A vos ordres !
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Post n°2
Auteur : Super PNJLe lieutenant en charge des recrues attend que ces dernières soient rassemblées en deux groupes distincts pour continuer son discours.
- Bien. Maintenant que c’est fait, formez les rangs. Je ne veux pas voir devant moi un tas de cloportes moins ordonnés qu’un troupeau de Banthas. Reprend l’officier en faisant les cent pas devant les futurs soldats.
Le grand gaillard s’avance parfois dans la direction d’un aspirant, rectifie la posture de ce dernier, puis reprend son inspection. Tête bien haute, poitrine gonflée, bras et jambes bien alignés... Lorsqu’il est satisfait par le résultat, le lieutenant en vient finalement à se présenter aux deux sections.
- Parfait. Je suis le Lieutenant Harelson, l’homme chargé de votre instruction. Ne vous attendez pas à de la clémence de ma part. L’armée impériale ne prend que les meilleurs. Si vous rêvez d’une vie plus rangée, je vous conseille la marine impériale ! Ricane le lieutenant. Mais avant toute chose, il est nécessaire d’apprendre à se connaître n’est-ce pas ?
Harelson se plante devant une recrue humaine.
- Tiens. Toi là. Qui es-tu et d’où est-ce que tu viens ? Raconte moi un peu le pourquoi du comment tu veux te battre pour l’Impérium. Intime l’officier.
- Matricule Un-deux-trois-quatre mon Lieutenant ! Plaisante le nouveau. J’viens de la planète Corulag mon Lieutenant ! Et j’ai envie de flinguer des républicains mon Lieutenant !
Dans les rangs, plusieurs commentaires amusés se font entendre. Mais certains redoutent une sanction de la part de l’instructeur. Le grand gaillard humecte ses lèvres puis les étire en un sourire douteux.
- Un blagueur ! C’est bien ça… La troupe aura toujours besoin d’un bouffon pour lui remonter le moral. Commente le lieutenant en venant tapoter l’épaule du plaisantin. Garde ta haine pour les républicains. Cela t’aidera à aller loin.
Harelson recule de quelques pas, observe chaque recrue avec une attention toute particulière pour tenter de déchiffrer les pensées de chacun, puis se décide à reprendre.
- Un autre volontaire ? Demande t-il à la petite assemblée.
- Oui mon Lieutenant ! Se lance un Cathar. Mekia, du clan Grisetoison. Je veux laver l’affront qui a été fait aux miens et à l’Empire en servant fièrement au sein des forces impériales.
- Ah ! Un patriote ! Nous avons bien besoin de gens comme toi Mekia. Répond l’officier en souriant doucement. Il est vrai que l’occupation de Cathar par les troupes séparatistes a fait beaucoup de mal… La notion de haine, de vengeance, est une source d’inspiration qui a permis à des centaines de soldats de se sortir de situations difficiles. C’est un moteur très efficace. Retenez bien ça ! Mais n’oubliez pas non plus qu’une colère aveugle ne mène qu’à une mort certaine. Il faut donc savoir faire la part des choses.
L’instructeur rectifie machinalement les plis de son uniforme vert, fait quelques pas de plus et s’arrête à hauteur de Richelieu. L’homme fixe son regard sur la jeune recrue.
- Et toi mon garçon, pourquoi est-ce que tu es là aujourd’hui ?Spoiler : Spoiler
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Post n°3
Auteur : RichelieuDaniel était assez impressionné par le Lieutenant Harelson. C’était un homme d’une carrure impressionnante. Son simple regard pouvait faire trembler un homme. Lorsque que leurs deux regards se croisèrent, Richelieu s’imagina mille et une scènes du Lieutenant sur les champs de batailles.
Tendis que l’officier de formation passa ses nouvelles troupes en revue tout en les interrogeant sur leurs différentes motivations. La section de Richelieu, composé à 80 % d’humains, mais aussi de Cathar, était façonnée par de nombreux profils tous différents les uns des autres. Très peu d’uniformité pour le moment sans doute à cause des tenues civiles que portent encore les jeunes recrues. Le lieutenant s’arrêta devant Richelieu, droit comme un piquet, pour l’interrogatoire de motivation.
-Je suis là pour recommencer une nouvelle vie… Et mettre cette nouvelle vie au service d’une noble cause mon Lieutenant.
Une fois la réponse de l’officier passée, les deux sections s’engouffrèrent dans le bâtiment, ils traversèrent un hall immense avant de prendre un grand ascenseur qui les conduisit au sous-sol du bâtiment afin de recevoir le paquetage.
Sur 5 lignes, les recrues admirèrent la machine de l’imperium s’activer, une armée de droïdes faisant des allers-retours et déposait le paquetage complet aux pieds des nouveaux soldats. Dans ce paquetage, on y retrouvait différentes tenues comme la tenue de combat blanche, mais aussi une tenue plus académique de couleur noir avec sa casquette de la même couleur et de grandes bottes cirée noires. Des sous-vêtements, des accessoires pour l’hygiène dentaire et corporelle, du matériel d’entretien pour les différentes tenues y était aussi présent.
Quand toutes les recrues eurent enfilé leur tenue académique noir et que tout le monde est reçu son paquetage au complet, ils durent intégrer leurs nouveaux dortoirs composés de 10 lits, d’un bureau par recrue ainsi que d’un grand casier personnel. Les draps étaient déjà prédisposés sur les lits, mais c’était aux recrues de les faire et au carré. Après un bref cours de « comment faire son lit », les nouvelles têtes eurent tout au plus 30 minutes pour faire leur lit et ranger leurs affaires dans leur casier selon un ordre de rangement précis.
Selon le Lieutenant Harelson, "une recrue qui court est une recrue qui s’entraîne". C’est pour cela que la plupart des déplacements en extérieur comme en intérieur se faisaient au pas de course. Les horaires étaient très serrés et les recrues avaient peu de temps pour souffler et surtout pour réfléchir. Pour se premier jour, ils étaient constamment en train de courir à droite et à gauche pour satisfaire les demandes de l’officier en charge de leur formation.
La première section, celle de Daniel, avait passé plusieurs heures de l’après-midi et du soir à marcher au pas cadencé, à se ranger lors des rassemblements pour établir des formations rectangulaires ou carrés parfaites. Durant tout le repas du soir, une recrue avait été chargé de lire le règlement du centre d’entraînement à toute la section.
Daniel voyait déjà sont ancienne vie s’éloignait, il avait eut très peu de temps pour penser à celle-ci. Il n’avait pas encore eu réellement le temps d’apprendre à connaître ses camarades. Chacun s’efforçait de faire de son mieux en cette première journée pour satisfaire l' officier. Un lieutenant d’apparence brutal, mais qui se souciait de chacune de ses recrues. C’est ce qui fessait de lui un bon instructeur et un bon chef.
Quand les recrues ne courent pas, elles dorment, mais elles se reposent peu. Les nuits sont courtes durant la formation initiale des soldats. Le deuxième jour, après un réveil rapide, un nettoyage complet de leurs quartiers et un petit-déjeuner, les recrues étaient rassemblées par section, dans une formation rectangulaire presque parfaite, en attendant l’arrivé de leur instructeur pour leur premier cours de la journée. -
Post n°4
Auteur : Super PNJLe lieutenant Harelson se réveille aux premières lueurs de l’aube, comme à son habitude. Après une douche rapide et un rasage dans les règles de l’art, l’officier entreprend d’enfiler l’uniforme qui fait sa fierté. Quinze ans. Voilà déjà quinze ans qu’il sert le régime impérial. Il en a vu des choses, dans sa carrière de soldat. Il a connu la gloire d’un empire à son apogée… Et il a assisté à la chute d’un empire réduit en miettes par diverses organisations criminelles. Aujourd’hui, l’Impérium représente l’espoir d’une galaxie plus stable. C’est du moins ce que l’instructeur essaie d’ancrer dans la tête des recrues qu’il doit former.
Et quand on parle des loups… Lorsque le lieutenant se présente dans la cour, les futurs soldats sont déjà rassemblés en deux sections. Ils apprennent vite ceux-là. Un léger sourire apparaît sur le visage de l’officier. Comme à son habitude, Harelson fait son inspection de routine. Les uniformes sont passés en revue. Le moindre pli est soigneusement rectifié par l’instructeur, suivi d’une légère réprimande. Une casquette mal mise est enfoncée sur le crâne de son porteur. Quand il est satisfait, le grand gaillard qu’il est se place devant les deux sections.
- Bien ! C’est pas trop mal… Débute l’officier, croisant les mains dans le dos. Aujourd’hui, je vous ai réservé un programme très spécifique… Sortez l'attirail du parfait randonneur les morveux, on part faire une promenade de santé ! Je vous laisse vingt minutes pour faire votre paquetage. Les retardataires auront une sanction ! Rompez !
Les recrues, au pas de course, partent en direction des dortoirs afin de rassembler leur barda. A leur retour, le lieutenant s’entretient avec une rouquine portant un uniforme noir similaire à celui des jeunes aspirants. Les deux individus ont un paquetage complet sur les épaules.
- Sections ! Garde-à-vous ! Commande Harelson.
L’instructeur humecte ses lèvres, puis reprend.
- Je vous présente le Sergent Mackenzie. Elle m’aidera à vous tenir en place le temps de notre petite balade. Indique l’homme en laissant sa place à la dénommée Mackenzie.
La rouquine, au visage strict et dont les cheveux sont rassemblés en un chignon, s’avance et détaille les futurs soldats avec un regard particulièrement sauvage.
- Ecoutez-moi bien la bleusaille, si vous voulez mériter l’armure blanche, va falloir bosser dur ! Beugle le sergent. J’espère sincèrement que vous avez les reins solides et des nerfs d’acier, car les chouineuses ne font pas de vieux os dans l’armée impériale !
La donzelle se positionne devant une recrue et lui tend une arme.
- Carabine de conscrit. Cadence rapide. Chargeur de cent coups. Portée maximale de cent mètres. Idéale pour se familiariser au maniement des armes. Commente le sous-officier. Ce sera dorénavant votre meilleure amie ! Prenez-en soin !
Chaque aspirant reçoit une carabine des mains du sergent Mackenzie. Et la baïonnette soigneusement glissée dans le fourreau qui va avec. Le lieutenant Harelson, aux anges devant une troupe équipée pour le combat, affiche un grand sourire.
- Les cloportes, cette journée risque d’être pénible. Mais ce n’est qu’un début ! N’oubliez pas que vous vous apprêtez à devenir ce qui se fait de mieux dans la galaxie. On vous observe, que ce soit au sein même de l’Impérium, ou bien à l’étranger. Faites honneur à votre uniforme. Soyez la fierté de votre empire. Méritez votre armure ! Lance l’instructeur en guise de discours. Sections ! A mon commandement… En avant !
L’homme souffle dans un sifflet. Le signal est donné. En officier qui donne l’exemple, le colosse est le premier à s’élancer. La rouquine ferme la marche, prête à motiver les potentiels traînards. La petite troupe quitte l’enceinte de l’académie au pas de course. Selon le lieutenant, l’effort est le meilleur moyen d’inculquer l’esprit de discipline et de camaraderie au sein d’une unité… Et aujourd’hui, les recrues qu’il doit former vont cracher leurs poumons. Une course de vingt kilomètres, à travers la cité impériale puis dans les plaines ensoleillées de Cathar, avec un paquetage conséquent sur le dos et une arme dans les bras… Le bonheur ! Sauf, peut-être, quand on vient de s’engager dans l’armée.
Harelson sourit à pleine dents. Cette journée risque d’être mémorable...Spoiler : Spoiler
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Post n°5
Auteur : RichelieuLes voilà partis pour la première grosse épreuve de la formation. Les Imperium ne rigolaient pas avec le sport. Les jeunes recrues, chargées avec 10 kg de paquetage sur le dos et un fusil dans les mains, parcoururent les 2 premiers kilomètres à travers la ville en formant un peloton uni avec le Lieutenant en tête et le sergent aux fesses. C’est au cinquième kilomètre que le peloton se divisa en deux. Les plus rapides et endurent cardèrent un rythme soutenu tendis que le deuxième ralentissait sous les hurlements du sergent.
Daniel réussir à se maintenir en queue du premier peloton. Le sac commençait a siéer les épaules et les chaussures de cuire encore pas former au pied des recrues commençais à lui brûler les pieds mais il garda là tête haute. C’est au dixième kilomètre que le premier peloton se redivisa en deux. Daniel passa du premier au deuxième peloton de la course. Richelieu commençait doucement à serrer les dents. C’est en pleine campagne Cathar, les épaules siée, les pieds brûlé et sans doute pleine de cloques que Daniel finassa sa longue course à pied dans le bosquet. Il jeta son sac et tomba à genoux. Il se rua vers la petite rivière pour boire à grande gorger.
Les plus rapides, ceux qui composaient le premier peloton, était déjà arrivé depuis plusieurs dizaines de minutes avant le peloton de Daniel. Il avait déjà bu et commençait déjà à s’activer à aménager le terrain. Les vingt kilomètres s’achevaient dans la douleur pour Richelieu qui n’était pas un grand coureur. La punition pour le troisième peloton, ceux des plus lents et moins endurent, fut sans appel, pas de pause pour eux. Les recrues avaient reformé une section unique en laissant de larges espaces entre eux pour l’exercice du « combat à la baïonnette ».
Le premier exercice était simple, les élèves devaient répéter machinalement plusieurs mouvements de baïonnette les uns à la suite des autres sans jamais s’arrêter. Après plus de 45 minutes de combat contre le vent, les recrues passèrent les uns après les autres contre des mannequins fabriquer grâce au bois trouvé sur place par le premier peloton de coureur. Les assauts des recrues étaient parfois violents, parfois lents dus à la fatigue causée par la course. Daniel, malgré la fatigue, espérait se rattraper de son échec à la course. Il planta violemment le mannequin et enchaîna avec un coup de grosse avant de le replanter. Il laissa son tour au suivant et rejoignit le reste de la section qui avait passé l’épreuve du mannequin et qui effectuait des pompes sur les poings sous le regard inquisiteur du sergent.
Une fois que tout le monde était passé, Daniel tomba face contre terre prêt à dormir, mais un humain de grande taille, à la coupe de cheveux réglementaire et au teint de peau sombre vins lui tenir compagnie.
- Comment s’est passé la course pour toi l’ami ?
Daniel leva les yeux vers son interlocuteur avant de le reconnaître. C’était l’un de ses camarades de chambre. Il possédait un physique très athlétique ainsi qu’une très bonne endurance. Il avait fait partie du premier peloton lors de la course de vingt kilomètres. Il n’avait pas encore eu le temps de faire connaissance depuis le début de la formation.
-Pas comme je l’aurais souhaité.
- Tu t’es bien débrouillé contrairement au dernier. Moi, c’est Richardson, je viens de Nar Shaddaa.
Enchanté, moi c’est Daniel Richelieu, je viens de Naboo. Pourquoi tu t’es engagé ?
- Je viens des bas-fond de Nar Shaddaa, c’était soit ça, soit la vie de petit criminelle et cette deuxième option de m’enchantais pas. Ma famille à succombé à une maladie donc c’est un peu une nouvelle vie qui commence pour moi.
-J’ai un peu l’impression que tout le monde viens réparer ses erreurs du passé en intégrant les troupes impériales. Après un exil forcé de Naboo, j’ai trouvé que l’armure blanche m’irait bien.
Le duo partagea un rire ainsi qu’un moment de convivialité. Certaines recrues pensaient déjà à l’abandon avant même d’avoir vu tout l’envers du décor. Certains pensaient qu’il était inutile de se sacrifier pour les cendres d’un empire tendis que d’autres pensait que c’était comme les jeux vidéo.
Beaucoup de recrues étaient issues de milieu pauvre. C’était pour eux, un moyen d’évoluer socialement et un moyen d’éviter de tomber dans la délinquance qui ronge les quartiers défavorisés des planètes. Les Cathar avaient fait preuve d’une bonne endurance durant la course, mais les humains semblaient plus fort pour l’instant. La suite de la formation nous confirmera ou non cette hypothèse. -
Post n°6
Auteur : Super PNJLe campement est dressé et les premiers exercices physiques sont passés. Le temps semble s’écouler rapidement lorsque l’esprit est occupé à la tâche. Il est déjà douze heures lorsque le lieutenant Harelson décide d’accorder un moment de répit aux recrues. Les futurs soldats forment de petits groupes de discussion et commencent à avaler avec appétit les rations militaires fournies par l’académie. De l’avis de certains, la nourriture qu’on leur donne à manger est une véritable plaisanterie... Ils rêvent d’un vrai repas. L’officier en charge de leur instruction profite de cette trêve bien méritée pour se lancer dans un discours.
- Les cloportes, ce matin vous vous êtes bien comportés. Malgré la fatigue et la chaleur, malgré les douleurs et la sueur, vous avez su surmonter les obstacles et tenir le coup. Continuez sur cette voie là et vous aurez bientôt l’étoffe d’un soldat. Débute d’une voix puissante le grand gaillard. Un soldat n’abandonne jamais. Il est capable de marcher ou courir pendant des kilomètres afin de prendre part à une bataille. Et le tout dans des conditions exécrables. Si vous voulez porter l’armure, retenez bien ce conseil : Ne reculez jamais. Avancez jusqu’à atteindre votre objectif, quel qu’en soit le coût. Dépassez vos limites et rien ne saura vous résister !
Sur ces belles paroles, l’instructeur rejoint sa place auprès du sergent Mackenzie. Les deux individus, légèrement en retrait par rapport au groupe qu’ils encadrent, mangent en échangeant des commentaires à voix basse. Officier et sous-officier s’accordent sur le fait que ces jeunes éléments sont tenaces et prometteurs. Mais il reste encore beaucoup à faire… On ne devient pas soldat du jour au lendemain. C’est une chose qui s’apprend lors d’une préparation rigoureuse aux dangers du terrain. Sa gamelle terminée, le lieutenant se redresse subitement.
- Sections ! Garde-à-vous ! Ordonne l’instructeur en croisant les mains dans le dos.
La pause déjeuner s’achève donc rapidement, au grand désespoir des recrues encore éreintées par les exercices s’étant déroulés dans la matinée. Les aspirants quittent leur position assise pour former des rangs plus ou moins ordonnés.
- Cet après-midi, un nouveau programme vous attend. Indique Harelson. La première section va s’entraîner aux manoeuvres offensives et défensives avec moi. Le Sergent Mackenzie se chargera de former la deuxième section au tir. On échangera par la suite. Rompez !
Selon les instructions de l’officier, les deux sections se séparent. Les futurs soldats apprennent tout ce qu’il y a à savoir sur le maniement des armes et sur les manoeuvres de combat à adopter lors d’une bataille. L’officier se permet même de montrer aux recrues diverses techniques permettant de fortifier une position rapidement, avec les moyens du coin. Creuser des tranchées, dresser des chevaux de frise et monter des barricades de fortune en bois sont autant de moyens permettant une défense plus efficace du terrain. Lorsque le soleil commence à décliner dans le ciel, l’instructeur et le sergent réunissent les aspirants pour le dernier exercice de la journée.
- Bien ! Nous vous avons montré de nombreuses techniques de combat, divers moyens de lancer un assaut ou de le contrecarrer… Et maintenant, il est temps de passer de la théorie à la pratique ! Déclare Harelson, avec un brin d’excitation dans la voix. La première section sera chargée d’attaquer le campement. La deuxième devra le défendre. L’exercice prendra fin quand l’un ou l’autre groupe aura été complètement éliminé. Les gagnants auront droit à un traitement de faveur !
- Quelques petites consignes avant de démarrer l’exercice… Ajoute la rouquine à la suite du colosse. On règle les armes sur tir paralysant. Je ne veux pas d’accident aujourd’hui ! Et pour ceux qui voudraient faire ‘mumuse avec les baïonnettes, n’y pensez pas ! Vous aurez l’occasion de vous en servir dans pas longtemps, mais pas aujourd’hui !
Le lieutenant se balade entre les futurs soldats et s’arrête finalement devant Richelieu.
- Toi. Tu vas commander la première section.
Les recrues entourant le natif de Naboo tournent la tête vers lui. C’est un rôle très important. Car désormais, le destin de sa section repose sur ses épaules… Le jeune homme peut mener ses camarades à la victoire, ou bien à la défaite. Et il sera donc responsable de leur gloire ou de leur humiliation. L’officier continue sa petite promenade et désigne un autre chef de section. Le petit plaisantin de la troupe hérite du commandement de la deuxième section.
- Merci mon Lieutenant ! Vous pouvez compter sur moi pour botter le cul des assaillants ! Ricane le prétendu “matricule Un-deux-trois-quatre”.
Quelques rires se font entendre. L’instructeur esquisse l’ombre d’un sourire. Mackenzie est moins patiente.
- Silence dans les rangs ! La bleusaille, on se prépare au combat ! Plus vite que ça ! Gueule le sergent.
Les aspirants, au pas de course, prennent leur équipement de combat et rejoignent les positions qui leur sont assignées. La deuxième section, confortablement installée dans le bosquet, se prépare déjà à défendre le campement avec acharnement. La première section, pour sa part, s’enfonce dans la plaine. Chaque groupe semble attendre le signal du lieutenant pour lancer les hostilités.
Harelson et sa comparse, nichés sur les hauteurs d’une colline, observe le temps d’un instant les deux équipes. Le colosse mise sur une victoire des défenseurs, du fait de l’avantage du terrain. En effet, la plaine ne comporte que peu d’abris et s’avère relativement plate. Seuls quelques rochers et une poignée de collines peuvent offrir une certaine couverture. Un léger dénivelé entre le campement et la position de la première section pourrait également servir de tranchée improvisée pour les assaillants. Au final, les décisions des chefs de section vont s’avérer cruciaux…
Le colosse prend une inspiration puis souffle dans son sifflet, donnant ainsi le signal. Il se saisit ensuite d’une paire d’électrobinoculaires pour observer le déroulement de l’exercice. Que la meilleure équipe gagne !Spoiler : Spoiler
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Post n°7
Auteur : RichelieuLe jeune Cardinal était fatigué, a bout. Lui et sa section de 20 individus venue de toute la galaxie se trouvait au garde-à-vous tout en écoutant le lieutenant faire son briefing pour la manœuvre qui va suivre. Un exercice commun mais délicat dans l’armée. Une manœuvre qui mettait l’esprit de compétition à rude épreuve et permettait aux meilleurs soldats de se distinguer.
Richelieu hérita de la 1ère section. Composer de 20 hommes qui lui sont encore, pour la plupart, inconnu, Daniel devait monter et réaliser une opération militaire contre un fortin tenue par la seconde section diriger par un rigolo. C’est là que l’atout de Richelieu se trouvait. EN effet, en tant qu’assaillant, il était largement désavantagé mais mieux vaut un troupeau de moutons dirigé par un lion qu’un troupeau de lions diriger par un mouton.
La première section rompue les rangs au signal et s’engagea dans un bosquet afin d’établir une stratégie dans la hâte. Richelieu sortit une feuille de papier du fond de sa poche et commençait a griffonner dessus en expliquant à ses camarades la marche à suivre.
On va former 4 groupes. Deux au centre composé de membres imposant puissant physiquement afin de tenir la ligne de front principal et mettre la pression sur les entrées principales. Si leur front principal tombe, on aura alors l’occasion de d’isoler leurs unités et obtenir la victoire. Deux autres groupes, composés de membres plus rapides et agiles, sur les flancs afin de harceler leurs extrêmes et de les pousser à dégarnir le front principal. Je prends le commandement du groupe 1, Richardson, tu prends le 2, Harry le 3 et Martins le 4.
Prenez position derrière le petit rehaussement afin de vous habiter des tirs ennemis. Dès qu’il y a du relâchement sur les flancs, vous ne foncez pas, vous continuer le harcèlement jusqu’à ce que le front soit assez faible pour être enfoncé e ainsi isolé les unités entre elles.
Le coup de siffler de l’instructeur. Les groupes se formèrent et le deuxième, troisième et quatrième groupe avancèrent en terrain découvert sous l’appui de couverture du premier groupe. La riposte ne se fit pas attendre, mais les groupes arrivèrent en positions sans perte avant de commencer l’accrochage.
Le premier groupe, celui de Richelieu, arriva et se mélangea au deuxième. L’opération débuta avec un avantage pour les défenseurs. Il était protégé par des barricades de fortunes, mais leur organisation été chaotique, il avait en effet un gros groupe servant de ligne de front et de flanc gauche, d’un petit groupe sur le flanc droit et d’un groupe de réserve où se tenais leur chef.
Les tirs s’intensifièrent sur le flanc gauche et l’ennemie perdit progressivement l’avantage. Cela lui obligea à engager sa réserve, car son groupe de 3 individus du flanc droit qui a été réduit à néant. Le Front principales ennemies était attaquer de partout, mais tenais bon. La réserver du rigolo fraîchement arrivé avait fait du dégât sur le flanc gauche. Daniel ordonna un tir de suppression du deuxième groupe sur le nouveau flanc droit de l’ennemie. Le chef de section ennemie fut touché par un tir de Richardson ce qui motiva la première section et déstabilisa la deuxième.
Contre toute attente, le front ennemi encore composé d’une dizaine d’individus tenait bon derrière leur position solidement retranché. Il avait même contre-attaqué contre le flanc droit de Daniel et celui-ci était tomber. Les minutes passèrent et aucun vainqueur n’était clairement en vue. Le flanc gauche de Daniel avança afin de les prendre à revers, mais le groupe eut le temps de faire 4 victimes avant d’être anéanti à leur tour.
Il restait 8 combattants du front principal chez Daniel contre - chez les défenseurs. Bien décider de rester derrière leurs barricades, Daniel envoya intensifier le feu de son groupe pour faire baisser les têtes ennemies et ainsi permettre à la deuxième section de contourner l’ennemie. La stratégie marcha et l’ennemi étant encerclé se lança dans une ultime contre-attaque presque au corps-à-corps avec le deuxième et premier groupe de Daniel. Les 6 hommes sortir de leur cachette et se jeta mélangeant tire et combat à main nue sur le deuxième groupe. Ce fut une partie de ball-trap pour le groupe de Daniel qui aligna les adversaires avant que ceci se mélange à ses propres hommes. Le groupe 1 se joignit au corps-à-corps entre les deux factions et Daniel attrapa un Cathar qui tentait de s’en prendre à son Camarade Richardson du groupe 2 et lui assigna une violente droite avant de le maintenir et de le plonger contre le sol. Une fois à terre, Daniel enchaîna des coups de poings violent au visage du jeune cathar. Il cessa le combat au coup de sifflets des instructeurs et tous se félicitèrent même si certains avait pris plusieurs coups au cours du corps-à-corps.
Le chef de section se releva essouffler et en pleine rarescente d’adrénaline. Les instructeurs arrivèrent d’un pas décidé vers le champ de bataille.
La Stratégie n’avait pas marché, mais le résultat était concluant. La section 1 était victorieuse malgré les pertes, mais comme disant les grands philosophes galactiques, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. -
Post n°8
Auteur : Super PNJLe sergent Mackenzie et le lieutenant Harelson sont perplexes. Sous leurs yeux se déroulent une drôle de scène. Malgré le semblant d’organisation des deux équipes, le résultat est là : C’est la cohue. On pourrait presque croire que les sections qui s'affrontent se massacrent pour de vrai. Les méthodes utilisées par les chefs d’escouade sont basiques, parfois mal exploitées. En outre, il faudra encore du temps avant de faire de ces jeunes gens de véritables soldats. Si on les lance dès à présent dans une bataille, il y a de forte chance pour que les effectifs des deux sections soient réduits au minimum vital… L’officier souffle une nouvelle fois dans son sifflet, pour indiquer la fin de l’exercice.
- Rassemblement les cloportes ! Beugle l’instructeur en arrivant au pas de course vers le champ de bataille improvisé.
Ceux qui tiennent encore debouts tentent de se regrouper. Les blessés sont soutenus par leurs camarades. Pour l’heure, les soins ne sont pas une priorité. Le débriefing semble plus important...
- Effacez-moi ces sourires de demeurés sur vos visages ! Hurle le colosse aux membres de la première section. Vous avez peut-être remporté cet exercice mais il ne s’agit en aucun cas d’une victoire !
Harelson se plante devant le natif de Naboo, furieux.
- Qu’est-ce que c’est que cette merde hein ? Demande le lieutenant. Tu crois que tu es le meilleur parce que ton groupe a réussi à mettre à terre une bande de recrues ? Avec les pertes de ta section, comment tu aurais pu tenir cette position si l’ennemi avait eu des renforts ?
L’officier soupire longuement, puis recule afin d’être visible par tout le groupe.
- Certains sont prêts à vous dire que la victoire s’obtient en faisant des sacrifices. Il est vrai que la victoire ne peut pas être acquise sans pertes. Mais il est du devoir d’un soldat de savoir quand avancer et quand tenir sa position. Explique l’homme en faisant les cent pas devant les aspirants soldats. A la guerre, il n’y a pas de place pour les héros ! Ceux-là finissent toujours par crever ! Et on a plus que nos yeux pour chialer après !
- Vous devez agir en pensant au bien du groupe tout entier. Il est nécessaire d’avoir assez de recul pour prendre les bonnes décisions. Rajoute la rouquine Sur le champ de bataille, un soldat touché est généralement un soldat mort. Il n’y a pas de deuxième chance. Prenez soin de vos camarades car ce n’est qu’ensemble que vous pourrez progresser vite et loin. Ne prenez aucun risque inutile, ne faites pas de choix qui pourrait nuire à la vie de vos coéquipiers. Comportez-vous en soldat.
- Bien… J’espère que cette leçon d’humilité sera bien imprimée dans vos petites têtes ! Termine le lieutenant. Pour en revenir à notre sujet principal, puisque la première section a “remporté” l’exercice, la deuxième section sera chargée des corvées pour la soirée ! Rompez !
Les recrues se dispersent et forment de petits groupes de conversation. Le sergent Mackenzie rassemble les blessés et se charge des premiers soins. Quelques curieux se joignent à elle et apprennent deux ou trois trucs sur la médecine de terrain. Lorsque tout le monde est remis sur pied, les futurs soldats chargés des corvées se mettent au travail. Mais le matricule “Un-deux-trois-quatre” et quelques uns de ses camarades se dirigent d’abord vers le groupe de Richelieu.
- Hé le dur à cuire ! On aura notre revanche, crois moi ! Lance le plaisantin d’un ton particulièrement sérieux. On ne va pas se laisser faire marcher dessus par un abruti sans cervelle…
Le regard noir qu’il adresse au natif de Naboo veut tout dire. Il ne compte pas en rester là. Cette défaite n’est pas qu’une simple humiliation pour le prétendu bouffon de la troupe. Il s’agit désormais d’une affaire personnelle entre lui et ce foutu trou du cul dirigeant la première section. Avant que les choses ne puissent s’envenimer, le matricule “Un-deux-trois-quatre” et les siens partent à l’autre bout du campement. Le travail ingrat qui les attend ne semble pas les réjouir. Et il y a fort à parier qu’ils vont préparer leur vengeance dans leur coin…
Le soleil disparaît finalement derrière une colline et l’obscurité s’empare du ciel. Feux de camp et lanternes éclairent désormais le campement. Plusieurs recrues sont désignées pour monter la garde à quelques endroits stratégiques. Les perdants de la deuxième section servent les repas du soir à l’ensemble du groupe, en commençant par les instructeurs. Les gamelles chaudes et bien remplies permettent aux aspirants de se détendre un peu. Les langues se délient. On s’interroge sur les épreuves possibles du lendemain, on échange à voix basse sur les événements de la journée… Et puis le lieutenant Harelson ordonne la fin des bavardages. Chacun rejoint sa tente. Le sergent Mackenzie, qui préfère dormir à la belle étoile, s’allonge dans son sac de couchage avec son arme entre les mains, prête au pire.
Le campement est plongé dans le silence et les ténèbres, comme mort… Pourtant, les silhouettes obscures des sentinelles veillent toujours sur l’horizon. Le ciel étoilé offre une infime source de luminosité appréciée par les gardes en faction. De temps en temps, la relève est effectuée. Une recrue en remplace une autre… Dès l’aube, le campement reprend vie. La rouquine et le colosse sont les premiers levés. L’ordre de plier bagage est donné. Les tentes sont démontées, les sacs de couchage sont enroulés et le tout est emporté sur les épaules robustes des futurs soldats. Lorsque les paquetages sont terminés, la troupe repart. Pas de course cette fois-ci. Harelson se contente d’une simple marche forcée. Après deux bonnes heures de promenade tranquille dans les plaines ensoleillées de Cathar, l’officier décide de s’arrêter.
- Sections ! Rassemblement ! Hurle l’instructeur.
Lorsque tout le monde est autour de lui, le lieutenant dévoile le programme du début de journée.
- Aujourd’hui, nous allons une fois de plus tester vos aptitudes à travailler ensemble. Indique le colosse en se tournant vers l’objectif des deux sections. Vous voyez cette falaise là-bas, dans la forêt ? C’est votre point d’arrivée. Le premier groupe qui arrivera entier sur cette falaise aura une récompense !
Traverser ce qu’il reste de plaine, s’enfoncer dans les bois, trouver un moyen de grimper la falaise. Voilà un excellent exercice pour commencer la journée. Et le tout avec son paquetage sur le dos. Le lieutenant Harelson adresse un sourire discret au sous-officier qui l’accompagne. C’est aussi un bon moyen pour réveiller les recrues…
- Allez la bleusaille ! On forme une seule et longue ligne ! Beugle Mackenzie. On se remue ! Plus vite que ça !
L’instructeur prend son sifflet en main, attend que tout le monde soit prêt et prend une profonde inspiration. Il porte finalement le sifflet à ses lèvres et siffle un grand coup. Le signal de départ est donné.Spoiler : Spoiler
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Post n°9
Auteur : RichelieuÀ peine la formation commencée que les recrues étaient déjà tous pour la plupart fatigué. Le lieutenant ne ménager personne et la fierté de Daniel en avait pris un coup après le savon qu’il lui avait passé. Sa section se dirigea au pas de course a travers un foret par des chemins escarpés. La section avait automatiquement adopté la technique des meutes de loups en plaçant les plus lent devant pour ne pas les perdre en cours de route et ainsi faire bloc.
Il y avait une dizaine de kilomètres entre le point de départ et celui d’arrivée, la deuxième section avait adopter la technique de chacun pour soi. Les plus rapides étaient loin devant les plus lents. La course était rythmée par la respiration et les bruits de pas de course de la section. Toutes les recrues de la première section s’étaient mises au même rythme ce qui donnait le bruit d’un même pas uniforme. La section dépassa les plus lents de la deuxième section rivale et traversa les chemins de terre battue pour arriver enfin au sommet d’une petite montagne.
C’est par ce genre d’exercice que les recrues de la section une tissait un lien de camaraderie très fort entre eux contrairement à la section 2 qui composé de leur doctrine du TPMG(Tout Pour Ma Gueule). La Section 1 arriva en bonne et dû forme au sommet, mais les plus rapides de la section rivale étaient déjà arrivé. Sous le regard des instructeurs déjà présent, les recrues arrivées se ravitaillèrent en eau et se reposa en attendant les derniers arrivant. La section de Daniel avait formé un cercle afin de discuter et de partager de bons moments de convivialité sous le regard noir du rival de Daniel, le responsable de la section 2. Le petit rigolo de service de la première section détendit l’atmosphère en imitant le lieutenant et ceci fit bien rire Daniel et ses camarades regroupés. Plusieurs anecdotes furent partagées au sein de la section. Chacun apprenait à connaître ses camarades ainsi que leurs différentes histoires.
La section reprit un chant d’une vielle armée d’une planète pour se redonner du courage. Un chant militaire propre à la section chanté dans les moments difficiles pour se booster entre eux. Quand tout va mal, ils chantent. Ça redonne de l’énergie et de plus, même s’ils ne chantent pas encore très bien, c’est très jolie à entendre.
Les retardataires arrivèrent enfin épuisés au sommet, à bout de souffle, ils se jetèrent sur l’eau sous le regard moqueur de leurs propres camarades de section. La section 1 n’y prêta pas attention, elle laissa les affaires interne de la section 2 entre les mains de leur chef de groupe. À Coup de sifflet du Lieutenant, la troupe se rassembla devant les instructeurs avec les affaires sur le dos. Un pressentiment submergea Richelieu. Un sentiment de dangers comme si quelqu’un lui voulait du mal. Alors oui, il avait le rigolo qui commandait la section 2, mais malgré les menaces, il n’avait pas de réelles motivations de s’en prendre à lui, a moins que…
Malgré la défaite de sa section, Daniel savait qu’il avait bien fait durant cet exercice et qu’il pourrait se racheter de son erreur qu’il a commis sur la manœuvre. Il attendait avec impatience la prochaine épreuve pour pouvoir remporter la victoire, lui et sa section. Il savait qu’il avait encre beaucoup de chemin à accomplir pour devenir un véritable soldat de l’imperium. Porter l’armure blanche est un rêve en passe de devenir réalité pour lui. -
Post n°10
Auteur : Super PNJAu signal de départ, les recrues se lancent dans une course contre la montre. Le premier groupe à atteindre la falaise sera désigné grand vainqueur de l’épreuve. Le lieutenant Harelson suit les aspirants de la première section, qui tentent de traverser cet exercice ensemble. Mackenzie, qui talonne les jeunes de la deuxième section, constate que ces derniers ne sont qu’une bande désorganisée où la loi du plus fort fait office de règle de base. On comprend donc mieux leur défaite lors de l’épreuve de la veille… Après d’intenses efforts, les deux groupes arrivent finalement au sommet de la falaise. La section de Richelieu arrive en un seul groupe, quand celle du plaisantin rejoint l’objectif morceau par morceau. Le manque de cohésion de la deuxième section semble irriter les deux instructeurs.
- Qu’est-ce que c’est ce merdier ? Beugle le colosse en s’avançant vers le chef du deuxième groupe. Vous êtes censés travailler en équipe ! Qu’est-ce que vous n’arrivez pas à comprendre dans cette phrase ? Je vais être honnête avec vous, je suis déçu ! Votre section a échoué deux fois ! Et ce manque de cohésion va vous coûter cher ! A chaque fois qu’un membre d’une section fera une faute, toute la section en paiera les conséquences !
L’officier est vraiment furieux. L’échec n’est pas une option envisageable lorsque l’on désire s’engager dans l’armée. Et quand on refuse d’apprendre de ses erreurs ou d’écouter les instructions… On paie le prix de l’insolence.
- Deuxième section, vous n’avez pas su agir en équipe ! Peut-être qu’une série de pompes permettra de créer des liens… Rugit Harelson, le regard noir. Cinquante pompes pour commencer ! Et que ça saute !
Les recrues s’exécutent. Ils doivent faire avec la fatigue et le lourd barda qu’ils ont sur le dos. Aucun traitement de faveur de la part des instructeurs. Les futurs soldats récoltent ce qu’ils ont semé. Certains s’écroulent avant même de pouvoir finir la série de pompes, achevés par le surmenage. Pour les autres, la punition doit se poursuivre.
- On ne laisse jamais tomber un camarade ! Lance le sergent. Retenez bien ça ! N’oubliez pas que ce n’est qu’ensemble que vous pourrez progresser ! L’individualisme n’a pas lieu d’être ! Même si vous pensez être meilleurs que les autres ! Regardez où cela vous conduit ! Prenez exemple sur vos camarades de la première section !
La sanction se termine sur cette leçon d’humilité. Le lieutenant accorde cinq minutes de répit aux recrues punies puis donne l’ordre de départ. La petite troupe s’enfonce toujours plus loin dans la forêt… Le relief s’accentue. Il faut évoluer entre les arbres, tout en grimpant toujours plus haut. Quelques individus sont emportés par leur propre poids et celui de leur paquetage. Sans l’aide de leurs camarades, ils auraient pu rouler sur des mètres avant d’achever leur course en contrebas.
Après une bonne heure de randonnée sur un terrain difficile, la troupe a finalement mérité sa pause. L’ordre de monter le camp est donné. Les recrues abandonnent leur lourd barda et se mettent à dresser les tentes. Harelson confie aux Cathars du groupe la tâche de ramener du gibier pour le repas du midi. D’autres doivent trouver une source d’eau potable afin de remplir les gourdes. Certains aspirants commencent à prendre goût à cette vie nomade… Mais il y en a toujours quelques uns pour se plaindre. Les instructeurs, fidèles à leurs habitudes, inspectent les tentes une par une, afin de s’assurer que le travail est bien fait.
Les minutes passent. Le temps s’écoule. Les Cathars reviennent de leur chasse. Ils ne sont pas rentrés les mains vides. Trois petites proies et un herbivore de taille humaine sont suspendus sur un long bâton porté par deux félins humanoïdes. Le lieutenant est le premier à hurler de joie. L’idée de manger de la viande fraîche le réjouit. Mackenzie n’est pas aussi enthousiaste. Elle s’est habituée à la nourriture insipide servie dans les rations militaires et n’a aucun mal à s’en contenter. La rouquine trouve même que c’est pas si mauvais que ça quand on prend le temps de savourer
Les chasseurs dépècent leurs prises, sous les yeux affamés de quelques spectateurs. Harelson, pour sa part, semble préoccupé. Le deuxième groupe n’est toujours pas revenu… Sa camarade tente de le rassurer en blaguant. Peut-être qu’ils se sont paumés ces idiots ! Mais de lointains cris donnent raison à l’officier. Il y a de quoi s’inquiéter. Le colosse se précipite vers sa paire d’électrobinoculaires et dirige son regard vers l’origine des bruits. Deux recrues courent à toute vitesse vers le campement, gesticulant et hurlant quelque chose. Finalement, le lieutenant comprend pourquoi ils sont si pressés de rejoindre le bivouac.... Ils sont poursuivis par d’immenses insectes !
- Bon sang ! Des Kiltiks ! Aux armes ! Beugle l’instructeur en s’emparant de son blaster.
Les aspirants se ruent vers leurs armes. Mackenzie n’a pas attendu l’ordre de son camarade pour s’armer.
- Ceci n’est pas un exercice ! Indique la rouquine en passant entre les futurs soldats. Fixez les baïonnettes et rejoignez le Lieutenant !
- Formez un périmètre de défense tout autour du campement ! Restez éloignés les uns des autres ! Et ne tirez qu’à mon commandement ! Ordonne Harelson d’une voix puissante et assurée.
L’officier se positionne entre deux recrues et se renseigne sur les mouvements de l’ennemi. Un Kiltik culbute un arbre, puis enragé, se rue sur l’un de deux fuyards. Le pauvre homme ne survit pas au choc. Les puissantes mandibules de la créature s’emparent de la tête de l’aspirant. Elle est arrachée d’un coup sec. Son compagnon d’infortune tente de rejoindre le campement en slalomant entre les arbres et les buissons. Sa course s’achève au moment de l’escalade, lorsque ses jambes sont happées par un insecte. Le cri d’horreur qu’il pousse avant de rendre l’âme est inhumain. Deux cent mètres. C’est la distance qui sépare les Kiltiks des impériaux. Et le dénivelé donne l’avantage à ces derniers. En effet, l’avantage de la hauteur est un atout non négligeable.
Mais le relief n’arrête pas la progression des créatures. Le lieutenant tente de les compter. Un… Deux… Trois… Quatre. Non cinq ! Et il n’a à sa disposition qu’une bande de recrues sans expérience… La partie risque d’être serrée. Un aspirant panique et tire. Un autre suit son exemple. Les traits laser ratent leur cible.
- NE TIREZ PAS ! ATTENDEZ MON SIGNAL ! Gueule l’officier.
Le sergent Mackenzie, à couvert derrière un arbre, donne un conseil aux jeunes qui se tiennent à ses côtés.
- Ces bestioles ont un point faible. Les yeux. Ne tirez pas sur la carapace, elle est bien trop résistante… Et si l’une de ces choses tente de vous embrasser, croisez les doigts pour qu’elle ne vous bouffe pas !
La distance qui sépare les assaillants des défenseurs diminue de seconde en seconde. Cent-trente mètres, cent-vingt mètres… Cent mètres…
- FEU A VOLONTÉ !
Les traits laser fusent de toute part. Profitant du chaos total, le prétendu matricule “Un-deux-trois-quatre” saisit sa chance. Tout le monde étant concentré sur le combat, il saute sur l’occasion et passe à l’action. Le plaisantin repère Richelieu et se rue sur lui. Lorsqu’il arrive au contact, sa carabine de conscrit vient frapper le chef de la première section au niveau de la tête. Le natif de Naboo tombe la tête la première et roule sur plusieurs mètres.
Son rival jubile. Le voilà enfin débarrassé de ce sale petit emmerdeur ! Les Kiltiks se dispersent pour attaquer sur divers fronts. Mais l’un d’entre eux, tenté par la proie facile qu’est Richelieu, se dirige droit sur lui… Dans le feu de l’action, personne ne semble avoir assisté à la chute du jeune homme. Et pourtant, la chance semble sourire au natif de Naboo. Car Mekia, le Cathar du clan Grisetoison, se porte à son secours en poussant un cri guerrier.
Les voilà désormais tous les deux sur le point d’affronter leur destin… Parviendront-ils à venir à bout de la terrible créature ? Ou bien finiront-ils par succomber aux coups de pattes et de mandibules ?Spoiler : Spoiler
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Post n°11
Auteur : RichelieuMarcher, grimper, porter, courir, encore marcher, voilà le quotidien du soldat d’infanterie de l’imperium. L’unité s’arrêta pour monter le bivouac. Daniel partagea sa tente qu’il monta avec Richardson puis s’installa prêt du feu de camp avec sa section encore présente. La fatigue était de mise, mais la bonne humeur aussi. Les bonnes blagues fusèrent tandis que 3 recrues de sa section étaient parties chercher une source d’eau potable. La nuit tombait progressivement sur le campement. Daniel profita de ce petit rassemblement convivial pour en apprendre davantage sur la planète qu’il connaissait que trop peu.
Un cathar lui expliqua la beauté de sa planète et le système tribal qui divisait les Cathars tandis qu’un humain lui expliquait les dangers de Cathar. Ils attendaient tous que leurs nourritures et leur eau arrive. La nourriture ne tarda pas. Les cathar étaient manifestement de très bons chasseurs. À peine rentrée qu’ils s’occupaient déjà de rendre leur nourriture mangeable. Fascinant pour être honnête. Mais le spectacle fut de courte durée. Des cris firent tourner tous les regards en direction de la forêt. Personne n’en croyait ses yeux. Ils étaient attaqués par des énormes insectes. Les ordres fusèrent et Richelieu ainsi que toutes les recrues s’emparèrent de leur fusil surmonté d’une baïonnette.
Richelieu se mit en position et plus particulièrement dans un coin stratégique surmontant l’ennemie pour pouvoir garder l’avantage de la hauteur. Les deux fuyards qui courraient dans leurs directions étaient des membres de la section du natif de Naboo. La vision de leur mort remua les cerveaux de toutes les recrues. Daniel serra les dents, lui, qui tient à sa section et a ses membre, remplie de rage, tira des coup maladroit une fois l’ordre donné, les tires ne pénétrèrent pas les solides carapaces des Kiltiks. Alors que Daniel se concentra pour attendre les yeux de ses ennemis comme conseillé par le sergent, il sentit un violent coup sur l’arrière du crane qui le fit rouler en contre bas de sa position.
Tendis que les tirs fusent dans tous les sens, Richelieu repris ses esprits assez rapidement pour voir le coupable, mais trop lentement pour échapper aux énormes insectes. Alors qu’il allait se faire déchiqueter comme ses camarades, une recrue Cathar s’empressa de le rejoindre. Le combat allait être rude voir impossible, mais le courage du Cathar et l’adrénaline montante du Natif de Naboo allaient être puissant. Ils étaient tout les deux persuadés de mourir ici, mais ils étaient bien décidés à en emporter le plus possible.
Tendis que le Cathar se jeta, baïonnette au canon sur le premier ennemi, Richelieu, dans le feu de l’action, porta un coup dans l’abdomen de l’insecte. Ce coup fut inutile à cause de la carapace trop épaisse et l’insecte qui lui arracha son arme en même temps qu’une partie de sa peau au niveau de la main gauche. Daniel, la main en sang, cria avant de donner de puissant coup de poing au visage de l’insecte pendant que celui ci tentait de l’attraper. Le Kiltik était très résistant, ayant compris cela, richelieu se jeta sur sa baïonnette perdue. L’insecte se jeta sur l'humain, mais n’eut pas le temps de contre-attaquer, car Daniel lui enfonça sa lame dans ses yeux d’insecte. Le sang de la bête gicla sur le visage et l’uniforme de la recrue. Il retira sa lame de la tête de son adversaire avant de se ruer vers le deuxième ennemi. Il se rua et tira sur le Kiltik qui s’en prenait au cathar. Ce même cathar qui en profita pour enfoncer lui aussi sa lame dans l’œil de l’insecte.
Durant le corps-à-corps, les instructeurs et la section avait abattu deux autres créatures. Il en restait une qui avait réussi à attraper une recrue de la deuxième section. Mekia et Daniel se ruèrent sur le Kiltik afin de lui éclater la tête de toutes les façons possibles, Daniel reçu un violent coup de la part de la bête avant que Mekia esquive le deuxième coup du monstre et continua ses assaut contre la créature. Daniel se releva péniblement et fonça en hurlant afin de planter le Kiltik au visage. Après cela, la bête tenta une dernière attaque et assomma le Cathar avant de s’écrouler.. Malgré la mort de la créature, le corps inerte de la recrue gisait dans une mare de sang. Le silence tomba sur le champs de bataille. Les corps ennemies et allié au sol, les regards qui s’entrecroisent, mais toujours aucune parole avant que Daniel, fou de rage se rua sur le chef de la deuxième section.
Fils de Hutt !!! Tu as voulu me tuer sale traître ! Je vais te le faire payer !
Les corps fatigués et maculé de sang des deux chefs de section se percutèrent. Daniel attrapa le rigolo par les épaules et le fit rouler au sol avant de lui donner 2 droites au visage. Toujours booster à l’adrénaline, Daniel assigna un coup de tête sur le nez du rigolo. Une paire de coups-de-poing du chef de la première section fusèrent avant que des recrues ainsi que les instructeurs s’interposèrent et maîtrisèrent Richelieu. -
Post n°12
Auteur : Super PNJLes insectes sont vaincus par la ténacité des recrues et l’expérience de leurs instructeurs. Mais nul ne semble vouloir crier victoire. Car il ne s’agit pas d’une victoire. Le sang noir et visqueux des Kiltiks se mêle au liquide pourpre de nombreux jeunes tombés au combat. Le temps de quelques battements de coeur, un silence règne en maître sur le campement. Les aspirants soldats, choqués par la violence du combat et les corps déchiquetés de leurs camarades morts, restent plantés sur place. Ils semblent privés de la moindre volonté, privés de leur âme…
Pourtant, au beau milieu de cette troupe démoralisée, deux trouvent la force de se battre. Le natif de Naboo se jette sur le natif de Corulag et l’accuse d’avoir tenté de l'assassiner. Ce n’est ni le lieu, ni le moment pour une bagarre ou un quelconque règlement de compte. Instructeurs et recrues travaillent de concert pour séparer les deux chefs de section. Harelson, excédé par toute cette agitation, offre une paire de baffes à Richelieu afin de lui remettre les idées en place.
- Qu’est-ce que c’est ce délire ? Vous vous foutez de moi là ? Vous n’avez rien de mieux à faire ? Rugit l’officier en prenant le natif de Naboo par le col de son uniforme. Vous faites honte à vos uniformes ! Certains de vos camarades sont morts, d’autres sont blessés et vous ne pensez qu’à vous battre !
- Sans vouloir vous manquer de respect, mon Lieutenant, j’ai plus ou moins vu ce qui s’est passé. Intervient Mekia du clan Grisetoison. Richelieu est tombé en contrebas et mon chef de section se trouvait pile là où il a chuté. Je ne sais pas s’il l’a volontairement poussé, si c’était un accident ou si Richelieu est tombé tout seul, mais ce qui est sûr, c’est qu'il n’avait pas l’intention de l’aider.
- Je vois… Ecoutez bien les morveux car je ne vais pas me répéter. Je ne veux plus voir ce genre de choses arriver sous mon commandement ! On tirera au clair toute cette histoire mais pour l’instant on a pas le temps pour ces conneries ! Indique le lieutenant en lâchant Richelieu. Vous avez été nommés chefs de section. Vous avez donc des responsabilités, dont celle de montrer l’exemple !
Le colosse disperse les nombreuses recrues rassemblées autour de lui, à l’exception des deux principaux concernés.
- Je vais établir quelques règles simples pour vous deux. Continue Harelson, le regard furieux. Interdiction d’être à moins de quatre mètres l’un de l’autre. Interdiction de vous adresser la parole sauf si c’est nécessaire. Et interdiction de déclencher une nouvelle bagarre ! Si vous n’êtes pas capables de vous comporter en soldats, je vous fais renvoyer de l’armée sur-le-champ !
Une série d’ordres de la part du sergent Mackenzie interrompt le sermon. Les aspirants soldats se mettent de nouveau en position de combat. Apparemment, les cinq Kiltiks abattus n’étaient qu’une avant-garde… L’officier, d’un geste de la main, fait comprendre aux deux chefs de section qu’ils peuvent disposer. Il s’empare ensuite de sa paire d’électrobinoculaires et surveille le périmètre. De nombreuses masses noires se mettent à grouiller entre les arbres. Il y en a plusieurs dizaines… Assez pour anéantir l’ensemble du groupe qu’il commande.
Le lieutenant repère la rouquine au beau milieu du campement. Elle tente d’organiser les défenses avec le peu de moyens mis à sa disposition. De nombreux jeunes courent dans tous les sens, récupèrent les armes de leurs camarades défunts puis se positionnent à un endroit désignée par leur sergent. Le grand gaillard guette l’attitude des recrues. Ces gosses sont morts de trouille, ça se voit. Pourtant, ils obéissent aux ordres sans broncher, en bons petits soldats qu’ils ont. Combattre jusqu’au dernier homme debout semble être le mot d’ordre.
L’officier se concentre à nouveau sur l’observation des Kiltiks. Ils se rapprochent inlassablement des positions tenues par les impériaux. Les imposantes créatures sont à portée de tir. L’ordre est donné. Les traits laser se mettent à pleuvoir dans tous les sens. Quelques tirs se perdent dans les arbres; D’autres sont bloqués par les épaisses carapaces des assaillants. Une recrue chanceuse parvient à éliminer un Kiltik d’un tir entre les deux yeux. Trois autres insectes sont abattus avant d’atteindre le campement. Mais les quelques pertes subies ne suffisent pas à démoraliser les autres créatures.
La première vague de Kiltiks enfonce les lignes impériales avec beaucoup de violence. Un humain est chargé par une de ces imposantes créatures et finit par succomber aux coups de pattes furieux. Un de ses camarades tente de fuir mais voit sa jambe droite sectionnée par les mandibules d’un autre Kiltik. Il est achevé presqu’aussitôt. Les recrues, complètement submergées, cèdent peu à peu du terrain face aux assaillants. Seuls les instructeurs tiennent leurs positions. Mackenzie se jette sur le dos d’un insecte et lui explose la tête en vidant un chargeur entier. Harelson, pour sa part, cherche à protéger une jeune Cathar. Il évite un coup de patte puis réplique en enfonçant une baïonnette dans l’oeil gauche de la créature. Cette dernière, enragée par la douleur, se tourne dans tous les sens et balaie tout sur son passage.
Pour l’heure, l’issue de la bataille est indécise. Insectes et impériaux se massacrent sans méthode. Les premiers se battent pour se nourrir. Les autres pour survivre. La fuite n’est pas une option. Ceux qui tentent de s’échapper sont rapidement mis en pièces par les Kiltiks. Le matricule “Un-deux-trois-quatre” a assisté à la mort d’un camarade cherchant à fuir. Deux insectes se disputent désormais sa dépouille. Alors qu’il tente vainement de trouver une solution pour s’en sortir vivement, le plaisantin de la bande aperçoit Richelieu au loin. Il braque son arme sur le natif de Naboo, prend le temps de viser… C’est peut-être sa seule et unique chance de l’abattre… Mais avant qu’il ne puisse presser la détente, une créature sauvage le charge.
Le chef de la deuxième section se débat vainement entre les mandibules du Kiltik. Il sent peu à peu l’étreinte de son assaillant se resserrer. Un à un, les os craquent, se brisent. Le natif de Corulag pousse un long cri de douleur, se met à pleurer, puis s’éteint dans un ultime craquement. Son corps brisé tombe lourdement sur le sol.
La bataille continue...Spoiler : Spoiler
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Post n°13
Auteur : RichelieuLa bataille fessait rage, Daniel était retranché derrière un arbre entourer de sa section. Ils ne se lâchaient pas. Certains par esprit de corps, d’autre par peur d’être découpé en rondelle par ses immondes bêtes. La deuxième section, éparpillé sur le champ de bataille, se fessait anéantir, recrue par recrue. La scène de massacre qui se déroulait devant eux était à en vomir ses tripes. L’odeur de chairs éparpillées et de sang rependu étaient insoutenable. Un bruit de craquement d’os se fit entendre. Richelieu eu à peine le temps de voir le chef de la seconde section se faire étriper par une immense bête qu’une paire de Kiltik lui fonça dessus. Son groupe tira hasardeusement sur les deux créatures. Tendis que l’une d’elle reçu un tire en plaine figure d’une recrue suite à une rafale de tire, la deuxième attrapa un membre de la section de Daniel et l’éventra avant même que ses camarades ne puisse réagir. Daniel se concentra quelques secondes et toucha le Kiltik entre les deux yeux. Richelieu n’en croyait pas, il venait de foudroyer une de ses créatures d’un seul coup. Il faut quand même préciser que la cible était proche et plutôt statique. Malheureusement, la recrue en proie à l’immonde bête gisait sur le sol, les tripes à l’air.
Pas le temps de pleurer. Le combat continue et les quelques recrues encore en vie et dispersé sur le champ de bataille subissait les assauts répétés des Kiltiks. La recrues Ginchard, une recrue très talentueuse de la deuxième section se fit charger par l’une des créature. Il l’évita de justesse avant qu’une autre le percute de plein fouet et se jette sur lui afin de la décapiter.
La tête roula en contre bas, laissant le corps sans haut à la vue de tous. La deuxième section perdit son dernier soldat après que l’un des Kiltik lui brisât la colonne vertébrale dans un bruit de craquement d’os. Les recrues de la première section s’étaient replié en formation derrière une barricade improvisé. Les tirs traversant le terrain se longèrent pour la plupart dans le décor ou dans les épaisses carapaces des Kiltik, mais ils ne se découragèrent pas. Daniel avait perdu de vue ses instructeurs, mais n’eut pas le temps de pousser sa recherche plus loin, car un Kiltik venait de ses jetées sur l’une des recrue poster à l’extrémité du dispositif. La créature lui sectionna la jambe mais ne puis rien faire d’autre car Mekia venait e clouer le monstre à terre en lui plantant sa baillionnette par surprise entre les deux yeux. La recrue Tekia, un humain venu de Dantouine tira le blessé en lieu plus ou moins sur afin de lui mettre un garrot sur la jambe à moitié entière.
Une autre jeune recrue lâcha son arme d’un coup et prit la fuite, mais les Kiltiks les avaient contournées. La créature attrapa le fuyard et l’égorgea comme un mouton avant de plonger ses mandibules dans son ventre.
-Daniel!! Il y en a de partout !! On en tue un, il y en a dix qui arrive. Cria une recrue cathar à l’encontre de son chef de section.
Le combat continua durant plusieurs minutes interminables, les recrues tombaient comme des mouches. Aucune n’était en pleine santé dont Daniel, la main ensanglanter qui continuait de batailler sans relâche pour sa vie et celle de sa section. Le sang des hommes et des Kiltiks giclèrent à droite et à gauche. La pression qu’exerçait les Kiltiks sur les recrues été insoutenable. Il y en avait de partout, mais dans le lot, il y en avait un plus gros, plus massif, plus effrayant. Daniel le repéra malgré la foule de Kiltiks devant lui. Il prit position sur une barricade, retient sa respiration et tira sur l’ennemie, mais le coup se logea dans la carapace encore plus solide de la bête. Quelques cries de douleurs et de craquement d’os se fit entendre. Daniel retenta, mais cette fois-ci, le coup se logea dans un arbre. Le groupe était de moins en moins nombreux. L’effrayant Kiltik qu’il tentait d’abattre se retrouva rapidement devant lui. Il l’attrapa par le pied et l’éjecta un peu plus loin. Daniel se relava rapidement et rafala la créature sans succès. De nouveau à sa hauteur, le grand Kiltiks le planta au niveau de l’abdomen, mais Richelieu eu quand même le temps de se dégager et de tirer hasardeusement sur la créature et, par chance, le toucha à la tête. La créature s’effondra au sol répandant son sang sur le terrain. Les créatures commencèrent à paniquer et s’échappèrent dans toutes les directions.
Daniel rejoignit son groupe, la main sur son abdomen percé et se rendit compte que seulement 4 de ses hommes étaient encore valide et en état de se battre. Un peu plus loin, le corps de la recrue Tekia y était entreposé. Lui qui avait sacrifié sa vie pour son blessé… En vain. Daniel fit rapidement le compte des pertes : seules 5 recrues étaient encore valides mais blessé. 2 recrues se vidaient de leur sang malgré les premiers soins de leurs camarades. Ne pouvant plus rien faire, les recrues Malika et Tookic rendirent l’âme. La recrue Richardson présentait une large cicatrise au niveau de la joue ainsi qu’un poignet fracturé. La recrue Javal, présentait une jambe en mauvais état. La recrue Mekia qui avait échappé de peu à une mort certaine présentait une plaie au niveau du thorax. La recrue Taroufi présenta une simple contusion au front, mais ce jeune humain venu de Tatouine, pleura toutes les larmes de son corps sur le cadavre d’un de ses camarades tombés et enfin la recrue Maltovia, un Cathar très talentueux lui aussi présentait une main écrasée et une large plaie au bassin.
Pour le moment, aucun instructeur en vue. Étaient ils mort ? Blessés ? Encore en vie ? On ne savait pas. Richardson se précipita sur Daniel et lui fit les premiers soins tant bien que mal. Après cela, Richelieu jeta un regard sur le champ de bataille devenu calme. Les cadavres de leurs camarades y été éparpillés. Aucune recrue encore en vie n’avait la force se rassembler les cadavres. Personne n’était prêt à vivre ça durant leur formation. Personne ne méritait un tel sort. Même la recrue un-deux-trois-quatre dont le corps brisé gisait au milieu des autres. Les survivants soignaient leurs blessures e attendant un signe de vie de leurs instructeurs. Les imperiums avaient dû reculer de plusieurs mètres durant la bataille et personne ne savait si les instructeurs avaient reculé ou non. -
Post n°14
Auteur : Super PNJLes Kiltiks semblent avoir lâché l’affaire. Leur retraite permet aux recrues survivantes de panser leurs blessures et de regrouper les corps de leurs camarades tombés au combat. Aucun signe de leurs instructeurs… Ont-ils été emportés par les insectes ? Ont-ils décidé de fuir le champ de bataille ? De nombreuses questions commencent à germer dans l’esprit traumatisé des aspirants soldats. Finalement, le sergent Mackenzie apparaît, traînant dans son sillage le corps meurtri du lieutenant Harelson. L’officier, dont l’uniforme est couvert de sang, pousse un grognement. Une patte de Kiltik est enfoncée dans sa jambe gauche. Quelques jeunes se précipitent déjà au chevet du colosse. Mais la rouquine les écarte rapidement.
- Il a besoin de repos. Indique l’instructrice.
- On ne peut rien faire pour sa jambe ? Demande une recrue.
- Négatif. Si on retire la patte, il risque de se vider de son sang dix fois plus vite… Le mieux, pour l’heure, c’est d’attendre les secours. Répond Mackenzie.
- Vous pensez qu’on… Va venir nous chercher ? L’interroge alors un autre, une lueur d’espoir dans les yeux.
- C’est sûr et certain. Vu le raffut qu’on vient de causer… Débute le sergent.
- Et si personne ne vient ? S’inquiète un troisième.
- Alors… On se battra… Jusqu’au bout. Parvient à articuler Harelson.
De l’avis du lieutenant, c’est bien la chose la plus probable… Les impériaux auront à livrer une dernière bataille avant l’arrivée des renforts. Il en est sûr et certain. L’officier ne croit pas à la fuite des insectes. Il pense plutôt que ces satanés Kiltiks sont en train de se regrouper pour mener une dernière attaque… Celle de trop. Et finalement, la crainte du colosse se confirme rapidement. Le sol se met à trembler. Quelques arbres craquent, bousculés par les masses énormes de créatures affamées et enragées. Est-ce là la fin du voyage ? Non. Harelson refuse de livrer ses protégés à ces infâmes saloperies.
- Mackenzie, prenez les recrues avec vous et cassez-vous avant que ces foutus insectes aient le temps de nous encercler ! Ordonne le lieutenant d’une voix tremblante.
- Je refuse de vous abandonner mon Lieutenant. Proteste la rouquine.
- C’est un ordre Sergent ! Beugle l’homme avant de serrer la mâchoire, la douleur reprenant le dessus.
Le sous-officier soupire doucement, ferme ses poings de rage puis décide de tapoter amicalement l’épaule de son supérieur. C’est sa façon à elle de saluer un vieux copain qui a décidé de tirer sa révérence. Mackenzie tend un chargeur à son camarade, afin qu’il ne manque pas de munitions, puis se dirige vers les recrues.
- On prend le large ! Lance t-elle au groupe réduit qu’elle commande désormais.
- Et le Lieutenant ? Demande alors Mekia, perplexe.
- Il a décidé de couvrir nos arrières. Déclare la rouquine, encore secouée par cette nouvelle. En avant !
Les rescapés dévalent la pente à leur rythme, les plus blessés étant soutenus par leurs frères d’armes. Seule Mackenzie ose jeter un coup d’oeil en arrière. Harelson ne s’en sortira pas vivant. C’est un fait. Mais il a choisi d’offrir sa vie pour sauver celles des hommes placés sous son commandement. C’est un acte de courage désintéressé… Un exemple à suivre. Le groupe s’éloigne du campement et de la menace qui s’en approche, laissant l’officier affronter son destin. La rouquine verse une larme, qu’elle essuie rapidement. Il faut désormais aller de l’avant.
Le dernier occupant du campement savoure l’instant. Il sera bientôt mort. Il va bientôt rejoindre ses camarades tombés au champ d’honneur. La mort n’effraie nullement le lieutenant Harelson. Il a appris à vivre avec. C’est une vieille amie… D’une certaine façon, il se sent… Libéré. Libéré de ses serments, libéré de toute cette merde… Servir l’Empire et ses idéaux fut sa plus grande fierté. Aujourd’hui, il peut partir en paix. Il se moque bien de savoir qu’il ne sera plus de ce monde lorsque le régime impérial sera à nouveau au sommet de sa gloire. D’autres suivront son exemple et offriront à l’Impérium l’avenir qui lui revient de droit.
L’officier inspire profondément, puis vérifie que son arme est chargée. Il pose ensuite son regard sur sa jambe meurtrie, transpercée par la patte d’un Kiltik furieux. Impossible de se déplacer avec une telle blessure. Cela lui demanderait bien trop d’efforts. C’est donc adossé contre un arbre qu’il livrerait sa dernière bataille, son ultime combat. Harelson hausse les épaules. Il les attend de pied ferme ces bouffeurs de chair !
Et il sait qu’ils se rapprochent inlassablement. Le sol est secoué par d’intenses tremblements. Le lieutenant se dit qu’ils doivent être des dizaines, voire même des centaines, pour provoquer un tel boucan dans la forêt. Peut-être que le nid entier vient lui rendre visite… L’homme lâche un rire nerveux. Est-ce que la reine des Kiltiks compte l’honorer de sa présence ? Il n’en sait rien. Il s’en moque. Lorsque les insectes apparaissent enfin, le colosse fait rugir son arme. Un premier assaillant est abattu, puis un deuxième… Mais les monstrueuses créatures à carapace se rapprochent de sa position bien trop rapidement. Alors l’officier décide de tirer dans le tas, sans réellement prendre le temps de viser. De nombreux traits laser s’écrasent sur les carapaces sans faire de dégâts. Un tir chanceux atteint l’oeil d’un insecte, qui devient furieux et s’en prend à ses congénères. Un autre tir vient trancher une patte dans cette masse grouillante qui devient de plus en plus menaçant.
Harelson sent son coeur s’affoler. Il est pris de vertiges. Sa vision se trouble. L’arme qu’il tient crache une dernière salve, tombe lourdement au sol… Puis la mort vient cueillir le lieutenant.
Dans la forêt, le groupe mené par Mackenzie s’enfonce toujours plus loin, cherchant à fuir la horde lancée à leurs trousses. Le sacrifice du colosse a offert quelques précieuses minutes aux survivants. Mais cela suffira t-il ? Dans le lointain, les claquements de mandibules et le grondement de centaines de pattes martelant le sol indiquent que le danger n’est pas écarté. Une recrue, épuisée, craque et refuse d’aller plus loin. Le sergent, qui n’a pas le temps de faire un discours inspirant, décide de porter l’aspirant soldat sur son dos. Malgré le poids de l’arme et du jeune homme, la rouquine trouve la force d’avancer, de continuer. Les autres suivent son exemple, tant bien que mal. Lorsque la petite troupe atteint la lisière de la forêt, à bout de souffle et de volonté, l’ordre de faire une halte est donné.
Mais les recrues n’auront visiblement pas le temps de se reposer. Une masse grouillante se dirige droit vers eux !
- Formez un périmètre de défense ! Lance Mackenzie en agrippant son arme fermement.
Le sacrifice du lieutenant Harelson n’aura pas été suffisant finalement... Alors que tout semble perdu d’avance, un miracle se produit. Une navette de classe Lambda fend les airs et se positionne au dessus du groupe commandé par la rouquine. L’armement offensif du transport est dirigé vers les insectes. Une première salve meurtrière sort des canons laser de la navette. L’avant-garde des Kiltiks est pulvérisée par les tirs. Mais d’autres contournent déjà les cadavres de leurs camarades. Une deuxième salve s’abat sur les assaillants, réduisant encore leur nombre. Il en vient toujours plus.
Le transport perd de l’altitude. La rampe d’accès s’abaisse et un membre d’équipage apparaît, prêt à tendre sa main aux rescapés impériaux. Lorsque tout le monde est enfin à bord, la navette lance une dernière attaque préventive puis reprend de la hauteur. La forêt et ses dangereux occupants s’éloignent peu à peu…
La rouquine se pose sur un siège et souffle un bon coup. Vient-elle réellement de survivre à l’enfer ? Elle observe son uniforme noir couvert de sang. Il ne s’agit pas du sien. Elle peut s’estimer chanceuse… Ce n’est pas le cas de tout le monde. Elle remercie silencieusement sa bonne étoile… L’officier de bord indique que la navette atteindra bientôt un campement impérial avancé. Après trente minutes de vol, le transport se pose aux abords d’un immense bivouac. Des centaines de tentes se dressent dans la plaine. Une équipe médicale se précipite dans la navette de classe Lambda et examine les blessés. L’ensemble des recrues est pris en charge par un médecin et les infirmiers qui l’accompagnent. Les blessés sont conduits dans une grande tente servant d’infirmerie de campagne et reçoivent des soins appropriés. Mackenzie entre dans l’infirmerie quelques minutes plus tard, le visage tordu par la fatigue.
- Les bleus, écoutez bien ! Demain matin, on se rassemblera pour rendre un hommage à nos morts. En attendant, profitez de la nuit pour vous reposer… On vous fournira des uniformes propres pour la cérémonie. Indique la rouquine avant de quitter la tente.
La promenade de santé du lieutenant Harelson avait viré au désastre. L'officier avait péri au combat, comme bon nombre de recrues, ne laissant plus qu'une poignée de survivants... Drôle de façon de commencer sa carrière dans l'armée impériale. Demain... Demain sera une autre journée. Il faudra probablement faire de nouveaux choix. Pour le meilleur... Et pour le pire.Spoiler : Spoiler
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Post n°15
Auteur : RichelieuLa jeune recrue native de Naboo, assis sur un lit de camp, était actuellement perdu dans ses pensées. La main et les habits couverts de sang sec, il pensait encore au sacrifice de son lieutenant sans oublier la mort de la majeure partie de ses camarades. Une larme roula le long de sa joue droite et tomba de son visage pour finir sa course sur le sol dur de l’infirmerie. De nombreux médecins, droïde médical et infirmier militaire passèrent rapidement autour de lui pour s’occuper des rescapés de l’attaque de la forêt. Une infirmière s’arrêta à son niveau et s’agenouilla devant lui. Elle retira le bandage de fortune qui le recouvrait l’avant-bras et l’ausculta rapidement avant de disparaître au fond de la structure et de revenir quelques minutes plus tard avec une trousse médicale.
Vu ses galons sur ses épaules, s’était une jeune infirmière fraîchement sortie de l’école d’infirmière de l’armée de l’imperium. Elle était jeune et n’avait rien vu d’autre que des blessures superficielles sans histoire ou des blessures synthétiques pour s’exercer. Elle regarda la blessure avec des yeux ronds. Daniel relava la tête et l’admira silencieusement. Elle possédait une chevelure de feu, un visage fin et gracieux tout en arborant des yeux marron clair d’une grande beauté. Son corps était fin et bien proportionné. Elle nettoya le sang séché de la blessure avant de désinfecter la plaie et de réaliser des points de suture. L’opération ne dura que quelques dizaines de minutes. La femme releva la tête et plongea ses yeux dans ceux de Richelieu.
C’était commet dans la forêt ? C’est vrai que tout le monde y est resté sauf 6 personnes ? Es que les rumeurs sont vraies ?
Voyant que la recrue soldat resta silencieuse, elle n’insista pas. Elle se releva et continua sa route vers une autre recrue blessée. Le chef de section se leva et marcha entre les lits médicalisés, une recrue hurlait à l’agonie tendis qu’une autre dormait silencieusement, un bras amputé… Toutes les recrues présentes restèrent sans parler comme s’ils avaient vu le diable.
Daniel sortit enfin de l’infirmerie pour prendre l’air mais à peine eu il passé le pas de la porte qu’un sergent l’interposa devant lui.
Allez voir le magasinier et récupérez une tenue propre recrue.
Richelieu ne se fit pas prier, il pressa le pas pour recevoir une nouvelle tenue et abandonner l’amas de tissus couvert du sang des monstrueuse créatures et du sang de ses frères d’arme. Il se changea rapidement, se lava le visage et regagna l’infirmerie avec les tenues propres de ses camarades. Une fois sur place, il leur donna et Daniel leur laissa du temps pour se changer.
Pourquoi tout cela leur était ils arrivé à eux et pas aux autres sessions de recrues ? La providence est elle si cruel pour avoir assassiné un excellent officier et 35 recrues innocentes ? Cette innocence disparaît vite lorsque votre groupe dont vous en êtes le responsable est massacré par des bêtes sorti tout droit des enfers. Cette innocence qui disparaît lorsque la vie vous montre son vrai visage, un visage de guerre, de malheur et de cruauté sans nom. Richelieu venait de comprendre ce qu’était la vie d’un soldat peu importe son camp. La guerre est une chose horrible que nul ne doit connaître, mais des hommes et des femmes se sacrifie en la vivant pour fermer les yeux des innocents afin qu’ils ne la vivent pas à leur tour.
Une fois les cinq recrues prête, ils se dirigèrent en colonne sur la place d’armes en silence tout en gardant le regard vide, mais la tête haute. Le reste de la section se plaça devant le sergent Mackenzie au garde-à-vous. Les cœurs sont meurtris, mais fière et chanceux d’avoir survécu à un tel enfer.
Section rassemblée, à vos ordres sergent ! -
Post n°16
Auteur : Super PNJPour le sergent Mackenzie, la nuit a été de courte durée. L’esprit de la rouquine est ailleurs, troublé par les images violentes ancrées dans sa mémoire. Impossible de trouver le sommeil. Lorsque le campement se réveille aux premières lueurs de l’aube, Mackenzie quitte son lit, enfile un uniforme propre et erre sans but entre les tentes. Le sous-officier bouscule un soldat, s’excuse à demi-mot et reprend sa balade. Une voix, lointaine, semble l’appeler. Elle n’y prête pas attention, perdue dans ses pensées. La voix est de plus en plus instante… Et de plus en plus bruyante. Une main se pose sur l’épaule du sergent.
- Sergent Mackenzie, excusez-moi de vous dér… Débute une voix dans le dos de la rouquine.
Mackenzie sursaute, fait volte-face et arme ses poings, prête à se battre. Le jeune homme qui l’interpelle recule instinctivement, étonné par une telle réaction. Il fronce doucement les sourcils, craignant qu’elle ne lui colle un poing dans la figure. Mais cette dernière, reprenant ses esprits, abandonne sa posture de combat. Face à un sergent confus, le jeune homme déglutit, puis se décide enfin à parler.
- Je ne voulais pas vous importuner mon Sergent… Mais vous êtes attendue dans la tente du commandement. Indique t-il. Le Capitaine Jahadel souhaite vous voir… Maintenant.
- Je… Merci. Balbutie la rouquine. Je m’y rends sur le champ.
Le gosse fait claquer ses talons, pour saluer sa supérieure hiérarchique, puis disparaît dans une allée. Mackenzie reste plantée sur place le temps de quelques battements de coeur, perplexe, puis décide de rejoindre la tente du commandement. Les deux stormtroopers postés en faction devant l’entrée suivent du regard la rouquine, sans chercher à s’interposer. A l’intérieur, Jahadel et son aide de camp, le lieutenant Spilik, passent en revue un plan de bataille projeté sur la table tactique. Le regard du Cathar se pose sur l’intruse, qui se met instinctivement au garde-à-vous.
- Repos Sergent. Commande l’officier dans un miaulement. Je sais que le moment est mal choisi mais… Nous ne pouvons pas récupérer les corps du Lieutenant Harelson et des recrues. Nos éclaireurs ont fait une reconnaissance et l’endroit grouille encore de Kiltiks.
- Si on ne fait rien ces satanés bestioles auront bouffé nos camarades avant qu’on ne puisse les chercher ! Il ne restera plus rien de leurs corps et les familles ne pourront pas faire leur deuil ! Proteste Mackenzie, agacée par une telle réponse.
- Sergent Mackenzie, je dirige actuellement une opération militaire de première importance. Nous nous apprêtons à mener un assaut particulièrement dévastateur contre les forces des Griffes Cendrées. Indique le capitaine Jahadel d’une voix étrangement calme. Si cet assaut est une réussite, la révolte des Griffes Cendrées touchera bientôt à sa fin. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de mobiliser certaines de nos ressources pour rapatrier les dépouilles de nos compagnons d’armes… Du moins, pas pour le moment.
Le sergent serre ses poings, comme pour contenir la rage qui s’installe doucement en elle. La mission passe avant tout le reste. C’est ce qu’on apprend dans l’armée. Le Cathar a ses ordres et il se doit de les exécuter, sous peine d’être relevé de ses fonctions et sanctionné pour avoir manqué à son devoir. Elle le comprend bien… Mais elle ne l’accepte pas. L’officier, qui remarque un changement soudain dans l’attitude de la rouquine, pousse un grognement perplexe.
- Ecoutez Mackenzie… Vous êtes une femme expérimentée et j’ai besoin de votre talent sur le front. Aidez-moi à mater cette sordide rébellion et on pourra récupérer ensemble les corps de nos camarades. Ajoute Jahadel, les mains croisées dans le dos.
Une proposition intéressante… Mais certainement pas idéale dans de telles conditions. Mackenzie, en temps normal, aurait accepté sans se poser de questions. Mais aujourd’hui, elle a sous sa responsabilité les survivants d’un groupe de recrues. Est-elle prête à les envoyer une fois de plus au massacre après ce qu’ils viennent de vivre ? Que faire… Que faire… Qu’est-ce que le lieutenant Harelson aurait fait à sa place ? De nombreuses questions se bousculent dans la tête du sous-officier. Nulle réponse qui lui vient à l’esprit ne semble raisonnable. L’incertitude gagne du terrain. Le colosse n’aurait pas hésité une seconde lui.
- Je suis partante. Mais laissez les recrues en dehors de ça. Déclare finalement la rouquine.
Le Cathar esquisse un léger sourire, puis indique d’un signe de la tête qu’il consent à ne pas engager les jeunes recrues dans un combat pour lequel ils ne sont pas préparés.
- Bien… Maintenant, je pense que nous pouvons revoir ensemble le plan de bataille. Poursuit le capitaine en se penchant au dessus de la table à projection holographique. Peut-être pourrez-vous améliorer certaines choses…
Jahadel, Mackenzie et Spilik passent une bonne heure à revoir en détail le plan proposé par les divers officiers et sous-officiers composant l’état-major de la compagnie. Finalement, lorsque tout semble être en ordre, le groupe quitte la tente de commandement et se dirige vers la place d’armes. De nombreuses sections de stormtroopers ont été rassemblées pour la cérémonie d’hommage. Quelques guerriers Cathars, des volontaires des clans alliés à la Grande Moff Ashe, sont également présents. Les survivants du carnage de la veille, dans un bien piètre état malgré les uniformes neufs, se positionnent devant le sergent et exécutent un salut militaire.
- Repos, recrues. Indique la rouquine.
Un silence pesant s’installe. Pendant quelques secondes, qui semblent être des heures, le temps s’arrête. Nulle parole, nul mouvement… Rien que le silence. Mackenzie demeure muette. Elle ne semble pas vouloir s’exprimer. En fait, elle n’a pas à le faire. Le capitaine Jahadel, commandant du campement, s’avance et racle le fond de sa gorge.
- Soldats ! Aujourd’hui, j’aimerai vous parler de la notion de sacrifice... Débute dans un miaulement l’officier. Parfois, nous devons faire des choses dont nous n’aurions jamais pensé être capables. Nous devons traverser les épreuves sans jamais faiblir… L’uniforme nous force à devenir des êtres exceptionnels. Si nous ne le faisons pas, nous n’avons aucune chance de survivre sur le champ de bataille.
Le Cathar déglutit péniblement. Il humecte ses lèvres puis reprend.
- Hier, une bande de recrues a su montrer l’exemple en combattant un ennemi supérieur en nombre. Ces recrues ont montré qu’elles étaient capables de mettre de côté leurs craintes et leurs différends afin de travailler ensemble. Continue le capitaine d’une voix rauque. Nombre de ces recrues sont tombées au combat… Il en est de même pour leur instructeur, le Lieutenant Harelson, qui a donné sa vie pour sauver le reste de ses hommes.
Nouvelle pause. Jahadel tourne son regard vers Mackenzie, puis fixe les recrues.
- Le coût du port de l’uniforme peut être élevé… Parfois trop. Mais n’oubliez jamais ceci ! Lance d’une voix plus assurée l’officier. En vous mettant au service de l’Impérium, vous acceptez de renoncer à certains privilèges. Ceux qui portent l’uniforme impérial choisissent une vie faite de sacrifices. Ces hommes et ces femmes, que nous pleurons aujourd’hui, sont morts en honorant leur uniforme. Et il est attendu de chaque soldat qu’il fasse de même !
Le capitaine fait claquer ses talons et se met au garde-à-vous. Il est bientôt imité par l’ensemble des soldats présents. Les guerriers Cathars qui ne font pas partie de l’armée impériale se contentent de poser un poing fermé sur leur poitrine, en guise de dernier hommage. Le sergent se présente devant les recrues survivantes et pose son regard sur chacune d’entre elles.
- J’ai décidé de prêter main-forte au Capitaine Jahadel et à ses hommes. Ils combattent actuellement des rebelles Cathars. Nous partirons pour le front dès demain matin afin de mettre un terme à cette révolte absurde. Lâche la rouquine, froidement. Une navette partira ce soir pour la capitale impériale. Ceux, parmi vous, qui souhaitent rejoindre la quiétude de la ville pourront embarquer à bord. Ceux qui ont encore assez de cran pour se battre pourront me rejoindre demain matin ici même. Pour l’heure, vous pouvez disposer et arpenter le camp à votre guise.
Le sous-officier se tourne sans même saluer les recrues et disparaît au loin, en compagnie du capitaine Jahadel et de son aide de camp. Les diverses sections de stormtroopers se dispersent, retournant à leurs occupations principales. Mekia s’approche de Richelieu, pointant de la tête les divers guerriers Cathars se mêlant aux soldats impériaux.
- Je les reconnais ceux-là… Les redoutables traqueurs du clan Blanche-Crinière. Ils sont accompagnés par les éclaireurs silencieux du clan Chantelune et les féroces combattants de la tribu du Soleil Couchant. Indique le Cathar du clan Grisetoison à son camarade. S’ils sont tous rassemblés ici pour combattre aux côtés des forces impériales, c’est que ça promet d’être sanglant. Une grande bataille se prépare… Et le soleil se couchera rouge… Rouge du sang de ces rebelles Cathars.
Le félin humanoïde grimace, émet un léger grognement puis pose une main sur son torse. La douleur semble insupportable.
- Pour les Cathars, participer à une telle bataille est le meilleur moyen d’inscrire son nom dans les légendes. Poursuit Mekia avant de soupirer. Je ne suis cependant pas sûr de pouvoir me joindre à ceux et celles qui auront l’honneur de combattre demain… A mon grand désespoir. Mais il me reste encore une bonne partie de la journée pour me décider. Je vais profiter du temps qu’il nous reste pour faire connaissance avec quelques soldats. Je te conseille de faire de même. Discuter avec des vétérans est un excellent moyen d’apprendre à se familiariser d’avantage à l’art du combat.
Le Cathar tape amicalement l’épaule du natif de Naboo et se lance dans une exploration du campement, à la recherche de soldats à interroger. Richelieu fera t-il de même ?Spoiler : Spoiler