Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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La Chasse à L'homme

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Coy Sjanneur

    Une fois le message envoyé à ma toute nouvelle supérieure hiérarchique, j'en profitais pour ranger mon précieux datapad, mine de rien ce dernier était franchement très pratique.
    Un sourire satisfait se dessinait sur mon visage, tandis que le turbo-élévateur achevait sa course. La secousse fut minime, mais surprenante quand même, sa vétusté n'enlevait en rien à sa rapidité, j'en fus même agréablement surpris. Nous sortîmes finalement de l'ascenseur pour y découvrir le célèbre quartier pauvre de Coruscant et pour être honnête : c'était la première fois que j'y mettais les pieds, en même temps - il y a quelques semaines, je faisais parti de l'une des familles les plus aisés de Coruscant. Des rues malfamés et puantes, voilà une description qui pouvait résumer les bas fonds de la plus grande capital de l'univers.
    Char'dy et moi-même nous dirigeâmes en direction du poste de la "Médiation".
    La population local ne pouvait s'empêcher de nous regarder d'un oeil curieux, voir même agressif pour certains. En même temps niveau discrétion - on pouvait nous accorder la note de zéro pointé, en effet autant moi j'avais pris le soin, comme à mon habitude, de prendre une longue bure me permettant ainsi de dissimuler mes armes ainsi que mon armure, autant Char'dy se promenait fièrement avec son uniforme militaire et sa vibro-dague accrocher dans le dos dans son fourreau.
    Le stress de se faire agresser me rendait paranoïaque, mes mains qui étaient cachés sous ma bure agrippaient nerveusement mes sabres lasers, je me préparais déjà à toutes éventualités... Nous étions peut-être "Deux représentants des forces de l'ordre", nous restions quand même deux contre toute une populace, populace peut-être prête à tout pour avoir ne serait-ce que quelques crédits.
    Un groupe d'enfant se rapprochait de nous rapidement, j'étais tellement sous pression que je ne l'avais même pas remarquer, les petits être semblaient être sous le charme de l'uniforme de Char'dy, ils avaient tous les yeux rivés sur elle, comme s'ils venaient de voir la belle merveille de l'univers. Cette dernière était gêné par tant d'attention et agitait ses bras pour faire disparaitre ses petites créatures bien trop curieuse. L'un d'eux s'était agrippé à ma bure, plongeant son regard dans le mien tout en tendant sa petite main qui réclamait une nourriture quelconque. Pris de pitié, je plongeais ma main dans mon sac à dos puis sorti quelques crédits ainsi qu'une portion de ration de combat et le donna au petit être qui retrouva un sourire radieux en découvrant ce que j'avais posé dans sa main.


    :Macewindu: -Merci !! me lança t'il en courant vers ses amis qui nous avait déjà quitté.

    La twi'lek me dévisagea, elle semblait être rempli de question, d'incertitude. Elle ouvra la bouche mais fut immédiatement coupé par un trooper qui nous sommais de nous arrêter et de déclarer notre identité. Sans s'en rendre compte, nous étions déjà arriver au QG de la "Médiation". C'était un bâtiment de guerre immense, presque aussi imposant que le complexe qui se trouvait plusieurs étages au dessus.

    -Halte ! Je ne le répéterais pas ! hurla le trooper en pointant son arme dans notre direction.

    Je tendis ma main vers le soldat, puis utilisa la force pour attraper son arme. L'arme bondit des mains de son propriétaire pour atterrir dans les miennes. Malgré son casque, je pouvais déjà imaginé son air circonspect. Nous arrivâmes finalement à son niveau, il ne bougea pas d'un jota, je lui rendis finalement son bien avant de dire :

    - Annoncez aux Général Hayden que deux gardes républicains le demande. Vous seriez vraiment aimable ! Disais-je avec un large sourire.

    Le soldat se mit au garde à vous, puis colla sa main droite sur son casque, il devait surement utiliser sa radio intégré à son casque. Il nous invita ensuite à entrer dans le bâtiment par la porte principale. A l'accueil se trouvait un droïde protocolaire qui s'occupait à gérer les entrées et sorties des "visiteurs"

    -Bonjour que puis-je pour vous ?

    -Nous aimerions rencontré le Général Hayden.

    Le droïde pianota quelques instants sur son écran, puis nous répondit :

    -Désolé, je n'ai pas de rendez-vous d'inspection de programmé pour ce jour. Quelle est là raison de votre visite ?

     
    -C'est confidentiel, je cherche à rencontrer le Général et sur-le-champ Droïde... ?

    -Désolé, je n'ai pas de rendez-vous d'inspection de programmé pour ce jour. Quelle est là raison de votre visite ? répétait-il sans ce démonté.

    Une voix rocailleuse et profonde hurla :

     
    -Qu'est ce que c'est que ce raffut ?
      

    L'homme qui venait d'hurler était grand, une carrure plus forte que la moyenne, mâchoire serrée et imposante, il était accompagné par deux gardes du corps. Je fus d'ailleurs surpris car l'un d'eux étaient une femme au vu de la forme de son armure et son collègue avait en plus une armure non conventionnelle. Je me mis au garde-à-vous puis me présentais :

    Coy
    -Chevalier Coy Sjanneur et Chevalière novice Char'dy mon Général. Nous aimerions nous entretenir avec vous de la situation des bas-fonds.

    Le Général leva ses yeux vers le ciel pour montrer qu'il était bien exaspérer par notre petite intercation avec le droide de protocole. De toute façon, je ne lui aurais pas laisser d'autre choix que de celui de nous recevoir. Le Général ouvra la marche et se dirigea vers son bureau qui se trouvait au dernier étage du bâtiment. Il nous invita à rentrer puis s'installer sur la chaise derrière son bureau. Ses deux gardes du corps se postèrent l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. Pourquoi avait-il besoin de garde, ne se sentait-il pas en sécurité en haut de cette base ? Ou était-ce nous qui l'intimidions ?

    -Je vous écoute, mais je vous préviens - je n'ai pas beaucoup de temps...
      

    Son ton ressemblait de plus en plus à celui de mon père, j'y fis abstraction sur le coup et pris simplement la parole sans prendre en compte sa dernière remarque :

    Coy
    -Je vais faire simple, nous cherchons à coincer Harry, il est connu ici sous le nom de...

    -Lakeroids !
      

    Le Général joignit ses poings et les rapprocha près de sa bouche avant de reprendre :

    -Vous êtes conscient que c'est l'un des bandits le plus recherché dans ce troue à rat ?
      

    Char'dy avança d'un pas :

    Dwit'zell
    -En effet, et si on est ici aujourd'hui devant vous Général c'est pour vous aider à faire du ménage.

    Trop d'émotion en une fois ? Le Général avait, durant la prise de parole de la petite Twil'ek, bondit de sa chaise pour regarder les bas-fonds à travers sa vitre blindée qui donnait vers l'extérieur.

    -Je ne sais pas si vous savez à qui vous voulez vous mesurer. Il a quasiment la moitié des criminels des bas-fonds dans ses rangs, ça fait à peu près une centaine de personnes.... En plus de ça...
      

    L'indécision du Général me tapait sur le système, j'essayais de me calmer le plus rapidement possible en massant frénétiquement les temps avant que l'un de ses garde du corps lui coupa la parole :


    -Faisons donc une opération coup de poing. Histoire de montrer qui règne dans les bas-fonds Général.

    Intéressant, nous étions maintenant soutenu par les gardes du corps du Général. Un revirement de situation qui tournait cette fois à notre avantage. Le Général se frotta la barbe puis se dirigea vers son bureau pour y attraper son datapad déjà allumé. Il pianota quelques secondes sur son outil puis nous invita à descendre faire une inspection des effectifs.
    Une fois dans la cours, nous inspections les hommes de la médiation qui était prêt à combattre, mais une sensation vint me perturber, et je n'étais apparement pas le seul à être perturbé, même Char'dy l'avais ressenti. Cette sensation, c'était une jeune fille qui faisait tournoyée trois sphère autour d'elle, d'ailleurs elle avançait d'un pas tellement déterminé que même le garde qui surveillait les entrés n'osait pas s'interposé entre elle et nous.

    Le Général vit Lyzs arriver au loin et s'interrogea à haute voix :


    -Mais qu'est ce que c'est que ça... ?
      

    Affichant mon plus beau sourire, je répondis à l'interloqué :

    Coy
    -"Ça" : c'est ma Générale, Général !

    Lyzs se positionna à ma droite, Char'dy était à ma gauche, moi j'étais la saucisse. En face de nous se trouvait le Général Hayden ainsi que ses gardes du corps, et derrières eux, une centaine d'hommes prêt au combat.
    A peine avaient-ils entendu la position qu'occupaient Lyzs dans l'organigramme de l'armée que le Général hurla :

    -Médiation ! Garde-à-vous !
      

    Même Char'dy se mit au garde-à-vous, moi au milieu, j'étais impassible et me tournais vers Lyzs avec un grand sourire :

    Coy
    -Alors ça a pas été trop long avec ce gratte-papier de Chancelier ? Vous avez parlé de quoi !? Raconte !

    Emporté par mon élan de joie, je tapotais comme à mon habitude la petite tête de Lyzs.

    Mon dieu que je regrette !

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      Le Chroniqueur
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Lyzs

      Après tout ce temps, Lyzs revenait dans les bas-fonds. Elle découvrait l’endroit, fatiguée par son trajet trop long. Ce n’était pas du tout la zone qu’elle connaissait, c’était encore autre chose. Avec une autre ambiance, une autre tension. La lourde porte métallique à la couleur cuivrée par la rouille laissa la jeune femme frapper de son talon une sorte de grille d'aération. La chaleur qui en émanait et la vue bâtiment militaire aux allures de prison qui semblait dominer tout l’étage donnaient à la générale un sentiment d’insécurité. Elle avait l’impression de rentrer dans une zone de conflit.

      *Voilà un étage où je n’irais pas passer mes vacances…*

      En observant le plafond que les lumières semblaient tenter de cacher, Lyzs eut l’impression d’être en cage. Un sentiment étrange pour quelqu’un qui avait passé la plus grande partie de sa vie enfermée dans un laboratoire. Elle se fit la remarque en se disant que beaucoup de gens ne devaient même pas se douter que l’on pouvait respirer un air autre que celui apporté par les immenses ventilations qu’elle pouvait voir au-dessus d’elle. Perdue dans ses pensées, elle avançait en direction du complexe. Après tout, il n’avait pas l’air si loin de là où elle était arrivée. Soudain, elle se crispa et ses sphères se figèrent. Des enfants arrivèrent vers elle. Cinq, peut être six. Elle n’avait pas vraiment eu le temps de compter. Ils étaient insouciants et avaient l’air plein de vie. Sauf l’un d’eux qui, sous sa capuche, avait l’air souffrant. Il tendit ses mains, comme pour demander quelque chose.

      *Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce que je fais ?!*

      Lyzs n’avait rien sur elle et elle se sentait un peu mal. Entourée de ces petits qui courraient dans tous les sens tandis que celui qui se trouvait devant lui avait l’air si mal à l’aise. Puis, l’un d’eux essaya d’attraper l’une des sphères figée dans les airs. Durant son saut, son manteau se leva Lyzs aperçut quelque chose de familier à la ceinture du garçon. Sans s’interroger plus longtemps, elle tendit la main pour que le petit objet y atterrisse. L’enfant avait l’air de ne pas apprécier le « vol », mais il avait aussi l’air très confus.

      — Hey ! C’est à moi !

      — Je ne crois pas, non. Allez, filez avant de vous attirer des ennuis.

      Les sphères de la générale vinrent ponctuer sa phrase en s’entrechoquant violemment. Le claquement surprit tous les enfants. Soudainement, le petit encapuchonné sembla retrouver la santé et prit ses jambes à son cou avec les autres. Lyzs vérifia sa ceinture : tout y était. Soulagée, elle soupira puis reprit sa route. Elle arriva à la base et déjà on la saluait. Le garde à l’entrée ne lui posa pas de questions et un droïde vint l’interpeler en quittant son comptoir quand il l’aperçut balayer l’endroit du regard. Elle obtint la localisation de Coy et s’empressa de le rejoindre. Elle marcha, décidée, jusqu’à quitter les murs pour mettre un pied dehors. Là, elle comprit que la situation était beaucoup avancée que prévu.

      Un peu plus loin se tenait une centaine d’hommes armés et ce n’étaient pas des petites frappes. D’après ce que lui avait dit le droïde, l’homme qui se tenait devant eux était le général Hayden. Il semblait être en discussion avec Coy et Char’dy. Lyzs, impressionnée, se concentrait pour ne pas laisser paraître son trac. D’un pas vif elle s’avançait vers le général tout en oubliant d’arrêter de faire tourner ses billes. Pour elle, cette pratique devenait de plus en plus naturelle. Elle ne s’en rendit compte qu’en arrivant au niveau du général. Tout le monde était déjà au garde à vous et elle avait fait de son mieux pour ne pas sursauter. Les sphères s’alignèrent derrière la jeune fille et elle s’apprêtait à répondre au salut du Général Hayden. C’était sans compter sur Coy qui lui planta presque un couteau dans le dos : il la tapota sur le crâne comme l’on félicite son enfant ou sa petite sœur.


      — Alors ça a pas été trop long avec ce gratte-papier de Chancelier ? Vous avez parlé de quoi !? Raconte !

      Lyzs était furieuse, intérieurement. Elle le laissa finir sa phrase et serra discrètement les dents la tête penchée en avant. Elle se cachait derrière sa frange pour cacher sa colère et se donner le temps de trouver une échappatoire. Finalement, elle attrapa la main de Coy qui continuait son jeu déplacé et la lui replaça calmement le long du corps.

      — Exprime-toi un peu mieux au sujet de tes supérieurs. Tu vas finir par avoir des problèmes. Et prête un peu attention au contexte, enfin…

      Elle rendit son salut au général et reprit sereinement.

      — Il ne faut pas faire attention. Je crois qu’il a un peu de mal à se remettre de notre dernière mission. Et je vois que vous êtes prêts à partir.

      — En effet. Nous comptons mener une opération musclée afin de regagner un peu de terrain. Si nous laissons faire ces brigands trop longtemps, nous serons dans de beaux draps.
       

      — Oui, mais si vous y allez sans plus de préparation vous allez prendre des risques inutiles.

      — Vous insinuez que mon unité n’est pas fiable ?
       

      — Non, j’insinue qu’elle l’est trop. Vos hommes sont habiles et s’engager de front contre des criminels ne leur fait pas peur, je le sais. Par contre, j’ai peur des conséquences d’une victoire un peu trop écrasante. Si vous voyez ce que je veux dire.

      — Non, pas vraiment.
       

      — Nous ne sommes pas sur un champ de bataille ! Même si l’air est chaud et qu’une odeur de brûlé semble traîner dans tout l’étage, certains ici n’ont pas envie de voir d’effusions de sang. Nous ne voulons pas commander une exécution.

      Lyzs prenait incroyablement bien sur elle. Elle était stressée : ça lui rappelait la tension qu’elle avait en parlant au chancelier. Parler à des gens haut-placés allait sûrement devenir quelque chose de fréquent pour elle, mais il lui fallait s’y habituer. Mais elle se contenait aussi pour ne pas dire ouvertement ce qu’elle pensait du manque de finesse du général. Elle fit signe à celui-ci, ainsi qu’à Coy et Char’dy, de la suivre pour faire seulement quelques pas. Une fois un peu éloignée de l’unité de médiation, elle s’arrêté et se mit à parler un peu moins fort.


      — Si vous êtes au courant pour le projet de la garde, vous savez aussi que nous ne sommes pas encore connus du grand public. On pourrait croire que ça nous laisse le champ libre pour agir, mais les rumeurs vont vite. Je préfère éviter tout risque. Laisser savoir que le corps militaire qui appelle le plus vivement au recrutement vient juste de commander une exécution ici… ça n’engage à rien de bon.

      — Oui, je vois. Faites quand même attention à la façon dont vous dites les choses.
       

      Lyzs afficha sa perplexité. Elle n’appréciait pas tellement le ton avec lequel Hayden venait de lui parler. En plus, elle essayait de choisir ces mots pour ne pas les qualifier de barbares.

      — Ne prêtez pas attention à ça. Je sais que votre unité est indispensable à l’ordre. Je n’essaie pas de sous-entendre quoi que ce soit. Ce que je voudrais, c’est que cette mission soit plus longuement préparée pour éviter les morts inutiles. Que ce soit d’un côté comme de l’autre. J’aimerais que ces criminels soient jugés et non pas abattus à vue.

      Lyzs jeta un œil en direction de Coy. Son air contrarié faussement caché la dégoûtait un peu. Elle soupira en lui adressant un regard qui avait l’air de lui demander s’il était sérieux. Hayden répondit après avoir pris quelques secondes pour grimacer.

      — La médiation veut faire figure d’autorité. Nous ne sommes pas là pour jouer aux gentils policiers ! Vos méthodes n’apporteront rien, ici ! Je n’en ai rien à faire de votre réputation ! Si votre rôle c’est d’empêcher les gens sérieux de faire leur travail je préfère encore me passer de votre collaboration.
       

      Lyzs eut l’impression d’entendre la chose la plus déraisonnée de l’année. Ses yeux trahissaient sa perplexité et sa voix semblait nettement moins maîtrisée.

      — Comment ? Écoutez, j’ai beaucoup de respect pour vous et vos hommes, mais je ne crois pas que la république cautionne les…

      — Arrêtez, arrêtez. Je m’excuse.
       

      Coupa calmement Hayden.


      — Qu… comment ?

      — Arrêtez, je vous dis. Je n’ai pas envie que vous vous emportiez comme je viens de le faire. C’est juste que cet homme, ce Lakeroids, tourmente cette zone depuis si longtemps…
       

      Lyzs ne savait pas trop quoi répondre. Elle dut se laisser le temps d’observer l’expression du général qui en disait long sur ses pensées. Il n’avait pas l’air de juste chercher à éviter le conflit. Elle crut bon de poser sa main sur son épaule. Cette simple touche lui demanda un effort incroyable, mais c’était le prix pour se donner le rôle nécessaire au bon déroulement des opérations. Elle cherchait déjà à véhiculer le rôle d'une garde qui résout tous les problèmes, même au sein de l'armée.

      — Si vous voulez mon avis, certaines sentences sont pires que la mort. Cet homme sera arrêté et jugé.

      La générale se recula et reprit.

      — Je pense qu’établir un plan précis serait une bonne chose. Ces brigands connaîtront bien mieux la zone d’intervention que nous. Je pense qu’un peu de repérage et de préparation aideraient. Il ne faut jamais sous-estimer son adversaire.

      L’expression du général laissait comprendre que Lyzs trouvait les bons mots, il n’osait plus trop parler après sa précédente réaction. Elle prit une grande inspiration avant de poursuivre.

      — Je n’ai pas envie de foncer tête baissée. Si nous faisons attention à ne pas avoir de fuites cette opération sera un succès. Et, si nous évitons la violence, tout le monde y gagne.

      — Je ne suis pas sûr de comprendre… vous comptez y aller ?
       

      — Je ne me suis pas rendue ici pour parler cinq minutes et repartir. Je compte bien faire en sorte que cette opération soit menée à bien, de la meilleure manière possible.

      Sous son air impliqué, la générale ne voyait que des avantages à être présente pour cette mission : elle pourrait modérer Coy et faire en sorte de mener à bien la première mission mettant en action la garde et la république et la médiation. Se débarrasser d’un criminel connu agissant sur la planète la plus active de la république était un très bon moyen de faire démarrer le moteur de son corps d’armée. Selon elle, sa présence était nécessaire.

      — Vous êtes au courant que vous allez risquer votre vie, là-bas ? Avec votre position ce n’est peut-être pas pour le mieux.
       

      Lyzs s’efforçait de ne pas penser à tout ça et ces paroles la percutèrent. Elle se crispa un très bref instant et serra son poing avant de se reprendre.

      — Au pire, la république perdra une générale un peu trop confiante. Je ne viens pas faire du zèle ! Ne vous inquiétez pas.

      La discussion se termina sur un échange de saluts après que tout le monde soit retourné devant les hommes d’Hayden. Il fut convenu que deux hommes seraient envoyés en repérage durant la nuit : personne ne voulait laisser traîner cette opération. Plus le temps passait, plus ce genre de missions risquait d’être compromis. Lyzs, Coy et Char’dy se retrouvèrent entre gardes républicains dans un coin de la base. Dans une salle aménagée pour ce genre d’occasions, ils attendaient que l’organisation de la base trouve un moyen de les loger pour la nuit. La générale, commençait à avoir l’habitude de sortir de sa zone de confort, en profita pour parler un peu avec Char’dy (qui semblait tenir aux formalités). La twi’lek s’adressait à elle en l’appelant par son grade. Chose que Lyzs n’appréciait pas vraiment, mais elle sentait qu’il était nécessaire de garder cette distance pour affirmer sa position auprès des autres gardes. Après quelques minutes passées à discuter de la mission et du rôle de la garde républicaine, il y eut un silence. Lyzs s’enfonça dans son siège, épuisée par sa journée de voyages et de rencontres. Voyant que plus personne ne parlait, elle ferma les yeux pour les reposer.

      Char’dy s’excusa et s’absenta un moment. En entendant la porte s’ouvrir, Lyzs ouvrit un œil pour regarder dans sa direction. Une fois assurée qu’elle était seule avec Coy, elle ouvrit le second et se pencha en avant et sortit quelque chose de l’une des poches de sa ceinture. Elle le lui tendit avec le regard d’une mère qui dirait « ça arrive, mais c’est la dernière fois ». Il s’agissait de Morsure, le sabre de l'étourdit, qu’elle avait récupéré des mains de l’un des enfants qu’elle avait croisé en venant ici.


      — Fais un peu attention quand tu joues dans la rue…

      Elle soupira, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'arborer un léger sourire moqueur. Coy avait l’air irrécupérable.
       
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Coy Sjanneur

        Elle tenait dans sa main mon sabre laser, comment diable se trouvait-il en sa possession ? Je me mis à sourire en repensant à cet enfant aux mains habiles. Je tendis à mon tour ma main pour récupérer mon "bien précieux" tout en souriant bêtement vers Lyzs.

        Coy
        -Merci ! disais-je en rougissant.

        Le regard que me jetait ma jeune Générale était plein de compréhension, presque comme celui d'une grande Sœur qui veillait sur son débile et maladroit de petit Frère. J'accrochais soigneusement mon sabre laser à la ceinture puis m'asseyais à ma place initial, tout en ne lâchant pas Lyzs du regard.

        Coy
        -Désolé si tout à l'heure je t'ai mis dans l'embarra... Le protocole et moi, ça fait deux ! disais-je en me frottant la barbe.

        Je sortis finalement mon datapad, et sortis toute les données que Char'dy et moi-même avions récolté dans le QG de Coruscant. J'utilisais alors la force, puis me mis alors à fixer la lumière du plafond avant de reprendre :

        -Je ne vais pas te mentir Lyzs, car j'ai une haute estime pour toi. Si nous sommes ici c'est uniquement pour servir un désir égoïste, mon désir égoïste. Comme tu peux le voir sur le datapad, ce "Lakeroids" est impliqué dans le meurtre d'une personne qui m'étais proche. Je veux savoir "pourquoi".

        Quittant la lumière du plafond du regard, je me mis à lancer un regard meurtrier vers Lyzs :

        Coy
        -J'agirais comme tu me l'ordonnes vu que maintenant tu es ma supérieure, mais je ne te garantie en rien sur le fait de rester calme lorsque nous attraperons cette ordure.

        Mon poult s'accéléra, mes membres tremblaient d'excitation et sans faire attention, voilà que je menaçais Lyzs... Il me fallait me calmer immédiatement et comme à mon habitude, je me mis à me masser les tympans avant de reprendre :

        Coy
        -Désolé si j'ai pris un ton agressif, mais depuis la mission sur Daghobah...
        J'ai de plus en plus de mal à garder mon calme, comme si quelque chose me consumais de l'intérieur.
        Je... me suis même vu, comme si j'avais un double maléfi... Je m'interrompis, puis me frottais la tête frénétiquement tout en riant. Mais qu'est ce que je raconte !?


        Je repris mon air sérieux tout en fixant le chouchou que portait ma Générale :

        Coy
        -Le chouchou que tu portes est la raison pour laquelle je sers dans la Garde aujourd'hui,
        et si je ne poursuis pas mon objectif, mon engagement n'aurait aucun sens.
        J'essayerai d'épargner le plus de vie possible, c'est promis.


        A peine ma phrase terminer que notre tête à tête fut interrompu par la petite Twi'lek qui resta au seuil de la porte :

        Dwit'zell
        -Votre chambre est prête Générale. Il n'y a pas d'autre pièce disponible, je dormirais dans ce canapé et le chevalier Coy prendra celui d'en face.

        La petite Générale se leva de son fauteuil et se dirigea vers la sortie, regard plongé dans ses pensées.
        La petite Twi'lek entra finalement dans la pièce.


        Dwit'zell
        -Qu'il n'y ait aucune ambigüté, Chevalier Coy !

        Coy
        -Oui, Oui disais-je en souriant. De toute façon, mon coeur est déjà pris !

        Je m'installais sur le canapé et utilisais ma bure comme couverture de fortune. Au moins nous avions un toit pour dormir. Demain allait être une très longue journée.

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Lyzs

          Lyzs n’eut pas le temps de reprendre Coy sur son comportement qu’il avait déjà abandonné son air niais pour un regard plus sérieux. Elle l’écouta raconter son histoire sans trop savoir quoi lui répondre, il avait toute son attention malgré la fatigue apparente de la jeune femme. Coy n’avait pas souvent l’air concentré, il ne fallait pas en perdre une miette. Celui-ci se reprit quand il s’essaya à expliquer une étrange expérience qu’il avait vécue. Lyzs fit mine de laisser filer la chose en souriant à peine pendant que Coy ria pour maladroitement écarter le sujet, mais elle nota quand même le phénomène. Elle fit le lien entre ceci et une étrange sensation qu’elle avait eue lors d’une crise de nerfs de son partenaire. Enfoncée dans son siège, elle appuya sa tête contre le dossier, se remémorant la scène. Puis, elle fixa le chouchou qu’elle portait effectivement au poignet quand Coy le lui rappela. Il allait apparemment falloir en prendre soin. Cette journée était vraiment très remplie, pensa-t-elle. C’est qu’elle en apprenait, des choses ! Elle apprécia d’entendre la promesse qu’elle espérait voir venir et le signala en trouvant la force de regarder Coy dans les yeux un instant. Puisque, jusqu’ici, elle se contentait de regarder le chouchou ou le vide : elle s’inquiétait de l’expérience de Coy qui résultait apparemment de son séjour sur Dagobah. C’était vrai qu’il était parfois chaotique. Elle se tint la mâchoire, pensive. Puis, Char’dy la sortit de sa transe en lui signalant qu’une chambre était prête pour la générale. Une agréable surprise, finalement.

          Celle-ci se leva et fit un rapide signe de la main à Coy en guise d’au revoir. Char’dy, elle, saluât formellement sa supérieure quand elle passa à son niveau. Lyzs, fatiguée, toujours en train de cogiter et ne prêtant plus réellement attention à quoi que ce soit, lui répondit d’un va et vient de la main. Elle avait déjà dépassée la twi’lek, alors elle fit le geste au-dessus de son épaule pour qu’elle puisse le voir sans que la générale n’ait à se retourner. Intérieurement, Lyzs ajouta quelques mots à ce geste.


          *Oui, c’est ça... Moi aussi. Allez, bonne nuit.*

          Un droïde vint la trouver et la guida. Une fois la porte de sa chambre fermée, elle se laissa tomber sur le lit qui s’y trouvait. Elle attrapa son datapad et y resta collée une bonne heure. Tout se bousculait dans sa tête. Les informations sur la mission, sur Coy, sur la garde, sur la république, sur les criminels, sur les Sith, les théories militaires, les styles de combats et les utilités de la Force. Son petit côté paranoïaque lui faisait se poser des questions sur sa sécurité. Maintenant qu’elle était gardienne suprême, elle était peut-être une cible à abattre. Surtout que cela freinerait le développement de la garde. Est-ce que la république était sûre ? Il doit bien rester des pro-impériaux dans ses rangs. Elle revoyait tous les militaires qu’elle avait croisés dans la journée. Très vite, elle ne réfléchissait qu’à une chose.

          *Et lui, allié ou ennemi ?*

          Sans s’en rendre compte, ce qui devint une sorte de jeu écarta le bruit des autres sujets pour ensuite laisser place à quelques rêves agités. Après une nuit passée à se réveiller et à se rendormir à cause du stress, la générale se leva aux aurores. La base lui semblait bien vide à cette heure-ci. Elle croisa quelques droïdes et quelques lève-tôt. L’un d’eux la guida jusqu’à une salle où il lui servit de quoi se réveiller. A peine installée avec quelque chose à manger et à boire, la générale avait les yeux posés sur son écran comme pour faire des révisions de dernière minute. Il était deux heures trop tôt pour réveiller les autres, elle avait du temps à tuer. Le même droïde de protocole vint la chercher pour lui annoncer que sa commande de la veille venait d’arriver. Sans attendre, Lyzs finit sa boisson et se leva pour aller l’inspecter. Elle voulait être sûre que tout était prêt. Elle trouva trois caisses transparentes dans lesquelles se trouvaient des armures de chevaliers repeintes pour correspondre à la garde. Plus grises que noires, sans symbole impérial. C’était parfait. Lyzs demanda au droïde de la guider jusqu’à une salle d’entraînement. Une fois seule, elle enfila une des combinaisons noires arrivées avec les armures et s’attacha les cheveux. Puis, motivée par ses inquiétudes, elle alluma son sabre pour répéter quelques séries défensives. Elle se référait sans cesse aux instructions qu’elle gardait affichées sur son écran. Cependant, le manque de pratique et la superficialité des informations l’épuisaient. Elle comprenait l’essentiel de la technique, mais elle se demandait aussi pourquoi elle devait répéter ces séquences précises. Après tout, les coups portés ne devaient jamais arriver dans le même ordre. Elle reconnaissait néanmoins que les mouvements étaient très bien étudiés en matière de fluidité et d’efficacité. Lyzs espérait, qu’à force de maîtrise, cet entraînement la fatiguerait moins. Après une heure passée à s’efforcer de continuer son entraînement, elle s’arrêta pour ne pas s’épuiser. S’exercer ainsi au quotidien devenait nécessaire pour sa position. La garde ne devait pas avoir une mollassonne à sa tête. Le seul problème, pour la générale, c’est que cela impliquait de plus en plus se servir de son arme. Quand elle raccrocha celle-ci à sa ceinture, un soldat entra dans la salle.

          — Générale, les gardes sont en attente. Les éclaireurs sont de retour.

          Lyzs s’essuya, se rafraichît en vitesse et s’empressa de rejoindre tout le monde. Quelques hommes étaient rassemblés dans une pièce. Les deux éclaireurs, en civil, se trouvaient devant un écran. Ils passèrent une bonne dizaine de minutes à expliquer que la zone était difficile d’accès, que peu de civils du coin n’étaient pas en relation avec les criminels et que ceci s’étendait sur un complexe curieusement aménagé de plusieurs petits bâtiments. D’après eux, les hors-la-loi sont préparés à subir une attaque mais ne disposent pas de matériel lourd. Plusieurs images défilaient derrière eux, des photos et des relevés de sonde. Ils avaient même noté des points de rupture pour placer des explosifs. Ces hommes n’avaient pas l’air de rigoler. Lyzs demanda à ce que ces information soient clarifiées, relayées et disponibles sur les ATH des hommes qui allaient partir. Hayden, qui était venu assister ses hommes, briefa tout le monde.

          — Vous serez quarante-trois sur le terrain. Les instructions sont claires : pas de coups mortels. Vous suivrez un plan simple : entrer, puis neutraliser et récupérer les cibles.

           

          Diverses directives furent données aux hommes de la médiation. Apparemment, ce briefing était diffusé aux hommes concernés.

          — Générale Yvanol. Quelque chose à ajouter ?
           

          — Oui. Nous partons dans vingt minutes.

          Sur ces mots, Hayden crut bon de couper la communication avec son unité. Il affichait un air étonné. La départ n’était programmé que pour dans une heure. Il s’apprêtait à dire quelque chose, mais Lyzs continua en s’adressant à Coy et Char’dy ce qui l’empêcha d’intervenir.

          — On s’équipe, j’ai fait venir ce qu’il faut. Nous avons un quart d’heure.
           
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            #5

            Post n°5
            Auteur : Coy Sjanneur

            Le sommeil ne voulait pas venir, je passais donc la nuit à imaginer comment "interroger" cette ordure et tous les scénarios possibles qui pouvaient se dérouler. Je me sentais si stressé à l'idée d'avancer dans mon enquête. Et s'il n'avait aucune information ? Mon coté pessimiste me rajoutait encore plus de stress et mon envie de partir seul à la recherche de ce criminel grandissait de plus en plus, cependant une petite forme de vie se leva du canapé et se posa sur le mien puis se glissa sous ma bure. C'était Char'dy qui venait s'incruster dans ma couverture de fortune. Pour sa défense il commençait à faire vraiment froid dans la pièce et le petit être grelotait, c'était avec une petite exaspération que j'enroulais mon bras autour de son corps pour la réchauffée et cette dernière fut dans un premier temps sur la défensive avant de comprendre que mon geste était tout bonnement platonique et qu'il n'y avait encore aucune pensée déplacée. Char'dy se collait de plus en plus à moi cherchant chaque parcelle de chaleur qu'elle pouvait ressentir, moi de mon coté sa présence m'avait distrait, juste assez pour enfin sentir le sommeil arrivé.

            Le lendemain, la novice avait disparu. Je me retrouvais seul dans la pièce avec un mal de crâne de tout les diables. Je me levais de ma couche et me dirigeais vers la sortie tout en vérifiant si j'avais bien toutes mes affaires. Mon datapad sonnait, c'était Char'dy qui me communiquait un point de rendez-vous dans la base. Ni une, ni deux je me dirigeais sans le savoir dans une salle de réunion où le Général Hayden et Char'dy attendaient. Quelques minutes plus tard, c'était Lyzs qui entra dans la pièce. Le briefing fut court, et mon mal de tête disparaissait au fur et à mesure que mon adrenaline montait.
            Concrètement il ne me restait que quelques minutes avant ma rencontre avec "Lakeroids".
            Un droide entra dans la salle et posa une caisse d'équipement, Lyzs nous ordonna de nous équiper avant l'affrontement. Lyzs avait pensé à nous prendre des armures. D'ailleurs je n'avais pas remarqué qu'elle aussi en portait une !


            Coy
            Parfait ! me disais-je en souriant.

            La non-réaction de la part de Lyzs quand au nombre d'effectif fournit par le Général Hayden m'avais plus que surpris. N'était-il pas plus sage de ne laisser aucune chance à l'adversaire pour justement ne pas avoir de dommage collatéral notamment pour les pauvres civils qui habitaient aux alentours ?
            M'enfin, Lyzs était la chef et j'avouais n'avoir aucune envie de me la mettre à dos - surtout qu'elle était venu malgré ce que je lui avais dit la veille. J'étais fin prêt tout comme Char'dy d'ailleurs.
            Soit dit en passant, j'aurais bien aimé avoir une armure noir moi ! Lyzs ouvra la marche, nous nous dirigeâmes vers la cour où les quarante hommes de la Médiation étaient en attente.
            Je lachais un sourire à ma Générale et m'avança vers les hommes qui étaient en rang.


            Coy
            -Messieurs, nous y allons pour arrêter l'un des criminels les plus recherchés des bas-fonds. Je suis conscient que vous avez surement une dent contre lui ou sa bande, mais voici vos règles d'engagements messieurs : tirer pour blesser et interpellez l'individu.
            SI et seulement SI vous voyez que votre vie et en jeu et que vous ne pouvez pas vous en sortir autrement, vous avez la permission de tirer pour tuer. Mais sachez qu'une enquête sera ouverte sur les circonstances de la mort du ou des suspects.


            Ils semblaient encore plus tendues que précédemment, mais pour ma part c'était compréhensible. Je retournais au coté de ma Générale ainsi que de ma novice tout en lâchant discrètement à ma compère qui elle seule elle pouvait entendre :

            Coy
            -Chose promise, chose dû ma p'tite Lyzsounette ! tout en retenant mon sourire de gros béta.

            Une canonnière d'assaut type TIO/BA se posa et nous embarquâmes tous ensemble à bord.
            Quelques minutes après le décollage, le pilote hurla :



            -Deux minutes avant largage en zone de combats. Faites le "Grand Ménage" Messieurs !

            Deux minutes qui me paraissait une éternité, deux minutes avant les combats, deux minutes avant la mort d'un certain "Larkeroids".

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              #6

              Post n°6
              Auteur : Lyzs

              *Lyzsounette…*

              Coy avait encore du mal à saisir l’importance de l’image de la garde. Cela crevait les yeux de la générale qui se retenait de s’arracher les cheveux en pensant à l’impertinence de son soldat. Elle arrêta de penser à cela quand la voix du pilote la réveilla, après une légère secousse de l’appareil.

              — Deux minutes avant largage en zone de combat. Faites le "Grand Ménage" Messieurs !

              Elle adressa un regard à Char’dy et supposa qu’elle avait été comprise en observant la réaction de la twi’lek : il n’y avait pas que des hommes à bord. Sans chercher à souligner la chose, Lyzs reprit sa liste de scénarios. Elle fronça les sourcils en en imaginant un qui ne lui plaisait pas du tout, puis, elle sentit la canonnière amorcer sa descente. Trois transports s’étaient posés dans trois zones encore désertes en raison de l’heure choisie. Aussitôt descendus, les soldats furent quittés par les vaisseaux qui regagnaient la base. Le capitaine Stevartt, chargé de la coordination de la médiation durant cette mission, rejoint Lyzs qui était avec les autres gardes.

              — Tout est en ordre, générale. Nous sommes prêts à avancer. Plus nous attendons, plus nous avons de chances d’être attendus. Leur couverture, s’ils en ont une, ne doit pas dépasser le kilomètre. Nous sommes en plein dedans.

              — Je crains plus leur fuite que leur riposte. Répondit Lyzs d’un ton assuré.

              — La plupart de ces hommes n’ont rien à perdre. Ils sont capables de beaucoup de choses que vous ne soupçonneriez pas.

              La générale afficha un air perplexe. Comment imaginer n’avoir rien à perdre quand on est soi-même paranoïaque sur les bords ? Elle tourna le regard vers le chemin à suivre, concentrée.

              — Alors tenez-moi ces blasters bien en évidence, qu’ils aient le temps de réfléchir à ce qu’ils ont à perdre lorsqu’ils nous remarqueront.

              Les hommes de la médiation se séparèrent en groupe de trois, chacun devait prendre position à un endroit précis en attendant les ordres. Ils encerclaient grossièrement la position des hors-la-loi en partant des positions des trois vaisseaux. Le capitaine leur reformulait la consigne une dernière fois en communication ouverte.

              — Bon, on progresse. Quand vous êtes arrivés à votre zone, vous suivez les chemins établis en briefing. Gardez à l’esprit que les récupérateurs ne seront là que dans une demie heure : si vous croisez des cibles plus tôt que prévu, vous avisez. Si vous voyez quelque chose de trop gros pour vous, communiquez-le.

              Le capitaine suivait les trois gardes. Et, malgré la hiérarchie, il avait l’impression d’être une sorte de berger. Une jeune demoiselle, un garde tête en l’air et une twi’lek qu’il imaginait être comme l’homme côté duquel elle restait en permanence. Ils avançaient tout en restant sur leurs gardes. Leur progression était accompagnée du rapport redondant des unités qui ratissaient un quadrillage établit pour la mission. Les deux chefs de l’opération, Stevartt et Lyzs, restaient très attentifs à ceux-ci. Le son parvenait doucement aux autres en s’échappant du comlink que portait la générale à son col. Char’dy se lança dans une remarque.

              — Notre formation n’a pas l’air d’être faite pour les négociations.

              — C’est parce que nous ne sommes pas ici pour ça.

              Tout avait l’air de bien se passer. Les gardes et le capitaine arrivèrent devant une grande place d’une centaine de mètres que seuls quelques lampadaires éteints au-dessus de bancs vides occupaient. De l’autre côté de cet espace, droit devant le groupe, deux grandes portes rouillées ancrées sous une enseigne faite de néons sales et défaillants donnaient sur ce qui semblait être un casino. On pouvait lire : « Cosmos Palace ». Après avoir aperçu le bâtiment, ils se mirent en attente, cachés dans une ruelle. Les rapports annonçant que les unités arrivaient à leur poste commençaient à se faire entendre. Stevartt préférait faire de la mise au point qu’attendre dans le silence tandis que Lyzs ratissait du regard toute la zone.

              — Et voilà le classique casino du grand méchant. Nous sommes arrivés. Maintenant il nous faut attendre que les…

              — BOOOOOONJOUUUUUUR !

              Une voix portée par des hauts parleurs interrompit le capitaine. Tous les hommes de la médiation, ainsi que les gardes, se mirent à chercher du regard la provenance de cette voix qui, d’un seul mot, avait suffi à tous pour imaginer que son propriétaire était quelqu’un de très agaçant. Lyzs paniquait intérieurement et s’imaginait déjà une multitude de scénarios. Son expression changea subtilement.

              *Nous sommes repérés depuis le début ? C’est une fuite ? Et s’ils étaient plus nombreux que prévu ? Mieux armés ? Pourquoi un « bonjour » si enjoué ?*

              Le capitaine, lui, semblait être particulièrement énervé par l’intervention de la mystérieuse voix. Cette réaction fut très vite justifiée.

              — Mônsieur Stevartt. Mon coco ! Ça fait longtemps ! Alors ça y est ? On a pris son courage à deux mains ? On vient retenter sa chance ?

              — Lakeroids… grogna l’intéressé.

              Le bandit riait comme si de rien n’était. Son ton traînant et moqueur semblait alimenter la colère que le capitaine contenait et cachait derrière sa visière. Lyzs comprit que ce n’était pas la première fois que le hors-la-loi avait affaire à la médiation. Elle quitta son groupe pour faire quelques mètres et jeter un œil au casino. D’après les messages des hommes, tous attendaient les ordres. Lyzs rapprocha sa bouche de son col.

              — Onze, vous êtes en place ?

              — Oui, générale.

              — Bien. La baie vitrée, au-dessus de l’enseigne du casino. Vous la voyez ?

              — Parfaitement.

              — Je me souviens de la dernière fois, c’était… ridicule ! Ah ah. Bon, allez, sans rire il va falloir qu’on fasse quelque chose pour votre tension maintenant, parce que… continuait Lakeroids.

              — Alors vous voyez aussi que notre cible nous harcèle de là-bas. Visez l’épaule.

              — Bien, générale.

              Quelques secondes plus tard, un tir sorti de nulle part vint percuter la vitre du repère de Lakeroids. Celle-ci encaissa le choc dans un grand fracas et de nombreuses fissures y apparurent instantanément au point de la rendre opaque. La cible sursauta, puis le mit à rire aux éclats.

              — Vous me prenez vraiment pour un jambon ! Bon allez, vous n’avez pas l’air d’humeur à plaisanter. Je vous envoie quelqu’un pour négocier vu que vous vous cachez très mal. Soyez sympas avez lui, hein. La règle des messagers, c’est qu’on les renvoie en un seul morceau. Qu’on soit bien d’accord.

              — C’est n’importe quoi… se dit Lyzs en aparté après être retournée auprès des autres.

              — Que fait-on ? Demanda Char’dy.

              — On observe.

              Un homme caché sous un grand manteau sortit du Cosmos palace. Le capitaine jeta un œil pour constater qu’il se dirigeait directement vers là où il se trouvait avec les gardes. Il se tourna vers tout le monde.

              — Ça ne me dit rien qui vaille…

              Lyzs observa à son tour.

              — Euh…

              Le capitaine s’y remit aussi et constata que l’individu avançait de plus en plus vite. Son pas accélérait et se transformait en course. Il n’était plus qu’à une trentaine de mètres de la ruelle. Son air déterminé et fou commençait à être nettement visible.

              — M**** !

              Sans en dire plus, mit son blaster en avant et tira une rafale sur le coureur. Lorsqu’un tir toucha il tomba au sol se tenta d’avancer en rampant. Lyzs ne comprenait pas pourquoi le capitaine agissait avec autant de précipitation mais elle ne trouvait pas les mots pour intervenir. Son stress reprenait le dessus. Stevartt continua de tirer dans la précipitation et finit par toucher à nouveau. Cette fois, il se mit à couvert avant une grande explosion ne vienne déplacer et réchauffer l’air. L’homme respirait comme s’il venait de courir un marathon alors que le son des débris percutant les parois métalliques des bâtiments continuait de se faire entendre. Lyzs, effrayée par l'explosion, s'était tournée vers Coy. Elle se tenait la tête des deux mains.

              — Oh ben non ! On avait dit en UN SEUL morceau !

              — Des choses… que vous ne soupçonneriez pas.
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                #7

                Post n°7
                Auteur : Lyzs

                Spoiler : HRP 1
                Double post, je m'extrais de ce RP-ci. 🙂


                De la ferraille éparpillée sur un sol noirci et encastrée dans des murs en taule froissée. Lyzs observait ce triste spectacle en tentant de filtrer l’air à travers le col de sa combinaison pour éviter l’odeur qui était très loin de lui plaire. Elle se remit à couvert et se tourna vers le capitaine de la médiation.

                — Bon il nous faut atteindre l’entrée.

                — Non, de toutes évidence nos éclaireurs ont fait du mauvais boulot.

                — Comment ça ?

                — Aucune de nos équipes n’a annoncé de contact. Nous avons prévu plusieurs planques sur le chemin. A mon avis, ils s’attendaient à quelque chose.

                *C’est pas possible, pourquoi ça ne se passe jamais comme prévu ?*

                Lyzs s’adossa au mur pour réfléchir.

                — Dans ce cas… lancer une offensive contre des ennemis préparés pourrait nous coûter bien plus que prévu.

                — Oui, mais ne rien faire leur laisserait le temps de fuir.

                — Effecti…

                Une deuxième explosion coupa Lyzs dans sa phrase. Le bâtiment qui protégeait le petit groupe venait d’encaisser une roquette de plein fouet. Le mur sur lequel la garde s’appuyait se bomba. Le choc la secoua un bon coup. Hayden s’empressa d’enchaîner sur la marche à suivre.

                — Ces types sont des malades ! Aucune chance d’entrer là-dedans sans avoir à essuyer des tirs, on dirait. Il va nous falloir des renforts et attendre qu’ils se calment. J’arrange ça avec le QG. Son attention se porta sur Lyzs qui se tenait la tête. Générale ? Tout va bien ?

                — Je ne sais pas trop, j’ai un vertige… je crois.

                Sa main glissa jusque dans son cou. Elle y sentait une étrange chaleur. Lyzs touchait un liquide trop épais pour être de l’eau. Elle imagina le pire et comprit que ses peurs étaient justifiées lorsqu’elle amena sa main ensanglantée devant ses yeux. De peur ou bien d’anémie, elle tomba dans les pommes. Le mur qui se trouvait derrière elle s’était déformé et plusieurs morceaux de la paroi s’étaient détachés des uns les autres. L’un d’eux était venu perforer son armure au niveau du cou. Les sons et la lumières s’effacèrent brusquement. La jeune femme tomba en avant, inconsciente. 


                Spoiler : HRP 2
                La suite ici : https://star-wars-rpg.soforums.com/t5593-Une-poign-e-de-gellules.htm#p60091
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