A vos ordres !
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Post n°7
Auteur : RichelieuLe jeune Cardinal était fatigué, a bout. Lui et sa section de 20 individus venue de toute la galaxie se trouvait au garde-à-vous tout en écoutant le lieutenant faire son briefing pour la manœuvre qui va suivre. Un exercice commun mais délicat dans l’armée. Une manœuvre qui mettait l’esprit de compétition à rude épreuve et permettait aux meilleurs soldats de se distinguer.
Richelieu hérita de la 1ère section. Composer de 20 hommes qui lui sont encore, pour la plupart, inconnu, Daniel devait monter et réaliser une opération militaire contre un fortin tenue par la seconde section diriger par un rigolo. C’est là que l’atout de Richelieu se trouvait. EN effet, en tant qu’assaillant, il était largement désavantagé mais mieux vaut un troupeau de moutons dirigé par un lion qu’un troupeau de lions diriger par un mouton.
La première section rompue les rangs au signal et s’engagea dans un bosquet afin d’établir une stratégie dans la hâte. Richelieu sortit une feuille de papier du fond de sa poche et commençait a griffonner dessus en expliquant à ses camarades la marche à suivre.
On va former 4 groupes. Deux au centre composé de membres imposant puissant physiquement afin de tenir la ligne de front principal et mettre la pression sur les entrées principales. Si leur front principal tombe, on aura alors l’occasion de d’isoler leurs unités et obtenir la victoire. Deux autres groupes, composés de membres plus rapides et agiles, sur les flancs afin de harceler leurs extrêmes et de les pousser à dégarnir le front principal. Je prends le commandement du groupe 1, Richardson, tu prends le 2, Harry le 3 et Martins le 4.
Prenez position derrière le petit rehaussement afin de vous habiter des tirs ennemis. Dès qu’il y a du relâchement sur les flancs, vous ne foncez pas, vous continuer le harcèlement jusqu’à ce que le front soit assez faible pour être enfoncé e ainsi isolé les unités entre elles.
Le coup de siffler de l’instructeur. Les groupes se formèrent et le deuxième, troisième et quatrième groupe avancèrent en terrain découvert sous l’appui de couverture du premier groupe. La riposte ne se fit pas attendre, mais les groupes arrivèrent en positions sans perte avant de commencer l’accrochage.
Le premier groupe, celui de Richelieu, arriva et se mélangea au deuxième. L’opération débuta avec un avantage pour les défenseurs. Il était protégé par des barricades de fortunes, mais leur organisation été chaotique, il avait en effet un gros groupe servant de ligne de front et de flanc gauche, d’un petit groupe sur le flanc droit et d’un groupe de réserve où se tenais leur chef.
Les tirs s’intensifièrent sur le flanc gauche et l’ennemie perdit progressivement l’avantage. Cela lui obligea à engager sa réserve, car son groupe de 3 individus du flanc droit qui a été réduit à néant. Le Front principales ennemies était attaquer de partout, mais tenais bon. La réserver du rigolo fraîchement arrivé avait fait du dégât sur le flanc gauche. Daniel ordonna un tir de suppression du deuxième groupe sur le nouveau flanc droit de l’ennemie. Le chef de section ennemie fut touché par un tir de Richardson ce qui motiva la première section et déstabilisa la deuxième.
Contre toute attente, le front ennemi encore composé d’une dizaine d’individus tenait bon derrière leur position solidement retranché. Il avait même contre-attaqué contre le flanc droit de Daniel et celui-ci était tomber. Les minutes passèrent et aucun vainqueur n’était clairement en vue. Le flanc gauche de Daniel avança afin de les prendre à revers, mais le groupe eut le temps de faire 4 victimes avant d’être anéanti à leur tour.
Il restait 8 combattants du front principal chez Daniel contre - chez les défenseurs. Bien décider de rester derrière leurs barricades, Daniel envoya intensifier le feu de son groupe pour faire baisser les têtes ennemies et ainsi permettre à la deuxième section de contourner l’ennemie. La stratégie marcha et l’ennemi étant encerclé se lança dans une ultime contre-attaque presque au corps-à-corps avec le deuxième et premier groupe de Daniel. Les 6 hommes sortir de leur cachette et se jeta mélangeant tire et combat à main nue sur le deuxième groupe. Ce fut une partie de ball-trap pour le groupe de Daniel qui aligna les adversaires avant que ceci se mélange à ses propres hommes. Le groupe 1 se joignit au corps-à-corps entre les deux factions et Daniel attrapa un Cathar qui tentait de s’en prendre à son Camarade Richardson du groupe 2 et lui assigna une violente droite avant de le maintenir et de le plonger contre le sol. Une fois à terre, Daniel enchaîna des coups de poings violent au visage du jeune cathar. Il cessa le combat au coup de sifflets des instructeurs et tous se félicitèrent même si certains avait pris plusieurs coups au cours du corps-à-corps.
Le chef de section se releva essouffler et en pleine rarescente d’adrénaline. Les instructeurs arrivèrent d’un pas décidé vers le champ de bataille.
La Stratégie n’avait pas marché, mais le résultat était concluant. La section 1 était victorieuse malgré les pertes, mais comme disant les grands philosophes galactiques, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. -
Post n°8
Auteur : Super PNJLe sergent Mackenzie et le lieutenant Harelson sont perplexes. Sous leurs yeux se déroulent une drôle de scène. Malgré le semblant d’organisation des deux équipes, le résultat est là : C’est la cohue. On pourrait presque croire que les sections qui s'affrontent se massacrent pour de vrai. Les méthodes utilisées par les chefs d’escouade sont basiques, parfois mal exploitées. En outre, il faudra encore du temps avant de faire de ces jeunes gens de véritables soldats. Si on les lance dès à présent dans une bataille, il y a de forte chance pour que les effectifs des deux sections soient réduits au minimum vital… L’officier souffle une nouvelle fois dans son sifflet, pour indiquer la fin de l’exercice.
- Rassemblement les cloportes ! Beugle l’instructeur en arrivant au pas de course vers le champ de bataille improvisé.
Ceux qui tiennent encore debouts tentent de se regrouper. Les blessés sont soutenus par leurs camarades. Pour l’heure, les soins ne sont pas une priorité. Le débriefing semble plus important...
- Effacez-moi ces sourires de demeurés sur vos visages ! Hurle le colosse aux membres de la première section. Vous avez peut-être remporté cet exercice mais il ne s’agit en aucun cas d’une victoire !
Harelson se plante devant le natif de Naboo, furieux.
- Qu’est-ce que c’est que cette merde hein ? Demande le lieutenant. Tu crois que tu es le meilleur parce que ton groupe a réussi à mettre à terre une bande de recrues ? Avec les pertes de ta section, comment tu aurais pu tenir cette position si l’ennemi avait eu des renforts ?
L’officier soupire longuement, puis recule afin d’être visible par tout le groupe.
- Certains sont prêts à vous dire que la victoire s’obtient en faisant des sacrifices. Il est vrai que la victoire ne peut pas être acquise sans pertes. Mais il est du devoir d’un soldat de savoir quand avancer et quand tenir sa position. Explique l’homme en faisant les cent pas devant les aspirants soldats. A la guerre, il n’y a pas de place pour les héros ! Ceux-là finissent toujours par crever ! Et on a plus que nos yeux pour chialer après !
- Vous devez agir en pensant au bien du groupe tout entier. Il est nécessaire d’avoir assez de recul pour prendre les bonnes décisions. Rajoute la rouquine Sur le champ de bataille, un soldat touché est généralement un soldat mort. Il n’y a pas de deuxième chance. Prenez soin de vos camarades car ce n’est qu’ensemble que vous pourrez progresser vite et loin. Ne prenez aucun risque inutile, ne faites pas de choix qui pourrait nuire à la vie de vos coéquipiers. Comportez-vous en soldat.
- Bien… J’espère que cette leçon d’humilité sera bien imprimée dans vos petites têtes ! Termine le lieutenant. Pour en revenir à notre sujet principal, puisque la première section a “remporté” l’exercice, la deuxième section sera chargée des corvées pour la soirée ! Rompez !
Les recrues se dispersent et forment de petits groupes de conversation. Le sergent Mackenzie rassemble les blessés et se charge des premiers soins. Quelques curieux se joignent à elle et apprennent deux ou trois trucs sur la médecine de terrain. Lorsque tout le monde est remis sur pied, les futurs soldats chargés des corvées se mettent au travail. Mais le matricule “Un-deux-trois-quatre” et quelques uns de ses camarades se dirigent d’abord vers le groupe de Richelieu.
- Hé le dur à cuire ! On aura notre revanche, crois moi ! Lance le plaisantin d’un ton particulièrement sérieux. On ne va pas se laisser faire marcher dessus par un abruti sans cervelle…
Le regard noir qu’il adresse au natif de Naboo veut tout dire. Il ne compte pas en rester là. Cette défaite n’est pas qu’une simple humiliation pour le prétendu bouffon de la troupe. Il s’agit désormais d’une affaire personnelle entre lui et ce foutu trou du cul dirigeant la première section. Avant que les choses ne puissent s’envenimer, le matricule “Un-deux-trois-quatre” et les siens partent à l’autre bout du campement. Le travail ingrat qui les attend ne semble pas les réjouir. Et il y a fort à parier qu’ils vont préparer leur vengeance dans leur coin…
Le soleil disparaît finalement derrière une colline et l’obscurité s’empare du ciel. Feux de camp et lanternes éclairent désormais le campement. Plusieurs recrues sont désignées pour monter la garde à quelques endroits stratégiques. Les perdants de la deuxième section servent les repas du soir à l’ensemble du groupe, en commençant par les instructeurs. Les gamelles chaudes et bien remplies permettent aux aspirants de se détendre un peu. Les langues se délient. On s’interroge sur les épreuves possibles du lendemain, on échange à voix basse sur les événements de la journée… Et puis le lieutenant Harelson ordonne la fin des bavardages. Chacun rejoint sa tente. Le sergent Mackenzie, qui préfère dormir à la belle étoile, s’allonge dans son sac de couchage avec son arme entre les mains, prête au pire.
Le campement est plongé dans le silence et les ténèbres, comme mort… Pourtant, les silhouettes obscures des sentinelles veillent toujours sur l’horizon. Le ciel étoilé offre une infime source de luminosité appréciée par les gardes en faction. De temps en temps, la relève est effectuée. Une recrue en remplace une autre… Dès l’aube, le campement reprend vie. La rouquine et le colosse sont les premiers levés. L’ordre de plier bagage est donné. Les tentes sont démontées, les sacs de couchage sont enroulés et le tout est emporté sur les épaules robustes des futurs soldats. Lorsque les paquetages sont terminés, la troupe repart. Pas de course cette fois-ci. Harelson se contente d’une simple marche forcée. Après deux bonnes heures de promenade tranquille dans les plaines ensoleillées de Cathar, l’officier décide de s’arrêter.
- Sections ! Rassemblement ! Hurle l’instructeur.
Lorsque tout le monde est autour de lui, le lieutenant dévoile le programme du début de journée.
- Aujourd’hui, nous allons une fois de plus tester vos aptitudes à travailler ensemble. Indique le colosse en se tournant vers l’objectif des deux sections. Vous voyez cette falaise là-bas, dans la forêt ? C’est votre point d’arrivée. Le premier groupe qui arrivera entier sur cette falaise aura une récompense !
Traverser ce qu’il reste de plaine, s’enfoncer dans les bois, trouver un moyen de grimper la falaise. Voilà un excellent exercice pour commencer la journée. Et le tout avec son paquetage sur le dos. Le lieutenant Harelson adresse un sourire discret au sous-officier qui l’accompagne. C’est aussi un bon moyen pour réveiller les recrues…
- Allez la bleusaille ! On forme une seule et longue ligne ! Beugle Mackenzie. On se remue ! Plus vite que ça !
L’instructeur prend son sifflet en main, attend que tout le monde soit prêt et prend une profonde inspiration. Il porte finalement le sifflet à ses lèvres et siffle un grand coup. Le signal de départ est donné.Spoiler : Spoiler
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Post n°9
Auteur : RichelieuÀ peine la formation commencée que les recrues étaient déjà tous pour la plupart fatigué. Le lieutenant ne ménager personne et la fierté de Daniel en avait pris un coup après le savon qu’il lui avait passé. Sa section se dirigea au pas de course a travers un foret par des chemins escarpés. La section avait automatiquement adopté la technique des meutes de loups en plaçant les plus lent devant pour ne pas les perdre en cours de route et ainsi faire bloc.
Il y avait une dizaine de kilomètres entre le point de départ et celui d’arrivée, la deuxième section avait adopter la technique de chacun pour soi. Les plus rapides étaient loin devant les plus lents. La course était rythmée par la respiration et les bruits de pas de course de la section. Toutes les recrues de la première section s’étaient mises au même rythme ce qui donnait le bruit d’un même pas uniforme. La section dépassa les plus lents de la deuxième section rivale et traversa les chemins de terre battue pour arriver enfin au sommet d’une petite montagne.
C’est par ce genre d’exercice que les recrues de la section une tissait un lien de camaraderie très fort entre eux contrairement à la section 2 qui composé de leur doctrine du TPMG(Tout Pour Ma Gueule). La Section 1 arriva en bonne et dû forme au sommet, mais les plus rapides de la section rivale étaient déjà arrivé. Sous le regard des instructeurs déjà présent, les recrues arrivées se ravitaillèrent en eau et se reposa en attendant les derniers arrivant. La section de Daniel avait formé un cercle afin de discuter et de partager de bons moments de convivialité sous le regard noir du rival de Daniel, le responsable de la section 2. Le petit rigolo de service de la première section détendit l’atmosphère en imitant le lieutenant et ceci fit bien rire Daniel et ses camarades regroupés. Plusieurs anecdotes furent partagées au sein de la section. Chacun apprenait à connaître ses camarades ainsi que leurs différentes histoires.
La section reprit un chant d’une vielle armée d’une planète pour se redonner du courage. Un chant militaire propre à la section chanté dans les moments difficiles pour se booster entre eux. Quand tout va mal, ils chantent. Ça redonne de l’énergie et de plus, même s’ils ne chantent pas encore très bien, c’est très jolie à entendre.
Les retardataires arrivèrent enfin épuisés au sommet, à bout de souffle, ils se jetèrent sur l’eau sous le regard moqueur de leurs propres camarades de section. La section 1 n’y prêta pas attention, elle laissa les affaires interne de la section 2 entre les mains de leur chef de groupe. À Coup de sifflet du Lieutenant, la troupe se rassembla devant les instructeurs avec les affaires sur le dos. Un pressentiment submergea Richelieu. Un sentiment de dangers comme si quelqu’un lui voulait du mal. Alors oui, il avait le rigolo qui commandait la section 2, mais malgré les menaces, il n’avait pas de réelles motivations de s’en prendre à lui, a moins que…
Malgré la défaite de sa section, Daniel savait qu’il avait bien fait durant cet exercice et qu’il pourrait se racheter de son erreur qu’il a commis sur la manœuvre. Il attendait avec impatience la prochaine épreuve pour pouvoir remporter la victoire, lui et sa section. Il savait qu’il avait encre beaucoup de chemin à accomplir pour devenir un véritable soldat de l’imperium. Porter l’armure blanche est un rêve en passe de devenir réalité pour lui. -
Post n°10
Auteur : Super PNJAu signal de départ, les recrues se lancent dans une course contre la montre. Le premier groupe à atteindre la falaise sera désigné grand vainqueur de l’épreuve. Le lieutenant Harelson suit les aspirants de la première section, qui tentent de traverser cet exercice ensemble. Mackenzie, qui talonne les jeunes de la deuxième section, constate que ces derniers ne sont qu’une bande désorganisée où la loi du plus fort fait office de règle de base. On comprend donc mieux leur défaite lors de l’épreuve de la veille… Après d’intenses efforts, les deux groupes arrivent finalement au sommet de la falaise. La section de Richelieu arrive en un seul groupe, quand celle du plaisantin rejoint l’objectif morceau par morceau. Le manque de cohésion de la deuxième section semble irriter les deux instructeurs.
- Qu’est-ce que c’est ce merdier ? Beugle le colosse en s’avançant vers le chef du deuxième groupe. Vous êtes censés travailler en équipe ! Qu’est-ce que vous n’arrivez pas à comprendre dans cette phrase ? Je vais être honnête avec vous, je suis déçu ! Votre section a échoué deux fois ! Et ce manque de cohésion va vous coûter cher ! A chaque fois qu’un membre d’une section fera une faute, toute la section en paiera les conséquences !
L’officier est vraiment furieux. L’échec n’est pas une option envisageable lorsque l’on désire s’engager dans l’armée. Et quand on refuse d’apprendre de ses erreurs ou d’écouter les instructions… On paie le prix de l’insolence.
- Deuxième section, vous n’avez pas su agir en équipe ! Peut-être qu’une série de pompes permettra de créer des liens… Rugit Harelson, le regard noir. Cinquante pompes pour commencer ! Et que ça saute !
Les recrues s’exécutent. Ils doivent faire avec la fatigue et le lourd barda qu’ils ont sur le dos. Aucun traitement de faveur de la part des instructeurs. Les futurs soldats récoltent ce qu’ils ont semé. Certains s’écroulent avant même de pouvoir finir la série de pompes, achevés par le surmenage. Pour les autres, la punition doit se poursuivre.
- On ne laisse jamais tomber un camarade ! Lance le sergent. Retenez bien ça ! N’oubliez pas que ce n’est qu’ensemble que vous pourrez progresser ! L’individualisme n’a pas lieu d’être ! Même si vous pensez être meilleurs que les autres ! Regardez où cela vous conduit ! Prenez exemple sur vos camarades de la première section !
La sanction se termine sur cette leçon d’humilité. Le lieutenant accorde cinq minutes de répit aux recrues punies puis donne l’ordre de départ. La petite troupe s’enfonce toujours plus loin dans la forêt… Le relief s’accentue. Il faut évoluer entre les arbres, tout en grimpant toujours plus haut. Quelques individus sont emportés par leur propre poids et celui de leur paquetage. Sans l’aide de leurs camarades, ils auraient pu rouler sur des mètres avant d’achever leur course en contrebas.
Après une bonne heure de randonnée sur un terrain difficile, la troupe a finalement mérité sa pause. L’ordre de monter le camp est donné. Les recrues abandonnent leur lourd barda et se mettent à dresser les tentes. Harelson confie aux Cathars du groupe la tâche de ramener du gibier pour le repas du midi. D’autres doivent trouver une source d’eau potable afin de remplir les gourdes. Certains aspirants commencent à prendre goût à cette vie nomade… Mais il y en a toujours quelques uns pour se plaindre. Les instructeurs, fidèles à leurs habitudes, inspectent les tentes une par une, afin de s’assurer que le travail est bien fait.
Les minutes passent. Le temps s’écoule. Les Cathars reviennent de leur chasse. Ils ne sont pas rentrés les mains vides. Trois petites proies et un herbivore de taille humaine sont suspendus sur un long bâton porté par deux félins humanoïdes. Le lieutenant est le premier à hurler de joie. L’idée de manger de la viande fraîche le réjouit. Mackenzie n’est pas aussi enthousiaste. Elle s’est habituée à la nourriture insipide servie dans les rations militaires et n’a aucun mal à s’en contenter. La rouquine trouve même que c’est pas si mauvais que ça quand on prend le temps de savourer
Les chasseurs dépècent leurs prises, sous les yeux affamés de quelques spectateurs. Harelson, pour sa part, semble préoccupé. Le deuxième groupe n’est toujours pas revenu… Sa camarade tente de le rassurer en blaguant. Peut-être qu’ils se sont paumés ces idiots ! Mais de lointains cris donnent raison à l’officier. Il y a de quoi s’inquiéter. Le colosse se précipite vers sa paire d’électrobinoculaires et dirige son regard vers l’origine des bruits. Deux recrues courent à toute vitesse vers le campement, gesticulant et hurlant quelque chose. Finalement, le lieutenant comprend pourquoi ils sont si pressés de rejoindre le bivouac.... Ils sont poursuivis par d’immenses insectes !
- Bon sang ! Des Kiltiks ! Aux armes ! Beugle l’instructeur en s’emparant de son blaster.
Les aspirants se ruent vers leurs armes. Mackenzie n’a pas attendu l’ordre de son camarade pour s’armer.
- Ceci n’est pas un exercice ! Indique la rouquine en passant entre les futurs soldats. Fixez les baïonnettes et rejoignez le Lieutenant !
- Formez un périmètre de défense tout autour du campement ! Restez éloignés les uns des autres ! Et ne tirez qu’à mon commandement ! Ordonne Harelson d’une voix puissante et assurée.
L’officier se positionne entre deux recrues et se renseigne sur les mouvements de l’ennemi. Un Kiltik culbute un arbre, puis enragé, se rue sur l’un de deux fuyards. Le pauvre homme ne survit pas au choc. Les puissantes mandibules de la créature s’emparent de la tête de l’aspirant. Elle est arrachée d’un coup sec. Son compagnon d’infortune tente de rejoindre le campement en slalomant entre les arbres et les buissons. Sa course s’achève au moment de l’escalade, lorsque ses jambes sont happées par un insecte. Le cri d’horreur qu’il pousse avant de rendre l’âme est inhumain. Deux cent mètres. C’est la distance qui sépare les Kiltiks des impériaux. Et le dénivelé donne l’avantage à ces derniers. En effet, l’avantage de la hauteur est un atout non négligeable.
Mais le relief n’arrête pas la progression des créatures. Le lieutenant tente de les compter. Un… Deux… Trois… Quatre. Non cinq ! Et il n’a à sa disposition qu’une bande de recrues sans expérience… La partie risque d’être serrée. Un aspirant panique et tire. Un autre suit son exemple. Les traits laser ratent leur cible.
- NE TIREZ PAS ! ATTENDEZ MON SIGNAL ! Gueule l’officier.
Le sergent Mackenzie, à couvert derrière un arbre, donne un conseil aux jeunes qui se tiennent à ses côtés.
- Ces bestioles ont un point faible. Les yeux. Ne tirez pas sur la carapace, elle est bien trop résistante… Et si l’une de ces choses tente de vous embrasser, croisez les doigts pour qu’elle ne vous bouffe pas !
La distance qui sépare les assaillants des défenseurs diminue de seconde en seconde. Cent-trente mètres, cent-vingt mètres… Cent mètres…
- FEU A VOLONTÉ !
Les traits laser fusent de toute part. Profitant du chaos total, le prétendu matricule “Un-deux-trois-quatre” saisit sa chance. Tout le monde étant concentré sur le combat, il saute sur l’occasion et passe à l’action. Le plaisantin repère Richelieu et se rue sur lui. Lorsqu’il arrive au contact, sa carabine de conscrit vient frapper le chef de la première section au niveau de la tête. Le natif de Naboo tombe la tête la première et roule sur plusieurs mètres.
Son rival jubile. Le voilà enfin débarrassé de ce sale petit emmerdeur ! Les Kiltiks se dispersent pour attaquer sur divers fronts. Mais l’un d’entre eux, tenté par la proie facile qu’est Richelieu, se dirige droit sur lui… Dans le feu de l’action, personne ne semble avoir assisté à la chute du jeune homme. Et pourtant, la chance semble sourire au natif de Naboo. Car Mekia, le Cathar du clan Grisetoison, se porte à son secours en poussant un cri guerrier.
Les voilà désormais tous les deux sur le point d’affronter leur destin… Parviendront-ils à venir à bout de la terrible créature ? Ou bien finiront-ils par succomber aux coups de pattes et de mandibules ?Spoiler : Spoiler
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Post n°11
Auteur : RichelieuMarcher, grimper, porter, courir, encore marcher, voilà le quotidien du soldat d’infanterie de l’imperium. L’unité s’arrêta pour monter le bivouac. Daniel partagea sa tente qu’il monta avec Richardson puis s’installa prêt du feu de camp avec sa section encore présente. La fatigue était de mise, mais la bonne humeur aussi. Les bonnes blagues fusèrent tandis que 3 recrues de sa section étaient parties chercher une source d’eau potable. La nuit tombait progressivement sur le campement. Daniel profita de ce petit rassemblement convivial pour en apprendre davantage sur la planète qu’il connaissait que trop peu.
Un cathar lui expliqua la beauté de sa planète et le système tribal qui divisait les Cathars tandis qu’un humain lui expliquait les dangers de Cathar. Ils attendaient tous que leurs nourritures et leur eau arrive. La nourriture ne tarda pas. Les cathar étaient manifestement de très bons chasseurs. À peine rentrée qu’ils s’occupaient déjà de rendre leur nourriture mangeable. Fascinant pour être honnête. Mais le spectacle fut de courte durée. Des cris firent tourner tous les regards en direction de la forêt. Personne n’en croyait ses yeux. Ils étaient attaqués par des énormes insectes. Les ordres fusèrent et Richelieu ainsi que toutes les recrues s’emparèrent de leur fusil surmonté d’une baïonnette.
Richelieu se mit en position et plus particulièrement dans un coin stratégique surmontant l’ennemie pour pouvoir garder l’avantage de la hauteur. Les deux fuyards qui courraient dans leurs directions étaient des membres de la section du natif de Naboo. La vision de leur mort remua les cerveaux de toutes les recrues. Daniel serra les dents, lui, qui tient à sa section et a ses membre, remplie de rage, tira des coup maladroit une fois l’ordre donné, les tires ne pénétrèrent pas les solides carapaces des Kiltiks. Alors que Daniel se concentra pour attendre les yeux de ses ennemis comme conseillé par le sergent, il sentit un violent coup sur l’arrière du crane qui le fit rouler en contre bas de sa position.
Tendis que les tirs fusent dans tous les sens, Richelieu repris ses esprits assez rapidement pour voir le coupable, mais trop lentement pour échapper aux énormes insectes. Alors qu’il allait se faire déchiqueter comme ses camarades, une recrue Cathar s’empressa de le rejoindre. Le combat allait être rude voir impossible, mais le courage du Cathar et l’adrénaline montante du Natif de Naboo allaient être puissant. Ils étaient tout les deux persuadés de mourir ici, mais ils étaient bien décidés à en emporter le plus possible.
Tendis que le Cathar se jeta, baïonnette au canon sur le premier ennemi, Richelieu, dans le feu de l’action, porta un coup dans l’abdomen de l’insecte. Ce coup fut inutile à cause de la carapace trop épaisse et l’insecte qui lui arracha son arme en même temps qu’une partie de sa peau au niveau de la main gauche. Daniel, la main en sang, cria avant de donner de puissant coup de poing au visage de l’insecte pendant que celui ci tentait de l’attraper. Le Kiltik était très résistant, ayant compris cela, richelieu se jeta sur sa baïonnette perdue. L’insecte se jeta sur l'humain, mais n’eut pas le temps de contre-attaquer, car Daniel lui enfonça sa lame dans ses yeux d’insecte. Le sang de la bête gicla sur le visage et l’uniforme de la recrue. Il retira sa lame de la tête de son adversaire avant de se ruer vers le deuxième ennemi. Il se rua et tira sur le Kiltik qui s’en prenait au cathar. Ce même cathar qui en profita pour enfoncer lui aussi sa lame dans l’œil de l’insecte.
Durant le corps-à-corps, les instructeurs et la section avait abattu deux autres créatures. Il en restait une qui avait réussi à attraper une recrue de la deuxième section. Mekia et Daniel se ruèrent sur le Kiltik afin de lui éclater la tête de toutes les façons possibles, Daniel reçu un violent coup de la part de la bête avant que Mekia esquive le deuxième coup du monstre et continua ses assaut contre la créature. Daniel se releva péniblement et fonça en hurlant afin de planter le Kiltik au visage. Après cela, la bête tenta une dernière attaque et assomma le Cathar avant de s’écrouler.. Malgré la mort de la créature, le corps inerte de la recrue gisait dans une mare de sang. Le silence tomba sur le champs de bataille. Les corps ennemies et allié au sol, les regards qui s’entrecroisent, mais toujours aucune parole avant que Daniel, fou de rage se rua sur le chef de la deuxième section.
Fils de Hutt !!! Tu as voulu me tuer sale traître ! Je vais te le faire payer !
Les corps fatigués et maculé de sang des deux chefs de section se percutèrent. Daniel attrapa le rigolo par les épaules et le fit rouler au sol avant de lui donner 2 droites au visage. Toujours booster à l’adrénaline, Daniel assigna un coup de tête sur le nez du rigolo. Une paire de coups-de-poing du chef de la première section fusèrent avant que des recrues ainsi que les instructeurs s’interposèrent et maîtrisèrent Richelieu. -
Post n°12
Auteur : Super PNJLes insectes sont vaincus par la ténacité des recrues et l’expérience de leurs instructeurs. Mais nul ne semble vouloir crier victoire. Car il ne s’agit pas d’une victoire. Le sang noir et visqueux des Kiltiks se mêle au liquide pourpre de nombreux jeunes tombés au combat. Le temps de quelques battements de coeur, un silence règne en maître sur le campement. Les aspirants soldats, choqués par la violence du combat et les corps déchiquetés de leurs camarades morts, restent plantés sur place. Ils semblent privés de la moindre volonté, privés de leur âme…
Pourtant, au beau milieu de cette troupe démoralisée, deux trouvent la force de se battre. Le natif de Naboo se jette sur le natif de Corulag et l’accuse d’avoir tenté de l'assassiner. Ce n’est ni le lieu, ni le moment pour une bagarre ou un quelconque règlement de compte. Instructeurs et recrues travaillent de concert pour séparer les deux chefs de section. Harelson, excédé par toute cette agitation, offre une paire de baffes à Richelieu afin de lui remettre les idées en place.
- Qu’est-ce que c’est ce délire ? Vous vous foutez de moi là ? Vous n’avez rien de mieux à faire ? Rugit l’officier en prenant le natif de Naboo par le col de son uniforme. Vous faites honte à vos uniformes ! Certains de vos camarades sont morts, d’autres sont blessés et vous ne pensez qu’à vous battre !
- Sans vouloir vous manquer de respect, mon Lieutenant, j’ai plus ou moins vu ce qui s’est passé. Intervient Mekia du clan Grisetoison. Richelieu est tombé en contrebas et mon chef de section se trouvait pile là où il a chuté. Je ne sais pas s’il l’a volontairement poussé, si c’était un accident ou si Richelieu est tombé tout seul, mais ce qui est sûr, c’est qu'il n’avait pas l’intention de l’aider.
- Je vois… Ecoutez bien les morveux car je ne vais pas me répéter. Je ne veux plus voir ce genre de choses arriver sous mon commandement ! On tirera au clair toute cette histoire mais pour l’instant on a pas le temps pour ces conneries ! Indique le lieutenant en lâchant Richelieu. Vous avez été nommés chefs de section. Vous avez donc des responsabilités, dont celle de montrer l’exemple !
Le colosse disperse les nombreuses recrues rassemblées autour de lui, à l’exception des deux principaux concernés.
- Je vais établir quelques règles simples pour vous deux. Continue Harelson, le regard furieux. Interdiction d’être à moins de quatre mètres l’un de l’autre. Interdiction de vous adresser la parole sauf si c’est nécessaire. Et interdiction de déclencher une nouvelle bagarre ! Si vous n’êtes pas capables de vous comporter en soldats, je vous fais renvoyer de l’armée sur-le-champ !
Une série d’ordres de la part du sergent Mackenzie interrompt le sermon. Les aspirants soldats se mettent de nouveau en position de combat. Apparemment, les cinq Kiltiks abattus n’étaient qu’une avant-garde… L’officier, d’un geste de la main, fait comprendre aux deux chefs de section qu’ils peuvent disposer. Il s’empare ensuite de sa paire d’électrobinoculaires et surveille le périmètre. De nombreuses masses noires se mettent à grouiller entre les arbres. Il y en a plusieurs dizaines… Assez pour anéantir l’ensemble du groupe qu’il commande.
Le lieutenant repère la rouquine au beau milieu du campement. Elle tente d’organiser les défenses avec le peu de moyens mis à sa disposition. De nombreux jeunes courent dans tous les sens, récupèrent les armes de leurs camarades défunts puis se positionnent à un endroit désignée par leur sergent. Le grand gaillard guette l’attitude des recrues. Ces gosses sont morts de trouille, ça se voit. Pourtant, ils obéissent aux ordres sans broncher, en bons petits soldats qu’ils ont. Combattre jusqu’au dernier homme debout semble être le mot d’ordre.
L’officier se concentre à nouveau sur l’observation des Kiltiks. Ils se rapprochent inlassablement des positions tenues par les impériaux. Les imposantes créatures sont à portée de tir. L’ordre est donné. Les traits laser se mettent à pleuvoir dans tous les sens. Quelques tirs se perdent dans les arbres; D’autres sont bloqués par les épaisses carapaces des assaillants. Une recrue chanceuse parvient à éliminer un Kiltik d’un tir entre les deux yeux. Trois autres insectes sont abattus avant d’atteindre le campement. Mais les quelques pertes subies ne suffisent pas à démoraliser les autres créatures.
La première vague de Kiltiks enfonce les lignes impériales avec beaucoup de violence. Un humain est chargé par une de ces imposantes créatures et finit par succomber aux coups de pattes furieux. Un de ses camarades tente de fuir mais voit sa jambe droite sectionnée par les mandibules d’un autre Kiltik. Il est achevé presqu’aussitôt. Les recrues, complètement submergées, cèdent peu à peu du terrain face aux assaillants. Seuls les instructeurs tiennent leurs positions. Mackenzie se jette sur le dos d’un insecte et lui explose la tête en vidant un chargeur entier. Harelson, pour sa part, cherche à protéger une jeune Cathar. Il évite un coup de patte puis réplique en enfonçant une baïonnette dans l’oeil gauche de la créature. Cette dernière, enragée par la douleur, se tourne dans tous les sens et balaie tout sur son passage.
Pour l’heure, l’issue de la bataille est indécise. Insectes et impériaux se massacrent sans méthode. Les premiers se battent pour se nourrir. Les autres pour survivre. La fuite n’est pas une option. Ceux qui tentent de s’échapper sont rapidement mis en pièces par les Kiltiks. Le matricule “Un-deux-trois-quatre” a assisté à la mort d’un camarade cherchant à fuir. Deux insectes se disputent désormais sa dépouille. Alors qu’il tente vainement de trouver une solution pour s’en sortir vivement, le plaisantin de la bande aperçoit Richelieu au loin. Il braque son arme sur le natif de Naboo, prend le temps de viser… C’est peut-être sa seule et unique chance de l’abattre… Mais avant qu’il ne puisse presser la détente, une créature sauvage le charge.
Le chef de la deuxième section se débat vainement entre les mandibules du Kiltik. Il sent peu à peu l’étreinte de son assaillant se resserrer. Un à un, les os craquent, se brisent. Le natif de Corulag pousse un long cri de douleur, se met à pleurer, puis s’éteint dans un ultime craquement. Son corps brisé tombe lourdement sur le sol.
La bataille continue...Spoiler : Spoiler
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Post n°13
Auteur : RichelieuLa bataille fessait rage, Daniel était retranché derrière un arbre entourer de sa section. Ils ne se lâchaient pas. Certains par esprit de corps, d’autre par peur d’être découpé en rondelle par ses immondes bêtes. La deuxième section, éparpillé sur le champ de bataille, se fessait anéantir, recrue par recrue. La scène de massacre qui se déroulait devant eux était à en vomir ses tripes. L’odeur de chairs éparpillées et de sang rependu étaient insoutenable. Un bruit de craquement d’os se fit entendre. Richelieu eu à peine le temps de voir le chef de la seconde section se faire étriper par une immense bête qu’une paire de Kiltik lui fonça dessus. Son groupe tira hasardeusement sur les deux créatures. Tendis que l’une d’elle reçu un tire en plaine figure d’une recrue suite à une rafale de tire, la deuxième attrapa un membre de la section de Daniel et l’éventra avant même que ses camarades ne puisse réagir. Daniel se concentra quelques secondes et toucha le Kiltik entre les deux yeux. Richelieu n’en croyait pas, il venait de foudroyer une de ses créatures d’un seul coup. Il faut quand même préciser que la cible était proche et plutôt statique. Malheureusement, la recrue en proie à l’immonde bête gisait sur le sol, les tripes à l’air.
Pas le temps de pleurer. Le combat continue et les quelques recrues encore en vie et dispersé sur le champ de bataille subissait les assauts répétés des Kiltiks. La recrues Ginchard, une recrue très talentueuse de la deuxième section se fit charger par l’une des créature. Il l’évita de justesse avant qu’une autre le percute de plein fouet et se jette sur lui afin de la décapiter.
La tête roula en contre bas, laissant le corps sans haut à la vue de tous. La deuxième section perdit son dernier soldat après que l’un des Kiltik lui brisât la colonne vertébrale dans un bruit de craquement d’os. Les recrues de la première section s’étaient replié en formation derrière une barricade improvisé. Les tirs traversant le terrain se longèrent pour la plupart dans le décor ou dans les épaisses carapaces des Kiltik, mais ils ne se découragèrent pas. Daniel avait perdu de vue ses instructeurs, mais n’eut pas le temps de pousser sa recherche plus loin, car un Kiltik venait de ses jetées sur l’une des recrue poster à l’extrémité du dispositif. La créature lui sectionna la jambe mais ne puis rien faire d’autre car Mekia venait e clouer le monstre à terre en lui plantant sa baillionnette par surprise entre les deux yeux. La recrue Tekia, un humain venu de Dantouine tira le blessé en lieu plus ou moins sur afin de lui mettre un garrot sur la jambe à moitié entière.
Une autre jeune recrue lâcha son arme d’un coup et prit la fuite, mais les Kiltiks les avaient contournées. La créature attrapa le fuyard et l’égorgea comme un mouton avant de plonger ses mandibules dans son ventre.
-Daniel!! Il y en a de partout !! On en tue un, il y en a dix qui arrive. Cria une recrue cathar à l’encontre de son chef de section.
Le combat continua durant plusieurs minutes interminables, les recrues tombaient comme des mouches. Aucune n’était en pleine santé dont Daniel, la main ensanglanter qui continuait de batailler sans relâche pour sa vie et celle de sa section. Le sang des hommes et des Kiltiks giclèrent à droite et à gauche. La pression qu’exerçait les Kiltiks sur les recrues été insoutenable. Il y en avait de partout, mais dans le lot, il y en avait un plus gros, plus massif, plus effrayant. Daniel le repéra malgré la foule de Kiltiks devant lui. Il prit position sur une barricade, retient sa respiration et tira sur l’ennemie, mais le coup se logea dans la carapace encore plus solide de la bête. Quelques cries de douleurs et de craquement d’os se fit entendre. Daniel retenta, mais cette fois-ci, le coup se logea dans un arbre. Le groupe était de moins en moins nombreux. L’effrayant Kiltik qu’il tentait d’abattre se retrouva rapidement devant lui. Il l’attrapa par le pied et l’éjecta un peu plus loin. Daniel se relava rapidement et rafala la créature sans succès. De nouveau à sa hauteur, le grand Kiltiks le planta au niveau de l’abdomen, mais Richelieu eu quand même le temps de se dégager et de tirer hasardeusement sur la créature et, par chance, le toucha à la tête. La créature s’effondra au sol répandant son sang sur le terrain. Les créatures commencèrent à paniquer et s’échappèrent dans toutes les directions.
Daniel rejoignit son groupe, la main sur son abdomen percé et se rendit compte que seulement 4 de ses hommes étaient encore valide et en état de se battre. Un peu plus loin, le corps de la recrue Tekia y était entreposé. Lui qui avait sacrifié sa vie pour son blessé… En vain. Daniel fit rapidement le compte des pertes : seules 5 recrues étaient encore valides mais blessé. 2 recrues se vidaient de leur sang malgré les premiers soins de leurs camarades. Ne pouvant plus rien faire, les recrues Malika et Tookic rendirent l’âme. La recrue Richardson présentait une large cicatrise au niveau de la joue ainsi qu’un poignet fracturé. La recrue Javal, présentait une jambe en mauvais état. La recrue Mekia qui avait échappé de peu à une mort certaine présentait une plaie au niveau du thorax. La recrue Taroufi présenta une simple contusion au front, mais ce jeune humain venu de Tatouine, pleura toutes les larmes de son corps sur le cadavre d’un de ses camarades tombés et enfin la recrue Maltovia, un Cathar très talentueux lui aussi présentait une main écrasée et une large plaie au bassin.
Pour le moment, aucun instructeur en vue. Étaient ils mort ? Blessés ? Encore en vie ? On ne savait pas. Richardson se précipita sur Daniel et lui fit les premiers soins tant bien que mal. Après cela, Richelieu jeta un regard sur le champ de bataille devenu calme. Les cadavres de leurs camarades y été éparpillés. Aucune recrue encore en vie n’avait la force se rassembler les cadavres. Personne n’était prêt à vivre ça durant leur formation. Personne ne méritait un tel sort. Même la recrue un-deux-trois-quatre dont le corps brisé gisait au milieu des autres. Les survivants soignaient leurs blessures e attendant un signe de vie de leurs instructeurs. Les imperiums avaient dû reculer de plusieurs mètres durant la bataille et personne ne savait si les instructeurs avaient reculé ou non. -
Post n°14
Auteur : Super PNJLes Kiltiks semblent avoir lâché l’affaire. Leur retraite permet aux recrues survivantes de panser leurs blessures et de regrouper les corps de leurs camarades tombés au combat. Aucun signe de leurs instructeurs… Ont-ils été emportés par les insectes ? Ont-ils décidé de fuir le champ de bataille ? De nombreuses questions commencent à germer dans l’esprit traumatisé des aspirants soldats. Finalement, le sergent Mackenzie apparaît, traînant dans son sillage le corps meurtri du lieutenant Harelson. L’officier, dont l’uniforme est couvert de sang, pousse un grognement. Une patte de Kiltik est enfoncée dans sa jambe gauche. Quelques jeunes se précipitent déjà au chevet du colosse. Mais la rouquine les écarte rapidement.
- Il a besoin de repos. Indique l’instructrice.
- On ne peut rien faire pour sa jambe ? Demande une recrue.
- Négatif. Si on retire la patte, il risque de se vider de son sang dix fois plus vite… Le mieux, pour l’heure, c’est d’attendre les secours. Répond Mackenzie.
- Vous pensez qu’on… Va venir nous chercher ? L’interroge alors un autre, une lueur d’espoir dans les yeux.
- C’est sûr et certain. Vu le raffut qu’on vient de causer… Débute le sergent.
- Et si personne ne vient ? S’inquiète un troisième.
- Alors… On se battra… Jusqu’au bout. Parvient à articuler Harelson.
De l’avis du lieutenant, c’est bien la chose la plus probable… Les impériaux auront à livrer une dernière bataille avant l’arrivée des renforts. Il en est sûr et certain. L’officier ne croit pas à la fuite des insectes. Il pense plutôt que ces satanés Kiltiks sont en train de se regrouper pour mener une dernière attaque… Celle de trop. Et finalement, la crainte du colosse se confirme rapidement. Le sol se met à trembler. Quelques arbres craquent, bousculés par les masses énormes de créatures affamées et enragées. Est-ce là la fin du voyage ? Non. Harelson refuse de livrer ses protégés à ces infâmes saloperies.
- Mackenzie, prenez les recrues avec vous et cassez-vous avant que ces foutus insectes aient le temps de nous encercler ! Ordonne le lieutenant d’une voix tremblante.
- Je refuse de vous abandonner mon Lieutenant. Proteste la rouquine.
- C’est un ordre Sergent ! Beugle l’homme avant de serrer la mâchoire, la douleur reprenant le dessus.
Le sous-officier soupire doucement, ferme ses poings de rage puis décide de tapoter amicalement l’épaule de son supérieur. C’est sa façon à elle de saluer un vieux copain qui a décidé de tirer sa révérence. Mackenzie tend un chargeur à son camarade, afin qu’il ne manque pas de munitions, puis se dirige vers les recrues.
- On prend le large ! Lance t-elle au groupe réduit qu’elle commande désormais.
- Et le Lieutenant ? Demande alors Mekia, perplexe.
- Il a décidé de couvrir nos arrières. Déclare la rouquine, encore secouée par cette nouvelle. En avant !
Les rescapés dévalent la pente à leur rythme, les plus blessés étant soutenus par leurs frères d’armes. Seule Mackenzie ose jeter un coup d’oeil en arrière. Harelson ne s’en sortira pas vivant. C’est un fait. Mais il a choisi d’offrir sa vie pour sauver celles des hommes placés sous son commandement. C’est un acte de courage désintéressé… Un exemple à suivre. Le groupe s’éloigne du campement et de la menace qui s’en approche, laissant l’officier affronter son destin. La rouquine verse une larme, qu’elle essuie rapidement. Il faut désormais aller de l’avant.
Le dernier occupant du campement savoure l’instant. Il sera bientôt mort. Il va bientôt rejoindre ses camarades tombés au champ d’honneur. La mort n’effraie nullement le lieutenant Harelson. Il a appris à vivre avec. C’est une vieille amie… D’une certaine façon, il se sent… Libéré. Libéré de ses serments, libéré de toute cette merde… Servir l’Empire et ses idéaux fut sa plus grande fierté. Aujourd’hui, il peut partir en paix. Il se moque bien de savoir qu’il ne sera plus de ce monde lorsque le régime impérial sera à nouveau au sommet de sa gloire. D’autres suivront son exemple et offriront à l’Impérium l’avenir qui lui revient de droit.
L’officier inspire profondément, puis vérifie que son arme est chargée. Il pose ensuite son regard sur sa jambe meurtrie, transpercée par la patte d’un Kiltik furieux. Impossible de se déplacer avec une telle blessure. Cela lui demanderait bien trop d’efforts. C’est donc adossé contre un arbre qu’il livrerait sa dernière bataille, son ultime combat. Harelson hausse les épaules. Il les attend de pied ferme ces bouffeurs de chair !
Et il sait qu’ils se rapprochent inlassablement. Le sol est secoué par d’intenses tremblements. Le lieutenant se dit qu’ils doivent être des dizaines, voire même des centaines, pour provoquer un tel boucan dans la forêt. Peut-être que le nid entier vient lui rendre visite… L’homme lâche un rire nerveux. Est-ce que la reine des Kiltiks compte l’honorer de sa présence ? Il n’en sait rien. Il s’en moque. Lorsque les insectes apparaissent enfin, le colosse fait rugir son arme. Un premier assaillant est abattu, puis un deuxième… Mais les monstrueuses créatures à carapace se rapprochent de sa position bien trop rapidement. Alors l’officier décide de tirer dans le tas, sans réellement prendre le temps de viser. De nombreux traits laser s’écrasent sur les carapaces sans faire de dégâts. Un tir chanceux atteint l’oeil d’un insecte, qui devient furieux et s’en prend à ses congénères. Un autre tir vient trancher une patte dans cette masse grouillante qui devient de plus en plus menaçant.
Harelson sent son coeur s’affoler. Il est pris de vertiges. Sa vision se trouble. L’arme qu’il tient crache une dernière salve, tombe lourdement au sol… Puis la mort vient cueillir le lieutenant.
Dans la forêt, le groupe mené par Mackenzie s’enfonce toujours plus loin, cherchant à fuir la horde lancée à leurs trousses. Le sacrifice du colosse a offert quelques précieuses minutes aux survivants. Mais cela suffira t-il ? Dans le lointain, les claquements de mandibules et le grondement de centaines de pattes martelant le sol indiquent que le danger n’est pas écarté. Une recrue, épuisée, craque et refuse d’aller plus loin. Le sergent, qui n’a pas le temps de faire un discours inspirant, décide de porter l’aspirant soldat sur son dos. Malgré le poids de l’arme et du jeune homme, la rouquine trouve la force d’avancer, de continuer. Les autres suivent son exemple, tant bien que mal. Lorsque la petite troupe atteint la lisière de la forêt, à bout de souffle et de volonté, l’ordre de faire une halte est donné.
Mais les recrues n’auront visiblement pas le temps de se reposer. Une masse grouillante se dirige droit vers eux !
- Formez un périmètre de défense ! Lance Mackenzie en agrippant son arme fermement.
Le sacrifice du lieutenant Harelson n’aura pas été suffisant finalement... Alors que tout semble perdu d’avance, un miracle se produit. Une navette de classe Lambda fend les airs et se positionne au dessus du groupe commandé par la rouquine. L’armement offensif du transport est dirigé vers les insectes. Une première salve meurtrière sort des canons laser de la navette. L’avant-garde des Kiltiks est pulvérisée par les tirs. Mais d’autres contournent déjà les cadavres de leurs camarades. Une deuxième salve s’abat sur les assaillants, réduisant encore leur nombre. Il en vient toujours plus.
Le transport perd de l’altitude. La rampe d’accès s’abaisse et un membre d’équipage apparaît, prêt à tendre sa main aux rescapés impériaux. Lorsque tout le monde est enfin à bord, la navette lance une dernière attaque préventive puis reprend de la hauteur. La forêt et ses dangereux occupants s’éloignent peu à peu…
La rouquine se pose sur un siège et souffle un bon coup. Vient-elle réellement de survivre à l’enfer ? Elle observe son uniforme noir couvert de sang. Il ne s’agit pas du sien. Elle peut s’estimer chanceuse… Ce n’est pas le cas de tout le monde. Elle remercie silencieusement sa bonne étoile… L’officier de bord indique que la navette atteindra bientôt un campement impérial avancé. Après trente minutes de vol, le transport se pose aux abords d’un immense bivouac. Des centaines de tentes se dressent dans la plaine. Une équipe médicale se précipite dans la navette de classe Lambda et examine les blessés. L’ensemble des recrues est pris en charge par un médecin et les infirmiers qui l’accompagnent. Les blessés sont conduits dans une grande tente servant d’infirmerie de campagne et reçoivent des soins appropriés. Mackenzie entre dans l’infirmerie quelques minutes plus tard, le visage tordu par la fatigue.
- Les bleus, écoutez bien ! Demain matin, on se rassemblera pour rendre un hommage à nos morts. En attendant, profitez de la nuit pour vous reposer… On vous fournira des uniformes propres pour la cérémonie. Indique la rouquine avant de quitter la tente.
La promenade de santé du lieutenant Harelson avait viré au désastre. L'officier avait péri au combat, comme bon nombre de recrues, ne laissant plus qu'une poignée de survivants... Drôle de façon de commencer sa carrière dans l'armée impériale. Demain... Demain sera une autre journée. Il faudra probablement faire de nouveaux choix. Pour le meilleur... Et pour le pire.Spoiler : Spoiler
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Post n°15
Auteur : RichelieuLa jeune recrue native de Naboo, assis sur un lit de camp, était actuellement perdu dans ses pensées. La main et les habits couverts de sang sec, il pensait encore au sacrifice de son lieutenant sans oublier la mort de la majeure partie de ses camarades. Une larme roula le long de sa joue droite et tomba de son visage pour finir sa course sur le sol dur de l’infirmerie. De nombreux médecins, droïde médical et infirmier militaire passèrent rapidement autour de lui pour s’occuper des rescapés de l’attaque de la forêt. Une infirmière s’arrêta à son niveau et s’agenouilla devant lui. Elle retira le bandage de fortune qui le recouvrait l’avant-bras et l’ausculta rapidement avant de disparaître au fond de la structure et de revenir quelques minutes plus tard avec une trousse médicale.
Vu ses galons sur ses épaules, s’était une jeune infirmière fraîchement sortie de l’école d’infirmière de l’armée de l’imperium. Elle était jeune et n’avait rien vu d’autre que des blessures superficielles sans histoire ou des blessures synthétiques pour s’exercer. Elle regarda la blessure avec des yeux ronds. Daniel relava la tête et l’admira silencieusement. Elle possédait une chevelure de feu, un visage fin et gracieux tout en arborant des yeux marron clair d’une grande beauté. Son corps était fin et bien proportionné. Elle nettoya le sang séché de la blessure avant de désinfecter la plaie et de réaliser des points de suture. L’opération ne dura que quelques dizaines de minutes. La femme releva la tête et plongea ses yeux dans ceux de Richelieu.
C’était commet dans la forêt ? C’est vrai que tout le monde y est resté sauf 6 personnes ? Es que les rumeurs sont vraies ?
Voyant que la recrue soldat resta silencieuse, elle n’insista pas. Elle se releva et continua sa route vers une autre recrue blessée. Le chef de section se leva et marcha entre les lits médicalisés, une recrue hurlait à l’agonie tendis qu’une autre dormait silencieusement, un bras amputé… Toutes les recrues présentes restèrent sans parler comme s’ils avaient vu le diable.
Daniel sortit enfin de l’infirmerie pour prendre l’air mais à peine eu il passé le pas de la porte qu’un sergent l’interposa devant lui.
Allez voir le magasinier et récupérez une tenue propre recrue.
Richelieu ne se fit pas prier, il pressa le pas pour recevoir une nouvelle tenue et abandonner l’amas de tissus couvert du sang des monstrueuse créatures et du sang de ses frères d’arme. Il se changea rapidement, se lava le visage et regagna l’infirmerie avec les tenues propres de ses camarades. Une fois sur place, il leur donna et Daniel leur laissa du temps pour se changer.
Pourquoi tout cela leur était ils arrivé à eux et pas aux autres sessions de recrues ? La providence est elle si cruel pour avoir assassiné un excellent officier et 35 recrues innocentes ? Cette innocence disparaît vite lorsque votre groupe dont vous en êtes le responsable est massacré par des bêtes sorti tout droit des enfers. Cette innocence qui disparaît lorsque la vie vous montre son vrai visage, un visage de guerre, de malheur et de cruauté sans nom. Richelieu venait de comprendre ce qu’était la vie d’un soldat peu importe son camp. La guerre est une chose horrible que nul ne doit connaître, mais des hommes et des femmes se sacrifie en la vivant pour fermer les yeux des innocents afin qu’ils ne la vivent pas à leur tour.
Une fois les cinq recrues prête, ils se dirigèrent en colonne sur la place d’armes en silence tout en gardant le regard vide, mais la tête haute. Le reste de la section se plaça devant le sergent Mackenzie au garde-à-vous. Les cœurs sont meurtris, mais fière et chanceux d’avoir survécu à un tel enfer.
Section rassemblée, à vos ordres sergent ! -
Post n°16
Auteur : Super PNJPour le sergent Mackenzie, la nuit a été de courte durée. L’esprit de la rouquine est ailleurs, troublé par les images violentes ancrées dans sa mémoire. Impossible de trouver le sommeil. Lorsque le campement se réveille aux premières lueurs de l’aube, Mackenzie quitte son lit, enfile un uniforme propre et erre sans but entre les tentes. Le sous-officier bouscule un soldat, s’excuse à demi-mot et reprend sa balade. Une voix, lointaine, semble l’appeler. Elle n’y prête pas attention, perdue dans ses pensées. La voix est de plus en plus instante… Et de plus en plus bruyante. Une main se pose sur l’épaule du sergent.
- Sergent Mackenzie, excusez-moi de vous dér… Débute une voix dans le dos de la rouquine.
Mackenzie sursaute, fait volte-face et arme ses poings, prête à se battre. Le jeune homme qui l’interpelle recule instinctivement, étonné par une telle réaction. Il fronce doucement les sourcils, craignant qu’elle ne lui colle un poing dans la figure. Mais cette dernière, reprenant ses esprits, abandonne sa posture de combat. Face à un sergent confus, le jeune homme déglutit, puis se décide enfin à parler.
- Je ne voulais pas vous importuner mon Sergent… Mais vous êtes attendue dans la tente du commandement. Indique t-il. Le Capitaine Jahadel souhaite vous voir… Maintenant.
- Je… Merci. Balbutie la rouquine. Je m’y rends sur le champ.
Le gosse fait claquer ses talons, pour saluer sa supérieure hiérarchique, puis disparaît dans une allée. Mackenzie reste plantée sur place le temps de quelques battements de coeur, perplexe, puis décide de rejoindre la tente du commandement. Les deux stormtroopers postés en faction devant l’entrée suivent du regard la rouquine, sans chercher à s’interposer. A l’intérieur, Jahadel et son aide de camp, le lieutenant Spilik, passent en revue un plan de bataille projeté sur la table tactique. Le regard du Cathar se pose sur l’intruse, qui se met instinctivement au garde-à-vous.
- Repos Sergent. Commande l’officier dans un miaulement. Je sais que le moment est mal choisi mais… Nous ne pouvons pas récupérer les corps du Lieutenant Harelson et des recrues. Nos éclaireurs ont fait une reconnaissance et l’endroit grouille encore de Kiltiks.
- Si on ne fait rien ces satanés bestioles auront bouffé nos camarades avant qu’on ne puisse les chercher ! Il ne restera plus rien de leurs corps et les familles ne pourront pas faire leur deuil ! Proteste Mackenzie, agacée par une telle réponse.
- Sergent Mackenzie, je dirige actuellement une opération militaire de première importance. Nous nous apprêtons à mener un assaut particulièrement dévastateur contre les forces des Griffes Cendrées. Indique le capitaine Jahadel d’une voix étrangement calme. Si cet assaut est une réussite, la révolte des Griffes Cendrées touchera bientôt à sa fin. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de mobiliser certaines de nos ressources pour rapatrier les dépouilles de nos compagnons d’armes… Du moins, pas pour le moment.
Le sergent serre ses poings, comme pour contenir la rage qui s’installe doucement en elle. La mission passe avant tout le reste. C’est ce qu’on apprend dans l’armée. Le Cathar a ses ordres et il se doit de les exécuter, sous peine d’être relevé de ses fonctions et sanctionné pour avoir manqué à son devoir. Elle le comprend bien… Mais elle ne l’accepte pas. L’officier, qui remarque un changement soudain dans l’attitude de la rouquine, pousse un grognement perplexe.
- Ecoutez Mackenzie… Vous êtes une femme expérimentée et j’ai besoin de votre talent sur le front. Aidez-moi à mater cette sordide rébellion et on pourra récupérer ensemble les corps de nos camarades. Ajoute Jahadel, les mains croisées dans le dos.
Une proposition intéressante… Mais certainement pas idéale dans de telles conditions. Mackenzie, en temps normal, aurait accepté sans se poser de questions. Mais aujourd’hui, elle a sous sa responsabilité les survivants d’un groupe de recrues. Est-elle prête à les envoyer une fois de plus au massacre après ce qu’ils viennent de vivre ? Que faire… Que faire… Qu’est-ce que le lieutenant Harelson aurait fait à sa place ? De nombreuses questions se bousculent dans la tête du sous-officier. Nulle réponse qui lui vient à l’esprit ne semble raisonnable. L’incertitude gagne du terrain. Le colosse n’aurait pas hésité une seconde lui.
- Je suis partante. Mais laissez les recrues en dehors de ça. Déclare finalement la rouquine.
Le Cathar esquisse un léger sourire, puis indique d’un signe de la tête qu’il consent à ne pas engager les jeunes recrues dans un combat pour lequel ils ne sont pas préparés.
- Bien… Maintenant, je pense que nous pouvons revoir ensemble le plan de bataille. Poursuit le capitaine en se penchant au dessus de la table à projection holographique. Peut-être pourrez-vous améliorer certaines choses…
Jahadel, Mackenzie et Spilik passent une bonne heure à revoir en détail le plan proposé par les divers officiers et sous-officiers composant l’état-major de la compagnie. Finalement, lorsque tout semble être en ordre, le groupe quitte la tente de commandement et se dirige vers la place d’armes. De nombreuses sections de stormtroopers ont été rassemblées pour la cérémonie d’hommage. Quelques guerriers Cathars, des volontaires des clans alliés à la Grande Moff Ashe, sont également présents. Les survivants du carnage de la veille, dans un bien piètre état malgré les uniformes neufs, se positionnent devant le sergent et exécutent un salut militaire.
- Repos, recrues. Indique la rouquine.
Un silence pesant s’installe. Pendant quelques secondes, qui semblent être des heures, le temps s’arrête. Nulle parole, nul mouvement… Rien que le silence. Mackenzie demeure muette. Elle ne semble pas vouloir s’exprimer. En fait, elle n’a pas à le faire. Le capitaine Jahadel, commandant du campement, s’avance et racle le fond de sa gorge.
- Soldats ! Aujourd’hui, j’aimerai vous parler de la notion de sacrifice... Débute dans un miaulement l’officier. Parfois, nous devons faire des choses dont nous n’aurions jamais pensé être capables. Nous devons traverser les épreuves sans jamais faiblir… L’uniforme nous force à devenir des êtres exceptionnels. Si nous ne le faisons pas, nous n’avons aucune chance de survivre sur le champ de bataille.
Le Cathar déglutit péniblement. Il humecte ses lèvres puis reprend.
- Hier, une bande de recrues a su montrer l’exemple en combattant un ennemi supérieur en nombre. Ces recrues ont montré qu’elles étaient capables de mettre de côté leurs craintes et leurs différends afin de travailler ensemble. Continue le capitaine d’une voix rauque. Nombre de ces recrues sont tombées au combat… Il en est de même pour leur instructeur, le Lieutenant Harelson, qui a donné sa vie pour sauver le reste de ses hommes.
Nouvelle pause. Jahadel tourne son regard vers Mackenzie, puis fixe les recrues.
- Le coût du port de l’uniforme peut être élevé… Parfois trop. Mais n’oubliez jamais ceci ! Lance d’une voix plus assurée l’officier. En vous mettant au service de l’Impérium, vous acceptez de renoncer à certains privilèges. Ceux qui portent l’uniforme impérial choisissent une vie faite de sacrifices. Ces hommes et ces femmes, que nous pleurons aujourd’hui, sont morts en honorant leur uniforme. Et il est attendu de chaque soldat qu’il fasse de même !
Le capitaine fait claquer ses talons et se met au garde-à-vous. Il est bientôt imité par l’ensemble des soldats présents. Les guerriers Cathars qui ne font pas partie de l’armée impériale se contentent de poser un poing fermé sur leur poitrine, en guise de dernier hommage. Le sergent se présente devant les recrues survivantes et pose son regard sur chacune d’entre elles.
- J’ai décidé de prêter main-forte au Capitaine Jahadel et à ses hommes. Ils combattent actuellement des rebelles Cathars. Nous partirons pour le front dès demain matin afin de mettre un terme à cette révolte absurde. Lâche la rouquine, froidement. Une navette partira ce soir pour la capitale impériale. Ceux, parmi vous, qui souhaitent rejoindre la quiétude de la ville pourront embarquer à bord. Ceux qui ont encore assez de cran pour se battre pourront me rejoindre demain matin ici même. Pour l’heure, vous pouvez disposer et arpenter le camp à votre guise.
Le sous-officier se tourne sans même saluer les recrues et disparaît au loin, en compagnie du capitaine Jahadel et de son aide de camp. Les diverses sections de stormtroopers se dispersent, retournant à leurs occupations principales. Mekia s’approche de Richelieu, pointant de la tête les divers guerriers Cathars se mêlant aux soldats impériaux.
- Je les reconnais ceux-là… Les redoutables traqueurs du clan Blanche-Crinière. Ils sont accompagnés par les éclaireurs silencieux du clan Chantelune et les féroces combattants de la tribu du Soleil Couchant. Indique le Cathar du clan Grisetoison à son camarade. S’ils sont tous rassemblés ici pour combattre aux côtés des forces impériales, c’est que ça promet d’être sanglant. Une grande bataille se prépare… Et le soleil se couchera rouge… Rouge du sang de ces rebelles Cathars.
Le félin humanoïde grimace, émet un léger grognement puis pose une main sur son torse. La douleur semble insupportable.
- Pour les Cathars, participer à une telle bataille est le meilleur moyen d’inscrire son nom dans les légendes. Poursuit Mekia avant de soupirer. Je ne suis cependant pas sûr de pouvoir me joindre à ceux et celles qui auront l’honneur de combattre demain… A mon grand désespoir. Mais il me reste encore une bonne partie de la journée pour me décider. Je vais profiter du temps qu’il nous reste pour faire connaissance avec quelques soldats. Je te conseille de faire de même. Discuter avec des vétérans est un excellent moyen d’apprendre à se familiariser d’avantage à l’art du combat.
Le Cathar tape amicalement l’épaule du natif de Naboo et se lance dans une exploration du campement, à la recherche de soldats à interroger. Richelieu fera t-il de même ?Spoiler : Spoiler
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Post n°17
Auteur : RichelieuLes pieds lourd, le visage fermé, Richelieu serpente entre les différents baraquements tous semblable sans réel but. Il finit sa marche en rejoignant un petit groupe de vétérans de l’infanterie en pleine partie de carte. Le natif de Naboo se joint à eux et sans rien déclarer, commença la partie en pariant quelques crédits de sa première paye. Les parties s’enchaîne, les premières furent automatiquement perdues, mais il réussit tout de même à gagner un couteau de combat. Daniel possédait quelques bases au jeu de carte grâce à sa précédente vie sur Naboo.
La fin du jeu sonna lorsque le chef de section de ses camarades de jeu sonna le rassemblement, tout le monde quitta la table qui n’était d’autre qu’une vielle caisse à munition. Richelieu reprit le chemin de l’errance avant de s’appuyer sur un bloc de béton placé devant l’infirmerie. Un fascinant spectacle s’offrait à lui. La jeune infirmière rousse s’activait dans tous les sens pour ranger le matériel, accueillir les nouveaux blessés… Les parties s’enchaînent, les premières furent automatiquement perdues, mais il réussit tout de même à gagner un couteau de combat. Rien qu’en l’imaginant dans ses bras, la motivation du soldat augmenta. Chaque soldat de l’imperium se battait pour une cause plus ou moins juste. Richelieu voulait se battre pour que les petites gens puissent vivre dans un monde authentique et en sécurité. Que chaque homme, femme puissent vivre en paix et que chaque enfant puisse grandir dans un monde sein et d’espoir que seul l’imperium peut offrir. Es que Richelieu était en train de tomber amoureux de cette jeune infirmière ? Sans doute, mais chaque homme à besoin d’une autre personne pour avancer et surtout sur un champ de bataille. Lui qui avait perdu famille, amis sans oublier ses camarades.
Un bruit de foule le fit sortir de ses rêves. Pas très loin, plusieurs sections s’était rassemblé pour organiser des combats inter-section afin de déterminer les meilleurs bagarreurs, mais aussi défendre l’honneur de sa section. A l’habitude, Richelieu aurait sans nul doute participé à tel rassemblement, malheureusement, il n’avait ni le cœur, ni la force d’affronter les autres soldats de garnison. Il préféra simplement admirer le combat. Quelques dizaines de minutes plus tard, une voix féminine interpella le jeune soldat.
J’espère que rien de vous arrivera sur le terrain demain.
Daniel eut à peine le temps de se retourner pour voir son interlocutrice qui n’était d’autre l’infirmière du service de santé des armées de l’Imperium. Il n’eut pas le temps de lui répondre, car celle-ci rejoignit rapidement les baraquements réservés au personnel de santé. Il ne savait pas si le message lui était destiné, mais celui-ci résonna comme un écho dans le crâne de Richelieu. Une simple parole qui permit à Daniel de choisir où il ira demain. Daniel marcha d’un pas décidé et rentra dans un baraquement plutôt petit et froid et se mit au garde-à-vous devant le sergent Mackenzie.
Recrue Richelieu Sergent…. J’ai pris la decision de participer aux combats de demain. J’y ai longuement réfléchi et j’aimerais combattre pour l’imperium sur le terrain.
Nous aussi Sergent !!!
Richelieu se retourna et vit ses deux camarades et amis Richardson et Mekia au garde-à-vous derrière lui avec une meilleure mine que la dernière fois qu’il s’étaient rassemblé. Le sergent prit l’information et les renvoya se reposer un peu plus loin. Ils se posèrent sur quelques caisses de munition en taule pour se reposer dans des conditions plus que sommaire.
Pourquoi avoir faits ce choix ?
-Tu croyais vraiment qu’on allait te laisser te faire trouer la peau sans nous ? Les autres sont parti pour la navette qui part demain. Nous, nous sommes restées pour pas te laisser tout seul face aux rebelles de Cathar.
Et puis, qui va te sauver la peau si je ne suis pas là ? Retorqua Mekia en souriant.
Les jeunes soldats rièrent un bon coup avant de s’endormir sur ces caisses tout en rêvant de la gloire qui les attend demain et surtout pour effacer les terribles événements qu’ils ont vécu. -
Post n°18
Auteur : Super PNJAux premières lueurs de l’aube, le campement est en ébullition. Des colonnes entières de soldats se dirigent au pas de course vers les transports de troupes. Les équipages des trois véhicules blindés de la compagnie font des vérifications de dernière minute. Le personnel médical de la base avancée se prépare déjà à rafistoler d’éventuels blessés, mettant tout en oeuvre pour les recevoir dans les meilleures circonstances. Le sergent Mackenzie patiente tranquillement devant la tente du commandement. Elle a revêtu un plastron de combat au dessus de son uniforme. La rouquine discute avec quelques guerriers Cathars. Lorsque les trois recrues volontaires se pointent, elle exécute un garde-à-vous réglementaire puis balance les instructions du jour. On a pas le temps à perdre en politesse aujourd’hui.
- Notre objectif est simple. Mais il sera sûrement compliqué à atteindre. Déclare le sous-officier en projetant devant elle l’hologramme d’une carte plus ou moins détaillée. La seizième compagnie d’infanterie, appuyée par les guerriers des clans Cathars alliés à la Grande Moff, a pour but de s’emparer de deux complexes fortifiés barrant l’accès à la capitale des rebelles. S’ils tombent, nous pourrons marcher vers la cité-arbre des Griffes Cendrées et mettre un terme à cette rébellion.
Mackenzie pointe du doigt deux points illuminés sur la projection holographique.
- Notre groupe se chargera de soutenir l’assaut sur le deuxième fortin. Soyez particulièrement vigilants lorsque nous serons sur place. Les rebelles Cathars se sont rendus maîtres dans les tactiques de guérilla. Ils peuvent surgir de partout, tuer les nôtres et repartir presqu’aussitôt sans se faire repérer. Indique le sergent. On sait qu’ils aiment se dissimuler dans les arbres et les fourrés. Et on sait aussi qu’ils se plaisent à creuser des galeries souterraines pour pouvoir attaquer les forces impériales de face ou de dos. Il se peut également qu’ils aient dissimulés des mines artisanales dans le secteur. Si vous remarquez quelque chose de suspect, signalez-le directement.
La rouquine marque un léger temps de pause, afin de laisser aux trois recrues le temps d’imprimer les consignes. D’un hochement de tête, elle indique à un guerrier Cathar de ramener le matériel destiné aux aspirants-soldats.
- Voici votre équipement. Des éléments de protection pour recrue, une ceinture utilitaire avec des munitions et votre blaster. Poursuit la femme. Enfilez ça en quatrième vitesse, on part dans cinq minutes.
Lorsque les recrues sont équipées comme il se doit, le groupe se presse vers l’aire d’atterrissage, où nombre de soldats font déjà la queue pour embarquer dans les navettes. Les officiers, bloc de données en main, font le compte des hommes, affecte un peloton à un transport puis passent au suivant. Vient finalement le tour de la section commandée par Mackenzie. Les quinze Cathars et les trois recrues embarquent à bord d’une navette de classe Lambda. Le sergent échange quelques mots avec l’officier de bord puis s’installe dans un siège. Le transport décolle puis se joint au reste de l’armada volante.
Le feulement rauque de quelques chasseurs TIE dépêchés comme escorte semble particulièrement apprécié par la rouquine. Elle ferme les yeux le temps de quelques battements de coeur, savourant cet instant de silence. Cette quiétude toute relative sera bientôt remplacé par le fracas des armes. Le sous-officier, troublé par des visions d’horreur, tente de faire le vide dans son esprit. Chaque inspiration est une bouffée d’oxygène salvatrice. Chaque expiration permet d’évacuer les tensions inutiles. Le temps passe. Les minutes s’enchaînent. Puis finalement, l’officier de bord annonce que le débarquement est imminent. La navette se pose dans la plaine. La rampe d’accès s’abaisse. Mackenzie se presse à la sortie, arme au poing.
- Go go go ! Lance t-elle d’une voix pleine d’autorité.
La rouquine se permet d’offrir une tape amicale sur l’épaule de chaque membre de son peloton, lorsqu’ils passent à sa hauteur. A l’extérieur, plusieurs dizaines de transports débarquent les troupes et les véhicules de soutien. Les éclaireurs reçoivent leurs instructions de la part d’un officier puis grimpent sur les motojets qui leur sont attribuées et foncent vers une direction précise. Les divers pelotons se rassemblent dans la plaine, attendant le signal pour marcher vers les positions ennemies. Un lieutenant lève son blaster et souffle dans son sifflet.
Les soldats de choc de l’Impérium et leurs alliés Cathars avancent prudemment dans la plaine, progressant derrière les mastodontes blindés que sont les trois HAVr A9. Au dessus de leurs têtes, un escadron entier de chasseurs TIE fait un premier passage. Les traits laser pleuvent sur les positions rebelles. Il est impossible de savoir si les tirs ont atteint une quelconque cible, tant la végétation est dense. Mais quoi qu’il en soit, le soutien aérien apporté par la Chasse Impériale fait monter le moral des combattants impériaux. Il y a fort à parier, dans le camp adverse, qu’on cherche déjà à trouver une solution pour contrer les chasseurs TIE.
La machine de guerre de l’Impérium se met en place. Cette fois-ci, rien ni personne ne pourra l’arrêter. La fureur d’un empire tout entier va s’abattre sur ces misérables qui ont osé se soulever contre l’ordre établi. Les chasseurs TIE reviennent à la charge. Dans un feulement rauque qui les caractérise si bien, les appareils impériaux pulvérisent quelques zones ciblées par le commandement. Quelques arbres sont sectionnés en deux et s’écroulent dans un craquement sourd.
Les troupes au sol sont désormais à la lisière de la forêt. Toujours aucun signe de l’ennemi. Ces maudits Griffes Cendrées se cachent probablement, attendant le bon moment pour frapper. Le chef du premier groupe, celui comprenant la section de la rouquine, donne ses ordres.
- Peloton Alpha, vous ouvrez la voie ! Peloton Bêta, sur le flanc droit ! Peloton Gamma, vous couvrez la gauche ! Équipe Rouge, vous assurez nos arrières.
- Bien reçu. Lâche Mackenzie.
Les différentes équipes se dispersent autour du HAVr A9. Le sergent fait signe aux membres de l’équipe rouge, le peloton qu’elle commande, de se diriger vers l’arrière. Le rôle d’arrière-garde est très important. C’est une tâche qu’il ne faut pas prendre à la légère. Les guerriers Cathars en ont bien conscience. Mais de l’avis de la donzelle, il aurait été plus judicieux de leur confier le rôle d’avant-garde. Les félins humanoïdes sont des pisteurs nés et il est dommage de ne pas profiter ainsi de leurs connaissances du terrain…
Dans le canal des communications, rien à signaler. Pour l’heure, les forces impériales progressent sans difficultés apparentes vers les fortins de l’ennemi. Mackenzie a un mauvais pressentiment. Quelque chose se prépare, elle le sent. Peut-être qu’ils foncent tout droit dans la gueule du loup, dans un piège… Le terrain devient de plus en plus irrégulier. L’endroit est propice pour une embuscade. Afin de poursuivre vers l’objectif, il est nécessaire de grimper une butte qui s’étend sur une longueur d’au moins cent mètres. Le sous-officier est particulièrement méfiant. Quelque chose cloche. Le chef du groupe semble du même avis. Seule l’avant-garde est envoyée sur la butte, afin d’inspecter la zone.
Mais les vingt-deux hommes du peloton Alpha n’ont pas le temps d’aller bien loin. Plusieurs rebelles Cathars se présentent au sommet de la petite colline et font feu sur les impériaux. Trois soldats n’ont pas le temps de se mettre à couvert et s’écroulent. L’un d’entre eux bouge encore. Un tir de couverture permet à quelques braves d’aller chercher le blessé afin de le mettre en sécurité.
- Embuscade ! Grogne l’officier à la tête du groupe.
Les combattants Cathars et leurs alliés impériaux adoptent rapidement une posture défensive. Un Griffe Cendrée lance un détonateur thermique sur le HAVr A9. L’explosion n’affecte pas le véhicule, dont le blindage est bien trop épais. Les canons lourds de la forteresse volante sont braqués sur l’assaillant. Quelques tirs bien placés viennent à bout du Cathar, dont le corps fumant dégringole la butte. Sur les hauteurs, les rebelles semblent céder du terrain. Ils se retirent bientôt en silence, laissant leurs morts derrière eux.
Mais pour le sergent Mackenzie, tout ceci n’est qu’une ruse de plus. Ils cherchent à attirer les impériaux dans un nouveau piège. Le chef du groupe, méfiant, n’engage pas de poursuite.
- Equipe Rouge, vous remplacez le Peloton Alpha à l’avant. Ordonne l’officier, en remuant sa moustache grisonnante, signe évident de nervosité.
Notre homme a fait une erreur et ne souhaite pas la reproduire. La rouquine, d’un signe de tête, annonce qu’il faut y aller. Cathars et recrues se pressent à l’avant.
- Acklay Leader à poste de commandement, on aurait bien besoin d’un soutien aérien. On rencontre de la résistance. Indique le type qui arbore une plaque de lieutenant sur son plastron de combat. Point Dix-dix-point-quarante.« Bien reçu Acklay Leader. Le soutien aérien est en route. Tenez votre position. »
Et comme pour confirmer le message du commandement, le feulement rauque de quelques chasseurs TIE se fait entendre au loin.« Tisiphone Leader au groupe de combat Acklay, mettez-vous à couvert. On va déchaîner les enfers sur ces foutus rebelles. »
L’escadron Tisiphone se rapproche de la cible désignée par le chef de groupe à une vitesse folle. En l’espace de quelques minutes, les appareils impériaux survolent la zone et lâchent leurs salves mortelles dans la forêt, décimant tout ce qui s’y trouve. Un cri plaintif attire l’attention des soldats. Un Griffe Cendrée a probablement été touché de plein fouet par l’attaque aérienne. Il ne faut pas perdre de temps. Mackenzie, qui le comprend bien, est la première à grimper la butte, arme braquée vers le sommet. Lorsqu’elle atteint le haut, les traits laser se mettent à pleuvoir de toute part. Un tir passe au dessus de sa casquette militaire.
Les rebelles n’ont pas l’intention de céder du terrain.
- Equipe Rouge, à couvert ! Ordonne le sergent à ses hommes.
En contrebas, le lieutenant donne de nouveaux ordres.
- Peloton Bêta, utilisez la butte comme couverture et contournez l’ennemi par la droite ! Lance t-il dans la communication de groupe. Gamma, faites de même sur le flanc gauche. Alpha, tenez votre position pour sécuriser nos arrières. Equipe Rouge, exécutez un tir de suppression pour permettre à Rancor 1 de se positionner sur les hauteurs !
- Reçu Acklay Leader. Vous avez entendu les gars ? Pas de répit pour ces enfoirés ! Tirez à vue ! Commande la rouquine en laissant son blaster s’exprimer librement.
Dans la forêt, les Griffes Cendrées se dissimulent derrière les troncs éventrés, se jettent dans les buissons ou se planquent dans un renfoncement. Un ennemi n’a pas le temps de se mettre à couvert. Il s’écroule par terre, touché de plein fouet par un trait laser. Mackenzie, au beau milieu de l’affrontement, tente de compter les adversaires. Ils sont au moins dix. Peut-être plus. Impossible de savoir. Quoi qu’il en soit, ils semblent prêts à mourir pour défendre ce bout de forêt.
Alors que la bataille fait rage, une grenade artisanale tombe non loin du sous-officier. La rouquine n’a pas le temps de réagir. Il est déjà trop tard.KRAKOOOOOOOOW !
Les corps du sergent et d’un combattant Cathar rallié à la cause impériale sont projetés sur le côté, soufflés par l’explosion. Mackenzie ne sent plus rien, si ce n’est la douleur. Les membres semblent désarticulés, les os sont disloqués. L’uniforme de la rouquine s’empourpre peu à peu. Elle se vide de son sang. La vision de la femme se trouble peu à peu. Et pourtant, dans un ultime effort, elle lève le bras et pointe de l’index un arbre.
Elle vient de repérer un tireur embusqué.
Puis le bras du sergent retombe mollement sur le sol. La bataille continue. On signale bientôt au chef de groupe que l’ensemble des unités a engagé le combat. Dans le lointain, le feulement rauque des chasseurs de l’escadron Tisiphone est accompagné des bruits de tirs et d’explosions. Les forces impériales s’apprêtent à livrer un combat acharné.Spoiler : Spoiler
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Post n°19
Auteur : RichelieuLes tirs de blaster fusent dans tous les sens. En formation triangle avec Richardson à droite, Mekia à gauche et Richelieu en pointe crache des coups de blaster dans les trois directions contre les rebelles. Plus les recrues font feu, plus leurs tirs sont précis. Ils commencent à maîtriser leurs armes ainsi que leur sang-froid. Malheureusement, les recrues, concentrées sur le combat, ont perdu de vue leur sergent. Les quelques visions qu’ils ont se résument aux guerrier cathar fidèle à l’empire et les quelques têtes de rebelles cathar qui surgissent de nulle part pour disparaître aussitôt.
Un rebelle sortit de sa cachette pile au moment ou Richelieu pointa la zone de son arme. Un tir fusa et le rebelle fut projeter en arrière dû au tir de la recrue en plaine poitrine. Ce coup de blaster était à l’heure actuelle sont le plus beau tir. La troupe avança mètre par mètre sous le feu ennemi et sous les tirs de couverture du canon du HAVr A9. Un cri déchira le bruit des combats. Ce n’était pas un cri comme tous les autres. C’était le cri de mort du sergent. Mekia, qui l’avait vu en premier, fit signe à ses deux camarades. La recrue cathar commença un tir de couverture en direction de l’ennemie pendant que Richelieu et Richardson attrapèrent la sergente. AU même moment, le rebelle qui avait grièvement blessé le sous-officier décocha une rafale dans leur direction. Richardson lâcha le sergent et se jeta au sol. Un des tirs ricocha par miracle sur le dessus du casque de Richelieu qui projeta au sol.
Le jeune natif de Naboo ce tata le corps et la tête machinalement pour vérifier qu’il était toujours en vie. Il jeta un coup d’œil vers Richardson qui se releva en position de combat puis un tir de blaster passa au-dessus de Richelieu pour se loger dans l’abdomen du rebelle Cathar responsable de leur situation. En effet, Mekia avait assisté à toute la scène et ni une ni deux, il avait riposté pour nous sauver la vie. Daniel jeta un regard de remerciement envers la recrue Cathar puis se releva d’un bon pour rattraper en compagnie de son camarade et ami Richardson et ainsi pouvoir trainer le sergent grièvement blessé derrière un énorme tronc d’arbre couché au sol. Mekia les rejoignit et les deux camarades de Richelieu commencèrent les premiers soins tendis que l’ex habitant de Naboo prit le rôle de Mékia aux tirs de suppression. Mekia pensent et arrête les hémorragies qui se déclarent sur le corps de la femme tendis que Richardson la rassure tant bien que mal. C’est aussi ce même Richardson qui prit la Radio pour commander une équipe de secours afin d’exfiltrer la sergente. Le grand homme passa un coup d’œil au-dessus du tronc d’arbres et comprit qu’ils n’auraient pas qu’une seule victime à évacuer.
D'équipe rouge de Groupe de Combat Acklay à QG. Nous avons plusieurs blessé dont un grièvement, demande de soutien médical sur la position 084-180 à vous !
La radio beugla quelques paroles incompressibles dans l’enfer du combat, mais grossièrement, ça veut « Reçu, on vous envoie du monde ». Richardson prit la place de Richelieu après la fin de sa communication. Mékia et Daniel franchirent le tronc d’arbre derrière lequel ils étaient couverts. Après quelques mètres, Mekia analysa rapidement le guerrier Cathar qui fut projeté par la grenade en même temps que leur sergent, mais il était trop tard pour lui. Le duo se dirigea vers un autre Cathar au sol qui hurlait l’agonit après avoir reçu un tir dans la jambe droite. Même technique que pour leur chef, les deux recrues attrapèrent l’humanoïde félin et le traînèrent derrière le tronc d’arbre sur plusieurs mètres dans la poussière.
Après quelques dizaines de minutes, le calme tomba sur le terrain, car, en effet, les rebelles firent retraite laissant plusieurs cadavres derrière eux. Les armes se tuent et l’officier en charge du groupe de combat ordonna à chaque équipe de ramasser leur blessé afin de les évacuer. Un fort bruit de moteur appartenant à un véhicule lourd se fit entendre. plusieurs spider se présentèrent derrière la force d’infanterie et fit débarquer plusieurs militaires au brassard à la croix rouge sur fond blanc. Le trio laissa ses blessés aux mains des infirmiers présents sur place. Ils saluèrent peut-être pour la dernière fois leur sous-officier d’un salut militaire réglementaire. Mal en point, les recrues n’avaient aucune certitude de ses chances de survie. Après la perte du Lieutenant Harelson, c’était peut-être le tour du sergent Mackenzie. Si elle ne s’en sortait pas, leur promotion deviendrait la promotion maudite de l’académie militaire de Cathar. En deux combats, ils avaient perdu 95% de leurs camarades ainsi que leurs deux instructeurs. Ils n’étaient plus que trois à venir du même point comme on dit. Tous les autres festoyaient dans un monde plus tranquille. On voyait bien que la mentalité des recrues changeait au fil des combats. Autrefois chétifs, sensibles, ils devenaient peut à peu des être fort, endurcie et sans émotions.
Richelieu quitta ses camarades qui aidèrent tant bien que mal à évacuer les derniers blessés avec une vitesse presque olympique afin de se rendre auprès de l’officier moustachu en charge du groupe d’assaut.
Recrues Richelieu de l’équipe Rouge ! Le bilan et d'un mort et de 2 blessés dont 1 grièvement pour nous, l’équipe rouge à perdu sont chef responsable. En attente de vos ordres ! -
Post n°20
Auteur : Super PNJPrécédemment.
Pendant près d’une semaine, les agents de l’unité R-A 004 “Doashim” et leurs camarades de l’unité “Maalraas” se sont livrés à une partie de cache-cache géant avec les forces rebelles. Du fait de leur entraînement, les Boroskais n’ont jamais été surpris par l’ennemi. Ce dernier ne se doute même pas de la présence de combattants impériaux derrière la ligne de front. Les informations qu’ont pu récolter les commandos ont permis à l’état-major d’établir un plan d’action spécifique. Il a ainsi été décidé d’attaquer les Griffes Cendrées sur deux fronts.
La force d’attaque principale, menée par le capitaine Jahadel, un habitué de la guerre de guérilla, doit prendre d’assaut les deux fortins bloquant l’accès à la cité-arbre des rebelles. Appuyés par des volontaires des clans Cathars alliés à la Grande Moff Ashe, et pouvant compter sur le soutien logistique et aérien des forces impériales locales, les hommes de la seizième compagnie d’infanterie sont sûrs et certains d’avoir l’avantage sur les Griffes Cendrées. Et l’importance des moyens déployés devrait permettre aux commandos infiltrés d’agir en toute impunité dans le dos de l’ennemi... Car l’objectif prioritaire du groupe commandé par le sergent “Stormwind” est l’élimination pure et simple du commandement des forces rebelles. En privant les Griffes Cendrées de leur tête pensante, l’organisation des troupes sur le champ de bataille devrait être diminuée de moitié.
Aujourd’hui semble être le grand jour… Celui des destins glorieux et des trépas oubliés. Les agents du Service Stratégique Boroskais se préparent en silence. Les Manteaux de Nuit, pour leur part, sont déjà équipés et parés au combat. Dans le lointain, les bruits d’explosion s’enchaînent sans jamais s’arrêter. Stormwind jette un coup d’oeil à sa montre. 8h12. L’opération a commencé il y a trente-deux minutes. Les forces rebelles doivent désormais être concentrées sur la ligne de front. C’est le moment d’agir. Un signe de tête de la part de la jeune femme suffit à faire passer le message. Soldats d’élite de la Grande Moff Ashe et agents des services de renseignements Boroskais quittent la planque de fortune pour s’enfoncer dans la forêt.
Les combattants des unités “Doashim” et “Maalraas” marchent dans les traces de pas des autres, afin d’éviter de fournir de trop précieuses indications à de potentielles patrouilles ennemies. Au moindre bruit suspect, la colonne s’arrête. Lorsque le chef d’opération considère qu’il n’y a plus aucun danger, le groupe reprend sa marche. Finalement, après une bonne demie-heure de marche, les commandos sont à portée de l’objectif. Le bunker, dissimulé dans le flanc d’une colline boisée, demeure silencieux. Quelques Griffes Cendrées, cependant, font des rondes entre les arbres. Il faut avoir une bonne vue pour les apercevoir ceux-là. La tension est palpable.
- Une attaque frontale et directe est peut-être notre meilleure chance de les prendre par surprise. Souffle le sergent commandant l’escouade des Manteaux de Nuit.
- Ils pourraient s’enfermer et attendre que les renforts arrivent. Indique Stormwind, perplexe.
- S’ils prennent le risque de déplacer certains de leurs combattants pour nos beaux yeux, ça fera toujours moins de monde sur la ligne de front. Ajoute l’autre. Et avant qu’ils n’arrivent sur place, on aura eu le temps de s’évanouir dans la nature.
- Il reste un problème… On ne pourra pas se replier si l’ennemi mobilise les forces stationnées dans l’avant-poste. Ils pourront nous prendre en tenaille et anéantir nos efforts avant même qu’on ait pu approcher le commandement. Soupire la Boroskaise.
- Considérez ce problème résolu. Laissez-moi cinq de mes hommes et on bottera le cul de ces vilains petits Cathars. Ils ne pourront pas approcher leur sale trogne du périmètre. Affirme le soldat d’élite.
- Je vous laisse quatre de vos hommes… Et Bolt. Lâche finalement l’agent en charge de l’opération, un léger sourire aux lèvres.
L’autre acquiesce d’un signe de la tête. Les deux sous-groupes sont formés. Chacun se dirige vers sa mission. Le chef de l’unité R-A 004 fait arrêter la colonne d’un geste de la main. Il n’est pas possible d’aller plus loin sans alerter les sentinelles. Dissimulés dans les fourrés, les Manteaux de Nuit et les agents du Service Stratégique Boroskais patientent en silence, attendant le bon moment pour lancer l’assaut. Une première patrouille passe. Les deux rebelles la constituant sont interceptés par les soldats d’élite de la Grande Moff, neutralisés en quelques mouvements et égorgés. Nul son n’a eu le temps de sortir de la bouche des deux Cathars. Les cadavres sont traînés et planqués dans l’épaisse végétation. Une deuxième patrouille approche. Là encore, les Griffes Cendrées n’ont pas le temps de réagir promptement. Les corps tombent lourdement au sol. Ils sont laissés en évidence.
Car désormais, il est temps de passer aux choses sérieuses. Quelques signaux furtifs de la part de Stormwind suffisent à donner la marche à suivre. Le petit groupe qu’elle commande avance silencieusement vers le bunker, dissimulé dans l’intense végétation. Un garde Cathar, posté en faction devant l’entrée, ne semble pas les avoir repéré. Un Manteau de Nuit s’empare d’un caillou de bonne taille et le jette non loin de la sentinelle. Le Cathar, curieux, se dirige vers l’origine du bruit, arme en main. Un soldat d’élite se glisse furtivement dans son dos et le poignarde jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le corps du rebelle s’écroule mollement. Une flaque de sang se répand aux pieds de son assassin.
Les commandos se sont rendus maîtres de l’extérieur du bunker, sans avoir éveillé les soupçons de ses occupants… Mais ils doivent encore conquérir le bastion qui abrite le haut-commandement de la rébellion. Au signal du sergent Stormwind, les agents du Service Stratégique Boroskais et leurs camarades en armure se positionnent de chaque côté des lourdes portes interdisant l’accès à l’intérieur du bunker.
- Snake, à toi l’honneur. Lâche finalement la jeune femme en ramassant le comlink du garde neutralisé.
- Bien… Faites donc place au Maître. Chuchote le Bothan en faisant craquer ses phalanges.
- Maître de la connerie oui… Souffle Blackfire dans son dos.
Le hacker professionnel esquisse l’ombre d’un sourire mais ne dit rien. Il s’approche de la console et commence à fouiner dans les divers programmes de l’installation… Ouvrir les portes du bunker n’est qu’une simple formalité pour un agent de terrain aussi doué que lui.
La première ligne de défense des Griffes Cendrées a été mise en pièces par les forces impériales, supérieures en nombre et dotées d’une meilleure puissance de feu. Les rares survivants se replient en désordre afin de rallier une autre ligne de défense. Mais les stormtroopers et leurs alliés Cathars ne crient pas victoire. Ils savent qu’ils viennent tout juste de poser les pieds en enfer. A partir de maintenant, la progression sera lente et pénible. Nombre de camarades tomberont en chemin…
Pour l’heure, les soldats profitent de ce court instant de répit pour soigner les blessés et récupérer leurs morts. Ceux qui ne peuvent plus combattre sont immédiatement transférés à l’arrière, dans une zone plus sûre. Pour les autres, il faut patienter, tenir la position le temps que les ordres soient distribués par le commandement. Les sous-officiers font le rapport des pertes à leurs supérieurs. L’équipe rouge n’ayant plus de chef, c’est la recrue Richelieu qui prend l’initiative d’informer le lieutenant. L’officier remue sa moustache grisonnante, signe qu’il semble préoccupé. Le temps de quelques battements de coeur, il paraît plongé dans ses pensées.
- Merci pour le rapport fiston. Tu peux disposer. Indique finalement le chef du groupe de combat. Il fait signe à un guerrier Cathar de s’approcher. Ribbon ! Tu prends le commandement de l'Équipe Rouge.
Le dénommé Ribbon, dont l’imposante musculature en ferait frémir plus d’un, pose un poing fermé sur sa poitrine en guise de respect. Il accepte le commandement. La longue balafre qu’il affiche sur son visage est le souvenir récent d’un combat contre les Griffes Cendrées. Aujourd’hui, il sait qu’il va laver l’honneur de son clan en versant le sang de quelques traîtres. Les ordres ne tardent pas à venir. Pour le groupe de combat Acklay, l’objectif reste le même. Il faut continuer la progression afin de soutenir les autres groupes de combat. Plus la pression sera forte, plus l’ennemi sera obligé de mobiliser ses forces, réduisant ainsi sa marge de manoeuvre.
- Équipe Rouge, vous ouvrez la marche. Ordonne le lieutenant.
- Compris. En avant. Et restez vigilants.
Les combattants impériaux dévalent la butte et progressent désormais à découvert, entre les arbres. Les Cathars sont particulièrement attentifs à l’environnement qui les entoure, méfiants. Et ils ont raison. L’équipe rouge n’a fait que cinquante mètres lorsque les premiers pièges sont découverts par les yeux les plus aguerris de la petite troupe. Les traqueurs de la bande dévoilent ainsi l’emplacement de quelques trous au fond desquels des pieux en bois sont fermement plantés. Une chute là-dedans, c’est la mort assurée. Afin d’éviter qu’un camarade ne soit grièvement blessé ou tué, les feuilles et les branchages qui recouvrent les pièges sont retirés, laissant ainsi en évidence les trous et leurs pieux mortels. Soudainement, des bruits d’explosion et de tirs parviennent aux oreilles des soldats. A quelques dizaines de mètres de là, on se bat avec acharnement. Ribbon s’accroupit instinctivement, bientôt imité par le reste de ses congénères. Un message, dans la fréquence du groupe, ne tarde pas à confirmer que l’engagement
« Acklay Leader à Rouge Leader. Le groupe de combat Nexu a besoin de notre soutien pour s’emparer d’une position retranchée. Les coordonnées ont été envoyées. Dégagez un passage sûr pour l’infanterie. On couvre vos arrières. »
- Bien reçu Acklay Leader. On se dirige vers l’objectif. Répond le guerrier Cathar dans son comlink.
L’équipe rouge poursuit son avancée en territoire hostile. L’ennemi ne semble pas vouloir se montrer et reste caché, attendant sûrement le bon moment pour frapper de nouveau. Ou peut-être qu’il est occupé ailleurs… Les éclaireurs de la bande dévoilent de nouveaux pièges, dont quelques mines artisanales. Ces maudits rebelles se donnent beaucoup de mal pour protéger l’endroit… Il faut croire qu’ils sont prêts à tout pour défendre le moindre lopin de terre. Le boucan est de plus en plus assourdissant. On se rapproche dangereusement de l’objectif. Les traits laser se mettent à strier l’air. Le petit groupe commandé par l’imposant Cathar se dissimule derrière un talus. Le nouveau chef de l’équipe rouge s’empare de sa paire d’électrobinoculaires, rampe jusqu’au sommet et observe ce qu’il se passe de l’autre côté.
Les forces du groupe de combat Nexu tentent de s’emparer d’un petit réseau de tranchées. Mais les Griffes Cendrées ne souhaitent pas livrer la place forte improvisée sans combattre. Une pièce d’artillerie E-Web canarde les positions impériales. De nombreux stormtroopers sont fauchés par les tirs, forçant leurs camarades à rester à couvert. Le HAVr A9 du groupe de combat ne parvient pas non plus à renverser la situation. Les traits laser s’écrasent sur la paroi blindée du véhicule, marquent le métal d’impacts fumants. La tourelle double de la forteresse volante cible les rebelles trop téméraires. Un Cathar s’écroule dans une tranchée, le crâne percé par un tir. Il faut croire que seul une intervention de l’équipe rouge pourra débloquer la situation. Ribbon descend discrètement le talus pour rejoindre ses hommes.
- Sortez les grenades fumigènes.
Quelques combattants Cathars décrochent les fumigènes qui pendent à leur ceinture, prêts à s’en servir au signal de leur supérieur. D’un signe de la main, le colosse donne l’ordre de grimper sur le talus. Un deuxième geste indique qu’il est désormais temps d’attaquer. Les grenades sont lancées. Une épaisse fumée se met à couvrir la zone, permettant ainsi aux soldats impériaux et à leurs alliés Cathars de progresser plus rapidement. L’équipe rouge offre ainsi aux troupes du groupe de combat Nexu un temps précieux qui va leur permettre de se réorganiser pour prendre l’avantage…Spoiler : Carte de la zone :
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Post n°21
Auteur : RichelieuTendis que la fumée blanche se repend à travers l’environnement. Richelieu voyait d’un mauvais œil le fait qu’un auxiliaire Cathar prenne le commandement de l’équipe. Il n’était pas agréable pour lui de côtoyer des non-humain sauf Mékia qui avait gagné l’estime de Richelieu et qui était devenu son ami. Es qu’on pouvait réellement faire confiance à un Cathar surtout un guerrier qui ne fait pas partit intégralement de l’armée impériale. On combat des Cathar avec d’autre Cathar. Il y a de quoi avoir des soupçons envers chaque cathar qui n’est pas soldat de l’imperium. C’est vrai qu’il n’est qu’une recrue et qu’il n’a pas à commander une section de soldats et d’auxiliaire, mais Richelieu à cultiver beaucoup d’ambitions durant sa formation funeste.
Un tir de blaster traversa le nuage de fumée et se logea dans un tronc d’arbre après être passé à quelques centimètres de la tête du soldat. Ce tir à eu le mérite de faire sortir Richelieu de sa réflexion. Plusieurs tirs suivirent le premier. L’ennemi lança plusieurs salves dans leur direction à travers les fumigènes pour les tenir à distance et éviter que l’équipe rouge tente une charge sans doute. Le chef d’équipe imposa que toute l’unité rampe à travers le brouillard artificiel. Ce qu’ils furent bien entendus. Les recrues et les auxiliaires rampèrent avec vigueur sous les tirs sifflotant de l’ennemi. Au fil de leur avancée, le nuage se dissipa. Une fois sorti du nuage, plusieurs auxiliaires Cathar lancèrent des grenades dans la tranchée que se tenait devant eux. Les détonations retentirent et plusieurs cries d’agonie et de souffrance se firent entendre. L’équipe se leva et se précipita dans la tranchée. Malheureusement, un rebelle ayant survécu se redressa et décocha une salve de tir qui faucha 2 auxiliaires qui tombèrent au sol sans vie. Le reste de la section ne s’en soucia pas vraiment. Ils se lancèrent dans le nettoyage de la tranchée.
Richelieu chuta à cause d’une racine émergé du sol et tomba lourdement dans la tranchée. Il tomba lourdement sur un corps d’un rebelle qui amortit considérablement sa chute. Richardson, qui lui collait aux basques, l’aida à se relever. Il le remercia par un simple regard qui en disait long. Les deux recrues continuèrent leur chemin en enjambant les corps des rebelles tués. Après les 5 cathar décimé à la grenade, voilà que des renforts apparaissent au nombre de 10 soldats ennemis. Un dur combat s’annonce dans ses boyaux de tranchée étroits et oppressant. Alors que le combat s’engage, un auxiliaire est percuté par un tir ennemi et qui projette de la terre et de la poussières sur l’armure de Richelieu. Le bruit des canons lointains est recouvert par le bruit des lasers.
Les deux camps sont rapidement cloués sur leurs positions respectives. Les salves s’échangèrent entre les deux camps. Richelieu assigna un tir en pleine face d’un rebelle positionné à une dizaine de mètres de lui. Alors qu’un autre félin humanoïde ennemi mis en joue la recrue Richelieu, son corps fut foudroyé par un tir engendré par Mekia. Malheureusement, il n’y avait pas que les rebelles qui trépassaient. Trois guerriers Cathar venaient de passer l’arme à gauche. Leurs corps gisaient sans vie au milieu des autres corps des rebelles.
RICHI !!!! ATTENTION!!!
La recrue Richelieu n’eut ni le temps de voir le danger, ni le temps de réagir que son compagnon Richardson le tira avec force. Tendis que Richelieu s’écrasa de tout son long sur le sol de la tranchée, Richardson fut percuté par un premier tir de blaster dans le bas du ventre puis un antre dans l’épaule et enfin un dernier qui le percuta violemment en plaine poitrine sous les yeux terrifié à l’idée de perdre un camarade de Richelieu. Le jeune natif de Naboo leva attrapa son arme tomber dans la chute et mitrailla le responsable de cette perte tenu à moins de trois mètres d’eux. Le rebelle s’était immiscé à travers les rangs impériaux. Daniel se précipita au chevet de son ami aux portes de la mort. Quelques larmes coulèrent sur les joues de Richelieu. Il prit la main de son ami dans la sienne.
Je meurs avec honneur camarade. Je suis désolé mon frère…
NON !!! Ne me lâche pas mon frère ! Tu n’as pas le droit de m’abandonner dans ce troue ! On va te sortir de là !
Mais il était déjà trop tard. Richardson était déjà mort. Il lui ferma les yeux pour son repos éternel. C’est étrange de voir une carcasse vide d’un homme que tu as connu et avec qui tu as partagé des moments de fraternité. Richelieu ne pouvait accepter la mort de son ami. Il resta encore quelques longs seconds, accroupis, à contempler le corps meurtri de Richardson. Lui qui avait sacrifié sa vie pour sauver Richelieu. Mekia se rapprocha de lui et se présenta à son niveau.
Je suis désolé pour toi et sa mort m’attriste autant que toi Richi, mais il faut avancer et gagner cette bataille pour faire honneur à Richardson et à son sacrifice.
Ses mots sonnèrent juste dans la tête du natif de Naboo. Il abandonna le cadavre de son ami et se replongea dans l’enfer du combat.
Les rebelles avaient perdu beaucoup de troupes. Sur la dizaine de combattants au départ, seul trois soldats opposé une résistance acharnée. Richelieu tira quelques salves, mais aucune n’atteignirent leur cible. Ce sont les auxiliaires Cathar qui réduisirent les trois derniers rebelles au silence.
Après quelques secondes de calme et de réorganisations de la section, l’équipe rouge progressa en colonne à travers le réseau de tranchées. Une fois arrivée dans un carrefour qui déboucha dans plusieurs tranchées, l’équipe rouge tomba nez à nez avec une autre équipe de 4 rebelles Cathar.
Les 5 premiers soldats de la colonne de l’équipe rouge, dont Mekia et Richelieu, arrosa les rebelles surpris de les voir là et à leur merci. Un véritable massacre qui n’avait laissé de chance à aucun rebelle de s’en sortir.
L’équipe continua sa progression en silence, enjambant les corps mutilés des rebelles fraîchement tués, afin de gagner l’emplacement de l’artillerie ennemie et de la neutraliser. Tous les rebelles de leur côté passaient de vie à trépas.
Une fois arrivé à la hauteur du canon lourd E-WEB en plein action contre le groupe de combat Nexu. Il y avait 2 rebelles qui s’occupait du bon fonctionnement du canon dont un qui l’a manié avec beaucoup de rigueur. Il y avait aussi 2 autres rebelles qui avait pour objectif de défendre et de surveiller la place-forte.
C’est toute l’équipe rouge qui déboula dans la place-forte en criant à plein poumons sous adrénaline. le chef d'équipe lança une grenade à travers la casemate. La détonation retentit et l’équipe rouge fit son entrée.
Malheureusement, sur les 4 rebelles Cathar, l’un d’eux a survécu à l’explosion de grenade. Le rebelle tira dans leur direction. La première rentrée de l’équipe fut frappée par un tir en plein dans l’abdomen. Le deuxième se jeta sur le rebelle et décocha plusieurs coups-de-poing au visage du Cathar ennemi jusqu’à l’avoir tué de ses propres mains.
Le reste de la mission fut simple. L’équipe rouge s’occupait de tenir le fortin tendis que le groupe de combat Nexu avançais en direction des tranchées encore tenue par une quinzaine de rebelles. Bien sûr, l’équipe rouge appuyait le groupe de combat durant leur attaque.
Le Canon E-WEB avait été endommagé durant l’explosion. C’était assez endommagé pour l’empêchait de faire feu sur l’ennemi.
Le combat fut intense pour prendre les dernières tranchées. Les soldats de l’imperium s’écroulaient sur le sol blessé ou mort. C’est après plus de vingt minutes de combats acharnée qui coûtèrent la vie à de nombreux soldats de l’empire et à la totalité des forces rebelles présente.
L’équipe rouge fit la jonction avec le groupe de combat Nexu. Plusieurs auxiliaires Cathars parcourait le champ de bataille, maintenant calme, à la recherche de rebelles survivant à abattre. Pour sa part, Richelieu se posa sur le sol, le dos contre le mur, le regard vide afin de réfléchir à tout ce qui s’est passé aujourd’hui et à la mort de son ami.

