- Eneuvi - [OS]
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Post n°1
Auteur : Ace DiaEneuvi: : Univers Star Wars
Hrp: C'est la BG d'un de mes personnages en cours de développement mais qui s'est arrêté et je ne sais même pas s'il sera fini un jour. Il n'est pas clairement destiné à ce forum. L'univers c'est un big fight CSI/République, donc pas d'Empire ni de renégats. Ensuite excusez les fautes tout ça, tout ça, j'ai voulu garder son coté brouillon. Il y a quelques similitudes avec Ace, puisqu'ils sont nés dans la même période. J'espère que vous aimerez. En gros je voulais jouer un civil/journaliste/aventurier qui allait critiquer à la fois les deux camps.
Eneuvi.
Tout commença ce matin même. Je me suis réveillé difficilement. Enfin, je n’ai pas touché à grand-chose hier, mais j’avais bizarrement les idées floues, la tête dans l’cul comme on dit. Ivanna, ma douce et chère épouse, dormait encore. Je l’avais laissée, j’étais allé voir en bas. « Ah ! Mon paquet de clopes, j’avais failli oublier » fis-je. Je le pris du coin des bras, avec la boîte d’allumettes et sur le même élan, les mis dans mon petit short sportif. Enfin, avant de me rendre à la cuisine, je m’étais bien lavé. Excessivement le visage d’ailleurs. Je me sentais toujours mieux après avoir mouiller mon visage d’eau froide, ce qui m’aidait en partie à me réveiller. Pareillement j’avais enduis mes deux mains d’une fine couche aquatique que je fis passer entre mes cheveux noirs bouclés avant de secouer calmement ma tête. Je n’étais clairement pas un sportif faut dire, je ne me réservais pas la joie de courir ou d’entretenir mon corps. Enfin on mourra de toute façon un jour ou l’autre. Chercher excessivement à se cacher de la mort que ce soit par le sport pour entretenir son corps, l’argent ou autre est totalement inutile. Tout est éphémère après tout, n’est ce pas ? Autant laisser une marque indestructible dans la galaxie. D’ailleurs, je me demande même comment c’est de mourir ! Intéressant, n’est ce pas ? Ce savoir nous est inconnu et j’en connais pas des masses qui sont revenus pour nous raconter comment c’est. Enfin dans la petite cuisine, je pris un petit remontant accompagné de ma première cigarette à peine sortie de sa tanière. Je l’alluma délicatement, pris ma première bouffée. Je me sentais enfin épanoui, à mon aise. Je mis le cendrier à bout de bras puis j’ouvris le data-pad devant moi, délaissé au même état depuis hier soir. J’étais enfin entré dans la dernière partie de mon dernier ouvrage : « Eneuvi Smith, entre traditions, révolte et futur». Cet écrit raconte ma vue des choses et surtout son évolution entre différents chapitres de ma vie et qui m’ont construit, moi comme auteur, poète, musicien mais aussi fidèle époux et homme de société. Ce livre serait en fait mon dernier recours. En effet, vu que je déplais à plus d’un éditeur en tant que journaliste, je lancerai peut être ça. Mais vraiment, j’en ai aucune envie couplé à certains problèmes gênants. Premièrement, ma position est loin d’être objective dans ce livre. Je n’ai fait que raconter l’histoire comme je l’ai vécue, mêlant sentiments, convictions et idéologies. Puis il ne faudrait pas oublier que je suis loin d’être un gars connu pour publier une autobiographie. A part deux trois littéraires perdus aux quatre coins de la galaxie, je ne pourrai pas faire grand-chose. Enfin, faudrait que je me trouve un bon éditeur pour le faire publier et ce n’était pas de tout repos. Je mis mon curseur sur la première page, je voulais le relire encore une fois. Je mis mes deux yeux sur la première lettre, et les voici qui s’enchaînent, l’un après l’autre, encore et encore. Plus rapide que le dernier des speeder, plus destructeur que le dernier des croiseurs, mes mots s’enchaînaient à la vitesse de la lumière construisant l’introduction du livre. A peine fini ma première clope, quand j’en fumais déjà une autre. L’odeur devenait de plus en plus forte, imprégnant la cuisine de ma signature préférée. D’ailleurs ma dulcinée ne tarda pas à me rejoindre. La fumée qui se dégageait de la pièce indiquait mon emplacement. Je ne tardais pas à lui faire part de mon amour certains avec un grand câlin et quelques bisous matinaux. Je me rassie pensant un peu au manque de pudeur qui s’était installé dans notre couple. Oh, après trois ans de mariage, on avait dépassé ce stade. La preuve est qu’on s’est embrassé avec une forte odeur de cigarette sur ma bouche et pire, elle ne s’était même pas lavé la bouche ! On parvenait même à lâcher quelques gazes en pleins milieu du débat et à roter dans le dîner. C’est pas très élégant, mais vous savez avec l’âge, tout se change : Les relations, la santé et même les convictions.
Oh en un clin d’œil, je commençais à voyager dans le temps. Je revoyais ma vie défiler en arrière le temps d’une dernière bouffée de cette saloperie de poison. Je me vis enfant, dans mes premiers souvenirs. Tout commence dans une petite ville d’Alderaan, mes deux parents eurent leur premier et seul fils, Eneuvi. Monsieur et madame Zimmerman étaient des gens biens, des plus ordinaires. Ils eurent raison de m’emmener à l’école, de m’éduquer, de mêler à la fois un coté sévère préservateur et un coté sympathique. Le lien du sang est seulement ce qui unit le plus les gens. Il surpasse de loin les querelles entre adolescent dépressif et parent à bout de nerfs ou la jalousie fraternelle ! En effet personne ne restera indifférent face à la disparition d’un proche. D’ailleurs c’est ce qui a uni les plus grandes dynasties galactiques. Le lien du sang. Je ne suis pas scientifique pour prouver ça, mais je vous assure, je mourrai pour mes parents et mes proches. D’ailleurs je n’ai vraiment pas grand-chose à leur reprocher. Peut être l’ex-affiliation de mon père avec ces maudits connards du sénat, sinon rien. Il était conseillé, comme son grand frère, et son père à ce que je sais mais tout ceci reste de l’abjecte. Il m’avait déjà fait quelques discours de politiciens ripoux dans ma jeunesse. J’y croyais vous savez ? A la vie de rêve, à l’égalité à je ne sais plus quoi d’autre de ces foutaises républicaines. Mon œil, oui ! D’ailleurs comment peut-on aimer une chose aussi inutile et vouloir la protéger, qu’ils crèvent tous dans le feu ! Eux et ces fouteurs de troubles de la confédération ! Des putains de matérialistes, oui. Enfin pour revenir à mon enfance, j’avais reçu une éducation plutôt stricte. Ils voulaient que je perpétue leurs traditions obsolètes, leur croyance futile et autres conneries du genre. J’étais vite initié, à peine cinq ans que j’étais obligé de prier leur divinité. C’était un genre de trophée de pierre sculpté finement. Un grand chef-d’œuvre si on l’étudie bien. Les détails étaient étonnants, ses yeux presque vivants fixaient ses hommes dans leur prière vaine. Je me souviens qu’il me foutait une trouille bleue d’ailleurs. On voulait m’élever comme du bétail, à suivre toujours la route, vous voyez ? C’étaient des fatalistes, qui… qui voulaient que tout soit déjà écrit, qu’on n’échappera pas à ce qui nous attend. Je n’y crois pas vraiment moi. Même dans mon jeune âge, je croyais qu’on pouvait changer les choses, sinon pourquoi se battre ? Vous voyez, si tout était déjà ordonné dans un petit calepin, pourquoi se fatiguer à agir si on peut laisser tout au destin. Faut croire que moi et ma famille on n’était pas fait pour se comprendre. D’ailleurs je n’ai jamais eu de réelle discussion avec mes oncles et tantes. Des échanges de formalités ou des félicitations, rien de plus. Ce n’était pas plus mal, j’avais trop peur qu’on m’inculque de fausses idées que je considère comme préjudices meurtriers à mon âme encore fragile d’enfant. L’esprit de la ‘contre culture’ moderne était déjà en moi depuis que j’étais tout petit. Je me refusais aux idées faites qu’on essayait de m’apprendre que ce soit à l’école ou à la maison. De même pour les livres à doubles sens. J’avais peur de tout, peur de rien. Surtout peur qu’on me défonce sans même que je m’en rende compte. Je n’étais clairement pas le genre de gamin à prendre tout à la légère. D’ailleurs dans une famille de politiciens il fallait clairement faire gaffe à son langage. Un mot de plus ou de moins et c’est clairement la mort. Finalement j’avais eu marre de ces prières, même enfant je trouvais ça à la fois barbant et inutile. Ma mère pensant que c’était inutile de forcer quelqu’un à faire telle ou telle chose avait consenti à mon choix, mais me faisant promettre de ne divulguer ce secret à aucun autre membre de la famille. Ce secret fut emporté quelques mois plus tard, dans une tombe peu profonde dans notre manoir familial. Ma mère était morte, soudainement. J’étais triste de la voir morte, me moquant encore plus de son dieu invisible. « Où était-il maintenant ? » dis-je à maintes reprises. Son parfum exquis de grandes marques me manquait. Sa douce voix froide, aussi. Je me souviens avoir pleurer et pleurer. Des tonnes de chaudes larmes qui tombaient. Je m’efforçais à jouer le dur en présence de mon père et de la famille, mais quand je me retrouvais seul, les démons m’envahissaient et me laissaient à ma grande tristesse. Son absence me mangeait de l’intérieur. Comme un parasite, elle me dévastait. Je me sentais pourri, crevé par d’abominables larves qui se régalaient de ma souffrance. Je m’étais réfugié dans mes livres. Un genre de façade contre ce monde qui voulait constamment me piéger. Je voulais me défaire de cette étreinte constante. J’avais bien réussi. Je pris goût à la littérature. Je ne comprenais pas forcément tout de ce que leurs auteurs voulaient faire comprendre, mais mêlé à mes différents avis, je m’étais forgé une solide base de quoi construire vraiment ma personnalité. Cette dernière se bâtissait peu à peu, je pris alors pour amour, en pleine adolescence, les essais politiques et ma compréhension du romantisme de certains auteurs des différents coins de la galaxie. En effet, le romantisme était la représentation de la révolution sur le classicisme qui s’imprégnait dans toute forme d’art. L’image même de la mort du passé pour un nouveau présent bâti sur le non sens des sentiments. Après je n’avais alors pas connu grand-chose du monde extérieure, je n’avais pas grand nombre d’amis, si ce n’est que je n’en avais point. Je n’appréciais pas vraiment une compagnie qui m’était inférieure. En effet, leurs petits esprits, aux ‘gens de dehors’ comme je les appelais, étaient renfermés dans une idéologie constante qu’on leur inculquait depuis leur enfance, chose que j’ai gracieusement ‘évité‘. Alors, il fallait être réaliste, leur présence et leur conférence ne m’était pas des plus utiles. En effet, j’avais assez des valeurs classiques que j’avais vécues et combattues au cours des dernières années pour en reprendre avec des dizaines de petits bourgeois et des centaines d’illettrés. Le système leur avait pourri la tête, il fallait les sauver, mais je n’avais ni le courage ni la motivation. Et puis, au moment où tout les autres recherchaient rébellions et enchainaient les tabous, essayant d’apprendre la vie aux mains de leur démons intouchables, moi je cherchais à me cultiver. Me hisser au rang des plus forts par la force des paroles et non des bras. J’avais bien pris la cigarette pour addiction, mais c’était plus pour me calmer qu’autre chose. Histoire marrante, je ne nierai pas que je fumais, à cette époque, pour paraitre bien plus cool, du genre le ténébreux mystérieux. Ca n’attirait pas vraiment les filles, et je ne me souviens pas avoir eu réellement d’affection soudaine pour une fille, mais je me plaisais dans ce rôle. C’était comme si ma vie était théâtre. Je vivais dans une autre peau, la cigarette en était témoin. Je voulais incarner tout ces héros dont j’avais eu connaissance à travers les récits que j’avais lus et j’essayais de transposer les citations qui restaient en moi dans mes divers débats. Vous savez, de cette personnalité subtile que je m’étais créé, comme une coquille, Ce qui était certain, c'est les soirées passés savourant un titre de musique alors que je me déchirai la peau. Ces soirées que je voulais arroser d'un ver de whyski, mais finalement je me rémémorais que ça n'allait résoudre rien. Du coup, je pleurai dans un moelleux silence abyssal toutes les larmes de mon corps. Je n'avais ni compagnons de routes ni poupée pompette masquée de fard à joues. Je voyageais, mais je ne savais où. Je fermais les yeux et je detestais l'homme que j'étais. Je m'aveuglais et je haissais l'orgueil que j'étais. Puis, trainant des pieds, je me jetais désesperrement et inlassablement sur mon lit et j'essayais d'oublier la journée de merd* que je venais de passer. Comme tout homme, j’étais un jour tombé amoureux, d’une fille nommée Joanna, si je me souviens bien. Amour qui c'est mal passé d'ailleurs... Celle-ci a révélé le vrai auteur qui est en moi. Le genre de personne qui était contraire à mon éducation. Je me souviens même avoir jouer une petite ‘perle’ musicale de ma propre composition avec un poème du célèbre Chiss, Wooda Goumter. Autre fait amusant, d’ailleurs, j’avais pris pour instrument la mondoline couplée à un Harmonica pour loisirs. Je n’étais pas un très bon joueur, mais ils se mariaient à la personnalité que je m’étais construite. Vous savez… Il y a deux genres d’artistes. Certains veulent faire de leur art une distraction, une joyeuseté. D’autres défient le temps, voulant le stopper par leurs œuvres la quatrième dimension de la galaxie. Malheureusement personne n’a encore ce pouvoir. Je voudrais faire partie de ces derniers, à faire défiler en un clin d’œil toutes les pensées du spectateur/lecteur. Je voudrais que tout s’arrête le temps qu’il contemple la chose sous différents angles, mêlant à la fois la vue artistique mais aussi spirituelle et évaluer la profondeur des sentiments imprégnés sur cette dernière par les mains de l’auteur. Je voulais créer le genre de trucs qui de par leur profondeur avaient le pouvoir de modifier la galaxie. Mais comme dit ce pouvoir n’existe pas. Je m’étais pourtant lancé à la recherche d’une chose semblable, à Coruscant dans mes 17 ans, dans le domaine de la littérature. J’accompagnais mon père aussi, muté là-bas pour différents travaux politiques, du moins en apparence.Oh Coruscant. J’aimais bien son teint sombre, mélancolique. Elle avait bien gagné son surnom de reine des métropoles. Juste en marchant entre les habitants, ce regarde mort, ces paroles vides de sens, ces ombres marchantes. Oh Coruscant. Son parfum était unique, de par la diversité des aromes qu’il dégageait. On habitait un immeuble parmi tant d’autres. Il était bien luxueux, même si il y’avait sans doutes beaucoup mieux. Une vie pas très différente de celle d’Alderaan. Pour ses missions de l’époque, mon père était dispensé de ses assistants. Je jouais alors contre mon gré. Je n’étais pas intéressé par la politique proposée par la république, mais il fallait bien aider mon père. Après tout, ne m’a-t-il pas aidé ? Contrairement à ce que j’ai marqué dans mon livre, je vais m’attarder sur ce qui s’est réellement passé ce temps là. Les choses s’étaient vite compliquée, non pas par fatigue d’enchaîner cours à l’université et travail, et d’ailleurs les deux se complétaient dans mon apprentissage, mais par les affaires louches à laquelle je faisais face. Rapidement, j’eu la moitié des explications par des dossiers trouvés ici et là complétés par le récit de mon père. Il m’avait trouvé entrains de farfouiller dans ses affaires. Le ton n’était pas monté, mais je vis en lui des regards inquiétants, non vus depuis peu avant la mort de ma mère. « Monsieur est un assassin, quand il est morose. » comme avait dit l’autre. Je compris la soudaineté de la mort de ma mère. L’explication était qu’elle le trompait avec un autre homme. Je le comprenais, assez. Je détestais l’infidélité. A cette discussion j’avais chaud, très chaud. Je me souviens avoir pris un cocktail bien rafraichissant et j’avais servi un autre à mon père. J’avais aussi sorti une cigarette et j’lui en ai offert une, qu’il déclina. Il posa son galure sur la table, puis m’expliqua toute l’histoire. Il l’avait étranglé, de ses mains. Je compris alors qu’il n’avait aucun remord, c’était clair. Tuer de sa propre main, voir d’un contact visuel la vie qui quitte les pupilles de sa victime. N’est ce pas affreux ?! La véritable raison de sa fuite et de camoufler le dossier présent à Coruscant avec certaines connaissances. En effet, le frère de ma défunte mère, sa seule famille voulait en savoir plus et même si les amis paternels s’obstinaient à lui cacher la vérité, c’était plus possible s’ils voulaient ne pas faire suspects. Il résidait à Coruscant, un homme d’affaires comme tant d’autres. Il voyageait souvent, mais nous avons pu prendre rendez-vous chez lui. Il était en vacance, du coup il avait du temps à perdre en notre compagnie. Un ver, des débats, je savais ce qui allait se passer. Je cachais mon anxiété derrière les clopes. Une derrière l’autre, je remplissais mes poumons de cette fumée nauséabonde pour certains, divine pour d’autres. Je me souviens avoir évité son regard. Je n’avais même pas regardé son visage. J’avais bien trop honte pou le faire. En effet, comment aurais-je pu regarder dans les yeux ma victime. Il était enfin temps. A la demande de mon père, il était entrains de chercher un livre dans la bibliothèque d’en face en se mettant ainsi de dos. Je me dirigeai vers le balcon, mon ver à la main, regardant l’horizon. Je ne pu qu’entendre un vague étouffement, bouffé par le son des glaçons s’entre tapant et le papier qui se brûlait. « Il est temps de partir fils. » Je sortis alors de mon cartable un grand sac noir que je lançais près de lui. Puis, je donnai un coup de balais au lieu du crime, essayant de brouiller les preuves au maximum. Tout était parfaitement orchestré par mon père : Les gants, les mégots de cigarettes regroupées, les vers lavés. Il était clair que le meilleur des crimes, le crime parfait, était de ne pas commettre le crime en question. Mais nous, on s’y rapprochait. Voilà, plus personne ne réclamait de dossiers. Inutile de vous raconter la difficulté avec laquelle j’ai pu me rendormir, et ce pour un long moment. Mais vous savez, avec le temps, tout s’oublie et même s’il ne s’oublie pas, il devient plus vague. Le temps passait et la chose devenait un sombre point de mon passé que je voulais rejeter loin. Alors, bien sûr pour mettre loin de moi tout cet évènement, il fallait quitter la source de toute cette douleur : Mon père. Les adieux furent courts. Deux trois mots, une pognée de mains et voilà. Il m’a compris, depuis ce jour là, que je voulais tout changer. Il m’a apprit même que lui aussi ne priait pas, qu’il avait découvert mon absentéisme des séances de prière et que maintenant, il me comprenait assez. Nos deux routes se coupèrent ici, même s’il continua de m’apporter un soutient financier mensuel. Les mois passèrent, j’enchainais mes examens alors et les fêtes d’étudiants. Je devenais plus sociable qu’avant, plus ouvert. Je ne crois pas que l’incident avait un quelconque incident sur mon caractère social, non. J’appréciais la présence des autres, la vie qui m’entourait maintenant. Non, ce n’était clairement pas le remplacement de la mort de l’un par la vie des autres. Chaque être est unique, et comparable à toutes les créatures existantes. Je voyais la vie, la sentais, la respirais, l’appréciais. Aussi se livrer à toutes sortes de cultures et le mix de celles-ci dans un affrontement entres idéologies, pas contraire, mais différentes, on va dire. Vite intégré dans la vie de l’étudiant, je m’essayais aux différents clubs culturels. Surtout celui du théâtre et de littérature. J’aimais bien jouer d’autres vies, enchaîner en trois heures ma vie, celle d’un grand général et un pauvre fermier ! C’était toute cette interaction qui me faisait aimer mon rôle d’acteur. D’ailleurs, le club de littérature m’a permit de retranscrire, dans mes dernières années de faculté, une histoire en une pièce jouée avec quelques camarades et bons amis. On pouvait dire que je m’étais encré entre les plus populaires de l’école. Ma réputation d’homme cultivé me rendait fier, même si c’était de l’exagération. Je n’étais pas si bon que ça, et je le savais. Je m’en servais (de me réputation) surtout pour faire de nouvelles connaissances et surtout d’avoir la capacité de donner divers discours et chansonnettes lancées parmi mes confrères. Enfin dernière anecdote de ma période d’universitaire était un speech que j’avais lancé dans l’amphithéâtre. Ma chose finie, je me rendais vers mon cours habituel. Je fus interpelé par une charmante demoiselle. D’ailleurs je n’étais finalement pas entré dans le cours. Elle s’appelait Ivanna.
Oh Ivanna. A ce qu’elle m’a dit, son nom faisait allusion à une « fleure brillante » dans un des dialectes employé par sa famille. Après avoir appris ça, je me suis dis quel prénom étrange, c’était même pas la saison à baiser dans les champs. D’ailleurs elle aimait se colorer ses longs ongles de cette affreuse couleur rouge. C’était ma rose, aussi épineuse que belle. Son parfum m’envoutait, me transportant à vingt milles lieux de là. Oh Ivanna, Ivanna ! Ma chère demoiselle, si précieuse à mon cœur. Je pourrai lui réciter tout les poèmes de la galaxie, mais je sais que ça ne lui apportera rien, alors je persévère en essayant de lui offrir tout l’amour que j’ai pour elle. Une chanson ou un récit n’étaient pas assez pour lui faire ressentir ce que j’éprouvais pour elle. Les mots ne la comblaient pas assez, et qu’y a-t-il de mieux que de faire parler le cœur ?! Je n’avais pas besoin de tout ça pour montrer à mon épouse à quel point elle m’est chère, seul un câlin pouvait réellement transmettre mes sentiments. Notre première rencontre était dans l’amphithéâtre, et finalement d’un commun accord, on s’était passé de notre après-midi de cours pour faire plus connaissance à un bar branché, le « Wha ?! Wha ?! Whaaa ?! ». Derrière ce nom loufoque, c’est ici que se réunissait la plus part des libres penseurs de l’université. On était tout les deux assez connus, et avait des amis en commun. Enfin on s’était vite liés comme deux atomes formant une molécule. Je sais pas trop si c’est solide, je suis vraiment nul en chimie, enfin ça devrait l’être. On était devenu assez proche, et on passait plusieurs heures ensembles à discuter de tout et de rien, s’échangeant différents points de vues sur plusieurs sujets, politiques, artistiques, et cetera. La première fois d’ailleurs, au bar, je fumais clope sur clope. J’étais assez nerveux par ma découverte, dirons nous ‘extraordinaire’. Un genre de Jackpot, vous voyez. Bref, je fumais beaucoup et il me restait dans les sept huit cigarettes dans mon paquet. Alors au beau milieu de la conversation, me voyant que j’avais fini d’éteindre celle entre mes doigts et m’apprêtant à foncer sur une nouvelle, elle les arracha toutes, puis son sac à la main sorti du bar. Je la suivis, perdre mon herbe et la fille c’était trop pour moi, en laissant un peu d’argent sur notre table remplie de mégots et de vers. Partis, je pus admirer sa sublime chevelure doré scintiller sur les rayons lumineux qui éclairaient la ville. Je la rattrapai, elle qui était à quelques pas de moi, puis la saisissant de sa fine épaule la fis tourner. Elle avait sorti un grand ciseau en fer, puis me regardant droit dans les yeux, dit : « Arrête de te tuer, bizarrement j’ai de la sympathie pour toi. ». Clin d’œil, bisou sur le coté, un petit « On se voit ! », le tout était roulé. J’étais paralysé, entièrement. Les mots ne voulaient pas sortir. Je ne pouvais plus rien faire. J’avais succombé à ses doux yeux bleus, aussi vastes que les plus larges des océans. Je m’étais perdu dans la couleur de ses pupilles, et je ne voulais pas en ressortir. Je voulais rester clochard dans le labyrinthe écarlate océanique de ses iris magiques. Je le savais, j’étais tombé dans une embuscade, piégé. Son petit sourire charmeur me restait en tête. Il me tourmentait, me donnait la fièvre. En me rappelant la douceur de ses lèvres sur mes joues, j’en tremble encore ! Un vrai séisme sentimental, je vous le dis !
Ce n'est pas encore terminé comme vous le voyez. Je sais pas -
Post n°1
Auteur : Ace Diatrop pourquoi même je l'envois. J'aime bien son histoire, même si elle est loin d'être finie. Peut être que je recherche un genre de réconfort ou d'encouragement pour la terminer, mais finalement je sais que ça ne me servira à rien. Je trouve qu'une partie de son charme se trouve dans ce coté brouillon qu'elle a.
Ps: Je comptais développer la relation entre Eneuvi et Ivanna et introduire un facteur nouveau quant à la mort de sa mère. (Une histoire de mafia) Parler aussi de son boulot de journaliste, comment il le concevait, ce qu'il voulait réussir à faire. Enfin bref' essayez de vous l'imaginer vous même ! Nieh !
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Post n°2
Auteur : Darth MalraasJe viens de lire ton texte après le boulot, chose que je ne fais jamais (Pour un écrit aussi long).
Formidable ! Surtout le premier passage sur "l'amour au bout de quelques années", un petit sourire s'est même dessiné.
Dommage qu'il n'y ait pas plus de retransmissions vis à vis CSI/République, quelque chose de personnel sur ce combat à la fois politique et militaire. L’opinion du personnage, ou juste une conclusion vulgaire en note finale : "Quelle Galaxie de merd* !" Eneuvi n'est pas très politique comme il le dit mais assez intellect (Ca c'est encore lui qui le dit) pour se fourrer dans ce genre de monologue constructif. Son coeur me paraît on ne peut plus dur lorsqu'il apprend que sa mère est morte des mains de son père, l'infidélité de sa maternelle lui inspire-t-il une rancœur impardonnable ? Question en effet. Cela n'a pas été à mon sens détaillé pour se faire une idée de se qu'il pense de son père, mis à part qu'il le comprenait en quelque sorte.
Le fait qu'il ait une grande culture est une chose réconfortante pour lui, en revanche ne pas mentionner l'aspect politique est une lacune. Pour un journaliste je veux dire, mais c'est ça jeunesse après tout, une fois adulte ira-t-il à la découverte de celle-ci ? On ne peut qu'imaginer. Dans la globalité le texte est très bien écrit, j'ajoute à cela qu'utiliser la première personne a toujours été très agréable pour le lecteur, à mon sens. -
Post n°3
Auteur : Ace DiaC'est réconfortant que mon travail vous plaise. Un de ces quatre je penserais à améliorer tout ça et je prendrais compte de vos remarques. Je partage aussi votre avis, je ne me suis pas clairement exprimé sur la politique, et c'est un assez grand défaut, surtout que je voulais qu'il critique les politiciens de l'époque.
Encore merci pour vos remarques et votre lecture.