Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #19

    Post n°19
    Auteur : Larkin Kith

    Larkin se tenait droit devant la canonnière marquée des symboles confédérés. Il venait de rejoindre la cohue de gens qui s’entassaient dans l’un des hangars de l’Acclamator, et terminait de fixer les attaches de son gilet tactique. Son brassard toujours serré, il portait son lance grenade en bandoulière, et gardait son E-5 dans les mains. Il avait gardé sa casquette, et avait pris un foulard antifumée de son paquetage.

    Les ordres qui circulaient sur la radio globale indiquaient que l’opération serait relativement courte et que les troupes ne devaient pas trop se charger en équipement, afin de conserver l’atout de la rapidité. Autour de lui, l’escouade Amandine du 38, enfin plutôt ce qu’il en restait, ainsi que d’autres soldats, augmentant son nombre. Ces derniers avaient plus l’air d’être des vétérans, des guerriers qui avaient vu le feu plus d’une fois. Tant mieux pour eux, et pour lui aussi.
    Les premières canonnières commencèrent à décoller et à partir pour la planète. Les ordres tombaient, les soldats étaient déployés, le tout dans une organisation presque irréprochable, les officiers séparatistes savaient ce qu’ils faisaient. Le transport de son escouade fut attribué, et les soldats se hissèrent dedans. Kith s’accrocha à une barre au plafond de l’engin, et compta bien toutes ses troupes. Les portes se fermèrent, et l’engin se souleva.

    Quelques secondes plus tard, il ressentit la sensation de chute tandis que l’appareil tombait de l’espace vers Cathar. Son oreillette grésillait sans cesse, et son datapad affichait continuellement des mises-à-jours tactiques. Le déploiement des forces robotiques s’était passé sans encombre, et la flotte s’était rendu maîtresse de l’espace aérien de la planète. On confirmait que les forces militaires impériales avaient convergé aux lieux de rendez-vous, désarmées. Les troupes qui n’avaient pas pu le faire signalaient leurs présences aussi. Un message de l’amiral à destination de tous les chefs d’équipes s’afficha. Après l’avoir attentivement lu, Larkin ouvrit le canal radio de l’escouade.


    - Equipe, écoutez bien, je vous transmets les ordres de l’amiral concernant l’opération. Il a déterminé une série de règles que vous allez respecter scrupuleusement. Et si jamais l’un d’entre vous s’amuse à les briser, ou à prendre une initiative personnelle sans m’en informer immédiatement, je me chargerais personnellement de l’abattre. J’espère que c’est bien compris.

    Larkin déglutit, il ne parvenait pas à réaliser qu’il venait de dire ça.

    - Premièrement, il est hors de question de toucher à un seul cheveu des civils, si vous les faîtes et que je ne m’en rends pas compte, mais que l’Etat-major en est informé, c’est direct cour martiale. Deuxièmement, ceci constitue une exception à la première règle, il est possible de tirer sur un civil uniquement si celui-ci est armé et refuse d’obtempérer aux ordres des forces confédérées. Troisièmement, tout personnel militaire impérial armé doit être neutralisé le plus rapidement possible, sauf s’il se rend lorsqu’une sommation est émise. J’espère que c’est bien compris pour chacun d’entre vous.

    A peine avait-il terminé sa phrase que les volets de la canonnière s’ouvrirent brusquement, faisant s’engouffrer violemment à la fois vent, lumière et poussière. Le datapad de Larkin faillit partir au loin, mais il parvint à le ranger dans son étui. Le jeune homme se pencha un peu et regarda l’extérieur. La lueur du soleil était étrange, tout comme le décor, à la fois sec et humide de la planète. Les canonnières volaient espacées entre elles, glissant dans les cieux, entourées par les chasseurs vautours. Au-dessous d’eux apparurent bientôt les traces de civilisation, des constructions urbaines, puis rapidement, les engins évoluèrent au milieu de gigantesques arbres semblables à ceux de Kashyyyk.

    Larkin, à l’instar des autres soldats, était médusé par cet environnement, et la façon dont les habitations et superstructures urbaines chevauchaient ces arbres, et comment elles lançaient leurs ponts et passerelles dans les airs pour communiquer entre elles.
    Leur transport amorça une seconde descente, imité par les autres. Les communications tactiques se précisèrent, on faisait état de légère résistance au niveau de la banlieue de la capitale, beaucoup d’actes isolés sans grand intérêt. Le groupe de combat auquel appartenait Larkin avait pour mission de sécuriser le quartier gouvernementale, avec pour point d’orgue la capture du palais impérial. Autour d’eux, quelques colonnes de fumée s’élevaient de certain quartier que les vaisseaux survolaient.


    - Qu’est-ce que c’est ? demanda un soldat à un autre.

    - Une technique de guérilla, ça parasite l’espace aérien, bloque les avenues, et prévient les autres qu’ils ont besoin de renfort, répondit une jeune twi’lek, la caporale de l’unité, second de Larkin.

    La canonnière survola plusieurs blocs d’habitation, puis termina sa descente au niveau d’une vaste place, au centre de laquelle trônait une statue d’une femme en robe et capuche. L’escadron de transport resta en vol à moins d’un mètre du sol, tandis que la meute de soldats se déversait des habitacles. Larkin foula pour la première le sol de Cathar, étrange mondes des hommes-chats. Ses bottes martelèrent le béton craquelé de la place pendant qu’il ralliait son escouade et écoutait les rapports tactiques.

    Son commandant, nom de code Unforgiven, rassemblait leur groupe de combat dans une colonne de blindés qui venait d’être déposée sur la planète. Une dizaine de minutes plus tard, les fantassins rejoignirent le convoi de véhicules, l’escouade de Kith grimpa dans le 8ème blindé. Intérieurement Larkin était presque terrifié.
    Il était habitué aux changements radicaux d’ambiance et de terrain, mais c’était la toute première fois qu’il était sur un champ de bataille. Et l’absence de combat direct n’améliorait pas les choses. Le QG indiquait de très faibles résistances qui seraient totalement neutralisées à la fin de la journée. Le jeune chef grimpa les barreaux de l’échelle extérieure du blindé qui menait au toit de son habitacle, et s’y installa avec une partie de son unité. Autour de lui, les grappes de fantassins en faisaient de même.

    Le convoi démarra et s’engagea dans l’immense boulevard qui menait au Palais Impérial. Les lieux étaient majestueux et titanesques. Les militaires autour de lui, ainsi que Larkin lui-même, se perdait dans la contemplation des édifices, et de l’architecture générale. Le bruit lointain des combats sporadiques et les cieux de l’après-midi donnaient un cachet irréaliste à l’environnement. Cependant la réalité s’imposa brutalement à eux.

    Les tirs des batteries laser lourdes explosèrent tout autour d’eux, faisant trembler le sol et les véhicules. Plusieurs soldats tombèrent des blindés et roulèrent au sol. Larkin attrapa l’un des siens qui menaçait de tomber en hurlant à plein poumon. Les lasers s’écrasaient au-devant de la colonne, mais les boucliers des engins ne parvenaient pas à stopper ceux qui longeaient les flancs, éclatant sur le bitume, faisant jaillir des milliers de morceaux d’asphalte et de shrapnels sur les soldats. L’un d’eux eu le casque fracturé par un éclat de lampadaire proche et s’affaissa sur lui-même, sa cervelle sortant de son crâne ouvert.

    Larkin se retint de régurgiter devant ses hommes, et hurla dans sa radio pour qu’on les mette à couvert. Manifestement leur commandant avait déjà pensé à ça, et la colonne de véhicules recula rapidement pour être hors de portée des tirs. Sur le canal tactique commun, le jeune chef comprit que les défenses principales du Palais étaient toujours en activité, et que la mission allait être plus épineuse que prévue. Puis il entendit la voix de son commandant et cru que son imagination lui jouait des tours.


    * Une frappe aérienne ?! Ici ? Alors que les troupes sont toutes proches et que le secteur n’est pas entièrement reconnu ? Il est taré… Et sacrément fournit aussi.*

    L’agitation gagnait les soldats qui s’occupaient de leur blessé. L’information s’était répandue. Au loin le hurlement des chasseurs vautours se faisait audible ; Larkin secoua la tête. Les combattants confédérés scrutaient le ciel en tous sens, puis l’un d’entre eux pointa son doigt derrière eux.

    - Là, ils arrivent !

    - Punaise… y a tout un escadron complet… Ils vont morfler.

    Les soldats se levèrent, grimpèrent sur les tourelles des chars et regardèrent l’avenue et le Palais. Larkin en remarqua un qui sortait un holopix pour immortaliser l’instant. Les batteries DCA impériales se déclenchèrent au même moment où les chasseurs droïdes survolaient le convoi à toute allure. Alors que les soldats étaient agités comme des puces, Kith se trouva étrangement calme. Il observa les salves de laser du Palais tenter de stopper l’avancée des vaisseaux. L’un d’eux décrocha, touché à l’aîle, et alla s’écraser au loin dans un panache de fumée.

    L’escadron largua ses bombes sur le périmètre de défense dans une pluie de flashs, d’explosions, et de détonations assourdissantes.

    - Ouuhoouu !

    - Ouais ! En plein dans le mille !

    Les militaires poussaient des cris de joie et applaudissaient à mesure que la fumée et le feu embrasait les abords du Palais. Larkin restait médusé devant ce déchaînement presque apocalyptique de violence qui était tombé sur l’édifice. Puis ce fut au tour des tanks au-devant de la colonne d’ouvrir le feu, et de laminer les dernières positions qui avaient résistées. Les tirs furent courts et cessèrent rapidement, il ne restait sûrement plus grand-chose du système de défense.
    L’ordre fut donné aux soldats de mettre pied à terre, ordre exécuté dans la seconde, avec une fébrilité et une ardeur étrange pour des hommes qui se jetaient vers une mort potentielle. Mais la vision de ce bombardement et de cette attaque puissante les avait galvanisés. Larkin, comme un observateur étranger, constata que ses soldats étaient prêts à en découdre.

    Les rapports d’observation continuaient d’affluer. Le toit du bâtiment était toujours solidement tenu, et les abords du Palais qui n’avaient pas été touchés l’étaient aussi. L’ennemi ne déposerait pas facilement les armes, probablement ne les déposerait-il jamais. Ils avaient face à eux des fanatiques, des convertis et des endoctrinés jusqu’aux ongles.

    - Unité Amandine du 38, ici le Commandant Unforgiven, sécurisez le toit du bâtiment depuis les passerelles de secours pour libérer les pistes d'atterrissage. Des snipers vont être placés en hauteur sur des canonnières pour vous couvrir. Bonne chance soldats.


    * Et merd*…

    Larkin regroupa son unité, et tandis que les autres escouades de soldats progressaient dans le quartier, il doubla la colonne et s’élança vers le Palais. Les bords du boulevard étaient dégagés, il n’y avait pas de barricades ou de combattants embusqués. Devant eux des tirs claquèrent brutalement mais le silence reprit.
    A l’un des carrefours, une escouade de soldats séparatistes attendaient, déployée en cercle à l’abri des bâtiments de la rue perpendiculaire. L’un des soldats était étendu par terre, entouré de camarades. Du sang s’étalait sous son dos. Larkin avisa le chef du groupe, qui semblait perdu et sombre.


    - Sergent, vous êtes censé être deux rues plus haut, juste avant le palais.

    - Impossible d’avancer, on s’est fait canarder. J’ai perdu trois hommes. C’est impossible d’avancer.

    - Va bien falloir sergent. Vous avez repéré les hostiles ?

    - Ces puta
    ns de snipers sur le toit, qui d’autre croyez-vous que cela pourrait être.

    Kith hocha la tête. Impossible de tirer quoi que ce soit de ce type, il était véritablement en état de choc. Après le passage au paradis de la frappe aérienne, les tirs des snipers avaient du paraître comme une descente en enfer.

    Larkin disposa son escouade le long des immeubles et s’approcha du coin nord du carrefour, accompagné de deux soldats. Il posa ses armes par terre, et se colla complètement sur le mur. Il tendit une main et récupéra une paire de jumelle. Il glissa légèrement vers la droite et fit dépasser la partie droite de son visage pour observer le reste du boulevard.
    A quelques mètres de sa position, deux cadavres jonchaient le sol, leur treillis doucement froissé par le vent, la poussière locale se déposant sur l’équipement.

    Larkin revint à sa position en soupirant. Il inspira profondément, agrippa les jumelles et se repencha en regardant le toit du palais. Il réussit à distinguer le canon d’un des fusils, mais ne vu pas les autres. Il nota les positions qui s’affichaient sur ses jumelles, et s’accroupit dos au mourir en regardant les deux autres soldats perplexes.


    - La radio.

    L’un des soldats fit glisser le pesant appareil devant lui, et commença à le bidouiller. Il présenta une sorte de micro à Larkin.

    - Ici leader Amandine du 38, demande assistance pour nettoyage de position aux coordonnées Zoulo-8-Soluk-14.

    - Ici Birdy 15, confirmons votre demande, on se met en position.

    Une canonnière se déplaça dans les airs au-dessus d’eux. Quelques minutes plus tard la radio crachotait.

    - Birdy 15 pour Amandine du 38, deux hostiles éliminés à partir de vos coordonnées. On continue de balayer la zone. A vous.

    - Bien reçu Bridy 15, merci du coup de main, 38 terminé.

    Larkin fit signe à son équipe de se rassembler, ordonna à l’autre sergent de rester ici et de sécuriser la position en attendant d’autres renforts. Il disposa ses hommes en une ligne le long des murs puis les fit avancer vers l’objectif. Il leur fit bien observer les toits, et les alentours, des soldats pouvaient être embusqués partout.
    Au dernier carrefour Birdy 15 communiqua de nouveau.


    - Nous n’avons pas pu déloger certains tireurs de leur position, mais nous confirmons que les passerelles de secours sont relevées.

    * Fais cher… Ils y vont tous aujourd’hui c’est ça ? C’est une alliance pour m’emmerder ? *

    Alors qu’il se perdait dans ses réflexions obscures et disgracieuses pour l’Etat-major, la caporale Twi’lek remarqua qu’une seule des passerelles était toujours abaissée. Larkin l’observa à son tour, elle donnait sur l’un des bâtiments en face d’eux.

    - Ca a du sens, s’ils veulent encore se battre ils ne vont pas s’enfermer tout de suite. Je suis prêt à parier qu’ils essayent de rameuter le plus de forces possibles ici. On va pas les laisser faire.

    Amandine du 38 s’élança vers l’immeuble adjacent. Les soldats, bien que majoritairement bleus, se débrouillaient bien dans la sécurisation du lieu, et Larkin eut un pincement de fierté. Les étages étaient déserts, abandonnés, avec les traces d’un empressement évident lors de leur abandon. La guerre avait posé son empreinte forte sur ce lieu. L’opulence et le luxe du mobilier fit penser à Kith qu’il se trouvait sûrement dans un bâtiment pour officiels, notables importants ou riches. Il s’amusa alors à toucher les beaux et coûteux rideaux de ses mains sales et noircies par cette même guerre. Un geste de revanche tant attendue après des années de galère et d’errements sans but dans une vie minable.

    L’unité déboucha finalement sur le toit de l’immeuble, et s’avança doucement jusqu’à la passerelle. Larkin envoya un soldat en reconnaissance. Ce-dernier n’eut pas le temps de dire quoique ce soit. Une rafale de mitrailleuse laser le fauchât violement. Larkin eut un geste de recul, son estomac se noua, instinctivement il regarda furtivement son brassard noir. Les soldats s’étaient déjà mis à couvert ; et Larkin commença à ramper vers le parapet du toit.

    Un mort de plus, un autre. Un autre soldat qui s’écroulait sous ses ordres. Les larmes apparurent dans ses yeux, mais le jeune homme prit sur lui et se contracta pour que rien ne se passe. Il donna l’impression de réfléchir intensément à la situation, puis passa lentement la tête par-dessus le rebord. De l’autre côté de la passerelle, un nid de mitrailleuse couvert de sacs de sable verrouillait le passage. Le canon de l’arme était encore fumant.
    Adossé au parapet sale, Kith défit la bandoulière de son lance grenade et l’arma. Il réfléchissait vite, très vite. Il se mit à genoux, se redressa d’un coup, jugea rapidement la distance et tira. Il se rabaissa très vite sous les yeux médusés de ses soldats. Il y eut une détonation sourde, et un râle.


    * Ka-boum les mecs. *

    Il fit signe aux soldats de se déplacer doucement vers la passerelle. Il n’y eut plus de tir. Larkin récupéra la plaque d’identification du soldat mort, un nom de plus, un peu d’encre en plus. Il prit la tête de l’unité et traversa rapidement la passerelle. Au bout, le nid s’était effondré sur lui-même et un morceau d’armure blanche tâchée de sang en dépassait. Larkin pensa simplement à Trent, son frère. Peut-être était-ce lui, qui gisait, sous ses décombres, à moitié éventré.

    Cette pensée, étrangement ne lui fit rien, simplement elle lui rappela sa planète, si différente de Cathar et pourtant si chaotique. Les combattants confédérés se déplacèrent sur le gigantesque toit. Plusieurs tirs de blasters frappèrent leurs positions, leur indiquant qu’ils étaient repérés.

    Agrippant son E-5, il régla sa mire et grimpa une volée de marche. Un petit groupe de troopers se tenaient devant eux, à une dizaine de mètres. Les tirs filèrent dans les airs. Les impériaux, surpris de l’arrivée si rapide des confédérés tombèrent rapidement. Deux séparatistes s’effondrèrent durant la fusillade. D’autres tirs venant de leur flanc gauche volèrent autour d’eux. Un Cathar courait vers eux, tout en tirant et en hurlant des insanités. Larkin visa sa gorge et pressa deux fois la détente. Le combattant indigène s’effondra en gargouillant.

    L’unité poursuivit son chemin, nettoyant les dernières positions de tirs, épaulée par Birdy 15 qui arrivait en renfort. Une quinzaine de minutes plus tard, le toit était dégagé, aucun impérial ne s’était rendu. Larkin attrapa la radio
    .

    - Ici Amandine du 38, objectif pris et sécurisé, je répète le toit est sécurisé.

    Kith s’assit sur une des marches d’une plateforme du toit et observa la ville qui s’étendait autour d’eux. Les fumées étaient moins nombreuses, à l’inverse des vaisseaux confédérés, maîtres des cieux. Il tira une flasque de whiskey d’un de ses rangements et en lampa quelques gorgées. Il observa la petite pile de cadavres impériaux que ses hommes formaient. Un premier combat, une première victoire. Oui finalement, il avait fait le bon choix, celui de la CSI.

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      #20

      Post n°20
      Auteur : Darth Malraas

      Coupables.
      Pour l'ancien Général de la Confédération, les faits dévoilés lors de cette triste réunion mettent en effet en avant, les atrocités de militaires bien dociles et serviables, comme il se doit. Sous son heaume de fer, le Zabrak contemple l'assemblée avec beaucoup d'intérêt et sait grâce à sa propre expérience militaire, que les sous-fifres n'ont été capables que de se soumettre et d'actionner les ordres de leurs supérieurs hiérarchiques. Dans sa réflexion il repense à ses propres missions, ses propres actions menées au nom de la guerre sous la bannière de la Confédération. Le demi kilomètre de Coruscant complètement annihilé pour poser sa propre Frégate Stellaire, en ne prenant aucunement compte les vies civiles qui grouillaient à l'intérieur et autour. Mais aussi l'action sur Cato Neimoidia puis les bas fonds de Coruscant où certains actes auraient été à même de mener l'Empire, à l'époque, aux frontières de la Confédération pour réaliser une justice tout à fait logique. Oui, Gelmir sait que lui aussi aurait probablement été dans cette situation si les intervenants auraient réagis comme il le fallait, mais les faits sont là, jamais personne n'a réclamé sa tête et pourquoi ?

      Parce que la guerre démontre les atrocités, la guerre est une plaie, des civils sont perdus et des militaires extropiés et assassinés sans que la morale soit mise en avant. Pour un militaire il n'existe aucune morale, seuls les ordres sont placés au dessus de tout. Les dommages collatéraux sont obligatoires, au delà du fait que des morts innoncents sont à compter. Oui la guerre est une cruauté et tout bon soldat, comme ce brave Zabrak, doit s'y faire, l'embrasser pour ne jamais subir les assauts psychologiques. Pas de remords, aucunement. Le devoir accompli pour seule satisfaction, telle est la vérité.

      Faut-il blâmer ces soldats, ces Sith pour avoir détruits des hommes et des femmes, parce que l'ancien Empereur, Kovarn, l'avait réclamé ? Non. L'armée est obéissance et loyauté, un ordre de tir et ils tireront. Pourquoi une justice devrait être faite, lorsqu'il s'agit des ordres d'un supérieur ? Bien entendu la Confédération cherche une tête à trancher, pour l'exemple, on n'attaque pas la CSI impunément. Kovarn disparu, cette Stella doit subir le courroux d'un gouvernement, qu'ils fassent comme bon leur semble.

      Gelmir bande ses muscles comme pour se sentir à l'aise et surtout, pour éviter les crampes inutiles à être aussi immobile qu'une buse devant une proie. Sans se soucier de la conversation, il intervient naturellement, sentant les négociations pesantes. D'autres Dragons sont à dompter, ce combat politique n'est pas le sien.


      -La Confédération des Systèmes Indépendants devrait prendre en considération les faits notables vis à vis des ordres reçus et des évènements conduisant aux actions de l'apprentie Sith. Les directives de Dark Kovarn ont été clairs, peut-on juger un soldat pour les ordres reçus ? Ou doit-on juger la hiérarchie pour les ordres donnés ? La politique actuelle des Vestiges de l'Empire notifies l'absence totale des Sith dans les zones de pouvoirs, le Général Boomer ici présent comprend la nécessité d'un gouvernement sans adeptes du Côté Obscur. Les Vestiges souhaitent se développer sur des bases saines en réorganisant totalement leur système hiérarchique qui visait autrefois à élever les Sith au dessus de tout et de tous.

      L'on peut se référer au Général Boomer pour organiser les Vestiges et à Cathar pour offrir une place forte en matière de gouvernement. Car même si je peux concevoir qu'une partie de cette population est en désaccord avec l'Empire, les Cathar restent un peuple converti à l'idéologie Sith et Impérial grâce à Dark Kovarn. La Confédération des Systèmes Indépendants doit concevoir que Cathar est un territoire impérial volontairement annexé et que les sujets des Vestiges ne sont pas si prompts que les militaires à se rendre sous la coupe d'un envahisseur parlant d'ailleurs, de possibilité de raser la planète par simple plaisir.

      Ma présence ici n'est du fait que d'une incroyable chance hasardeuse et non d'une affiliation totale aux Vestiges. Nous avons des accords avec le Général Boomer qui stipulent uniquement que ma présence n'est du fait que de ma propre liaison avec l'Ordre Sith et prenant effet à la fin de la réunion précédent votre invasion. De ce fait je ne suis nullement responsable ni acteur des faits conduisant à l'invasion de Cathar et réclame par conséquent ma libération du territoire des Vestiges. Avec la possibilité de poursuivre ma mission consistant à libérer les Vestiges des forces Sith, donc de tous les représentants Sith sur la planète. L'affaire ne concernant que l'Empire de Dark Kovarn et que en l'absence de Kovarn lui-même les Sith ne peuvent être tenus pour responsables des agissements commis, que cela soit à l'encontre d'un membre du gouvernement de la Confédération ou de Bastion. Tels étaient les ordres et les faits prouvent universellement et à travers la Galaxie qu'un soldat même d'une religion, ne peut uniquement qu'exécuter les ordres de son supérieur hiérarchique.

      Les faits étant liés à l'ancien gouvernement Impérial qui à l'instar de la Nouvelle République ne peut être jugé pour les actes précédents la gouvernance ultérieure, aussi atroces soient-ils. Stella comme nombre de ces pairs, n'est coupable que d'une obéissance aveugle et motivée par le devoir et l'accomplissement au détriment de sa propre vie et des conséquences potentielles suite à ces actes. Je suis certain que Dark Kovarn où qu'il soit, aurait tout à fait été capable de punir l'apprentie par une exécution ou faire subir à celle-ci des sévices inimaginables sous la simple justification d'une non obéissance ou négligence concernant la mission. Par négligence j'entends bien, la vie épargnée d'un acteur confédéré pouvant par la suite engager des poursuites judiciaires, militaires ou d'autres types, visant à faire de l'Empire un coupable idéal pour Bastion.

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        #21

        Post n°21
        Auteur : Super PNJ

        L’heure était venue ! Sans qu’il n’ait à prononcer un mot, Brouzouf leva son tentacule droit dans un signe d’apaisement. Sur l’instant un silence de plomb s’abattit sur toute l’assemblée. Il y avait quelque chose de divin dans cette attitude tant la posture rappelait là celle des anciens monarques, levant ainsi la main de justice et rendant une sentence qui impliquait plus de foi et de droit que n’importe quel  tribunal terrestre. Car cet officier était égal à dieu en ce jour-là : il pouvait décider de la vie et de la mort d’un peuple tout entier. Ce fût à se demander si pareil pouvoir était bien l’apanage d’un dieu et non pas d’un vil démon ?! Il était bien des choses que l’on attribuait de soi au tout puissant alors que par définition ils ne témoignaient que d’une infâme vilenie.

        Qu’y avait-il de divin en cette propension à la destruction ?! Le divin était lié à la construction, on lui attribuait la vie, l’univers et même la force. La destruction, le chaos, la mort, tout cela n’était que la fin des constructions célestes, la fin de ce qui avait été divin … Non, Brouzouf était certes tout puissant, mais le pouvoir qu’il possédait sur l’instant n’était pas celui d’un dieu : il ne pouvait que défaire et non construire … Perdu dans ses pensées le Colonel se surpris à penser qu’il aurait préféré suivre des études de théologie au lieu des cours de l’académie militaire !

        Le vétéran pensait à tout sauf au sujet réclamant sa décision. C’était là de futiles pensées qui se télescopaient dans sa tête alors qu’on le pressait d’une réponse ! Et ainsi, passant outre ses réflexions personnelles sur la situation, le Kreevaki entreprit de parler au nom de son peuple pour qui il avait mené cette flotte pour mettre à terre un ennemi bien misérable …   

        « - Commandant Boomer que vos gens se rassurent, nous ne sommes pas venus envahir Cathar, l’Empire ou bien encore l’Ordre Sith. Il rabaissa sa tentacule sur la table et continua de sa voix rauque : Nous sommes venus pacifier une région qui s’est montrée hostile. Là où des gens étaient favorables à la paix, la Confédération n’avait jamais rechigné à  la pacification, outil dont elle usait et abusait pour soumettre les autres à son propre concept de la paix universelle. Car la C.S.I s’en était devenue une sorte de gendarme galactique, tapant sur les doigts des grands et des petits lorsqu’on s’en prenait à elle ou aux nations indépendantes. L’indépendance des nations extérieures était une notion souveraine pour cette Confédération, qui cruellement ne l’envisageait pas dans son propre corps de par sa vision d’un collectif soudé et indivisible. Comprenez que là où sont attaqués la Confédération ou les principes qu’elle défend, nous interviendrons encore et toujours. »

        Les yeux restaient braqués sur le Kreevaki. Il avait écouté chacun des membres assis à cette table et à présent c’était lui qui parlait. Nul ne l’interromprait, car après tout c’était lui qui avait les armes.

        Nombreux étaient ceux à avoir appris à leurs dépens que la Confédération n’oubliait jamais un grief à son encontre. Les paroles de l’Alien n’étaient pas difficiles à croire puisque Cathar ne représentait rien d’autre qu’un symbole. Une planète pauvre, un Empire qui n’avait de tel que des Vestiges et un Ordre Sith tellement affaibli qu’il était la risée de tous les autres cultes religieux …

        Le gigantesque mollusque regarda ses interlocuteurs et après que tous eurent croisé son regard, il consentit à énumérer la décision qu’avait prise le Consulat à leur encontre. Ainsi débuta réellement la négociation bien que par les faits elle n’en était pas une. On imposait au vaincu une décision non modulable en lui assurant qu’il avait le choix : il avait toujours le choix, soit il acceptait soit il refusait et se voyait périr ...

        « - Le refus de tout ou partie des clauses de votre armistice ne saurait se conclure autrement que par votre annihilation. Aussi, les présentes exigences ne sont pas négociables. Acquittez-vous-en et je peux vous assurer que cette date ne restera pas dans les annales comme celle de votre défaite, mais bien au contraire comme le jour où le passé fût mis de côté et où l’Empire a trouvé un allié et un ami. »

        En un instant ce fut un silence glacial qui était tombé sur toute la tablée. Il y avait là comme un respect religieux envers les codes de la Guerre : car en ce moment le vainqueur s’adressait aux vaincus. On écoutait, on attendait …

        La formulation employée par le Kreevaki ne laissait que peu de monde indifférent tant la fin était ambigüe. S’il excellait dans l’art de la Guerre, Brouzouf n’était pas non plus étranger à la maîtrise du pouvoir. Et par pouvoir on ne parlait pas ici de la conception romantique de la toute-puissance dont des hommes tels que l’Omega et Kovarn s’étaient pensés investis, mais bien du pouvoir à l’état brut : soit la possibilité d’entreprendre une chose, et l’ascendant, l’emprise et la domination sur un tiers.

        Le jeu du pouvoir était un art difficile où il fallait se montrer  tour à tour strict et compatissant, intraitable et clément à la fois. Le refus d’en venir à un certain équilibre avait condamné depuis des temps immémoriaux empires et tyrans. Celui qui perdurait n’était pas celui qui se montrait indéniablement juste ou qui régnait en despote. Il était celui qui faisait suffisamment preuve d’intelligence pour que chacune de ses réponses soit proportionnée aux actions de celui sur qui il avait  l’ascendant. C’était là ce qu’avait fait la C.S.I en toute chose et que la République, l’Empire Démocrate, puis l’Empire Sith et enfin les Vestiges de l’Empire Sith n’avaient pas su mener à bien … Mais les temps changeaient et en refusant de sacrifier sa nation en quête d’une quelconque gloire, le Général Impérial qui se tenait à la table des négociations laissait entrevoir un jour nouveau où l’utilisation du pouvoir retrouvait ce précaire équilibre entre le « trop » et le « pas assez ».

        Mais pour l’heure ce clone était le vaincu et le Kreevaki le vainqueur ... Et ce dernier faisait de grands efforts pour rester calme ! Car s’il parvenait difficilement à masquer une certaine colère, c’est qu’il ne pouvait accepter le culot et le manque de respect dont faisaient preuve certains de ses interlocuteurs. Au cours de la discussion, certains propos de la part des émissaires avaient irrité l’officier Séparatiste au point qu’il se demanda un moment s’il ne devait pas loger une balle sur leur représentant et l’assassin de Mr Chatbite.

        Ce fût là quelque chose de tentant, mais il se convint de tenir bon. Après tout ce disait-il : « on apprend toujours d’autrui, même des cons ». Les Siths semblaient oublier facilement qu’ils étaient tous coupables du méfait ayant amené la C.S.I de par chez eux … Soit par l’action, soit par l’inaction … C’était à peine si on se cachait de faire des reproches à la Confédération et sur son intervention. On lui disait que c’était là Kovarn l’unique responsable et que les Confédérés n’avaient qu’à se démerder pour le retrouver et les laisser en paix. Et si de pareilles actions avaient probablement pu passer avec les Républicains, les Confédérés avaient une vision diamétralement différente de la situation. Les responsables étaient ceux qui avaient le sang sur les mains tout autant que ceux qui avaient commandé les crimes et ceux qui n’avaient osé les empêcher. Il faudrait les punir chacun de manière proportionnée à leur crime personnel. 

        Si les vaincus suivaient les exigences Séparatistes il n’y aurait pas de pogrom. Il ne fallait jamais arriver entre deux extrêmes et le Kreevaki jugeait lui aussi les deux côtés de la balance : l’un amenait à la clémence et au pardon, l’autre à l’oblitération totale de tous ceux qui avaient été membres des vestiges. Et comme tout bon Séparatiste, il s’en référa au juste milieu. Dure et bonne à la fois, telle était l’administration Confédérée.

        Car les propos du Colonel n’étaient pas aussi anodins que ce que l’on pouvait penser. Outre la traditionnelle menace venant de soi avec les exigences du vainqueur, la C.S.I avait explicitement fait mention d’une tout autre conclusion à cette sinistre affaire. N’avait-il pas été fait mention d’alliance et d’amitié ? C’était là des mots tout autant surprenants de la part de l’envahisseur … Était-il de beaucoup de guerre qui s’était terminée de la sorte ?!

        Mais penser ainsi c’était se méprendre ! Car à dire vrai il n’y avait pas eu de guerre ! Certes on s’était regardé, on s’était jugé, et on s’était même battu par endroit. Mais malgré l’accro de Bastion le sang n’avait pas encore coulé dans une véritable bataille. Au lieu de ça, chacun avait usé du pouvoir à sa juste valeur, en sachant ce que l’on pouvait faire et ce que l’on ne pouvait pas.

        Ces mots de paix prononcés en l’instant laissaient entrevoir le cheminement de pensée du Consulat Séparatiste … Il y avait une main tendue dans cette affaire, mais pas à tout le monde, on avait parlé de l’Empire et non pas de l’Empire Sith. Une omission volontaire qui commençait à se faire comprendre. Brouzouf était resté silencieux bien une minute, il réfléchissait et profitait de l’instant pour que chacun fût en mesure de bien s’approprier le message. On pouvait leur tendre la main tout autant que les amener à subir le même sort que le Cerberus sur Taris. Pour sûr tout le monde en était bien conscient. Les yeux de l’Alien roulèrent sous leurs paupières puis il reprit du même ton autoritaire. 


        « - En premier lieu la Coalition C.S.I - Kashyyyk  exige une scission immédiate et définitive entre l’Empire et l’Ordre Sith. Nous ne reconnaitrons que deux entités distinctes, indépendantes l’une de l’autre,  dont leur sauvegarde ne peut être entrevue  autrement. L’Empire en tant que faction, l’Ordre Sith en tant qu’ordre religieux. Ni plus, ni moins.
        Pour se faire, la C.S.I enverra dans les deux factions des observateurs ayant pour rôle de veiller à l’application de toutes les mesures énumérées ce jour-ci. »


        La rupture entre l’Empire et l’Ordre Sith n’était une surprise pour personne. On avait bien compris les dessins Confédérés dans la mesure où on ne les détruisait pas. Si l’on s’en revenait à l’étude du passé, l’Empire n’avait posé un véritable problème à la C.S.I qu’une fois qu’il fût gouverné par les Siths. Car l’ordre religieux ne faisait pas de bons dirigeants et pourtant ceux-là se rêvaient toujours à régner et gouverner … La mesure Séparatiste visait à écarter ces fauteurs de trouble de cette engeance de pouvoir et de confirmer par la présente les premières dispositions du dénommé Boomer.

        Car si l’on ne coupe pas la tête de son ennemi, encore faut-il s’assurer que ce dernier n’a pas dans l’idée de vous planter par-derrière. Et si l’Empire n’était pas défait pour l’immédiat, il convenait de prendre les devants pour veiller à ce qu’is ne conspire plus à l’avenir contre la Confédération ou les principes qu’elle défendait. Ainsi commençaient à se dessiner les traits de cet armistice sans guerre.


        « - En l’État actuel des choses, les forces de la Coalition sont en train d’investir vos positions militaires, administratives et politiques. L’intégralité de vos données, possessions et finances sont sous notre contrôle. L’invasion de Cathar suivait en effet un schéma bien défini, où après en avoir réduit l’adversaire à se rendre, l’attaquant s’en prenait à ses centres névralgiques : à savoir les supports de l’information et du pouvoir. C’était là le cœur de tout conflit, si on découvrait les plans de l’ennemi et ses moyens, on lui retirait les griffes. Ôté de ces éléments, l’adversaire ne pouvait plus nuire à son opposition. Brouzouf expliqua sans peine une chose qui était commune à toutes les guerres. Étudiées par le DCRS et le DSP, elles nous permettront bien vite de connaître toutes les trames et actions entreprises par vos factions. Des missions secrètes Impériales, à la présence des Siths sur d’autres mondes et j’en passe : tous vos secrets vont être passé au crible par nos services de renseignements. Considérez que tout ce qui était « votre » est maintenant sous notre régence. Aussi pour votre salut il est judicieux que vous ne nous mentiez pas, ni même que vous ne nous trompiez par omission de certains éléments. Comprenez que nous saurons découvrir le vrai du faux bien assez tôt … »

        Mais à dire vrai on se trompait ! Non pas que les faits donnaient raison à la C.S.I,, mais il était certains sujets récents qui n’avaient pas été rentrés dans les archives des Vestiges de l’Empire. La cause de ces registres incomplets tenait de l’arrivée inopportune de la flotte de la Coalition. C’était là quelques affaires négociées le jour même, mais qui représentaient toutefois des informations que l’on n’obtiendrait pas en étudiant les données.

        Il était certain que le passage de quelques hommes à la question permettrait bien aisément d’en connaître la nature, mais en l’instant on demanda à tous de collaborer pleinement avec la Coalition et de l’informer sur tous ces sujets. Faire cela c’était prouver sa bonne foi, le refuser et craindre qu’on découvre ces choses-là par la suite. Se faire c’était au contraire se condamner. Chacun devait peser ce choix en son âme et conscience, en se rappelant que les répercussions s’en iraient sur toute la nation. Et par chacun, on ne parlait pas seulement des émissaires, mais de tous les membres de ces deux factions, à présent séparées. Le colonel argumenta dans ce même sens.


        « - Et puisqu’une négociation ne peut se faire que dans la confiance, et que de notre part nous vous apportons la clémence Séparatiste en ne vous détruisant pas, j’en appelle ainsi à votre collaboration immédiate et inconditionnelle. Remettez-nous toutes les informations en votre possession, tout ce que vous savez, toutes vos données … Faites nous gagner du temps. Nous voulons tout savoir : de vos alliés, vos projets, vos missions, vos agents à l’extérieur … Tout ! … N’omettez rien et souvenez-vous qu’au pire des cas vous ne faites que retarder ce que nous découvrirons irrémédiablement et qu’en agissant ainsi vous sabotez les espoirs de sauvegarde de vos institutions. Nous jugerons nous même de la pertinence de ces informations.

        C’est sur cette même base de collaboration et de volontariat que je vous somme de nous remettre immédiatement les Siths, les Officiers et les Sous-Officiers ayant participé à l’Opération sur Bastion. Chacun comparaitra devant notre justice pour les crimes qui lui sont propres et tous auront l’assurance qu’en se livrant en ce jour ils éviteront la peine capitale et bénéficieront de notre clémence. Dans le cas contraire, nous les exécuterons comme des chiens, avec la même cruauté que cette Sith en a eue à l’égard de notre émissaire. Brouzouf se retourna vers Stella et la fusilla du regard. Si on ne l’abattait pas sur l’instant, c’était bien, car on valait mieux que les Siths. À la C.S.I on partait toujours du principe qu’un prisonnier était plus utile qu’un macchabée. Le Kreevaki s’adressa à la responsable du fiasco de Bastion avec un ton plein de reproches. Soyez reconnaissante envers le Général Boomer pour ne pas vous avoir descendu quand il en a eu la possibilité. Et soyez reconnaissante envers la Confédération qui ne vous a pas éventré sur un gibet devant toute cette armée pour faire comprendre à tous ce qu’il en coûte de toucher à notre collectif. L’aparté devenait tendu et on se demandait à quel moment le Kreevaki allait exécuter la jeune femme. Mais la chose ne vint pas, et avec la même haine à l’égard de la Sith, l’officier rétorqua : Mais si vous êtes en vie ne criez pas pour autant victoire, car il est des choses qui ne peuvent être lavées par même le sang. »

        Cruelles paroles que ces dernières ! Car elles laissaient supposer que si Stella était en vie, elle n’était pas pour autant sortie du pétrin. Il arrive par moment que la clémence soit le pire des châtiments. C’est tout particulièrement le cas lorsqu’elle ouvre sur de bien sinistres projets. Et pourtant la Confédération ne visait pas spécialement Stella. Que la jeune femme vive ou meure était une chose futile. C’était le symbole qu’elle représentait qu’il fallait détruire. Car elle symbolisait une action terrible aux yeux de la C.S.I : celle de l’avoir agressée. Celle de l’avoir défiée. Nul ne s’était jamais sorti indemne de ce crime de lèse-majesté. Pour s’être rendue coupable de ce crime-là, Stella ne pourrait avoir en l’instant de repos.

        Elle avait mis à mal bien des projets, de par son méfait et sur l’instant présent. On aurait préféré ne pas la retrouver pour l’heure et l’utiliser comme un épouvantail pour attiser les cœurs. Ces symboles devaient être détruits, hachés, menu … Non pas physiquement, mais surtout mentalement … Le corps sur la potence est une chose qui marque les esprits pour un temps, un être détruit dans tous les sens du terme et réclamant la mort comme délivrance n’est plus seulement une image fugace dans l’esprit du spectateur : c’est un fantôme … Mais pour ça il aurait fallu préparer le terrain et la sinistre mise en œuvre pour détruire le tout qu’elle était. Et pour se faire, sa capture aurait dû se faire sur le long terme … Malheureusement au lieu de ça, Stella s’était elle-même livrée à ses adversaires, et ceux-ci s’en trouvaient affligés tant cela les amenait à réévaluer leurs projets … Mais qu’elle se rassure : il n’était pas question de la tuer sur l’instant, on actualiserait la décision en son encontre en fonction des besoins. Il y aurait peut-être d’autres chats à fouetter … Brouzouf détourna son regard de la jeune femme et continua l’énumération des exigences de la Coalition.


        « - De plus, nous exigeons de connaître explicitement la position, le motif et la présence de tous vos agents, Siths et Impériaux, étant en cette heure à l’extérieur de Cathar. Je vous enjoins de les appeler à vous rejoindre d’urgence en ce lieu sous peine de quoi nous serons tous contraints de les considérer rebelles à votre propre autorité et contraints de les exterminer jusqu’au dernier. »

        La machinerie Séparatiste se mettait doucement en place. Après avoir séparé « Siths » et « Empire », voilà que l’on distinguait ceux qui s’étaient rendus et ceux qui en cette heure n’étaient pas encore soumis au pouvoir Séparatiste. Bien que les moyens de ces deux camps fussent modestes, tout ce qui faisait leur force était sur la planète aride. Le postulat Confédéré était simple : le pouvoir de ces camps provenait de leurs administrations, armées et fidèles, tous rassemblés sur l’astre. Tous ces gens avaient leur vie suspendue aux décisions de leurs chefs qui négociaient leur reddition. Mais Cathar abritait aussi la base même de leur pouvoir : leurs possessions financières, physiques et militaires … L’âme, le corps et l’argent de ces factions étaient sur Cathar. Qu’ils soient Siths et Impériaux, ces deux camps étaient coincés en cet instant sur cet astre céleste et tout ce qui était générateur de richesse et de pouvoir était de ce côté-là de la balance. S’il y avait des Siths et Impériaux à l’extérieur de l’ancien fief de Dark Kovarn, il était clair qu’ils n’avaient aucune réelle autorité, qu’ils étaient peu, et surtout … qu’ils n’avaient AUCUNS moyens …

        Ces gens-là pouvaient nuire aux intérêts Séparatistes. S’ils ne rejoignaient pas les rangs de leurs compatriotes, alors ils devraient être considérés comme des déviants que l’on opposerait autant à la Confédération qu’à leurs propres nations. L’usage du « nous [...] tous » était clair quant à cette prise de position. Cela confirmait aussi que la C.S.I n’aspirait pas réellement à anéantir l’Empire et les Siths. Il était primordial d’opposer ceux qui étaient en de bonnes dispositions à l’égard de la C.S.I avec ceux qui restaient favorables à Kovarn ou bien d’autres idées saugrenues. La Confédération devait appuyer Boomer et l’Ordre Sith tout en rendant déviants ceux qui refusaient cette situation. Et pour des déviants il était clair qu’ils ne pourraient être très nombreux. S’ils cherchaient l’affrontement, ils seraient pulvérisés.

        C’était une chose de ne pas avoir de foyer et de se battre pour le reprendre, s’en était une autre quand ce même foyer avait rejoint le camp de l’ennemi. La C.S.I escomptait bien bloquer les ressources à ces adversaires potentiels. Et si les deux camps de Cathar pourraient probablement reprendre une vie normale, il était certain que ça ne se ferait que sous la condition expresse qu’aucun ennemi à la C.S.I ne puisse les intégrer, et ceci même qu’ils fussent de ces mêmes camps. À excommunier ces gens-là s’ils ne revenaient pas immédiatement vers  les leurs, les Confédérés s’assuraient de faire conserver le pouvoir des Impériaux et des Siths du bon côté de l’échiquier.

        Brouzouf énuméra comment ils procèderaient. Il allait de soi que si les chefs assis à cette table se refusaient à ce plan et soutenaient les plans des « Kovarnistes », la C.S.I avait prévu la possibilité de les liquider et les remplacer par d’autres plus en adéquation avec sa vision d’une paix durable.


        « - Passé cette négociation, et si vous en acceptez les termes, vous enregistrerez un message à l’adresse de ces derniers, un pour les Siths, un pour les Impériaux. Si nous les jugeons de qualités, nous les emmétrons à l’encontre de toute la galaxie afin qu’ils reviennent avant que ne survienne pour eux aussi la fin de notre ultimatum. Si vous refusez, il va de soi que ceci nous ramène à la première base de votre reddition : à savoir qu’en cas de désaccord de votre part nous vous détruirons.

        J’attire votre attention à ce que vous vous engagiez dès à présent à refuser en votre sein, et ceci autant chez les Siths que l’Empire, tout ennemi de la Confédérations. À ce sujet sont explicitement cités : l’Omega, Kovarn, et le Général Valiant. »


        Le nom de « Valiant » avait été énoncé au même titre que les autres ennemis de la Confédération. Il était aisé d’en comprendre les raisons, mais fait de la sorte ceci exposait au grand jour les griefs de la faction à l’encontre de cet incroyable Général. Rien n’était plus dangereux que l’arrivée de l’Omega ou de Valiant en ces vestiges, car ces gens-là, aussi méprisables fussent-ils, avaient ce pouvoir d’animer les cœurs et de faire mouvoir jusqu’à des montagnes.

        N’était-ce pas ce clone qui avait colonisé maints mondes au nom de l’Empire ? N’était-ce pas encore lui qui avait par toujours réussi à s’opposer d’une manière ou d’une autre aux plans Confédérés ?! Ho que oui ! Valiant devait être écarté de tout cela ! Il devait être à des années-lumière de la moindre once de pouvoir. Car de tout temps il n’avait été que l’exécutant, ses marges de manœuvre bridées par ses supérieurs directs : Chancelier et Empereur … S’il prenait réellement la tête d’une faction, aussi petite soit-elle, il était clair que ce clone incarnerait un grand péril qui menacerait toute cette Galaxie. Car la C.S.I était paranoïaque et ces grands adversaires sur l’instant diminués pouvaient à tout moment reprendre de leur puissance d’antan !

        Et pour sûr l’Empire et les Siths devaient être lavés de toute cette souillure. Il fallait s’assurer que jamais plus ces génies du chaos ne puissent remettre la main sur ce qui avait été anciennement leur. Brouzouf craignait que l’autorité du Général Boomer ici présent ne s’efface s’il rencontrait un homme tel que Valiant. Aussi mieux valait être clair quant au fait de refuser à jamais ces gens dans les Vestiges. Les exigences Confédérés étaient à la fois nombreuses et dérisoires tant ce qui était demandé était logique, voire optimiste. Mais c’était là chose pensée, car on avait bien compris que les choses avaient changé dans l’Empire suite au départ de Kovarn et il était probable que la Coalition eut reçu une réponse à son ultimatum si on avait encore attendu.

        Passé cette introduction, la Confédération s’en alla bien entendu au sujet même de l’armistice. Car depuis le début on avait fait qu’énumérer des règles que devraient respecter les vaincus, mais on n’avait toujours pas clairement défini l’engagement qui leur assurerait l’absence d’annihilation. Et si le Kreevaki faisait de nombreuses pauses pour ponctuer son intervention, tous attendaient avec impatience qu’il en vienne à la pierre angulaire de la discussion.

        Chacune de ses phrases était directe et sans faux semblant, mais elles relevaient toutes d’un certain art de la parole. Car l’officier usait des mots avec tactique et parcimonie, chaque phrase, chaque ponctuation accompagnaient une idée claire et explicite. En face on avait bien compris que la C.S.I ne demanderait pas la lune, mais qu’elle ordonnait à ce qu’on se conforme à ce qu’elle considérait comme allant de soi. Son intervention sur Cathar était symbolique plus qu’autre chose : les Confédérés détrônaient la dernière once de pouvoir qui restait des « descendants » de l’Empire de l’Omega. On finissait de démolir le dernier symbole, tout comme on planifiait d’en faire autant avec Stella.

        Patiemment, pièce après pièce, tout ce qui avait été battit, créé, adulé par les ennemis de la Confédération, était renvoyé aux abimes. Et ces restes à présent fumants d’un ennemi vaincu devaient se retourner vers l’unique  adversaire, responsable de tous leurs malheurs : à savoir celui qui les avait amenés à leur décadence, le félon Kovarn et ses fidèles. La Confédération n’était là que par une succession de faits et elle comptait ouvrir les yeux à cet Empire agenouillé, à moitié étouffé dans ses propres déjections. Les Impériaux devaient regarder ô combien ils étaient miséreux et se souvenir que cette action n’était pas la source des Confédérés ou de quiconque, mais de la volonté égoïste et stupide de ceux qui les avaient gouvernés.

        À présent il fallait que cet Empire tout jeune, à peine réveillé renaisse de ces cendres par quelques artifices et aides extérieures et qu’il chasse de lui-même ses propres démons. Pour la C.S.I on n’était pas ici pour piétiner ces gens-là, mais leur tendre une main et leur donner un blaster en leur disant : « vois ce qu’ils ont fait, à toi et à moi, venge-toi ». Car la rancune envers les « descendants de l’Omega » était forte dans la C.S.I. Personne n’avait oublié la félonie de l’Ordre Sith de l’Omega quand il s’était joué de Gelmir pour prendre le pouvoir dans l’Empire et déshonorer par la suite toutes ses belles paroles. Personne n’avait oublié cette perfidie au point que même un vaisseau de la Flotte Séparatiste se nommait « Perfidie Sith ».

        Avec toute la patience qui faisait sa force, la Confédération avait sereinement attendu les jours du déclin de son ennemi bien qu’elle donna par moments un coup de pouce au destin. Jadis Gelmir n’avait-il pas fait attaquer des transports ramenant des Siths sur Coruscant afin de les affaiblir ? N’avait-on pas en sous-main participé à l’attaque de la Forge Stellaire ? Qui avait réclamé la destitution de l’Omega sous menace d’une Guerre ouverte ? Qui avait soutenu les sécessionnistes le jour de la révolution républicaine ? Et enfin qui tenait fermement dans sa main les vestiges Impériaux ? Derrière tout cela se trouvait toujours la C.S.I, qui jour après jour avait retiré bloc après bloc toutes les fondations de l’édifice Impérial et Sith. Ça avait été un long travail de sape et à présent qu’il fût terminé il restait à s’occuper des décombres …

        Et c’était là toute la malice Confédérée, de ces décombres on voulait faire le mortier d’un nouvel Empire : l’insulte ultime lancée à tous ces ennemis ! On allait laver l’affront en désignant à l’Ordre Sith celui qui deviendrait son maître. Et on allait retourner contre l’ennemi ses propres vilaines en opposant à lui-même ses créations. Oui ! Aussi insensé fût ce projet, la Confédération était en train de démarrer ces rouages dont le premier engrenage consistait à retourner les Vestiges contre ses propres créateurs. Faire des Vestiges une nation indépendante à qui l’on a promis amitié et protection, faire de ces anciens ennemis des frères sur la base d’une même haine d’un ennemi commun ! Voilà à dire vrai les plans Confédérés ! Et si les vaincus ne comprenaient pas l’avantage à gagner en une telle alliance, alors on trouverait d’autres moyens d’aboutir à la vengeance …

        Tout ce cheminement de pensée pouvait se résumer ainsi : « Deviens mon gendre et rejoins la famille, refuse et je te tue ». Mais qu’avaient-ils à gagner en refusant quand on avait toute gloire à accepter ?! Cette décision restait l’apanage des protagonistes eux-mêmes.

                  
        « - Maintenant que les introductions d’usages sont faites, nous allons pouvoir passer aux exigences véritables de la Coalition :

        Pour commencer, l’Ordre Sith et l’Empire doivent s’engager à n’interférer en aucune manière que ce soi avec les affaires de la C.S.I, de Kashyyyk et de leurs alliés. Il va de soi que l’interférence sous-entend un élément pouvant nuire aux affaires de ces derniers. Vous êtes invités à œuvrer de l’avant si
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          des projets communs et bénéfiques à tous sont envisagés, mais à ce sujet vous êtes tenus de nous en avertir avant d’agir. »

          En d’autres termes la C.S.I interdisait à l’Empire et à l’Ordre Sith d’agir en des desseins qui pourraient lui nuire. Toutefois ils avaient encore carte blanche si l’objet de leurs plans était de favoriser ces derniers, à condition que l’on eut averti les intéressés eux même.

          « - De plus, lesdites entités doivent s’engager au respect de l’intégrité et de la souveraineté des nations. Les politiques militaires expansionnistes et colonialistes sont dorénavant proscrites. La moindre tentative d’annexion militaire d’une planète, d’une station spatiale, le moindre viol de l’espace aérien d’un pays, le moindre soldat foulant le sol d’un astéroïde d’une nation étrangère, et nous vous retirons définitivement le droit à exister. »


          La chose était menaçante et la C.S.I cherchait ici à faire comprendre à l’Empire que l’annexion de planètes n’était plus une chose envisageable. L’attaque de Bastion était l’origine même de l’intervention Séparatiste mais il était important de savoir que même s’ils n’avaient pas étés la cible de cette invasion, les Séparatistes auraient fait pression sur les Vestiges afin qu’ils renoncent à cette folie. Car s’il était une règle immuable qui faisait foi dans la Confédération : assurer à tout prix l’indépendance et la neutralité des territoires et annihiler toute politique expansionniste.

          La Confédération n’avait pas le cœur à s’étendre, considérant qu’il lui était plus vital de protéger ses frontières que de les étendre et les fragiliser. Mais lorsque ses voisins faisaient l’inverse, elle perdait par la présente une partie de sa position dans la galaxie puisqu’eux se renforçaient économiquement et territorialement là où elle n’évoluait pas. C’était sur ce premier constat qu’il avait été rapidement décidé de mettre un frein aux projets insensés de l’ennemi. Le tout c’était très vite mêlé à des convictions très profondes sur la souveraineté même des nations indépendantes. Car du temps de l’Omega, mais aussi de Gman la situation était toute autre. Bien de planètes avaient été annexées et elles restaient encore dans la république. Cela déplaisait à la Confédération et à certains de ses dirigeants, qui comme Sharkaran, souffrait de voir le peuple Alderanien, dont il avait de la famille, soumis à la domination Républicaine.

          Comme l’avait dit Mr Underwood à la fête d’inauguration de la Fédération, la Guerre Froide entre l’Empire et la C.S.I avait étrangement renforcé les nations indépendantes qui avaient eu loisir à préférer ne pas s’affilier à un des camps pour éviter les problèmes. De nos jour cette indépendance s’en trouvait par moment menacée par les désirs avides de certains individus, y compris du Chancelier lui-même qui évoquait, non sans vindication, l’idée d’un droit galactique. À présent que l’Empire avait été défait certaines nations annexées dans le passé allaient vouloir récupérer leur indépendance et les Confédérés abondaient dans ce sens. Tout ce qui pouvait renforcer les pouvoirs individuels et non des entités massives était bon à prendre. Et suivant toujours cette logique, la C.S.I n’avait rien perdu de sa volonté à défendre ces causes étrangères. La Confédération veillait à ce que les règles qu’elle s’évertuait à faire appliquer fonctionnent.

          C’était bien sur cette base que l’on interdisait à l’Empire de recourir à des invasions pour s’étendre militairement. Car s’il faisait ainsi il avait l’assurance qu’on le détruirait définitivement … Mais chaque mot de cette annonce avait été encore une fois choisi avec soin. Il était fait mention des manœuvres militaires et non des manœuvres politiques. Le sujet proscrivait volontiers l’action armée, mais pas la diplomatie.

          Car la C.S.I n’avait rien contre l’expansion d’entités comme cette micronation Impériale tant que ceci se faisait de façon pacifiste. On n’était pas ici pour dire aux peuples de ne pas se réunir si c’était leur volonté, mais seulement pour empêcher des conflits d’exister. Car toutes ces petites querelles fragilisaient bien des mondes et permettaient aisément à d’autres personnages plus avides de déstabiliser l’équilibre de la politique galactique.

          Quant aux Siths, s’ils voulaient « prendre une planète » on les déboiterait sans doute tant ils ne comprenaient pas que la puissance d’un ordre religieux n’était en rien à voir avec la gestion du pouvoir. Mais la question des Siths dépendrait de leur chef et à ce sujet on avait un plan bien en tête. 


          « - Nous attendons aussi des Siths la preuve d’une ouverture des mœurs. L’obscurantisme est une chose, propulser le monde dans le chaos en est une autre. Pour se faire, afin d’aplanir définitivement les angles et mettre fin à une haine millénaire, les Siths vont s’engager dès à présent à avoir une attitude neutre à l’égard des Jedis. Ni plus ni moins. »

          S’il n’y avait pas eu tant d’armes levées en direction de la table des négociations il fut probable que l’on eut pu entendre des hurlements de colère à des kilomètres à la ronde. C’était là une demande bien étrange venant de la C.S.I puisqu’elle n’avait elle-même jamais réagi entre la guerre que se livraient les deux ordres religieux. Mis à part à la fin de la Grande Guerre et à la signature des traités reconnaissant les cultures Jedi et Sith, bafouées quelque temps plus tard par l’Omega, il n’y avait jamais eu de paix durable entre les deux ordres de chevalerie. Mais il ne fallait pas non plus se méprendre, on demandait là une attitude neutre : à savoir une entente cordiale.

          Et pourquoi cette demande toute particulière à l’égard des Jedis ? En quoi la CSI était-elle préoccupée par cette affaire ? Tout simplement, car la Confédération soulignait par ce simple geste toute l’incohérence du rapprochement qu’elle avait apprise entre les Jedis et la République. Car voilà qu’après le pogrom dont ils avaient été victimes, leurs propres bourreaux leur demandaient de les rejoindre et à ce qu’on avait vu les Jedis acceptaient de bons grès.

          Pourtant tout le monde savait où se terrait la majeure partie des criminels de ce génocide : sur Cathar dans les rangs de Dark Kovarn qui même en fuite avait fait des interviews en son fief où il continuait d’appeler à cette haine viscérale envers les Jedis. Tout le monde savait où se trouvait le Cathari et ses bourreaux, et pourtant la République n’avait pas bougé d’une once, ni même ne l’avait condamné … En venant sur Cathar, en soumettant ce qui avait été pour un temps l’Empire de Kovarn et en ordonnant à ses anciens disciples de renoncer à cette guerre Sith-Jedi, la C.S.I décrédibilisait totalement la République qui se targuait de devenir l’allié de ces gens-là et qui n’avait rien fait pour les aider. Bien des Républicains avaient collaboré avec le régime de l’Omega et on l’oubliait bien vite …

          Telle était  la politique Confédérée en cet instant : des actions qui ne coûtaient rien à aucune des parties, qui se montraient nobles d’intentions, mais qui avaient un sens tout aussi critique et acerbe à l’égard de la République. Il allait de soi que les conflits entre Siths et Jedis existeraient sous d’autres formes jusqu’à la fin des temps, mais sur l’image officielle on gagnait de nombreux points et on réveillait l’image publique de l’ordre Sith qui n’avait que trop souffert de la voie de l’Omega et de Kovarn. Et pourtant ce n’était que la première partie des exigences qui allaient dans ce sens, car la C.S.I ordonna un second coup qui affaiblissait un peu le culte religieux.


          « - De plus nous exigeons de vous la remise d’une liste énumérant les membres de l’Ordre Sith ayant participé à la mise en place et à l’application des purges sur les sensitifs instaurés par l’Omega. Pour l’heure ils seront placés sous la garde de l’Empire et seront remis à des autorités indépendantes en vue d’être jugés pour les crimes commis si l’ordre Jedi en fait demande. »

          Et voilà qu’on enfonçait le second clou à l’encontre des Républicains ! La C.S.I faisait office d’une grande machination en cet instant et il était fort à parier que lorsqu’elle énoncerait publiquement l’affaire et demanderait aux Jedis leur position, on ne manquerait pas de leur rappeler que leurs si charmants alliés Républicains avaient jadis validés, encouragés et participés à ces mêmes mesures.

          Il était bon de souligner l’incohérence des propos et agissements d’autrui, c’était toujours un bon moyen de se prémunir de problèmes futurs et d’utiliser les faiblesses de l’adversaire contre lui-même. En énonçant des exigences au sujet des Jedis, la C.S.I savait qu’elle ne s’engageait à rien, elle ne perdait rien et avait tout à y gagner. Deux directives qui n’auraient en tout et pour tout comme répercutions que de faire arrêter quelques hommes chez les Siths, pourraient se présenter comme un investissement futur à l’encontre des Jedis et des Républicains. La négociation de l’armistice était une mine d’or pour quiconque savait quoi en tirer.

          Et enfin on énonça le coup de grâce à l’égard des Siths. Si l’Empire pouvait être probablement acquis à leur cause de par un personnage réfléchi comme Boomer, la Confédération savait qu’il n’en serait pas possible avec les Siths. Pourtant il fallait s’assurer qu’une fois les entraves de l’ennemi enlevé il n’attaque pas par la suite. Et à ce sujet le Kreevaki avait trouvé la solution rêvée à condition cette fois-ci que l’intéressé l’accepta !

          Et pour se faire, il convenait de rappeler la situation de Gelmir. Le hasard l’avait placé à cette table et on s’était laissé penser qu’il était possible de profiter de la situation.

          Les Confédérés intervenaient dans une situation de crise au sein de l’Ordre Sith. Séparé de l’Empire, le culte n’était plus que l’ombre de ce qu’il avait été. Le camp était à l’abandon et le départ précipité de Kovarn plaçait les fidèles dans une situation précaire sans qu’il n’y ait un chef véritable pour prendre la suite. Et c’était là une première ! Car bien qu’ils furent de mauvais gestionnaires et qu’ils usent ruinés les créations de leurs aïeux, l’Omega et Kovarn en restaient pas moins des grands sensitifs qui avaient continué l’œuvre des dynasties Siths précédentes. À présent l’absence de Kovarn laissait un grand vide sans qu’il ait un Seigneur connu pour le remplacer.

          On ignorait à ce sujet la vieille prophétie de « Dark Sans Nom » qui avait jadis révélé les surnoms des 5 Grands Seigneurs de ce temps. Et peu de monde pouvait savoir que l’un d’eux était assis à cette table. Lui-même ignorait que son nom avait jadis été lu dans les astres par le fondateur de ce culte. 

          Et c’est ainsi qu’en l’absence de personnalité capable d’endosser la responsabilité de régenter le culte, ce dernier était en proie à sa propre fin. Il était clair que si on voulait le voir disparaitre il suffisait de rester inactif et de le voir dépérir à petit feu. Nul Sith membre de l’ordre ici présent n’avait cette capacité propre aux chefs qui leur permettait de s’imposer d’eux-mêmes. Ce camp abandonné à lui-même était en ce moment dans les mains de la C.S.I. Cette dernière venait d’énoncer qu’ils devraient être neutres à l’égard des Jedis et que ceux qui avaient été de connivence dans la réalisation et l’exécution des basses œuvres de l’Omega et de Kovarn seraient mis aux arrêts. Et pourtant, malgré ces deux premières mesures, pour les moins rudes, mais qui n’impactaient que peu le camp en réalité, la Confédération aspirait à le maintenir en vie, ne serait-ce que pour un moment.

          Le Consulat estimait que les sensitifs n’épousant pas la cause Jedi chercheraient toujours des solutions annexes pour parfaire leur formation. L’école Sith serait toujours prisée, d’une façon ou d’une autre. Il y en aurait toujours et on avait déjà des rumeurs selon lesquelles l’Ordre était composé en réalité de plusieurs courants distincts les uns des autres. Si on détruisait le culte sur l’instant on se souviendrait qu’ils furent détruits par les Confédérés, et les survivants qui resteraient se passeraient héréditairement la haine de la C.S.I comme ils s’étaient jadis transmis celle envers les Jedis. On ne voulait pas se faire là de nouveaux adversaires, aussi faibles fussent-ils. S’il était possible de concentrer ces gens vers ce camp à bout de souffle ce serait toujours plus intéressant, car la Confédération aurait là une cible toute désignée s’ils lui causaient encore des problèmes. Mieux valait rassembler les ennemis au sein d’une entité distincte et facilement atteignable que laisser chacun de son côté et ne jamais pouvoir les attraper.

          S’ils voulaient un culte, ils auraient un culte tant qu’il suivait les directives énoncées ce jour-là. Pour qu’il survive il lui fallait un chef. Il était possible de ramener l’Ordre Sith au temps de Dark Crow, rien n’était impossible pour qui s’en donnait la peine. Brouzouf regarda les Siths et eut un sourire amusé. Pour lui cette racaille aurait dû être exécutée, mais le Consulat voulait essayer quelque chose depuis qu’il avait appris la présence de l’ancien Général Confédéré. Le militaire s’en teint ainsi aux ordres qu’il avait reçus dans la navette. L’officier Séparatiste fixa longuement le vieux Sith, ce dernier avait probablement déjà compris ce dont il allait être question.

          Gelmir ici présent n’avait rien à risquer à cette table et pourtant tout à y gagner. À la différence des Siths et des Impériaux il n’était pas ici en vaincu, mais se présentait là par un curieux concours de circonstances. Il devait sans doute être l’homme dont la situation était la plus ironique, car il était à la fois parti pris dans toute cette affaire, de connivence avec les membres des deux parties, tout en étant aussi libre que l’était un spermatozoïde sur le visage de Mia Malkova.

          Enfin, Brouzouf désigna le vieux Sith en énonçant la décision de ses supérieurs.


          « - Ayant perdu votre chef avec la fuite de Dark Kovarn, et étant donné de voir que vous ici présent n’êtes pas en mesure d’assumer pleinement le rôle de chef de cet ordre, la Confédération des Systèmes Indépendants demande au Général Gelmir, en affaire avec vous et possédants les qualités qui lui sont propres, de bien vouloir aider ce culte à aller de l’avant et d’en prendre la charge de régence. Le Kreevaki se retourna vers le colosse avec un visage qui ne trahissait aucune compassion à l’égard de l’intéressé. Objectivement c’était là la meilleure solution. De par vos capacités et la confiance que nous avons mutuellement à votre égard, à savoir la C.S.I et les Siths, je ne vois pas d’autres prétendants au rang de maître de cette maison qui puisse nous satisfaire tous autant que nous sommes. »  

          Le Kreevaki allait un peu vite en besogne lorsqu’il parlait de la confiance des Siths. Il était clair qu’elle n’était pas acquise, mais si on leur disait que c’était bien la présence de Gelmir qui leur avait permis d’échapper au pogrom, il était clair qu’il allait faire des envieux et serait plutôt bien apprécié. S’il acceptait, la C.S.I était prête à renoncer à placer des agents dans l’ordre tant elle avait confiance en l’homme.

          Cette demande était surprenante, mais c’était le fruit d’un calcul. Si Gelmir acceptait, Boomer se voyait rassurer, car le Zabrack prenait la direction des siths et non de l’Empire. La C.S.I n’était pas intervenue dans sa gestion propre du camp mis à part d’avoir clairement défini la séparation des deux entités et d’avoir clairement expliqué qu’elle veillerait à ce que cette séparation fût respectée. À présent il y avait un Empire et un Ordre Sith qui ne partageraient qu’une négociation à cette table en tout en tout est pour tout. Avec un chef comme le Zabrack à la tête de l’ordre, la C.S.I pouvait dormir sur ses deux oreilles tout en laissant ces derniers vaquer à leurs propres occupations. S’il refusait, elle se trouvait embarrassée, car il faudrait soit placer un pantin à cette régence (ce qui n’était pas le cas de Gelmir), soit défaire définitivement l’Ordre avec la menace sous-jacente que cela pouvait impliquer.

          Pour sûr bien des gens seraient suspendus à l’avis du vétéran Séparatiste. Car c’était son avis que l’on consultait. Pour les Siths il était clair que s’il acceptait leur calvaire en serait adouci, du moins de par la fin de la répression Confédérée, mais s’il refusait il les condamnait à une bien triste existence. L’ordre était encore en bon état, il avait des finances, quelques vaisseaux, des adeptes. Certes il faudrait lâcher les déviants et ceux qui faisaient partie des accords, mais le reste pourrait fournir une base saine pour une nouvelle génération élevée par le Zabrack. 

          C’était donc à Gelmir de donner sa réponse. La Confédération jouait de manière réfléchie, car donner la régence c’était donner l’autorité, les finances et le pouvoir de l’Ordre. Si la légitimité n’était pas acquise de par le statut, elle s’acquerrait de par les faits. S’il refusa, on avait prévu une position bien moins favorable à l’Ordre Sith et il fut probable qu’il ne se releva jamais. Car le Zabrack était aux yeux de la C.S.I le seul homme de confiance pouvant être à la fois maitre de cette école et assez indépendant pour vaquer à ses propres occupations sans menacer les intérêts de la Coalition. On lui tendait un coup de main, en espérant qu’il l’accepte. Tout était fait pour écarter de la prétention ceux qui s’opposaient à la Confédération. Tout était fait pour trouver un juste milieu entre : l’indépendance et le renouveau de l’Ordre et l’assurance que jamais plus on n’eut à se soucier d’eux.

          Enfin on en vint à l’Empire. On laisserait à Gelmir tout loisir d’énoncer son avis à la fin de la discussion. Pour l’heure il fallait conclure cette longue succession d’exigences qui étaient court à court nombreuses et dérisoires. Brouzouf fixa le Général Boomer avec calme et sérénité. Pour l’heure l’Empire s’en sortait très bien dans cet armistice et il n’y avait pas de raison que cela changea. Ce qu’on espérait dans cette affaire ce fut qu’il fit preuve d’intelligence et qu’il ne gâcha pas tout par pure vanité. Si Boomer voulait éclater tous les Séparatistes sur cette planète il en était de même pour le Colonel Séparatiste à l’égard des Impériaux. Mais on savait comment se jouait le pouvoir et ce que l’on pouvait faire et ne pas faire. Le Kreevaki était las de cette haine réciproque qui rappelait l’animosité légendaire entre les Siths et les Jedis. Il fallait réellement que ce jour sonne comme un jour nouveau ou il n’y avait pas eu de perdant et de gagnant, mais comme un jour ou l’on avait accepté de ne pas recourir aux armes et ou on avait décidé de faire la paix. Une paix durable et non une simple pacification …

          Car les Confédérés étaient francs en cette journée : on pouvait faire fi du passer et s’en aller de l’avant. L’exigence Séparatiste ne demandait qu’une seule chose, déjà énoncée lors de l’ultimatum.

          « - Pour finir, la Confédération des Systèmes Indépendants et Kashyyyyk placent dès à présent Cathar sous leur protection. Comme énoncé lors de notre ultimatum, nous allons procéder à la mise en place d’élections libres sur Cathar afin de déterminer si votre présence sur la planète est acceptée par la population. 

          C’est le peuple qui va devoir répondre : « OUI » ou « NON » à la question sur la présence de l’État Impérial sur son territoire. Nous superviserons et veillerons au contrôle de l’élection, mais n’interviendrons pas outre mesure. Notre objectif est de définir si votre présence est légitime ou non à la vue du peuple Cathari.

          Si le « OUI » l’emporte, la C.S.I reconnaîtra publiquement l’Empire comme un État et le Commandant Boomer comme son chef officiel et à part entière. Nous vous offrirons alors notre protectorat et notre soutien.

          Si le « NON » l’emporte, alors la C.S.I lancera le démantèlement total de l’institution Impériale. Et nous œuvrerons ensemble à trouver la solution optimale à la vie civile ex-Impériale de chacun de vos administrés ».


          Ainsi le plan final de la Confédération se dévoilait. Toutefois peu de monde était dupe sur la tournure de l’élection. Il était fort probable que le « oui » l’emporte de majorité et se faisant l’Empire qui avait rompu avec Kovarn allait jouir d’une légitimité acquise par la démocratie. C’était un élément étrange pour cet Empire-là. Le concept d’élection pour un tel sujet pouvait laisser à débattre, surtout venant de la C.S.I,, mais quoi qu’il en soit la chose lui permettrait de présenter l’Empire comme un exemple de nouveau modèle galactique. Et surtout : on ne pourrait faire grief à l’Empire de quoi que ce soit.

          Si le « non » l’emportait, alors cela voulait dire que la faction des Vestiges de l’Empire ne pourrait fonctionner, car la seule planète où elle fut implantée et où elle tirait ses racines ne lui accordait pas non plus sa confiance. Dans cette situation les rêves de grandeur du Commandant Boomer tomberaient à l’eau et on ferait en sorte de trouver à ses membres une solution.

          Le hasard s’en remettait à présent au sort de ces deux entités : l’Ordre Sith suspendu aux prochaines paroles de Gelmir, l’Empire suspendu à une élection. Si on acceptait les termes de cette négociation qui n’en était pas une, alors tout se jouerait sur deux probabilités « OUI » ou « NON ». Un choix difficile, mais juste à la fois. Un armistice écrasant et donnant une totale liberté de surcroit. Telle était une bonne gestion du pouvoir : un équilibre permanent de la part de ses détenteurs. Brouzouf avait déjà fait ses paris, s’il ignorait l’attitude de Gelmir quant à la question de l’Ordre Sith, il estimait que si l’Empire acceptait le marché il était clair qu’il gagnerait haut la main les élections. Et c’est ainsi que le plus naturellement du monde il termina par un élément qui avait toute son importance :


          « -Dans une telle situation, si l’Empire se voit conforté par le vote de son peuple, et sous couvert des aléas propres à chaque évènement, nous reconnaissons bien entendu le droit à l’Empire de se défendre et de riposter s’il était agressé par une entité extérieure. Nous ne sommes pas ici pour vous brider, seulement pour être certain que la merd* dont est à l’origine Kovarn ne survienne plus jamais. Nous devons apprendre à nous connaitre et à nous faire confiance afin que notre relation ne soit plus dictée par des directives, mais par une sincère amitié entre nos deux peuples. Aussi, si le futur va dans ce sens, vous aurez l’assurance de l’appui du soutien de l’État Confédéré dans vos démarches et dans vos guerres. »

          « Dans vos guerres » ... Le mot placé ainsi dans la discussion pouvait paraitre anodin, mais il en disait beaucoup sur la vision qu’avait la Confédération pour le futur. Elle envisageait encore la probabilité de conflits et sa position se distinguait en partie de ce qu’elle avait énoncé lors de ces exigences. N’avait-on pas proscrit les conflits armés outre le droit naturel à se défendre et à contre-attaquer ? Il y avait là un certain appel au laxisme laissant supposer que la Confédération n’était pas dans l’intérêt de le brider si l’Empire allait dans son sens.

          Certains diraient en ce jour que la Confédération voulut faire des Vestiges un satellite Confédéré. C’était faux ! Un satellite restait indéniablement dans l’orbite d’une planète. Ici on souhaitait seulement recadrer le tir d’une comète et une fois certain qu’elle ne percuterait plus notre faction, la laisser libre de vaquer à ses occupations tant que ses fragments n’interfèreraient en rien avec notre atmosphère et nos planètes voisines. (À dire vrai là je suis super content de la métaphore. Au début j’ai pensé à tenter un truc avec Philaé, mais là c’est juste génial. Le côté satellite, l’orbite, le coup de la comète, avec les fragments dans la queue de la comète, là c’est de l’art cette métaphore ! Franchement je m’épate moi-même, vous savez. Le matin je me regarde dans le miroir et en plus de me trouver beau je me dis : « mais où vas-tu trouver tout ça ? », et bien il n’y a pas de secret vous savez : le talent tout simplement. Si vous trouvez cette métaphore nulle à chier, sachez que votre avis ne m’intéresse pas puisque je me trouve tout bonnement formidable ! Et si jamais Tyria lit ce message, ce qui m’étonnerait beaucoup, sache que je ne peux pas passer une nuit sans penser à toi ♥).

          De mieux en mieux ! À ce niveau c’était presque si on s’attendait à ce que la C.S.I n’invite les Impériaux à venir chez elle ce soir pour s’en aller regarder un match entre potes tout en mangeant des pizzas jambon fromage ! Il n’y avait pas de doute : quand on faisait un armistice on déconnait pas et ça envoyait du lourd !

          Soudain Brouzouf eut une communication radio de la part d’une de ses sections spéciales déployées sur des positions à risques. Les loyalistes à Kovarn posaient encore des problèmes en plusieurs positions clefs. L’invasion Séparatiste souffrait de ces contre temps et tant qu’ils seraient actifs on ne pourrait allait plus en avant dans cette amitié véritable qu’espérait la Confédération. L’ennemi avait adopté des stratégies de guérillas. L’adversaire connaissait le terrain, avait de l’équipement et était visiblement prêt à se sacrifier pour ses convictions … Le Kreevaki resta un instant songeur. Il voulait éviter d’utiliser l’artillerie lourde ou les armes chimiques pour ne pas causer des dommages collatéraux, mais de l’autre il ne pouvait pas permettre à cette situation de dégénérer ou que ses hommes ne s’embourbent dans quelques traquenards. Il posa la radio sur la table et dit quelque chose qui surprit tout le monde.


          « - Il va de soi que l’Empire et les Siths doivent s'engager à collaborer avec la C.S.I pour la capture et le transfert de Kovarn, ses sbires et ses proches collaborateurs. La mort de Kovarn est aussi une possibilité. Il tâtonna de son tentacule sur la table et dit : Cette collaboration sincère dont je parle depuis le début peut commencer aujourd’hui et ici même avec les « pros-kovarn » qui retardent à leur manière notre processus de paix. En guise d’acceptation de votre part et afin de vous prouver que nous ne sommes pas ici pour vous spoiler de vos terres ou de votre armée, la Coalition est prête a autoriser des Impériaux volontaires à se battre à ses côtés pour mettre fin à ceux qui ont nui tout autant à votre camp qu’au nôtre. Vous pouvez commencer dès aujourd’hui à laver votre linge sale avec nous. Pour que nous œuvrions tous à une nouvelle ère, qui débute sur le cadavre fumant d’un ennemi commun. »

          On était prêt à autoriser des groupes Impériaux à reprendre les armes et à combattre ceux qui étaient après tous les responsables de toute cette affaire. Pour la C.S.I faire couler le sang ensemble était plus parlant que le plus long de tous les discours. Et ces hommes pouvaient aider, en donnant les positions ennemies tout en connaissant leur tactique, leur stratégie et le terrain.

          L’adversaire n’était pas dangereux, mais la guérilla était une chose qu’il fallait vite endiguer tant qu’elle pouvait dégénérer. L’appui Impérial pouvait être une aubaine aux forces Séparatistes et se faisant il pourrait réellement changer les mœurs et faire libérer la testostérone : non pas l’un contre l’autre, mais contre un bouc émissaire commun que tous deux haïssaient en leur sein. Brouzouf attendit une réponse. Si Boomer refusait à cet élément là seulement, alors on ne lui en tiendrait pas rigueur. S’il acceptait, on considèrerait que l’Empire était réellement une tout autre entité que ce qu’il avait été sous Kovarn. Lui autoriser à reprendre en partie ses armes c’était déjà reconnaître son indépendance et sa légitimée. Le Commandant avait une décision à prendre avec lui-même, mais il avait réellement la possibilité de transformer cette négociation de paix en un véritable tremplin pour sa faction. L’officier ne mentait pas, ce jour pouvait réellement ne pas être celui d’une défaite, mais d’une renaissance, le choix était dans les mains de ses dirigeants et du Général Gelmir que seule la force avait pu placer sur cette route.

          Restait encore une chose dans cet armistice, un détail concernant les Siths. Car l’ANK ne s’était pas encore prononcée et il était clair qu’en plus de ce qui avait été énuméré en cette heure elle allait demander un dédommagement aux Siths pour ce qui était arrivé sur ses terres … La C.S.I et la planète indépendante s’étaient liées dans une Coalition pour cette opération et il convenait que toutes les parties fussent dédommagées pour les évènements dont elles s’estimaient biaisées. La C.S.I avait demandé à ce que l’on respecte des engagements explicitement dictés, quant à Kashyyyk on allait faire part d’une seule demande : simple et courte, mais qui revêtait de son point de vue d’une grande importance. Ces représentants ne tarderaient pas à parler !


          Spoiler : Spoiler
          Mufus
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            Post n°21
            Auteur : Super PNJ

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              Post n°22
              Auteur : Lord Wilhem DeKashyyyk

              - Agent Wilhem au sol, en attente de mission....

              Wiil'iam ou plutôt Lord – autoproclamé – Wilhem DeKashyyyk, foulait le sol de Cathar pour la première fois depuis longtemps. Son dernier passage lui avait laisser un souvenir en forme de cicatrice et une haine envers la culture sith. Il se rappelait l'homme qu'il était à l'époque : un mercenaire froid et intéresser uniquement par l'argent. Aujourd'hui il était soldat froid et avait de l'argent. Le gouvernement de Kashyyyk lui avait remplit les poches pour cette mission et il s'en était donné a cœur joie. Si bien que le zabrak avait eu du mal à monter à bord du croiseur, la semaine qui avait suivit son recrutement avait été très mouvementé. Il avait enchaîner les soirées soirée à catin et les opérations chirurgicales. Tout son être avait été littéralement retapé, les médecins wookies lui avait confectionner une armure de combat à la pointe et lui avait botoxer les cicatrices. Il était – au sens propre comme au sens figuré – un homme nouveau.
              Dans un premier temps la mission du Zabrak consistait à accompagner les forces de Kashyyyk et escorter les « VIP » de la planète. Les ordres l'ennuyaient d'avance, après presque une année à croupir derrière des barreaux divers et varié Wilh' avait besoin d'action. Heureusement, la soumission d'un système planétaire entraîne souvent de petit désagrément, sous forme de guérilla et d'insoumis. Alors que la colonne de militaire avançait vers le lieu de rendez-vous une explosion retenti à l'est. Un sourire naquit sur le visage mutilé et casqué de l'agent. Alors que la plus part des soldats conventionnels entouraient les gradés, lui et un petit groupe de militaire partir en direction de l'explosion. Sur la route Wilhem s'adressa à eux :


              - Les gars, je sais bien qu'ici je suis le moins gradé, je ne suis qu'un ptain de bleu-bte. Mais j'ai probablement connu plus de combat que la moitié d'entre vous et massacré plus de révolutionnaire que vous tous réuni... Tatooine c'était le bon vieux temps. Alors maintenant c'est moi qui donne les ordres, parce que j'ai aucune envie de porter des blessés jusqu'au point d'extraction. Quelqu'un à une objection ?

              La plus part des autres soldats n'étaient pas plus gradé que lui et ne semblaient pas contre l'idée de laisser la responsabilité à un autre, mais le sergent en chasse de l'escouade voyait les choses autrement.

              -Écoute le bleu, ici c'est moi qui donne les ordres, alors tu ranges ta queue dans ton fourreau et t'obéis.


              - Vas te faire !

              Il se rangea tout de même dans le rang, persuader que l'officier se ferait descendre avant les autres.

              Ils arrivèrent sur les lieux de l'explosion et purent constater les dégâts : un transport CSIen avait été abattue et des carcasses de droides jonchait le sol.
              * Rien que de la ferraille, rien de bien grave *
              Autours de la carcasse du vaisseau des hommes-chats hurlait des cries de joie et des « Heil Kovarn ». L'oreillette de Wilhem grésilla.
              merd, c'est pas le moment... *
              Ses supérieurs cherchaient à lui transmettre ses vrais ordres de mission, mais au vu des circonstance, les recevoir n'allait pas être choses aisée. L'officier s'avança en direction des insurgés :
              -Votre gouvernement et vos supérieurs militaires on rendu les armes. Cathar et l'Empire ont capitulé, rendez-vous et aucun mal ne vous sera fait.


              Mec, ils viennent de faire sauter un transport et gueulent des conneries de fanatiques, tu crois qu'ils vont t'écouter ?
              Une pluie de laser s'abattit sur la troupe et l'oreillette de zabrak se remit à grésiller.

              - J’écoute, mais faites vite, il pleut du feu par ici.
              Il dégaina son arme et fit feu sur les insurgés.

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                #25

                Post n°23
                Auteur : Boomer

                Le Général Boomer tient son esprit dans la concentration. Bien qu'il n'ait jamais été en mesure de réaliser de telles discussions, il sait que l'avenir des Vestiges sont entre les mains des confédérés. Mais doit-il pour autant se laisser démonter et impressionner par ces arrogants conquérants ? Aucun doute la dessus. Une fois le Colonel de la Confédération ayant achevé son discours, Boomer prend la parole.

                -Je suis à même de comprendre les exigences de la Confédération des Systèmes Indépendants. En vue des récents évènement et de l'ancienne politique de Dark Kovarn mais aussi de son prédécesseur, la galaxie peut légitimement condamner l'Empire et tous ses partisans. Néanmoins le fait est que la politique actuelle de notre population, de notre gouvernement, de nos forces militaires, ne sont plus celles de l'Empire Sith.

                Il ne s'agit plus d'un Empire mais des Vestiges de celui-ci et ma politique s'évertue à modérer les agissements des Sith en plus de renforcer l'idéal Impérial et faire vivre ceux désirant vivre sous son gouvernement. Cathar est une planète ayant recueillie l'Empire grâce à Dark Kovarn ayant annexé cette planète, car les Sith possèdent une place particulière dans cette affaire.

                Sans eux les soldats ayant refusés la République ne seraient uniquement que des vagabonds ou pire encore, obligés de rester dans cette République. Les Sith nous font bénéficier de cette planète, acceptant par ailleurs nos forces, notre présence. Les Vestiges sont jeunes, mais je compte réellement trouver une planète plus à même de contenir la population Impériale tout en gardant Cathar dans notre giron.

                Comprenez que vos exigences sont refusées.
                Nous ne pouvons nous permettre de dissocier les Sith de nos forces car à l'instar des Jedi, ils sont les garants de notre paix, l'élite des soldats et bien que cela soit tout à fait incroyable, toujours en position de réclamer le trône impérial. Je suis un soldat, je ne rêve que de servir les Vestiges et je ne cesserais que d'être cela et pas un dirigeant.

                Aujourd'hui les Sith sont exclus de la politique des Vestiges et ne peuvent dépasser, militairement parlant, le grade de simple soldat. Ils ne bénéficient plus de la haute estime d'antan, ils ne peuvent diriger que si je l'accepte. Les groupes militaires seront formés par ma volonté et croyez bien que si un Sith obtient une place remarquable dans les Vestiges, cela ne sera qu'avec mon consentement.

                En l'absence d'une structuration forte et fiable de l'Ordre Sith, les Vestiges sont inaccessibles à un prétendant au trône. Votre scission réclamée ne peut donc être prise en compte en vertu de l'état des Vestiges et de l'Ordre Sith, indéniablement indissociable, l'un ayant besoin de l'autre. Néanmoins à l'instar de l'Ordre Jedi, l'on peut avec aisance affirmer que les Sith et les Vestiges sont des entités distinctes et chacune ayant leur buts, leurs valeurs, leurs idées mais travaillant pour le même avenir.

                Le but à l'heure actuelle et comme je le disais lors de la réunion avant votre invasion, c'est d'aider les Sith à se reformer et à se restructurer, avec le peu d’appuis que les Vestiges possèdent. Eviter par la suite les débordements et véritablement, la catastrophe conduisant l'Empire à s’appeler Vestiges. Car les Sith sont les responsables de notre existence actuelle, en ayant une mauvaise gestion gouvernementale et militaire, des abus incroyablement lourds...

                Comprenez aussi ceci, si Dark Kovarn revient un jour sur le devant de la scène et qu'il réclame le trône impérial et son pouvoir il ne l'aura pas. Il sera mis aux arrêts pour les crimes contre la Confédération et remis directement à la C.S.I. Ce fanatique ne mérite aucunement l'asile, ni le pouvoir. L'apprenti de l'Omega est son reflet...

                Concernant Valiant, le soldat qu'il est mérite le soutien des Vestiges puisque mis en cause uniquement par la faute de l'Omega et de ses ordres. Un bon soldat est un soldat obéissant, n'êtes vous pas d'accord ? Les reproches qui sont fait à Valiant devraient être tournés vers l'Omega. Un clone ne doit et ne peut pas refuser des ordres donnés, c'est ainsi.

                Vous désirez notre amitié mais vous soulignez que si les Vestiges se refusent à s’acquitter des exigences de la Confédération, vous nous détruirez. Vous annoncez que vous mettrez Cathar sous votre protection et donc les Vestiges, mais si l'on refuse... Vous nous annihiliez. Vous voulez tout posséder de nos biens, de nos institutions et de nos pouvoirs au nom de la paix, de l'amitié, d'une alliance..

                Vous vous trompez, nous ne serons pas assujettis à votre cause, nous ne sommes pas de votre peuple ni de votre idéologie. Je refuse à ce que les Vestiges soient sous la coupe de la Confédération des Systèmes Indépendants bien trop désireux à nous contrôler par tous les moyens possibles et sur toutes les couches de notre gouvernement. Vous venez de conquérir Cathar et les Vestiges, assumez vos responsabilités et devenez le conquérant que vous êtes.

                Débrouillez vous concernant vos exigences en matière d'agents extérieurs, de missions extérieures ou de toutes autres données qui vous intéresseront. Mes hommes attendent un accord et croyez bien qu'ils ne se soumettront pas à l'envahisseur sans le mien.

                Les Vestiges ne collaboreront jamais avec la Confédération des Systèmes Indépendants.

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                  Post n°24
                  Auteur : Darth Malraas

                  L'ancien Général de la Confédération lorgne tour à tour les participants. Tous sont suspendues aux lèvres du Colonel de la Confédération des Systèmes Indépendants, croient-ils que ces farouches militaires seront assez cléments pour revenir sur leur décision d’annihiler la planète des Vestiges de l'Empire ? Il ne s'agit pas de négociations mais bel et bien de revendications, d'obligations nettes et précises que la Confédération ne s'engage nullement à discuter des termes. Entre les lignes et personne ne semble dupe, la Confédération souhaite faire des Vestiges un allié, mais s'ils se refusent à accepter les conditions, ils seront rayés des lignes de l'histoire et ce, totalement. Etonnement les Sith sont abordés dans le discours du Colonel et plus particulièrement de la régence. Gelmir ne cache nullement son étonnement dans sa gestuelle et garde son regard, son casque, la visière de celui-ci sur le Colonel.

                  Pour le Seigneur de Guerre, le fait est que sa présence est une aubaine pour la Confédération de contrôler l'Ordre Sith, du moins de s'en tenir à quelqu'un de fiable : Lui. L'ancien Général n'est rien de plus qu'un vétéran séparatiste ayant accomplis assez de choses et ayant fait preuve d'une telle dévotion pour la glorieuse C.S.I tout en embrassant toujours l'idéologie séparatiste, qu'il est le choix idéal pour la régence de l'Ordre Sith. Mais les séparatistes se sont-ils penchés sur ces désirs personnels ?

                  Bien sûr que non.
                  Utilisant la Force pour se couper de ses propres émotions aux yeux des autres Sith, le Zabrak se concentre sur ses pensées.

                  Le pouvoir sur l'Ordre Sith.
                  La principale idée frappant l'adepte de la Force, le pouvoir. Mais dans quel but ? La Confédération souhaite imposer sa volonté, définir une optique gouvernementale à l'Ordre Sith, avec des inconvénients, beaucoup trop.

                  Le Sith qu'il est, avide de connaissance, de pouvoirs amassés et d'un rang supérieur au sein de la hiérarchie Sith prend pourtant le dessus. L'opportunité de lancer des sbires à travers les étoiles pour collecter ce qui lui prendrait une éternité. L'avenir des adeptes de la Force, sous sa tutelle. Former des légions de Sith à sa manière, des soldats adeptes de la Force.

                  Cet avenir est contrecarré par les obligations formulées par la Confédération des Systèmes Indépendants.

                  Neutralité envers les Jedi, liste des acteurs de la Purge, ne violer aucun espace aérien, n'engager aucune conquête, être doux et docile et... Non ces obligations sont couteuses, elles brideraient ses propres désirs et pire encore, pourrait le faire devenir "Gelmir le Seigneur Noir" plutôt que "Gelmir, l'ex séparatiste". Une mauvaise image publicitaire envoyée au visage des gouvernements et des autres nations, planètes ou systèmes. Assujettir les Sith c'est aussi devoir se soumettre à une autorité supérieure. Les yeux de l'ancien Général se teintent d'une leur orangé, le côté obscur l'engage sur sa voie. Sa décision est prise.

                  Le Général Boomer achève son discours, il se refuse aux exigences confédérées. Quel homme de convictions ce clone...


                  -Colonel Brouzouf,

                  Je ne parlerais que de la chose me concernant : l'Ordre Sith.
                  Gérer les chiens de l'Omega ne se trouve pas être dans mes cordes. Je serais plus à même d'exécuter ces arrogants et incroyablement faibles personnages. Je suis un Sith, certes, mais je ne peux concevoir les exigences non négociables des séparatistes concernant l'Ordre, dans mon propre mode de vie. Une feuille portée par le vent de la Force, comme le disent les Jedi.

                  Je comprends et j'approuve vos méthodes pour brider ces autrefois, grandes frayeurs de la Galaxie, mais ne m'ajoutez pas à vos projets, je ne devrais d'ailleurs, pas être ici ni à cette table.

                  Je refuse la gestion de l'Ordre Sith, qu'ils assument leurs responsabilités et s'engagent par la faute de leurs pairs et de leurs supérieurs, dans une ère des ténèbres qui leur sied tout à fait à merveille.

                  Maintenant si vous voulez bien m'excuser, je suppose que cette réunion, ces pourparlers ne me concernent plus. Je souhaiterais pouvoir quitter Cathar dès à présent.

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                    #27

                    Post n°25
                    Auteur : Lord Necrus

                    Spoiler : PNJ
                    Spoiler : PNJ
                     

                    Dark Jorus , dernier grand seigneur sith 
                     
                     
                     
                        



                    La Confédération des Systèmes Indépendants n'était pas venu par simple vengeance comme l'avait cru Jorus, mais pour absorber l'empire et même peut être ce qui restait de l'ordre sith. Le seigneur sith écoutait chacune des paroles du colonel confédéré, sentant sa gorge se nouer de plus en plus aux vues des propos de l'alien. La CSI voulait faire passer cette invasion comme pacifique en faisant des "requêtes" mais c'était bien des ordres qu'elle donnait et au final ce n'était pas à une table de négociation à laquelle Jorus s'était assis mais à un tribunal. Le colonel Brouzouf venait de le dire lui même, les exigences qu'avait la CSI n'était pas négociable, soit on les respectait à la lettre soit on allait mourir.

                    A chaque point évoqué par Brouzouf visant les sith, Jorus sentit sa colère et sa haine monter en lui. Pour chaque requête il cherchait déjà dans sa tête une réponse à donner. Une fois que le confédéré avait fini, il réunit toute ses phrases et essaya de les mettre en ordre. Pendant ce temps le général Boomer et Gelmir répondait par la négative au représentant de la CSI . Ceci n'étonna pas le seigneur sith et il se dit que les dés étaient en faite déjà jetés car les clauses concernant l'empire et l'ordre sith étaient bien clair. Ca ne l'empêcha pas de vouloir prendre la parole afin d'éclaircir certains points resté encore un peu trop dans l'ombre et concernant l'ordre sith. Jorus essaya de contenir ses émotions et à sont tour prit la parole :


                    - Même si j'ai la net impression que les jeux sont déjà faits j'aimerais à mon tour m'exprimer et ce en tant que représentant de l'ordre Sith pour ne pas dire chef de l'ordre. De toute évidence vous n'êtes pas venu que par simple acte de vengeance mais bel et bien pour soit absorber l'empire et l'ordre Sith , soit les détruire tout les deux. La capture et le jugement des acteurs de Bastion ne sont qu'une excuse pour venir vous approprier ce qui est notre, et soit nous contrôler soit nous anéantir. Vous ne venez pas "pacifier" cette région vous venez tout simplement régler vos comptes et par la même occasion augmenter vos profit et vous étendre un peu plus.

                    - Colonel: sachez que nous n'avons pas attendu votre venue et vos exigences pour créer une scission entre l'empire et l'ordre Sith. Elle s'est faite d'elle-même et si vous ne nous aviez pas envahi les deux entités seraient déjà bien distinctes et séparées au lieu d'être réunies à la même table. L'ordre sith se voit déjà comme un ordre religieux coupé de l'empire. Coupé mais pas ennemi !

                    - Les derniers membres de l'ordre Sith crée par l'Omega sont ici, sur cette planète, et la seule qui est participé sur Bastion est devant vous Colonel. Pour le reste je ne vois pas en quoi vous donner toutes nos données et informations serait une preuve de confiance pour ses fausses " négociations " . C'est encore une fois une manœuvre peu subtile pour essayer de nous contrôler et vous accaparer ce qui ne vous appartient pas. Je peux vous affirmer en toute franchise qu'il n' y a aucune mission en cours et aucun membre Sith, de cette ordre, ailleurs que sur Cathar. Nous sommes en reconstruction, et non comme vous en expansion. Nous refusons donc vos termes et n'enverrons aucuns message car nous sommes tous ici.

                    - Si notre seigneur l'Omega nous revenait nous ne pourrions pas l'exclure, il est celui qui a crée notre ordre et nous a mené si loin. Je dirais même en faite que son retour est attendu de tous. Par contre si le seigneur Kovarn revenait il y aurait plus matière à débattre. Mais cela ne vous regarde en rien.

                    - Sauf votre respect Colonel Brouzouf , si vous ne l'avez pas encore compris, les Sith comme ses homologues impériaux refusent vos "conditions" et " exigences ". Nous ne pouvons garantir que nous n’interférerons pas dans les affaires de la CSI et de ses alliés. Par contre je peux vous dire que la politique militaire quel quelle soit n'est pas dans les projets Sith pour le moment.

                    - Ce que vous demandez à l’égare des jedi est tout bonnement impossible. Nous ne pouvons pas avoir une attitude neutre face à nos ennemis éternels et naturels, face à l'hérésie qu'est l'ordre jedi. D'ailleurs j'ai l'intime conviction que si vous faisiez la même proposition aux jedi ils auraient le même discours que nous avons aujourd'hui. Cette haine millénaire est justifié dans les deux camps, mais vous ne pouvez en comprendre les raisons ! La listes des acteurs de la purge jedi sous le règne de l'Omega que vous réclamez je peux vous la donnez ici et maintenant puisqu'elle est vide. Si notre ordre est faible aujourd'hui c'est que nous avons perdu beaucoup de membres dans les dernières batailles ou que d'autres sont partis de leur propre chef, sans qu'on sache pour autant ou ils sont allé et ce qu'ils y ont fait.

                    - Vous avez un sacré culot de dire que je ne suis pas à même d'assumer pleinement le rôle de chef de l'ordre sith car je le fais très bien depuis le départ de Dark Kovarn. Si je suis là devant vous aujourd'hui c'est parce que j'ai pris la tête de l'ordre Sith et commence sa douloureuse construction. Je suis et j'ai longtemps été l'égale de Kovarn, je peux même affirmer que je suis supérieur à lui, mais si Dark Kovarn fut choisi pour devenir empereur c'est juste parce qu'il avait les bonnes grâce de l'Omega.
                    Le seigneur Gelmir à serte de très grandes capacités, en tant que combattant ou meneur d'homme, mais dans la force il a à peine dépassé le stade d'apprentis. Vouloir donner la régence de notre ordre à cette homme est irresponsable de votre part. De plus ça ne fais que conforter l'idée principale que vous souhaitez nous contrôler voir même nous asservir !
                    Même si le seigneur Gelmir avait accepté et je comprend pourquoi il ne l'a pas fait, aucun Sith de même pouvoir ou de pouvoir égal auraient accepté de se faire diriger par lui. La régence de l'ordre est maintenu par moi et c'est tout .

                    - Pour finir nous ne nous associeront pas avec vous pour la recherche et la capture de Dark Kovarn et encore moins de ses sbires et collaborateurs car, et c'est logiques, nous l'avons tous été pendant un temps de près ou de loin que soit des soldats, ou des sith. Par ailleurs je peux vous assurer que la page Kovarn est tourné et que l'ordre sith souhaite avancer doucement en commençant par se reconstruire petit à petit.

                    - Au final tout le monde à compris vos attentions, cette table de négociation qui n'en est pas une, n'est qu'une façade. Vos exigences sont refusés par l'empire, par l'un de vos propres général et maintenant par l'ordre Sith . Nous assumerons nos tords quand vous assumerez que vous êtes ici comme conquérant et bourreau plutôt que comme soit-disant pacificateur.
                      

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                      #28

                      Post n°26
                      Auteur : Super PNJ

                      En dépit des tractations entre les parties et de la capitulation des Vestiges de l’Empire et de l’Ordre Sith, Cathar restait encore le lieu d’une opération militaire. Plus le temps passait et plus on décomptait des morts de part et d’autre des belligérants. Car si les Impériaux et les Siths avaient effectivement baissés les armes, il restait encore bon nombre de fanatiques assez déments pour s’opposer vaillamment à la puissance Confédérée. Les fidèles de Dark Kovarn connaissaient le terrain et ils avaient adoptés des stratégies de guérilla qui donnaient du fil à retordre à la force conventionnelle qui avait été déployé contre eux. Les « Korvanistes » comme on les appelait, tenaient tête au rouleau compresseur Séparatiste depuis des positions retranchées. Mais la supériorité technologique et numérique de l’assaillant était indéniable et ces bastions étaient écrasés les uns après les autres.

                      De plus, à la différence du défenseur la majeure partie des victimes Confédérées étaient des droïdes. Ces unités de première ligne à faible coût faisaient parties des pertes acceptables. La Confédération avait toujours utilisée ses soldats mécaniques comme chair à canon tandis que les forces organiques faisaient lieu de troupes spécialisées.  C’est ainsi, qu’outre les machines de guerre plus sophistiqués, la puissance de feu Séparatiste comptait sur des forces organiques qui étaient déployés sur les positions clefs de l’ennemi.

                      Comme énoncé lors des écrits sur les conditions de la reddition Impériale, la C.S.I apportait une grande considération aux symboles. Sa politique générale et ses choix stratégiques dépendaient en grande partie de la symbolique qui y était rattachée. Aussi, le palais rassemblait tout autant les intérêts réels de l’intervention militaire que l’aspiration figurative du combat. Ce lieu était le centre névralgique des Vestiges et de par sa fonction il devenait l’allégorie même de la puissance Impériale. Prendre le palais c’était prendre le dernier bastion de l’autorité Impériale dans la galaxie. Prendre le palais c’était écraser le dernier emblème de l’ennemi.

                      La Coalition ainsi déployée avait clairement compris que passé toute la symbolique autour de la cible, c’était réellement les renseignements de l’ennemi qui étaient à sa portée. Toutes les informations vitales étaient rassemblées sous ce toit, toutes les données, tous les plans … En prendre possession était vital pour l’intérêt des belligérants et les Korvanistes qui tenaient la bastille défendait cœur et âme les archives de leur faction ! Et malheureusement pour eux l’ennemi avait dépêché de lourds moyens pour que la bâtisse tombe le plus rapidement possible sous son contrôle.

                      L’infanterie Confédérée avait sécurisée les abords du palais et après d’intenses combats on venait enfin de libérer les toits des positions anti-aériennes. En cette journée des hommes étaient morts pour la Confédération tandis que d’autres s’étaient illustrés sur le champ de bataille et avaient levés hauts dans le ciel les couleurs de leur nation ! C’était le cas de Larkin dont l’équipe avait délogé la dernière forte résistance située dans les hauteurs du château. 

                      Les toits étaient sécurisés et on attendait maintenant les renforts avec impatience. L’attente était difficile tant l’adrénaline coulait encore dans le sang et un vétéran profita de l’instant pour régler une affaire qui le démangeait depuis plusieurs minutes. La terrasse où ils se trouvaient abritait un large mât auquel étaient accrochés les drapeaux de leur ennemi. L’amoncellement de métal avait été endommagé par les combats mais les étendards de Cathar flottaient encore fièrement dans le ciel. Sans le savoir ce militaire allait être à l’origine d’une série de clichés photographiques des plus connus de cette bataille.

                      Il sortit en effet un de ses couteaux de combat et rompit les câbles qui tenaient en place les trois fanions de Cathar, de l’Ordre Sith et de l’Empire. Les trois drapeaux s’effondrèrent alors lentement et furent emporté par le vent. Les Confédérés scrutaient le mât à présent libre comme s’ils avaient en un instant évincé l’adversaire de toute la planète par cette seule action. Un des hommes prenait des photos souvenirs avec son appareil numérique et il était loin d’imaginer que ces clichés seraient repris par la propagande Confédérée et deviendraient dans le futur le symbole même de l’intervention Confédérée.
                      Les hommes se rassemblèrent en silence autour du mât, et comme les militaires sur le toit du Reichtag en 45, vint enfin le moment où on hissa le drapeau Confédéré en haut du palais. Plus personne ne parlait, l’instant était intense ! C’est à ce moment-là que des canonnières républicaines aux couleurs Géonosiennes vinrent se poser sur le toit. Les renforts étaient enfin là !

                      Les vaisseaux déversèrent leurs troupes, dont une partie fût assez surprise de voir flotter ainsi le drapeau Séparatiste en plein centre du champ de bataille. A la vue de ce fanion les nouveaux esquissaient machinalement un salut militaire avant de s’engouffrer dans les tréfonds du palais ! Déjà les bruits des blasters et des explosions se faisaient de plus en plus pressantes dans les environs. Les hommes qui sortaient des véhicules n’étaient pas de simples soldats : il s’agissait des Iron Troopers ! Fondé sous le règne de Gelmir, le corps des Iron Troopers était la crème de la crème. C’était des soldats de chocs qui n’avaient rien à envier aux légendaires Storm Troopers.

                      Les transports s’en allaient et venaient dans un rythme infernal, vomissant interminablement des hommes qui s’engouffraient sur l’instant dans le bâtiment. La mission de Larkin était terminée : l’accès au palais avait été ouvert et il pouvait se targuer d’avoir réussi. Conscient de la victoire, les hommes en faction sur les toits se détendaient un peu alors que les explosions aux alentours laissaient supposer de la violence des combats. Pour sûr il faisait bon de ne pas être Korvaniste à ce moment-là ! Un des soldats du groupe « amandine du 38 » alluma une cigarette et s’épaula contre un muret (dont la moitié avait été arraché par l’explosion d’un détonateur thermal). Les hommes n’étaient pas peu fier du chemin aboutit et ils pensaient déjà que l’affaire était terminée. Malheureusement pour eux ils étaient loin de se douter que l’enfer de Cathar allait survenir pour eux dans les temps à venir. Inconscient du funeste destin qui allait se jouer les heures suivantes, il contemplait le ciel avec béatitude. Dans le ciel il y avait des milliers d’appareils Confédérés qui grouillaient, volaient et vrombissaient comme un gigantesque essaim d’abeille. La clope au bec l’homme ne put s’empêcher de partager ses réflexions.

                      « - C’est triste qu’une chose aussi belle soit la conséquence de quelque chose d’aussi moche ... »

                      Plusieurs camarades hochèrent fébrilement la tête en regardant le ciel. Il y avait dans cette puissance militaire engagée pour la guerre quelque chose de grand mais aussi de malsain … Les droïdes encerclaient les lieux et de minutes en minutes les combats se tarissaient. Les troupes de chocs utilisés comme une force d’élite étaient tel un fer de lance qu’on enfonçait dans les positions Korvaniste : le palais était en train de tomber et déjà les archives passaient progressivement sous contrôle Confédéré.

                      Toute l’équipe se laissa aller comme ce fier larron et on commença à se détendre en attendant la relève. Après tout le carnage qui se passait dans le palais concernait à présent les Irons Troopers ! Ce fût ce moment où une escouade Iron Troopers s’avança jusqu’à eux. L’officier vint jusqu’à Larkin et le réprimanda sur la tenue de ses hommes. Les compagnons de Kith étaient fatigués et ils se détendaient sur le toit de la bâtisse comme si on était sur les plages d’or de Corellia. Les Iron Troopers à l’instant déployés étaient encore frais comme des lardons et ils considéraient ses amateurs comme des branleurs. Toutefois ces militaires étaient de grands hommes et ils étaient conscients que si les transports pouvaient se poser sur ces positions c’était car cette piétaille avait fait un travail exemplaire. Passant outre les reproches l’officier teint à féliciter Larkin pour sa mission. Les cadavres d’Impériaux entassés à ses côtés ressemblaient à de macabres trophées qui témoignaient de l’efficacité de son travail.  

                      « - Capitaine Haukley, Iron Trooper ! Vous avez fait du bon boulot les gars ! Quelques hommes hochèrent la tête tandis que d’autre levèrent leur pouce en signe de victoire. L’officier repris : Le palais est en train de tomber entre nos mains mais malheureusement ce n’est pas encore l’heure de se reposer. L’État-major vous envoi sur une mission secondaire : a six kilomètres de là nous avons dépêchés des hommes pour venir en aide à la population et la rassurer. Ce ne sont pas des militaires à proprement parler et ils ont à leur disposition une faible escorte. Nos unités de reconnaissance ont confirmés que les Korvanistes ont étés alertés de leur présence et ont envoyés toute un escadron. Les navettes envoyées pour l’EVASAN ont étés abattues par des DCA placées en zone urbaine et nous ne parvenons pas à contacter nos hommes par radio ! J’ai besoin d’une escouade pour exfiltrer nos hommes. C’est tombé sur vous ! »

                      L’officier transféra toutes les informations sur le datapad de Larkin. Une équipe envoyé pour traiter avec la population civile était menacée par une escouade ennemie envoyé dans sa direction et on ne parvenait pas à les contacter ou ne serait-ce que les évacuer. Le hasard avait voulu que Larkin envoi toute l’équipe « amandine du 38 » sur l’opération. Ils l’ignoraient encore mais il y avait en réalité bien plus qu’une simple escouade et la mission de sauvetage allait en réalité se transformer en un véritable enfer. Parmi les individus à exfiltrer figurait une twil’ek du nom d’Asmodée ...

                      Spoiler : Spoiler

                      Mufus

                       
                       
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                        Auteur : Larkin Kith

                        Les fumées s’agitaient toujours dans l’air de la capitale, disputant la suprématie des cieux avec les meutes de vaisseaux confédérés. Des flashs d’explosions étaient visibles de temps en temps, et les claquements des lasers se faisaient entendre au loin. Le tableau avait de quoi être apocalyptique. Pourtant Larkin y trouvait une certaine beauté, il y avait quelque chose dans ce paysage qui poussait la réflexion et mélangeait les émotions.

                        Un soldat alluma une cigarette quelque part, et fit un commentaire sur la beauté de la situation. Larkin ne pouvait qu’approuver. Quelqu’un d’autre se plaignit de la puanteur que charriaient mes cadavres des combattants indigènes. Le combattant qui fumait se tourna vers lui avec deux filtres à cigarettes.


                        - Met des clopes dans tes narines, ça bloque l’odeur.

                        Le stratagème sembla fonctionner. Derrière eux, les Iron Troopers s’enfonçaient à l’intérieur du palais impérial dans un balai mécanique extrêmement précis et minutieux. Le professionnalisme des soldats était impressionnant, et les mouvements martiaux presque hypnotique. Adossé à une conduite de ventilation, Kith passait son regard des commandos confédérés au paysage déchiré de Cathar, secoué des brûlures de la guerre.

                        En bas du bâtiment, des troupes enfonçaient les portes du palais, et piétinaient les immenses étendards impériaux qu’un de ses hommes avait fait tomber. Il avait vu les reporters militaires prendre en photo l’événement quelques instants plus tôt, et il était certain que le cliché ferait le tour de l’Holonet demain matin. Une maîtrise parfaite de la communication, de l’image et des symboles, voilà ce qui devait toujours accompagner les grandes opérations militaires, c’étaient des éléments importants pour gagner un conflit, et imposer sa victoire dans le temps. Le convoi blindé avait fini par atteindre les abords du palais.

                        Il y eut des éclats de voix, et Larkin observa un caporal Iron Trooper secouer gentiment un de ses hommes, lui remettre son blaster dans les mains, et lui dire de mieux se tenir

                        Et merd qu’est-ce qu’il veut celui-là ?*

                        Sa caporale s’écria : officier sur le pont !

                        Kith se redressa brusquement, plissa son treillis, replaça bien son gilet tactique, et vérifia son E-5. L’officier s’approcha de lui et le fixa. Le chef d’escouade se tenait raide comme un i, et supportait difficilement le regard inquisiteur de celui qui lui faisait face. L’officier lui fait un sermon quant à la tenue de ses hommes, mais finit tout de même par le féliciter pour le travail accomplis.

                        - Merci monsieur, répondit Larkin. Puis il attendit la suite qui, il le savait, ne lui ferait pas plaisir. Il était redéployé, le combat continuait. Reçu monsieur, on se met en route tout de suite.

                        Il salua, et se dirigea vers ses soldats.

                        - Allez les gars ; on se regroupe au niveau du 3ème blindé sur le boulevard, on est parti !

                        Une dizaine de minutes plus tard, la vingtaine de combattants se tenait autour de Larkin près d’un carrefour au milieu de l’agitation des militaires séparatistes. Kith continuait de lire son nouvel ordre de mission sur son datapad. Puis il releva sa tête et retira sa casquette en regardant ses troupes.

                        - Bien, on a une nouvelle mission. Un groupe chargé de l’aide humanitaire progresse dans les blocs Est de la ville, et est directement menacé par des forces loyalistes dans le secteur. Leur escorte est très faible, ils ne feront pas le poids face aux impériaux. Le contrôle tactique a envoyé des troupes aéroportées pour les sortir de là, mais les batteries de DCA sont toujours actives dans le secteur.

                        - Y a qu’à les bombarder !

                        - Et massacrer des milliers de civils ? Je ne pense pas non. On pourrait les bloquer depuis le palais, mais ça prendrait trop de temps. C’est donc bien à nous d’y aller. Vu que la voie aérienne équivaut à se faire fumer en l’air, et que ça ne fait pas partie de mes projets futurs, je vais réquisitionner un transport et un tank pour nous appuyer. On va essayer de voir quel est l’état de ces DCA, et essayer de les neutraliser si possible pour faire intervenir l’aviation. Sinon, on fonce avec les blindés, on les embarque en 4ème vitesse, et on se barre aussi sec.

                        Il marqua une pause devant certains visages.

                        - Je sais que pour certains d’entre vous c’est un premier déploiement, et que c’est éprouvant. Mais on a un devoir à accomplir, et un bon moyen de montrer au QG qui on est, et de quoi on est capable. Escouade en avant !

                        Le groupe se mit en marche vers un transport blindé. Le jeune homme n'osait toujours pas dire publiquement que c'était à lui aussi sa première vraie affectation. Il n'avait jamais été miliaire, et n'avait tué qu'une seule fois auparavant. Au fin fond de lui même, il savait qu'il était terrorisé comme un gamin de 6 ans. Larkin s’approcha du sergent conducteur du transport dont le torse dépassait de l’écoutille supérieure.

                        - Sergent, j’ai besoin d’un véhicule pour une mission d’extraction.

                        - Heu… Disons que mes ordres sont de rester sur le boulevard.

                        - J’ai une autorisation spéciale sergent. Et ne me dites pas que ça vous plaît de rester ici à rien faire d’autre que de brûler votre carburant dans le vide.

                        - Vous marquez un point… Allez, embarquez !

                        Avec un franc sourire, Larkin fit grimper ses troupes dans le véhicule et interpella son chargé de communication. La grosse radio de métal gris fut posée sur le sol noir du blindé.
                        - Contrôle tactique ici Amandine du 38, requérons un soutient blindé pour opération de sauvetage d’urgence, accréditation du capitaine Haukley, à vous.

                        - Bien reçu 38, un CAB-1 vous est affecté, code Roulant-8, terminé.

                        Le jeune chef d’escouade sentit son moral grimper. La fusillade sur le toit du Palais avait été brutale et sordide, mais la situation semblait enfin revenir à la normale. La sensation de sécurité éprouvée grâce au blindage du transporteur n’y était pour rien. Larkin donna les coordonnées de destination aux pilotes, puis s’installa sur la longue banquette à côté de ses hommes. Le véhicule se mit en marche, précédé du tank droïde devant lui pour le protéger.

                        La trappe d’accès n’avait pas été relevée pour permettre aux soldats de voir ce qu’il se passait derrière eux, mais aussi parce que les circuits de ventilation avait flanché lors du débarquement. Le transporteur avança bruyamment dans les rues adjacentes au palais, où les combats ne semblaient pas avoir eu lieu. Du moins pas encore. A peine cette idée effleurait-elle l’esprit de Larkin qu’une rafale de laser toucha le toit du blindé. Les soldats s’agitèrent dans l’habitacle qui résonnait des bruits des impacts. Kith se tourna vers les pilotes.


                        - Ca craint pas ?!

                        - Négatif, c’est du solide.

                        - Lowen, arrose leur position à ces enfo**és quand on les aura dépassés !

                        L’un des soldats posté près de la trappe d’accès hocha du casque, et agrippa son blaster. Une silhouette se détacha d’un des toits des immeubles environnant. Lowen n’hésita pas, et mitrailla sa position jusqu’à ce qu’il disparaisse. Larkin récupéra la radio et signala le tireur embusqué aux troupes de la coalition. Dans quelques minutes ils seraient bientôt sur les lieux du crash d’une première canonnière. Et l’appréhension grimpait dans les rangs de l’escouade.

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                          Post n°28
                          Auteur : Slice

                          Alors que l’Opération Chatbite s’inscrivait dans l’histoire comme la date de la chute de l’Ordre Sith et du système Impérial, l’intervention militaire de la Coalition marquait aussi l’avènement d’une nouvelle époque en faveur des sensitifs. Les dogmes s’effondraient et la haine millénaire qu’ils couvaient disparaîtrait avec leurs derniers membres. Les nouvelles générations s’épanouiraient libres ! Le dictat et le monopole du savoir obscur de l’Ordre Officiel prenait fin avec lui ...

                          Pourtant cette conclusion aurait aisément put être évitée. Comme à son habitude, l’Empire n’avait pas tiré expérience du passé. L’orgueil des Impériaux et des Siths était bien trop grand : la main tendue par la Coalition avait été refusée non sans offenses.

                          Et c’est ainsi qu’un orage grondait sur les vaincus. Cet orage, ils l’avaient attisés jusqu’à l’ultime once de leur liberté ! L’ambiance qui émanait de la table des négociations était des plus moroses, mais il était certains acteurs qui vivaient là une grande exaltation ! Se tenant parmi la suite de l’Amiral Kashyyykien Nagaddik, Lucien Nidler savourait l’instant de la vengeance !

                          La victoire était totale : Cypher avait gagné. S’il avait eu des yeux pour pleurer, Nidler se serait effondré en larme tant l’émotion était grande en son cœur ! Lui, qui avait été un des cerveaux de la déchéance de l’Ordre Sith, contemplait à présent son œuvre du côté des vainqueurs ! Le nom et le visage de ses camarades tombés lors du pogrom de l’Omega résonnaient à chaque battement de son cœur. La haine qu’il avait couvée durant toutes ces années sous un faux semblant de calme apparent explosait dans une exaltation malsaine ! À l’intérieur de son armure robotique ses tentacules frétillaient de joie ! Ce jour-ci était la concrétisation de trop nombreux sacrifices.

                          Les pieds Kashyyykiens qui foulaient le sol de Cathar étaient de son fait. Les destroyers de la planète Wookiee qui emplissaient le ciel étaient le fruit de son labeur ! C’était lui qui avait offert « une planète » au Gouverneur Dee ! Arborant en apparence une attitude des plus placides, le Célégien avait bien du mal à ne pas se targuer de fierté et d’orgueil ! Pour sûr, Lucien était heureux ...

                          Pourtant tout n’avait pas été de rose dans cette opération ! Jusqu’à peu encore l’émissaire de Cypher avait douté de la victoire. La Confédération s’était montrée très ouverte dans les négociations ; trop au goût du Célégien ! La question de la régence de l’Ordre Sith avait irrité Lucien, mais par chance Gelmir avait décliné la proposition. Le Seigneur de Guerre n’était pas dupe : ces gens-là étaient plus un fardeau qu’autre chose. Il ne fallait pas oublier la trahison passée de l’Omega, qui avait dupé Gelmir en s’emparant de l’Empire et en ne respectant pas sa part des engagements … Pour sûr le Zabrack devait avoir maints griefs à l’égard de ces encapuchonnés, qu’il y a peu encore se croyaient les maîtres de la galaxie !

                          Quant au vieillard qui faisait office de dirigeant, il avait prouvé que l’intellect n’était toujours pas le point fort des sensitifs alloués à l’obscur. Menacés d’une destruction totale, abandonnés à leur propre sort et totalement désarmés, les Siths trouvaient encore le moyen de défier leurs ennemis. Quant au Général Boomer ? Il en faisait de même avec l’Empire !

                          Peut-être que ces stéréotypes vivants étaient animés d’une telle haine à l’égard du monde qu’ils voulaient secrètement s’arracher à cette vie sous couvert d’un glorieux combat ?! Peut-être que par toutes leurs actions, ces gens-là essayaient tout simplement de s’attirer les foudres de leurs ennemis afin de disparaître avec fracas ? Mais que pouvait donc être le but de ce suicide assisté ? Obtenir l’immortalité dans l’histoire ?! Si tel était le cas ils prenaient le risque de s’immortaliser en tant que losers, bien incapables de réfléchir promptement ! Ils s‘étaient rendus avant de refuser les causes même de leur reddition … D’ordinaire la reddition venait avant l’acte de déposer les armes ! L’attitude des vaincus était vraiment étrange, comme si à chaque décision ils faisaient en sorte de choisir la pire ! Mais après tout il était vraiment des hommes dont l’intellectuel faisait défaut : c’était probablement là le cas des Siths et des Impériaux !

                          Quoi qu’il en soit, la position de Gelmir et la réponse des deux chefs ennemis représentaient une rare aubaine à ne pas manquer. Kashyyyk devait faire valoir ses droits ! Conscient des enjeux, le Célégien utilisa ses dons de télékinésie pour s’adresser en secret à l’Amiral Nagaddik. L’imposant Wookiee était réputé loyal à la cause Kashyyykienne. Cet officier avait en réalité une aversion profonde à l’égard des Impériaux puisqu’un de ses fils avait péri au cours des opérations de pacification ordonnées par Valiant. Aux yeux de ce Wookiee, qui avait été élevé dans la plus pure tradition martiale, le devenir de l’Empire ne pouvait avoir lieu que dans un bain de sang. La destruction était une chose, l’enrichissement en était un autre. Et tel le serpent susurrant quelques vils conseils à l’oreille d’un noble héros, le Célégien fît part de ses conseils à Nagaddik.


                          « - La situation tourne à votre avantage. Les dirigeants actuels de l’Empire et de l’Ordre Sith ont tous deux refusé les conditions relatives à l’acceptation de leur reddition. Cela ouvre nos marges de manœuvres : ces dispositions étaient nécessaires à la sauvegarde de leurs institutions. En s’y refusant ils nous permettent de dissoudre l’Empire et l’Ordre Sith ; et se faisant de mettre main basse sur toutes leurs possessions. C’est une mission d’intérêt général que de mettre hors d’atteinte de l’ennemi ses propres richesses. Il est d’autant plus logique que Kashyyyk prenne d’elle-même réparation des préjudices subis ! Vaisseaux, équipements, sabres lasers, flux financiers et bons du Trésor : Kashyyyk doit exiger à la Confédération la totalité de ce butin de Guerre. »

                          Parmi toutes les races de la Galaxie on ne comptait que peu d’espèces dotées d’une clairvoyance égale à celle des Célégiens. Le calcul était comme une seconde nature chez ces « cerveaux volants » : à chacune de leurs réflexions, ils estimaient une infinité de probabilités mathématiques. Des concepts tels que « la théorie des jeux » étaient solidement ancrés dans leur culture au point que ces derniers ne pouvaient s’empêcher de penser leurs actions autrement que dans leur globalité. Et c’est ainsi que Lucien, sans jamais se départir de son flegme légendaire, estimait, jugeait et agissait à chaque fois que son intervention était nécessaire ... En ce moment même, l’émissaire évaluait calmement le jeu du pouvoir qui s’exerçait entre les parties prenantes aux négociations.

                          Se tenant sereinement en retrait, le natif de Célegia comptait les points tout en préparant ses prochains coups. On misait gros à cette tablée ! La table de négociation équivalait en cet instant à un échiquier sur lequel se jouait le devenir des milliers d’hommes et de femmes rassemblés dans les plaines de Cathar. À chaque prise de parole, on bougeait ses pions, et à chaque tour la Coalition resserrait son emprise sur l’adversaire. Venait à présent pour Kashyyyk le temps d’avancer ses dernières pièces et de pousser l’ennemi dans ses ultimes retranchements.

                          Car bouffés par leur orgueil, les Siths et les Impériaux avaient fait une piètre utilisation de leur jeu ! Et là où quelques minutes avant ils auraient aisément pu effectuer un grand roque, ils s’approchaient maintenant dangereusement de l’échec & mat ...

                          L’émissaire de Cypher jubilait intérieurement tant la situation était Caucase. Enfin les parjures tenaient leur vengeance ! Pourtant le destin s’était montré cruel et le hasard avait voulu que Slice fût exempt du triomphe ... L’étrange comptable et diplomate du culte se promit de se souvenir en détail de chaque scène de cette journée afin qu’il puisse faire une peinture détaillée des évènements lorsqu’il l’énoncerait à son ami. Et pour parfaire à sa vanité, voilà qu’il se taillait une part de roi parmi les protagonistes de l’évènement puisqu’il conseillait discrètement le représentant de l’autorité Kashyyykienne ! Pour sûr que l’association passée avec l’ex-Sénateur de la planète boisée s’avérait mutuellement bénéfique !

                          Lucien avait beau faire référence à « l’intérêt général », cette notion ne trouvait véritablement de sens à ses yeux que lorsqu’elle fusionnait avec ses aspirations individuelles. Toutefois, ses conseils étaient on ne peut plus avisés : l’unique moyen de se prémunir durablement de la menace constituée par l’Ordre Sith était encore de l’évincer définitivement de l’échiquier galactique. Certes, cette mesure était dure, mais le monde était cruel. Le bourreau qui rechignait à abaisser sa hache sur sa victime n’avait pas sa place du côté des vainqueurs ...

                          Ce qui séparait en cet instant les gagnants des perdants, c’était cette capacité innée pour certains à comprendre que la finalité d’un conflit passait par l’action violente afin de soumettre autrui à sa volonté (Cf : Clausewitz – De la Guerre, 1832). Des variables telles que la clémence, le pardon et la miséricorde n’avaient pas leur place dans le jeu politique. Celui qui refusait de se soumettre devait être annihilé définitivement. L’Ordre Sith et l’Empire devaient être réduits en cendre et leurs possessions dilapidées entre les belligérants !

                          C’était sur cette base que Lucien exhortait à Nagaddik de réclamer une part importante du butin de Guerre. Cette conclusion était le fruit d’un calcul qui se basait sur l’échange équivalent : la destruction et la privation des possessions de l’Ordre allait enrichir Kashyyyk tout autant qu’elle réduisait à néant l’institution religieuse. D’une part on détruisait l’ennemi, de l’autre on favorisait un allié.

                          La déchéance de l’adversaire était totale … L’Ordre Sith, qui la veille encore avait gouverné la moitié de la Galaxie, se voyait maintenant encerclé sur Cathar et craignait l’hallali lancé par ses ennemis. L’humiliation était elle aussi totale ! Et pourtant ce n’était pas suffisant ! Alors que nombreux étaient les hommes avisés qui savaient se contenter de la victoire, Lucien allait plus loin dans sa réflexion : la seule destruction de l’Ordre n’était pas la finalité des projets du Culte de Cypher. La cible était bien moins matérielle : on visait à tuer la poule, mais aussi son œuf !

                          Alliant les gestes à la pensée, le Célégien se saisit d’un datapad et envoya un message à l’adresse d’un freelance dont le Sénateur Dee avait mentionné la présence sur la planète. Le Gouverneur de Kashyyyk semblait être un homme plein de ressource et il s’entourait de gens à la fois peu recommandable, mais qui possédait de réels atouts. On lui avait dit de recourir à cet énigmatique personnage si les besoins s’en faisaient sentir et c’était tout bonnement le cas ! Ce message utilisait une fréquence cryptée qui fût envoyée sur les ondes utilisées par les forces Kashyyykienne. Seule une personne avec une clef de cryptage adéquate était en mesure de le déchiffrer. Et ce mystérieux destinataire n’était nul autre que Lord Wilhem DeKashyyyk.



                           
                          -    Monsieur, nous n’avons pas eu l’honneur d’être présentés, mais l’ami et mécène que nous avons en commun m’a indiqué que vous êtes ici pour épauler certaines de nos opérations « officieuses » ... Nous avons besoin de vous pour récupérer (si possible discrètement) certains biens de l’Ordre Sith. Nous devons mettre la main sur les possessions de leurs temples : archives, documents, parchemins, holocrons … Tout ce qui revêt de l’importance… Je vous transmets un manifeste des effets que nous recherchons en pièce jointe. Contactez-moi si besoin.

                          _ Cordialement, _Un ami. 



                          Depuis le jour de la résurrection de son apôtre, le Culte de Cypher avait œuvré dans l’unique dessein de détruire la matrice même de l’Ordre Sith … La base de ce plan avait été l’élaboration d’un processus menant à l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée des Siths de l’Ordre Officiel. Autrement dit : la destruction de ce groupe en raison de ses origines religieuses. Et si cette « politique » avait tout à voir avec un génocide, ce n’était pas un hasard.

                          En se référant à une approche plus étymologique, le concept de génocide se basait autant sur l’extermination physique des individus que sur l’annihilation de leur descendance et de leur culture. La destruction d’une ethnie reposait en effet sur des notions communes où les efforts n’étaient pas seulement orientés dans le but détruire la population cible, mais aussi de venir à bout de tout ce qui pouvait représenter son futur. Le meilleur moyen d’arriver à ses fins était alors de détruire jusqu’à la culture même de l’ethnie. Car sans culture, sans savoir : l’ennemi était perdu. (C’est d’autant plus le cas lorsqu’il est question d’une autorité religieuse). Qui plus est,  sachez qu’il est aisé de faire un parallèle entre ce processus de destruction de civilisation et la stratégie qui fût employée plus ou moins volontairement par l’Occident sur les populations terriennes d’Amérique du Sud.

                          Autre fait bien moins référencé : c’est ce même procédé qui fût systématiquement utilisé sur toutes les populations annexées par l’Empire Ottoman. Loin de moi la volonté de faire une parenthèse historique ou de ranimer un débat, mais l’Empire Ottoman était l’exemple typique de l’application de cette méthode puisqu’il avait déployé dans le passé un formidable système de destruction des civilisations conquises (sur plusieurs générations), et ce afin de se présenter à terme comme l’unique culture à destination des populations soumises à son autorité. Dépopulation et destruction en profondeur des civilisations ont toujours été deux notions clefs, qui, bien utilisées permettent non pas de défaire sur l’instant l’ennemi, mais de l’évincer de l’histoire à tout jamais ...

                          Cypher n’avait œuvré que dans ce but. On n’avait pas seulement essayé de nuire à l’Ordre, on s’était acharné à lui retirer tout ce qui pouvait garantir son devenir. Pour beaucoup un tel projet serait resté au stade de la pensée, mais c’était sous-estimer la force de convictions des protagonistes. Car le talion animait leur décision ! Et c’est ce groupe, certes réduit et privé de la majeure partie de sa ressource, qui parvint à réaliser ce travail de titan ! On profita ainsi du seul avantage à sa disposition : le fait d’avoir été évincé de l’histoire suite au pogrom de l’Omega. Slice savait que Cypher était mort aux yeux du nouvel Empreur, et se fût là son principal avantage. Il joua de ruse et de malice lorsqu’il déclencha la première phase de son plan !

                          De par le maître Jedi dont Slice possédait le corps, le Prince Noir avait sût que les Rebelles allaient lancer une formidable attaque sur la Forge Stellaire. L’antique station spatiale assurait à l’Omega sa suprématie militaire et sa destruction était  le meilleur moyen d’affaiblir son Empire Sith. Ce qu’ignorait l’opposition c’était que l’origine de cette attaque était aussi du fait de l’Empereur, puisqu’il avait en réalité fait rassembler en secret la majeure partie de son armée dans  le but de mettre un terme définitif à la rébellion au cours de cette bataille ! Ce que l’Omega n’avait pas prévu, c’était d’une part que la Rébellion était épaulée par l’OCD, que la C.S.I avait elle aussi envoyé des troupes pour venir en aide à l’opposition, et que Cypher était en train de préparer sa vengeance.

                          Profitant d’un contact dans la C.S.I, le prêcheur de Cypher avait habillement infiltré le rang des Siths avec son apprenti lorsque Gelmir avait expulsé les derniers membres sensitifs de l’U.C.E.H en direction de Coruscant. C’est en se faisant passer pour l’un d’eux qu’il avait découvert que le temple serait laissé sans défense au cours de la bataille de la Forge Stellaire. Kovarn avait décidé d’envoyer l’intégralité des troupes Siths à la Forge au point qu’il ne restait qu’un seul Sith pour s’assurer de la protection des novices et apprentis, qu’on avait laissé au Temple. Slice et Raiden avaient alors retrouvé Lucien Nidler, et s’alliant avec une tribu Wookiee ils avaient mis en place une action simple, mais très efficace qui visait à massacrer les recrues, piller les archives et détruire le Temple. Nidler avait aisément soudoyé le seul Sith présent sur place et on avait planifié l’attaque.

                          La riposte de Cypher fût sanglante ! Pendant que l’Ordre guerroyait dans les étoiles, les guerriers Wookiees alliés au culte massacrèrent tous les apprentis. On dilapida et détruisit la majeure partie du savoir emmagasiné sur place, et on réduisit en cendre le lieu de culte et les forêts environnantes. Alors qu’on s’était attendu à une intervention rapide des forces Impériales, le commandant local avait volontairement tardé à envoyer ses troupes. La GAI et les Siths ne s’entendaient pas bien et tout ce qui pouvait affaiblir les sensitifs était visiblement bien apprécié du côté militaire. Bien qu’il ne fût pas de connivence dans l’opération, l’inaction de l’officier avait aidé les assaillants puisque le temps de répit qu’il leur accorda avait permis au culte de Cypher de réussir son méfait ! Et afin d’aller plus loin dans l’action, on avait fait en sorte à ce que des preuves accusent Kovarn et que ces informations soient interceptées par l’Empire, mais aussi les kashyyykiens.

                          Au même moment Slice attaquait Kovarn alors qu’il évacuait la Forge ! Malheureusement le vaisseau dans lequel ils combattaient fût endommagé lors de l’explosion de la station, et les deux ennemis s’écrasèrent sur Yavin IV. À la suite d’un duel épuisant dans la carcasse même de l’appareil et se terminant sur un pic rocheux de la planète Massassi, les deux hommes n’étaient pas parvenus à se départager ! La fin du combat fût tout aussi brouillonne que le reste de leur pérégrination : Slice fût touché d’un tir de blaster en plein thorax tandis que Kovarn fût mordu au visage par le mamba noir de son adversaire. Tous deux pensèrent avoir vaincu leur ennemi, alors que le hasard voulut que les deux hommes s’en échappassent !

                          Mais quoi qu’il en soit on avait écarté Kovarn assez de temps pour faire germer le doute chez ses camarades. Les preuves l’accusaient et il avait disparu … Toute l’opération de Cypher avait ainsi semé la discorde entre l’Omega et Kovarn, éloigné le Cathar , à massacrer les novices, à détruire le Temple, à piller les archives, et finalement à détruire le capital culturel et intellectuel rassemblé dans le sanctuaire ! L’objectif avait été de massacrer tous les futurs Sith et de priver les survivants de toute possibilité d’évolution. Ceux qui restaient de la nouvelle génération étaient abandonnés à eux même. Plus de culture, plus de savoir, plus de maîtres (morts lors de la Bataille de la Forge), c’était le devenir de l’Ordre tout entier qui partait en lambeau …

                          Tous ces efforts visaient à faire en sorte que l’Ordre Sith s’éteigne définitivement lorsqu’on lancerait la seconde phase du plan. Alors que le projet initial escomptait que cette seconde mission se réalise sur plusieurs années, tout s’était enchaîné très vite ! Les Siths avaient joué de malchance car se mêlant aux projets de Cypher, c’était mêlée la révolte des sécessionniste et le limogeage d’Omega ! Privés de leur Seigneur, saigné par leurs pertes pharaoniques lors de la Bataille de Coruscant et de l’attaque de Kashyyyk, les derniers membres de l’Ordre s’étaient retrouvés en grand danger. Il est certain que ce renouveau Républicain aurait certainement marqué l’éclatement de l’Ordre si Kovarn n’était pas réapparu à ce moment-là !

                          Alors qu’on l’avait pensé perdu lors de la Forge Stellaire suite au crash du Rubbicon sur Yavin IV et de son duel contre le Prince Noir, le Cathar était revenu plus puissant que jamais ! Il s’était alors enfui de l’Empire qui se transformait en République, emportant avec  lui les restes fumants d’un culte agonisant. La planète de ce nouveau Seigneur Noir devint la terre d’exil de ceux restés fidèles à l’Empire Sith et on érigea rapidement les « Vestiges de l’Empire ». Kovarn rêvait d’un nouvel âge d’or, et berné par ses illusions il vint à se prétendre Empereur …

                          L’ennemi était affaibli et rassemblé sur une seule position. Et alors que l’Ordre s’essayait à penser ses blessures, Cypher avait convaincu Kashyyyk de lancer son armada sur la planète Impériale. C’était le coup de grâce, la destruction finale : on égorgeait la poule après avoir détruit son poulailler, ses œufs et ses graines ! La succession devait prendre fin aujourd’hui. Et pour être certain que le triomphe soit total, que l’on réduisait en charpie non pas l’Ordre, mais aussi son devenir, Cypher s’apprêtait à piller les miettes de sa culture et de son savoir !

                          Et ainsi on mandatait Will pour cette ultime besogne. On allait confisquer les derniers fragments de savoir conservés par les Siths ! L’objectif était bien de s’emparer de toute la connaissance restant au temple et de l’écarter à tout jamais de ces faux frères : prendre les parchemins, les datapads, les holocrons … Tout ce qui avait échappé une première fois aux griffes acérées de Cypher lors de l’attaque du temple de Kashyyyk allait maintenant devenir sien ! L’Ordre avait perdu …


                          HRP#1 : Pour cause d'absence (Ace : joueur de Kashyyyk), une ellipse sera utilisée dans le prochain post de la Coalition (CSI - Kashyyyk) pour conclure l'Opération Chatbite sans altérer le RP.

                          HRP#2 : Un second RP "Slice" sera posté à ce moment là et reviendra sur l'historique de l'Ordre Sith. Ce sera une manière de raconter subjectivement les évènements qui ont menés à ce RP. Le post racontera des débuts de l'Ordre jusqu'à sa fin.
                           
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                          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                            Le ChroniqueurL Hors-ligne
                            Le Chroniqueur
                            a écrit sur dernière édition par
                            #31

                            Post n°29
                            Auteur : Super PNJ

                            Y’aurait-il encore des gens pour prétendre que la Confédération n’avait jamais rien fait ? Pour douter de sa place dans l’échiquier galactique ? Entendrait-ton encore ces négationnistes : refusant d’admettre que l’histoire était largement écrite par les actes de cette glorieuse nation ?!

                            Taris, Korriban, la sécession du Sénat, Bastion et Cathar … Toutes ces dates, tous ces évènements n’avaient qu’une seule origine : la C.S.I. Car qu’elle le veuille ou non, la Galaxie devait compter avec la présence Séparatistes ! Et puisque personne ne protégeait les planètes non alignées avec objectivité, on avait consentit à assumer temporairement le rôle de « gendarme de la Galaxie ».

                            Et ainsi la C.S.I n’était exempte d’aucun grand fait médiatique depuis ces derniers mois. Elle était partout ! Et si cette omniprésence attisait la colère de certain, elle rassurait les autres puisqu’elle mettait fin à aux politiques expansionnistes débutées depuis l’époque de G.Man. La Confédération l’avait annoncée : elle ne laisserait plus rien passer. De l’atteinte à ses intérêts où à la souveraineté nationale de nations indépendantes, ceux qui agissaient à l’encontre de sa ligne de conduite étaient châtiés avec sévérité !

                            Aujourd’hui la « justice Confédérée » mettait fin à une époque de terreur : l’Ordre Sith et l’Empire Sith disparaissaient une nouvelle fois dans les limbes de l’histoire !

                            C’est ainsi qu’après plusieurs heures de discussions et de débats, la table des négociations avait été finalement vidée. Sur place, il ne restait plus que les principaux membres de la Coalition, contemplant leur œuvre depuis les hauteurs. Ces hommes et femmes venaient d’écrire l’histoire : une page supplémentaire vaillamment remplie par la plume Séparatiste. L’invasion d’une planète était un spectacle aussi beau que terrifiant. Farouchement protégé par des troupes d’élites, ces gens-là admiraient des centaines de milliers d’hommes et de droïdes, grouillant dans les airs et sur terre, et qui s’afféraient à soumettre l’ennemi à leur propre volonté. La vue d’une e telle chose glaçait le sang d’effroi tout autant qu’elles attiraient une curiosité malsaine.

                            La soumission d’une planète toute entière, aussi petite soit-elle, mettait en œuvre tout le génie dont étaient capable les êtres pensants. On avait construit d’immenses navires pour explorer et se mouvoir dans la Galaxie, mais quel que soit le peuple concerné, la vocation première de ses vaisseaux revenait insatiablement à transporter des hommes et du matériel pour guerroyer et asservir ses voisins …

                            Quoi qu’il en soit ce n’était pas tous les jours que l’on obtenait une victoire aussi aisée. Et pourtant, malgré toutes les congratulations, celle-ci ne laissait qu’un goût amer dans la bouche du Colonel en charge de l’opération. Brouzouf le savait bien : à vaincre sans péril on triomphe sans gloire !

                            L’officier s’était séparé de ses convives et il contemplait en silence le soleil de Cathar se coucher. Les vastes plaines qui s’étendaient devant lui tombaient doucement dans la pénombre. Cette obscurité croissante s’étendait tel un linceul recouvrant le pays. Ce matin encore le soleil de ce système s’était levé sur un Empire, à présent il se couchait sur une nation détruite …

                            D’où il était, l’imposant personnage voyait distinctement courir de longues rangées d’hommes désœuvrés. Et malgré la distance, Brouzouf saisissait toute l’intensité des sentiments de cette plèbe devenue apatride. En ce moment même ces gens-là apprenaient le funeste destin de leur nation … Par humanisme, on avait laissé à Boomer le soin d’annoncer à ses compagnons les conclusions de cette infructueuse négociation. Et voilà que ce clone en était réduit à conter à ses semblables l’inébranlable vérité : passé cette nuit l’Empire « Sith » ne serait plus.

                            A avoir combattu physiquement et idéologiquement ces gens durant tant d’année, leur ultime défaite laissait pantois tous les belligérants. Les amis sont rares dans la Galaxie, mais les meilleurs ennemis le sont tout autant … L’Empire avait été un adversaire à la hauteur de la Confédération. Le vide qu’il laissait à présent se comblait de doutes : quelle forme prendrait la nouvelle menace visant la nation Confédérée ?! A cette question on n’avait pas encore de réponse, mais déjà le DSP était sur le coup, préparant en silence la plus sordide des alliances.

                            La Miraluka qui avait accompagné le Kreevaki sur Korriban s’avança doucement jusqu’à lui. Elle faisait partie de la suite de l’officier et elle avait aussi assistée à son triomphe sur Cathar. Enroulée dans une toge traditionnelle, elle restait calme mais son attitude trahissait un certain malaise. D’un signe de tête Brouzouf l’invita à le rejoindre. La femme vint à son niveau et tourna sa tête dans sa direction. Le bandeau qui couvrait son visage troublait beaucoup d’humains, mais ce n’était pas le cas de l’extraterrestre. A la différence de l’Empire, la C.S.I c’était fondée non pas autour du dictat des humains, mais des multitudes de races qui composaient son collectif. Si la Miraluka ne possédait pas d’yeux pour exprimer ses émotions, les traits de ses joues et la froideur de sa bouche laissaient présager son avis sur la situation actuelle. Serrant des dents elle dit tristement :


                            « - Votre paix sera la mort de leur nation. »


                            Brouzouf ne se retourna même pas. Ses tentacules se contractèrent un instant avant de se laisser choir. Au fond de lui-même il avait espéré que les Impériaux agissent différemment. Sachant l’ennemi affaiblit, la C.S.I c’était montré bien plus clémente qu’à l’ordinaire. On avait tenté de faire fi du passé et de leur permettre de survivre en tant que nation. L’idéologie Impériale avait eu l’occasion de survivre dans sa propre administration. Sous couvert de conditions non négociables on leur avait ainsi proposé les prémices d’une alliance alors même que ces hommes étaient responsables des exactions de Bastion ...

                            Tournant leurs yeux vers le futur, les Séparatistes avaient donné cette chance aux Impériaux. C’était la même chance que les vestiges n’avaient pas laissé aux émissaires désarmés qu’ils avaient massacrés dans l’ambassade ! Et alors qu’ils avaient la possibilité d’échapper à l’annihilation, ces derniers l’avaient refusée ! Maintenant il ne le leur restait plus qu’à assumer cette décision dont ils étaient les seuls responsables !

                            Ce que Brouzouf ne comprenait pas : c’était cette obstination … La sauvegarde du collectif était l’idéologie prépondérante chez les Séparatistes. Chez les Impériaux c’était littéralement l’inverse : le sacrifice de leur collectif était moins important que la survie même de leur idéologie. Ainsi allait le monde : deux civilisations opposées ne se comprenant pas, et malgré toutes les tentatives de communications, la survie de l’une ne pouvait aller qu’avec la destruction de l’autre. Le Kreevaki souffla comme pour expier sa culpabilité. Même pour ce militaire de carrière l’acte de détruire une nation n’était pas une chose commune, ni même aisée. Il se contenta de renchérir simplement :


                            « Si vis pacem, para bellum … »


                            En l’état actuel, faute d’une vraie volonté Impériale en faveur de la paix, seule la destruction de l’Empire réglait définitivement le problème. Bastion était vengée et la nation Impériale défaite. Cette destruction de l’administration ennemie était la véritable victoire. Elle mettait fin au conflit qui existait entre deux nations depuis bien trop longtemps. Car il n’y a pas de victoire si elle ne met pas fin à la guerre.

                            Brouzouf désigna les étoiles à sa camarade. La Galaxie était vaste. Il y avait là tant d’endroits hors de la portée immédiate de son armada … Tant de planètes, tant de stations spatiales où échapper à la fureur des Confédérés … Son œuvre n’était pas achevé tant que Kovarn perdurerait. Le Consulat voulait la tête de  cet homme. Malheureusement il n’était plus sur Cathar, la rumeur était fondée : ce lâche c’était enfui en abandonnant sa propre planète. Ce Seigneur Noir sévissait encore quelque part dans cette tapisserie nocturne. Depuis les étoiles il narguait le Kreevaki …


                            « - Tant que Kovarn vivra nous serrons en guerre … »

                            La Miraluka ne dit rien, elle le savait : il n’y avait rien à ajouter. Une barge débarquement les survola dans un vrombissement de moteur. L’appareil tira définitivement Brouzouf de ses rêveries. L’officier serra ses tentacules et rabaissa sa tête. Les rancœurs étaient tenaces et comme le prouvait cette intervention sur Cathar : la Confédération n’était pas du genre à abandonner. Elle mettrait le temps et les moyens qu’il faudrait mais au final le responsable de Bastion serait châtié.

                            L’invasion qui se déroulait ici-bas n’était pas uniquement motivée par la seule attaque de Bastion. Elle faisait écho à une chose bien plus lointaine : une rancœur profonde dévolue à l’égard des Siths. Gelmir était l’un des seuls protagoniste extérieur à la Confédération à pouvoir comprendre en quoi Cathar était stratégique pour les Confédérés. En réduisant en cendre l’Ordre Sith on s’efforçait de laver l’affront fait par ces derniers. La trahison de l’Omega à l’encontre de la C.S.I était ainsi vengée. L’Empire Sith était maintenant une époque révolue et ses vestiges partaient avec lui.

                            Une des premières mesures post négociations avait été de séparer les Siths des Impériaux. La chose avait été aisée puisque ces derniers s’étaient rassemblés par groupe sous la direction de Boomer lors de l’arrivée de la Coalition. Outre quelques évènements isolés ci et là, tout c’était passé sans encombre. Mais si on ne se laissait pas aller à des exactions sur les prisonniers, on ne faisait pas non plus acte de clémence avec les encapuchonnés. Les Séparatistes étaient rudes avec les Siths. Bousculés et malmenés on les emmenait de force dans des charters en direction de coordonnées inconnues. Les Impériaux, eux, étaient rassemblés en groupe sur la planète. Des camps d’internement en préfabriqué avaient étés montés avant que la nuit ne tombe.

                            Certains Impériaux, en majeure partie les officiers, étaient emmenés pour interrogatoires. Nombreux étaient ceux à revenir quelques heures après, parfois le visage tuméfié. D’autres ne réapparaissaient pas : transférés sur d’autres campements. Quoi qu’il en soit la C.S.I s’efforçait de rester exemplaire. Les directives données aux soldats étaient claires : les Impériaux étaient des prisonniers de Guerre et jouissaient de ce statut. Outre quelques coups lors d’échanges musclés et le fait que les interrogatoires cherchaient à obtenir bien plus que le nom, la date de naissance, le grade et le numéro d’identité militaire, on n’avait pas recours à la torture (au moins officiellement). Les Confédérés s’imposaient de traiter leurs adversaires de manière humaine, et ceci de leur capture jusqu’à leur libération ou rapatriement. C’était l’engagement qu’avait donné Brouzouf à Boomer. Ce dernier, lui aussi questionné dans un camp d’internement, avait pu en être témoin !

                            La C.S.I n’avait qu’une parole : pour le bien mais aussi pour le pire. De son côté le DCRS avaient commencé son travail d’études des données collectées. Toutes les archives d’une nation étaient à présents à la merci des services de renseignement Séparatiste. On allait scrupuleusement tout étudier mais pour l’heure la priorité était d’identifier les positions ennemies extérieures à Cathar ainsi que la responsabilité des soldats dépêchés sur Bastion. Au fur et à mesure des interrogatoires et de l’étude des fichiers, des militaires reconnus coupables ou complices des exactions de Bastions étaient emmenés. La C.S.I faisait ainsi le tri entre ceux qui s’étaient rendus coupables de crime de guerre sur la planète et ceux qui qui avaient certes participés aux opérations militaires de Bastion mais qui n’avaient pas ouverts le feu sur des civils ou du personnel non militaire.

                            Ce travail d’agences de renseignement se faisait en parallèle des activités de Kashyyyk qui veillait aux mêmes procédures. C’était dans l’intérêt commun des nations formant cette Coalition que de rendre justice pour les crimes commis par leurs ennemis. Kashyyyk c’était montré relativement exigeante dans ses demandes. L’Amiral Wookie avait en effet exigé à ce que les comptes de l’Ordre Sith soient transférés à sa planète en gage de dédommagement pour les préjudices subis (l’affaire du détournement d’argent de l’Omega et pour l’attaque de Kashyyyk attribuée à Kovarn).
                            Plus que ça, c’était la majeure partie des possessions directes de l’Ordre qui avaient étés réclamées : y compris les vaisseaux. Soucieuse de ne pas se froisser cet allié providentiel, la C.S.I avait consentir à laisser ces biens choir en des mains Kashyyykiennes. On prit bien soin de présenter la chose comme dédommagement et non pas comme un véritable pillage. Et ainsi les conseils avisés de Lucien Nidler se concrétisaient !

                            Pour se faire les Séparatistes avaient porté un support et un soutien arrière aux opérations de l’ANK visant les propriétés et positions de l’Ordre Sith. Le bâtiment qui faisait office de temple avait été la cible d’une résistance farouche mais les troupes dépêchées par Kashyyyk et les prestataires sous contrats (à comprendre les privés sous contrat du genre de Lord Willem) étaient parvenus à en prendre possessions. Certains fidèles avaient détruits certains holocrons mais le reste avait été capturé par les équipes. Et alors que Kashyyyk se chargeait de récupérer les biens officiellement stipulés dans les manifestes Kashyyykiens (données des comptes en banque, bijoux, vaisseaux), les agents de Dee qui n’étaient pas à proprement parlé lié à Kashyyyk, se chargeaient d’accomplir les besognes réclamées par Lucien Nidler. On pillait en secret les reliques et les holocrons. Ce qui restait du patrimoine Sith était doucement en train de disparaître officiellement des registres et venir remplir une collection « privée ». Le savoir de l’Ordre disparaissait avec lui !

                            Le palais de Cathar était aussi sous contrôle et la majeure partie des possessions sécurisées. Argent et possessions physique sous clef. Les statues de Kovarn et les drapeaux Siths étaient brûlés. Les fanions Impériaux mis en berne. Partout fleurissaient les étendards de la Coalition : Kashyyyk et C.S.I.

                            Soudain les senseurs de la flotte Séparatiste s’affolèrent : deux vaisseaux de lignes Impériaux venaient de rentrer dans l’espace de Cathar. L’armada de la Coalition se prépara à une confrontation spatiale. Plusieurs appareils virent se mettre en position d’interception tandis qu’on ordonnait à des Destroyer Providences de lâcher la chasse ! Pourtant les deux appareils n’essayèrent pas de fuir. Recalculer une trajectoire correcte vers un nouveau point de saut était une manœuvre trop longue et assurerait pour sûr leur destruction. Ils se conformèrent alors aux directives : aussi incroyable que cela puisse paraitre les deux vaisseaux coupèrent leur moteur et se laissèrent doucement guidés jusqu’à la terre ferme. La Coalition n’y croyait pas …

                            Mais l’acceptation de la défaite des Impériaux ne voulait pas pour autant dire que les loyalistes fanatiques à Kovarn avaient baissés les armes. Au loin vrombissaient encore d’assourdissantes explosions, suivies de flashs aveuglants. Ces échanges de tirs épars  rappelaient que les combats étaient loin d’être finis. Là-bas, en quelques positions, on continuait à tenir tête à la Coalition.

                            Des vautours droïdes passaient en rase motte au-dessus des vaincu et piquaient sur les positions ennemies. Les bombes au baradium explosaient dans un fracas de tôle avant que ne reprenne les tirs d’armes automatiques. L’obscurité changeait la nature des combats et il devenait plus difficile de faire la distinction entre des civils et des insurgés. Les loyalistes Cathari de Kovarn s’étaient lancés dans une tactique d’harcèlement et de guérilla. Ils pratiquaient la terreur sur les populations des villages qui se montraient ouverte envers les Sépratistes et on avait eu vent de plusieurs charniers sur des civils …

                            Plusieurs régions étaient encore sous leur contrôle. Les pro-Impériaux s’étaient recentrés sur des positions urbaine ou difficiles d’accès et profitaient de la population comme d’un bouclier. La Confédération avait préférée cesser ses bombardements massifs sur ces positions afin d’éviter des dommages collatéraux. Cette politique était nouvelle dans les mœurs Confédérés : elle datait de Taris.

                            Brouzouf fit volte-face et tourna le dos à ces combats. Le Kreevaki s’en alla rejoindre ses comparses regroupés non loin de la table. Autour de ce meuble en kit on avait débattu du devenir de l’Empire et de l’Ordre Sith durant toute la journée. Les conclusions avaient étés sans surprise : l’Ordre Sith était physiquement détruit, ses biens pris par Kashyyyk et ses membres capturés. L’administration Impériale avait été investies par l’autorité Séparatiste, on décortiquait toutes les archives, tous les dossiers … Les militaires étaient mis aux arrêts et internés à même la planète. Les biens et possessions de l’Empire étaient « sous clef », y compris les vaisseaux. Quant à Cathar : on assurait son protectorat par la Coalition « C.S.I-Kashyyy » en prévision d’une élection libre dans les temps à venir …

                            L’officier serra la main de l’Amiral de l’ANK en le félicitant pour la rapidité avec laquelle ses hommes avaient enfoncées des positions stratégiques tenues par des loyalistes de Kovarn. Dans les jours à venir l’Opération Chatbite allait se lancer dans une nouvelle phase de pacification : la sécurisation de la région et la lutte contre la guérilla. Les militaires s’afféraient déjà à planifier les positions à venir des FOB qu’installerait la coalition afin de surveiller les régions sous contrôle.

                            Une bonne partie de ces gens s’éclipsaient après avoir félicité Brouzouf. Ils remontaient les uns après les autres dans leurs navettes et leurs vaisseaux, bien content de quitter le sol de cette planète et le risque d’un attentat ou d’une attaque. Le Kreevaki était quant à lui plus calme et moins paranoïaque que ses voisins : il savait considérer l’instant présent et prendre les risques quand cela était nécessaire. Sa prise de Cathar sans effusion de sang en était l’exemple : Brouzouf avait joué au poker et il avait une nouvelle fois gagné. C’était par ce Colonel qu’avait été détruit le vaisseau de ligne de Valiant sur Korriban et que ses troupes d’élites avaient étés capturées. Et c’était encore sous ses ordres que l’Empire et les Siths mettaient genou en terre devant la C.S.I. Et malgré ce palmarès son seul souci restait l’échec personnel de sa mission : Kovarn était toujours vivant ... Pour sûr que c’était un officier compétent !

                            Gelmir était lui aussi en train de prendre congé. L’ancien Général et Gouverneur de la Confédération n’était pas considéré comme ennemi de la C.S.I, c’était même le contraire. Suite à sa demande on l’avait autorisé à repartir après lui avoir posé quelques questions sur ses relations avec l’Empire et les Siths. On obtint le même son de cloche que ce qu’il avait énoncé en début de journée lorsqu’il avait pris la parole à la table des négociations. Alors qu’ils se séparaient Brouzouf avait toutefois insisté à s’entrainer un instant avec lui.

                            Le Colonel indiqua à Gelmir qu’il comprenait sa décision de ne pas reprendre l’Ordre Sith mais qu’il en était attristé. La culture Sith n’avait pas mauvais fond, c’était ce qu’on avait fait de l’Ordre qui avait été le problème … Quoi qu’il en soit le Kreevaki insista sur le fait que le Zabrack comptait toujours pour la Confédération et qu’il espérait que l’amitié que la C.S.I lui portait était toujours réciproque. C’était une manière polie de lui indiquer que s’il avait à faire des choix entre les intérêts Séparatistes et des positions Siths, on apprécierait qu’il se souvienne d’où il venait … Les soutien Séparatistes n’étaient pas nombreux dans cette Galaxie et on espérait compter sur Gelmir. Brouzouf avait un véritable respect pour cet ancien Général et après quelques banalités il ne le retint pas plus longtemps. Pour sûr leurs traces se recroiseraient un jour.

                            Alors que le Kreevaki regardait cet ancien mentor disparaître vers une destination inconnue, un de ses subalternes vint le retrouver. Il était en âge, un datapad à la main.


                            « - Colonel, l’Etat-Major m’a demandé de vous informer que les Républicains sont en train de prendre position concernant Cathar. Les informations sont assez vague mais le message semble aller dans le sens qu’ils nous soutiennent mais qu’ils vont demander à envoyer des observateurs. »


                            « - Ce n’est pas étonnant … Nous avons mis les pieds dans un beau merdier alors que c’était à eux d’y aller ! Ils doivent s'en réjouir ! La République n’a pas eu le courage de régler la question Impériale alors que Kovarn avait menacé ses institutions … Quoi qu’il en soit nous ne sommes pas ici pour envahir une planète du tiers monde ! Nous avons bougé parce que personne d’autre n’a eu le cran d’agir ! Annoncez que nous serrons heureux de compter non pas uniquement sur la présence d’observateurs Républicains, mais d’une participation militaire du Sénat à la force de maintien de la paix que nous avons déployée sur Cathar. »


                            C’était l’ultime coup de poker de la CSI : un bras tendu à l’égard des Républicains. C’était aussi un moyen de tester ces « nouveaux partenaires » : allaient-ils seulement condamner et rester dans un rôle d’observateur ou allaient-ils devenir des acteurs de ces évènements visant la sauvegarde de l’équilibre Galactique ?! Allaient-ils réellement se bouger et utiliser leur flotte pour de vraies missions de paix où resteraient-ils dans un rôle purement figuratif ?! Mais la C.S.I avait une autre idée en invitant les Républicains à mettre la main à la patte : on cherchait un moyen de partager le fardeau que représentaient cette centaine de millier de prisonniers …

                            Et ainsi il ne restait ici que les vainqueurs. Il ne faisait pas bon d’être du côté des vaincus. Le responsable des Siths avait été emmené avec ses camarades, quant à Boomer il avait été interné dans un des camps établis sur la planète. Restait encore Stella, a présent maintenue par deux gamoréens de grande taille. Le Kreevaki rejoignit la Sith et la fixa de ses grands yeux.

                            « - Il aurait été préférable que le Général Boomer consente à notre proposition et vous tue …
                            Sa voix sifflait, comme s’il peinait à lui parler. En tuant Chatbite sur Bastion vous avez condamné les Vestiges de l’Empire … Ses tentacules s’enroulèrent autour du visage de la novice, serrant avec force cet être aussi fragile que dangereux. Il lui tourna la tête en direction de l’horizon, la nuit s’était maintenant levée. Contemplez cette nation a genou, contemplez les ruines fumants de l’Empire et de l’Ordre Sith, contemplez ce chaos : c’est votre œuvre !! Au loin les flashs des explosions déchiraient le ciel nocturne de Cathar. La Guerre … C’était étrange à quel point la même chose pouvait paraitre si différent en fonction du point de vue. En ce jour la novice n’était pas du côté les assaillants comme elle l’avait été sur Bastion. Elle était désarmée et du côté de ceux qui n’étaient que spectateur, simple victime de la barbarie d’un assaillant venu du ciel. Les rôles étaient inversés ! Cette planète qui avait accueilli Stella était maintenant envahie par sa seule faute : l’attaque de l’ambassade et le meurtre de Chatbite avait été de son fait. Elle seule tirait la responsabilité de ces évènements. L’Empire est nôtre, l’Ordre Sith plus qu’un souvenir … Enfin Brouzouf lâcha son emprise sur l’apprentie. Ses tentacules frétillèrent un instant près de son visage et se retirèrent. Il la regarda un dernier instant avant de conclure : je vais être aussi clément que vous le fûtes pour mes compatriotes … C’est ici que nos routes se séparent Sith … »

                            Stella put alors entendre la voix stridente du Kreevaki ordonner à voix basse à un de ces geôliers  de l’exécuter discrètement. Un Gamoréen acquiesça et donna un coup de grosse en plein visage de la prisonnière. On l’emmena ensuite en contrebas, vers une zone abritée par quelques hauts rochers … C’était l’endroit idéal pour régler cette affaire. Brouzouf regarda quelques instants le corps inerte de Stella qui était tiré par ses deux brutes avant de remonter à son tour dans sa navette. Il n’aurait qu’a annoncer à ses supérieurs que la Sith s’était enfuis et avait été abattue dans sa fuite. Au moins ses frères Séparatistes seraient vengés !

                            Hrp : Seconde partie relative à l'Ordre Sith : chronologie et futur; +Gelmir; +Stella : correction des fautes à faire. Disponible demain matin.

                            Spoiler : Spoiler

                            Mufus

                             
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                              Auteur : Slice

                              L’Ordre Séculaire des Siths n’était plus.

                              Pour les nouveaux, cet évènement concluait la chute d’une institution en décrépitude, dont on ne connaissait que de vieilles rumeurs sur ce qu’elle avait été jadis. Car avec le temps il est de nombreuses histoires de ce Forum qui sont tombées dans l’oubli, et celle que je vais vous conter dans ces lignes prend ses racines au commencement même de notre RPG.

                              La fin de l’Ordre ne signifiait pas la fin des Siths : seulement la conclusion d’un cycle et le début d’un nouveau. Avec la disparition de cette caste, l’enseignement obscur n’était plus diligenté par une seule institution. La chaire s’ouvrait à des cultes épars, héritiers directs ou indirects de ce savoir. Mais pour débuter ce nouveau cycle encore fallait-il avoir conscience de ce que l’Ordre avait été et de ce qu’il avait transmis à ses héritiers.

                              Ainsi nous devons nous en aller au début de son histoire. Laissez-moi donc vous narrer l’incroyable épopée de l’Ordre Sith : de son retour, sa vengeance, son Empire … jusqu’à son oblitération. Ces anciennes annales furent écrites à plusieurs, au fur et à mesure que notre Forum a perduré. Ce qui va suivre dévoile dans les grandes lignes la biographie de ce camp, mais ce sera à vous : lecteurs, d’en écrire les prochaines pages ! Le retour des Siths prit racine dans les cendres, car tel le phénix ils étaient ressortis de l’abîme où on les avait cru perdus ... Je ne doute pas un instant qu’il en sera de même dans les temps à venir.

                              Les Siths ?! Nombreux sont ceux à se figurer ces sensitifs par un imaginaire grossier où se mélangent les concepts de « mal », de « toute puissance » et d’ « Empereur ». C’est une erreur récurrente où l’on présente ces gens comme des « gros cons violents et stéréotypés ». Car celui qui rapproche irrémédiablement les notions de « Sith » et d’ « Empire » est un néophyte dont l’absence de culture et de finesse dans les arts sombres laisse déjà présager le faible conscient intellectuel …

                              Il est peu de chose acquises au sujet des anciens Seigneurs Noirs mis à part le fait qu’ils furent autrefois des jedis déchus, tombés en disgrâce et forcés à l’exil. Car l’origine des Siths repose bien sur le parjure : ils étaient frères jurés et avaient rompus leurs vœux ! Le dogme avait ainsi été brisé. Alors que l’Ordre Jedi prêchait la « lumière » et que ses disciples s’engageaient à n’user de leur art que pour aider autrui, ces renégats avaient commis le crime de s’aventurer dans les voies sombre et d’user de leurs pouvoirs pour arriver à leurs propres fins ... L’apostasie eut raison d’eux et l’exode de ces expatriés anime encore de nos jours une multitude de légendes.

                              L’exil affirma leur volonté. A parcourir tant de lieux, à rencontrer tant de civilisations, tant de cultures, ils en devinrent plus fort ! Les codes de l’Ordre Jedi qui autrefois bridaient leur savoir étaient maintenant du passé et ils pouvaient concevoir la force dans son ensemble.

                              Et c’est ainsi qu’en des temps anciens, à des millénaires de nos société actuelles, certains de ses exilés battirent des Empire. Il reste encore de nombreux mondes où la terre est marquée de bâtisses anciennes construites par ces alleux. Quoi qu’il en soit l’opposition avec les Jedis et à la République causa officiellement leur perte.

                              Au fil des siècles on finit par penser que les Siths s’étaient éteints. Cet espoir devint une vérité immuable aux yeux du Conseil Jedi. L’Ordre Jedi pouvait dès l’or se targuer de prendre l’ascendant sur les terres Républicaines et extérieures. Et pourtant les Siths n’étaient pas morts ! Des adeptes s’étaient patiemment tapis dans l’ombre. Une rancœur immuable s’était ainsi transmise de générations en générations, avec l’espoir sous-jacent qu’un jour ils obtiendraient vengeance !

                              Et un jour cette vengeance fût prédite par l’innomé : « Darth Sans Nom » … C’était de cet être oublié par le temps que s’étaient lentement étendues les ramifications d’un Ordre nouveau. L’histoire de « Sans Nom » est encore peu connue au sein de l’Ordre et elle ne fût découverte que par quelques-uns, cherchant leur salut dans les archives du temple … « Sans nom » avait prophétisé l’époque à laquelle nous vivons et les évènements qui s’y déroulèrent … Et plus qu’une simple prophétie, il fût à l’origine de la création du nouvel « Ordre Sith », sur la base des alleux mais abandonnant la règle de deux (un maître & un apprenti) pour en prendre trois sous son aile.

                              L’histoire de sans nom et de ses trois disciples et une autre légende, mais ces remous sont à l’origine des cultes que nous connaissons aujourd’hui. Il recréa de ses mains l’Ordre que nous connaissons aujourd’hui et ses après une division interne, son seul fidèle disciple continua l’œuvre de son maître. Quoi qu’il en soit, son Ordre perdura et c’est de par son héritage que les Siths firent leur retour dans la vie publique !

                              A cette époque le Seigneur Noir de l’ordre se nommait Dark Sharok. Sa première action officielle fut d’associer les sabres des Siths aux côtés des Confédérés. La République venait en effet de se diviser et un conflit armé était en train de débuter. S’alliant aux Séparatistes dans leur lutte contre la République, les Siths s’opposaient une nouvelle fois aux responsables de leur propre chute ! La « Guerre Noire », la « Guerre des Clones » où plus couramment appelé la « Grande Guerre » venait de commencer …

                              La Grande Guerre ?! En une époque où la fureur des hommes s’en était allée à son paroxysme le destin de l’Orde Séculaire des Sith avait changé à tout jamais.  La « Grande Guerre » avait été le plus violent conflit moderne. Les Seigneurs Noirs s’y succédèrent, Sharok compris, jusqu’à ce qu’une figure sorte du lot et fasse trembler les Jedis du temple : il s’agissait de Dark Mos. Ancien apprenti de Dark Sharok, Mos était un Zabrack aussi puissant que malfaisant ! Mos appris aux Républicains à craindre le nom des Siths lorsque ses sbires s’abattirent sur les colonies et massacrèrent les civils … Une de ces plus macabres incursions fût probablement le massacre des Gungans sur Naboo, qui est encore de nos jours une affaire taboue que l’on évoque du bout des lèvres !

                              Et plus le conflit durait, plus il s’enlisait dans une boucherie chronique. La République condamna le plus sévèrement possible ces atrocités et les Jedis se lancèrent dans une véritable inquisition ! Même pour les Siths les charniers devinrent difficiles à tenir ...

                              Plus les jours passaient et plus la cause des uns et des autres faisait écho à l’aspiration des peuples. Les rangs des Siths tout comme ceux des Jedis se gorgeaient de nouvelles recrues. Bien qu’effrayant par sa nature, l’Ordre Sith faisait écho à tous les sensitifs qui souhaitaient maîtriser la force sans les contraintes imposées par l’Ordre Jedi. Et ainsi les antiques savoirs obscurs de l’Ordre Sith, cumulés durant des générations sous la bannière de « sans nom », furent initiés en masse à ces nouveaux adeptes. Mais dans ces temps de guerre, la relation maître-apprentie n’était plus la finalité de la formation. On formait des guerriers, non pas une génération vouée à renouer avec les exploits des alleux !

                              Le conflit dura ainsi jusqu’au jour où Mos abandonna à son tour les siens. Ce fût Dark Crow qui en prit la régence. Crow était un de ses plus habiles disciples, aussi bon en politique que puissant à l’épée. Ce dernier préfigurait une nouvelle ère chez les Siths : ceux qui utilisaient leur tête et non pas uniquement la force physique. Il était membre du Conseil Séparatiste et se faisant il parvint aisément à renforcer l’alliance qui les liaient aux Confédérés. Ce nouveau Seigneur avait bien des casquettes, car si dans l’ombre il dirigeait ses frères et la C.S.I, dans la vie publique c’était un valeureux Républicain : le Sénateur de Dantooine Jinn Fear !

                              Officiellement le Sénateur Fear était de loin le Sénateur à avoir les meilleures relations avec les Jedis ! Il c’était même pris d’amitié avec Nogash : le Grand Maître de l’Ordre. Mais les Maîtres ignoraient que l’homme qui mangeait parfois à leur table était en réalité leur plus grand ennemi : le Seigneur Crow en personne …

                              Jouant habilement de son double jeu, Crow renforça son emprise en terre Républicaine et Séparatiste. Membre initiateur de la mouvance Démocrate, Jinn Fear soutint G.man dans sa candidature à la chancellerie. Lorsque ce dernier remporta les élections et instaura l’Empire Démocrate, le Sénateur de Dantooine en devint le Premier Secrétaire, (le deuxième poste le plus prestigieux de la nation) … De l’autre Crow préparait l’acte final de la pièce : l’ultime bataille visant à venger les siens ! Les années de débâcles allaient être vengées ! L’alliance passée avec les Confédérées en était devenue que plus puissante et après avoir poussé les défenses Impériales sur Kamino et Dantooine à l’aide d’un habile stratagème, les forces cumulées de l’Ordre Sith et de la C.S.I fondirent sur Coruscant !

                              La Grande Bataille de Coruscant avait débutée ! Profitant de la surprise de l’assaut, les Siths s’élancèrent sur le Temple Jedi et ils se livrèrent à un véritable massacre. Ce jour aurait pu marquer la fin définitivement de l’Ordre Jedi si quelques temps avant le Maître Rylen Korr n’était pas parti en exil de Coruscant avec de nombreux frères et sœurs de l’Ordre qui s’étaient refusés à l’avènement de l’Empire. Quoi qu’il en soit, Crow vainquit Nogash dans un combat singulier et il le captura ! La défaite Jedi était totale, son temple était en ruine, son Grand Maître était déchu …
                               
                              Mais s’il était à l’origine du triomphe des Siths, Coruscant marqua aussi le début de la division ! Un des comparses du Seigneur Noir se nommait l’Omega, et s’il ne possédait pas officiellement le titre de Seigneur, il n’en restait pas moins un grand Sith qui tint seul en respect  jusqu’à trois maîtres jedis dans un même combat. L’Omega, tout comme Bens, avait fait ses armes à la même période que Crow et il ne comptait pas rester en retrait dans la hiérarchie de l’Ordre. S’il était venu en ce temple ce n’était pas uniquement pour défaire ses ennemis héréditaires : seule une motivation personnelle guidait ses actes. Et alors que les enfers se déversaient sur le temple Jedi, ce Sith s’en était allé jusqu’à leurs archives et il vola les holocrons interdits : source d’un immense savoir !

                              Le meilleur ami de l’Omega se nommait Slice, il n’égalait en rien ses camarades mais avait une fois inconditionnée dans cette famille qu’était l’Ordre Sith. Il aida son comparse dans son méfait ignorant que dans cet acte il mettait un pas dans la discorde. Car une fois son vaisseau chargé, Omega tua ses camarades et s’enfui avec son butin ! Slice se promit ce jour-ci de venger ses compagnons, tués par celui qu’il avait considéré comme son frère …

                              Quoi qu’il en soit la Grande Guerre avait pris fin de la même manière qu’elle commencée : dans l’hémicycle même du Sénat Galactique. Le choc des deux plus grandes factions de la Galaxie avait donné lieu à un chaos à grande échelle. Même pour les hommes qui avaient connus la barbarie des deux batailles de Dantooine et de Mustafar, l’horreur qui se joua le jour de l’Ultime Bataille de Coruscant fût indescriptible !

                              Et c’est ainsi qu’alors qu’il pleuvait les enfers sur la capitale de ce tout nouvel Empire, le Général Mufus et l’Empereur G.man en vinrent à un cessé le feu. La fin immédiate de ce qui avait été le conflit le plus destructeur de son temps fût réellement idyllique. Certes, l’arrêt des combats avait laissé un sentiment inachevé chez les belligérants et la nouvelle avait été accueillie autant avec amertume que bénédiction. Car si l’esprit était encore farouche, le corps était épuisé, las et meurtri. Les âmes avaient vues plus d’horreur qu’il ne leur en avait été permis, et la raison et le remords prenait des gens saints comme les vieux loups de mer … Mais pourtant on était heureux car l’espoir était revenu.

                              Avec la fin de la Grande Guerre, l’Ordre Sith avait été reconnu en tant que culte. Ses adeptes s’étaient vengés de leurs ennemis héréditaires, et ils profitaient sereinement des clauses de l’armistice qui les dégageaient de toutes responsabilités dans les massacres. La loi faisait bien les choses et l’accord de paix qu’ils avaient signés les ramenaient dans la vie publique. Les Siths avaient leur place dans la Galaxie et une partie des Jedis de Rylen s’était enfuis tels des parias … Les rôles s’étaient inversés !

                              Cette période semblait propice à une paix durable. La Confédération avait déposé les armes. Les Séparatistes avaient consentis à participer à cette œuvre Galactique, et poussé par le Parti Démocrate, l’Empire s’annonçait comme la création d’un avènement historique. Le Général Mufus lui-même avait alors exhorté ses camarades à chérir cet Empire qui se présentait comme le renouveau des relations entre l’Est et l’Ouest ! C’était une période d’apaisement et de rêve. On pansait les blessures et on se mettait à croire en un avenir radieux, même les Jedis Impériaux, qui meurtris par le massacre du temple, avaient quand même signés la paix avec les Sith pour que puisse voir le jour cette paix tant espérée.

                              Et pourtant cette utopie avait été rapidement menacée par un mal insidieux à toutes les sociétés ! L’envie et la jalousie ! L’envie est une bénédiction pour les nations lorsqu’elle mène des grands  hommes à changer les destins de millions d’individus, mais c’est une calamitée lorsqu’elle germe chez les mauvais …

                              La raison de l’Échec de l’Empire Démocrate était venue de l’origine même de la paix : c’était des personnalités fortes qui avaient mis fin au conflit. Sans le vouloir ses hautes figures politiques étaient devenues les garants de cette précaire unité. En se retirant de leurs fonctions et de la vie publique, ses grands hommes avaient laissés les hautes fonctions à la merci des avares et des jaloux. La jalousie des incapables est pire lorsqu’elle devient leur triomphe, car ils vinrent à mettre à mal les fondations de ce qui se voulait un nouvel âge d’or.

                              Il en fut de même pour l’Ordre Sith qui tout entier reposait sur les épaules de Dark Crow ! Cet ancien disciple de Mos était l’homme qui avait redonné au Sith leur image et leur prestance d’antan, il était celui qui avait vengé leurs ancêtres en planifiant et réalisant l’attaque du Temple ! Et pourtant Crow quitta les siens. La guerre ayant pris fin, les Siths étant reconnu comme un culte en tant que tel, le Seigneur Noir abandonna ses frères et transmis les rennes à un de ses comparses. Bien qu’on l’ignorait à cette époque, Jinn avait ouvert les archives et découvert quelques miettes de l’histoire de « sans nom » et de ses trois disciples … Il avait renié l’Ordre et épousé une des anciennes maisons Sith effacée de l’histoire.

                              Étant reconnu officiellement par les principales factions de la galaxie, les Siths pouvaient à présent jouir d’un nouveau statut ! Les années d’oppressions où ils avaient étés obligés de se cacher laissaient à présent place à une reconnaissance publique. L’avenir de l’Ordre s’annonçait radieux mais c’était mal connaître la jalousie des hommes … Car dans l’ombre Omega planifiait son retour : il comptait bien récupérer le siège laissé vacant par Dark Crow. Ayant ouvert les holocrons interdits il devint un des plus puissants Seigneur de son temps ! Fier de son nouveau savoir, il s’enfonça par la suite à la recherche d’une ancienne relique qui lui donnerait à terme l’ascendant sur la Galaxie.

                              Et alors que la menace de l’Omega se faisait grandissante les Siths ne bougeaient pas. Le nouveau Seigneur se refusait à accepter la rumeur et ceux qui tentaient de lui faire entendre raison furent mis à l’écart. C’est ainsi que, sachant pertinemment que le nouveau régent serait assassiné au retour de l’Omega, Slice et 7 de ses compères prirent la lourde décision de faire dissension. Lui aussi avait trouvé dans les archives l’histoire d’un des disciples de sans nom : il s’agissait du second qui se nommait « Cypher » … Conscient qu’au retour de l’Omega l’Ordre tomberait sous son emprise, Slice trahit ses frères avant que l’Omega ne le fasse à son tour !

                              Lui et ses compagnons brulèrent symboliquement le code de l’Ordre et récitèrent celui de Cypher avant de voler les holocrons Siths rassemblés dans le temple de Kashyyyk ! Les parjures venaient de trahir eux aussi leur famille dans l’espoir de sauver sa culture ! Ils avaient reformés l’ancien « Culte de Cypher » en se basant sur les écrits découverts lors de leurs pérégrinations dans les archives. Slice était devenu leur prophète et il avait fait don de la majeure partie des holocrons à l’Empereur de l’Empire Démocrate en échange de sa protection. Le savoir même de l’Ordre Sith lui avait été retiré ! Volé par ces hérétiques !

                              L’Omega revint ensuite sur Kashyyyk. Fort de sa toute nouvelle puissance il occis sans peine le régent de l’Ordre Officiel et se proclama alors son nouveau Seigneur Noir. Nul ne s’opposa à son dictat et il devint le plus tyrannique des Seigneurs Siths qu’on eut connu en ces temps modernes. Il s’en était revenu d’au-delà de la bordure extérieure et ce qu’il avait trouvé le confortait dans la suite à mener ! Ces plans se tournaient naturellement vers le trône Impérial, seule instance pouvant combler son appétit insatiable de pouvoir …  Ce qu’ignorait l’Omega, c’était que l’Empereur avait pris Slice sous sa protection. Lorsqu’il apprit le vol des holocrons il rentra dans une colère noire et il tourna lui aussi toute sa haine vers son ancien ami.

                              Profitant du tumulte dut à l’éclatement de la C.S.I et de la restructuration de l’Empire, l’Omega se lança dans une croisade effrénée contre les gens de Cypher. Ses plans démesurés de conquête du trône Impérial viendraient après l’éradication de ces traîtres et la récupération de ses holocrons. Les holocrons étaient le savoir : ils formaient la base même de la culture et des enseignements Siths que l’on donnait aux initiés. Un Ordre Sith sans savoir était condamné à la décadence ! Ce que Slice avait volé c’était des siècles de connaissance soigneusement collectés par les anciens afin de faire progresser les générations futures. L’Omega se devait de les récupérer pour le futur de son Ordre car s’il était en partie obnubilé par la vengeance, il l’était aussi par le trône Impérial … Ce trône était le seul moyen pour lui de réaliser la plus sordide de ses intentions ! Un Empire Sith …

                              Car dans cette soif de pouvoir l’Omega avait un plan ... Celui qui avait été le compagnon du parjure n’était animé que par sa seule volonté : un projet aussi délirant qu’insensé où se télescopaient utopie irréalisable et renouvellement avec les racines d’un Empire Sith à jamais révolu … Il nommait cela : « le Sentier d’Or ». Après tout ne disait-on pas que l’enfer était pavé de bonnes intentions ?! … Le rêve de l’Omega consistait dans une Galaxie unie autour de ce qu’elle avait de plus précieux : la force. Une galaxie qui ne serait plus qu’un tout. Et bien qu’il ne l’avoua jamais, il y avait une raison à ce projet : la crainte d’une menace qui viendrait de l’extérieur de nos frontières, de l’extérieur du monde connu, de l’extérieur de la galaxie !

                              Et ainsi Omega c’était lancé dans une croisade contre les gens de Cypher. Ces traîtres s’étaient mis en travers de sa route en dérobant les archives et en paieraient le prix ! Le Culte avait finalement été déniché sur Coruscant et on avait massacré ses membres et son prêcheur. Un des novices ayant participé à l’attaque se nommait Kovarn, avec le temps il devint le bras droit de l’Omega et il fût en outre le dernier grand Seigneur Noir de l’Ordre avant sa fin sur Cathar …

                              Le massacre de Cypher fût une réussite et les Siths remirent alors la main sur une partie de leurs holocrons. Ils ignoraient que la majeure partie de ces artefacts était en possession de G.man et qu’une autre partie tout aussi importante avait été cachée dans les piliers du temple des parjures. Omega fît ramener les holocrons trouvés sur Kashyyyk et la tête du « traître » fût plantée sur une pique pour que tous se souviennent de son courroux. Et c’est ainsi qu’auraient pu se terminer l’histoire de Slice Bloodrush puisqu’il avait péri …

                              Les holocrons ramenés au temple, le Seigneur Noir orienta ses pensées vers son véritable but ! Lui aussi avait ouvert les archives et les holocrons mais ce qu’il avait découvert était bien plus important que l’histoire de « sans nom » ! Omega était remonté jusqu’à l’époque des exilés et il avait retrouvé la localisation d’un de leur plus sinistre artefact : la Forge Stellaire. Après maintes pérégrinations il l’avait retrouvé, et c’était fier de cette information qu’il avait repris les rênes de l’Ordre. Lui et ses condisciples la remirent en état de marche et une fois les réparations terminées il disposa d’une formidable usine, laissée par les précurseurs, et lui permettant enfin de construire l’armada nécessaire à son projet !

                              A son retour en terre civilisée il manipula Gelmir sous couvert de fausses promesses et l’aida à renverser l’État-major Séparatiste. Liant la puissance Séparatiste à celle de sa nouvelle armée, il lança une attaque surprise Sith & Confédérée sur Coruscant. Le coup d’état fût aussi osé qu’incroyable et ce Seigneur Noir réussit un coup d’état ! L’Omega s’imposa en tant qu’Empereur et il transforma progressivement l’Empire Démocrate en un Empire Sith. De l’évolution de la république en un Empire, on s’en allait maintenant vers la dérive de la théocratie. Les Siths s’élevèrent plus haut que Jinn les avaient menés ! Le nouvel Empereur se montra sans pitié et il fit massacrer les Jedis Impériaux ! L’Ordre SIth et son despote tyran régnait maintenant sur plus de la moitié de la galaxie !

                              Plus le temps passait et plus l’Omega cristallisait autour de lui une haine féroce. De l’autre côté, plus l’Ordre Sith prenait de l’importance dans l’Empire et plus il se fragilisait. Certes il y avait là maints nouveaux novices qui pouvaient maintenant apprendre les arts sombres et non plus seulement fournir une masse de guerrier, mais à présent l’Ordre perdurait à la vue de tous.  A s’élever aussi haut, l’Ordre était maintenant visible, ce qui représentait une cible de choix. Les rôles avaient changées et c’était maintenant les Siths qui se trouvaient à la place de Jedis et l’Empire qui était les vestiges de la République n’était plus que leur pantin. Les Siths avaient quittés l’obscurité sous Crow et s’étaient allé remplacer le soleil sous l’Omega !

                              Fier de sa toute-puissance l’Empire Sith se lança dans un véritable pogrom à l’égard des Jedis et des autres cultes religieux des sensitifs : un génocide à grande échelle consentit par le Sénat et mis en œuvre par les Siths et la GAI. Mais à se croire l’unique soleil de la galaxie on fin par se brûler …

                              Gelmir n’avait pas été formé par l’Empereur comme il en était question lors de sa collaboration au coup d’Etat. Comprenant qu’on s’était joué de lui, et après des discussions houleuse avec l’Empereur et le Sénat, il fit en sorte que la Confédération reprenne sa puissance d’antan. L’Empire n’avait pas récupéré physiquement les territoires concédés par les Confédérés à la fin de la Grande Guerre. La C.S.I s’en ressaisit et on arriva rapidement à une situation de tension extrême : une guerre froide entre l’Est et l’Ouest …

                              L’Empire se trouva à mal dans cette situation et les mesures pro-Siths que l’Omega s’efforçaient de prendre renforçait la détermination des camps de l’opposition. La cause rebelle mutait doucement et les jedis les rejoignirent eux aussi, bien désireux de faire payer aux Siths leur fourberie ! Et comme cela l’avait été dans le passé, ceux dans l’ombre avaient l’avantage de la discrétion ! Une vengeance se tramait !

                              Et c’est en ce moment de trouble que des Jedis rebelles tombèrent sur un étrange holocron sur Coruscant. L’objet renfermait un esprit Sith qui s’empara du corps d’un Maître Jedi. Cet esprit c’était Slice … Les arts l’avaient transformé et il s’en avait été vaincre la mort. Tous ses compagnons avaient été décimés et son culte détruit ! Animé par la vengeance Bloodrush revint à son temple et récupéra les holocrons cachés dans les colonnes. Lui et son fidèle apprenti, recruté chez les Jedis, lancèrent alors le plan qui se terminait aujourd’hui et qui consistait à infiltrer les rangs de leurs ennemis, de détruire leur temple, voller une nouvelle fois les holocrons important et de détruire les autres et de massacrer tous les novices de sorte à détruire la nouvelle génération Sith.

                              Comme indiqué précédemment, l’opération fût un succès et menée sous la direction de Lucien Nidler, le temple Sith avait été détruit. On avait fait main basse sur les holocrons important qu’Omega avait jadis récupéré et on avait détruit le reste des archives. Toutefois des droïdes étaient parvenus à sauver quelques-uns des holocrons durant l’attaque.

                              Et c’était ces derniers qui restaient encore de nos jours sur Cathar et qu’on venait de dérober : les dernières traces de savoir en possession de l’Ordre ! Peu de pièces à dire vrai, probablement pas plus de quelques dizaines, mais qui représentait les restes d’une course au savoir que Cypher avait remportée. Slice, de son côté, se targuait d’avoir conservé les meilleurs holocrons depuis le jour de son premier vol ! C’était une victoire à tous les niveaux !

                              Mais le grand gagnant de toutes ces péripéties était inconnu des protagonistes ! Car c’était bien Jinn Fear aka Dark Crow qui avait hérité des holocrons confié par Slice à Gman. Mais ça le culte de Cypher l’ignorait … Et en l’instant on pensait avoir le monopole du savoir ancien de la branche principale de l’Ordre. Restait donc à terminer le travail et de retirer de la circulation ceux qui avaient été sauvé par les droides et de faire disparaitre les derniers siths encore vivant dans l’Ordre : c’était ce qui était en train de se passer avec la complicité du Gouverneur Dee et  l’indifférence Séparatiste. Ainsi périssait aux yeux du monde l’Ordre Sith et son savoir !

                              C’est dans cette version allégée de trahisons successives et de rêves détruits que se terminait l’histoire de l’Ordre Sith officiel et que commençait à présent l’époque des cultes alloués à l’obscur. Les Siths étaient revenus aux yeux du public sous Dark Sharok et ils disparaissaient sous Dark Kovarn … L’Opération Chatbite et la défaite des Vestiges de l’Empire entérinait publiquement une histoire qui pourtant n’était pas encore terminée. La route des Siths se tracerait dans l’ombre et c’était là une nouvelle génération qui la graverait ! Pour sûr l’histoire des Siths était loin d’être terminée : il y avait encore un « conseil noir » en activité, Necrus et les siens avaient échappés à Cathar, Gelmir qui cherchait toujours à réaliser sa voie dans les arts sombres, les Sorcières de Dathomir qui renforçaient leur pouvoir et Cypher qui s’étendait patiemment dans l’ombre …

                              Car « sans nom » avait prophétisé ces temps-ci et il avait mentionné les 5 grands Seigneurs Noirs de cette époque … Lucien ignorait tout cela, mais ceci ne l’empêcha pas de s’adresser par télépathie à Gelmir tandis que ce dernier s’en allait :

                              * - Les Siths ne sont pas toujours où on le pense Général Gelmir. La destruction de l’Ordre Sith n’est que le commencement …*


                              Il n’y avait aucun moyen de savoir qui était cet interlocuteur fantôme. Le Célégien s’était allé à rentrer en contact télépathique avec le Seigneur de Guerre. Sans en dire plus, Lucien ordonna à un Wookie de rejoindre le militaire. Sans dire un mot, ce dernier donna à Gelmir un holocron avant de disparaître dans la foule des émissaires de Kashyyyk. C’était une des pièces volées lors de l’attaque du temple sur Kashyyyk, pour sûr qu’elle intéresserait cet apprenti en quête de savoir … Un cadeau de bienvenue en quelque sorte.

                              Et tandis que Gelmir quittait ce monde, la Coalition C.S.I-Kashyyyk se partageait les vaincus. Les Vestiges portaient bien leur nom, ils étaient ce qui restait de ce qui avait été de grand. A présent ce n’était plus que les lambeaux d’un passé révolu que se partageaient les vainqueur. La raison de la défaite des Siths et des Impériaux était certes l’arrogance et la trop sure confiance en soi, mais surtout le fait qu’ils s’étaient trop exposés alors qu’ils étaient fragiles. Les temps avaient changés et l’ennemi aussi : on ne pouvait plus s’afficher en public et être opposé militairement à une faction armée bien plus puissante.

                              Cette époque ci marquait le rapprochement entre la République et la C.S.I : entre les deux plus gros mastodontes qui existaient. Les Républicains n’étaient pas intervenus et une de leur allocution allait même dans le sens d’un soutien à l’Opération. L’Ordre Sith avait cristallisé trop de haine au point d’avoir perdu tous ces alliés. Par les cultes qui prendrait la part sur le dogme officiel, le renouveau viendrait dans la recherche de soutien, d’alliés … Si les Siths voulaient perdurer et s’ils étaient opposés à ces camps, alors ils devraient faire comme les rebelles et comme ils l’avaient fait autrefois : manigancer dans l’ombre et réitérer les exploits de Mos, de Crow et de l’Omega …

                              Lucien se demanda si cela arriverait un jour, si les Siths domineraient une nouvelle fois encore une partie de la galaxie. Et soudain il se demanda « pourquoi pas Cypher ? ». Seul Slice savait réellement vers quoi ils se tourneraient à présent. On c’était vengé, pour ce culte aussi une nouvelle ère allait voir le jour mais toujours dans l’ombre … Nul ne saurait réellement les ramifications qui s’étaient jouées en interne durant des années et comment Cypher avait
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                                Post n°30
                                Auteur : Slice

                                obtenu vengeance. Depuis la zone de la tablée des négociations Lucien contemplait les plaines où s’étaient parqués quelques temps encore les Impériaux et les Siths.

                                A présent les militaires de la Coalition étaient en train de les rassembler en petits groupes et les faire monter dans des croiseurs. On avait sereinement séparé les Siths des Impériaux et en interne on procédait à pas mal d’arrestation. Mis à part quelques échauffourées tout se passait dans le calme, les Confédérés avaient reçu l’ordre de ne pas énerver les Impériaux et d’appliquer à la lettre les conventions sur les prisonniers de Guerre. Quant aux Impériaux ils obéissaient aux directives qu’on leur donnait. Les Siths étaient embarqués dans des vaisseaux, les militaires restaient sur place. Mais tous étaient conscients qu’on les emmenait dans des zones d’internement temporaire.

                                Et puis Lucien remarqua deux Gamoréen trainant la Sith qu’il avait aperçue à la table des négociations. C’était-elle qui été responsable de l’intervention sur Cathar : ironiquement le Célégien lui devait beaucoup. Sans elle la CSI ne se serait pas engagé sur Cathar et il n’aurait pas pu convaincre si rapidement le Gouverneur de Kashyyyk. L’émissaire laissa son corps robotique glisser en contre bas et suivit ces deux gugusse. Il fût aussitôt suivit par les Wookies qui formaient sa garde rapprochée. Ces Wookie étaient autant ici pour le protéger que pour le tuer s’il fuyait, sa relation avec Kashyyyk était particulière mais il avait prouvé de ses compétences en aidant l’amiral de l’ANK. Et puis Lucien était un homme d’esprit : il avait tiré profit de la situation. Son implication dans l’attaque du temple et l’amitié qu’il partageait avec le chef du clan Kharn avait attiré le respect de ces guerriers. Plusieurs Wookies, mêmes membres de sa garde, lui témoignait une certaine déférence et lui rendaient quelques menus services.

                                Pour Nidler cela ne faisait aucun doute : Brouzouf avait ordonné à ces brutes de tuer cette petite effrontée. Ils rejoignirent ainsi les Gamoréens qui s’étaient cachés derrière de hauts rochers et qui se préparaient à tuer la novice. Ces aliens n’étaient pas très intelligents et alors qu’ils étaient équipés de blasters, un la maintenant au sol tandis que le second était en train de choisir avec quelle pierre il allait lui fracasser le crâne. Lucien joua gros à ce moment-là, il utilisa son vocodeur et s’adressa à eux.

                                « - Changement de programme messieurs ! Autant ne pas mouiller la C.S.I dans cette basse besogne. Kashyyyk a aussi des comptes à régler avec les Siths. C’est à nous de l’exécuter ! »


                                Brouzouf avait concédé de nombreuses exigences à Kashyyyk en cette journée et celle-ci ne semblait pas aussi différente que les autres. Un Wookie s’approcha de Stella et posa son arbalète sur le front de la novice. Les Gamoréen étaient une race débile, après un moment d’hésitation ils haussèrent les épaules en grommelant et quittèrent les lieux. L’instant d’après une détonation étouffée perla des rochers. Ils se retournèrent, virent le bras robotique de Lucien leur faire un « pouce » en hochant la tête et rigolèrent avant de partir gaiement annoncer la nouvelle à leur supérieur. Stella était morte … du moins officiellement …

                                * - Que Gamorr soit bénie d’être le berceau d’une race aussi débile …*

                                La novice n’eut pas le temps de parler que déjà les hommes de main de Lucien l’attrapaient et la recouvraient d’une longue étoffe : mieux valait qu’on ne la voit pas en leur compagnie. La motivation de Nidler restait obscure mais ses comparses ne dirent rien. On l’amena ni vue ni connue dans une navette en direction d’un vaisseau de l’armada de l’ANK. Avant de monter à bord Lucien leva les yeux au ciel et contempla une dernière fois les nuages. Sa voix s’insinua dans la tête de l’apprentie.

                                 « - Nous allons prendre soin de vous mademoiselle … »

                                  

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