Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes
Habillages
  • Light
  • Brite
  • Cerulean
  • Cosmo
  • Flatly
  • Journal
  • Litera
  • Lumen
  • Lux
  • Materia
  • Minty
  • Morph
  • Pulse
  • Sandstone
  • Simplex
  • Sketchy
  • Spacelab
  • United
  • Yeti
  • Zephyr
  • Dark
  • Cyborg
  • Darkly
  • Quartz
  • Slate
  • Solar
  • Superhero
  • Vapor

  • Défaut (Aucun habillage)
  • Aucun habillage
Réduire
Logo

Star Wars RPG

  1. SWRPG
  2. Galaxie Principale
  3. Coruscant
  4. Bas-fonds
  5. Siège de la Médiation
  6. Phase n°1 Pacification

Phase n°1 Pacification

Planifier Épinglé Verrouillé Déplacé Siège de la Médiation
6 Messages 1 Publieurs 26 Vues 1 Abonné
  • Du plus ancien au plus récent
  • Du plus récent au plus ancien
  • Les plus votés
Répondre
  • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
Se connecter pour répondre
Ce sujet a été supprimé. Seuls les utilisateurs avec les droits d'administration peuvent le voir.
  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #1

    Post n°1
    Auteur : Shar'kan Nocturna

    Le processus était engagé, et ce depuis que le gouvernement avait reçu le matériel nécessaire pour armer ses nouveaux soldats. Des soldats spéciaux en somme, engagés pour amorcer la première phase du projet de Shar'kan Nocturna et de Night Origami: la Pacification. Il était nécessaire de passer par là. Parlons de choses qui fâchent, discutons des problèmes, et constatons qu'il n'y a aucune solution si ce n'est de laisser les populations des bas-fonds de la ville planétaire faire la loi et martyriser ceux qui ne le méritaient guère. Il était temps que cela cesse. Le dialogue? Il a existé, mais c'est un échec. La corruption? Hors de question de payer les crimes qu'ils commettront de toutes manières. Nous étions arrivé à un point de non retour, il fallait régler la situation, ne plus décrire les bas-fonds de Coruscant comme un puits de délinquance, libérer les populations pauvres qui n'avaient pas le choix, qui devaient vivre sous le joug du crime, de la violence, de la menace et du meurtre.
    Shar'kan Nocturna, mon ami, ne savait pourquoi un projet de cette envergure n'avait pas été réalisé bien avant. Certainement parce que la richesse de la planète se trouve au-dessus, et non en dessous de ce que l'on nomme dans le milieu, le "niveau critique" à partir duquel on distingue les quartiers dis des bas-fonds de ceux qui ne le sont pas. Pour le gouvernement, et pour moi, il s'agissait là d'une véritable libération du peuple et la fin du gouvernement hors-la-loi qui prétendaient justement la faire, et par le biais de la force. C'était sans compter sur les projets du véritable pouvoir en place, celui élu par le peuple, le seul bien évidemment légitime.


    Pour se donner les moyens d'amorcer la phase de pacification, il fallait de l'armement, polyvalent et efficace. Ces forces spéciales devaient impressionner et leur premier rôle était évidemment de dissuader. Le gouvernement de Shar'kan Nocturna avait alors commandé les armes nécessaires en masse, dans quelques usines de la planète, histoire d'améliorer de nouveau leur productivité qui, il fallait bien le dire n'avait jamais vraiment connu la crise marchant à plein régime surtout lorsque les guerres faisaient rages. Mais ici le but était clair, sans ambiguïté, annoncé par le Sénateur et surtout le but était légitime et défendait le peuple honnête et innocent de Coruscant. Les comptes de la planète étant stabilisés, son budget établi par le gouvernement. L'achat de ses armes en faisait évidemment parti, et les voilà désormais fournis. La phase n°1 allait débuter d'ici peu. Et moi j'étais aux premières loges, dans le quartier général des forces spéciales, au cœur de la section des Unités de Médiation.


    C'était un grand jour pour le général Lowel Hayden, le patron des Unités de Médiation. En effet, c'était le jour de l'inauguration puis de la mise en place de ses unités, celles qu'il commandait dans les bas-fonds de la planète. Shar'kan m'avait demandé d'en être témoin, puis de lui en rapporter mes sentiments. Je lui avais demandé de ne pas me nommer Ministre, secrétaire d'Etat ou quelque chose du genre, à la place, il m'avait nommé Inspecteur, finalement un poste tout autant responsable. Le général était fier d'aller parader devant ces populations, montrant la réelle envie du gouvernement de changer les habitudes, de montrer une réelle volonté d'amélioration et d'élévation de ces quartiers réputés mal-famés. Il se tenait droit, les mains dans le dos, son air très militaire devait le trahir si on le croisait dans la rue, il portait en effet sur lui qu'il était des hauts fonctionnaires de l'armée indépendante de Coruscant. Hayden inspectait les nouvelles troupes équipées. Puis c'était l'heure du départ.


    Les vaisseaux de fonction atterrissaient un à un sur la Place de la Liberté, une place circulaire et marbrée, un bijou architectural. J'avais un drôle de sourire à cet instant, il était malsain...  Je constatais de mes propres yeux l'affirmation du pouvoir de Shar'kan Nocturna, mon ancien élève. J'assistais à la mise en place de ses plans ficelés depuis tant d'années, alors qu'il était encore à l'Académie Impériale. Ses rêves de grandeurs, son envie de ressusciter l'ancienne Planète Mère, de retrouver sa grandeur et sa puissance d'antan. Ce n'était que mon avis, mais pour que Coruscant renaisse véritablement de ses cendres, Shar'kan devait construire avec les grandes puissances impériales de la galaxie des liens forts, solides et indestructibles. Il fallait que le jeune sénateur s'impose aux yeux des autres, il fallait qu'il soit au premier plan. Mais le fils unique des Nocturna, ancienne famille originaire d'on ne sait d'où, le savait parfaitement... Ce n'était plus qu'une question de temps. Les comptes de la planètes avaient été redressé par son prédécesseur de manière convenable, mais il fallait attendre ce jeune homme aux tatouages venus d'ailleurs pour véritablement entreprendre les grandes constructions qui allait redorer l'image de la planète capitale. Cette destruction partielle de Coruscant était un véritable fléau qui s'était abattu sur elle, la guerre n'avait semé que la mort, que l'instabilité. Mais Shar'kan savait qu'il pouvait en tirer profit pour innover le territoire urbain de la mégalopole. Son projet d'exploiter le sol et les nouvelles constructions pour démarrer un projet agricole était fou, mais c'est sa folie qui faisait sa force.
    Ces vaisseaux avaient créés se tilt dans ma tête, ce warning qui me fit me rendre compte que Shar'kan allait appliquer son programme d'une main de fer.


    Les troupes sortirent au pas du quartier général de l'armée. Synchrones comme jamais, se déplaçant dans une foulée qui respirait la rigueur qu'on leur avait inculqué, les Unités de Médiations pénétrèrent dans les véhicules qui leur étaient destinés. Et moi, impliqué dans mon rôle de témoin, je suivis leur trace le sourire aux lèvres. Mon ex-élève était malin. Unité de Médiation, un nom pompeux qui cachait simplement l'appellation de Milice, ces troupes destinées à rétablir l'ordre. Milice était un mot trop brutal, et sur ce coup il avait raison de le camoufler derrière le terme médiation. J'avais l'impression que tout était calculé, correctement dissimulé afin de réaliser ses plans en toute tranquillité. Pourtant c'était une mission compliquée, mais Shar'kan n'était pas uniquement un politicien, c'était un stratège.
    Mais voilà que les vaisseaux décolèrent, sous les yeux impressionnés mais surtout curieux des habitants de la Haute-Coruscant.






    Ilian Oldstein, Professeur à l'Académie Impériale, Président de Némésis. 
        
     
     
     
    Extrait de: Chapitre Deux: L'Amorçage, in Au cœur du Pouvoir. 
        
     
     
     



     
     
     
    Général Lowel Hayden
     
        
     
     
     
    - Garde à vous!Le commandant Findris avait donné l'ordre de sa voix rauque, et nous obéîmes à la fraction de seconde qui suivait. Notre garnison était certainement la plus disciplinée de toutes, et elle l'était encore plus quand le Général Hayden inspectait les troupes alors qu'il passait devant notre capitaine. Il avait les yeux sombre, l'air sévère et nous regardait un à un, espérant sans aucun doute que l'un de nous allait broncher. Mais personne ne bougeait, trop fier, trop orgueilleux pour échouer au pied du mur. Et puis ça aurait trop fait plaisir à Hayden. Les gars et moi, nous étions persuadés que nous étions les meilleurs. Nous voulions montrer à Hayden mais aussi au Sénateur que notre patrouille était la plus performante.
    Chaque garnison avait sa zone d'action, chaque zone d'action avait ses baraquements, son armurerie, ses salles d'entrainement, sa direction. La nôtre surnommée "Perseus" était située dans la région Centrale-Nord, département D-3, Secteur 42. Une zone à risque, dangereuse. Ouais, tout cela promettait d'être bien joyeux... Il y avait déjà les fondations de l’école Spéciale du département. La priorité était évidemment de sécuriser cette zone, afin que le programme éducatif de Nocturna puisse s'appliquer directement après la phase n°1, celle que le gouvernement de Night Origami avait appelé Pacification. C'est clair que ces zones grouillaient de malfrats, de contrebandiers, de junkies... C'était le quartier des bâtons de la mort... D'ailleurs y a pas longtemps, une usine de production clandestine avait été détruite par les forces de police, qui désormais étaient affiliées autre part. Parce ce que cette fois, on allait prendre le relai, et ça allait être une autre histoire. Les gamins, on allait les calmer. Ils ne se doutaient pas que Nocturna était ferme, et qu'a fortiori Hayden, Findris, puis nous l'étaient autant que notre Sénateur.
    Le Général Hayden une fois son inspection terminée s'éloigna avec Findris et causèrent quelques minutes alors que nous pouvions enfin faire repos. Puis on entendait que notre moment était venu, le vaisseau approchait du point atterrissage.


    La porte arrière de l'appareil s'ouvrit lentement, le commandant et le général nous avaient rejoint. Findris prenait la tête de la garnison et nous voilà en route vers nos quartiers, en rythme, derrière le général Lowel Hayden. Ce-dernier avait la classe, son uniforme de Grand Officier était vraiment beau, moi aussi je rêvais de le porter et de défiler avec, de commander avec. C'était l'ambition de beaucoup de soldats, il fallait viser l'excellence pour pouvoir espérer y parvenir. Si y avait bien quelque chose de difficile, c'était bien ça... 
    Peu importe, j'essayais de me défaire de ces pensées ne voulant guère me déconcentrer car j'étais en première ligne. Nous voici donc en face des bâtiments qui allaient nous accueillir pour une durée indéterminée. Hayden y rentra en premier. L'intérieur bien que sobre semblait confortable et fonctionnel. L'espace était bien organisé. Il y avait déjà du monde, je supposais qu'il s'agissait du personnel administratif, c'était évidemment le cas. Ces gens l)à se levèrent à notre arrivée et vinrent nous saluer poliment. Suivant les ordres du Commandant Findris, nous répondîmes agréablement, du bonne poignée de main, bien ferme. Ce soir, c'était l'inauguration des quartiers de l'Unité, ce soir était notre seule journée de repos.








     
        
     
     
     

     
        
     
     
     
    Le lendemain de cette soirée raisonnablement arrosée, mes coéquipiers et moi nous levâmes aux aurores. Aujourd'hui, nous allions commencer à agir dans les bas-fonds de Coruscant. Ce n'était qu'une question de temps, le Chaos n'allait guère tarder de trépasser sous nos assauts permanents. Ouais, on était formés pour ça nous. Les délinquants récidivistes, purs et durs, sans aucun état d'âme quand il s'agissait de répandre le mal, allaient craquer face à notre insistance et face à nos manières radicales. Ici, on rigolait pas avec ceux qui commettent de nouveau des crimes après avoir purgé leur sentence. Ouais, on plaisantait pas avec ça, Nocturna non plus... Évidemment, le programme anti-récidivisme était non seulement appliqué dans les bas-fonds mais également dans la haute-Coruscant. C'est pas parce qu'ils sont plus riches qu'ils ont droit à un traitement de faveur. Non non, sauf qu'ici, le crime et les criminels pullulaient. Shar'kan comptait sur nous pour installer les bases de la nouvelle société. Eh bien il avait raison.Le réveil sonna donc très tôt. Très vite, nous quittions nos quartiers personnels, un peu modestes mais corrects et nous rendions au réfectoire prendre notre déjeuner illico presto. Puis nous allions par la suite nous équiper. C'est clair, c'était lourd, mais porter correctement l'attirail n'était qu'une simple question d'habitude. Il fallait dire que notre formation était faite pour des interventions de ce genre. Enfin, une fois équipés, on se rendait au checkpoint de la base, le commandant Findris qui nous dirigeait en personne passait en revue notre tenue et notre équipement. Une fois que tout était vérifié, il nous lâchait dans le dédale de rues du Secteur 42 alors que lui, rejoignait tranquillement son bureau.
    Les jours passèrent, et nous n'étions pas tendre avec les types qui se prenaient pour des caïds. Mais un jour, une opération majeure était en vue. Nous étions prêt pour l'action. Depuis que nous étions de service ici, une enquête se déroulait, une enquête au sujet du réseau qui faisait la loi dans le 42. Ce réseau, c'était La Chimère, craint ici de tous. Cette Chimère était la reine ici, maîtresse de la menace, impératrice de la corruption. Notre intervention devait être décisive, on avait l'obligation de les faire tomber à genoux devant nous. Comme bases, on avait simplement le nom et la photo du chef qui avait revendiqué quelques assassinats pour assoir définitivement ici son autorité, laquelle bientôt allait être réduite à néant. Nous, Perseus étions réputés pour notre terrible efficacité, pour notre formation de haut niveau. Là, on devait faire une démonstration, montrer à la population méritante qu'il sera bientôt possible de gagner sa vie et de monter les échelons honnêtement. Balayer le crime, instaurer la discipline, l'inculquer et faire en sorte qu'elle se transmette de générations en générations sans que le gouvernement n'agisse. La mission du gouvernement, notre mission, n'était pas évidente, il faudra peut-être du temps avant d'y arriver... Mais rien ne nous arrêtera. Et cette première cible majeure allait être le témoin de notre processus de Pacification. La Chimère allait mourir, ce n'était plus qu'une question de temps.


    - Le Secteur est cerné, toute les avenues sont bouclées par les Médiateurs voisins, ils n'ont plus aucune chance de s'en aller... Les gars, je compte sur vous pour ne pas déranger vos collègues des alentours c'est bien compris?


    Findris avait parlé, notre commandant était ferme mais finalement nous l'étions tout autant. Motivé nous entonnions un "Oui mon Commandant!" en chœur en guise de réponse. Puis à la fin du briefing - celui-là avait bien duré une bonne heure - nous nous dirigions tous vers l'armurerie et à tour de rôle nous nous équipions de notre attirail fourni par le Gouvernement. En rang serré dans la petite cour de la base, Findris nous inspecta avant notre départ. Durant la mission, nous allions être sous les ordres du capitaine Krayth récemment promu à ce rang. Quelques minutes plus tard, nous embarquions, le drapeau de l'unité fendant l'air. Les gens qui parcouraient les rues ne pouvaient s'empêcher de nous regarder parader. Des gamins stoppaient leur course et nous saluaient de la main, ou d'autres couraient à côté de nous en tentant de nous suivre en vain. Nos renseignements nous avaient conduit près d'un bâtiment riche, un des rares de ces bas-fonds corrompus par le crime. Nos recherches avaient débuté le premier jour de notre prise de fonction, le résultat que nous avions était le fruit d'un travail acharné de nos équipes chargées de la traque de ces criminels hors-normes.
    Nous voilà prêt à agir, aux environs du lieu en question, là où se trouvait certainement notre cible à capturer, celle qui faisait la une d'une multitude de médias de la zone et parfois même de la région toute entière. Le bâtiment était cerné, il était également barricadé, une véritable forteresse. Nous étions prêts à l'assaut, prêts à en découdre.








    Jensen Lirium, Médiateur de Perseus. 
        
     
     
     
    Extrait de: Chapitre V, L'Espoir, in Mémoires 
        
     
     
     
     
        
     
     
     

    1 réponse Dernière réponse
    0
    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Post n°2
      Auteur : Shar'kan Nocturna

      J'ai du mal à raconter ce moment. Celui de ma chute. Jamais je n'aurais pensé qu'on me traiterait comme cela, comme un chien...


      J'étais le Chef, le Patron, le Parrain, on m'a attribué tant de noms aussi farfelus les uns que les autres. Oui, je dirigeais un bon groupe d'hommes. Ils ne m'adoraient pas, mais ils savaient qu'ils n'avaient d'autres choix que de me respecter. La loi du plus fort comme on le dit si souvent. Il y a des fois où ce qu'affirment les philosophes partent en vrille, il suffit de le voir sur le terrain, et surtout ici dans les bas-fonds. Le lieu idéal pour tous les trafics, du plus futile au plus dangereux.
      Mais j'ignorais pourquoi le gouvernement s'était attaqué de plein fouet à ces quartiers. En attendant ma condamnation j'y avais justement réfléchi... Je m'étais intéressé aux plans du Premier Minsitre et du Sénateur. Ces types sont de drôles d'idéalistes, mais il semble que rien n'arrête leur volonté d'agir, même si leur projet a priori ne vend que du rêve. Une société du mérite... Il fallait d'abord commencer par faire en sorte que l'Etat impose son pouvoir et sa vision des choses partout, absolument partout sur la planète. Le processus est en marche. Le haut-Coruscant lui ne voit pas l'intérêt de s'opposer à de tels projets. Les réformes s'abattent sur les bas-fonds en priorité. Tant qu'on ne touche pas à leur bien être, nul besoin de s'exclamer contre le gouvernement en place. En cela, Shar'kan Nocturna a non seulement la légitimité du vote, mais également l'accord des puissants, ce qui fait de lui et de son gouvernement des intouchables provisoires.
      Alors voilà, au nom de l'insécurité et de la protection de la population innocente, Nocturna a déclaré la guerre à la nation du Crime. Pas de bol, le premier gros poisson, c'était moi. Honnêtement, nous ne nous attendions pas à de telles offensives contre nous. Le pire c'est que ça fonctionne, ça impressionne les gens qui finalement se laissent convaincre que la force armée est la solution à tous les problèmes. Ouais, c'est un des plus gros criminels de la région qui parle, et alors, je suis un Homme avant tout. Je gagnais ma vie, sauf que je ne le méritais pas car je ne le faisait pas honnêtement et par moi même, mais sur le dos des autres. Cela ne m'empêche pas d'avoir des opinions politiques comme n'importe quel autre Homme. J'ai l'impression que Nocturna veut le contrôle de tout... J'ai peur de ce que va devenir la société de Coruscant. Les hommes ne braveront plus la loi parce qu'ils ont peur ou parce qu'ils pensent vraiment comme Shar'kan Nocturna? Moi je prédis le clivage de la société de Coruscant, le sénateur va avoir du boulot...


      J'ai tellement de mal à immortaliser sur le papier la façon dont je suis passé de Chef à détenu que je prend plaisir à philosopher sur les projets du gouvernement... Pourtant il le faut, n'importe quel écrit peut intéresser n'importe qui d'autre, pourvu qu'il soit curieux. Alors voilà, je l'écris, je le raconte, et tant pis si c'est mal fait, l'écriture est ma seule occupation désormais en tant que prisonnier dans cette cellule à champ de force.


      Dès le matin, j'avais senti que ce jour allait être remarquablement pourri. Pourquoi? Oh, il n'y a pas d'explications, un ressentiment est un ressentiment n'est ce pas, ça ne s'explique pas tout le temps. Alors que je prenais place dans mes bureaux réservés, on vint m'avertir de l'arrivée de la nouvelle marchandise récoltée dans un des sous district du 42. Satisfait, je congédiais le type qui était venu me le dire. LA journée fut plus que banale, jusqu'à que la Milice intervienne. Un de nos hommes sentait que quelque chose allait se produire... Mais comme à chaque fois, ses collègues se moquaient de lui, le traitaient de paranoïaque. Finalement on aurait du l'écouter, peut-être était-il sensible à la Force, j'en sais rien...
      N'empêche que cinq minutes après, la première explosion retentit. D'abord une, puis deux, trois, quatre... Les roquettes fusaient, les murs s'effondraient. L'attaque fut tellement violente que le bâtiment vibrait de façon peu rassurante. A peine eus-je le temps me relever de sol - car le choc me fit tomber de ma chaise - que j'entendis des tirs de blasters à profusion, suivis des cris des mes hommes, touchés par les armes de la Milice. Pendant un moment j'ai cru que le plafond allait me tomber sur la tête lorsque j'aperçus l'énorme fissure qui le parcourait de part en part. Tout cela devait s'arrêter... Je pris mon blaster et ordonnai à mes hommes de tenir le plus longtemps possible contre les ennemis et de sécuriser un chemin vers l'armurerie.


      - Ils sont déjà aux portes de l’armurerie, fis l'un de mes hommes, vos sbires y sont mais ils ne tiendront pas longtemps ils sont bien trop équipés en face!


      Ni une ni deux, j'allais m'y rendre par moi-même. Deux hommes m'accompagnaient et sécurisaient mon trajet. De temps à autres, je frôlais les zones critiques de combat où la Milice et mes forces s'affrontaient violemment. Le matériel était défoncé, la faute aux jeux du tirs qui se déroulaient dans le bâtiment. Mes hommes bien trop surpris par cette attaque impromptue se faisaient avoir avec une facilité déconcertante. Je me doutais bien que c'était la fin, mais animé par l'énergie du désespoir, je voulais employer les grands moyens. 
      Un tir frôla soudain mon oreille, un de mes hommes s'interposa devant moi, mais je n'eus le temps que de faire deux pas, il s'était déjà fait décimé, un tir critique sur la poitrine.


      - Il est là! Attrapez-le!



      La Milice me pourchassait tandis que le seul homme qui me restait à mes côté tentait tant bien que mal de disposer sur la route de mes poursuivant autant d'obstacles que possible...


      - Chef, vous devriez vous enfuir par les sous-sols.. Ils vous mèneront directement au District 41... C'est votre seule chance de fuir!


      J'hésitais... Puis arrivé à l'armurerie, je vis que les forces du gouvernement avaient bien trop avancé, je ne pouvais plus y parvenir. Plus le temps passait plus je sentais mon arrestation approcher. Je ne pus que m'en rendre encore plus compte lorsque mon dernier soutiens s'effondra contre un mur, tué par un tir de blaster à la tête. C'était violent... 
      Je pris alors une porte et entama ma descente. Je sortis à l'étage d'en dessous où d'autres combats faisaient rages. La majorité de mes hommes se trouvaient ici, dans les ruines de la grande salle, où un trou béant dans le mur avait permis à la Milice de pénétrer le bâtiment. Mes combattants se faisaient avoir comme des bleus... C'était une hécatombe.
      Je commençais alors à tirer sur mes ennemis. Hélas ils me repérèrent bien trop vite. Alors je fuis encore et j'arrivai devant la porte d'une escalier secondaire. Je l'ouvris, mais celle-ci me revînt de plein fouet à la figure. Je m'étalai au sol, le nez ensanglanté par le choc. Je ne pus qu'à peine reprendre mes esprits, une dizaine d'hommes m'encerclaient, leurs armes pointées vers moi... C'était fichu...


      Le Chef capturé, il n'était plus utile de se battre. La majorité des combats cessèrent alors et mes hommes se firent tous un par un arrêter par la Milice. Mon commandement au sein de la Bande était terminé, de même que la Bande elle-même... Un Milicien m’attrapa le bras et me souleva brusquement. Il me récita alors sa douce poésie:


      - Au nom de la loi, du bien être du peuple, et dans l'intérêt du bon fonctionnement de la société, Yël O'Gorath, l'Unité de Médiation vous arrête. En tant que grand criminel, vos droits vous sont suspendus et en attendant votre sentence nous vous privons de votre Liberté selon l'Article n°0 du nouveau Code de Coruscant.


      On aurait dit que leur discours avait été préparé il y a des semaines de cela... Je leur appartenais désormais, je ne pouvais dorénavant plus rien faire, je n'étais plus un Citoyen de Coruscant. Juste un futur condamné.


        

      Il me reste seulement cinq minutes avant que le Milicien chargé de mon transport vienne me chercher. Je ne m'attendais à rien d'autre que la prison à perpétuité ou la peine capitale. J'étais le premier grand criminel qu'ils arrêtaient, il fallait que je serve d'exemple. Je sens la mort approcher, je vois déjà le Milicien m'emporter par le bras limite en me trainant au sol et m'exhiber, moins que rien, devant le Juge qui allait prononcer les mots fatidiques sans aucun scrupule.
      Est-ce que je le méritais? Il me reste seulement quatre minutes pour en débattre... Un criminel est un criminel, mais un Homme reste un Homme. Le statut d’être Humain doit-il changer une fois le crime accompli? C'est difficile à dire... Un éternel débat. Mais je ne suis pas seul. Quid de la famille du condamné qui, elle, souffrira de la disparition d'un être cher..
      Je l'entends arriver, ses pas résonnent dans le couloir. Le voilà devant mon champ de force. Il le désactive. Adieu.


      Texte archivé dans la salle de conservation des derniers mots des condamnés.  





      Jugement de Yël O'Gorath par la Cour Suprême de Coruscant, le 9 Relona.  

      Juge: Eldeban Zabrand
      Greffière: June Onisba


      - Yël O'Gorath, ancien Citoyen de Coruscant, voici les raisons pour lesquelles vous êtes devant la Cour Suprême qui elle seule et ici même, jugera de vos actes. Vous êtes présent ici pour détentions d'armes illicites, détention de produits illicites, trafic d'armes, agressions physiques sur des Citoyens de Coruscant, agressions morales sur des Citoyens de Coruscant, complicité d'assassinats, assassinats, ainsi que pour avoir fait régner votre loi au sein du District 42 de la Région Centrale-Nord au détriment de celle prévue par le Code de Coruscant et par le Gouvernement formé par le Sénateur. Les documents saisis dans votre bastion ainsi que les nombreux témoignages du District 42 sont accablant, de même que ceux de vos propres hommes... Yël O'Gorath, avez-vous quelque chose à dire pour votre défense? ... Parfait, le jury s'est prononcé après examen de vos faits et je vous déclare, monsieur O'Gorath coupable de tous les chefs d'accusations énoncés par moi-même précédemment. Pour tous ces crimes, vous êtes condamné à la peine capitale, c'est à dire la peine de mort. Vous avez à partir de midi, une demi-heure pour si vous le souhaitez, voir vos proches pour la dernière fois. Monsieur O'Gorath, avez-vous quelque chose à déclarer avant de quitter ces lieux? ... Bien. Affaire classée.  

      Enregistré et stocké dans les archives de condamnation de la Bibliothèque de la Justice.  



        



      - Il a choisi la chaise...
      - Il a pas pris la moins douloureuse façon de mourir...
      - C'est clair... Bah, il va mourir, il s'en fout un peu de souffrir maintenant, surtout que bon, c'est pas pendant très longtemps... Ah tiens le voilà!
      - Heureusement qu'ils nous entendent pas de l'autre côté de la vitre!
      - C'est vrai qu'on parle de ça comme une action routinière mais la condamnation à mort c'est quand même pas banal...
      - T'as vu tout ce qu'il a fait?! 
      - C'est vrai qu'il a du sang sur les mains...
      - Rah zut, j'ai appuyé sur l'enregistreur audio!
      - Super comme ça le patron réécoutera notre joli dialogue, ben éteint le avant que ça empire!
      - Joli jeu de mot...
      - Allez!
      - Ouais ouais...


      Extrait d'un enregistrement audio de la cellule de condamnation à mort n°287-A.  

      1 réponse Dernière réponse
      0
      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Post n°3
        Auteur : Shar'kan Nocturna

        L’aube surgissait, substituant la lumineuse nuit de Coruscant par les rayons d’un soleil plus agréable.  Accompagné d’un de mes conseillers, je traversais le bâtiment du gouvernement de Coruscant, niché au cœur de la Cité Impériale. Il était tôt, mais il y avait déjà du monde qui se bousculait à la machine à café, et d’autres qui travaillaient encore sur des problèmes sur lesquels ils avaient potassé toute la nuit. Je me dirigeais vers l’unique ascenseur servant de navette de l’étage où je me trouvais jusqu’à mon bureau situé quelques paliers plus haut. Sur le trajet, on ne cessait de me saluer le sourire aux lèvres. Marchant vite, je ne leur répondais que succinctement alors que les gens eux, prenaient le temps de s’arrêter, de me dire bonjour puis enfin de me souhaiter une bonne journée.  J’ignorais s’ils faisaient ça par pure bonté ou bien s’ils cachaient derrière ces formalités un brin d’hypocrisie… Je ne le saurai certainement jamais.
        Mon conseiller était chargé, il portait toute la presse qui m’intéressait et qui évidemment, parlait de l’évènement qui en ce moment agite la chronique : l’arrestation et la condamnation de Yël O’Gorath.
        Leur avis m’importait, en tout cas il me semblait nécessaire de me faire une idée de l’opinion de la presse. Bien que les journaux se revendiquent neutre, on obtient toujours une ligne ou deux qui reflètent leurs penchant politiques ou leurs avis sur tel ou tel évènement. C’est d’ailleurs tellement facile que d’autres journalistes s’amusent à classer divers journaux et gazettes suivant leur couleur politique.
         
        -          On va vraiment éplucher chaque article concernant ce sujet Sénateur ?
        -          Pourquoi, cela vous dérange-t-il tant que ça ?
        -          Oh euh… Non monsieur… Pas du tout !
         
        Il était timide Elias. Timide mais compétent. Il faisait partie de ces gens que je respectais et que j’estimais. C’était un homme intelligent, un génie, excellent stratège et très bon diplomate. Tout droit sorti vice-major d’une promotion de l’Académie Impériale il était promis à une brillante carrière politique. Malgré toutes ses compétences pourquoi ne l’ai-je pas nommé ministre ? Tout d’abord parce qu’il a besoin d’expérience et d’assurance, mais aussi car même chez les génies il y a une hiérarchie, il y a des bons et des moins bons. Elias faisait partie de ces « génies moyens », qui par le biais du poste auquel il est attaché, n’allait que mûrir pour un jour bourgeonner puis pénétrer les plus hautes sphères politiques. Ce poste était une chance pour lui, bien qu’il ne soit que légèrement plus jeune que moi.  Mais peut-être qu’un jour se révèlera-t-il comme un de mes adversaires politiques interne à mon parti, Némésis.
        Des holo-journaux plein les bras, Elias Grindenvelt me suivait. Il allait aujourd’hui me lire tous les articles parlant de la condamnation d’un des criminels qui avait chu face à mes terribles Unités de Médiations. J’avais hâte de recueillir les impressions de la presse, qu’elles soient positives ou non d’ailleurs. J’appuyai alors sur l’écran qui servait à appeler l’ascenseur. Ce dernier arriva promptement puis nous embarqua pour nous emmener quelques étages plus hauts.
         
        -          Par qui allons-nous débuter ? fis-je d’un ton posé à mon conseiller, les mains liées en bas de mon dos.
        -          Hum… commença-t-il penchant la tête pour apercevoir le titre du journal en haut de la file, la Gazette de la Cité Sénateur.
        -          Parfait, une très bonne référence.
         
        Quelques secondes s’écoulèrent durant lesquelles je plongeais mon regard sur l’immensité de la Cité Impériale baignée dans les rayons du soleil orangée du matin. J’aimais cet instant, un moment unique et apaisant, des couleurs que l’on ne voyait qu’une ou deux fois dans la journée quand on apercevait le ciel bien entendu. Ce petit interlude de plaisir cessa lorsque la voix agréable et féminine de l’ascenseur nous avertit que nous étions enfin arrivés sur le palier de mon bureau, qui pour le coup était le seul endroit où nous pouvions déboucher lorsqu’on sortait de celui-ci.
        Elias posa les holo-journaux sur mon bureau en un soupir discret espérant je ne l’eus entendu. De mon côté je m’installais tranquillement au creux de mon fauteuil, tapotant l’écran incrusté sur mon écritoire, préparant déjà le compte rendu de la séance d’aujourd’hui.
        Mon conseiller s’empara de la Gazette de la Cité et en lut le gros titre.
         
        -          Bien ! Voyons voir…
         







        Arrestation et condamnation de Yël O’Gorath : La phase de Pacification amorcée. 
         
         
         
         

         Yël O’Gorath a été arrêté par l’Unité de Médiation dans son bastion du District 42 de la région Centre-Nord au matin du 8 Relona. Chef de la Chimère, un groupe criminel sévissant dans ce même quartier de Coruscant, il fut tout d’abord accusé de multiples délits et crimes dont complicité d’assassinats et assassinats avant d’être déclaré coupable et condamné à mort par la Cour Suprême de la Capitale. L’exécution a eu lieu le 9 Relona à 15 heures précise selon un communiqué de la Cour Suprême.  
         
          
         
        « C’était l’Enfer ici »


        La Chimère était le nom d’un gang maître des bas-quartiers du District 42 de la Région Centre-Nord, non loin de l’Académie des Lettres de Coruscant. Ce groupe aujourd’hui démantelé et anciennement dirigé par Yël O’Gorath usait, selon les forces de Médiation du gouvernement, de tous les moyens pour y faire régner sa loi au gré de ses besoins et de ses envies et à l’encontre du nouveau Code voté le 12 Elona par la majorité en place dirigée par le Sénateur Shar’kan Nocturna . L’assaut des forces spéciales a eu lieu à 8 heures du matin sur le quartier général de la Chimère avec pour unique but de capturer leur cible. Décrit par la population comme un véritable dictateur local, Yël O’Gorath a été interpellé alors qu’il tentait de fuir le bâtiment en direction du District 41 voisin du District 42.


        Installé depuis une dizaine d’années au cœur des bas-quartiers de la planète, la Chimère a contribué à l’expansion de la criminalité dans la région mais également aux alentours, sévissant sur la population locale afin d’en tirer profit et ainsi gonfler leurs rangs pour enfin en tirer bénéfice et ne cesser d’étendre leur influence. « C’était l’enfer ici » nous confie Jared, un travailleur au chômage « on se devait d’obéir à la loi de la Chimère, c’était la leur qu’on devait respecter, pas celle du gouvernement !  On craignait qu’ils nous fassent du mal ou pire, à notre famille si on ne leur obéissait pas. Qu’est-ce qu’on pouvait y faire ? » ajoute-t-il nous avouant son impuissance face aux menaces du gang. Aujourd’hui, Jared est soulagé de voir le bastion de la Chimère en ruine et le gang démantelé « on va pouvoir revivre » nous lance alors sa femme Elena avec un sourire. La condamnation à mort de Yël O’Gorath a fait l’effet d’une bombe dans la région et même aux alentours. Les habitants semblent heureux qu’une telle sanction ait été prise par la Cour Suprême de Justice. « C’était l’unique solution » nous dit Julia, une étudiante de l’Académie des Lettres en littérature de l’Ancienne République, « il n’y avait pas un jour où on craignait de se faire approcher par les sbires de la Chimère » renchérit-elle « c’était une dictature, je suis heureuse qu’on ait osé lui attribué la peine capitale, avec autant de sang sur les mains on ne pouvait que le condamner à mort, le contraire aurait été injuste ! » finit-elle par conclure.


        « Justice a été faite, la phase de Pacification est en marche »
         
         
          
        La condamnation à mort n’a que très peu fait d’émules en dehors de la région concernée. Le chef de la majorité Azelas Delmond a d’ailleurs salué l’attitude de l’opposition  qui en majorité n’a  « pour une fois » pas contesté le jugement de la Cour Suprême. Le vice-président de Némésis, fidèle allié du Sénateur Nocturna a insisté sur le fait que « discuter de cette condamnation et de l’application de la peine de mort serait un non-débat ».  Edwin Argabath ancien allié du candidat à la Sénatoriale Skyness Quallayen décédé dans un accident tragique ne s’est que très peu prononcé sur la peine capitale infligée à Yël O’Gorath même si celui-ci a souligné la traite du condamné comme « non humaine » et qu’il était impératif de « conserver la dignité humaine, même celle des criminels de cette ampleur », ce qui a suscité l’émoi des habitants du District 42 mais aussi de la majorité. Edwin Argabath a également regretté l’absence du dialogue, reprochant les méthodes qu’emploie le gouvernement contre les criminels. Le Sénateur Nocturna ne s’est quant à lui exprimé à aucune reprise sur le sujet contrairement au Premier Ministre Night Origami, affirmant à nos collègues du Journal Impérial que « Justice a été faite, la phase de Pacification est en marche et Coruscant en avait bien besoin !» remarque que le gouvernement dans sa totalité a entièrement approuvé.
         





        Par Elvira Delgarth 
         Pour La Gazette de la Cité 
         
         
         
         
         
         
         Elias se tut à la fin de l’article, observant mon expression. J’écrivais sur l’écran de mon bureau, prenais des notes de ce que je venais d’entendre. Cela me satisfaisait. Il enchaîna alors les articles que j’écoutais attentivement un à un. Globalement la même ligne directrice et les mêmes témoignages. Seuls une minorité de journaux extrapolaient les faits et caricaturaient les agissements de forces de Médiations, chose que je ne comprenais pas. Nous étions en guerre, en guerre contre le Crime prônant un monde meilleur, une société meilleure. Comment ne pouvions-nous pas être d’accord avec ces principes ? Peut-être étaient-ce les méthodes qui dérangeaient. Mais peu importe, la voie diplomatique et le dialogue que prône Argabath ont largement prouvé leur inefficacité et à de multiples reprises. Le peuple a besoin qu’on leur montre que j’ai envie que les choses changent, que nous avons envie que les choses changent. La seule manière de leur montrer n’est plus de dialoguer désormais, mais plutôt d’agir. Elias en avait assez de répéter les mêmes phrases qui finalement devenaient redondantes au fil des lectures. Je levai alors la tête en sa direction, laissant mon écran et les mots en basic enfin en paix. Il posa le dernier quotidien en haut de la pile de journaux.


        -          Alors ? Qu’en penses-tu Elias ?
        -       Les quotidiens sont quasiment unanimes. En même temps au regard des crimes perpétrés par O’Gorath, cela me semble quelque peu logique. Ils approuvent, certains quotidiens de l’opposition également… Pas tous évidemment.
        -          Oui, évidemment…
        -        Nous n’arriverons jamais à convaincre tout le monde que votre projet est légitime et réalisable. En revanche je trouve que commencer par l’arrestation et la condamnation d’un tel criminel fut une excellente idée…


        Un sourire s’esquissait soudainement sur mes lèvres, je savais ce qu’il allait me dire.
         
         
          -          Oui, reprit-il, les gens approuvent que ce criminel se soit vu ôter la vie sur une décision de la Cour Suprême de Justice… Finalement, ils approuveront par la suite beaucoup plus facilement a condamnation à mort de façon plus générale grâce à cette affaire. Ils vont finir par l’accepter même pour des choses moins graves ou pour des crimes ne relevant que de l’assassinat. Le risque est que la machine peut s’emballer, mieux ne vaut pas user de la chaise électrique ou d’une fusillade trop fréquemment.
         
        J’acquiesçai d’un signe de tête le court discours d’Elias Grindenvelt. Habituer le peuple à l’éradication du crime en médiatisant les condamnations légitimes de criminels comme Yël O’Gorath… C’est horrible mais ça marchera. Or, je ne souhaite pas user de la peine capitale à tire larigot, mais à bon escient. Consigne qui sera évidemment donnée aux Cours Suprêmes de Justice. La priorité absolue était l’éradication du crime. Pour cela, une bonne dose d’interventions musclées pour donner quelques leçons au peuple, ajoutez à cela un nouveau système éducatif, révolutionnaire. Apprendre à obtenir quelque chose au mérite, mériter une récompense, travailler pour l’avoir, le culte de l’instruction. Tout était en marche et bientôt la phase de pacification allait, petit à petit s’orienter vers sa transition pour voir par la suite, l’avènement de la phase de stabilisation.
        Ce n’était pas uniquement une transformation idéologique car les réformes infrastructurelles allaient bientôt voir le jour. Les lois étaient tombées, la contribution du peuple à la reconstruction allait évidemment accélérer le processus, mais le peuple sera d’autant plus fier qu’il aura lui-même participé à l’élévation de leur propre société…
         
         

        1 réponse Dernière réponse
        0
        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Post n°4
          Auteur : Shar'kan Nocturna

          -          Unité M-Zêta 02 à M-Phi 24, préparez-vous pour l’attaque.
          -          Unité M-Phi 24 reçu, nous sommes en position. La cible avance, le premier vaisseau est un leure, on le laisse filer. Concentrons-nous sur le véhicule central.
           
          Dans la nuit qui s’était abattue sur Coruscant, Vahël Solidor un des plus terribles milicien de l’Unité M-Phi 24 inspectait son fusil blaster avec minutie vérifiant les moindres détails de son arme précieuse, il se préparait à la chasse. La chasse au criminel.
          Un sourire aux lèvres non sans sadisme, une assurance sans faille, il empoigna le volant prêt à foncer à la poursuite de leur proie.

           
          -          Tu es prêt ? Demanda-t-il au coéquipier situé à ses côtés.
          Il n’eut le temps que hocher la tête, le convoi criminel fusa devant leurs yeux.

          -          Unité M-Phi 24 à Unité M-Zêta 02, lâchons la bête !
          Déboula soudainement des petites rues annexes à la grande avenue, Orpheus et ses hommes prêts à engager la poursuite infernale.
           
          Le rire de Vahël ne parvînt pas à couvrir le vacarme des véhicules de la Milice réunis en nombre cette nuit-là pour une opération exceptionnelle. La course poursuite avait débutée. Telles de véritables fusées, les vaisseaux traçaient à vive allure dans les artères principales des « bas-fonds » de la mégalopole planétaire, sous les violentes protestations des bons et mauvais conducteurs exceptionnellement tous d’accord pour klaxonner cette fois-ci avec de bonnes raisons. Bien évidemment, la cible s’était sentie agressée, et la proie allait tout faire pour échapper aux crocs d’Orpheus quitte à mettre la vie des civils en danger. Vahël adorait se procurer des frissons et toujours dans les situations les plus extrêmes et dangereuses, peut-être était-ce parce qu’à chacune de ses missions il misait sa propre vie dans le combat qu’il menait quotidiennement face au crime. C’était ça la Médiation, des hommes et des femmes qui pariaient tous les jours avec la Mort. Les véhicules de sécurité du cortège criminel passèrent désormais à l’action, les forces de l’Unité aperçurent des hommes armés se caler avec leur blaster.

           
          -          Visez le type de gauche de la dernière bagnole !
           
          C’était comme si c’était fait, en moins de deux un homme de la M-Zêta appuya sur sa gâchette et le blaster fusa jusqu’à la cible la percutant en pleine épaule. Si le coup ne semblait pas mortel, il fut suffisant pour déséquilibrer la proie et la faire basculer dans le vide. En un cri sourd, il chuta vers les profondeurs des bas-fonds. L’affrontement promettait d’être violent, à peine avait-il commencé qu’on déplorait dores et déjà un mort.
          Vahël, lui, possédait l’art de slalomer entre les vaisseaux qui à cette heure-ci s’agglutinaient sur les boulevards de Coruscant, et cela avec une aisance à rendre jaloux les bons pilotes de Pod-Racers.

           
          -          Postule au Blue Open Tour Vahël ! Cria son équipier en tentant de couvrir le bruit extérieur.
          -          Parce que tu crois que j’ai déjà droit à des congés ? Répondit Vahël un sourire dessiné au coin des lèvres.
           
          Le cortège d’Orpheus progressait lentement mais surement. Au moment où les criminels sentirent le danger survenir, ils enclenchèrent leur plan de secours. Voilà que les vaisseaux ennemis se séparèrent dans les rues annexes obligeant la Médiation elle aussi à se diviser. C’était bien ce que craignait le patron de la M-Phi. Il ordonna alors à ses collègues de se charger des autres véhicules, lui allait se charger du boss dont il avait repéré le vaisseau.
           
          -          Maintenant, on va jouer…
           
          Vahël accéléra brutalement évitant comme il le pouvait les transports civils. Son collègue peu habitué aux courses poursuite se cramponnait à son siège tant bien que mal, le blaster toujours à la main. La proie n’était qu’à quelques mètres mais qui allait gagner le duel, qui allait être le plus doué à ce jeu de réflexes ? Bien sûr pour pimenter le tout, quelques échanges armés s’avéraient nécessaires. De la même manière que quelques minutes auparavant, un des criminels se positionna à la fenêtre du vaisseau, l’arme prête à mettre hors-jeu les forces de l’Ordre.

           
          -          Vas-y mec, je me rapproche le plus possible !
           
          Une vague de frisson s’empara du corps des deux coéquipiers, la tension et l’adrénaline étaient à son comble, ils ne pouvaient guère rêver mieux, une scène d’action digne des plus grands films du genre. Les premiers échanges débutèrent, et c’était Erevan, le coéquipier de Vahël qui amorça les hostilités.
          Mais les véhicules tanguaient, bougeaient brusquement et bien trop pour que les tirs soient précis, ils ne touchaient leur cible mais simplement la carrosserie des vaisseaux qui les transportaient. C’est mètre par mètre que les deux véhicules se rapprochaient au fur et à mesure de la course poursuite. Vahël appuya lentement sur l’accélérateur et dirigea le vaisseau sur le côté, prêt à débarquer sur le flanc gauche de l’ennemi à ses risques et périls. Le rythme cardiaque d’Erevan s’accéléra soudainement, assis sur le bord de la fenêtre, il était désormais plus proche que jamais de la cible à abattre.

           
          -          Vise les réacteurs !
           
          C’était comme si l’ennemi avait lu dans ses pensées. La proie freina brusquement, se faufilant derrière le véhicule de la Médiation.

           
          -          Merd* !
           
          Il ne pouvait pas freiner au risque d’éjecter Erevan de la fenêtre et le condamner à passer l’arme à gauche. Vahël ordonna donc immédiatement à son coéquipier de reprendre place sur son siège et donc d’assurer son rôle de copilote. Évidemment, l’ennemi avait anticipé, un blaster pointa les réacteurs puis tira et ne manqua pas sa cible. Un des réacteurs fut touché au grand dam des forces de l’unité d’Orpheus. La cible revînt ensuite sur le flanc et le percuta de plein fouet, rabattant le véhicule de Vahël contre la rambarde de sécurité de la voie aérienne. Étincelles, grincements insoutenables, chaleur… Ils étaient en mauvaise posture, d’autant plus que la proie avait retourné la situation en sa faveur, pointant le blaster sur la tête d’Erevan.  Les gestes de désespoirs du patron s’enchainèrent, il fallait bien évidemment tenter quelque chose pour survivre, mais c’est son collègue qui prit les devant, se jetant sur la cible à abattre. Le voilà entre les deux véhicules, le tronc suspendu au-dessus du vide. Il arriva cependant grâce à l’effet de surprise produit à retirer l’arme de son ennemi pour la balancer dans les airs. Désarmé, le boss du réseau criminel contre-attaqua. Il se contenta de faire dériver son vaisseau vers la droite, forçant Erevan à retrouver son siège d’origine. Mais le jeune homme ne se démonta pas, se cramponnant à la porte de son ennemi.
          Vahël regarda en arrière et aperçu les renforts approcher :
          on a gagné pensa-t-il fermement.
          Son vaisseau faiblissait petit à petit, d’ici peu de temps, lui aussi allait chuter vers les abîmes obscurs des bas-quartiers. Heureusement que ses collègues étaient là, ils le récupérèrent et repartirent à vive allure aider Erevan. Les rôles s’étaient inversés, la Médiation allait traquer sa proie jusqu’à la mort.


          Le malfrat savait pertinemment que c’était la fin. Dans un élan de folie, autant faire le plus de dégâts possibles. Mais ce que craignait Vahël arriva, le corps d’Erevan fut soudainement éjecté du véhicule ennemi, croisant furtivement le regard empli d’effroi de son coéquipier, ce-dernier ayant compris qu’au bout de la chute il y avait ce que l’homme redoutait le plus… La dernière tentative de saisir la portière fut vaine. Le corps d’Erevan sombra vers la mort.

          Vahël retînt un cri et fit tout pour garder son sang-froid malgré la perte de son binôme, après tout il savait qu’il allait faire face à ce genre de situations dans sa carrière de Médiateur. Il s’empara cependant du fusil blaster, il fallait arrêter ce fou dangereux. Le véhicule de l’ennemi accéléra de plus belle, prêt à foncer dans un tas de vaisseaux. Vahël se coupa la respiration. Il visa les points critiques du transport de sa proie. Tout était dans le viseur, il ne manquait plus qu’à appuyer sur la gâchette… 1…2…3…
          Une rafale de tirs, puis une explosion. L’action avait été bien trop rapide pour qu’on y comprenne quelque chose. En tout cas, ce fut un joli feu d’artifices, cible abattue.





             

             
             
          Rapport du Satunda 18 Selona.   

             
          Cible : Direction des Gangs de la Crête.    
          Objectif : Destruction des chefs du réseau, élimination du Boss   
             
              
          Etat final : Objectif accompli, destructions de tous les véhicules, élimination du Boss   
          Pertes  humaines : Deux hommes de la Médiation appartenant à l’unité d’élite Orpheus.   
          Pertes matérielles : Un véhicule de l’unité d’élite Orpheus.   
              

             
          **
             
              

             
          Sous les assauts des forces de la Médiation, le nettoyage de printemps au fil des semaines commençait à faire effet. Non seulement la population approuvait la traque des criminels, mais elle osait également sortir dans les rues de certains quartiers pacifiés, occupés par les forces de l’Etat. Et c’est bien dans ces quartiers là que commençaient à émerger les nouvelles institutions étatiques : les Ecoles Spéciales, établissements à vocation égalitaire. Mon projet avait pour but de faire des bas-fonds actuels des quartiers à part entière de la Capitale, des zones justement n’étant plus qualifiées de bas-fonds. Et c’est bien grâce à la formation de la société nouvelle et méritante, grâce à l’éducation que je propose moi avec la participation de mes Ministres, que la voie vers l’égalité et vers l’Unité du Peuple de Coruscant se fera. Un peuple fort, puissant… c’est ce dont je rêve. Le retour à la gloire d’antan de la Planète Mère.
           
          J’aime ponctuer mon livre des divers récits que j’ai pu récolter de la Médiation ou même des cibles en elles-mêmes, même ceux du peuple qui n’hésite pas à m’envoyer ce qu’il écrit. Ces papiers pour les puristes, ces holonotes pour les plus actuels… Tous des témoignages qui forgent l’histoire de notre planète et l’histoire de son évolution.  Je pense qu’une partie de ce peuple que j’aime a bien compris le but de ma politique. D’ailleurs certains me disent que je ne suis pas un politicien, parce que je ne préoccupe pas de mes intérêts personnels. J’ai de l’ambition certes. J’en ai beaucoup. Mais si j’en ai, ça dépasse la satisfaction personnelle, le ressenti bien agréable du Pouvoir.  Je suis ambitieux pour le Peuple, et surtout parce que, même si cela peut paraître prétentieux, je me pense capable de leur apporter ce qu’il souhaite.
           
          Enfin bon, je dois laisser ma plume. Aujourd’hui, je dois descendre dans les bas-quartiers de Coruscant, car c’est là-bas que je souhaite faire mon discours. Ce discours va être le pilier de l’émergence de la phase n°2, la Stabilisation. Je me sens prêt, la vague de la pacification va petit à petit faire effet, va au fur et à mesure déferler sur la planète, et quand elle aura terminé d’agir sur une zone, la phase n°2 s’abattra sur elle pour la convertir au fil du temps…Qu’aurais-je fait sans cette volonté sans faille de ces hommes, que je nomme Médiateurs, qu’aurais-je fait sans leur force, leur professionnalisme, leur persévérance, leurs sacrifices… Oh, certainement rien.

          1 réponse Dernière réponse
          0
          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le Chroniqueur
            a écrit sur dernière édition par
            #5

            Post n°5
            Auteur : Shar'kan Nocturna

            Eléa était une petite fille de toute beauté. Une taille moyenne pour son âge, de longs cheveux blonds et raides, des yeux verts d'une clarté surprenante. Désormais elle sortait dans les rues de son quartier, celui où sa mère et elle habitaient. Son père, lui, était décédé dans une attaque lorsque la Grande Guerre avait ravagé la planète. Eléa souriait beaucoup, respirait la joie de vivre. Cette petite bouille innocente faisait craquer tout le monde, c'était la « petite du quartier » celle appréciée de tous. Elle s'amusait sous le regard bienfaiteur de sa mère, Maria. La petite lui ressemblait énormément, on aurait dit elle, il y a maintenant un certain temps. Jamais Maria n'aurait cru voir Eléa s'amuser comme cela dans la rue. A une époque et pas si lointaine d'ailleurs, les dealers et les criminels les plus malsains la fréquentaient. Mais la Rue d'Automne avait retrouvé sa tranquillité, enfin en supposant qu'un jour elle l'avait connu dans son passé. Les immeubles ocres aux couleurs de la saison des feuilles tombantes dominaient le quartier et avaient inconsciemment, dans la tête des habitants, retrouvé leur splendeur d'antan.

            La présence policière était régulière, et les unités de Médiation qui faisaient toujours la guerre aux trafiquants, aux criminels et aux gangs imposant leur loi - celle du plus fort - étaient désormais en terrain conquis. La sérénité régnait, la crainte avait disparue. Si le crime n'avait guère été éradiqué, il ne restait ici que des individus agissant seuls. Les groupes avaient été complètement traqué par cette véritable Armée des bas-fonds, dont le but principal était bien l'annihilation des réseaux criminels qui s'étendaient telle la toile d'une araignée au cœur des bas-quartiers de Coruscant.
            S'il ne s'agissait pas tout à fait de propagande au sens strict, on aimait vanter les exploits de cette force d'élite aux ordres du gouvernement de la planète. Et puis les gens eux-mêmes en étaient contents. Maria ne s’inquiétait guère, la présence de membres d'Orpheus dans son quartier la rassurait. Eléa pouvait enfin jouer en paix, sans la crainte de l'ingérence de groupuscules malsains.

            Le petite fille courait un peu partout, sa mère était d'ailleurs épuisée rien que de la voir bouger dans tous les sens. Il était clair que Eléa était hyperactive, mais valait-il mieux l'être à l'extérieur que chez soi, c'est ce que pensait Maria en voyant le fruit de ses entrailles s'exprimer enfin pour la première fois. Cette jeune mère de famille n'avait jamais connue la sérénité du quartier de l'Automne, elle vivait sous le diktat de la loi du plus fort et de la violence permanente. Deals, vols, règlements de comptes... Et autres crimes plus atroces les uns que les autres étaient son lot quotidien. La jeune femme se sentait oubliée des gens « d'en haut », ceux qui venaient de la « surface » de Coruscant, même si ce terme n'était pas tellement adapté. Des mesurettes, voilà ce que les gouvernements précédents faisaient pour la population des bas-fonds. Elle était convaincue, comme beaucoup d'ailleurs, qu'il fallait agir radicalement et avec la même force que celle dont les criminels faisaient usage sur le peuple honnête de la Capitale. Soumise à la violence permanente, Maria était devenue, comme tous ses voisins qui respectaient l’État, très réactionnaire, et avant que la Médiation n'intervienne, elle s'en vantait.

            J'étais Sénateur, au plus haut sommet du gouvernement de Coruscant. On m'avait confié le Pouvoir, j'en faisais ce que je souhaitais toujours dans un cadre légal, je faisais passer les lois du Gouvernement que j'avais crée, mais j'agissais toujours pour le bien du Peuple méritant de cette planète qui m'est si chère. Je devais rendre à Coruscant ce qu'elle m'avait donnée. La meilleure façon pour moi de le faire était donc de la servir. Être Sénateur de la Capitale était le rôle rêvé pour cela. Obsédé par mes origines à l'époque, je m'étais tellement investi dans ma tâche que j'en avais oublié cet objectif premier : pourquoi avait-on voulu m'assassiner lorsque j'essayais de retrouver mes propres parents sur une planète située au fin fond de la Galaxie ? Aujourd'hui, envoûté par le devoir de réussite, je me lançais corps et âme dans cette politique du bien commun. Il ne fallait pas avoir peur de la force. Les quartiers malsains engloutis par les gratte-ciels interminables de la planète regorgeait de violence, et ne permettait à aucun de s'en sortir dignement. Car la violence appelle la violence, le Mal appelle le Mal. Ce cercle vicieux n'avait été rompu, et ce depuis des siècles. Rompre une « tradition » telle que celle-ci ne pouvait se faire par la loi sanction, car ces gens-là s'en foutaient de la loi. J'en avais donc crée une qui parlait de force, celle dont ces immondes personnages usait pour leur profit personnel au détriment de ceux qui tentaient de sortir de cet enfer sans jamais pourtant y arriver, assommés par le diktat de ses gangs aussi cruels les uns que les autres. Si le crime ne rapportait pas, il n'y en aurait pas, et malheureusement il y en aura toujours. Mais le rôle de l’État est de permettre à tous de s'en sortir sans avoir besoin de faire appel au vol, au crime, au meurtre. Le rôle de l’État est celui de promouvoir le bien commun, et celui-là ne peut s'appliquer que par l'éradication des groupes instaurant leur propre loi, défiant ainsi directement le système entier, et par dessus tout l’État.
            Par les démonstrations de force, par la destruction pure des groupuscules les plus célèbres de ces bas-fonds, j'avais provoqué un comportement craintif chez ces criminels. Les condamnations sévères, les nouvelles lois sanctionnant durement ceux qui osaient affronter la Justice et surtout la présence de la Médiation, cette unité d'élite qui devait se charger de nettoyer ces bas-fonds avait contribué à la réintroduction de la légalité dans ces quartiers. Cette présence policière que je devais enlever des bas-fonds sera finalement permanente, et ça les habitants en étaient heureux. Car à quoi bon nettoyer si c'est pour ne plus jamais dégager la poussière qui se réinstalle ?

            Maria n'avait plus le cœur qui battait à tout rompre dans sa poitrine quand elle devait aller faire les courses. Elle avait l'esprit léger et le sourire aux lèvres. J'en étais très heureux. Eléa n'était pas effrayée ni intimidée par une arme portée par un civil, car elle n'en voyait plus. La petite fille se rappelait des coups de feux, et de la violence qui avait redoublée lorsque la Médiation avait entamée la reconquête du quartier de l'Automne. Des bruits assourdissants qui l'empêchait de passer une nuit sereine. L'odeur de la mort planait ce soir là. La Médiation avait le pouvoir d'abattre un homme si la situation l'exigeait. Ce qui était régulièrement le cas puisque les sbires des plus grands caïds obéissaient aveuglement à leurs supérieurs, alors qu'ils ignoraient que ceux-là les dirigeaient directement vers l'abattoir. Pourtant, quand Maria par curiosité alla regarder dehors le lendemain matin par la petite fenêtre de sa cuisine, elle ne vit dans la rue aucun corps, aucune trace de combat, aucune trace de sang. Tout avait été nettoyé, comme si rien ne s'était passé. Maria en était effectivement troublée, et Eléa se demandait pour le coup si, cette nuit là, elle n'avait pas fait un terrible cauchemar.

            Quelques semaines plus tard, notamment après la séance du Sénat et le dîner avec la Sénatrice du système Onderon-Dxun, je m'étais rendu seul dans le quartier de l'Automne, symbole de cette reconquête que j'avais amorcé. Je n'avais même pas prévenu la sécurité ce jour-là car je souhaitais être entièrement libre de mes actes, libre de mes mouvements. J'avais de toutes façons confiance en la Médiation dont quelques patrouilles stationnaient dans des lieux proches du miens. Je n'étais ni effrayé par les attaques, ni effrayé par la mort et je demeurais persuadé que personne ici n'allait de toutes façons m'attaquer. C'était d'ailleurs ce jour-là que j'avais rencontré Maria seule assise sur un banc.
            La rue était calme, paisible, un peu sombre. Les voies étaient propres, mais les bâtiments trop peu entretenus convenablement. Cependant, le quartier de l'Automne était un coin agréable. Il y avait une petite place piétonne au cœur de laquelle trônait un arbre, un vrai. Quelqu'un avait l'air d'en prendre quotidiennement soin. C'est vrai que la verdure était peu commune ici, alors que sur les voies piétonnes aériennes du haut-Coruscant les architectes n'avaient guère hésité à rendre le décor un peu plus vert, et ce pour le plaisir de tout le monde.
            Les mains croisés dans le dos, j'avançais d'un pas lent, comme si je visitais un quartier touristique. Je pris soin d'examiner les détails des bâtiments et des boutiques, un léger sourire esquissé sur mes lèvres. Les gens me regardaient d'ailleurs d'un air étrange, ils se demandaient s'il s'agissait bien de moi. Effectivement, ils avaient rarement eu l'occasion de voir leur Sénateur afficher un certain sourire, quelqu’il soit. La promenade était agréable, une légère brise parcourant la rue de ce quartier des bas-fonds. Il dégageait d'ici une atmosphère presque mélancolique, certainement due aux couleurs des bâtiments de la rue, qui effectivement rappelait la saison à laquelle le lieu était rattaché. Un léger frisson parcourra mon corps, un petit pincement au cœur me surprit, rattrapé par les souvenirs du passé que le quartier me forçait à ressortir du fond de ma mémoire. Je secouai la tête vivement comme pour me débarrasser des mes pensées, puis sur le même pas lent, je me dirigeai vers ce banc, celui où Maria était assise. Je me posai à côté d'elle discrètement sans vouloir la déranger. La jeune femme ne prit d'ailleurs pas la peine de me regarder et ne leva point le regard vers ma position. Celle-ci était bien trop occupée à lire un hololivre qu'elle avait emprunté dans la piteuse bibliothèque du quartier. C'est précisément à cet instant que je m'étais dit que la culture n'était pas tellement accessible dans les bas quartiers de la Capitale. Heureusement, les Écoles Spéciales et celles du Mérite allait commencer à rectifier le tir. Il était important d'implanter la culture, partout sans exception sur cette planète dans un but égalitaire.
            Maria surveillait sa fille qui gambadait un peu partout, interceptant les gens pour leur demander de jouer avec elle. Les gens se trouvaient sympathiques et justifiaient élégamment leur indisponibilité, toujours avec sourire. Cela ne dérangeait guère la petite fille qui arrivait au final à se trouver quelques occupations pendant que sa mère se laisser emporter dans l’œuvre qu'elle prenait plaisir à dévorer.


            - Que lisez-vous ? Lançai-je quelques minutes après m'être assis à ses côtés.
            - Une fresque épique de l'Ancienne République, me répondit-elle avec douceur sans lever les yeux de son écran holographique, La Guerre et la Paix.
            - Je l'ai lu quand j'étais étudiant.

            Elle finit par redresser la tête en ma direction et écarquilla les yeux lorsqu'elle remarqua mon tatouage. Son visage exprimait une surprise sans nom, sans doute ne s'attendait-elle pas à ce que le Sénateur de sa planète se trouvât à ses côtés pendant qu'elle lisait la Guerre et la Paix. Elle posa sa lecture sur le banc, se leva et inclina la tête en gage de profond respect.

            - Oh non, cessez ces salutations voyons, je suis aussi un citoyen comme vous avant d'être un Sénateur.

            Je lui proposais de se rasseoir à sa place en lui montrant le banc d'un geste de main. C'est ce qu'elle fit, le teint légèrement rougissant, un sourire timide sur ses lèvres.

            - Ça... fait bizarre vous savez... ?
            - Je n'en doute pas, mais faites donc abstraction de cela.
            - Je doute de pouvoir y parvenir.

            Un regard rassurant en sa direction la fit légèrement se détendre. Maria se demandait ce que faisait un Sénateur dans le quartier de l'Automne.

            - Quel est votre nom ? Demandais-je sur un ton calme.
            - Je m'appelle Maria, fit-elle d'une voix douce.
            - Enchanté, Maria.

            Elle n'osait guère parler. Alors de mon propre chef j'engageais une conversation avec elle. Petit à petit, la confiance s'installa. La jeune femme se détendit pour au fur et à mesure commencer à parler d'elle même. Elle posait des questions sur moi, ma politique, mes façons de faire. Et je répondais évidemment sans détour, avec la franchise qui me caractérisait. Maria me racontait son passé, je lui racontais le mien. Elle ma parlait de sa famille, de ses drames, je lui confiais les miens. Cet étrange dialogue entre deux personnes qui ne se connaissaient pas, improvisé, dicté par le hasard fut agréable et enrichissant.
            Le temps de l'hésitation passa au bout de quelques dizaines de minutes, s'écoulant bien trop rapidement d'ailleurs. Maria me présenta sa fille, elle aussi intimidée par ma présence mais qui au final n'en avait plus rien à faire un fois sa confiance acquise. Les discussions variaient, mais nous parlions de tout sauf de politique, ce qui ma foi ne me dérangeait guère, bien au contraire. D'ailleurs j'appris peu à peu l'histoire tragique de cette famille qui ne rassemblait plus que Maria sa fille et deux des grands parents de la petite fille. J'avais gagné la confiance de la jeune femme qui, détendue, me confiait ses sentiments, ses anecdotes, son quotidien. Je me nourrissais en silence de ses mots et ses phrases qui ne pouvaient qu'enrichir ma compréhension de ce monde, le fonctionnement d'une société comme celle que je dirigeais. Car oui, j'assumais pleinement que je ne savais guère tout sur le peuple que je m'efforçais de représenter et de servir au mieux. Et c'étaient ce genre de situations, notamment la rencontre simple entre ces citoyens et moi qui forgeaient mon avis, mon expérience et ma compréhension globale du peuple de Coruscant.
            Quelques longues minutes plus tard, ce fut à mon tour. Maria me questionna, me demanda des choses au fur et à mesure plus personnelles. Avec plaisir, je lui répondais, lui rendant justement tout ce qu'elle m'avait confié. Ce moment était tellement agréable, tellement enrichissant que je ne l'aurais loupé pour rien au monde. Bientôt, les gens qui n'osaient guère s'approcher du banc où nous étions assis, avancèrent pour venir nous voir, enrichir la conversation, partager leurs avis, leur quotidien.
            Mais, hélas, troublant ce moment unique en plein quartier de l'Automne, la presse arriva en trombe.


            - Bien, j'ai été ravi de vous rencontrer. Mais je préfère éviter de devoir une nouvelle fois à faire à eux, fis-je un léger sourire aux lèvres désignant les véhicules des journalistes.

            Un léger brouhaha en guise de remerciement m'avait suffit, le sourire et le regard de Maria, eux, me comblèrent.


               

            L'heure, la pression, le bruit de la foule achevaient de me stresser au plus au point. Ajustant une dernière fois ma tunique sénatoriale, j'essayai de me détendre et surtout de me décontracter le visage, marqué par le trac qui pesait sur moi. Aujourd'hui était en effet un grand jour. J'allais prononcer ici-même dans ces quartiers que l'on nomme bas-fonds, le discours qui allait achever la période pacificatrice de mon plan, pour annoncer celle qui devait se charger de la stabilisation des quartiers afin de pouvoir bâtir aisément la politique nécessaire à leur reconversion. Ilian était derrière moi, scrutant le moindre défaut de ma tenue. Night était lui posté à côté, toujours avec son air très sévère qu'on avait l'habitude de lui reprocher. Mais enfin, je n'étais guère mieux.

            - Tu vas faire une excellente prestation Shar'kan, me lança Ilian – mon brillant professeur – à la figure.

            - Si tu comptes me rassurer en me mettant encore un peu plus de pression sur les épaules, c'est loupé.

            Il soupira et leva les yeux au ciel, ce qui fit sourire mon Premier Ministre au passage.

            - Les gens ne peuvent pas être déçus d'une politique sur un simple discours mon grand. Ils ne sont pas si nombreux à venir te voir pour traquer le moindre défaut de ce texte que tu vas prononcer.

            Il avait raison Ilian. Ses paroles me rassurèrent un peu et mon rythme cardiaque baissa faiblement en intensité, malheureusement qu'un très court instant. Je m'avançai vers l'escalier fatidique, celui qui allait me mener sur la scène. Il y avait des écrans un peu partout. Je les voyais depuis les coulisses ces écrans, sur lesquels les plus célèbres journalistes de l'HoloNet notamment étaient affichés. Ils filmaient la foule, les immeubles, les drapeaux, interviewaient les gens présents, les questionnaient sur ce qu'ils attendaient de ce discours. On aurait presque dit une campagne électorale.
            Mais voilà, c'était le moment. Mes jambes se mirent en routes toute seule, comme animée par une volonté transcendante. Et celle-ci me mena droit sur la scène immense exposée devant une foule à l'ampleur sans nom. Je faisais face à une place comblée, à des milliers de drapeaux qui s'agitaient faisant danser le lion d'or placé en son centre, symbole de Coruscant. Le sourire aux lèvres, fier d'avoir mobilisé autant de monde pour officialiser un nouveau tournant dans la politique que je menais, je saluais ce peuple souverain qui s'étendait devant moi. Les journalistes commentaient mon entrée sur scène, puis se turent ensuite lorsque je me positionnai devant le pupitre où mes notes  manuscrites avaient été disposées. J'appuyai mes mains sur son rebord après avoir une dernière fois salué la foule.


            - Mes chers citoyens, commençais-je sur un ton presque solennel, c'est toujours avec un immense plaisir que je viens à votre rencontre, et je suis d'autant plus ravi de faire ce discours ici dans des quartiers de Coruscant qui me sont particulièrement chers. Vous êtes si nombreux ! Tous autant concernés les uns que les autres par la politique que je mène sur cette planète qui m'a adopté il y a maintenant plus de deux décennies. J'ai toujours voulu rendre à Coruscant et à son peuple ce que qu'ils m'ont offert. J'espère au moins que je m'engage sur la bonne voie.
            Il y a de cela quelques mois, la place sur laquelle nous nous trouvons était occupée. Dealers à foison, trafics en tout genres, il s'agissait de la place forte du Crime. Ceux-là faisaient la loi. Profit personnel, domination d'autrui, plaisir de contribuer à l'expansion du mal. Tout cela était le quotidien des millions de personnes, obligées de se terrer chez eux sans avoir même la certitude d'y être en sécurité. L’oppression de cette loi du crime sur les citoyens de Coruscant n'était plus acceptable et il était temps de se pencher sur cette question qui aurait du être la priorité absolue de chaque gouvernement m'ayant précédé. Bien évidemment, le crime est immortel. Mais les réseaux principaux, les pègres, les caïds du royaume du crime ont été jugés et condamnés à juste titre. Nous avons réellement assisté à une véritable traque dirigée d'une main de maître par ces unités de Médiation, force d'élite de la Police anti-criminelle des bas fonds. Ces hommes engagés pour l'État, avec la ferme volonté de faire appliquer la loi pour tous, dans un but purement égalitaire, avec la motivation bien plus qu'honorable de libérer tout un peuple du courroux de bandits ayant succombé à la faiblesse de leur esprit, à la force brute des autres, ces hommes sauveurs et héros de millions de gens, nous leur devons une reconnaissance éternelle.

            Cette opération n'était pourtant que le début d'une nouvelle ère. Et je m'interdis de dire qu'il est utopiste de croire à l'égalité des classes sociales dans un but de réussite professionnelle. Cette opération de Pacification offrira à chacun une chance de réussir, une chance de ne plus appeler les « bas-fonds » par ce nom dégradant, clivant encore plus une catégorie de personne par rapport à une autre. Coruscant sera le royaume de la réussite par le mérite. Et pour cela, nous avons besoin d'une nouvelle éducation basée dans tous les quartiers similaires nettoyés de la gouvernance du crime. L'objectif clair qui est le miens, est d'offrir une éducation nettoyant les ravages du passé, formatrice, novatrice et offrant comme il se doit une digne place au mérite. Un peuple soumis à une loi autre que celle de l'État s'efforçant d'être le plus juste possible doit être éduqué de façon à ce qu'il puisse réussir professionnellement. Forger cette société est un défi de taille, mais je le relève avec une envie à tout rompre. Car je le sais, nous y arriverons.

            Nous allons reconstruire encore et encore notre belle planète, relever le défi de l'innovation. Ne voyons plus uniquement la destruction comme un drame indescriptible, relevons-nous et regardons la chance unique de nous offrir un Nouveau Monde, les ruines laissant place à des projets ambitieux. Ce sont de véritables défis qui s'exposent à nous : indépendance alimentaire, innovation technologie, croissance explosive. Changeons avec l'Empire qui se meut, qui se réforme fièrement, qui se veut de plus en plus défenseur de la démocratie. Promouvons la laïcité, l’indépendance idéologique de chacun. Prônons le pluripartisme, la liberté de défendre ses opinions. Défendons nos intérêts, notre sécurité au sein de l'État.

            Pour construire ce monde dans lequel nous voulons vivre, je n'ai pas uniquement besoin des Unités de Médiation, je n'ai pas uniquement besoin de mes idées, de mes méthodes, je n'ai pas uniquement besoin d'argent pour accomplir cette réussite. En revanche, j'ai prioritairement besoin de vous, peuple de Coruscant. Accompagnez-moi. Accompagnez-moi dans cette quête qui doit être celle de toute une société. Accompagnez-moi dans ce projet, formons, réformons, innovons, reconstruisons, bâtissons, et affichons fièrement la devise qui est la notre :

            Nous sommes méritants, libres de nos chaînes et égaux devant la Loi.
               


               

            La foule se dispersait petit à petit. Maria était venue avec sa fille au discours. Des projets qui faisaient rêver, l'implication de la population dans le renouveau de Coruscant. La population adorait se voir en tant que fondatrice d'un tout, à l'origine d'un monde auquel les gens auraient eux-mêmes participé. Tous étaient devenus bâtisseurs de mon projet, ce n'était pas de la démagogie bien au contraire, car je demeurais convaincu que seul, mes objectifs ne seraient jamais atteints. Je devais me nourrir de la volonté populaire, de cette énergie bienfaitrice, mais aussi de leur savoir, de leur expérience. Ce peuple était solidaire, car frappé par le plus grand des maux : la guerre. Destruction et mort renforçaient souvent l'esprit de solidarité d'une population, soudainement unie comme par miracle là où avant, l'individualisme pur dominait. Maria était fière de faire parti de cette population qui me soutenait. Et elle me le rappela elle-même à plusieurs reprises lors de nos rencontres qui désormais ne demeuraient plus fortuites. Elle était devenue une amie.
            Nous y étions, la fin de cette phase de pacification. Même si la Mort avait fait parti du voyage, je ne regrettai rien, absolument rien. Il était tout à fait impardonnable d'attenter à la vie de son voisin, de le soumettre bassement. Et je ne recherchai guère le pardon de ceux, aussi peu soient-ils, me reprochant les jugements prononcés à l'encontre de ces saboteurs de vie.

            1 réponse Dernière réponse
            0
            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le Chroniqueur
              a écrit sur dernière édition par
              #6

              Post n°6
              Auteur : Super PNJ

              -Couronne de Dantooine-
                        
               
               
               


               Président de la commission de la sécurité 
               
              Man Dela
               
               
               
               
              Une réunion impromptue avait lieu en ce moment même au sein de la commission de la sécurité au Sénat , Aile Zêta, Etages 40 à 50  concernant la garde du général Valiant, en effet le transfert du prisonnier n'avait pas été de tout repos un membre de l'Armée Républicaine avait tenté de l'assassiner.C'est pour cela qu'a l'unanimité la commission avait décidé de confier cette tache primordiale à une unité de médiation:




              -Message a destination du commandant de l'unité Perseus sous couvert de la voie hiérarchique
              Officier Findris: votre unité a impressionné les membres de la commission lors de votre opération de médiation dans le secteur D3. C'est pour cela que vous et vos hommes êtes affectés à la surveillance du détenu Valiant, ex général Impérial.
              Sous notre autorité,  vous relèverez les militaires de cette fonction.
              Vous prendrez tout les mesures que vous jugerez nécessaires et ne devrez rendre compte qu'a la Commission.
              Président Man Dela








              https://star-wars-rpg.soforums.com/t6409-Mission-L-effet-Papillon-Ch-1.htm

              Spoiler
              by
                
               
               
               
               
                  

              "  Il est facile d’être courageux avec une distance de sécurité"
              Esope
               
               
               
               
              1 réponse Dernière réponse
              0
              Répondre
              • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
              Se connecter pour répondre
              • Du plus ancien au plus récent
              • Du plus récent au plus ancien
              • Les plus votés


              • Se connecter

              • Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

              • Connectez-vous ou inscrivez-vous pour faire une recherche.
              Powered by NodeBB Contributors
              • Premier message
                Dernier message
              0
              • Accueil
              • Récent
              • Mots-clés
              • Populaire
              • Utilisateurs
              • Groupes