Un vieux fou pour guider le talent
-
Post n°11
Auteur : Korax EndatoménèsLe paquetage, éternel compagnon du soldat, était lourd mais la gravité de Cathar était moins élevée que sur Yaga Minor, ce qui rendait le barda supportable. Il était composé d'un duvet avec un fin matelas intégré enroulé au dessus d'un sac massif contenant un nécessaire de cuisine, des provisions et quelques fringues de rechange. Et Korax suivit son maître dans sa "randonnée". Le soleil était écrasant, ils marchaient dans des plaines à perte de vue (pour Korax, c'est à dire pas très loin). Ce n'était pas la marche le plus épuisant, mais la chaleur, la recrue avait l'impression de se déplacer dans un four (impression détestable). Il ne se plaignait pas, de crainte de décevoir une nouvelle fois le vieux chevalier; mais il peinait à le suivre à travers la campagne de Cathar. Au bout de plusieurs heures de marche, alors que le soleil commençait à décliner, le maître s'arrêta enfin aux abords d'une forêt.
- Gamin, tu vas aller me chercher du petit bois pour le feu, lui ordonna Barristan en s'asseyant sur la souche d'un arbre récemment coupé, restes sur tes gardes, les forêts sur Cathar sont bien plus dangereuses que les plaines, même si elles se font plus rares...
Et évites de te perdre surtout !
Korax posa son paquetage au sol proche de son maître. Il tituba un peu puis se réhabitua à la légèreté. Il se dirigea vers la foret. Il repensa à ce que lui avait demandé le chevalier, chercher du bois; il était exténué et commençait à avoir faim. Il ne devrait pas se perdre, il venait d'une planète forêt; il suffisait de rester en bordure et retenir de quel côté était le camp. Il se mit donc en route ramassant les branches qui trainaient au sol. Il en prit six grosses, pour faire une base qui durerait plusieurs heures. Il ramassa aussi des brindille en des feuilles sèches pour lancer le feu. Normalement ça devrait suffire. Il fallait maintenant rentrer au camp de fortune; il s'en souvenait: à gauche face à la forêt. Il faisait très sombre la nuit sur cette planète, il n'y voyait pas grand chose. Il ferma les yeux, la vision à travers le Force devrait l'aider. Il ferma les yeux, visualisant les alentours. Il rentra d'un pas rapide, n'ayant qu'une envie, manger. Personne ne se mettra entre lui et son repas. Au camp, Barristan était assis les yeux fermés. Korax ne s'occupa pas de son maître et fit un cercle avec quelques pierres et y disposa méthodiquement les buches, les brindilles et les feuilles sèches. Avec des allumettes trouvées dans sont paquetage, il alluma le feu et commença à préparer une ration. -
Post n°12
Auteur : Hivernus
~ Chevalier Wilhelm Barristan ~
Barristan s'était assoupi quelques minutes à peine après le départ de son apprenti. Il faillait dire qu'avec l'âge, le vieil homme ne s'améliorait pas. Lentement mais sûrement, le dos courbé du chevalier penchait de plus en plus vers l'avant. Ce fut finalement l'odeur d'un repas venant titiller ses narines qui le ramena à la vie.
Dans un geste brusque, l'homme releva la tête et étira ses bras, comme si sa micro-sieste n'avait fait que prolonger son état de fatigue. Il entreprit de se lever afin de faire quelques pas, il avait les membres engourdis. Barristan constata avec étonnement qu'il faisait nuit. Il s'était laissé surprendre ! Le chevalier marmonna quelques insultes dans sa barbe, en s'éloignant légèrement du campement de fortune. Puisque ses facultés naturelles ne lui permettaient pas de surveiller efficacement les alentours, il projeta ses sens dans la nature environnante, à la recherche d'une éventuelle menace. Heureux de constater que rien ne viendrait les déranger, le grincheux à la barbe bien fournie retourna auprès du feu et s'installa en face de Korax. Celui-ci n'avait visiblement aucun regret à manger sa pitance dans son coin, sans prévenir son maître. Quelle fâcheuse erreur !
- Et bien mon garçon... En retard mais premier servi ! Je vois que l'on ne perd pas de temps lorsqu'il s'agit de se restaurer ! Lâcha soudainement Barristan en plantant son regard noir dans celui de l'apprenti. Tu as bien raison... Le temps c'est de l'arg... Mais qu'est-ce que je raconte moi... C'est de qui déjà ce dicton ? DOnOs ? Hmm. Passons ! Tu devrais avoir honte gamin, le vieillard que je suis se sent offensé. Et un vieux sensitif contrarié, il faut s'en méfier ! Crois moi...
L'homme ricanait dans sa barbe, manquant de répandre le bouillon fumant un peu partout. Une fois calmé, le chevalier soupira, puis souffla sur la ration militaire sous forme liquide afin de la refroidir un tant soit peu. Les rations impériales n'étaient vraiment pas ce qu'il se faisait de meilleur... Et rien qu'une gorgée de ce bouillon manqua de faire vomir le sensitif. Néanmoins, il devait avouer que la chaleur qui se répandait dans son organisme réchauffait ses vieux os. Si les journées sur Cathar étaient chaudes, les nuits incarnaient le contraire. Étrangement, les grillons semblaient s'en accommoder, car la fraîcheur du soir ne les empêchait pas de chanter à tout va.
Bercé par le chant de ces insectes des plaines, le chevalier avala son ragoût dans le silence le plus total. Il lui arrivait de temps à autre de boire comme un véritable sauvageon, la barbe alors dégoulinante de soupe. Une fois repu, Barristan utilisa l'étoffe de sa cape pourpre pour s'essuyer. Le Molosse Zobérien lâcha alors plusieurs aboiements furieux et sautillait dans tous les sens.
- J't'aurai bien donné un morceau d'apprenti, mais il semblerait que notre aspirant-chevalier soit bien plus coriace que ça. Indiquait le sensitif à son chien de garde, sarcastique. Assis !
Le Molosse Zobérien s’exécuta dans la seconde. Le sensitif lâcha un clin d'oeil complice à son élève et offrit le reste de la petite marmite à son animal "domestique". Ce dernier ne se fit pas prier et s’empiffra, la langue claquante, à l'affût de la moindre goûte de ration. Il était presque à l'image de son maître. Les chiens ne font pas des chats comme on dit !
- Bon... Il est temps de récupérer un peu. Je prends le premier tour de garde. Profites-en pour te reposer gamin. Continua sèchement Barristan, il avait repris son air sérieux et rigide.
Une fois le gosse couché, le vieil homme en profita pour aller vider sa vessie, en sifflotant un air particulièrement joyeux, le long d'un arbre assez éloigné du camp. Histoire de ne pas dormir avec des odeurs désagréables. Il se nicha ensuite entre plusieurs racines épaisses et s'emmitoufla dans sa longue et chaude cape. Depuis sa position, il avait un champ de vision dégagé sur pas moins de vingt mètres de largeur. Il serait difficile de le surprendre de ce côté là. De toute façon, retranché comme il l'était dans l'obscurité grandissante, entre les racines, il fallait déjà pouvoir le trouver. Le chien insectoïde, quant à lui, se coucha près du feu de camp, profitant de sa douce chaleur.
Les heures passèrent, sans qu'il ne se passe quelque chose de particulier. Les braises crépitaient dans le calme le plus total et les flammes dansantes semblaient retenir toute l'attention du chevalier. Il luttait de toutes ses forces contre sa fatigue, mais elle eût finalement raison de lui. Il aurait apparemment ronflé une bonne partie de la nuit, alertant alors les animaux des alentours, et compromettant ainsi sa couverture. Les grognements insistants du Molosse Zobérien finirent par le réveiller.
- Bon sang ! Nom d'un Bantha ! Nous sommes attaqués ! Maugréa le chevalier en s'extirpant de sa position, encore somnolent.
Douze soldats en armure blanche traversaient silencieusement le brouillard, armes braquées vers le campement. Il était difficile de voir quoi que ce soit à cette heure matinale, mais le vieillard utilisa ses dons dans la Force pour découvrir la position exacte des dangers potentiels. Il parvint à visualiser peu à peu la végétation luxuriante, les arbres, la brume fraîche qui venait fouetter son visage endurci par les intempéries... Et enfin les silhouettes armées ! Ils semblaient progresser le long de la forêt, ils ne tenaient visiblement pas à être surpris d'un côté comme de l'autre. L'homme se tourna alors vers son apprenti, s'accroupissant.
- Je compte une douzaine d'individus armés. Je n'arrive cependant pas à savoir si leurs intentions sont pacifiques ou belliqueuses. Chuchota Barristan en massant ses tempes douloureuses. L'exercice, bien que simple à réaliser, l'avait épuisé plus qu'il ne l'était déjà.
- Rendez vous ! Hurla alors une voix au loin. Vous êtes encerclés ! Ne nous forcez pas à tirer ! Jetez vos armes !
Loin d'être impressionné, le vieillard se contenta de ricaner dans sa barbe. Néanmoins, il acceptait de coopérer et jeta son arme à terre.
- S'ils pensent que nous sommes désarmés... Ils vont être surpris ! Murmura t-il en levant les bras, en signe de reddition. Il affichait un sourire en coin. N'oublies pas ce que je t'ai enseigné gamin.
Il faisait bien évidement référence à la Force. Un sensitif n'est jamais totalement désarmé lorsqu'il peut s'aider de la Force. Et pourtant, les deux impériaux n'étaient pas prêts d'arriver au bout de leurs surprises. Plusieurs soldats s'empressèrent de les rejoindre... Et se stoppèrent en approchant le maître et son apprenti. Les soldats en question portaient les armures blanches des troupes de choc impériales. Des stormtroopers ! Et visiblement, ceux-ci s'étaient rendu compte de leur erreur, puisqu'ils se dévisagèrent entre eux afin de savoir quelle attitude ils devaient adopter. Ils venaient de reconnaître l'uniforme des chevaliers impériaux.
- Boss, vous feriez mieux de venir. Vous n'allez pas me croire... Lâcha finalement l'un des soldats de choc dans son comlink.
Le reste du détachement impérial ne tarda pas à rejoindre le campement. Le chef du groupe s'approcha à grandes enjambées des individus interpellés et se figea, comme s'il avait vu un fantôme. Barristan haussa un sourcil. Ces soldats étaient vraiment intrigants.
- Chef... ? Vous allez bien ?
- Affirmatif soldat. Se décida enfin à répondre le chef. Nous nous sommes trompés visiblement... Toutes mes excuses messieurs. Avec ce brouillard, on ne voit pas grand chose, et puis, on a failli se perdre deux fois dans cette foutue forêt. J'ai l'impression qu'on tourne en rond !
- Du calme... Du calme. Vous devriez commencer par ôter ces casques, j'ai l'impression qu'ils ne vous sont pas d'une très grande utilité...
Le chevalier se retint d'éclater de rire. Nul doute qu'ils devaient tirer une tronche d'enfer sous leurs casques. Une bande de rigolos ! Voilà ce qu'ils étaient ! Ils se regardaient tous, penauds, incapables de répondre quoi que ce soit. Ils avaient peut-être peur des conséquences. Qui oserait défier ouvertement un chevalier impérial ?
- Peut-être que vous pourrez commencer par les bonnes manières messieurs... Continua alors Barristan en époussetant sa cape, sur laquelle s'accrochaient fermement plusieurs feuilles mortes.
- Hmpf. A vos ordres Monsieur... Le responsable du détachement ravala sa salive, avant de saluer militairement, comme le veut la coutume. Sergent Hafez au rapport. Nous avons été chargés de retrouver les déserteurs et de les ramener à la base... Morts ou vifs. Mais je vous l'ai dit, impossible de se repérer dans cette forêt. En plus, ces p'tits enfoirés ont des autochtones dans leurs rangs, ils connaissent mieux l'endroit que mes hommes.
- Et bien ! Soyez rassuré Sergent ! Nous prenons en charge cette "fâcheuse affaire". Vous "méritez" bien de prendre un peu de repos. Répondit avec une simplicité renouvelée le sensitif.
- Vraiment ? Et bien... Ce ne serait pas de refus en effet. Mes gars et moi-même, on vous remercie ! Venez boire un coup avec nous un de ces jours !
Les soldats impériaux ne mirent pas longtemps à déserter l'endroit, bien contents d'être débarrassés de cette mission problématique. Le Molosse Zobérien lâcha un ultime grognement, comme s'il était dépité par l'attitude nonchalante et inappropriée des troupes de choc. Barristan ne manquerait pas de leur coller un rapport sur le dos, à ces idiots de première catégorie. Mais pour l'instant, ils avaient quelques déserteurs à traquer.
- Cela ne m'étonnerait même pas qu'ils se perdent à nouveau ! Il faudrait qu'ils apprennent à mettre leurs yeux en face des trous ! Peuh ! Ricana le chevalier. Visiblement, il avait un problème avec les forces armées impériales. Rassembles tes affaires, on lève le camp.
Les heures passaient, et le petit groupe s'enfonçait toujours plus profondément dans les bois. Les sacs pleins à craquer et secoués dans tous les sens faisaient un boucan d'enfer. Ils devaient être repérables à des kilomètres à la ronde. A tel point que le chevalier se décida à faire une halte. L'homme essuya son front couvert de sueur, reprenant par la même occasion son souffle. S'il ne retrouvait pas ses poumons d'antan avec toutes ces balades de santé, il songerait à changer de carrière ! Le sensitif s'empara de sa gourde et la porta à ses lèvres. Après s'être réhydraté, il décida de poser son lourd paquetage à terre et entreprit d'inspecter les lieux. Des yeux débutants et peu observateurs n'obtiendraient probablement rien de la nature, mais lorsque l'on est aussi expérimenté que le vieux Barristan, on parvient à tomber sur des détails insignifiants.
Le vieillard s'agenouilla donc et fit signe à Korax de venir le rejoindre. Il gratta le temps de quelques battements de cœur le sol, entre deux fougères. Des traces de pas, bien que légèrement effacées, étaient toujours visibles. Les fuyards marchaient en file indienne.
- Ils sont passés par là, il y a environ une heure. La piste est fraîche. Nous sommes sur le point de les rattraper. Lâcha finalement Barristan en guise de conclusion. Tu vois gamin, la nature est bien plus utile à l'homme que l'homme à la nature. J'pourrais sûrement t'apprendre deux trois trucs... Quand on aura débusqué ces déserteurs bien sûr. Attends... Je sens une odeur étrange...
Le chevalier gratta à nouveau la terre légèrement retournée à cet endroit et en vint à la renifler. Il fronçait doucement les sourcils, comme s'il était contrarié. Lorsqu'il pivota la tête pour faire face à son apprenti, il lança d'un air perplexe :
- Hmm. Probablement des excréments d'origine animal... Mais je n'arrive pas à découvrir l'espèce en question. Quoi qu'il en soit, ces individus que nous recherchons sont probablement à sa recherche. Amusant non ? Une bête traquée par des déserteurs, eux-mêmes chassés. Cela n'a aucun sens !
Il fut donc décidé par la suite de laisser de côté tout l'équipement superflu, à savoir la quasi-totalité du barda, laissé à la garde du Molosse Zobérien, lui-même trop encombrant et pas assez discret. Les deux sacs furent entreposés dans le creux d'un arbre et dissimulés sous un tas de branchages. L'imposant chien insectoïde, obéissant à souhait, adressa un aboiement en guise d'adieu provisoire et se coucha prêt du tronc. Il était prêt à remplir sa tâche. Les deux chevaliers impériaux marchèrent une heure de plus avant de tomber sur la position des déserteurs. La bonne humeur de Barristan avait cédé sa place à une attitude professionnelle et rigide. D'un simple mouvement de la main, il fit comprendre au natif de Yaga Minor de se coucher à terre, et l'imita.
Devant eux, cinq anciens soldats de l'armée impériale montaient un camp provisoire. Deux Cathars dont les vibro-lames pendaient dans le dos -sûrement les autochtones tant détestés par le sergent et ses hommes- étaient occupés à dépecer leur prise. Ils avaient donc finalement eu raison de la proie. Le vieux sensitif n'avait jamais vu de telle bête mais elle avait des allures d'herbivore. Il y avait aussi un imposant Rattataki -à en juger sa couleur pâle et ses tatouages tribaux- affairé à monter les tentes, et deux humains armés de blasters qui montaient la garde. Que du beau monde.
- Bon, le plan est simple... Chuchota le chevalier sans s'arrêter de fixer les racailles de seconde zone. Toi, tu les contourne et tu prends les deux félins, moi je m'occupe des autres. Tu ne fonces dans le tas qu'à mon signal. On essaye de neutraliser sans tuer, sauf si il n'y a pas d'autres choix. Pigé ?
Bien. Allez oust !
Le vieil homme guetta du coin de l’œil la progression de son jeune protégé. Une fois qu'il fut prêt et en position, Barristan utilisa la Force pour faire léviter un bout de bois et le projeta à la figure d'un des deux humains faisant le planton. D'un bond inopiné, il se lança dans la bataille, arme au poing. La lame argentée de son sabre-laser vrombissait, prête à en découdre. Sur le visage du chevalier impérial, il n'y avait plus l'ombre d'un sourire. -
Post n°13
Auteur : Korax EndatoménèsAprès avoir mangé, Korax alla se coucher pendant que son maître prenait le premier tour de garde. Le confort était spartiate mais la journée tellement épuisante que le jeune apprenti s'endormit facilement. Il fut réveillé en pleine nuit par un cri humain près du camp. C'était son maître, qui apparemment venait d'être réveillé par son monstre de compagnie. Le monstre insectoïde en question grognait, visiblement alerté par des intrus. La recrue se leva, mit son masque et observa les alentours. Barristan semblait avoir aperçu quelque chose; Korax regarda dans la même direction et aperçut des points blancs, progressant à travers les sous bois.
- Je compte douze individus armés. Je n'arrive cependant pas à savoir si leurs intentions sont pacifiques ou belliqueuses. Chuchota Barristan.
Sans doute des stormtroopers. Se dit il, en corrélation avec le fait qu'il était sur une planète impériale.
Soudain une voix, légèrement modifiée leur cria:
- Rendez vous ! Vous êtes encerclés ! Ne nous forcez pas à tirer ! Jetez vos armes !
C'est bien des troopers pensa-t-il.
Voyant son maître poser son maître poser son arme, le jeune homme fit de même, la main tendue vers la vibro-épée pour pouvoir, avec l'aide de Force, l'attirer en cas de marave... Son maître avait visiblement le même plan car il lui chuchota:
- S'ils pensent que nous sommes désarmés... Ils vont être surpris ! Il affichait un sourire en coin.N'oublies pas ce que je t'ai enseigné gamin.
Le réveil avait été dur et, en temps normal, notre Korax aurait été un zombie mais il avait vite repris ses esprits au vu de la situation. Il n'était pas sûr de pouvoir attirer son katana à haute fréquence. Mais sait-on jamais, avec un peu de bol... Et de la chance, il en a, enfin habituellement... Les soldats s'approchèrent et, à la vue des deux chevaliers, se figèrent. Korax sentait la confusion et la stupeur s'imposer dans l'esprit des soldats.
Soit les chevaliers font peur, soit ils ont autorité sur les soldat se dit le jeune sensitif. Après réflexion, je dirais les deux.
- Boss, vous feriez mieux de venir. Vous n'allez pas me croire... Dit un stormtrooper dans son comlink.
Le soldat qui semblait être le chef s'approcha avec les autres troopers. Ils eurent la même réaction que leurs compagnons. Décidément l'uniforme des chevaliers inspirait la terreur dans les rangs de leur propre camp. Avec son masque, Korax semblait être impassible mais, en vérité, il riait silencieusement. Les troupes de choc impériales étaient vraiment ridicules en ce moment. Un des soldats brisa le silence:
- Chef... ? Vous allez bien ?
Le chef finit par répondre:
- Affirmatif soldat. Nous nous sommes trompés visiblement... Toutes mes excuses messieurs. Avec ce brouillard, on ne voit pas grand chose, et puis, on a failli se perdre deux fois dans cette foutue forêt. J'ai l'impression qu'on tourne en rond !
- Du calme... Du calme. Répliqua Barristan. Vous devriez commencer par ôter ces casques, j'ai l'impression qu'ils ne vous sont pas d'une très grande utilité...
Les troopers ne répondirent pas, trop apeurés et confus. Le jeune sensitif luttait pour ne pas éclater bruyamment de rire. C'était quand même la piquette, les soldats devaient avoir des belles têtes de vainqueurs sous leurs casque. La scène tournait au comique. Le vieux chevalier semblait lui aussi se retenir de rire. Il leur dit, un sourire amusé caché dans la barbe:
- Peut-être que vous pourrez commencer par les bonnes manières messieurs...
Les soldats se mirent au garde à vous extrêmement rapidement, comme s'ils venaient de se faire piquer par un insecte. Les strormtroopers ressemblaient déjà plus à des soldats et moins à des clowns (ou à des soldats républicains suivant les orientations politiques). La discipline commençait à s'imposer parmi les troopers et tout le monde reprenait peu à peu son sang froid.
Ah tout de même ! La discipline revient, il était temps ! Pensa la recrue.
- Hmpf. A vos ordres Monsieur... dit le chef de ce qui était visiblement une section. Sergent Hafez au rapport. Nous avons été chargés de retrouver les déserteurs et de les ramener à la base... Morts ou vifs. Mais je vous l'ai dit, impossible de se repérer dans cette forêt. En plus, ces p'tits enfoirés ont des autochtones dans leurs rangs, ils connaissent mieux l'endroit que mes hommes.
- Et bien ! Soyez rassuré Sergent ! Nous prenons en charge cette "fâcheuse affaire". Vous "méritez" bien de prendre un peu de repos. Répondit Barristan en dissimulant mal son ironie.
Les chef le remercia chaleureusement:
- Vraiment ? Et bien... Ce ne serait pas de refus en effet. Mes gars et moi-même, on vous remercie ! Venez boire un coup avec nous un de ces jours !
Et les soldats partirent. Le manque de professionnalisme et de discipline des soldats aurait dû mettre l'apprenti chevalier dans une rage noire mais la scène était tellement ridicule qu'il s'était bien marré sous son masque. Les troopers avaient visiblement plus inspiré la pitié à Korax qu'a son maître...
- Cela ne m'étonnerait même pas qu'ils se perdent à nouveau ! Il faudrait qu'ils apprennent à mettre leurs yeux en face des trous ! Peuh ! Rassembles tes affaires, on lève le camp.
Korax rassembla ses affaires, roula son sac de couchage et mit son sac sur son dos. Et les deux chevaliers recommencèrent à marcher. Le manque de sommeil visible des deux chevaliers ainsi que les saletés de racines sortant du sol ralentissait leur progression à travers la forêt. Au moins, les arbres les protégeaient du soleil. Les deux humains faisaient un boucan épouvantable avec le bazar qu'ils avaient sur le dos. Au bout d'un moment, le maître se décida à faire une pause. Il était temps, l'élève sentait à peine ses jambes. Pendant que son instructeur inspectait le sol, le jeune sensitif s'assit sur une souche pour soulager ses jambes du poids de son corps. Au bout de quelques minutes, le vieux chevalier lui fit signe de venir. Il y avait au sol des traces de pas presque invisibles. Barristan lui explique la situation:
- Ils sont passés par là, il y a environ une heure. La piste est fraîche. Nous sommes sur le point de les rattraper. Tu vois gamin, la nature est bien plus utile à l'homme que l'homme à la nature. J'pourrais sûrement t'apprendre deux trois trucs... Quand on aura débusqué ces déserteurs bien sûr. Attends... Je sens une odeur étrange...
Après quelques secondes à inspecter la terre il reprit:
- Hmm. Probablement des excréments d'origine animale... Mais je n'arrive pas à découvrir l'espèce en question. Quoi qu'il en soit, ces individus que nous recherchons sont probablement à sa recherche. Amusant non ? Une bête traquée par des déserteurs, eux-mêmes chassés. Cela n'a aucun sens !
Son maitre décida de laisser les paquetages cachés à la garde de sa monstruosité de compagnie. Ils cachèrent donc les sacs avec des branchages et des feuilles. Puis les deux humains reprirent leur route. Ils étaient encore visibles de loin mais au moins ils étaient silencieux. Avec de la chance, les déserteurs ne les verraient pas et les chevaliers pourraient mener une attaque surprise. Et il marchèrent ainsi près d'une heure, silhouettes sombres dans un océan d'arbres. Puis Korax entendit des bruits d'origine non animale, des éclats de voix se répercutaient dans la forêt; ils s'approchaient. Quelques minutes après, le jeune homme originaire de Yaga Minor aperçut une clairière que son maître devait voir depuis longtemps. Dans la clairière, il y avait un campement un peu moins rudimentaire que celui dans lequel il avait passé la nuit. Il y avait des tentes et un feu. Et le camp était habité... Cela devait être les déserteurs, deux humains étaient armés d'armes à distance, un alien indéterminé s'occupait des tentes et deux Cathars découpaient un animal; sans doute celui qu'ils pistaient. Les deux Cathar avaient des vibroépées courtes dans le dos. Les deux chevaliers étaient accroupis derrière les arbres quand Barristan lui chuchota:
- Bon, le plan est simple... Toi, tu les contourne et tu prends les deux félins, moi je m'occupe des autres. Tu ne fonces dans le tas qu'à mon signal. On essaye de neutraliser sans tuer, sauf si il n'y a pas d'autres choix. Pigé ?
Le gaucher acquiesça.
-Bien. Allez ouste !
Le sensitif s'écarta donc, à l'abri derrière des branches et contourna la clairière pour être à portée de saut des deux cathars. Il dégaina sa longue vibroépée et se prépara à bondir. Il comptait se servir du tronc couché derrière lequel il se tenait courbé pour se propulser. Il vit quelque chose percuter un des deux déserteurs humains et son maitre sortit de sa cachette. Comme prévu, il bondit, épée au poing. Les déserteurs, surpris par l'attaque, mirent quelques secondes à réaliser qu'ils étaient attaqués. Voyant l'armure de Barristan, les deux traitres humains blémirent. Les cathars furent les plus rapides pour sortir leurs armes. Korax qui chargea en hurlant:
-Vous allez payer votre traitrise !
Les parjures n'étaient visiblement pas préparés à une telle attaque. La recrue enclencha le petit interrupteur sur le manche de son arme et visualisa ses opposants à travers la Force en ne se souciant pas du combat qui se déroulait à quelques mètres de là. Le premier félin faisait la taille de Korax mais il semblait beaucoup plus fort, en effet, il était beaucoup plus large d'épaules. Le deuxième alien devait faire pas loin de deux mètres mais était plus frèle. Le jeune sensitif commençait à apprécier son arme. C'était un grand sabre dont la lame faisait à peu près un mètre. Le fait qu'il n'ait qu'un seul tranchant ne gênait pas l'apprenti qui ne savait pas frapper en armant un coup. Il décida de prendre l'avantage pour ne pas se faire encercler et donna un coup horizontal, se laissant guider par la Force. Le "petit" Cathar esquiva le coup, pris de vitesse. Le grand attaqua d'estoc à gauche du chevalier, du bon côté pour parer. Le grand Cathar fit un bond en arrière pour éviter la riposte. L'autre ennemi l'attaqua, toujours à sa gauche.
Pourquoi me frappent-ils à gauche? Ils devraient savoir que frapper un gaucher de ce côté là n'est pas une bonne idée. Pensa Korax. À moins que... Ils doivent avoir appris à frapper de ce côté là car la majorité des gens sont droitiers et craignent les coups à gauche. Voilà pourquoi, en faisant confiance à la Force, je ne frappe quasiment qu'à leur gauche.
Après quelques passes d'armes, le natif de Yaga Minor commença à s'épuiser et sentit la rage grandir en lui. Dans le combat, il était clairement dominé et était obligé de reculer en permanence pour ne pas se faire encercler. De plus, les coups du petit Cathar étaient imparables car trop puissants. Tandis qu'il résistait tant bien que mal aux coups d'épée et à son humeur, son instinct lui disait avec insistance de regarder à droite. Pendant une esquive, il regarda, et vit le matériel pour monter les tentes dont les bâches étalées par terre. Il se calma d'un coup quand il eut établi son plan. Il se déporta sur la gauche pour que le petit Cathar soit entre lui et les bâches, et enchaîna les coups pour le faire reculer. Le Cathar arriva sur la tente et manqua de tomber mais, Korax l'aida un peu. La main tendue vers la toile, il l'attira légèrement vers lui et le Cathar prit un billet de parterre. Le grand Cathar assistait médusé à la scène. En essayant de se relever, le félin prit un magnifique coup de pied dans la tête. Le gaucher avait frappé comme on frappe dans une balle pour l'envoyer le plus loin possible. Sa botte renforcée rencontra la mâchoire de l'alien et son nez qui fit un bruit de gâteau sec tombant par terre. Le traitre s'effondra, inanimé. Barristan avait dit qu'il ne fallait pas tuer, mais il n'avait rien dit à propos de dents ou de nez cassés. L'autre réalisa (enfin! Ces Cathars n'étaient décidément pas très intelligents) ce qui venait de se passer et chargea l'apprenti en braillant:
-Je vais te buter, enfoiré !
Certes, énervé, son adversaire serait infatigable et frapperait plus fort mais il perdrait en précision et ferait moins attention. L'humain esquiva la charge facilement et s'écarta du parjure pour ne pas avoir à subir son courroux. Le déserteur chargea une nouvelle fois. Le gaucher esquiva, de justesse, cette fois. Par réflexe, il ramena son arme à sa gauche. Le manche de l'épée heurta quelque chose, le plexus du félin. L'alien tomba au sol, essayant de reprendre son souffle et lâcha son arme. Le chevalier en profita pour écarter l'épée du Cathar et mettre la pointe de la sienne devant les yeux de son ennemi qui, reprenant ses esprits, se rendit. Tenant toujours son prisonnier en respect, il tourna la tête pour voir où en était son maître. -
Post n°14
Auteur : Hivernus
~ Chevalier Wilhelm Barristan ~
Par la Force ! Barristan se sentait presque vivre une seconde jeunesse. Il fallait dire qu'entre les courses à pied dans les plaines et les forêts, et ça, il y avait de quoi retourner quelques temps en arrière. Son imposante musculature, développée durant de longues années, ne semble pas avoir oublié les entraînements douloureusement imprégnés dans l'esprit du vieux chevalier. Celui-ci sentait un flot d'adrénaline se répandre dans ses veines, et cette sensation agréable semblait le galvaniser.
La lame argentée de son sabre fendait l'air en vrombissant, déviant apparemment sans grande difficulté les tirs lasers des blasters. D'un simple bond, le chevalier impérial arriva à hauteur du premier déserteur et plaqua sa main sur la poitrine du malheureux. A l'aide d'une poussée de Force, l'homme vola littéralement sur plusieurs mètres et acheva sa course dans un fourré. La riposte ne se fit pas attendre, une nouvelle volée de tirs vint arroser sa position. Les traits lasers labourèrent le sol où quelques instants plus tôt se trouvait encore le vieillard, sans toutefois trouver de cible, ne laissant alors place qu'à quelques cratères fumants. Le sensitif avait préféré disparaître dans la nature, abandonnant visiblement à son sort son apprenti, confronté à deux guerriers Cathars particulièrement redoutables. Le second homme ricanait, vidant son chargeur entre les arbres et les buissons qui l'entouraient. Il fut bientôt rejoint par son comparse Rattataki, dont le visage était bien moins jovial. Ce dernier s'attendait à livrer un illustre combat ! Il avait toujours rêvé d'ajouter à son tableau de chasse un sensitif, quel qu'il soit. Quelle déception...
- Hé vieillard ! Tu n'as pas honte de laisser un gosse tout seul, en notre compagnie ? Tu fais un mauvais grand-père ! Lâcha l'humain en ricanant de plus belle, son arme braquée sur les taillis les plus proches. Où est-ce que tu te caches ?
Aucune réponse à l'horizon, à croire que le chevalier était réellement parti. Si l'humain était bien décidé à rester planté là, le Rattataki, lui, semblait déjà s'intéresser à l'autre assaillant. Les lames qui s'entrechoquaient semblaient appeler la sienne, et c'est en affichant un léger sourire sur son visage couturé et tatoué qu'il s'apprêtait à rejoindre un combat déjà perdu d'avance pour le gosse. Et pourtant, un cri étouffé suivi du bruit sourd d'un corps qui tombe le fit se retourner. Penché au dessus de la masse inerte du provocateur, une silhouette revêtue d'une armure pourpre semblait dévisager le nouvel adversaire qui se présentait à lui.
- Ici. Répondit avec une simplicité extrême Barristan en se redressant rapidement.
La lame argentée s'activa à nouveau et ne tarda pas à rencontrer celle de l'alien, qui souriait de toutes ses dents, comme s'il se sentait déjà victorieux. Un comportement qui n'étonnait guère le chevalier, durant toute sa vie, il avait été confronté à des individus plus louches les uns que les autres. Les Rattataki faisaient sans doute partie de cette vaste catégorie de personnages étranges aux yeux du vieil homme.
Le sensitif para habilement la vibro-lame de son opposant et exécuta une pirouette si rapide que l'autre n'eut pas le temps de voir sa jambe se redresser. Brutalement touché au menton, le colosse aux tatouages tribaux recula de quelques pas, chancelant. S'il était âgé, Barristan n'en restait pas moins un formidable combattant. Enfin c'est ce qu'il croyait. En percutant le menton de son adversaire, le vieil homme sentit sa jambe craquer et, incapable de se repositionner correctement, vint épouser le sol. Il fallait que cela lui arrive dans un moment aussi crucial ! Bon sang... Quelle poisse !
Il n'avait pas le temps de se relever, ni de remettre en état sa patte folle, le Rattataki profitait de cet instant de faiblesse pour relancer l'attaque. Notre homme eût tout juste le temps d'utiliser à nouveau la Force pour repousser temporairement son ennemi, profitant de ce bref instant de répit pour se dégager de sa position inconfortable. Revenant une nouvelle fois à la charge, l'imposant alien fit pleuvoir les coups et visait les parties les plus vulnérables du chevalier, qui était peu à peu acculé contre un arbre. S'il avait pu compter sur l'effet de surprise avec les deux premiers renégats, celui-ci se révélait bien plus coriace !
Les étincelles qui se matérialisaient à chaque fois que les deux armes se retrouvèrent en contact ne semblaient pas déranger Barristan, bien trop concentré sur sa défense. Le déserteur multipliait les attaques, contraignant le vieil homme à reculer toujours plus... Jusqu'à ce que son dos heurte l'arbre en question.
La vibro-lame du Rattataki vint fendre l'air horizontalement et laissa au chevalier tout juste le temps de baisser la tête afin d'éviter de finir délesté de celle-ci. L'arme du colosse resta coincée dans l'écorce du vénérable arbre qui subissait actuellement un assaut des plus improbables sur cette planète paisible, à la grande joie du vieillard, qui voyait là l'occasion de contre-attaquer. En quelques mouvements, le sensitif parvint à se dégager et envoya sans ménagement sa jambe au contact du combattant adverse. Le choc fut si violent que le Rattataki recula, légèrement secoué. Un "crac" assourdissant rappela toutefois l'impérial à l'ordre. Une douleur vive lui monta jusqu'à la tête et un grognement s'échappa de sa barbe fournie. Il semblait bien qu'il venait de remettre en place son membre défaillant sans le vouloir. La chance lui souriait !
Les deux protagonistes se tenaient à distance respectable désormais. Le front couvert de sueur et haletant, Barristan détaillait silencieusement le déserteur alien. Il n'avait pas combattu d'adversaire aussi coriace depuis sa dernière confrontation avec ses camarades de la Chevalerie, il y avait de ça des années. Mais le vieil homme avait désormais un avantage sur son opposant, celui-ci était désarmé.
Un frémissement dans les buissons, et puis plus rien. De légers frissons vinrent dresser les poils du sensitif. Instinctivement, il se retourna pour renvoyer les tirs du renégat éjecté quelques instants plus tôt dans les fourrés. L'assaillant s'écroula définitivement, le plastron de son armure fumant et crépitant, alors que son comparse aux tatouages primitifs chargeait de plus belle. L'impact fut rude et les deux combattants roulèrent sur plusieurs mètres. Le Rattataki l'emportait sur le chevalier, malgré sa robustesse et commença à le ruer de coups. Le sang gicla à plusieurs reprises, venant maculer l'uniforme impérial du déserteur et l'armure du sensitif. L'homme projeta son esprit dans la Force afin de retrouver son sabre, qu'il avait perdu lors du choc. Ses sens se heurtèrent dans un premier temps à de nombreux cailloux et branchages avant de tomber sur un objet froid et métallique.
Le poing de l'alien rebondissait une nouvelle fois sur le visage du chevalier impérial lorsque l'arme quitta son nid de terre pour rejoindre la main de son propriétaire. Une lame argentée vint transpercer la gorge du déserteur et lui arracha un cri de douleur. Le regard de l'alien se voila et son corps, privé de toute volonté, vint écraser de tout son poids le vieux gaillard. Quelques battements de cils suffirent à l'homme pour repousser le cadavre mais c'est en grimaçant qu'il se releva avec peine.
- Et bien... Rien de mieux qu'une mise en situation pour... Retrouver sa vigueur d'antan ! En vint à conclure Barristan en esquissant l'ombre d'un sourire. Les traits de son visage, déformés par la douleur et les coups, ne lui permettaient pas de rire. Tu t'en sors bien gamin... Bien mieux que ces deux là en tout cas...
Il désignait bien évidement les corps étendus et sans vie du Rattataki et de l'un des deux humains. Le vieux chevalier traîna sa patte folle jusqu'à l'autre individu, qu'il avait rapidement mis hors d'état de nuire. On apprenait aux chevaliers impériaux à combattre férocement et à prendre l'avantage à l'aide de capacités martiales, mais parfois, la discrétion et les actions rapides étaient bien plus efficaces. Ce que Barristan n'hésitait pas à mettre en application lorsqu'il en avait l'occasion. Les longs combats n'avaient jamais été son truc.
- Surveilles les deux félins, je me charge de l'autre. Ordonna alors le vieux combattant en retournant le corps de l'humain à l'aide de sa botte.
La poitrine du déserteur se soulevait à intervalles réguliers, il était donc bien vivant. Tant mieux ! Il n'avait pas besoin d'un troisième mort sur la conscience. Si tuer n'avait jamais été à proprement parler un problème, lorsqu'il pouvait épargner des vies, il le faisait volontiers. L'homme était en effet persuadé que le rôle premier des chevaliers impériaux était avant tout de conserver la vie, et non pas la prendre. Sa main gantée vint machinalement essuyer son front dégoulinant de sueur et barbouillé de son propre sang.
- Contrôle, ici le Chevalier Barristan Wilhelm, la mission du Sergent Hafez est un succès, nous avons interpellé les déserteurs. Glissa le sensitif à l'émetteur intégré à son gantelet en cortosis. Nous requérons l'envoi d'un transport et d'une unité médicale aux coordonnées transmises.
Un réponse affirmative ne tarda pas à arriver à l'oreille du vieillard, qui se dressait toujours au dessus de son prisonnier. Une petite paire de claques suffit à réveiller le malheureux, dont le visage se figea en une expression d'horreur. Il est vrai que l'image d'une barbe hirsute et sanglante au réveil ne devait pas être chose courante. Il fut vite remis sur pied par le chevalier impérial, qui lâcha au passage plusieurs jurons, appuyé sur sa jambe douloureuse.
- Et bien Messieurs... Qu'attendez-vous pour assister votre camarade ? Hmm ? Grogna Barristan, qui souffrait de ses multiples contusions au visage.
A la vue du sabre qui avait déjà coûté la vie à deux des leurs, les captifs s’exécutèrent sans broncher. Ils se rendaient peut-être compte de l'erreur qu'ils venaient de commettre en désertant. Il était trop tard pour eux, on ne pouvait pas revenir en arrière. Suite à l'injonction du vieux grincheux, toute la colonne se mit en marche. Korax avait été chargé de couvrir les arrières du groupe. Barristan, en bon connaisseur des lieux, ouvrait la marche. Il fallut un bon quart d'heure de "randonnée" pour arriver à la souche, autour de laquelle le Molosse Zobérien guettait toujours le retour de son maître. Il fut décidé de confier les paquetages aux prisonniers, dont les bras et les épaules étaient déjà alourdis par le Cathar inconscient. Certains semblaient bien moins robustes que d'autres visiblement... La troupe put se remettre en marche, dans le même agencement que précédemment. Le chien de garde insectoïde, quant à lui, trottinait joyeusement sur l'un ou l'autre flanc du groupe, bien trop heureux de pouvoir se dégourdir les pattes. Ses nombreux passages d'un côté à l'autre venaient gêner la progression des détenus, qui juraient à voix basse...
Barristan avait accordé une pause à toute la troupe, qui se reposait à la lisière des bois. Sous le regard inquisiteur du chevalier impérial, les déserteurs s'étaient accordés un moment de répit, et se désaltéraient tranquillement, le fessier posé sur l'herbe. Comme à son habitude, le monstre insectoïde humait l'air, à la recherche d'un intrus à attaquer, ou d'un truc à se mettre sous la dent. Il ne tarda pas à grogner à l'arrivée soudaine de plusieurs véhicules impériaux. Les répulseurs de ceux-ci venaient d'ailleurs perturber la quiétude de l'endroit.
Escorté par deux scout troopers montés sur des Motojets, une Forteresse Flottante HAVr A9 rasait de près les herbes hautes des plaines et sa silhouette imposante privait de toute lumière les pauvres végétaux. Lorsque la passerelle de l'immense blindé s'abaissa, une escouade entière de stormtroopers se déploya et vint s'emparer des ex-soldats faits prisonniers. Un médecin militaire à l'uniforme couleur olive se chargea de prodiguer les premiers soins aux multiples blessés et Barristan semblait être le plus récalcitrant de tous. Une fois que tout le monde fut installé à bord du transport blindé, une secousse vint avertir les passagers du départ.
- Et bien gamin... Je dois t'avouer que tu commences à m'impressionner. Je crois que tu as mérité une bonne nuit de repos. Demain, viens me rejoindre à la salle d'entraînement aux premières lueurs de l'aube. Jusque là, tu peux disposer de ton temps libre à ta convenance... Ajouta à voix basse le vieux sensitif à son "protégé".
Barristan avait profité de l'absence du natif de Yaga Minor pour préparer une petite surprise. Les préparatifs se prolongèrent durant une bonne partie de la nuit, et c'est donc les yeux cernés qu'il se présentait à la salle d'entraînement. Malgré son visage toujours aussi salement amoché, il ne semblait pas dissimuler le sourire qu'il avait aux lèvres. L'homme passait une main dans sa barbe fournie, se laissant emporter par la relative quiétude de la salle. Le grondement de l'eau en contrebas ne semblait nullement perturber sa connexion privilégiée avec l'endroit.
Quatre autres chevaliers vinrent s'asseoir à ses côtés, et rejoignirent le vieillard dans sa méditation "contemplative". Cet exercice jugé ridicule et inutile pour certains avait pourtant son lot d'avantages : il permettait en effet de renforcer l'esprit de cohésion des frères et sœurs d'armes tout en permettant à chacun de se purifier des sentiments qui pouvaient compromettre leurs missions.
Les cinq combattants d'élite ne tardèrent pas ressentir un frémissement dans la Force. Une nouvelle présence venait briser le silence. Korax. Comme un seul homme, les chevaliers quittèrent leur position en tailleur et un capuchon pourpre vint dissimuler leurs visages inexpressifs. Ils avaient fier allure dans leurs armures écarlates, on ne pouvait pas le nier. Un sourire bienveillant de la part de Barristan invitait l'aspirant-chevalier à venir le rejoindre. Les quatre autres chevaliers flanquaient désormais le jeune homme, et l'accompagnaient dans un silence religieux jusqu'au maître de cérémonie.
- Il est temps pour toi pour rejoindre officiellement la Chevalerie Impériale mon garçon... Tu as montré que tu étais digne de continuer ta formation en notre compagnie. Mais il te faudra au passage prêter serment d'allégeance... A genoux. Commença doucement le vieux sensitif avant de reprendre sur un ton plus solennel. Repètes après moi : Sur mon honneur et mon sang, je jure d'offrir ma loyauté éternelle à l'Impérium... Puisse ce serment me lier dans la vie et dans la mort à mes frères et soeurs d'armes... Longue vie à la Chevalerie Impériale ! Longue vie à l'Impérium !
Une fois que ce fut fait, les chevaliers activèrent leurs armes et les lames argentées des sabres présentés devant les capuchons vinrent illuminer d'une lueur mystique les visages.
- Te voilà officiellement intégré à nos rangs gamin. Félicitations. Puisque j'ai commencé ta formation, je demeurerai ton maître jusqu'à ce que celle-ci prenne fin et que tu sois fait chevalier... Il est temps pour toi de faire connaissance avec les membres de ta nouvelle famille !Spoiler : Spoiler
-
Post n°15
Auteur : Korax EndatoménèsAprès le combat, les deux chevaliers escortèrent les traitres à travers la forêt; Barristan menait le convoi et Korax surveillait les arrières. Ils revinrent rapidement à la cachette de leurs sacs, la monstruosité de son maître montant toujours la garde. Le vieux chevalier boitant légèrement, ce furent les parjures qui portèrent les sacs, en plus du Cathar K.O.. C'était amusant pour l'apprenti, de voir ces guerriers, si fiers peu de temps avant, marchant courbés, l'air dépités et n'en revenant toujours pas de s'être fait vaincre à cinq contre deux. De plus, les prisonniers n'avaient pas d'échappatoire au vu de la masse qu'ils portaient sur les épaules. En tout cas, s'ils fuyaient, ils n'iraient pas loin. L'adrénaline commençant à descendre, le gaucher faisait plus attention à ce qui l'entourait. La journée était relativement fraiche en comparaison avec la précédente. La forêt était composée de feuillus aux troncs épais et de buissons aux feuilles rondes. Étrangement, il n'y avait que peu de ronces et il n'y avait pas de champignons; ça n'était peut-être pas la saison. Le convoi progressait plus rapidement qu'à l'aller; Barristan devait sans doute se souvenir du chemin.
Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent en lisière de la forêt et se reposèrent quelques minutes. Entendant un bourdonnement, le jeune sensitif se retourna et vit arriver un transport impérial escorté par deux scout-troopers sur motojet. Il se souvint qu'il avait étudié le moteur de la motojet scout. Ce moteur était léger et puissant, donnant à la bécane une grande agilité ainsi qu'une bonne vitesse. Le transport ouvrit sa porte, laissant place à une division de stormtroopers et à un médecin. Les déserteurs reçurent les premiers soins puis furent emmenés dans le transport. Korax monta dans le transport et s'installa à l'arrière, près de la sortie tandis que son maître recevait de force les premiers soins. Les prisonniers étaient assis à l'avant, le plus loin possible de la porte. Enfin, Barristan entra, et s'installa en face de son élève. Les banquettes étaient un peu dures, mais comme le transport était bien insonorisé et qu'il ne vibrait pas, le trajet ne fut pas trop désagréable.
Le transport laissa les deux sensitifs à la base de la chevalerie et repartit pour la ville. Le vieux chevalier donna une permission à son apprenti pendant l'après midi. Le gaucher installa ses affaires dans un des dortoirs indiqué pour les hommes. Dans le dortoir, contenant une vingtaine de lits, seul un lit était occupé. Les lits étaient les mêmes qu'à l'internat de son université, ils étaient fermes mais relativement confortables. Pour aller jusqu'au dortoir, le jeune homme n'avait croisé personne, comme le jour précédent. Ensuite, il se dirigea vers la cantine de la base (il était déjà une heure de l'après-midi à la pendule du dortoir) en se fiant à la Force mais aussi et surtout aux plans accrochés aux murs de pierre de la base. Après avoir un peu tourné en rond, il arriva enfin à la cantine. La salle était relativement grande, elle contenait une vingtaine de tables rectangles de dix places chacune et un comptoir derrière lequel attendait un cuisinier. Le jeune homme enleva son masque, l'attacha à sa ceinture, mit ses lunettes et prit un plateau. Le cuistot lui donna une assiette du plat du jour. Dans la cantine, seules trois tables étaient occupées, l'une était occupée par son maître et quatre autres chevaliers assez vieux, la deuxième était occupée par deux chevaliers visiblement un peu plus agés que Korax et la troisième, à l'écart des deux autres, n'était occupée que par une femme aux mains robotiques et aux cheveux rouges, il n'y avait que des humains. La femme ressemblait à ce qu'on lui avait décrit des Sith. Il s'installa finalement avec les deux chevaliers les plus jeunes, un homme d'une trentaine d'années, la peau bronzée, les cheveux frisés et portant une fine moustache et une femme, plutôt jolie, qui devait avoir un peu plus de vingt ans, qui avait la peau claire et les cheveux châtains et qui se tenait beaucoup plus droite que son compatriote, traduisant une éducation privée ou militaire. Ils discutèrent pendant le repas. L'homme s'appelait Lamorak et la jeune femme Geniev. Ils étaient les seuls chevaliers de leur promotion à ne pas encore avoir été affectés à une mission. Ils proposèrent à Korax de s'entraîner avec eux. Le rendez-vous fut fixé à seize heures à la salle d'entraînement.
Après avoir rendu son plateau, le gaucher retourna à son dortoir et s'assit sur son lit pour méditer et se reposer un peu. Il ferma les yeux, se vida peu à peu de toutes ses émotions et laissa son esprit vagabonder et se mêler à la Force qu'il sentait autour de lui. Quand il rouvrit les yeux, il regarda l'horloge, il lui restait près d'une demi-heure. Juste assez pour aller à la salle d'entraînement en se perdant une ou deux fois. Il s'équipa et partit. Il atteint la salle en question, située à l'autre bout du complexe, en dix minutes sans se perdre une fois, un exploit. La salle était vide, il était en avance, il décida donc de s'asseoir et de méditer encore un peu, pour être en pleine forme pour l'entrainement. Il voulait aussi se tester et voir s'il était capable de sentir la présence des autres chevaliers à leur arrivée. Son esprit reprit son vagabondage, ses muscle se relâchèrent et il reprit l'exercice qu'il avait quitté quelques minutes avant.
Au bout d'un moment, impossible de savoir combien de temps les yeux fermés, il sentit comme un frémissement dans sa méditation comme une ombre lorsque qu'on a les yeux fermés sous le soleil. Il ouvrit les yeux, se leva et ne vit qu'une des deux personnes qu'il attendait, c'était Geniev qui l'aborda:
-Lamorak est toujours en retard ! Bon... Commençons sans lui. Un combat à l'épée te tente ? Épée éteinte naturellement.
Korax répondit par l'affirmative et tira sa lame, son adversaire fit de même. La vibroépée de la jeune femme était de taille standard, un mètre, donc vingt centimètres plus courte que celle du gaucher qui était plus adaptée à sa grande taille. Ils engagèrent le combat par un choc des deux lames. La combattante était vive et rapide et se battait de façon très aggressive. Le jeune sensitif parait tant bien que mal le flot d'attaques et manqua plusieurs fois d'être désarmé. Le combat s'équilibra lorsque Korax put placer quelques attaques. Ces attaques étaient visiblement déstabilisantes pour son adversaire qui, comme ses adversaires de la matinée, n'était pas habituée à combattre un gaucher. L'arrivée de Lamorak fit perdre une seule seconde son attention à Geniev, une seconde de trop car le gaucher donna à ce moment là un violent coup dans sa lame qui tomba au sol. Il avait gagné, en trichant peut être un peu, mais il avait vaincu.
-Bien joué ! Dit la jeune femme. Maintenant, passons à la Force, essayons d'attirer nos armes dans notre main.
Pendant deux heures, les trois Impériaux réalisèrent l'exercice en boucle. Korax, ayant l'arme la plus lourde, a plus de mal à attirer son arme mais au bout d'un moment, le geste rentre. Le gaucher réalise ensuite l'exercice de plus en plus loin ou sans regarder. Suite à cela, ils se séparèrent et le jeune homme retourna au dortoir. Il remplaça les batteries de son masque, qu'il n'avait pas changées depuis un mois, et mis les anciennes à charger. Ensuite, il se doucha dans les douches des hommes, vides comme quasiment toutes la base. Il se rhabilla, regarda son réveil et voyant l'heure, se mit en route vers la cantine.
Il retrouva facilement la salle, pris un plateau et des victuailles et s'assit à une table. Le jeune homme avait vu le dernier chevalier sortir pendant qu'il entrait dans la salle, en effet, il était près de vingt et une heure, le remplacement des batteries et la douche lui ayant pris près d'une heure et demie. Il mangea donc rapidement, rendit son plateau et retourna à son dortoir. Après une telle journée, le gaucher était épuisé. Il régla son réveil sur cinq heure et demie, se déshabilla, restant en caleçon (tout de même) et se coucha. Il n'eut pas de soucis pour s'endormir, ses deux combats l'avaient éreinté.
Son réveil fit son travail et le réveilla à l'heure convenue. Il s'habilla et d'équipa rapidement, sa lame accrochée dans son fourreau à sa hanche droite et sa cape soigneusement fermée par une broche en forme de phénix sur son épaule gauche; puis fit un détour par la cantine pour récupérer quelques barres énergétiques pour tenir jusqu'au prochain repas. Il se dirigea ensuite vers la salle d'entraînement où son maître l'attendait.
Il y avait une atmosphère étrange dans l'immense salle à son arrivée. La lumière était éteinte et cinq chevaliers étaient assis en tailleurs. Dès qu'il posa un pied dans la salle, les cinq hommes (ou femmes difficile à dire à cette distance) se levèrent. Il reconnut Barristan en zoomant avec ses macrolunettes, celui-ci lui fit signe d'approcher. Korax s'éxecuta et pendant qu'il se dirigeait vers son maitre, il fut flanqué par les autres chevaliers. On aurait dit une cérémonie obscure d'une secte quelconque. Barristan lui demanda de s'agenouiller et de prêter serment. Le gaucher, à genoux, répéta d'une voix forte, comme pour s'imprégner de ses propres paroles:
-Sur mon honneur et mon sang, je jure d'offrir ma loyauté éternelle à l'Impérium. Puisse ce serment me lier dans la vie et dans la mort à mes frères et soeurs d'armes. Longue vie à la Chevalerie Impériale ! Longue vie à l'Impérium !
Korax était ému, il pouvait enfin servir le régime auquel il devait tout et en plus, dans la partie la plus préstigieuse de son armée. Il faisait partie de la Chevalerie Impériale ! -
Post n°16
Auteur : Hivernus
~ Chevalier Wilhelm Barristan ~
Barristan peut presque sentir la fierté qui s'empare de Korax, et qui vient réchauffer son cœur de partisan impérial. Et en effet, il n'y avait probablement rien de plus beau aux yeux du vieux chevalier que d'appartenir à un ordre prestigieux. Un groupe d'élite dont les membres sont tous des frères et sœurs liés par un serment. Un vague sentiment de nostalgie vient pincer l'espace d'un instant le cœur du sensitif. Sentiment dont il parvient rapidement à se défaire, grâce à son entraînement. Il s'était enseigné une discipline stricte, et une obéissance sans failles aux ordres, afin de faire de lui un soldat susceptible de ne pas céder au Côté Obscur sous le coup de fortes émotions. Et pourtant, cela ne l'empêche nullement d'être un comique à ses heures perdues. Peut-être parce qu'il en partie un vieux fou... Les autres chevaliers, désormais visage à découvert, félicitent avec enthousiasme leur nouveau compagnon.
- Écuyer hein... J'imagine que c'est un bon début ! Bienvenue chez toi petit. Lâche avec ironie Sagamor, sourire en coin.
- Suis avec fierté la voie des Chevaliers Impériaux Korax, et ton avenir sera des plus rayonnants. Tu es l'un des nôtres désormais. Vient rajouter Gahéris en tapotant amicalement l'épaule du jeune homme.
- Pas foutu de vous présenter dans les règles Messieurs... Et bien et bien ! Un peu de tenue voyons ! Vocifère avec sa voix tonitruante le vieux chevalier. Le petit plaisantin, c'est Sagamor, et la charmante demoiselle à ta droite, Gahéris. Quant aux deux autres, plus "timides", il s'agit de Keu et de Tristen. Maintenant que les présentations sont terminées, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses... Mais avant tout, un petit passage par les vestiaires s'impose !
Personne ne bronche lorsque Barristan parle. Il y a un certain charisme qui s'impose en lui et force donc les autres à écouter... Et à obéir. Certains considèrent qu'en tant que "patriarche" de la Chevalerie Impériale, il est plus sage de suivre son exemple. D'autres se contentent simplement de profiter de son expérience, en dépit de son humeur changeante. Quelques uns s'interrogent en effet sur le passé du vieux chevalier, qui est plutôt avare sur les renseignements. C'est d'ailleurs toujours étrange de se dire qu'il y a des moments où il est sévère et rigoureux, et d'autres où il semble plus léger et plus joyeux. Peut-être parce qu'il est régulièrement tiraillé entre la rigueur militaire et l'envie de s'épanouir... Au final, c'est une personnalité attachante, bien que particulière, à laquelle on finit par s'attacher. Ce n'est pas pour rien qu'il est affectueusement affublé de nombreux quolibets et autres surnoms par ses camarades. La colonne progresse rapidement dans les couloirs vides de la base, Barristan en tête. Il ne faut pas longtemps au vieux chevalier pour mener la petite troupe jusqu'aux vestiaires.
Les soldats d'élite impériaux, habitués à s'entraîner avec le vieillard, savent déjà de quoi il en retourne. Ils s'empressent donc de se défaire de leurs capes pourpres encombrantes puis de leur armure, et enfilent l’équipement nécessaire à la simulation qui va suivre. Parce que leur panoplie de chevalier impérial comprend déjà une combinaison noire pressurisée devant les protéger du vide spatial, les soldats à la Marque Rouge gagnent déjà un temps précieux. Ils montrent toutefois des signes d'excitation en s'équipant comme il se doit pour l'exercice à venir. Ils sont protégés par un plastron semblable à ceux que portent les pilotes de TIE et qui comprend les systèmes de survie de la tenue en cas d'éjection dans l'espace. Toutefois, la protection est modifiée afin de permettre aux chevaliers impériaux de se battre sur terre ferme en cas de crash de l'appareil. Le plastoide du plastron est renforcé par des fibres de Phrik, tandis que des épaulières viennent protéger le porteur de coups fatals. Et pour ne pas les confondre avec de simples pilotes impériaux, le rouge écarlate est la couleur dominante de la tenue. Le casque sous le bras, ils sont désormais prêts à accomplir leur devoir.
- Tous de fiers soldats... Magnifique ! Déclare Barristan d'une voix presque admirative. Bon, à part Korax, vous connaissez tous la teneur et les objectifs de l'exercice. On reste concentré, on ne perd pas son ailier des yeux, et surtout, on exécute les ordres. Pas de question ? Parfait ! On se remue les fesses Messieurs et... Madame !
Les impériaux suivent en trottinant le vieux chevalier et s'engouffrent dans une nouvelle salle. Une salle qui n'avait que trop peu servi jusque là... Dans la pièce, six cockpits de chasseur TIE s'alignent dans un silence le plus total, comme s'ils rendent hommage au sensitif aguerri. Pour Korax, l'heure n'est pas encore venue de voler de ses propres ailes. Il doit d'abord s'entraîner, et l'entraînement allait être des plus éprouvants...
On répète régulièrement dans l'Impérium que l'on a pas le temps, et qu'il faut que les soldats soient prêts le plus rapidement possible. C'est une connerie aux yeux du chevalier. Et il s'assurerait de prendre son temps avec son élève et les autres sensitifs du groupe.
- J'imagine, gamin, que c'est la première fois que tu vas "piloter" un de ces engins. Et bien si tu sais conduire un speeder, alors le fonctionnement est à peu près le même. Dans le pire des cas... Fais appel à ton instinct ! En vient à conclure Barristan en tapotant doucement l'épaule de son apprenti. Tous à vos appareils !
Rien n'est plus compliqué d'un chasseur stellaire niveau pilotage, mais le vieux pense que la meilleure façon d'apprendre, c'est en situation réelle. Il évaluerait donc le natif de Yaga Minor sur sa capacité à s'adapter et à assimiler. Barristan enfile son casque, relié au plastron par deux tubes respiratoires et règle la pression et l’oxygène de son barda. Il est rapidement imité par ses frères d'armes, et chacun monte dans le cockpit d'un appareil. Il ne s'agit là que d'un équipement de simulation, mais le confort et les installations sont les mêmes que dans ceux d'un vrai chasseur impérial. Le vieux chevalier boucle les sangles de son siège et joue des épaules pour s'installer "confortablement". Le vieil homme tripote machinalement les commandes du TIE et les moteurs ne tardent pas à chauffer, faisant de ce fait bourdonner le chasseur. Grâce aux compensateurs de gravité, il est désormais possible de simuler la pesanteur zéro de l'espace pour les exercices, ce qui rend d'autant plus réel les simulations. Après un rapide coup d'oeil sur les consoles qui lui confirment que les moteurs ioniques tournent à pleine puissance et que les systèmes sont au vert, le chevalier s'assure que les canons lasers soient prêts à tirer et se décide enfin à pousser sur les moteurs. Le rail fictif décroche le chasseur TIE et le jette dans le vide spatial. Le feulement rauque de plusieurs autres appareils vient se joindre au concert.
- Gris Deux, ici Gris Trois, commence Tristen en s'adressant à Korax, tu devrais redresser ton manche à balais pour corriger ta trajectoire ! Tu vas finir par percuter quelqu'un.
- Gris Leader à l'ensemble du groupe, douze chasseurs vautours arrivent sur nous, préparez-vous à les recevoir. Ne rompez la formation qu'à mon signal ! Vient rajouter Barristan dans la communication de groupe. Gris Deux, restes bien avec moi. Préparez-vous à engager l'ennemi dans trois... deux... un... Maintenant !
Les chevaliers impériaux brisent la formation et la lutte peut enfin commencer... Les chasseurs TIE ne disposent pas de boucliers mais sont relativement rapides, ils compensent donc leur fragilité par des manœuvres facilitées. Parce que les entraînements sont durs et périlleux, la Marine Impériale avait décidé de garder ses pilotes dans un état de danger permanent, afin que leurs réflexes prennent le dessus. Mais cette technique semble avoir quelques défauts. C'est en partie pour cette raison que les chevaliers impériaux utilisent d'abord et avant tout leur esprit de cohésion et leurs dons dans la Force pour se sortir de situations difficiles. Après tout, si les pilotes sont "sacrifiables" et "remplaçables" à souhait, il en est autrement pour l'élite de l'Impérium.
Barristan vire sur l'aile tribord et engage une première cible. Avant même que son réticule de visée ne passe au vert, il lâche les salves meurtrières de son appareil et entreprend presque dans la foulée de plonger sous le chasseur ennemi. Une explosion vient éclairer le temps d'un instant le cockpit de l'appareil. L'ennemi semble avoir été abattu, mais la victoire n'est pas pour autant acquise. Trois autres droïdes vautours convergent vers sa position et ouvrent le feu.
- Gris Deux, je me charge des deux frelons de droite, désintègres moi celui de gauche ! Ordonne alors le maître à son apprenti.
Il est temps de voir ce qu'est capable de faire un novice dans un cockpit, avec pour seules armes, son intelligence et la Force... Ce que le groupe ne sait pas encore, c'est qu'il y a une deuxième vague d'attaque en approche, et qu'elle se dirige tout droit vers Barristan et son protégé. -
Post n°17
Auteur : Korax EndatoménèsLa fierté de Korax était visible sur son visage. Malheureusement, celui-ci était caché par un masque. Il fit rapidement connaissance avec les chevaliers présents avant que Barristan ne leur donne l'ordre de le suivre jusqu'aux vestiaires. Le gaucher se demandait bien ce que lui réservait son maître pour son premier jour en tant qu'écuyer mais il se doutait bien que ça n'allait pas être de tout repos... En marchant, il rêvait de son avenir à la chevalerie, de la victoire de l'Imperium sur les systèmes corrompus que sont la République et la Confederation et de Coruscant en proie aux flammes sous les tirs de la marine imperiale. Korax se promit qu'il assisterait à la destruction du cœur de la République même s'il doit la diriger lui-même. Sa haine de République n'avait jamais été aussi forte que depuis l'annonce de la capture du grand moff Valiant et il brûlait d'impatience de mettre une planète Républicaine à feu et à sang.
Enfin ils arrivèrent aux vestiaires, situés dans les étages supérieurs de la gigantesque base. Le vieux chevalier lui prêta une armure qui ressemblait à une combinaison de pilote de chasseur mais elle était plus lourde, en effet des plaques de blindage avaient été incorporées au plastron, aux bras et aux jambières; des épaulières avaient été rajoutées et au lieu d'être intégralement noire, l'armure était rouge, sauf le casque qui était noir mis à part une bande verticale rouge de deux centimètres de large parcourant tout le casque au niveau de l'œil gauche. L'écuyer prit quelques minutes pour regler les macrolunettes du casque avec les mêmes paramètres que celles de son masque, et mit sa combinaison avant d'en vérifier l'étanchéité. Il avait toujours rêvé de piloter mais sa vue ne le lui permettait pas. Il aimait aller regarder les TIE voler avec son père, et vouait une grande admiration au petit chasseur impérial; il l'avait même étudié sous toutes ses coutures à l'Université; de plus, sa classe avait été chargée de concevoir un hyperdrive pour améliorer le TIE/in dans le but d'équiper la chevalerie (essentiellement) de chasseurs longue portée afin d'escorter les vaisseaux impériaux sur les "routes" spatiales dangereuses et de ne plus dépendre des vaisseaux capitaux. Le gaucher avait été assigné à la compatibilité avec le réacteur et la gestion de l'autonomie. Les monoplaces de la chevalerie, comme les autres équipements, avaient une couleur spéciale: ils étaient bleu nuit (comme le drapeau impérial) avec une bande verticale rouge d'une quinzaine de centimètres de large parcourant le cockpit un peu à gauche.Spoiler : Schema de couleurs
Le jeune sensitif sortit des vestiaires confiant, avant de se souvenir que les chasseurs et les bombardiers impériaux n'étaient que des monoplaces... Aie ! Il n'avait jamais rien piloté et l'idée d'être envoyé au casse-pipe en solo dans un chasseur relativement fragile ne lui plaisait aucunement. Connaissant la mécanique du petit chasseur par cœur, le jeune impérial savait donc théoriquement comment le piloter, théoriquement... Une petite goutte de sueur glacée coula le long de son dos, ce qui était particulièrement désagréable dans l'armure pressurisée. Ils traversèrent quelques couloirs avant d'arriver dans une salle contenant six cockpits de chasseur TIE. Au lieu d'être accrochés à des panneaux solaires, les cabines étaient fixées sur des bras mécaniques reliés à une machine plus grosse. Un simulateur ? L'ingénieur n'était pas au courant qu'il en ce type de machine dans l'Imperium. En effet, la marine impériale était réputée pour lâcher les apprentis pilotes directement sur des appareils et former des unités avec les survivants. En tout cas, le jeune homme était soulagé, il ne mourrait pas aujourd'hui. Chaque impérial se plaça devant un "vaisseau" puis monta dedans.
Le cockpit était un endroit exigu avec néanmoins suffisamment d'espace pour y entreposer une arme, utile en cas de problème. Il y avait un siège, avec un harnais pour prévenir les petits soucis de pilotes passant à travers le hublot en freinant; aux pieds, des pédales géraient l'accélération et le freinage. Il y avait un écran au dessus de la vitre, montrant l'état de l'appareil, un deuxième en dessous, gérait la visée automatique et un dernier écran, situé à droite du premier donnait toutes les informations nécessaires au vol (altitude, vitesse, radar, charge des batteries, attribution de l'énergie sortant du générateur...). À droite se trouvaient les commandes de répartition de l'énergie entre les moteurs et les canons, de l'autre côté se trouvaient les commandes de démarrage, d'éjection (il y en a aussi sur le siège au cas où il y aurait une défaillance énergétique), et les commandes servant à faire des manoeuvres d'esquive ou de fuite très serrées pour faire honneur à son statut de chasseur le plus maniable de la galaxie; et au milieu se trouvaient les commandes principales, le "manche à balai" qui était plutôt constitué de deux poignées avec des gâchettes contrôlant les canons. Korax s'installa dans ledit cockpit et s'y attacha. La simulation commença.
Les six chasseurs de la chevalerie étaient alignés dans un hangar de Star destroyer en orbite d'une planète quelconque. Le jeune homme fit bien attention à ne pas allouer trop de puissance au moteur pour éviter de se briser la nuque à cause de l'accélération. Il alluma ses moteurs et le rail le lâcha. La simulation était si bien faite que le gaucher en oublia que c'en était une; la sensation d'absence de gravité liée à l'accélération le grisait. Il se fit rapidement rappeler à l'ordre car, crispé sur ses commandes, il venait de frôler un de ses alliés. Le jeune homme se détendit donc pendant quelques secondes bien assis, puis augmenta la puissance attribuée aux moteurs dans le but de se placer dans l'aile de son maître. La vibration générée par le chasseur, au lieu de le stresser, l'apaisait. Leurs cibles étaient 12 droïdes vautours, cibles petites et rapides ne craignant pas les manœuvres trop violentes et capables de verrouiller une cible à une distance respectable. Le premier arrivant prit les deux premières salves de Barristan de plein fouet, explosant dans une gerbe d'étincelles. Pendant que le maître de chargeait de deux droïdes, Korax reçut l'ordre d'abattre le troisième arrivant dans le secteur. Les premiers tirs du jeune homme ratèrent leur cible qui venait de face. Ainsi commença un combat tournoyant où les deux chasseurs tentaient de se placer derrière l'autre. Korax devant regarder par son hublot, il ne voyait pas ses instruments, ce qui l'empêchait de modifier la puissance des moteurs au profit d'une plus grande agilité. C'est là qu'il se souvint que son maître ne comptait pas que sur ses capacités "normales" mais aussi sur la Force. Le gaucher tenta ainsi d'élargir son champ de vision pour pouvoir détruire le tas de ferraille qui commençait à l'énerver, à force de tourner en rond. Sa vision de ses instrument n'était pas très précise mais le fut suffisamment pour que l'Impérial se place derrière le séparatiste qui commençait des manœuvres d'esquive préprogrammées. Le viseur du jeune homme tardait à devenir vert donc il décida de tirer à l'instinct, se focalisant sur sa cible, il observait ses mouvements pour les prévoir et quand il sentit que la visée était bonne, il tira, deux fois,le droïde fut touché par la deuxième salve et partit en vrille incontrôlée avant d'exploser. Fier, le sensitif informa ses coéquipiers :
-Ici Gris Deux, cible détruite.
Attendant d'autres ordres tout en se dirigeant vers son maître pour l'aider, il remarqua un point rouge sur son radar, derrière lui. Le radar se mit à biper, mauvais signe... L'écuyer alloua toute la puissance aux moteurs et éteint son moteur droit, faisant partir son appareil dans un virage très serré à droite avant de lâcher dans son comlink :
-Ici Gris Deux, je suis accroché, j'ai besoin d'aide !
Le droïde ne comptait pas lâcher sa proie, et bien qu'étant plus lent et moins maniable que l'Impérial, il tenait la distance et tentait de l'aligner. Des laser rouges fusaient autour du cockpit tandis que Korax faisait de son mieux pour ne pas être statique et se rapprocher des autres chasseurs impériaux. De la sueur perlait sur son front et ses jambes commençaient à trembler à force de les utiliser quand une voix le soulagea, c'était la voix de Keu:
-Gris Deux, ici Gris Cinq, poursuivant abattu. Dernière cible détruite.
Tout en recommençant à respirer normalement, le gaucher se dirigea vers Gris Leader et se mit dans son aile en attendant les ordres. -
Post n°18
Auteur : Hivernus
~ Chevalier Wilhelm Barristan ~
Barristan évite de justesse les rayons lasers du premier chasseur droïde, qui se dirige droit sur Korax. Il ensuite vire sur l'aile bâbord puis sur l'aile tribord, afin de slalomer entre les deux autres appareils ennemis. Son écran de visée n'a pas le temps de se verrouiller sur les frelons, mais cela n'a pas réellement d'importance. Grâce à son expérience et à son instinct, il sait quand tirer. Le chasseur TIE crache une nouvelle salve destructrice, qui vient sectionner en deux le droïde Vautour. L'autre machine pivote doucement la tête, observe le spectacle puis manœuvre rapidement de façon à se retrouver derrière le chevalier impérial en un temps record. Les traits lasers ne tardent pas à fuser, et frôlent l'appareil de Barristan à plusieurs reprises. Le vieillard décide de faire tomber son chasseur en vrille, suivi de près par son adversaire. Lorsque celui-ci perd de l'altitude à son tour, il est déjà foutu. Les moteurs ioniques du TIE tournent à pleine puissance et l'appareil décrit une boucle jusqu'à se placer dans le sillage du frelon. Deux traits verts sortent des canons du chasseur impérial et le droïde Vautour se transforme en véritable boule de feu, avant d'exploser.
Les chevaliers impériaux se débarrassent de leurs ennemis avec une relative facilité, il semble même que Korax ait réussi à abattre son premier appareil. Il est encore maladroit et ses manœuvres sont grossières, mais il s'en sort bien pour un débutant. Le groupe ne tarde pas à se remettre en formation d'attaque standard, celle qui est inspirée des formations que prennent les oiseaux lorsqu'ils volent en bande. Le haut-commandement vient transmettre les nouveaux ordres au chef d'escadron. Une nouvelle vague d'assaut se porte déjà à leur rencontre... Et pour compliquer le tout, le destroyer stellaire de classe Impériale allait ouvrir le feu sur le vaisseau ennemi. Il n'y a rien qui puisse être plus excitant qu'un affrontement au milieu des tirs croisés ! Barristan jette un rapide coup d'oeil aux détecteurs. Il compte au moins une vingtaine d'appareils ennemis. Ils filent à toute vitesse vers eux. L'impact sera violent. Heureusement pour eux, une douzaine de chasseurs TIE est lancée depuis le destroyer afin d'équilibrer les forces. Ils n'arriveront hélas que trop tard dans la bataille... Les chevaliers devront se débrouiller seuls pour le moment.
- Gris Leader à tous les pilotes, nous avons encore de la visite ! Ordre d'abattre en priorité les Tri-chasseurs droïdes ! Reprend alors Barristan. Maintenez la communication avec votre ailier, histoire de ne pas avoir de mauvaises surprises... Contact avec l'ennemi dans une minute !
Chacun vérifie nerveusement l'état général de son appareil, prêt à en découdre avec la nouvelle vague d'assaut. L'affrontement risque d'être rude et peut rapidement tourner au désastre, surtout sans le renfort immédiat des autres chasseurs TIE. Mais le vieux chevalier qui commande l'escadron est confiant. Les chevaliers impériaux sont probablement parmi les soldats les mieux entraînés de la galaxie. On leur a inculqué une discipline rigoureuse et les entraînements successifs en situation réel ont renforcé leur mental d'acier et leur cohésion de groupe. En outre, ils sont prêts à engager l'ennemi sans hésiter, même en situation d'infériorité numérique. Les dix vautours précèdent les dix tri-chasseurs droïdes et enfoncent les lignes impériales afin de reporter l'attention sur eux. Les lasers rouges se mêlent aux traits verts, et les premières explosions ne tardent pas à apparaître. Depuis le cockpit, on assiste à un véritable feu d'artifice spatial !
Et le plus beau reste à venir... Dans le lointain, le destroyer stellaire quitte sa position et s'avance vers le vaisseau-mère ennemi. L'immense silhouette grise fend l'espace, tandis que ses batteries se réorientent sur leur cible. De sourdes détonations viennent se mêler au festival de bruits et de couleurs. La carcasse torturée et sombre du destroyer de classe Providence encaisse les premières salves adverses sans trop de problème, puis riposte avec tout autant de violence... Un véritable combat entre deux titans vient de débuter... Au beau milieu de l'escarmouche, Barristan tente de se défaire de l'emprise d'un chasseur vautour particulièrement gênant. Les deux appareils s'engagent dans une succession de virages droite-gauche, dans le but de passer l’un derrière l’autre. Gahéris vient finalement régler le problème en éliminant l'adversaire de Barristan à l'aide de quelques salves bien placées. Les deux chasseurs TIE effectuent un virage serré et rejoignent la zone des combats, dans l'espoir d'exploser quelques ennemis de plus. Le vieux sensitif jette un nouveau coup d'oeil sur son écran. Les détecteurs indiquent que le nombre de droïdes décroît à un bon rythme. Mais pas sans avoir subi de pertes... L'appareil de Keu a été pulvérisé sous ses yeux. De même, Tristen et Sagamor semblent être en difficulté.
- Gris Quatre a été descendu ! Annonce soudainement Tristen, qui essaye tant bien que mal d'éviter les tirs envoyés par un tri-chasseur sur ses arrières. Débarrassez-moi de l'abruti qui me colle le train !
- Gris Trois, ici Gris Six, tiens bon, je suis en chemin. Répond Gahéris à l'appel de détresse.
Le chasseur TIE de la jeune femme se déporte pour porter assistance à son camarade. Barristan cherche Korax sur ses écrans, afin de l'aider si besoin est. Lorsqu'il repère enfin le natif de Yaga Minor, un tremblement vient s'emparer de l'appareil du chevalier. Un bip sonore vient directement le mettre en garde. Son aile solaire tribord est touchée par un trait laser et commence à fumer. C'est bien sa veine ! Il tire sur le manche à balais et lance à fond les moteurs de poussée et de répulsion, ce qui a pour effet d'éteindre momentanément les flammes qui venaient ronger son aile. Il vire ensuite sur bâbord afin d'esquiver les nouvelles salves ennemies puis entreprend de slalomer entre les divers débris et les carcasses de la bataille, afin de perdre le temps de quelques battements de cil son assaillant. Au final, l'effet est plus que satisfaisant, puisque le vautour percute de plein fouet ce qu'il reste du chasseur de Sagamor et disparaît dans une explosion. Barristan évite au dernier instant l'aile calcinée d'un chasseur droïde. Sa respiration commence à se saccader, et les premières gouttes de sueur font leur apparition au niveau du dos et des tempes. Les battements de son cœur, qui s'affole, retiennent son attention le temps d'un instant. Il faut qu'il se calme... Au fur-et-à mesure que les dangers se succèdent, il sent un flot d’adrénaline se répandre dans ses veines et cette sensation le grise. Le chevalier a presque envie de se jeter corps et âme dans la bataille désormais, comme attiré par des instincts primaires. Trois tri-chasseurs passent à droite et se dirigent vers les renforts impériaux, missiles chargés, tandis que lui-même verrouille une énième cible et l'abat.
- Gris Leader à tous les chasseurs, il y a trois appareils ennemis qui se séparent du groupe principal et s'apprêtent à faire feu sur notre escadron de soutien. J'ai besoin de quelqu'un pour aller les descendre ! Lâche t-il entre deux soufflements.
Dans la communication de groupe, on informe le chef d'escadron que Tristen vient d'y passer. Il ne reste déjà plus qu'une poignée d'appareils impériaux contre une nuée entière d'engins droïdes. Tel un essaim innombrable d'insectes en colère, l'ennemi frappe sans relâche et épuise les chevaliers impériaux. Tout risque de se jouer sur les chasseurs TIE lâchés dans la bataille tardivement... Et ces mêmes TIE sont sur le point d'être vaporisés par quelques missiles... -
Post n°19
Auteur : Korax EndatoménèsBien rangé dans la formation, le natif de Yaga Minor attendait les instructions qui ne tardèrent pas à venir. Une vingtaine de vautours ainsi qu'une vingtaine de trichasseurs se dirigeaient vers eux. Pour éviter une infériorité numérique trop conséquente, un escadron de 12 chasseurs avait été envoyé en renfort. Malheureusement, le temps qu'ils arrivent, l'accrochage aura déjà eu lieu. Ne pas perdre le contact, tel était le mot d'ordre; Korax éssaierait de s'y tenir. Machinalement, il rééquilibra l'allocation de la puissance entre les moteurs et les canons, dans le but d'avoir la puissance de feu nécessaire pour abattre un ou deux vautours. Il vérifia ensuite l'état de ses gouvernes et du générateur, mais tout semblait fonctionner correctement.
Quand les appareils confédérés apparurent sur le radar, le jeune sensitif ne les voyait même pas, même en zoomant avec ses macrolunettes. Les ennemis se dirigeaient droit sur eux. Dans un bref coup d'œil à ses instruments, l'écuyer vit son écran de visée passer au vert et lâcha instinctivement deux salves. Il fut le premier à tirer. Il ne savait pas s'il avait touché une cible car plusieurs tirs partirent juste après les siens et quelques explosions apparurent à l'horizon. Au moment où la formation se brisa, il fit un virage serré vers la droite pour ne par se retrouver au milieu des trichasseurs qui l'auraient pulvérisé. L'ennemi était en grande supériorité numérique et Korax avait un peu peur d'être submergé. Le chasseur impérial effectuait sa manœuvre de contournement lorsqu'une intense lumière verte vint illuminer son cockpit. Un tir de turbolaser lourd... Les deux vaisseaux capitaux commençaient à se tirer dessus. C'était une mauvaise nouvelle, les impériaux devaient être à portée de DCA et il y avait un risque non négligeable de recevoir un tir de turbolaser perdu. Arrivant au flanc des trichasseurs, des chasseurs assez lents mais dotés de missiles, le jeune sensitif tira dans le chaos de l'accrochage entre ses coéquipiers et les séparatistes, abattant un trichasseur mais attirant l'attention de ses alliés. Deux vautours changèrent de cible et commencèrent à le poursuivre.
Plusieurs options s'offraient à l'écuyer: la première consistait à engager immédiatement, au risque de prendre un laser perdu de l'accrochage proche, un combat tournoyant où il finirait par descendre ses ennemis grâce à sa vitesse supérieure; la deuxième, à engager ce même combat en s'éloignant et la troisième, la plus téméraire, consistait à plonger dans l'accrochage pour déboussoler ses poursuivants et aider ses alliés dans leur lutte contre les trichasseurs. Il se souvint de la consigne à suivre: "ne pas perdre le contact" et prit sa décision, il suivrait la troisième option; après tout, le culot et l'audace étaient de grandes qualités pour les officiers, selon les grands penseurs de la guerre. Il plongea au cœur du chaos pour la deuxième fois, utilisant ses canons pour se frayer un chemin à travers les débris. Les droïdes qui le suivaient vinrent rapidement s'ajouter aux carcasses flottantes qui remplissaient cet partie du champ de bataille en percutant des débris. Korax s'en était sorti; il sentait l'adrénaline monter en lui.
Au mépris du danger, il pris en chasse deux trichasseurs qui passaient non loin, ne se doutant aucunement que les Séparatistes pouvaient tirer leurs missiles en arrière. Il tira quelques salves qui endommagèrent la direction d'un des chasseurs qui ripostèrent par quelques missiles bien sentis que le jeune homme esquiva de peu, se rendant compte de son erreur. Pour le punir de son audace, un missile explosa derrière lui et un morceau de métal vint s'enfoncer dans la partie gauche de son moteur, qui s'arrêta net. Korax pesta contre lui même mais repris rapidement son sang froid car le droïde intact faisait demi-tour pour l'achever. Ne voyant pas d'autres solutions, il alloua toute sa puissance à ses canons, tandis qu'il avançait toujours, pris par son élan, puis la transféra totalement sur son moteur. Par chance, les deux parties du moteur se rallumèrent, bien qu'il y ait une légère perte de puissance à gauche; au moins, il n'était pas condamné à tourner en rond. Korax rééquilibra la puissance et ajusta son moteur droit. Il pris rapidement un virage serré pour éviter d'avoir le Séparatiste dans son dos, tandis que son acolyte aux gouvernes cassées partait tout droit s'écraser sur son vaisseau mère. Le chevalier mit la gomme pour se désengager et souffler un peu.
Son adrénaline laissa peu à peu place à la fatigue et aux courbatures dues à l'entrainement intensif qu'il subissait. Il ne devait pas perdre sa concentration, sinon il n'aurait plus la vision de ses instruments et il ne pourrait plus voir les menaces derrière lui. Cet entraînement était aussi pire niveau concentration que les examens de maths à l'université. Il allait récolter une bonne migraine. Il décida de faire le point: il ne restait que trois TIE de chevaliers dont un intact et en face il restait six trichasseurs et trois vautours en état de marche. Il fallait tenir le temps que les renforts arrivent; après, ils n'auraient aucun mal à nettoyer les confédérés restants. Soudain, Barristan demanda l'interception de trois trichasseurs qui menaçaient les renforts.
-Ici Gris deux, lança Korax, je vais tenter de les intercepter avant qu'ils soient à portée.
L'écuyer se lança vers la trajectoire des droïdes, laissant ses coéquipiers se débrouiller avec le reste des ennemis. Il arriva, comme il avait plus ou moins prévu, en retrait à droite des chasseurs. Il devait en abattre au moins un pour obliger les autres à se disperser. Il retint sa respiration et visa. Il tira quatre fois. Un seul tir toucha. Il percuta le système d'armement du droïde central qui explosa directement.les deux autres changèrent immédiatement de cible et firent un virage dans les deux directions opposées pour piéger Korax et l'arrosèrent d'une pluie de missiles. Celui-ci, pris au dépourvu, partit en vrille vers le bas et se redressa d'un coup, le secouant comme un prunier mais se débarrassant efficacement du guidage des fusées à ses trousses. Il remonta en chandelle pour apercevoir d'innombrables traits verts assaisonner ses poursuivants.
-Trichasseurs interceptés, lâcha le natif de Yaga Minor en reprenant difficilement son souffle.
Les deux autres TIE survivants n'avaient abattu aucun ennemi durant sa petite manœuvre, trop occupés à esquiver. Korax commençait à s'habituer à sa monture et se relança dans le combat avec les renforts. Deux chasseurs impériaux furent pulvérisés au contact par quelques missiles de bienvenue tandis qu'un vautour fut tranché net par un turbolaser de son propre camp, qui manqua de peu Endatoménès... Le combats tourna enfin à l'avantage des Impériaux qui terminèrent les nuisibles restants. Le jeune humain se rangea à droite de son maître; ressentant sa grande fatigue tandis que ses muscles se decrispaient lentement. Il espérait que l'exercice allait bientôt se terminer car piloter était épuisant et l'alternance de phases d'adrénaline et de calme n'arrangeait rien. Mais connaissant Barristan, il n'avait pas fini d'en baver mais il était curieux de voir ce que son maître lui réservait. Une nouvelle vague d'ennemis ou un autre exercice encore plus exténuant ? -
Post n°20
Auteur : Hivernus
~ Chevalier Wilhelm Barristan ~
Les traits lasers zèbrent de vert et de rouge l'espace et illuminent le cockpit de Barristan. La deuxième vague d'assaut vient de se briser sur les maigres défenses impériales. Une action des plus glorieuses, même s'il ne s'agit là que d'une simulation. Mais la situation est des plus critiques. Une poignée d'appareils impériaux contre les légions apparemment infinies de la Confédération des Systèmes Indépendants. Combien de temps pourraient-ils résister aux assauts des séparatistes ? La Chevalerie Impériale vient de payer le prix fort. La moitié de l'escadron a péri durant les premières attaques... Et les nombreux points qui convergent vers leur position indiquent que d'autres affrontements vont suivre. Barristan est peut-être un vieux fou, mais il sait quand il peut se permettre de prendre des risques, et quand il doit les éviter.
- Gris Leader à tous les appareils, on se replie vers le destroyer stellaire. Ordonne le chevalier.
Son chasseur fait demi-tour, suivi de près par les appareils de l'escadron de renfort et ceux des autres membres de la Chevalerie Impériale. La silhouette massive du destroyer impérial se rapproche de plus en plus, jusqu'à couvrir de son ombre les différents chasseurs TIE. L'angoisse d'être intercepté par une nouvelle nuée de droïdes disparaît au profit d'une volonté vive de d'achever l'exercice au plus vite. Une volonté compréhensive. Les exercices s'enchaînent et sont toujours plus éprouvants les uns que les autres. Mais n'est-ce pas là quelque chose de logique ? On ne peut pas prétendre être une élite si les entraînements ne sont pas dignes d'une élite. La rigueur amène la discipline et la discipline amène l'obéissance. Mais ce ne sont là que des épreuves destinées à tester les chevaliers impériaux... Et des épreuves, ils en subiraient toute leur vie, afin de s'assurer de leur loyauté à tout instant.
Finalement, le soulagement vient quand les cockpits s'éteignent et annoncent la fin de la simulation. Les pilotes descendent des engins et ôtent leur casque devenu trop lourd. Respirer un air frais et toujours plus agréable que l'air condensé et recyclé du casque. Les chevaliers impériaux se rassemblent et échangent des claques amicales sur des dos courbés de douleur. Les cockpits des chasseurs TIE sont loin d'être les plus confortables. Mais les petites réjouissances, malgré le semi-échec de l'exercice, sont interrompues par l'arrivée d'un personnage...
Le lieutenant Chadelle. Un officier du Bureau de la Sécurité de l'Impérium aussi exécrable qu'implacable. Les mains croisés dans le dos, le menton bien redressé, et ce regard qui en dit long... Barristan abandonne le temps d'un instant son groupe et se porte à la rencontre de l'agent de la police politique. Le vieux remarque tout de suite que quelque chose cloche. En effet, l'officier porte au dessus de son uniforme gris un plastron semblable à ceux portés par les troupes de choc. Se peut-il qu'on requiert les services de la Chevalerie Impériale pour une mission périlleuse ?
Suite.
