Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #6

    Post n°6
    Auteur : Kanos

    Le jeune homme voyant le détonateur lancé vers lui l'attrapa par reflexe, heuresement qu'il était réactif. Visuellement c'était comme s'il l'avait attrapé d'une main sans même la regarder d'une manière bien viril.
    « Bienvenue dans la garde, petit. A toi l'honneur ! Mais c'est aussi celui qui appuie qui passe en premier. Hé hé ! »

    Il eut un petit sourire et ferma les yeux avant de répondre.
    « L'inverse m'aurait étonné Monsieur. C'est parti. »
    Il appuya sur le détonateur, une forte déflagration retentie ainsi qu'une petite vague de chaleur et de poussière qui sortait du renfoncement dans le sol ou se trouvait l'entrée. Il se couvrit en partit le visage et eu un petit sourire. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas entendu ce bruit si particulier, le bruit d'une explosion, et cela lui avait manqué.
    Lançant le détonateur utilisé à Corvel, il sortit son petit blaster et mit en joue la porte. Il procéda alors à l'étape suivant, descendre les escaliers et finalement entrer dans le complexe.
    Pour ce faire, il se colla à l'un des murs longeant l'escalier et se rapprocha de la porte comme ceci.
    Il put finalement voir les dégâts quand la poussière retomba et constata que la porte avait désormais un grand trou, mais techniquement était toujours présente.
    « Pas si infranchissable que cela comme porte finalement. »

    De l'autre côté de la porte, l'obscurité, bien qu'un peu de lumière entrait désormais, on n'y voyait pas grand-chose. Il pris alors une lampe-torche qu'il avait ramassé dans la valise et l'alluma, la pointant côte à côte avec son blaster pour voir ce qu'il visait.
    S'accolant à un morceau de la porte encore en état, il jeta rapidement un coup d'œil regardant l'intérieur.

    La pièce semblait être comme il l'avait deviné une sorte de petit hangar faisant apparemment office d'entrepôt. Au centre de la pièce qui était un carré d'une trentaine de mètre se trouvait un élévateur assez grand pour y faire tenir un vaisseau.
    Il n'y avait visiblement que deux autres issues, à droite à et gauche de la pièce, mais le plus marquant était le véritablement bordel qui régnait. Des pièces détachés partout, sans compter les morceaux de portes et mêmes quelques droïdes désactivé ou complêtement démoli Ha, et aussi des… Cadavres, où plutôt squelette qui jonchait le sol. Evitant d'y plonger le regard, il continua à regarder dans tous les coins. Il vit que rien ne bougeait et se détendit légèrement, entrant dans la pièce.
    Il put alors noter que le petit hangar sentait… Mauvais, une odeur proche de la décomposition.
    Kanos ne put résister et tenta de faire partir l'odeur de ses narines en secouant sa main devant lui.
    « Pouah, ça sent aussi bon qu'un Bantha ici. »
    Il inspecta les environs et regarda quelques pièces détachés. Notamment de certains droïdes et reconnut de nombreux modèles, des R2, des R5, des T3 et un droïde porte-charge. Il vit alors quelques choses en particulier et grogna.
    « Et merd*, pas bon ça. »
    Il souleva une espèce de casque qui était en réalité une tête de droïde et la montra.
    « Droïde Sentinelle Sith. Une belle saloperie, quoiqu'ils doivent ne pas trop vous poser de soucis je suppose. Et vue la variété de droïde, je serais même pas surpris de trouver quelques magnagardes. »
    Intérieurement, il réfléchissait également à autre chose, il pouvait rester des droïdes encore en état de marche et peut-être même certains qui pourraient les aider à trouver… A trouver quelque chose.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #7

      Post n°7
      Auteur : Lyzs

      Corvel suit Kanos à la trace, il est sur ses gardes et observe son filleul au travail. Le gamin avait un peu de vécu mais, quitte à procéder de cette manière, il aurait mieux valu balayer l'endroit avant de faire du bruit. L'homme était prêt à dégainer à tous moment. Si la générale dit qu'il y a un risque, il ne faut pas le prendre à la légère. Celle-ci, en revanche, n'est aucunement en position de se battre. Légèrement en retrait et accompagnée de son droïde, elle balaie l'endroit du regard et se dirige directement vers un interrupteur, les bras croisés.

      — Rien ne bouge, ici. déclare Lyzs.

      Elle essaie d'éclairer l'endroit mais rien n'y fait : la commande ne répond pas. Corvel, moins tendu depuis le constat de la jeune femme, inspecte les cadavres et la sentinelle Sith avec Kanos.

      — Ils ont tout démonté. C'est à se demander pourquoi. Cette unité a du se faire avoir par les droïdes du labo, ça aurait pu être drôle s'il n'y avait pas autant de morts.

      Lyzs se rapproche et distingue quelques cadavres enroulés dans leur blouse, elle détourne aussitôt le regard.

      — Euh… Il faut faire attention. Nous sommes maintenant sûrs qu'il s'agit de l'œuvre d'un ou de plusieurs Sith. Continuons.

      Sans attendre, la générale se dirige vers la droite du hangar. Eclairée par le R5, elle arrive devant une porte. Le droïde se connecte à son terminal pour tenter de l'ouvrir. Un bruit de décompression se fait entendre mais rien ne bouge. Mécontent, le petit robot laisse échapper une amère série de petits bips sonores. Son capteur optique se tourne vers Lyzs pour attendre la suite. La générale tente de pousser la porte mais celle-ci lui résiste. Agacée, la jeune femme décide de faire appel à la Force en traçant brusquement le trajet de la porte. Après un grand craquement, elle finit par s'ouvrir et claque violemment en bout de course. Surprit, Corvel se tourne pour voir d'où vient tout ce boucan.

      — Tout va bien ? Vous avez trouvé quelque chose ?

      — Rien à signaler. Il nous faut juste continuer par ici. Répond Lyzs avant de se tourner vers le R5. Tu peux éclairer l’endroit ? Tant qu’on y est, jette un œil sur l’état des lieux si tu le peux.

      Le droïde se connecte à nouveau au terminal. Il n’arrive pas à remettre en marche l’éclairage, mais le long couloir qui attend le groupe se retrouve éclairé de nombreuses lumières rouges situées en hauteur sur les deux murs. Le R5 affiche un hologramme où Lyzs peut voir que rien de vicieux ne surprendra le groupe. Elle note sur un ton ironique que l’eau potable est toujours accessible et appelle à nouveau les deux hommes. Corvel la rejoint, mais Kanos semble avoir de la compagnie.

      Quelques bips se font entendre au loin. Parmi les droïdes, quelque chose avance vers la recrue en traînant de la ferraille au sol.

      — Attention !


      Spoiler : < HRP >
      A toi de décider : ami ou ennemi ? ^^
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        #8

        Post n°8
        Auteur : Kanos

        « Pas de panique. » Se contenta de répondre Kanos, il pointa son blaster vers la chose en mouvement ainsi que sa lampe-torche. La lumière révéla un buste de Sentinelle Sith qui s'était réactivé et dont les jambes manquaient. Il se traînait vers Kanos dans l'espoir de le tuer de ses propres mains.

        La recrue tira alors un unique coup dans la tête du droïde qui aussitôt s'effondra, la tête percée par un trou fumant.

        Le tir avait résonné dans la pièce, mais la discrétion n'était pas vraiment de mise compte tenu de l'explosion de la porte principale.



        Voyant que le droïde était définitivement désactivé, Kanos rangea son arme et se dirigea vers ses supérieurs. Son regard ne trahissait aucune peur. Il n'y avait pas eu réellement de risque de toute manière.

        Il regarda Lyzs et Corvel et acquiesça.

        « Y'a probablement d'autres droïdes encore partiellement en état de marche. Si on trouve une console d'accès, on pourrait peut-être télécharger un plan de la base s'il y en a une non ? »

        Mieux valait rapidement trouver un moyen de s'orienter dans cette base, car il sentait que l'on pourrait rapidement se perdre. La présence de droïdes encore actif l'inquiétait aussi. Mais surtout, c'était le fait de savoir qu'il y avait peut-être des Siths dans cette base et ça, ce n'était pas une bonne chose.

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          #9

          Post n°9
          Auteur : Lyzs

          Le tir fait sursauter Lyzs. En une seconde, son pouls monte en flèche. Mais Kanos revient tranquillement vers les gardes. Soulagée, elle s’appuie contre la porte pour respirer et retrouver son état normal. Même après tout ce temps, les coups de feu l’agitent encore. Kanos arrive.

          *Si on perd la recrue, je ne m’en remettrais pas.*

          — Y'a probablement d'autres droïdes encore partiellement en état de marche. Si on trouve une console d'accès, on pourrait peut-être télécharger un plan de la base s'il y en a une non ?

          L'apirant pense donc à trouver à un plan. Pourquoi pas, après tout ? La générale profite du fait que son R5 soit là pour lui dire de s’exécuter. Cependant, il cherche dans le vent. La base de données est inaccessible depuis ce terminal. Un long bip fait comprendre l’échec de la manœuvre. Lyzs, qui essaie de gagner en contenance, soupire en croisant les bras.

          — Bon, alors direction les salles de réunions. Si les communications sont sauvegardées, on les trouvera là-bas. Je ne suis pas experte en réseaux, mais ça ne m’étonnerait pas qu’on ne puisse pas accéder aux données depuis n’importe où.

          — Donc on va directement là où on peut les lire ?

          — Exactement.

          — C’est bien joli tout ça, mais comment on fait sans repères ?

          La jeune femme ne répond pas : elle réfléchit. Assez dérangée par la situation, elle semble hésiter. Son regarde passe furtivement sur les deux hommes avant qu’elle n’inspire un grand coup.

          — Suivez-moi.

          Sans rien dire de plus, Lyzs ouvre la marche. Elle attache ses longs cheveux pour en faire une queue de cheval tombant jusqu’au creux de ses reins. Son pas décidé fait sautiller ses mèches et ses yeux regardent au loin. Cependant, elle n’analyse pas grand-chose : elle est trop occupée par ses pensées. Corvel l’arrête après que le groupe soit passé devant quelques portes sans prendre le temps de savoir sur quoi elles donnent. La générale semble se réveiller et ne comprend pas pourquoi Corvel la retient par l’épaule. Il a l’air plutôt contrarié.

          — On ne s’arrête pas ? On ne vérifie rien ? On ne fait pas de plan ? On avance à l’aveugle, c’est ça l’idée ?

          Aussitôt, Lyzs se braque. Elle recule et fait face aux deux gardes mais ne parle pas. Elle est comme bloquée. Corvel l’incite à répondre en haussant les sourcils. La jeune femme entrouvre la bouche, hésitante, avant de se lancer.

          — J’ai vécu ici pendant dix ans, Corvel ! Nous n’avons pas besoin de ce foutu plan ! Contentez-vous de me suivre.

          Elle masque son visage d’une main pour appuyer sur ses tempes et se retourne et avale douloureusement sa salive.

          — Bon... maintenant. En avant. dit-elle avant de reprendre sa marche.

          Le groupe fait quelques pas, mais pas plus. Une porte s’ouvre dans leur dos. Une nouvelle sentinelle fait son apparition, sauf que celle-ci est entière et a un blaster entre les mains. Elle ouvre le feu et elle est très bientôt rejointe par deux autres unités qui font de même. Armé de bons réflexes, Corvel dévie les premiers tirs en dégainant son sabre et pousse Lyzs ainsi que Kanos contre une porte. Cachés par le petit renfoncement menant sur cette dernière, le groupe est en sécurité relative. Mais le garde n’a pas la place pour les rejoindre. Il continue à dévier les lasers pendant que le droïde r5 tourne sur lui-même tout en bipant de panique. Il se cache finalement devant une autre porte. Corvel rejoint lentement le petit robot tout en renvoyant les tirs -qui s'intensifient- à l’aide de son sabre. Il fait tout pour qu’ils partent en direction des droïdes pour éviter de blesse les deux autres. Il s’aplatit enfin contre la porte.

          — Le premier a un bouclier ! Je renvoie dans le vent ! Si je balance un détonateur on va en prendre plein la gueule ! Faites quelque chose !

          Lyzs, les mains collées contre le métal froid, est au bord de la panique. Les lasers passant sous son nez et s’écrasant dans de grandes giclées d’étincelles lui montrent à quel point sa vie est menacée. Au bord de la crise, elle attrape le bras de Kanos comme pour vérifier qu’il est toujours là.

          — Ok, ok. dit-elle d’une voix agitée. Tu es un garde, Kanos. Tu es un sensitif. Tu peux le faire… tu vas le faire ! Si je me mets à découvert pour les pousser, je suis fichue. Mais si je te couvre, toi tu peux le faire.

          Elle essuie la sueur de son front d’un revers du bras tout en essayant de contrôler sa respiration.

          — Bon sang, je n’étais pas prête… Je peux tenir… je peux le faire ! Je vais bloquer leurs tirs et toi tu vas en profiter pour faire appel à la Force et les envoyer valser. Tu… tu vas te concentrer. Imagine-les tomber. Souhaite les pousser de tout ton être. Fais le geste : ça… ça aide. Sens la Force !

          L’instructeur comprend l’état de Lyzs. Il faut dire que la cadence de tir des sentinelles augmente alors qu’elles s’approchent. Corvel compte lui aussi tenter de les repousser, mais il sait à quel point il est nul avec ce genre de pouvoirs. Il serre les dents en attendant le signal. La générale, elle, jette un œil à Kanos mais ne le lui laisse pas le temps de répondre. Au pire, elle attend une prouesse de la part de Ranto.

          — A mon signal… Maintenant !

          A ce mot, elle se met à découvert les deux bras en avant. D’un coup, les tirs se retrouvent bloqués par une bulle dessinée par les étincelles qui retombent sur celle-ci. Les nombreux lasers provoquent un affreux son métallique qui secoue les tympans de la jeune femme, mais c’est le dernier de ses soucis : son bouclier étant comme sa seconde peau, chaque impact lui fait ressentir une douleur de plus en plus intense à mesure que les chocs se répètent. Les yeux fermés pour mieux se concentrer, elle insiste sur son ordre.

          — Allez !

          Quoi de mieux pour mettre en difficulté des sensitifs que des tirs à feu nourri dans le dos dans un couloir étroit ?
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            #10

            Post n°10
            Auteur : Kanos

            La Générale décida de se rendre dans les salles de réunions. En effet cela semblait logique, vu que c'était là où les données étaient susceptibles d'être utilisé le plus souvent pour tout ce qui était rapport ou même communication à l'extérieur.
            Intérieurement, Kanos se traita d'imbécile car il aurait dû directement y songer. Lui pensait plutôt à trouver un poste de contrôle qui aurait sans doute été à coup sûr verrouillé avec l'interrupteur planqué six niveaux plus bas derrière trois cents portes gardé, oui c'était d'une logique implacable de foutre un bouton pour tel porte à l'opposé de la base. Mais étrangement l'architecte de toutes les bases ayant appartenue aux Impériaux, puis aux Siths avaient dû avoir un esprit farceur pour ce genre de curiosité.

            Lyzs commença alors à mener la marche et d'une manière bien curieuse. Elle ne se préoccupait pas des portes fermés qui se trouvait sur les côtés et continuait à filer droit d'une manière déterminé.
            Corvel la questionna alors et elle s'arrêta avant de finalement reculer vers eux et leur répondre.
            « J'ai vécu ici pendant dix ans, Corvel ! Nous n'avons pas besoin de ce foutu plan ! Contentez-vous de me suivre. »

            Extérieurement, Kanos ne répondit rien… Intérieurement en revanche…
            QUEQUOICOMMENT ?! J'AI BIEN ENTENDU ?!
            Dix ans ! Dix putains d'années et avec un peu de chance c'était en partie durant la période où c'était tenu par les Impériaux puis les Siths ! Restait à savoir de quelle manière elle avait « vécu » ici.
            Mais la recru se demanda s'il n'y avait pas quelque chose de personnel désormais dans la fouille de cette base… Quelque chose que la Générale ne voulait pas forcément rendre visible à tous ? Cela expliquerait le fait qu'ils ne soient que trois pour fouiller une base renfermant potentiellement une armée de droïde ?
            Bah, des droïdes ils semblaient être désactivés sinon il y aurait belle lurette que…


            Un bruit se fit entendre, quelques secondes plus tard ils étaient acculés derrière des recoins de murs et Corvel signala que l'un des droïdes possédait un bouclier déflecteur.
            Faut vraiment que j'arrête de penser à des merdes qui tombent sur nous, après quoi ce sera un Ranc… Non je ne vais pas le penser… RAAAAH !
            Il remarqua alors quelque chose, Lyzs semblait être agitée… Quoique agitée était faible, elle était au bord de la panique. Cela était complétement décalé par rapport à l'image qu'elle donnait d'elle jusqu'à présent, professionnel, un peu taquineuse et surtout possédant un grand sang-froid. Etait-ce une façade ? Pas le temps d'y songer car ces tas de boulons se rapprochaient.
            Elle lui prit alors l'épaule et il put sentir la tension qui l'habitait.
            Elle était réellement au bord de la panique, c'était évident pour lui.
            « Ok, ok. Tu es un garde, Kanos. Tu es un sensitif. Tu peux le faire… tu vas le faire ! Si je me mets à découvert pour les pousser, je suis fichue. Mais si je te couvre, toi tu peux le faire. »

            [Flash unavailable]

            Attend, quoi ?
            « Bon sang, je n'étais pas prête… Je peux tenir… je peux le faire ! Je vais bloquer leurs tirs et toi tu vas en profiter pour faire appel à la Force et les envoyer valser. Tu… tu vas te concentrer. Imagine-les tomber. Souhaite-les pousser de tout ton être. Fais le geste : ça… ça aide. Sens la Force ! »

            Il passait les deux brèves secondes suivantes à essayer mentalement de comprendre ce qu'il se déroulait, mais pas le temps.
            « A mon signal… Maintenant ! Allez ! »
            Elle se mit alors à découvert et tendit les mains faces à elle et généra une sorte de bouclier. Son visage se crispait de plus en plus, chaque tir semblait lui faire mal.
            Chaque seconde semblait être sa dernière, son expression était identique à celle de…
            Toute une série de pensées arriva alors dans la tête de la recru, souvenirs, peine, tristesse… Et colère l'envahissait.
            Son visage qui était resté jusque-là plutôt calme compte tenu de la situation devint celle d'un homme en rage. Il sorti de sa cachette sans même prendre le temps de réfléchir à ce qu'il ferait et envoya alors ses deux mains en avant en poussant un hurlement de rage. Il ne voulait pas les voir simplement tombé, mais être complètement propulsé et réduit en charpie. C'était ce qu'il voulait, et c'est ce qui arriva.

            Quelque chose se connecta. Pendant une brève faction de seconde il lui semblait voir une Aura entourant Lyzs et Corvel, et lui-même. Il sembla alors voir sa propre Aura partir en parti de son corps et foncer à vive allure vers les droïdes… Quand le contact se fit…

            [MUSIQUE A 0:59]


            Les droïdes se soulevèrent en arrière et furent propulsé en arrières à une tel vitesse que leurs mécaniques semblèrent ne pas pouvoir tenir la pression et les membres des droïdes se disloquèrent en morceau avant d'atterrir bien plus loin dans le couloir. Un bruit sonore avait envahi la pièce comme si un vent gigantesque c'était mis à souffler, suivit aussitôt du bruit des désormais carcasses métallique qui continuèrent à se fracasser sur les murs et sur le sol plus loin.

            Les droïdes n'étaient plus là, ils étaient en morceau une cinquantaine de mètres plus loin.
            Kanos resta immobile quelques instants avant de tituber et de manquer de tomber au sol. Il se raccrocha in extremis au soutient le plus proche : Lyzs.
            Se tenant à elle en essayant de reprendre son souffle qui lui manquait. Il la regarda puis demanda.
            « Vous…. Vous allez bien… Générale ? Monsieur Corvel ? »
            Il changea alors d'appuiet vint s'appuyer contre le mur. Entre deux souffles, il eut un sourire en regardant les deux autres.
            « C'est… C'est autre chose que la bille. » Dit-il avec un petit rire à moitié étouffé.
            « On devrait peut-être quand même progresser prudemment Générale je pense... Ne serait-ce qu'au cas où. »
            Dit-il avec un petit sourire rassurant.

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              Post n°11
              Auteur : Lyzs

              Soulagée, Lyzs souffle un grand coup mais manque de laisser tomber Kanos qui, lui, semble être à plat. Finalement, il change d’appui pour se poser contre le mur. La générale et Corvel signalent leur état : tout le monde va bien. Lyzs décide qu’il vaut mieux jeter un œil aux droïdes pour pas qu’ils ne tentent quoi que ce soit malgré leur état. Le premier assaillant était coupé en deux, après tout. Sur la route, elle entend l’aspirant faire de l’humour. Un signe rassurant s'il en est.

              Sabre en main, elle s’approche des pièces « détachées ». Et, effectivement, tout ce petit tas de ferraille persiste à vouloir se mouvoir. La jeune femme active donc son arme et tranche dans le tas en balayant le sol de deux coups secs.


              — On ne laisse plus rien au hasard.

              Cette fois sur ses gardes, Lyzs perçoit qu’elle n’en a pas fini avec les droïdes. Et son intuition ne la trompe pas car bientôt un nouveau canon pointe dans sa direction. Une unité tente de discrètement prendre position dans la salle d’où venaient ses camarades. Celle-ci met la garde en joue tout en restant à couvert, mais elle n’a pas le temps de tirer. Quelque chose échappant à la logique et déréglant ses capteurs l’extirpe de sa couverture. Il se retrouve soudainement à voler suite à un geste de traction mimé de la main par la gamine qu’il visait. Alors qu’il s’approche de la porte ouverte à toute allure et qu’il constate que sa tête va s’écraser en passant à travers, ses programmes génèrent un dernier texte :


              — J’aurais mieux fait de rester en veille…

              Le droïde perd la moitié de son buste dans un éclat de lumière en frappant contre le dormant de la porte. Le reste de son corps est coupé en deux d’un coup de sabre de la générale qui s’écarte de la trajectoire d’un simple pas de côté. Dans le même geste, elle éteint et raccroche son sabre à la ceinture. Rompant sa posture de repos droite prise par force de l’habitude du makashi, Lyzs rejoint Kanos et Corvel.

              — Reprenons. C’était le dernier.

              — Eh bien. En voilà du sang-froid !


              La générale comprend bien vite que cette remarque n’est pas innocente, mais elle est bien consciente que sa crédibilité en a pris un coup. Elle ravale sa fierté et décide de ne pas répondre. Devant ce manque de réponse, Corvel se dit qu’il est peut-être allé un peu loin.

              — Euh... Tout va bien ?


              — Oui, oui. Ça m’arrive parfois, de réagir comme il faut. Disons que j’ai été prise dans un moment de faiblesse.


              La jeune femme se masse la nuque, embêtée. Soudain, elle passe son regard sur les deux gardes tout en les désignant vivement du doigt. Un air sérieux vient masquer son embarras mais aucun son ne sort de sa bouche. Elle se contente de soupirer longuement en mettant de l’ordre dans ses idées. Après un instant, elle s’exprime :

              — Ce que vous avez appris sur moi. Vous le gardez pour vous, comprit ?

              Ces mots sonnent comme un ordre auquel on ne doit surtout pas faillir. Lyzs n’aurait jamais employé ce ton en temps normal. Elle n’aurait d’ailleurs jamais dû laisser échapper une information aussi sensible que celle de son vécu ici, mais son état est si particulier en ce moment-même.

              La jeune femme lutte en vain contre des souvenirs rattachés à ces lieux. Comme hantée, elle se bat pour rester droite. Et, bien qu’elle fasse tout depuis son arrivée pour se contrôler, il lui est impossible de ne pas penser à ces deux personnes qui ont pris soin d’elle pendant tout ce temps passé dans ce laboratoire. Ces deux mêmes personnes qui ont tout quitté pour donner une vie à la générale. Et qui ont finalement tout perdu pour elle. Des souvenirs si puissants qu’ils en occultent tous les malheurs qu’elle a bien pu subir en ces lieux.

              Démontée par sa propre mémoire, Lyzs serre le poing en faisant de son mieux pour rester forte. L’œil brillant mais sans larmes, elle baisse la tête. La tension du combat est descendue pour laisser place aux passions.


              — Ne me demandez rien de plus. Et, surtout, ne m’en parlez pas…

              Peu fière, elle relève le menton et regarde directement Ranto. Vu son âge et son vécu, il doit penser que sa supérieure est bien immature. Mais à la grande surprise de la jeune-fille, il ne la juge pas. Lyzs le sent mais ne sait pas trop comment reprendre le dessus. Corvel se redresse et rompt le silence.

              — Bien. Vos ordres, générale ?

              Cette loyauté presque choquante est salvatrice pour Lyzs, mais elle ne s'en rend pas compte. Déjà aux prises avec ses pensées, elle de contente d'agir comme elle le doit. Elle avale sa salive et force sur ses paupières, comme pour se réveiller, puis regarde Kanos.

              — Tout va bien, Furkou ? Vous vous remettez ? Nous avons deux options : nous allons voir d’où viennent les droïdes ou nous continuons vers la salle de réunion.

              Ayant du mal à garder ce masque de femme forte, elle soupire avant de reprendre.

              — Un garde doit prendre des décisions et, parfois, très rapidement. Je vous laisse le choix pour cette fois. Pas de suppositions, juste une décision.

              La générale veut donner des responsabilités à la recrue. Elle le sait bavard, elle l'imagine réfléchit. Mais elle veut qu'il soit capable de tirer une conclusion de ses propres analyses, qu'il fasse un choix et qu'il en assume les responsabilités. Quitte à le mettre sur le terrain, autant lui montrer directement qu’une seule personne peut influencer le destin de ceux qui l’entourent et parfois de bien plus encore. Une idée profondément gravée dans le crâne de la jeune femme.
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                Auteur : Kanos

                Kanos réfléchissait, le lieu mettait sans doute mal à l’aise Lyzs même si elle voulait garder son image de Générale froide et dangereuse. Mais cela ne marchait plus réellement avec lui, il savait que Lyzs restait humaine comme lui, et que comme lui elle avait vécu des choses peu agréables et a priori c’était dans ces lieux que cela c’était déroulé.
                Il pouvait la comprendre quand elle dit de n’en parler à personne après la remarque de Corvel et se jura de garder le secret. Lyzs était sa Générale et il lui devait respect.

                Et puis vue le bordel sonore ambiant et la plainte du droïde sortant de la pièce d'à côté. Il n'était pas certains que ce soit une bonne idée de se moquer d'elle... Les quelques débris de métaux qui sortirent de la porte lui confirmèrent que c'était en effet une très mauvaise idée.
                Pour être élever au rang de Générale à un si jeune âge, elle devait avoir fait ses preuves à de très nombreuses reprises. Elle était à peine plus vieille qu'elle et pourtant semblait avoir vue l'équivalent d'une vie entière.
                Qu'est-ce qui avait bien pu se dérouler dans la vie de cette jeune femme?
                Il avait l'impression d'être ridicule à côté d'elle, quand à Corvel: c'était une loyauté complète qu'il semblait avoir pour la Générale.
                N'empêche, si il s'attendait à ça... Être en mission dès son premier jour avec LA Générale...
                Si les autres lui auraient soufflé simplement l'idée que cela lui arriverais...
                Si il avait découvert plus rapidement qu'il était un sensitif...

                Il sentit alors les forces lui revenir puis finalement il se releva, au même moment la Générale lui demanda ce qu’ils devraient faire.
                Pour lui, cela semblait évident : continuer sur l’objectif prioritaire. Trouver les salles de réunions et trouver des infos. Rien n’indiquait qu’ils étaient assez nombreux pour s’occuper de tous les droïdes qui pouvaient encore être présent. Et s’ils pouvaient trouver des infos sur l’endroit d’où venaient ces droïdes, c’était dans la salle de réunion.
                Finissant de se relever, il regarda sa Générale.
                « Il vaudrait mieux continuer vers les salles de réunions Générale, autant essayer de trouver ce qu’on cherche et s’occuper des droïdes au cas par cas plutôt que de foncer directement dedans. »

                Et puis plus vite ils trouveraient ce qu’ils cherchent, et plus vite ils pourraient quitter cette endroit. Ne serait-ce que pour le bien de la Générale. Après avoir fini de parler, il dégaina son blaster et attendit que le Générale se remette à marcher. Il jeta un dernier coup d'oeil derrière eux et vit avec satisfaction que le couloir était vide, seul quelques débris et des droïdes désactivés dont une petite unité R2 de couleur rouge avec une tâche noir sur son "ventre". Curieux, il lui semblait avoir vu dans la pièce principale une autre unité R2 très similaire.
                Bah, devait y en avoir pas mal.
                Maintenant, restait plus qu'à attendre que la Générale se remette en marche.

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                  Auteur : Lyzs

                  Grâce à une nouvelle intervention du R5, le laboratoire est maintenant convenablement éclairé. Un bien pour un mal, puisque maintenant Lyzs compte les morts qu’elle ne peut plus ignorer en supposant que l’obscurité lui joue des tours. Obligé de passer à travers une salle pour continuer, le groupe doit supporter la vue d’une quinzaine de cadavres parfois démembrés. L’odeur et la vue font monter une horrible sensation dans la gorge de la jeune femme. Quelque chose que la tristesse et la compassion n’arrangent pas. La main devant son visage, elle traverse tant bien que mal cette pièce qu’elle n’avait jamais vu qu’à travers un hublot. Corvel, lui, se contente d’afficher un sombre air résigné : ce n’est pas la première fois qu’il voit ce genre de choses. Sabre à la main, il se questionne sur la nécessité d’avoir des machines équipées de seringues si grandes et aux aiguilles si larges. Si la générale s’était mieux souvenue, elle aurait préféré prendre un autre chemin : cet endroit ne lui rappelle rien de bon.

                  — Vous êtes bien calme… dit Corvel sans trop réfléchir.

                  — Je me contente de faire abstraction de tout ça, OK ? répond Lyzs en plaçant ses mains de chaque côté de sa tête pour faire une bulle.

                  Quelques mètres plus loin, le droïde doit à nouveau ouvrir une porte. L’éclairage de la nouvelle salle peine à s’allumer. Pour cause : tout y est ravagé. Le groupe entre et peut facilement constater que toutes les installations ont été tranchées par un sabre. De l’autre côté de la grande table autour de laquelle tout était agencé, une seconde porte avait elle aussi pu goûter à la lame du casseur. Posant ses deux mains sur le bord de la table, Lyzs se penche pour voir que l’holotransmetteur situé au centre de la table de fer et de verre est brisé. Corvel prend un siège et se pose pour analyser la situation : au moins, il n’y a pas de cadavre ici.


                  — Les boîtiers ont pris une sacrée raclée.

                  — C’est le moins qu’on puisse dire. Peut-être que quelques cartes sont récupérables ? dit la jeune femme en balayant l’endroit du regard.

                  — Peut-être. Autant faire le tour voir s’il n’y a aucun risque et envoyer une équipe spécialisée pour récupérer tout ça, non ?

                  — Oui… autant faire comme ça. De toute façon on ne va pas juste laisser ce laboratoire dans cet état.

                  Toujours appuyée sur la table, Lyzs plonge à nouveau son regard sur la lentille brisée. Elle ne peut pas être plus déçue, mais elle se réconforte en espérant que les spécialistes arrivent à récupérer quelques informations. Endurer tout ça pour arriver devant l’évidence qu’elle ne voulait pas voir : bien sûr que celui qui était venu massacrer tous ces gens avait tout fait pour détruire les données. En fait, c’est presque étonnant que tout ne soit pas calciné.

                  Bien vite, les pensées de la générale sont interrompues. Un frisson parcoure son dos cambré et lui glace le sang. Elle lâche le meuble et de redresse. Avant même de se retourner, elle sonne l’alerte :


                  — Furkou, attention ! Derrière !

                  Corvel, assis à l’opposé de la pièce se précipite pour se lever. Il voit une ombre courir silencieusement vers son filleul mais il n’a pas le temps de s’interposer. Lyzs se retourne pour voir la forme squelettique masquée par une grande capuche noire. Prise de court, la jeune femme n’a pas temps de réagir. L’homme en noir expose alors son corps efflanqué pour brandir un sabre dont la lame rouge et vibrante agresse les rétines de son propre porteur. Ses deux mains grises couvertes de veines noircies par le côté obscur serrent si fort son arme que ses muscles atrophiés semblent être sur le point de céder. Le visage froissé par la douleur et la lumière, il saute sur Kanos le sourire aux lèvres.

                  — Les plus faibles… en premier. lance-t-il, de sa voix brisée.


                  Spoiler : < HRP >

                  Il est affaiblit, mais ça reste un Sith rongé par le côté obscur, fais gaffe ! :D
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                    Auteur : Kanos

                    L’unité R5 avait réussi à allumer quelques lumières pour le plus grand déplaisir des yeux de Kanos.
                    Réprimant l’envie de vomir en voyant les cadavres coupés en morceaux et à moitié décomposé, il regretta d’avoir pris un si bon petit déjeuner.
                    Mais il savait également que ce genre de spectacle pourrait potentiellement être un spectacle Ô combien trop familier dans l’avenir, la guerre était une chose particulièrement horrible. Et même si les temps étaient désormais à la paix, il restait encore des vestiges… Et il restait encore des siths.
                    Il ne fallut pas longtemps à Kanos pour comprendre que les coupures avaient été faites au sabre-laser et que cela témoignait que le Sith avait dû passer à l’acte.
                    Pauvres types, ils n’avaient probablement aucune chance.

                    Quelques mètres plus loin, l’unité R5 ouvrit une nouvelle porte, et quand celle-ci fut ouverte ce fut pour constater qu’une bonne partie du matériel avait été proprement détruit au sabre laser. Le Sith avait peut-être un fétiche pour la destruction de matériel ?

                    Corvel et Lyzs se séparèrent, chacun fouillant de son côté, tandis que Kanos regarda rapidement derrière-lui avec sa lampe-torche, il voyait toujours les cadavres et quelques droïdes désactivé… Dont une autre unité R2 rouge avec une marque noir sur le ventre.
                    Fronçant les sourcils, il resta dessus quelques instants avant de regarder de nouveau la pièce dans laquelle il se trouvait. Il sentait quelque chose… Et son corps se mit à avoir la chair de poule.
                    « Je… Ce froid… »
                    Aussitôt, il remarqua du coin de l’œil Lyzs se retourner et Corvel se redresser.
                    « Furkou, attention ! Derrière ! »
                    La recru se retourna, au même moment un bruit de panique venant d’un droïde se fit entendre, et il le vit.
                    Le Sith.
                    Allumant son sabre à la couleur rouge-sang. L’adepte du côté obscur semblait n’être plus que l’ombre de lui-même tant il semblait être à bout de force, et pourtant mortel.
                    « Les plus faibles… en premier »
                    La recru écarquilla les yeux au moment-même ou le Sith sauta pour frapper, ni Lyzs ni Corvel n’avait le temps de le sauver. C’était fini… Il ferma les yeux empli d’un sentiment de colère.



                    "Quelques jours plus tôt, dans un Hôpital de Coruscant"
                    Kanos était installé tranquillement sur son lit, il écoutait depuis déjà une dizaine de minutes les deux recruteurs Kodir Obila et Lisa Fry.
                    « …Et en nous rejoignant vous pourrez vous découvrir des capacités auxquelles vous n’auriez jamais imaginé et également… »
                    Dix minutes déjà qu’ils lui parlaient de comment rejoindre les Gardiens de la République changerait sa vie, Dix minutes qu’il écoutait poliment et avec une certaine attention, Dix minutes que Kodir lui vantait les mérites d’être un Sensitif de la force protégeant les autres. Mais il ne tenait plus, il leva alors la main et l’interrompa.
                    « Je me doute de tout cela monsieur Oblila, je sais ce que les Gardiens peuvent m’offrir et je sais que c’est ce que je souhaite, alors pourquoi continuez-vous à me parler de tous les mérites ? »

                    L’homme s’arrêta puis tourna le regard vers la femme qui jusque-là n’avait point prononcé mot. Elle s’inclina alors légèrement vers le jeune homme.
                    « Parce que Kanos, tu souhaites nous rejoindre et nous le savons. Mais il faut également que tu comprennes que cela sera un pas décisif sur ta vie.
                    - C’est-à-dire ?
                    -Soit tu rejoins et tu survis jusqu’au bout… Soit tu échoue les tests… Soit tu meurs. Et si tu meurs, ce sera soit en combattant, soit en abandonnant.
                    - Je n’abandonnerais pas. »
                    Répondit le jeune homme, la voix légèrement irrité.
                    « Tu le dis maintenant, mais qui nous dit qu’au premier Sith rencontrer tu n’abandonneras pas tout et tu appelleras ta mère au secours?
                    - JE N’ABANDONNERAIS PAS ! »

                    Sa voix avait explosé d’un ton, surprenant Odir, tandis que la femme se contenta d’un sourire.
                    Elle se leva alors, et se contenta de répondre.
                    « Maintenant, je n’en doute plus une seule seconde. On se reverra à la base. Gardien. »



                    "Le présent"


                    [Flash unavailable]

                    Je n’abandonnerais pas !
                    L’action se déroula en un instant. Le recru leva la main devant lui tandis que sa bouche s’ouvrit, poussant un hurlement de rage. Le Sith fut alors violemment repoussé en arrière glissant légèrement sur ses pieds et se mit aussitôt en garde. Son visage témoignait d’une grande surprise.
                    Kanos était quand à lui essoufflé, le regard empli d’une haine totale envers celui qui lui faisait face.
                    Il parla alors, son ton semblait être calme, mais n’importe qui voyant son regard pouvait témoigner qu’il était une rage silencieuse fixant son ennemi.
                    « Les plus faibles en premiers, on va commencer par toi alors. »
                    Attrapant son bâton électrique, il l’activa dans un grand claquement sonore électrifié avant de le faire rapidement tournoyer à côté de lui et de se mettre dans une garde. Une extrémité du bâton pointé vers l’avant légèrement vers le bas tandis que l’autre extrémité était inévitablement aux antipodes vers le haut.

                    Le Sith esquissa alors un sourire empli également de haine tandis que sa main ne tenant pas son sabre se leva alors, ses doigts s’écartèrent alors légèrement.
                    Il comptait utiliser les éclairs de force sur lui, il semblait avoir complètement oublié Lyzs et Corvel, son attention totalement focalisé sur ce microbe qui osait lui tenir tête. Mais le microbe en question n’aurait pas le temps d’esquiver. En fait, il ne pouvait rien faire si ce n’est se tenir debout. Il n’avait ni la force ni le niveau pour affronter un Sith même affaiblis. Sa provocation, sa mise en garde, c'était avant tout pour gagner du temps et permettre aux autres de le rejoindre.
                    Mais il espérait qu’il avait gagné assez de temps pour que Lyzs et Corvel le rejoigne.
                    De ce qu’il savait, un sabre-laser pouvait stopper les éclairs de forces. Il espérait que l’un d’entre eux aurait la bonne idée de le faire.



                    Spoiler : HRP

                    Musique pour le petit boss fight que tu organise. Kanos ne peut rien faire pour l'instant. Au corps à corps ce serait du suicide actuellement.
                    Tu termine ou tu continu le combat, toi qui voit. (Mais ce serait dommage que ça se stop d'un coup. :p )

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                      Post n°15
                      Auteur : Lyzs

                      Lyzs n’a pas le temps de réagir, Corvel ne fait pas le tour et court sur la table en écrasant le verre de tout son poids. En voyant l’expression sur le visage du garde, la générale comprend qu’elle ne va pas avoir grand-chose à faire : elle aperçoit son regard décidé et vide de toutes craintes pendant un bref instant avant qu’il ne saute pour bousculer Kanos comme s’il n’était rien. A peine la voie libre, il jette son sabre sur le Sith sans s’arrêter de courir.

                      Si l’homme en noir ne réagit pas, la lame viendra le trancher. S’il lance ses éclairs, Ranto est sûr que sa constitution le fera tenir jusqu’à ce que l’ennemi soit coupé en deux. Finalement, le Sith décide de parer le coup à l’aide de son sabre. L’arme de Corvel entre à peine en contact avec celle de son adversaire qu’elle revient déjà vers sa main. Plus que quelques pas avant l’impact. Lancé comme jamais, Corvel écarte la lame du Sith à l’aide de la sienne et vient écraser son poing massif dans l’abdomen de son squelettique adversaire. Les quelques éclairs que l’homme a eu le temps de lancer courent sur le puissant dos du garde pour rejoindre le sol tandis que la main de ce dernier finit de broyer les côtes fragiles de l’agresseur. Soulevé par la violence du coup, presque empalé par l’uppercut de Corvel, le Sith laisse tomber son arme alors que son air et sa voix s’échappent d’un seul coup. Triomphant, le bras d’arme en arrière pour garder son équilibre, le garde laisse retomber la pression en soufflant à travers ses dents tandis que ses impressionnantes épaules se détendent. Le Sith touche enfin le sol dans un fracas étouffé par sa cape.

                      Première étape après avoir mis un Sith à terre : récupérer son arme. Vu l’état dans lequel celui-ci est, Corvel se dit qu’il peut prendre son temps. Il oublie cependant que sous la capuche de l’homme en noir, le sang et la chair ne sont plus seuls à se battre contre la mort. Animé par le côté obscur, le Sith tend tant bien que mal son bras vers son ennemi. Mais avant que la foudre ait pu jaillir de la pointe de ses ongles, l’homme glisse et se heurte contre le mur. Il râle, grogne et se plie à cause de la douleur, de la haine et de la colère : il est impuissant et cela lui fait bien plus mal que ses côtes cassées.

                      Lyzs, qui s’est d’abord assurée que Kanos n’a rien, s’approche tandis que Corvel relève son erreur. Ça ne lui aurait surement pas été fatal, mais on ne sait jamais. Il se maudit d’avoir quitté son adversaire des yeux et bénit l’intervention de sa supérieure.


                      — Merci, générale.

                      — Je peux au moins faire ça.

                      La jeune femme avance d’un pas décidé et pose un genou au sol avant d’attraper le Sith par le col pour le tourner vers elle. Elle plonge ses yeux bleus dans le regard orangé de l’inconnu. Motivée par un tas de chose, elle réaffirme sa prise en secouant l’homme qui n’a plus la force de se débattre.

                      — Pourquoi ? Pourquoi Atonish t’as envoyé faire ça ?

                      Lyzs ignore le sourire naissant sur le visage à peine humain du Sith. Il rit douloureusement avant de répondre.

                      — Seigneur Atonish a ses raisons. Je crois que même ici, personne ne savait.
                      répond-t-il en ponctuant d'un rictus.

                      Lui-même ne sait pas pourquoi il a massacré tant de gens. La générale sent qu’elle pourrait s’emporter, mais elle se contient pour rester lucide. Le pion qui se trouve devant elle ne sait pas que l’empire n’est plus. Lorsqu’il a été envoyé, les Sith n’avaient pas besoin de se cacher. Inutile de lui demander la position de son maître. Elle lâche prise en se relevant.

                      — On le récupère.

                      Elle plonge sa main dans l’une des poches attachées à sa jambe pour attraper une petite plaque en duracier prévue pour lier les pouces. Elle la lance à Kanos.

                      — Ca suffira pour lui. Si vous avez des questions pertinentes à lui poser, c’est maintenant. Vu son état, il peut nous filer entres les doigts à tout moment. dit-elle en se reculant.

                      Lyzs a remarqué la réaction de Kanos lorsque le Sith lui est arrivé dessus. Lui donner l’occasion de s’en approcher « seul » va permettre à la générale de voir si le jeune homme a vraiment tant de rancune envers les adeptes du côté obscur. Saura-t-il se contrôler ? Et puis… peut-être que l’aspirant saura extraire une information utile de ce tas d’ordures ?


                      Spoiler : < HRP >
                      Et : nan, il n'a rien à voir avec le Sith que tu as déjà vu. ^^
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                        Post n°16
                        Auteur : Kanos

                        * Ils ne pourraient pas mettre de la moquette ?*
                        Voici la première pensé de Kanos après avoir été foutu par terre par son parrain, s’éclatant au sol tandis que les autres désarmaient le Sith.
                        Il se releva aussitôt reprenant son sérieux, le Sith était désormais capturé et un nom fut mentionné. Atonish, un seigneur Sith semble-t-il et cet individu était l’un de ses disciples Lyzs s’occupa rapidement de Kanos vérifiant qu’il n’avait rien de cassé puis s’occupa à son tour du Sith.
                        Finalement elle lui lança un petit dispositif pour lié ses pouces…
                        C’était pas le genre de menotte auquel je m’attendais.
                        Il était surpris pour tout dire de la tournure de la situation. Voir ce Sith affaibli complètement désarmer en si peu de temps l’avait presque déçu.
                        Et quand Lyzs lui ordonna de s’en occuperil acquiesça, le regard professionnel. Il détestait cet individu, mais il savait également qu’il devait réussir à maîtriser ses émotions. Il s’en était fait la promesse en même temps qu’il parlait avec Corvel lors de l’entraînement.
                        Les Sith utilisaient la colère lui semblait-il et il n’avait pas exactement envie d’utiliser uniquement les mêmes armes qu’eux.
                        S’approchant du Sith, il lia rapidement les pouçes avec un ton neutre. Mine de rien, il était impressionné de voir que ce Sith était encore en vie après plusieurs semaines voir mois isolé.
                        « Dommage pour toi Sith, ton isolement t’a affaiblis. Je peux savoir ton nom ? Ou ta désignation ? »

                        Il entendit alors un bruit derrière lui et se retourna vit une petite lumière bleu et une rouge côte à côte.
                        C’était une unité R2, l’unité Rouge et il la soupçonnait d’être celle ayant émis ce cri électronique quand le sith s’était approché.
                        « Salut ? » Osa-t-il en direction du droïde ?
                        Le R2 recula légèrement, et émis un petit bip interrogatif. Il demandait si tout était fini.
                        « ZONE = SANS DANGER ? / SORTI POSSIBLE ?
                        - Tu peux, il ne causera plus de problème. »


                        Le droïde émit alors un petit bip réjouit et s’avança.
                        « Tu connais ce Sith ? » Lui demanda alors Kanos. Le droïde commença alors à répondre.
                        « R2 = Pas connaître // Statut : Mémoire 99% corrompu // Activité = Reprise d’activité datant de quelques minutes. »
                        Visiblement, le droïde n’avait plus sa mémoire et avait semblait s’être activé quand ils entrèrent dans la base.
                        Il regarda alors le Sith.
                        « Sith = Méchant // Tuer maître R2 // Jeune homme = Nouveau Maître ? »
                        Kanos regarda Corvel puis Lyzs.
                        « Et pas les autres ?
                        - Réponse : Non // R2 = + rassuré // Identification = R2K9 // Question : Nom nouveau maître ?
                        - Kanos… »

                        Il regarda alors Lyzs puis Corvel.
                        « Je sens qu’il veut rester avec moi. Et je doute qu’il soit utile de le laisser ici. Avec votre permission, j’aimerais garder cette unité R2. Quant au Sith, mieux vaut le ramener tout de suite à la base. »

                        Il espérait que ses supérieurs l'autorise à le garder. Posséder un droïde était l'un de ses petit rêves et il sentait que le Droïde l'avait choisi pour de bon.

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                          Auteur : Lyzs

                          Les regards de Lyzs et de Corvel se croisent. Au beau milieu d’une situation comme celle-là, ils assistent à un évènement des plus naïfs. L’instructeur, un peu gêné pour son filleul, a très envie de lancer son pied dans la boîte de conserve qui vient distraire le jeune homme dans un moment des plus délicats. Décidément, la machine est incapable de faire preuve de bon sens. Avant que Ranto ne s’occupe de la situation à sa manière, la générale décide d’intervenir. Après un long soupir elle décide de changer les rôles.

                          — Corvel, vous prenez la relève. Furkou, vous amenez votre nouveau meilleur ami pour que le R5 vérifie si sa mémoire est bien corrompue. Ce serait bête de lui faire trop facilement confiance.

                          Sans mot dire, le garde met sa main sur l’épaule de Kanos et le dirige pour qu’il comprenne qu’il doit vite s’exécuter. Accroupit devant le Sith, les coudes posés sur les genoux, Corvel avance son doigt et appuie sur les côtes de l’interrogé.

                          — Ça fait mal si j’appuie là ?

                          L’homme crie aussi sec.


                          — On va dire que oui... Bon, ton p’tit nom je m’en tape. Vous étiez combien ici ?

                          Le Sith reste muet. Il se contente de continuer à respirer comme il peut. Lyzs, les bras croisés, observe la scène.


                          — Vous êtes venu à combien pour faire taire ces gens ?
                          insiste-t-il en appuyant sur la blessure.

                          — J’étais… seul. répond enfin l’homme entre deux cris de douleur.

                          — Combien de droïdes ?

                          — Trois.

                          — Un, deux, trois… marmonne l’homme en comptant sur ses doigts.

                          Les doigts levés pour représenter les assistants de l’homme en noir dépassent le compte. De la même main, il baffe le menteur.

                          — Combien-de-droïdes ? demande à nouveau Corvel en serrant les dents.

                          Le Sith rit. Dans la douleur, peut-être, mais il rit. L'instructeur soupire en comprenant qu’il n’en tirera rien. Le survivant sait qu’il n’en a plus pour longtemps et ne compte pas faciliter la vie de la garde.

                          La générale, qui n’est clairement pas d’humeur à jouer les petites filles naïves, fait signe à Corvel de reculer. Le déchet qui se trouve devant elle ne mérite pas de compassion, elle tend son bras vers lui comme pour lancer une entrave. Le corps de l’homme est secoué, compressé. Puis il s’élève doucement jusqu’à ce que ses pieds ballants quittent le sol. Lyzs le projette d’un coup contre le mur qui se trouve derrière elle. Le choc raisonne et le couloir s’assombrit soudainement. Alors que les lumières peinent à se rallumer une à une, la jeune femme s’approche lentement de son prisonnier.


                          — Je n’ai pas le temps de jouer. dit-elle en approchant sa main du crâne gris. Tu vas tout me dire sur la situation. Tu vas me dire tout ce que tu sais sur Atonish.

                          Les doigts de la générale se crispent et le corps du Sith en fait de même. Il respire plus vite, plus douloureusement. Il tente de lever le menton pour échapper au regard perçant de la jeune femme mais il n’y arrive pas. Il se sent obligé de regarder, de fixer ces perles bleues qui ne veulent pas le laisser fuir. Il ne se contrôle plus. Ses veines se gonflent, il transpire et s’agite. L’arrogance laisse place à une crainte que l’homme n’explique pas. Lyzs, elle, reste immobile et surtout impassible. Ses doigts tremblent parfois, comme pour secouer l’esprit obscur afin qu’il laisse tomber les fragments d’informations tant désirés. La garde passe au travers des sentiments et des sensations du Sith. Son histoire, sa colère, sa haine. Tout va si vite. Pourtant, elle s’imagine passer une éternité égarée dans ces pensées parfois si illogiques. Imperturbable, elle fait le tri et cherche à orienter ces images et ce bruit vers ce qu’elle désire.

                          — Les droïdes… les droïdes… Combien de droïdes ?


                          Sa main tremble à nouveau. L’entrave invisible se resserre et l’homme pousse un cri de douleur. Malgré son caractère d’habitude si naïf, la jeune femme reste imperturbable.

                          — Dis-moi TOUT sur Atonish. murmure-t-elle.

                          Des mots qui n’ont pas le sens qu’ils devraient avoir : l’homme n’a pas un mot à dire. Il fait l’erreur de comprendre ce qu’on lui demande et sa mémoire glisse à travers la Force. Lyzs se met elle aussi à respirer fort : ce qu’elle voit la dérange, elle ne comprend pas que l’on puisse être si fidèle à cette personne si horrible dont elle voit les images à travers les yeux du Sith.

                          Corvel, qui se contentait jusque-là d’être témoin d’un aspect insoupçonné de sa supérieure, commence à s’inquiéter. Quelque chose lui fait dire qu’il devrait mieux s’interposer, faire quelque chose. Peut-être est-ce le fait que la générale semble s'épuiser ? Ou bien est-ce la Force qui le guide ? Il ne prend pas le temps de réfléchir et pose sa main sur l’épaule de la jeune femme. Une sensation étrange le traverse alors : il a l’impression d’être imprudent.


                          — Générale ? Générale !

                          Rien n’y fait, elle ne veut pas détourner son regard. Le Sith se tord de douleur à cause de ses côtes brisées sur lesquelles appuie l’emprise de la jeune femme. Son visage cadavérique semble dire qu’il est sur le point de cèder. Il n’a plus la force de crier.


                          — LYZS !
                          crie Corvel en serrant sur son épaule.

                          La générale sort de sa transe. Elle baisse le bras et secoue la tête tout en se retournant. L’homme noir chute.


                          — Il nous manque un droïde. Il était bel et bien seul. Un véritable massacre, j’aurais préféré de rien voir de tout ça... elle soupire et reprend. On s'occupe cette histoire de droïdes. Elle regarde furtivement en direction de Kanos et du R2. Puis, on rentre. Embarquez le Sith.

                          — Ça ne va pas servir à grand-chose : il est mort.


                          Lyzs se retourne et constate que l’homme est effectivement décédé. Très vite, elle détourne le regard. Elle a l’air contrariée. Sa langue claque.


                          — On le prend quand même. Allons voir ce que Furkou a à nous dire sur cette unité R2.

                          Corvel soupire et charge le poids plume sur son épaule. Il est maigre au point de ne pas être un souci. C’est juste encombrant et… malodorant. Il est plus occupé à se demander pourquoi sa supérieure n’a pas l’air d’avoir de remords. Il l’imaginait plus tendre. Peut-être est-ce parce qu’il s’agit d’un Sith ? Et puis, pourquoi a-t-il eu peur à un moment ? Le vétéran n'a pas encore tout vu dans sa vie, faut-il croire.
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                            Post n°18
                            Auteur : Kanos

                            Quand la Générale demande de vérifier l’état de la mémoire du R2, ce dernier sembla protester avec une grande colère.
                            « R2 = Pas mentir ! // Femme = Parano = Devrait consulter. »
                            Il s’approcha de l’unité R5 qui en un rien de temps confirma que la mémoire du R2 était bien corrompu dans sa quasi-totalité. Laissant le temps d’observer ce qu’il se déroulait avec le prisonnier… Et tout du long, il fut de plus en plus apeuré par le comportement de la Générale.
                            La voir ainsi plonger dans le cerveau de cet individu… Comment faisait-elle, que ressentait-elle ? Il lui sembla rapidement évident qu’elle en faisait trop et que c’était bien plus que son travail qu’elle ne faisait. Cela lui semblait plus… Personnelle ? Peut-être se trompait-il, mais il n’espérait pas car voir cette magnifique jeune femme dans cet état ne lui inspirait pas confiance. Il sentait une colère qui se créa, une colère qui lui paraissait semblable à la sienne mais à une échelle hautement bien plus haute.

                            Qu’est-ce qu’elle avait vécu ? Qui était ce seigneur Atonish ? Un seigneur Sith cela lui semblait évident, mais sa relation avec Lyzs semblait réellement être plus que… Professionnelle ?
                            La Générale leurs apprirent alors qu’il restait apparemment un droïde, et elle fixa bravement l’unité R2.
                            « R5 confirme que R2K9 a bel et bien la mémoire corrompu, tout ce qui reste en réalité est sa personnalité. Il repart à zéro d’une certaine manière. »
                            Il se retourna alors d’instinct derrière lui, regardant la porte. Quelque chose avait changé, il le sentait.
                            « Y’a quelque chose dans l’autre salle… »
                            Il sortit aussitôt son arme et sa lampe de poche et pénétra dans l’autre pièce, rien ne paraissait suspect, les cadavres étaient toujours là tandis que les morceaux de droïdes étaient désactiver, la console émettait touj… Console ?
                            Il ne se rappelait pas avoir vue de console la première fois en entrant dans la pièce et aussitôt tira.
                            Dans le même moment, le droïde se déploya sur ses 4 pattes, sortant de son mode de camouflage et sortit en vitesse de la pièce, il avait été trop loin pour espérer toucher Kanos avec l’une de ses vibrolames intégrer, cependant passa au ras de l’épaule gauche du jeune homme laissant une petite marque. Heureusement la combinaison le protégea.
                            En quelques fractions de seconde le droïde n’était plus là.
                            « Pas un droïde assassin Sith… Mais un putain d’Infiltrator. »
                            Prévint Kanos avec une grimace de dépit.
                            Ces saloperies de droïdes étaient rapide, mortel et pouvaient transformer des vaisseaux en vaisseau fantôme en tuant un par un les occupants.
                            « Faut pas qu’il sorte de la base, sinon le retrouvera jamais sur cette planète. »

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                              Auteur : Lyzs

                              Lyzs s’appuie sur le mur d’une main tandis que Corvel charge le cadavre sur son épaule. Elle est un peu secouée par tout ce qu’elle vient de ressentir. D’une oreille, elle entend que le R2 n’est pas une menace. C’est une bonne chose, mais ça ne suffit pas à rassurer la jeune femme.

                              — Tout va bien ?

                              — Corvel... Je viens de passer à travers l’esprit de ce Sith et j’y ai vu des choses… horribles. Et il en est mort ! Ça pourrait aller mieux.


                              Corvel sait que la générale n’apprécie pas ce côté du métier, mais tuer et être tué sont des choses plus ou moins naturelles pour les militaires. Mais il n’a pas le temps de répondre quoi que ce soit : apparemment Kanos a des problèmes.


                              — Pas un droïde assassin Sith… Mais un putain d’Infiltrator.

                              Lyzs est déjà en train de rejoindre la recrue pour voir si tout va bien. Ranto la suit. Le Sith posé sur son épaule gauche, il tient son sabre éteint de son autre main. Il ne semble même pas gêné par le poids mort. Il préfère tout de même marcher pour veiller à ce que le droïde ne tente pas quelque chose dans un moment d’inattention.

                              — Faut pas qu’il sorte de la base, sinon le retrouvera jamais sur cette planète.

                              — S’il voulait sortir, il ne se serait pas montré. Il aurait aussi bien pu partir sans venir ici. A mon avis, il veut poursuivre sa mission d’origine.
                              suppose la générale.

                              Elle constate que Corvel a préféré prendre son sabre en main plutôt que son blaster.

                              — Bouclier. Vibrolames… quoi de plus ?
                              demande la jeune femme.

                              — Vision nocturne, deux lames, des griffes, deux blasters qu’il peut rendre silencieux avec un champ phonique. répond aussitôt le vétéran.

                              — Donc il n'a pas tiré parce qu'il n'aurait eu que Furkou, je vois.

                              — Oui. Mauvais timing : s’il le tuait, on l’aurait attrapé directement vu sa position. Il nous veut tous les trois.

                              Lyzs lève les yeux au plafond pour se lamenter. Quelle vie pourrie ! Mais, malheureusement, c’est n’est pas la fin des ennuis : les lumières s’éteignent à nouveau. Et, celle fois, les lampes rouges ne s’allument pas. Le R5 s’excite et se relie directement au réseau, mais rien ne se passe.

                              L’obscurité en elle-même n’est pas un problème pour la générale, mais elle n’arrange rien à sa nature craintive. Sabre à la main, elle semble se fermer sur elle-même en se frottant les bras qu'elle tient contre elle. Elle se rapproche instinctivement de Ranto pour se rassurer.

                              — Il n’est pas loin... Je doute qu’il nous attaque vu que nous sommes trois.

                              — Il ne sait pas que vous pouvez le sentir, il veut profiter de l’obscurité pour nous surprendre. répond Corvel tout bas. Petit, on va essayer de l’attirer. Eteint ta lampe on va voir s’il est assez bête pour nous attaquer.
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                                #20

                                Post n°20
                                Auteur : Kanos

                                Réprimant un soupir. Kanos s’exécuta et éteignit la lumière. C’était vraiment une idée suicidaire… Et stupide au passage.
                                Enfin, c’était les ordres et il n’avait pas le choix de toute manière.
                                Quelques secondes après avoir éteint la lumière, il sentit quelque chose se rapprocher.
                                DERRIERE-TOI !
                                Il se retourna aussitôt sans rien y voir, et tira par réflexe.
                                Le tir ne fit aucun bruit, et la décharge émit une petite lumière rouge laissant voir la fine silhouette du Droïde, ses vibrolames à quelques centimètres du visage de Kanos. Beaucoup trop près à son goût.

                                Le tir avait stoppé net le droïde dans son mouvement qui après quelques secondes immobiles tomba au sol.
                                Kanos ralluma sa lumière… Et manqua de tomber sur le côté, voulant réprimer une envie de vomir.
                                Cela se voyait aussitôt qu’il avait eu très chaud.
                                Mettant sa main sur sa bouche et cherchant à garder son souffle. Il regarda Corvel.
                                « Je crois qu’une petite pause me ferait du bien pour ce matin. » Dit-il avec un petit rire forcé.
                                Finalement, il ne tint plus debout et du s’adosser au mur ou il tomba lentement au sol. Toujours sous le choc.

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