Ne crains pas l'avenir, ne regrette pas le passé.
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Post n°1
Auteur : Thane KelsanLa navette Lambda de la marine impériale sortait d'hyperespace en orbite de la planète Cathar, capitale de l'Impérium, dernier territoire héritier de l'ancien Empire Galactique. A son bord, Thane Kelsan ex-leader des Résilients - une faction dissidente de l'Empire luttant contre l'Empire Sith - était menotté. Quelques jours plutôt, il avait contacté un agent des BSI afin de se rendre aux autorités impériales.
Le voilà maintenant à quelques heures de rencontrer les dirigeants impériaux pour le meilleur ou pour le pire. Cela faisait maintenant des mois que la Résilience s'était éteinte lors de la bataille de Kariek et qu'il avait miraculeusement survécu au crash de son Destroyer Stellaire. A l'époque, il s'était fait une promesse, celle de prévenir l'Impérium des dangers provenant des régions inconnues et de les aider à se préparer à une éventuelle invasion. Aujourd'hui, il doutait que quelqu'un dans l'Impérium ne lui accorde le moindre signe de confiance. Il avait surpris quelques heures plus tôt une conversation entre deux de ses geôliers, le qualifiant de traitre et de criminel de guerre. Bref, il était mal barré, mais il fallait tenter le coup.
Cathar, est une planète au climat tempéré et couverte de larges plaines dont l'écologie variée rappelle les mondes colonisés par les Humains. La planète est majoritairement peuplée par les Cathars, une espèce intelligente ancienne et socialement évoluée constituée de félinoïdes. Abritant dorénavant le siège du dernier gouvernement impérial de la galaxie, la planète semblait vivre un nouvel age d'or. Le trafic spatial était intense, plusieurs navires de guerre en orbite protégeaient les installations impériales, signe de la nouvelle place de Cathar sur l'échiquier politique galactique.
La navette de transport était en vol stationnaire en orbite, c'était anormalement long. Surement un soucis dans le protocole de sécurité à cause d'une nouvelle recrue ayant renouvelé trop tôt les codes d'accès de la navette. Thane ne s'inquiétait pas tant que cela, jusqu'à que l'agent Jarss ne déboule à l'arrière furax.
- Je suis désolé, Capitaine Kelsan, mais nous allons de voir attendre l'autorisation d’atterrir. Il se trouve que l'astroport est cerné par les forces de sécurité, personne ne décolle ou n’atterrit sans l'autorisation de la Grande Moff en personne.
- Et bien, je ne pensais pas provoquer autant de réaction.
L'officier des BSI eut un petit rictus après la remarque de Thane, il était au courant de ce qui se tramait en bas.
- A moins que cela ne soit pas pour moi. Un autre invité peut-être ?
- Le retour inattendu du Grand Moff Valiant en personne.
Les deux soldats de la marine qui encadraient Thane ne purent cacher leur surprise. Le Grand Moff Valiant avait été piégé par les Républicains et fait prisonnier. Plusieurs rumeurs circulaient sur son sort : "il aurait de nouveau retourné sa veste et jurer allégeance à la République. Il aurait travaillé pour la République durant toutes ses années au service de l'Empire, il serait l'amant de la Vice-chancelière Jagabamda" etc ...
Son retour n'annonçait rien de bon, des querelles à la tête de l'Impérium, des luttes internes entre les pro-Valiant et les pro-Ashe. L'Impérium souffrait de ne pas avoir un vrai leader, finalement l'Impérium souffrait de ne pas avoir un Empereur. -
Post n°2
Auteur : Hivernus« Navette TA-187, ici tour de contrôle, vous avez reçu l’ordre de vous poser sur l’aire d’atterrissage NO-17. Coordonnées envoyées. »« Tour de contrôle, ici navette TA-187, nous rejoignons les coordonnées. Terminé. »
Le transport impérial quitte l’orbite pour rejoindre l’atmosphère de la planète. Le trajet dans les airs se fait dans le silence. Personne n’ose parler, surtout depuis la nouvelle concernant le retour du Grand Moff Valiant sur l’Arche de l’Empire. Finalement, la navette de classe Lambda arrive au dessus de l’aire d’atterrissage désignée par l’appellation “NO-17”. L’endroit ne ressemble en rien à un spatioport ou même à un hangar privé. Il s’agit en réalité d’une base militaire. Située en contrebas de la cité impériale qui sert de capitale à Cathar et à l’Impérium dans son ensemble, cette installation est d’une importance stratégique. Nombre d’opérations militaires sont lancées depuis ce complexe. Et sa proximité avec le palais impérial en fait un point vital dans le système défensif impérial.
Un nuage de poussière se décolle du sol au moment de l’atterrissage. Les particules repoussées par le transport viennent se déposer et s’incruster dans les véhicules militaires alignés le long d’un mur. Les mécaniciens et les équipages seront probablement irrités à la vue de toute cette saleté. Des heures passées à lustrer la carlingue sont ainsi perdues. Mais pour l’heure, il ne semble y avoir personne dans la grande cour qui accueille la navette. Seuls quelques stormtroopers, postés en sentinelles silencieuses depuis les tours ou à l’entrée fortifiée de la base, semblent animer l’endroit. Du moins, en apparence. La rampe d’accès s’abaisse, laisse apparaître le personnel rattaché au transport et leur précieux prisonnier. Trois hommes quittent alors l’ombre d’un bâtiment pour rejoindre le groupe. Deux d’entre eux portent des uniformes noirs traditionnels. L’autre, à l’inverse, se démarque. Véritable monstre de chair et d’acier, mi-homme mi-machine, l’homme qui se présente au cortège dans une livrée rouge est des plus inquiétants. Le capitaine Victarion Vestrit, car tel est son nom, a décidé de quitter l’habituel uniforme gris des officiers du Bureau de la Sécurité Impériale pour revêtir la tenue militaire réglementaire des agents du Département Investigation et Interrogation. Si les divers départements qui constituent la police politique et les services de renseignements de l’Impérium sont d’une efficacité redoutable, bien peu sont ceux qui peuvent se targuer d’avoir un taux de réussite de 100 %.
Certains esprits perchés s’amusent à raconter que les membres du D2I sont les serviteurs d’une déesse rouge, la Reine Sanglante. Les uniformes qu’ils reçoivent sont en réalité imprégnés du sang de quelques ennemis du régime impérial. Bien évidemment, cette légende n’est qu’un ramassi de mensonges destiné à discréditer les agents de ce département, ou tout du moins destiné à contenter les illuminés. Mais pour les plus fantasques, la vue d’un tel individu au sein de la police politique donnerait raison à cette histoire saugrenue. Le capitaine Vestrit n’inspire pas la confiance. Pas même la sympathie d’ailleurs. Il pourrait être la parfaite représentation des serviteurs de cette Reine Sanglante dépeinte par les “artistes”. L’officier impérial dispose en effet d’une allure démoniaque. La face droite du visage de l’agent à l’uniforme rouge est entièrement déformée. La peau a fondu sous l’effet d’une intense chaleur, ne laissant plus qu’un ensemble de chair brûlée et boursouflée. L’oeil droit est manquant, remplacé par un implant cybernétique à l’iris rouge. Il en va de même pour la main, dont les doigts ne sont plus qu’une série de longues griffes en duracier.
A l’approche du capitaine, l’agent Jarss et les soldats l’accompagnant se mettent au garde-à-vous. Mais Victarion Vestrit, presque dédaigneux, se contente de croiser les mains dans le dos. Une violente quinte de toux vient décoller les poumons de l’officier. Ce dernier sort un mouchoir de poche de son uniforme rouge et vient se tamponner délicatement les lèvres. Le mécanisme de l’oeil artificiel se met à tourner dans tous les sens, avant de se calibrer sur le prisonnier. Le cyborg inspire profondément. Son visage déformé n’exprime rien.
- Agent Jarss, je prends le relais. Vous pouvez disposer et faire votre rapport. Lâche froidement le capitaine.
L’agent du Bureau de la Sécurité Impériale exécute un nouveau salut militaire et dispose, selon les ordres. Il est imité par les autres. Il ne reste finalement que l’officier impérial et ses deux acolytes aux uniformes noirs. Victarion Vestrit adresse un simple hochement de tête aux membres de son escorte. Un sac vient recouvrir la tête de Thane Kelsan. Le parjure est désormais plongé dans l’obscurité. Le nouveau cortège se met en marche. Un turbo-ascenseur les conduit sous terre. L’air se refroidit. L’atmosphère ambiante aussi. On entre dans le royaume impitoyable des agents des renseignements et de la police politique. Le prisonnier et son escorte continuent leur périple sous terre, là où les âmes innocentes n’ont pas conscience de ce qu’il se passe. Les couloirs sont arpentés de long en large, sur des dizaines de mètres. Peut-être même sur des centaines de mètres. Les installations souterraines du Bureau de la Sécurité Impériale s’étendent sous toute la ville et forment un véritable labyrinthe. Jusqu’à présent, nul n’a réussi à s’en échapper vivant.
Finalement, au détour d’un énième couloir, le petit groupe finit par entrer dans une salle. Les deux hommes accompagnant le capitaine Vestrit installent Thane Kelsan sur une chaise et retirent le sac recouvrant sa tête. L’officier du D2I s’installe en face de lui, avec cet air inexpressif qui semble le caractériser. Une nouvelle quinte de toux lui arrache un râle de douleur. Mais cette fois-ci, il ne sort pas son mouchoir de poche. Il préfère poser un blaster de modèle SE-14C sur la table. Quelques secondes passent. Le cyborg se contente d’observer en silence le détenu flanqué par les deux agents. Son oeil de substitution tourne à nouveau, crisse légèrement, puis se règle. Après une profonde respiration, l’homme à l’uniforme rouge décide enfin de se lancer.
- Capitaine Thane Kelsan, vous êtes ici en enfer. Cet endroit n’existe pas. Pas plus que vous ou moi. Déclare celui qui arbore la plaque de capitaine d’une froideur renouvelée. Vous comprenez ce que cela implique…
Son regard se perd l’espace d’un instant sur les tâches de sang venant souiller le sol de la pièce. Les précédents interrogateurs se sont visiblement amusés avec leur victime… Victarion Vestrit ne fait pas exception à la règle. Il peut se montrer violent et cruel pour obtenir des aveux. Fouetter la chair, la battre jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une bouillie, jusqu’à ce que les os soient saillants… Un exercice très apprécié des agents du Département Investigation et Interrogation. Mais bien loin de se cantonner à cette activité, les membres de ce département sont aussi capables de briser psychologiquement les prisonniers qu’ils ont à charge. Le mélange de ces deux méthodes a un résultat certain sur les plus récalcitrants et l’on s’étonne chaque jour de progresser dans les techniques visant à faire parler un individu. L’art de la torture est devenu une science à part entière...
- Capitaine Kelsan, vous vous êtes rendu coupable de haute trahison. Et le châtiment approprié est la mort. Continue l’officier en adressant un regard noir à son interlocuteur. Néanmoins, dans sa grande bienveillance, la Grande Moff Ashe a décidé d’accorder un sursis aux traîtres dans votre genre.
Le capitaine se redresse, quitte la table et fait le tour des murs gris de la salle. Il racle le fond de sa gorge, se retient de tousser à nouveau puis se tourne vers le présumé parjure. Du temps de l’Empire Sith, il aurait été exécuté sur le champ, sans autre forme de procès. Mais la Boroskaise a décrété qu’il était plus utile de les interroger avant de les tuer. Après tout, cette méthode permet d’obtenir de potentielles informations et donne du travail, ou plutôt de l’expérience, aux agents du Bureau de la Sécurité Impériale.
- Beaucoup d’impériaux sont morts en combattant les forces rebelles que vous avez commandé. Ces hommes là ont honoré leur uniforme Capitaine. Reprend le cyborg d’un ton sec et plein de reproches. Vous ne pouvez pas en dire autant. Ni vous, ni vos camarades. Vous avez violé votre serment et vos morts n’ont pas contribué à rendre l’Empire meilleur. Vous n’avez fait qu'aggraver les choses en vous rendant responsables de la mort des loyaux serviteurs de l’idéologie impériale. Vous faites honte à votre uniforme.
Victarion Vestrit se penche en avant, s’appuyant sur la table. Il fixe le prisonnier, le dévisage. Son regard se plonge dans celui du traître. Un oeil noir est noyé dans des ténèbres sans fin. Seule une lueur malveillante semble en sortir. L’autre, artificiel, se gorge d’une lumière rouge animée par la flamme de la colère. Soudainement, le capitaine change d’attitude. Il étire ses lèvres en un sourire étrange, rendu difforme par les brûlures. Un sourire qui se veut méprisant, insultant.
- La question que je me pose actuellement, Capitaine, est de savoir pourquoi vous avez tenu à nous rejoindre… Continue d’une voix curieusement modulée l’officier impérial. Après tout, vous savez, à moins d’être un idiot, que nous avons de nombreuses raisons de vouloir votre mort. Pourquoi vous rendre aux autorités impériales dans ce cas ? Vos camarades de la Résilience se sont mutinés ? Ou bien, sont-ils morts ? Finalement, de nombreuses interrogations me viennent en tête. Et croyez-moi… Votre temps parmi nous étant compté, il est préférable pour vous que vous commenciez à parler dès à présent.
Tic… Tac… Tic… Tac… Le compte à rebours est lancé. La faux remplace la pendule et se balance d’un bout à l’autre. Une tête finira par tomber, à moins de se montrer convaincante. Des aveux ou la mort. Un bon nom de film ! -
Post n°3
Auteur : Thane KelsanLa navette impériale avait enfin reçu l'autorisation de se poser après plusieurs dizaines de minutes d’attentes. La nouvelle du retour de l'ex-Grand Moff Valiant avait jeté un froid au sein de l'équipage, personne ne parlait, c'était le silence absolu. On pouvait entendre ronronnait les moteurs de la navette et sentir son entrée dans l'atmosphère de la planète.
Après quelques minutes de vol s'en encombre le transport se posait sur l'aire d'atterrissage NO-17. Thane était escorté hors du vaisseau, par deux soldats de la marine impériale et par l'agent Jarss. Trois hommes quittaient alors l’ombre d’un bâtiment pour rejoindre le groupe. Deux d’entre eux portaient des uniformes noirs traditionnels. Le troisième se démarquait du groupe. Véritable monstre de chair et d’acier, mi-homme mi-machine. Thane était étonné, surpris, de voir que l'on pouvait vivre sous cette forme "inhumaine". Il n'avait pas le temps de se présenter ou de réfléchir, qu'on lui mettait de force une cagoule.
Thane était escorté manu-militari à travers un dédale de couloirs, il avait essayé de retenir le chemin. Gauche, gauche, droite, mais à force il avait perdu le compte. Privé de sa vue, pressé par le canon d'un blaster dans son dos, il suivait le mouvement.
Ils arrivaient enfin dans une salle. Une fois libéré du sac recouvrant sa tête, Thane mit quelques secondes à retrouver la vue et pour s'apercevoir qu'il était en réalité dans une salle d'interrogatoire. L'homme installé devant lui, plutôt le cyborg installé devant lui n'exprime aucun sentiment. Il est là pour faire son job et tout son être le laisse entendre. Il parviendra à ses fins peu importe la manière.
Il ne se présente pas, mais déclare qu'ils sont en enfer. Un léger rictus échappe à Thane, lors de la prononciation de ce mot. L'enfer est bien loin de ce que peut représenter cette salle. L'enfer, Thane l'a connu sur Kariek.
-L’essentiel en enfer est de survivre. Capitaine ? répondait-il à son interlocuteur qui ne s'était pas présenté. Il avait remarqué grâce à ses insignes qu'ils avaient le même grade, mais il ne connaissait pas le nom de ce serviteur de l'Impérium. Le cyborg lui annonçait qu'il était coupable de haute trahison et que pour cela le châtiment était la mort. Thane ne comprenait pas vraiment pourquoi encore aujourd'hui, on l'accusait d'être un traitre. Son combat contre l'Empire Sith était pour libérer l'Empire de l'emprise des Sith.
Le Cyborg ne semblait pas porter la Résilience dans son cœur, peut-être avait-il été victime de ses combats fratricides ou peut-être avait-il perdu quelqu'un de proche. Thane décidait de laisser passer les commentaires haineux de l'agent du Département Investigation et Interrogation et de ne pas répondre à ses provocations. Thane comprenait alors, qu'il fallait faire profil bas, si il souhaitait survivre à cet interrogatoire.
- Ils sont morts ou capturés pour être vendu comme esclaves. Thane avait lâché cette réponse sur un ton de désolation extrême. On pouvait le sentir totalement brisé par cet évènement. Oui, il s'en voulait d'être l'un des rares survivants de la bataille de Kariek. Il se sentait coupable de ne pas avoir pu mener la Résilience à la victoire contre les forces des Vaagari.
- Je suis là, pour prévenir du danger qui rôdent à la lisière de l'espace connu. D'aider l'Impérium à se préparer face à cette menace. Je pense , peut-être avec une certaine candeur, que mes compétences seront utiles à l'Impérium.
Le passé ne peut plus revenir, et l'avenir est incertain. Inutile pour Thane de vouloir recréer une nouvelle Résilience et de remuer le passé. L'avenir est trop incertain, trop dangereux, les périls imminents. Il offrait ses services à l'Impérium, pour construire le Second Empire, pour réconcilier les frères ennemis de la Résilience et de l'Impérium. -
Post n°4
Auteur : HivernusThane Kelsan, via les premières observations, est visiblement un individu méprisable selon les critères du capitaine Vestrit. Oui, il est ce que le cyborg déteste le plus dans la galaxie… A savoir un officier arrogant qui se sent trop important pour mériter une quelconque punition, et ce malgré l’échec ou la trahison. Pire même, le parjure tente de jouer sur la corde sensible pour amadouer l’agent du Département Investigation et Interrogation. Mais l’homme à l’uniforme rouge n’est pas du genre à s'apitoyer sur le sort de quelques traîtres. Ce début de conversation lui donne la nausée. Toutefois, Victarion Vestrit se satisfait silencieusement du destin “tragique” des soldats renégats. Il n’a que faire de les savoir morts ou réduits à l’état d’esclaves par une quelconque force inconnue. Les voilà désormais hors d’état de nuire et c’est bien tout ce qui compte à ses yeux. Il considère là qu'ils ont reçu un châtiment mérité pour leur félonie.
Le dégoût. La haine. Deux émotions qui vont de paire avec le manque flagrant de compassion de l’officier impérial. S’il apprécie réellement son métier, le capitaine tire surtout sa force de caractère des nombreuses atrocités qu’il a pu commettre au nom du régime impérial. Et ce qui semble particulièrement l’animer est une soif inextinguible de vengeance. L’interrogation des mauvais citoyens, la traque des traîtres et l’extermination des opposants sont sa raison de vivre. Pourquoi un tel acharnement ? Pourquoi une telle rage ? Ce sont deux questions parmi tant d’autres que certains se posent au sujet de Victarion Vestrit. Les réponses, à l’inverse, ne sont connues que du principal concerné et de quelques supérieurs. S’il est possible, au vu des blessures affichées par l’agent du Département Investigation et Interrogation, de faire plusieurs suppositions, le secret reste néanmoins entier...
Et pour l’heure, le parjure qu’est Thane Kelsan est seul face à la fureur d’un individu privé de son humanité. L’essentiel est de survivre à l’enfer selon lui. Visiblement, il ne sait pas encore ce qu’est l’enfer. Le capitaine Vestrit, fidèle à sa réputation d’officier impitoyable, compte bien honorer son statut au sein du Bureau de la Sécurité de l’Impérium.
- Mon nom n’a pas d’importance Capitaine Kelsan. Je ne suis qu’un fidèle serviteur de l’idéologie impériale parmi tant d’autres. Débute froidement l’homme en uniforme rouge. Vous ne semblez visiblement pas comprendre ce qui vous attend. Vous restez volontairement vague dans vos propos pour gagner du temps… Mais vous ne faites qu’en perdre Capitaine. Et vous me faites également perdre le mien.
Joignant le geste à la parole, le cyborg adresse un bref message à ses deux acolytes via un signe de la main. Les agents vêtus de noir entrent en action. Le premier donne un violent coup de botte dans le pied de la chaise, qui a pour effet de faire tomber le mobilier et le prisonnier assis dessus. Le second sort une matraque électrique qu’il active et s’en sert pour cogner le prétendu traître dans les côtes. Les coups s’enchaînent. Un, deux, trois, quatre... Victarion Vestrit n’affiche pas la moindre expression sur son visage défiguré. Des scènes de ce genre, il en voit tous les jours. Il compte en silence le nombre de coups de matraque envoyés dans les côtés. Il s’arrête finalement à six et, d’un geste sec de la main, ordonne à ses hommes d’en faire de même. Les agents traînent le blessé jusqu’à la chaise et le force à s’asseoir à nouveau.
- Voyez, Capitaine Kelsan, que nous ne sommes pas ici pour faire la discussion autour d’un café. Lorsque je pose des questions, j’attends de vous que vous répondiez avec précision. Reprend d’une froideur renouvelée l’officier impérial. Et croyez-moi, je n’hésiterai pas à faire usage de la force pour vous soutirer des informations.
L’être mi-homme mi-machine désigne du menton le fond de la pièce, où ses camarades vont instinctivement se placer.
- Ne m’obligez pas à utiliser la manière forte… Il serait “dommage” d’avoir à vous abîmer. Continue avec indifférence le capitaine. Vous prétendez pouvoir aider l’Impérium. Vous prétendez vouloir prévenir l’Impérium d’un danger qui rôde dans les confins de cette galaxie… Alors je vous en prie, éclairez ma lumière.
Au moment où le terrifiant représentant du Département Investigation et Interrogation cesse de parler, un autre vient prendre le relais. Dans une pièce adjacente, un individu se met à hurler à la mort. Des sanglots suivent presqu’aussitôt. Le pauvre homme interrogé de l’autre côté du mur adresse une série de suppliques à ses tortionnaires. Sa prière semble exaucée. Une détonation retentit, comme une délivrance, puis plus rien. L’univers des services de renseignements est sombre et impitoyable. L’enfer n’est pas forcément à l’autre bout de la galaxie. Il est sous le nez de ceux qui n’y prêtent pas attention, ou bien sous le nez de ceux qui refusent d’admettre la vérité. Thane Kelsan semble vouloir dire que ce qui se passe dans un coin paumé de la galaxie est plus terrifiant que tout le reste. Mais il ne connaît pas encore le royaume malsain et meurtrier dans lequel les agents du Bureau de la Sécurité de l’Impérium semblent évoluer. -
Post n°5
Auteur : Thane KelsanL'interrogateur de Thane est très peu satisfait de ses réponses qu'il ne juge pas assez détaillées à son goût. Les évènements se déroulent rapidement, trop rapidement Thane est surpris. Il a juste le temps de comprendre le signe que fait le cyborg, avant qu'il ne bascule au sol à cause d'un coup dans la chaise donné par un acolyte de l'agent du Département Investigation et Interrogation. Alors que le second sort une matraque électrique. Thane a le réflexe de se protéger la tête avec ses mains libérant ainsi ses côtes pour son assaillant. Le courant descend le long se sa colonne , crépitant dans ses nerfs jusqu'à bruler le bout de ses doigts et de ses orteils. La mâchoire de Thane se contracte douloureusement, pendant un long moment il est incapable de desserrer les dents. Pendant, qu'il reprend ses esprits les agents le place de nouveau devant leur chef.
- Cela m'a un peu chatouillé. admet-il d'une voix pâteuse, la mâchoire crispée. Il doit coopérer, gagner un minimum de "respect" de la par de son tortionnaire. Un interrogatoire c'est du donnant-donnant et Thane doit faire le premier pas.
J'ai installé la base de la Résilience sur Kariek,après la découverte de la forge stellaire par l'Empire Sith. C'est une planète située dans un espace sauvage près des régions inconnues. Nous coopérions avec les indigènes, les Eickaries. Une espèce exotique reptilienne des régions inconnues. Ils ont une peau orange et verte avec des motifs d'écailles noires autour de leurs grands yeux et sur la partie arrière de leur tête. La forme de leur corps est suffisamment proche de celle de la norme humaine pour pouvoir porter dans une armure Stormtrooper standard.
Thane s'humecte ses lèvres gercées par les chocs électriques, sa gorge est sèche. Un verre d'eau lui permettrait de ne pas trop interrompre son récit.
Nous avions gagné leur respect après les avoir aidés à se débarrasser d'un seigneur de guerre local. Comme vous, ici sur Cathar, les relations avec les Eickaries étaient bonnes et ils servaient dans l'armée de la Résilience. La Résilience prospérait alors que l'Empire Sith était vaincu. J'ai été contacté par le Grand Moff Rehmor afin de négocier une fusion entre les Vestiges Impériaux et la Résilience. Rhemor était un serviteur de la cause Sith, un vassal. Il ne défendait en rien la cause impériale. Il cherchait à acquérir plus de pouvoir tout en léchant les bottes des Sith. Nous n'avons pas trouvé d'accord.
Son histoire est brisée par une toux sèche, qu'il a du mal à calmer.
Le temps me donnait raison. L'opération Chatbite contre la capitale des Vestiges Impériaux sonnait le glas des dirigeants pro-Sith. Les miettes des Vestiges Impériaux furent placées sous le contrôle de la Confédération des Systèmes Indépendants. La Résilience accueillait de nombreux impériaux qui désiraient préparer leur vengeance.
Une nouvelle quinte de toux l’empêche de continuer, il a besoin d'eau. Pourtant, il s'efforce de continuer son récit afin de prouver à ses geôliers sa bonne volonté. De toute façon, il n'a pas le choix. Ce sont eux qui décident des règles du jeu.
Les Eickaries possèdent une connaissance approfondie des régions inconnues, leurs histoires et leurs légendes. Elles ont été enseignées par leurs sages. C'est grâce à eux, que nos éclaireurs ont pu avancer un peu en territoire inconnu. Et ce qu'ils rapportèrent étaient terribles. Les Régions Inconnues grouillent de danger, des pirates de l'espace maîtrisant la Force se livrent à des guerres spatiales fratricides à bord de leurs vaisseaux sur lesquels, ils ont peint une chaîne de feu. Les Vagaari, selon les Eickaries se sont une grande race de conquérants et d'esclavagistes nomades qui volent librement dans cette région de l'espace, prennent et détruisent à volonté, en particulier parmi les espèces et les mondes plus petits. Ils sont les bourreaux de la Résilience.
Thane est triste d'évoquer de ce sujet, la colère, la tristesse ce mélange à sa fatigue. Les traits de son visage se tirent et montrent qu'il voue une véritable haine contre ces extragalactiques. C'est à la fois, le poids de la défaite qu'il porte et l'espoir de la vengeance. Il a soif, il espère vraiment de l'eau avant de continuer. Est-ce que ses geôliers veulent en savoir plus. -
Post n°6
Auteur : HivernusIl avait fallu donner une motivation nécessaire au détenu pour qu’il se mette à parler. Il est vrai que les coups de matraque sont suffisamment convaincants pour forcer la main. Fort heureusement pour lui, Thane Kelsan a échappé au pire. Le capitaine qui le cuisine aurait pu faire usage de droïdes spécialisés ou d’outils de torture plus appropriés et là… Le renégat se serait mis à chouiner comme une pauvre misère. Quoi qu’il en soit, le traître se met à parler. Et bon sang, il est sacrément bavard ! Une vraie piplette ! Victarion Vestrit ne peut pas se permettre de perdre de précieuses informations, alors il demande un bloc de données à l’un de ses acolytes. Un agent quitte la pièce le temps de quelques battements de coeur et revient avec un datapad, qu’il remet à son supérieur. L’officier du Département Investigation et Interrogation prend des notes. Kariek, Espace Sauvage, Régions Inconnues… Eickaries. Tout y passe ! Les moindres renseignements sont bons à prendre. Lorsque le silence revient dans la salle, le capitaine relit ses notes, examine les éléments qui lui semblent louches.
Et il y a bien quelques détails qui s’avèrent curieux. Rehmor, Grand Moff ? Cette vieille crapule n’a jamais eu ce titre ! Peut-être qu’il a la prétention de le devenir un jour, et cela ne serait pas étonnant de sa part, mais il n’a pour l’heure pas eu le privilège d’occuper un tel poste. Vient ensuite le petit instant de géographie, lorsque Thane Kelsan parle d’une espèce installée dans l’Espace Sauvage qui semble en savoir beaucoup sur ce qu’il se passe dans les Régions Inconnues. C’est une chose qui semble bien étrange… Mais pourquoi pas après tout. Le plus curieux reste la recrudescence des dangers dans ce coin de la galaxie. Et l’on s’étonne ensuite de la disparition de ceux qui s'aventurent dans ce trou perdu ! Quoi qu’il en soit, selon le détenu, la Résilience est un groupuscule qui appartient désormais au passé... Morts ou réduits à l’état d’esclaves par une espèce belliqueuse, voilà donc le sort réservé aux parjures ! Tant mieux ! Bon débarras ! Du moins… Si cette information s’avère véridique. Après tout, notre homme pourrait très bien mentir pour couvrir les siens. Peut-être même qu’il est ici pour infiltrer le régime impérial afin d’informer ses petits copains de ce qu’il se fait au sein de l’Impérium. Le Bureau de la Sécurité Impériale ne peut prendre aucun risque. La confirmation de ces renseignements est une nécessité absolue si l’on veut éviter qu’un traître notoire en vienne à menacer l’intégrité d’un régime déjà fragilisé par des querelles intestines.
- Écoutez Capitaine Kelsan, ce que vous me dites là est intéressant… Vraiment… Mais je doute réellement de l’intérêt de l’Impérium pour ces dangers que vous me décrivez. Indique froidement Victarion Vestrit en caressant le manche du blaster déposé sur la table. Eickaries, Vagaari, pirates, qu’ils s’entretuent donc dans leur coin si cela leur chante ! Ce problème ne concerne pas directement l’Impérium. Je vais être franc avec vous Capitaine...
L’officier impérial inspire profondément, marque un léger temps de pause, comme pour choisir avec soin ses mots.
- Vous prétendez être revenu parmi nous pour nous prévenir des dangers qui rôdent dans les confins de la galaxie. Vous prétendez vouloir nous aider à nous préparer à ces menaces. Voyez-vous… Ces paroles sont vides de sens à mes yeux. Le régime impérial n’a pas le temps de mobiliser des ressources pour de lointaines forces obscures, quand il doit se préparer chaque jour qui passe à un potentiel conflit avec la République Fédérale. Poursuit le cyborg en uniforme rouge sur sa lancée. De mon point de vue, puisque vos amis sont morts, vous saisissez la seule opportunité qu’il vous reste. Vous savez… J’aime beaucoup l’exemple du chien errant. Il vous correspond plutôt bien. Vous avez quitté la niche pour vivre d’incroyables aventures, et puis un jour, vous vous êtes rendu compte qu’il ne vous restait rien d’autre que cette… Niche. Mais l’Impérium n’est plus votre niche Capitaine Kelsan. Quoi qu’il en soit, les informations que vous venez de nous partager doivent encore être confirmées par nos agents…
Le capitaine se lève, récupère le blaster, qu’il glisse dans son holster de jambe, puis s’empare du datapad qu’il garde sous le bras. Un geste sec de sa part suffit à décider du sort du parjure. Les deux soldats aux uniformes noirs se saisissent du détenu.
- Capitaine Kelsan, votre sort n’a pas encore été statué. De ce fait, vous serez gardé en détention provisoire jusqu’à ce qu’un verdict soit rendu. Lâche finalement l’agent du Département Investigation et Interrogation sans avoir la moindre compassion pour son interlocuteur. Je vous conseille de garder le silence… Du moins, si vous tenez à votre intégrité physique. Les gens trop bavards ne font pas de vieux os dans nos prisons.
Un hochement de tête plus tard, Thane Kelsan est une nouvelle fois plongé dans le noir. Le sac vient de nouveau recouvrir le visage du traître. Traîné hors de la pièce sans ménagement, celui qui a arboré la plaque de capitaine au sein de la marine impériale n’a officiellement plus aucune existence. Le voilà désormais plongé dans les ténèbres du sinistre royaume inventé de toute pièce par le terrifiant Bureau de la Sécurité Impériale… Le cortège s’enfonce toujours plus loin dans la terre. L’air se rafraîchit une énième fois. Là, sous les fondations de la cité impériale, dans le secret le plus absolu, des gens souffrent et meurent sans que personne ne s’en rende compte. Le petit groupe passe le sas sécurisé du centre de détention du Bureau de la Sécurité Impériale. Après avoir longé plusieurs couloirs, ce dernier arrive finalement à sa destination. Il ne reste que quelques dizaines de mètres avant de franchir les portes blindées du bloc E… Le pire endroit sur Cathar. Entre les murs de cette section du complexe carcéral, les prisonniers sont soumis aux pires atrocités. C’est en ces lieux que les agents du Département Rééducation et Propagande et ceux du Département Investigation et Interrogation se livrent à des expériences douteuses qui doivent leur permettre d’affiner leurs talents.
Un cri vient déchirer le silence pesant, tel un chant de bienvenue. L’obscurité s’est emparée de cette section du centre de détention. Ici, la lueur de l’espoir a laissé place à une lente descente aux enfers. Le Bureau de la Sécurité de l’Impérium s’assure de briser le mental de leurs détenus, afin d’en faire des loques dociles. Jusque là, le travail acharné des agents de la police politique impériale a toujours porté ses fruits… La volonté des occupants du bloc E a disparu, emportée au loin par quelques expérimentations douteuses. Ceux qui s’avèrent assez récalcitrants et résistants sont les cobayes de nouvelles recherches “scientifiques”.
Le cortège mené par le capitaine Vestrit s’arrête à l’entrée du bloc E. C’est dans cet endroit très accueillant que Thane Kelsan va passer quelques temps entre quatre murs. Plusieurs agents de détention, dont les uniformes noirs se confondent avec ceux des membres des services de renseignements, font leur apparition. Ils se figent dans un garde-à-vous impeccable à la vue du colosse de chair et d’acier en livrée rouge. Ce dernier leur rend volontiers leur salut militaire, puis déclare de son habituelle voix froide :
- Capitaine Thane Kelsan. Faits : Désertion, trahison, actes de guerre contre l’Empire. Verdict : Protocole 110. Procédure standardisée.
- A vos ordres. Répond une voix.
L’officier impérial et ses acolytes remettent le parjure aux forces de sécurité du centre de détention. Ils quittent ensuite les lieux sans même s’inquiéter du sort réservé à celui qu’ils ont interrogé le temps de quelques minutes. Il y a fort à parier qu’ils vont probablement arrêter quelqu’un d’autre pour lui faire subir le même sort... Les nouveaux tortionnaires du traître ne sont pas plus bavards que les anciens. Ils se contentent de conduire le détenu jusqu’à sa nouvelle demeure. Des gémissements se font entendre dans le couloir où il est traîné de force. Un maton se charge de faire taire le chouineur à l’aide de sa matraque, qu’il cogne contre la paroi de la cellule. Finalement, le sac qui rendait aveugle Thane Kelsan est retiré de sa tête. Les agents de détention, au nombre de quatre et munis de masques à gaz, le poussent sans ménagement dans une geôle miteuse et sans mobilier déjà occupée par un prisonnier. Ce dernier s’écarte instinctivement et se colle contre l’un des murs, afin d’éviter de subir le courroux des soldats. L’un d’eux, matraque en main, se charge de le surveiller. Deux autres maintiennent au sol le parjure, le fouillent et retirent tout élément qui pourrait nuire à la sécurité du complexe, tandis que celui qui semble être le chef du groupe jette au sol une tenue grise dans un geste méprisant.
- Je te laisse dix minutes pour enfiler ça. Si ce n’est pas fait lors de mon retour… Je te fais bouffer ma matraque. Lâche t-il au renégat avant de s’adresser au comlink attaché à sa veste tactique. Transfert du matricule 2317 effectué.
Le surveillant est le premier à quitter la cellule. Ses subordonnés le suivent rapidement. La porte se referme lorsqu’ils disparaissent dans le couloir. La pièce est plongée dans une semi-obscurité constante. Tout est fait pour priver les détenus de la moindre humanité. Ils ne sont rien, si ce n’est de la vermine. Ainsi, ils doivent vivre comme les raclures qu’ils sont. Pas de table, pas de chaises, pas de lit… Pas même de toilettes. Les besoins sont faits dans le coin de la cellule. Les plus chanceux ont le privilège de pouvoir se soulager dans un seau… Les autres font à même le sol. La puanteur qui se dégage des geôles est infecte, mais elle correspond bien à l’allure immonde de ceux qui les occupent. Le camarade d’infortune de Thane Kelsan reste à une distance respectable. Humain ayant la trentaine, il fait facilement vingt ans de plus avec sa barbe noire hirsute et son visage creusé couvert de crasse.
- Bienvenue dans le ventre de la Bête ! S'esclaffe à moitié le prisonnier. J’me présente, Phil Marvelik, ou plutôt… Le matricule 978. Si tu tiens à tes dents, je te conseille de vite enfiler cette foutue combinaison...
Joignant le geste à la parole, le dénommé Phil dévoile à son interlocuteur un sourire privé de quelques dents. Il en vient ensuite à caresser l’épaisse tignasse qui recouvre sa tête.
- Nos petits copains du Bureau de la Sécurité Impériale m’ont coffré ici parce que j’ai refourgué quelques armes à des gens pas très nets… Malheureusement pour moi, ces cons les ont utilisé pour attaquer un convoi… J’ai pris perpet’ ! Et toi ? C’est quoi ton p’tit nom ? Et surtout… Qu’est-ce que t’as branlé pour arriver dans ce foutoir ? C’est pas tous les jours qu’on partage son p’tit chez soi avec un officier !