Intervention du Chancelier Suprême sur l'HoloNews
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Post n°1
Auteur : Shar'kan NocturnaHRP: Se passe après mon intervention sur Naboo
Je venais de quitter mon bureau. Les échanges avec le Sénateur de Naboo avaient été décevants, son attitude même m'avait déçue tout court. Rick O'Lonell était une personne en laquelle j'avais confiance, mais il me semblait qu'il fuyait toute volonté d'opposition par la voie normale. Je comprenais d'éventuelles oppositions, elles étaient même nécessaire au jeu politique et démocratique, mais sa manière non.
Après avoir coupé la communication, j'avais réfléchi, seul. Réfléchi à un avenir pour la République. Et si Naboo décidait de claquer la porte, le régime allait-il pouvoir survivre ? Est-ce que ma démission pouvait suffire ? Qui aurait la volonté folle de mettre sa vie entre paranthèse pour assurer la continuité d'un régime politique autant rongé par un individualisme à toute épreuve? Ces systèmes étaient-ils tout simplement gérables ?!
Je lâchais sur l'instant un soupir de désespoir… Mais... non ! Si j'avais une qualité, c'était bien celle de me donner à fond. Alors oui, je m'auto-sacrifiais sur l'autel de la République, je faisais don de mon corps et de mon esprit à mon travail, je ne vivais plus que pour ça et pour rien d'autre. Mon objectif était d'assurer à la population Républicaine ce qui pouvait y avoir de meilleur, mais aussi horrible que cela pouvait-il être j'avais l'impression d'échouer. Il me semblait alors à cet instant qu'un échec total serait bien trop insupportable, car profondément injuste. Et je méprisais l'injustice, je lui crachais au visage, si je pouvais la broyer je le ferais. Et si par malheur elle s'abattait sur moi avec une force que seule un Etat pouvait avoir, qu'allais-je devenir ? Rien. Il ne resterait plus rien de moi. C'est le néant qui m'attendait car elle m'aurait détruit tout entier, au-delà même de mon âme. Ce n'était pas la mort qui m'attendait, c'était bien pire que cela.
Ma pensée avait évoluée depuis mes débuts en politique. Il est vrai qu'à l'époque, j'étais sur une ligne directrice dure. Je donnais raison à l'autorité de l’État impérial sans approuver ses exactions. Je m'étais aperçu de l'injustice que c'était, qu'il était nécessaire que le peuple choisisse comment il devait être gouverné. Et en conséquence, il fallait qu'ils assument leurs choix. Leurs élus devaient décider eux aussi,ils devaient faire parti du jeu politique tout comme le chef de l’État qui forcément devait être également sujet au scrutin. La place du peuple et de ses représentants était cruciale, l'équilibre des pouvoirs une nécessité. Mon modèle était juste et prônait la solidarité planétaires. Certes, la Constitution n'était pas suffisante car trop floue, mais je comptais faire en sorte que les planètes aient une liberté constitutionnelle propre tant qu'elle s'accordait avec une légitimité reconnue par le peuple.
Mon intervention à l'Holonet News devenait de plus en plus un enjeu politique de premier ordre. Tout d'abord parce qu'il fallait que je m'exprime sur nombre de points passés contre ma volonté sous silence mais aussi parce qu'il devenait urgent de faire le point sur les problèmes électifs actuels. Le programme était chargé et le discours long. Si j'avais organisé mes idées sur un petit papier comme on n'en faisait que rarement aujourd'hui, j'avais pris la décision de ne pas rédiger mon discours. Ce qui allait sortir de ma bouche était vrai et sans fioriture, sans trucage, sans langue de bois et sans formules alambiquées. Certes, quelques termes techniques seraient de rigueur, mais il en valait de la clarté du débat et surtout de sa précision. En tout cas, le rendez-vous était pris et d'ici quelques minutes, tous les écrans républicains allaient pouvoir suivre mon discours.
Je me levai d'ailleurs, le regard orangé qui me caractérisait tant. Déterminé, peut être un peu ferme. J’ordonnais aux Indigos de reprendre place – ils avaient du me laisser seul le temps que je parle à Rick O'Lonell et que je réfléchisse à ce que j'allais bien pouvoir dire sur la chaîne d'information. Je pris quelques dossiers sous le bras et sortis ensuite de mon bureau pour prendre la direction du hangar accueillant le vaisseau de fonction. Je m'y installais tranquillement, demandant une nouvelle fois à ce qu'on me laisse seul le temps du trajet jusqu'au District Aurora qui faisait en partie ma fierté. Je regardais vite fait quelques dossiers holographiques qui parlaient de la gestion des routes commerciales et hyperspatiales dont un inquiétant qui recensait nombre d'attaques pirates dans la bordure extérieure et médiane. Je fronçais alors les sourcils, un peu travaillé par ces événements qui pouvaient se révéler être une menace pour l'Espace Républicain. Le document était placé au-dessus de la pile.
Le bâtiment longiligne se profilait au loin à travers le hublot de mon transport gris-blanc. La construction fut rapide et efficace, et j'étais heureux de voir qu'un nouveau quartier avait émergé des ruines de Coruscant. La destruction, c'était presque du passé… mais pas tout-à-fait encore. C'est en pensant aux exactions commises lors des deux grandes batailles que le vaisseau amorça son atterrissage sur une plate-forme prévue pour m'accueillir. Un dispositif de sécurité un peu trop développé à mon goût était là, prêt à me voir sortir. Déjà des caméras étaient disposées tout autour pour retransmettre en direct mon arrivée. Saluant les journalistes d'un signe de tête, je préférais ne répondre à aucune question, focalisé sur ce que je devais dire. Je traversais la passerelle qui reliait la plate-forme au siège et rentrait dans le bâtiment. Voilà que le directeur de l'information m'accueillait aux côtés de la directrice du réseau HoloNet. Quelques formalités – bien trop de formalités… - plus tard, on me dirigea vers le plateau, vide et sobre, où un pupitre et un drapeau de la République siégeaient sur une petite scène. Je pris ensuite rapidement connaissance des lieux mais une jeune femme m'interrompit tout à coup.
- Monsieur le Chancelier, pourrais-je avoir votre texte que je l'enregistre sur l'holo-prompteur ?
Je tournais alors la tête vers la twi'lek puis vers le fameux prompteur situé dans l'axe du pupitre, puis brièvement et sans fioriture, je lui répondis.
- Je n'ai pas de texte mademoiselle.
Elle resta alors un peu interdite. Une chose était sure c'est qu'elle allait être payée aujourd'hui à ne rien faire.
Les finitions s'accélérèrent un peu, et je voyais l'heure défiler petit à petit. Le discours était prévu à une heure fixe et pour rien au monde je ne voulais être en retard. Le stress commença à monter, non pas parce que je devais parler à des milliers de milliards de concitoyens – le chiffre ne voulait plus rien dire à cette échelle – mais bien parce qu'il me semblait qu'on aurait quelques minutes de retard. C'était sans compter sur l'efficacité des employés de l'HoloNet. HoloNews allait parfaitement être à l'heure. D'ailleurs, voilà qu'un trandoshan commença un décompte. Le temps était passé tellement vite que je perdis un peu mes repères. Inspirant un grand coup, je fis le vide en à peine quelques secondes. J'ouvris les yeux et voilà que le voyant de la caméra s'était allumé. L'heure était au discours.
- Citoyennes et Citoyens de la République, bonsoir.
J'ai pris la décision de m'adresser à vous ce soir. La décision de m'adresser à l'ensemble des systèmes de la République et même à ceux qui ne sont pas de notre Etat. L'actualité politique est en effet particulièrement chargée, c'est en partie pour ça que je me présente devant vous depuis le siège de l'HoloNews sur Coruscant. En partie car ce sont également mes actes en tant que Chancelier Suprême, et surtout ma politique, celle menée par la République, qui motive mon intervention. Je vais aujourd'hui et devant vous aborder nombre de sujets cruciaux pour l'avenir de la République, d'une importance capitale car trop nombreux sont ceux à décrier le système politique de notre régime fédéral. Et contrairement à ce que nous pouvions attendre, les détracteurs du régime sont tout aussi nombreux en son sein qu'en dehors.
La République s'est formée voilà maintenant six mois. Six mois je dois l'avouer laborieux, six mois où nous – les politiques et l'administration Républicaine que je représente aussi – devions rebâtir tout un régime. Et si la Constitution fut à l'époque de la fin de l'Empire le pilier de la République, elle ne suffit plus aujourd'hui à assurer la stabilité d'un jeune régime comme le nôtre. Car l'Impérialisme est puissant. Puissant au point d'avoir profondément marqué l'armée et ses soldats, officiers comme sous-officiers. Puissant au point de les avoir détourné de leur fonction première : servir l’État quelque soit son organisation administrative. Alors, pour palier à ce problème et pour enfin le résoudre, je me suis appuyé sur des mesures rapides qui je dois l'avouer n'avait pas la nécessité de passer devant le Sénat. Chef de l’État mais aussi chef de l'administration Républicaine, il était de mon devoir de débarrasser la République de ses maux mais également de panser ses plaies.
Le Sénat était un Sénat de l'Empire. C'est ce qui se disait du moins. Car si le changement de régime était bel et bien effectif, la représentation fédérale, elle, demeurait inchangée. J'aurais bien pu m'abstenir de cet acte, mais j'ai préféré user de mon droit de dissolution tout simplement parce ceux qui reprochaient au régime de garder les élus de l'ère impériale avaient en parti raison. La dissolution fut cependant difficile et elle l'est encore. On aurait pu me dire que j'avais décidé de conserver mon poste du fait de la décision que j'ai prise de ne pas démissionner, mais cet argument n'est pas valable, car le Sénat m'avait élu à une immense majorité, il était par conséquent derrière mon projet et donc derrière moi. J'ai donc précisé lors de la dissolution du Sénat de la République, qu'une motion de censure pourrait alors être déposée à mon encontre, librement, si la politique que j'allais proposer puis mener après que la nouvelle législature soit opérationnelle ne convenait pas au nouveau Sénat constitué.
Cette dissolution a mené logiquement à des élections législatives anticipées, sur tous les systèmes républicains sans exception. La grande majorité des scrutins locaux se sont déroulés sans encombre, mais certaines planètes n'ont guère accepté le processus tel qu'énoncé dans la Constitution de la République. Les services de la Chancellerie ont donc travaillé d'arrache-pied pour régler les problèmes que semblait générer cette dissolution du Sénat. Si certains – et je l'affirme avec vigueur – ont eu tort de s'opposer mécaniquement et sans le recul nécessaire à ce processus, certaines discussions ont cependant pu été très bénéfiques. Bénéfiques pour le droit, et pour la liberté de l'organisation institutionnelle locale.
La Constitution telle qu'elle a été écrite est je le conçois bien trop sommaire et ne convient pas en l'état à notre fédération. Si le caractère fédéral de la Constitution est vital afin d'éviter les jeux d'influences planétaires entre les systèmes de la République, il permet à chaque système un poids électoral au Sénat équivalent du fait du mandat représentatif sénatorial. Je l'affirme haut et fort, il n'y a pas de place pour une confédération républicaine. La République doit être solidaire, et la fédération mène cette solidarité planétaire jusqu'à son paroxysme.
La République Fédérale se déclare qui plus est héritière de l'Ancienne sur ses fondements juridiques et politiques, mais s'en différencie d'un point de vue systémique. Il est en effet hors de question de répéter les erreurs du passé. Ainsi l’État doit être fort mais juste ! Et siégeront au Sénat les seuls représentants planétaires de l'Espace Républicain, et non plus aucune organisation commerciale ou bancaire comme ce fut malheureusement le cas sous la précédente République.
La Constitution de la République Fédérale est donc, je l'ai déjà dit, incomplète et sujette à discussion. Elle est également incomprise et je peux l'entendre. Par conséquent, et après y avoir travaillé longuement, je suis en mesure d'en proposer une nouvelle, certes basée sur l'actuelle mais ses défauts en moins. Celle-ci sera plus détaillée et plus précise, plus longue, plus organisée et surtout plus conciliante avec les systèmes de l'Espace Républicain et leur gouvernements. Un point crucial est en effet le rôle des Constitutions ainsi que des organisations institutionnelles locales. En l'état, Les Sénateurs élus ont un double mandat et ils le conserveront pour des raisons d'efficacité. Ce double mandat est décrit comme législatif à l'échelle fédérale et exécutif à l'échelle locale. Mais selon un des articles de la nouvelle Constitution qui sera soumise au vote du Sénat, le Sénateur, s'il devra conserver son mandat législatif, pourra déléguer son pouvoir exécutif à celui, ceux, ou celle qui localement l'exerce suivant le droit constitutionnel local. Aucunement la séparation des pouvoirs n'est remise en cause du fait que l'exercice de celui détenu par l'élu ne se fait pas au même niveau. L'une de ses prérogatives s'exerce à l'échelle fédérale, l'autre à l'échelle de sa localité.
Cet ensemble d'articles de la nouvelle Constitution de la République Fédérale prévoit donc une liberté d'organisation institutionnelle pour les systèmes locaux ainsi que la liberté de déléguer le rôle exécutif du Sénateur afin de s'y conformer. Cependant, les lois de la République votées au Sénat s'appliqueront à tous, sauf amendement dérogatoire qui sera lui aussi soumis au suffrage du législateur.
Le Sénateur Atin Jnum s'est élevé contre cette Constitution au Sénat, et son emportement l'a conduit à s'exprimer hors-séance. Mais à travers ce discours je lui réponds le plus sincèrement possible, et les mesures qui ont été évoquées précédemment résolvent les problèmes qu'il soulève. La Constitution est une loi suprême, une loi fondamentale commune, un texte qui pose les valeurs qui nous rassemblent : la liberté et la justice. Cette loi suprême supervise l'organisation de la République et en ça, nous ne pouvons aller à son encontre, que l'on soit Sénateur, Citoyen, Juge ou Chancelier. La supériorité de celle-ci est nécessaire car la République n'a pas vocation à accueillir en son sein tyrannie ou dictature. C'est pourquoi elle prévoit que le Sénateur pourra déléguer son pouvoir à « toute autorité locale légitimement reconnue par le peuple » car il est vrai que nombre de peuples de la République sont attachés à leurs structures étatiques. La Constitution sera donc plus souple, et accordera aux systèmes le choix de leur organisation institutionnelle tant qu'elle sera reconnue par le peuple. Le problème soulevé par le Sénateur du Système Japraël est légitime. Il sera, si la Constitution est votée, entièrement résolu. Chaque système organisera son régime comme il l'entend tant que le peuple s'y reconnaît, ce qui me semble tout de même un point non négociable.
Cependant, je voudrais revenir sur un sujet qu'a évoqué le Sénateur Jnum ; la Garde de la République. Que dire de plus qu'il raison sur bon nombre de points. Monsieur Jnum a d'abord évoqué le fait que la Garde de la République a été créée alors que le Sénat avait décidé d'en discuter plus tard. C'est en partie vrai, mais les débats s'étant révélés flous, il m'a semblé être sage de la créer. D'une part parce qu'il s'agit d'un organe indispensable à la République, symbole ultime de sa laïcité, de sa neutralité religieuse. D'autre part parce que nous avons besoin d'un corps d'élite de soldats maîtrisant la Force de manière neutre, sans manichéisme aucun. Cette garde est une aubaine, et s'affranchissant de tout culte – les Chevaliers Impériaux avaient une de visée dogmatique – elle prône l'efficacité et uniquement celle-ci. La Garde a vocation a être contrôlée comme tout corps d'armée et chaque dérive éventuelle sera condamnée avec la plus grande sévérité. La Cour Martiale de la République aura la compétence de juger ces dérives.
Mais au final, les problèmes que j'ai pu constater ces derniers mois sont bien plus graves que des soucis constitutionnels. J'assume ce que je vais dire et je n'ai pas peur d'affronter la colère des Sénateurs.
La République, tout comme l'Ancienne, souffre de particularismes extrêmes qui vont à l'encontre du devoir de solidarité planétaire qui caractérise notre régime. Je pense faire beaucoup d'efforts pour que la République apparaisse comme neuve, débarrassée du spectre impérial, et cela ne pouvait se passer que par des élections anticipées. Je regrette profondément les aventures indépendantistes menant on ne sait où dans un contexte galactique encore trop obscur et je condamne fermement la manière dont ils se sont exprimés. Contre le droit, contre l'intérêt de la République, contre le processus démocratique. Voilà ce qui caractérise l'indépendantisme ambiant. Quitter un Etat ne se fait pas parce qu'on la décidé, cela doit passer par un processus rigoureux et pas par une simple diatribe je ne sais où. La République n'est pas un moulin à vent, il ne suffit pas de dire quelque chose pour qu'il soit effectif car cela va à l'encontre de l’État de droit. Enfin, on me reproche de ne pas avoir recours au Sénat, mais qu'en est-il de ces volontés particularistes ? S'expriment-elles devant le Sénat en séance ? Motivent-elles leur départ ? Alderaan se fiche des procédures et montre un manque de respect total envers les institutions démocratiques de notre République. Tyria Ridinia marque une division profonde au sein de sa planète qui je le rappelle est un des berceaux de la République. Comment imaginer Alderaan seule ? Comment peut-elle accuser la République de s'armer lorsque celle-ci arme sa propre planète ? Elle qui s'est exprimée avec véhémence à l'encontre de l'Ordre Jedi, lui disant presque qu'il ne s'était pas assez fait massacré, conséquence même de sa prise de parole accusant l'Ordre d'être resté dans l'ombre au lieu d'agir contre l'Empire ! Cependant, j'ai toujours tendu la main à madame la Sénatrice, et j'ai toujours émis le désir de discuter avec elle, mais on dirait qu'établir le dialogue n'est pas une de ses priorités. La République ne reconnaîtra aucune indépendance sans procédure ni sans prise de parole au Sénat, ce n'est que du bon sens.
Voilà le mal de notre régime, un particularisme exacerbé par des volontés diverses, passant au dessus du droit, l'essence même de la République. Ainsi je m'oppose à tout désir de confédération qui porte le particularisme à son summum. Ce serait un drame institutionnel pour notre régime car le législateur n'aurait alors plus aucun pouvoir. Les Sénateurs en appellent à plus de pouvoir quand certains veulent réduire le Sénat en simple organe diplomatique. Non, nous devons faire une place majeure au Sénat, nous devons être régis par des lois communes pour affronter l'avenir sereinement. Le Sénateur Jnum prône une Armée Fédérale, mais je lui dis mille fois oui ! Citoyennes, Citoyens, Sénatrices et Sénateurs, le Fédéralisme n'est pas synonyme de dictature ! Le Fédéralisme est synonyme de partage et de droit. Je ne cesserai jamais de le répéter et je me battrai pour cela.
J'ai confiance au Sénat, et je promets à l'avenir non seulement de la consulter, mais aussi de le faire participer plus activement. La période actuelle n'est malheureusement pas propice à l'expression du Sénat car celui-ci n'est pas encore pleinement constitué. Or, une législature débute une fois les élections terminées. Je demande donc solennellement au système de Naboo de procéder à l'élection du Sénateur afin que le Sénat retrouve pleinement son rôle. Naboo est indissociable du processus démocratique, ainsi je ne souhaite pas débuter la nouvelle législature sans son sénateur. Cependant, si le système continue de refuser les élections, je serais dans l'obligation de rédiger un décret administratif permettant de réunir le Sénat nouvellement élu afin d'assurer la continuité des pouvoirs.
Lors de cette nouvelle séance, la priorité sera le vote de la nouvelle Constitution. Les Sénateurs pourront voter article par article et procéder à des amendements, c'est à dire modifier le texte et voter ensuite sur le ou les articles qu'ils auront rédigé. Seul le préambule de la Constitution n'est pas soumis au vote. Le processus risque d'être long et fastidieux, ainsi je demande aux Sénateurs endurance et persévérance car la nouvelle Constitution que je soumettrai au Sénat comporte quasiment 40 articles.
A la suite de ce vote et de son entérinement, nous passerons aux lois fondamentales. Les Sénateurs auront la possibilité de proposer selon le modèle d'écriture de la loi, les leurs, article par article. Ils seront soumis à un vote après une phase de débat.
Enfin, je tiens à dire à tous mes détracteurs que je les écoute. Je les écoute et les entends. Mais je leur dirais aussi que refuser la majorité c'est refuser la démocratie. Nous avons pour le moment une Constitution établie, et nous devons la respecter. Comment se réclamer démocrate lorsque nous disons non à la loi, comment se réclamer démocrate lorsque nous disons non sans se prononcer devant les organes institutionnels complètement constitués ! Un système se change de l'intérieur, en sortir c'est abandonner ses idées. Je n'abandonne pas les miennes, et la Constitution ne m'accorde pas un pouvoir exceptionnel mais équivalent à celui du Sénat, cependant, je me consacre corps et âme à ma tâche car je prône l'unité, la solidarité, le désir d'avancer ensemble. Je me sacrifie pour ce régime, je laisse toute vie privée de côté car ma tâche ne m'en réserve pas le droit. Je suis Chancelier de la République, je suis celui qui doit se donner pour que le régime tienne. Je donne et je donnerai tout pour que la République vive.
Si cette longue partie concernant les institutions républicaines est nécessaire, d'autres sujets ne sont pas moins utiles à aborder. Ainsi, je tiens à exprimer mes excuses à la Confédération des Systèmes Indépendants si je n'ai pas agi personnellement ou assez vite vis-à-vis de ses émissaires. Il me semble ce problème désormais réglé et la République n'oublie pas l'aide de la Confédération dans la sédition sénatoriale contre la tyrannie impériale de l'Omega.
Si mes souvenirs sont exacts, la Confédération, la République et les factions non affiliées sont d'accord pour établir une organisation galactique à but purement diplomatique où siégeraient les représentants de factions. Je soutiens ce projet à cent pour-cents afin de réguler les conflits par la diplomatie et non plus par les armes mais surtout afin d'avoir à notre disposition une plate-forme de dialogue universelle et neutre. Mon appel se dirige à tous ces représentants car il est temps je pense d'amorcer ce projet. Je leur propose ainsi de se réunir dans les plus brefs délais symboliquement sur un site neutre afin d'établir les bases de ce projet. Bien entendu, le Sénat se prononcera sur cette initiative une fois la Constitution votée et fera parti de l'ensemble des lois fondamentales de la République. Cette initiative sera accompagnée par l'ouverture d'un nouveau quartier des Ambassades dans la Cité Capitale qui accueillera ceux qui souhaitent établir un lien diplomatique avec la République.
J'en viens naturellement à parler d'un des acteurs futurs, je l'espère, de cette organisation diplomatique à venir : l'Ordre Jedi. Je m'adresse solennellement à l'Ordre, et me prononce au nom de la République. La République Fédérale reconnaît les atrocités commises à l'encontre de l'Ordre Jedi par l'Empire Sith ainsi que la tentative de celui-ci d'en mettre fin par une volonté exterminatrice. Je regrette également certains de mes propos qui auraient pu être assimilés à un accord avec la politique meurtrière de l'Empire mais qui visait un but purement laïc. Les crimes atroces commis par l'Empire doivent être punis et les responsables de ces exactions seront jugés devant une Cour Martiale extraordinaire. Je le reconnais, la procédure est longue et fastidieuse, mais il est nécessaire d'en passer par un tribunal.
La République reconnaît également le droit de l'Ordre Jedi de s'établir sur ses planètes historiques neutres afin d'y continuer d'exercer ses activités. Si l'Ordre Jedi est d'accord, elle est également prête à protéger son existence et à établir avec elle une alliance . La République souhaite cependant conserver son caractère laïc. Ainsi son désir n'est qu'aucun culte ne soit assimilé à l’État afin de préserver la liberté de religion ou de vision de la Force de chacun. Je suis prêt à me rendre sur le lieu d'organisation de l'Ordre afin de discuter de notre avenir et j'en serai ravi.
Ainsi j'en arrive à parler des Renégats. Il est indéniable que ceux-ci ont contribué à l'affaiblissement militaire de l'Empire Sith notamment par la destruction de la Forge Stellaire. La République reconnaît donc l'utilité de leur lutte armée contre le régime tyrannique ainsi que les sacrifices de ces hommes pour la liberté. Cependant les dires du Sénateur Jnum dans le « Jawa Enchainé » posent un problème majeur. Si je ne porte pas particulièrement ce journal dans mon coeur, l'interview publiée récemment évoque une alliance entre les Renégats et le groupe terroriste Cerberus responsable d'atrocités inqualifiables notamment sur Kamino, Cato Neimoidia ayant fait également l'objet de menaces très sérieuses. Ces informations sont d'une gravité sans nom et j'ose espérer que le Sénateur Jnum s'exprimera devant le Sénat sur ce sujet lors de la prochaine séance, ce qui me paraît d'ailleurs essentiel. J'espère personnellement que les propos tenus dans cette interview sont fictifs ou erronés…
La politique galactique ne peut se faire sans la République, mais elle ne peut se faire également sans la Confédération des Systèmes Indépendants. Si leur utilité dans la chute de l'Empire il y a six mois est incontestable, j'espère que leur politique anti-impérialiste s'appliquera dans le cas de Cathar. Mettre une fin définitive aux vestiges impériaux est sans doute justifiable, mais placer Cathar sous tutelle séparatiste va à l'encontre de la politique fondatrice de la Confédération. Ainsi, si je peux entendre que tout administration impériale soit évincée pour redonner à Cathar sa liberté, l'occupation militaire puis administrative de la planète n'est pas souhaitable.
Quant à la politique défensive de la République, elle doit être une priorité car il est crucial de prévenir d'éventuelles agressions extérieures. Mais l'armée républicaine est encore trop faible pour assurer la protection des systèmes membres. Une armée fédérale est ainsi nécessaire et je me prononce en faveur d'un clonage civil et militaire afin d'aider la reprise économique Kaminoane mais avant tout pour que la République ait une armée digne de ce nom. La politique de clonage que je souhaite mettre en place n'est pas une politique martiale et belliqueuse. Le clonage doit être sévèrement contrôlé, et je me prononce pour un financement de la recherche génétique qui permettra d'effacer les erreurs du passé. Les officiers militaires devront par exemple être issus de la société civile non clonée afin d'éviter les transmissions d'ordres automatiques de la part de la Commission à l'Armée. Le facteur humain doit par ailleurs être contenu au maximum. Les exigences demandées par la République revues à la hausse, comme un meilleur contrôle administratif par deux Commissions sénatoriales réunies : l'Armée et l'Intérieur cette dernière chargée de contrôler d'éventuelles dérives. Le Sénat devra bien évidemment s'exprimer sur ce sujet dans les plus brefs délais.
L'ensemble des sujets abordés lors de ce discours à l'ensemble de la République sont des sujets cruciaux pour son avenir. Les mouvements d'idées au sein de la République ne sont pas supposés être ce qu'ils sont aujourd'hui : réduits à leurs stricts minima et à un individualisme primaire. J'ai toujours proposé, vous le savez très bien, le pluripartisme au sein du Sénat. Un pluripartisme intelligent, qui n'opposerait les partis d'une façon sectaire mais qui serait au contraire propice au partage des idées, au partage des valeurs. Un pluripartisme qui justement, permettrait de débattre à l'intérieur du système républicain au lieu de le rejeter en bloc. La République est réformable, et je souhaite qu'elle avance, la Chancellerie et le Sénat main dans la main. C'est mon désir le plus cher, et je me bats tous les jours pour cela. Un régime se construit petit à petit, des désaccords fondamentaux sont bien sur inévitables. Mais il y a toujours une solution.
Ainsi j'annonce ce soir la création d'un mouvement d'idées que je représenterai même si en tant que Chancelier, je ne privilégie aucun parti. Ce mouvement sera enregistré d'ici peu, et j'espère voir nombre de citoyens mais aussi de politiques ou acteurs de la vie politique y adhérer ou construire les leurs. Cet éclaircissement du débat est un enjeu crucial qui permettra aussi à la République de survivre et de connaître des jours meilleurs.
Vive la République.
Edit 23/08/15: Quelques erreurs supprimées