Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Rek'kar, impérialiste jusqu'à la mort

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    Rek'karR Hors-ligne
    Rek'kar
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Rek'kar

    Nom: Darr'Ys (A renié son clan et son nom)
    Prénom: Rek'kar
    Surnom/Matricule: RK-3647, matricule impérial de l'empire démocrate
    Age: inconnu, entre 30 et 40ans
    Race: Drall

    Carrière envisagée: Imperium, intéressé par la BSI, notamment le département de la DIM, correspondant à son ancienne affectation, mais la D2I semble aussi très intéressante !

    Description mentale:

    Voilà un sujet délicat à aborder ; il y a quelques années, je vous aurai dit que j’étais quelqu’un d’intègre, loyal à un empire qui lui a ouvert ses portes, voulant prouver au monde ses capacités, tout en aidant au possible son régime, quitte à mourir pour lui.

    Mais maintenant, après ces presque dix ans de solitudes, je pense que je ne suis plus aussi stable que j’ai pu l’être auparavant ; quelque chose a changé en moi : l’empire n’est plus simplement ma patrie, c’est aussi mon sauveur, le phare qui m’a guidé dans les chemins sombres de la folie, l’éclat qui éclaire ma vie, mon existence.

    Je ne suis plus un banal exécutant de l’empire; je suis l’empire. J’embrasse son idéologie, sa vision, sa force et son intransigeance. Il vit en moi.

    Socialement… j’ai toujours été quelqu’un d’engagé dans des causes ; mais je sais parfaitement éviter de mettre mes idées sur la table si ce n’est pas nécessaire. Je pense toutefois êtes devenu plus « sauvage » que je ne l’ai jamais été auparavant, mais j’ai bon espoir que cela s’efface avec les années. Ou alors, ce sera pire avec l'âge.

    Je suis obstiné. Je l’étais déjà avant, mais je n’ai pas eu d’autre choix que d’y sombrer d’autant plus ; malgré cela, je reste obéissant envers la hiérarchie, car il n’y a qu’elle pour m’ordonner; je lui obéis aveuglément. Il y a déjà bien d’autres sujets qui me butent…

    Sous mon apparence de petite boule de poil mignonne, je cache un esprit acéré, prêt à tirer la moindre information des dialogues, comme une soif intarissable que ne saurait se satisfaire d'un simple échange. J'aime comprendre, analyser, percer à jour la personnalité de mes interlocuteurs; en un sens, il y a une forme de kleptomanie qui sommeille en moi !

    J’aime discuter, débattre et refaire le monde selon mes idées, me dire qu’il y aura une fin à ces successions de gouvernements fantoches et qu’un jour l’empire règnera sur la galaxie, définitivement.

    J’avoue ne pas être très tolérant sur les avis contraires à ces idéaux, je suis toutefois convaincu qu’il y a un potentiel impérial en chacun et qu’il suffit de trouver un moyen de le révéler pour faire de quelqu’un d’ordinaire un nouveau partisan.

    Certains me qualifieront de fanatique, a cela, je leur répondrai qu’il n’y a point de fanatisme à croire en des idées de grandeur menant à la seule et unique paix égalitaire, sans une once de corruption, qu’est l’empire.

    En dehors de toutes ces considérations politiques, je m’intéresse à l’art sous toutes ses formes ; j’apprécie particulièrement la musique, qui a le don de m’apaiser, bien que cela fasse fort longtemps que je n’ai pu en écouter… Je rattraperai cela en temps voulu. A la réflexion, je n’ai jamais vraiment essayé de me mettre à la musique, mais il n’est pas impossible que je tente d’apprendre un instrument; j’ai souvent regretté de n’avoir jamais essayé.

    Au niveau de la relation que j’entretiens avec les Drall… j’ai renié mon peuple, ma famille et je conspue du plus profond de mon âme la société qui m’a vu naître. Drall pourrait être détruite que cela ne me dérangerait que très peu. Il y a certain de mes anciens camarades que j’aimerais recruter dans les rangs de l’empire, les arrachant à ce système clanique misandre qui continue de leur mettre des bâtons dans les roues.

    Je n’ai pas non plus oublié la trahison de ma chère Houna, qui paiera un jour pour sa trahison. La vengeance sera un plat qui se mangera délicieusement froid et tendrement cruel, à l’image de ce qu’elle est devenue. Je jubile rien que d’imaginer un plan machiavélique. Mais l’empire a besoin de moi avant que je puisse m’accorder du temps pour mes revanches personnelles.

    Je pourrais rajouter que j’ai une bonne faculté à me dissimuler, au vu de ma taille, et à me fondre dans les foules, en jouant le rôle d’un autochtone somme tout à fait normal ; je maîtrise un basic tout à fait courant, bien qu’il me faudrait sûrement apprendre d’autres langues pour parfaire mes connaissances.

    En parlant de cela, j’adore apprendre, connaître, découvrir ; c’est peut-être la seule caractéristique que j’ai hérité de mon peuple et dont je suis fier. J’aime comprendre, découvrir, créer, réaliser, mais aussi théoriser. Tout ce qui tourne autour des informations, de l’espionnage, de l’utilisation des rumeurs et de la manipulation de manière générale me passionne !


    Description physique:
    Les Drall ne sont guère connus pour être des personnes de grande taille, notamment les hommes, et je ne déroge pas à la règle, je la confirme même : je suis 10 cm en dessous de la moyenne, mesurant 79cm, bien que j’aime à prétendre que j’en fais 80; c’est un plus joli chiffre, plus rond. Je ne souffre pas spécialement de ma condition, j’essaye d’exploiter cet avantage en l’utilisant pour me cacher n’importe où ou pour me dissimuler dans des foules très facilement. Il est toutefois véridique que je ne suis pas fait pour attraper des choses en hauteur ou pour sauter loin ou haut; certaines choses me sont impossible.

    Pour mon poids, il peut paraître ridicule, mais je fais seulement 15kilos. Cela me permet d’être très léger pour me déplacer, et donc de rester très discret si cela est nécessaire. Petite précision, oubliez toute volonté de me lancer, c'est dégradant.

    Ma couleur de peau est orangée, avec des tâches blanches sur le ventre, au niveau visage et certaines bleuté sur mes oreilles et le bout de ma queue. Mes mains et mes pattes sont pourvues de petites griffes non-rétractables, ce qui reste un moyen de défense pour qui n’y ferait pas attention.

    De base, les Drall ne s’habillent pas vraiment, ils portent tout juste de quoi masquer leurs attributs, ainsi que pléthore de bijoux ; pour ma part, je me suis habitué à la mode impériale et j’aime porter l’uniforme qui convient, bien qu’il soit nécessaire d'en commander sur-mesure, au vu de ma carrure… Cela est d’ailleurs souvent resté un sujet de moqueries entre camardes impériaux, car rares sont les espèces qui nécessitent de tels ajustements dans leur garde-robe impériale !

    En dehors de cela, il est commun de trouver un Drall mignon ; certains vont même jusqu’à me qualifier de « boule de poil », de « familier » ou même, de manière moins sympathique, de « sous-espèce dégénérée ». Mais à cela, je leur rétorque que bien au-delà de mon apparence, ce qui compte, se sont avant tout les actes au service l’empire. Qui aurait peur d’un petit Drall ? Qui penserait une seule seconde qu’un être de 80cm puisse être dangereux ? Une bonne partie de ma stratégie repose sur ce facteur : le fait d’être en permanence sous-estimé. Mais quand, en mission, on se retrouve dans une zone qui ne peut être infiltré qu’en passant par des conduits de maintenance trop petit pour les humains, on est rapidement content d’avoir avec soi quelqu’un qui peut s’y faufiler discrètement !

    Bien entendu, la bagarre n’est pas vraiment mon truc. Déjà, ma force physique correspondant à ma taille - et bien qu'en forme - j’aurais du mal à blesser un homme sans blaster ; c’est triste à dire, mais je le reconnais amplement et humblement. Je sais quelles sont mes forces et mes faiblesses et j’essaye de les exploiter au mieux.

    Il faut noter qu’après ma dernière aventure, j’ai dû sacrifier mon bras gauche en échange de ma vie. Cela signifie donc que depuis une dizaine d’année, passée seul et isolé, je n’ai utilisé que le droit ; j’espère de tout cœur que l’empire acceptera de me financer une prothèse afin de remplacer mon membre perdu à jamais dans les neiges éternelles de ma prison gelée. À l’heure actuelle, j’ai du mal à accomplir certaines de mes tâches à cause de mon bras disparu; mais j’ai aussi acquis une très bonne dextérité avec l’autre bras, pour compenser. De toute façon, je n’ai pas vraiment eu le choix, m’adapter ou mourir n’ont été que mes seules options.



    Histoire:
    Début de l'enregistrement du matricule impérial RK-3647 ; si vous écoutez ceci, c’est qu’il est fort probable que je sois tombé après des années de lente agonie sur cette planète hostile… Toutefois, j’aimerais laisser un souvenir de mon passé, de mes combats, de ma gloire d’antan au sein de notre glorieux empire !

    Je vais vous narrer mon histoire, aussi insignifiante soit-elle à l’échelle de notre galaxie. J’espère qu’elle saura toucher les cœurs de valeureux guerriers qui n’auront eu de cesse de défendre loyalement nos valeurs, comme j’ai pu le faire au cours de ma vie ; mais plus que cela, c’est cet enregistrement qui reste mon seul lien avec la réalité et me permet de ne pas sombrer un peu plus dans une folie me poursuivant comme mon ombre…

    Avant de commencer à vous parler de moi, laissez-moi vous parler un peu de Drall, mon monde d’origine.



    Chapitre I : Drall



    https://www.youtube.com/embed/QRg_8NNPTD8



    Drall est une planète du système Corellien – la seconde en partant de Coreil, son étoile - ; c’est un bel astre: nombreuses plaines, forêts et de superbes calottes polaires.

    Vu sous cet angle, on pourrait penser qu’il s’agit d’une destination touristique de choix – Et dans un certain sens, ça l’est devenu -, mais malheureusement son atmosphère laisse filtrer un taux de radiation solaire bien plus élevé que d’autres planètes. C’est d’ailleurs en parti à cause de ce problème que mon peuple a choisi de bâtir ses villes de manière souterraine, ou protégée par des dômes, ce qui limite quelque peu la vue et les balades en forêt pour les non-natifs.

    Cela étant, si vous êtes adeptes de spéléologie, de randonnées au fonds de grottes, d’antiques cavernes et de réseaux creusés depuis des millénaires, alors vous serez servi, Drall regorge de tout ce que nos ancêtres ont explorés par le passé.

    Abordons maintenant le sujet de ma propre race, les Drall. C'est un peuple plein de contradictions :


      -Nous vivons sous terre, mais nous sommes largement habitués aux radiations solaires
      -La passion de la technologie est très commune, mais nous sommes pourtant très en retard sur la technologie parce que nombre préfère la théorie à la pratique...
      -Malgré notre ouverte aux sciences, nous sommes coincés dans une société matriarcale et inégalitaire


    Dépeint comme cela, on peut rapidement comprend pourquoi j’ai décidé de renier mon propre peuple ; mais j’y reviendrais plus tard, il me faut avant tout approfondir le fonctionnement de notre société avant que vous ne puissiez comprendre mes choix, quel qu’en soit le jugement que vous pourrez porter dessus.

    Comme je le disais, notre société est construite sous la forme de clans dirigés par des femmes - les "duchesses" - qui « le mérite » d’après leur charisme, leur capacité à diriger et à aiguiller le clan dans le bon chemin. Chaque clan possède une fonction au sein de la société Drall et s’occupe d’un morceau de notre société : administration, police, mécaniciens, théoriciens, vendeurs…

    Celui au sein duquel je suis né, le clan Darr’Ys, est spécialisé dans la maintenance des systèmes et réseaux informatisés de la planète : gestion et diffusion de l’holonet dans les villes, installations, configuration et sécurisations de réseaux privés pour les entreprises ; bref, tout ce qui peut toucher de près ou de loin à la transmission de données. Notre matriarche, Ekna Darr’Ys, étaient très… proche des doctrines conservatrices de notre peuple, c’est-à-dire la domination de la femme au sein de notre société et « l’écrasement » des hommes, relégués aux tâches les plus ingrates, sans jamais plus de considération qu’un bantha.

    Même si je sais que cela sonne très caricatural dans la manière dont je le décris, et bien que je ne sois pas forcément totalement objectif, c’est néanmoins très proche de la vérité ; laissez-moi le prouver en vous introduisant le personnage principal de l’histoire en ma personne : Rek’kar Darr’Ys.



    Chapitre II : Une enfance dans la contestation


    https://www.youtube.com/embed/4CI3lhyNKfo


    Quand je suis né, mes parents avaient déjà eu un enfant l’année précédente : Arkna Darr’Ys, ma sœur ; ils étaient tous deux de parfaits Drall, endoctrinés par le système : ma mère dirigeait la famille et laissez à mon père toutes les tâches ingrates, le gratifiant souvent de railleries misandres auxquelles il répondait toujours une brève excuse et un affichait grand sourire, soumis pas sa propre volonté à s’effacer au profit de sa femme.

    Il a tenté de m’inculquer la même chose dès mon plus jeune âge, dans le sens du système éducatif de notre société : la femme est plus grande, plus forte, plus apte à diriger ; qui voudrait d’un homme, petit et faible, pour mener les clans qui font, in facto, avancer notre peuple ?

    Pourtant, je crois que, dès que j’ai commencé à parler et à comprendre le monde qui m’entourait, je me suis heurté aux barrières du bon sens : en quoi ma sœur était-elle meilleure que moi ? Certes, elle mesurait deux ou trois bonne tête de plus et se trouvait être mon aîné d’une petite année; mais je compensais largement ma taille et ma force par mon ingéniosité.

    En y repensant, je crois que je n'ai pas parlé d’un point important dans la société Drall : les ragots. Nulle autre race ne peut imaginer à quel point notre peuple est attaché à tous ces boniments ; nous sommes ici face à ce que l’on pourrait qualifier de sport national ! Je ne retire aucune fierté de cet héritage social, bien que j’avoue m’être parfois prêté au jeu : beaucoup d’informations importantes circulent à qui sait les entendre.

    Dans notre monde, Drall, tout le monde parle sur tout un chacun à coup de « machin est aller voir machine, vous pensez qu’ils vont se marier ? » ou « vous vous rendez compte que hier, machin est sorti pendant la nuit… je vous avais dit qu’il tournerait mal celui-là ! » ou encore « vous avez vu machin, il est parti de la planète, il a abandonné son clan et sa famille, quel déshonneur pour sa Duchesse ! ».

    Vous devez désormais comprendre où je voulais en venir : j’ai été, je pense, l’un des sujets principaux de ces histoires de bons hommes au sein de mon clan… je crois que j’ai toujours été à contre-courant de mon peuple et du système inégalitaire qui y règne.

    J’ai continué dans cette voie de la contestation : je me suis engagé très jeune dans une ligue luttant pour l’évolution du système matriarcale vers quelque chose de plus égalitaire, au sein duquel les hommes autant que les femmes auraient le droit, et de mérite, d’accéder aux instances supérieures du pouvoir par le biais de leur travail acharné !

    Notre groupuscule, la Lutte Pour l’Abolition du Matriarcat – abrégé en LPAM -, était considéré comme une entité extrémiste aux propos et aux actions trop fortes pour être bien perçues, à tel point que nous étions obligés de masquer notre propre identité pour éviter de se faire rattraper par le système ! - et par les duchesses, activement occupé à essayer de nous faire tomber -.

    Je pensais, à cette époque, que tous les hommes seraient derrière moi dans cette lutte et que la dévotion que je mettais sous la bannière de notre ligue valait pour tous ; pourtant, je me trompais.

    Un jour où nous faisions une attaque éclair au sein des réseaux de communication global de la capitale, Mastigophorous, nous nous sommes fait tomber dessus par un groupe de techniciens qui ont réussi à nous attraper ; je crois que je me souviendrais toujours de ce jour.

    Nous étions, avec quelques autres personnes de mon clan, envoyés dans une mission de réparation routinière sur l’un des réseaux de transmission global de la capitale ; de par mon jeune âge – et aussi à cause de ma propension à me montrer ouvertement contre le système – j’étais sous la direction de plusieurs techniciennes qui n’arrêtaient pas de me rabâcher les mêmes inepties : « reste à ta place d’homme, laisse le véritable boulot aux femmes, elles sont bien plus capables », accompagné du fameux « tu es sûr que tu as assez de force pour enlever le boulon ? Je pense que tu devrais songer à faire autre chose, ce n’est pas un métier pour toi, c'est trop physique ! ». Délicieuse mélopée, n’est-il pas ?

    J’avais convenu avec d’autres membres du LPAM que j’allais me carapater discrètement lors de la mission, pour aller à quelques encablures de mon point de chute initial afin d’inséminer sur le réseau une contre-propagande que nous avions tournée quelques semaines avant, montrant de nombreuses choses sur le traitement des hommes dans la société : la violence et la répression de leurs idées, le manque d’égalité et la disparité réelle, bien éloignée de l’image que tentait de donner les duchesses.

    J’ai réussi, sans trop de problèmes, à disparaître des radars de mes amies les techniciennes ; à vrai dire, ma taille, qui semblait être un sujet de moquerie très attrayant pour la gent féminine, me permettait de glisser dans n’importe quel conduit ou bouche d’aération sans aucun souci ! Ce certains vivaient comme un handicap se révélait être, pour moi, un réel avantage.

    Ainsi, j’ai pris la tangente pour rejoindre mon groupe au point de rendez-vous convenu. Une dizaine d’activistes attendaient mon arrivée, quelque peu retardée par la surveillance accrue que l’on m’avait affecté ; il régnait dans l’air un parfum de danger mêlé à une excitation importante : notre action était prévue depuis longtemps et savamment orchestrée par notre leader, le charismatique Ortho Thar’Rek.

    Nous avons rapidement rejoint un nœud qui faisait amplificateur de signal et en même temps répétiteur pour la diffusion du flux d’information vers la plupart des panneaux publicitaires du secteur ; malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévus : nous avions tous mis nos masques et l'opération semblait se dérouler sans accroc, mais l’un d’entre nous, le jeune Yrk Vonrek, semblait bien plus nerveux que d’habitude… Mais personne ne pouvait lui en vouloir, c’était sa première mission sur le terrain et elle était d’autant plus importante pour notre groupuscule que n’importe quelle autre de nos précédentes actions.

    C’est au moment où j’ai remarqué que Yrk avait disparu depuis plusieurs minutes que j’ai commencé à me questionner : que s’était-il passé ? Un problème urgent ? Un souci avec sa famille ? Ou faillait-il redouter plus ?

    J’ai rapidement compris qu’il n’avait pas résisté à la pression sociale de son clan quand il est revenu avec un groupe de techniciens ; je pensais pourtant que notre cause pourrait les toucher… pourtant, ils semblaient encore plus emplis de mépris et de haine que les femmes qui nous crachaient dessus allègrement en temps normal.

    Je pense qu’il n’y a rien de pire que de se retrouver en face de ceux que l’on pense défendre, d’essayer de les convaincre, et de se retrouver face à un mur de traditions, fermé et impénétrable, répondant à notre message par la colère, la haine et la violence.

    Ils nous ont tabassés. Tous. Même le petit Yrk, pourtant plus jeune que moi, qui les avaient amenés ici… Après cela, ils nous ont attachés comme des animaux et traînés à même le sol, dans la boue, sali par l’humiliation d’être traité comme un sac à viande, jusqu’au centre de police le plus proche. Nos parents ont dû venir nous chercher au poste de police ; c’est ce jour-là que les miens ont appris mon activisme au sein de la LPAM.

    Je crois que je n’ai plus jamais eu de signes d’affection de mes parents après cet événement ; même mon père, qui montrait bien plus de sympathie à mon égard par le passé, ne m’adressait plus la parole qu’avec des pincettes, comme s’il était rongé par la honte d’avoir un fils qui souhaitait simplement vivre d’égal à égal avec tout un chacun.

    J’ai été envoyé dans une sorte de maison de redressement pour cas sociaux, qui devait me faire « revenir sur le droit chemin de notre société blablabla ». J’ai décidé, pour pouvoir sortir plus vite et reprendre la lutte, de faire semblant d’être dans le moule tant espéré de notre société désuète et misandre.

    Cela a plutôt bien fonctionné et je suis rapidement sorti du cursus, avec une mention pour m’être « repenti » de mes actes passés. Quelle bonne blague. Comment peut-on simplement imaginer se repentir d’un acte légitime ?

    Malgré cela, mes parents ne m’ont jamais vraiment pardonné d’avoir rejoint la LPAM : ma sœur était toujours portée au pinacle pour la moindre action qu’elle faisait, comme si elle était l’héroïne d’un roman ; pourtant, elle était bien moins intelligente que moi… Mais je me régalais de lui jouer des tours en douce, sans jamais que personne ne puisse réussir à prouver que j’étais l’investigateur de ces coups fourrés.

    Au moins, le point positif de mon comportement, c’est la quantité astronomique de rumeurs qui circulaient sur moi parmi tous les bonimenteurs de mon clan : certain disait que j’avais été jusqu’à tabasser des filles pour me venger, d’autres me considérait comme un terroriste, on me voyait aussi comme un bagarreur, un partisan de l’investiture d’un patriarcat pour remplacer le système actuel et se venger des femmes ; j’ai même eu le droit aux rumeurs sur mon orientation sexuelle !

    C’est drôle de voir à quel point les gens sont imaginatifs et comment les propos peuvent se déformer, s’amplifier, se diffuser. J’avoue avoir bien utilisé ce système pour faire naître des rumeurs sur moi, ainsi que pleins de fausses informations contradictoires, histoire de faire planer un voile sur mes intentions et sur mon comportement.

    J’avais installé un micro dans la chambre de mes parents, et je prenais un malin plaisir à les entendre se chamailler sur mon cas : ma mère accusait mon père d’avoir raté mon éducation, se demandait de qui voudrait d’un activiste comme employé, …

    Je pense que j’ai compensé mon manque affectif par la jubilation de voir à quel point j’étais un OVNI dans le paysage sociétal de Drall; j’ai continué mes actes avec la LPAM dans la plus grande discrétion et avec un nombre plus réduit de partisans, mais aussi bien plus fidèle.

    Et puis un jour tout a basculé : une fille nous a rejoint. J’avoue qu’à cette époque, j’en étais arrivé à développer une haine pour toute la gente féminine, à tel point que je faisais le même amalgame que je reprochais à la société de faire sur les partisans de l’égalitarisme.

    Cette demoiselle, Houna Urth, était engagée dans le combat que nous menions depuis plusieurs années déjà ; il était plus que rare de voir des femmes dans notre mouvance, mais on ne pouvait nier la concordance de nos idées. La refuser, c’était dire que nous étions pour une société patriarcale, ce qui n’était pas notre idéal.

    Nous lui avons ouvert la porte, un peu à contrecœur, méfiant, mais curieux. Ce ne fut pas justifiée; elle se montra être une ressource tout à fait honorable, prêt à sacrifier son intégrité pour le combat que nous menions.

    Je pense que nous sommes tous, à un moment ou un autre, tombé amoureux d’elle ; pourtant, même si je ne saurais dire pourquoi, je fus le seul qu’elle trouva à son goût.

    C’est main dans la main que nous avons lutté pendant plusieurs années dans ce combat incessant pour une égalité chaque jour plus illusoire ; Ortho a fini par abandonner la lutte, par manque de résultats : notre société semblait ne semblait pas avoir bougé d’un iota, les mentalités n’avaient pas changées… Beaucoup ont quittés le navire avec notre ancien leader, mais nous avons repris les rênes avec Houna : le combat ne faisait que commencer.

    Tout a été fait pour qu’elle puisse jouir de la meilleure situation possible afin de profiter d’une influence féminine forte au sein du paysage politique ; malheureusement, elle a fini par sombrer, dévorée par ses ambitions, absorbée dans un système où le pouvoir grandissait inexorablement dans ses mains.

    Et puis est arrivé le jour où elle nous a trahi.

    Je… je pense que je n’ai toujours pas digéré, malgré les années, le poids de cet acte… Peut-être parce que je ne l’ai jamais compris ?

    Ce jour-là, je l’avais demandé en mariage ; elle m’avait dit qu’elle acceptait, mais qu’elle me demandait quelque chose en retour : lui livrer l’intégralité de mes camarades et de démanteler la LPAM. J’avoue avoir d’abord cru à une blague, mais je me suis rapidement rendu compte qu’il n’en était rien… elle m’a annoncé que c’était la seule manière pour elle de pouvoir grimper rapidement dans les échelons de la société pour accomplir notre but ultime d’égalité en prouvant sa fidélité blablabla…

    C’était avant tout une trahison : trahir ses idéaux, mais bien pire encore, trahir ses camarades.

    J’ai refusé. Elle m’a dit qu’elle avait tenté de me sauver en prouvant ma bonne foi, mais qu’il était déjà trop tard, elle avait révélé

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    • Rek'karR Hors-ligne
      Rek'karR Hors-ligne
      Rek'kar
      a écrit sur dernière édition par Admin
      #2

      Post n°1
      Auteur : Rek'kar

      les identités de tous les membres de la LPAM en échange du titre de duchesse de son clan – peut-être la plus jeune duchesse de sa génération - ; la vérité, c’est que j’avais été moteur de son ascension, mais que sa soif de pouvoir s’est avéré insatiable, un appétit dévorant l’essence même des idées combattues, ainsi que tous les camarades qu’elle avait eu durant toutes ses années…

      J’ai purgé une peine de prison de plusieurs années, fêtant même ma majorité légale en prison, avec mes camarades. Heureusement, nous étions dans une prison masculine, et notre combat nous a valu un certain prestige qui nous a permis de survivre au milieu carcérale avec un minimum de séquelles – mentales ou physiques -.

      Quand j’ai eu purgé ma peine, je suis retourné dans ma famille et je leur ai annoncé que je quittais la planète, faute de pouvoir changer leur système pourri jusqu’à la moelle. J’ai presque insulté ma mère, j’ai conspué mon père de cautionner une société aussi misandre et d’accepter de se faire cracher dessus en permanence par le système, puis je suis parti.

      J’ai aussi laissé un petit cadeau d’adieu à ma chère et tendre sœur – qui n’a d’ailleurs jamais eu autre sentiment que du mépris à mon égard – sous la forme d’une diffusion complète sur tous les réseaux de son « journal intime », retraçant moult récits plus ou moins honteux… ou torride, chacun pouvant se faire une idée en le consultant directement en ligne, accessible sur toutes les plateformes ! C’était le dernier doigt dressé à la société. J’ai d’ailleurs abandonné, avec mon peuple et ma famille, mon nom de clan, pour ne conserver que mon prénom, Rek’kar.


      Chapitre III : L’empire


      https://www.youtube.com/embed/-bzWSJG93P8


      Quand j’ai quitté Drall, je ne m’attendais à rien, c’était simplement que je n’avais plus la force de reprendre les armes et de continuer à pousser une masse que ne voulait avancer dans la bonne direction.
      Je suis parti sur une planète voisine, Corellia, n’ayant de toute façon pas les moyens de pouvoir aller plus loin, afin de me faire engager et d'accumuler quelques crédits.

      J’ai trouvé mon bonheur, mais pas vraiment de la manière à laquelle je m'attendais : j’ai été employé par la pègre locale afin de subtiliser des données, de bloquer des réseaux, de provoquer des pannes de caméra quand cela était nécessaire ; je ne cautionnais pas les actes criminels, mais j’avoue, avec honte, que je prenais un malin plaisir à infiltrer les réseaux, trafiquer, subtiliser… C’étaient des challenges qui me faisait me sentir plus vivant que jamais, un peu comme si je me prouvais à moi-même que j’étais capable, autant, voire mieux, que n’importe quel Drall.

      Bien sûr, j’ai vécu de nombreuses railleries sur ma taille, sur mon apparence ; j’avais le nom de code « Boule de poil » ou « Nabot », dépendant de mes interlocuteurs ; au début, je me suis laissé faire, regardant ces personnes se complaire dans le sarcasme. J’ai noté leur nom, j’ai récupéré toutes les informations possibles sur eux, toutes les preuves que l’on pouvait trouver et auxquelles j’avais accès.

      Et puis un jour, j’ai pris contact avec tous ceux qui se moquait de moi et je leur aie fait comprendre qu’a la moindre nouvelle moquerie, l’intégralité de leur dossier partait directement chez les chasseurs de prime et aux instances de la CorSec.

      Je crois qu’ils n’ont pas trop apprécié; mais à partir de ce jour-là, étonnamment, plus personne ne s’est moqué de moi. On m’en voulait d’avoir posé une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, mais j’en ai fait fi : j'avais acquis le respect.

      Un jour, j'ai reçu une étrange communication cryptée; quelqu'un tentait de me joindre discrètement. Après avoir décrypté le message, je me suis rendu compte qu'un agent de la CorSec, le corps de sécurité propre à Corellia, voulait me rencontrer.

      Je ne savais trop quoi penser de cela; s'il connaissait déjà mon existence, il était étonnant de ne pas avoir dénoncé mes agissements auprès de ses supérieurs et de me faire arrêter, purement et simplement… Il y avait autre chose, j'en étais persuadé, et cela piquait à vif ma curiosité; j'ai donc décidé de m'y rendre, en prenant au préalable moult garanties : panne temporaire des caméras de sécurité, un plan de secours et d'évacuation, le cryptage complet de mes données et leur suppression indexée sur mon rythme cardiaque. Si je venais à trouver la mort, personne n'aurait aucune informations, et tout le monde serait perdant. Même si j'avoue que je ne tenait pas vraiment à perdre la vie si tôt.

      Ainsi, j'ai rencontré ce fameux agent qui s'était prénommé "K" dans la fameuse transmission; nous avions tous les deux le visage et le corps couvert, afin que personne ne puisse nous reconnaître. Nous avons pu nous trouver grâce une sorte de procédure qu'il m'avait confié.

      Quand nous nous somme assis, il m'a tendu un comlink, que j'ai glissé sous mon casque. Nous avons commencé à discuter :


      "- Bonjour, je suis K. Je ne donnerai aucune informations sur mon identité, pas plus que je ne vous en demanderai. Avant toute chose, j'aimerais vous poser une question : que cherchez-vous réellement ?
      - Enchanté, K. Vous pouvez m'appeler J pour cette discussion. Voilà une bonne question. Je cherche quelque chose qui correspond à mes idéaux : la paix, l'égalité, le mérite. J'ai bien conscience que ce n'est pas vraiment ce que je sers en ce moment, mais ma condition m'a poussé à accepter le premier emploi le plus rémunérateur possible; cela étant, je vous retourne la question, que cherchez-vous ? J'ai bien conscience que vous n'êtres pas là sous l'étiquette de la CorSec, ce ne sont ni leurs méthodes, ni le genre de discours qu'ils tiennent envers les gens comme moi.
      - Vous êtes perspicace, c'est indéniable. J'ai un travail à vous proposer. Un travail pour quelque chose de plus grand, quelque chose qui va exactement dans le sens de vos idéaux : la paix et l'égalité, mais aussi la progression par le mérite et par les actes. Je ne peux pas vraiment vous en dire plus pour le moment, mais si vous accomplissez une tâche pour moi, vous serez grassement payé et je vous offrirez une nouvelle vie et un travail qui, je suis sûr, vous ira à ravir
      - Vous piquez de plus en plus ma curiosité. Je vous écoute.
      - Je vous demande trahir vos employeurs. Je vous donnerai demain un point d'extraction que vous rejoindrez avec toutes les données acquises; nous vous ferons sortir de Correlia.
      - Qu'est-ce que j'y gagne dans tout ça ? Quel est la garantie ? Comment pourrais-je vous croire sur parole ?
      - La reconnaissance d'un empire"


      C'est ainsi que j'ai rejoins les services de renseignements impériaux, qui m’ont pris sous leur aile. Ils m’ont accueillis, formés et appris la grandeur de l’empire : tout le monde pouvait accéder à tout poste à force de travail, de loyauté et d’ambition. L’empire m’a donné tout ce que mon peuple a tenté de m’enlever : l’égalité par le mérite.

      J’ai reçu une formation plus avancée dans les domaines du renseignement ; j’ai pu apprendre à me servir de ma taille pour être un meilleur espion et de mon apparence pour donner l’impression d’être inoffensif.

      J’ai quitté une famille qui m’a conspué pour rejoindre une nouvelle qui m’a acceptée les bras tendus, me demandant simplement de faire mes preuves dans un empire naissant à l’apogée de sa puissance ; je n’avais jamais rien espéré de mieux.

      Ainsi, j’ai endossé le matricule RK-3647 et je suis devenu grand partisan de l’Empire démocrate.
      Pendant plusieurs années, j’ai servi , appris à me battre, à voler sous leur bannière et à utiliser mes talents pour aider sa puissance à perdurer dans le temps.

      J’ai pris notamment part aux renseignements sur les activités de la C.S.I ; j’avais été affecté, à cette époque, a une branche spécialisée dans la pêche aux informations sur les mouvements séparatistes.

      Malheureusement, et malgré tous nos efforts, rien ne nous a permis de prévoir la grande guerre qui a failli anéantir à jamais notre glorieux empire.

      Je n’étais pas sur Coruscant le jour où cela s’est produit, mais j’espionnais pour le compte de l’empire sur l’une des planètes de la C.S.I. Ce fut un jour que je n’oublierai pas, parce qu’il marqua la lente chute de l’empire démocrate.

      J’étais en pleine mission d’espionnage, notre cellule soupçonnant un accord entre la C.S.I et une seconde faction; nous tenions à savoir ce qu'il en était. Pourtant, personne n’imaginait à quel point nous avions raison.

      J’étais à la cantina, en train de discuter avec un gradé séparatiste avec qui j’avais fait ami-ami, en échange de quelques « informations » sensibles sur certaines personnes lui permettant d’éliminer des candidats à un poste plus haut gradé, sans avoir à se salir les mains ; cet homme-là, dévoré par son ambition, et content d’avoir trouvé une oreille qu’il pensait fidèle, racontait souvent d’intéressants détails qu’il n’aurait sans doute jamais du évoquer devant un civil.

      Je pensais être le prédateur et lui la proie, mais ce fut l’inverse qui se produisit.
      Nous discutions, comme à notre habitude, sur des questions politiques, débâtions sur des sujets divers et variés ; et puis il a reçu une communication, a hoché la tête, m’a souri, puis il s’est exprimé :

      "- Mon cher Thavor, c’était mon pseudonyme pour cette mission, j’ai été ravis de faire ta connaissance ; j’avouerais, sans nulle honte, que nos conversations ont eu une importance non-négligeable dans ma petite vie de séparatiste. Pourtant, je savoure cet instant ; regarde cet écran d’information sur ce qui se passe sur coruscant. Tu transmettras mes amitiés à tes supérieurs impériaux et les remercieras d’avoir écouté toutes mes fabuleuses informations hahaha !
      Je n’ai aucun grief contre toi personnellement ; ainsi, je te laisse quitter cette ville et cette planète, tu m’as été d’une grande aide ! Tel est prit qui croyait prendre."


      Sur ces mots, il s’est levé, me laissant pantois devant ces révélations : j’avais été manipulé, mon empire venait de subir une des plus violente bataille, et cela en parti par mon incapacité à fournir des informations viables.

      Je m’en suis voulu pendant longtemps.

      Je suis donc rentré bredouille dans ma cellule de renseignement, indiquant que ma couverture avait été compromise, mais sans jamais avouer à quel point j’avais été faible et influençable dans cette mission…
      Suite à ces événements, j’ai été affecté à plusieurs menues missions d’espionnage, récupération d’informations moyennement sensibles. J’ai dû redorer mon blason suite à mon premier échec, regagner la confiance de mes supérieurs, pouvoir être à nouveau le fer de lance de mon empire.

      J’ai ainsi pu être affecté sur une mission pour prendre ma revanche contre une partie de la C.S.I.

      Lors de la révolte des bas-fonds, les services impériaux ont eu la bonne idée d’envoyer quelques agents pour aider discrètement le mouvement à prendre l’ampleur, dans l’idée de déstabiliser la puissance de la C.S.I via les troubles internes provoqué par le refus de la nomination de Gelmir au rang de général.

      La mission fut un rapidement avorté : ce dernier, via un brillant coup d’état, a pris la tête de la C.S.I, calmant in facto les prémices de ce qui aurait pu devenir une petite guerre civile au sein de la confédération.

      Devant l’incapacité à obtenir des renseignements sur la C.S.I ou à déstabiliser leur régime, notre cellule migra sur un autre point : Cerberus ; de nulle part était sorti un groupuscule terroriste qui s’enjouait à l’idée de déstabiliser notre empire, sans vergogne, jouant sur l’affaiblissement de celui-ci après la bataille de Coruscant.

      Pendant quelques années, j’ai bondi de mission en mission, jusqu’à la chute de l’empire démocrate au profit de l’empire Sith.

      Je ne savais trop si cette renaissance était une bonne ou une mauvaise nouvelle. Les siths n’ont jamais vraiment eu la réputation d’être de bons samaritains, mais ils ont permis à l’empire de subsister en lui donnant une seconde jeunesse, peut-être plus dure et un moins démocratique que le précédent, mais c’était sans doute un mal pour un bien.

      J’aimais, et j’aime toujours, mon empire. Il n’est pas parfait, il a ses défauts, je ne suis pas aveugle, mais ses qualités sont si nombreuses que rien ni personne ne saura me faire renier mon engagement ; malgré les années, je suis resté fidèle à moi-même : la loyauté ou la mort. C’est ma famille, ma vie, mon engagement, ma patrie. Gloire à l’empire, quel qu’il soit.

       

      Chapitre IV : L’empire sith


      https://www.youtube.com/embed/A7XlLZelPVg



      Sous ce nouveau nom, j’ai continué de servir mon engagement. Mais c’est aussi ici que j’ai chuté.
      J’ai participé aux renseignements fournis contre le groupuscule extrémiste « Death of Empire » ; ce fut sûrement l’un de mes succès dont je suis le plus fier ; malheureusement, je n’ai pas vraiment pu profiter de cette réussite.

      J’étais en pleine mission, j’avais transmis plusieurs informations importantes pour l’éradication de cette épine planté dans le pied impérial. J’ai compris, lors de mon extraction, que l’on avait envoyé des poursuivants à mes trousses, pour me faire payer l’affront que j’avais commis en leur soutirant des informations…

      Je marchais de nuit dans les rues sombres de la ville ; l’odeur pestilentielle des bas-fonds chatouillait mes délicates narines, m’incitant à une apnée plus que bienvenue afin d’échapper à une forte envie de vomir ; mes pas étaient légers dans la nuit, je faisais en sorte de me déplacer doucement, mais silencieusement, pour ne pas attirer les soupçons sur mon passage en ces lieux.

      On m’avait arrangé un transport de fortune sous la forme d’un petit vaisseau caché dans une planque aux abords de la ville, histoire de pouvoir fuir sans risque d’éveiller les soupçons et sans s’exposer en passant par un spatioport local !

      J’étais un peu nerveux - je crois que les extractions ça me rends toujours un peu fou -. C’est comme si je n'étais plus maître de ma destinée, incapable de maîtriser cette partie là du plan, indépendamment de ma volonté. C’est toujours dans ces moments-là que l’imagination travaille le plus, que la mémoire ramène en lumière les évènements passés, les échappatoires complexes et bien d’autres détails suffisamment croustillant pour préférer rester dans un pareil dépotoir…

      J’ai maugréé contre moi-même et ce sentiment de malaise, tâchant de me répéter en boucle le code impérial afin d’apaiser mes craintes et de me focaliser sur mon but premier : partir d’ici avant que quelqu’un décide de me faire déguerpir, dans un cercueil.

      Je suis arrivé aux abords du mur qui permettait de sortir de la ville ; j’ai profité de ma petite taille pour entrer dans un conduit de canalisation étroit, puis je me suis aventuré dedans. Les odeurs étaient pires qu’avant, chaque respiration devenait un calvaire et j’ai dû m’arrêter plusieurs fois, proche de vomir mes tripes… Mais j’ai tenu bon jusqu’au bout.

      A défaut de pouvoir me suivre par ma taille imposante, je laissais à mes adversaires une piste olfactive des plus répugnantes ! Cela étant, pour le moment, personne ne semblait m’avoir suivi, ce qui était un bon point, en soi.

      J’ai accédé au point de rendez-vous, une sorte de hangar/grange, un peu à l’abandon, à l’orée d’une forêt. Sans trop me poser de questions, je suis entré à l’intérieur pressé de déguerpir. C’est à ce moment-là que j’ai entendu des voix à l’extérieur ; des voix qui criaient, qui cherchaient.

      Une poussée d’adrénaline m’a fait monter dans le vaisseau en deux temps trois mouvements, d’autant plus pressé de fuir que les cris se rapprochait dangereusement du hangar. En quelques secondes, je me suis rendu compte qu’on m’avait trouvé un vieux coucou au bord de l’agonie, tout juste bon pour un dernier voyage avant une retraite bien méritée dans une casse.

      J’ai pesté, mais je n’avais de toute façon pas le choix. J’ai démarré les moteurs, lancé une procédure de calcul anticipé de saut en hyper-espace vers la bordure extérieure, pour tenter de semer mes poursuivants dès que je serais à portée de saut, puis j’ai décollé d’un seul coup, explosant une partie du bâtiment avec les petits blasters du vaisseau, pour sortir plein gaz – enfin autant que possible, vu l’engin -. J’ai essuyé quelques tirs, mais rien de trop grave.

      Mes radars ont rapidement indiqué que des vaisseaux décollaient dans ma direction, avant de rendre l’âme, laissant la détection de vaisseaux ennemis à mes pauvres petits yeux. Je me suis dit à ce moment-là que j’en toucherai deux mots à celui qui m’a affirmé avoir trouvé « un excellent plan pour s’échapper rapidement et discrètement » ; encore un nouveau qui voulait se faire mousser dans les rapports…
      Quand j’ai atteint le point de saut, je n’avais aucune idée du nombre de personnes qui pouvaient me poursuivre. Mais j’étais loin d’être au bout de mes surprises.

      Juste avant de sauter, j’ai reçu plusieurs salves sur le vaisseau, endommageant mon système de navigation, rendant les calculs de l’ordinateur caduques, puisqu’il venait simplement de rendre son dernier souffle.

      Si j’avais été quelqu’un de normal, je me serais rendu et leur aurais sûrement donné de nombreuses informations sur l’empire et sur la cellule de renseignement, après d’intensives séances de torture.

      Heureusement, je suis un fier impérial : se rendre et risquer de compromettre ce pour quoi je vis, mon empire, n’était pas une option envisageable. J’ai donc fait un saut dans l’hyperespace à l’aveugle, priant pour ne pas atterrir au beau milieu d’une étoile – même si c’était déjà mieux que de finir capturé –.

      En un sens, j’ai plutôt eu de la chance, je ne suis pas mort à la sortie du saut. Mais par contre, je suis entré directement en collision avec un astéroïde, puis deux, puis trois, puis j’ai chu, à demi-conscient sur une planète, et je me suis écrasé.

      Vous vous en doutez, si vous avez cet enregistrement, j’ai survécu à ce crash. Comment me direz-vous ? Je vais vous expliquer.

       

      Chapitre V : Survie en milieu hostile


      https://www.youtube.com/embed/DoC-H3tLvQY


      Les premières images que j’ai pu voir, c’est du feu, de la fumée, le tout constellé de points noirs dansant, mais avec une étonnante sensation de fraîcheur. J’ai senti une vive douleur, et je suis tombé à nouveau dans le coma.

      A mon réveil, je n’avais plus de tâches, le feu semblait s’être éteint de lui-même, mais je n’ai pas compris pourquoi. J’en senti toutes les douleurs au niveau de mon corps. Pourtant, je n’arrivais pas à bouger ; ne sachant si c’était parce que j’étais devenu paraplégique ou si parce que la douleur était telle que mon corps empêchait tout mouvement. Après plusieurs minutes de rage, j’ai à nouveau sombré dans le noir.

      Après un dur combat, j’ai retrouvé l’usage de mon bras droit, qui m’a permis de me rendre compte que je ne sentais plus mon bras gauche et qu’il était totalement coincé sous des débris du vaisseau ; j’ai aussi pu voir qu’il semblait y avoir de la neige non loin. Heureusement, les débris formaient une sorte d’abris, comme un bras tendu, un signe : survivre malgré les épreuves, pour l’empire. Pour l’empire. Pour l’empire.

      J’ai pu, après de nombreux enchaînements conscience, puis coma, réussir à reprendre possession de mon corps, sauf de mon bras gauche, coincé. Je ne pouvais rester ici indéfiniment. Ainsi, je suis resté pendant plusieurs heures à me demander si l’on allait me retrouver ou si j’allais devoir survivre ici, au sacrifice de mon bras… mon bras bordel !

      Après ce qui m’a semblé une éternité, seul, dans ce désert de glace, j’ai pris ma décision. Il fallait que je tente de survivre. Si je n’avais qu’une infime chance de survivre et de pouvoir continuer à servir l’empire par quelque moyen que ce soit, je n’avais pas le droit de mourir.

      Cette idée est devenue une obstination, ma principale rengaine, ma raison de survivre. Ne jamais oublier, vivre à tout prix, l’échec n’est pas tolérable.

      L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie.

      C’est ce que je me suis répété avant d’abattre ma vibrolame sur mon bras gauche et de m’estropier. Je n’ai jamais autant souffert de ma vie. Heureusement, j’ai rapidement trouvé un pack de soin qui avait survécu au crash. Encore un signe. Je ne devais pas mourir, jamais. L’empire peut perdre les idiots, mais les fidèles ne sont pas remplaçables. En mourant, je prive l’empire de l’une de ses ressources.
      J’ai arrêté l’hémorragie, cautérisé la plaie après avoir fait chauffer un tube métallique à blanc sur lequel j’ai dû me reprendre à plusieurs fois, la douleur étant tellement intense que je m'évanouissais régulièrement.

      L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie.

      Après une lutte acharnée, j’ai pu commencer à explorer aux alentours de mon vaisseau : une plaine de glace et de neige, balayée par des vents glacés, le tout dans des montagnes à perte de vue. Visiblement, s’il y avait une civilisation quelque part, il était peu probable que cela soit dans cette zone. De toute façon, au vu de mon état de faiblesse, je n’aurais jamais pu marcher suffisamment longtemps pour atteindre une ville.

      J’ai bricolé un abri de fortune dans la carcasse à moitié calcinée de mon vaisseau pour essayer de m’isoler du froid, puis j’ai construit une sorte de lance rudimentaire, en fixant ma vibro-lame au bout d’un tube métallique. Je me suis dit qu’il n’était pas impossible que des créatures rodent dans les parages, bien que sûrement effrayé par le crash.

      Après plusieurs jours sans nourritures, la faim me rongeait. Heureusement, il ne semblait pas que ma cicatrice sur mon bras gauche se soit infectée, ce qui était plutôt bon signe ; j’ai donc pris la décision de sortir explorer les alentours.

      J’ai trouvé non loin de là une grotte dans laquelle je me suis aventuré. J’ai pu trouver des sortes petites créatures, un peu comme des gros insectes ; faute de mieux, je les ai ramenés jusqu’à mon camp de base, pour essayer de les faire cuire.

      J’ai utilisé mon petit chalumeau pour faire chauffer ça tant bien que mal, conscient que son énergie n’était pas illimité ; mais il fallait absolument que je mange et que je reprenne des forces pour la suite ! Quitte à ce que les prochaines semaines soient plus dures, sans source de chaleur.
      C’était un horrible repas, dégoûtant, mais que je n’ai pas vomi, me convainquant qu’il n’y avait pas d’autre solution pour survivre.

      Plus le temps passait, plus mon abri de fortune tombait en ruine sous les assauts répétés du vent et de la neige. Je me suis rapidement rendu à l’évidence : rester ici n’était pas possible. Il me fallait trouver autre chose.

      J’ai rassemblé mes quelques affaires, et je suis parti dans la grotte que j’avais commencé à explorer. J’ai fait plusieurs aller-retours afin de ramener des pièces du vaisseau qui me semblait viable afin de les utiliser et tenter de rendre mon abri de fortune un tantinet plus confortable. J’ai pu trouver un moyen d’enregistrer mon histoire, c’est le seul apanage de technologie qui me reste.
      Une semaine est passée, impossible de construire quelconque appareil de communication. Impossible de sortir plus d’une heure dans le blizzard de la toundra gelée. Mon avenir était peut-être de rester bloquer ici. Ai-je seulement le choix ? Je devais vivre, c’est tout ce qui importait.

      L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie.

      Cela fait maintenant plus d’un mois que je me suis retrouvé bloqué ici, j’ai réussi à tuer une créature dans son sommeil au fond d’une autre grotte, ça m’a permis d’utiliser sa fourrure et de me nourrir. Malheureusement, mon chalumeau n’a plus d’énergie. À partird’aujourd’hui, je ne peux consommer que de la viande crue. Mais j’ai repéré des champignons qui poussent dans la grotte, peut-être sont-ils comestibles ?

      Note à moi-même, les champignons bleus sont comestibles, les rouges… comment dire ? Il vaut mieux éviter. Je crois que j’ai à nouveau échappé à la mort, de justesse. Je me félicite d’avoir une solide constitution, sinon, je serais sûrement mort d’intoxication alimentaire… ça aurait été dommage après avoir survécu à tant d’épreuves.

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      Je crois que ça doit faire une année, maintenant. J’ai réussi à fabriquer un moyen d’avoir de l’énergie ; j’ai créé une sorte de petite éolienne qui me fournit juste assez pour charger mon chalumeau et mon enregistreur. Je peux à nouveau manger des plats chauds, c’est un luxe que j’avais presque oublié.

      Je fais la conversation avec une stalactite, je lui ai dessiné un visage et un symbole de l’empire. Je m’entraîne quotidiennement sur le rapport que je ferais dès que j’aurais réussi à sortir d’ici ; ça me permet de ne pas perdre les pédales ! J’ai bon espoir que quelqu’un tombe ici par pur hasard un jour ; j’ai eu de la chance dans ma malchance, alors pourquoi pas ?

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      Je… je ne sais plus vraiment depuis combien de temps je suis ici ? Trois ans ? Quatre ans ? J’ai perdu le compte. Les murs de ma grotte sont couverts de tellement de traits que je n’ose même plus les compter. Je n’ai plus vraiment d’espoir que l’on me retrouve, mais je n’ai simplement pas le courage de mettre fin à mes jours. Et puis il y a l’empire. L’empire compte sur moi. Je ne peux pas. Je n’ai pas le droit. Pas le droit de faiblir. On me trouvera, c’est sûr !

      J’ai exploré un peu plus en profondeur ma grotte, je l’ai bien aménagé. J’ai réussi à trouver plusieurs créatures dont j’ai pu prélever la fourrure. Avec mon système d’éolienne, j’arrive maintenant à alimenter une petite lumière. J’ai remarqué que les champignons rouges sont chauds au toucher et qu’ils contiennent une sorte de sève qui emmagasine la chaleur et la diffuse. J’ai entrepris de planter de ses champignons-là partout dans la grotte, notamment dans ce qui me sert de chambre. La chaleur est douce, mais cela me permet de trouver du réconfort.

      J’ai gravé dans ma chambre le symbole de l’empire, il veille sur moi la nuit. J’ai aussi gravé le nom de tous mes camarades impériaux mort au combat. Je ne veux pas oublier. J’ai peur d’oublier. J’ai peur de devenir fou. Parfois, je me surprends à parler avec les murs. Je crois que la solitude me pèse, bien plus qu’autre chose. Heureusement, l’empire me berce.

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      Aujourd’hui, je me suis observé dans un reflet de métal. J’ai vieilli, c’est flagrant. Je suis devenu très maigre, mais plein de muscles. Je ménage mes efforts et mes mouvements pour ne pas gaspiller de l’énergie. J’ai réussi à cultiver, après de nombreux essais, ces fameux champignons bleus. J’arrive à les faire pousser en abondance selon des critères précis : je maintiens une certaine chaleur dans la pièce grâce aux champignons rouge et un certain taux d’humidité en provoquant de l’évaporation en disposant de la neige sur les champignons. La nourriture n’est pas un problème. La neige me fournit de l’eau. Mais à quoi bon vivre s’il n’y a plus d’espoir ? À chaque fois que je suis proche de commettre l’irréparable, je sens la main de l’empire sur mon épaule qui m’ordonne de vivre et de servir, que je vais m’en sortir, que j’ai traversé tant d’épreuves pour me rendre plus fort. Alors j’attends.

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      Je crois que j’entends encore des voix. Pourtant, ce ne sont pas les mêmes que d’habitude. C’est étrange. Je ne reconnais pas mes amis impériaux avec qui je discute habituellement. Je suis sorti pour aller voir.

      Il y a un vaisseau. En état de marche. Enfin, il fume un peu, mais toujours moins que celui avec lequel je suis arrivé ici. Je me suis approché d’eux, j’ai fait des grands signes, puis je me suis mis à pleurer. La fin du calvaire était là. J’allais pouvoir faire ce fameux rapport. Mais depuis combien de temps étais-je parti ?

      L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie. L’empire est grand, je le sers pour la paix et l’égalité dans la galaxie.

      Ce sont des humains qui ont eu un problème sur leur vaisseau et qui ont dû atterrir de force ici ; comme ils ont détecté les restes de mon ancien vaisseau, ils pensaient pouvoir trouver quelques pièces pour réparer, faute d’avoir autre chose sous la main.

      Je les ai amenés à ma grotte. Ils ont été très surpris, mais très cordiaux. J’ai ri quand ils ont mangé les champignons pour la première fois ; je m’étais déjà largement habitué à ce goût immonde, j’arrivais même à trouver certain meilleur que d’autres, essayant de cultiver en conséquence, pour conserver les spécimens les plus goûtus.

      J’ai raconté mon histoire, puis je leur ai demandé :


      "- Pourriez-vous me déposer sur le premier poste impérial sur votre chemin ? J’ai un long rapport à faire…
      - Et bien… comment vous dire… ça fait combien de temps que vous êtes là ?
      - Je ne sais plus vraiment… cinq ans ? huit ans ? Dix ans peut-être…
      - Si je me fie à votre histoire, d’après les événements dont vous parlez, ça doit effectivement faire presque 10ans… on veut bien vous ramener, mais le problème c’est que l’empire tel que vous le connaissez… n’existe plus vraiment… C’est la république fédérale qui dirige à l’heure actuelle…
      - C’est une blague… l’empire à … sombré ? Comment est-ce possible… "


      Je crois que j’ai eu plus mal d’entendre cela que lorsque j’ai dû me sectionner le bras à la vibro-lame. J’ai pleuré à chaud de larme. J’ai pleuré de douleur, de haine et de désespoir. Mais je me suis rapidement repris. Il était certain que l’empire n’était pas définitivement mort, parce qu’il vie dans le cœur de ses fidèles et que tant qu’ils seront en vie, il subsistera en nous.

      J'ai repris un peu de poil de la bête, puis j'ai relancé la discussion :

      "- Comment êtes vous arrivez ici ? Savez-vous où nous sommes ?
      - Vous ne savez pas sur quelle planète vous êtes ? Nous sommes actuellement sur Hoth. Quant à nos activités... nous sommes des marchands, notre vaisseau a été endommagé par ... heu... des débris et nous avons dû nous poser en catastrophe pour faire des réparations. Nous avons d'ailleurs presque terminé. On vous déposera sur une planète à proximité pour que vous puissiez accomplir votre... rêve ?"

      Je n'ai pas répondu, je suis simplement allé chercher mes quelques affaires, j'ai passé mon matricule impérial autours de mon cou, préparé mon plus beau salut impérial - que je travaillais depuis quelques années -, puis j'ai suivi ces individus qui me paraissait plus que louche. Il était fort probable que ce soit tout, sauf des marchands.

      Quand je suis monté dans le vaisseau, j'ai tout de suite compris que j'avais à faire à des contrebandiers. Il n'y avait aucune marchandise visible, le vaisseau semblait tailler pour se fondre dans la masse, une sorte de go-fast, profilé pour rallier deux points rapidement afin d'éviter contrôles et fouilles des autorités.

      C'était drôle, certain réflexe d'analyse me revenait en mémoire, bien que beaucoup de choses ne signifiait plus rien pour moi. J'ai laissé filé le côté félon de mes nouveaux camarades : je n'allait pas cracher sur mes sauveurs. Nous avons décollés.

      Mais la providence frappant son second coup, nous avons été arrêté par... une patrouille impériale ! Les dégâts sur le vaisseau des contrebandiers avait endommagés une partie du système radar et ils n'avaient pas fait attention en passant proche d'un avant-poste de l'empire. Coïncidence ? je ne crois pas. C'est ma patrie qui m'appelait à elle, tout simplement.

      Mes camarades n'ont pas pu se soustraire à ceux qui les avaient arrêté et ont du se poser de force sur l'avant-poste. Nous avons été accueilli par des snowtrooper. J'ai difficilement retenu mes larmes de joie en voyant les armures et uniformes des soldats; les contrebandiers n'avait, étonnamment, pas l'air aussi heureux d'être ici. Quand nous sommes descendu, je me suis présenté à l'officier impérial avec mon plus beau salut militaire, et je lui ai annoncé :

      "- Matricule RK-3647, disparu il y a presque 10 lors d'une mission impériale, au rapport !"

      Désormais, je dois tout recommencer à zéro, apprendre à vivre à nouveau; toutes les connaissances que j’avais accumulées se sont perdu dans les tréfonds de ma folie naissante. Tout ce que je sais, c’est qu’il existe encore un empire: je vouerai ma vie à lui faire retrouver sa gloire passée, parce qu’il n’y plus que cela qui me raccroche encore en vie.

      Fin de l’enregistrement du matricule RK-3647.


      Points forts:

        - Fanatique impérial
        - Doué en hacking informatique (A l'époque)
        - Doué en mécanique (A l'époque)
        - Parle bien (A l'époque)
        - Discret


      Points faibles:

        - Fanatique impérial
        - Manque un bras
        - Petit
        - Propension à la folie
        - Doit apprendre a vivre a nouveau en société
        - Doit tout réapprendre après 10ans d'isolement forcé
        - Apparence n'inspirant pas le respect
        - Ne tolère pas les misandres

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        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Post n°2
        Auteur : Hivernus

        Fiche impeccable. Corrections apportées. Rien à rajouter !

        Tu es donc officiellement validé ! Tu débutes sur Hoth avec 1 000 crédits en poche. N'oublie pas de créer ton casier dans la partie appropriée.

        Bon RP ! 8)

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