On fait les poussières
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Post n°1
Auteur : LyzsSpoiler : < HRP >
Alors que les deux hommes sont sortis, Lyzs active le droïde avant de quitter le véhicule à son tour. Les bras levés au ciel et les mains liées, elle courbe son corps à l’apparence si frêle pour s’étirer longuement et se remettre du voyage. Devant cette silhouette cambrée tranchant sévèrement avec l’air impur et la triste ambiance de la zone industrielle où le groupe se trouvait, Corvel s’éclaircit la gorge.
— Ne me faites jamais ça en public. Vous allez me déconcentrer les recrues pour la journée avec des trucs comme ça.
La générale ne comprend pas de suite. Mais, une fois détendue, la logique de Corvel la percute de plein fouet.
— Très drôle... Allez plutôt voir l’entrée pour voir comment ça se présente, au lieu de dire des bêtises.
— Bien madame. dit l’homme très sérieusement.
Il aurait bien débattu sur la réponse de sa supérieure mais quand on lui donne un ordre, Corvel l’exécute au plus vite. Le travail avant la détente. Enfin, ce n’est pas pour autant qu’il s’empêche de penser que miss Yvanol a tort de réagir ainsi : car, même s’il a l’âge d’être son père, il sait que la beauté de la générale frapperait quiconque ayant des yeux pour la voir. Enfin, chez les humains en tous cas. Ah, si la générale entendait les recrues avec son esprit si fermé… On n’aurait pas assez de cellules !
Envoyés en éclaireurs, la paire d’hommes descend de la plateforme pour rejoindre un escalier s’enfonçant dans un sol de métal. De nombreux débris et quelques ordures traînent ci et là. Cet endroit a dû être visité, mais pas par qui que ce soit d’important. Après quelques marches, ils retrouvent un sol plat pour enfin trouver la porte. Celle-ci est scellée et ses interrupteurs semblent avoir essuyé une bonne douzaine de tirs de blaster si l’on compte les impacts alentours.
— Même la fiche destinée aux droïdes mécanos ont prit une baffe. note-t-il. Tu as une idée de comment on peut ouvrir ça, petit ?
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Post n°2
Auteur : KanosQuand Kanos vit Lyzs s’étirer, il détourna rapidement le regard pris d’une légère honte. La Générale était tout simplement magnifique, et encore elle était en armure. Ne laissant rien montrant qu’il avait légèrement regardé et fut légèrement gêné.
Il descendit avec Corvel et finalement arrivèrent devant une porte massive.
Et comme l’avait mentionné Corvel, les interrupteurs ont pris de nombreux tirs, y compris ceux pour les droïdes.
Il s’agenouilla devant la porte, l’examinant de plus près.
La porte était haute d’environ 5 mètres de hauteur sur 10 mètres de large, suffisant pour laisser passer un petit appareil. La pièce à l’arrière devait sans doute donner vers une grande pièce, peut-être pour des chasseurs monoplaces ?
La porte en elle-même était scellée et bien que Kanos eut quelques idées, il savait pertinemment qu’aucune ne marcherait.
« Les explosifs ont déjà été testé je pense et sans résultat donc on oublie. Tenter de forcer la porte via un droïde… J’ai de gros doute. Forcer la porte au sabre laser ? Nan, elle est conçue pour y résister d’après la Générale. »
Il chercha un moyen, puis eu une idée.
« La force peut-être ? Honnêtement, je ne vois pas monsieur. A moins de carrément prendre par les murs sur les côtés et de forcer notre voie de cette manière, on contournerait la porte. Mais cela me semble bien trop facile dit comme cela. »
Ouep, beaucoup trop facile. Voilà qu’il commençait déjà à se ridiculiser, bien Kanos, Biiieeeen. -
Post n°3
Auteur : Lyzs*La Force… La Force. Il va bien, le jeune. Facile à dire.*
Corvel n’est pas plus avancé que Kanos. La maîtrise des pouvoirs de la Force n’est pas son fort. Il préfère de loin les méthodes traditionnelles. Il pose une main sur l’une des deux grandes pièces qui forment la grande porte. Se joignant l’une à l’autre en laissant leurs formes s’épouser pour former une mâchoire de métal, les parties apparentes de l’obstacle ne bougent pas d’un iota iota sous la pression de l’homme. Il se recule en soupirant.
— Ouais, bon. On va quand même essayer.
Il dégaine son sabre et tente une percée à deux mains. Il approche doucement sa lame en tenant une parfaite horizontale au niveau de sa hanche. La pointe du sabre creuse dans la porte, le métal chauffe et se refroidit aussitôt que l’énergie de l’arme ne l’atteint plus. Quelques bulles orangées, puis grises, font leur apparition autour du faisceau lumineux. Corvel est étonné : la progression de sa coupe est extrêmement ralentie par la composition du métal. Après quelques centimètres, l’homme sent que son arme chauffe. Chose tout à fait anormale, puisqu’il n’en avait jamais fait l’expérience. Il comprend que sa lame consomme une quantité anormale d’énergie pour être maintenue. Il décide de mettre fin à l’expérience.
— Ils ont dû mettre des pastilles de cortosis ou quelque chose du genre là-dedans…
Au contact de ce métal extrêmement résistant à l’exposition à l’énergie, les sabres lasers ont des réactions surprenantes. Parfois, ces armes mettent plusieurs minutes à se remettre du contact avec cette matière. Corvel préfère ne pas prendre de risques.
Pendant que Ranto observe son arme pour sentir d’où vient la chaleur, Lyzs descend les marches suivie du droïde et du pilote. Elle a confié à l’homme la lourde tâche de transporter une valise. Celle-ci doit contenir quelque chose de lourd si on en croit la peine avec laquelle il la tient à deux mains.
— Alors, ça dit quoi ?
— Ca dit que c’est fermé.
Arrivé devant la porte, le pilote lâche prise avant de souffler son soulagement. Lyzs, qui porte aussi un conteneur, l’invite à aller attendre dans le transport. Elle pose sa valise à ses pieds, Corvel reconnait un conteneur d’armement. Voyant son regard, la générale décide de ne pas laisser de suspens et déverrouille l’objet avec un code. Elle l’ouvre. Là, pour l’instructeur, c’est la fête.
— Ah ben voilà. Là on va se faire plaisir !
A l’intérieur se trouvent six pavés de détonite. Un mastic hautement explosif et merveilleusement stable. Corvel se frotte les mains en voyant la quantité de plastique, mais il doute encore.
— C’est du solide, quand même. A plat, ça ne va pas passer. J’imagine que ce sont des foreuses, non ? dit-il en désignant la seconde caisse.
— Exactement. Il y en a deux. Vous êtes deux. Au boulot !
Deux perceuses, quatre forets par engins. Pas étonnant que ce soit lourd étant donné que ces machines doivent être portées à deux mains. Au moins dix kilos par outil et des forets longs d’un demi-mètre pour six centimètres de diamètre. Ils pèsent aussi leur poids, les fourbes. Ce n’est pas du petit matériel ! Après avoir monté un foret, Corvel le fait tourner un coup dans le vide pour écouter le doux son de la mécanique.
— Allez, on fait un cercle. Six charges, six trous.
Il se retourne et lève un sourcil en voyant que les six emplacements en question sont déjà marqués par de petits lasers. Il s'agit du petit droïde qui projette sa lumière contre la porte, depuis sa position reculée. Lyzs, elle, est déjà assiste sur les marches. Appuyée sur ses coudes et les jambes croisées, elle est prête à regarder ses hommes travailler dur. Par ailleurs, elle affiche un petit sourire quand ils ont le dos tourné, mais le troque contre une expression sérieuse quand on regarde dans sa direction. Parce que, finalement, c'est appréciable de donner des ordres, mais il ne faut pas non plus avoir l'air sadique !Spoiler : < HRP >
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Post n°4
Auteur : KanosKanos observa la machine qui était prête, il regarda la caisse et prit plusieurs choses à l’intérieur : Des lunettes de sécurité, et des gants. Il les plaça sur lui et se mit rapidement au travail… Ou du moins tenta, car l’engin était lourd.
« Quand même dingue qu’avec la technologie actuel on puisse pas faire des foreuses plus légères. »
Il parvint finalement à soulever l’engin et commença à percer, le bruit lui arracha aussitôt les oreilles. Il ne supportait pas ce bruit de crissement suraigüe. Il s’arrêta aussitôt et retourna prendre dans la boite des protections pour les oreilles. Puis recommença à percer.
5 minutes plus tard, un CLAC se fit entendre… Le foret venait de se briser, et un petit trou était visible.
Grommelant, il le remplaça et reprit le boulot.
5 minutes plus tard, rebelote. Mais le trou était désormais suffisamment large.
20 minutes plus tard, les 3 trous de son côté était ENFIN fait, il posa lourdement la machine au sol et se massa les ses bras qu’il sentait à peine.
« Ouf ! Allez, on fait tout pêter ! » Dit-il d’un air impatient, non pas parce qu’il voulait voir quelque chose sauter mais parce qu’il voulait qu’on en finisse avec cette porte qui les narguaient. -
Post n°5
Auteur : Lyzs— Quand même dingue qu’avec la technologie actuel on puisse pas faire des foreuses plus légères.
Ces mots font rire Corvel à gorge déployée. Imaginant une situation assez drôle, il s’arrête de percer pour répondre.
— Tu sais, quand on n’perce pas au laser : il faut être stable ! C’est surtout tout le système qui tient ta perceuse droite qui pèse. Dis-toi que sans ça, avec cette puissance et cette résistance ce serait toi qui serais en train de tourner et pas la mèche ! dit-il avant de se remettre au boulot.
Les trous sont vite percés, vingt minutes seulement pour boucler l’affaire. Le vétéran s’essuie le front avant de poser son outil en vrac. Les mèches sont démontées, la seule ayant survécu à l’opération est récupérée. Une fois les perceuses rangées et la valise fermée, Corvel place les six charges après les avoir malaxées comme de la vulgaire pâte à modeler. Il les tasse comme il faut à l’intérieur de la porte, il écrase deux détonateurs dans deux trous au hasard. Sans de cérémonie, il attrape la valise presque vide d’une main et la valise pleine de l’autre.
— Allez, on sort de là.
Le petit groupe sort du couloir pour retrouver l’ambiance industrielle de l’extérieur. Lyzs se retourne pour regarder l’entrée dépassant à peine du sol. L'instructeur semble penser que cette distance suffirait, mais la jeune femme n'est pas du même avis.
— Il ne vaut pas mieux rester devant, quand même : ça va souffler fort.
— Pas faux.
Tout est prévu pour filer droit, mais la générale se laisse intérieurement submerger par une tonne de scénarios au sujet de ce qu'il pourrait se passer à l'intérieur de cet endroit. Elle ne dit mot et décide qu'elle verra le moment venu. Après s’être décalé de quelques mètres pour prendre des distances, Ranto attrape la commande des détonateurs et regarde le bouton rouge qui ne demande qu’à être pressé. Finalement, dans un élan de bonté, il lance l'objet à Kanos sans prévenir. Lyzs, elle, se contente d'attendre les bras croisés sans quitter l'endroit des yeux.
— Bienvenu dans la garde, petit. A toi l’honneur ! Mais c'est aussi celui qui appuie qui passe en premier. Hé hé ! -
Post n°6
Auteur : KanosLe jeune homme voyant le détonateur lancé vers lui l'attrapa par reflexe, heuresement qu'il était réactif. Visuellement c'était comme s'il l'avait attrapé d'une main sans même la regarder d'une manière bien viril.
« Bienvenue dans la garde, petit. A toi l'honneur ! Mais c'est aussi celui qui appuie qui passe en premier. Hé hé ! »
Il eut un petit sourire et ferma les yeux avant de répondre.
« L'inverse m'aurait étonné Monsieur. C'est parti. »
Il appuya sur le détonateur, une forte déflagration retentie ainsi qu'une petite vague de chaleur et de poussière qui sortait du renfoncement dans le sol ou se trouvait l'entrée. Il se couvrit en partit le visage et eu un petit sourire. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas entendu ce bruit si particulier, le bruit d'une explosion, et cela lui avait manqué.
Lançant le détonateur utilisé à Corvel, il sortit son petit blaster et mit en joue la porte. Il procéda alors à l'étape suivant, descendre les escaliers et finalement entrer dans le complexe.
Pour ce faire, il se colla à l'un des murs longeant l'escalier et se rapprocha de la porte comme ceci.
Il put finalement voir les dégâts quand la poussière retomba et constata que la porte avait désormais un grand trou, mais techniquement était toujours présente.
« Pas si infranchissable que cela comme porte finalement. »
De l'autre côté de la porte, l'obscurité, bien qu'un peu de lumière entrait désormais, on n'y voyait pas grand-chose. Il pris alors une lampe-torche qu'il avait ramassé dans la valise et l'alluma, la pointant côte à côte avec son blaster pour voir ce qu'il visait.
S'accolant à un morceau de la porte encore en état, il jeta rapidement un coup d'œil regardant l'intérieur.
La pièce semblait être comme il l'avait deviné une sorte de petit hangar faisant apparemment office d'entrepôt. Au centre de la pièce qui était un carré d'une trentaine de mètre se trouvait un élévateur assez grand pour y faire tenir un vaisseau.
Il n'y avait visiblement que deux autres issues, à droite à et gauche de la pièce, mais le plus marquant était le véritablement bordel qui régnait. Des pièces détachés partout, sans compter les morceaux de portes et mêmes quelques droïdes désactivé ou complêtement démoli Ha, et aussi des… Cadavres, où plutôt squelette qui jonchait le sol. Evitant d'y plonger le regard, il continua à regarder dans tous les coins. Il vit que rien ne bougeait et se détendit légèrement, entrant dans la pièce.
Il put alors noter que le petit hangar sentait… Mauvais, une odeur proche de la décomposition.
Kanos ne put résister et tenta de faire partir l'odeur de ses narines en secouant sa main devant lui.
« Pouah, ça sent aussi bon qu'un Bantha ici. »
Il inspecta les environs et regarda quelques pièces détachés. Notamment de certains droïdes et reconnut de nombreux modèles, des R2, des R5, des T3 et un droïde porte-charge. Il vit alors quelques choses en particulier et grogna.
« Et merd*, pas bon ça. »
Il souleva une espèce de casque qui était en réalité une tête de droïde et la montra.
« Droïde Sentinelle Sith. Une belle saloperie, quoiqu'ils doivent ne pas trop vous poser de soucis je suppose. Et vue la variété de droïde, je serais même pas surpris de trouver quelques magnagardes. »
Intérieurement, il réfléchissait également à autre chose, il pouvait rester des droïdes encore en état de marche et peut-être même certains qui pourraient les aider à trouver… A trouver quelque chose. -
Post n°7
Auteur : LyzsCorvel suit Kanos à la trace, il est sur ses gardes et observe son filleul au travail. Le gamin avait un peu de vécu mais, quitte à procéder de cette manière, il aurait mieux valu balayer l'endroit avant de faire du bruit. L'homme était prêt à dégainer à tous moment. Si la générale dit qu'il y a un risque, il ne faut pas le prendre à la légère. Celle-ci, en revanche, n'est aucunement en position de se battre. Légèrement en retrait et accompagnée de son droïde, elle balaie l'endroit du regard et se dirige directement vers un interrupteur, les bras croisés.
— Rien ne bouge, ici. déclare Lyzs.
Elle essaie d'éclairer l'endroit mais rien n'y fait : la commande ne répond pas. Corvel, moins tendu depuis le constat de la jeune femme, inspecte les cadavres et la sentinelle Sith avec Kanos.
— Ils ont tout démonté. C'est à se demander pourquoi. Cette unité a du se faire avoir par les droïdes du labo, ça aurait pu être drôle s'il n'y avait pas autant de morts.
Lyzs se rapproche et distingue quelques cadavres enroulés dans leur blouse, elle détourne aussitôt le regard.
— Euh… Il faut faire attention. Nous sommes maintenant sûrs qu'il s'agit de l'œuvre d'un ou de plusieurs Sith. Continuons.
Sans attendre, la générale se dirige vers la droite du hangar. Eclairée par le R5, elle arrive devant une porte. Le droïde se connecte à son terminal pour tenter de l'ouvrir. Un bruit de décompression se fait entendre mais rien ne bouge. Mécontent, le petit robot laisse échapper une amère série de petits bips sonores. Son capteur optique se tourne vers Lyzs pour attendre la suite. La générale tente de pousser la porte mais celle-ci lui résiste. Agacée, la jeune femme décide de faire appel à la Force en traçant brusquement le trajet de la porte. Après un grand craquement, elle finit par s'ouvrir et claque violemment en bout de course. Surprit, Corvel se tourne pour voir d'où vient tout ce boucan.
— Tout va bien ? Vous avez trouvé quelque chose ?
— Rien à signaler. Il nous faut juste continuer par ici. Répond Lyzs avant de se tourner vers le R5. Tu peux éclairer l’endroit ? Tant qu’on y est, jette un œil sur l’état des lieux si tu le peux.
Le droïde se connecte à nouveau au terminal. Il n’arrive pas à remettre en marche l’éclairage, mais le long couloir qui attend le groupe se retrouve éclairé de nombreuses lumières rouges situées en hauteur sur les deux murs. Le R5 affiche un hologramme où Lyzs peut voir que rien de vicieux ne surprendra le groupe. Elle note sur un ton ironique que l’eau potable est toujours accessible et appelle à nouveau les deux hommes. Corvel la rejoint, mais Kanos semble avoir de la compagnie.
Quelques bips se font entendre au loin. Parmi les droïdes, quelque chose avance vers la recrue en traînant de la ferraille au sol.
— Attention !Spoiler : < HRP >
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Post n°8
Auteur : Kanos« Pas de panique. » Se contenta de répondre Kanos, il pointa son blaster vers la chose en mouvement ainsi que sa lampe-torche. La lumière révéla un buste de Sentinelle Sith qui s'était réactivé et dont les jambes manquaient. Il se traînait vers Kanos dans l'espoir de le tuer de ses propres mains.
La recrue tira alors un unique coup dans la tête du droïde qui aussitôt s'effondra, la tête percée par un trou fumant.
Le tir avait résonné dans la pièce, mais la discrétion n'était pas vraiment de mise compte tenu de l'explosion de la porte principale.
Voyant que le droïde était définitivement désactivé, Kanos rangea son arme et se dirigea vers ses supérieurs. Son regard ne trahissait aucune peur. Il n'y avait pas eu réellement de risque de toute manière.
Il regarda Lyzs et Corvel et acquiesça.
« Y'a probablement d'autres droïdes encore partiellement en état de marche. Si on trouve une console d'accès, on pourrait peut-être télécharger un plan de la base s'il y en a une non ? »
Mieux valait rapidement trouver un moyen de s'orienter dans cette base, car il sentait que l'on pourrait rapidement se perdre. La présence de droïdes encore actif l'inquiétait aussi. Mais surtout, c'était le fait de savoir qu'il y avait peut-être des Siths dans cette base et ça, ce n'était pas une bonne chose. -
Post n°9
Auteur : LyzsLe tir fait sursauter Lyzs. En une seconde, son pouls monte en flèche. Mais Kanos revient tranquillement vers les gardes. Soulagée, elle s’appuie contre la porte pour respirer et retrouver son état normal. Même après tout ce temps, les coups de feu l’agitent encore. Kanos arrive.
*Si on perd la recrue, je ne m’en remettrais pas.*
— Y'a probablement d'autres droïdes encore partiellement en état de marche. Si on trouve une console d'accès, on pourrait peut-être télécharger un plan de la base s'il y en a une non ?
L'apirant pense donc à trouver à un plan. Pourquoi pas, après tout ? La générale profite du fait que son R5 soit là pour lui dire de s’exécuter. Cependant, il cherche dans le vent. La base de données est inaccessible depuis ce terminal. Un long bip fait comprendre l’échec de la manœuvre. Lyzs, qui essaie de gagner en contenance, soupire en croisant les bras.
— Bon, alors direction les salles de réunions. Si les communications sont sauvegardées, on les trouvera là-bas. Je ne suis pas experte en réseaux, mais ça ne m’étonnerait pas qu’on ne puisse pas accéder aux données depuis n’importe où.
— Donc on va directement là où on peut les lire ?
— Exactement.
— C’est bien joli tout ça, mais comment on fait sans repères ?
La jeune femme ne répond pas : elle réfléchit. Assez dérangée par la situation, elle semble hésiter. Son regarde passe furtivement sur les deux hommes avant qu’elle n’inspire un grand coup.
— Suivez-moi.
Sans rien dire de plus, Lyzs ouvre la marche. Elle attache ses longs cheveux pour en faire une queue de cheval tombant jusqu’au creux de ses reins. Son pas décidé fait sautiller ses mèches et ses yeux regardent au loin. Cependant, elle n’analyse pas grand-chose : elle est trop occupée par ses pensées. Corvel l’arrête après que le groupe soit passé devant quelques portes sans prendre le temps de savoir sur quoi elles donnent. La générale semble se réveiller et ne comprend pas pourquoi Corvel la retient par l’épaule. Il a l’air plutôt contrarié.
— On ne s’arrête pas ? On ne vérifie rien ? On ne fait pas de plan ? On avance à l’aveugle, c’est ça l’idée ?
Aussitôt, Lyzs se braque. Elle recule et fait face aux deux gardes mais ne parle pas. Elle est comme bloquée. Corvel l’incite à répondre en haussant les sourcils. La jeune femme entrouvre la bouche, hésitante, avant de se lancer.
— J’ai vécu ici pendant dix ans, Corvel ! Nous n’avons pas besoin de ce foutu plan ! Contentez-vous de me suivre.
Elle masque son visage d’une main pour appuyer sur ses tempes et se retourne et avale douloureusement sa salive.
— Bon... maintenant. En avant. dit-elle avant de reprendre sa marche.
Le groupe fait quelques pas, mais pas plus. Une porte s’ouvre dans leur dos. Une nouvelle sentinelle fait son apparition, sauf que celle-ci est entière et a un blaster entre les mains. Elle ouvre le feu et elle est très bientôt rejointe par deux autres unités qui font de même. Armé de bons réflexes, Corvel dévie les premiers tirs en dégainant son sabre et pousse Lyzs ainsi que Kanos contre une porte. Cachés par le petit renfoncement menant sur cette dernière, le groupe est en sécurité relative. Mais le garde n’a pas la place pour les rejoindre. Il continue à dévier les lasers pendant que le droïde r5 tourne sur lui-même tout en bipant de panique. Il se cache finalement devant une autre porte. Corvel rejoint lentement le petit robot tout en renvoyant les tirs -qui s'intensifient- à l’aide de son sabre. Il fait tout pour qu’ils partent en direction des droïdes pour éviter de blesse les deux autres. Il s’aplatit enfin contre la porte.
— Le premier a un bouclier ! Je renvoie dans le vent ! Si je balance un détonateur on va en prendre plein la gueule ! Faites quelque chose !
Lyzs, les mains collées contre le métal froid, est au bord de la panique. Les lasers passant sous son nez et s’écrasant dans de grandes giclées d’étincelles lui montrent à quel point sa vie est menacée. Au bord de la crise, elle attrape le bras de Kanos comme pour vérifier qu’il est toujours là.
— Ok, ok. dit-elle d’une voix agitée. Tu es un garde, Kanos. Tu es un sensitif. Tu peux le faire… tu vas le faire ! Si je me mets à découvert pour les pousser, je suis fichue. Mais si je te couvre, toi tu peux le faire.
Elle essuie la sueur de son front d’un revers du bras tout en essayant de contrôler sa respiration.
— Bon sang, je n’étais pas prête… Je peux tenir… je peux le faire ! Je vais bloquer leurs tirs et toi tu vas en profiter pour faire appel à la Force et les envoyer valser. Tu… tu vas te concentrer. Imagine-les tomber. Souhaite les pousser de tout ton être. Fais le geste : ça… ça aide. Sens la Force !
L’instructeur comprend l’état de Lyzs. Il faut dire que la cadence de tir des sentinelles augmente alors qu’elles s’approchent. Corvel compte lui aussi tenter de les repousser, mais il sait à quel point il est nul avec ce genre de pouvoirs. Il serre les dents en attendant le signal. La générale, elle, jette un œil à Kanos mais ne le lui laisse pas le temps de répondre. Au pire, elle attend une prouesse de la part de Ranto.
— A mon signal… Maintenant !
A ce mot, elle se met à découvert les deux bras en avant. D’un coup, les tirs se retrouvent bloqués par une bulle dessinée par les étincelles qui retombent sur celle-ci. Les nombreux lasers provoquent un affreux son métallique qui secoue les tympans de la jeune femme, mais c’est le dernier de ses soucis : son bouclier étant comme sa seconde peau, chaque impact lui fait ressentir une douleur de plus en plus intense à mesure que les chocs se répètent. Les yeux fermés pour mieux se concentrer, elle insiste sur son ordre.
— Allez !
Quoi de mieux pour mettre en difficulté des sensitifs que des tirs à feu nourri dans le dos dans un couloir étroit ? -
Post n°10
Auteur : KanosLa Générale décida de se rendre dans les salles de réunions. En effet cela semblait logique, vu que c'était là où les données étaient susceptibles d'être utilisé le plus souvent pour tout ce qui était rapport ou même communication à l'extérieur.
Intérieurement, Kanos se traita d'imbécile car il aurait dû directement y songer. Lui pensait plutôt à trouver un poste de contrôle qui aurait sans doute été à coup sûr verrouillé avec l'interrupteur planqué six niveaux plus bas derrière trois cents portes gardé, oui c'était d'une logique implacable de foutre un bouton pour tel porte à l'opposé de la base. Mais étrangement l'architecte de toutes les bases ayant appartenue aux Impériaux, puis aux Siths avaient dû avoir un esprit farceur pour ce genre de curiosité.
Lyzs commença alors à mener la marche et d'une manière bien curieuse. Elle ne se préoccupait pas des portes fermés qui se trouvait sur les côtés et continuait à filer droit d'une manière déterminé.
Corvel la questionna alors et elle s'arrêta avant de finalement reculer vers eux et leur répondre.
« J'ai vécu ici pendant dix ans, Corvel ! Nous n'avons pas besoin de ce foutu plan ! Contentez-vous de me suivre. »
Extérieurement, Kanos ne répondit rien… Intérieurement en revanche…
QUEQUOICOMMENT ?! J'AI BIEN ENTENDU ?!
Dix ans ! Dix putains d'années et avec un peu de chance c'était en partie durant la période où c'était tenu par les Impériaux puis les Siths ! Restait à savoir de quelle manière elle avait « vécu » ici.
Mais la recru se demanda s'il n'y avait pas quelque chose de personnel désormais dans la fouille de cette base… Quelque chose que la Générale ne voulait pas forcément rendre visible à tous ? Cela expliquerait le fait qu'ils ne soient que trois pour fouiller une base renfermant potentiellement une armée de droïde ?
Bah, des droïdes ils semblaient être désactivés sinon il y aurait belle lurette que…
Un bruit se fit entendre, quelques secondes plus tard ils étaient acculés derrière des recoins de murs et Corvel signala que l'un des droïdes possédait un bouclier déflecteur.
Faut vraiment que j'arrête de penser à des merdes qui tombent sur nous, après quoi ce sera un Ranc… Non je ne vais pas le penser… RAAAAH !
Il remarqua alors quelque chose, Lyzs semblait être agitée… Quoique agitée était faible, elle était au bord de la panique. Cela était complétement décalé par rapport à l'image qu'elle donnait d'elle jusqu'à présent, professionnel, un peu taquineuse et surtout possédant un grand sang-froid. Etait-ce une façade ? Pas le temps d'y songer car ces tas de boulons se rapprochaient.
Elle lui prit alors l'épaule et il put sentir la tension qui l'habitait.
Elle était réellement au bord de la panique, c'était évident pour lui.
« Ok, ok. Tu es un garde, Kanos. Tu es un sensitif. Tu peux le faire… tu vas le faire ! Si je me mets à découvert pour les pousser, je suis fichue. Mais si je te couvre, toi tu peux le faire. »
[Flash unavailable]
Attend, quoi ?
« Bon sang, je n'étais pas prête… Je peux tenir… je peux le faire ! Je vais bloquer leurs tirs et toi tu vas en profiter pour faire appel à la Force et les envoyer valser. Tu… tu vas te concentrer. Imagine-les tomber. Souhaite-les pousser de tout ton être. Fais le geste : ça… ça aide. Sens la Force ! »
Il passait les deux brèves secondes suivantes à essayer mentalement de comprendre ce qu'il se déroulait, mais pas le temps.
« A mon signal… Maintenant ! Allez ! »
Elle se mit alors à découvert et tendit les mains faces à elle et généra une sorte de bouclier. Son visage se crispait de plus en plus, chaque tir semblait lui faire mal.
Chaque seconde semblait être sa dernière, son expression était identique à celle de…
Toute une série de pensées arriva alors dans la tête de la recru, souvenirs, peine, tristesse… Et colère l'envahissait.
Son visage qui était resté jusque-là plutôt calme compte tenu de la situation devint celle d'un homme en rage. Il sorti de sa cachette sans même prendre le temps de réfléchir à ce qu'il ferait et envoya alors ses deux mains en avant en poussant un hurlement de rage. Il ne voulait pas les voir simplement tombé, mais être complètement propulsé et réduit en charpie. C'était ce qu'il voulait, et c'est ce qui arriva.
Quelque chose se connecta. Pendant une brève faction de seconde il lui semblait voir une Aura entourant Lyzs et Corvel, et lui-même. Il sembla alors voir sa propre Aura partir en parti de son corps et foncer à vive allure vers les droïdes… Quand le contact se fit…
[MUSIQUE A 0:59]
Les droïdes se soulevèrent en arrière et furent propulsé en arrières à une tel vitesse que leurs mécaniques semblèrent ne pas pouvoir tenir la pression et les membres des droïdes se disloquèrent en morceau avant d'atterrir bien plus loin dans le couloir. Un bruit sonore avait envahi la pièce comme si un vent gigantesque c'était mis à souffler, suivit aussitôt du bruit des désormais carcasses métallique qui continuèrent à se fracasser sur les murs et sur le sol plus loin.
Les droïdes n'étaient plus là, ils étaient en morceau une cinquantaine de mètres plus loin.
Kanos resta immobile quelques instants avant de tituber et de manquer de tomber au sol. Il se raccrocha in extremis au soutient le plus proche : Lyzs.
Se tenant à elle en essayant de reprendre son souffle qui lui manquait. Il la regarda puis demanda.
« Vous…. Vous allez bien… Générale ? Monsieur Corvel ? »
Il changea alors d'appuiet vint s'appuyer contre le mur. Entre deux souffles, il eut un sourire en regardant les deux autres.
« C'est… C'est autre chose que la bille. » Dit-il avec un petit rire à moitié étouffé.
« On devrait peut-être quand même progresser prudemment Générale je pense... Ne serait-ce qu'au cas où. »
Dit-il avec un petit sourire rassurant. -
Post n°11
Auteur : LyzsSoulagée, Lyzs souffle un grand coup mais manque de laisser tomber Kanos qui, lui, semble être à plat. Finalement, il change d’appui pour se poser contre le mur. La générale et Corvel signalent leur état : tout le monde va bien. Lyzs décide qu’il vaut mieux jeter un œil aux droïdes pour pas qu’ils ne tentent quoi que ce soit malgré leur état. Le premier assaillant était coupé en deux, après tout. Sur la route, elle entend l’aspirant faire de l’humour. Un signe rassurant s'il en est.
Sabre en main, elle s’approche des pièces « détachées ». Et, effectivement, tout ce petit tas de ferraille persiste à vouloir se mouvoir. La jeune femme active donc son arme et tranche dans le tas en balayant le sol de deux coups secs.
— On ne laisse plus rien au hasard.
Cette fois sur ses gardes, Lyzs perçoit qu’elle n’en a pas fini avec les droïdes. Et son intuition ne la trompe pas car bientôt un nouveau canon pointe dans sa direction. Une unité tente de discrètement prendre position dans la salle d’où venaient ses camarades. Celle-ci met la garde en joue tout en restant à couvert, mais elle n’a pas le temps de tirer. Quelque chose échappant à la logique et déréglant ses capteurs l’extirpe de sa couverture. Il se retrouve soudainement à voler suite à un geste de traction mimé de la main par la gamine qu’il visait. Alors qu’il s’approche de la porte ouverte à toute allure et qu’il constate que sa tête va s’écraser en passant à travers, ses programmes génèrent un dernier texte :
— J’aurais mieux fait de rester en veille…
Le droïde perd la moitié de son buste dans un éclat de lumière en frappant contre le dormant de la porte. Le reste de son corps est coupé en deux d’un coup de sabre de la générale qui s’écarte de la trajectoire d’un simple pas de côté. Dans le même geste, elle éteint et raccroche son sabre à la ceinture. Rompant sa posture de repos droite prise par force de l’habitude du makashi, Lyzs rejoint Kanos et Corvel.
— Reprenons. C’était le dernier.
— Eh bien. En voilà du sang-froid !
La générale comprend bien vite que cette remarque n’est pas innocente, mais elle est bien consciente que sa crédibilité en a pris un coup. Elle ravale sa fierté et décide de ne pas répondre. Devant ce manque de réponse, Corvel se dit qu’il est peut-être allé un peu loin.
— Euh... Tout va bien ?
— Oui, oui. Ça m’arrive parfois, de réagir comme il faut. Disons que j’ai été prise dans un moment de faiblesse.
La jeune femme se masse la nuque, embêtée. Soudain, elle passe son regard sur les deux gardes tout en les désignant vivement du doigt. Un air sérieux vient masquer son embarras mais aucun son ne sort de sa bouche. Elle se contente de soupirer longuement en mettant de l’ordre dans ses idées. Après un instant, elle s’exprime :
— Ce que vous avez appris sur moi. Vous le gardez pour vous, comprit ?
Ces mots sonnent comme un ordre auquel on ne doit surtout pas faillir. Lyzs n’aurait jamais employé ce ton en temps normal. Elle n’aurait d’ailleurs jamais dû laisser échapper une information aussi sensible que celle de son vécu ici, mais son état est si particulier en ce moment-même.
La jeune femme lutte en vain contre des souvenirs rattachés à ces lieux. Comme hantée, elle se bat pour rester droite. Et, bien qu’elle fasse tout depuis son arrivée pour se contrôler, il lui est impossible de ne pas penser à ces deux personnes qui ont pris soin d’elle pendant tout ce temps passé dans ce laboratoire. Ces deux mêmes personnes qui ont tout quitté pour donner une vie à la générale. Et qui ont finalement tout perdu pour elle. Des souvenirs si puissants qu’ils en occultent tous les malheurs qu’elle a bien pu subir en ces lieux.
Démontée par sa propre mémoire, Lyzs serre le poing en faisant de son mieux pour rester forte. L’œil brillant mais sans larmes, elle baisse la tête. La tension du combat est descendue pour laisser place aux passions.
— Ne me demandez rien de plus. Et, surtout, ne m’en parlez pas…
Peu fière, elle relève le menton et regarde directement Ranto. Vu son âge et son vécu, il doit penser que sa supérieure est bien immature. Mais à la grande surprise de la jeune-fille, il ne la juge pas. Lyzs le sent mais ne sait pas trop comment reprendre le dessus. Corvel se redresse et rompt le silence.
— Bien. Vos ordres, générale ?
Cette loyauté presque choquante est salvatrice pour Lyzs, mais elle ne s'en rend pas compte. Déjà aux prises avec ses pensées, elle de contente d'agir comme elle le doit. Elle avale sa salive et force sur ses paupières, comme pour se réveiller, puis regarde Kanos.
— Tout va bien, Furkou ? Vous vous remettez ? Nous avons deux options : nous allons voir d’où viennent les droïdes ou nous continuons vers la salle de réunion.
Ayant du mal à garder ce masque de femme forte, elle soupire avant de reprendre.
— Un garde doit prendre des décisions et, parfois, très rapidement. Je vous laisse le choix pour cette fois. Pas de suppositions, juste une décision.
La générale veut donner des responsabilités à la recrue. Elle le sait bavard, elle l'imagine réfléchit. Mais elle veut qu'il soit capable de tirer une conclusion de ses propres analyses, qu'il fasse un choix et qu'il en assume les responsabilités. Quitte à le mettre sur le terrain, autant lui montrer directement qu’une seule personne peut influencer le destin de ceux qui l’entourent et parfois de bien plus encore. Une idée profondément gravée dans le crâne de la jeune femme. -
Post n°12
Auteur : KanosKanos réfléchissait, le lieu mettait sans doute mal à l’aise Lyzs même si elle voulait garder son image de Générale froide et dangereuse. Mais cela ne marchait plus réellement avec lui, il savait que Lyzs restait humaine comme lui, et que comme lui elle avait vécu des choses peu agréables et a priori c’était dans ces lieux que cela c’était déroulé.
Il pouvait la comprendre quand elle dit de n’en parler à personne après la remarque de Corvel et se jura de garder le secret. Lyzs était sa Générale et il lui devait respect.
Et puis vue le bordel sonore ambiant et la plainte du droïde sortant de la pièce d'à côté. Il n'était pas certains que ce soit une bonne idée de se moquer d'elle... Les quelques débris de métaux qui sortirent de la porte lui confirmèrent que c'était en effet une très mauvaise idée.
Pour être élever au rang de Générale à un si jeune âge, elle devait avoir fait ses preuves à de très nombreuses reprises. Elle était à peine plus vieille qu'elle et pourtant semblait avoir vue l'équivalent d'une vie entière.
Qu'est-ce qui avait bien pu se dérouler dans la vie de cette jeune femme?
Il avait l'impression d'être ridicule à côté d'elle, quand à Corvel: c'était une loyauté complète qu'il semblait avoir pour la Générale.
N'empêche, si il s'attendait à ça... Être en mission dès son premier jour avec LA Générale...
Si les autres lui auraient soufflé simplement l'idée que cela lui arriverais...
Si il avait découvert plus rapidement qu'il était un sensitif...
Il sentit alors les forces lui revenir puis finalement il se releva, au même moment la Générale lui demanda ce qu’ils devraient faire.
Pour lui, cela semblait évident : continuer sur l’objectif prioritaire. Trouver les salles de réunions et trouver des infos. Rien n’indiquait qu’ils étaient assez nombreux pour s’occuper de tous les droïdes qui pouvaient encore être présent. Et s’ils pouvaient trouver des infos sur l’endroit d’où venaient ces droïdes, c’était dans la salle de réunion.
Finissant de se relever, il regarda sa Générale.
« Il vaudrait mieux continuer vers les salles de réunions Générale, autant essayer de trouver ce qu’on cherche et s’occuper des droïdes au cas par cas plutôt que de foncer directement dedans. »
Et puis plus vite ils trouveraient ce qu’ils cherchent, et plus vite ils pourraient quitter cette endroit. Ne serait-ce que pour le bien de la Générale. Après avoir fini de parler, il dégaina son blaster et attendit que le Générale se remette à marcher. Il jeta un dernier coup d'oeil derrière eux et vit avec satisfaction que le couloir était vide, seul quelques débris et des droïdes désactivés dont une petite unité R2 de couleur rouge avec une tâche noir sur son "ventre". Curieux, il lui semblait avoir vu dans la pièce principale une autre unité R2 très similaire.
Bah, devait y en avoir pas mal.
Maintenant, restait plus qu'à attendre que la Générale se remette en marche. -
Post n°13
Auteur : LyzsGrâce à une nouvelle intervention du R5, le laboratoire est maintenant convenablement éclairé. Un bien pour un mal, puisque maintenant Lyzs compte les morts qu’elle ne peut plus ignorer en supposant que l’obscurité lui joue des tours. Obligé de passer à travers une salle pour continuer, le groupe doit supporter la vue d’une quinzaine de cadavres parfois démembrés. L’odeur et la vue font monter une horrible sensation dans la gorge de la jeune femme. Quelque chose que la tristesse et la compassion n’arrangent pas. La main devant son visage, elle traverse tant bien que mal cette pièce qu’elle n’avait jamais vu qu’à travers un hublot. Corvel, lui, se contente d’afficher un sombre air résigné : ce n’est pas la première fois qu’il voit ce genre de choses. Sabre à la main, il se questionne sur la nécessité d’avoir des machines équipées de seringues si grandes et aux aiguilles si larges. Si la générale s’était mieux souvenue, elle aurait préféré prendre un autre chemin : cet endroit ne lui rappelle rien de bon.
— Vous êtes bien calme… dit Corvel sans trop réfléchir.
— Je me contente de faire abstraction de tout ça, OK ? répond Lyzs en plaçant ses mains de chaque côté de sa tête pour faire une bulle.
Quelques mètres plus loin, le droïde doit à nouveau ouvrir une porte. L’éclairage de la nouvelle salle peine à s’allumer. Pour cause : tout y est ravagé. Le groupe entre et peut facilement constater que toutes les installations ont été tranchées par un sabre. De l’autre côté de la grande table autour de laquelle tout était agencé, une seconde porte avait elle aussi pu goûter à la lame du casseur. Posant ses deux mains sur le bord de la table, Lyzs se penche pour voir que l’holotransmetteur situé au centre de la table de fer et de verre est brisé. Corvel prend un siège et se pose pour analyser la situation : au moins, il n’y a pas de cadavre ici.
— Les boîtiers ont pris une sacrée raclée.
— C’est le moins qu’on puisse dire. Peut-être que quelques cartes sont récupérables ? dit la jeune femme en balayant l’endroit du regard.
— Peut-être. Autant faire le tour voir s’il n’y a aucun risque et envoyer une équipe spécialisée pour récupérer tout ça, non ?
— Oui… autant faire comme ça. De toute façon on ne va pas juste laisser ce laboratoire dans cet état.
Toujours appuyée sur la table, Lyzs plonge à nouveau son regard sur la lentille brisée. Elle ne peut pas être plus déçue, mais elle se réconforte en espérant que les spécialistes arrivent à récupérer quelques informations. Endurer tout ça pour arriver devant l’évidence qu’elle ne voulait pas voir : bien sûr que celui qui était venu massacrer tous ces gens avait tout fait pour détruire les données. En fait, c’est presque étonnant que tout ne soit pas calciné.
Bien vite, les pensées de la générale sont interrompues. Un frisson parcoure son dos cambré et lui glace le sang. Elle lâche le meuble et de redresse. Avant même de se retourner, elle sonne l’alerte :
— Furkou, attention ! Derrière !
Corvel, assis à l’opposé de la pièce se précipite pour se lever. Il voit une ombre courir silencieusement vers son filleul mais il n’a pas le temps de s’interposer. Lyzs se retourne pour voir la forme squelettique masquée par une grande capuche noire. Prise de court, la jeune femme n’a pas temps de réagir. L’homme en noir expose alors son corps efflanqué pour brandir un sabre dont la lame rouge et vibrante agresse les rétines de son propre porteur. Ses deux mains grises couvertes de veines noircies par le côté obscur serrent si fort son arme que ses muscles atrophiés semblent être sur le point de céder. Le visage froissé par la douleur et la lumière, il saute sur Kanos le sourire aux lèvres.
— Les plus faibles… en premier. lance-t-il, de sa voix brisée.Spoiler : < HRP >
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Post n°14
Auteur : KanosL’unité R5 avait réussi à allumer quelques lumières pour le plus grand déplaisir des yeux de Kanos.
Réprimant l’envie de vomir en voyant les cadavres coupés en morceaux et à moitié décomposé, il regretta d’avoir pris un si bon petit déjeuner.
Mais il savait également que ce genre de spectacle pourrait potentiellement être un spectacle Ô combien trop familier dans l’avenir, la guerre était une chose particulièrement horrible. Et même si les temps étaient désormais à la paix, il restait encore des vestiges… Et il restait encore des siths.
Il ne fallut pas longtemps à Kanos pour comprendre que les coupures avaient été faites au sabre-laser et que cela témoignait que le Sith avait dû passer à l’acte.
Pauvres types, ils n’avaient probablement aucune chance.
Quelques mètres plus loin, l’unité R5 ouvrit une nouvelle porte, et quand celle-ci fut ouverte ce fut pour constater qu’une bonne partie du matériel avait été proprement détruit au sabre laser. Le Sith avait peut-être un fétiche pour la destruction de matériel ?
Corvel et Lyzs se séparèrent, chacun fouillant de son côté, tandis que Kanos regarda rapidement derrière-lui avec sa lampe-torche, il voyait toujours les cadavres et quelques droïdes désactivé… Dont une autre unité R2 rouge avec une marque noir sur le ventre.
Fronçant les sourcils, il resta dessus quelques instants avant de regarder de nouveau la pièce dans laquelle il se trouvait. Il sentait quelque chose… Et son corps se mit à avoir la chair de poule.
« Je… Ce froid… »
Aussitôt, il remarqua du coin de l’œil Lyzs se retourner et Corvel se redresser.
« Furkou, attention ! Derrière ! »
La recru se retourna, au même moment un bruit de panique venant d’un droïde se fit entendre, et il le vit.
Le Sith.
Allumant son sabre à la couleur rouge-sang. L’adepte du côté obscur semblait n’être plus que l’ombre de lui-même tant il semblait être à bout de force, et pourtant mortel.
« Les plus faibles… en premier »
La recru écarquilla les yeux au moment-même ou le Sith sauta pour frapper, ni Lyzs ni Corvel n’avait le temps de le sauver. C’était fini… Il ferma les yeux empli d’un sentiment de colère.
"Quelques jours plus tôt, dans un Hôpital de Coruscant"
Kanos était installé tranquillement sur son lit, il écoutait depuis déjà une dizaine de minutes les deux recruteurs Kodir Obila et Lisa Fry.
« …Et en nous rejoignant vous pourrez vous découvrir des capacités auxquelles vous n’auriez jamais imaginé et également… »
Dix minutes déjà qu’ils lui parlaient de comment rejoindre les Gardiens de la République changerait sa vie, Dix minutes qu’il écoutait poliment et avec une certaine attention, Dix minutes que Kodir lui vantait les mérites d’être un Sensitif de la force protégeant les autres. Mais il ne tenait plus, il leva alors la main et l’interrompa.
« Je me doute de tout cela monsieur Oblila, je sais ce que les Gardiens peuvent m’offrir et je sais que c’est ce que je souhaite, alors pourquoi continuez-vous à me parler de tous les mérites ? »
L’homme s’arrêta puis tourna le regard vers la femme qui jusque-là n’avait point prononcé mot. Elle s’inclina alors légèrement vers le jeune homme.
« Parce que Kanos, tu souhaites nous rejoindre et nous le savons. Mais il faut également que tu comprennes que cela sera un pas décisif sur ta vie.
- C’est-à-dire ?
-Soit tu rejoins et tu survis jusqu’au bout… Soit tu échoue les tests… Soit tu meurs. Et si tu meurs, ce sera soit en combattant, soit en abandonnant.
- Je n’abandonnerais pas. » Répondit le jeune homme, la voix légèrement irrité.
« Tu le dis maintenant, mais qui nous dit qu’au premier Sith rencontrer tu n’abandonneras pas tout et tu appelleras ta mère au secours?
- JE N’ABANDONNERAIS PAS ! »
Sa voix avait explosé d’un ton, surprenant Odir, tandis que la femme se contenta d’un sourire.
Elle se leva alors, et se contenta de répondre.
« Maintenant, je n’en doute plus une seule seconde. On se reverra à la base. Gardien. »
"Le présent"
[Flash unavailable]
Je n’abandonnerais pas !
L’action se déroula en un instant. Le recru leva la main devant lui tandis que sa bouche s’ouvrit, poussant un hurlement de rage. Le Sith fut alors violemment repoussé en arrière glissant légèrement sur ses pieds et se mit aussitôt en garde. Son visage témoignait d’une grande surprise.
Kanos était quand à lui essoufflé, le regard empli d’une haine totale envers celui qui lui faisait face.
Il parla alors, son ton semblait être calme, mais n’importe qui voyant son regard pouvait témoigner qu’il était une rage silencieuse fixant son ennemi.
« Les plus faibles en premiers, on va commencer par toi alors. »
Attrapant son bâton électrique, il l’activa dans un grand claquement sonore électrifié avant de le faire rapidement tournoyer à côté de lui et de se mettre dans une garde. Une extrémité du bâton pointé vers l’avant légèrement vers le bas tandis que l’autre extrémité était inévitablement aux antipodes vers le haut.
Le Sith esquissa alors un sourire empli également de haine tandis que sa main ne tenant pas son sabre se leva alors, ses doigts s’écartèrent alors légèrement.
Il comptait utiliser les éclairs de force sur lui, il semblait avoir complètement oublié Lyzs et Corvel, son attention totalement focalisé sur ce microbe qui osait lui tenir tête. Mais le microbe en question n’aurait pas le temps d’esquiver. En fait, il ne pouvait rien faire si ce n’est se tenir debout. Il n’avait ni la force ni le niveau pour affronter un Sith même affaiblis. Sa provocation, sa mise en garde, c'était avant tout pour gagner du temps et permettre aux autres de le rejoindre.
Mais il espérait qu’il avait gagné assez de temps pour que Lyzs et Corvel le rejoigne.
De ce qu’il savait, un sabre-laser pouvait stopper les éclairs de forces. Il espérait que l’un d’entre eux aurait la bonne idée de le faire.Spoiler : HRP
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Post n°15
Auteur : LyzsLyzs n’a pas le temps de réagir, Corvel ne fait pas le tour et court sur la table en écrasant le verre de tout son poids. En voyant l’expression sur le visage du garde, la générale comprend qu’elle ne va pas avoir grand-chose à faire : elle aperçoit son regard décidé et vide de toutes craintes pendant un bref instant avant qu’il ne saute pour bousculer Kanos comme s’il n’était rien. A peine la voie libre, il jette son sabre sur le Sith sans s’arrêter de courir.
Si l’homme en noir ne réagit pas, la lame viendra le trancher. S’il lance ses éclairs, Ranto est sûr que sa constitution le fera tenir jusqu’à ce que l’ennemi soit coupé en deux. Finalement, le Sith décide de parer le coup à l’aide de son sabre. L’arme de Corvel entre à peine en contact avec celle de son adversaire qu’elle revient déjà vers sa main. Plus que quelques pas avant l’impact. Lancé comme jamais, Corvel écarte la lame du Sith à l’aide de la sienne et vient écraser son poing massif dans l’abdomen de son squelettique adversaire. Les quelques éclairs que l’homme a eu le temps de lancer courent sur le puissant dos du garde pour rejoindre le sol tandis que la main de ce dernier finit de broyer les côtes fragiles de l’agresseur. Soulevé par la violence du coup, presque empalé par l’uppercut de Corvel, le Sith laisse tomber son arme alors que son air et sa voix s’échappent d’un seul coup. Triomphant, le bras d’arme en arrière pour garder son équilibre, le garde laisse retomber la pression en soufflant à travers ses dents tandis que ses impressionnantes épaules se détendent. Le Sith touche enfin le sol dans un fracas étouffé par sa cape.
Première étape après avoir mis un Sith à terre : récupérer son arme. Vu l’état dans lequel celui-ci est, Corvel se dit qu’il peut prendre son temps. Il oublie cependant que sous la capuche de l’homme en noir, le sang et la chair ne sont plus seuls à se battre contre la mort. Animé par le côté obscur, le Sith tend tant bien que mal son bras vers son ennemi. Mais avant que la foudre ait pu jaillir de la pointe de ses ongles, l’homme glisse et se heurte contre le mur. Il râle, grogne et se plie à cause de la douleur, de la haine et de la colère : il est impuissant et cela lui fait bien plus mal que ses côtes cassées.
Lyzs, qui s’est d’abord assurée que Kanos n’a rien, s’approche tandis que Corvel relève son erreur. Ça ne lui aurait surement pas été fatal, mais on ne sait jamais. Il se maudit d’avoir quitté son adversaire des yeux et bénit l’intervention de sa supérieure.
— Merci, générale.
— Je peux au moins faire ça.
La jeune femme avance d’un pas décidé et pose un genou au sol avant d’attraper le Sith par le col pour le tourner vers elle. Elle plonge ses yeux bleus dans le regard orangé de l’inconnu. Motivée par un tas de chose, elle réaffirme sa prise en secouant l’homme qui n’a plus la force de se débattre.
— Pourquoi ? Pourquoi Atonish t’as envoyé faire ça ?
Lyzs ignore le sourire naissant sur le visage à peine humain du Sith. Il rit douloureusement avant de répondre.
— Seigneur Atonish a ses raisons. Je crois que même ici, personne ne savait. répond-t-il en ponctuant d'un rictus.
Lui-même ne sait pas pourquoi il a massacré tant de gens. La générale sent qu’elle pourrait s’emporter, mais elle se contient pour rester lucide. Le pion qui se trouve devant elle ne sait pas que l’empire n’est plus. Lorsqu’il a été envoyé, les Sith n’avaient pas besoin de se cacher. Inutile de lui demander la position de son maître. Elle lâche prise en se relevant.
— On le récupère.
Elle plonge sa main dans l’une des poches attachées à sa jambe pour attraper une petite plaque en duracier prévue pour lier les pouces. Elle la lance à Kanos.
— Ca suffira pour lui. Si vous avez des questions pertinentes à lui poser, c’est maintenant. Vu son état, il peut nous filer entres les doigts à tout moment. dit-elle en se reculant.
Lyzs a remarqué la réaction de Kanos lorsque le Sith lui est arrivé dessus. Lui donner l’occasion de s’en approcher « seul » va permettre à la générale de voir si le jeune homme a vraiment tant de rancune envers les adeptes du côté obscur. Saura-t-il se contrôler ? Et puis… peut-être que l’aspirant saura extraire une information utile de ce tas d’ordures ?Spoiler : < HRP >

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