Emiko Areku (Terminée)
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Post n°1
Auteur : Emiko ArekuNom: Areku
Prénom: Emiko
Surnom/Matricule: -
Age: 27 ans
Race: Humaine
Carrière envisagée: Jedi
Description mentale:
Emiko est un individu qui a appris le sens du sacrifice - le sien mais aussi celui des autres. Broyée par la machine impériale, seulement fraîchement libérée d'un système qui l'a embrigadée contre sa volonté, elle ré-apprend prudemment à goûter la vie en-dehors des rangs des Stormtroopers. C'est une personne capable d'une certaine naïveté - découvrant des bonheurs simples et inattendus - comme d'un pragmatisme pouvant parfois choquer les autres. Elle aspirait à devenir médecin mais la vie a fait d'elle un soldat et c'est avant tout en soldat qu'elle réfléchit et agit, en termes d'objectifs, de ressources et de tactiques. Ajoutons à cela que la moitié de son cerveau est constituée d'éléments électroniques et vous arrivez à une femme qui peut à l'occasion faire preuve de tant de froideur qu'on la croirait insensible.
Elle n'a rien d'une insensible, mais elle a tout d'une rescapée qui a appris à remettre, dans le feu de l'action, certaines choses à plus tard. Comme la compassion ou le remord.
C'est lorsque le calme retombe qu'elle renoue avec ses réflexions torturées, sa morale très humaine. Elle veut bien faire, pour elle et pour son entourage : elle a peur d'échouer, et sa peur s'accompagne généralement de colère. Emiko est vite agacée, vite frustrée aussi - elle ne pardonne rien ou presque, et certainement pas elle-même.
Son courage n'en est pas un. Si elle affronte les situations périlleuses c'est grâce à un conditionnement personnel, une bulle dans laquelle elle a appris à s'enfermer en même temps qu'elle revêtait son casque de soldat de choc. Elle se distancie de sa propre personne ; ça lui permet de presser la détente plus facilement, d'aller plus sereinement au-devant du danger.
Si elle affecte d'ordinaire un masque impassible c'est parce qu'à l'intérieur, la jeune femme bouillonne. De passion, pour toutes ces choses de la vie qui lui font manquer un battement de cœur aux moments les plus inattendus ; d'espoir, celui d'une existence sans crainte ni menace, pour elle comme pour sa famille ; enfin de rancœur, pour les torts qu'on lui a causés et qui l'ont, à l'intérieur, marquée plus profondément encore que la mutilation de ses membres. L'incident qui fit d'elle une cyborg l'a rendue stérile et son nouvel état la fait se sentir diminuée bien plus encore que la perte de son bras ou de sa jambe, laissant dans son être un aiguillon de haine qu'elle ne retirera peut-être jamais.
Description physique:
La première chose qui peut attirer le regard lorsqu'on croise Emiko, c'est sa crinière épaisse couleur d'aurore stellaire. « Aurore stellaire », c'est du moins ce qu'indique le tube de la teinture qu'elle affectionne tout particulièrement pour donner cette teinte rose pâle à ses cheveux. Ses pérégrinations au sein de l'armée impériale l'ont forcée à l'abandonner pour un temps, laissant leurs tons naturels cuivre revenir sur le devant de la scène - mais pour un temps seulement, car libérée du carcan militaire, la jeune femme peut désormais laisser libre cours à sa fantaisie en la matière. Elle est plutôt petite et aurait été menue si elle n'était pas passée entre les mains de l'académie des Stormtroopers : au lieu de quoi, elle a gagné la silhouette bien découplée des soldats de métier. Adolescente, elle regrettait sa poitrine discrète et ses courbes minces, enviant les autres filles plus plantureuses qui semblaient tant attirer le regard des garçons de son âge. Aujourd'hui, elle s'en fiche pas mal et ne s'arrête pas une seconde sur ses hanches étroites. Elle a d'autres préoccupations.
La finesse anguleuse de ses traits, et ce malgré la blondeur de ses cheveux, laisse supposer une origine que chez les humains on qualifierait d'asiatique. Elle a les pommettes hautes et un rien saillantes, un nez retroussé qui lui donnerait l'air mutin si elle se piquait de sourire plus souvent - ses risettes lui creusant d'ailleurs une fossette enfantine au coin de la bouche. Son menton un peu volontaire se froisse lorsque l'agacement s'empare de ses lèvres, lesquelles se pincent plus souvent qu'elles ne s'étirent. Ses sourcils saumon surplombent des iris artificiels d'un bleu froid qu'elle-même n'aime pas, leur préférant les billes vertes et profondes que la nature lui avait données à la naissance. Elle boude le maquillage, se contentant pour les occasions de souligner ses yeux en amande d'une traînée légère et scintillante, mauve ou bleue selon son humeur.
Elle peut paraître un peu froide voire distante de prime abord. Son maintien est bien droit, rigide, de celui qu'adoptent les militaires n'ayant pas perdu l'habitude de tenir le rang même en-dehors de ces derniers.
Un détail difficile à rater chez Emiko tient à sa nature cybernétique évidente : ses membres gauches, tant supérieur qu'inférieur, ont été remplacés respectivement à hauteur d'épaule et de cuisse. Elle ne les affiche qu'avec une certaine timidité, se reportant sur les manches longues même sous de fortes chaleurs et gardant l'espoir coupable de les habiller d'un revêtement synthétique lorsqu'elle en aura les moyens.
Histoire:
« De quoi vous rappelez-vous ? »
Je battis des paupières sans répondre, tentant encore d'assimiler le flot d'informations qui semblait submerger mon cerveau. Une pièce bien éclairée aux murs comme blanchis à la chaux, bardée de bibliothèques digitales sur le mur en face de moi. Posant la joue contre l'oreiller, je laissai mon regard s'échapper par les vastes fenêtres en ogive qui, à ma droite, dévoilaient les demeures finement ciselées d'une ville baignée dans la lumière dorée de la fin d'après-midi. Je devinais au mouvement des feuilles des arbres qu'un vent rafraîchissant s'égayait parmi leurs branches. J'aurais voulu être dehors.
Au lieu de quoi j'étais clouée à ce lit aux draps trop propres, trop peu froissés. On l'avait changé dans mon sommeil ; je ne m'étais même pas réveillée.
« Areku... » murmurai-je, les yeux toujours tournés vers l'extérieur. « Je m'appelle Emiko Areku. »
L'homme assis à mon chevet eut un mouvement que je devinai davantage que je ne le vis. Un bip caractéristique m'apprit qu'il consultait son datapad.
« C'est bien. Continuez. »
Sa voix était encourageante. Sereine.
« Je suis née sur Eriadu. J'ai... J'ai... » Je fronçais les sourcils, gagnée par une migraine que je pressentais atroce. « J'ai vingt-sept... vingt-quatre... vingt... » C'était comme si une aiguille affreusement longue et effilée me rentrait lentement par chacune de mes tempes. Je haletais presque. « J'ai... vingt... »
« Ce n'est pas grave. Oubliez votre âge pour le moment. » Une pause. « Après tout, ça ne se demande pas aux dames. »
Quelque chose dans son ton me laissa croire qu'il était en train de sourire. Je me retournai péniblement vers lui, détaillant mon interlocuteur : c'était bien un humain, la quarantaine passée. Sa barbe striée de gris ne suffisait pas à dissimuler la rudesse de ses traits, pas plus que la profonde cicatrice barrant sa lèvre supérieure. Brun, il avait les sourcils broussailleux et le nez fort ; les pattes d'oies au coin de ses yeux semblaient dénoncer une nature espiègle.
« Matricule... 3991-40... » Je crispai brièvement les paupières, avant de les rouvrir en le dévisageant. Son expression n'avait pas changée : dans l'expectative, un rien bienveillante. Je pris mon courage à deux mains. « 60-18. »
« Vous servez dans l'armée impériale. »
« Oui. »
L'armée impériale. Tout commençait à me revenir, confusément mais inéluctablement. L'enrôlement. L'incorporation. L'étreinte de mes mères.
L'enfant.
La grenade.
Un gémissement étouffé s'échappa de mes lèvres pincées.
J'étais née dans la Bordure Extérieure, sur le monde foudroyé d'Eriadu. Une planète souillée par la toute-puissance d'une industrie déchaînée, intoxiquée par les miasmes presque permanents d'un brouillard couleur de cendres à l'odeur de goudron brûlé et de poussière d'usine.
J'avais été abandonnée à la naissance et laissée aux bons soins de l'institution impériale. Son système d'adoption n'avait rien d'une sinécure mais il avait le mérite d'exister et à ce qu'on m'en a dit, j'ai été adoptée à l'âge de deux ans et demi par un couple. Un couple assez atypique, à vrai dire : deux non-humaines, deux Twi'leks que leur position de magnats de l'industrie eriadienne protégeait en grande partie des injustices de la société dans laquelle elles vivaient.
U'we et Tsi'giya.
Je me rappelais avec une netteté saisissante la dernière fois qu'elles m'avaient enlacée. Une peau couleur de corail, une autre à la teinte d'encre d'une nuit d'été. Leur senteur mêlée, comparable à celle du sable chaud.
« Mamans... » chuchotai-je d'une petite voix dans les ombres de ma chambre.
Je gardais les paupières closes, tentant de me réfugier dans mes souvenirs.
Je n'avais jamais compris pourquoi elles avaient choisi - car il avait bien dû s'agir d'un choix - de s'établir sur Eriadu, mais c'était ainsi. Leur richesse, leur bagout et leur sens impitoyable des affaires avaient fait de mes parents deux individus auxquels on fichait une paix royale et je croyais en avoir bénéficié toute mon enfance. Je ne me rappelais plus le nombre de cocktails, de réceptions et de galas auxquels elles m'emmenèrent et quand bien même je m'y ennuyais ferme, la fierté avec laquelle elles me présentaient à leurs associés ne cessait de me réchauffer le cœur. C'est vers mes huit ans que je cessais de me demander ce que ça aurait fait d'avoir un père et une mère, et humains avec ça : je me rendais compte, déjà à cet âge, que la réponse à cette question ne m'intéressait pas.
Mes doigts se refermèrent sur les draps de lin synthétique, les froissant à grands plis. J'inspirais profondément dans mon oreiller comme pour humer ces réminiscences du passé. Ma première mère, U'we, affectionnait particulièrement les savons aux arômes de fruits des bois. Elle m'avait légué ce goût mais j'avais l'impression que ma dernière véritable douche remontait à une éternité.
« Vous me manquez. »
« Vous vouliez devenir... médecin ? »
« Et bien... oui » répliquai-je, sur la défensive.
L'homme était revenu. Toujours alitée, je prenais mon déjeuner qui se composait d'épaisses tranches de pain accompagnées d'une bouillie tiède que je n'aurais pas crue pouvoir être si bonne. J'avais mangé de bon appétit, me barbouillant maladroitement les lèvres de cette purée inconnue avant que mon protecteur ne fasse irruption sans s'annoncer. Il s'était aussitôt excusé mais la lueur malicieuse au fond de ses iris verts ne m'avait pas échappée et je le soupçonnais de s'amuser à mes dépens. Je m'étais hâtivement essuyé la bouche tandis qu'il m'interrogeait à nouveau sur mon passé.
« Mais vous avez fini Stormtrooper et pas dans la division brancardier, à ce qu'on m'a dit... Intéressant revirement de projet. »
« Et qu'est-ce qu'on vous a dit, exactement ? »
Je m'étais un peu repliée sur moi-même, le scrutant comme s'il s'apprêtait à tirer un pistolet de sa ceinture. Pour ce que je pouvais en voir, néanmoins, celle-ci ne servait qu'à retenir son pantalon treillis sur ses hanches couvertes d'une tunique aux tons forestiers.
« Peu importe. Continuez, je vous en prie. »
« J'aurais pu apprendre la médecine » repris-je après un temps d'hésitation, remuant la bouillie avec ma cuillère sans plus guère d'appétit. « Mais il y a eu l'embrigadement. »
« Vous n'étiez pas volontaire ? »
« Non. »
Il se gratta pensivement la barbe.
« Je croyais que l'enrôlement forcé ne touchait majoritairement que les non-humains, sur la base de l'intimidation, et qu'on les envoyait principalement au casse-pipe. De quoi tenir tranquille un certain nombre de communautés sous le régime. »
« Je ne sais pas. » Je haussai les épaules. « J'ai été adoptée, n'oubliez pas. Peut-être que ça a un rapport. Ou peut-être que les autorités locales ont vu en moi un moyen de pression à utiliser contre mes mères. »
J'avais tout fait pour empêcher ma voix de s'altérer sur cette dernière déclaration, reprenant progressivement mon masque impassible en même temps que mes forces.
« Elles vous manquent ? »
Il n'y avait pas de compassion apparente dans sa question. Elle était même d'une neutralité absolue.
« Ça ne vous regarde pas. »
Éluder me paraissait être une réaction puérile, mais je m'en moquais.
« Quoi qu'il en soit, on m'a bien fait comprendre que j'avais intérêt à coopérer et embrasser la carrière militaire. »
« Vraiment ? »
Il paraissait sceptique. Je lui jetai un regard furieux.
« Vous ne savez pas ce que c'est que de vivre dans une société où les autorités vous considèrent comme un élément indésirable à cause de votre naissance. J'avais peut-être un ADN humain, mais mes parents ne l'étaient pas. Pour le gouvernement, c'était suffisant pour que je ne dispose pas des mêmes droits que tout le monde. » Son visage demeura empreint de doute et je soufflai bruyamment, passant outre. « Enfin bref. Je suis devenue une Stormtrooper, votre ami m'a trouvée et voilà. »
« Et voilà ? » releva-t-il avec amusement. « Et si vous m'expliquiez tous ces implants cybernétiques ? »
Du doigt il désigna ma main et ma jambe. Je me laissais aller contre le dossier du lit, levant les yeux au ciel.
« Je suis tombée dans les escaliers. »
Ça s'était passé il y avait... quatre ans, ou peut-être cinq. L'Empire avait été mis à mal par ses détracteurs, notamment ceux qu'on devait appeler les Renégats. À l'époque mon régiment était affecté par le lot incessant de mauvaises nouvelles, pourtant soumises à la censure, qui nous parvenait quotidiennement. Rien n'allait. Il y avait trop d'agitation, trop de contestation, trop de morts. Tout ça, se disait-on, finirait dans un grand bombardement généralisé.
Et puis il y avait eu cette attaque. Fulgurante, précise. D'un professionnalisme surhumain, et pour cause.
J'ignore pourquoi il avait lancé l'assaut. Je savais juste que nous étions en garnison autour d'une installation scientifique de recherche et développement chimique, sans plus de détails. Je n'étais qu'une Stormtrooper parmi tant d'autres.
Je me rappelais avec tant de netteté... Les cris où l'horreur surclassait la douleur. Les corps mutilés qui s'étaient effondrés sans laisser s'échapper plus que quelques gouttes de sang, les chairs carbonisées et affreusement cautérisées. Je me souvenais beaucoup trop bien du craquement de mes os qui s'étaient brisés sous la poussée avec laquelle j'avais été projetée contre le mur, mon fusil m'échappant des mains. Et la sainte terreur tandis qu'il approchait, à pas souples, le grésillement funeste de son arme le précédant.
« C'était un Jedi » répétai-je, les sourcils froncés.
« Je vous assure que c'est impossible. »
Mon interlocuteur n'avait pourtant pas l'air si sûr de lui.
« Il n'y a qu'eux pour utiliser des sabres-lasers et c'en était un. »
« Ces deux affirmations sont inexactes. Les Jedi n'ont pas le monopole des armes blanches énergétiques et je doute fort que l'un d'eux se soit attaqué à une garnison de soldats impériaux pour la décimer avant de s'en prendre à l'équipe scientifique en place. »
« Et faire sauter l'installation » ajoutai-je, maussade.
L'explosion avait pulvérisé toute la structure, ses huit niveaux souterrains compris. L'incident avait libéré un nuage incendiaire dans l'air tandis que, mutilée, j'avais été laissée pour morte. Mon regard se baissa de lui-même sur ma main en métal, réfléchissant la lumière du soleil entre ses phalanges rutilantes. On distinguait quelques éraflures parmi les prothèses.
Quant à la couverture ramenée jusqu'à ma taille, elle était si mince qu'un creux apparaissait au niveau de mon genou, épousant la forme de l'articulation mécanique.
« Vous êtes une miraculée, Emiko. »
Je sursautais en entendant mon prénom être prononcé par une autre bouche que la mienne. C'était la première fois depuis... longtemps.
« C'est un Jedi qui a causé tout ça. »
« Je connais... je connaissais bien les Jedi » soupira-t-il. « Ne soyez pas trop prompte à les accuser, ni à les innocenter d'ailleurs. Restez simplement sur vos gardes, gardez les idées claires et dites-moi comment vous vous en êtes sortie. »
Je hochai la tête, reconnaissant la justesse de son conseil.
« J'ai été parmi les dernières victimes. J'ai pu survivre jusqu'à l'arrivée de l'expédition de renfort, même si tout était déjà perdu sur le site. Ils m'ont emportée jusqu'au centre de secours des armées avant de me maintenir en vie dans une cuve. » Je fis la grimace. « C'est le message automatique à ma famille et les ressources financières de mes parents qui m'ont sauvé la vie. Elles ont remué ciel et terre pour me transférer - toujours en cuve ! - sur un satellite proche, dans une clinique spécialisée. »
Un sourire doux-amer étira mes lèvres.
« J'ai été opérée et... je suis devenue une cyborg. »
« Vous le dites avec une telle simplicité... »
« Je ne suis sortie de là qu'au bout de trois ans. »
Trois ans, maintenue entre la vie et la mort. Ma résurrection, ou peu s'en fallait, n'avait pas tenu qu'à remplacer mes membres. Les gaz libérés par l'explosion des laboratoires avaient détruit en partie mon système pulmonaire, nerveux, sanguin. Les miracles de la science et les fortunes mobilisées par mes mères avaient rendu ma survie possible.
Bien qu'alors je n'étais plus vraiment humaine. Ni quoi que ce soit d'autre.
« Croyez-vous qu'il serait possible d'obtenir les rapports médicaux de cette période ? »
« Non » tranchai-je fermement. « Écoutez, je vous suis redevable de ce que vous faites pour moi, mais ça ne vous regarde pas. Pas du tout, même. »
Instinctivement j'avais replié les jambes et mon geste ne lui échappa pas. Il mit un moment avant de rompre le silence pesant qui était tombé, d'une voix étonnamment douce :
« Vous ne pouvez plus enfanter, n'est-ce pas ? »
Je laissais ces mots et toute leur cruauté passer sur moi en m'efforçant d'y demeurer insensible. J'étais - j'avais été - une Stormtrooper ! Même si je ne l'avais pas voulu et malgré mon jeune âge, je m'étais endurcie au fil des missions. J'étais passée dans les bras de la mort. Alors pourquoi cette simple pensée me poignardait les entrailles...
Sans un mot je m'allongeais sur le flanc de manière à lui tourner le dos et ramenai la literie sur mes épaules, signifiant sans équivoque la fin de notre discussion.
J'avais vingt-cinq ans en sortant de la clinique. Faible comme un nourrisson, perdue, nauséeuse chaque heure de la journée... mais en vie. J'avais retrouvé Eriadu et sa crasse industrielle avec une joie sincère, regagnant mon foyer. Ma maison. Ma famille.
Mes mères avaient tout dépensé pour me soigner, jusqu'au dernier crédit ; je fus mortifiée d'apprendre que leur colossale fortune avait été engloutie par les trois années nécessaires à me remettre sur pied, bien que seul le bonheur pouvait se lire sur les visages d'U'we et Tsi'giya. Leur bonheur lorsqu'elles me serraient contre elles, balayaient d'un geste ma timidité à exposer mes membres cybernétiques ou les maladresses dues à l'apprentissage de la vie avec un cerveau à moitié électronique.
Ça a duré quatre mois. Les quatre mois les plus doux, les plus confus et les plus heureux de ma vie. Avant qu'un officier impérial ne se présente à la porte du minuscule appartement étant devenu notre demeure.
D'après les rapports des médecins, j'étais apte à reprendre du service. Tout délai serait considéré comme une désertion et à ce titre, me vaudrait la peine de mort.
J'en étais soufflée, sinon anéantie. J'avais tout donné pour l'Impérium, même ma vie. Même la sécurité de ma famille. Tout... et en retour, il exigeait plus encore. Il exigeait ma seconde chance.
Un instant, j'envisageai de fuir. Cela avait dû se lire sur mon visage car l'officier s'était contenté d'esquisser un sourire froid avec un regard en direction de mes mères. Le message était clair : si vous vous dérobez, elles en pâtiront à votre place.
Je n'avais pas eu le choix. La mort dans l'âme, j'étais retournée sous les drapeaux. Moi, le jouet cassé des Stormtroopers.
Les missions se sont succédées. Et je n'en avais plus rien à foutre.
Avant je regrettais d'être enrôlée. Ce n'était plus le cas : les morts n'ont que faire des regrets. Je mettais mon armure sans un bruit, prenais mon fusil sans un mot. Je m'asseyais à ma place dans les transports, sans faire d'histoire. J'en sautais sans peur ni enthousiasme, épaulant mon arme et pressant la détente dès qu'on me l'ordonnait. La galaxie entière pouvait bien s'embraser, je m'en fichais royalement. Tout ce qui importait c'était d'obéir, contenter la hiérarchie, prendre des nouvelles de mes mères une fois par trimestre. M'assurer qu'on ne leur avait pas fait de mal.
Et reprendre le fusil.
Il y a eu des changements. Des bouleversements, même. Géopolitiques, sociétaux. Et ça aussi, je m'en souciais comme d'une guigne. J'aurais dû mourir. J'aurais dû mourir et on m'avait offert la chance de vivre à nouveau ! Une chance sur laquelle l'Empire avait refermé ses doigts de fer. Cette deuxième chance, elle était offerte aux deux seules personnes qui comptaient pour moi. Tant que je faisais ce qu'on me disait, tant que je jouais à être le parfait petit soldat de plomb, rien ne leur arriverait. C'était la seule pensée qu'il subsistait dans mon esprit.
Je ne me fis pas d'amis, ni franchement de camarades. Les autres mettaient mon caractère distant sur le compte de ma nature cybernétique : je ne faisais rien pour les détromper. J'en vins même à croire qu'ils avaient peut-être raison.
Cette mascarade a duré deux ans. Deux ans de meurtres légaux, de répressions furieuses, d'assassinats. Je me contentais de presser la détente, car c'était ce qu'il fallait faire. Pour deux Twi'leks du nom d'U'we et Tsi'giya. J'étais devenue un monstre ? Ce n'était pas grave. Elles ne voyaient plus leur fille, sinon par l'intermédiaire d'une communication virtuelle tous les trois mois. Je vais bien. Ne vous inquiétez pas. Je vous envoie un peu d'argent. Je vous aime. C'était à peu près tout.
Jusqu'à ce jour. Ce jour où...
« Areku ! Pose ton @£!&% de cul par terre ! »
J'envoyai une dernière salve de lasers par-delà le muret, grinçant des dents. Les faisceaux firent exploser en fine poussière les rebords d'une fenêtre avant que je ne m'abrite à côté de mon sergent, le souffle court.
« J'ignore si je l'ai touché » me contentai-je d'annoncer, vérifiant mes poches de chargeurs.
« C'est le dernier de ces enfoirés, on va l'avoir. Et arrête de courir devant les tirs, on a assez de nos gars par terre comme ça. »
Je me rendis compte qu'il avait raison en promenant un regard dénaturé par mon interface tactique sur les alentours. Plus de la moitié de notre escouade gisait au sol, quelques râles s'élevant ici ou là. Nous étions tombés dans une embuscade en plein quartier industriel, cernés par plusieurs bâtiments aux étages innombrables qui m'avaient donné l'impression d'être prise sous le feu de centaines d'adversaires. Ils n'avaient été en réalité qu'une douzaine mais l'avantage de leur position nous avait coûté cher.
Le dernier d'entre eux se terrait dans une bâtisse en ruines, à cinquante mètres d'ici. Des tirs erratiques s'en échappaient par intervalles réguliers, signe évident qu'il paniquait de nous voir approcher.
« Toi et Spark vous foncez, je vous appuie. Tiens. » Il me fourra une grenade dans la main et j'acquiesçai, muette, tandis qu'il répétait la consigne par gestes à l'intention du Stormtrooper à sa droite abrité derrière le moteur d'un véhicule. Nous avions compté dix secondes avant de nous élancer, les rafales luisantes du sergent s'abattant méthodiquement sur la maison.
Spark n'avait pas eu le temps de faire la moitié du chemin. Malgré les efforts de notre supérieur pour obliger le forcené à se tenir tranquille, celui-ci avait décoché un tir d'une précision impressionnante en pleine gorge de mon camarade. Je ne m'émus pas outre-mesure de le voir fauché dans un gargouillis atroce, me contentant de sprinter en m'attendant à moitié à recevoir moi aussi un laser.
Ce ne serait peut-être pas plus mal. Peut-être que l'Empire laisserait mes parents tranquilles si je venais à mourir - pour de bon cette fois - en service.
Mais je ne mourus pas. Aucun blaster ne m'atteignit. Je me retrouvai soudain à une dizaine de mètres du refuge de notre ennemi : j'armai le bras et pressai le bouton qui enclenchait le compte à rebours de la grenade, la lançant avec adresse juste au moment où le visage du reclus apparaissait à la fenêtre.
Sale, crasseux. Plein de morve, les yeux emplis de larmes. Un enfant, à la peau tannée et aux cheveux ébouriffés qui devaient lui donner un air canaille auprès des filles de son âge. Saisie d'un sentiment glacé d'effroi, je vis l'engin explosif décrire une courbe parfaite. Dans deux secondes il allait se glisser par l'interstice et exploser dans la pièce, réduisant le gamin à l'état d'un déchet organique calciné et démembré.
Ma bouche s'ouvrit sur un hurlement de rage et d'horreur. J'aurais voulu dévier la grenade, corriger sa trajectoire. Même la ramener à moi et qu'elle m'explose contre le cœur, je m'en moquais. Ce cadavre-là allait être le cadavre de trop. J'allais devenir folle.
Sous mon regard éberlué, la petite boule meurtrière fit un saut de cabri et passa loin au-dessus du toit, disparaissant à ma vue sur le terrain vague situé derrière la maison. La détonation retentit, accompagnée d'un nuage de poussière.
Le môme me dévisageait, et moi en retour.
« Areku ! Bouge-toi ! » vociféra le sergent.<b -
Post n°1
Auteur : Emiko Arekur>
Je me retournais d'un bond. Il s'était redressé, épaulant son arme droit sur l'adolescent. J'ai agi sans réfléchir : ma main s'est levée sans trembler et j'ai fait ce que j'étais venue faire ici.
J'ai pressé la détente.*
« Ils m'ont dit que vous étiez réveillée... »
J'avalais péniblement ma salive, la bouche pâteuse à cause des anti-douleurs. Je remuai au fond du lit, ramenant les épaules contre le montant du lit pour faire face à mon visiteur.
C'était lui. Le garçon. Le visage débarbouillé, je distinguais un peu mieux sa peau plus claire que ce que j'avais cru la première fois que je l'avais vu. Et cette fois-ci, il ne tenait aucun blaster dans ses mains, mais plutôt une jolie rose - à ceci près qu'elle était d'une éclatante couleur saphir, bien qu'un de ses pétales se soit retrouvé maladroitement froissé.
« Viens là. »
Il n'hésita qu'un instant devant mes bras ouverts, s'attardant un instant sur mon membre artificiel, avant de venir s'y glisser. Je l'étreignis contre ma poitrine sans pudeur, refoulant la souffrance se réveillant dans mon flanc.
« Mais qu'est-ce qui t'a pris... » murmurai-je.
Il leva ses yeux vers moi. Ils tremblaient un peu et étaient d'un brun fauve, moucheté de cuivre.
« Vous ne m'en voulez pas d'avoir tiré sur vos équipiers ? »
« J'ai tiré sur mon propre sergent, alors tu sais... »
J'eus un sourire sans joie.
« Et de vous avoir tiré dessus ? »
Je baissai le regard sur mes côtes. Au moment où j'avais abattu mon chef, le gamin avait ouvert le feu sur moi, touchant au but. Je m'étais effondrée alors qu'il jetait son arme et était parti chercher du secours. Je ne me rappelais pas d'avoir été ramenée ici.
« Pour ça tu viens de te faire pardonner » lui assurai-je en prenant délicatement la fleur qu'il m'avait apportée, la déposant sur ma table de chevet. « Mais laisse la guerre à d'autres que toi, tu veux bien ? Des gens un peu plus grands. Ce n'est pas un jeu. »
« Je sais bien que ce n'est pas un jeu ! »
En colère, il s'était un peu écarté de moi. Il y avait chez lui un mélange déstabilisant de naïveté et de maturité.
« Et donc tu étais cachée parmi les Stormtroopers ? Tu es une Jedi en mission, pas vrai ? »
Il avait lâché ça avec un sourire éclatant, sautant du coq à l'âne et ne percevant pas l'effroi gelé que ses paroles semèrent en moi.
« Je ne suis pas une Jedi » rétorquai-je sèchement.
« Bien sûr que si ! Tu as fait bouger ta grenade par la pensée. Je l'ai bien vu. »
« Tu dis n'importe quoi. C'était le vent. »
« Le petit a raison. »
Mon hôte. Debout dans l'embrasure, il me regardait avec son amusement coutumier. Voyant que sa plaisanterie n'était pas du tout à mon goût, il se rapprocha de quelques pas.
« Pas pour le fait que vous soyez Jedi mais pour le fait que vous pouvez bouger les choses par la pensée. »
« Si c'était le cas croyez-moi que je m'en servirais pour vous flanquer un bon coup de pied au cul, à tous les deux. Mon état ne me permet pas encore de le faire a mano. »
« J'ai procédé à quelques analyses de votre sang, pendant que vous dormiez. » Il afficha une moue faussement déçue. « Votre taux de midichloriens n'a rien d'exceptionnel. Je dois avouer qu'il est même un peu faible, mais c'est suffisant pour faire de vous une Jedi au sein de l'Ordre. Avec l'enseignement approprié, bien évidemment. »
« L'Ordre Jedi n'existe plus. »
Je m'étais efforcée d'adopter une expression narquoise. Au fond de moi, j'étais bouleversée. Ma vie ne ressemblait plus à rien depuis un moment.
« Arrêtez vos fadaises. La vérité c'est que vous êtes terrifiée par les Jedi, terrifiée par l'Empire et sans doute encore un grand nombre de choses. Votre peur vous étouffe. »
Je lui adressai un nouveau regard noir, réprimant mes craintes.
« Et la peur mène à... des choses déplaisantes » acheva-t-il dans un souffle. « Vous pouvez vous en débarrasser. Vous pouvez abandonner cette voie dont vous ne voulez pas, laisser l'armée derrière vous et embrasser la Force. Pensez-y. Au fond de votre être, c'est ce que vous désirez. »
Je haussai un sourcil devant ses formules bizarres, bien que je percevais une étrange vérité en elles. Mon regard alla de lui au gamin qui me fixait avec un mélange d'admiration et d'appréhension.
« Quoi qu'il en soit, je ne peux pas. Je suis responsable de certaines pers-... »
« Si vous acceptez, je m'assurerai personnellement que vos mères soient en sécurité » me coupa-t-il. « Vous devrez continuer à ne pas les voir mais l'Empire ne pourra plus s'en prendre à elles. Elles pourront poursuivre une existence... paisible. »
Il avait insisté sur le mot et je sentis qu'il avait compris combien le terme était important pour moi. Précieux, même. La paix.
Mon hésitation laissait peu à peu la place à une résolution nouvelle. Fraîche, fragile, mais bien de la résolution quand même.
« Vous ne vous fichez pas de moi, hein ? Pour ces histoires de... Jedi. »
L'homme eut alors un sourire d'une incroyable beauté. Si sincère, si puissant, qu'il le rajeunissait d'une dizaine d'années au moins. Sa main burinée se leva et, répondant doucement à son geste, la fleur apportée par l'adolescent se souleva d'elle-même pour venir se déposer entre mes doigts gourds.
« Pas le moins du monde. »
Je l'observais, le souffle coupé.
« Quand vous serez remise, je vous emmènerai à notre Sanctuaire. »
« Vous avez un... un sanctuaire ? »
« Oui, bien sûr. Que serait un Jedi sans sanctuaire ? »
Il éclata d'un rire chaud, content de sa plaisanterie, avant de sortir en me laissant avec le garçon qui avait manqué m'abattre. Nous nous dévisagions avec stupéfaction et, lentement, une risette se dessina sur nos figures.
Points forts:
La nature cyborg d'Emiko est incontestablement l'un de ses points forts. Son bras et sa jambe en métal, son cœur en silicone, ses côtes d'acier... font d'elle un individu qu'il est difficile de vraiment mettre hors d'état de nuire sans toutefois lui conférer quelque puissance brute surhumaine - ce que toutefois elle ne se gênerait pas pour faire croire.
Par ailleurs, la moitié de son crâne abrite un ensemble de puces et de processeurs reliés à l'holonet ainsi qu'à ses yeux artificiels, lui permettant en direct un affichage rétinien des informations et des plans des endroits ou vaisseaux où elle se trouve. C'est cette coordination immédiate œil-main-holonet qui lui donne cette aisance avec les machines, cette facilité à les utiliser et les apprivoiser qu'un observateur extérieur, ignorant de sa nature, pourrait estimer surnaturelle. Dans sa main cybernétique se trouve un câble universel lui permettant de se connecter à à peu près n'importe quel appareil, bien que ce genre de transfert l'expose autant que le programme auquel elle chercherait ainsi à avoir accès.
Points faibles:
Si la qualité de cyborg d'Emiko présente plusieurs avantages, elle constitue également à certains égards une faiblesse. Son poids l'handicape sérieusement dès lors qu'elle se retrouve en immersion plus de quelques minutes, ce qui a pour effet de causer une déconnexion préventive de ses systèmes - paralysant du même coup ses membres gauches. Par ailleurs, les décharges électro-magnétiques visant à neutraliser les appareils électroniques l'étourdissent au point de la rendre groggy, en sus de lui ôter l'accès à la partie cybernétique de son cortex. -
Post n°2
Auteur : Rylen KorrValidée. What else ?
La lecture de ta fiche m'a donné l'impression de boire du petit lait Ewok. Elle est fournie, riche en descriptions et développe minutieusement bien la psychologie et l'histoire passée de la dénommée Emiko Areku. Je n'ai eu aucun problème à cerner les recoins où se cachait l'originalité puisqu'elle est présente dès la description mentale de ton personnage : ce "conflit" entre son soi artificiel et son soi Humain est parfaitement retranscrit. Et là où certains fuiraient leur humanité pour se laisser aller à leur nouvelle condition de cyborg, Emiko garde en elle son côté moral et Humain et ne le renie pas. Ce qui l'aidera très certainement dans sa vie de Jedi.
Pour tout te dire la seule faute que j'ai pu trouver dans ton BG, c'est le "s" que tu ajoutes à "Jedi" lorsque tu l'utilises au pluriel (comme les Sith, le terme est invariable et ne prend jamais de "s"). Pour te dire à quel point j'ai trouvé ta fiche irréprochable. Tu gères à mes yeux tout ce que doit prendre en compte un joueur de JDR par forum : la langue française et sa richesse (je n'ai pas eu l'impression de lire des répétitions, tu varies régulièrement les termes et ton vocabulaire), son orthographe et sa conjugaison (Jedi étant la seule faute que j'ai pu noter, si on peut appeler ça une faute), l'imagination et l'originalité (partir sur un personnage cyborg peut se révéler très vite un choix facile si on fait de lui une brute à la sauce Terminator, or tu insistes sur sa moralité et son éthique, comme par exemple au moment où Emiko préfère la vie du gamin à celle de son sergent) et enfin le développement descriptif (je reste toujours sans voix quand je vois des joueurs comme toi qui arrivent à mettre autant de termes descriptifs et de détails dans leurs RPs, c'est un domaine qui me donne vachement de difficultés là où en te lisant, j'ai le sentiment que tu le fais avec une grande facilité).
Je peux donner l'impression de ne pas avoir insisté plus amplement sur les détails, mais après avoir lu ta fiche, je n'ai pas éprouvé le besoin de la relire une seconde fois afin de me faire un avis plus précis de ton Background. J'ai grandement apprécié la lecture et je suis vraiment impatient de voir cet Emiko rejoindre notre RPG.
Tu commences sur la planète de ton choix avec 500 crédits en poche. L'idéal serait bien entendu de commencer directement sur Endor (d'autant plus que la fin de ta fiche s'y accorde) mais d'autres joueurs comme Jil, Helios ou Händal ont récemment ont fait le choix de développer l'histoire personnelle de leur personnage avant d'aller à la rencontre des Jedi. Tu as le choix, et dans tous les cas on sera là pour te PNJifier le moment venu.
Si tu as besoin de renseignements je reste à ta disposition. N'oublie pas la création de ton casier, d'ailleurs.
Encore félicitations pour cette fiche, et que le RP soit avec toi pour le début de tes aventures !
PS : Si ce n'est pas déjà fait, je t'invite vivement à prendre contact avec les haut-gradés de l'Imperium pour voir avec eux s'il n'est pas possible, à l'avenir, de faire un RP en commun pour développer ton RP personnel. Sachant que ton BG est intimement lié à l'Imperium, ce serait vraiment enrichissant pour toi de poursuivre cette relation en parallèle de tes RPs chez les Jedi.
C'est sûrement déjà prévu mais je tenais à te suggérer la proposition au cas où. -
Post n°3
Auteur : Emiko ArekuMerci pour la correction (ça m'a fait bizarre d'éditer en voyant ces Jedi sans S mais je m'y ferai !) et l'appréciation, c'est très gentil. Je vais de ce pas faire mon casier et n'hésiterai pas en cas de doute. o/