Journal intime de Lyzs
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Post n°1
Auteur : LyzsJournal personnel de Lyzs
Cher journal,
Je suis bien contente de retrouver un ami aussi pratique que toi, je suis encore triste d’avoir perdu ton prédécesseur. Tout est allé si vite… j’ai encore du mal à le croire. Je ne sais même pas exactement combien de jours ça fait, puisqu’on n’arrête pas de changer de planètes, mais en un rien de temps je me suis retrouvée chevalière impériale. Je viens de finir de fabriquer mon sabre. L’idée d’avoir un engin pareil à la ceinture me donne la chair de poule. J’espérais trouver un moyen d’apprendre à maîtriser la force sans avoir à passer par le terrible ordre sith, ces gens me donnent la migraine. Mais au final je me demande si être chevalier impérial n’est pas aussi une tâche ingrate : on m’apprend un tas de manière d’en finir avec la vie des gens. En fait, en ce moment, j’ai tout le temps mal à la tête : Anya et Yal’ me manquent, j’ai encore du mal à réaliser leur mort. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut tuer quelqu’un de sang-froid. Mais j’ai moi-même ôté la vie à une personne. C’est insupportable, cette idée me hante à chaque secondes. J’ai l’impression que je ne m’en débarrasserai jamais. Et, des fois, je me surprends à m’apaiser en me disant que c’était sûrement celui qui a tué mon oncle et que je l’ai vengé… j’ai honte. Je ne sais plus quoi penser... peut-être que je serai aussi capable d’en finir avec celui qui a tué Anya ? Je ne sais plus ce que je veux… j’ai peur de ce dont je suis capable. Je ne me sens pas forte au point de vivre avec tout ça toute ma vie. Je commence à regretter mes choix. Les siths m’ont donné une ambition : un peu à la manière de la lumière qui ne peut exister que parce qu’il y a les ténèbres, je vois la justice maintenant que j’ai connu son contraire. Tout ça me fait espérer de tout mon être que j’arriverai à faire régner la bienfaisance. Je vois les choses en grands, je veux une galaxie sûre et sans morts inutiles… j’ai la sensation que je peux aider à réaliser ces choses. Cependant, comme je le disais… j’ai peur de devoir me salir les mains pour y arriver. Et je crains aussi de ne pas en avoir la force.
Je dois gagner en puissance, j’ai la sensation que la parlotte n’arrivera pas à vaincre ce mal qui ronge la galaxie. C’est fou, j’ai l’impression que tant de gens se laissent corrompre par leur soif de pouvoir… les siths en sont le parfait exemple. De ce qu’on m’en a dit, et de ce que j’en ai vu, ils sont des êtres prêts à tout pour arriver au sommet. Il y en a certains qui vont même jusqu’à trahir les leurs ! C’est incroyable : c’est si dur de faire confiance et certains en profitent sans hésitations. C’est si triste que parfois je me demande si mon ambition en vaut la peine… et si tout le monde était mauvais à sa façon ? Et si peu de gens se souciaient réellement des autres ? J’ai toujours été habituée au donnant donnant, mais je vois que certains prennent avant de détruire…
Je vais changer de sujet, journal, mais je suis fatiguée… J’ai l’impression que tout me dépasse. Je n’arrive pas à me reposer. Je pense sans cesse à cet homme que j’ai tué, sans parler de ce fou qui avait l’air de s’en satisfaire… Je pense à Anya et à la chaleur de ses bras qui me manquent, à Yal’ qui me demandait tout le temps de ne pas me servir de la force n’importe comment. Je ne sais pas si je vais tenir, j’ai tellement de peine que je me surprends à rattraper mes larmes dans les moments les plus inattendus. J’ai envie de retrouver mes vrais parents, mais rien ne comblera ce vide au fond de moi. Ça me fait bizarre d’employer des expressions aussi clichées, mais c’est réellement ce que je ressens. Je donnerai n’importe quoi pour revoir ces deux-là, et pourtant je sais bien que c’est impossible…
Il y a une autre personne que j’aimerais éviter de voir mourir maintenant, il s’appelle Coy. C’est lui aussi un chevalier impérial, notre première rencontre a été étrange. En fait, je devais l’interroger parce qu’il avait fait des trucs pas très sympathiques, mais maintenant on dirait que ça va mieux. Il a décidé de suivre l’entraînement du chevalier Froome avec moi. Il a d’ailleurs été invité à suivre la formation un peu par caprice, un peu au même titre que moi. D’ailleurs, je remercie encore ce soldat qui m’a fait rencontrer Froome. Sans lui je serais en train de mendier dans les rues de Coruscant ou peut-être même que je serais morte. Quoi qu’il en soit, pour en revenir à Coy, je commence à lui faire confiance. On s’est un peu sauvé la vie mutuellement lors d’une étape de notre entraînement. Je n’en veux pas vraiment à Froome parce que c’est sûrement la routine pour les nouveaux, mais je préfère ne pas me souvenir de la tête des flottants de Yavin.
Coy est plutôt grand, enfin plus que moi, et il a l’air assez doué pour découper des trucs. Parfois il me fait peur : on dirait qu’il n’arrive pas à se contrôler. Je me souviens qu’il n’avait pu maîtriser la force que dans un état d’énervement, c’est assez effrayant. Il a un humour assez particulier aussi, il ne sait jamais vraiment le placer j’ai l’impression… mais, parfois, il sait être drôle. Il y a tout de même un truc que j’ai du mal à apprécier : il est très tactile, un peu trop j’ai l’impression ! M’enfin je ne m’en fais pas trop, il se comporte d’une façon assez paternelle. Autant parfois je peux trouver ça un peu oppressant, autant par moments ça ne fait pas de mal. En fait, je ne sais pas quoi vraiment penser de lui : il me fait peur mais il est attachant. J’espère qu’il ne pètera pas un câble…
Je vais te parler de Froome, mon professeur. Il est un peu spécial : il a une présence particulière. Il sourit toujours, il a un charisme certain et à toujours l’air de savoir quoi faire. En fait, on dirait qu’il sait tout faire ! Mon objectif est d’au moins arriver à son niveau : je suis sûre que j’en suis capable et que je pourrais faire de grandes choses si j’avais un tel pouvoir. Son style de combat au sabre est très élégant et ses gestes sont minutieux, c’est assez plaisant à voir mais ça ne me donne pas envie d’utiliser un sabre pour autant. Je m’intéresse plus à sa maitrise de la force, même si jusqu’à maintenant je ne l’ai vu l’utiliser que de manière assez fourbe. Quoi qu’il en soit je sens que je peux apprendre de cet homme et j’ai l’impression que ses méthodes portent ses fruits. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que lorsque j'étais derrière mon bouclier de force. D’ailleurs, je me demande si je ne vais pas devenir folle en y repensant. Je me souviens encore de cette sensation étrange lorsque mon bouclier a éclaté pour la première fois : j’avais mal partout, je voyais trouble, j’avais l’impression que mes mains allaient tomber tant j’avais mal et je ne me souviens plus pourquoi mais je me suis débattue au sol. C’était de l’excitation je crois, je n’avais pas l’impression de me débattre à cause de l’intense douleur mais plutôt parce que je ne savais pas comment exprimer ma joie. Avec un peu de recul, ça m’effraie un peu : étais-ce vraiment moi ? C’était peut-être à cause de la sensation de puissance, j’ai senti que je pouvais arriver à de grandes choses avec la force ce jour-là.
Et voilà, mon petit journal, j’ai beaucoup écrit même si c’était dans le désordre. Ça fait du bien, un peu. Ah ! Une dernière chose : je crois que je ne dois pas montrer ma peur et mes craintes. Je sais bien que c’est un peu trop tard et que certaines personnes savent déjà à quel point je suis froussarde, mais je dois me montrer plus forte. Je dois faire preuve d’assurance malgré mes inquiétudes et le stress. Sinon je n’arriverai jamais à être crédible en tant que chevalière. J’espère que mon mot de passe est assez sûr, parce que je compte bien te dire ce que je ressens : ça m’aidera.