieu de t’aider à retrouver ce que t’as perdu.  Ils t’aideront définitivement à ne pas  répondre à cette question. : "-    Qui suis-je ? Je viens d’où ? Que m’est-il arrivé ? "


                      -    Il y en a qui ont fait les frais. Et qui ce sont retrouvés avec le disque dur définitivement effacé. N’est-ce pas ? sur ces mots il se penche à l’avant le regard dirigé vers leur compagne silencieuse, aucune réaction de ce côté du banc.

                       Se retournant vers la jeune fille, il reprit aussi sec :

                      -    Fichtre ! Je veux bien t’aider, je suis là  pour t’écouter, mais pas faire les recherches dans ton cerveau à ta place. Gardes tout ce que tu peux grappiller. Un bruit, une odeur, un pressentiment. Tu l’emmagasines, on le décortique ensemble.
                      -Et lorsque tu vas t’exprimer sur ces images, ces flashes, ces émotions que tu ressens, cela va t’aérer le cerveau. Mais je ne vais pas répondre et conclure pour toi.


                      -    Morbleu ! C’est tes émotions tes souvenirs, ta petite personne que tu dois trouver.

                      Et il la relâcha aussitôt dès l'approche du jeune homme à la blouse blanche
                      ………………..

                      Ce jeune homme, le voila, brun, d'allure assez sportif, qui vient à la rencontre de sa nouvelle patiente qui discutait sur le banc. Discuter, un grand mot, elle écoutait plutôt car d’après ce qu’il voyait c’est  son compagnon qui discutait le plus.

                      D'un geste de la main, il l’invite à le suivre.

                      Après avoir  dépassé la chambre 306 qui se trouvait à leur droite, ils empruntèrent un long couloir, marchant cote à cote, sans un mot. seul le bruit des béquilles sur le carrelage rompaient le silence.
                      Iils atteignirent  la salle de consultation. Cette salle où elle devrait s’y rendre au moins deux ou trois fois par jour afin de mettre en place un protocole de suivi médical.


                      Prenant place sur la chaise face au bureau qui trônait au sein de la pièce, le jeune homme prit la parole.

                      -    Mademoiselle, je suis étudiant en médecine. Le « Doc » m’a transmis votre dossier afin que nous puissions mettre en place un protocole de prise en charge de votre rééducation.

                      -    Le réveil après le coma, c'est un réveil qui se fait avec plus ou moins de séquelles. Des séquelles intellectuelles, physiques et psychologiques que la rééducation a pour objectif d'estomper.

                      A l’entendre, il donnait l’impression de lire un article dans une revue médicale.

                      Il n’était pas à l’aise, lorsqu’il s’adressait à la jeune fille. Il avait encore en tête sa réaction la première fois qu’il l’avait vu. Il se tenait dans le couloir face à la porte de sa chambre. Des objets traversaient l’air, les objets qu’elle leur jetait aux visages  à ces pauvres compatriotes infirmiers.Heureusement qu’il avait de la dextérité ainsi il a pu esquiver ses objets volants mais identifiés.


                      Lui aussi, il se rendit compte que le ton qu’il avait pris lui faisait penser qu’il récitait un cours.

                      Alors il décida de changer d’intonation afin de ne pas donner à la patiente une fausse idée de sa personne. Certes, il est étudiant en médecine, mais il a déjà dépassé les années requises pour le poste qu’il occupe à ce jour au sein de ce service hospitalier. Si le « Doc » lui a confié le dossier de la patiente de la chambre 306, c’est parce qu’il avait confiance en ses capacités. Connaissant le « Doc », s’il l’a choisi, ce n’est pas par erreur. Il ne faut pas douter de ce choix.

                      Après un coup d’œil rapide au dossier qui se trouvait sur le bureau face à lui, le jeune interne reprit.

                      -    Mademoiselle Elana ! Je sais bien que vous avez un petit souci de mémoire.

                      -    Mais nous vous appellerons ainsi tout le long de votre séjour parmi nous. Le « Doc » nous a indiqué que c’est ainsi qu’il faut vous appeler et pas autrement. Alors à partir de cet instant vous êtes  Elana. Je me présente je suis Docteur Ross.

                      Après cette petite minute de présentation afin d'introduire un sentiment de sécurité, il reprit,

                      -    Comme je vous le disais, précédemment, mademoiselle Elana, le coma nécessite souvent une rééducation pluridisciplinaire qui débute dès le réveil, comme  dans votre cas, mademoiselle, dès votre retour à la réalité.


                      -    Des  Séances de kinésithérapie, d'ergothérapie, d'orthophonie, de psy, cette période de réadaptation  peut paraître longue et fastidieuse à vos  yeux,  mais c’est pourtant nécessaire.

                      -    Cette rééducation est primordiale et nous allons l’adapter  aux difficultés que vous pourriez rencontrer
                      .

                      -    Pour cela,  vous devriez vous rendre chaque jour dans ce service de médecine physique et de réadaptation, là où nous nous trouvons actuellement, afin de commencer nos séances de kinésithérapie et d’ergothérapie.

                      -     Concernant les séances d’orthophonie, vous êtes exemptée d’après ce qu’on a entendu, vous n’en avez vraiment pas besoin. De ce côté tout va bien. En sous-entendu, il faisait allusion à son langage lors de leur premier « entrevu » dans la chambre de la jeune patiente

                      -    Elana, d’après ce que je vois dans votre dossier, votre  crâne a reçu un coup. Ce choc, quelle que soit sa violence,  c’est  ce que nous appelons un traumatisme crânien.

                      -    Ce choc sur votre tête à entraîner des petites fractures osseuses, résolues à ce jour, mais aussi des lésions cérébrales. Ce sont ces lésions qui ont des conséquences neurologiques et psychologiques plus ou moins sévères, dans votre cas. Tout cela demande une prise en charge particulière.

                      -    Cette rééducation vous est nécessaire pour récupérer les fonctions motrices.

                      -   Avez-vous des troubles persistants? Avez-vous  des problèmes de concentration, une attention diminuée, ou encore des troubles du comportement? Si ces troubles ont apparu c'est parce que votre traumatisme a provoqué à l'intérieur du tissu nerveux des lésions invisibles au scanner. On les appelle des lésions axonales diffuses. Ces conduits peuvent parfois rompre  suite aux traumatismes que vous avez subis. Ces troubles sont très longs à rééduquer.

                      -    Concernant vos troubles de la mémoire ou si vous préférez vos troubles amnésiques.


                      -    D’après ce que nous avons pu déduire, par votre comportement,  cette perte de mémoire, ou amnésie, se situe au niveau de l’oubli des souvenirs antérieurs de votre coma, c'est-à-dire des faits anciens ;
                      -    Ce n’est pas irrémédiable, pour travailler cette partie, vous serez mis en rapport avec le psy de cet établissement qui fera le nécessaire afin que vous puissiez retrouver votre mémoire.  Faîtes-moi signe dès que vous vous sentirez prête à le rencontrer.


                      Ce qu’il ne lui révèlera pas c’est que ce psy ne passe pas son temps à discuter avec les patients. Il veut étudier des nouvelles méthodes. Le fait juste d’y penser, vu les résultats catastrophiques déjà apparus, notre jeune médecin en herbe sentit son sang se glacer.

                      -    Voilà, mademoiselle Elana. Nous débuterons nos premiers exercices demain.
                      -   Je souhaiterai que vous puissiez répondre à cette question, quel est votre dernier souvenir?
                      -    Pour l’heure, votre repas vous a été servi dans votre chambre.  Profitez de ce moment de calme pour retrouver un bruit, un son et même une odeur qui puisse faire surgir quelques éléments qui puissent vous revenir en mémoire



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                        Auteur : Elana "Hope"

                        La discussion ô combien intéressante entre la jeune patiente et ce manchot qui se révélait être plus futé qu’il n’y paraissait au premier abord fut interrompue par l’arrivée du membre d’un corps médical . Un grand et beau jeune homme au teint hâlé et à l’allure fière , Elana le dévisagea quelques secondes d’un air méfiant puis se décida à le suivre. Elle lança un dernier regard à son nouveau camarade de discussion puis emboîta tant bien que mal le pas au médecin à l’aide de ses encombrantes béquilles.  Il la mena à l’intérieur d’un long et étroit couloir légèrement angoissant , aucun mot ne fut échangé .
                        Au bout de quelques minutes de marche ils atteignirent une salle de consultation dans laquelle l’employé invita Elana à s’asseoir ; celle-ci s'exécuta  toujours sans prononcer le moindre mot.  Elle adressa un regard interrogateur au médecin comme pour lui demander des explications sur sa présence ici bien qu’elle se doutait fortement des raisons .
                        Il se présenta comme un étudiant en médecine nommé Ross ; un étudiant? Ils étaient sérieux là? Ils chargeaient un piètre étudiant de la soigner , elle était passé d’un claquement de doigt du chef de l’établissement à un novice sans diplôme . Finalement le manchot avait vu juste quand il avait parlé du Doc.  De plus lui aussi s’était mis à l’appeler Elana , décidément tout le monde s’y mettait ; après le Doc et le manchot qui trouvait aussi ce nom très joli . Elle ne l’aimait même pas ce nom : “Elana “ ,c’est plat , banal , ordinaire . Toujours sans intervenir la patiente écoutait le médecin qui déballait un vocabulaire particulièrement technique et complexe , quelque chose qu’Elana interprétait comme un charabia inutilement compliqué pour dire quelque chose de simple . En gros elle avait subie un choc et était tombée dans le coma ; à son réveil des séquelles sont restée . Mais pourquoi faire simple quand on pouvait faire compliqué?  Peut-être qu’il essayait de noyer la vigilance de l’amnésique avec ce jargon assimilable à du Hutt .  
                        Mais là où elle dut se retenir pour ne pas éclater de rire ou rentrer dans une colère noire et tout casser c’est quand il lui annonça qu’elle verrait régulièrement un psy . Un psy? Non mais les psys c’est pour les psychopathes justement pas  des gens comme elle ; elle était parfaitement stable , du moins le croyait -elle . Et puis ce ne pouvait être un devin ce psy ? Comment pourrait-il faire ressurgir des souvenirs qu’elle même avait oubliées?
                        “Pas irrémediable”qu’il disait , elle l’espérait mais tous ces méthodes la laissait bien perplexe et méfiante , étrangement elle se sentait plus en confiance avec le vieil estropié qu’avec le beau médecin . Paradoxal mais vrai.


                        -   Je souhaiterai que vous puissiez répondre à cette question, quel est votre dernier souvenir?


                        Elle soupira , il était inutile de lui mentir pour l’instant mais elle avait l’impression de l’avoir raconté tellement de fois , en réalité elle se l’était tellement remémorée mentalement qu’elle avait l’impression d’avoir crié ce dernier souvenir , dernier lien avec sa vie d’avant , avec son identité , sous tous ls toits alors que personne n’était au courant


                        -Je me souviens seulement d’avoir été dans une pièce sombre , il y avait beaucoup de vacarme autour de moi je ne sais plus vraiment pourquoi peut-être était ce un festival ou quelque chose comme ça , et puis d’un coup je me suis senti projeté en arrière , quelque secondes après avoir brutalement atterri sur le sol j’ai perdu connaissance . J’ai tout juste eu le temps de sentir une main amicale sur ma joue avant de sombrer.


                        Elle avait racontée le tout sur air totalement neutre , presque désintéressé comem si elle racontait mal une histoire. La patiente sourit à son interlocuteur


                        -Je ne me rappelle rien d’autre pas même mon nom , alors maintenant si vous le voulez bien je vais rentrer dans ma petite cellule et me forcer à manger les choses que vous servez et que vous avez le culot d’appeler “repas”.


                        Assise devant son assiette dans sa chambre , Elana était songeuse . Elle mâchonnait un bout de poisson desséché mais le mauvais goût de la nourriture ne l’affectait pas outre mesure malgré la petite pique qu’elle avait adressée au Dr Ross comme si elle était habitué à la médiocrité des repas  . Où pouvait donc s’être nourrie avec un tel régime dans a vie d’avant? Pour pouvoir avaler cela sans broncher il avait vraiment fallu qu’elle soit motivée pour autre chose qui la forcerait à rester mais quoi?
                        Allez ma vieille ! Un petit effort voyons ! Le manchot avait raison elle ne pouvait compter sur quelqu’un d’autre pour recouvrer sa mémoire  , pas même sur ce psy ridicule.
                        “Qui suis-je ? D’où je viens? Et que m’est il arrivé?” voilà les questions qui occupaient l’esprit de la patiente .
                        Sa nuit fut courte , elle ne parvenait tout simplement pas à dormir . Elle reste allongé durant des heures sur son lit tentant , en vain , de trouver une sensation aussi infime qu’il soit autre que le goût fade du repas qui lui feraient ressasser des souvenirs.
                        Le lendemain elle décida de retourner avec ses béquilles dans la petite cour où elle s’était rendue la veille , décidée à reprendre sa discussion avec le vieil homm:e mystérieux qui l’avait abordé. Elle avait senti que ce type , sous ses airs répugnants pouvait rééllement l’aider. Il se présentait comme un altruiste , beaucoup se présentaient comme tels mais rares étaient ceux qui l’étaient vraiment , mais elle avait envie de lui faire confiance.  En effet il n’avait nullement essayé de lui mentir et lui avait d’emblée affirmer que seul elle avait la clef pour s’en sortir , il était honnête et perspicace contrairement au corps médical qui se cachait derrière des mots incompréhensibles.
                        Il était assis au même endroit qu’hier , attendant la belle sûrement . Elle s’assit à côté de lui et ils restèrent durant quelques secondes silencieux . Elle brisa finalement le silence en parlant sur un ton qui se voulait amusé mais aussi un poil dépité


                        -Ils veulent me coller un psy maintenant. C’est quand même affligeant  de les voir se cacher derrière leur vocabulaire , ils se disent intelligents avec leurs années d’étude mais on dirait des robots , enfin je sais pas si c’est le bon terme enfin vous voyez l’idée non?


                        Elle marqua une pause


                        -J’ai réfléchi à votre proposition et que je me sens curieuse eh bien j’ai décidé de joueur sur les deux plans . Je vais tenter de collaborer avec les médecins malgré mes réticences pour voir où cela mène et à côté je décide de vous faire confiance. Vous en avez plus sous la caboche qu’on pourrait le croire .

                        -Vous avez affirmé que  nul ne pourrait se souvenir à ma place , vous avez certainement raison . A ce propos hier lors du repas je me suis rendu compte que j’étais habitué à ce genre de régime peu appétissant , pas que je l’appréciais hein je suis pas masochiste mais juste habitué, je me demande si j’ai passé la moitié de ma vie dans un hôpital où s’il y a d’autres lieux où on mange de manière similaire. La prison peut-être non?

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                          Post n°12
                          Auteur : Super PNJ

                          Le vieil homme qui s'était tiré de son lit ce matin bien avant l'heure habituelle de son réveil, prolonge sa nuit sur son banc.

                          * - Déporté ! Voilà ! Je cherchais un mot pour définir ce que je ressens depuis que je suis ici dans cet hôpital de malheur : je suis déporté ! Je m'étale comme une plante qu'on a changée de pot et qui n'arrive pas à s'adapter. Pourtant, leurs grandes chambres et leur grand jardin, sont charmants, fonctionnels.*

                          *- Comme chaque soir, nous regagnons le réduit qui nous sert de chambre.
                          - Mais, moi, je préfère m'extraire dans ce coin de verdure sans âme encore plus, avec ces patients articulés qui happent notre regard, aspirent et volent mon attention. *

                          *- J'ai débarqué sur ce banc, avec l'espoir de soutirer à ma voisine « muette » quelque parole pour la faire subsister quelques heures et j'en repars toujours, sans le moindre renseignement, le moindre signe de présence en son cerveau.*

                          *- Mais en revanche, l'arrivée de cette brunette...*

                          *- Heureusement, jusque-là, je n'avais pas eu le temps d'y penser. Les journées ont été courtes. Les infirmiers et spécialistes médicaux se sont relayés à son chevet lorsqu'elle était dans le coma.
                          - Je les ai vus un à un, entre deux allées et venues, entre les portes de cet hôpital, entre deux inquiétudes, entre deux problèmes, l'état de santé et l'état mental de cette patiente de la chambre 306.
                          - Et lorsqu'elle s'est retrouvée sur ce banc auprès de moi, je compris que le destin m'avait passé le relais dans les meilleures conditions possibles.*

                          C'est dingue, quand on y pense !

                          *- Et moi, je suis d'une gaieté... à écœurer les morts ! Et à agacer tous ces gens en ce lieu qui ont l'humeur justement dans la tombe.*

                          *-Au milieu de cette agitation, il m'aurait fallu expliquer à chacun d'eux l'idée qui se baladait dans mes insomnies, insaisissables depuis le soir de son arrivée.*
                          - « Nous nous sommes retrouvés sur ce banc, « Morbleu ! Le choc des connivences... » Se dit-il.

                          Et, il s'en va y réfléchir,  en repartant à la recherche du marchand de sable. Il commence à l'entrevoir quand...

                          Il n'ouvre les yeux que lorsque la jeune fille s'installe de nouveaux près de lui. Après quelques secondes, elle brise le silence ce qui le sort de ses rêveries.

                          Lorsqu'elle finit sa tirade. Sans prendre en considération de ce qu'elle venait de lui annoncer, il imagine ce qu'il aurait voulu lui dire à cet instant.

                          Il se repasse en tête, les phrases qu'il s'était imaginé lui dire.

                          *- Vous passiez par là, vous avez vu de la lumière ! Moi, je me suis dit lorsque j'ai vu votre chevelure : « Tiens, je rentrerais bien dans cette tête-là ! » Pour peu qu'on m'y invite, bien sûr... *

                          Toujours dans ses pensées, les yeux plissés, en dandinant du chef lentement, léger reclus au coin des lèvres, prenant plaisir de "sa petite conversation personnelle", il poursuit :

                          *- T'as une jolie tête de guerrière qui a déjà dû faire fuir plus d'un ! Des épaules carrées qui appellent plus à la bourrade que la caresse ! *

                          Mais il n'en fit rien.

                          Après une courte pause, la jeune fille poursuit la conversation.

                          - J'ai réfléchi à votre proposition et que je me sens curieuse eh bien, j'ai décidé de jouer sur les deux plans. Je vais tenter de collaborer avec les médecins malgré mes réticences pour voir où cela mène et à côté, je décide de vous faire confiance. Vous en avez plus sous la caboche qu'on pourrait le croire. -Vous avez affirmé que nul ne pourrait se souvenir à ma place, vous avez certainement raison.

                          -Vous avez affirmé que nul ne pourrait se souvenir à ma place, vous avez certainement raison. À ce propos hier lors du repas, je me suis rendu compte que j'étais habituée à ce genre de régime peu appétissant, pas que je l'appréciais hein, je ne suis pas masochiste mais juste habituée, je me demande si j'ai passé la moitié de ma vie dans un hôpital où s'il y a d'autres lieux où on mange de manière similaire. La prison peut-être non ?


                          Et nous voilà maintenant côte à côte en train de blatérer. De quoi ? Vers quoi ? Je suis soufflé par ce que je viens d'entendre... Morbleu ! Répond-il aussitôt.


                          - Des cadeaux !
                          - Quand on est invité dans une maison, on porte un cadeau. Toi, tu t'es invitée dans ma maison, à ces mots, il frappe le banc de sa main valide, et dans ma vie. Alors tu m'en dois deux, ta confiance et ton amitié.


                          Avec ce vieil homme, on sait rarement « si c'est pour de rire » ou « si c'est pour de vrai ». C'est parfois amusant, parfois agaçant.


                          Sans doute soucieux de rattraper le temps qu'il a fait perdre à la jeune rescapée avec sa boutade, le maître de la blague se met à lui mitrailler avec des informations à un rythme tel qu'elle n'avait à peine le temps d'une exclamation entre deux « salves » de phrases.


                            - Tu te goures, fillette ! J'ai déconné pour décaper tes idées noires. Rassure-toi ! Ce n'est pas moi qui vais t'aider à te remettre en selle.

                          - Ne te dispense pas d'aller plus loin. Si ce que tu étais avant ne te plaît plus, à toi de changer ta vie, ton destin est entre tes mains pas dans les miennes ni dans les leurs. Ici, ton état mental peut se dégrader au point de rendre obligatoire ton internement. Tu seras placée dans une maison dite publiquement de repos où tu jouiras d'un confort que tu ne seras plus en mesure d'apprécier.

                          - Ces spécialistes n'espèrent plus rien de l'état général de leurs pensionnaires... Et oui ! Tout ça est d'une tristesse...
                          - Essaie de te focaliser sur tes impressions de « déjà vue ». Ce que tu as ressenti, vient d'ailleurs. Mais d'où ? Ta mémoire partira en commando dans tous les sens, laisse-la se disperser, puis tout à coup, elle se regroupera, t'enverra l'image. Enfin associe les mots à l'image.


                          Il reprend sur le même ton.

                          - Alors tu n'as pas pu répondre à ma question « Dis-moi, toi, d'où tu viens toi et ce qui t'est arrivé à toi ? ».

                          - Je ne suis pas patient moi ! Alors, moi, je vais te le dire qui tu es, toi et d'où tu viens, toi et ce qui t'est arrivé...

                          - J'aurai voulu éviter la comédie des faux inconsolables, difficilement supportable au regard des drames, souvent cachés, des vrais inconsolés. Mais il faut que je t'avoue un truc.

                          - "Elana Orlina, sortie des décombres, ressuscitée des bombardements !"


                          Il n'a pas lancé sa phrase par hasard et il voit sans surprise à l'embarras de la jeune donzelle qu'il n'a pas manqué sa cible.


                          - Ah... Je le savais !


                          En vérité, il ne savait pas à cent pour-cent. Mais ce nom qu'il avait lâché, petite enquête personnelle, mine de rien qu'il avait menée depuis ces quelques jours, laissant trainer ses oreilles dans les couloirs. Le blabla des infirmières qui jurèrent l'une après l'autre de ne pas ébruiter des renseignements privés ; formule qui donnait à ces potins le sérieux d'un communiqué.

                          Delà lui était venue une idée qu'il s'était promis de vérifier, l'heure venue. Et, à cet instant, pour lui, elle l'est.


                          - C'est simple ! Ton prénom, c'est Elana. Il ne te plaît pas plus que ça ce prénom ! Et alors ? On s'en tape, tu t'en tapes, et tu le changes !

                          - T'as pigé ? Tu t'en tapes, je m'en tape. Et la galaxie entière s'en tape de savoir qu'Elana Orlina se retrouve en convalescence dans cet hôpital.

                          "- Elana Orlina, vagabonde de Coruscant. Caméléon d'un métier à l'autre. Aimant se mettre dans des situations périlleuses. Une vraie guerrière, hein ?"


                          - Oui, je sais, et pour rien te cacher, Jeune fille, j'ai toujours pensé que tu le sais aussi.

                          Son sourire accuse réception de cette pertinente impertinence.

                          - Et oui ! C'est fou, hein ?


                          Le premier moment de silence passé, il n'hésite pas entre rire et pitié. Il rit...aux larmes ! Sans-souci de ce que cette révélation pourrait provoquer !

                          - Eh bien, ma grande, qu'est-ce que t'as ? Tu ne vas pas craquer... Juste au moment où tu t'apprêtes à te rempoter.

                          Et d'un geste, sa main, son unique main agrippe l'épaule de la jeune patiente comme une mâchoire.

                          Il pouvait ressentir la jeune fille qui se recroqueville dans sa coquille, mais il espérait qu'elle s'en sortirait peu à peu sous la caresse inattendue de ses mots.

                          - Jeune fille, je peux te dire que je sais exactement tout ce que tu peux ressentir à cet instant, tout ce que ta mémoire veut cacher, veut fuir, tout ce qui l'angoisse. Tu n'as donc rien à craindre de notre curiosité. Je veux te parler du présent. Pas du passé.

                          - Il y aurait beaucoup de choses à retirer du fond de ta mémoire, de ton subconscient, beaucoup, plus maintenant que je t'ai raconté ce qu’on sait de toi. Mais c'est à toi de choisir : ou tu recherches ton passé si cela te manque à ce point, ou tu vas de l'avant et tu réécris ton avenir. En te construisant une nouvelle vie.


                          Jusqu'ici, il a monologué pratiquement tout le temps, sa jeune voisine s'est contenté de ponctuer par quelques exclamations, stupéfaites, réprobatrices ou admiratives. Il la regarde longuement et lui lance aussi sec.


                          - Vous ne me répondez pas ? Dans l'état où vous êtes, vous risqueriez de me décevoir ? Et ce serait vraiment dommage ... Pour nous deux ! Morbleu !


                          - Oh ! Là ! Là ! Oh ! Là ! Là ! Attention, Morbleu ! Le clown est en train de changer de cap. Redresse la barre ! Vite... Vite...


                          Sa voix se brise.


                          - Ne t'inquiète donc pas gamine ! Pas de panique !

                          - Tu viens étourdiment de cautionner l'idée que je t'ai exposée et que t'as trouvée farfelue.

                          D'un sursaut d'énergie, il reprend :

                          - Attention, Morbleu ! N' Faut pas que ta lucidité fout le camp ! Bas les masques, ma gamine ! Faut te remettre en selle, Fais un effort, tu dois retrouver la dextérité de tes esprits ainsi que de tes membres, reprit-il en désignant les jambes de la jeune demoiselle. D'autant que tu n'as même pas à te forcer. Allez !

                          - Il ne faudrait quand même pas oublier que ton avenir est lié aussi à ta mobilité physique.
                          - C'est parti, dès que tu pourras gambader sans tes compagnons de marche, il indique les béquilles sur ses paroles, tu pourras prendre la poudre d'escampette et à toi la liberté !


                          * Elle n'est pas folle, ma Brunette ! Pense-t-il. Ça lui a tout à fait sauté aux yeux et aux oreilles, la façon dont je viens de lui lancer à la figure son passé. *


                          Il balaye d'un soupir lassé sa remarque et se rebiffe.


                          - Je ne suis pas près de te lâcher, ma petite ! Telle que je te connais, je suis sûr que tu es déjà en train de gamberger à cent tours minutes. Aussitôt s'ouvre un tiroir de ta mémoire. Dedans ; des mots, des bouts de phrases, des bouts d'images ; pile et face ; pile, ça passe ; face ça casse. La mendiante de souvenir perdue. Peu à peu, les morceaux de ce puzzle s'imbriquent dans ta tête et forment tes souvenirs.

                          - Mais ne mouline donc pas dans le vide, ma gamine ! Si la nuit finit par tomber le jour ne tarde jamais à se lever. Il ne suffit pas d'attendre, mais se bouger pour récolter les vendanges de son labeur ! ....


                          - N'rêve pas, vis. N'pense pas, agis. N't'excuse pas, assumes. N'hésite pas, fonces. Rappelle-toi, qu'hier est parti pour toujours et que demain t'appartient. Demain viendra si tu y mets du tien.


                          Son laconisme est éloquent. Son sourire aussi ; celui d'un gamin qui vient d'allumer un pétard. Il est beaucoup trop curieux pour l'éteindre.

                          * Si je n'étais pas manchot, j'aurais donné ma main à couper qu'il faut lui balancer qui elle est en réalité pour que la mémoire lui revienne. * se dit-il pour lui même, sourire aux lèvres.
                                 



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                            Le Chroniqueur
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                            Auteur : Elana "Hope"

                            Comme à son habitude l’homme ne se montra pas avare de mots pour répondre à la jeune femme. Il avait un débit de parole exorbitant , elle était vraiment impressionnée bien qu’elle devait bien avouer que parfois elle avait un peu de mal à le suivre dans ses interminables tirades qui partaient un peu dans tous les sens . Elle était amnésique et en plus lui ne s’exprimait de la plus claire ou de la plus directe des manières , ça n’arrangeait pas franchement la communication et pourtant il était le seul auprès duquel elle se sentait à l’aise comme libérée de son fardeau , comme si c’était ce naufragé de la vie qui y avait laissé la vie était le seul être à qui elle pouvait faire confiance.
                            Elle éclata d’un rire franc lorsque celui ci lui parla des “cadeaux “qu’elle lui devait , toutefois cette plaisanterie pouvait bien être double , contenir une part de sérieux et cela la patiente en avait conscience mais si sa confiance et son amitié était tout ce qu’il demandait alors elle les lui donnera , de toute façon c’était bien tout ce qu’elle avait à offrir.
                            Le manchot , puisqu’elle ignorait toujours son nom enchaîna et l’ensevelit sous une avalanche d’informations qui arrivaient avec une vitesse effarante . Il parlait encore et encore de sa langue colorée et qui rendait le personnage attachant , comprenant qu’elle ne pourrait vraiment en placer une avant qu’il n’ait totalement fini de parler Elana choisit de se taire , se contentant de quelques exclamations durant les rares moments d’arrêt que l’homme s’autorisait pour reprendre son souffle.


                            “Alors tu n'as pas pu répondre à ma question « Dis-moi, toi, d'où tu viens toi et ce qui t'est arrivé à toi ? .

                            - Je ne suis pas patient moi ! Alors, moi, je vais te le dire qui tu es, toi et d'où tu viens, toi et ce qui t'est arrivé…”

                            A ces mots elle releva la tête , et fixa son interlocuteur avec un regard empli d’espoir et de crainte. Savait-il vraiment? Connaisait-il réellement son identité et son passé ? Ou alors allait-il encore lâcher une blague? Alors le manchot , avec son sourire sarcastique inamovible , lâcha la bombe

                            -”"Elana Orlina, sortie des décombres, ressuscitée des bombardements !"

                            Il y eut un léger moment de flottement , celle qui se dénommait Elana sans qu’elle ne le sache ne réagit pas , totalement interdite . L’homme enchaîna face à une jeune femme qui écoutait attentivement même si cela n’en avait pas franchement l’air



                            - C'est simple ! Ton prénom, c'est Elana. Il ne te plaît pas plus que ça ce prénom ! Et alors ? On s'en tape, tu t'en tapes, et tu le changes !

                            - T'as pigé ? Tu t'en tapes, je m'en tape. Et la galaxie entière s'en tape de savoir qu'Elana Orlina se retrouve en convalescence dans cet hôpital.

                            "- Elana Orlina, vagabonde de Coruscant. Caméléon d'un métier à l'autre. Aimant se mettre dans des situations périlleuses. Une vraie guerrière, hein ?"


                            Là les informations étaient vraiment en trop grand nombre , les révélations avaient complètement assommés une jeune femme qui restait immobile , complètement bouleversée tandis que sous son crâne son cerveau fonctionnait à mille à l’heure.
                            “Dis moi toi qui est-tu , d’où tu viens, et qu’est ce qui t’es arrivé à toi” Ces simples questions n’avaient cessé de hanter son esprit ces derniers temps et les réponses qu’ils venaient de lui lancer à la figure se devaient de faire le même effet.
                            “Elana Orlina”
                            Ainsi c’était son nom , elle avait depuis le début eu le sentiment que ce nom lui était familier mais elle ne pensait pas que c’était le sien. Bien au contraire dans ses souvenirs floues ce prénom était plutôt associée à une antipathie certaine comme si cette Elana Orlina fut une de ses rivales. Mais non c’était elle , “sortie des décombres, ressuscitée des bombardements “ disait-il . “Vagabonde” , “Aimant se mettre dans des situations périlleuses “ ou ‘une vraie guerrière “ avait il rajouté.
                            Ainsi c’était ça son passé , enfin du moins dans les très grandes lignes. Les souvenirs se mirent alors à ressurgir en masse mais elle ne pouvait en percevoir aucun clairement tant ils remontaient à la surface de manière confuse et anarchique. Ils se bousculaient , chacun désirant être le premier dont Elana se rappellerait et dans cette mêlée générale elle se perdait. Sa tête lui faisait horriblement mal et son corps s’était engourdi et elle fixait toujours le manchot .
                            Le terme “fou” était un euphémisme pour décrire la situation , un véritable tsunami d’informations avaient bouleversé , renversé et remué l’esprit encore fragile de la jeune femme.

                            Lui continuait de parler , alternant les mots doux et le sursauts énergiques , tantôt tentant de la rassurer et la réconforter , tantôt essayant de la réveiller et la motiver pour aller de l’avant : dans tous les cas pour son bien à elle.



                            - N'rêve pas, vis. N'pense pas, agis. N't'excuse pas, assumes. N'hésite pas, fonces. Rappelle-toi, qu'hier est parti pour toujours et que demain t'appartient. Demain viendra si tu y mets du tien.

                            Elana , puisque c’était donc comme ça qu’elle se nommait , prit une grande inspiration pour reprendre un tant soit peu ses esprits . Son souffle était encore tremblant et sans qu’elle ne puisse l’expliquer des larmes coulaient le long de son beau visage. Cet homme providentiel avait raison , elle ne pouvait attendre ici de devenir un légume sur patte , non elle devait se reprendre en main , aller de l’avant reconstruire , vivre un nouvel espoir.
                            Les médecins étaient bien utiles pour la remettre sur pied mais elle le les laisseraient sûrement pas faire ce qu’ils voulaient de son esprit. Après un long moment de silence elle prit enfin la parole , mais son intervention fut aussi brève qu’ incroyablement intense tant on pouvait ressentir toute son émotion et sa gratitude dans ce simple mot

                            -Merci .

                            Elle saisit ses béquilles , se leva avec autant de grâce qu’elle le pouvait et s’éloigne lentement avec ses “compagnons de marche” .
                            Son avenir était devant elle , il était inutile de s’apitoyer sur son passé perdu , elle rentrerait en dépression et toute sa vie serait gâchée d’autant plus que bien qu’elle ignorât son âge elle semblait plutôt jeune. Tracer sa route voilà ce qu’elle devait faire et si en cours de route elle se souvient de quelques bribes du passé qu’il en soit ainsi mais elle devait avancer , marcher , courir sans prendre le temps de trop regarder derrière elle au risque de se heurter à un obstacle qu’elle n’aurait pas vu devant.
                            Elle se promit donc qu’une fois qu’elle aurait retrouvé toutes ses capacités physique elle se ferait la malle de ce maudit hôpital . Cela pouvait s’annoncer compliqué mais elle ne tolérait aucun doute quant à ses chances de réussite , après tout n’était elle pas une guerrière? Une vraie combattante qui s’était sortie de nombreuses situations périlleuses ?
                            Ces quelques révélations sur son pas étaient tellement attendues et craintes qu’elle n’eut jamais l’idée de les remettre en doute , le manchot ne pouvait avoir menti , depuis son retour sur Terre il avait été son ange gardien envoyé par les cieux pour veiller sur elle.
                            Elle continua à passer des tests et autres examens médicaux durant encore plusieurs dizaines de jours , ce qui l’ennuyait le plus c’était ces psychologues froids et hautains qui affirmaient tout savoir sur elle alors que elle même l’ignorait. Elle put vite abandonner les béquilles , elle pouvait à nouveau marcher seul et bientôt elle espérait pouvoir courir et là ce serait la liberté.

                            Les jours passaient donc , monotones et sans histoires . Assise dans sa chambre , son petit blouson en cuir sur le dos , elle tentait de mettre un peu d’ordre dans son méli-mélo de souvenirs qui flottaient dans sa tête , ceux-ci n’étaient encore pas du tout organisés et pour l’instant elle n’arrivait pas à les lire. Elle sentait qu’ils étaient là et pourtant elle ne parvenait pas à les décoder , d’une incroyable frustration. Alors qu’elle voulut se gratter les côtes qui la démangeaient n peu elle sentit quelque chose de dur sous ses doigts. Surprise elle palpa l’objet qui semblait être métallique et qui se trouvait en réalité dans une poche interne de sa veste en cuir , la même veste qu’elle portait le jour de son arrivée à l’hopital , un magnifique blouson cintré et étonnamment résistant . Un vêtment bien trop haut de gamme pour une simple vagabonde. Elle fouilla prestement dans le revers de sa veste et y découvrit un petit trousseau de trois clefs . Rien de plus , nulle adresse ou autres informations n’y étaient inscrites mais c’était déjà ça. Elle avait au moins trouvé une relique de son passé qui pouvait s’avérer vraiment utile.
                            Cet après midi là elle se dirigea naturellement vers la petite cour où se trouvait le manchot , elle s’assit à nouveau à côté de lui , la femme muette était elle aussi là ; décidément elle avait ses habitudes.

                            -Bonjour ...euh

                            Elle avait voulu engager la conversation en le saluant par son nom mais elle venait de se rendre compte que le manchot ne le lui avait jamais dit , elle se mordit la lèvre inférieure , se maudissant pour sa maladresse puis enchaîna.

                            -J’ai presque retrouvé toutes mes capacités physiques et je compte agir cette nuit. Je veux quitter ce bâtiment infernal , je m’en crois parfaitement capable , j’ai arpenté plusieurs fois le dédale de couloirs et je crois pouvoir me repérer correctement et me diriger vers des sorties possible et puis après tout ne suis-je pas “une vraie guerrière”?


                            Elle sortit les clefs de sa poche

                            -Tu connais certes plus que moi sur mon passé mais moi j’ai trouvé ça , j’imagine que ça ouvre mon appartement , selon tes dires je viens du coin alors on devrait pouvoir le trouver non?

                            Elle marqua une pause avant de reprendre sur un ton jovial qu’elle ne croyait avoir jamais employé jusqu’ici

                            -Ne t’inquiète pas morbleu ,
                            elle lui agrippa l’épaule en référence au geste que le manchot avait fait quelques jours plus tôt , je compte bien t’emmener avec moi , après tout tu as ma confiance et mon amitié.
                            Au fait si Elana Orlina est mon nom officiel rien ne m’empêche d’avoir un surnom . J’ai choisi Espérance.


                            Elle lui sourit , satisfaite d’avoir enfin réalisé quelque chose de constructif dans sa nouvelle vie : elle avait trouvée un ami.

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                            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                              Le ChroniqueurL Hors-ligne
                              Le Chroniqueur
                              a écrit sur dernière édition par
                              #14

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                              Auteur : Super PNJ

                              Si on le cherche le vieux manchot, on sait où le trouver. Un endroit de prédilection pour observer les allées et venues des membres hospitaliers ainsi que les patients qui passent, ou, comme lui, y ont élu domicile : « Sa » tour d'observation, « Son » point stratégique pour scruter. Cet endroit, choisi pour des fins de détection et de surveillance.

                              Delà, il pouvait les entendre, ces pleurs, ces rires, ces colères, ces hurlements et ces bavardages.

                              Tendant quelque fois l’oreille

                              -    *Très jolie voix ! Se dit-il. Dommage que la diction soit un peu molle.. Mais ça, c’est un défaut des jeunes de maintenant : Ils prononcent mal. Et il y en a qui prétend que c’est moi qui entends moins bien. Je ne crois pas. Mais à chacun ses idées, ses gouts.*

                              Clignant les yeux à droite puis à gauche, d'un air discret, il pouvait les scruter, les écouter, les espionner et les analyser ces médecins organiques et aussi quelques « mécaniques », sous leurs airs condescendants.

                              -    *Jamais de toute ma vie, je n’ai tant regretté de ne pouvoir, de ne pas savoir être grossier et vulgaire. Ah comme j’aurai voulu les insulter les honorables  praticiens de ces lieux, leur tirer dans le complexe, là où ça fait mal, à gros coups de mots orduriers, gros comme des bouses.*
                              -    *Ah ! Que ça doit être voluptueux de vomir ainsi sa colère ! Mais ne rêvons pas, je ne peux pas. Je ne sais pas. Il faut vivre avec ses gènes. Les miens me permettent de me taire et de les fuir aussi vite que m’y autorisent mes récalcitrantes lombaires. Rien de plus !*

                              Il gardait toujours un œil discret, sur elle. Elle : Elana,  sa jeune « protégée ».

                              La jeune demoiselle l'avait-elle trouvé « moins bête qu'il en avait l'air » ?
                              -    *Je reconnais que ma petite déclaration  de notre dernière rencontre lui a apportée un sang neuf…plutôt bénéfique.*
                                  
                              Son regard se pose sur sa voisine, toujours là, elle aussi, silencieuse, comme toujours.
                              Alors pour briser le silence, il entame une énième fois la conversation, dans l’espoir qu’elle se manifestera, peut-être, un jour.

                              -    Nous pouvons bavarder pendant des heures. Oui ! Une bonne discussion chaleureuse, détendue. Nous pouvons épuiser tous les, « C'est merveilleux », « C'est incroyable ! » , « C'est insensé », « Si on me l'avait dit ...! ». Les «Quand je pense... », Les « Je rêve... », Et les « J'hallucine... » ; également, les « Prions que..», Les «On verra bien...»
                              -   Ou, si tu préfères, nous pouvons aborder les épineuses questions pécuniaires, d'intérêts, nous remercier de notre commune confiance que nous nous efforcerons au maximum de mériter..On le sait, on est sûres ? Oh là, là ... Oh là, là ...

                              Dans un soupir de lassitude.

                              -    Moi Je veux  juste vous parler, un peu.
                              -     J'aimerais tellement que vous vous accrochiez, que vous repreniez, votre chemin. Mais, vous  n' voulez pas !  Vous n' pouvez pas ?  Je n' sais pas, je n' sais plus !

                              Aucune réaction, il soupire de nouveau. Puis d’un ton un plus enjoué, il reprend comme pour exorciser ses derniers  dires.

                              -  Une fois de plus, nous voilà à « notre QG », nouveau nom subtil pour parler du banc. Une fois de plus, nous nous retrouvons côte à côte en train de rêver d'une escapade, d'un décollage imminent. Mais vers quoi ? On ne le sait pas au juste.
                              -     Mais pour décoller, on décolle surtout notre esprit en vagabondant vers le futur en passant par quelques évènements du passé.
                              -  Le comité d’accueil  au grand complet remplit admirablement  son office, comme à leur habitude : le vieil handicapé,  et la « muette » toujours perdue dans ses pensées effacées.


                              Le vieil homme mâchonne une allumette, substitut de la cigarette qu’il rallumait naguère pour juguler ses poussées d’adrénaline et qu’il a supprimée autant pour des raisons d’économie que de santé.

                              -    *Ma tête, c'est une vraie cocotte minute ! Le vieil homme a l’impression que la vapeur va lui sortir par les oreilles. «Je dois avoir encore poussée de tension. » se dit-il.*
                              -    *« Pourvu que je n’ai  pas une attaque, juste avant de voir le résultat final… ».
                              (Ce résultat final, allusion à « comment va s’en tirer la jeune ex-amnésique »)*

                              -    *Cette nuit, par exemple, pendant que je vérifierai pour la énième fois que j’ai bien remonté ma montre. Ou carrément en pleine action, pour peu qu’il y ait des turbulences… Ou pire….*
                              -    *Ah ! S’il est temps pour moi de tirer ma révérence, je m’incline : l’heure c’est l’heure !*
                              - * Mais ce n’est quand même pas à un jour près. J’en ai tellement rêvé et je suis sur le point d’atteindre le but … Ce serait trop con de t’emmerder aujourd’hui si tu dois capoter.*

                              ....

                              -Bonjour ...euh

                              Elle venait de s’asseoir à ses côtés.Elle engage la conversation, il la laisse parler. Pour une fois, il ne souhaite pas l’interrompre.

                              -J’ai presque retrouvé toutes mes capacités physiques .....

                              *Ça tient du miracle : depuis ma petite déclaration de notre dernière rencontre, elle pète la forme !*se dit-il. *C’est le moment d’applaudir, ma beauté : Ton cauchemar est terminé ! *

                              - et je compte agir cette nuit. ..................................et puis après tout ne suis-je pas “une vraie guerrière”?

                              *Autre miracle : sa griserie de pouvoir courir hors de cet enceinte, courir dans de grands espaces ; son excitation de redécouvrir « son nouveau monde ».*


                              Elle sort des clefs de la poche de son blouson en cuir noir très seyant, lui annonçant sa décision de partir.

                              Il esquisse un sourire lorsqu’il l’entend employer son vocabulaire, le morbleu, mais sursaute lorsqu’elle l’empoigne par les épaules. Il n’a pas l’habitude de ce genre de contact.
                               

                              Dès le début de cette aventure, le vieil homme avait voulu être à ses côtés en tant qu’ami. Mais depuis quelques minutes, personnellement, elle veut qu’il y soit aussi en tant que compagnon de voyage.

                              -*Elle veut me communiquer cette idée, bien entendu hyper géniale, pour elle. Mais pour moi, c’est moins sûr.*
                              -* Nous transformer, elle et moi en « passe-muraille » !*
                              *Pour elle, je n’ m’en fais pas. Alors que moi, à mon âge, il faut se lever de bonne heure !*


                              Le vieil homme croyant à une plaisanterie avait jugé cette idée « impayable ».

                              *Attention, Morbleu ! Elle aimerait que je participe à ce projet. Y participer ? Et de quelle manière ?*
                              - *Alors, cool, cool, ma poule ! On y va !*


                              Il ouvrit  les yeux. Il sait bien qu’elle a ressenti  son mouvement  de raideur lorsqu’elle lui a agrippé l’épaule.

                              -« Ah ! ... Elana ! Excusez-moi, j'étais dans la lune. Vous m'avez surpris. Surtout avec votre, heu, sans vos..., heu... Sans vos « compagnons de marche », je ne vous ai pas entendu arriver.

                              Se rendant compte de son ton hésitant, il se ressaisit. En s'adressant à la muette, collègue de "l'équipe d'accueil", il poursuit sur un ton plus enjoué.

                              -  Tiens ! T'as vu, une revenante ! C'est amusant ! Non ! Pas plus tard qu'hier, tu me parlais d'elle. Tu étais persuadée qu'elle ne reviendrait plus jamais nous accompagner. Et nous avons attendu... Attendu... Attendu.

                              Sa voisine, la muette ? Est-ce une plaisanterie de plus ? Une pointe d’ironie ? Va savoir avec notre vieil ami.

                              - Je n’en crois pas mes yeux ni mes oreilles, mon amnésique préféré, près de moi, aussi droite que le dossier de ce banc, sur lequel présentement est posé mon fessier… auguste, majestueux clown à votre service, gente dame.

                              D’un sourire toujours déconcertant, il poursuit.

                              -    Non, auguste, n’est pas mon prénom. J’utilise à dessein, ce mot périmé, car il me va. Oh non ! Pas comme un gant…comme une mitaine en velours.
                               -    Je suis auguste, pas seulement du fessier. De partout. C'est rare à notre époque. Peu de gens, aujourd'hui, sont augustes.

                              Réaction « diplomatique » du vieil homme.


                              Il imagine un instant lui et la belle escaladant les murs de l’hôpital…et met aussitôt entre elle et lui la phrase bouclier qui protège des discussions inutiles :

                              -    Pourquoi pas ? Mais, c’est très ennuyeux…surtout handicapé comme je suis. Il faut réfléchir.
                               
                              -    Et Pour être tout à fait franc, Elena, ma chère Elana. Je dois t’avouer qu’avant de nous jeter au feu, sur ta demande très …touchante…
                              -    …Il faut absolument, poursuit-il, plus déterminé dans l’adverbe que dans le ton. Il faut absolument  rester silencieux sur tes intentions, Gamine ! N’ameute pas toute la cavalerie ! Défense absolue  de leur prévenir de ton retour, à la liberté. Poursuit-il, comme dans un murmure inaudible.

                              Il repart tout-à-coup, en gesticulant son bras valide de bas en haut, récitant sa tirade.

                              « - Je suis médusé ! Moi, j’envisagerais d’offrir à tous les occupants se ce « bel établissement » un dîner au restaurant pour les remercier de leur hospitalité » Et sur ces mots, il s’éclata de rire à faire tourner  sur eux le regard de tous ceux qui passaient par là.

                              Et sur sa lancée, sentant les regards posés sur eux, il ajoute :

                              -«  Eux, qui envisageaient d’engloutir mon pécule ! En haussant la voix, il est certain qu’ils entendent, faut bien leur donner un « Nonos » à grignoter.

                              Imaginant la mine surprise de la brunette :

                              - Bon, ok ! lui dit-il, un peu plus sérieusement. Je suis pris à contre-pied là  et,  je me raccroche au premier argument qui me passe par la tête, que veux-tu ?
                              - Je sais, ça ne résout pas tout. Ça ne résout pas ce qui est pour toi le principal : Mettre l'usine en route !

                              Ce qu’il appelle «mettre l’usine en route» ; c’est un départ imminent, pour le moment informel.


                              Le choc des générations. Une belle brochette "la statue de chaire", "la guerrière amnésique" et "le vieux clown manchot". Si un Droïde pouvait immortaliser ce tableau.

                              Plus personne ne bouge, personne  ne parle......


                              Quand ? Où ? Comment ? A quelle occasion ? Elle plaisantait ? Elle était sérieuse ?

                              ** C'est moi à présent qui me sens terriblement nerveux. J'ai reculé autant que j'ai pu l'instant où..., il s’arrêta un moment de penser....... Les mots lui manquaient. »  Nous sommes au pied du mur. Nous ne pouvons reculer davantage... Le sésame de mon bonheur tant espéré...
                              - Rien ! Je ne ressens rien ! Pourtant, j’en ai rêvé de cet instant où je verrais ce moment arrivé.

                               «  Ce moment où on lui dit « allez c’est l’heure de partir »*

                              Chaque fois qu'il y pensait dans son exil, les larmes lui montaient aux yeux. Pourtant là, il vient de les entendre ces mots, et...  «  Rien ! Pas le moindre émoi ! Ce sera peut-être pour plus tard ! Attendons. »*

                              Il remémore dans la pénombre de son cerveau... Les souvenirs olfactifs et visuels, qui l'assaillaient lorsqu'il avait atterri en cet endroit...
                              *Ah ! Ça y est ! Le grand jour éclaire son havre de paix et...  « - Rien ! Je ne ressens rien ! »*

                              Ça recommence comme ce matin. En pire ! Ses souvenirs empestent le renfermé. Tout est terne, poussiéreux, avachi à l'image de cet hôpital : hier exemple de jeunesse, enviable, aujourd'hui vieillard cacochyme.*


                              Elle annonce qu’elle part dés ce soir pour une durée indéterminée et il se dit qu’il n’est pas question pour lui de la suivre dans ses prospections, à cause…à cause de ce qu’il peut accomplir, encore, en ces lieux. A cause de ce «  Je ne ressens rien » qui passe en boucle dans sa tête comme un vieux disque rayé.

                              En revanche, il est temps pour elle de mettre le voile. Elle sent le besoin. Ils savent tous les deux que c’est le moment.

                              Il se garde bien de lui relater sa réflexion personnelle sur le sujet et parvient à lui cacher sa perplexité sous un élan de tendresse qui ne lui réclame d’ailleurs aucun effort.


                              Il reprend d’une voix ferme

                              -    Bavardons, encore un moment tous les deux «  Madame, Libertad » Chuchotons, plutôt, reprend-il en baissant le son de sa voix. Qu’il n’y ait pas d’oreilles à l’écoute de quelques mises au point de tes plans pour ce soir, demain et pour l’après-demain. Partageons nos joies et nos angoisses

                              -    Et si ça ne marche pas ton coup ? lui lâche-t-il
                              -    Je plaisante, je plaisante !

                              -    Allez, gamine ! Prête à te lancer sur la piste ! Haut les cœurs ! T’es à nouveau sur la ligne du départ. Pour reprendre une formule qui m’est chère, ça passe ou ça casse.

                              -    Ça passe ! Si ce soir, comme tu le souhaites de toute ton énergie, tu réussis à te traîner dehors. Encore mieux, si la chance nous épaule ! Çà pourrait être un fabuleux recommencement  !
                              -    Mais si ça casse ! Si la chance te boude… Ça ne sera pas la fin. Et crois-moi gamine, ça se voit déjà que ça cassera pas. T’as une bonne tête de vainqueur !
                              -    L’avenir t’appartient.


                              Il finit par éclater de rire et par lui avouer, pour avoir la paix, la paix de l’esprit.

                              -    Je me rallie sans difficulté à cet argument d’un évident bon sens.

                              Sans nul doute, il voulait lui affirmer qu'il acquiesçait à sa décision de prendre le large au plus vite, malgré l'inquiétude que visiblement lui inspire ce projet.
                              *« À voir sa tête... J'imagine la mienne ! Mais il semblerait que j'imagine au-dessous de la réalité »* se dit-il


                              Il n’y a pas à s’y tromper, il lui démontre une fois de plus son sens pratique

                               - Je t'accompagnerais volontiers. Lui dit-il.
                              - Malheureusement,  cela fait un bail que j’ai raccroché mon blaster, que j’ai rangé tous mes équipements de « passe-muraille »


                              - Absorbé par mon ultime chasse au « j'ose tout », ma bête noire, je n'ai pas vu venir celle-là. Je n'ai pas du tout vu venir ton intention de m'embarquer dans tes projets, Morbleu ! J'avoue avoir quelques difficultés à accepter « le ticket du voyage ». Je ne serai pas ton compagnon de l'évasion

                              - Je dois rester ici !
                              -  Regarde-les ! Montrant de sa main valide ceux qui sont assis et qui se baladent au sein de ce parc.
                              - Mon travail n'est pas fini.

                              - Je peux le dire. Ils sont complètement déboussolés : des chiots perdus. Un peu comme toi, tu l'étais avant de... Si bien que je n'aie pas le cœur de les laisser.
                              -    Eh oui ! Ma pauvre gamine, je sais bien…. Laissant sa phrase en suspens.


                              Il sait bien, il sait bien quoi ?

                              Ostensiblement goguenard, ostensiblement pas dupe de ses mensonges, ou plutôt  ce qui était un mensonge, mais qui est maintenant une vérité, ses vertèbres, beaucoup trop lentes à s’ébrouer et qu’il a eu le tord le matin même de solliciter trop vite et inconsidérément. Deux d’entre elles, la quatrième et la cinquième lombaire, toujours les mêmes, lui le font savoir de façon cuisante, lorsqu’il se redresse pour répondre à la jeune fille ce qui lui passe par la tête, via les reins

                              -    Ma chance est passée, pour moi la partie est finie : Game Over.


                              Ce qui a déclenché sa décision, c'est l'indifférence avec laquelle il a imaginé cette aventure qu'elle lui proposait. Il en a une autre ici : une copie sans valeur, mais tout aussi seyante à ses vertèbres. Et il est devenu son QG. Finalement, les situations n'ont de valeur que celle que notre imagination leur donne... Encore que... L'imagination joue aussi son rôle dans les sentiments, bons ou mauvais.

                               * « Mon banc, mon lieu de prédilection, mon territoire. »*


                              Il a toujours la même Technique fondée sur le même principe ; après la douche glacée, le filet d’eau tiède paraît chaud.

                              -    Ne perds pas ton temps à trimbaler un pauvre vieux fou comme moi à tes basques. Tu t'es débarrassée de tes béquilles, ce n'est pas pour t'encombrer d'une « chaîne à ton pied ».

                              -    C'est tout juste si je ne me réjouis pas d'avoir eu dans ma communauté, une nouvelle recrue, toi, qui vas se révéler pour eux d'une très grande utilité. J'espère que tu as quelques idées..., géniales !

                              Ce « eux », il faisait allusion à ceux qui croiseront sa route, sa nouvelle route.


                              Il la regarde un moment, comme-ci un éclair de génie lui est passé par la tête, il lui dit :

                              -    Elana, mais ce n'est plus comme ça qu'il faut t'appeler !

                              D’un bond, se lève, se courbe légèrement et tend sa main, l’unique, vers la jeune fille.

                               - Mademoiselle Espérance, surnom qui vous colle à la peau aussi bien que cette veste en cuire. Ses mots sont suivis d'un clin d'œil complice. 
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                                #15

                                Post n°14
                                Auteur : Super PNJ

                                #ffffff"> Enchanté, je me présente, Yash.



                                Yash finit par éclater de rire

                                -    Tu sais petite, habituellement, Yash n’'aime pas parler de lui. Il préfère préserver son jardin secret. 

                                -    Je sais, tu veux profiter de ce moment de confidences !
                                -    Tu veux savoir tout ce qu’il a caché de feu sous sa calotte d’ iceberg, tout ce qu’il a refoulé derrière son apparente vocation d’ombre ; savoir tout ce qu’il a épongé de honte et d’angoisse à cause de ses compagnons d’infortune. D’humiliations et de déceptions à cause de ses choix ; savoir tous les bouleversements qu’il a traversé ; oui savoir tout ça…, mais tu n'as pas le temps.

                                -    Quelle chance pour moi de ne pas avoir le temps de « mélancoliser ». se dit-il

                                -    Mais tout ce que tu dois retenir si tu veux te souvenir de lui, c'est qu'il n'était pas contrebandier, ni officier, ni soldat, ni mercenaire, ni rebelle, ni héros ; mais juste, un homme, un homme respectable. Qui s'est épanoui auprès des parents modestes.
                                Il n'a pas eu besoin de survivre dans les rues, de lutter contre la faim et la violence par la mendicité et la méfiance. Non, non, il n'a pas connu tout ça.
                                Il ne croit pas à la Force. Ce n'est pas du scepticisme ou de l'ironie. Il croit juste aux actes, c'est tout.
                                Il n'a ni dieu, ni loi, ni maître.
                                Un simple pilote, sans femme, ni enfant, qui tentait souvent sa chance au Sabacc. Tu sais, ce jeu de cartes….

                                 Il fait une pause de quelque seconde avant de reprendre.

                                -    Ben tant pis, c'est sans importance à notre histoire, de toute façon.
                                Il n'avoue pas à la jeune fille qu'il avait gagné souvent des fortes sommes d'argent qui l'ont mis à l'abri du besoin jusqu'à la fin de ses jours.

                                - Votre serviteur a roulé sa bosse, de planètes en planète, de galaxie en galaxie.

                                - Tu sais ma petite ! Je n'étais pas qu'un être uniquement intéressé par l'argent et je savais m'engager dans un combat pour une juste cause. J'ai toujours été dynamique et volontaire. Je me suis battu pendant la plus grande partie de mon existence pour mes amis. La dernière que j'ai menée a coûté la vie à beaucoup, des amis, des ennemis des inconnus, et des proches... J'ai laissé une partie de moi... Et je ne parle pas que de mon bras.

                                Un silence se fait entendre, le laissant avec ses morts.

                                Puis il reprend

                                -    Point zéro du nouveau parcours avec le même participant, toi, Espérance. Des parcours qui vont s'allonger jour après jour et qui vont peut-être encore se croiser, s'écarter, se rejoindre. On ne peut toujours pas prévoir le temps qui nous reste. Alors, la vie, il faut se la jouer immortelle.

                                -    Cours jeune fille, prends ton envol., écris ton histoire
                                -    Aujourd'hui, éclosion de quelque chose de chouette, Morbleu, sortie de ta tête, sortie de ton cœur
                                -    Ce jour serait celui du véritable départ d'Espérance, une double aventure : la tienne et celle de notre entreprise. C'est insensé, hein !
                                -    Je dis le plus naturellement « notre » entreprise, alors que je n'y participe que depuis quelques jours.


                                Il aurait volontiers insisté pour en savoir davantage, mais à l'idée qu'on risque de se tourner vers lui dès que l'évasion de la jeune demoiselle serait ... Il préfère s'abstenir.


                                D’une voix autoritaire et énergique.

                                -    Lorsque tu seras de l’autre côté ; Vis, Agis, Assume, Fonce

                                Ainsi, il est certain que son amie a pris la bonne décision.

                                -    Pas de mouron, ma gamine ! on est là et pas qu’un peu ! Sur ces mots, il se lève.

                                Avec l’espoir de ne pas installer la jeune fille dans sa morosité, il transgresse ses habitudes et ses goûts en se laissant aller jusqu’au banc d’en face.

                                Il sourit. Il sourit encore, en se rendant d’un pas allègre vers la dame blanche assise, sur le banc  d’en face. Avant d’y arriver, il y voit la vieille dame, engoncée  dans un e blouse. Elle n’a même pas un sourire de complaisance, ni d’ailleurs une moue critique.

                                -  A ton tour, se dit-il. Mais se demande sur quel sujet il va l’interroger afin de pouvoir préparer une réponse qui ne soit pas trop niaise. Le vieil homme est intraitable, il tient à la spontanéité, au naturel, à l’improvisation
                                -Pardon, Madame, quelle est votre devise ? Ou si vous préférez votre maxime ou votre proverbe préféré ?  Allez, cherchez bien ! Il y a surement une phrase que vous avez entendu ou lue dans votre enfance ou récemment ? Qui vous a plus ou moins influencée ?


                                En attendant la réponse de la vieille dame, il lance un regard direction de l’ancien QG, là où il l' a laissée ……..,


                                -«  Franchement, Morbleu, il y a des moments où je te comprends ! Toutes les fins, sont des commencements…

                                Un dernier regard en signe d’adieu...
                                    


                                Spoiler : Spoiler
                                   

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