Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Aet'hna

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Aet'hna

    Nom : Inconnu (pour l’instant).

    Prénom : Aet’hna.

    Surnom : Elle n’en a pas pour le moment, car fraîchement débarquée dans l’univers et simplement parce que je n’arrive pas à me décider ahah. Mais j’envisage de lui donner les surnoms “d’Ange gris” ou de “Sorcière d’argent” plus tard. On verra ça au fil du RP.

    Carrière envisagée : Sith.

    Âge : 16 ans. L’adolescence, cette période bien pourrie.

    Race : Humaine. Oui, parce qu’il en faut (rires).

    Taille : 1m55.

    Poids : 40kg.

    Description physique :
    Aet’hna est une jeune humaine assez frêle. Elle ne possède pas de musculature apparente, juste une peau lisse et douce au toucher. Son visage révèle de grands yeux argentés, de fines lèvres, un petit nez, et de maigres oreilles cachées par sa chevelure cendrée. Elle prend parfois l’habitude de couper ses cheveux au niveau de ses menues épaules. Le volume peu important de son corps la rend discrète, voire invisible lorsqu’il y a foule, et lui permet de se faufiler à peu près partout où elle entend aller. Elle porte le plus souvent de légères tuniques ou bures. Elle détient en permanence dans l’une de ses poches un masque d’inhalation au cas où elle subirait une crise d'asthme, ce qui lui arrive fréquemment. Elle est également sujette à des migraines de temps à autres, notamment lorsqu’elle n’arrive pas à canaliser la Force qui s’ébranle hasardeusement en elle. Elle possède diverses marques de coups et blessures sur le corps, stigmates de son enfance passée à l’orphelinat. Après tout ce qu’elle a enduré dans sa jeunesse, Aet’hna est devenue indolente. Elle se déplace mollement et prend peu la parole.

    Description mentale :
    Ce qui pourrait la caractériser spécifiquement est sans doute son flegme imperturbable dans toutes sortes de situations. L’esprit d’Aet’hna est souvent embrouillé. C’est une véritable machine à penser. Elle se remémore très souvent les lointains souvenirs de son enfance, même si elle essaie d’effacer de sa mémoire les plus mauvais segments et de ne conserver que le meilleur. La jeune fille sait faire preuve de calme, de gentillesse et de politesse. Malgré le vide habituel qui réside dans ses yeux, elle peut, quand elle le souhaite, se montrer chaleureuse et généreuse en adressant un regard bienveillant et ensorcelant. Car oui, elle aime aider son prochain. Dans cet univers impitoyable, sa trop grande bonté flirte parfois avec de la naïveté. Mais son passé douloureux lui indique ce qui lui semble être bon et juste en ce monde. Elle veut faire le bien, peu importe la manière. Aussi, elle a pour habitude de prier discrètement en bougeant légèrement les lèvres, lui permettant de garder le contrôle de soi. Pour l’instant, elle ne croit en aucune écriture en particulier et s’avère simplement déiste.

    Histoire :



    Le p'tit Gremlik - Le trandoshan - L’homme mystérieux



    On entendit un claquement de porte. Puis plus rien.
    Ses mains et ses jambes tremblaient. Son corps tout entier semblait pétrifié. Elle suffoquait atrocement et se terrait autant qu’elle le pouvait sous ses longs draps blancs. L’air ambiant était marqué par la froideur des ténèbres dans lesquelles cette soirée avait été plongée. Des voix résonnaient dans sa tête et la rongeaient éperdument. Pour combien de temps encore ? Etait-ce ça la vie ? Une souffrance perpétuelle ? N’y avait-il rien de bon en ce monde ? Elle ne croyait plus en grand chose à cet instant précis. Elle voulait juste que tout s’arrête.
    Le petit Gremlik, un timide enfant zabrak de douze ans, s’était doucement approché du lit où la jeune humaine s’agitait à n’en plus finir, emplie par la fièvre et le désespoir.


    - Psst... C’est moi, tu m’entends ? Est-ce que ça va ? chuchota-t-il.

    Le lit se figea. Aet’hna avait peur. Malgré sa confusion, elle reconnut la voix suave de son compagnon de chambre. Rapidement, elle remonta en amont de sa couverture et se mit à sortir partiellement son visage, qui laissait entrevoir son teint pâle et la couleur de ses grands yeux argentés. Croisant son regard apeuré, Gremlik lui lança un léger sourire pour essayer de la calmer, même si sa seule présence avait déjà fait effet. Mais le zabrak voyait bien qu’elle était bouleversée.

    - Je t’ai apportée ton inhalateur, je le pose juste là… dit-il en plaçant le masque noir sur une commode à proximité.

    Elle s’en empara brutalement et le colla immédiatement à sa bouche et son nez. Elle émit alors une inspiration profonde.

    - Ils t’ont encore fait du mal ? lui demanda-t-il, en sachant pertinemment quelle était la réponse.

    Aet’hna resta muette. Ce soir, elle ne pouvait dire un mot. Son ami comptait bien patienter à son chevet pour la rassurer. Des minutes défilèrent. Puis comme à leur habitude dans ces moments-là, au bout d’un certain temps, elle invita le jeune zabrak à la rejoindre sous la couette. Ce dernier s’exécuta aussitôt. Généralement, il n’y avait que de cette manière qu’ils parvenaient à trouver le sommeil, en s’endormant côte à côte.
    La nuit surplombait l’orphelinat depuis quelques heures. Elle était déjà trop courte. Sous les draps, Aet’hna et Gremlik échangèrent deux ou trois oeillades. Il tendit sa main à l’humaine, qui la prit et la serra fort. Les deux adolescents fermèrent progressivement leurs paupières. Demain serait évidemment un autre jour. En attendant, ils souhaitaient juste disparaître.






    Discussion entre un homme et un trandoshan dans un bureau.

    - Tu te fous de moi ?! On avait déjà convenu un prix par holo-transmission il me semble ! C’est mauvais pour les affaires de ne pas respecter ses engagements, mon cher Zalos…

    - Oui, mais des mois se sont écoulés jusqu’à maintenant ! J’ai dû vous attendre tout ce temps, moi. En plus, la fille n’est pas une gamine ordinaire. Elle a un potentiel et pourra très bien assurer des services de protection auprès de personnes importantes.

    - De… Protection ?! Cette pleurnicharde toute chétive ? De mieux en mieux Zalos, tu n’as pas mieux à faire que de te payer constamment ma tête ? D’ailleurs, vous leur filez quoi à bouffer à vos protégés, pour qu’ils soient dans un état pareil lorsqu’on est de passage ?

    - Tu ferais mieux de la fermer et ouvrir tes sales oreilles de lézard. Cette fille, elle a des pouvoirs. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais de l’entraînement pourrait faire l’affaire. Je l’ai vue lancer des éclairs. J’ai vu ça de mes propres yeux. Bae Nok a trop voulu profiter d’elle et il en est mort électrocuté. C’est une vraie sorcière. On ne la veut plus ici à cause de cet incident.

    - Bae ? Quel crétin celui-là. Bon ok, si ce que tu dis est véridique, j’accepte ta majoration de dernière minute. Mais attention, si tout ce que tu me racontes là n’est rien d’autre que de la pisse de Bantha, je reviendrais Zalos, et je tiens parole.

    - Je ne mens pas. Tu peux aller chercher la petite, elle se trouve dans le local 35D, bâtiment B. Vas-y doucement surtout.

    - C’est ça, c’est ça...

    Le trandoshan tourna les talons et quitta les lieux.





    L’intérieur de la cabine dans laquelle on avait enfermé Aet’hna était sombre et insalubre. Elle n’avait que quelques mètres carrés à sa disposition pour la totalité de son voyage intersidéral. On l’avait enchaînée. Tout ce qu’elle pouvait faire afin de tuer le temps, c’était contempler les étoiles à travers son minuscule hublot. Hublot par lequel elle vit son passé s’éloigner d’elle, au fur et à mesure que l’engin spatial avait quitté la stratosphère d’Alderaan, il y a déjà quelques jours de cela. Elle ne savait quoi penser. Elle ne savait même pas où on l’emmenait. Mais s’il y a bien une chose qu’elle regrettait, c’était d’être partie sans son ami Gremlik qu’elle ne reverrait sans doute jamais.

    Des bruits de pas lointains brisèrent un silence assourdissant. Des pas qui se rapprochaient de plus en plus de sa cellule. Aet’hna chercha à s’enfoncer dans l’ombre. Pour elle, ces sons si familiers n’étaient annonciateurs que de mauvaises choses. Elle se remémora d’une traite la plupart des malheurs qu’elle avait parfois dû subir au quotidien à l’orphelinat. Enfermée à longueur de journée dans un espace confiné, attendant à chaque fois que “les pas” se rapprochent. C’était toujours le même schéma, le même cycle. On y perdait la notion du temps à force.
    En l’occurrence, le bruit émis depuis le couloir était nettement perceptible jusqu’à ce que son auteur s’arrête devant la cabine. Aet’hna entendit un mouvement de serrure retentir, la porte s’ouvrit et un trandoshan d’une taille imposante entra dans la pièce. La jeune humaine restait tapie en position foetale dans un coin, prononçant des prières intérieures. Les deux êtres s’observèrent durant quelques secondes. Puis le reptile se rapprocha. Aet’hna fit un geste montrant sa méfiance.


    - Tu me reconnais ? Je suis celui qui t’a emmenée loin de cet orphelinat misérable. Cela fait quelques jours que nous voyageons en direction d’une station orbitale. Tu n’as pas à me craindre, je ne te ferai aucun mal, tu m’es bien trop précieuse…

    Aet’hna émit un regard désespéré vers le sol, baissant lentement ses bras et faisant sonner les chaînes apposées à ses poignets.

    - Ah oui, ces menottes sont un peu encombrantes n’est-ce pas ? Ne t’en fais pas, tu pourras très bientôt les enlever. Mais tu vas être obligée de les garder pour le restant du trajet, j’en suis désolé. De toute façon, nous arrivons bientôt à destination.

    Constatant que la jeune humaine n’émettait aucune réaction particulière, le trandoshan commença à repartir dans la direction d’où il était venu.

    - Attendez !...

    - Qu’est-ce qu’il y a ? demanda le trandoshan tout en se retournant.

    - Que va-t-il m’arriver ? Où est-ce que vous m’emmenez ? dit-elle d’un air timoré en se mettant sur ses genoux.

    - Ah ça, c’est une grande question ma jolie… Cela dépendra sûrement de ton futur acheteur. répondit-il tout en claquant la porte et en tournant la clé dans la serrure, avant que ses pas ne résonnent à nouveau dans le vaisseau, jusqu’à ce qu’on entende plus que le doux et paisible son des réacteurs.





    - Glitterstim ! Bâtons de la mort ! Ryll ! J’ai toutes les épices qu’il vous faut ! Approchez, approchez ! beuglait un toydarien euphorique.

    - Venez, venez ! Vous souhaitez partir à l’aventure ? J’ai tout ce dont vous avez besoin ! Lance-roquettes, mines de proximité, fusils d’assaut, grenades incapacitantes… N’hésitez pas à venir vous renseigner ! annonçait de vive voix un jawa dans son mégaphone.

    - Achetez ! Achetez ! Elles sont fraîches mes esclaves ! Elles sont délicates et gracieuses ! Et elles dansent ! criait un homme encagoulé qui tenait dans sa main gauche une chaîne au bout de laquelle était faite prisonnière une twi’lek quasiment dénudée via un collier d’esclavagiste.

    Aet’hna pouvait admirer le tableau sordide depuis une sorte de trône où on l’avait postée, au sommet d’un petit monticule artificiel. La populace de la station s’affairait autour de divers ateliers de vente de produits tout aussi illégaux les uns que les autres. Le trandoshan et quelques-uns de ses acolytes marchandaient juste à ses pieds. Elle avait très bien compris qu’elle n’était qu’une simple denrée aux yeux de ceux qui l’avaient amenée jusqu’ici, et qu’elle ne tarderait pas à subir bientôt un sort similaire à celui des autres esclaves vendus dans ce marché noir. Elle patientait simplement sur sa chaise, attendant monotonement son heure. Le spectacle qui se déroulait en dessous d’elle se répétait inlassablement : des clients, nobles ou hutts pour la plupart, se présentaient près de son stand, examinaient attentivement l’ensemble des esclaves proposés, marquaient un temps d’arrêt devant Aet’hna, se tournaient vers le trandoshan pour entamer la négociation d’un prix et, considérant la valeur annoncée par ce dernier bien trop élevée, repartaient. Il restait campé sur sa position et ne baissait jamais ses tarifs.

    - Grmbl… Ces gens-là, ils ne voient pas la vraie valeur des choses… Alors qu’ils sont plein aux as ! Mais il faut bien que je vive moi, je ne peux pas me permettre de te brader ma jolie ! grommelait-il dans la direction d’Aet’hna, chaque fois qu’un client s’en allait.

    Une dizaine d’heures passa ainsi. La jeune fille se sentait faible du haut de sa bosse. On l’avait peu nourrie jusqu’à présent. Elle avait très soif également, et manquait incontestablement de sommeil. Ses grands yeux brillaient de mille feux. Toutes les fois où elle semblait se laisser aller, le trandoshan revenait vers elle afin de la réveiller. Aucune pause n’était permise.
    Au bout d’un moment, il se produit quelque chose. Aet’hna, qui s’était à nouveau malencontreusement endormie, se fit ôter ses rêves non pas par le trandoshan mais par la main d’un twi’lek qui lui malaxait la joue droite. Cela la surprit et elle sursauta légèrement. Elle remarqua alors à quelques mètres le trandoshan en train de discuter sérieusement aux côtés d’un rondelet seigneur humain. Elle avait déduit cela à cause de ses bras et son cou ornés de bijoux, ainsi que sa large tenue faite de soie, d'autant plus que le gros personnage était entouré de gardes et de serviteurs.


    - Alors nous avons un accord, vous la prenez pour cette somme ?

    - Oui, oui. C’est exactement la race et le type de fille que je recherche. déclara goulûment l'aristocrate.

    - Parfait, parfait, venez par ici afin que nous puissions régler les dernières modalités.

    Le twi’lek au service du noble commença à aider la jeune humaine à descendre de son piédestal, en soulevant ses chaînes et en lui prenant la main. Aet’hna avait beaucoup de difficulté à se déplacer. Elle ne résista pas. Elle ne pouvait rien faire, se trouvant bien trop affaiblie sur les plans physique et psychologique. C’était son sort, son destin, et elle se dit qu’elle devait l’accepter quoi qu’il arrive, comme elle l’avait toujours fait.
    Toutefois, un second événement vint perturber la transaction qui semblait pratiquement bouclée. Aet’hna qui se traînait presque à même le sol, sentit comme une perturbation dans l’air qui s’amplifiait follement. Elle leva les yeux vers le plafond lorsqu’elle se rendit compte que le twi’lek qui l’accompagnait s’était soudainement arrêté. Un homme trapu, barbu et encapuchonné sous sa bure noire, d’environ une cinquantaine d’années, s’était avancé jusqu’à eux et avait stoppé leur marche. Le trandoshan et le patricien se retournèrent brusquement. L’homme se baissa à la hauteur d’Aet’hna, puis la fixa un instant.


    - Eh toi ! s’exclama le trandoshan. Cette chose est désormais la propriété de M. Buugga. Je te conseille de t’écarter vite fait ! lui cria-t-il alors que les gardes s’apprêtaient à le mettre en joue.

    Il restait pourtant de marbre face à ces menaces, et prit le temps d’observer en totalité la jeune fille. Puis il se tourna vers le reptile bipède.

    - Combien ? dit-il d’une voix grave.

    - M’as-tu bien entendu, espèce de fou ? Je t’ai dit que…

    - Combien ? répéta-t-il sur un ton plus inquiétant.

    Il effectua alors un geste vif de la main droite en direction des gardes. En un instant, tous les fusils et les blasters s’échappèrent des bras de leurs propriétaires et retombèrent près du gaillard mystérieux.

    - Je ne suis pas là pour créer un conflit. Je veux seulement la fille et rien d’autre. J’ai de quoi payer.

    Puis il s’adressa au bedonnant personnage qui ne savait visiblement pas quoi rétorquer suite au désarmement de ses soldats.

    - Tu ne veux pas la fille, tu as déjà assez d’esclaves sexuelles comme cela et tu comptes en profiter dès ton retour dans ton fief. Mais tu ne veux pas de cette fille aux cheveux gris. Tu pars maintenant. lui dit-il en faisant des mouvements lents et précis avec son bras droit.

    - Je ne veux pas la fille, j’ai déjà assez d’esclaves sexuelles comme cela et je compte en profiter dès mon retour dans mon fief. Mais je ne veux certainement pas de cette fille aux cheveux gris. Je m’en vais maintenant. lui répondit le seigneur Buugga d'un air hébété. Allez vous autres, on s’en va ! cria-t-il en s’adressant à son entourage.

    - Hum, euh, eh bien… Bon, j’espère que tu ne mens pas et que tu as l'argent sur toi au moins ! s’exclama le trandoshan perturbé, qui avait malgré tout conservé son sens des affaires, pendant que le noble et sa cour quittaient les lieux.

    - Prends.

    L’homme encapuchonné lui versa les crédits demandés et revint face à la petite Aet’hna. Il paraissait fasciné par quelque chose en elle, puisqu’il ne cessait de la contempler impassiblement, mais il ne disait rien. La jeune fille, quant à elle, avait été un peu étonnée par la scène à laquelle elle avait assisté, et sentait toujours cette perturbation aérienne qui émanait directement de son acheteur et nouveau propriétaire. Elle se redemandait en permanence ce qui l’attendait, et se mit à prier pour apaiser ses questionnements. L’homme à la barbe sombre la prit par la main et l’emmena au loin avec lui. Elle se laissa guider en silence.





    Le quotidien d’Aet’hna sur Balmorra était d’une tristesse et d’un ennui accablants. Alors qu’une guerre faisait rage dans des contrées isolées de la planète entre le gouvernement en place et les membres d’une soi-disant résistance, avait-elle saisit grossièrement, sa vie ne se résolvait plus que dans la servitude de son maître. L’homme mystérieux qui l’avait achetée sur le marché noir il y a maintenant environ une année, semblait être un diplomate en mission de longue durée. Celui-ci répétait souvent de sa voix grave à l’adolescente qu’ils partiraient bientôt de ce “maudit trou à rats”, mais qu’il lui restait encore quelques détails à régler. Elle ne savait pas pour qui, ni pour quelle cause l’homme travaillait. Il veillait particulièrement à ne pas divulguer d’informations professionnelles auprès d’elle. Ceci étant, il était certain qu’il n’était pas comme les autres êtres. Aet’hna sentait toujours une émanation en lui. Elle ne pouvait la définir, mais quelque chose comme un flux d’énergie déferlait en son sein. Par ailleurs, il avait le don de l’apaiser en plaçant sa main droite sur son front lorsque celle-ci, se perdant dans les méandres de ses ténébreuses réminiscences, ressentait parfois une vive chaleur interne et s’angoissait subitement. Depuis l’âge de raison, Aet’hna était consciente qu’elle “avait un truc” que les autres enfants ne possédaient pas à l’orphelinat. Elle savait que son corps produisait des éclairs. Elle savait qu’elle avait un lien spécial avec l’atmosphère qui l’entourait, qu’elle était capable de percevoir des fluides sensoriels, des ondes spirituelles que les autres ne remarquaient même pas. Elle n’avait jamais su pourquoi, ni comment, et mettait cela sur le compte de l’espèce, car elle s’imaginait de ce fait appartenir à une race peu connue qui aurait été dotée de cette capacité-là. Cependant, elle n’avait aucune maîtrise de son pouvoir et savait bien qu’elle avait fait couler à de nombreuses reprises le sang par maladresse dans sa jeunesse. Elle avait pleinement conscience de ses actes meurtriers. Parfois, elle se demandait vraiment si sa tête n’allait pas exploser, tant elle renfermait autant de secrets inavouables. Mais sans jamais se lamenter sur son sort, elle perpétuait la monotonie de son existence en assumant sa marginalité.

    Aet’hna effectuait la plupart des corvées habituelles que l’entretien d’une maison normale exigeait. Elle se retrouvait seule pendant la journée. Son propriétaire était constamment de sortie. Bien entendu, il lui était impossible de s’enfuir au vu du collier d’esclave qui avait été apposé sur sa nuque. Une simple tentative et son cerveau aurait été grillé sur le champ. Néanmoins, elle n’avait jamais trop songé à trouver un moyen de prendre la poudre d’escampette. De toute façon, où pouvait-elle bien aller ? Ici sur Balmorra, elle était logée, nourrie, habillée, et surtout elle n’était pas battue ou pire. Elle accomplissait à chaque fois l’intégralité des tâches qu’il lui attribuait sans rechigner, il n’avait donc pas grand chose à lui reprocher. Aet’hna acceptait sa situation, mais elle cherchait quand même à en savoir davantage sur l’identité et les agissements de cet individu qui la maintenait à sa botte, et notamment pourquoi avait-elle été choisie à la place d’un autre. Elle se souvenait encore du regard fasciné et rempli de détermination qu’il lui avait adressé lors de leur première rencontre.

    Un soir, ce dernier s’enferma pendant au moins quatre heures d’affilées dans une pièce de la demeure qu’il appelait “salle de méditation”. Il avait pour routine d’y faire quotidiennement les cent pas, mais l’exercice ne durait en général qu’une petite heure. Cette fois-ci, c’était différent. Lorsqu’il en sortit, la fille à la chevelure cendrée le sentit quelque peu troublé, mais décela un sourire en coin sur son visage. Aussi surprenant que cela pût paraître, alors qu’il n’avait absolument pas fait attention à sa présence, il tourna brusquement la tête dans sa direction.


    - Fais tes bagages, nous partons demain. s’exclama-t-il sèchement.

    Puis il quitta l’endroit et alla s’installer dans une étroite salle qui lui servait de bureau pour travailler, tout en fermant la porte coulissante derrière lui. Aet’hna, qui était en train de s’assurer de la propreté d’une collection de vases antiques bruns, avait cessé d’un coup son action. Elle fixa sinistrement le sol. Elle semblait préoccupée par ce à quoi pourrait bien ressembler son futur à présent. Le maître avait l’air décidé. Où songeait-il à l’emmener ainsi ? Est-ce que son histoire allait enfin prendre un tournant décisif ? Fallait-il qu’elle se méfie ? Devait-elle se permettre de tenter quoi que ce soit ? Seul l’avenir serait en mesure de lui apporter des réponses...


    [A suivre]



    Points forts :
    - Lien avec la Force : pour l'instant, elle ne sait pas de quoi il s’agit, ni comment l’utiliser, mais c’est sa seule chance de survie si elle se retrouve abandonnée.
    - Générosité et bienveillance auprès de son prochain.
    - Sang-froid permanent.

    Points faibles :
    - Pratiquement aucune force physique.
    - Il lui est difficile de porter des objets à peine plus lourds qu’un sabre laser.
    - Ses pouvoirs se révèlent selon son humeur.
    - Trop grande gentillesse (voire naïveté).
    - Migraines lorsqu'elle perd le contrôle de son utilisation de la Force.
    - Asthme.

    Je souhaiterais simplement ajouter que l’histoire d’Aet’hna semble peu développée sous certains aspects afin de favoriser cela dans le RP. J’ai pas envie d’être redondant plus tard donc je laisse quelques zones d’ombre ici et là, comme ça je pourrais m’étendre tranquillement in RP. Je pense avoir mis l’essentiel. Mais à vous de juger maintenant !

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Post n°2
      Auteur : Darth Malraas

      L'histoire est bonne, tu avais des doutes, tu peux les ôter.
      Bien qu'il n'y ait aucuns liens avant l'orphelinat (ce que l'on peut concevoir finalement) il y a assez de détails.

      Seulement, oui seulement.
      Une gigantesque faute (mon dieu !) a été réalisée à l'encontre d'un Hutt !
      Dieu ! Lord Buugga est une abomination Hutt ! Pourquoi ? Je vais te citer une information parvenue entre mes mains, prenant source dans sa totalité dans le "Manuel des Jedi"

      Le biologiste Jedi, Bowspritz raconte :

      "Les Hutts. Vous et votre maître ne tarderez probablement pas à rencontrer les spécimens les moins recommandables de cette espèce. Mais n'utilisez pas vos pouvoirs de Sens avec leur chef : Les Hutts sont notoirement difficiles à influencer ou à démasquer via la Force. Depuis que nos ancêtres ont quitté Tython, leur nature évasive est un véritable fléau pour les Jedi."

      Certaines sources (quasi toutes) racontent même qu'il sont immunisés face aux pouvoirs de la Force. Contrastant avec l'affirmation de Bowspritz. Il faut avoir une connaissance experte dans la persuasion et dans l'espèce (cela y joue fortement) pour utiliser cette "Persuasion de Force" en ajoutant à cela un fort potentiel et une expérience accrue dans ce domaine, pour l'utilisateur. Et même si tout cela s'ancre parfaitement, il est peu probable d'user de la Force sur un Hutt.

      Je dirais donc qu'il faut revoir cette note dans le BG, elle ne correspond pas.

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Post n°3
        Auteur : Aet'hna

        Aiiiiiiiie. Je savais que j'avais omis un truc.
        Non mais attendez une minute, depuis quand les Sith s'inspirent-ils du "Manuel des Jedi" ?! :D




        Bon, ben ce sera pas un hutt ahah ! Je corrige ça dès que je peux.



        Spoiler : EDIT
        Voilà, je me suis pas trop foulé mais j'espère que ça correspond davantage !

        1 réponse Dernière réponse
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        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Post n°4
          Auteur : Darth Malraas

          Disons que c'est effectivement mieux, en changeant de race.
          Tu es validée.

          Tu commences avec 500 crédits sur la planète de ton choix.
          N'oublies pas que le sabre laser est offert à la formation, inutile d'en acheter un.
          N'oublies pas non plus de créer ton casier, avant d'écrire.

          Bon courage dans la Galaxie jeune fille.

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