Opération Chatbite
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Post n°23
Auteur : BoomerLe Général Boomer tient son esprit dans la concentration. Bien qu'il n'ait jamais été en mesure de réaliser de telles discussions, il sait que l'avenir des Vestiges sont entre les mains des confédérés. Mais doit-il pour autant se laisser démonter et impressionner par ces arrogants conquérants ? Aucun doute la dessus. Une fois le Colonel de la Confédération ayant achevé son discours, Boomer prend la parole.
-Je suis à même de comprendre les exigences de la Confédération des Systèmes Indépendants. En vue des récents évènement et de l'ancienne politique de Dark Kovarn mais aussi de son prédécesseur, la galaxie peut légitimement condamner l'Empire et tous ses partisans. Néanmoins le fait est que la politique actuelle de notre population, de notre gouvernement, de nos forces militaires, ne sont plus celles de l'Empire Sith.
Il ne s'agit plus d'un Empire mais des Vestiges de celui-ci et ma politique s'évertue à modérer les agissements des Sith en plus de renforcer l'idéal Impérial et faire vivre ceux désirant vivre sous son gouvernement. Cathar est une planète ayant recueillie l'Empire grâce à Dark Kovarn ayant annexé cette planète, car les Sith possèdent une place particulière dans cette affaire.
Sans eux les soldats ayant refusés la République ne seraient uniquement que des vagabonds ou pire encore, obligés de rester dans cette République. Les Sith nous font bénéficier de cette planète, acceptant par ailleurs nos forces, notre présence. Les Vestiges sont jeunes, mais je compte réellement trouver une planète plus à même de contenir la population Impériale tout en gardant Cathar dans notre giron.
Comprenez que vos exigences sont refusées.
Nous ne pouvons nous permettre de dissocier les Sith de nos forces car à l'instar des Jedi, ils sont les garants de notre paix, l'élite des soldats et bien que cela soit tout à fait incroyable, toujours en position de réclamer le trône impérial. Je suis un soldat, je ne rêve que de servir les Vestiges et je ne cesserais que d'être cela et pas un dirigeant.
Aujourd'hui les Sith sont exclus de la politique des Vestiges et ne peuvent dépasser, militairement parlant, le grade de simple soldat. Ils ne bénéficient plus de la haute estime d'antan, ils ne peuvent diriger que si je l'accepte. Les groupes militaires seront formés par ma volonté et croyez bien que si un Sith obtient une place remarquable dans les Vestiges, cela ne sera qu'avec mon consentement.
En l'absence d'une structuration forte et fiable de l'Ordre Sith, les Vestiges sont inaccessibles à un prétendant au trône. Votre scission réclamée ne peut donc être prise en compte en vertu de l'état des Vestiges et de l'Ordre Sith, indéniablement indissociable, l'un ayant besoin de l'autre. Néanmoins à l'instar de l'Ordre Jedi, l'on peut avec aisance affirmer que les Sith et les Vestiges sont des entités distinctes et chacune ayant leur buts, leurs valeurs, leurs idées mais travaillant pour le même avenir.
Le but à l'heure actuelle et comme je le disais lors de la réunion avant votre invasion, c'est d'aider les Sith à se reformer et à se restructurer, avec le peu d’appuis que les Vestiges possèdent. Eviter par la suite les débordements et véritablement, la catastrophe conduisant l'Empire à s’appeler Vestiges. Car les Sith sont les responsables de notre existence actuelle, en ayant une mauvaise gestion gouvernementale et militaire, des abus incroyablement lourds...
Comprenez aussi ceci, si Dark Kovarn revient un jour sur le devant de la scène et qu'il réclame le trône impérial et son pouvoir il ne l'aura pas. Il sera mis aux arrêts pour les crimes contre la Confédération et remis directement à la C.S.I. Ce fanatique ne mérite aucunement l'asile, ni le pouvoir. L'apprenti de l'Omega est son reflet...
Concernant Valiant, le soldat qu'il est mérite le soutien des Vestiges puisque mis en cause uniquement par la faute de l'Omega et de ses ordres. Un bon soldat est un soldat obéissant, n'êtes vous pas d'accord ? Les reproches qui sont fait à Valiant devraient être tournés vers l'Omega. Un clone ne doit et ne peut pas refuser des ordres donnés, c'est ainsi.
Vous désirez notre amitié mais vous soulignez que si les Vestiges se refusent à s’acquitter des exigences de la Confédération, vous nous détruirez. Vous annoncez que vous mettrez Cathar sous votre protection et donc les Vestiges, mais si l'on refuse... Vous nous annihiliez. Vous voulez tout posséder de nos biens, de nos institutions et de nos pouvoirs au nom de la paix, de l'amitié, d'une alliance..
Vous vous trompez, nous ne serons pas assujettis à votre cause, nous ne sommes pas de votre peuple ni de votre idéologie. Je refuse à ce que les Vestiges soient sous la coupe de la Confédération des Systèmes Indépendants bien trop désireux à nous contrôler par tous les moyens possibles et sur toutes les couches de notre gouvernement. Vous venez de conquérir Cathar et les Vestiges, assumez vos responsabilités et devenez le conquérant que vous êtes.
Débrouillez vous concernant vos exigences en matière d'agents extérieurs, de missions extérieures ou de toutes autres données qui vous intéresseront. Mes hommes attendent un accord et croyez bien qu'ils ne se soumettront pas à l'envahisseur sans le mien.
Les Vestiges ne collaboreront jamais avec la Confédération des Systèmes Indépendants. -
Post n°24
Auteur : Darth MalraasL'ancien Général de la Confédération lorgne tour à tour les participants. Tous sont suspendues aux lèvres du Colonel de la Confédération des Systèmes Indépendants, croient-ils que ces farouches militaires seront assez cléments pour revenir sur leur décision d’annihiler la planète des Vestiges de l'Empire ? Il ne s'agit pas de négociations mais bel et bien de revendications, d'obligations nettes et précises que la Confédération ne s'engage nullement à discuter des termes. Entre les lignes et personne ne semble dupe, la Confédération souhaite faire des Vestiges un allié, mais s'ils se refusent à accepter les conditions, ils seront rayés des lignes de l'histoire et ce, totalement. Etonnement les Sith sont abordés dans le discours du Colonel et plus particulièrement de la régence. Gelmir ne cache nullement son étonnement dans sa gestuelle et garde son regard, son casque, la visière de celui-ci sur le Colonel.
Pour le Seigneur de Guerre, le fait est que sa présence est une aubaine pour la Confédération de contrôler l'Ordre Sith, du moins de s'en tenir à quelqu'un de fiable : Lui. L'ancien Général n'est rien de plus qu'un vétéran séparatiste ayant accomplis assez de choses et ayant fait preuve d'une telle dévotion pour la glorieuse C.S.I tout en embrassant toujours l'idéologie séparatiste, qu'il est le choix idéal pour la régence de l'Ordre Sith. Mais les séparatistes se sont-ils penchés sur ces désirs personnels ?
Bien sûr que non.
Utilisant la Force pour se couper de ses propres émotions aux yeux des autres Sith, le Zabrak se concentre sur ses pensées.
Le pouvoir sur l'Ordre Sith.
La principale idée frappant l'adepte de la Force, le pouvoir. Mais dans quel but ? La Confédération souhaite imposer sa volonté, définir une optique gouvernementale à l'Ordre Sith, avec des inconvénients, beaucoup trop.
Le Sith qu'il est, avide de connaissance, de pouvoirs amassés et d'un rang supérieur au sein de la hiérarchie Sith prend pourtant le dessus. L'opportunité de lancer des sbires à travers les étoiles pour collecter ce qui lui prendrait une éternité. L'avenir des adeptes de la Force, sous sa tutelle. Former des légions de Sith à sa manière, des soldats adeptes de la Force.
Cet avenir est contrecarré par les obligations formulées par la Confédération des Systèmes Indépendants.
Neutralité envers les Jedi, liste des acteurs de la Purge, ne violer aucun espace aérien, n'engager aucune conquête, être doux et docile et... Non ces obligations sont couteuses, elles brideraient ses propres désirs et pire encore, pourrait le faire devenir "Gelmir le Seigneur Noir" plutôt que "Gelmir, l'ex séparatiste". Une mauvaise image publicitaire envoyée au visage des gouvernements et des autres nations, planètes ou systèmes. Assujettir les Sith c'est aussi devoir se soumettre à une autorité supérieure. Les yeux de l'ancien Général se teintent d'une leur orangé, le côté obscur l'engage sur sa voie. Sa décision est prise.
Le Général Boomer achève son discours, il se refuse aux exigences confédérées. Quel homme de convictions ce clone...
-Colonel Brouzouf,
Je ne parlerais que de la chose me concernant : l'Ordre Sith.
Gérer les chiens de l'Omega ne se trouve pas être dans mes cordes. Je serais plus à même d'exécuter ces arrogants et incroyablement faibles personnages. Je suis un Sith, certes, mais je ne peux concevoir les exigences non négociables des séparatistes concernant l'Ordre, dans mon propre mode de vie. Une feuille portée par le vent de la Force, comme le disent les Jedi.
Je comprends et j'approuve vos méthodes pour brider ces autrefois, grandes frayeurs de la Galaxie, mais ne m'ajoutez pas à vos projets, je ne devrais d'ailleurs, pas être ici ni à cette table.
Je refuse la gestion de l'Ordre Sith, qu'ils assument leurs responsabilités et s'engagent par la faute de leurs pairs et de leurs supérieurs, dans une ère des ténèbres qui leur sied tout à fait à merveille.
Maintenant si vous voulez bien m'excuser, je suppose que cette réunion, ces pourparlers ne me concernent plus. Je souhaiterais pouvoir quitter Cathar dès à présent. -
Post n°25
Auteur : Lord NecrusSpoiler : PNJ
La Confédération des Systèmes Indépendants n'était pas venu par simple vengeance comme l'avait cru Jorus, mais pour absorber l'empire et même peut être ce qui restait de l'ordre sith. Le seigneur sith écoutait chacune des paroles du colonel confédéré, sentant sa gorge se nouer de plus en plus aux vues des propos de l'alien. La CSI voulait faire passer cette invasion comme pacifique en faisant des "requêtes" mais c'était bien des ordres qu'elle donnait et au final ce n'était pas à une table de négociation à laquelle Jorus s'était assis mais à un tribunal. Le colonel Brouzouf venait de le dire lui même, les exigences qu'avait la CSI n'était pas négociable, soit on les respectait à la lettre soit on allait mourir.
A chaque point évoqué par Brouzouf visant les sith, Jorus sentit sa colère et sa haine monter en lui. Pour chaque requête il cherchait déjà dans sa tête une réponse à donner. Une fois que le confédéré avait fini, il réunit toute ses phrases et essaya de les mettre en ordre. Pendant ce temps le général Boomer et Gelmir répondait par la négative au représentant de la CSI . Ceci n'étonna pas le seigneur sith et il se dit que les dés étaient en faite déjà jetés car les clauses concernant l'empire et l'ordre sith étaient bien clair. Ca ne l'empêcha pas de vouloir prendre la parole afin d'éclaircir certains points resté encore un peu trop dans l'ombre et concernant l'ordre sith. Jorus essaya de contenir ses émotions et à sont tour prit la parole :- Même si j'ai la net impression que les jeux sont déjà faits j'aimerais à mon tour m'exprimer et ce en tant que représentant de l'ordre Sith pour ne pas dire chef de l'ordre. De toute évidence vous n'êtes pas venu que par simple acte de vengeance mais bel et bien pour soit absorber l'empire et l'ordre Sith , soit les détruire tout les deux. La capture et le jugement des acteurs de Bastion ne sont qu'une excuse pour venir vous approprier ce qui est notre, et soit nous contrôler soit nous anéantir. Vous ne venez pas "pacifier" cette région vous venez tout simplement régler vos comptes et par la même occasion augmenter vos profit et vous étendre un peu plus.
- Colonel: sachez que nous n'avons pas attendu votre venue et vos exigences pour créer une scission entre l'empire et l'ordre Sith. Elle s'est faite d'elle-même et si vous ne nous aviez pas envahi les deux entités seraient déjà bien distinctes et séparées au lieu d'être réunies à la même table. L'ordre sith se voit déjà comme un ordre religieux coupé de l'empire. Coupé mais pas ennemi !
- Les derniers membres de l'ordre Sith crée par l'Omega sont ici, sur cette planète, et la seule qui est participé sur Bastion est devant vous Colonel. Pour le reste je ne vois pas en quoi vous donner toutes nos données et informations serait une preuve de confiance pour ses fausses " négociations " . C'est encore une fois une manœuvre peu subtile pour essayer de nous contrôler et vous accaparer ce qui ne vous appartient pas. Je peux vous affirmer en toute franchise qu'il n' y a aucune mission en cours et aucun membre Sith, de cette ordre, ailleurs que sur Cathar. Nous sommes en reconstruction, et non comme vous en expansion. Nous refusons donc vos termes et n'enverrons aucuns message car nous sommes tous ici.
- Si notre seigneur l'Omega nous revenait nous ne pourrions pas l'exclure, il est celui qui a crée notre ordre et nous a mené si loin. Je dirais même en faite que son retour est attendu de tous. Par contre si le seigneur Kovarn revenait il y aurait plus matière à débattre. Mais cela ne vous regarde en rien.
- Sauf votre respect Colonel Brouzouf , si vous ne l'avez pas encore compris, les Sith comme ses homologues impériaux refusent vos "conditions" et " exigences ". Nous ne pouvons garantir que nous n’interférerons pas dans les affaires de la CSI et de ses alliés. Par contre je peux vous dire que la politique militaire quel quelle soit n'est pas dans les projets Sith pour le moment.
- Ce que vous demandez à l’égare des jedi est tout bonnement impossible. Nous ne pouvons pas avoir une attitude neutre face à nos ennemis éternels et naturels, face à l'hérésie qu'est l'ordre jedi. D'ailleurs j'ai l'intime conviction que si vous faisiez la même proposition aux jedi ils auraient le même discours que nous avons aujourd'hui. Cette haine millénaire est justifié dans les deux camps, mais vous ne pouvez en comprendre les raisons ! La listes des acteurs de la purge jedi sous le règne de l'Omega que vous réclamez je peux vous la donnez ici et maintenant puisqu'elle est vide. Si notre ordre est faible aujourd'hui c'est que nous avons perdu beaucoup de membres dans les dernières batailles ou que d'autres sont partis de leur propre chef, sans qu'on sache pour autant ou ils sont allé et ce qu'ils y ont fait.
- Vous avez un sacré culot de dire que je ne suis pas à même d'assumer pleinement le rôle de chef de l'ordre sith car je le fais très bien depuis le départ de Dark Kovarn. Si je suis là devant vous aujourd'hui c'est parce que j'ai pris la tête de l'ordre Sith et commence sa douloureuse construction. Je suis et j'ai longtemps été l'égale de Kovarn, je peux même affirmer que je suis supérieur à lui, mais si Dark Kovarn fut choisi pour devenir empereur c'est juste parce qu'il avait les bonnes grâce de l'Omega.
Le seigneur Gelmir à serte de très grandes capacités, en tant que combattant ou meneur d'homme, mais dans la force il a à peine dépassé le stade d'apprentis. Vouloir donner la régence de notre ordre à cette homme est irresponsable de votre part. De plus ça ne fais que conforter l'idée principale que vous souhaitez nous contrôler voir même nous asservir !
Même si le seigneur Gelmir avait accepté et je comprend pourquoi il ne l'a pas fait, aucun Sith de même pouvoir ou de pouvoir égal auraient accepté de se faire diriger par lui. La régence de l'ordre est maintenu par moi et c'est tout .
- Pour finir nous ne nous associeront pas avec vous pour la recherche et la capture de Dark Kovarn et encore moins de ses sbires et collaborateurs car, et c'est logiques, nous l'avons tous été pendant un temps de près ou de loin que soit des soldats, ou des sith. Par ailleurs je peux vous assurer que la page Kovarn est tourné et que l'ordre sith souhaite avancer doucement en commençant par se reconstruire petit à petit.
- Au final tout le monde à compris vos attentions, cette table de négociation qui n'en est pas une, n'est qu'une façade. Vos exigences sont refusés par l'empire, par l'un de vos propres général et maintenant par l'ordre Sith . Nous assumerons nos tords quand vous assumerez que vous êtes ici comme conquérant et bourreau plutôt que comme soit-disant pacificateur.
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Post n°26
Auteur : Super PNJEn dépit des tractations entre les parties et de la capitulation des Vestiges de l’Empire et de l’Ordre Sith, Cathar restait encore le lieu d’une opération militaire. Plus le temps passait et plus on décomptait des morts de part et d’autre des belligérants. Car si les Impériaux et les Siths avaient effectivement baissés les armes, il restait encore bon nombre de fanatiques assez déments pour s’opposer vaillamment à la puissance Confédérée. Les fidèles de Dark Kovarn connaissaient le terrain et ils avaient adoptés des stratégies de guérilla qui donnaient du fil à retordre à la force conventionnelle qui avait été déployé contre eux. Les « Korvanistes » comme on les appelait, tenaient tête au rouleau compresseur Séparatiste depuis des positions retranchées. Mais la supériorité technologique et numérique de l’assaillant était indéniable et ces bastions étaient écrasés les uns après les autres.
De plus, à la différence du défenseur la majeure partie des victimes Confédérées étaient des droïdes. Ces unités de première ligne à faible coût faisaient parties des pertes acceptables. La Confédération avait toujours utilisée ses soldats mécaniques comme chair à canon tandis que les forces organiques faisaient lieu de troupes spécialisées. C’est ainsi, qu’outre les machines de guerre plus sophistiqués, la puissance de feu Séparatiste comptait sur des forces organiques qui étaient déployés sur les positions clefs de l’ennemi.
Comme énoncé lors des écrits sur les conditions de la reddition Impériale, la C.S.I apportait une grande considération aux symboles. Sa politique générale et ses choix stratégiques dépendaient en grande partie de la symbolique qui y était rattachée. Aussi, le palais rassemblait tout autant les intérêts réels de l’intervention militaire que l’aspiration figurative du combat. Ce lieu était le centre névralgique des Vestiges et de par sa fonction il devenait l’allégorie même de la puissance Impériale. Prendre le palais c’était prendre le dernier bastion de l’autorité Impériale dans la galaxie. Prendre le palais c’était écraser le dernier emblème de l’ennemi.
La Coalition ainsi déployée avait clairement compris que passé toute la symbolique autour de la cible, c’était réellement les renseignements de l’ennemi qui étaient à sa portée. Toutes les informations vitales étaient rassemblées sous ce toit, toutes les données, tous les plans … En prendre possession était vital pour l’intérêt des belligérants et les Korvanistes qui tenaient la bastille défendait cœur et âme les archives de leur faction ! Et malheureusement pour eux l’ennemi avait dépêché de lourds moyens pour que la bâtisse tombe le plus rapidement possible sous son contrôle.
L’infanterie Confédérée avait sécurisée les abords du palais et après d’intenses combats on venait enfin de libérer les toits des positions anti-aériennes. En cette journée des hommes étaient morts pour la Confédération tandis que d’autres s’étaient illustrés sur le champ de bataille et avaient levés hauts dans le ciel les couleurs de leur nation ! C’était le cas de Larkin dont l’équipe avait délogé la dernière forte résistance située dans les hauteurs du château.
Les toits étaient sécurisés et on attendait maintenant les renforts avec impatience. L’attente était difficile tant l’adrénaline coulait encore dans le sang et un vétéran profita de l’instant pour régler une affaire qui le démangeait depuis plusieurs minutes. La terrasse où ils se trouvaient abritait un large mât auquel étaient accrochés les drapeaux de leur ennemi. L’amoncellement de métal avait été endommagé par les combats mais les étendards de Cathar flottaient encore fièrement dans le ciel. Sans le savoir ce militaire allait être à l’origine d’une série de clichés photographiques des plus connus de cette bataille.
Il sortit en effet un de ses couteaux de combat et rompit les câbles qui tenaient en place les trois fanions de Cathar, de l’Ordre Sith et de l’Empire. Les trois drapeaux s’effondrèrent alors lentement et furent emporté par le vent. Les Confédérés scrutaient le mât à présent libre comme s’ils avaient en un instant évincé l’adversaire de toute la planète par cette seule action. Un des hommes prenait des photos souvenirs avec son appareil numérique et il était loin d’imaginer que ces clichés seraient repris par la propagande Confédérée et deviendraient dans le futur le symbole même de l’intervention Confédérée.
Les hommes se rassemblèrent en silence autour du mât, et comme les militaires sur le toit du Reichtag en 45, vint enfin le moment où on hissa le drapeau Confédéré en haut du palais. Plus personne ne parlait, l’instant était intense ! C’est à ce moment-là que des canonnières républicaines aux couleurs Géonosiennes vinrent se poser sur le toit. Les renforts étaient enfin là !
Les vaisseaux déversèrent leurs troupes, dont une partie fût assez surprise de voir flotter ainsi le drapeau Séparatiste en plein centre du champ de bataille. A la vue de ce fanion les nouveaux esquissaient machinalement un salut militaire avant de s’engouffrer dans les tréfonds du palais ! Déjà les bruits des blasters et des explosions se faisaient de plus en plus pressantes dans les environs. Les hommes qui sortaient des véhicules n’étaient pas de simples soldats : il s’agissait des Iron Troopers ! Fondé sous le règne de Gelmir, le corps des Iron Troopers était la crème de la crème. C’était des soldats de chocs qui n’avaient rien à envier aux légendaires Storm Troopers.
Les transports s’en allaient et venaient dans un rythme infernal, vomissant interminablement des hommes qui s’engouffraient sur l’instant dans le bâtiment. La mission de Larkin était terminée : l’accès au palais avait été ouvert et il pouvait se targuer d’avoir réussi. Conscient de la victoire, les hommes en faction sur les toits se détendaient un peu alors que les explosions aux alentours laissaient supposer de la violence des combats. Pour sûr il faisait bon de ne pas être Korvaniste à ce moment-là ! Un des soldats du groupe « amandine du 38 » alluma une cigarette et s’épaula contre un muret (dont la moitié avait été arraché par l’explosion d’un détonateur thermal). Les hommes n’étaient pas peu fier du chemin aboutit et ils pensaient déjà que l’affaire était terminée. Malheureusement pour eux ils étaient loin de se douter que l’enfer de Cathar allait survenir pour eux dans les temps à venir. Inconscient du funeste destin qui allait se jouer les heures suivantes, il contemplait le ciel avec béatitude. Dans le ciel il y avait des milliers d’appareils Confédérés qui grouillaient, volaient et vrombissaient comme un gigantesque essaim d’abeille. La clope au bec l’homme ne put s’empêcher de partager ses réflexions.
« - C’est triste qu’une chose aussi belle soit la conséquence de quelque chose d’aussi moche ... »
Plusieurs camarades hochèrent fébrilement la tête en regardant le ciel. Il y avait dans cette puissance militaire engagée pour la guerre quelque chose de grand mais aussi de malsain … Les droïdes encerclaient les lieux et de minutes en minutes les combats se tarissaient. Les troupes de chocs utilisés comme une force d’élite étaient tel un fer de lance qu’on enfonçait dans les positions Korvaniste : le palais était en train de tomber et déjà les archives passaient progressivement sous contrôle Confédéré.
Toute l’équipe se laissa aller comme ce fier larron et on commença à se détendre en attendant la relève. Après tout le carnage qui se passait dans le palais concernait à présent les Irons Troopers ! Ce fût ce moment où une escouade Iron Troopers s’avança jusqu’à eux. L’officier vint jusqu’à Larkin et le réprimanda sur la tenue de ses hommes. Les compagnons de Kith étaient fatigués et ils se détendaient sur le toit de la bâtisse comme si on était sur les plages d’or de Corellia. Les Iron Troopers à l’instant déployés étaient encore frais comme des lardons et ils considéraient ses amateurs comme des branleurs. Toutefois ces militaires étaient de grands hommes et ils étaient conscients que si les transports pouvaient se poser sur ces positions c’était car cette piétaille avait fait un travail exemplaire. Passant outre les reproches l’officier teint à féliciter Larkin pour sa mission. Les cadavres d’Impériaux entassés à ses côtés ressemblaient à de macabres trophées qui témoignaient de l’efficacité de son travail.
« - Capitaine Haukley, Iron Trooper ! Vous avez fait du bon boulot les gars ! Quelques hommes hochèrent la tête tandis que d’autre levèrent leur pouce en signe de victoire. L’officier repris : Le palais est en train de tomber entre nos mains mais malheureusement ce n’est pas encore l’heure de se reposer. L’État-major vous envoi sur une mission secondaire : a six kilomètres de là nous avons dépêchés des hommes pour venir en aide à la population et la rassurer. Ce ne sont pas des militaires à proprement parler et ils ont à leur disposition une faible escorte. Nos unités de reconnaissance ont confirmés que les Korvanistes ont étés alertés de leur présence et ont envoyés toute un escadron. Les navettes envoyées pour l’EVASAN ont étés abattues par des DCA placées en zone urbaine et nous ne parvenons pas à contacter nos hommes par radio ! J’ai besoin d’une escouade pour exfiltrer nos hommes. C’est tombé sur vous ! »
L’officier transféra toutes les informations sur le datapad de Larkin. Une équipe envoyé pour traiter avec la population civile était menacée par une escouade ennemie envoyé dans sa direction et on ne parvenait pas à les contacter ou ne serait-ce que les évacuer. Le hasard avait voulu que Larkin envoi toute l’équipe « amandine du 38 » sur l’opération. Ils l’ignoraient encore mais il y avait en réalité bien plus qu’une simple escouade et la mission de sauvetage allait en réalité se transformer en un véritable enfer. Parmi les individus à exfiltrer figurait une twil’ek du nom d’Asmodée ...Spoiler : Spoiler
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Post n°27
Auteur : Larkin KithLes fumées s’agitaient toujours dans l’air de la capitale, disputant la suprématie des cieux avec les meutes de vaisseaux confédérés. Des flashs d’explosions étaient visibles de temps en temps, et les claquements des lasers se faisaient entendre au loin. Le tableau avait de quoi être apocalyptique. Pourtant Larkin y trouvait une certaine beauté, il y avait quelque chose dans ce paysage qui poussait la réflexion et mélangeait les émotions.
Un soldat alluma une cigarette quelque part, et fit un commentaire sur la beauté de la situation. Larkin ne pouvait qu’approuver. Quelqu’un d’autre se plaignit de la puanteur que charriaient mes cadavres des combattants indigènes. Le combattant qui fumait se tourna vers lui avec deux filtres à cigarettes.
- Met des clopes dans tes narines, ça bloque l’odeur.Le stratagème sembla fonctionner. Derrière eux, les Iron Troopers s’enfonçaient à l’intérieur du palais impérial dans un balai mécanique extrêmement précis et minutieux. Le professionnalisme des soldats était impressionnant, et les mouvements martiaux presque hypnotique. Adossé à une conduite de ventilation, Kith passait son regard des commandos confédérés au paysage déchiré de Cathar, secoué des brûlures de la guerre.
En bas du bâtiment, des troupes enfonçaient les portes du palais, et piétinaient les immenses étendards impériaux qu’un de ses hommes avait fait tomber. Il avait vu les reporters militaires prendre en photo l’événement quelques instants plus tôt, et il était certain que le cliché ferait le tour de l’Holonet demain matin. Une maîtrise parfaite de la communication, de l’image et des symboles, voilà ce qui devait toujours accompagner les grandes opérations militaires, c’étaient des éléments importants pour gagner un conflit, et imposer sa victoire dans le temps. Le convoi blindé avait fini par atteindre les abords du palais.
Il y eut des éclats de voix, et Larkin observa un caporal Iron Trooper secouer gentiment un de ses hommes, lui remettre son blaster dans les mains, et lui dire de mieux se tenir
Et merd qu’est-ce qu’il veut celui-là ?*
Sa caporale s’écria : officier sur le pont !
Kith se redressa brusquement, plissa son treillis, replaça bien son gilet tactique, et vérifia son E-5. L’officier s’approcha de lui et le fixa. Le chef d’escouade se tenait raide comme un i, et supportait difficilement le regard inquisiteur de celui qui lui faisait face. L’officier lui fait un sermon quant à la tenue de ses hommes, mais finit tout de même par le féliciter pour le travail accomplis.
- Merci monsieur, répondit Larkin. Puis il attendit la suite qui, il le savait, ne lui ferait pas plaisir. Il était redéployé, le combat continuait. Reçu monsieur, on se met en route tout de suite.
Il salua, et se dirigea vers ses soldats.
- Allez les gars ; on se regroupe au niveau du 3ème blindé sur le boulevard, on est parti !
Une dizaine de minutes plus tard, la vingtaine de combattants se tenait autour de Larkin près d’un carrefour au milieu de l’agitation des militaires séparatistes. Kith continuait de lire son nouvel ordre de mission sur son datapad. Puis il releva sa tête et retira sa casquette en regardant ses troupes.
- Bien, on a une nouvelle mission. Un groupe chargé de l’aide humanitaire progresse dans les blocs Est de la ville, et est directement menacé par des forces loyalistes dans le secteur. Leur escorte est très faible, ils ne feront pas le poids face aux impériaux. Le contrôle tactique a envoyé des troupes aéroportées pour les sortir de là, mais les batteries de DCA sont toujours actives dans le secteur.
- Y a qu’à les bombarder !
- Et massacrer des milliers de civils ? Je ne pense pas non. On pourrait les bloquer depuis le palais, mais ça prendrait trop de temps. C’est donc bien à nous d’y aller. Vu que la voie aérienne équivaut à se faire fumer en l’air, et que ça ne fait pas partie de mes projets futurs, je vais réquisitionner un transport et un tank pour nous appuyer. On va essayer de voir quel est l’état de ces DCA, et essayer de les neutraliser si possible pour faire intervenir l’aviation. Sinon, on fonce avec les blindés, on les embarque en 4ème vitesse, et on se barre aussi sec.
Il marqua une pause devant certains visages.
- Je sais que pour certains d’entre vous c’est un premier déploiement, et que c’est éprouvant. Mais on a un devoir à accomplir, et un bon moyen de montrer au QG qui on est, et de quoi on est capable. Escouade en avant !
Le groupe se mit en marche vers un transport blindé. Le jeune homme n'osait toujours pas dire publiquement que c'était à lui aussi sa première vraie affectation. Il n'avait jamais été miliaire, et n'avait tué qu'une seule fois auparavant. Au fin fond de lui même, il savait qu'il était terrorisé comme un gamin de 6 ans. Larkin s’approcha du sergent conducteur du transport dont le torse dépassait de l’écoutille supérieure.
- Sergent, j’ai besoin d’un véhicule pour une mission d’extraction.
- Heu… Disons que mes ordres sont de rester sur le boulevard.
- J’ai une autorisation spéciale sergent. Et ne me dites pas que ça vous plaît de rester ici à rien faire d’autre que de brûler votre carburant dans le vide.
- Vous marquez un point… Allez, embarquez !
Avec un franc sourire, Larkin fit grimper ses troupes dans le véhicule et interpella son chargé de communication. La grosse radio de métal gris fut posée sur le sol noir du blindé.
- Contrôle tactique ici Amandine du 38, requérons un soutient blindé pour opération de sauvetage d’urgence, accréditation du capitaine Haukley, à vous.
- Bien reçu 38, un CAB-1 vous est affecté, code Roulant-8, terminé.Le jeune chef d’escouade sentit son moral grimper. La fusillade sur le toit du Palais avait été brutale et sordide, mais la situation semblait enfin revenir à la normale. La sensation de sécurité éprouvée grâce au blindage du transporteur n’y était pour rien. Larkin donna les coordonnées de destination aux pilotes, puis s’installa sur la longue banquette à côté de ses hommes. Le véhicule se mit en marche, précédé du tank droïde devant lui pour le protéger.
La trappe d’accès n’avait pas été relevée pour permettre aux soldats de voir ce qu’il se passait derrière eux, mais aussi parce que les circuits de ventilation avait flanché lors du débarquement. Le transporteur avança bruyamment dans les rues adjacentes au palais, où les combats ne semblaient pas avoir eu lieu. Du moins pas encore. A peine cette idée effleurait-elle l’esprit de Larkin qu’une rafale de laser toucha le toit du blindé. Les soldats s’agitèrent dans l’habitacle qui résonnait des bruits des impacts. Kith se tourna vers les pilotes.
- Ca craint pas ?!
- Négatif, c’est du solide.
- Lowen, arrose leur position à ces enfo**és quand on les aura dépassés !L’un des soldats posté près de la trappe d’accès hocha du casque, et agrippa son blaster. Une silhouette se détacha d’un des toits des immeubles environnant. Lowen n’hésita pas, et mitrailla sa position jusqu’à ce qu’il disparaisse. Larkin récupéra la radio et signala le tireur embusqué aux troupes de la coalition. Dans quelques minutes ils seraient bientôt sur les lieux du crash d’une première canonnière. Et l’appréhension grimpait dans les rangs de l’escouade. -
Post n°28
Auteur : SliceAlors que l’Opération Chatbite s’inscrivait dans l’histoire comme la date de la chute de l’Ordre Sith et du système Impérial, l’intervention militaire de la Coalition marquait aussi l’avènement d’une nouvelle époque en faveur des sensitifs. Les dogmes s’effondraient et la haine millénaire qu’ils couvaient disparaîtrait avec leurs derniers membres. Les nouvelles générations s’épanouiraient libres ! Le dictat et le monopole du savoir obscur de l’Ordre Officiel prenait fin avec lui ...
Pourtant cette conclusion aurait aisément put être évitée. Comme à son habitude, l’Empire n’avait pas tiré expérience du passé. L’orgueil des Impériaux et des Siths était bien trop grand : la main tendue par la Coalition avait été refusée non sans offenses.
Et c’est ainsi qu’un orage grondait sur les vaincus. Cet orage, ils l’avaient attisés jusqu’à l’ultime once de leur liberté ! L’ambiance qui émanait de la table des négociations était des plus moroses, mais il était certains acteurs qui vivaient là une grande exaltation ! Se tenant parmi la suite de l’Amiral Kashyyykien Nagaddik, Lucien Nidler savourait l’instant de la vengeance !
La victoire était totale : Cypher avait gagné. S’il avait eu des yeux pour pleurer, Nidler se serait effondré en larme tant l’émotion était grande en son cœur ! Lui, qui avait été un des cerveaux de la déchéance de l’Ordre Sith, contemplait à présent son œuvre du côté des vainqueurs ! Le nom et le visage de ses camarades tombés lors du pogrom de l’Omega résonnaient à chaque battement de son cœur. La haine qu’il avait couvée durant toutes ces années sous un faux semblant de calme apparent explosait dans une exaltation malsaine ! À l’intérieur de son armure robotique ses tentacules frétillaient de joie ! Ce jour-ci était la concrétisation de trop nombreux sacrifices.
Les pieds Kashyyykiens qui foulaient le sol de Cathar étaient de son fait. Les destroyers de la planète Wookiee qui emplissaient le ciel étaient le fruit de son labeur ! C’était lui qui avait offert « une planète » au Gouverneur Dee ! Arborant en apparence une attitude des plus placides, le Célégien avait bien du mal à ne pas se targuer de fierté et d’orgueil ! Pour sûr, Lucien était heureux ...
Pourtant tout n’avait pas été de rose dans cette opération ! Jusqu’à peu encore l’émissaire de Cypher avait douté de la victoire. La Confédération s’était montrée très ouverte dans les négociations ; trop au goût du Célégien ! La question de la régence de l’Ordre Sith avait irrité Lucien, mais par chance Gelmir avait décliné la proposition. Le Seigneur de Guerre n’était pas dupe : ces gens-là étaient plus un fardeau qu’autre chose. Il ne fallait pas oublier la trahison passée de l’Omega, qui avait dupé Gelmir en s’emparant de l’Empire et en ne respectant pas sa part des engagements … Pour sûr le Zabrack devait avoir maints griefs à l’égard de ces encapuchonnés, qu’il y a peu encore se croyaient les maîtres de la galaxie !
Quant au vieillard qui faisait office de dirigeant, il avait prouvé que l’intellect n’était toujours pas le point fort des sensitifs alloués à l’obscur. Menacés d’une destruction totale, abandonnés à leur propre sort et totalement désarmés, les Siths trouvaient encore le moyen de défier leurs ennemis. Quant au Général Boomer ? Il en faisait de même avec l’Empire !
Peut-être que ces stéréotypes vivants étaient animés d’une telle haine à l’égard du monde qu’ils voulaient secrètement s’arracher à cette vie sous couvert d’un glorieux combat ?! Peut-être que par toutes leurs actions, ces gens-là essayaient tout simplement de s’attirer les foudres de leurs ennemis afin de disparaître avec fracas ? Mais que pouvait donc être le but de ce suicide assisté ? Obtenir l’immortalité dans l’histoire ?! Si tel était le cas ils prenaient le risque de s’immortaliser en tant que losers, bien incapables de réfléchir promptement ! Ils s‘étaient rendus avant de refuser les causes même de leur reddition … D’ordinaire la reddition venait avant l’acte de déposer les armes ! L’attitude des vaincus était vraiment étrange, comme si à chaque décision ils faisaient en sorte de choisir la pire ! Mais après tout il était vraiment des hommes dont l’intellectuel faisait défaut : c’était probablement là le cas des Siths et des Impériaux !
Quoi qu’il en soit, la position de Gelmir et la réponse des deux chefs ennemis représentaient une rare aubaine à ne pas manquer. Kashyyyk devait faire valoir ses droits ! Conscient des enjeux, le Célégien utilisa ses dons de télékinésie pour s’adresser en secret à l’Amiral Nagaddik. L’imposant Wookiee était réputé loyal à la cause Kashyyykienne. Cet officier avait en réalité une aversion profonde à l’égard des Impériaux puisqu’un de ses fils avait péri au cours des opérations de pacification ordonnées par Valiant. Aux yeux de ce Wookiee, qui avait été élevé dans la plus pure tradition martiale, le devenir de l’Empire ne pouvait avoir lieu que dans un bain de sang. La destruction était une chose, l’enrichissement en était un autre. Et tel le serpent susurrant quelques vils conseils à l’oreille d’un noble héros, le Célégien fît part de ses conseils à Nagaddik.
« - La situation tourne à votre avantage. Les dirigeants actuels de l’Empire et de l’Ordre Sith ont tous deux refusé les conditions relatives à l’acceptation de leur reddition. Cela ouvre nos marges de manœuvres : ces dispositions étaient nécessaires à la sauvegarde de leurs institutions. En s’y refusant ils nous permettent de dissoudre l’Empire et l’Ordre Sith ; et se faisant de mettre main basse sur toutes leurs possessions. C’est une mission d’intérêt général que de mettre hors d’atteinte de l’ennemi ses propres richesses. Il est d’autant plus logique que Kashyyyk prenne d’elle-même réparation des préjudices subis ! Vaisseaux, équipements, sabres lasers, flux financiers et bons du Trésor : Kashyyyk doit exiger à la Confédération la totalité de ce butin de Guerre. »
Parmi toutes les races de la Galaxie on ne comptait que peu d’espèces dotées d’une clairvoyance égale à celle des Célégiens. Le calcul était comme une seconde nature chez ces « cerveaux volants » : à chacune de leurs réflexions, ils estimaient une infinité de probabilités mathématiques. Des concepts tels que « la théorie des jeux » étaient solidement ancrés dans leur culture au point que ces derniers ne pouvaient s’empêcher de penser leurs actions autrement que dans leur globalité. Et c’est ainsi que Lucien, sans jamais se départir de son flegme légendaire, estimait, jugeait et agissait à chaque fois que son intervention était nécessaire ... En ce moment même, l’émissaire évaluait calmement le jeu du pouvoir qui s’exerçait entre les parties prenantes aux négociations.
Se tenant sereinement en retrait, le natif de Célegia comptait les points tout en préparant ses prochains coups. On misait gros à cette tablée ! La table de négociation équivalait en cet instant à un échiquier sur lequel se jouait le devenir des milliers d’hommes et de femmes rassemblés dans les plaines de Cathar. À chaque prise de parole, on bougeait ses pions, et à chaque tour la Coalition resserrait son emprise sur l’adversaire. Venait à présent pour Kashyyyk le temps d’avancer ses dernières pièces et de pousser l’ennemi dans ses ultimes retranchements.
Car bouffés par leur orgueil, les Siths et les Impériaux avaient fait une piètre utilisation de leur jeu ! Et là où quelques minutes avant ils auraient aisément pu effectuer un grand roque, ils s’approchaient maintenant dangereusement de l’échec & mat ...
L’émissaire de Cypher jubilait intérieurement tant la situation était Caucase. Enfin les parjures tenaient leur vengeance ! Pourtant le destin s’était montré cruel et le hasard avait voulu que Slice fût exempt du triomphe ... L’étrange comptable et diplomate du culte se promit de se souvenir en détail de chaque scène de cette journée afin qu’il puisse faire une peinture détaillée des évènements lorsqu’il l’énoncerait à son ami. Et pour parfaire à sa vanité, voilà qu’il se taillait une part de roi parmi les protagonistes de l’évènement puisqu’il conseillait discrètement le représentant de l’autorité Kashyyykienne ! Pour sûr que l’association passée avec l’ex-Sénateur de la planète boisée s’avérait mutuellement bénéfique !
Lucien avait beau faire référence à « l’intérêt général », cette notion ne trouvait véritablement de sens à ses yeux que lorsqu’elle fusionnait avec ses aspirations individuelles. Toutefois, ses conseils étaient on ne peut plus avisés : l’unique moyen de se prémunir durablement de la menace constituée par l’Ordre Sith était encore de l’évincer définitivement de l’échiquier galactique. Certes, cette mesure était dure, mais le monde était cruel. Le bourreau qui rechignait à abaisser sa hache sur sa victime n’avait pas sa place du côté des vainqueurs ...
Ce qui séparait en cet instant les gagnants des perdants, c’était cette capacité innée pour certains à comprendre que la finalité d’un conflit passait par l’action violente afin de soumettre autrui à sa volonté (Cf : Clausewitz – De la Guerre, 1832). Des variables telles que la clémence, le pardon et la miséricorde n’avaient pas leur place dans le jeu politique. Celui qui refusait de se soumettre devait être annihilé définitivement. L’Ordre Sith et l’Empire devaient être réduits en cendre et leurs possessions dilapidées entre les belligérants !
C’était sur cette base que Lucien exhortait à Nagaddik de réclamer une part importante du butin de Guerre. Cette conclusion était le fruit d’un calcul qui se basait sur l’échange équivalent : la destruction et la privation des possessions de l’Ordre allait enrichir Kashyyyk tout autant qu’elle réduisait à néant l’institution religieuse. D’une part on détruisait l’ennemi, de l’autre on favorisait un allié.
La déchéance de l’adversaire était totale … L’Ordre Sith, qui la veille encore avait gouverné la moitié de la Galaxie, se voyait maintenant encerclé sur Cathar et craignait l’hallali lancé par ses ennemis. L’humiliation était elle aussi totale ! Et pourtant ce n’était pas suffisant ! Alors que nombreux étaient les hommes avisés qui savaient se contenter de la victoire, Lucien allait plus loin dans sa réflexion : la seule destruction de l’Ordre n’était pas la finalité des projets du Culte de Cypher. La cible était bien moins matérielle : on visait à tuer la poule, mais aussi son œuf !
Alliant les gestes à la pensée, le Célégien se saisit d’un datapad et envoya un message à l’adresse d’un freelance dont le Sénateur Dee avait mentionné la présence sur la planète. Le Gouverneur de Kashyyyk semblait être un homme plein de ressource et il s’entourait de gens à la fois peu recommandable, mais qui possédait de réels atouts. On lui avait dit de recourir à cet énigmatique personnage si les besoins s’en faisaient sentir et c’était tout bonnement le cas ! Ce message utilisait une fréquence cryptée qui fût envoyée sur les ondes utilisées par les forces Kashyyykienne. Seule une personne avec une clef de cryptage adéquate était en mesure de le déchiffrer. Et ce mystérieux destinataire n’était nul autre que Lord Wilhem DeKashyyyk.
- Monsieur, nous n’avons pas eu l’honneur d’être présentés, mais l’ami et mécène que nous avons en commun m’a indiqué que vous êtes ici pour épauler certaines de nos opérations « officieuses » ... Nous avons besoin de vous pour récupérer (si possible discrètement) certains biens de l’Ordre Sith. Nous devons mettre la main sur les possessions de leurs temples : archives, documents, parchemins, holocrons … Tout ce qui revêt de l’importance… Je vous transmets un manifeste des effets que nous recherchons en pièce jointe. Contactez-moi si besoin._ Cordialement, _Un ami.
Depuis le jour de la résurrection de son apôtre, le Culte de Cypher avait œuvré dans l’unique dessein de détruire la matrice même de l’Ordre Sith … La base de ce plan avait été l’élaboration d’un processus menant à l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée des Siths de l’Ordre Officiel. Autrement dit : la destruction de ce groupe en raison de ses origines religieuses. Et si cette « politique » avait tout à voir avec un génocide, ce n’était pas un hasard.
En se référant à une approche plus étymologique, le concept de génocide se basait autant sur l’extermination physique des individus que sur l’annihilation de leur descendance et de leur culture. La destruction d’une ethnie reposait en effet sur des notions communes où les efforts n’étaient pas seulement orientés dans le but détruire la population cible, mais aussi de venir à bout de tout ce qui pouvait représenter son futur. Le meilleur moyen d’arriver à ses fins était alors de détruire jusqu’à la culture même de l’ethnie. Car sans culture, sans savoir : l’ennemi était perdu. (C’est d’autant plus le cas lorsqu’il est question d’une autorité religieuse). Qui plus est, sachez qu’il est aisé de faire un parallèle entre ce processus de destruction de civilisation et la stratégie qui fût employée plus ou moins volontairement par l’Occident sur les populations terriennes d’Amérique du Sud.
Autre fait bien moins référencé : c’est ce même procédé qui fût systématiquement utilisé sur toutes les populations annexées par l’Empire Ottoman. Loin de moi la volonté de faire une parenthèse historique ou de ranimer un débat, mais l’Empire Ottoman était l’exemple typique de l’application de cette méthode puisqu’il avait déployé dans le passé un formidable système de destruction des civilisations conquises (sur plusieurs générations), et ce afin de se présenter à terme comme l’unique culture à destination des populations soumises à son autorité. Dépopulation et destruction en profondeur des civilisations ont toujours été deux notions clefs, qui, bien utilisées permettent non pas de défaire sur l’instant l’ennemi, mais de l’évincer de l’histoire à tout jamais ...
Cypher n’avait œuvré que dans ce but. On n’avait pas seulement essayé de nuire à l’Ordre, on s’était acharné à lui retirer tout ce qui pouvait garantir son devenir. Pour beaucoup un tel projet serait resté au stade de la pensée, mais c’était sous-estimer la force de convictions des protagonistes. Car le talion animait leur décision ! Et c’est ce groupe, certes réduit et privé de la majeure partie de sa ressource, qui parvint à réaliser ce travail de titan ! On profita ainsi du seul avantage à sa disposition : le fait d’avoir été évincé de l’histoire suite au pogrom de l’Omega. Slice savait que Cypher était mort aux yeux du nouvel Empreur, et se fût là son principal avantage. Il joua de ruse et de malice lorsqu’il déclencha la première phase de son plan !
De par le maître Jedi dont Slice possédait le corps, le Prince Noir avait sût que les Rebelles allaient lancer une formidable attaque sur la Forge Stellaire. L’antique station spatiale assurait à l’Omega sa suprématie militaire et sa destruction était le meilleur moyen d’affaiblir son Empire Sith. Ce qu’ignorait l’opposition c’était que l’origine de cette attaque était aussi du fait de l’Empereur, puisqu’il avait en réalité fait rassembler en secret la majeure partie de son armée dans le but de mettre un terme définitif à la rébellion au cours de cette bataille ! Ce que l’Omega n’avait pas prévu, c’était d’une part que la Rébellion était épaulée par l’OCD, que la C.S.I avait elle aussi envoyé des troupes pour venir en aide à l’opposition, et que Cypher était en train de préparer sa vengeance.
Profitant d’un contact dans la C.S.I, le prêcheur de Cypher avait habillement infiltré le rang des Siths avec son apprenti lorsque Gelmir avait expulsé les derniers membres sensitifs de l’U.C.E.H en direction de Coruscant. C’est en se faisant passer pour l’un d’eux qu’il avait découvert que le temple serait laissé sans défense au cours de la bataille de la Forge Stellaire. Kovarn avait décidé d’envoyer l’intégralité des troupes Siths à la Forge au point qu’il ne restait qu’un seul Sith pour s’assurer de la protection des novices et apprentis, qu’on avait laissé au Temple. Slice et Raiden avaient alors retrouvé Lucien Nidler, et s’alliant avec une tribu Wookiee ils avaient mis en place une action simple, mais très efficace qui visait à massacrer les recrues, piller les archives et détruire le Temple. Nidler avait aisément soudoyé le seul Sith présent sur place et on avait planifié l’attaque.
La riposte de Cypher fût sanglante ! Pendant que l’Ordre guerroyait dans les étoiles, les guerriers Wookiees alliés au culte massacrèrent tous les apprentis. On dilapida et détruisit la majeure partie du savoir emmagasiné sur place, et on réduisit en cendre le lieu de culte et les forêts environnantes. Alors qu’on s’était attendu à une intervention rapide des forces Impériales, le commandant local avait volontairement tardé à envoyer ses troupes. La GAI et les Siths ne s’entendaient pas bien et tout ce qui pouvait affaiblir les sensitifs était visiblement bien apprécié du côté militaire. Bien qu’il ne fût pas de connivence dans l’opération, l’inaction de l’officier avait aidé les assaillants puisque le temps de répit qu’il leur accorda avait permis au culte de Cypher de réussir son méfait ! Et afin d’aller plus loin dans l’action, on avait fait en sorte à ce que des preuves accusent Kovarn et que ces informations soient interceptées par l’Empire, mais aussi les kashyyykiens.
Au même moment Slice attaquait Kovarn alors qu’il évacuait la Forge ! Malheureusement le vaisseau dans lequel ils combattaient fût endommagé lors de l’explosion de la station, et les deux ennemis s’écrasèrent sur Yavin IV. À la suite d’un duel épuisant dans la carcasse même de l’appareil et se terminant sur un pic rocheux de la planète Massassi, les deux hommes n’étaient pas parvenus à se départager ! La fin du combat fût tout aussi brouillonne que le reste de leur pérégrination : Slice fût touché d’un tir de blaster en plein thorax tandis que Kovarn fût mordu au visage par le mamba noir de son adversaire. Tous deux pensèrent avoir vaincu leur ennemi, alors que le hasard voulut que les deux hommes s’en échappassent !
Mais quoi qu’il en soit on avait écarté Kovarn assez de temps pour faire germer le doute chez ses camarades. Les preuves l’accusaient et il avait disparu … Toute l’opération de Cypher avait ainsi semé la discorde entre l’Omega et Kovarn, éloigné le Cathar , à massacrer les novices, à détruire le Temple, à piller les archives, et finalement à détruire le capital culturel et intellectuel rassemblé dans le sanctuaire ! L’objectif avait été de massacrer tous les futurs Sith et de priver les survivants de toute possibilité d’évolution. Ceux qui restaient de la nouvelle génération étaient abandonnés à eux même. Plus de culture, plus de savoir, plus de maîtres (morts lors de la Bataille de la Forge), c’était le devenir de l’Ordre tout entier qui partait en lambeau …
Tous ces efforts visaient à faire en sorte que l’Ordre Sith s’éteigne définitivement lorsqu’on lancerait la seconde phase du plan. Alors que le projet initial escomptait que cette seconde mission se réalise sur plusieurs années, tout s’était enchaîné très vite ! Les Siths avaient joué de malchance car se mêlant aux projets de Cypher, c’était mêlée la révolte des sécessionniste et le limogeage d’Omega ! Privés de leur Seigneur, saigné par leurs pertes pharaoniques lors de la Bataille de Coruscant et de l’attaque de Kashyyyk, les derniers membres de l’Ordre s’étaient retrouvés en grand danger. Il est certain que ce renouveau Républicain aurait certainement marqué l’éclatement de l’Ordre si Kovarn n’était pas réapparu à ce moment-là !
Alors qu’on l’avait pensé perdu lors de la Forge Stellaire suite au crash du Rubbicon sur Yavin IV et de son duel contre le Prince Noir, le Cathar était revenu plus puissant que jamais ! Il s’était alors enfui de l’Empire qui se transformait en République, emportant avec lui les restes fumants d’un culte agonisant. La planète de ce nouveau Seigneur Noir devint la terre d’exil de ceux restés fidèles à l’Empire Sith et on érigea rapidement les « Vestiges de l’Empire ». Kovarn rêvait d’un nouvel âge d’or, et berné par ses illusions il vint à se prétendre Empereur …
L’ennemi était affaibli et rassemblé sur une seule position. Et alors que l’Ordre s’essayait à penser ses blessures, Cypher avait convaincu Kashyyyk de lancer son armada sur la planète Impériale. C’était le coup de grâce, la destruction finale : on égorgeait la poule après avoir détruit son poulailler, ses œufs et ses graines ! La succession devait prendre fin aujourd’hui. Et pour être certain que le triomphe soit total, que l’on réduisait en charpie non pas l’Ordre, mais aussi son devenir, Cypher s’apprêtait à piller les miettes de sa culture et de son savoir !
Et ainsi on mandatait Will pour cette ultime besogne. On allait confisquer les derniers fragments de savoir conservés par les Siths ! L’objectif était bien de s’emparer de toute la connaissance restant au temple et de l’écarter à tout jamais de ces faux frères : prendre les parchemins, les datapads, les holocrons … Tout ce qui avait échappé une première fois aux griffes acérées de Cypher lors de l’attaque du temple de Kashyyyk allait maintenant devenir sien ! L’Ordre avait perdu …
HRP#1 : Pour cause d'absence (Ace : joueur de Kashyyyk), une ellipse sera utilisée dans le prochain post de la Coalition (CSI - Kashyyyk) pour conclure l'Opération Chatbite sans altérer le RP.
HRP#2 : Un second RP "Slice" sera posté à ce moment là et reviendra sur l'historique de l'Ordre Sith. Ce sera une manière de raconter subjectivement les évènements qui ont menés à ce RP. Le post racontera des débuts de l'Ordre jusqu'à sa fin.
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Post n°29
Auteur : Super PNJY’aurait-il encore des gens pour prétendre que la Confédération n’avait jamais rien fait ? Pour douter de sa place dans l’échiquier galactique ? Entendrait-ton encore ces négationnistes : refusant d’admettre que l’histoire était largement écrite par les actes de cette glorieuse nation ?!
Taris, Korriban, la sécession du Sénat, Bastion et Cathar … Toutes ces dates, tous ces évènements n’avaient qu’une seule origine : la C.S.I. Car qu’elle le veuille ou non, la Galaxie devait compter avec la présence Séparatistes ! Et puisque personne ne protégeait les planètes non alignées avec objectivité, on avait consentit à assumer temporairement le rôle de « gendarme de la Galaxie ».
Et ainsi la C.S.I n’était exempte d’aucun grand fait médiatique depuis ces derniers mois. Elle était partout ! Et si cette omniprésence attisait la colère de certain, elle rassurait les autres puisqu’elle mettait fin à aux politiques expansionnistes débutées depuis l’époque de G.Man. La Confédération l’avait annoncée : elle ne laisserait plus rien passer. De l’atteinte à ses intérêts où à la souveraineté nationale de nations indépendantes, ceux qui agissaient à l’encontre de sa ligne de conduite étaient châtiés avec sévérité !
Aujourd’hui la « justice Confédérée » mettait fin à une époque de terreur : l’Ordre Sith et l’Empire Sith disparaissaient une nouvelle fois dans les limbes de l’histoire !
C’est ainsi qu’après plusieurs heures de discussions et de débats, la table des négociations avait été finalement vidée. Sur place, il ne restait plus que les principaux membres de la Coalition, contemplant leur œuvre depuis les hauteurs. Ces hommes et femmes venaient d’écrire l’histoire : une page supplémentaire vaillamment remplie par la plume Séparatiste. L’invasion d’une planète était un spectacle aussi beau que terrifiant. Farouchement protégé par des troupes d’élites, ces gens-là admiraient des centaines de milliers d’hommes et de droïdes, grouillant dans les airs et sur terre, et qui s’afféraient à soumettre l’ennemi à leur propre volonté. La vue d’une e telle chose glaçait le sang d’effroi tout autant qu’elles attiraient une curiosité malsaine.
La soumission d’une planète toute entière, aussi petite soit-elle, mettait en œuvre tout le génie dont étaient capable les êtres pensants. On avait construit d’immenses navires pour explorer et se mouvoir dans la Galaxie, mais quel que soit le peuple concerné, la vocation première de ses vaisseaux revenait insatiablement à transporter des hommes et du matériel pour guerroyer et asservir ses voisins …
Quoi qu’il en soit ce n’était pas tous les jours que l’on obtenait une victoire aussi aisée. Et pourtant, malgré toutes les congratulations, celle-ci ne laissait qu’un goût amer dans la bouche du Colonel en charge de l’opération. Brouzouf le savait bien : à vaincre sans péril on triomphe sans gloire !
L’officier s’était séparé de ses convives et il contemplait en silence le soleil de Cathar se coucher. Les vastes plaines qui s’étendaient devant lui tombaient doucement dans la pénombre. Cette obscurité croissante s’étendait tel un linceul recouvrant le pays. Ce matin encore le soleil de ce système s’était levé sur un Empire, à présent il se couchait sur une nation détruite …
D’où il était, l’imposant personnage voyait distinctement courir de longues rangées d’hommes désœuvrés. Et malgré la distance, Brouzouf saisissait toute l’intensité des sentiments de cette plèbe devenue apatride. En ce moment même ces gens-là apprenaient le funeste destin de leur nation … Par humanisme, on avait laissé à Boomer le soin d’annoncer à ses compagnons les conclusions de cette infructueuse négociation. Et voilà que ce clone en était réduit à conter à ses semblables l’inébranlable vérité : passé cette nuit l’Empire « Sith » ne serait plus.
A avoir combattu physiquement et idéologiquement ces gens durant tant d’année, leur ultime défaite laissait pantois tous les belligérants. Les amis sont rares dans la Galaxie, mais les meilleurs ennemis le sont tout autant … L’Empire avait été un adversaire à la hauteur de la Confédération. Le vide qu’il laissait à présent se comblait de doutes : quelle forme prendrait la nouvelle menace visant la nation Confédérée ?! A cette question on n’avait pas encore de réponse, mais déjà le DSP était sur le coup, préparant en silence la plus sordide des alliances.
La Miraluka qui avait accompagné le Kreevaki sur Korriban s’avança doucement jusqu’à lui. Elle faisait partie de la suite de l’officier et elle avait aussi assistée à son triomphe sur Cathar. Enroulée dans une toge traditionnelle, elle restait calme mais son attitude trahissait un certain malaise. D’un signe de tête Brouzouf l’invita à le rejoindre. La femme vint à son niveau et tourna sa tête dans sa direction. Le bandeau qui couvrait son visage troublait beaucoup d’humains, mais ce n’était pas le cas de l’extraterrestre. A la différence de l’Empire, la C.S.I c’était fondée non pas autour du dictat des humains, mais des multitudes de races qui composaient son collectif. Si la Miraluka ne possédait pas d’yeux pour exprimer ses émotions, les traits de ses joues et la froideur de sa bouche laissaient présager son avis sur la situation actuelle. Serrant des dents elle dit tristement :
« - Votre paix sera la mort de leur nation. »
Brouzouf ne se retourna même pas. Ses tentacules se contractèrent un instant avant de se laisser choir. Au fond de lui-même il avait espéré que les Impériaux agissent différemment. Sachant l’ennemi affaiblit, la C.S.I c’était montré bien plus clémente qu’à l’ordinaire. On avait tenté de faire fi du passé et de leur permettre de survivre en tant que nation. L’idéologie Impériale avait eu l’occasion de survivre dans sa propre administration. Sous couvert de conditions non négociables on leur avait ainsi proposé les prémices d’une alliance alors même que ces hommes étaient responsables des exactions de Bastion ...
Tournant leurs yeux vers le futur, les Séparatistes avaient donné cette chance aux Impériaux. C’était la même chance que les vestiges n’avaient pas laissé aux émissaires désarmés qu’ils avaient massacrés dans l’ambassade ! Et alors qu’ils avaient la possibilité d’échapper à l’annihilation, ces derniers l’avaient refusée ! Maintenant il ne le leur restait plus qu’à assumer cette décision dont ils étaient les seuls responsables !
Ce que Brouzouf ne comprenait pas : c’était cette obstination … La sauvegarde du collectif était l’idéologie prépondérante chez les Séparatistes. Chez les Impériaux c’était littéralement l’inverse : le sacrifice de leur collectif était moins important que la survie même de leur idéologie. Ainsi allait le monde : deux civilisations opposées ne se comprenant pas, et malgré toutes les tentatives de communications, la survie de l’une ne pouvait aller qu’avec la destruction de l’autre. Le Kreevaki souffla comme pour expier sa culpabilité. Même pour ce militaire de carrière l’acte de détruire une nation n’était pas une chose commune, ni même aisée. Il se contenta de renchérir simplement :
« Si vis pacem, para bellum … »
En l’état actuel, faute d’une vraie volonté Impériale en faveur de la paix, seule la destruction de l’Empire réglait définitivement le problème. Bastion était vengée et la nation Impériale défaite. Cette destruction de l’administration ennemie était la véritable victoire. Elle mettait fin au conflit qui existait entre deux nations depuis bien trop longtemps. Car il n’y a pas de victoire si elle ne met pas fin à la guerre.
Brouzouf désigna les étoiles à sa camarade. La Galaxie était vaste. Il y avait là tant d’endroits hors de la portée immédiate de son armada … Tant de planètes, tant de stations spatiales où échapper à la fureur des Confédérés … Son œuvre n’était pas achevé tant que Kovarn perdurerait. Le Consulat voulait la tête de cet homme. Malheureusement il n’était plus sur Cathar, la rumeur était fondée : ce lâche c’était enfui en abandonnant sa propre planète. Ce Seigneur Noir sévissait encore quelque part dans cette tapisserie nocturne. Depuis les étoiles il narguait le Kreevaki …
« - Tant que Kovarn vivra nous serrons en guerre … »
La Miraluka ne dit rien, elle le savait : il n’y avait rien à ajouter. Une barge débarquement les survola dans un vrombissement de moteur. L’appareil tira définitivement Brouzouf de ses rêveries. L’officier serra ses tentacules et rabaissa sa tête. Les rancœurs étaient tenaces et comme le prouvait cette intervention sur Cathar : la Confédération n’était pas du genre à abandonner. Elle mettrait le temps et les moyens qu’il faudrait mais au final le responsable de Bastion serait châtié.
L’invasion qui se déroulait ici-bas n’était pas uniquement motivée par la seule attaque de Bastion. Elle faisait écho à une chose bien plus lointaine : une rancœur profonde dévolue à l’égard des Siths. Gelmir était l’un des seuls protagoniste extérieur à la Confédération à pouvoir comprendre en quoi Cathar était stratégique pour les Confédérés. En réduisant en cendre l’Ordre Sith on s’efforçait de laver l’affront fait par ces derniers. La trahison de l’Omega à l’encontre de la C.S.I était ainsi vengée. L’Empire Sith était maintenant une époque révolue et ses vestiges partaient avec lui.
Une des premières mesures post négociations avait été de séparer les Siths des Impériaux. La chose avait été aisée puisque ces derniers s’étaient rassemblés par groupe sous la direction de Boomer lors de l’arrivée de la Coalition. Outre quelques évènements isolés ci et là, tout c’était passé sans encombre. Mais si on ne se laissait pas aller à des exactions sur les prisonniers, on ne faisait pas non plus acte de clémence avec les encapuchonnés. Les Séparatistes étaient rudes avec les Siths. Bousculés et malmenés on les emmenait de force dans des charters en direction de coordonnées inconnues. Les Impériaux, eux, étaient rassemblés en groupe sur la planète. Des camps d’internement en préfabriqué avaient étés montés avant que la nuit ne tombe.
Certains Impériaux, en majeure partie les officiers, étaient emmenés pour interrogatoires. Nombreux étaient ceux à revenir quelques heures après, parfois le visage tuméfié. D’autres ne réapparaissaient pas : transférés sur d’autres campements. Quoi qu’il en soit la C.S.I s’efforçait de rester exemplaire. Les directives données aux soldats étaient claires : les Impériaux étaient des prisonniers de Guerre et jouissaient de ce statut. Outre quelques coups lors d’échanges musclés et le fait que les interrogatoires cherchaient à obtenir bien plus que le nom, la date de naissance, le grade et le numéro d’identité militaire, on n’avait pas recours à la torture (au moins officiellement). Les Confédérés s’imposaient de traiter leurs adversaires de manière humaine, et ceci de leur capture jusqu’à leur libération ou rapatriement. C’était l’engagement qu’avait donné Brouzouf à Boomer. Ce dernier, lui aussi questionné dans un camp d’internement, avait pu en être témoin !
La C.S.I n’avait qu’une parole : pour le bien mais aussi pour le pire. De son côté le DCRS avaient commencé son travail d’études des données collectées. Toutes les archives d’une nation étaient à présents à la merci des services de renseignement Séparatiste. On allait scrupuleusement tout étudier mais pour l’heure la priorité était d’identifier les positions ennemies extérieures à Cathar ainsi que la responsabilité des soldats dépêchés sur Bastion. Au fur et à mesure des interrogatoires et de l’étude des fichiers, des militaires reconnus coupables ou complices des exactions de Bastions étaient emmenés. La C.S.I faisait ainsi le tri entre ceux qui s’étaient rendus coupables de crime de guerre sur la planète et ceux qui qui avaient certes participés aux opérations militaires de Bastion mais qui n’avaient pas ouverts le feu sur des civils ou du personnel non militaire.
Ce travail d’agences de renseignement se faisait en parallèle des activités de Kashyyyk qui veillait aux mêmes procédures. C’était dans l’intérêt commun des nations formant cette Coalition que de rendre justice pour les crimes commis par leurs ennemis. Kashyyyk c’était montré relativement exigeante dans ses demandes. L’Amiral Wookie avait en effet exigé à ce que les comptes de l’Ordre Sith soient transférés à sa planète en gage de dédommagement pour les préjudices subis (l’affaire du détournement d’argent de l’Omega et pour l’attaque de Kashyyyk attribuée à Kovarn).
Plus que ça, c’était la majeure partie des possessions directes de l’Ordre qui avaient étés réclamées : y compris les vaisseaux. Soucieuse de ne pas se froisser cet allié providentiel, la C.S.I avait consentir à laisser ces biens choir en des mains Kashyyykiennes. On prit bien soin de présenter la chose comme dédommagement et non pas comme un véritable pillage. Et ainsi les conseils avisés de Lucien Nidler se concrétisaient !
Pour se faire les Séparatistes avaient porté un support et un soutien arrière aux opérations de l’ANK visant les propriétés et positions de l’Ordre Sith. Le bâtiment qui faisait office de temple avait été la cible d’une résistance farouche mais les troupes dépêchées par Kashyyyk et les prestataires sous contrats (à comprendre les privés sous contrat du genre de Lord Willem) étaient parvenus à en prendre possessions. Certains fidèles avaient détruits certains holocrons mais le reste avait été capturé par les équipes. Et alors que Kashyyyk se chargeait de récupérer les biens officiellement stipulés dans les manifestes Kashyyykiens (données des comptes en banque, bijoux, vaisseaux), les agents de Dee qui n’étaient pas à proprement parlé lié à Kashyyyk, se chargeaient d’accomplir les besognes réclamées par Lucien Nidler. On pillait en secret les reliques et les holocrons. Ce qui restait du patrimoine Sith était doucement en train de disparaître officiellement des registres et venir remplir une collection « privée ». Le savoir de l’Ordre disparaissait avec lui !
Le palais de Cathar était aussi sous contrôle et la majeure partie des possessions sécurisées. Argent et possessions physique sous clef. Les statues de Kovarn et les drapeaux Siths étaient brûlés. Les fanions Impériaux mis en berne. Partout fleurissaient les étendards de la Coalition : Kashyyyk et C.S.I.
Soudain les senseurs de la flotte Séparatiste s’affolèrent : deux vaisseaux de lignes Impériaux venaient de rentrer dans l’espace de Cathar. L’armada de la Coalition se prépara à une confrontation spatiale. Plusieurs appareils virent se mettre en position d’interception tandis qu’on ordonnait à des Destroyer Providences de lâcher la chasse ! Pourtant les deux appareils n’essayèrent pas de fuir. Recalculer une trajectoire correcte vers un nouveau point de saut était une manœuvre trop longue et assurerait pour sûr leur destruction. Ils se conformèrent alors aux directives : aussi incroyable que cela puisse paraitre les deux vaisseaux coupèrent leur moteur et se laissèrent doucement guidés jusqu’à la terre ferme. La Coalition n’y croyait pas …
Mais l’acceptation de la défaite des Impériaux ne voulait pas pour autant dire que les loyalistes fanatiques à Kovarn avaient baissés les armes. Au loin vrombissaient encore d’assourdissantes explosions, suivies de flashs aveuglants. Ces échanges de tirs épars rappelaient que les combats étaient loin d’être finis. Là-bas, en quelques positions, on continuait à tenir tête à la Coalition.
Des vautours droïdes passaient en rase motte au-dessus des vaincu et piquaient sur les positions ennemies. Les bombes au baradium explosaient dans un fracas de tôle avant que ne reprenne les tirs d’armes automatiques. L’obscurité changeait la nature des combats et il devenait plus difficile de faire la distinction entre des civils et des insurgés. Les loyalistes Cathari de Kovarn s’étaient lancés dans une tactique d’harcèlement et de guérilla. Ils pratiquaient la terreur sur les populations des villages qui se montraient ouverte envers les Sépratistes et on avait eu vent de plusieurs charniers sur des civils …
Plusieurs régions étaient encore sous leur contrôle. Les pro-Impériaux s’étaient recentrés sur des positions urbaine ou difficiles d’accès et profitaient de la population comme d’un bouclier. La Confédération avait préférée cesser ses bombardements massifs sur ces positions afin d’éviter des dommages collatéraux. Cette politique était nouvelle dans les mœurs Confédérés : elle datait de Taris.
Brouzouf fit volte-face et tourna le dos à ces combats. Le Kreevaki s’en alla rejoindre ses comparses regroupés non loin de la table. Autour de ce meuble en kit on avait débattu du devenir de l’Empire et de l’Ordre Sith durant toute la journée. Les conclusions avaient étés sans surprise : l’Ordre Sith était physiquement détruit, ses biens pris par Kashyyyk et ses membres capturés. L’administration Impériale avait été investies par l’autorité Séparatiste, on décortiquait toutes les archives, tous les dossiers … Les militaires étaient mis aux arrêts et internés à même la planète. Les biens et possessions de l’Empire étaient « sous clef », y compris les vaisseaux. Quant à Cathar : on assurait son protectorat par la Coalition « C.S.I-Kashyyy » en prévision d’une élection libre dans les temps à venir …
L’officier serra la main de l’Amiral de l’ANK en le félicitant pour la rapidité avec laquelle ses hommes avaient enfoncées des positions stratégiques tenues par des loyalistes de Kovarn. Dans les jours à venir l’Opération Chatbite allait se lancer dans une nouvelle phase de pacification : la sécurisation de la région et la lutte contre la guérilla. Les militaires s’afféraient déjà à planifier les positions à venir des FOB qu’installerait la coalition afin de surveiller les régions sous contrôle.
Une bonne partie de ces gens s’éclipsaient après avoir félicité Brouzouf. Ils remontaient les uns après les autres dans leurs navettes et leurs vaisseaux, bien content de quitter le sol de cette planète et le risque d’un attentat ou d’une attaque. Le Kreevaki était quant à lui plus calme et moins paranoïaque que ses voisins : il savait considérer l’instant présent et prendre les risques quand cela était nécessaire. Sa prise de Cathar sans effusion de sang en était l’exemple : Brouzouf avait joué au poker et il avait une nouvelle fois gagné. C’était par ce Colonel qu’avait été détruit le vaisseau de ligne de Valiant sur Korriban et que ses troupes d’élites avaient étés capturées. Et c’était encore sous ses ordres que l’Empire et les Siths mettaient genou en terre devant la C.S.I. Et malgré ce palmarès son seul souci restait l’échec personnel de sa mission : Kovarn était toujours vivant ... Pour sûr que c’était un officier compétent !
Gelmir était lui aussi en train de prendre congé. L’ancien Général et Gouverneur de la Confédération n’était pas considéré comme ennemi de la C.S.I, c’était même le contraire. Suite à sa demande on l’avait autorisé à repartir après lui avoir posé quelques questions sur ses relations avec l’Empire et les Siths. On obtint le même son de cloche que ce qu’il avait énoncé en début de journée lorsqu’il avait pris la parole à la table des négociations. Alors qu’ils se séparaient Brouzouf avait toutefois insisté à s’entrainer un instant avec lui.
Le Colonel indiqua à Gelmir qu’il comprenait sa décision de ne pas reprendre l’Ordre Sith mais qu’il en était attristé. La culture Sith n’avait pas mauvais fond, c’était ce qu’on avait fait de l’Ordre qui avait été le problème … Quoi qu’il en soit le Kreevaki insista sur le fait que le Zabrack comptait toujours pour la Confédération et qu’il espérait que l’amitié que la C.S.I lui portait était toujours réciproque. C’était une manière polie de lui indiquer que s’il avait à faire des choix entre les intérêts Séparatistes et des positions Siths, on apprécierait qu’il se souvienne d’où il venait … Les soutien Séparatistes n’étaient pas nombreux dans cette Galaxie et on espérait compter sur Gelmir. Brouzouf avait un véritable respect pour cet ancien Général et après quelques banalités il ne le retint pas plus longtemps. Pour sûr leurs traces se recroiseraient un jour.
Alors que le Kreevaki regardait cet ancien mentor disparaître vers une destination inconnue, un de ses subalternes vint le retrouver. Il était en âge, un datapad à la main.
« - Colonel, l’Etat-Major m’a demandé de vous informer que les Républicains sont en train de prendre position concernant Cathar. Les informations sont assez vague mais le message semble aller dans le sens qu’ils nous soutiennent mais qu’ils vont demander à envoyer des observateurs. »
« - Ce n’est pas étonnant … Nous avons mis les pieds dans un beau merdier alors que c’était à eux d’y aller ! Ils doivent s'en réjouir ! La République n’a pas eu le courage de régler la question Impériale alors que Kovarn avait menacé ses institutions … Quoi qu’il en soit nous ne sommes pas ici pour envahir une planète du tiers monde ! Nous avons bougé parce que personne d’autre n’a eu le cran d’agir ! Annoncez que nous serrons heureux de compter non pas uniquement sur la présence d’observateurs Républicains, mais d’une participation militaire du Sénat à la force de maintien de la paix que nous avons déployée sur Cathar. »
C’était l’ultime coup de poker de la CSI : un bras tendu à l’égard des Républicains. C’était aussi un moyen de tester ces « nouveaux partenaires » : allaient-ils seulement condamner et rester dans un rôle d’observateur ou allaient-ils devenir des acteurs de ces évènements visant la sauvegarde de l’équilibre Galactique ?! Allaient-ils réellement se bouger et utiliser leur flotte pour de vraies missions de paix où resteraient-ils dans un rôle purement figuratif ?! Mais la C.S.I avait une autre idée en invitant les Républicains à mettre la main à la patte : on cherchait un moyen de partager le fardeau que représentaient cette centaine de millier de prisonniers …
Et ainsi il ne restait ici que les vainqueurs. Il ne faisait pas bon d’être du côté des vaincus. Le responsable des Siths avait été emmené avec ses camarades, quant à Boomer il avait été interné dans un des camps établis sur la planète. Restait encore Stella, a présent maintenue par deux gamoréens de grande taille. Le Kreevaki rejoignit la Sith et la fixa de ses grands yeux.
« - Il aurait été préférable que le Général Boomer consente à notre proposition et vous tue … Sa voix sifflait, comme s’il peinait à lui parler. En tuant Chatbite sur Bastion vous avez condamné les Vestiges de l’Empire … Ses tentacules s’enroulèrent autour du visage de la novice, serrant avec force cet être aussi fragile que dangereux. Il lui tourna la tête en direction de l’horizon, la nuit s’était maintenant levée. Contemplez cette nation a genou, contemplez les ruines fumants de l’Empire et de l’Ordre Sith, contemplez ce chaos : c’est votre œuvre !! Au loin les flashs des explosions déchiraient le ciel nocturne de Cathar. La Guerre … C’était étrange à quel point la même chose pouvait paraitre si différent en fonction du point de vue. En ce jour la novice n’était pas du côté les assaillants comme elle l’avait été sur Bastion. Elle était désarmée et du côté de ceux qui n’étaient que spectateur, simple victime de la barbarie d’un assaillant venu du ciel. Les rôles étaient inversés ! Cette planète qui avait accueilli Stella était maintenant envahie par sa seule faute : l’attaque de l’ambassade et le meurtre de Chatbite avait été de son fait. Elle seule tirait la responsabilité de ces évènements. L’Empire est nôtre, l’Ordre Sith plus qu’un souvenir … Enfin Brouzouf lâcha son emprise sur l’apprentie. Ses tentacules frétillèrent un instant près de son visage et se retirèrent. Il la regarda un dernier instant avant de conclure : je vais être aussi clément que vous le fûtes pour mes compatriotes … C’est ici que nos routes se séparent Sith … »
Stella put alors entendre la voix stridente du Kreevaki ordonner à voix basse à un de ces geôliers de l’exécuter discrètement. Un Gamoréen acquiesça et donna un coup de grosse en plein visage de la prisonnière. On l’emmena ensuite en contrebas, vers une zone abritée par quelques hauts rochers … C’était l’endroit idéal pour régler cette affaire. Brouzouf regarda quelques instants le corps inerte de Stella qui était tiré par ses deux brutes avant de remonter à son tour dans sa navette. Il n’aurait qu’a annoncer à ses supérieurs que la Sith s’était enfuis et avait été abattue dans sa fuite. Au moins ses frères Séparatistes seraient vengés !
Hrp : Seconde partie relative à l'Ordre Sith : chronologie et futur; +Gelmir; +Stella : correction des fautes à faire. Disponible demain matin.Spoiler : Spoiler
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Post n°30
Auteur : SliceL’Ordre Séculaire des Siths n’était plus.
Pour les nouveaux, cet évènement concluait la chute d’une institution en décrépitude, dont on ne connaissait que de vieilles rumeurs sur ce qu’elle avait été jadis. Car avec le temps il est de nombreuses histoires de ce Forum qui sont tombées dans l’oubli, et celle que je vais vous conter dans ces lignes prend ses racines au commencement même de notre RPG.
La fin de l’Ordre ne signifiait pas la fin des Siths : seulement la conclusion d’un cycle et le début d’un nouveau. Avec la disparition de cette caste, l’enseignement obscur n’était plus diligenté par une seule institution. La chaire s’ouvrait à des cultes épars, héritiers directs ou indirects de ce savoir. Mais pour débuter ce nouveau cycle encore fallait-il avoir conscience de ce que l’Ordre avait été et de ce qu’il avait transmis à ses héritiers.
Ainsi nous devons nous en aller au début de son histoire. Laissez-moi donc vous narrer l’incroyable épopée de l’Ordre Sith : de son retour, sa vengeance, son Empire … jusqu’à son oblitération. Ces anciennes annales furent écrites à plusieurs, au fur et à mesure que notre Forum a perduré. Ce qui va suivre dévoile dans les grandes lignes la biographie de ce camp, mais ce sera à vous : lecteurs, d’en écrire les prochaines pages ! Le retour des Siths prit racine dans les cendres, car tel le phénix ils étaient ressortis de l’abîme où on les avait cru perdus ... Je ne doute pas un instant qu’il en sera de même dans les temps à venir.
Les Siths ?! Nombreux sont ceux à se figurer ces sensitifs par un imaginaire grossier où se mélangent les concepts de « mal », de « toute puissance » et d’ « Empereur ». C’est une erreur récurrente où l’on présente ces gens comme des « gros cons violents et stéréotypés ». Car celui qui rapproche irrémédiablement les notions de « Sith » et d’ « Empire » est un néophyte dont l’absence de culture et de finesse dans les arts sombres laisse déjà présager le faible conscient intellectuel …
Il est peu de chose acquises au sujet des anciens Seigneurs Noirs mis à part le fait qu’ils furent autrefois des jedis déchus, tombés en disgrâce et forcés à l’exil. Car l’origine des Siths repose bien sur le parjure : ils étaient frères jurés et avaient rompus leurs vœux ! Le dogme avait ainsi été brisé. Alors que l’Ordre Jedi prêchait la « lumière » et que ses disciples s’engageaient à n’user de leur art que pour aider autrui, ces renégats avaient commis le crime de s’aventurer dans les voies sombre et d’user de leurs pouvoirs pour arriver à leurs propres fins ... L’apostasie eut raison d’eux et l’exode de ces expatriés anime encore de nos jours une multitude de légendes.
L’exil affirma leur volonté. A parcourir tant de lieux, à rencontrer tant de civilisations, tant de cultures, ils en devinrent plus fort ! Les codes de l’Ordre Jedi qui autrefois bridaient leur savoir étaient maintenant du passé et ils pouvaient concevoir la force dans son ensemble.
Et c’est ainsi qu’en des temps anciens, à des millénaires de nos société actuelles, certains de ses exilés battirent des Empire. Il reste encore de nombreux mondes où la terre est marquée de bâtisses anciennes construites par ces alleux. Quoi qu’il en soit l’opposition avec les Jedis et à la République causa officiellement leur perte.
Au fil des siècles on finit par penser que les Siths s’étaient éteints. Cet espoir devint une vérité immuable aux yeux du Conseil Jedi. L’Ordre Jedi pouvait dès l’or se targuer de prendre l’ascendant sur les terres Républicaines et extérieures. Et pourtant les Siths n’étaient pas morts ! Des adeptes s’étaient patiemment tapis dans l’ombre. Une rancœur immuable s’était ainsi transmise de générations en générations, avec l’espoir sous-jacent qu’un jour ils obtiendraient vengeance !
Et un jour cette vengeance fût prédite par l’innomé : « Darth Sans Nom » … C’était de cet être oublié par le temps que s’étaient lentement étendues les ramifications d’un Ordre nouveau. L’histoire de « Sans Nom » est encore peu connue au sein de l’Ordre et elle ne fût découverte que par quelques-uns, cherchant leur salut dans les archives du temple … « Sans nom » avait prophétisé l’époque à laquelle nous vivons et les évènements qui s’y déroulèrent … Et plus qu’une simple prophétie, il fût à l’origine de la création du nouvel « Ordre Sith », sur la base des alleux mais abandonnant la règle de deux (un maître & un apprenti) pour en prendre trois sous son aile.
L’histoire de sans nom et de ses trois disciples et une autre légende, mais ces remous sont à l’origine des cultes que nous connaissons aujourd’hui. Il recréa de ses mains l’Ordre que nous connaissons aujourd’hui et ses après une division interne, son seul fidèle disciple continua l’œuvre de son maître. Quoi qu’il en soit, son Ordre perdura et c’est de par son héritage que les Siths firent leur retour dans la vie publique !
A cette époque le Seigneur Noir de l’ordre se nommait Dark Sharok. Sa première action officielle fut d’associer les sabres des Siths aux côtés des Confédérés. La République venait en effet de se diviser et un conflit armé était en train de débuter. S’alliant aux Séparatistes dans leur lutte contre la République, les Siths s’opposaient une nouvelle fois aux responsables de leur propre chute ! La « Guerre Noire », la « Guerre des Clones » où plus couramment appelé la « Grande Guerre » venait de commencer …
La Grande Guerre ?! En une époque où la fureur des hommes s’en était allée à son paroxysme le destin de l’Orde Séculaire des Sith avait changé à tout jamais. La « Grande Guerre » avait été le plus violent conflit moderne. Les Seigneurs Noirs s’y succédèrent, Sharok compris, jusqu’à ce qu’une figure sorte du lot et fasse trembler les Jedis du temple : il s’agissait de Dark Mos. Ancien apprenti de Dark Sharok, Mos était un Zabrack aussi puissant que malfaisant ! Mos appris aux Républicains à craindre le nom des Siths lorsque ses sbires s’abattirent sur les colonies et massacrèrent les civils … Une de ces plus macabres incursions fût probablement le massacre des Gungans sur Naboo, qui est encore de nos jours une affaire taboue que l’on évoque du bout des lèvres !
Et plus le conflit durait, plus il s’enlisait dans une boucherie chronique. La République condamna le plus sévèrement possible ces atrocités et les Jedis se lancèrent dans une véritable inquisition ! Même pour les Siths les charniers devinrent difficiles à tenir ...
Plus les jours passaient et plus la cause des uns et des autres faisait écho à l’aspiration des peuples. Les rangs des Siths tout comme ceux des Jedis se gorgeaient de nouvelles recrues. Bien qu’effrayant par sa nature, l’Ordre Sith faisait écho à tous les sensitifs qui souhaitaient maîtriser la force sans les contraintes imposées par l’Ordre Jedi. Et ainsi les antiques savoirs obscurs de l’Ordre Sith, cumulés durant des générations sous la bannière de « sans nom », furent initiés en masse à ces nouveaux adeptes. Mais dans ces temps de guerre, la relation maître-apprentie n’était plus la finalité de la formation. On formait des guerriers, non pas une génération vouée à renouer avec les exploits des alleux !
Le conflit dura ainsi jusqu’au jour où Mos abandonna à son tour les siens. Ce fût Dark Crow qui en prit la régence. Crow était un de ses plus habiles disciples, aussi bon en politique que puissant à l’épée. Ce dernier préfigurait une nouvelle ère chez les Siths : ceux qui utilisaient leur tête et non pas uniquement la force physique. Il était membre du Conseil Séparatiste et se faisant il parvint aisément à renforcer l’alliance qui les liaient aux Confédérés. Ce nouveau Seigneur avait bien des casquettes, car si dans l’ombre il dirigeait ses frères et la C.S.I, dans la vie publique c’était un valeureux Républicain : le Sénateur de Dantooine Jinn Fear !
Officiellement le Sénateur Fear était de loin le Sénateur à avoir les meilleures relations avec les Jedis ! Il c’était même pris d’amitié avec Nogash : le Grand Maître de l’Ordre. Mais les Maîtres ignoraient que l’homme qui mangeait parfois à leur table était en réalité leur plus grand ennemi : le Seigneur Crow en personne …
Jouant habilement de son double jeu, Crow renforça son emprise en terre Républicaine et Séparatiste. Membre initiateur de la mouvance Démocrate, Jinn Fear soutint G.man dans sa candidature à la chancellerie. Lorsque ce dernier remporta les élections et instaura l’Empire Démocrate, le Sénateur de Dantooine en devint le Premier Secrétaire, (le deuxième poste le plus prestigieux de la nation) … De l’autre Crow préparait l’acte final de la pièce : l’ultime bataille visant à venger les siens ! Les années de débâcles allaient être vengées ! L’alliance passée avec les Confédérées en était devenue que plus puissante et après avoir poussé les défenses Impériales sur Kamino et Dantooine à l’aide d’un habile stratagème, les forces cumulées de l’Ordre Sith et de la C.S.I fondirent sur Coruscant !
La Grande Bataille de Coruscant avait débutée ! Profitant de la surprise de l’assaut, les Siths s’élancèrent sur le Temple Jedi et ils se livrèrent à un véritable massacre. Ce jour aurait pu marquer la fin définitivement de l’Ordre Jedi si quelques temps avant le Maître Rylen Korr n’était pas parti en exil de Coruscant avec de nombreux frères et sœurs de l’Ordre qui s’étaient refusés à l’avènement de l’Empire. Quoi qu’il en soit, Crow vainquit Nogash dans un combat singulier et il le captura ! La défaite Jedi était totale, son temple était en ruine, son Grand Maître était déchu …
Mais s’il était à l’origine du triomphe des Siths, Coruscant marqua aussi le début de la division ! Un des comparses du Seigneur Noir se nommait l’Omega, et s’il ne possédait pas officiellement le titre de Seigneur, il n’en restait pas moins un grand Sith qui tint seul en respect jusqu’à trois maîtres jedis dans un même combat. L’Omega, tout comme Bens, avait fait ses armes à la même période que Crow et il ne comptait pas rester en retrait dans la hiérarchie de l’Ordre. S’il était venu en ce temple ce n’était pas uniquement pour défaire ses ennemis héréditaires : seule une motivation personnelle guidait ses actes. Et alors que les enfers se déversaient sur le temple Jedi, ce Sith s’en était allé jusqu’à leurs archives et il vola les holocrons interdits : source d’un immense savoir !
Le meilleur ami de l’Omega se nommait Slice, il n’égalait en rien ses camarades mais avait une fois inconditionnée dans cette famille qu’était l’Ordre Sith. Il aida son comparse dans son méfait ignorant que dans cet acte il mettait un pas dans la discorde. Car une fois son vaisseau chargé, Omega tua ses camarades et s’enfui avec son butin ! Slice se promit ce jour-ci de venger ses compagnons, tués par celui qu’il avait considéré comme son frère …
Quoi qu’il en soit la Grande Guerre avait pris fin de la même manière qu’elle commencée : dans l’hémicycle même du Sénat Galactique. Le choc des deux plus grandes factions de la Galaxie avait donné lieu à un chaos à grande échelle. Même pour les hommes qui avaient connus la barbarie des deux batailles de Dantooine et de Mustafar, l’horreur qui se joua le jour de l’Ultime Bataille de Coruscant fût indescriptible !
Et c’est ainsi qu’alors qu’il pleuvait les enfers sur la capitale de ce tout nouvel Empire, le Général Mufus et l’Empereur G.man en vinrent à un cessé le feu. La fin immédiate de ce qui avait été le conflit le plus destructeur de son temps fût réellement idyllique. Certes, l’arrêt des combats avait laissé un sentiment inachevé chez les belligérants et la nouvelle avait été accueillie autant avec amertume que bénédiction. Car si l’esprit était encore farouche, le corps était épuisé, las et meurtri. Les âmes avaient vues plus d’horreur qu’il ne leur en avait été permis, et la raison et le remords prenait des gens saints comme les vieux loups de mer … Mais pourtant on était heureux car l’espoir était revenu.
Avec la fin de la Grande Guerre, l’Ordre Sith avait été reconnu en tant que culte. Ses adeptes s’étaient vengés de leurs ennemis héréditaires, et ils profitaient sereinement des clauses de l’armistice qui les dégageaient de toutes responsabilités dans les massacres. La loi faisait bien les choses et l’accord de paix qu’ils avaient signés les ramenaient dans la vie publique. Les Siths avaient leur place dans la Galaxie et une partie des Jedis de Rylen s’était enfuis tels des parias … Les rôles s’étaient inversés !
Cette période semblait propice à une paix durable. La Confédération avait déposé les armes. Les Séparatistes avaient consentis à participer à cette œuvre Galactique, et poussé par le Parti Démocrate, l’Empire s’annonçait comme la création d’un avènement historique. Le Général Mufus lui-même avait alors exhorté ses camarades à chérir cet Empire qui se présentait comme le renouveau des relations entre l’Est et l’Ouest ! C’était une période d’apaisement et de rêve. On pansait les blessures et on se mettait à croire en un avenir radieux, même les Jedis Impériaux, qui meurtris par le massacre du temple, avaient quand même signés la paix avec les Sith pour que puisse voir le jour cette paix tant espérée.
Et pourtant cette utopie avait été rapidement menacée par un mal insidieux à toutes les sociétés ! L’envie et la jalousie ! L’envie est une bénédiction pour les nations lorsqu’elle mène des grands hommes à changer les destins de millions d’individus, mais c’est une calamitée lorsqu’elle germe chez les mauvais …
La raison de l’Échec de l’Empire Démocrate était venue de l’origine même de la paix : c’était des personnalités fortes qui avaient mis fin au conflit. Sans le vouloir ses hautes figures politiques étaient devenues les garants de cette précaire unité. En se retirant de leurs fonctions et de la vie publique, ses grands hommes avaient laissés les hautes fonctions à la merci des avares et des jaloux. La jalousie des incapables est pire lorsqu’elle devient leur triomphe, car ils vinrent à mettre à mal les fondations de ce qui se voulait un nouvel âge d’or.
Il en fut de même pour l’Ordre Sith qui tout entier reposait sur les épaules de Dark Crow ! Cet ancien disciple de Mos était l’homme qui avait redonné au Sith leur image et leur prestance d’antan, il était celui qui avait vengé leurs ancêtres en planifiant et réalisant l’attaque du Temple ! Et pourtant Crow quitta les siens. La guerre ayant pris fin, les Siths étant reconnu comme un culte en tant que tel, le Seigneur Noir abandonna ses frères et transmis les rennes à un de ses comparses. Bien qu’on l’ignorait à cette époque, Jinn avait ouvert les archives et découvert quelques miettes de l’histoire de « sans nom » et de ses trois disciples … Il avait renié l’Ordre et épousé une des anciennes maisons Sith effacée de l’histoire.
Étant reconnu officiellement par les principales factions de la galaxie, les Siths pouvaient à présent jouir d’un nouveau statut ! Les années d’oppressions où ils avaient étés obligés de se cacher laissaient à présent place à une reconnaissance publique. L’avenir de l’Ordre s’annonçait radieux mais c’était mal connaître la jalousie des hommes … Car dans l’ombre Omega planifiait son retour : il comptait bien récupérer le siège laissé vacant par Dark Crow. Ayant ouvert les holocrons interdits il devint un des plus puissants Seigneur de son temps ! Fier de son nouveau savoir, il s’enfonça par la suite à la recherche d’une ancienne relique qui lui donnerait à terme l’ascendant sur la Galaxie.
Et alors que la menace de l’Omega se faisait grandissante les Siths ne bougeaient pas. Le nouveau Seigneur se refusait à accepter la rumeur et ceux qui tentaient de lui faire entendre raison furent mis à l’écart. C’est ainsi que, sachant pertinemment que le nouveau régent serait assassiné au retour de l’Omega, Slice et 7 de ses compères prirent la lourde décision de faire dissension. Lui aussi avait trouvé dans les archives l’histoire d’un des disciples de sans nom : il s’agissait du second qui se nommait « Cypher » … Conscient qu’au retour de l’Omega l’Ordre tomberait sous son emprise, Slice trahit ses frères avant que l’Omega ne le fasse à son tour !
Lui et ses compagnons brulèrent symboliquement le code de l’Ordre et récitèrent celui de Cypher avant de voler les holocrons Siths rassemblés dans le temple de Kashyyyk ! Les parjures venaient de trahir eux aussi leur famille dans l’espoir de sauver sa culture ! Ils avaient reformés l’ancien « Culte de Cypher » en se basant sur les écrits découverts lors de leurs pérégrinations dans les archives. Slice était devenu leur prophète et il avait fait don de la majeure partie des holocrons à l’Empereur de l’Empire Démocrate en échange de sa protection. Le savoir même de l’Ordre Sith lui avait été retiré ! Volé par ces hérétiques !
L’Omega revint ensuite sur Kashyyyk. Fort de sa toute nouvelle puissance il occis sans peine le régent de l’Ordre Officiel et se proclama alors son nouveau Seigneur Noir. Nul ne s’opposa à son dictat et il devint le plus tyrannique des Seigneurs Siths qu’on eut connu en ces temps modernes. Il s’en était revenu d’au-delà de la bordure extérieure et ce qu’il avait trouvé le confortait dans la suite à mener ! Ces plans se tournaient naturellement vers le trône Impérial, seule instance pouvant combler son appétit insatiable de pouvoir … Ce qu’ignorait l’Omega, c’était que l’Empereur avait pris Slice sous sa protection. Lorsqu’il apprit le vol des holocrons il rentra dans une colère noire et il tourna lui aussi toute sa haine vers son ancien ami.
Profitant du tumulte dut à l’éclatement de la C.S.I et de la restructuration de l’Empire, l’Omega se lança dans une croisade effrénée contre les gens de Cypher. Ses plans démesurés de conquête du trône Impérial viendraient après l’éradication de ces traîtres et la récupération de ses holocrons. Les holocrons étaient le savoir : ils formaient la base même de la culture et des enseignements Siths que l’on donnait aux initiés. Un Ordre Sith sans savoir était condamné à la décadence ! Ce que Slice avait volé c’était des siècles de connaissance soigneusement collectés par les anciens afin de faire progresser les générations futures. L’Omega se devait de les récupérer pour le futur de son Ordre car s’il était en partie obnubilé par la vengeance, il l’était aussi par le trône Impérial … Ce trône était le seul moyen pour lui de réaliser la plus sordide de ses intentions ! Un Empire Sith …
Car dans cette soif de pouvoir l’Omega avait un plan ... Celui qui avait été le compagnon du parjure n’était animé que par sa seule volonté : un projet aussi délirant qu’insensé où se télescopaient utopie irréalisable et renouvellement avec les racines d’un Empire Sith à jamais révolu … Il nommait cela : « le Sentier d’Or ». Après tout ne disait-on pas que l’enfer était pavé de bonnes intentions ?! … Le rêve de l’Omega consistait dans une Galaxie unie autour de ce qu’elle avait de plus précieux : la force. Une galaxie qui ne serait plus qu’un tout. Et bien qu’il ne l’avoua jamais, il y avait une raison à ce projet : la crainte d’une menace qui viendrait de l’extérieur de nos frontières, de l’extérieur du monde connu, de l’extérieur de la galaxie !
Et ainsi Omega c’était lancé dans une croisade contre les gens de Cypher. Ces traîtres s’étaient mis en travers de sa route en dérobant les archives et en paieraient le prix ! Le Culte avait finalement été déniché sur Coruscant et on avait massacré ses membres et son prêcheur. Un des novices ayant participé à l’attaque se nommait Kovarn, avec le temps il devint le bras droit de l’Omega et il fût en outre le dernier grand Seigneur Noir de l’Ordre avant sa fin sur Cathar …
Le massacre de Cypher fût une réussite et les Siths remirent alors la main sur une partie de leurs holocrons. Ils ignoraient que la majeure partie de ces artefacts était en possession de G.man et qu’une autre partie tout aussi importante avait été cachée dans les piliers du temple des parjures. Omega fît ramener les holocrons trouvés sur Kashyyyk et la tête du « traître » fût plantée sur une pique pour que tous se souviennent de son courroux. Et c’est ainsi qu’auraient pu se terminer l’histoire de Slice Bloodrush puisqu’il avait péri …
Les holocrons ramenés au temple, le Seigneur Noir orienta ses pensées vers son véritable but ! Lui aussi avait ouvert les archives et les holocrons mais ce qu’il avait découvert était bien plus important que l’histoire de « sans nom » ! Omega était remonté jusqu’à l’époque des exilés et il avait retrouvé la localisation d’un de leur plus sinistre artefact : la Forge Stellaire. Après maintes pérégrinations il l’avait retrouvé, et c’était fier de cette information qu’il avait repris les rênes de l’Ordre. Lui et ses condisciples la remirent en état de marche et une fois les réparations terminées il disposa d’une formidable usine, laissée par les précurseurs, et lui permettant enfin de construire l’armada nécessaire à son projet !
A son retour en terre civilisée il manipula Gelmir sous couvert de fausses promesses et l’aida à renverser l’État-major Séparatiste. Liant la puissance Séparatiste à celle de sa nouvelle armée, il lança une attaque surprise Sith & Confédérée sur Coruscant. Le coup d’état fût aussi osé qu’incroyable et ce Seigneur Noir réussit un coup d’état ! L’Omega s’imposa en tant qu’Empereur et il transforma progressivement l’Empire Démocrate en un Empire Sith. De l’évolution de la république en un Empire, on s’en allait maintenant vers la dérive de la théocratie. Les Siths s’élevèrent plus haut que Jinn les avaient menés ! Le nouvel Empereur se montra sans pitié et il fit massacrer les Jedis Impériaux ! L’Ordre SIth et son despote tyran régnait maintenant sur plus de la moitié de la galaxie !
Plus le temps passait et plus l’Omega cristallisait autour de lui une haine féroce. De l’autre côté, plus l’Ordre Sith prenait de l’importance dans l’Empire et plus il se fragilisait. Certes il y avait là maints nouveaux novices qui pouvaient maintenant apprendre les arts sombres et non plus seulement fournir une masse de guerrier, mais à présent l’Ordre perdurait à la vue de tous. A s’élever aussi haut, l’Ordre était maintenant visible, ce qui représentait une cible de choix. Les rôles avaient changées et c’était maintenant les Siths qui se trouvaient à la place de Jedis et l’Empire qui était les vestiges de la République n’était plus que leur pantin. Les Siths avaient quittés l’obscurité sous Crow et s’étaient allé remplacer le soleil sous l’Omega !
Fier de sa toute-puissance l’Empire Sith se lança dans un véritable pogrom à l’égard des Jedis et des autres cultes religieux des sensitifs : un génocide à grande échelle consentit par le Sénat et mis en œuvre par les Siths et la GAI. Mais à se croire l’unique soleil de la galaxie on fin par se brûler …
Gelmir n’avait pas été formé par l’Empereur comme il en était question lors de sa collaboration au coup d’Etat. Comprenant qu’on s’était joué de lui, et après des discussions houleuse avec l’Empereur et le Sénat, il fit en sorte que la Confédération reprenne sa puissance d’antan. L’Empire n’avait pas récupéré physiquement les territoires concédés par les Confédérés à la fin de la Grande Guerre. La C.S.I s’en ressaisit et on arriva rapidement à une situation de tension extrême : une guerre froide entre l’Est et l’Ouest …
L’Empire se trouva à mal dans cette situation et les mesures pro-Siths que l’Omega s’efforçaient de prendre renforçait la détermination des camps de l’opposition. La cause rebelle mutait doucement et les jedis les rejoignirent eux aussi, bien désireux de faire payer aux Siths leur fourberie ! Et comme cela l’avait été dans le passé, ceux dans l’ombre avaient l’avantage de la discrétion ! Une vengeance se tramait !
Et c’est en ce moment de trouble que des Jedis rebelles tombèrent sur un étrange holocron sur Coruscant. L’objet renfermait un esprit Sith qui s’empara du corps d’un Maître Jedi. Cet esprit c’était Slice … Les arts l’avaient transformé et il s’en avait été vaincre la mort. Tous ses compagnons avaient été décimés et son culte détruit ! Animé par la vengeance Bloodrush revint à son temple et récupéra les holocrons cachés dans les colonnes. Lui et son fidèle apprenti, recruté chez les Jedis, lancèrent alors le plan qui se terminait aujourd’hui et qui consistait à infiltrer les rangs de leurs ennemis, de détruire leur temple, voller une nouvelle fois les holocrons important et de détruire les autres et de massacrer tous les novices de sorte à détruire la nouvelle génération Sith.
Comme indiqué précédemment, l’opération fût un succès et menée sous la direction de Lucien Nidler, le temple Sith avait été détruit. On avait fait main basse sur les holocrons important qu’Omega avait jadis récupéré et on avait détruit le reste des archives. Toutefois des droïdes étaient parvenus à sauver quelques-uns des holocrons durant l’attaque.
Et c’était ces derniers qui restaient encore de nos jours sur Cathar et qu’on venait de dérober : les dernières traces de savoir en possession de l’Ordre ! Peu de pièces à dire vrai, probablement pas plus de quelques dizaines, mais qui représentait les restes d’une course au savoir que Cypher avait remportée. Slice, de son côté, se targuait d’avoir conservé les meilleurs holocrons depuis le jour de son premier vol ! C’était une victoire à tous les niveaux !
Mais le grand gagnant de toutes ces péripéties était inconnu des protagonistes ! Car c’était bien Jinn Fear aka Dark Crow qui avait hérité des holocrons confié par Slice à Gman. Mais ça le culte de Cypher l’ignorait … Et en l’instant on pensait avoir le monopole du savoir ancien de la branche principale de l’Ordre. Restait donc à terminer le travail et de retirer de la circulation ceux qui avaient été sauvé par les droides et de faire disparaitre les derniers siths encore vivant dans l’Ordre : c’était ce qui était en train de se passer avec la complicité du Gouverneur Dee et l’indifférence Séparatiste. Ainsi périssait aux yeux du monde l’Ordre Sith et son savoir !
C’est dans cette version allégée de trahisons successives et de rêves détruits que se terminait l’histoire de l’Ordre Sith officiel et que commençait à présent l’époque des cultes alloués à l’obscur. Les Siths étaient revenus aux yeux du public sous Dark Sharok et ils disparaissaient sous Dark Kovarn … L’Opération Chatbite et la défaite des Vestiges de l’Empire entérinait publiquement une histoire qui pourtant n’était pas encore terminée. La route des Siths se tracerait dans l’ombre et c’était là une nouvelle génération qui la graverait ! Pour sûr l’histoire des Siths était loin d’être terminée : il y avait encore un « conseil noir » en activité, Necrus et les siens avaient échappés à Cathar, Gelmir qui cherchait toujours à réaliser sa voie dans les arts sombres, les Sorcières de Dathomir qui renforçaient leur pouvoir et Cypher qui s’étendait patiemment dans l’ombre …
Car « sans nom » avait prophétisé ces temps-ci et il avait mentionné les 5 grands Seigneurs Noirs de cette époque … Lucien ignorait tout cela, mais ceci ne l’empêcha pas de s’adresser par télépathie à Gelmir tandis que ce dernier s’en allait :
* - Les Siths ne sont pas toujours où on le pense Général Gelmir. La destruction de l’Ordre Sith n’est que le commencement …*
Il n’y avait aucun moyen de savoir qui était cet interlocuteur fantôme. Le Célégien s’était allé à rentrer en contact télépathique avec le Seigneur de Guerre. Sans en dire plus, Lucien ordonna à un Wookie de rejoindre le militaire. Sans dire un mot, ce dernier donna à Gelmir un holocron avant de disparaître dans la foule des émissaires de Kashyyyk. C’était une des pièces volées lors de l’attaque du temple sur Kashyyyk, pour sûr qu’elle intéresserait cet apprenti en quête de savoir … Un cadeau de bienvenue en quelque sorte.
Et tandis que Gelmir quittait ce monde, la Coalition C.S.I-Kashyyyk se partageait les vaincus. Les Vestiges portaient bien leur nom, ils étaient ce qui restait de ce qui avait été de grand. A présent ce n’était plus que les lambeaux d’un passé révolu que se partageaient les vainqueur. La raison de la défaite des Siths et des Impériaux était certes l’arrogance et la trop sure confiance en soi, mais surtout le fait qu’ils s’étaient trop exposés alors qu’ils étaient fragiles. Les temps avaient changés et l’ennemi aussi : on ne pouvait plus s’afficher en public et être opposé militairement à une faction armée bien plus puissante.
Cette époque ci marquait le rapprochement entre la République et la C.S.I : entre les deux plus gros mastodontes qui existaient. Les Républicains n’étaient pas intervenus et une de leur allocution allait même dans le sens d’un soutien à l’Opération. L’Ordre Sith avait cristallisé trop de haine au point d’avoir perdu tous ces alliés. Par les cultes qui prendrait la part sur le dogme officiel, le renouveau viendrait dans la recherche de soutien, d’alliés … Si les Siths voulaient perdurer et s’ils étaient opposés à ces camps, alors ils devraient faire comme les rebelles et comme ils l’avaient fait autrefois : manigancer dans l’ombre et réitérer les exploits de Mos, de Crow et de l’Omega …
Lucien se demanda si cela arriverait un jour, si les Siths domineraient une nouvelle fois encore une partie de la galaxie. Et soudain il se demanda « pourquoi pas Cypher ? ». Seul Slice savait réellement vers quoi ils se tourneraient à présent. On c’était vengé, pour ce culte aussi une nouvelle ère allait voir le jour mais toujours dans l’ombre … Nul ne saurait réellement les ramifications qui s’étaient jouées en interne durant des années et comment Cypher avait -
Post n°30
Auteur : Sliceobtenu vengeance. Depuis la zone de la tablée des négociations Lucien contemplait les plaines où s’étaient parqués quelques temps encore les Impériaux et les Siths.
A présent les militaires de la Coalition étaient en train de les rassembler en petits groupes et les faire monter dans des croiseurs. On avait sereinement séparé les Siths des Impériaux et en interne on procédait à pas mal d’arrestation. Mis à part quelques échauffourées tout se passait dans le calme, les Confédérés avaient reçu l’ordre de ne pas énerver les Impériaux et d’appliquer à la lettre les conventions sur les prisonniers de Guerre. Quant aux Impériaux ils obéissaient aux directives qu’on leur donnait. Les Siths étaient embarqués dans des vaisseaux, les militaires restaient sur place. Mais tous étaient conscients qu’on les emmenait dans des zones d’internement temporaire.
Et puis Lucien remarqua deux Gamoréen trainant la Sith qu’il avait aperçue à la table des négociations. C’était-elle qui été responsable de l’intervention sur Cathar : ironiquement le Célégien lui devait beaucoup. Sans elle la CSI ne se serait pas engagé sur Cathar et il n’aurait pas pu convaincre si rapidement le Gouverneur de Kashyyyk. L’émissaire laissa son corps robotique glisser en contre bas et suivit ces deux gugusse. Il fût aussitôt suivit par les Wookies qui formaient sa garde rapprochée. Ces Wookie étaient autant ici pour le protéger que pour le tuer s’il fuyait, sa relation avec Kashyyyk était particulière mais il avait prouvé de ses compétences en aidant l’amiral de l’ANK. Et puis Lucien était un homme d’esprit : il avait tiré profit de la situation. Son implication dans l’attaque du temple et l’amitié qu’il partageait avec le chef du clan Kharn avait attiré le respect de ces guerriers. Plusieurs Wookies, mêmes membres de sa garde, lui témoignait une certaine déférence et lui rendaient quelques menus services.
Pour Nidler cela ne faisait aucun doute : Brouzouf avait ordonné à ces brutes de tuer cette petite effrontée. Ils rejoignirent ainsi les Gamoréens qui s’étaient cachés derrière de hauts rochers et qui se préparaient à tuer la novice. Ces aliens n’étaient pas très intelligents et alors qu’ils étaient équipés de blasters, un la maintenant au sol tandis que le second était en train de choisir avec quelle pierre il allait lui fracasser le crâne. Lucien joua gros à ce moment-là, il utilisa son vocodeur et s’adressa à eux.
« - Changement de programme messieurs ! Autant ne pas mouiller la C.S.I dans cette basse besogne. Kashyyyk a aussi des comptes à régler avec les Siths. C’est à nous de l’exécuter ! »
Brouzouf avait concédé de nombreuses exigences à Kashyyyk en cette journée et celle-ci ne semblait pas aussi différente que les autres. Un Wookie s’approcha de Stella et posa son arbalète sur le front de la novice. Les Gamoréen étaient une race débile, après un moment d’hésitation ils haussèrent les épaules en grommelant et quittèrent les lieux. L’instant d’après une détonation étouffée perla des rochers. Ils se retournèrent, virent le bras robotique de Lucien leur faire un « pouce » en hochant la tête et rigolèrent avant de partir gaiement annoncer la nouvelle à leur supérieur. Stella était morte … du moins officiellement …
* - Que Gamorr soit bénie d’être le berceau d’une race aussi débile …*
La novice n’eut pas le temps de parler que déjà les hommes de main de Lucien l’attrapaient et la recouvraient d’une longue étoffe : mieux valait qu’on ne la voit pas en leur compagnie. La motivation de Nidler restait obscure mais ses comparses ne dirent rien. On l’amena ni vue ni connue dans une navette en direction d’un vaisseau de l’armada de l’ANK. Avant de monter à bord Lucien leva les yeux au ciel et contempla une dernière fois les nuages. Sa voix s’insinua dans la tête de l’apprentie.
« - Nous allons prendre soin de vous mademoiselle … »
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Post n°31
Auteur : Stella LukosFascinée. Stella était tout simplement fascinée par le chaos qu'avaient généré ses seules actions. En tuant deux pauvres types elle avait déclenché une guerre...et encore la jeune Zabrak avait à peine utilisé le potentiel forceux qui brûlait en elle. Grisée par le spectacle que lui présentait Brouzouf, la novice n'avait pas écouté un seul mot de son "discours d'adieu". Après tout, les séparatistes avaient agi comme si les négociations n'avaient jamais eu lieu... à quoi bon écouter leur âneries ? Stella préférait de loin contempler le feu d'artifice d'explosions qu'elle n'avait pas eu l'occasion de regarder sur Bastion, vu qu'elle se trouvait dans un bâtiment. C'était comme si elle avait tiré au hasard et s'était découvert un incroyable talent de sniper. Il ne lui restait donc qu'à avoir une cible mieux définie la prochaine fois... Et alors les possibilités seraient inifies ! La jeune Zabrak en avait presque la larme à l'oeil...mais elle se contint pour ne pas ruiner davantage son maquillage. Si bien qu'elle ne vit absolument pas venir le coup qui l'assoma.
Quand la novice reprit conscience, elle avait une arbalète wookie posée sur le front et deux Gamoréens qui s'éloignaient en riant grassement dans son champ de vision réduit à une mince fente de lumière. La novice ne comprit pas vraiment ce qui lui arrivait quand des individus louches la dissimulèrent dans un grand morceau de tissu et l'escortèrent manu millitari vers une navette au départ de Cathar. Tenant à peine sur ses jambes, Stella fut plus soutenue que maintenue par les hommes de main de Lucien. Une voix dans sa tête lui fit instantanément retrouver ses esprits. Ils allaient prendre soin d'elle ? Mais pourquoi ? La jeune ZAbrak ne comprenait pas par quel retournement scénaristique absurde elle s'était retrouvée dans cette navette juste après avoir quitté la "charmante" compagnie de Brouzouf... Mais la novice préféra chasser ce dernier de son esprit pour se concentrer sur le présent. Une liste de faits germa dans sa petite tête blonde et cornue:
1. Elle se trouvait à bord d'une navette en partance de Cathar...
* C'est pas plus mal, je n'ai plus rien à y faire de toute façon...* songea-t-elle cyniquement
2. Si elle était encadrée, elle n'avait pas pour autant l'impression d'être prisonnière, plutôt protégée...
*Je me demande si les voyages en première classe sont pareils...*
3. Un maître du côté obscur était impliqué dans cette histoire, à en juger par l'aura qu'elle en percevait.
*Enfin un maître digne de ce nom !*se réjouit la jeune apprentie
Bien, les choses n'allaient pas si mal finalement. Son étoile de chance avait rempli son rôle à merveille. Stella ne s'employa pas moins à paraître aussi mignonne que possible à son escorte, en resserrant sa couverture sur ses frêles épaules, comme un oisillon tombé du nid. Autant se faire de nouveaux amis tout de suite et passer pour une victime du système... Mais de nombreux points restaient à éclaircir. Des tas de questions lui brûlaient les lèvres mais devant le visage de marbre des membres son escorte fraîchement acquise, elle devina qu'ils ne lui répondraient pas. Surtout que les explications en langue wookie lui écorcheraient les oreilles...
Mais la navette arriva enfin à destination, à bord d'un vaisseau qui parut d'autant plus immense à la jeune Zabrak qu'elle était courte sur patte. Les wookies se séparèrent sans que l'un d'entre eux ne fasse mine d'embarquer Stella. L'apprentie ne s'en étonna pas, vu que le maître du côté obscur à la tête des opérations pouvait sans doute la localiser grâce à son aura où qu'elle aille dans le vaisseau. La jeune Zabrak se mit donc à fureter dans le grand hangar où elle avait atteri, à la recherche d'un interlocuteur susceptible de répondre à ses questions. Mais, à l'exception de quelques droïdes qui ne lui inspiraient pas du tout confiance, le hangar était désespérément désert. Aussi Stella alla se percher sur l'un des containers stockés sur place et se concentra sur l'aura de son "sauveur".
*Qui êtes vous ? Où est-ce qu'on va ? Pourquoi m'avoir amenée ici ?...*
L'apprentie avait certainement envoyé un message mental bourré d'interférences... Elle avait dû s'interrompre pour éviter une terrible migraine. Mais si l'intéressé ne répondait pas rapidement, la jeune Zabrak était prête à recommencer dans les plus brefs délais. Après tout, elle n'avait pas son pareil pour faire craquer les gens... dans tous les sens du terme.
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Post n°32
Auteur : SlicePassé les négociations sur Cathar, Lucien et ses complices étaient remontés à bord d’un des navires de l’armada Kashyyykienne. Alors que les opérations militaires suivaient leur cour sur la planète, ces évènements étaient maintenant bien loin des préoccupations immédiates du Célégien.
En effet, sous l’œil avisé de l’émissaire on chargeait et déchargeait d’imposants conteneurs dans lesquels étaient entreposés de véritables trésors. Et bien que l’étiquetage mentionnait « pièces à convictions », ils étaient peu à savoir la nature exacte de ces cargaisons. C’était là les ultimes restes de l’histoire Sith qui défilaient dans ces caisses, et personne ne le savait. Lucien supervisait toute l’opération de stockage avec la méticulosité légendaire de sa race : il ne voulait perdre aucunes pièces de son butin !
Ce mouvement effréné de logistique avait pour conséquence le pillage sciemment orchestré par ce dernier. Au sol les privés s’évertuaient à exfiltrer les biens contenus dans les manifestes qu’on leur avait confiés. Sous couvert des opérations en cours on sortait ainsi clandestinement de Cathar le patrimoine culturel de l’Ordre Sith. Son savoir, son histoire, c’était l’ultime pan de l’histoire de l’Ordre qu’on lui retirait …
Et parmi ces « colis » il y avait un passager clandestin … Ce n’était pas par bonté d’âme que Nidler avait sauvé les miches de la novice, mais ses motivations restaient encore obscures. Laissée pour morte aux yeux de la C.S.I, Stella avait été ramenée dans le même navire que le Célégien. Dépouillée de ses armes, elle avait été enfermée dans un petit hangar qu’on tenait sous bonne garde.
Préoccupé par le rapt des holocrons, l’émissaire avait presque oublié cette dernière. Son sauvetage n’avait pas fait partie du plan. L’objectif initial se contentait de s’assurer de la destruction de l’Ordre Sith, d’appuyer la mainmise des biens sous l’autorité Kashyyykienne, et de dérober les archives !
Et quel plan ! Ces ennemis avaient étés des institutions étatiques et religieuses. A ses yeux, la chute de l’Ordre Sith et de l’Empire étaient de fait une victoire ! La lutte contre les poches de résistances Impériales restait préoccupante mais cela ne relevait plus de son champ de compétence. Lucien n’avait ni les moyens, ni l’accréditation nécessaire pour y changer quelque chose. Au moins se consolait-il en se disant que tant que l’adversaire ne pouvait s’échapper de la planète où on l’y avait reclus, il était condamné. Après tout le personnel militaire de la Coalition était bien plus apte que lui à mener ce rôle de contre insurrection.
L’émissaire de Cypher savait éperdument qu’on n’aurait pas d’avantage recours à ses services. Car bien qu’il ait grandement aidé lors des négociations, Lucien restait un poids qu’on préférait écarter des responsabilités Kashyyykiennes. L’Amiral Nagaddik avait déjà à charge la supervision de ces manœuvres sans qu’il ait à gérer cet encombrant personnage. Et bien qu’il se désintéressa grandement du conflit, Nidler se garda bien de prendre congé auprès de ses « employeurs ». Il se contenta de rappeler aux officiers de l’ANK sa disponibilité avant de retourner à ses occupations.
Et ainsi il planifiait la logistique des biens dérobés ! Puis soudain, alors qu’il était en train de vérifier l’emplacement d’un colis, Nidler sentit clairement ce qui s’apparentait à un message mental. Quelqu’un essayait de rentrer en contact avec lui. La technique était encore à améliorer mais il reconnut sans peine l’aura de la Zabrack qu’il avait ramenée dans ses valises.
Le Célégien esquissa un léger sourire sur l’orifice qui lui faisait office de bouche. Par pur sadisme il ne répondit pas tout de suite, préférant voir si la novice qu’il avait récupéré sur Cathar abandonnerait au premier échec ou si elle persévérerait. A sa grande surprise le même message revint régulièrement. Plus il était émis, et plus il devenait clair et moins brouillon. Le travail mental était une chose difficile et ces infimes améliorations étaient la preuve que la technique s’améliorait doucement.
Par chance pour Stella Lucien n’avait pas de barrières mentales et il était aisé de communiquer avec lui. Plus tard elle découvrirait avec amertume que chez certains individus les barrières mentales étaient si élevées qu’ils étaient capable de filtrer les communications télépathiques …
L’émissaire se demanda s’il ne gagnerait pas à la laisser l’harceler pendant plus de 72 heures afin de voir si à terme elle serait capable d’émettre une pensée pleinement audible. Mais heureusement pour elle, après une 20 aine de minutes il consentit à lui répondre.
La télépathie ne relevait en rien d’une pratique compliquée pour un natif de Célégia. Pour Lucien elle résultait non pas d’une affinité avec la force mais des capacités psychiques propres à sa race. Là où certaines espèces parlaient, la sienne communiquait par la pensée. Il se concentra sur sa protégée et la contacta. Sa voix retentit nettement dans la tête de cette dernière.
« - Ho ho ! Si j’étais à votre place je me soucierais moins de l’identité de mon interlocuteur et bien plus de mon devenir …
Vous êtes en sursis. Il est dans votre intérêt de peser judicieusement chacune de vos actions. Votre survie dépend principalement de votre capacité à considérer toutes les priorités liées à l’instant présent. Ce qui n’est pas vital n’est pas important.
Qui je suis, ce que je veux : tout cela n’a pas d’importance sur l’instant. Ça ne changera en rien votre situation. Vous avez commis les mêmes erreurs avec le Colonel Séparatiste.
Vous portez trop d’attention à ce qui est futile. Etre Sith c’est avant tout faire preuve d’égoïsme. C’est recentrer la force sur soi-même et en user pour parfaire à sa propre volonté. Vous n’êtes pas différentes des autres … Le sujet de notre discussion ce n’est pas moi : c’est bien vous ! »
Lucien n’était pas du genre à décliner son identité et encore moins celle de son Seigneur. La force du culte de Cypher résidait dans l’abîme où on pensait l’y avoir jeté. Tant que Cypher serait mort aux yeux du monde il conservait son plus solide avantage !
Quoi qu’il en soit les propos de l’émissaire étaient justes. Si elle voulait vivre, Stella devait se recentrer sur les priorités ! L’économie de temps, d’actes et de paroles était souvent négligée dans ce genre de situation. Pourtant il était inutile de poser des questions auxquelles on n’aurait pas de plus amples réponses. A quand bien même : les réponses ne changeaient en rien la situation de la sensitive. Se demander « pourquoi ? » n’était donc pas la bonne solution, ce qui était important c’était de réagir sur l’instant et d’essayer de deviner ce qui allait arriver pour pouvoir s’y préparer …
L’égoïsme ne voulait pas dire l’orgueil. Car il y avait une leçon dans les dires de Lucien : si la Sith s’était concentrée plus tôt sur l’instant présent, alors peut-être aurait-elle vue arriver l’exécution commanditée par Brouzouf. Si cela avait été le cas elle aurait pu essayer de changer la donne en usant de la force. Non pas en agissant par violence, mais en insinuant mentalement au Kreevaki de ne pas la faire tuer … Les Siths étaient généralement trop concentré sur le passé ou sur leur rêves de futur, mais jamais sur l’instant présent !
Après tout il était futile de poser des questions auxquelles on avait déjà les réponses élémentaires : si elle était en vie c’est qu’on s’intéressait à elle. C’était déjà un bon début … La voix de Lucien revint, cette-fois ci avec une question.
« - Pourquoi êtes-vous devenue une Sith ? »
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Post n°33
Auteur : Lord NecrusSpoiler : HRP
Spoiler : PNJ
Les stores de la pièces filtraient les rayons du soleil, j'aimais cette ambiance sombre, j'avais l'impression d'être totalement entouré par les ombres du cotés obscur, je me sentais dans mon élément, une semi noirceur qui me rappelais que la lumière pouvait toujours s'éteindre, il suffisait juste d'y mettre les moyens et l'envie. Sur mon siège de médiation je parcourais la force à la recherche de réponse aux questions qui me taraudaient l'esprit sans cesse. Qu'en était-il devenu de notre seigneur l'Omega? Où était passé le seigneur Kovarn ? Que vais-je pouvoir faire des sith? Des questions simples mais qui ne trouvait aucunes réponses dans mon esprit.
Je passais de longues heures assis dans la pénombre cherchant d'infimes éléments qui pourrait me montré ce que j'ai envie de voir, mais la force est un fleuve remuant et profond dans lequel tout pouvait être visible où rien du tout. Je l'ai senti calme pendant plusieurs jours mais cette après-midi là j'ai entre-aperçu un remous étrange, inhabituel, quelque chose qui faisait liens entre le passé, le présent et l'avenir. Un être venait de s'ouvrir à la force, quelqu'un qui avait un passé dans la force quasi-inexistant mais qui fut propulsé dans le fleuve comme si on venait de le poussé du haut d'un pont. J'ai d'abord cru à un des seigneur sith que je connaissait, j'ai même pensé à Kovarn, mais ce n'était par malheur aucun d'entre eux. J'ai fixé toute mon attention sur lui le cherchant dans les méandres de la forces, essayant de savoir qui ça pouvait bien être.
Poussé dans une profonde méditation mon corps n’était physiquement plus en contact avec quoique ce soit dans la pièce. Dans mon esprit je naviguait à contre courant dans ce fleuve spirituel cherchant à comprendre quel était ce trouble que je venais de découvrir. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi je voyais clairement ce jeune homme et pas les autres seigneurs. Pourquoi cet être insignifiant m'apparaissait alors que je cherchait des forces bien plus grande que lui? L'incertitude me fit perdre la connexion, et c'est la tête hors de l'eau que je revenais doucement à moi. Assis à nouveau au centre de ma pièce, j'ai caressé ma barbe tout en réfléchissant à ce que je venais de voir.
En pleine réflexion j'essayais de comprendre ce que la force m'indiquait. C'est comme si elle m'empêchait de retrouver mes maîtres et qu'elle m'obligeait à me focaliser sur ce jeune garçon. Mais dans quel but ? Je ne comprenais pas ou cela me menait, la force et ses mystères sont bien des fois incompréhensibles. Mais je ne pouvais pas resté comme ça je me devais de trouver une raison à cet vision.
Alors que j'avais fait plusieurs fois le tour de la pièce pour mieux réfléchir je me suis à nouveau assis dans mon siège et repris ma méditation. A mon stade de connexion avec la force je n'avais plus de mal à la ressentir et à me baigner dedans. Je pouvais rapidement naviguer à travers sans que ça me prenne trop d'énergie et de temps. De retour dans son flot spirituel j'ai entamé la même recherche qu'habituellement me concentrant uniquement sur certaines personnes. A nouveau ma recherche se solda par un échec, je ne voyais que ce garçon mais je n'arrivais pas à savoir ou dans le temps et l'espace il situait. Contrarié voir même irrité j’interrompis ma séance et décida d'aller me changer les idées ailleurs.
Une journée passa avant que je revienne dans ma pièce spéciale, avant que je m'asseye à nouveau sur mon siège en cuir et que je reparte dans une profonde méditation. J'ai fait comme d'habitude, j'ai suivis les flots de la force cherchant la présence des mon mentor ou des mes camarades sith disparu. Le coté obscur à cette capacité d'augmenté la vision et sa porté ainsi que sa netteté si on sait l'alimenter de ses émotions en particularité les plus sombres, ce qui tombait bien j'étais déjà bien en colère à cause de quelques incapables. Je ne m'attendais pas à trouver ce que je cherchais pour une fois, j'étais curieux de voir vers quoi la force allait me guider et si, comme je me l'imaginais, j'allais à nouveau apercevoir le jeune homme. La réponse fut bien plus rapide que les autres fois, et bien plus concrète.
J'étais tout de même troublé car encore une fois je n'arrivais pas à percer l'échelle du temps par contre je reconnu à quelques détails l'endroit où il était. Il s'agissait d'une planète oublié de tous, un endroit puissant dans le coté obscur, une ancienne planète capitale d'un empire dépassé et enterré, Dromund Kaas. Je le voyais, debout devant ce qui ressemblait à un temple, fort et sur de lui, une rage rouge l'habitant, le coté obscur s'écoulant dans ses veines et dans son âme. Autour de lui du monde, des encapuchonnés, sûrement des sith, et encore autour des bêtes, humanoïdes. J'avais tellement de mal à comprendre cette vision, tellement de mal à savoir si s'était le présent ou le futur que je voyais. Il m'était impossible de concevoir ce garçon insensible il y avait si peu de temps, entouré de cette façon, dégageant cette énergie, sur ce monde anciennement sith.
Je suis sorti de mes songes cosmiques pour réfléchir à une hypothèse simple mais difficilement acceptable : et si cette personne était l'avenir? Et si la force me cachait la présence de l'Omega et Kovarn car ils font partie du passé afin de me tourné vers un futur plus proche que je ne voulais le croire ? Le coté obscur était devenu mon allié depuis des années maintenant, je ne pouvais pas ignorer ses messages de plus s'il étaient répété et si net. Mais était-ce vraiment le bon choix? Était-ce vraiment prudent de miser sur une ellipse temporelle vu à travers un vision de force sans pour autant être certain de sa réalisation? Il me fallait un peu de temps pour y réfléchir, ce que je fit en allant manger un morceau.
Le silence de mes appartements m'aidait dans ma réflexion, personne à part deux droïdes de service pouvait me déconcentrer et me faire perdre le fil de ma pensée. Les couverts faisaient de petits cliquetis sur l'assiette tandis que mon esprit se torturait pour faire un choix, pour décider de mes actions prochaines. Après le repas je me suis senti fatigué, j'avais mine de rien fait beaucoup travailler mes méninges et même si ce n'était pas un effort à proprement parlé physique c'était tout de même un effort. Toujours dans une incertitude totale tel le brouillard épais qu'on pouvait trouver sur Yavin IV je pris la décision de me coucher, pensant sincèrement trouver une réponse à mes interrogations après un bon sommeil.
Le lendemain en me réveillant dans mes draps de satin rouge bordeaux, la première pensée qui me traversa l'esprit était celle qui m'avait fait me coucher la veille. Il était très rare que je sois à ce point focalisé sur une vision pareil. J'étais plus du genre direct et pragmatique, même s'il m'arrivait de prendre mon temps pour me décider je ne me torturais peu l'esprit comme je le faisais ces derniers temps. Cette intrigue me contrariait au plus haut point, j'ai sauté le petit déjeuné et me suis empressé d'aller retrouvé mon coin de tranquillité pour me replonger dans le fleuve de spiritualité qu'était la force.
A ma grande surprise les flots étaient tumultueux, le calme habituel avait laissé place à un courant fort et désorganisé. Le coté obscur m'aidait à y voir plus clair mais c'était encore assez difficile d'y voir aussi nettement que la veille. Mes visions étaient chaotiques, la première fut même troublante puisque je vis des vaisseaux de guerre dans l'orbite d'une planète que je ne pouvais reconnaître. C'était sans nul doutes une flottes d'invasion, sur le sol je me voyait moi marchand vers quelqu'un ou un groupe de personne. Dans mon esprit il était clair, au vu des dernières prédictions, que c'était moi qui allait rejoindre l'homme que je voyais depuis plusieurs jours, sûrement sur Dromund Kaas et que la flotte que je voyais était en faite la notre.
Il n'y avait plus de doutes possibles sur la façon d’interpréter ses visions. Sortie de transe, je comprenais que l'homme que j'avais vu à plusieurs reprise était le salut de l'empire sith et son futur proche. Si cet homme allait être le renouveau de notre ordre il m'incombait de l'aider dans cette tache aussi je me devais de lui indiquer le chemin. Repartant en méditation j'ai sondé la force et son coté obscur afin de retrouver le mystérieux jeune homme de mes visions. Bizarrement cette fois il fut introuvable, comme ci son esprit était occupé à autre chose, je poussais tout de même mes recherches au plus profond des abysses du coté obscur recherchant sa connexion. J'y ai passé plusieurs minutes très longues avant de le trouver.
Ses émotions étaient toutes chamboulé, son esprit alerte, je le présentais comme engagé dans une bataille ou un combat. Lorsque j'ai ressenti un moment de calme chez lui est adressé le message suivant:
- Mon enfant je suis le seigneur sith nommé Jorus, j'ai entrevu ton avenir, le coté obscur m'a montré sa volonté. Où que tu sois , quoi que tu fasse il faut te rendre sur une planète nommé Dromund Kaas. Là bas tu devras trouver un temple noir pour cela laisse toi guidé par le coté obscur de la force. Ai confiance en ton seigneur et saisie ta destinée.
Mon message était clair et limpide, il ne pouvait l'ignorer, s'il était un minimum intelligent il exécuterait mon ordre sans se poser de question. Pour un novice de son rang un message télépathique de cette ampleur ne pouvait qu'être une révélation. Je venais de mettre ma première pierre au nouvel édifice que je construisais en prenant le rôle de guide. Ce n'était pas la première fois que j'aidais un novice à marcher sur le chemin de la grandeur et du coté obscur mais je sentais au fond de mon être que celui-ci allait faire quelque chose de nouveau pour l'ordre.
Ne voulant prendre aucun risque j'ai fis appeler un conseiller financier à mes appartements tandis que je sortais de ma salle de tranquillité satisfait de mes actions. Si comme je le prédisais le jeune homme appelé Necrus allait faire renaitre notre ordre je me devais de lui garantir un font monétaire de sécurité, ainsi sous mes ordres il pourrait avoir les moyens de préparer notre prochaine colonisation. Quand le financier fut arrivé mon plan était tout ce qu'il y avait de plus clair dans ma tête. Je lui fit créer un comte en banque secret sur ce qu'on pouvait appeler une plateforme fiscale protéger. C'était une sorte d'endroit numérique se trouvant dans le centre du clan bancaire qui offrait à quiconque un coffre de choix afin d'y déposer une somme désiré. Piochant sans nul regrets dans les comptes sith je fis transférer la somme de quarante mille crédits histoire de couvrir les futurs dépenses éventuel pour nos prochaines installations sur Dromund Kass. Malgré que l'opération fut in-traçable nous étions tout de même deux à connaitre le numéro du compte en question à ce moment précis. Ce fut donc logique que le conseiller financier devait mourir. Je ne pouvais pas risquer de le laisser en vie avec un si grand secret en sa possession. D'un étranglement de force je l'ai soulevé dans les aires puis lui brisa la nuque d'un coup sec. Le bougre n'a pas du comprendre ce qu'il s'était passé . Mon coté paranoïaque prit une seconde le pas sur mon esprit sain, et par hantise j'ai préféré détruire le datapad du petit bureaucrate d'un coup d'éclair de force en me disant * on est jamais trop prudent * Pour en finir j'ai envoyé les informations bancaires sous forme de de pensé télépathique à mon futur apprenti. Une pensée sous-jacente qui allait s'implanter dans l'esprit du jeune homme sans pour autant qu'elle lui soit révélé. Pour l'utiliser il devra la rechercher en faisant un petit exercice télépathique que je lui apprendrais car à mon avis il était loin de pouvoir le faire tout seul.
L'esprit apaisé, j'ai voulu prendre des dispositions afin de mettre tout en œuvre pour que la suite de mon plan se déroule sans accros. Il était devenu clair dans ma tête que l'apprenti que je venais de guider n'était en faite qu'un simple pion sur mon nouvel échiquier. Si le coté obscur m'a montré tout ceci et m'a guidé sur cette voie ce n'était que pour une seule chose : qu'à mon tour je prenne les commandes de l'ordre sith et que me revienne enfin la place de seigneur noir des sith ! L'Omega et Kovarn avait fait leur temps, ils devaient céder la place au seigneur Jorus !
J'aurais pu rester là toute la journée à passer en boucle ces idées dans ma tête mais je fut appelé par un moins que rien à une réunion spéciale. C'est étrange comme les seuls moment de plaisance que l'on a soit finalement si court...Spoiler : HRP
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Post n°34
Auteur : Stella LukosLa télépathie longue durée commençait à faire saigner du nez la novice. Aussi quand elle reçut sa réponse, Stella était allongée sur un container de manière à avoir la tête pendant en arrière dans le vide, son pouce et son index écrasant ses narines ensanglantées. Elle accueillit la réponse du Célégien avec un sentiment mitigé : d'un côté la jeune Zabrak était contente que son message lui soit parvenu, de l'autre elle commençait sérieusement à en avoir assez de se faire réprimander.
*Eh vieux schnock, comment tu veux que je "pèse judicieusement mes actions" si tu ne me donnes pas tous les paramètres de ma situation ?* pensa-t-elle sans utiliser le lien télépathique mais sans être non plus totalement sure que son interlocuteur ne l'avait pas entendue
La novice faillit lui répondre sur le même ton peu amène mais son pauvre cerveau malmené par cette overdose de télépathie avait besoin de repos. Aussi conserva-t-elle un silence mental buté pendant la suite de la tirade du Célégien, comme un enfant qui vient de se faire prendre en train de faire une grosse bêtise et qui garde un visage fermé, faute de pouvoir plaider sa cause.
Finalement, Lucien lui posa une question. Elle prit la jeune Zabrak un peu au dépourvu. Au vue de son parcours, devenir sith lui était apparu comme une évidence. Mais la novice n'avait pas la force mentale pour raconter sa vie à son interlocuteur. De plus, Stella marchait à l'instinct, elle avait donc du mal à mettre des mots sur les raisons qui la poussaient à agir. Elle songea un instant à évoquer le destin, mais elle réalisa très vite qu'elle n'y croyait pas une seconde. En tant que sith, c'était elle qui décidait de son destin, et personne d'autre ! Finalement, sa réponse fusa :
- Parce que c'est la meilleure voie pour développer mon potentiel ! Je ne veux plus brider mon pouvoir !
Stella avait presque hurlé mentalement, ce qui ne manqua pas de faire repartir son saignement de nez. La jeune novice laissa transparaître son exaspération vis à vis de ce moyen de communication dans son message. Elle se demanda si son interlocuteur allait la laisser se vider tranquillement de son sang ou s'il aurait la présence d'esprit de s'adresser à elle de vive voix. Après tout, les moyens ne manquaient pas... -
Post n°35
Auteur : Larkin KithLe temps semblait long, bien trop au goût de Larkin. Il n’était pas claustrophobe, mais être enfermé entre quatre parois métalliques comme dans un cercueil blindé avait de quoi lui porter sur les nerfs. Et il y avait l’odeur ; celle d’une vingtaine de soldats bien vivants et tendus, entassés dans un même endroit clos. Surtout que certaines espèces galactiques ont des odeurs plus « fortes » que d’autres.
Pourtant, lorsqu’il consulta sa montre à écran bleu, cela faisait moins d’une dizaine de minutes qu’ils roulaient prudemment dans une des artères principales bordant le Palais. Vérifiant les attaches de son gilet tactiques, comptant les cartouches de gaz qui lui restait, le jeune chef s’impatientait. Il avait lu quelque part que cette tension était due à l’accumulation d’adrénaline qui s’était fabriquée pendant les moments de combats. Et malgré son double entraînement et sa volonté de fer, il n’arrivait pas à ne pas s’agiter. Des morts tournaient dans son esprit, des monceaux de cadavres recouverts de fumée, alors qu’il ne devait avoir vu qu’une petite dizaine de cadavres aujourd’hui. Son imagination le travaillait déjà alors même qu’il était plongé au plus profond de la réalité.
Serrant régulièrement les dents, il réfléchissait, trop à son goût. Il pensait à lui, à son engagement, et à tout ce cirque. Il pensait que désormais il avait bien trop de sang sur les mains pour continuer de l’ignorer et de faire semblant de mener une vie tranquille. Mais la question était : voulait-il réellement d’une vie tranquille ? Une vie où l’on se lève à l’heure, on se douche, on mange, on part travailler, on travaille, on rentre, on mange, on regarde l’holotélé et on se recouche, le tout pour recommencer le lendemain. Rien que de penser à tout cela, il en avait déjà le tournis.
Son esprit jonglait entre les diverses émotions, les divers sujets de réflexions, et il commençait à s’y perdre. Il y a longtemps un philosophe humain pensait que les êtres conscients avaient développé le divertissement comme une technique d’esquive à cette perdition dans ses propres pensées. Une technique capable de rappeler le penseur égaré à la réalité de l’instant présent.
L’instant présent d’ailleurs, il s’imposa de lui-même à Larkin sous la forme d’un brutal freinage du transport de troupe ocre. Le compartiment fut secoué et les soldats bousculés.
Une explosion avait retentie dehors.
- merd* ! Le CAB a… Ho bordl ! Roquette en appro…
Le choc fut encore plus violent. La carlingue vibra furieusement, les têtes et casques heurtèrent les parois ; il y eut des cris. Une odeur de sang, et d’ozone. Kith se sentit soudainement, et étrangement mieux.
- Equipe, débarquement ! hurla-t-il en écrasant le bouton d’ouverture de la trappe.
Une bouffée d’air chaud, accompagnée de poussière et d’une violente lumière s’engouffra dans le compartiment. Remontant son keffieh et abaissant ses lunettes de protection, Larkin sortit en premier, blaster bien entre ses mains. Il s’agenouilla sur le bord droit de la trappe et contempla la situation.
Autour des grands immeubles avoisinant des fumées s’élevaient. Plusieurs claquements résonnèrent, et des rafales de lasers ricochèrent sur le blindage autour de lui, sifflant et hurlant aux alentours. Les combattants se déployèrent derrière le transport à l’arrêt, dont l’arrière du flanc gauche était cabossé et recouvert d’une suie noire.
- J'vois que dalle !
- Non plus chef !
Les lasers sonnaient un peu partout. Mais l’ennemi restait invisible, couvert par la fumée et les bâtiments. Les traces rouges des lasers se succédaient dans l’air, remplissant de leur odeur chimique les lieux.
- Unité CSI alliée sur secteur 11/7/A, ici Algor 87-3 restez à couvert, nous verrouillons la zone.
- Algor 87-3, ici Amandine du 38, vous pouvez définir « verrouiller la zone » ?
- Unité alliée, cessez toute communication, code d’autorité rouge.
Larkin restait abasourdi par l’étrange contact radio. Il pensa aussitôt à un piège tendu par l’ennemi. Mais l’idée était idiote, les loyalistes impériaux n’avaient aucun accès aux fréquences sécurisées de la CSI, à l’inverse de cette dernière qui pouvait tout surveiller maintenant depuis la prise du Palais.
- merd, c’est quoi un code d’autorité rouge ?
- C’est eux les plus gradés, lui répondit son caporal.
Cette simple phrase lui fit reprendre conscience des données actuelles. Il n’était même pas soldat, pas encore à ses yeux. Pourtant les affres de la guerre s’étendaient partout, et il commandait une troupe de militaires. Cela n’avait plus de sens. Et c’était sûrement pourquoi il était toujours là, accroupi dans une avenue brûlante, suant et toussant, les yeux fuyant, et le cœur battant.
D’autres tirs heurtèrent le blindage, et un soldat reçu des étincelles et des petits shrapnels sur sa tenue.
- Bordl chef ! Ils nous tirent dessus ! Ils nous alignent !
Larkin regardait le bout de la rue, cherchant vaguement un mouvement ennemi, sans prêter attention aux dires de l’homme.
- Chef ! Ils nous tirent dessus !
Kith se retourna et le fixa sans vraiment comprendre. La réponse était pourtant évidente.
- Et bah tirez leur dessus !
Le soldat ne se fit pas prier et déploya son blaster T-21 au sol, puis arrosa gaillardement ce qu’il jugeait être une position adverse. Un étage d’un immeuble eut toutes ses vitres pulvérisées, et des panaches de poussières accompagnaient les impacts de tirs. Le bruit sourd et guttural de l’arme était terrifiant en lui-même, et Larkin du se retenir de ne pas se recroqueviller en hurlant. Lorsque le tireur s’arrêta, le soulagement fut intense.
Ce type, plus jamais je le laisse faire ce qu’il veut *
Il y eut ensuite une série de détonation et de rafales. Puis enfin le calme.
- A toutes unités alliées sur secteur 11/7/A, avenue principale dégagée, je répète nid de tir nettoyé. Feu vert.
Ce fut le signal. L’escouade abandonna définitivement son transport et s’élança vers le carrefour. Dans l’agitation, Larkin avait presque oublié le tank qui devait les accompagner. Il gisait au milieu de la rue, éventré sur le devant. Une charge de démolition cachée dans la chaussée avait fait un très bon piège. Les arcs électriques et les étincelles parcouraient la dépouille cramoisie du blindé.
- Monsieur, les kovarnistes tiennent bien la zone.
- Je m’en suis rendu compte, merci. Dans quel merdier on nous a foutu...Sa phrase se termina dans un soupir alors que le groupe s’approchait de l’objectif affiché par la carte tactique. Larkin commençait à regretter de ne pas avoir emmené son casque. La petite excursion qui devait être rapide et expéditive commençait à être longue. Trop, encore une fois à son goût. Mais il devait reconnaître à ceux qui les commandaient, que leur stratégie était très efficace et bien ficelée. La tactique était bonne et bien pensée. Il pensa qu’il devrait l’étudier un peu plus une fois de retour dans un lieu plus tranquille.
Traversant un bâtiment à moitié effondré, les soldats confédérés tombèrent sur une gigantesque carcasse de canonnière, bien plus impressionnante écrasée au sol. Ce devait être l’une des EVASAN qui s’était fait descendre.- Au vu de notre situation immédiate, je pense que les DCA adverses, on peut s’en cogner impérialement, et laisser ça aux autres. On fonce sur le personnel à secourir et on se tire d’ici aussi sec.
Les combattants confirmèrent. Ils n’arriveraient pas à accomplir plus que ça ; ils n’étaient que de l’infanterie de ligne, en petit groupe et sans soutient, dans une zone qui semblait solidement tenue par l’ennemi. L’escouade s’installa dans une vitrine détruite d’une boutique au pied d’une superstructure et y établit un petit avant-poste en utilisant toute sorte de couvert.
Kith était fasciné par la débrouillardise des soldats et de lui-même, qui en quelques heures de combat s’étaient transformé en véritables fantassins habiles. L’opérateur radio passa sur les fréquences à courte portée.
- Ici unité Amandine du 38 pour équipe humanitaire confédéré. Quelle est votre situation à vous ? Je répète ici unité confédérée alliée Amandine du 38, quelle est votre situation ?
Ne restait plus qu’à trouver leur objectif, et à sortir de là en un seul morceau. Larkin attrapa sa flasque de whiskey coréllien et en bu une petite lampée. Il s’étonna de son geste, puis retourna à son rôle de chef d’équipe.
