Ad astra per aspera
-
Post n°7
Auteur : KovarnIbrim aurait pu ne pas tomber. S'accrocher à sa dignité comme un condamné s'accroche au précipice duquel on le jette. Honneur et roche tarpéienne ne font qu'un. Mais elle tomba. Et elle tombait toujours, car elle avait appris que se relever à chaque fois était bien plus formateur que de vouloir rester debout à tout prix. Elle resta même une seconde ou deux au sol, haletante et étrangement souriante. Son apprentie avait de nombreux défauts et surtout des lacunes d'expérience mais elle ne manquait ni d'imagination ni de ressources. La leçon qu'elle venait de lui inculquer sur la contingence des épées et la nécessite de réfléchir avec tout son corps avait été acceptée sans broncher et comprise dans toute sa profondeur aussitôt. Pas de doute : une guerrière vivait quelque part derrières les huis de l'esprit de la véritable mandalorienne pure souche. Et Ibrim était en train de la réveiller. D'un mouvement souple et félin, la maître d'armes Echani se releva dans une garde offensive et ouverte qui disait d'elle-même, sans avoir besoin de mots, qu'elle était fière de l'offensive de son élève et qu'elle était prête à l'emmener au niveau supérieur. Prise d'une bouffée de chaleur amenée par l'adrénaline du combat, la jeune femme ouvrit sa tunique officielle trop serrée sur une tenue d’entraînement plus simple constituée de bandages compressifs autour de la poitrine, pour un confort d'entraînement total. Elle se remit à faire les cent pas gourmands qu'elle affectionnait autour de sa cible, sans la féliciter une seule seconde d'avoir réussi l'épreuve et balayant de son regard tranchant et profond la garde de la sénatrice et les signes de fatigue et de tension sportive que cette dernière manifestait. Dans le même temps, elle faisait tourner la garde dorée et décorée de sa lame dans sa main, sans y penser. Cela faisait des années que cette vibro-épée était un prolongement réel de sa personne, à tel point qu'elle se demandait parfois si elle n'avait pas des sensations fantômes lorsqu'elle ne la tirait pas de son fourreau. A vrai dire, elle l'avait montée elle-même, en utilisant le savoir-faire millénaire de son peuple, blessant ses petites mains blanches d'alors dans le sang et le feu pour se frayer une place dans le monde et dans Japrael avec une lame aussi fine et racée qu'elle. Aujourd'hui, elle avait réussi.
Voilà qu'elle s'occupait personnellement de l'entraînement de la leader politique des mandaloriens et de leurs voisins et protégés. Mais elle en voulait encore plus, toujours plus. Ibrim était pour ainsi dire insatiable, et sa lame aussi. Plus de sang, plus de tension, plus de transpiration, plus, plus et encore et toujours plus. C'est avec cette faim dans le regard que l'instructrice leva les yeux pour croiser ceux de son élève. Le prochain palier allait être plus difficile.
- Nous repassons à la défense.
Les genoux de l'Echani ployèrent avec grâce, la faisant ressembler un instant à une femelle tuk'ata blanche prête à bondir sur sa proie. Mais au lieu de se jeter comme une guerrière dans la bataille, elle se releva aussitôt et tendit son épée en avant, d'une main comme pour pointer son élèvè avec le bout de la lame, doigt géant et mortel.
- Vous savez traverser une garde, mais je veux savoir si vous pouvez garder la vôtre. Je vais donc me livrer à un kata dont vous ne connaissez pas le déroulement. Chaque coup sera dirigé vers un endroit différent de votre anatomie, et je serai de plus en plus rapide. Les premiers coups seront longs et amples, mais j'irais progressivement vers une pluie d'estocs. Si je vous griffe avec la lame ou touche le bras, je continue. Si je plante la lame ou si je touche torse ou tête, je m'arrêterai. Vous allez devoir garder vous défendre le plus longtemps possible. Vous pouvez changer de garde et reculer dans la pièce mais pas contre-attaquer ni éviter. Il ne doit s'agir que de parades. Le kata est très très long et je puis en enchaîner d'autre si vous l'épuisez. Donc l'exercice ne se finira que si je vous touche, si votre dos touche un mur ou si vous abandonnez.
L'expression sur son visage, pareille à une Zeltronne faisant les yeux doux à un client sur Nar Shaddaa laissait entendre qu'entendre la sénatrice proclamer son abandon serait une grande déception.
- Vous l'aurez compris : la prochaine leçon est une leçon d'endurance et de maîtrise de votre fatigue.
Sur ces mots l'Echani commença son attaque. Comme elle l'avait annoncé, les premiers coups étaient des estoc armés et des tailles lentement réfléchis qui visaient des cibles évidents comme le torse, entre les deux yeux ou la région du cœur. Mais l'Echani faisait glisser sa vibrolame sur celle de son adversaire et le son des deux vibrations s'entrechoquant marquait un rythme très travaillé qui, en s'intensifiant de plus en plus, permettait à la sénatrice de suivre l'accélération progressive du tempo que sa maître d'armes déroulait...
Sans une hésitation. -
Post n°8
Auteur : Elari'nahElari regardait Ibrim, à peine au sol qu’elle se relevait, le regard encore plus fougueux qu’auparavant. La jeune femme était tout de même contente. Elle avait réussi à percer sa défense. Une chose qui ne paraissait pas aisé au départ. Elle fit quelques pas autour de la sénatrice. Maintenant, la maître d’arme allait attaquer et elle devrait se défendre sans fuir, sans tomber. Mais elle avait le droit de reculer. Cette leçon serait difficile, tendu. On allait voir si ses séances de musculation l’aiderai. Ou non.
Elari se prépara, non pas mentalement en cherchant à réfléchir mais uniquement à attendre d’ennemi. Elle fixa ses épaules, c’est de là que partirait les coups. Plaçant la virolame devant elle, elle attendu. Le combat commença. Un coup par la droite, par en dessous, par la gauche. De nouveau par dessous. Chaque coup provenait d’une direction différente. Mais il n’y avait pas que des coups de lame, parfois un poing ou un coude qui venait dans un angle mort. Les coups semblait doux au départ et furent de plus en plus rapide. De plus en plus violent. Difficilement et tentant de résister, Elari’nah paraît les attaques une à une mais prenant quelques fois un coup à droite, par-ci, par là. L’exercice devenait de plus en plus difficile. Les coups étaient plus compliqué à contrer. Plus violent. Des coupures commencèrent à apparaître sur les bras de la jeune femme.La sénatrice commençait à avoir de plus en plus de mal. Reculant de plus en plus tout en essayant de ne pas esquiver les attaques ; ce qui devait arriver, arriva. Tentant une parade maladroite, elle fit remonter la lame de son adversaire le long de son visage. Elle ne lui entailla pas la peau mais il laissa une légère trace. Mais l’entraînement continuait.
La sénatrice tentait de tenir bon mais la fatigue et la douleur des bras liés aux coups et aux différentes coupures, plus ou moins profondes commençait à bien se faire sentir. Elle tantait de serrer les dents. Cela faisait à peine quelques minutes qu’elle bataillait. Mais elle n’en pouvait plus. Ayant l’impression de se battre pour sa vie face à une machine de guerre, une virtuose de l’épée que l’on pourrait qualifier de la main droide de la faucheuse noir ; elle dépassa sa limite. Sa parade réagit d’une infinie lenteur face à l’attaque d’Ibrim qui vint placer sa lame et l’arrête à quelques millimètre d’un de ses deux yeux. Elari regarda la lame et Ibrim, n’en pouvant plus, elle s’affala sur le sol. Ruisselante de sueur et complètement haletante comme si elle venait de parcourir un marathon, Elari regarda l’Echani. Ses bras entier ainsi que le haut de ses jambes étaient couvertes de blessures. Bien que superficielle ou peu profonde, elles étaient là. Mais aucune ne mettait sa vie en danger. Ibrim portait bien son nom. Il paraissait que dans le système, et même malgré les champion qui était venu la défier, elle était toujours invaincue... -
Post n°9
Auteur : KovarnLe silence est comme une fonderie universelle dans lequel tous les mots sont encore possible. Comme un chaos originel dans lequel le monde attend sa genèse. La moindre mot, le moindre tressaillement, la moindre voyelle même est comme une étincelle qui organisera enfin ce monde en suspension, remettra l'ordre dans ce qui s'est tu momentanément. Ne rien dire, c'est laisser le chaos se densifier. C'est refuser l'ordre et jeter les pensées de la sénatrice exténuée aux loups de l'incompréhension et aux affres du soupçon. A l'inverse, tout mot serait une main tendue vers une femme à terre, une main créatrice qui lui montrerait comment se relever et comment jouer du pinceau pour dessiner son propre monde, à la pointe de sa vibrolame. En résumé, l'état de fatigue et d’aboutissement physique dans lequel l'instructrice avait jeté son élève était une manière de la rendre plus ouverte à son enseignement et de la mener dans un état de « crise » comme l'entendaient les anciens utilisateurs du basic. Pour eux, la « crisis » était avant tout un état critique, d'abord médical, dans lequel de grands changements étaient possibles. C'est pourquoi les espèces à mue, lorsqu'elles étaient en train de changer de forme, étaient désignées comme « en crise ». Tout comme la galaxie était elle-même désignée comme « en crise » lorsqu'une limite était atteinte et que des évolutions extrêmes – des guerres, des génocides, un changement de régime politique- étaient sur le point de se manifester. Dans cette perspective, la sénatrice mandalorienne était à l'acmé d'une crise majeure, tant sur le plan corporel que mental.
L'issue de cette crise dépendrait de la façon dont Ibrim briserait le silence. Ordonnerait le chaos. Elle eut un long soupir ambigu, dans lequel pouvait transparaître autant de la déception amusée qu'une simple expression de fatigue, ou la purge d'un trop plein d'adrénaline. Au milieu de son visage blanc immaculé, que la sueur, les coups et les taillades semblaient épargner, deux yeux félins se baissèrent sur la guerrière qui reprenait son souffle à ses pieds. Ce mot la fit réfléchir. Une guerrière. Le terme avait bondi au premier plan de ses pensées sans qu'elle y ait réfléchi et sans qu'elle ait pris le temps de considérer ses synonymes plus doux. Pour elle, Ela'rinah était devenue une guerrière. Une guerrière au talent encore bourgeonnant, inchoatif. A l'expérience de combat encore ridicule et aux réflexes encore tâtonnants. Mais elle était à n'en pas douter une guerrière. C'était dans le moule des guerriers que son âme avait été fondue, comme celle de nombreux de ses compatriotes mandaloriens. L'Echani était rassurée : la langue de la guerre était la seule qu'elle aimait utiliser et la seule dont elle connaissait tous les accents et les sonorités. Mais il était souvent difficile de parler la guerre dans un monde en paix. Heureusement, les femmes comme Elari'nah connaissaient ce langage depuis le berceau, qu'ils soient entraînés à le manipuler ensuite ou non. Peu importe les progrès d'Elari'nah durant cette instruction, Ibrim aurait au moins la satisfaction d'avoir réveillé la guerrière dans son interlocutrice. C'était le plus important. Il s'agissait avant tout d'un cours de self-defense et si la dirigeante de Japrael était attaquée, peu importait qu'elle connaisse tel ou tel taka, et qu'elle sache où et quand viser tel ou tel organe. Tout ce qui comptait, c'est que la guerrière qui vivait dans la mandalorienne soit pleinement éveillée. A partir de là, elle aurait toutes ses chances de survivre, pleinement entraînée ou pas.
Il n'y eut pas de mots, ni salvateur, ni destructeurs. La maître d'armes du palais fit un pas de côté puis recula sans quitter des yeux son élève exténuée, comme si elle voulait la supporter par son seul regard. Comme si ses prunelles étaient des tuteurs auxquels elle espérait que la plante mandalorienne s'accrocherait pour mieux grandir. Mais ce n'était pas anodin : si la sénatrice était bonne observatrice, elle comprendrait aisément que l'Echani était passée d'une ignorance curieuse à une exigence porteuse d'espoir.
- Inversons les rôles.
L'injonction était venue sans prévenir. La pièce semblait avoir parlé à la place ou en même temps qu'Ibrim. Ce n'était pas un individu isolé qui avait lancé un ordre à la favorite de la reine mais son destin qui s'était manifesté par ces mots. Ce qu'on lui demandait n'était pas une possibilité mais une nécessité qui devait être accomplie, quelque soit sa fatigue. La combattante émérite jeta son propre sabre, unique et à la garde si finement ciselée et si décorée qu'il paraissait venir d'une tout autre dimension, dans les bras de la sénatrice. Le mouvement était assez doux et maîtrisé pour éviter de transpercer la jeune femme fatiguée mais assez strict et rapide pour obliger cette dernière à attraper l'offrande.
- Inversons les rôles. Vous avez désormais deux armes, dont la mienne. Vous allez devoir de nouveau percer ma garde, mais pour cela, vous devrez cette fois apprendre à transpercer un autre style de défense.
La porteuse de mort à peau pâle porta une main à son dos où était rangé, grâce à un fourreau télescopique, une double-lame rituelle Echani. Déployant les deux sabres jumeaux horizontaux, la maîtresse jongla avec sa nouvelle arme avant de la tendre devant elle d'une seule main tandis qu'elle retrouvait une garde basse et féline.
- L'adaptation est l'un des maîtres-mots du combat à l'arme blanche. Peu importe ce que je vous apprends aujourd'hui, vous ne pourrez jamais connaître tous les styles et prévoir tous les coups. Il faut donc savoir s'adapter aux différentes armes et aux modes de combat qu'elle nécessitent ou facilitent. Comme lors de l'évolution des espèces, ce ne sont pas les plus forts ni les plus nombreux qui survivent au passage du temps et aux luttes de l'histoire, mais ceux qui s'adaptent le mieux. Voyons voir comment vous allez vous comporter face à ce nouveau bijou, et la défense que je vais devoir mettre en place pour le manier. Les règles changent : si vous ne réussissez pas à me faire toucher un mur ou abandonner, j'arrêterai le combat en vous désarmant lorsqu'il me plaira. Ne me décevez pas, Sénatrice.Spoiler : HRP
-
Post n°10
Auteur : Elari'nah
Le souffle toujours battant, les gouttes de sueur qui lui coulait sur le visage ; Elari’Nah tentait de reprendre son calme. Fixant du regard son hôte, celle-ci lui jeta ton épée de façon à ce qu’elle réussisse à l’attraper. Chose que fit la sénatrice non sans mal. Ses bras lui faisait mal suites aux nombreuses coupures qui lui parcouraient la peau. Saisissant l’épée de l’Echani, elle contempla la crosse qui était magnifiquement décoré.
Se relevant tant bien que mal, la sénatrice réussit à se tenir sur ses jambes, soufflant à plein poumons. Elle regarda les deux épées. Comment les manier ? C’était une bonne question. La jeune femme n’en n’avait aucune idée. Regardant devant elle, elle inclina une jambe, leva une épée en l’air de façon à ce qu’elle soit parallèle au sol tendit que l’autre était abaissé en direction du sol. Ibrim sortit alors une double lame de son dos et effectua plusieurs mouvement circulaire autour d’elle. Qu’elle était cette arme ? La situation devenait compliqué.
La chose qui suivait était des plus simple, faire reculer Ibrim et la battre sur son propre terrain. Etait-elle cinglé ou prenait-elle purement plaisir à voir échouer ses élèves ? La chose n’allait pas être facile. La sénatrice se dit qu’il était temps. Laissant faire le hasard et se laissant guider à l’instant, elle pivota sur elle même et dans un élan lança la lame de l’Echani sur elle même. L’idée était de voir comment elle intercepterait l’attaque. La mandalorienne observa le mouvement de défense et en retint toutes les secondes. Passant à l’attaque. Le premier coup para son attaque, la seconde aussi. Tentant une attaque sur le côté, elle fut aussi repoussé. Toujours à chercher à parer sa défense, elle tenta une attaque frontale. Les deux mains sur son épée, elle mit toute sa force dans l’attaque qui fut paré comme voulu. Appuyant sur sa lame pour forcer sur l’échani qui ne bronchait pas d’un poile, elle lâcha l’attaque pour contourner Ibrim et l’attaquer par derrière. L’attaque fut paré. Elari’Nah tenta encore et encore. Subissant échec sur échec.
Elle finirait bien par réussir mais son adversaire était redoutable avec sa double arme. Sans sans rendre compte, la sénatrice était à côté de l’épée qu’elle avait lancé auparavant. La percutant avec son pied, elle la ramassa. Fonçant une nouvelle fois sur sa cible, elle frappa avec une épée sur le côté, et une autre en bas, forçant son adversaire à effectuer la rotation qu’elle souhaitait. Laissant la lame contre celle d’Ibrim, Elari’nah laissa sa vibrolame suivre le début du mouvement de rotation de l’Echani avant de l’enfoncer avec force tandis qu’elle lâchait son autre lame, la laissant voler dans les airs. Lorsque celle-ci se planta dans le sol avec une inclinaison de 67 degré par rapport au sol, Elari venait de planter le bout de sa lame dans l’épaule d’Ibrim. Elle avait ainsi persé sa défense. Effectuant une roue arrière, elle se retira le plus rapidement possible, elle prit deux pas de distance. Le visage et les membres couverts de sueur, la respiration haletante. La sénatrice tentait de serrer les dents par la douleur que lui provoquait sa propre sueur sur ses blessures, même superficiel. Son épée était resté planté dans la chair de son maitre d'arme. Elle tenterait sa prochaine attaque à main nue.Spoiler : HRP
-
Post n°11
Auteur : KovarnLes écrins les plus purs peuvent abriter les atrocités les plus noires. Le ver le plus hideux peut habiter le fruit le plus appétissant. L'orifice cauchemardesque d'une bouche aux croc apparents était caressée par les flocons de neige qui venaient tricoter le tapis blanc couvrant la surface glaciale de Morvolo. Son haleine glacée faisait frémir les roches environnantes, comme s'ils étaient révulsés non pas par l'odeur ni par l'image mais à travers un sixième sens qui n'appartenait qu'à l'ordre minéral et que le Rellarin dérangeait par sa simple présence. Et pourtant, Ibrim n'était pas – et de loin - la seule habitante du système Japrael à être persuadée qu'il en était l'un des plus honorables et des plus valeureux représentants. Le dispositif qu'il avait utilisé pour assister à l'entrée de la sénatrice dans la salle d'entraînement du palais, sous la forme d'un hologramme, était enterré sous la neige et sali par plusieurs fontes et reformations de cette même eau. C'était là l'une des preuves laissant penser qu'il était agenouillé sous le même arbre depuis plusieurs jours, avec le filet blanc qui parsemait sa tunique et les restes de ses provisions aussi frugales que soigneusement rangées à quelques pas de là. Mais il n'était pas si inapproprié que cela. La plaine glacée de Morvolo n'avait rien de « l'écrin pur » dans lequel un monstre aussi ineffable se terrait. Les montagnes frissonnantes cachaient leurs propres secrets et étaient parsemées de multiples chuchotements qui n'avaient rien à voir avec des promesses de paix ou des caresses langoureuses. Des bouches d'ombres aux profondeurs insondables grognaient dans les alcôves des grottes glacées, des corps aux proportions et aux propriétés encore jamais étudiés se glissaient le long des étendues givrées et les talus accidentels qui entouraient le Rellarin vomissaient à intervalles régulières des émanations de diverses natures qui trahissaient la présence d'autres choses que des princesses alderaani nymphomanes en string rouges. Le personnage silencieux n'était en réalité ni la plus dangereuse, ni la plus hideuse créature de ces montagnes. Mais il en était de loin la plus calme, et de très loin la plus intelligente.
Soudain, la neige crissa sous un pied ou une patte intruse. Les yeux du natif de Rellnas minor s'ouvrirent avec la grâce d'une carpe atteinte d'une violente conjonctivite. Ses petites oreilles latérales, semblables à des pointes de silex de Tython dépassant d'un rocher sablonneux, se soulevèrent aussitôt. Il se mit à observer les ombres dessinées dans la couche blanche au sol, à la recherche d'un mouvement suspect balayant le vide, que ce soit un petits mammifère poilu et curieux ou tout autre poids et masses déjà reconnues et appréciées. Mais la piste était déjà froide. C'est par l'odeur qu'il retrouva la trace de l'intrus, et se rendit compte que ce dernier n'essayait pas de de se dissimuler : d'après le rythme de sa progression, il marchait dans une direction précise, probablement celle de la balise qu'il avait posé au sol et dont Ibrim avait les codes. Ce n'était pas un intrus, mais bien la personne qu'il attendait. Et la dernière personne de tout le système qu'on s'attendrait à voir apparaître dans cet endroit...
Le Rellarin ouvrit grand sa bouche trop remplie, un orifice qui ressemblait au plus odieux et au plus laid des tunnels menant directement en Enfer. En contradiction, ses petits yeux se remplirent d'une sincère et chaleureuse hâte et d'une gaie détermination en se posant sur la personne qui venait d'apparaître à travers les frondaisons....….
Quelques jours plus tôt.
Ibrim passa une main fébrile dans ses cheveux blancs frôlés par la sueur courant dans son cou d'albâtre. Le monde tangua un court instant autour d'elle avant qu'elle ne le stabilise de nouveau d'un simple battement des paupières. Son rythme cardiaque et le souffle dans sa poitrine suivirent le mouvement.
- Ad astra, per aspera... sussura-t-elle avec un accent mêlant l'Echani et une très inattendue du timbre hautain et grave qu'ont les nobles Tapani.
Reprenant sans prévenir sa danse féline, la maîtresse d'Armes retira elle même son épaule de la lame qui en avait transpercé l'épiderme et une partie de la chair puis frappa du coude sur le plat de la lame avant de repousser son adversaire du plat de son autre main, violemment asséné contre sa poitrine volumineuse et bien connue des esthètes et pervers de Japrael. La danseuse à la lame claire souriait lorsqu'elle s'approcha de son élève, tirant sa manche pour dévoiler un bras enroulé dans des bandages, dont elle déchira quelques tours pour compresser sa blessure à l'épaule. Elle souriait toujours lorsqu'elle tendit une main à son adversaire, pour demander le retour de sa lame personnelle.
- Je suis fière de vous, sénatrice.
Ces mots suffiraient. Elle passa à la suite sans plus étendre ses compliments, sachant que son interlocutrice connaissait la valeur des mots et la beauté de la concision. Sans s'attarder dans la pièce, l'Echani s'affaira à ranger ses affaires et à finir la compression de sa blessure en finissant son discours.
- Ce sera tout pour aujourd'hui, je pense avoir mobilisé toute votre énergie pour l'instant. Prenez le temps de vous reposer cette semaine et rejoignez mon collègue expert du close-combat avant qu'elle se termine. Quel que soit votre choix, il vous attendra. Il est déjà en place. Les coordonnées sont dans cette balise de localisation. Bien entendu, je reste à vos ordres, Sénatrice. Si vous en souhaitez plus, je suis à votre disposition..
Et comme pour se contredire elle même, elle ouvrit la lourde porte du palais ondéronien et quitta la pièce sur le champ... -
Post n°12
Auteur : Elari'nahLa respiration haletante, le coeur tendu, les poids levées, Elari attendait la suite. Qu’allait lui réserver la maître d’arme ? Elle se contenta d’exprimer sa fierté envers la Sénatrice, ce qui fut des plus surprenant et déstabilisant. Ibrim lui tendit la main pour probablement récupéré son épée. L’attrapant par la poignée et la sortant du sol dans un son reconnaissable entre mille, elle la lui rendit. Mobilisé toute son énergie, oui c’était peu dire. UN doux euphémisme à vrai dire. La sénatrice était carrément cuite, même ses propres séances de sport n’était pas aussi intensif.
Laissant Ibrim sortir après lui avoir remis un datapad de localisation, la sénatrice se laissa s’asseoir au sol et s’allongea quelques minutes. Historie de récupérer. Personne ne voulait assister à ses cours… La raison était plus qu’évidente. En plus d’être assoiffée et complètement en manque de combat, l’Echani était une experte des plus redoutables et des plus dangereuses. Même pour un expert dans son propre domaine.
‘Si vous en souhaitez plus, je suis à votre disposition’ Une phrase qui raisonnait dans l’esprit de la sénatrice. Même si son corps n’en pouvait plus, la volonté de la jeune femme en demandait plus, bien plus. Elle voulait apprendre, plus, beaucoup plus. Si son corps trahissait son épuisement, son regard trahissait une volonté implacable issu d’un esprit guerrier depuis trop longtemps endormie. La mandalorienne qui était présente dans sa jeunesse commençait à vouloir refaire surface. Etait-ce une bonne chose ou une mauvaise ? Devrait-elle l’accepter ou la dompter ?
Perdu dans ses pensé tandis qu’elle fixait le plafond de la salle et que son corps inondait le sol de sa transpiration, elle se dit qu’elle aurait besoin d’une bonne douche. Le maniement de l’épée, un art ancestrale dont le maniement était plus qu’une simple chorégraphie. Se relevant difficilement, elle alla vers les vestiaires, le savon au contact de ses entailles la ferait probablement hurler de douleur tellement elle en avait… Mais on verrait les doses de bacta une autre fois.
…
Cela faisait moins d’une journée qu’elle avait finis son entraînement avec la Maître d’arme. Entre ses devoirs et une bonne nuit de sommeil qui avait été plus longue que prévu ; la sénatrice n’avait pas pus se libérer aussi tôt qu’elle l’aurait souhaité. Morvolo, la deuxième planète tellurique du système mais qui contrairement à Ondéron, n’était qu’un monde sans vie et de glace. Une station nommée Base Echo 2 y avait été construite sous la direction de l’ancien Sénateur Jnum. Autrefois tenue par les anciens soldats clones de l’armée renégate, il n’y avait plus que les forces de la Hunter Gen. Ses années passé à faire la guerre l’avait fait rendre le système défendable et paré à toute attaque. Une bonne chose en soit mais cela en était tout aussi une mauvaise. De loin, Japraël pouvait avoir l’air d’un système militarisé à souhait.
La navette se posa sur la neige de Morvolo, sur l’air atterrissage de la station. Posant le pied dans la neige dans sa combinaison de survit, elle se mit à avancer en direction de la plaine gelée la plus proche. Et ainsi rejoindre les coordonnées données par Ibrim. Avant de venir sur cette planète, Elari avait dû s’équiper d’une combinaison de survit en milieu froid, les températures qui oscillait constamment entre moins quinze degrés et plus cinq degrés la tuerai rapidement. D’une couleur blanche et qui épousait aussi bien ses formes que sa tenue de sénatoriale, elle avançait dans la neige. Tout ce qu’elle entendait comme son n’étaient que ses pas écrasant la neige sous son poids et le vent qui soufflait sur son casque. Après une vingtaine de minutes de marche, elle arriva face au Rellarin.
Sans chercher à porter de jugement, il lui fallait avouer que c’était la première fois qu’elle était en présence d’une tel espèce. A première vue celui-ci semblait intimidant et effrayant. Quoi que n'étant pas un nain, ça serait plus compliqué pour voyager. Le voyant, elle se stoppa dans sa marche, le fixant. Ignorant totalement qu'Ondéron abritait cette espèce, la jeune femme repris sa marche. Son visage, de part sa forme et ses petit yeux lui donnait un air triste et malheureux. En revanche, la forme de sa bouche donnait une impression tout autre. Vêtue d'une tenue en acier, de cuir et de fourrure, Elari se demandait comment il faisait pour supporter ce froid glaciale dans sa position actuelle. Celui-ci c’était installé au beau milieu d’arbre mort qui avait tenté de se développer. Comme quoi, cet astre n’était peut-être pas si vide que cela. Arrivant face à lui et ne sachant quel sort il lui réservait, elle s’accroupit sur ses genoux et le salua. Pour le moment, elle n'avait aucune idée de comment l'interpréter. Un animal? Une personne sage et respectueuse? Un mercenaire? Tant de question qui se bousculait dans sa tête tendit que son regard parcourait l'être qui lui faisait face. On ne pouvait en aucun cas assurer que la jeune mandalorienne était des plus sereine.Spoiler : Tenue
-
Post n°13
Auteur : KovarnLorsqu'Elari'nah arriva près du combattant émérite, il avait épuisé ses ressources liquides depuis longtemps et sa gorge sèche commençait à le faire souffrir derrière les crocs recourbés qui occupaient son horrible bouche en « o ». Lorsque toute cette histoire avait commencé, pourtant, un flot presque ininterrompu d'alcools de Pakrik Majeur majeur coulait dans son gosier et éclaboussait sa dentition terrifiante. Ces eau-de vie pourtant racées et fort différentes navaient qu'un seul goût pour ses papilles : celui de la défaite. Cela faisait presque trois années qu'il avait quitté sa tribu pour être utile dans le monde au niveau galactique et apporter ses services à une cause qui le méritait et qui dépassait les disputes trop localisées de Rellas Minor. Il n'avait soit rien trouvé, soit s'était fait arnaquer par des groupes criminels qui lui avaient promis la liberté et le bonheur de l'orphelin comme alliés, mais ne connaissaient que l'argent et la crédulité des héros. On avait essayé de se servir de lui, puis de le supprimer. Comme il s'y attendait, son apaprence dérangeait, tout comme la rareté de son espèce dans la galaxie. Il avait bien tenté de rejoindre la rébellion contre l'Empire Sith mais cette dernière ne semblait pas encore s'être organisée et restait introuvable dans cette région de la galaxie. C'est alors qu'un miracle arriva. Il était bleu, féminin, plus beau que tout ce qu'il avait jamais apprécié avec ses yeux de carpe auparavant et il posa lourdement une chope d'hydromel alderaanien sur la table occupée par le Rellarin.
- Ce bar est complètement à côté de la plaque. Vous savez comment ils appellent Aldéraan ? Aldorande ! Et vous savez comment ils ont nommé cette bière ? « Bière aldorandienne ». On croit rêver.
Un large sourire dessina les lèvres violettes de l’humanoïde à la peau bleue. Un sourire lumineux qui avait, tout au fond, si l'on regardait bien, quelque chose de carnassier. Exactement le genre de sourires que le monstre valeureux aimait chez une femme. Cette dernère n'attendit pas que son interlocuteur rebondisse sur l'erreur du bar pour se présenter :
- Je m'appelle Yorshka. Et je sens que vous avez besoin de moi.…
Yorshka avait raison. Le Rellarin avait besoin d'elle et elle avait besoin du Rellarin. Elle s'avéra très vite représenter les sœurs Mistryls d'Emberlene, une organisation matriarcale qui tentait de venger la planète en question, mystérieusement ravagée et rendue invivable par des frappes orbitales et un pillage méthodique. Les Mystrils, initialement peu rassurée par les aliens et constituée seulement d'anciennes habitantes de la planète, s'étaient tournées vers des mercenaires dont l'éthique et l'approche du combat étaient proches de celles que les Mistryls professaient depuis toujours. Ibrim l'Echani et Yorsha la Pantorane faisaient parti de ces mercenaires. Et le Rellarin les rejoignit ce jour-là pour presque la durée du règne de l'Empereur Omega. Au sein du petit cercle qui entourait l'organisation emberlenienne et soutenait ses missions vengeresses, les trois non-humains formaient une petite équipe redoutable, véritable trinité rarement vaincues que les cartels et les sociétés de mercenariat dénuées d'éthique auraient aimé s'arracher. Mais eux voulaient travailler pour une cause juste, et uniquement dans cette perspective.
C'est pourquoi la révélation de Yorsha fut un tel tremblement de terre, non seulement dans leur petit groupe mais pour chacun d'entre eux. La pantorane était tombée sur le bon indic, avait écumé les bons bars et séduit les bons officiers. Ce qui avait d'abord été un doute fugace rangé au fin fond du tiroir le plus secret de ses pensées s'était transformé en une vérité éclatante qu'elle avait fait exploser auprès de ses compagnons, les irradiant tous par la même compagnon. Emberlene n'était pas une planète innocente qu'un ennemi mystérieux avait ravagé par surprise. C'était un monde impérialiste, colonialiste, qui avait longtemps mené des raids et des pillages en tout genre contre ses voisins avant que ces derniers ne se décident à s'allier et à demander l'aide des puissances de l'ombre pour mettre un terme à leur calvaire. L'Echani, le Rellarin et la Pantorane n'étaient pas la lame sacrée et nécessaire d'une vengeance juste mais la hache sanglante d'une violence perpétuée. Le spécialiste du close-combat quitta le groupe sur le champ, sans craindre le code des Mistryls qui voulait que tout traître ou fugitif serait rattrapé et tué méthodiquement. Il avait tort. Il frôla la mort deux fois. La première fut une caresse, la seconde une étreinte dont il s'échappa seulement grâce à l'intervention miraculeuse d'Ibrim qui avait décidé elle aussi, quoiqu'un peu en retard, de couper les liens la retenant à Emberlene. Seule Yorshka resta parmi les sœurs, plus pour les surveiller de l'intérieur et permettre à ses amis de s'échapper qu'autre chose. C'est en tout cas grâce à son aide que le duo put rejoindre le système Japrael et refaire leur vie, jusqu'à ce qu'Ibrim devienne la maîtresse d'arme du palais royal. Chacun veillait l'un sur l'autre, et tous deux restaient constamment sur leurs gardes en comptant sur leurs connaissances éprouvées des tactiques d'approche Mistryl. C'était un duo bien huilé, dans les mains duquel Elari'nah allait trouver un mélange de techniques tribales de Rellnas minor, de science de l'escrime Echani et de l'entraînement Mistryl. Un cocktail détonnant.….
Le Rellarin se releva d'un mouvement souple, comme un pantin caché dans une boîte et dont on aurait activé le mécanisme d'éjection. Son corps hideux respirait l'amabilité et cette sagesse dont seuls les maîtres d'arts martiaux supercentenaires des pires mélodrames de l'Holonet transpiraient. Il se décala d'un pas sur le côté et soudain, ce mouvement le trahit. Il l'avait voulu comique mais la façon dont son pied trouva un point d'appui avec la précision et juste la puissance nécessaire, la façon dont le mouvement ressemblait à la grâce féline d'Ibrim alors que le Rellarin n'était pas une belle jeune femme mais une sorte de noghri bossu et tordu, la façon dont l'air siffla autour de lui pendant qu'il bougeait trahirent le combattant émérite, et l'homme de travail. Chacun des mouvements du Rellarin avait été fait, refait et perfectionné des milliers de fois, même et surtout les mouvements qui consistaient à tuer ou neutraliser quelqu'un. Cependant, il avait des défauts évidents, les mêmes que les noghris et les autres rellarins bien sûr. Tout d'abord, son champ de vision était réduit, son corps était bon en tout mais n'excellait en rien et il naviguait toujours entre la carrure d'un correlien et l'agilité d'un togorien sans jamais tout à fait atteindre l'un ou l'autre. Cependant, il restait selon Ibrim le sujet l'un des sujets les plus redoutables de la reine Amanoa. Son petit mouvement de côté n'avait pas été vain : il voulait montrer à son invitée la fine couche de glace devant laquelle il l'attendait. L’œil ne pouvait pas se tromper : il s'agissait là d'une véritable banquise, qui pouvait supporter le poids de deux humanoïdes mais qui se fendrait sans aucun doute si l'un des deux était projeté violemment au sol. En commençant à progresser sur cette glace fragile avec toute la confiance du monde, l'horrible créature fit un signe de main pour inviter en combinaison de protection à le suivre.
- Bienvenue, mando'ade. Vous avez déjà rencontré mon amie Ibrim et vous savez peut-être déjà que.. la seule manière d'apprendre à être précise et harmonieuse dan ses gestes, c'est d'y être obligée. Cette glace supportera notre combat, sauf si l'un d'entre nous tombe ou si vous dosez mal l'un de vos coups. La seule manière d'apprendre à vivre, c'est de frôler la mort, n'est ce pas ?
Il sourit, en toute sincérité.
- Le close combat que je vais vous apprendre engage tout le corps, tout comme l'escrime de votre pétillante maîtresse d'armes. Cependant, cette fois, le corps s'engage totalement puisqu'il n'y a plus l'intermédiaire d'une lame entre nous deux. C'est vous & moi sénatrice.
Il ouvrit ses bras trop courts pour les muscles qu'ils portaient.
- Montrez moi donc votre force en attaque et en défense. Vous allez me frapper, je vais parer et frapper de nouveau. C'est la base du combat à mains nues, bien sûr. Mais je veux sentir la guerrière qui sommeille en vous, et évaluez les doses nécessaires pour la transformer en quelque chose de mieux : une guerrière efficace. -
Post n°14
Auteur : Elari'nahL’être devant lequel elle c’était agenouillé décida de ce lever et fit quelques pas. Sa carrure était étrange et sa silhouette encore plus. Le fixant du regard, elle ne savait comment l’interpréter. Mais si Ibrim l’avait conduite jusque-là, c’était pour une bonne raison. Se relevant à son tour, elle le vit marcher sur ce qui semblait être de la glace. A première vue, elle ne semblait pas bien épaisse mais la créature avançait d’un pas des plus assuré. Sa démarche était vraiment particulière. Autre la race dont il venait et qu’elle ne connaissait pas, elle aurait pu le comparer à un humain bossu et difforme. Le Quasimodo des temps modernes. Se stoppant sur la glace, il lui fit signe de la rejoindre. Regardant le sol avant de mettre un pied dessus, elle se fixa quelques secondes puis décida d’avancer. Si lui ne faisait pas céder la couche d’eau durcie, son propre poids ne devrait pas la faire craqueler. Enfin, en théorie. D’un pas mal assuré au départ, elle arriva au niveau du Rellarin. Sa tête était vraiment des plus particulières, cette grosse mâchoire avec ses petits yeux. Elle ne savait pas comment l’interpréter mais se concentra sur ce qu’il lui annonça. Il commença par la nommée mando’ade, un mot mandalorien pour désigner un guerrier mandalorien. Cela la surprit. En effet, peu d’aruetiste pouvait prétendre connaitre le mando’a.
Bonne nouvelle, la couche supporterait leur combat. La mauvaise, une attaque trop brusque la ferait céder. Rien de bien grave si ce n’est un risque de mort imminente à cause d’une hypothermie foudroyante. La jeune femme ne savait même pas si sa combinaison lui permettrait de survivre. Le Rellarin se mit à sourire, ce qui le rendit encore plus flippant sur le moment puis se mit en position de combat. Elari le regarda et commença à reculer sa jambe. La glace commençait à gronder autour d’eux. Préférant changer de tactique, elle se mit à tourner autour de lui. Ce qui la fit gronder et craquer aux alentours bien d’avantage. La situation n’était pas des plus agréables. Regardant son adversaire, elle lança une attaque. Tentant un uppercut droit que son adversaire esquiva assez facilement. Celui-ci passa alors à l'assaut en ripostant par un coup rapide mais simple. Déstabilisé, la sénatrice réussit à parer le coup de justesse. Elle se laissa tomber pour se réceptionner sur ses mains et tenta une balayette qui fut elle aussi esquiver. Entendant la glace craquer sous la position qu’elle venait de prendre. Elle roula en arrière et se releva timidement, avec appréhension. Le tout était de garder son équilibre sinon la glace se briserait et la suite des événements serait des plus improbables. Avançant prudemment, elle regarda le Rellarin qui semblait imperturbable. Avançant vers lui et se concentrant sur son équilibre et sa position, la sénatrice fléchit légèrement ses jambes et plaça ses poings et ses avants bras de faon à se couvrir mais aussi de façon à pouvoir donner des coups. La pratique du Keysi lui avait été enseignée dans sa jeunesse. On allait voir si elle s’en souvenait. Ne demandant pas beaucoup de place pour être pratiqué, elle lui permettrait de garder son équilibre. Du moins pensait-elle. Technique à la fois simple, brutal et authentique, elle était basée sur des mouvements de faibles amplitudes rigoureusement contrôlés et étaient d’une grande efficacité. Mettant l’accent sur la concentration, il fallait des membres supérieurs particulièrement musclés. Ce dont disposait la mandalorienne. Cet art martial avait l’avantage de se prêter au close combat et pouvait se pratiquer dans les espaces confinés et dans n’importe quel environnement. Elle aussi l’avantage non négligeable de pouvoir s’opposer à plusieurs adversaires simultanément. Regardant son adversaire, avançant pas à pas, elle attaqua. -
Post n°15
Auteur : KovarnNous portons tous des masques, mais vient un temps où on ne peut plus les retirer sans s’arracher la peau – André Berthiaume
Avant que la Force n'insuffle la vie dans la galaxie, il n'y avait rien si ce n'est le néant, seul véritable récipient de l'infinité des promesses. L'amour, la gloire, la République, la tyrannie et même la mort : tout cela ne signifiait rien. Car il n'y avait pas de sens.
Pour le Rellarin, c'était toujours la même chose avant un combat. Le flot de ses pensées se glaçait dans ses nerfs, le monde alentour s'évanouissait dans les limbes, son identité traversait rapidement l'état de certitude, de possibilité et de souvenir pour disparaître finalement comme si elle n'avait jamais été. Le temps s'arrêtait et la Mort elle-même suspendait son souffle et sa poigne autour des deux adversaires, embrassés dans une même attente. " Il n'y a pas de terreur dans un coup de fusil, seulement dans son anticipation". Lorsque Elari'nah, après s'être positionnée, décida enfin de frapper, ce monde suspendu se brisa comme une dimension de verre hermétique au temps que ce dernier aurait éclaté en s'y introduisant par une cassure violente. Soudain, tout lui revint. Son corps, les muscles alertes qui se raidissaient dans l'anticipation de la réussite du coup, le vent froid qui caressait son visage nu, les dieux du combat qui se tenaient derrière lui, et lui chuchotaient l'itinéraire menant à la survie depuis qu'il avait appris à les écouter. Tout. Aussitôt, il se mit en mouvement.
Ses yeux monstrueux de carpe décédée et pourrie semblèrent soudain s'eveiller et, en se plissant, le firent ressembler à un de ces félins sauvages prêt à bondir que l'on trouve dans les forêts de Kashyyyk. Il changea du tout au tout, si bien qu'on aurait juré que le véritable combattant se cachait sous une mue particulièrement ressemblante qu'il avait secoué au moment où le combat commençait, pour révéler sa véritable nature. Sa main, plus leste, attrapa le poing fermé de la sénatrice avant qu'il n'atteigne sa destination et se referma avec douceur sur le poignet, qu'il retourna sur lui même en profitant de l'épaisseur raisonnable de sa combinaison.
Au lieu de faire une clé de bras pour amener son étudiante au sol, cependant, le Rellarin profita d'avoir verrouillé la position de cette première pour la repousser en assénant la paume de son autre main sous sa poitrine, au niveau du diaphragme. Comme il l'avait promis, il contre-attaqua aussitôt après avoir paré. Mais pas tout à fait comme la mando'ade véritable s'y attendait. Ayant repoussé son adversaire à la distance qu'il souhaitait, le Rellarin se métamorphosa soudain, de statue majestueuse en animal bondissant et dirigea une main.. vers la glace qui constituait leur seul sol. Sous la pression contrôlée de son corps soudain inversé, la glace frémit doucement et commença à s'effriter imperceptiblement...
Rebondissant dessus en révélant un style de combat plus proche des contorsions Noghri que des boxes chamarrées des humains au dos droit, le monstre trapu utilisa l'assise qu'il avait pris sur le sol avec les mains pour se projeter vers l'étudiante à qui il avait demandé de "parer" son attaque, lui assénant un coup de pied volé. Alors qu'elle s'attendait à un bras tendu vers son torse, l'élève récente d'Ibrim allait devoir repousser un extraterrestre tout entier qui s'était jeté vers elle le pied le premier, et allait-devoir calculer la parade pour l'envoyer assez loin ou le contrôler de façon à ce qu'il ne retombe pas lourdement sur le sol, ce qui briserait à coup sûr la couche fragile de glace au sol, et entraînerait les deux combattants dans les profondeurs glacées de Morvolo...Spoiler : HRP
-
Post n°16
Auteur : Elari'nahAttaquant avec son poing droit, la jeune femme se vit se faire bloquer par une réception des plus légère de son adversaire, qui en profita pour lui tordre le poignet. Celui-ci s’enquit rapidement de lui céder un coup au niveau du diaphragme ce qui eut pour effet de la faire reculer de quelques pas sur la glace. Hélas pour elle, cette action lui avait fait rompre ses appuis. Il fallait le reconnaître, la glace ne l’aidait pas du tout à se maintenir en position. Chaque pas, chaque geste pourtant anodin sur la terre ferme pouvait ici se transformait en un risque mortel. La sénatrice en était consciente. La question de comment elle allait réussir à le battre devenait des plus préoccupante et des plus importante. Le fixant, elle s’aperçut que son regard avait changé, comme si le Rellarin venait de se réveiller. Le guerrier qui se tenait en face d’elle venait-il de décider de se mettre au sérieux ? Voilà qui était inquiétant.
Se remettant en position, elle le vit sauter sur lui même pour frapper la glace. Son regard s’écarquilla et un filé de sueur froide lui parcouru le dos. Celle-ci n’était déjà pas très épaisse, le voilà qu’il la fragilisait. Etait-il complètement taré, voulait-il mourir ? Le bruit qui se répercuta ne plus pas vraiment à la mandalorienne. La glace était à la limite de se briser et sur le coup, il fallait dire qu’Elari n’avait pas du tout envie de goutter à la température de l’eau. Elle n’avait pas non plus prévu qu’il la fasse reculer ainsi. Qu’est-ce qu’il pouvait bien lui réserver…
Utilisant l’assise qu’il avait avec sa position d’acrobate de cirque, il se jeta sur la jeune mandalorienne. Son pied vint la frapper au niveau du coup, pied qu’elle réussi à parer avec ses avants bras. Ce fut le premier réflexe qui lui vint en tête suite à son attaque. Ne cherchant pas à réfléchir, ses bras vinrent se positionner directement. Penchée en arrière pour tenter de ne pas lâcher ses appuis et tenant ainsi le poids sur Rellarin sur elle, elle fixa son adversaire. A vrai dire, elle ne savait pas trop comment gérer la situation. Malheureusement pour elle, la jeune femme n’eut pas le temps de trop réfléchir. Entendant des craquements sous ses pieds, alors qu’elle pensait avoir répartit sa charge corporel de façon équitable, son regard se chercha à voir sous son corps. En à peine deux secondes, la glace se brisa littéralement et le corps d’Elari disparu du niveau de la surface pour finir dans une eau glaciale.
Tombant dans l’eau dans un fracas de glace et un accompagnement d’air qui venait troubler la tranquillité du liquide, elle commença à s’enfoncer. Même avec son faible poids, elle descendait assez vite. Peut-être à cause du poids et de l’attaque du Rellarin. Quel idée de vouloir briser la glace, fallait être complètement suicidaire. Elle s’enfonçait, tête la première, ne voyant qu’une ombre noir comme horizon. Le peu de lumière qui passait par le trou n’éclairait pas grand-chose dans le coin. Cherchant à se retourner pour remonter, elel dut faire face à un nouveau problème. N’ayant pas inspirer d’air, commençant à s'asphyxier, elle activa sa réserve d’air. Sa combinaison disposait d’un petit module de survie en cas de problème au vue des conditions de la planète. Reprenant sa respiration et ses idées, les mains sur son cou, la sénatrice s’enfonçait doucement mais sûrement dans les profondeurs. Regardant en direction de la surface et de la lumière qui commençait à devenir de plus en plus faible, elle se mit à nager pour la regagner. Elle devait se dépêcher, le froid de l’eau commençait déjà à se faire ressentir. N’ayant fait à peine que quelques mouvements, elle se retrouva pris dans un courant marin qui se mit à la transporter au loin. Tendant les bras vers la lumière, elle se retrouva à virevolter dans toutes les directions avant de disparaître au loin. -
Post n°17
Auteur : Elari'nahElari était allongée sur la table, complètement inconsciente. Prête pour le billard si on voulait. On aurait pu croire qu’elle était sans vie. L’équipe l’avait trouvée après de longue recherche. Une chance pour la sénatrice, son émetteur n’avait pas cramé grillé suite aux froids. Son casque avait été décapsulé, sa combinaison remise à l’air atmosphérique.
-Le pouls et sa tension sont faibles !
-Sa température corporel est tombée à trente !
Elle est dans le coma !
-Retirez lui sa combinaison !
...
Il est établie que tout corps plongé dans un fluide éprouve une poussée verticale qui est dirigée de bas en haut. Cette force est égale au poids du fluide qu’il déplace et est appliquée au centre de gravité du fluide déplacé ou dit aussi centre de poussée. Il est aussi établie que tout corps plongé dans un fluide sans refaire surface au bout de trente minutes est considéré comme perdu. Elari avait perdu connaissance jusqu’à ce qu’elle ouvre les yeux. Un voyant rouge s’activait sur son HUD et bipait au niveau de ses oreilles. C’était mauvais signe, son système de survie n’avait plus qu’une heure d’autonomie. Cela voulait dire qu’elle était dans ces eaux depuis plusieurs heures déjà.
Son esprit était vague. Elle avait du mal à se réveiller. Clignant plusieurs fois des yeux, elle ne se rendit pas compte qu’elle mettait longtemps des secondes à le faire. Quand sa vue se stabilisa, elle n’arrivait pas à penser. Elle bougea sa main, la sentant à peine. Elle émit un léger rire quand elle vue que sa main était bleu. Quelque chose semblait tourner autour. La pauvre fille était incapable de dire ce qu’elle voyait. Ce concentrant, elle tenta de se rappeler ce qui lui était arriver. La chute sur la glace, la glace qui craque. La chute dans les profondeurs.
Ne sachant pas ou elle était, elle se contenta de regarder au loin, complètement entourée d’eau. Devait pas faire froid en dehors de sa combinaison d’ailleurs. Elle savait que son cœur était en mouvement, peut-être était-elle prise dans un courant. Sans le savoir, Elari avait été pris dans un courant qui lui faisait traverser le lac gelée dans lequel elle avait chuté. De par la profondeur où elle se situait, une petite colonie de crustacé phosphorescent avait établie habitat sur sa combinaison le temps du voyage. Ne sachant pas réellement ce qui lui arrivait et étant dans l’incapacité de réfléchir, elle perdit connaissance…
…
Suivant le signal de l’émetteur, l’équipe descendit dans ce qui semblait être une crevasse. Les signaux étaient assez faible, il leur fallait se dépêcher. Le chef du groupe descendit en rappel pour tomber dans une grotte. Ne voyant rien depuis sa corde, il balança quelques torches ainsi qu’un petit droïde sonde. L’endroit semblait être grand et un cours d’eau le traversait. Arrivant enfin sur le sol ou ce qui semblait l’être, il commença à avancer dans la zone pour fouiller. C’était ici que les scanners orbitaux situaient la sénatrice mais ici les appareils ne fonctionnaient pas. L’équipe n’avait plus de contact avec la surface. Continuant d’avancer, ils se retrouvèrent dans le noir, n’avançant qu’aux torches de leurs lampes. Hors lumières, il ne virent que des amas de ce qui semblait être des crustacés phosphorescents, mais pas de Sénatrice en vue. C’est ce qu’ils pensèrent jusqu’à ce qu’un des homme trébuche et qu’il ne tombe dans l’eau. Se relevant, c’est là qu’il vit qu’il venait de tomber sur la Sénatrice. A moitié dans l’eau, son corps était entièrement recouvert d’une colonie de bestiole. Attrapant le corps qui semblait inerte, l’équipe fit demi-tour au plus vite...